- il y a 11 minutes
Avec Thibault de Montbrial, avocat et président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly.
00:07Il est 8h18 sur Sud Radio et votre invité Jean-François Aquilly est avocat et président du CRSI.
00:12Bonjour Thibaut de Montbrial.
00:14Bonjour Jean-François Aquilly.
00:15Nous allons évoquer le choc d'autorité que vous appelez de vos voeux pour ce pays.
00:19Mais tout d'abord Thibaut de Montbrial, deux réunions de coordination interministérielle sur l'antavirus
00:26annoncées par Sébastien Lecornu sur X.
00:29C'est la première démarre dans une dizaine de minutes d'ailleurs à Matignon.
00:33Vous pensez qu'il a raison, deux par jour, au risque de susciter l'inquiétude dans ce pays ?
00:39Ce qui compte, ce n'est pas le nombre de réunions, c'est leur efficacité.
00:42Donc s'il estime qu'il faut faire plusieurs réunions, moi je n'ai aucune raison de douter qu'il
00:47a tort.
00:48Ce qui est certain, c'est que c'est un sujet qu'il faut regarder avec attention.
00:52Moi je suis ça depuis une dizaine de jours déjà.
00:54Ce que je trouve plutôt rassurant, c'est que les autorités semblent avoir pris le sujet au sérieux, très en
01:01amont.
01:01Ce qui n'était pas le cas au moment du Covid.
01:04Et ce qui est inquiétant, c'est qu'on a déjà des débats doctrinaux entre spécialistes dans les médias.
01:08Certains qui disent que c'est potentiellement une crise grave et d'autres qui disent qu'il n'y a
01:12aucun risque.
01:13Avec donc une inquiétude forcément qui monte dans la population.
01:18Oui, moi je pense que ce qui inquiète le plus les gens, c'est quand les pouvoirs publics ne traitent
01:22pas les choses.
01:22Donc je trouve ça plutôt rassurant.
01:24Pour faire une réponse courte, je trouve ça plutôt rassurant.
01:26Je pense que c'est un point sur lequel il faut être pour le moins vigilant.
01:30Vous pensez que les Français aujourd'hui, ça s'appelle l'acceptabilité, sont en mesure d'accepter de nouvelles restrictions
01:36de liberté ?
01:37Pour des raisons sanitaires, vous voulez dire ?
01:39Ça dépendra du sérieux qu'ils ressentiront dans la communication publique qui leur sera adressée.
01:45Je pense qu'il faut, comme sur tous les sujets, je pense qu'il faut dire la vérité.
01:49Je pense qu'il faut la dire en amont.
01:52Je pense qu'il faut être pédagogue.
01:53Je pense par exemple que ce n'est pas ce qu'on fait sur les conséquences de la crise économique
01:57qui va arriver suite à la crise iranienne.
02:00Non mais c'est un parallèle intéressant parce qu'on est dans l'euphémisation des conséquences de l'embargo sur
02:06un certain nombre de produits
02:07qui vont frapper la France et l'Europe de plein fouet dans deux ou trois mois avec des conséquences concrètes
02:11sur la vie des gens.
02:12C'est typiquement ce qu'on ne fait pas.
02:14Là par contre, apparemment, il semblerait que le sujet soit...
02:16Dire la vérité quoi.
02:17Non mais il faut dire la vérité.
02:18Vous savez, les gens sont toujours moins inquiets que les gens qui nous écoutent.
02:22Imagine s'ils ont un problème de santé et qu'ils vont chez le médecin.
02:24Ils ont envie qu'on leur dise la vérité.
02:26Pourquoi ?
02:26Parce que le bon diagnostic permet ensuite la bonne solution et le bon traitement.
02:30Thibaut de Membrial, deux faits marquants dans l'actualité en ce début de semaine.
02:33Ces trois personnes qui ont trouvé la mort dans un incendie criminel à Dessines-Charpieu près de Lyon.
02:38Un couvre-feu d'ailleurs est mis en place.
02:40Et à Nice, deux morts, trois blessés graves dans une fusillade survenue dans le quartier des Moulins.
02:44Un quartier sensible.
02:45Des drames vraisemblablement liés au narcotrafic.
02:49Vous avez vu la déclaration du DGPN, le directeur général de la police nationale.
02:52Il n'y a pas de zone de non-droit en France, dit-il dans le Figaro.
02:56Les policiers vont partout.
02:58Est-ce vraiment une réponse audible, celle de Louis Logier ?
03:02Vous savez, les policiers vont partout, mais il y a tout un endroit où il ne reste pas très longtemps.
