- il y a 1 semaine
- #legrandrdv
Pierre de Vilno reçoit le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1, c'est News Les Echos.
00:04Bonjour Manuel Bompard.
00:05Bonjour.
00:05C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche, vous êtes coordinateur de la France Insoumise.
00:08Dimanche dernier, Jean-Luc Mélenchon s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle.
00:13Ce sera sa quatrième candidature à la fonction suprême.
00:16Et il a expliqué être le mieux placé dans votre mouvement pour faire face à la situation de la France,
00:22dans le domaine national, mais aussi dans la France, dans le monde.
00:25Le pouvoir d'achat reste bien sûr l'une de vos principales préoccupations.
00:28Ça tombe bien, les Français aussi.
00:30Et ils veulent vous entendre ce matin sur ce sujet, sur le carburant, sur la fiscalité et aussi sur l
00:36'insécurité.
00:37Le soir de la victoire du PSG en demi-finale de Ligue des Champions reste encore dans les esprits.
00:42Hier encore, un enfant de 9 ans a été tabassé sur un terrain de football par des jeunes.
00:47Un gendarme a été tué lors d'un contrôle routier.
00:49Que vous inspire ce climat de violence et comment l'endiguer ?
00:52Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont, Deséchos. Bonjour Stéphane.
00:55Bonjour.
00:56Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
00:57Bonjour.
00:57Avant d'aborder ces sujets, Manuel Bompard, les passagers du MV Ondus vont débarquer à Ténérife aujourd'hui.
01:03Le patron de l'OMS disait hier que ce sont des cas contacts à haut risque de antivirus.
01:08Est-ce que ça vous inquiète ?
01:10Ça m'inquiète évidemment.
01:12À partir du moment où il y a une nouvelle forme d'épidémie, même si pour l'instant elle est
01:17assez réduite en termes d'impact.
01:21Et puis si mes informations sont bonnes, elle n'a pas les mêmes caractéristiques qu'avait par exemple le Covid
01:26en termes de transmission.
01:28Néanmoins, il y a une nouvelle souche qui a l'air plus dangereuse.
01:31Donc évidemment, je pense que c'est nécessaire d'être vigilant.
01:35Maintenant, pour peut-être prendre un peu de hauteur par rapport à ce sujet, je crois que c'est malheureusement
01:41quelque chose qui va se multiplier dans les prochaines années.
01:44C'est-à-dire l'émergence de ce qu'on a appelé avec Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs les maladies
01:48politiques ou les maladies écologiques.
01:50C'est-à-dire des maladies qui ont des conséquences, qui retrouvent leur source, leur origine dans la manière avec
01:59laquelle nos sociétés aujourd'hui traitent leur rapport à la nature.
02:03C'est lié au réchauffement climatique selon vous ?
02:05Non, je ne dis pas que cette maladie est liée au réchauffement climatique.
02:08Mais on voit bien que c'est comme le Covid de ce point de vue-là, des maladies qui sont
02:12d'abord sur des animaux qui ensuite sont transmis à l'être humain.
02:16Et donc, ça pose la question des zones de contact.
02:18Le Covid, ce n'est pas expliqué.
02:19Vous savez très bien qu'il y a des suspicions sur ce fameux laboratoire P4 en Chine où jamais vraiment
02:24les choses n'ont été expliquées.
02:25Enfin, il me semble quand même que ce qui...
02:27On ne va peut-être pas ouvrir le débat sur le Covid.
02:30Mais je pense que la question du rapport entre les êtres humains, les animaux, ce qu'on appelle les zoonoses,
02:36tout ça pose des questions qui sont des questions politiques sur lesquelles il faut essayer d'apporter des réponses.
02:39Pour le reste, il y a des personnes qui sont contaminées aujourd'hui par cette maladie.
02:43Il faut bien qu'ils débarquent quelque part.
02:44Et je pense que tout est fait pour qu'ils puissent débarquer dans un endroit où il n'y a
02:47pas de risque de transmission sur le reste de la population.
02:50Enfin, en tout cas, je l'espère.
02:51Mais pour reprendre votre formule, prendre un peu de hauteur sur les événements, est-ce qu'il y a des
02:53leçons aussi à retenir de l'épisode Covid ?
02:55C'est-à-dire, si on pense à cela, on voit la suspension généralisée des libertés à ce moment, la
03:00tentation d'encadrer, de normer la vie sociale intégralement.
03:02Est-ce qu'il y a des leçons à retenir pour ne pas verser dans une forme de panique nouvelle
03:05?
03:05Encore une fois, je pense quand même, pour ne pas tomber dans une forme de panique nouvelle, il faut peut
03:11-être être prudent sur les comparaisons qu'on fait.
03:13Nous le sommes.
03:14Oui, bien sûr, mais par rapport à votre question, on ne parle pas là, aujourd'hui, d'un virus qui
03:20peut ou qui se transmet très facilement sur l'ensemble de la population.
03:24Donc déjà, soyons vigilants là-dessus.
03:28Après, si on revient sur la manière avec laquelle le Covid a été géré, évidemment, je partage l'idée qu
03:37'il y a eu une forme de suspension des libertés individuelles.
03:40Il y a eu des excès ?
03:41Je pense qu'il y a eu des excès, oui, bien sûr. Je pense qu'il y a eu des
03:45excès, peut-être par manque de préparation aussi, parce que nos sociétés, elles ont été très largement affaiblies pour pouvoir
03:52faire face à ce type de situation.
03:55Et donc, on s'est retrouvés un peu pris par l'urgence dans des décisions qui étaient des décisions qui,
04:00évidemment, ont mis quand même...
04:01D'abord, ont suspendu l'ensemble de notre activité et, en plus, se sont retrouvés avec des positions qui allaient
04:06à l'encontre des libertés individuelles.
04:08Moi, je forme le vœu qu'on soit mieux préparés pour faire face, si on doit y arriver, à de
04:13nouvelles pandémies.
04:14Il y en a un qui est préparé, c'est Jean-Luc Mélenchon, il s'est déclaré candidat à la
04:17présidentielle. Est-ce le meilleur choix ou est-ce le seul choix pour LFI ?
04:21Non, c'est le meilleur choix. On a eu une discussion collective entre différents choix qui s'offraient à nous,
04:27avec un certain nombre de personnes qui étaient tout amées.
04:30On peut savoir qui ?
04:30Il y en a plusieurs, des noms.
04:33Par exemple, vous ?
04:34La présidente de notre groupe parlementaire, Mathilde Panot, la coprésidente de l'Institut de la Boétie Clément-Sguété, moi-même,
04:40je suis coordinateur du mouvement.
04:41Vous y avez pensé ? Vous vous êtes projeté à l'Élysée un instant ?
04:44Non, mais moi, je sais que peut-être c'est difficile à comprendre pour les observatrices et les observateurs, etc.
04:49Mais nous, en fait, on ne se pose pas la question de notre rapport à l'élection présidentielle sous la
04:53forme d'une forme d'ambition personnelle.
04:55On se pose la question de savoir...
04:56Il faut vouloir, quand même.
04:57Oui, bien sûr, mais on se pose la question parce qu'on partage tous un même programme, un même projet
05:02pour la société.
05:02Et on se pose la question de quel est le dispositif le plus efficace pour essayer d'amener nos idées
05:06au pouvoir.
05:07Et on a considéré collectivement que la candidature de Jean-Luc Mélenchon était la meilleure solution.
05:13Mais évidemment, Jean-Luc Mélenchon est entouré d'une équipe, et j'en fais partie, qui est une équipe aussi
05:17susceptible de gouverner ce pays demain.
05:18En 2022, au soir du premier tour, Jean-Luc Mélenchon dit « faites mieux, prenez le relais ».
05:24Manifestement, vous êtes le coordinateur de la France insommite, c'est vous qui auriez dû prendre le relais.
05:28Ben regardez !
05:29Pourquoi ça ne s'est pas fait ?
05:30Il n'a pas fait mieux, vous n'avez pas fait mieux ?
05:31Ah ben si, on a fait mieux précisément.
05:33J'allais vous dire, regardez, il faut regarder les choses un petit peu précisément.
05:37Depuis 2022, il y a eu des élections législatives.
05:39Et vous êtes plus nombreux à l'Assemblée.
05:40On est plus nombreux à l'Assemblée nationale.
05:41Il y a eu des élections européennes.
05:43On est plus nombreux au Parlement européen.
05:44Il y a eu des élections municipales.
05:46On a plus de maires, plus de conseillers municipaux.
05:50Donc vous avez fait mieux.
05:51Ça ne suffit pas à Jean-Luc Mélenchon.
05:53Mais ce n'est pas que ça ne suffit pas à Jean-Luc Mélenchon.
05:54C'est qu'on se pose la question à un moment, dans le contexte politique que l'on connaît, national
05:58et international,
06:00de quelle est la personne qui nous paraît avoir le plus de qualité pour pouvoir gouverner ce pays demain.
06:04Et au vu notamment de la situation internationale telle qu'elle est,
06:08je crois que notamment l'expérience de Jean-Luc Mélenchon sur ces sujets, sa profondeur politique,
06:11fait qu'aujourd'hui c'est le ministre.
06:13C'est la quatrième candidature.
06:14Mais pas seulement.
06:14Attendez.
06:16Il y a quatre fois que les Français lui ont déjà dit non.
06:18On va y venir.
06:19Pourquoi la quatrième fois il lui dirait oui ?
06:21On va y venir.
06:22Pourquoi ?
06:22Mais je vous promets, j'y viens.
06:24Mais je voulais juste vous dire...
06:25Arrête d'être un Français comme ça, c'était pas...
06:26Il va vous répondre, Manuel.
06:28Non seulement Jean-Luc Mélenchon me paraît être le candidat à l'intérieur de la France insoumise
06:33le mieux placé pour gouverner le pays demain,
06:35mais ça me paraît être aussi la personnalité politique,
06:37parmi toutes les personnalités politiques de ce pays, la mieux préparée.
06:41Parce que ?
06:41Parce que cette expérience sur les questions internationales,
06:44il en a encore fait la démonstration cette semaine,
06:47parce que son expérience, parce que sa profondeur politique,
06:50me paraît être ce dont on a besoin aujourd'hui pour faire face à une situation...
06:54Mais posons les choses autrement.
06:55... des temps qui sont des temps très troublés.
