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Pierre de Vilno reçoit Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos
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00:00Bonjour, bonjour à tous, bienvenue sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 CNews, Les Echos.
00:05Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur.
00:07Vous êtes le président de Debout la France, la France que les Français voudraient justement tous voir debout
00:13et qui pourtant sombre dans un chaos politique sans précédent.
00:17Sébastien Lecornu démissionnaire, en bon moine soldat comme il dit, repart pour un tour
00:22avec un gouvernement encore inconnu mais qui semble déjà voué à la censure.
00:27À l'heure où les Français attendent des réponses sur le pouvoir d'achat, sur l'insécurité, sur l'emploi, sur l'école, sur la souveraineté et la stratégie.
00:35Les familles politiques s'agitent comme dans une pièce de boulevard pour sauver des sièges au Parlement.
00:41Cette France-là, Nicolas Dupont-Aignan, vous la combattez comme la grande majorité des Français selon les sondages.
00:46Vous nous direz comment la France peut sortir de là par le haut.
00:49Et puis nous évoquerons également l'actualité internationale avec le plan de paix de Donald Trump à Gaza,
00:55le retour des otages demain, la présence d'Emmanuel Macron en Égypte et la guerre en Ukraine là aussi.
01:01Quelle solution ? Pour m'accompagner ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez Stéphane Dupont des Echos.
01:06Bonjour Stéphane.
01:06Bonjour.
01:07Et Mathieu Bocoté.
01:08Bonjour Mathieu.
01:08Bonjour.
01:09Emmanuel Macron a donc reconduit son premier ministre démissionnaire vendredi.
01:13Il est dans les temps réglementaires.
01:15Et le président a profité des dispositions permettant à un chef de gouvernement seul de présenter un budget à défaut d'équipe gouvernementale.
01:24Là où des députés demandaient la dissolution, Emmanuel Macron n'a-t-il pas, même si c'est dans les règles, joué sur les brèches pour imposer son choix ?
01:32Le problème de fond qui est terrible et tragique pour le pays, c'est quand il n'y a pas de légitimité démocratique, tout s'effondre.
01:44Et Emmanuel Macron qui est censé, c'est l'article 5 de la Constitution, veiller au bon fonctionnement régulier des pouvoirs publics,
01:52qui est le garant du fonctionnement de la France, en fait, est aujourd'hui le responsable, pas seulement du passé 2024 de la dissolution, mais permanent d'un chaos.
02:03Et donc, le choix est très simple.
02:06Est-ce qu'à un moment, il réalise que la seule façon de sortir du chaos, c'est l'appel au peuple ?
02:13C'est-à-dire qu'il n'y a que les Français qui peuvent trancher cette espèce de drame, de folie collective, politicienne.
02:22Il n'y a que les Français qui peuvent débloquer la situation.
02:25Ils peuvent le débloquer de deux façons.
02:28Soit par une nouvelle élection législative, qui rebat les cartes au Parlement et qui permettrait peut-être d'avoir au moins un semblant de majorité pour un an.
02:36Soit, ma préférence, bien évidemment, par une nouvelle élection présidentielle, parce que c'est la logique profonde des institutions.
02:46D'abord, on élit un président en fonction d'un cap donné à 20 ans, une vision du pays, une incarnation.
02:54Et puis ensuite, ce président, s'il est élu, obtient une majorité pour mener son travail.
03:00Ça, c'est la logique.
03:01Mais quel est votre narratif ? Parce que vous n'étiez pas...
03:02Je n'ai pas de narratif.
03:03Non, non, mais attendez, parce que c'est très précis.
03:05Oui, il y a l'appel à la destitution, il y a l'appel à la démission.
03:09Alors, je vais vous répondre.
03:12Tout le monde, toute la classe politique, à l'exception de Mélenchon, appelle à la dissolution.
03:18Très bien, c'est la première étape.
03:20C'est ce qu'il aurait dû faire.
03:21Oui, mais dissolution, pourquoi ?
03:23Pour rendre la parole au peuple par les élections législatives.
03:27S'il n'y a pas de dissolution, il n'y a qu'une solution, c'est la démission.
03:31Mais il ne veut ni dissoudre, ni démissionner.
03:35Et c'est là où j'apporte, depuis des mois.
03:38Et comment vous pouvez le contraindre ?
03:39Attendez, attendez.
03:40Justement, je propose, et j'ai écrit à tous les parlementaires, vous retrouvez sur le site de Debout la France, ma lettre aux députés et aux sénateurs,
03:47argumenté, où je dis qu'à partir du moment où on a à l'Élysée un acte permanent de forfaiture,
03:55il est du devoir des députés et des sénateurs de mettre fin au film,
03:59et c'est-à-dire d'enclencher la procédure de destitution prévue par les institutions à l'article 68.
04:07L'article 68 ?
04:08Forfaiture, vous dites forfaiture, mais pour le moment, il respecte les institutions.
04:11Il n'est pas obligé de dissoudre, il n'est pas obligé de démissionner.
04:14Non, mais il est obligé, l'article 3 de la Constitution, de respecter le peuple.