03:08Et d'ailleurs, vous savez, c'est ce qu'il dit avec la limite, la contrainte d'expression qui est
03:14la sienne.
03:15Est-ce qu'elle était, puisque c'est le patron de la police ?
03:17Prenez la suite de sa réponse, je me suis permis, je l'ai sous les yeux.
03:20Il dit qu'il n'y a pas de zone de non-droit en France, les policiers vont partout.
03:23Et ensuite, avec un langage formidable d'euphémisation, il dit qu'ils n'y vont pas forcément dans les mêmes
03:29conditions, selon les heures, les lieux, mais ils vont partout.
03:32Ils savent inscrire leur intervention dans le temps pour ne pas créer de tensions supplémentaires.
03:36Je vous décode.
03:37Ça veut dire qu'il y a des endroits où la police ne peut aller que pour des opérations ponctuelles,
03:43avec des renforts par rapport au nombre de policiers qui seraient utiles pour une opération similaire dans des quartiers plus
03:49calmes.
03:49Et ils font ce qu'on appelle du in and out, c'est-à-dire qu'ils entrent, ils procèdent
03:53à l'interpellation qu'ils sont venus opérer.
03:56Et ensuite, ils se retirent et ils ne restent pas.
03:59Donc non, c'est vrai qu'il n'y a pas d'endroit où la police ne va jamais.
04:03Mais par contre, il y a des endroits où la police ne peut plus rester.
04:05Ce sont donc des zones de non-droits effectifs, en réalité. Il faut lire la déclaration quasiment à l'inverse.
04:11Ce sont des zones de non-droits sporadiques.
04:14De non-droits sporadiques.
04:16Il y a eu ce matin, Alexandre Vincendé, sur Sud Radio, au micro de Maxime Liedot, le maire horizon de
04:22Rillieu-Lapape, qui a dit
04:23« Nous vivons un moment de bascule, l'ultra-violence gagne tous les étages, les petits trafiquants n'ont plus
04:28peur. »
04:28Thibaut Nombréal, qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui pour ce choc d'autorité en France que vous
04:33appelez vos voeux ?
04:34Alors, d'abord, je me réjouis de ce que le réel arrive, soit désormais perçu par un certain nombre de
04:43gens
04:43qui sont des décideurs, qui sont des politiques sur le terrain.
04:46Parce que pendant longtemps, plus vous montiez dans la chaîne hiérarchique politique, moins les gens étaient capables de voir la
04:52réalité.
04:52Il y a un phénomène qui est établi par tous les chiffres, sans rentrer dans les détails, qui est une
04:57réalité,
04:58que seuls ceux qui ne veulent pas voir ni, c'est que la violence augmente considérablement en intensité
05:05et que son seuil de déclenchement ne cesse de baisser.
05:09Et en particulier depuis 5 ans.
05:10C'est très spectaculaire.
05:12Maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
05:13Il n'y a pas 36 solutions.
05:14Nous sommes dans un état de droit.
05:16Et contrairement à ce que pensent certains, le droit, aujourd'hui, permet de faire beaucoup de choses.
05:22La première des choses, la toute première, ce n'est pas une question de droit, c'est une question de
05:27détermination.
05:28Cette détermination, elle devrait consister de la part des pouvoirs publics
05:32à mettre en œuvre leur responsabilité dans le pacte social.
05:36La population paye des impôts pour être protégée par la police et la gendarmerie.
05:39Et cette responsabilité, c'est d'utiliser sur le terrain la force nécessaire, ce que le droit prévoit.
05:46La force nécessaire...
05:46Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
05:47Mais bien sûr que non.
05:48Aujourd'hui, les policiers et les gendarmes, sur un potentiel de force de sang, par exemple sur un dossier,
05:54si vous êtes sur le terrain et que vous avez droit, par rapport à la situation, à utiliser une force
05:58de puissance sang,
05:59les policiers et les gendarmes ne vont pas utiliser plus de 80% de ce qu'ils peuvent.
06:03Pourquoi ? Parce qu'en face, évidemment, les voyous, dans ce cycle d'hyperviolence que vous décidez,
06:09et auxquels le maire de Riola-Pape fait référence, les voyous eux-mêmes sont totalement désinhibés
06:14et utilisent la violence contre les policiers.
06:17Je rappelle qu'un quart des victimes de violences volontaires en France, sur ces cinq dernières années,
06:21un quart, 26% exactement, sont des policiers et des gendarmes.
06:25Les premières victimes de la violence, ce sont les policiers et les gendarmes.
06:27Et donc, le premier point, les policiers subissent des violences contre eux.
