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  • il y a 11 heures
Avec Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-03-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique
00:05Jean-François Aquili
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris
00:12et auteure aussi d'un livre, Tu nuis à la cause, aux éditions La Meute.
00:17Bonjour à vous Sandrine Rousseau.
00:19Bonjour.
00:20Dixième jour de guerre en Iran, les appels d'Emmanuel Macron en faveur de la désescalade, vous savez, entre Israël,
00:26les Etats-Unis et le Liban, notamment.
00:30Est-ce qu'elle reste lettre morte ? Qu'en pensez-vous ?
00:35Je pense que c'est mettre en scène une forme d'impuissance de la France que d'être là et
00:42de dire il faut de la désescalade, il faut de la désescalade.
00:46Il faudrait qu'Emmanuel Macron fasse exactement ce que fait l'Espagne actuellement, c'est-à-dire interdire le ravitaillement
00:53sur les bases françaises,
00:56ne pas engager les moyens français dans cette guerre et avoir un discours de fermeté vis-à-vis de Donald
01:02Trump.
01:02Tout cela se fait en dehors du droit international, c'est quand même incroyable.
01:07Le droit international, elle est mal, il est en partie mort à Gaza et là il est définitivement enterré.
01:13Ça va avoir des conséquences extrêmement graves.
01:16Le fait qu'Emmanuel Macron se rende à chip aujourd'hui, le fait qu'il appelle au téléphone Trump et
01:20le président iranien, pour vous ça ne sert à rien tout ça ?
01:23En fait, c'est ce qu'il fait dans chaque conflit, il appelle, très bien, mais en fait à un
01:28moment c'est une question de rapport de force
01:30et en l'occurrence l'Espagne a réussi à le monter, la France manifestement pas du tout.
01:34Pour vous, c'est l'exemple qui est le meilleur, voilà.
01:37Oui, aujourd'hui en Europe, oui, et c'est celui qui sauve l'honneur de l'Europe.
01:40Et le droit international bafoué par les Iraniens en janvier, le massacre des populations, on en parle ?
01:46Alors ce n'était pas le droit international, c'était leur droit déjà à eux, et évidemment que c'est
01:50un sujet,
01:50mais on ne libère jamais un pays par les bombes, je crois que l'exemple de l'Afghanistan devrait nous
01:55le montrer, la Libye, etc.
01:57Aujourd'hui, le régime n'est pas mort, d'ailleurs c'est le fils de Roménaï qui a été considéré...
02:03Un moche tabac à manier ?
02:04Absolument, qui a été...
02:06Ça reste entre messieurs, pardonnez-moi.
02:08Ben évidemment, c'est une théocratie patriarcale qui maltraite les femmes, c'est évident, il n'y a pas de
02:15sujet là-dessus.
02:15Maintenant, ce n'est pas par les bombes qu'on va libérer les femmes, je vais vous dire.
02:19Les femmes ne sont jamais libérées quand il y a des bombes dans le ciel, jamais.
02:21Ce n'est pas par les bombes qu'on libère les femmes, vous dites, Donald Trump, qui exige que l
02:25'Iran se rende sans condition.
02:27La guerre, Sandrine Rousseau va se poursuivre, Trump a tort, selon vous ?
02:32Mais Trump, on ne sait même pas quels sont les buts de guerre de Trump, ni de Netanyahou d'ailleurs.
02:38Il y a quand même près de 26 pays touchés par cette guerre, ça aura des conséquences, et surtout on
02:46ne sait pas ce que Trump veut.
02:47On ne sait pas ce qu'il veut. Est-ce qu'il veut la chute du régime ?
02:50Et dans ces cas-là, comment compte-il l'obtenir ?
02:52Est-ce qu'il veut l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium ?
02:55Et dans ces cas-là, comment compte-il l'obtenir ?
02:57En fait, que souhaite Trump dans cette guerre ?
02:59Et tant qu'on n'a pas le but de guerre, on n'a pas non plus les objectifs, la
03:03fin de la guerre, etc.
03:04Donc, on est dans une situation où on tape, on tape, on bombarde, on bombarde aussi le sud Liban,
03:11ce qui est extrêmement grave, parce que le Liban ne sort jamais de la guerre,
03:14et que c'est un pays souverain qui est en train de bombarder.
03:16En réponse aux Hezbollahs qui bombardent lui-même Israël.