06:56Attendez, on va prendre les questions une par une.
06:58Ensuite, il y a la question de sa quatrième candidature.
07:01C'est vrai, vous avez raison, Jean-Luc Mélenchon a déjà été candidat à trois fois.
07:04Mais il ne vous aura pas échappé que la première fois, il a fait 11%.
07:06La deuxième fois, il a fait 19%.
07:08Et la troisième fois, il a fait 22%.
07:10Donc pour l'instant, à chaque candidature, il a progressé dans son score.
07:14Et je sais que par exemple, le président aujourd'hui du Brésil, Lula,
07:17a été élu président à sa quatrième candidature.
07:20Donc vous voyez, dans la vie, il ne faut pas lâcher...
07:22C'est la ténacité qui a égalé les liens entre Jean-Luc Mélenchon.
07:25Que Jean-Luc Mélenchon ait décidé collectivement d'être candidat à la présidence de la République...
07:29Non, ce n'est pas il a décidé collectivement.
07:30Pourquoi vous caricaturez comme ça ?
07:32C'est une moquerie, Jean-Luc.
07:33On n'a pas à le croire, mais...
07:35Je vous dis pourquoi, parce que personne n'est surpris, honnêtement.
07:38Dès 2022, tout le monde comprenait qu'il trouverait le moyen d'y être le haut.
07:40Ce n'est pas une condamnation.
07:41Mais le fait est qu'il n'y a pas chez lui quelque chose comme une forme de culte de
07:45personnalité.
07:46Non, mais c'est parce que vous, vous êtes matricé par une vision de l'élection présidentielle
07:49qui consistera à croire que les gens rêvent d'être demain candidats à l'élection présidentielle.
07:53Et vous pensez qu'il n'y a pas son cas ?
07:54Mais non, ce n'est pas comme ça que nous, on fonctionne.
07:56Vous, j'en seriez, lui, probablement.
07:57Non, nous, collectivement, on ne fonctionne pas comme ça.
07:59Et Jean-Luc Mélenchon, non plus.
08:00D'ailleurs, cette discussion et ce débat, on l'a eu.
08:02Pour le reste, vous dites, il s'est décidé tout seul.
08:04Enfin, excusez-moi.
08:05Mais Jean-Luc Mélenchon, il y a d'abord eu une procédure qui a été votée à la France Insoumise
08:09par plus de 96% des Insoumis qui ont voté cette procédure.
08:13Et ensuite, il y a eu une réunion de ce qu'on a appelé notre intergroupe.
08:15C'est une centaine de personnes, des députés, des eurodéputés, des maires
08:18qui, collectivement, ont eu ce débat et cette discussion.
08:20Et on dit, nous, on considère que c'est Jean-Luc Mélenchon la meilleure candidature.
08:24Et ce n'est pas terminé.
08:24Une fois que Jean-Luc Mélenchon a présenté sa candidature,
08:27il a dit, je serai candidat si je réunis 150 000 parrainages de citoyens.
08:31En 24 heures, il a eu les 150 000.
08:33Aujourd'hui, on est prêt à 250 000.
08:34Et donc, j'en profite.
08:35D'ailleurs, si vous voulez apporter votre parrainage à la candidature de Jean-Luc Mélenchon,
08:38allez sur le site www.melenchon2027.fr
08:40Et vous pouvez, je le comprends.
08:41Qu'est-ce que vous répondez aux 70% des Français qui, ce matin, dans un sondage,
08:45je pense que Jean-Luc Mélenchon est un handicap pour faire gagner la gauche ?
08:48Je ne crois pas que ce sondage dise quoi que ce soit de juste.
08:51Et j'ai regardé avec amusement, puisque c'est un sondage qui a été publié par l'Institut Ipsos,
08:56j'ai regardé avec amusement ce que disait l'Institut Ipsos
08:59à quelques mois de l'élection présidentielle de 2022.
09:01À quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle de 2022,
09:05l'Institut Ipsos disait que Jean-Luc Mélenchon allait faire 8,5%,
09:09que Valérie Pécresse allait faire 14%.
09:11J'ai besoin de vous rappeler peut-être que le soir du premier tour de l'élection présidentielle...
09:15Jean-Luc Mélenchon n'a pas fait 8, il a fait 22.
09:17Et Valérie Pécresse n'a pas fait 14, il a fait 4.
09:19Il ne se trompe pas toujours.
09:20Il se trompe parfois, mais il ne se trompe pas toujours.
09:22En l'occurrence, l'Institut Ipsos, dans l'élection présidentielle de 2022,
09:25s'est lamentablement planté.
09:27Donc, il continue à nous donner des solutions, des leçons aujourd'hui,
09:30sur qui serait le bon candidat.
09:31Oh, il n'y a pas que Ipsos, il y en a d'autres.
09:33Les sondeurs sont la seule profession en France
09:36qui peut se tromper au moins une fois sur deux
09:38et à qui on continue à faire conscience.
09:40Vous n'iez le fait que parmi beaucoup de Français,
09:44Jean-Luc Mélenchon provoque du rejet, de la crispation.
09:47C'est l'homme politique le moins populaire aujourd'hui en France.
09:51Alors ça, par exemple, vous voyez, là, par exemple...
09:53Je parle de popularité, pas l'intention de retourner d'accord.
09:55Oui, mais prenez-moi la popularité.
09:56Ce que vous dites est absolument faux.
09:57Pardonnez-moi de vous le dire, parce que je sais que tout le monde répète ça.
09:59Jean-Luc Mélenchon est le moins apprécié.
10:01Je renvoie à tout le monde sur une publication que j'ai faite
10:03sur mon compte Twitter cette semaine,
10:05dans laquelle j'ai fait la démonstration sur toutes les codes de popularité,
10:08que c'est faux de dire que Jean-Luc Mélenchon
10:09est celui qui reçoit le plus d'avis négatifs.
10:11On ira regarder.
10:12Vous pourrez aller le vérifier.
10:13Ceci étant dit, si vous me posez la question de savoir
10:15si tout le monde en France aime Jean-Luc Mélenchon,
10:18non, vous avez raison.
10:19Ah, ça c'est vrai, mais c'est le principe de la démocratie.
10:22Dans la démocratie, il y a des idées différentes,
10:25des candidatures différentes qui se confrontent.
10:27Et l'objectif, c'est de réunir une majorité.
10:29Et nous, on travaille à essayer de réunir cette majorité,
10:31pas seulement pour Jean-Luc Mélenchon,
10:32mais pour le programme qu'il porte,
10:34parce qu'on considère que ce programme est celui
10:36qui est le plus susceptible de refonder le pays,
10:39de refonder la France,
10:39qui a été largement détruite ces dernières années
10:42par les gouvernements successifs.
10:43Et on va parler dans la suite de cette émission.
10:44Manuel Bompard est l'invité du Grand Rendez-vous.
10:46Restez bien avec nous sur Europe 1 et sur CNews.
10:51Du Grand Rendez-vous sur Europe 1 et sur CNews
10:53avec le coordinateur de la France Insoumise, Manuel Bompard.
10:56On parlait de la présidentielle.
10:57Vous savez que l'usage fait qu'une fois
10:59que vous êtes élu président de la République,
11:01c'est l'ensemble des élus de France,
11:03et tout particulièrement les maires,
11:04qui accrochent le portrait du président de la République
11:06dans leur bureau.
11:07Pourquoi est-ce que M. Bagayoko ne veut pas ?
11:09Ce n'est pas qu'il ne veut pas,
11:11c'est qu'il a dit les choses...
11:12Il a dit, moi, je respecte un usage.
11:14Si l'autre usage est respecté,
11:17et l'autre usage, c'est notamment que l'État
11:20abonde au financement des collectivités locales
11:23et des collectivités territoriales.
11:24Et ça fait depuis des années et des années
11:26que la ville de Saint-Denis
11:27et le département de la Seine-Saint-Denis,
11:29de manière plus générale,
11:31sont d'un certain point de vue oubliés,
11:33abandonnés par l'État.
11:35C'est une forme de chantage ?
11:37C'est une forme d'expression d'une colère
11:40vis-à-vis de la manière avec laquelle
11:42les gouvernements successifs
11:44ont traité nos villes populaires en particulier.
11:47Et donc, c'est un usage.
11:48Mais ça pourrait marcher dans d'autres pays aussi.
11:50Mais il y a d'autres villes...
11:52Vous pensez que ça va créer un précédent ?
11:53Non, mais il y a d'autres villes, vous savez,
11:55qui ont retiré le portrait du Président de la République.
11:57Et Balibagayoko a répondu
11:58qu'il remettrait avec plaisir
12:00le portrait du Président de la République
12:01si le gouvernement, enfin...
12:03Donc, ce n'est pas personnel contre...
12:05Absolument pas.
12:06Après, on a beaucoup de choses de personnel
12:08à dire sur le Président de la République.
12:09Mais ce n'est pas le sujet.
12:10Le sujet, en l'occurrence...
12:11Ça peut l'être aujourd'hui
12:12si vous voulez dire des choses
12:13à propos du Président de la République.
12:15Ah non, mais moi, je combats sa politique.
12:16Ce n'est pas sa personne.
12:17Moi, je n'ai jamais combattu les personnes des gens.
12:20J'ai toujours combattu les politiques.
12:22Oui, mais précisément, sa fonction,
12:24elle lui donne aussi des devoirs.
12:26Et notamment, parmi ces devoirs,
12:27il y a le fait que nos villes,
12:29nos villes populaires en particulier,
12:31elles ne peuvent pas être abandonnées
12:32comme elles le sont des années et des années
12:34par le gouvernement.
12:35Les transferts financiers,
12:36les transferts de fonds ne sont pas mineurs.
12:37Ah ben, si vous voulez regarder
12:39comment on boucle aujourd'hui
12:40un budget d'une collectivité locale
12:42après des budgets qui, année après année,
12:45coupent dans les dotations publiques.
12:46Donc, ça, au fil du temps, pour vous, finalement,
12:48il n'y a pas assez d'argent
12:49qui est transféré à une ville
12:50comme Seine-Ni aujourd'hui ?
12:51Ah, je pense qu'il n'y a pas...
12:52De manière générale,
12:54on a coupé dans les financements par l'État.
12:56C'est quand même une ville qui a été beaucoup aidée
12:57au moment des Jeux Olympiques.