06:32Deuxième point, la justice, très souvent, juge, analyse l'action des policiers
06:40avec un regard pointilleux, totalement déconnecté des réalités,
06:46de la difficulté des métiers de la police et de la gendarmerie,
06:49et souvent avec des décisions qui, ensuite, sont des décisions castratrices pour les policiers et les gendarmes.
06:54Comment vous expliquez que les politiques ne prennent pas la mesure de ce qui se passe réellement ?
06:58Parce que je pense que le choc d'autorité...
07:00Quelle que soit la couleur.
07:00Le choc d'autorité que je théorise, moi, depuis des années,
07:03c'est-à-dire que l'expression m'a été beaucoup empruntée,
07:04mais personne ne l'a réellement mise en œuvre.
07:06Ça implique d'assumer ce que les Français demandent,
07:09c'est-à-dire... Mais attendez, je finis ma phrase parce qu'elle est essentielle.
07:11Ça exige d'assumer la casse.
07:14C'est-à-dire qu'il va falloir que nos politiques assument
07:18que quand les policiers et les gendarmes interviennent dans des quartiers
07:22ou sur des situations, dans des émeutes,
07:24comme ce qu'on a vu après le match de foot encore l'autre jour à Paris,
07:28et qu'on va voir à puissance 50 ou 100 le 30 mai après la finale de la Ligue des
07:32Champions,
07:33comme on l'a vu après la finale de l'an dernier,
07:35eh bien, il va falloir que nos politiques assument que la loi leur permet,
07:38et permet aux policiers et aux gendarmes, en utilisant la force,
07:42de dégager le terrain, de protéger nos concitoyens,
07:45mais que, mais que, ça peut occasionner des blessures graves,
07:48voire, et je pèse mes mots, des morts chez les délinquants.
07:52Mais Jean-François Achilly, ce qui manque à ce pays...
07:53Ce pas n'est pas franchi.
07:55Ce pas n'est pas franchi, et je vais finir mon raisonnement.
07:57Ce qui manque à ce pays, ce sont des politiques
08:00qui, assumant les responsabilités qui sont les leurs,
08:03responsabilités qui leur sont confiées par la Constitution,
08:06d'utiliser toutes les ressources de l'État de droit,
08:09et en particulier la police et la gendarmerie,
08:11qui ont le monopole de la force légitime,
08:14qui disent la phrase que je vais vous dire,
08:16c'est qu'un citoyen qui est tué, c'est un drame absolu,
08:19un policier ou un gendarme qui est tué, c'est une catastrophe,
08:22et un voyou qui est tué, parce qu'il était en train de commettre un acte
08:26qu'il exposait à une riposte policière pour protéger la population,
08:29eh bien, c'est le résultat d'un choix de vie,
08:31et c'est quelque chose qui ne mérite pas que l'on rentre dans une empathie équivalente
08:35à la mort d'une victime civile ou d'une victime policière.
08:39Et quand on assumera que tout le monde ne se vaut pas,
08:42et que quelqu'un qui est dans une œuvre de violer, de tuer, de piller,
08:47de casser le pacte social, doit être traité de la même façon qu'un policier,
08:51tant qu'on n'assumera pas qu'il faut faire une différence
08:53et qu'il faut privilégier la loi et l'ordre,
08:55eh bien, on n'avancera pas.
08:56Le 30 mai, qu'est-ce qu'il faut faire, Thibault de Montbrial ?
08:58Il y aura la finale PSG Arsenal ?
09:00Le 30 mai, il faut mettre en place un dispositif
09:03qui soit échelonné dans plusieurs domaines.
09:06D'abord, il y a une politique de renseignement en source ouverte,
09:08c'est-à-dire que vous avez beaucoup de choses
09:11qui se préparent sur les réseaux sociaux,
09:12et on est toujours très surpris de voir,
09:15comme quand on a eu ce grand rassemblement l'autre jour
09:17sur le terrain militaire près de Bourges,
09:19je fais une parenthèse,
09:20mais de voir qu'il y a 30 000 personnes qui sont venues,
09:22qu'il y avait un certain nombre de hashtags sur les réseaux sociaux.
09:24Laurent Nouniaz aurait pu empêcher cette rive partie.
09:27Je pense qu'il faut être beaucoup plus créatif
09:30et qu'il faut aller mettre des barrages routiers
09:33sur les axes de pénétration depuis les pays étrangers
09:35où on sait que des milliers de personnes vont venir,
09:37par exemple d'Italie, etc.
09:39Il y a tout un tas de choses, je ne dis pas que c'est simple,
09:41je dis qu'on aurait sans doute pu l'anticiper,
09:43et ensuite mettre en place un certain nombre de moyens de force mobile
09:46pour bloquer l'accès au terrain en ayant anticipé.