03:19Oui, très bien, mais encore une fois, on bombarde les populations civiles.
03:24Je veux dire, on l'a vu avec Maduro, il annonce la fin du régime à Cuba.
03:31On a l'impression que parce que Donald Trump a décidé le matin qu'il fallait qu'un régime tombe,
03:37soit il kidnappe le chef d'État, soit il bombarde,
03:42on n'obtient pas la libération des peuples comme ça.
03:45Et encore une fois, si ça marchait, je vous dirais pourquoi pas,
03:48mais là, l'histoire est parsemée de contre-exemples sur ce point.
03:52Vous parlez de libérer les femmes iraniennes, Sandrine Rousseau,
03:55vous estimez toujours que le voile peut être, souvenez-vous, un signe d'embellissement.
03:59Pour certaines femmes, vous aviez été huée à l'époque en marge d'une manif là-dessus.
04:03J'avais dit que pour certaines femmes,
04:05certaines femmes peuvent mettre le voile pour différentes raisons,
04:08et certaines pour revendiquer des codes de beauté, bien sûr.
04:14Je veux dire, on a un discours sur le voile en France qui est absolument incroyable.
04:21C'est-à-dire qu'on a l'impression que les femmes sont soumises...
04:24C'est pour ça que je vous pose la question.
04:26Mais je ne vous dis pas que ça libère.
04:27Je n'ai jamais dit que ça libérait.
04:29Moi, je pense que toutes les religions monothéistes sont patriarcales
04:32et que l'islam ne déroge pas à la règle.
04:33Je veux dire, la religion catholique, il n'y a pas une femme dans les ordres,
04:37il n'y a pas une femme évêque, il n'y a pas une femme prêtre.
04:38Donc évidemment que les femmes, les religions ont comme point commun
04:42de vouloir contrôler le corps des femmes.
04:45Et elles le contrôlent de différentes manières.
04:47Est-ce que moi, je soutiens ça ?
04:51Je ne soutiens aucune des trois religions.
04:53Par contre, ça n'est pas en stigmatisant les femmes qu'on les libère.
04:56C'est toujours la même chose.
04:58C'est toujours le même débat.
05:00Sandrine Rousseau, Sébastien Lecornu qui consulte les partis mercredi.
05:04Que dites-vous ? Il était temps ?
05:08Oui, alors, il consulte les partis.
05:10Je ne sais pas ce que ça veut dire en démocratie.
05:12Parce qu'en démocratie, il y a le Sénat, il y a l'Assemblée nationale
05:15qui n'ont pas du tout été consultés sur la situation.
05:18Il n'est pas obligé de le faire.
05:19Mais les partis ne sont pas non plus des instances démocratiques au sens premier.
05:23C'est-à-dire que les instances démocratiques de la Vème République française,
05:26c'est l'Assemblée nationale, le Sénat, qui à ce jour n'ont pas du tout été consultés
05:29sur la politique française dans cette zone.
05:31Ce qui est un sujet démocratique.
05:33Je sais que tout cela paraît désuet, tout cela paraît démodé, tout cela paraît très ancien.
05:37Mais moi, je retiens la phrase de Churchill.
05:40C'est que la démocratie est le pire des systèmes à l'exclusion de tous les autres.
05:43Est-ce que vous êtes comme Mathilde Panot de la France Insoumise ?
05:46Vous souhaitez ce débat sur la guerre ?
05:48Mais bien sûr, ce n'est pas comme Mathilde Panot.
05:54L'Assemblée nationale sert à quelque chose dans ce pays.
05:58C'est tout.
05:59Ce n'est pas comme machin ou comme machine.
06:00C'est vraiment, et avec tout le respect que j'ai pour Mathilde Panot par ailleurs,
06:04mais ce n'est pas le sujet.
06:05Le sujet, c'est qu'on a une Assemblée nationale française
06:07qui est dans la Constitution,
06:09qui n'a pas été du tout consultée dans la séquence.
06:13Et ça me semble absolument incroyable.
06:13Qu'est-ce que vous voulez, un vote au sorti ?
06:16On a un débat et un vote sur la stratégie française dans cette zone.
06:20Ce n'est pas la bonne, c'est ce que vous disiez en ouverture de cet entretien.
06:23Oui, je pense que nous devrions voter, par exemple, le boycott.
06:26Vous avez...
