00:00Et comme chaque vendredi à cette heure-ci, on la retrouve pour quelle drôle d'époque !
00:04Bonjour Alain Chabot !
00:05Bonjour !
00:06Et drôle d'époque, c'est vrai, après d'une semaine désormais des élections municipales,
00:09on continue à en tirer les différents enseignements, on essaie de comprendre les alliances,
00:14les mouvements, les différents succès des partis ou les échecs.
00:17Et c'est vrai que ça, les leçons à tirer, elles sont du côté notamment des Républicains
00:22et du Rassemblement National, où on va dire qu'ils ont plutôt choisi l'efficacité,
00:26le pragmatisme dans la plupart du temps.
00:28Oui, ça c'est de la part des électeurs.
00:30Alors vous savez, l'union, j'allais dire, c'est tripale, à gauche.
00:34Les gauches doivent se rassembler, c'est dans l'ADN des partis et c'est dans le cœur,
00:39effectivement, des adhérents, des sympathisants ou des électeurs.
00:43C'est pas tout à fait la même chose, effectivement, à droite.
00:47C'est toujours compliqué, l'union des droites, c'est un débat permanent.
00:52Alors, ça bouge, parce que jusqu'à présent, il y avait qu'Éric Zemmour qui était favorable
00:57à cette union des droites.
00:59Ça bouge parce qu'on a entendu Jordan Bardella tendre la main, par exemple,
01:03aux électeurs, effectivement, de droite ou républicains,
01:09dès le lendemain du premier tour des élections municipales.
01:12Ça bouge aussi du côté des LR, quand, par exemple, aujourd'hui, Nicolas Sarkozy dit,
01:21il a dit à Marine Le Pen que, franchement, le Front républicain, pour lui, c'était fini.
01:26Il n'appellera plus à faire barrage aux ARN.
01:28Il faut, effectivement, que les droites s'allient.
01:32Donc, ça bouge un tout petit peu, même si la règle reste toujours ce fameux cordon sanitaire
01:39installé par Jacques Chirac dans les années 90.
01:43Mais ce qui est intéressant, c'est de regarder, au travers des élections municipales,
01:47à la base, ce que font les électeurs, le choix qu'ils font.
01:51Parce que c'est les électeurs qui font, en réalité, le mouvement, on va dire,
01:54de technologie des plaques qui se passe vraiment, c'est à la base.
01:56Exactement. Le rapprochement, il se fait à la base.
01:58Alors, c'est clair, à Marseille, quand on voit le score du candidat Franck Alizio
02:02du Rassemblement National, il a siphonné le vote LR dans la ville de Jean-Claude Godin.
02:08On regarde le score de Martine Vassal, très faible,
02:11et on se rend compte que ces électeurs sont partis au Rassemblement National.
02:15Et puis, ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est que, dans l'autre sens aussi, ça joue.
02:19On constate que, dans des villes comme Limoges, Brest, Clermont-Ferrand ou Tulle,
02:24trois candidats au second tour, eh bien, le représentant du Rassemblement National,
02:30il perd, dans chaque cas, presque jusqu'à la moitié de ses voix du premier tour.
02:35Qui bénéficiait aux représentants de la droite républicaine ?
02:39Avec l'objectif, évidemment, pour les électeurs, c'est de battre la gauche et de l'emporter.
02:44Donc, il y a un glissement, effectivement, très clair des électeurs à la base.
02:49Et là, si on parle des électeurs, ce qui est aussi très intéressant de constater,
02:52surtout ces derniers jours, c'est le mouvement au niveau de la direction.
02:55On va dire qu'entre les électeurs et ceux qui ont leur siège au parti,
03:00et qui dirigent les instances à droite, on ne peut pas dire que la ligne soit extrêmement claire.
03:03Ah non, ça, ce n'est pas, effectivement, la clarté.
03:06Alors, on peut beaucoup ironiser, à juste titre, sur les socialistes,
03:10mais ce n'est pas terrible, non plus, du côté des partis de droite.
03:13Vous regardez l'hypothèse, la possibilité, la nécessité d'organiser, par exemple, une primaire.
03:20D'où va-t-elle, cette primaire ?
03:22Qui peut-elle inclure d'Edouard Philippe à Saracnafo,
03:28de Gérald Darmanin à Saracnafo ?
03:30Alors, vous avez bien compris, Saracnafo, pour les uns ou les autres,
03:33ce n'est pas possible parce que c'est l'extrême droite, c'est reconquête.
03:36Donc, il n'en est pas question.
03:39Aujourd'hui, un certain Bruno Retailleau, président des LR,
03:42qui pourtant avait choisi ou préféré à l'origine,
03:45Éric Ciotti, on le sait, on s'en souvient du fracas à Nice,
03:49dit « Ah non, non, mais on ne change pas d'un iota.
03:51J'ai toujours été, je resterai toujours opposé à l'union des droites. »
03:56Gabriel Attal demande à ses partenaires, effectivement, une clarification.
04:01Gérard Larcher, Valérie Pécresse, Jean-François Copé disent
04:03« Pas question, effectivement, de la moindre complaisance avec le Rassemblement national. »
04:08Bref, on n'a pas fini d'en parler,
04:09parce qu'à la base, on s'organise et au sommet, on continue à se diviser.
04:15C'est sûr, surtout qu'en parlant du sommet des LR,
04:18il y a Bruno Retailleau qui donne une interview dans le Figaro ce matin
04:20et il affirme « L'étiquette macroniste discréditera automatiquement
04:24le candidat à l'élection présidentielle qui la portera. »
04:27Ça fera partie de notre débat à partir de 8h30.
04:29Ma chère Arlette, en compagnie de Franck de Dieu,
04:30et surtout avec vous, amis auditeurs, 0826 300 300.
04:34Dans un instant, ce sera l'actualité.
04:36En plus, on va vous raconter une très belle histoire et les questions de sauvetage.
04:40Et oui, un peu de bonheur dans ce monde de bruit.
04:42Et à tout de suite.
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