04:20La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
04:28Donc, il y a un moment, quand vous avez à la tête de l'État,
04:32quelqu'un qui bloque le fonctionnement des institutions alors qu'il est censé mettre de l'huile dans les rouages,
04:38et je n'aurais jamais demandé, je vous le dis très franchement,
04:41jamais je n'aurais demandé la destitution avant 2024 et la dissolution non suivie des faits.
04:47Vous êtes sur la même ligne que Mélenchon, la destitution vous dites maintenant.
04:51Je dis destitution à partir du moment où le président de la République a dissous.
04:57Il a dissous, c'est lui qui a dissous, ce n'est pas moi.
04:59Jamais j'aurais demandé destitution avant, parce que ça aurait été une remise en cause de la fonction,
05:04sur la base de sondage, de mon opposition, ce qui n'aurait pas été sérieux.
05:08Mais à partir du moment où le président, suite à l'échec des européennes, a dissous,
05:13ça veut dire qu'il a fait appel au peuple, il a été désavoué, premièrement.
05:17Ensuite, il a nommé un premier gouvernement.
05:22Ce premier gouvernement a été censuré.
05:23Gouvernement Barnier.
05:24Il aurait pu à ce moment-là au moins se dire,
05:27tiens, j'ai renommé un gouvernement qui faisait la même chose que Mme Borne et M. Attal,
05:32il faut peut-être que je change.
05:33Non, il remet Bayrou pour refaire la même chose avec les mêmes personnes.
05:37Nouvelle censure.
05:39Troisième gouvernement, le Cornu, avec les mêmes personnes.
05:41Et il fait même revenir M. Le Maire.
05:43Donc, ça veut dire qu'il ne respecte pas le peuple français.
05:47Donc, il faut en tirer les conséquences.
05:48Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'autre qui se joue ici ?
05:50C'est-à-dire, Emmanuel Macron, manifestement, ne veut pas aller en dissolution pour l'instant,
05:53mais une bonne partie de la classe politique refuse l'idée même de la dissolution
05:57avec à peu près toujours le même argument, le peuple voterait mal.
06:00C'est-à-dire que s'il y a dissolution, le RN risque de l'emporter.
06:04Le RN serait la pire des catastrophes, le RN et ses alliés.
06:07Dès lors, puisque le peuple vote mal, il faut garder le pouvoir
06:11le temps que ses humeurs changent pour revenir ensuite dans les circonstances meilleures.
06:15Donc, il n'y a pas une forme de crainte du peuple aujourd'hui ?
06:17C'est la phrase de Bertolt Brecht, le peuple vote mal, supprimons le peuple.
06:21Mais attention, vous dites la classe politique.
06:24Pas toute la classe politique.
06:25La majorité.
06:25Non, non.
06:27Vous avez le RN d'un côté, l'UDR de Ciotti de l'autre.
06:30Vous avez des partis comme Debout la France, comme Marion Maréchal, comme Zemmour.
06:34Et puis, vous avez aussi, elle est fille de l'autre côté.
06:37Non.
06:37Un bloc central qui se dit central, qui est minoritaire.
06:41Vous mettez les républicains dedans.
06:43Alors, c'est le problème.
06:44Bon, j'y viens.
06:45Mais qui n'est même pas capable de s'entendre.
06:48Parce que le problème de fond, c'est qu'ils sont minoritaires dans le pays,
06:52mais qu'en plus, ils ne sont pas capables de s'entendre.
06:55Pourquoi ils ne sont pas capables de s'entendre ?
06:57Si on revient un peu plus loin.
06:58C'est parce que l'alliance du second tour des législatives de 2024 était contre nature.
07:05Et donc, ils ont additionné des carottes et des poireaux,
07:07croyant faire une soupe, mais en fait, ils ne sont pas d'accord.
07:10Et M. Lecornu bloque sur quoi ?
07:12Sur l'épuisement d'un bloc central qui n'est d'accord sur rien.
07:17Entre les socialistes et les LR, ils ne sont pas capables de se mettre d'accord.
07:21Donc, on est dans une impasse.
07:22Ils sont d'accord sur quelque part.
07:24Une certaine lecture de la construction européenne.
07:26Oui.
07:26Ils ont le programme commun minimal, néanmoins.
07:29Ils ont, en fait, c'est la perpétuation du coup d'État post-référendum de 2005.
07:38Pour moi, la crise démocratique française,
07:41cette affaire est beaucoup plus grave que la seule gestion de la suite d'ici la présidentielle.
07:48Cette affaire remonte à des sources anciennes.
07:52est, pour moi, la cassure démocratique et la cassure de la confiance des Français dans leur classe politique, dans leurs institutions.
08:00Vient de 2005.
08:01Les Français ont voté non.
08:02J'avais été un des artisans modestes du non.
08:05Au traité européen.
08:06Au traité européen.
08:07Et Nicolas Sarkozy, c'est là où j'ai quitté l'UMP et fondé debout la France, avec les gaullistes souverainistes qui voulaient bien m'accompagner.
08:15C'est qu'à ce moment-là, Nicolas Sarkozy, avec les socialistes, souvenez-vous, a fait voter le traité de Lisbonne, qui était la copie confort de la Constitution.
08:23Mais il avait le droit de la faire re-voter.
08:25Mais par référendum.
08:26Or, ils l'ont fait voter entre eux au congrès de Versailles.