06:26L'interdiction, plus exactement, l'interdiction de l'utilisation par les Etats-Unis de nos bases.
06:33Boycott des Etats-Unis.
06:34Oui, de l'armée, oui.
06:37Sandrine Rousseau, vous avez défilé hier pour la Journée internationale des droits des femmes.
06:41Absolument.
06:41Oui.
06:42Le collectif Némésis, qui n'a pas participé à la marche parisienne,
06:48vous souhaitez sa dissolution ?
06:51Vous la demandez ou pas ?
06:52Alors, je pense que la dissolution ne résout pas grand-chose,
06:55mais oui, je soutiendrai toute proposition en ce sens,
06:59même si je pense que ce n'est pas la solution à tout.
07:01Némésis n'est pas un collectif féministe en rien,
07:04c'est un collectif qui arrive avec des gros bras identitaires,
07:08des hommes formés au combat,
07:09qui arrivent et qui veulent perturber les manifestations à gauche.
07:13Ces personnes n'ont pas leur place dans nos manifestations, d'aucune manière.
07:18Elles sont là que pour faire des images
07:21et mettre en danger, par ailleurs, d'autres personnes.
07:25Il n'y a pas de sororité entre les mouvements ?
07:26Là, non.
07:27Là, non.
07:28C'est non.
07:29Vraiment pas.
07:30C'est non.
07:31C'est-à-dire qu'il n'y a pas un féminisme de droite ?
07:34Ce n'est pas un féminisme, là.
07:35Quand on vient dans des manifestations
07:37avec des pancartes entourées de gros bras
07:40qui ne cherchent qu'à une seule chose,
07:42c'est en découdre, y compris avec les femmes présentes,
07:44ce n'est pas féministe.
07:45Il n'y a pas forcément la dissolution.
07:48Oui, parce que la dissolution,
07:49il y a eu plusieurs groupes, groupuscules,
07:52qui ont été dissous,
07:53et en fait, on voit qu'ils se reforment sur des boucles télégrammes, etc.
07:56Donc, moi, je ne pense pas que ce soit une solution à tout.
07:58Maintenant, s'il y a une demande de dissolution,
08:00je la soutiens, bien sûr.
08:01Sandrine Rousseau, il y aura un vote, un dimanche,
08:03c'est le premier tour des élections municipales.
08:05L'avons-nous oublié.
08:06La France insoumise est-elle devenue un fréquentable ?
08:08Je vous pose la question parce que
08:10Jean-Luc Mélenchon se démultiplie en meeting,
08:12et puis il y a eu, on ne va pas le rappeler,
08:14Epstein, Epstein, Glucksmann, Glucksmann.
08:16Ça vous a choqué, tout ça, vous ?
08:17Oui, je ne suis pas...
08:20Vous n'avez pas entendu là-dessus ?
08:21Vraiment, on se serait bien passé de ça,
08:23et je pense que Epstein et Epstein,
08:25on ne joue pas avec les non-juifs d'aucune manière,
08:27donc je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
08:30Je pense que ça réveille vraiment des réflexes antisémites
08:34dans la société qui ne sont pas nécessaires.
08:36Mais je rappelle quand même qu'au nom des valeurs,
08:39moi, je suis dans un parti qui, par exemple,
08:41a mis sous le tapis un témoignage de viol.
08:44Enfin, je veux dire, et si on regarde l'EPS,
08:46on peut aussi se dire que la déchéance de nationalité
08:48n'était pas complètement en phase avec nos valeurs.
08:50Mais est-ce que Jean-Luc Mélenchon est devenu infréquentable ?
08:53Non, je ne pense pas qu'il soit devenu infréquentable,
08:55que LFI soit devenu infréquentable,
08:56et j'appelle la gauche, au contraire,
08:58à faire une union dans l'entre-deux-tours,
09:00pour le second tour et pour gagner des villes,
09:02parce que dans la fascisation de notre pays,
09:04dans la montée de l'extrême droite,
09:05il est très important que les villes soient des remparts à cette montée.
09:09Même si, Sandrine Rousseau, comme le dit,
09:11le Parti Socialiste, désormais le patron des Insoumis,
09:14cherche à tout conflictualiser,
09:16quitte à aller vers des mots qui peuvent choquer,
09:19qui versent dans l'antisémitisme.
