- il y a 9 minutes
Avec Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
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NewsTranscription
00:01Jean-François Aquilly
00:03Annie Gennevard, ministre de l'agriculture et l'invité politique de Jean-François Aquilly.
00:07Il est 8h16, soyez les bienvenus, c'est le grand moment politique donc de la matinée.
00:11Madame et Monsieur, soyez les bienvenus, c'est à vous.
00:14Bonjour Annie Gennevard.
00:15Bonjour Jean-François Aquilly.
00:16L'épisode caniculaire a été particulièrement intense.
00:19Peut-on parler de catastrophe pour l'agriculture ?
00:23Sans aucun doute, l'agriculture est aussi en première ligne dans cet épisode de très grave canicule.
00:31Les hommes souffrent, les récoltes souffrent, les élevages souffrent.
00:36C'est une énième crise.
00:39Les crises sanitaires animales, la DNC, les droits de douane,
00:45la crise au Moyen-Ou-Proche-Orient avec l'augmentation du gasoil non routier.
00:51Il n'y a pas de répit.
00:53Il n'y a pas de répit pour le monde agricole.
00:55Et je veux dire évidemment d'abord mon soutien et mon engagement à leur côté.
01:00Un premier bilan peut-être Annie Gennevard sur les animaux,
01:03sur les élevages notamment de bovins, de volailles également.
01:08Alors on est en train d'évaluer tout ça au jour le jour, à l'heure l'heure,
01:13parce que les dégâts sont extrêmement importants dans des régions qui jusqu'alors étaient épargnées.
01:17Par exemple la Bretagne.
01:18En Bretagne c'est plus de 5000 tonnes d'animaux qui sont morts.
01:24Quels animaux précisément en Bretagne ?
01:26Plus particulièrement les volailles, elles sont au-delà de 40 degrés.
01:30Qu'elles soient en bâtiment ou qu'elles soient en plein air,
01:33elles sont très exposées.
01:35Donc se pose la question sanitaire de l'élimination de ces carcasses.
01:41Donc c'est un suivi vraiment de chaque instant.
01:46Est-ce qu'il y a également, Annie Gennevard, un impact sur les récoltes ?
01:51Alors il y aura un impact sur les récoltes.
01:53La première canicule en mai a été particulièrement préjudiciable pour les céréales,
01:58parce que c'est là où les épices se remplissent.
02:00Sur les moissons donc.
02:01Donc les moissons, alors il est trop tôt pour en faire le bilan.
02:05Il faudra attendre que les moissons aient eu lieu pour dire exactement ce qu'il en est.
02:09Mais là, il faudra que le système assurantiel et que la solidarité nationale puissent s'exercer,
02:15parce que les récoltes vont sans doute accuser le coup aussi.
02:19L'État va-t-il débloquer des fonds d'urgence pour nos agriculteurs ?
02:23Alors l'État est au rendez-vous, vous le savez.
02:26Chaque fois que le monde agricole a traversé des crises,
02:29l'État a toujours été au rendez-vous.
02:32J'ai obtenu pour les engrais qui ont beaucoup renchéri une aide européenne
02:40qui sera complétée par une aide nationale.
02:43Voilà le dernier exemple d'aide d'urgence que nous avons mise en place.
02:47Et puis nous verrons, lorsque le moment du bilan de cette canicule pourra être fait,
02:52les réponses à apporter.
02:53Mais il est clair que nous devons tous être unis aux côtés de nos agriculteurs
02:59à la suite de cet épisode caniculaire qui pourrait connaître une troisième lame, si j'ai bien compris.
03:05Oui, une troisième lame à partir, supposément, nous verrons bien du 6 juillet.
03:08Supposément, oui, il faut, bien sûr.
03:10Anne-Zenvar, Sébastien Lecornu organise une nouvelle réunion aujourd'hui.
03:13Je ne sais pas si vous avez le loisir d'y participer.
03:16Vous vous êtes appelé ailleurs, il me semble.
03:18Le Premier ministre est extrêmement attentif et conduit, dirige des cellules de crise interministérielle.
03:27Mais qu'est-ce qu'on peut prévoir à ce niveau-là ?