08:30C'est amusant ce que vous dites, parce que Bruno Retailleau aurait mis en garde Emmanuel Macron, il aurait eu au téléphone,
08:36et il lui aurait dit, ce sera votre traité de Lisbonne, le fait de renommer le corps nu.
08:40Une deuxième fois.
08:41Mais ça veut dire quoi ?
08:42C'est-à-dire, personne n'en veut, et puis finalement, on va faire comme ça.
08:45Ça veut dire quoi ?
08:46Ça veut dire qu'en fait, depuis 20 ans, il y a une classe politique, j'appelle ça une oligarchie,
08:53qui veut maintenir une politique contre l'avis des Français.
08:58Les mots sont importants, Nicolas Dupont-Aignan.
09:00Une oligarchie, oui.
09:01Une oligarchie, oui.
09:01Vous mettez les LR dans cette oligarchie ?
09:05Oui, bien sûr.
09:05Une oligarchie sous influence de l'Union Européenne,
09:09qui, par idéologie européiste, a liquidé les pouvoirs de la nation et du peuple français.
09:17La frontière, le budget, la politique migratoire, l'énergie, etc.
09:26Donc, ce que je veux dire, c'est qu'en fait, il y a une cohérence.
09:28En fait, ce n'est pas parce que j'entends beaucoup sur les télévisions radio,
09:33Vaudville, tout ça est lamentable, la classe politique est lamentable.
09:36Alors, derrière, il y a un coup d'État européen, supranational,
09:42avec la complicité d'une classe politique minoritaire.
09:45C'est ça, la réalité.
09:46Et ça dure depuis 20 ans.
09:48Le commun et mortel, regardant cela, la comparaison revient de temps en temps
09:51avec la fin de la 4e, la fin de la 5e République.
09:54Est-ce qu'on est aujourd'hui dans une forme de fin de régime,
09:56de crise de régime telle qu'on pourrait assister à l'effondrement,
10:00d'une manière ou l'autre, de la 5e ?
10:01Oui, mais personne n'en veut de cet effondrement, précisément.
10:03Personne n'en veut, mais on le voit, c'est la décomposition.
10:06Je pense que c'est un effondrement pour une raison très simple.
10:09C'est que la 5e a été vidée de sa substance.
10:12Le pouvoir n'a plus le pouvoir.
10:15J'ai toujours dit, et ça, on ne peut pas me reprocher de changer d'avis,
10:18j'ai commencé avec Philippe Séguin là-dessus.
10:21Les hommes politiques français sont comme des hamsters dans une roue
10:25qui n'a pas de prise sur la réalité.
10:28Vous pouvez mentir aux Français sur la sécurité, l'économie,
10:32l'immigration, etc. pendant quelques années,
10:34mais à un moment, les Français s'aperçoivent que les décisions ne sont plus prises à Paris.
10:39Donc la 5e République, que j'approuve, elle a été vidée de sa substance démocratique.
10:45Et quand un pouvoir n'a plus de légitimité politique,
10:49et qu'en plus, il mène une politique imposée par l'extérieur,
10:53contraire aux intérêts fondamentaux du pays dans tous les domaines,
10:57et que ça se paye par l'insécurité, l'immigration, le chômage,
11:00le baisse du pouvoir d'achat, il y a un moment, ça pète.
11:02On en est là.
11:03On va en parler justement du pouvoir d'achat et des principales attentes des Français
11:06juste après une première pause.
11:08Nicolas Dupont-Aignan, invité du Grand Rendez-vous Europe 1.
11:10C'est News, les échos, à tout de suite.
11:20Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous avec Nicolas Dupont-Aignan,
11:23président de Debout la France, président et candidat à la présidentielle.
11:26D'ailleurs, vous avez fait votre annonce en mars dernier,
11:30selon un dernier sondage Cluster 17 pour Le Point.
11:34Jordan Bardella est à 30% d'intention de vote,
11:37Edouard Philippe est à 19,5%,
11:39Jean-Luc Mélenchon à 14%, Bruno Retailleau à 13%,
11:42et vous à 4,5%.
11:44Nicolas Dupont-Aignan, c'est encourageant 4,5% ?
11:48Je suis candidat pour défendre la souveraineté de la France
11:51et pour qu'on reprenne notre liberté vis-à-vis de Bruxelles,
11:54parce que pour moi, c'est la condition sine qua non
11:58pour résoudre nos problèmes intérieurs.
12:00Et comme je vois que cette question est toujours balayée de côté,
12:05quand je vois que les partis ne veulent pas aborder l'éléphant qui est dans la pièce,
12:10je me dis qu'il est fondamental que les Français puissent peser au maximum
12:14pour qu'on se libère de Bruxelles,
12:16car sinon notre pays reviendra dans ce jeu politicien permanent.
12:20J'insiste là-dessus parce que souvent les Français ne voient pas...
12:23Est-ce que ce n'est pas du jeu politicien cette candidature de témoignage
12:25parce que vous ne serez pas au second tour ?
12:27Pourquoi est-ce que vous ne ralliez pas Marine Le Pen ou Jordan Bardella dès le premier tour ?
12:30Mais à ce moment-là, il n'y a que deux candidats ?
12:33Non.
12:33Il n'y a que deux candidats.