09:21En fait, la conflictualisation de la politique française,
09:25elle n'est pas liée à des prises de parole,
09:30elle est liée au fait que,
09:32je rappelle que ces dernières années,
09:34il y a eu des associations,
09:36il y a eu des sites de planning familiaux,
09:38où il y a eu tout un tas de lieux
09:42qui ont été attaqués par,
09:44notamment, l'extrême droite.
09:46La conflictualisation verbale,
09:47ce n'est pas une conflictualisation
09:49qui met en danger les personnes.
09:52Par rapport à ce qui se passe,
09:54si on prend Lyon, par exemple,
09:56le site rue 89 a recensé
09:58une centaine d'actions de l'extrême droite,
10:01dont 70% ont été classées sans suite
10:03par la justice.
10:04En fait, on accuse LFI de conflictualisation,
10:08là où on regarde,
10:10il y a un proverbe qui dit que
10:13quand le sage pointe la lune,
10:16l'imbécile regarde le doigt,
10:17je pense que nous sommes à peu près ici.
10:19Que dites-vous ?
10:19C'est l'opinion qui a avancé ça,
10:21de ce plan de Manuel Bompard,
10:23pour, on va dire, diviser,
10:25faire exploser, je cite l'opinion,
10:26les écologistes,
10:27c'est-à-dire attirer à la France insoumise
10:29une partie des écologistes.
10:32Parce que la question se pose désormais.
10:35Il y a des accords municipaux avec le PS,
10:37et puis LFI est en face.
10:38Il y a aussi des accords municipaux avec LFI.
10:40Moi, je peux vous dire,
10:41j'ai fait des meetings,
10:41il y en a...
10:44Voilà, c'était une réunion entre deux personnes,
10:46un Zoom, un compte-rendu de Zoom.
10:48Que LFI cherche à attirer des écologistes,
10:50ce n'est pas un secret.
10:51Que le PS cherche à en attirer d'autres,
10:53ce n'est pas un secret non plus.
10:54Ce n'est pas de stratégie.
10:55Il y a peut-être une stratégie,
10:57comme il y a une stratégie au PS aussi.
10:58Enfin, évidemment qu'on a des stratégies politiques,
11:00sans quoi on n'aurait rien à faire
11:02dans le paysage politique.
11:03Marine Tondelier fragilisait la tête des écologistes
11:05parce qu'il y a ses accords avec le PS,
11:06mais apparemment, officiellement,
11:08au niveau national,
11:10en maintien...
11:10Vous maintenez les écologistes,
11:12la France insoumise à distance.
11:13Eh bien, je vous propose de lui poser la question à elle,
11:16pas à moi.
11:16Vous êtes en désaccord ?
11:18Pas à moi.
11:19Vous êtes en désaccord ?
11:20Je ne partage pas plusieurs de ses prises de position,
11:23ça ne serait pas de secret.
11:23Vous êtes plutôt favorable à la France insoumise,
11:25Sandrine Rousseau, en réalité ?
11:26Non, ce n'est pas être favorable...
11:27Tout à l'heure, vous évoquiez, par exemple,
11:28vous évoquiez des témoignages de viol,
11:31les écologistes qui prennent ça en charge.
11:32Il y a eu l'affaire Quatennin,
11:33on ne va pas revenir là-dessus en détail,
11:35mais vous étiez fortement positionnée à l'époque.
11:37Bien sûr.
11:38C'est important, quand même, non ?
11:40Évidemment que c'est important,
11:41et les témoignages de viol
11:43qui ont été mis sous le tapis dans notre...
11:45Enfin, le témoignage de viol
11:46qui a été mis sous le tapis dans notre parti,
11:48c'est un scandale absolu.
11:49Je sais que ça ne fait pas la une des journaux,
11:51parce qu'on ne considère pas
11:53que les violences contre les femmes
11:54sont un véritable sujet.
11:55À l'affaire Bayou, le Monde a sorti récemment
11:58l'existence d'un témoignage de viol
12:00qui a été ignoré par la direction.
12:01Je veux dire, les violences faites aux femmes
12:03ne sont pas un sujet suffisant dans la société.
12:07Pourtant, je rappelle qu'il s'agit d'un crime
12:09passible de la cour d'assises.
12:10C'est quand même pas rien, quoi.
12:11Pour vous, cette affaire n'est pas refermée.
12:13Il n'a pas été blanchi, Julien Bayou ?
12:15La preuve que non,
12:16puisqu'il y a eu un classement sans suite
12:20d'une des plaignantes.