03:29Est-ce qu'il n'est pas trop tard pour prévoir ?
03:30Mais ça demande une gestion de chaque instant.
03:35Je vous donne l'exemple en matière agricole.
03:38On a autorisé la fauche des jachères pour pouvoir à la fois nourrir les animaux,
03:43parce que le foin manque, la ressource fourragère manque,
03:49et puis aussi pour prévenir les feux.
03:51Et d'ailleurs, j'invite les agriculteurs à être extrêmement attentifs.
03:56Cette semaine va être une grosse semaine de moissons.
03:58Et il faut tout faire pour éviter les feux de moissons
04:02à un moment où les feux de forêt risquent là aussi d'arriver.
04:06Et il faut qu'on ait les pompiers immobilisés pour les uns et pour les autres.
04:09Donc, être extrêmement attentifs.
04:12Il y a des heures privilégiées pour les moissons
04:15qui exposent moins au risque de départ de feu.
04:19Et puis, le Premier ministre suit heure par heure la situation, bien sûr.
04:23Parce que la question, Annie Gennevard, c'est...
04:25On va parler de la DNC dans son court instant,
04:27mais c'est que faire à l'avenir ?
04:28Parce que tout ça va recommencer, au juste.
04:30Oui. Alors, il y a la gestion de crise,
04:32et puis il y a aussi comment on s'y prépare.
04:35Le long terme.
04:36Le moyen terme, même.
04:37Du reste, la canicule de 2003 a livré des enseignements
04:43qui ont conduit à revoir l'assurance récolte,
04:46à mettre en place des mesures pour le transport des animaux
04:50pendant les périodes de canicule,
04:52à gérer les feux avec des stratégies.
04:58Donc, moi, je pense, si vous voulez, que la réponse est multiple.
05:02D'abord, la science va nous apporter des réponses
05:04avec des cultures qui seront moins gourmandes en eau,
05:09plus résistantes à la sécheresse,
05:11en hiver, plus résistantes au gel.
05:13Il faudra adapter les bâtiments d'élevage
05:15avec de la brumisation systématique,
05:17parce qu'on sait que ces épisodes de dérèglement climatique
05:20vont se multiplier.
05:22Et puis, il y a l'eau, il y a la gestion de l'eau.
05:24On va en parler avec la loi d'urgence récolte qui arrive au Sénat.
05:28Juste une question sur la DNC, la dermatose nodulaire bovine.
05:31Vous l'avez évoquée brièvement.
05:32C'était il y a un an, le premier cas, 29 juin 2025, en Savoie.
05:38Cette date est gravée dans mon esprit, le 29 juin 2025.
05:42La DNC apparaît et est confirmée dans notre pays.
05:45Une maladie très grave, très contagieuse.
05:48Nous en sommes où aujourd'hui ?
05:49Nous en sommes que depuis le 2 janvier, nous n'avons plus de cas.
05:52que la meilleure réponse, c'est la vaccination.
05:56Aujourd'hui, elle se poursuit.
05:58Et il y a des rappels de vaccination en cours jusqu'à la fin de l'année.
06:04Et je pense que nous avons fait face, nous ferons face.
06:10Mais aujourd'hui, à date, il n'y a plus de cas depuis le 2 janvier.
06:13Vous ne regrettez pas la méthode qui a consisté à dire, on abat les troupeaux et on vaccine.
06:19Ça a été contesté, vous vous rappelez ?
06:21Ça a été contesté, ça a été soutenu aussi.
06:26Et la majorité des éleveurs ont soutenu, très courageusement.
06:31Il y a eu un moment de solidarité, de mobilisation exceptionnelle.
06:35Vous savez, le monde agricole, je le connais depuis longtemps.
06:37Et quelque chose qui m'a toujours énormément frappée, c'est leur capacité, d'abord leur courage pour résister aux
06:44crises et leur solidarité.
06:46Ils se sont montrés très solidaires.
06:48Et aujourd'hui, si on a pu protéger 99% des élevages,
06:56enfin la quasi-totalité, même plus de 99%,
06:59puisqu'on a dû euthanasier 0,02% des élevages.