12:34Au premier tour, c'est la logique de la cinquième république.
12:36Qui est le deuxième ?
12:36Alors après, c'est là le problème.
12:39Est-ce que c'est Mélenchon ou un autre ?
12:41La logique de la cinquième république,
12:43moi je suis très respectueux de la cinquième,
12:45c'est au premier tour,
12:46il y a une pluralité de candidats qui expriment la diversité des opinions
12:50et qui permettent aux Français de se faire représenter.
12:53S'il y a à peu près deux millions de Français qui me suivent
12:55sur la libération de la France vis-à-vis de l'Union européenne,
12:57ils méritent d'être entendus.
12:58Leur voix mérite d'être entendue.
13:00Et s'ils étaient plus nombreux,
13:01il est sûr que les autres partis peut-être changeraient d'avis là-dessus.
13:05Donc c'est vital.
13:06Vous serez candidat jusqu'au bout ?
13:07Pas jusqu'au bout, jusqu'à...
13:10Mais force !
13:11Mais au-delà de ça,
13:14au premier tour, on exprime sa pensée
13:16pour rééquilibrer le jeu politique,
13:18pour faire passer des idées nouvelles.
13:20Parce que moi, je suis attaché aux idées.
13:21Parce qu'à la source de la politique,
13:23il y a quand même les convictions.
13:24Ce qu'on ne voit pas aujourd'hui.
13:26Et puis au deuxième tour, on se rassemble.
13:28Et j'ai été le premier, en 2017,
13:31à soutenir Marine Le Pen,
13:33par loyauté,
13:34parce que je savais,
13:35et j'avais vu,
13:36et ça, vous ne pouvez pas me reprocher ça,
13:38j'avais vu le regard dangereux d'Emmanuel Macron.
13:42Et je ne voulais pas que la France parte dans le décor.
13:45Et à l'époque, on m'a beaucoup critiqué.
13:47Donc, expression de la diversité politique au premier
13:51et de conviction pour sortir la France du naufrage.
13:55Et puis après, que le meilleur gagne au second tour.
13:58C'est simple, c'est la logique des institutions.
14:00Vous dites au premier tour, chacun se présente,
14:02au deuxième, ça se rassemble.
14:04Mais le fait est que la gauche se rassemble assurément,
14:07le NFP, la NUPES, le NFP,
14:09à droite, au sens large,
14:10la culture de la coalition n'est pas si forte que ça.
14:12Vous me corrigerez, mais vous avez, en 2017,
14:15vous êtes rallié, mais à la dernière épreuve,
14:17je n'ai pas eu l'impression qu'on avait une grande coalition à droite
14:19qui contredisait la coalition à gauche.
14:21Alors, n'attendez pas de moi que j'affaiblisse
14:23mon, je dirais,
14:26mon camp, entre guillemets,
14:27patriote, mais ce qui est vrai...
14:29Je n'ai pas eu l'affaiblir.
14:30Non, mais je vais vous le dire.
14:30J'essaie de comprendre pourquoi
14:31le monde se rassemble et l'autre, non.
14:33Eh bien, il faut demander à Marine Le Pen
14:35et à Jordan Bardella,
14:37qui, pour moi, ont commis une grave erreur en 2024.
14:39Ils ont eu l'intelligence d'élargir à Éric Ciotti,
14:43mais ils ont oublié notre numéro de téléphone
14:45à Debout la France.
14:46Ils ont mis de côté Marion Maréchal.
14:49Ils ont mis de côté Éric Zemmour.
14:51Ils ont fini par la récupérer, Marion Maréchal.
14:52Oui, mais tout en lui laissant toujours,
14:55lui faisant faire pénitence, je dirais.
14:58Je trouve dommage.
14:58Moi, j'ai toujours pensé
15:00qu'il fallait une vaste coalition au second tour,
15:03au premier tour aux législatives.
15:05C'est ce qu'a fait le Front populaire de gauche.
15:07Et si on avait été beaucoup plus organisé en coalition,
15:10on n'en serait pas là.
15:11Il y a une énorme revendication des Français
15:13d'avoir une coalition.
15:16Moi, je serais un des éléments souverainistes, gaullistes.
15:19Éric Zemmour sera une autre facette.
15:22Marion Maréchal.
15:24Et puis, le navire amiral aujourd'hui,
15:26mais ça peut évoluer.
15:27Ça ne fait pas une union des droits.
15:28Ça fait une union...
15:30Est-ce que LR pourrait rejoindre ?
15:32Parce que les déclarations de Bruno Rotaillot
15:34sur la législative partielle dans le Tarn,
15:36il y a eu un petit bouger quand même chez LR, non ?
15:38Certains LR seraient les bienvenus
15:42et exprimeraient leur sensibilité.
15:45Et ils sont bien plus proches de nous
15:46que de Macron ou de...
15:50C'est précisément ce que vous dites.
15:51C'est-à-dire que peut-être pas tous les LR.
15:54Il y a peut-être un tutu personné.
15:56Mais bien sûr.
15:57Ce que je veux dire, c'est pourtant simple.
15:59Ça me paraît tellement évident.
16:02Tout...
16:02Même le général de Gaulle,
16:04qui a sauvé la France.
16:06Quand il est revenu en 1958,
16:07il a fait une coalition.