12:58Il y a eu beaucoup de choses de fait.
12:59Attendez, là, on parle d'une discussion
13:01plus générale qui est de savoir...
13:02Oui, mais moi, je vous parle de ce qui a été fait
13:04il y a deux ans et beaucoup de choses
13:05ont été faites pour Saint-Denis
13:07et la Seine-Saint-Denis
13:08au moment des GDJO.
13:09Ce que je vous propose,
13:10après, un, c'est d'inviter Bali Bagayoko
13:11pour parler avec lui de la situation à Saint-Denis,
13:14mais pour la connaître moins que lui,
13:15sans doute, un petit peu,
13:16je ne pense pas qu'on puisse dire
13:18que la ville de Saint-Denis
13:19n'est pas confrontée aujourd'hui
13:20à de lourdes difficultés
13:21et que la solidarité nationale
13:23ne devrait pas s'exprimer davantage
13:25envers des villes qui font partie
13:26des villes les plus populaires du pays.
13:28D'ailleurs, il y a une caractéristique,
13:29vous savez, aux élections municipales,
13:30c'est que les villes que la France Insoumise
13:33a gagnées aux élections municipales
13:35font toute partie des 50 communes
13:37les plus pauvres de France,
13:38qui sont bien souvent des territoires
13:39qui sont des territoires
13:40qui ont été des territoires
13:41malheureusement trop abandonnés
13:43par les politiques publiques.
13:44Et donc, l'Iba Gaioco, par exemple,
13:46M. David Guiraud,
13:46c'est augmenter son indemnité de maire ?
13:49Non, pas du tout.
13:50Après, si vous voulez, on y reviendra.
13:51Vous parlez d'argent, je vous parle d'argent.
13:53Oui, mais on peut parler d'argent,
13:54si vous voulez,
13:54mais ce n'est pas vrai ce que vous dites
13:56parce qu'en comparaison
13:57avec l'indemnité que touchait le maire précédent
13:59qui cumulait son indemnité de maire
14:00et son indemnité à l'agglomération,
14:03David Guiraud gagne moins d'argent.
14:04Donc précisément, il a fait, au contraire,
14:05fait faire des économies.
14:07Mais en l'occurrence,
14:08oui, nos villes,
14:09les villes que nous dirigeons
14:10sont des villes qui ont fait partie
14:11des plus pauvres.
14:11Et je pense, puisque c'est la question
14:13que vous me posez,
14:14que l'action de Bali Bagaioco
14:16a une dimension symbolique
14:17visant à protester
14:18contre l'abandon des villes populaires
14:19par les politiques publiques.
14:20Donc, c'est une forme de protestation.
14:21Alors, sous le signe de la protestation
14:22et d'un annonce, peut-être une autre,
14:24M. Bagaioco dit
14:24si jamais le RN l'emporte à la présence.
14:26Vous avez un problème avec Bali Bagaioco,
14:27on dirait.
14:28Non, non, non.
14:29Je vous pose une question
14:29sur une figure importante.
14:31Allez-y, allez-y.
14:31Moi, je mentionne
14:33une figure politique importante
14:34aujourd'hui qui fait une déclaration.
14:35Où est le problème ?
14:37Allez-y, posez votre question.
14:38Je vous répondrai.
14:39D'accord, vous semblez avoir un problème
14:40qu'on nomme un de vos élus
14:41qui est important.
14:42Non, non, pas du tout.
14:43Je remarque une forme d'acharnement
14:45qui ne s'abat bizarrement pas
14:46sur les autres élus.
14:47Je peux juste remarquer.
14:48Mais allez-y.
14:49On verra s'il y a acharnement.
14:51Prouvez-moi un autre élu
14:52qui, dans les circonstances,
14:53si jamais, oui,
14:54Mme Panot, si vous avez raison,
14:55si jamais le RN l'emportait
14:57demain à la présidentielle,
14:58il plaiderait pour une insurrection populaire
15:00sous le signe de la Basté,
15:02dit-il, donc avait une référence à la violence.
15:03Il y a des Gilets jaunes aussi,
15:04vous l'avez oublié.
15:04Mais la Basté aussi,
15:05c'est une dimension à la violence.
15:06Il y a des Gilets jaunes aussi.
15:07Donc, pour vous,
15:07une élection présidentielle
15:09emportée par un parti,
15:09on peut en appeler
15:10l'insurrection populaire
15:11une dimension violente ?
15:12Je ne sais pas.
15:14M. Bocoté, j'espère que si,
15:17par malheur,
15:17le RN devait remporter
15:20l'élection présidentielle,
15:21il y aura des mobilisations populaires
15:23puissantes dans ce pays.
15:24Je le laisse faire.
15:25On peut supposer que la majorité populaire
15:28aurait voté pour lui.
15:28Je l'espère.
15:30Parce que quand je vois,
15:31par exemple,
15:31ce que font les maires élus
15:33il y a quelques semaines
15:34du Rassemblement national
15:36dans des mairies
15:36qui, à Liévin, par exemple,
15:39mettent en place
15:39des politiques discriminatoires
15:41et illégales
15:42dans l'accès au logement
15:43à Carcassonne,
15:44s'attaquent aux organisations syndicales,
15:46je vous dis,
15:47heureusement,
15:48je souhaite que face
15:49à ce type de politique,
15:50il y ait une mobilisation populaire
15:52et ça m'inquiète beaucoup
15:55sur votre conception
15:56de la démocratie.
15:57Si vous considérez
15:58que parce que quelqu'un
15:59a gagné une élection,
16:00on n'a plus le droit
16:01de se mobiliser
16:02et de protéger.
16:03Non, non, non, non,
16:03c'est contre ça.
16:04Attendez,
16:04il y a de se mobiliser,
16:05c'est un homme rigoureux.
16:07Insurrection populaire
16:07avec une référence à la violente.
16:09Imaginez quelqu'un
16:10qui dise de...
16:10Non, non, il n'y a pas de référence
16:10à la violente.
16:11La Bastille, si.
16:12Mais attendez...
16:13Imaginez que M. Mélenchon
16:14arrive à la présidence de la République.
16:16Ce n'est pas inimaginable.
16:16Vous êtes contre la Bastille
16:17et la prise de la Bastille.
16:18On la célèbre chaque année.
16:19Je ne sais pas si vous êtes au courant.
16:21Ça s'appelle le 14 juillet.
16:22Imaginez que les gens disent
16:24si jamais M. Mélenchon
16:25arrive à la présidence de la République
16:26ou vous, qu'en sais-je,
16:27eh bien, une insurrection populaire
16:28serait légitime.
16:29Vous en pensez-vous quoi ?
16:30Mais je pense que...
16:31Ce que je pense,
16:31c'est que si Jean-Luc Mélenchon,
16:32ce que je souhaite,
16:33remporte la prochaine élection présidentielle,
16:35il y aura aussi, sans doute,
16:36des secteurs de la société
16:37qui se mobiliseront.
16:38C'est la démocratie.
16:39Mais vous ne souhaitez pas la violence.
16:40Mais ce n'est pas la violence,
16:41la mobilisation.
16:42Mais c'est précisément...
16:45Ça peut être compris
16:46comme le nom résultat.
16:47Vous l'avez compris comme ça.
16:48Non, je pense que vous ne l'avez pas compris comme ça.
16:49Vous faites semblant
16:50de l'avoir compris comme ça
16:51pour essayer de nous en prendre
16:52à Bali-Bagayoko.
16:54Madame Pagno a dit la même chose,
16:55si je peux me permettre.
16:56Madame Pagno...
16:57Voilà, monsieur Bocoté.
16:59Deux figures importantes de votre parti.
17:00Allez, peut-être...
17:01Bali-Bagayoko a fait peut-être
17:03une maladresse
17:03et qu'il a envisagé
17:04la possibilité de la victoire
17:05du Rassemblement national.
17:06Je pense qu'il aurait mieux fait
17:07de ne pas le faire
17:07parce qu'on va battre
17:08le Rassemblement national
17:09dans cette élection
17:10et il ne gagne pas.
17:10Je vous laisse le travail de devin.
17:11Mais si par malheur,
17:12le Rassemblement national
17:13devait l'emporter,
17:14je vous le redis,
17:15je n'ai pas de problème.
17:16Je souhaite absolument
17:17qu'il y ait des mobilisations populaires.
17:18Violentes ou pas violentes ?
17:19Mais absolument pas violentes.
17:20Eh ben voilà.
17:21C'est la question qu'on vous pose depuis 10 minutes.
17:23Vous croyez que les repolémiques,
17:23c'est votre part de la question ?
17:24Si vous m'auriez posé la question
17:25plutôt que d'essayer de faire croire
17:26que Bali-Bagayoko avait appelé à ça,
17:29vous m'auriez posé la question.
17:30Mais c'est pas bien de faire semblant
17:31que ce qui a été dit.
17:32C'est vous qui faites semblant.
17:34Mais la référence à la Bastille,
17:35mais vous êtes incroyable.
17:36Chaque année, dans ce pays,
17:37on fête le 14 juillet.
17:40Et vous êtes pour...
17:41Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
17:43Il y a des faits.
17:43Il y a des faits.
17:44Vous savez, dans la Déclaration
17:45des droits de l'homme et du citoyen
17:46de 1793,
17:48il y avait cette phrase
17:49quand le gouvernement
17:50viole les droits humains,
17:52l'insurrection est le premier
17:53des devoirs pour le peuple.
17:55On y revient l'insurrection.
17:56Vous voyez ?
17:56Ben oui, mais ça veut dire
17:57la mobilisation populaire.
17:59Évidemment, nous sommes démocrates.
18:01Nous sommes pour la révolution citoyenne.
18:03Nous sommes la prise du pouvoir
18:04par les urnes
18:05en gagnant les élections
18:06et ensuite,
18:07il y a des mobilisations populaires
18:08et je souhaite
18:09qu'il y ait des mobilisations populaires.
18:10Mais comme...
18:11Pardon, c'est pour ça
18:12que je vous disais
18:12que vous aviez un problème
18:13avec Bali Baguioco
18:14parce qu'on n'a pas un problème
18:14avec Bali Baguioco
18:15et on sera allé
18:18pour essayer de leur faire croire
18:19autre chose
18:20que ce qu'il dit vraiment.
18:21Non, non, non, non.
