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  • il y a 13 heures
Avec David Rigoulet-Roze, chercheur IFAS (institut français d'analyse stratégique) et rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-05-15##

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News
Transcription
00:02On ouvre le chapitre Donald Trump, Donald Trump en visite en Chine.
00:08Bonjour David Rigolet-Rouz, vous êtes politologue, docteur en sciences politiques,
00:13spécialiste des questions du Moyen-Orient, rédacteur en chef de la revue Orient Stratégique.
00:17On analyse avec vous ce match.
00:18Bonjour.
00:19On analyse avec vous ce match.
00:21Bonjour, ce match Chine-Etats-Unis à l'occasion de cette visite du président américain à Pékin.
00:26Alors la visite n'est pas terminée, dîner d'État hier soir, mais les discussions ont commencé.
00:31Et je vous pose la question très simplement, qui a obtenu le plus de résultats ?
00:34Soyons précis, commençons par le détroit d'Ormouz, lié au prix du pétrole
00:38et à la problématique carburant qui intéresse directement nos auditeurs.
00:42Trump dit qu'il a obtenu une aide chinoise, sauf que dans le communiqué chinois,
00:46il n'est pas fait mention de cette aide.
00:47Alors qui dit vrai ?
00:50Oui, non, effectivement, il y a des éléments de langage un peu confus parfois,
00:55d'autant plus que par ailleurs, le président américain et Marco Rubio avaient dit
01:00qu'ils n'avaient pas besoin de l'aide chinoise.
01:03Mais pour autant, la question de la fermeture du détroit, évidemment, est un problème majeur pour la Chine.
01:08D'ailleurs, il y a une déclaration officielle chinoise du porte-parole du ministère des Affaires étrangères
01:16qui dit que la voie du détroit doit être réouverte conformément aux voeux de la communauté internationale.
01:25Donc c'est quand même une critique implicite de la stratégie iranienne
01:29qui a donné des gages, justement, pour se dédouaner à Pékin
01:33en laissant passer une trentaine de navires, dont des navires chinois, évidemment.
01:38Oui, alors on a quand même du mal à comprendre à quel jeu joue la Chine.
01:44Parce que la Chine ne s'engage pas à renoncer à son aide militaire, il faut le savoir.
01:48La Chine aide l'Iran d'un point de vue militaire actuellement.
01:53Est-ce que d'ailleurs, vous pouvez nous dire dans quelle proportion la Chine aide l'Iran ?
02:00Oui, alors ça, ça fait l'objet, effectivement.
02:02Il semblerait que Donald Trump ait demandé, justement, explicitement à Xi Jinping
02:08d'empêcher toute forme d'aide militaire et que ce dernier aurait accepté.
02:12Parce que ça fait référence à un certain nombre de révélations, effectivement,
02:15de transferts de composants d'armement.
02:19Alors, dans le détail, c'est très difficile d'établir,
02:22puisque de la part de la Chine, il y a un béni.
02:26Mais effectivement, il y a notamment...
02:29Oui, alors il y a d'abord un satellite qui a été vendu fin 2024
02:33et qui aurait permis aux Iraniens de faire un ciblage beaucoup plus précis
02:40du côté de la rive arabe du Golfe et notamment sur les bases américaines.
02:45Et puis, il y a aussi le transfert de ce qu'on appelle le perchlorate de sodium
02:48qui sert à alimenter le propergol, qui est le carburant des missiles, justement.
02:54Et notamment, il y a un bateau qui avait été intercepté, c'est le Tuska,
02:57par la marine américaine, pavillon iranien, mais en provenance de Chine.
03:01Donc, il y a un certain nombre, évidemment, d'éléments qui vont dans ce sens.
03:04David Rigoulet-Rose, je reviens à ce deal qui est en train de se nouer
03:09ou pas de se nouer, parce qu'on a le sentiment que l'Amérique a sa petite lecture d'un
03:13côté,
03:14l'Amérique, pardon, les Etats-Unis, et puis de l'autre côté, la Chine,
03:17parce que ça n'est pas présent dans les communiqués.
03:19Ils sont en train de se mettre d'accord sur le détroit d'Ormouge ou pas ?
03:24En tout cas, il y a, de la part de Pékin, le refus de valider la stratégie iranienne
03:31d'établissement d'un péage au niveau du détroit,
03:35quand bien même il y aurait un passage privilégié des navires chinois
03:39qui, il faut le rappeler, achètent 90% du pétrole iranien,
03:44ce qui a justifié d'ailleurs des sanctions récentes américaines,
03:48notamment sur ce qu'on appelle les TIR, c'est les raffineries justement en Chine,
03:52qui exploitent, qui raffinent ce pétrole.