09:48Mais je reviens sur votre question,
09:50sur les émeutes après les événements sportifs
09:53ou les événements culturels.
09:54D'abord, on ne peut que regretter que dans notre pays,
09:56des événements qui devraient fédérer,
09:58le sport, la culture, c'est la fête,
10:00se divisent et conduisent à des violences quasi systématiques.
10:03Ensuite, qu'est-ce qu'il faut faire ?
10:05Qu'est-ce qu'il faut mettre en place ?
10:06Les autorités n'ont pas besoin de moi pour le savoir,
10:09mais encore faut-il, là encore,
10:10aller au bout de la logique et des outils qui sont permis.
10:12Un, renseignement en amont.
10:14Deux, il faut évidemment aller faire des contrôles et filtrer
10:18dans le RER, dans les stations d'entrée de Paris, etc.
10:23Il faut y aller.
10:23Et ensuite, sur le terrain,
10:25quand les gens se livrent à des pillages,
10:27quand ils rentrent dans les résidences,
10:29parce que le sujet dont on a assez peu parlé,
10:31c'est que de plus en plus,
10:33ces voyous désinhibés,
10:34qui n'ont rien à voir avec les supporters de foot,
10:35je tiens à le dire,
10:36il faut éviter, là, pour le coup,
10:38pas d'amalgame, pour le coup.
10:39Pas d'amalgame entre ces pilleurs et ces casseurs
10:42et les vrais supporters de foot.
10:44Ceux qui sautent sur les voitures,
10:47ceux qui cassent les vides,
10:48ceux qui rentrent leurs mains dans les voitures
10:50pour aller toucher les femmes
10:51et voler les sacs à main.
10:52C'est ça, la réalité.
10:53Ceux qui ont tenté de rentrer dans des résidences
10:55Porte de Saint-Cloud, mercredi soir.
10:56Ces gens-là doivent être traités
10:58à la hauteur des dégâts qu'ils commettent.
11:01Et encore une fois,
11:02en assumant la casse, s'il y en a.
11:04Et j'ajoute, parce que c'est essentiel,
11:05que si la police et la gendarmerie ne le font pas,
11:07si le politique ne l'assume pas,
11:09c'est les citoyens qui vont le faire eux-mêmes.
11:11L'autre jour, Porte de Saint-Cloud,
11:12il y a un certain nombre de témoignages
11:14qui montrent que ce sont des résidents
11:15qui sont descendus avec des battes de baseball
11:17pour protéger leurs voitures
11:18et leurs immeubles.
11:20Est-ce que c'est le rôle des citoyens
11:22de descendre avec des battes de baseball
11:24pour se protéger ?
11:24Thibaut de Membrial,
11:25le narcotrafic, c'est une guerre perdue ?
11:28Rapidement ?
11:28C'est une guerre qu'il faut assumer comme telle.
11:30C'est-à-dire que c'est une guerre.
11:32On est dans une fuite
11:33vers une sorte de mexicanisation
11:36avec des gens qui ont des moyens considérables,
11:38quasi étatiques.
11:39Et il faut prendre ce problème,
11:41là encore, dans tout le champ du combat.
11:44Et en assumant des mesures dures.
11:47Nous allons vers une sorte de guerre siffile aujourd'hui,
11:49Thibaut de Membrial.
11:50Non mais moi, je n'aime pas le mot
11:51parce que d'abord,
11:52c'est une sorte de prophétie autoréalisatrice.
11:55Donc il ne faut pas parler de guerre civile.
11:57Mais, en plus,
11:58c'est très compliqué d'identifier des camps.
11:59De guerre civile,
12:00souvent il y a des camps constitués.
12:02Ici, il y a un camp du désordre
12:03avec un mélange de tout un tas de gens
12:05qui détestent la France,
12:06mais qu'on voit en fait assez mal se fédérer,
12:08sauf dans le projet du chaos et de la violence.
12:10Par contre,
12:11ce vers quoi on va de plus en plus,
12:13ce sont sur la base d'événements
12:16parfois futiles,
12:17comme un match de foot,
12:18parfois plus grave,
12:19comme la réaction à des événements internationaux,
12:22et bien des actes de violence
12:24de plus en plus incontrôlés.
12:26Et je dis,
12:26et encore une chose très importante,
12:27pour l'instant,
12:28les armes à feu ne sont pas utilisées
12:29contre la population
12:30et contre les forces de l'ordre,
12:32mais le jour où elles le seront,
12:33à ce moment-là,
12:34il y aura une bascule majeure
12:35et on aura des situations de chaos
12:37qui pourront durer plusieurs jours
12:38et qui nécessiteront des états d'urgence
12:40ou des états de siège.