18:22C'est une autre question
18:22à propos de Jean-Luc.
18:24Je me trouve un peu ridicule.
18:25Bon, vous permettez ?
18:26J'ai une autre question
18:27à propos de Jean-Luc Mélenchon.
18:28Il ne devrait pas être interdit
18:29d'être honnête.
18:29Il refuse de débattre
18:35Est-ce qu'il refuse ?
18:36Est-ce qu'il ne refuse pas ?
18:37Est-ce qu'on peut organiser
18:38d'ailleurs ici ?
18:39Mais que M. Bardella
18:39soit candidat.
18:40Jean-Luc Mélenchon
18:41débattra avec M. Bardella
18:42pour l'instant dans les élections.
18:43Vous savez très bien
18:44que ça dépend d'une échéance.
18:46Alors, attendons de savoir
18:47cette échéance.
18:49Et après, il est prêt à débattre.
18:50Mais non, évidemment.
18:52Jusque-là, pardon,
18:53mais c'est plutôt l'inverse
18:53qui s'est produit.
18:54Je ne sais pas
18:55si vous êtes au courant
18:56mais moi, par exemple,
18:57vous pouvez en être témoin
18:58auprès de toutes les chaînes.
18:59Depuis plusieurs années,
19:01je dis, M. Bardella,
19:02venez débattre.
19:03Venez débattre.
19:04Il refuse de débattre
19:05aux dernières élections législatives
19:08et avant aux dernières élections européennes.
19:12Il a refusé de participer
19:13à un certain nombre de débats.
19:15Il a débattu avec Gabriel Attal.
19:17J'ai le souvenir de ce moment.
19:18Aux élections européennes,
19:19juste avec M. Attal.
19:20Mais avec nous,
19:21il n'a pas voulu débattre.
19:22Donc ne dites pas
19:22qu'on n'en voudrait pas
19:23débattre avec Jordan Bardella.
19:25Moi, ça serait au contraire
19:26un grand plaisir
19:27de débattre avec M. Bardella
19:28parce que je pense
19:29qu'en quelques secondes,
19:30je pense que sa faiblesse
19:33apparaîtrait aux yeux
19:34du pauvre monde.
19:34Son inconsistance
19:36et son incompétence,
19:37ce serait un bonheur
19:38de pouvoir la démontrer
19:39à tout le monde.
19:39On va organiser ça.
19:40Je le disais en introduction,
19:41Jean-Luc Mélenchon
19:42s'est positionné
19:42comme celui qui veut mettre
19:43un terme à la crise sociale,
19:46notamment redonnant
19:46du pouvoir d'achat aux Français.
19:48Un autre sondage,
19:49pardonnez-moi,
19:50qui a 48 heures,
19:52qui dit que les responsables
19:53du RN recueillent
19:53le plus haut niveau
19:54de confiance des Français
19:55pour gérer,
19:56c'est pas Ipsos,
19:57c'est qui alors ?
19:58C'est Elab.
19:59Vous voulez comprendre ?
19:59Le pouvoir d'achat,
20:00Jordan Bardella,
20:01laissez-moi terminer la question,
20:03Jordan Bardella, 38%,
20:05Marine Le Pen, 35%,
20:06après, il y a toute une série
20:08de candidats,
20:09Edouard Philippe,
20:09Gabriel Attal,
20:10Bruno Rétois,
20:10ça descend, ça descend
20:11et Jean-Luc Mélenchon
20:12ne récolte que 18%.
20:14Comment est-ce que
20:14vous expliquez ça ?
20:16Je ne l'explique pas
20:16parce que je n'y crois pas,
20:17mais je vais plutôt
20:19vous parler de ce que nous,
20:20nous proposons
20:20pour faire face
20:21à cette situation
20:22et vous verrez,
20:24j'en suis convaincu
20:24que les gens qui nous écoutent
20:25seront convaincus.
20:27D'abord,
20:28cette situation,
20:29elle est due
20:30à une situation internationale.
20:32Bon,
20:32et aujourd'hui,
20:32on paye les conséquences
20:34d'une crise internationale
20:35dont les Françaises
20:36Le fait que le RN soit devant
20:37pour régler les pouvoirs…
20:38On parle de l'augmentation
20:39des prix du carburant,
20:40on parle du sujet là.
20:42Le sujet,
20:45c'est qu'aujourd'hui,
20:47vous avez des milliers,
20:48des centaines de milliers
20:49de personnes dans ce pays
20:50qui n'en peuvent plus,
20:51qui se serrent la ceinture
20:53tous les jours
20:53et qui voient
20:54le prix du carburant
20:56bondir,
20:57exploser
20:57en raison d'une situation
20:58internationale
20:59dont ils ne sont pas responsables.
21:01Et face à cette situation,
21:02vous avez un gouvernement
21:03qui ne fait quasiment rien.
21:05Quelques petites aides ciblées
21:07qui honnêtement
21:07ne servent à rien.
21:08Et dont l'essentiel du pays
21:10ne voit pas la couleur.
21:11C'est ça la situation
21:12dans laquelle on est aujourd'hui.
21:13Et à l'autre bout de la chaîne,
21:15vous avez des grands groupes
21:16pétroliers
21:17qui, eux,
21:18s'en mettent plein les poches.
21:19Total qui a augmenté
21:19son bénéfice
21:20sur le premier trimestre
21:21de l'année de 50.
21:22Et qui plafonne le carburant.
21:23Et qui plafonne le carburant.
21:24Vous voyez,
21:24il plafonne tellement le carburant
21:26qu'il continue à gagner
21:27de l'argent
21:28puisqu'il a augmenté son bénéfice.
21:30Absolument pas.
21:30C'est absolument pas assez.
21:32Et d'ailleurs,
21:32c'est la raison pour laquelle
21:32il ne faut pas laisser Total
21:34prendre tout seul
21:35une mesure de plafonnement.
21:36Mais il faut que le gouvernement
21:38prenne un décret
21:39qui permet de bloquer
21:41les prix du carburant.
21:42Ou encore en baissant
21:43les taxes sur la France.
21:44Attendez,
21:45parce que là,
21:45on ouvre une brèche importante.
21:46Je vais laisser passer la pub
21:47et reprendre la pluie.
21:49Parce que la pluie,
21:49on n'aura pas le temps
21:50de s'expliquer.
21:51Voilà.
21:51A tout de suite.
21:55Suite du grand rendez-vous
21:56Europe 1 CNews
21:57Les Échos avec Manuel Bompard.
21:59On parlait du pouvoir d'achat,
22:00de la crise du carburant,
22:02de l'efficacité ou pas,
22:04vous disiez,
22:05du gouvernement.
22:06Et on en était
22:07au chapitre de Total,
22:08effectivement.
22:10La France Insoumise
22:11s'est illustrée
22:12en dénonçant
22:12les super profits de Total
22:13plus 51%
22:14au premier trimestre
22:15réalisés hors de France
22:16et redistribués en partie
22:18à la pompe
22:18avec ce plafonnement du prix
22:20à 1,99€
22:21pour l'essence
22:23et 2,25€
22:24pour les gasoiles.
22:25Mais vous n'êtes pas
22:25avocat de Total ?
22:26Je ne suis pas avocat de Total.
22:27Mais pourquoi vous présentez
22:28les choses de cette manière ?
22:29Pourquoi est-ce que je présente ?
22:30Qu'est-ce que j'ai fait ?
22:31Qu'est-ce qui ne va pas
22:32dans ma présentation ?
22:33Vous avez dit
22:33une augmentation des profits
22:35réalisés pour la plupart
22:36hors de France
22:37et redistribués à la pompe
22:38par du blocage ?
22:39Non, c'est absolument faux.
22:40Les profits ont été réalisés
22:41partout.
22:41Certains en France.
22:42Ils vendent à perte en France.
22:44Et je ne suis pas
22:45l'avocat de Total.
22:45Ce n'est pas vrai.
22:46C'est factuel,
22:47M. Bonfard.
22:48C'est complètement faux.
22:49Les activités de raffinage
22:51de Total en France
22:52ont généré du bénéfice.
22:54Donc, ne dites pas
22:55pas de la vente.
22:56Pas la vente du carburant.
22:57C'est une partie infime
22:58du bénéfice de Total,
22:59M. Bonfard.
23:00Le raffinage,
23:01c'est plusieurs centaines
23:02de millions d'euros.
23:03Mais ce n'est rien
23:03par rapport au chiffre d'affaires
23:04et au profit de Total.
23:05Vous dites des choses.
23:06Pardon.
23:07Deuxièmement, monsieur.
23:08Quand vous êtes un groupe
23:09intégré comme Total,
23:11si vous vendez votre...
23:13Oui, mais qu'il y ait
23:14un groupe intégré,
23:15c'est-à-dire qui gère
23:15l'extraction,
23:17le transport,
23:18le raffinage
23:19et ensuite la distribution.
23:21Le problème,
23:21ce n'est pas de savoir
23:22si au moment où vous distribuez,
23:23vous faites des profits ou pas.
23:24Le fait, c'est de savoir
23:25est-ce que sur toute la chaîne
23:26vous faites des profits ou pas ?
23:27Parce que sinon,
23:28et tout le monde le sait,
23:28ça a été largement documenté,
23:30Total a des pratiques
23:31qui s'appellent
23:31des pratiques de prix de transfert,
23:33c'est-à-dire vous vendez
23:33le carburant
23:34à la filiale française
23:35un peu plus chère,
23:36de telle sorte
23:36à ce que les bénéfices
23:37ne soient pas largement
23:38déclarés en France
23:39mais qu'ils soient plutôt
23:40déclarés en Suisse
23:41ou dans des paradis fiscaux,
23:42de telle sorte
23:43que dans cette situation,
23:44Total,
23:44depuis 10 ans,
23:45en France,
23:46ne déclare quasiment
23:47et ne paye aucun impôt
23:48sur les sociétés
23:48alors qu'ils font
23:49des profits gigantesques.
23:5019 milliards d'impôts.
23:56Attendez,
23:56je vous parle
23:56de l'impôt
23:57sur les sociétés là,
23:58vous vous agglomérez tout
23:59donc d'abord
24:00ce n'est pas la même chose
24:01dont on est en train
24:02de parler.