07:03Donc au final, on a protégé les vaches françaises.
07:09On continue la vaccination parce que c'est la meilleure des protections.
07:12Et les vaches absentes au sommet de l'agriculture seront présentes au sommet de l'élevage de Cournon d'Auvergne.
07:21C'est dans le Puy-de-Dôme, c'est en octobre.
07:22Oui, je l'espère, parce qu'aujourd'hui, on peut présenter les animaux sans risque.
07:28S'ils sont vaccinés, il n'y a pas de problème.
07:31Allez, le projet de loi d'urgence agricole qui arrive au Sénat
07:34et, bim, le retour de l'acétamipride, Annie Gennevar.
07:42Ça y est, c'est de retour.
07:44C'est un amendement cette fois, parce que c'est une loi d'urgence agricole du gouvernement
07:47avec un amendement qui est accepté par le Sénat du retour de ce pesticide,
07:51souvenez-vous, qui avait été censuré par le Conseil constitutionnel
07:54et qui avait fait l'objet d'une pétition à 2 millions de signataires.
07:57Ça revient, donc.
07:58Il n'y a pas que ça dans ce texte.
08:00Dans la proposition du gouvernement, j'aurais quand même rappelé que ce texte de loi...
08:04Mais je vais vous répondre sur cette question singulièrement.
08:07Mais permettez-moi de rappeler quand même que cette loi d'urgence agricole,
08:11elle a été faite par et pour les agriculteurs,
08:16qu'elle est attendue, qu'il s'agisse...
08:19Elle est pleine de mesures très concrètes qui sont vraiment espérées par les agriculteurs.
08:25Faciliter l'accès à l'eau, on y rie très peu en France.
08:29Les bassines vont être autorisées ou pas ?
08:30Il n'y a pas que les bassines dans le stockage de l'eau.
08:32D'ailleurs, je n'appelle pas ça les bassines, ça c'est là.
08:35Ça c'est le vocabulaire des opposants, de l'écologie politique.
08:39Les réserves d'eau, on va dire.
08:40L'écologie politique, elle a arbitré contre le stockage de l'eau.
08:45On y rie que 7% des terres.
08:47Elle a arbitré pour le loup, contre les éleveurs.
08:50Elle a arbitré contre les mesures que j'avais prises
08:53pour interdire les importations traitées avec des pesticides.
08:56Et donc objectivement, elle va favoriser les importations.
09:00Donc moi je ne veux pas parler de ça.
09:01Je veux parler de ce qui est utile dans ce texte.
09:04Ce qui est utile dans ce texte, ça concerne l'approvisionnement des cantines
09:07en produits exclusivement européens et donc plus particulièrement français.
09:13Je veux parler de la simplification des projets pour les bâtiments d'élevage.
09:17Je veux parler de la lutte contre le vol et les dégradations.
09:20Il y a beaucoup de choses dedans.
09:21Donc il y a énormément, énormément de choses.
09:24Je veux parler de l'origine.
09:26Je prends une disposition qui obligera à ce qu'on connaisse l'origine des produits transformés.
09:31Voilà des mesures concrètes qui vont protéger nos agriculteurs.
09:37Alors les sénateurs ont souhaité, on va venir à votre sujet...
09:41Non, parce que le texte doit être voté avant la mi-juillet, le 15 juillet.
09:44Moi je souhaite qu'il soit voté rapidement.
09:46Et j'avais dit aux sénateurs, je ne suis pas favorable à ce qu'on introduise.
09:50On réintroduise l'acétamipride parce que, d'abord...
09:54Il y a un autre produit, le flupiradifuron.
09:58Le flupiradifuron, effectivement, ce sont des substances qui sont autorisées dans l'Union Européenne et interdites en France.
10:05Je conçois que les agriculteurs qui attendent ces produits pour protéger leur culture sont demandeurs.
10:11Vous êtes défavorable, vous ?
10:12Ils sont demandeurs.
10:13Moi, ma position a toujours été celle de ne pas surtransposer des dispositions européennes.