03:54Mais Pékin ne peut pas accepter ça, parce que ça ferait précédent,
03:58et Pékin pense par exemple au détroit de Malacca,
04:01qui est essentiel stratégiquement pour son approvisionnement.
04:05Si c'était effectivement établi pour Téhéran,
04:10ça donnerait de mauvaises idées à d'autres endroits,
04:13et donc Pékin ne peut pas valider ce principe,
04:15c'est là-dessus aussi que jouent les Américains.
04:17Donc la baisse n'est pas dite, j'ai l'impression qu'il y a un semblant de rapprochement,
04:22sauf qu'il y a quand même des conditions qui pour le moment ne sont pas réunies.
04:25Oui, parce que ce sont deux géants économiques et géopolitiques.
04:30Aujourd'hui, d'une certaine manière, c'est un G2 qui s'est tenu à Pékin,
04:34entre les deux géants.
04:35D'ailleurs, la Russie semble très en retrait par rapport à cette reconfiguration mondiale.
04:43Donc il y a des négociations très importantes,
04:46et en haut de la pile des revendications chinoises,
04:50il y a de toute façon le dossier taïwanais.
04:53Justement, pardon de vous couper,
04:54est-ce qu'on peut résumer le deal qui est en jeu à Pékin en ce moment,
04:57de la façon suivante ?
04:59Je suis les Etats-Unis, je ferme les yeux sur Taïwan,
05:03et vous, Chine, vous m'arrangez le coup sur l'Iran.
05:06Est-ce qu'on peut résumer les choses comme ça ?
05:08C'est difficile de le résumer comme ça,
05:11parce qu'effectivement, il y a eu un différé dans les ventes d'armes
05:15qui étaient prévues pour Taïwan.
05:17Pour autant, les Américains ne peuvent pas abandonner Taïwan,
05:21non pas tellement pour Taïwan d'ailleurs,
05:23mais parce que ça met en jeu le maintien de la présence américaine
05:27dans le Pacifique oriental,
05:31avec effectivement les lignes stratégiques maritimes américaines.
05:36Donc non, et d'autant plus que Taïwan aussi,
05:39alors ce que demande Pékin en réalité,
05:42ce serait qu'au lieu de ne pas soutenir l'indépendance,
05:47qu'il y ait une formulation de s'opposer à l'indépendance
05:49de la part de Washington.
05:51Mais Washington ne pourra pas effectivement donner ce verbatim.
05:55Bon, il y a quand même Taïwan effectivement au milieu.
05:59Alors, on a l'habitude de dire qu'il est difficile de lire le trumpisme,
06:03mais j'ai envie de dire,
06:04ce n'est pas très facile non plus de lire Xi Jinping actuellement.
06:08Est-ce qu'il est habituel pour la diplomatie chinoise
06:10de ne rien annoncer pendant une visite d'État ?
06:14Rien n'est présent de ce que disent les Américains dans les communiqués.
06:17On sait tout le poids du parti communiste,
06:19tout y est décidé, planifié,
06:22même Xi, malgré les apparences, n'est pas forcément le tout puissant.
06:26Est-ce que ça peut se dénouer dans les jours à venir
06:29compte tenu de la lourdeur du système chinois ?
06:32Ou bien est-ce que vous pensez qu'une fois que Donald Trump sera reparti,
06:36s'il n'y a pas de deal sur Hormuz,
06:39eh bien ça ne passera pas par la diplomatie chinoise ?
06:42De toute façon, quand on est en relation avec les Chinois,
06:47c'est spectaculaire dans la forme, tout est encadré,
06:50à tel point que la question des portables, etc.,
06:53il n'y a pas de téléphonie, c'est pour ça qu'il n'y a pas eu de commentaire,
06:56en fait, pour éviter, pour des raisons de sécurité.
06:59Parce qu'il y a un regard aussi, oui.
07:01Oui, oui, oui.
07:02Et donc les questions de fond, en fait,
07:04elles ne sont pas spectaculaires.
07:06Elles peuvent être traitées de manière discrète.
07:08On verra ce qui ressort de cette rencontre.
07:12Mais de toute façon, ce qui est certain,
07:14c'est que par-delà la question d'Hormuz,
07:17il y avait deux dossiers centraux en dehors de Taïwan.
07:20C'était la question des terres rares,
07:22dont on a cruellement besoin de Donald Trump,
07:24notamment pour l'armement, puisque c'est central.
07:29Et par ailleurs, il y a la question des tarifs douaniers,
07:32qui est essentiel, et des sanctions pour Pékin.