24:02Maintenant si vous me dites
24:03que vous préférez
24:04Total qui a une cotation
24:05à la fois à Paris
24:06et à New York,
24:06est-ce que vous préférez
24:07que Total s'en aille
24:09et que ce ne soit plus
24:10un fleuron français ?
24:10Non,
24:11moi ce que je préfère
24:12monsieur,
24:12parce que vous essayez
24:13de m'installer
24:13dans une position
24:14vis-à-vis de Total.
24:15Vous voulez parler Total ?
24:16Non,
24:16je ne vous parle pas
24:17de Total,
24:17je vous parle des prix
24:18des carburants
24:18pour les gens
24:19qui n'arrivent plus
24:20à se déplacer
24:22partout dans les zones rurales
24:23en particulier
24:23où il n'y a pas
24:24de transport en commun,
24:25les gens ne sortent plus
24:26et de l'autre côté
24:27vous avez des groupes
24:27qui s'en mettent plein
24:28à l'épaule.
24:29Je vous dis une chose
24:32précisément
24:32donc si vous les interrogez
24:33vous savez que cette situation
24:34elle est intenable
24:35et je vous dis
24:36comment vous pouvez accepter
24:37que c'est moins cher
24:38mais évidemment
24:39mais je serai
24:40tout le monde le fait
24:41ce n'est pas le sujet
24:42la question c'est de savoir
24:43pourquoi Total peut faire ça
24:45et les autres distributeurs
24:46ne le font pas
24:46précisément parce que Total
24:48maîtrise l'ensemble
24:49de la chaîne
24:50donc si vous voulez
24:51faire en sorte
24:51d'avoir une position
24:52qui s'applique
24:53sur tout le monde
24:54alors c'est au gouvernement
24:55d'agir
24:56et de prendre une mesure
24:57de blocage des prix
24:58non en prenant
24:58une mesure de blocage
24:59des prix
25:00est-ce qu'il n'y aurait pas
25:01même moyen de baisser
25:02les prix en baissant les taxes
25:03on va venir sur les taxes
25:05si vous voulez
25:06un décret
25:07c'est prévu
25:08par le code du commerce
25:09un décret pour bloquer
25:10les prix
25:10ça prend une minute
25:11le gouvernement décide
25:13de le faire
25:13et les prix baissent
25:14mais aucun pays européen
25:15n'a pris de mesures
25:16de blocage des prix
25:17ils ont baissé
25:18vous connaissez vachement
25:19bien vos sujets
25:20ils ont baissé les taxes
25:21je vais vous dire
25:22quelque chose
25:22je pense à l'Espagne
25:23notamment qu'il y a
25:24un gouvernement de gauche
25:24pardon mais arrêtez
25:25de répéter des choses
25:26excusez-moi
25:26je le dis tranquillement
25:27mais arrêtez de répéter
25:28des choses qui sont fausses
25:29je vais vous donner
25:29par exemple un pays européen
25:30dans lequel il y a
25:32du blocage des prix
25:33vous le connaissez très bien
25:34la France
25:36dans les départements
25:37et territoires d'outre-mer
25:38on bloque les prix
25:39et on encadre les marges
25:40et d'ailleurs ça fait
25:41qu'en Guadeloupe
25:41et en Martinique
25:42les prix du carburant
25:44ont augmenté
25:44deux fois moins
25:45que ce qu'ils ont augmenté
25:46dans le reste du pays
25:48et d'ailleurs
25:48pendant le premier mois
25:50ils n'auront pas augmenté
25:51du tout
25:52vous pensez
25:52c'est pas parce que
25:53tout est déjà plus cher
25:54c'est parce qu'il y a
25:55des mesures qui sont
25:56décidées par le préfet
25:58chaque mois
25:58de fixer le prix du carburant
26:00et d'encadrer les marges
26:02vous connaissez ce pays
26:03la France
26:03il est en Europe
26:04vous êtes d'accord
26:04vous pensez que
26:05si demain on bloque les prix
26:07les gens vont continuer
26:08à importer du pétrole
26:09pour le distribuer
26:10oui je le pense
26:11ils ne le vendront pas à perte
26:13puisque la preuve
26:14qu'ils ne le vendront pas à perte
26:15c'est que déjà
26:16en faisant à 1,99
26:17en faisant à 1,99
26:19ils continuent
26:20à gagner de l'argent
26:21donc ils ne vendront pas
26:23à perte
26:23ils ne vendront pas
26:25leur carburant
26:25à perte
26:26mais vous plaisantez
26:27ou quoi ?
26:28je ne plaisante pas
26:29je vais vous dire
26:30pourquoi je ne plaisante pas
26:31et tout le monde va le comprendre
26:32est-ce que ça coûte
26:33un euro plus cher
26:34d'extraire un litre de pétrole
26:36aujourd'hui
26:36qu'il y a deux ans ?
26:37Est-ce que ça coûte
26:38un euro plus cher aujourd'hui ?
26:39est-ce que vous voulez
26:40non non
26:40répondez à ma question
26:41est-ce que oui ou non ?
26:43ça coûte un euro plus cher
26:44d'extraire un litre de pétrole
26:45aujourd'hui qu'il y a deux ans ?
26:46non ça ne coûte pas
26:47un euro plus cher
26:48ça coûte exactement le même prix
26:49donc si le prix du carburant
26:51a augmenté
26:51ce n'est pas parce que
26:52ça coûte plus cher
26:53de produire du pétrole
26:54c'est parce qu'au milieu
26:55il y a des marchés
26:56dans lesquels il y a des effets
26:57d'aubaine
26:57et de la spéculation
26:58mais ce sont les courtiers
26:59ah mais vous parlez de Rotterdam
27:01mais Rotterdam
27:01ce sont les courtiers
27:02mais ce ne sont pas seulement
27:02ce sont les courtiers
27:03parce qu'il n'y a plus
27:04d'exploitation du gulf
27:05qui prennent de l'argent
27:06ce n'est pas forcément
27:07les pétroliers eux-mêmes
27:08mais Total ne fait pas
27:09d'opération
27:10Total n'a pas acheté
27:11l'ensemble des stocks
27:12de pétrole
27:13avant le déclenchement
27:13de la guerre
27:14et a fait une culbute gigantesque
27:16pour ce qu'ils ont revendu
27:17après
27:17tout le monde le sait
27:24le blocage du détroit d'Ormousse
27:25qui produit des logiques
27:26de spéculation
27:27et ensuite
27:27si ça dure
27:28évidemment il va y avoir
27:29des tensions
27:29sur la population
27:30je n'ai juste que
27:30monsieur Bompard
27:31que dans votre mouvement
27:33et totalement
27:33des mécanismes spéculatifs
27:34je n'ai juste que
27:35dans votre mouvement
27:35chez LFI
27:36Clémence Guettet
27:37a envisagé de nationaliser
27:39Total
27:39on en est là
27:40oui mais d'abord
27:41on va prendre les choses
27:42par étapes si vous voulez bien
27:42la première étape
27:43c'est de bloquer les prix
27:44et ça on peut le faire tout de suite
27:45et ça ne coûte pas
27:46un euro à l'état
27:47donc vous contraignez Total
27:48à bloquer les prix
27:48pas que Total
27:49l'ensemble des producteurs
27:51distributeurs de pétrole
27:53principalement Total
27:55principalement Total
27:56en bloquant les prix
27:58vous évitez qu'ils fassent
27:59des super profits
28:00et surtout
28:01vous permettez aux gens
28:01de respirer
28:02mais justement
28:03permettez-moi d'y revenir
28:04avec cette question
28:05vous avez un réflexe
28:06c'est normal
28:07c'est assez socialisant
28:08dans le rapport à l'état
28:09mais baissez les taxes
28:10sur l'essence
28:10baissez les taxes
28:11c'est socialisant
28:13vous aimez plus l'état d'argent
28:15plus vous êtes heureux
28:15mais le fait
28:16le commun est mortel
28:18ne dites pas des choses
28:19ne faites pas des procès
28:20d'intention
28:21mon sujet c'est pas l'état
28:22mon sujet c'est les gens
28:23les gens ne s'en sortent plus
28:25vous comprenez
28:25j'espère bien
28:26la baisse des taxes
28:26et pendant que les gens
28:27ne s'en sortent plus
28:28il y a Total
28:28qui s'en met plein les poches
28:29vous comprenez
28:30que c'est inacceptable
28:30et la baisse des taxes
28:31vous avez l'impression
28:32que l'état lui
28:33s'en met plein les poches
28:34et le commun est mortel
28:34demanderait bien
28:35une baisse des taxes
28:35mais regardez
28:36je vais vous dire quelque chose
28:37si vous bloquez le prix
28:38à 1,70€
28:39c'est la proposition
28:40mais si vous baissez les taxes
28:42vous baissez le prix
28:42écoutez monsieur
28:43votre côté
28:44laissez-moi aller jusqu'au bout
28:45de ma démonstration
28:46si vous bloquez le prix
28:47à 1,70€
28:48Total va à peu près
28:50faire 40 centimes
28:51de profit en moins
28:52sur le lit du carburant
28:53et les 10 centimes restants
28:54c'est l'état
28:54puisque si vous bloquez
28:56le prix à 1,70€
28:57il y aura 10 centimes
28:57de taxes en moins
28:58par rapport au prix
28:59auquel est le carburant
29:01aujourd'hui
29:01donc en bloquant les prix
29:02vous allez faire faire
29:03un effort à Total
29:05et vous allez empêcher
29:06que l'état
29:06en quelque sorte
29:07gagne des taxes supplémentaires
29:08parce que ça
29:09ce n'est pas normal
29:09que l'état gagne
29:10des taxes supplémentaires
29:11ensuite vous me posez
29:12on peut aller plus loin
29:13en baissant les taxes
29:14de manière générale
29:15moi je vous dis
29:15pourquoi pas
29:16mais si vous baissez
29:17les taxes de manière générale
29:18sans mesure de blocage des prix
29:19sans mesure de blocage des prix
29:21vous n'avez aucune garantie
29:23qui a une répercussion
29:24sur le prix du carburant
29:25et d'ailleurs ça a été fait
29:26sur la restauration
29:27vous vous en rappelez
29:28où on a baissé la TVA
29:29sur ce sujet
29:30ça ne s'est pas traduit
29:31sur les carburants
29:32monsieur Bonpart
29:33ça a été fait en 2022
29:33et les prix ont baissé
29:34ça a coûté très cher
29:35ça a coûté 8 milliards
29:36et ça a marché
29:38mais c'était une mesure
29:39au carburant
29:40c'était le bouclier
29:41sur les carburants
29:42oui ça a marché
29:43je vous propose
29:44de faire mieux
29:45de faire un blocage
29:47des prix
29:47par le gouvernement
29:48qui le décide
29:49mais je comprends
29:50vous n'avez pas d'opposition
29:50de principe
29:51à la baisse des taxes
29:52sur le carburant
29:52à condition
29:53qu'il y ait ensuite
29:53de blocage des prix
29:54je n'ai pas d'opposition
29:54de principe
29:55à la baisse des taxes
29:56sur les produits
29:56de première nécessité
29:57à tel point
29:58que les premiers
29:58dont les carburants
30:00l'énergie
30:01qui font partie
30:01des produits
30:02de première nécessité
30:02les premiers
30:03qui l'ont proposé
30:04à l'Assemblée nationale
30:04c'est la France Insoumise
30:06et à l'époque
30:06le Rassemblement National
30:07c'était abstenu
30:08donc s'il vous plaît
30:09regardez un petit peu
30:10les votes
30:10mais ce que je vous dis
30:11aujourd'hui
30:12c'est qu'une mesure
30:12qui n'a aucune garantie
30:13qu'elle va avoir
30:14une répercussion
30:14sur le prix du carburant
30:15qui va coûter
30:1612 milliards d'euros
30:17par an à l'Etat
30:18qui va redonner
30:19de l'argent français
30:20ne va pas se tromper
30:20d'accord
30:20mais vous allez le financer
30:21comment ?