10:19Mais il n'empêche que ce texte de loi, si on veut qu'il soit adopté rapidement,
10:24si on réintroduit l'acétamipride, on court le risque que la loi ne soit pas votée.
10:30Parce que, comme vous l'avez rappelé, le sujet est très éruptif, très discuté.
10:34D'ailleurs, avec, quelquefois, des excès que ne mérite pas le sujet.
10:40Mais, je pense, il y a aujourd'hui une proposition de loi sénatoriale qui est dédiée à ce sujet.
10:46Et je pense qu'il faut le laisser faire.
10:49Donc, vous demandez à vos amis sénateurs.
10:51Moi, j'ai demandé aux sénateurs.
10:53J'ai demandé...
10:56Vous savez, le gouvernement propose, les parlementaires disposent.
10:59Oui.
11:00Et moi, je ne peux pas...
11:01Vous n'avez pas le retrait de cet amendement ?
11:03Je ne peux pas imposer aux sénateurs de voter ou de ne pas voter telle ou telle disposition.
11:08Ils feront, en leur âme et conscience, ce qui leur ressemble bien.
11:11Ce que je leur dis, c'est que, attention, si la loi n'est pas adoptée,
11:16ou si elle n'est pas adoptée rapidement,
11:19ce sont les agriculteurs qui en paieront le prix.
11:22Vous demandez donc une sorte de retrait, en quelque sorte, le retrait de l'amendement,
11:26pour que ça aille à son terme.
11:28Alors, on jugera de l'aboutissement à la CMP, ce qu'on appelle la CMP.
11:32Et la commission mixte paritaire.
11:35Nous verrons, le débat commence cet après-midi.
11:37Nous verrons bien ce que décident les sénateurs.
11:39Vous avez vu que la ministre de l'écologie, Monique Barbu, désapprouve le texte.
11:42Elle l'a dit, elle l'a dit en séance même.
11:45Non, elle ne désapprouve pas le texte du gouvernement,
11:46puisqu'elle y a contribué,
11:49et nous nous sommes mises d'accord sur un certain nombre de dispositions.
11:52Elle désapprouve certaines dispositions qui ont été adoptées en commission par les sénateurs.
11:57Mais je veux insister sur le fait, et je le dis aux agriculteurs qui nous écoutent,
12:02on ne jugera du texte qu'à l'issue de la CMP,
12:05quand les parlementaires voteront les conclusions de la CMP.
12:09Deux questions, Annie Chenevar.
12:10D'abord, la politique qui s'invite ce matin,
12:13la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean, elle le dit sur BFM TV,
12:16qui annonce soutenir Édouard Philippe à la présidentielle.
12:21Est-ce qu'un ministre du gouvernement peut entrer en campagne là, maintenant, comme ça ?
12:26Écoutez, un ministre du gouvernement a tout loisir pour soutenir un candidat à la présidentielle.
12:33Ça n'a pas posé de problème, ça, finalement.
12:35De poser de problème, non.
12:37Ce n'est pas un problème de soutenir un candidat.
12:42Il appartiendra à Maude Bréjean et au Premier ministre d'en décider.
12:49Oui, ça, je ne peux pas vous le dire, ça n'est pas de mon ressort,
12:52mais en tout cas, les ministres sont libres de leur choix politique.
12:55Et vous, vous soutenez Brune Retailleau ?
12:57Moi, je soutiens ma famille politique.
12:59Même si elle vous a mis sur le corner le temps de...
13:02Même si, même si...
13:04Mais j'avais de moi-même, lorsque j'ai pris la décision en conscience de rester au gouvernement,
13:09c'est-à-dire de rester auprès des agriculteurs,
13:13je m'étais de moi-même mise en retrait de la politique nationale.
13:18Mais je soutiens ma famille politique.
13:20Et je reprends les termes de Valérie Pécresse cette semaine.
13:23Je souhaite que...
13:25Je pense que la droite...
13:27Je pense que la droite est ce qu'il faut au pays aujourd'hui.
13:32Voilà.
13:32Et donc, je fais bien cette parole de Valérie Pécresse,
13:36parce que je le crois profondément.