16:08Et les Gaullis sont toujours gouvernés avec d'autres.
16:12Et tant que Marine Le Pen et Jordan Berdella
16:14voudront le pouvoir seuls,
16:17par la fusion, la soumission de leurs alliés,
16:20ils échoueront.
16:21Je leur ai dit cent fois.
16:23Écoutez, j'espère que la grâce viendra sur eux
16:25un jour pour la France.
16:26Moi, je ne serai pas dans la critique,
16:28je serai dans la proposition.
16:29Et en attendant, je propose des idées fortes,
16:33parce que c'est le sens de ma candidature.
16:34Venons-en, parce que là, pour l'instant,
16:36les idées fortes...
16:36Sur la démocratie directe.
16:37Attendez.
16:37La démocratie directe,
16:39je pense qu'on sortira de la crise
16:41si on a un autre rapport au peuple,
16:43si on fait confiance aux Français.
16:45Et la Suisse devrait nous inspirer.
16:47Référendum constituant,
16:49référendum d'initiative citoyenne.
16:51Je l'ai fait dans ma ville hier,
16:52un référendum...
16:53Et c'est fondamental.
16:54Et puis le deuxième point,
16:55indépendance nationale.
16:57Si vous ne reprenez pas l'indépendance,
17:00le pays sombrera,
17:01parce que nous sommes aujourd'hui colonisés.
17:03Ça, c'est par rapport à Bruxelles ?
17:04Oui, colonisés.
17:05Nous sommes un pays colonisé.
17:06Il faut décoloniser la France.
17:08Mais ça, ça veut dire du courage.
17:10Ça veut dire mettre fin à cet état profond
17:13parisien et bruxellois
17:15qui gouverne aujourd'hui contre le peuple français.
17:17Pouvoir parisien, vous avez le droit,
17:19je ne sais pas si vous avez vu encore un exemple
17:22de la classe politique qui est un peu hors sol,
17:24avec Anne Hidalgo,
17:25qui est en plein conseil de Paris,
17:26mais au défi de vivre avec l'indemnité
17:30de la maire de Paris
17:30de 4 900 euros net après impôt par mois.
17:35Voilà.
17:36Donc, bon.
17:37Un commentaire là-dessus ?
17:38Non, mais ils sont hors sol.
17:40Et le pire, c'est que non seulement ils sont hors sol,
17:44qu'elle a un bilan catastrophique.
17:46Elle a quand même doublé la dette de la ville de Paris.
17:48Moi, j'ai divisé par deux la dette ailleurs
17:50pendant ce temps-là.
17:51Ça prouve qu'on peut faire des choses.
17:52Alors, ce n'est pas la même taille,
17:53mais c'est autant d'efforts.
17:55Et non seulement ils sont hors sol,
17:57ils sont incompétents, inefficaces,
17:59et en plus, ils nous donnent des leçons.
18:01C'est quand même incroyable.
18:02Alors, vous parlez de démocratie directe
18:03ou en tout cas semi-directe
18:04en gardant, vous dites,
18:06le meilleur de la Ve République
18:07et en s'inspirant du système
18:08qui existe dans certains cantons de Suisse,
18:11de cantons, pardon, de Suisse,
18:13de démocratie directe.
18:14Alors, comment on fait ?
18:15Sachant qu'aujourd'hui, comme vous le savez,
18:17il y a le Conseil d'État,
18:18le Conseil constitutionnel,
18:20un carcan, pour ne pas dire un totem inébranlable,
18:24comment est-ce que vous voulez faire ?
18:25C'est très, très difficile de...
18:27Il faut réviser la Constitution ?
18:28Oui.
18:29Il faut une grande réforme constitutionnelle.
18:32En fait, il faut revenir à l'esprit de la Ve,
18:35qui a été dénaturée, vidée de son sens
18:37par les transferts de pouvoir
18:39vers l'Union Européenne,
18:40qui ne sont pas élus, les pouvoirs là-bas.
18:42Donc, on n'est plus en démocratie.
18:43Et par la multiplication des échelons.
18:47Je suis pour un grand ménage.
18:49On revient à deux échelons seulement.
18:52Commune, la commune.
18:54Et le département.
18:54Et le département.
18:55On oublie la région.
18:56On supprime les régions.
18:58On supprime les intercommunalités.
19:00On supprime les agences.
19:02On fait un grand ménage.
19:03On peut économiser, à mon avis, dès le début, 20 milliards d'euros.
19:07Ce n'est pas qu'une question d'argent.
19:08C'est aussi une question de communication.
19:09De simplicité.
19:11En fait, vous savez, c'est la simplification générale.
19:14Quand Napoléon est arrivé,
19:16il y a cette magnifique phrase de Napoléon sur les blocs de granit.
19:20Il dit, j'ai lancé des blocs de granit.
19:22C'était les grandes réformes.
19:23Le préfet, le lycée, le code civil.
19:27Il faut relancer des blocs de granit.
19:29C'est-à-dire qu'il faut un pacte de confiance avec les Français.
19:31En disant, on va redevenir la France, une grande France efficace.
19:36Ça veut dire qu'on va faire un grand ménage.
19:38Et ce grand ménage est indissociable de la démocratie.