30:23L'argent des français
30:23n'appartient pas à l'Etat
30:24d'accord très bien
30:25mais quand il manque
30:26comme tu disais
30:27que j'avais un réflexe socialiste
30:28non je n'ai pas
30:28de réflexe socialiste
30:29communiste d'accord
30:30mais oui
30:31j'ai un réflexe socialiste
30:32et communiste
30:32je n'ai pas de problème
30:33si vous voulez
30:33mais ce n'est pas mon sujet
30:35mais bien sûr que j'assume
30:36mais ce n'est pas mon problème
30:37mon problème
30:37c'est de savoir
30:39si vous enlevez 12 milliards
30:40dans les recettes
30:41vous pouvez en prendre
30:42les mots que vous voulez
30:42c'est-à-dire les recettes
30:43de l'argent pris au français
30:44pour l'appareil bureaucratique
30:45ce n'est pas l'argent pris au français
30:47ça s'appelle la redistribution
30:48monsieur Bocoté
30:49ça s'appelle peut-être
30:49la confiscation
30:50et en France on a une politique
30:52de redistribution
30:53il y en a partout en Occident
30:54on a une politique
30:54de redistribution des richesses
30:56et donc il y a un impôt
30:57et l'impôt il faut faire en sorte
30:58que ce soit ceux qui gagnent le plus
30:59qui contribuent le plus
31:00et ensuite on redistribue
31:02dans nos services publics
31:03oui ça je suis très attaché
31:04vous reconnaissez monsieur Bonpère
31:05qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses
31:06et qu'on ne peut pas financer
31:06une mesure à 12 milliards
31:07aujourd'hui
31:08on n'a plus l'argent
31:08non je ne dis pas
31:09qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses
31:10je dis que si le rassemblement national
31:12parce que j'ai bien compris
31:13que vous vouliez en quelque sorte
31:15populariser sa mesure
31:16je vais m'en faire contre-fiche
31:17si le rassemblement national
31:18vous dites
31:19si le rassemblement national
31:20parce que vous ne parlez que de celle-là
31:21alors que je vous parle
31:22de blocage des prix
31:22vous ne pensez pas que c'est un réflexe libéral
31:23vous ne dites pas le blocage des prix
31:24les taxes
31:25alors que je vous propose une mesure
31:26qui coûte 0 euros à l'Etat
31:28et qui permet d'avoir un impact
31:29immédiat pour les gens
31:29c'est pas le réflexe libéral
31:30que vous voulez me parler
31:31de la proposition du rassemblement national
31:32je parle d'une promotion libérale
31:33je vous rappelle messieurs
31:35que vous êtes sur CNews
31:36et sur Europe 1
31:37et que si vous parlez en même temps
31:38le pauvre auditeur d'Europe 1
31:39c'est vrai
31:39ça vous avez la raison
31:41c'est monsieur Bocoté
31:42qui est particulièrement turbulent ce matin
31:44c'est remarquable
31:44une proposition libérale de bon sens
31:46vous appelez ça le URM
31:47laissez-moi parler
31:48quant au rassemblement national
31:49il va peut-être falloir
31:50qu'ils précisent leur proposition
31:51parce qu'initialement
31:52ils nous ont dit
31:53qu'il fallait que l'Etat renonce aux taxes
31:54sur l'augmentation du prix
31:56les taxes sur l'augmentation du prix
31:58c'est 20%
31:58sur 50 centimes d'augmentation
32:00ça veut dire que le prix
32:01augmente de 40 centimes
32:02la belle affaire
32:02vous êtes très contents
32:04si le prix du carburant
32:05il est à 2,20
32:05plutôt qu'à 2,30
32:06vous pourrez dire merci
32:07à monsieur Bardella
32:08et madame Le Pen
32:09maintenant ils nous disent
32:09non non finalement
32:10c'est toutes les taxes
32:10ce qu'on va baisser
32:11très bien
32:12mais alors dites-nous
32:12vous allez trouver les 12 milliards
32:14dites-nous comment vous allez
32:15financer cette mesure
32:16moi je vous propose une mesure
32:17immédiate
32:18effet direct
32:19elle coûte 0 euro à l'Etat
32:20et elle permet de ramener les prix
32:21au niveau auquel ils étaient avant
32:23je pense qu'elle est mieux que les autres
32:24je pense que c'est celle-là
32:25qu'il faut défendre
32:26j'entends ce que vous dites
32:27à aucun moment
32:28vous ne craignez que Total
32:29ne se barre à l'étranger
32:31à aucun moment
32:32à aucun moment
32:33vous vous dites
32:34tiens en fait Total
32:35a une double cotation
32:36à New York
32:37et à Paris
32:38bon ben finalement
32:38on va mettre les activités
32:39aux Etats-Unis
32:40et donc si vous pensez
32:41que Total peut
32:42du jour au lendemain
32:43se priver du marché
32:44de la distribution du carburant
32:45en France
32:46parce qu'on va lui demander
32:47attendez
32:48parce qu'on va lui demander
32:49pendant quelques mois
32:50parce qu'on va lui demander
32:51pendant quelques mois
32:52de faire des efforts
32:54parce qu'on va lui demander
32:56pendant 2 ou 3 mois
32:57de faire des efforts
32:57vous croyez qu'ils vont partir
32:59abandonner ce marché
33:00et qu'il n'y a personne d'autre
33:01qui viendra
33:01mais vous ne connaissez pas très bien
33:03comment ça fonctionne
33:05mais vous savez le niveau
33:06d'investissement qu'il faut
33:07pour mettre en place
33:08un système de distribution
33:09de carburant
33:10vous croyez que
33:10parce qu'ils vont gagner
33:11un peu moins
33:12pendant une certaine période
33:13ils vont prendre le risque
33:14de perdre beaucoup
33:15pendant des décennies
33:15mais alors franchement
33:16vous ne vivez pas
33:17dans le même monde que moi
33:18moi je vous dis
33:18que Total fera des efforts
33:19qui s'asserront un peu
33:22sur leur super profit
33:23pendant quelques mois
33:24et ça ne sera pas plus mal
33:25et pour le reste
33:26vous avez parlé
33:27de réquisition
33:28ou de nationalisation
33:28oui je vous confirme
33:29qu'au vu des bénéfices
33:31gigantesques
33:32que réalise Total
33:33depuis plusieurs années
33:35quasiment 100 milliards d'euros
33:36versés en dividendes
33:37aux actionnaires
33:38sur les dix dernières années
33:39oui on pourrait se poser
33:40la question de savoir
33:41si on ne ferait pas mieux
33:42que ce soit un groupe
33:43public qui agisse
33:44et donc c'est dans le programme
33:44réquisition et nationalisation
33:45non je ne vous ai pas dit
33:46que c'était le programme
33:47le programme
33:47mais le sujet est posé
33:49et vous financez comment
33:50la nationalisation ?
33:51regardez je vais vous montrer
33:52quelque chose
33:53alors vous allez me montrer
33:54dans un instant
33:54parce que c'est à nouveau
33:55la vidéo
33:55allez à tout de suite
33:56on y revient alors
34:00dernière partie du grand rendez-vous
34:01avec Manuel Bompard
34:02dans un instant
34:02on parle de l'insécurité
34:04mais d'abord
34:05on termine le chapitre
34:06sur les carburants
34:07avec Stéphane Dupont
34:08oui juste avant
34:09la pause publicitaire
34:10vous nous disiez
34:10que Total
34:11vous n'excluez pas
34:12une nationalisation
34:13on va même parler
34:14de réquisition
34:15alors si c'est une nationalisation
34:17comment est-ce que
34:17vous financez
34:18cette nationalisation
34:18ça coûtera très très cher
34:19combien ?
34:20la capitalisation
34:21boursière de Total
34:23c'est autour de 130 milliards
34:24vous avez 130 milliards
34:26pour acheter
34:26d'abord
34:28pour nationaliser
34:29une entreprise
34:30vous n'achetez pas
34:30100% de sa capitalisation
34:32boursière
34:32vous êtes au courant
34:34deuxièmement
34:35il y a eu des mesures
34:36de nationalisation
34:37en France
34:37qui ne se faisaient pas
34:38au niveau de la capitalisation
34:39boursière
34:39notamment dans les années 80
34:41mais imaginons
34:42que nous sommes sympathiques
34:43et que nous faisons
34:44ça fait 70 milliards
34:46c'est ça ?
34:47Total c'est 100 milliards
34:48sur les 10 dernières années
34:50de dividendes
34:51distribués à des actionnaires
34:52principalement anglo-saxons
34:53le deuxième actionnaire
34:54de Total
34:55personne ne le dit jamais
34:56c'est le groupe BlackRock
34:58donc si vous préférez
34:59il y a un million
34:59de petits actionnaires
35:00aussi de Total
35:01oui mais en pourcentage
35:03de capitalisation
35:05ils n'arrivent pas
35:06à la cheville
35:07à la cheville
35:08du groupe BlackRock
35:09c'est une option
35:11que vous envisagez vraiment ?