07:35Donc il y a des arbitrages stratégiques de part et d'autre, de toute façon.
07:39Il n'y a pas une inégalité radicale.
07:43Il y a un équilibre instable que chacune et deux parties
07:46veulent maintenir en préservant leurs intérêts respectifs.
07:49Vous l'avez un peu dit tout à l'heure,
07:50les bateaux chinois, eux, passent par le détroit d'Hormuz en ce moment,
07:53mais pas les tankeurs à destination de l'Europe.
07:55C'est ce qui intéresse nos auditeurs.
07:57Ils veulent savoir si leur prix de l'essence va baisser.
08:00Donc j'aimerais bien leur donner des clés ce matin
08:01à travers ce qui se passe à Pékin.
08:03C'est difficile, il faut essayer de tout traduire,
08:05de tout décrypter.
08:06Cet événement-là, les bateaux chinois qui passent par le détroit d'Hormuz,
08:09mais pas les tankeurs à destination de l'Europe,
08:11c'est un coup de pression.
08:12C'est la Chine qui fait la nique à l'oncle Sam,
08:15qui dit à Donald Trump,
08:17tu n'auras pas forcément ce que tu veux,
08:18ça ne va pas se passer comme ça.
08:20Ah oui, de toute façon,
08:22on voit bien qu'on est dans les logiques
08:26transactionnelles.
08:26Alors, c'est le logiciel de Trump,
08:28donc ce n'est pas étranger à son mode de fonctionnement.
08:31Mais c'est sûr que les Européens ne sont pas
08:33dans une situation très favorable.
08:35D'où l'idée de mettre en place la fameuse coalition maritime,
08:39justement,
08:41avec le fer de lance français,
08:43notamment du groupe Aéronaval.
08:44Et surtout,
08:45c'est ça qui va être le plus intéressant,
08:47le vote,
08:47la résolution présentée à l'ONU,
08:49où il y a 112 pays qui soutiennent,
08:51justement,
08:52cette réouverture,
08:53cette coalition pour une réouverture
08:54du Détroit,
08:55en vertu du droit international.
08:57et on verra à ce moment-là,
08:59c'est ça le signe fondamental,
09:00la position de la Chine au Conseil de sécurité
09:02lorsque la résolution sera présentée au vote.
09:05D'accord.
09:05Alors, concernant,
09:06autre point,
09:07deux, trois questions
09:07pour terminer cet entretien très intéressant.
09:10Concernant la dimension économique,
09:12est-ce que Donald Trump a signé des contrats
09:14et de quels contrats s'agit-il ?
09:16Est-ce qu'il a avancé sur ce terrain-là ?
09:18Oui, il a dit qu'il y avait eu des contrats mirifiques
09:21qui avaient été signés.
09:23Voilà.
09:24Mais d'abord,
09:24il faut savoir que quand on signe ce type de choses,
09:27ça s'appelle des memorandums of understandings,
09:30des protocoles d'entente.
09:31Et ce n'est pas forcément un contrat
09:33qui est finalisé dans tous ses attendus.
09:36C'est une...
09:37Effectivement, ça annonce,
09:38normalement, on l'a vu.
09:39C'est une promesse.
09:40Oui, c'est une promesse.
09:42C'est ça,
09:42et on vient aux administrations
09:43de se mettre d'accord.
09:45Et ça n'aboutit pas toujours.
09:46On l'a vu d'ailleurs,
09:47avec les pays du Golfe,
09:48quand il y avait des annonces spectaculaires.
09:51Donc, il faut...
09:52Oui, il y a eu, semble-t-il, des contrats.
09:53Notamment, il y avait la question
09:55d'une commande de Boeing, etc.
09:57Donc, on verra concrètement
09:59ce qui va se passer après.
10:01C'est dans le concret qu'on juge
10:02de la réussite ou pas,
10:05effectivement, d'une visite.
10:06Un point très concret pour le coup.
10:08Les deux puissances se sont entendues
10:09pour légiférer sur le terrain
10:10de l'intelligence artificielle.
10:11Alors, ils sont au moins d'accord sur un point.
10:13Les Etats-Unis et la Chine,
10:15c'est qu'ils n'ont pas envie
10:15de se faire dominer par les robots.
10:17C'est plutôt rassurant.
10:18Ils se sont décidés
10:20à légiférer sur ce terrain
10:22pour éviter les cyberattaques
10:24qu'on comprenne bien la mécanique.
10:26C'est-à-dire qu'ils disent
10:27l'intelligence artificielle
10:29gérée par des robots
10:30pourrait, à travers des cyberattaques,
10:34d'une certaine façon,
10:35contrôler nos banques,
10:37nos systèmes administratifs.