19:41Parce que la commune, elle est démocratique.
19:44Jamais un Emmanuel Macron n'aurait pu être élu au niveau d'une commune.
19:47Jamais.
19:48Le département est ancré dans les racines du pays.
19:52Parce qu'il n'est pas proche des Français ?
19:53Mais parce qu'il n'aurait pas pu être un artisan, un chef d'entreprise, un maire.
19:59Parce qu'il y a un moment, il aurait été exclu immédiatement.
20:03Il a gagné par une oligarchie qu'il a imposée.
20:06Il a quand même été réélu.
20:08Oui, il a été réélu.
20:10Oui, tout à fait.
20:11Il a été réélu.
20:11Pour le plus grand malheur des Français.
20:13Vous parlez du pouvoir européen avec grande inquiétude.
20:15Vous dites qu'il a pris la souveraineté des Français.
20:17Mais est-ce qu'il n'y a pas d'autre dimension ?
20:18Philippe de Villiers, vendredi, je crois, sur cette antenne,
20:21s'inquiétait, par exemple, du développement de l'identité numérique,
20:25permis numérique, citoyenneté numérique au niveau européen.
20:27Donc, il voyait venir à travers cela une forme de totalitarisme nouveau venant de Bruxelles.
20:32Est-ce que ce n'est pas une autre dimension de la critique de l'Europe
20:34qu'on entend insuffisamment, mais qui compte peut-être aujourd'hui ?
20:37Il a tout à fait raison.
20:38Et j'en parle depuis le Covid.
20:40On m'a assez critiqué là-dessus.
20:44Ce qui est nouveau, et c'est ce qui m'a fait évoluer sur l'Union européenne,
20:48et où je pense qu'il faut partir.
20:49Enfin, mais partir collectivement, je vais vous expliquer.
20:52Ce qui est nouveau, c'est qu'avant, avec Philippe Séguin, Charles Pasqua,
20:55Jean-Pierre Chevènement et tous les autres,
20:57on avait combattu le fait que l'Union européenne s'accapare les pouvoirs de la nation.
21:03Donc, vide notre démocratie.
21:05Ce qui est totalement nouveau depuis la crise du Covid,
21:08avec la complicité d'Emmanuel Macron pour la France,
21:11c'est que l'Union européenne ne s'attaque plus aux nations,
21:13ne vampirise plus les nations.
21:15Maintenant, elle veut faire taire les individus.
21:17Elle passe au-dessus des nations pour, et c'est très important,
21:23et je suis content que Philippe De Villiers en ait parlé,
21:24l'identité numérique mêlée au carnet de santé numérique,
21:29mêlée au permis de conduire numérique,
21:31mêlée à terme à l'euro numérique,
21:34aboutit à un totalitarisme,
21:38totaler un contrôle social,
21:40qui permettra à l'Union européenne de faire disparaître la nation,
21:44l'État civil, c'est la formation de la nation,
21:46qui permettra de suivre vos achats.
21:49Ah, vous avez pris deux billets d'avion ?
21:50C'est trop.
21:51Qui permettra de fermer les comptes,
21:53qui permettra de créer le contrôle social à la chinoise.
21:57Et personne n'en parle.
21:58C'est catastrophiste, là, ce que vous nous annoncez, Nicolas.
22:00Mais c'est prévu 2025, 2026, 2027, 2030.
22:05C'est des règlements qui sont appliqués.
22:07Et avec tout ça, la censure, le DSA, qui est en application,
22:12qu'a dénoncé M. Vance, vice-président américain à Munich,
22:16et il a eu raison.
22:17Et donc, on le voit bien,
22:19que pour assurer ce pouvoir européen
22:23contre les nations et les démocraties,
22:24maintenant, il passe à une étape supplémentaire.
22:26Et ça, il faut que les Français le sachent.
22:28On va en parler, y compris de l'immigration
22:30et de l'islamisme, de l'antrisme en France.
22:33A tout de suite sur Europe 1 et sur CNews.
22:38Bonjour, en compagnie du président de Debout la France,
22:41Nicolas Dupont-Aignan.
22:43Sébastien Lecornu, dans le JDD, ce matin,
22:45dit qu'il n'hésitera pas à redémissionner si jamais.
22:49Et en attendant, quand il y a eu cette grande interview
22:52dans Le Parisien, aujourd'hui, en France,
22:54vous remarquerez que le Premier ministre n'a pas parlé
22:57du tout d'immigration.
23:00Et vous, alors, vous avez évidemment
23:01toute une série de propositions
23:03sur l'immigration et sur le coût de l'immigration.
23:06Et vous dites ceci.
23:08Comment accepter qu'un étranger
23:09qui n'a jamais cotisé un centime
23:11à nos caisses de retraite perçoive,
23:13parce qu'il est question des retraites aussi,
23:14dix ans après son arrivée sur notre sol,
23:16à la faveur du regroupement familial,
23:18une pension de retraite égale
23:19à celle d'un smicard
23:21qui a travaillé et cotisé 40 ans ?
23:24Ça résume tout le système français.
23:27On finance notre propre remplacement.
23:31Donc, il y a un moment...
23:34Vous avez des pays comme aux Etats-Unis
23:35où il y a une forte immigration de population.