35:12bien sûr
35:12c'est une option
35:13tout à fait envisageable
35:14vous savez
35:15si vous achetez
35:16une entreprise
35:17et qu'en moins de 10 ans
35:19elle a déjà remboursé
35:21le coût de l'achat
35:21c'est plutôt
35:22une bonne affaire
35:23les gens qui nous écoutent
35:24je pense qu'ils le comprendront
35:25s'ils sont capables
35:26s'ils achètent un appartement
35:27et qu'en 10 ans
35:28ils arrivent à le rembourser
35:29ils sont plutôt contents
35:30donc c'est quelque chose
35:31qui sera extrêmement rentable
35:33et surtout
35:34parce que c'est aussi ça
35:35le sujet
35:35c'est pas juste pour régler
35:36des histoires avec Total
35:38la question c'est de savoir
35:39est-ce qu'on considère
35:40que dans le monde
35:41tel qu'il est aujourd'hui
35:42avec la nécessité aujourd'hui
35:43de préparer la société
35:44de l'après-pétrole
35:45parce que la vérité
35:46c'est ça qu'on doit faire
35:47est-ce qu'on n'a pas intérêt
35:48d'avoir une maîtrise
35:50stratégique
35:50des groupes pétroliers
35:52moi je pense qu'on en a besoin
35:53et justement
35:54le gouvernement
35:55on a parlé de l'électrification
35:56je voudrais qu'on parle
35:57de l'insécurité en France
35:58ces débordements
35:59à Paris
36:00après la qualification
36:01du PSG
36:02lors de la demi-finale
36:03de Ligue des Champions
36:04on va voir une image
36:05qui est l'image
36:06d'une voiture de police
36:07qui recule
36:08devant les émeutiers
36:10je le signale
36:11pour les auditeurs
36:11d'Europe 1
36:12c'est cette voiture
36:13que vous avez pu voir
36:13sur les quais à Paris
36:14qui recule tellement
36:15les émeutiers
36:16je ne sais pas
36:19si c'est des émeutiers
36:20ou des supporters
36:20les individus
36:21qui sont devant
36:22font reculer
36:23cette voiture de police
36:24c'est une image
36:25évidemment
36:25très très forte
36:27qui en dit long
36:28qu'est-ce qu'on fait
36:29contre ce genre
36:30de débordement
36:31en France
36:32Manuel Bonpard ?
36:32D'abord on évite
36:33de jeter le stigmate
36:34sur l'ensemble
36:35des supporters
36:36on parle de...
36:37J'ai dit les émeutiers
36:38Non mais je ne réponds pas
36:40spécialement
36:40par rapport à votre question
36:41mais on parle
36:43de quelques dizaines
36:44peut-être quelques centaines
36:45de personnes
36:45parmi plusieurs dizaines
36:47de milliers
36:47de supporters
36:49Une fois qu'on a fait ça
36:49Ah mais c'est important
36:50de le faire
36:50parce qu'il y a des gens
36:51qui sont allés fêter
36:52une victoire
36:54sans participer
36:55à quelque débordement
36:56que ce soit
36:56et deuxièmement
36:57on fait en sorte
36:58de faire régner
36:59et respecter
37:00l'ordre public
37:00et donc on a des dispositifs
37:04de maintien de l'ordre
37:05on organise
37:06y compris des festivités
37:07quand il doit y avoir
37:08des festivités
37:09pour faire en sorte
37:09qu'elles ne dégénèrent pas
37:10tout simplement
37:11alors oui
37:11c'est pas si facile que ça
37:13on essaye de faire en sorte
37:14que ça se passe
37:15dans les meilleures conditions
37:16possibles
37:16voilà ce qu'on fait
37:17et puis après
37:18là ça ouvre une question
37:19plus large
37:19si vous voulez
37:20qui est la question
37:21de qu'est-ce qu'on fait
37:22face aux problèmes
37:24d'insécurité
37:24comment on permet
37:25de garantir la sécurité
37:26pour chacune et chacun
37:28en France
37:28de pouvoir vivre
37:29en paix
37:30en tranquillité
37:30et en sécurité
37:31et ça
37:32de mon point de vue
37:33pour ça
37:33on tourne la page
37:34des logiques
37:35qui sont à l'oeuvre
37:35depuis des années
37:36et des années
37:37portées à grands discours
37:40guerriers
37:40de shérifs
37:41où on fait croire
37:42que parce que
37:43on va surarmer
37:44les policiers
37:45qu'on va augmenter
37:46le quantum de peine
37:47en permanence
37:47que ça va régler
37:48c'est quoi la différence
37:49entre armé et surarmé
37:50non mais attendez
37:52monsieur
37:52vous avez dit
37:53on va surarmer les policiers
37:54je distingue donc
37:54que vous distinguez
37:55armé et surarmé
37:56je ne suis pas sûr
37:56que par exemple
37:57dans les manifestations
37:58on ait besoin
37:59d'avoir des armes
38:00qui s'apparentent
38:01parfois à des armes de guerre
38:02voilà
38:02on peut avoir des méthodes
38:03de maintien de l'ordre
38:04mais là dans le cas précis
38:05vous m'avez dit
38:05qu'il fallait faire régner l'ordre
38:06mais avec quoi
38:09je n'ai pas dit
38:10à quel moment
38:11j'ai dit qu'il fallait
38:11des policiers sans armes
38:12je vous demande de préciser
38:13par exemple
38:14dans une soirée comme ça
38:15bien sûr le 30 mai
38:16mais il faut des dispositifs
38:17de maintien de l'ordre
38:18le 30 mai
38:18c'est quoi un dispositif
38:19de maintien de l'ordre
38:20selon Manuel Bompard
38:21c'est ce qu'on fait
38:22depuis des dizaines d'années
38:23et des dizaines d'années
38:24que quand il y a
38:25des regroupements
38:26des attroupements
38:27des regroupements massifs
38:29et bien on les encadre
38:30pour que ça se passe
38:31dans les bonnes conditions
38:32pour que les gens
38:33puissent faire la fête
38:33mais évidemment
38:34qu'on ne puisse pas
38:35s'en prendre à des gens
38:35et détruire du mobilier
38:37ou s'en prendre à la vie
38:38ou s'en prendre à des policiers
38:40par exemple
38:40comment expliquez-vous
38:42que des personnes
38:43comme ça
38:43essaient de se jeter
38:44sur des policiers
38:44avec une intention
38:45manifestement malveillante
38:46à leur endroit
38:47comment l'expliquez-vous
38:48je ne sais pas
38:48je ne connais pas la situation
38:49est-ce que ce n'est pas
38:51à cause de certains slogans
38:52de la France insoumise
38:52qui dit la police tue
38:53la police tue
38:54quel est le rapport
38:55exactement
38:56est-ce que vous soutenez la police
38:58quand elle fait bien son travail
38:59je la soutiens absolument
39:00mais quand elle le fait mal
39:01je la critique
39:02pourquoi il faudrait accepter
39:04même quand
39:04elle ne respecte pas
39:06les règles de la déontologie
39:07qu'est-ce qui reste
39:07dans le narratif
39:08est-ce que ça reste
39:09que vous vous soutenez
39:10je ne comprends pas très bien
39:11vous vous soutenez la police
39:13quand elle ne respecte pas
39:14quand elle ne respecte pas
39:15le code de la déontologie
39:16de la police
39:16je ne suis pas responsable politique
39:19vous n'êtes pas responsable politique
39:20mais je pense qu'on devrait
39:21tous être d'accord
39:22pour dire que
39:22quand la police fait bien son travail
39:24on la soutient
39:25et que si la police
39:26ne respecte pas
39:27un code de déontologie
39:28ça c'est l'évidence
39:29et bien on la dénonce
39:29mais on peut revenir
39:30à la question de base
39:31qui me semble importante
39:31il y a des services
39:31pour sanctionner les policiers
39:33des services qui en l'occurrence
39:35aujourd'hui
39:36et tout ça est largement documenté
39:37par rapport à d'autres pays européens
39:39ne sont pas indépendants
39:40et donc ont plutôt tendance
39:42à protéger
39:43vous remettez en doute l'IGPN ?