10:39Et Chine et Etats-Unis
10:40se sont mis d'accord
10:41pour tenter d'enrayer ce phénomène,
10:44de légiférer.
10:46Absolument.
10:47Et pour le coup,
10:49c'est plutôt du côté chinois
10:51qu'il y a une prise de conscience
10:53importante de cette problématique
10:54qui n'était pas aussi patente
10:56du côté américain,
10:57où il y a une forme de libéralisme
10:59sur le développement de cette dynamique.
11:02Les Chinois sont très préoccupés.
11:04C'est le problème de l'intelligence artificielle
11:06et notamment de l'autonomisation
11:08des procédures
11:10avec potentiellement la mise en place
11:13d'une matrice globale
11:14qui ferait l'économie
11:16de la décision humaine
11:17avec toutes les incertitudes
11:19et les grandes inquiétudes
11:20qu'on a vu avec les armes autonomes.
11:23Et notamment,
11:23les Chinois considèrent
11:24qu'effectivement,
11:25là, il y a un moment charnière
11:26par rapport à ce qu'on appelle
11:28l'IA générative
11:30qui est potentiellement en mesure
11:32de s'autonomiser
11:34et de faire l'économie, effectivement,
11:35d'une décision humaine.
11:36On peut penser
11:37à ce que ça implique
11:39en termes militaires,
11:40notamment,
11:40mais pas seulement.
11:41En termes sanitaires,
11:42en termes sociétaux.
11:44Et les Chinois sont bien placés
11:45pour savoir ce qu'il en est
11:46parce qu'en termes de maîtrise
11:47de la collectivité,
11:49ils ont effectivement
11:50des outils déjà très performants.
11:51On comprend à travers
11:52ce que vous nous dites
11:53qu'il y a une crainte
11:54que les robots
11:56contrôlent aussi
11:57la partie militaire
11:58entre les Etats-Unis et la Chine.
11:59On est au bord
12:00de ce genre de décision.
12:01C'est extrêmement intéressant.
12:02J'ai une dernière question
12:04pour vous,
12:04David Rigoleros.
12:06Merci infiniment
12:07d'avoir été en notre compagnie.
12:08Dernière question
12:09avec un petit peu le sourire.
12:10Finalement,
12:11Trump ou Xi Jinping,
12:13qui a été le plus malin,
12:14selon vous,
12:14à travers cette visite ?
12:19L'enjeu est stratégique.
12:20Il n'est pas psychologique
12:22au sens premier du terme,
12:24même si, évidemment,
12:24ça rentre en ligne de compte.
12:25Ce qui est sûr,
12:26c'est qu'il y a
12:27une ascendance chinoise
12:29qui prend forme.
12:31Et on retrouve
12:32ce qu'on appelle
12:32le piège de Thucydide
12:34où la première puissance mondiale
12:36craint d'être déclassée
12:37par son concurrent,
12:38même si les deux
12:39font mine de considérer
12:40qu'ils ne sont pas rivaux,
12:41mais partenaires.
12:42Ils le sont de toute façon.
12:44Merci infiniment,
12:45David Rigolero,
12:46de nous avoir éclairé.
12:47On comprend bien
12:48que la situation,
12:49elle est extrêmement complexe
12:50du côté d'Ormouz.
12:52On va décrypter tout ça
12:53parce que qui est dans ce studio ?
12:55Philippe Carsanti.
12:56Philippe Carsanti,
12:57il est le représentant
12:59des Trumpistes
13:00ou de Donald Trump,
13:01de l'administration
13:02de Donald Trump
13:03ici en France.
13:05Est-ce qu'il est d'accord
13:06avec vous ?
13:06Est-ce qu'il a aussi
13:07cette lecture
13:08des événements ?
13:10C'est le grand débrief
13:11dans un instant
13:12et Philippe Carsanti,
13:14représentant de Donald Trump
13:15en France,
13:15sera face à Louis Nadeau,
13:17journaliste politique
13:18à l'hebdomadaire Marianne
13:19que vous avez entendu
13:20tout à l'heure
13:20avec cette merveilleuse chronique
13:23sur Raphaël Glucksmann,
13:24candidat des Bobos
13:25ou candidat des Prolos.
13:28Moi, j'ai compris
13:29qu'il était plutôt
13:29du côté des Bobos.
13:31Bref, c'est dans un instant.
13:32On a le sourire.
13:33Vous êtes sur Sud Radio
13:34et on décrypte tout ça.
13:36L'enjeu,
13:36c'est aussi le carburant
13:38et c'est votre carburant.
13:39Ça vous concerne
13:40tous les jours.
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