12:22La personne qui a ce témoignage de viol,
12:25elle n'a pas déposé plainte
12:26parce qu'elle avait une situation familiale
12:29et personnelle qui ne lui permettait pas.
12:31Mais quand on est un parti qui se dit féministe,
12:34on doit avoir des valeurs.
12:35Et ces valeurs ont été là foulées au pied, clairement.
12:37C'est un message que vous envoyez à Marine Tondelier.
12:39Mais je l'envoie à tout le monde.
12:41Aujourd'hui, à gauche, on ne peut plus faire ça.
12:43Ce n'est pas possible.
12:44C'est vraiment...
12:46Et je suis extrêmement, non seulement choquée,
12:48mais extrêmement scandalisée.
12:50Et je dis tout mon soutien aux victimes.
12:51Et vous le dénoncez ce matin
12:52sur l'antenne de Dessus de Radio,
12:54Sandrine Rousseau.
12:55Tu nuis à la cause.
12:57Je ne vous dis toi pas.
12:57C'est dans le thème, oui.
12:59C'est le livre que vous venez de publier
13:02aux éditions La Meute.
13:04Si j'ai bien compris...
13:05Alors, je ne l'ai pas lu.
13:06Je suis sincère avec vous.
13:07Je lis les livres,
13:07mais celui-ci, je ne l'ai pas encore lu.
13:09C'est de ma faute, je ne vous l'ai pas envoyé aussi.
13:11C'est un petit essai
13:12qui est une sorte de scène de famille.
13:15Il y a un tonton.
13:16L'idée, c'est de se mettre autour d'une table
13:21d'un repas de famille
13:22et de répondre à cette accusation
13:25qu'on est très nombreux et nombreuses à entendre
13:28dès lors qu'on tient des positions progressistes.
13:33On entend au bout d'un moment
13:34une personne dire
13:35« Tu nuis à la cause ».
13:36Tu nuis à la cause.
13:37J'ai pris cette phrase au premier degré.
13:39C'est un tonton de droite ?
13:41Possiblement, oui, par exemple.
13:42Et donc, la question, c'est
13:44comment on répond à cette injonction
13:46et à cette accusation de nuire à la cause.
13:48Et j'ai pris cette phrase au pied de la lettre
13:50et je l'ai décortiquée.
13:50C'est génial.
13:51C'est une sorte de dialogue, en fait.
13:54Ce n'est pas un pensum politique.
13:55C'est une scène de la vie.
13:57Oui, puis je l'ai voulu humoristique,
13:59je l'ai voulu sarcastique,
14:00je l'ai voulu impertinent.
14:01Voilà, je pense que c'est un essai.
14:02Centrine Rousseau, il y a cette vidéo
14:05que Julia Trioufal, Maman Soumise,
14:06on vous voit assise à une terrasse de café.
14:08Il y a un journaliste de frontière
14:10pour CNews qui veut vous interviewer,
14:12très aimablement d'ailleurs.
14:13Oui.
14:13Et vous le refusez.
14:14Vous dites « Je ne parle pas à CNews ».
14:15Oui, je suis.
14:16Vous triez.
14:17Je ne suis jamais allée sur les plateaux de CNews.
14:19Je n'ai jamais répondu à frontière.
14:21Les seules fois où ils ont réussi
14:24à obtenir des paroles de moi,
14:25c'est aux quatre colonnes à l'Assemblée
14:26parce qu'il y a plusieurs micros
14:27et que je ne vais évidemment pas trier.
14:29Mais je ne suis jamais allée sur CNews
14:31et je n'irai pas sur CNews
14:33et c'est une imposition politique.
14:35Sur le principe,
14:35pourquoi vous font écrire un livre
14:37sur un tonton
14:38qui est supposément censé être
14:39de l'autre bord, si je puis dire,
14:41politique,
14:42et refuser en même temps
14:44de parler aux médias
14:46qui s'adressent à votre tonton ?
14:47Mais je ne refuse pas de parler
14:48à ces personnes-là
14:49puisque je suis sûre
14:50que parmi vos auditeurs et auditrices,
14:52il y en a qui votent
14:53à l'Assemblée nationale
14:53et c'est normal.
14:54Ça vaut tous les politiques ici.
14:56Évidemment.
14:57Et je leur parle via ce micro
14:59et j'espère qu'ils entendront
15:01mes paroles.