13:38Donc, ce que je crois aussi, c'est qu'il ne faudra qu'un seul candidat
13:43de la droite et du centre à la prochaine présidentielle.
13:46Ça, ça me paraît de première nécessité, si nous voulons exister au deuxième tour
13:52et proposer les mesures qu'attendent les Français et la France.
13:56Ultime question qui dépasse la simple politique, Annie Gennevard,
13:59et je voudrais conclure là-dessus avec vous.
14:00La fin de vie, le vote solennel est prévu demain à l'Assemblée nationale,
14:05avant une adoption définitive, là encore, le 15 juillet, avant le 15 juillet.
14:10Que dites-vous de ce texte ?
14:12Ma position a été constante quand j'étais parlementaire, je n'y étais pas favorable.
14:16C'est un basculement...
14:16Toujours, hein ?
14:17Oui, c'est un basculement anthropologique, civilisationnel, éthique.
14:22Et je pense que, de ce point de vue-là, ce texte de loi est contraire à...
14:32Oui, mais en même temps, vous savez, les sujets sociétaux échappent à la stricte lecture politique des choses.
14:37Moi, c'est une position en conscience.
14:41Et puis aussi parce que, vous savez, les soignants, ils sont majoritairement hostiles.
14:46Ils sont là pour soigner et pas pour administrer la mort.
14:49Et j'ajoute qu'il se fait que, dans mon entourage personnel, j'ai un membre de ma famille qui
14:54est atteint de charcot.
14:55Et chaque fois que ce proche entend évoquer, à propos de la loi fin de vie, la maladie de charcot,
15:07eh bien, c'est extrêmement douloureux et difficile pour ces malades.
15:11Parce que, eux, ils veulent vivre le plus longtemps possible auprès de leurs proches
15:16et profiter au maximum.
15:20Et donc, pour ces trois raisons.
15:22Parce que c'est une bascule éthique, fondamentale.
15:26Parce qu'on demande aux soignants quelque chose pour lequel ils ne se sont pas faits.
15:31Parce qu'on renvoie aux malades, non pas la lutte contre la situation douloureuse qu'ils vivent,
15:42mais l'idée qu'il faudrait en finir.
15:45Pour toutes ces raisons, je ne peux pas y être favorable.
15:48Merci, Anine Gennevard.
15:49Merci, Anine Gennevard était l'invité de Jean-François.
15:50Qu'il y a une toute dernière question, vraiment très très courte, Madame, s'il vous plaît.
15:54Parce qu'un certain nombre d'agriculteurs nous ont appelés en ce sens.
15:57Pourquoi ne peuvent-ils pas moissonner le soir ou tôt le matin pour faire face aux épisodes caniculaires ?
16:03Un certain nombre d'entre eux voudraient pouvoir aménager les horaires.
16:07Et a priori, ça n'est pas possible parce qu'il y a des histoires de contraintes, d'horaires.
16:12Et puis, on n'a pas le droit de moissonner, notamment la nuit, à cause du bruit.
16:16Alors, moi, je pense que là, il faut que chacun se rende bien compte
16:20que dans une période aussi exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles.
16:25Donc, j'invite...
16:25Moi, je suis favorable à l'insouplissement.
16:28Est-ce que ça peut faire partie, par exemple, d'un plan canicule ?
16:31Les plans canicules existent ?
16:32Mais absolument, il faut adapter les horaires de moisson à la situation.
16:36Et moi, je suis favorable à ce qu'on puisse moissonner en dehors des heures habituelles.
16:41Parce que sinon...
16:42Alors, on dit aux agriculteurs, ne moissonnez pas le jour parce que ça risque de faire partir des feux.
16:46Et ne moissonnez pas le soir et la nuit parce que ça dérange les voisins.
16:50Donc, ça, ce n'est pas possible.
16:51Un peu de solidarité, s'il vous plaît.
16:53Merci beaucoup, Mme Annie Gennevard.
16:55Vous étiez l'invité.
16:56Et c'était le moment politique de Sud Radio ce matin.
16:58On se retrouve dans un instant pour le grand débrief.
17:00Bonne matinée à tous sur Sud Radio.
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