23:38Il y a des pays où il y a une forte immigration,
23:40mais l'immigration est de travail.
23:43Nous, nous avons une immigration de peuplement
23:45qu'on ne peut pas assimiler,
23:48vu la faillite de nos institutions,
23:50l'école républicaine, etc.
23:52Donc, on ne rend pas service à ceux qui arrivent.
23:54On est en train de faire exploser le pays.
23:57Jamais on n'a eu un tel record d'immigration.
24:00Et d'hyperviolence.
24:01On l'a vu encore à ce concert au Halle à Paris hier,
24:03qui a tourné à l'émeute.
24:04C'est une folie.
24:06On alimente une bombe.
24:07500 000 par an.
24:09500 000 par an.
24:11Comment la France peut assimiler
24:13500 000 personnes étrangères par an
24:15avec la situation de son économie,
24:17de son école, de son hôpital ?
24:19Donc, tout ça ne fonctionne plus.
24:20Avec une ambassade de France qui se réjouit d'ailleurs
24:22d'accorder 8 300 visas supplémentaires.
24:25Exactement.
24:25Mais on sait ce qu'il faut faire.
24:28Je l'ai proposé.
24:29Et d'ailleurs, vous parliez tout à l'heure de coalition.
24:31C'est très intéressant.
24:32Si vous prenez le programme des LR,
24:34le programme de Marion Maréchal,
24:36le programme du RN,
24:38le programme de Debout la France,
24:39c'est le même quasiment,
24:40à des nuances près.
24:42Il faut casser l'appel d'air.
24:44Suppression de toute aide sociale
24:46pendant 5 ans après l'arrivée.
24:47Aucune aide.
24:49Là, vous allez déjà casser l'appel d'air.
24:52Rétablissement des frontières nationales.
24:54Je demande qu'on mette l'armée à nos frontières
24:56pour bloquer vraiment.
24:58D'ailleurs, l'Allemagne le fait
24:59dans l'indifférence générale,
25:00à contrôler ses frontières.
25:03Rétablir la suprématie du droit français.
25:06Ne plus obéir aux directives européennes.
25:08On sait tout ce qu'il faut faire.
25:10Mais ça, ça se fera par une élection présidentielle.
25:13Ça se fera par une réforme du Conseil constitutionnel.
25:17Ça ne se fera pas autrement.
25:18Vous êtes pour l'immigration zéro
25:19ou pour une forme d'immigration ?
25:21Vous parliez d'immigration de travail tout à l'heure.
25:23L'immigration zéro n'existera jamais.
25:25La France n'est pas une boîte de conserve.
25:27Ce serait absurde.
25:28Mais entre 500 000 et zéro,
25:30reconnaissez qu'il y a une marge.
25:32Il y aura toujours...
25:33Madame Mélanie en Italie
25:34a fait venir beaucoup de travailleurs
25:36pour des raisons démographiques,
25:37parce qu'il n'y a plus assez de manœuvre
25:38aujourd'hui en Italie.
25:39C'est une immigration de travail.
25:40Mais l'Italie n'est pas la même chose d'abord
25:42que la France.
25:44Et puis deuxièmement,
25:44on n'a pas la même natalité.
25:45Il y a en France des jeunes
25:47qui d'ailleurs viennent de l'immigration
25:49qui doivent travailler.
25:51Et avant de faire venir
25:52de la main-d'œuvre étrangère,
25:53il faut payer, rémunérer,
25:55et c'est toute mon idée d'augmentation des salaires,
25:57il faut redonner de la confiance dans le pays.
26:00Il faut employer ceux qui sont sur notre sol.
26:02Et puis bien évidemment,
26:04il y aura toujours des étudiants,
26:05il y aura un peu de regroupement familial,
26:07mais il faut limiter à 100 000 maximum.
26:11Maximum, donc divisé par au moins 5.
26:13Si on fait ça,
26:15on peut le faire supprimer le droit du sol,
26:17bien évidemment,
26:19casser la pompe aspirante.
26:21C'est peut-être la chose la plus importante
26:25pour réconcilier les Français.
26:26Mais vous nous conduisez à la question
26:28des dépenses publiques en quelque sorte,
26:29parce qu'on parle souvent d'immigration,
26:30insécurité, immigration, identité,
26:32avec raison,
26:33mais immigration aussi,
26:34et coût de l'immigration.
26:35Donc quand vient le temps de se demander
26:36est-ce qu'on réforme les retraites,
26:38est-ce qu'on baisse les impôts,
26:38est-ce qu'on augmente les impôts,
26:39tout ça, finalement,
26:40le coût de l'immigration,
26:41c'est un peu les défendants de la pièce, non ?
26:42Bien sûr,
26:43mais j'ai écrit un livre,
26:44où j'ai détaillé toutes les formes,
26:48j'ai dégagé 100 milliards,
26:49100 milliards,
26:50on cherche 44,
26:51j'ai dégagé 100 milliards,
26:52sans toucher aux retraites,
26:53ni à la santé,
26:55sans faire souffrir les Français
26:57et les étrangers en situation régulière.
26:59Et là, ça vous énerve
27:00qu'on reparle des retraites
27:01et qu'on vous dise,
27:02tiens, on va peut-être suspendre ?