12:41Elles le seront parce que le narcotrafic,
12:42désormais,
12:43peut-être bousculé aussi par...
12:45Aujourd'hui, le narcotrafic,
12:46c'est du business.
12:47C'est-à-dire, ils utilisent
12:48beaucoup, énormément de violence,
12:50on en a parlé tout à l'heure,
12:51mais entre eux.
12:52Mais le jour où il y aura un événement
12:53qui fera que,
12:54pour des raisons culturelles,
12:56il y aura une émotion,
12:57notamment autour de la culture musulmane
13:02hystérisée en islamisme,
13:04le jour où il y aura l'impression,
13:05à tort ou à raison,
13:06qu'il y a une logique de bloc
13:07qui s'installe,
13:08à ce moment-là,
13:09je pense que nous aurons
13:10des vagues de très grandes violences
13:11qui seront difficiles à contenir.
13:12Thibaut Nombriel,
13:12en conclusion,
13:13vous êtes aujourd'hui menacé de mort
13:14par un djihadiste,
13:16de façon claire,
13:17ça s'est produit
13:18pendant le procès
13:18de l'attentat de Mignonville.
13:20Oui, il a envoyé ma photo
13:22à tout un tas de djihadistes
13:24en leur disant
13:25qu'il fallait le tuer.
13:26Il y a eu un procès
13:26la semaine dernière,
13:27on va voir ce que la justice dit.
13:29La question que je voudrais vous poser
13:30en conclusion,
13:31Thibaut Nombriel,
13:32quel candidat pour porter
13:33ce choc d'autorité ?
13:35Ça arrive, là, 2027,
13:36c'est important,
13:36ce qui va se passer quand même.
13:37Mais c'est une bonne question,
13:38mais vous savez, moi,
13:40je...
13:40Ou quel type de candidat ?
13:41Alors, quel candidat ?
13:42Très sincèrement,
13:43aujourd'hui,
13:44j'ai beaucoup de mal à voir
13:45qui pourrait vraiment
13:47prendre des choses
13:47à bras de corps.
13:48Vous avez dit
13:48je suis prêt
13:49la dernière fois
13:49que vous étiez venu ici.
13:50Je suis prêt.
13:51Ce que j'ai dit,
13:51et que je vous répète bien volontiers,
13:53c'est qu'avec mon centre de réflexion
13:55sur la sécurité intérieure,
13:56j'ai fait 42 réunions publiques
13:57en deux ans,
13:58dans toute la France.
13:58Et qu'à chaque fois,
13:59les Français me disent
14:00ce ne sont pas ceux
14:01qui nous ont rendus malades
14:02qui vont nous guérir
14:03et il faut un renouvellement
14:04de la classe politique.
14:05Il y a une énorme...
14:06Il y a une rupture
14:07entre la France
14:09et l'élite,
14:10les élites,
14:10qui est une rupture
14:12absolument majeure
14:13que beaucoup de gens
14:13ne comprennent pas à Paris.
14:14Je pense qu'il y a
14:15une attente de renouveau
14:16et ce que je vous ai déjà dit
14:18et que je vous redis aujourd'hui,
14:19c'est que moi,
14:19je suis dans une logique
14:20d'engagement
14:21et que j'y prendrai
14:22évidemment ma part.
14:23Votre part est dans l'offre.
14:24Pour conclure,
14:25vraiment,
14:26vous ne voyez pas
14:27de candidat
14:27ou candidate susceptible
14:28de porter ce choc
14:30dont nous avons peut-être
14:31besoin dans ce pays ?
14:32À ce jour,
14:32quand je vois ce que je vois
14:33et que j'entends
14:34ce que j'entends,
14:34la réponse est non.
14:36Merci à vous,
14:36Thibaut Nombréal.
14:37Merci beaucoup,
14:38Jean-François Aquilier,
14:38sur cette déclaration
14:39que vous avez rappelée
14:40du directeur général
14:41de la police nationale.
14:42On va y revenir avec vous,
14:43amis auditeurs
14:43et nos éditorialistes.
14:460826 300 300,
14:47est-ce que nos élites
14:47ont réellement conscience
14:49de l'état sécuritaire
14:51dans lequel se trouve le pays
14:52puisqu'ils le déclarent ?
14:53Non,
14:53il n'y a pas de zone
14:54de non-droit.
14:55Ah bon ?
14:560826 300 300,
14:57à tout de suite.
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