15:03Après, CNews et Frontière,
15:04c'est autre chose.
15:05Ce sont des chaînes d'opinion
15:07qui cherchent à mener
15:08une bataille culturelle
15:09et d'ailleurs,
15:10je note que Frontière
15:13reprend les méthodes
15:14qui sont en place
15:15aux Etats-Unis
15:16qui consistent à aller chercher
15:18les leaders de gauche
15:20et à les prendre comme ça
15:22au dépourvu,
15:23à leur poser des questions
15:24voire à les harceler.
15:25Eh bien, je ne rentrerai pas là-dedans.
15:26L'interview sur les manifestements
15:28est très aimable et très...
15:29Absolument.
15:30Et j'ai tout à fait le droit
15:30de refuser aussi de lui répondre.
15:32Ultime question,
15:33Sandrine Rousseau.
15:33Je vous entends depuis tout à l'heure.
15:34Au nom des valeurs que je défends.
15:36Les écologistes,
15:37c'est un peu fini finalement.
15:38Vous êtes assez...
15:39Non, non.
15:40Je ne pense pas
15:40que l'écologie soit finie.
15:41Vous pourriez rejoindre
15:42la France insoumise.
15:43Vous êtes assez proche
15:44en position.
15:45Non, je sais que c'est
15:47l'angle de votre interview
15:48et probablement l'angle
15:49de plusieurs interviews
15:50que j'aurai dans les jours à venir.
15:52Non, je n'ai pas d'angle.
15:52Mais je vous dis,
15:53moi je suis écologiste.
15:55J'aime ce parti.
15:56J'aime profondément ce parti.
15:57Et je pense que le moment
15:59dans lequel nous vivons
16:00est un moment de bascule
16:02possible extrêmement grave,
16:05historique.
16:05Et que dans ces moments-là,
16:07nous devons tenir les valeurs
16:08haut et fort.
16:09Et que je maintiendrai
16:10celle qui est la mienne,
16:12qui est l'union à gauche
16:13pour gagner
16:13et pour monter une résistance
16:15à la montée de l'extrême droite,
16:17au masculinisme
16:18et à tout ce qui aujourd'hui
16:20met en danger nos vies.
16:21et le racisme,
16:23l'antisémitisme aussi.
16:24Et je le ferai
16:25avec toute la conviction
16:26qui est la mienne
16:27et la force de caractère
16:28que vous me connaissez.
16:29Et s'ennuire à la cause.
16:31Et s'ennuire à la cause.
16:32Merci à vous,
16:32Sandrine Rousseau.
16:34Merci, Sandrine Rousseau.
16:36Vous avez évoqué
16:36le féminisme
16:38et le masculinisme
16:39toute la semaine.
16:40Tiens,
16:41puisque nous avions
16:42Journée internationale
16:43des droits des femmes,
16:44ça va se poursuivre
16:44toute la semaine
16:45sur Sud Radio
16:46puisque Sandrine Rousseau,
16:47ce matin...
16:47Vive les femmes et leurs droits.
16:49Valérie Pécresse,
16:50demain,
16:50invitée.
16:51Mercredi,
16:52ce soir,
16:52Marine Le Pen.
16:53Jeudi,
16:54Daniel Bono.
16:55Et on demande
16:56évidemment à Juliette Ruffol
16:58de nous faire le grand chelème
16:59pour vendredi prochain.
17:01Dans un instant,
17:02justement aussi,
17:02deux femmes en débat.
17:05Françoise Degoy
17:05et Natacha Polony.
17:07Et vous,
17:080826 300 300.
17:10Les carburants,
17:11est-ce que vous avez remarqué
17:12des abus
17:12dans les stations essence ?
17:14La liberté d'expression,
17:15tiens.
17:15Est-ce qu'elle est menacée ?
17:17Est-ce qu'il y a un risque
17:18de censure ?
17:18C'est à la une
17:19de l'audace
17:20le trimestriel
17:21de Natacha Polony.
17:22Nous en parlons,
17:23j'aimerais vous entendre.
17:24Et puis aussi,
17:24les municipales,
17:25vous trouvez qu'on n'en parle
17:26pas suffisamment ?
17:27Oui ?
17:28Non ?
17:28Là aussi,
17:29vous pouvez évidemment réagir.
17:30de l'avenir.
17:31...
17:31...
17:31...
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