39:45je remets en doute
39:46absolument l'indépendance
39:47de l'IGPN
39:47puisque l'IGPN
39:48n'est pas indépendante
39:49donc oui bien sûr
39:49je remets en doute
39:50et je défends au contraire
39:51l'idée qu'on ait
39:53un organisme de contrôle
39:54de la police
39:55qui soit un organisme
39:55réellement indépendant
39:57comme ça existe
39:57dans d'autres pays d'Europe
39:58parce que de manière générale
40:00c'est vrai pour la police
40:01c'est vrai pour les médias aussi
40:02par exemple
40:02il vaut mieux
40:03qu'ils soient contrôlés
40:04par des organismes
40:06qui sont des organismes indépendants
40:07et pas des organismes
40:08qui sont composés
40:09de policiers eux-mêmes
40:09qui ont des relations
40:11parfois de travail
40:12d'amitié
40:12de proximité
40:13avec les personnes
40:13qui sont mises en cause
40:14dans cette affaire
40:15c'est un principe
40:15assez élémentaire
40:16de la justice
40:17d'accord
40:17le principe encore élémentaire
40:18et si d'un côté
40:19quand les policiers
40:19sont attaqués par des dealers
40:20on le comprend presque
40:21c'est une logique
40:21ils veulent tuer l'autorité
40:23voilà j'y arrive
40:24là c'est pas des dealers
40:25pas du tout
40:25ce sont des jeunes ordinaires
40:26en guillemets
40:27qu'est-ce qui les pousse
40:28eux qui ne sont pas des dealers
40:29qu'est-ce qui les pousse
40:30à vouloir humilier
40:31agresser les policiers
40:32c'est un travail
40:33moi je ne sais pas
40:33on le fait
40:33la culture anti-police existe
40:35je ne sais pas
40:36comment la situation
40:37a dégénéré
40:38je n'étais pas sur place
40:39en tout cas
40:39je désapprouve évidemment
40:41le fait que c'est dégénéré
40:42et je pose la question
40:43et la destruction
40:43d'une exposition
40:44consacrée au vivre ensemble
40:45pardon
40:45et avec la destruction
40:46aussi d'une opposition
40:48consacrée au vivre ensemble
40:49je ne sais pas
40:49la place de la concorde
40:50c'est l'exposition
40:51d'Anastur Bertrand
40:52qui était sur le vivre ensemble
40:54qui s'est retrouvée
40:54qui a été un peu
40:56vivre au moyen symbole
40:57je suis évidemment
40:58en désaccord avec ça
40:58mais si vous voulez bien
40:59qu'on essaye peut-être
41:00de trouver des réponses
41:01qui sont des réponses
41:03un peu plus larges
41:03il faut d'abord
41:04un diagnostic
41:04qui sont des réponses politiques
41:06mais moi mon diagnostic
41:07c'est que les politiques
41:09qui sont à l'oeuvre
41:10depuis des dizaines d'années
41:11des dizaines d'années
41:12sur ce sujet
41:14sont des politiques
41:14qui ont absolument échoué
41:15moi ça me fait quand même
41:16doucement sourire
41:17c'est à dire que
41:18maintenant on met en cause
41:19la France insoumise
41:20en quelque sorte
41:20comme si elle était responsable
41:22de l'insécurité
41:23des problèmes
41:23qu'il peut y avoir
41:24dans le lait
41:24entre la police
41:25et la population
41:25alors que précisément
41:26la France insoumise
41:27n'a pas dirigé ce pays
41:28et globalement
41:29à part depuis maintenant
41:30le mois de mars
41:31n'a pas dirigé nos communes
41:32non mais comme vous l'avez dit
41:32vous êtes très nombreux
41:33au Parlement
41:34donc le message passe
41:35bah moi je vous dis
41:35que oui mais précisément
41:36en termes de conséquences politiques
41:38je vous dis que
41:38la doctrine que l'on défend
41:40sur ce sujet
41:40qui s'appuie sur le déploiement
41:42d'une police de proximité
41:43qui s'appuie sur un travail
41:44de prévention
41:45qui s'appuie sur un travail
41:46de réinsertion
41:47par exemple en doublant
41:48les effectifs de probation
41:50parce qu'aujourd'hui
41:51on n'est pas dans
41:51la moyenne européenne
41:52bah ça c'est une politique
41:53qui fonctionne mieux
41:54qui marche mieux
41:55pour par exemple
41:57éviter la récidive
41:58pour lutter contre l'insécurité
41:59pour faire en sorte
42:00que les gens puissent vivre
42:01en paix et en tranquillité
42:02regardez ça devrait vous intéresser
42:03regardez aux Etats-Unis
42:04pendant des années
42:05et des années
42:05ils ont dit
42:06on va avoir la politique
42:08on va faire des prisons
42:09super fermées
42:10on va augmenter les peines
42:11etc
42:11il y a quelques mois
42:12dans deux villes
42:13à Détroit et San Francisco
42:14ils ont réintroduit
42:15une police de proximité
42:16ça a baissé de 50%
42:18la criminalité
42:19aux Etats-Unis
42:19et ils sont en train de dire
42:20c'est peut-être ça la solution
42:21bah voilà
42:22moi je pense que c'est ça la solution
42:23vous voyez je pense que ça marche bien mieux
42:25que ce que font les autres
42:26ok on en reparlera une autre fois
42:27non je n'ai pas dit que c'était
42:28c'est original comme point de vue
42:29monsieur Bocoté
42:29c'est vous qui êtes assez original
42:31parce que
42:31vous êtes conscient de l'état
42:33des villes américaines
42:33dont vous parlez
42:34oui mais précisément
42:35si vous aviez écouté
42:36peut-être ma démonstration
42:38jusqu'au bout
42:38je vous ai dit que c'était récent
42:39ce qui vient d'être fait
42:41et que ça avait produit
42:42des premiers résultats
42:43je ne vous ai pas dit
42:44sans francisco
42:44que je sache
42:44ce n'était pas des villes
42:45qui sont des consommateurs
42:46ce qui est assez original
42:47c'est votre capacité
42:48à pas très bien comprendre
42:49ce que je dis
42:49je crois que je vous écoute
42:51pour plutôt
42:52développer vos fantasmes
42:53à vous sur moi
42:54mais calmez-vous
42:55calmez-vous en ces matières
42:56si je peux me permettre
42:57politique évidemment
42:57je vous rassure
42:58je vous rassure
42:59mais pour le reste
42:59je ne doute pas de votre bonne foi
43:01mais je pense que vous en dites
43:02vous-même
43:02j'ai dit par contre
43:03que le développement
43:03de la police de proximité
43:04ça marche
43:05et je pense que ça devrait
43:06être un modèle pour nous
43:07jeudi dernier
43:08Laurent Nunez
43:09était l'invité d'Europe 1
43:10et CNews
43:10dans la grande interview
43:11le ministre de l'Intérieur
43:12a inventé sa méthode
43:13par rapport à celle
43:13de son prédécesseur
43:14qui selon lui
43:15a permis de renouer
43:16le dialogue avec l'Algérie
43:18qu'est-ce que vous en pensez ?
43:19sur ce point
43:20je suis d'accord
43:22la politique
43:22qui a été celle
43:23de monsieur Retailleau
43:25la politique de
43:25je bombe le torse
43:27vous allez voir
43:27ce que vous allez voir
43:28a produit une situation
43:29absolument ridicule
43:31dans laquelle on avait
43:32interrompu
43:32toute forme de collaboration
43:34et de coopération
43:36avec l'Algérie
43:38sur les questions sécuritaires
43:39mais de manière plus générale
43:40sur les questions économiques
43:42vous aviez peut-être vu
43:43que madame Méloni
43:44en Italie
43:45avait d'ailleurs
43:45flairé l'histoire
43:46parce qu'elle commençait
43:47à se rapprocher
43:47et à créer une forme
43:48de coopération économique
43:50avec l'Algérie
43:51franchement
43:51heureusement que monsieur Retailleau
43:53vous ne croyez pas
43:54qu'il y a une hostilité
43:54du régime algérien
43:55crachée dans une nuit
43:56pour ne plus être
43:58ministre de l'Intérieur
43:59parce que sinon
44:00on serait encore au point mort
44:01du fait qu'on n'a plus
44:02aucune relation
44:03vous êtes d'accord
44:03avec la politique
44:04du gouvernement
44:05vous êtes d'accord
44:05avec Emmanuel Macron
44:06quand il dit
44:07que c'est des maboules
44:07qui voulaient nous brouiller
44:08avec l'Algérie
44:10je pense que la politique
44:11consiste à vouloir
44:13ne pas comprendre
44:14que pour faire avancer
44:17y compris des dossiers
44:17avec l'Algérie
44:18il faut lui parler
44:19construire des relations
44:20comme Christophe Glez
44:21par exemple
44:22par exemple
44:22j'aimerais bien
44:23dans un pays
44:24qui arrête
44:25comme ça un journaliste
44:25qui le kidnappe
44:26on doit faire semblant
44:27que c'est un pays
44:27normal
44:28avec un régime démocratique
44:30légitime
44:30mais je ne vous ai pas demandé
44:31de faire semblant
44:32de quoi que ce soit
44:32pour vous
44:33c'est une dictation
44:34d'Algérie
44:35non
44:35mais on va d'abord
44:37arrêtez au journaliste
44:38parce que ça vous intéresse
44:39Christophe Glez
44:40je vous en parlais
44:41un petit peu moins
44:41que quand c'était
44:42on en parle régulièrement
44:43monsieur
44:43on en parle régulièrement
44:45moi ça m'intéresse
44:46par exemple
44:46et donc je me pose
44:47la question de savoir
44:48comment on fait en sorte
44:49qu'il soit libéré
44:50le plus rapidement possible
44:51je pense que ce qui permettra
44:53sa libération
44:53le plus rapidement possible
44:54ce n'est pas la politique
44:56de monsieur Retailleau
44:57du coup de menton
45:00vous construisez une relation
45:01et dans cette relation
45:02évidemment il faut avoir
45:02des idées
45:02pour convaincre
45:03un régime autoritaire
45:04de libérer aux journalistes
45:05et bien on en reparlera
45:06monsieur Bocoté
45:07mais pour l'instant
45:08monsieur Retailleau
45:08il n'a rien obtenu du tout
45:09votre idole là
45:10votre idole
45:12je vous laisse
45:13mon fantasme politique
45:14votre idole sur ce sujet
45:15manifestement
45:16vous avez l'impression
45:17que vous allez faire avancer
45:18les sujets
45:18vous me corrigerez
45:19monsieur Retailleau
45:20n'est plus ministre
45:21monsieur Retailleau
45:21n'est plus ministre
45:22et monsieur Glez
45:22est encore en prison
45:23oui mais monsieur Boilem Sansal
45:24a été libéré
45:25ça ne vous a pas échappé
45:26à propos de Boilem Sansal
45:27est-ce que vous avez hâte
45:27de lire son dernier livre
45:28non absolument pas
45:29parce que je ne partage
45:32d'abord je n'admire pas
45:33spécialement le travail
45:35de monsieur Sansal
45:36et y compris
45:36je ne partage absolument pas
45:37ses idées politiques
45:38ce qui ne m'a pas empêché
45:40de demander sa libération
45:41parce que je pense
45:41que quand on doit
45:43quand on a une conception
45:44des droits humains
45:45et de la liberté d'expression
45:46même quand on n'est pas
45:47d'accord avec une personne
45:48vous ne lisez pas les livres
45:49des gens avec qui vous êtes
45:49en désaccord
45:51moi je lis sur le droit de patron
45:52ça m'arrive de lire
45:53des livres de gens
45:54avec qui je suis en désaccord
45:55en tout cas vous ne lirez pas
45:55vous ne lirez pas
45:57le dernier Boilem Sansal
45:58et on a le droit aussi
45:59monsieur Boilem Sansal
45:59bien sûr
46:00mais sur ces news
46:00vous n'en avez pas encore
46:01à obliger
46:02bien sûr que non
46:02vous faites l'économie
46:04des grands écrivains
46:04et ça vous concerne
46:05c'est fini
46:05merci beaucoup
46:07bon dimanche à vous
46:08bonne journée à vous
Commentaires