27:04Vous étiez contre la réforme des retraites,
27:06donc vous êtes plutôt satisfait,
27:08si on suspend cette réforme ?
27:09Alors, deux choses.
27:10D'abord, je n'ai jamais compris
27:12le psychodrame sur la réforme des retraites.
27:16Je pense même qu'Emmanuel Macron
27:17en a fait un totem,
27:19qui revient comme un boomerang
27:20dans sa figure,
27:21pour faire croire aux Français
27:22qu'ils réformaient.
27:24Mais la réforme des retraites,
27:26on voit la paille,
27:27elle n'a pas la poutre.
27:28Le problème des retraites en France,
27:30c'est quoi ?
27:31C'est la natalité,
27:33pour dans 20 ans,
27:34or elle s'effondre,
27:35puisque Hollande et Macron
27:36ont supprimé
27:37toutes les aides à la natalité.
27:39Et le deuxième point,
27:41c'est la production en France
27:42à création de richesses.
27:44Donc j'aurais préféré
27:44qu'on ait un psychodrame
27:46sur comment on relocalise
27:482 millions d'emplois,
27:49comment on baisse les charges
27:51de ceux qui investissent en France,
27:52comment on arrête
27:53les normes de folie
27:54qui empêchent de construire
27:56une usine dans notre pays,
27:57comment on renforce
27:58les PME.
28:00Le vrai problème,
28:01c'est le record de faillite,
28:03c'est l'asphyxie
28:04de nos entreprises,
28:05c'est la concurrence déloyale
28:06d'entreprises
28:06qui délocalisent en Roumanie
28:08et en Pologne,
28:09payées par des fonds européens
28:10que nous finançons.
28:12Donc,
28:12le vrai débat,
28:13c'est la production,
28:14ce n'est pas la conséquence.
28:15Les retraites,
28:16je vais vous...
28:16Les retraites.
28:18Ça va avoir un coût,
28:19la suspensibilité des retraites,
28:20ça va avoir un coût important.
28:21Dérisoire.
28:21Pas dérisoire,
28:22plus de 3 milliards.
28:22Non.
28:233 milliards de l'année prochaine.
28:24D'abord,
28:25je voudrais qu'on tordre un...
28:26Et 15 milliards en 2035,
28:28donc c'est quand même...
28:28Je voudrais qu'on arrête
28:30de dramatiser la situation
28:33pour deux raisons.
28:35D'abord,
28:35premier point,
28:35moi je veux récompenser le travail.
28:38Il faut relocaliser...
28:40Attendez un instant.
28:41Un million d'emplois en France
28:42et récompenser le travail.
28:43Pour récompenser le travail,
28:45il faut augmenter le salaire net,
28:47c'est-à-dire baisser les charges
28:49qui font la différence
28:50entre le brut et le net.
28:51Oui, attendez.
28:51Parce que si vous payez
28:52quelqu'un 1 500 euros,
28:53l'employeur,
28:54il paye 3 000.
28:54Tout à fait.
28:55Et donc,
28:56c'est pourquoi il faut faire
28:56des économies,
28:57j'ai proposé 100 milliards,
28:58mais il ne faut pas non plus
29:00casser les retraités
29:01parce que les retraités,
29:02ce sont des gens
29:02qui ont travaillé.
29:04Les retraités,
29:05ce sont des gens
29:05qui ont travaillé,
29:06qui ont cotisé
29:07et il y a un contrat moral
29:08de la nation avec eux.
29:09l'indexation au moins
29:10sur l'inflation.
29:12Et donc,
29:12je n'ai jamais compris
29:13comment ceux qui veulent
29:14récompenser le travail
29:15s'attaquent aux retraités.
29:17Et je vous dis une chose,
29:18s'attaquer aux retraites,
29:20c'est casser la confiance
29:21des jeunes
29:22dans le système de retraite.
29:23Ça explique le taux d'épargne
29:24délirant qu'on a en France,
29:2619%.
29:26La retraite en France,
29:29elle est à 67 ans,
29:31elle n'est pas à 62 ans.
29:33Vous voulez dire dans les faits ?
29:35Non, mais la retraite
29:35à taux plein,
29:36ben oui, mais excusez-moi,
29:38quand vous avez travaillé
29:38au SMIC,
29:40si vous n'avez pas
29:40une retraite à taux plein,
29:41comment vous vivez ?
29:42Donc, j'en ai assez
29:44qu'on fasse prendre
29:45les retraités
29:46pour des nantis,
29:47j'en ai assez
29:47qu'on dise que les Français
29:49abusent sur les retraites,
29:51la retraite à taux plein
29:52est à 67 ans.
29:54C'est pour les gens
29:55qui n'ont pas forcément
29:56cotisé toutes les années
29:57nécessaires,
29:57qui n'ont pas cotisé
29:5840 ans,
29:5840 ans et demi.
30:00Sinon, c'est dur
30:01d'avoir une retraite
30:01à taux plein.
30:02La réforme de 2023
30:05n'a pas été approuvée
30:07correctement,
30:08démocratiquement.
30:10Elle n'est pas bonne.
30:12Il faut la revoir.
30:14La suspension
30:15de la réforme des retraites
30:16n'est pas un drame.
30:18En revanche,
30:19on peut améliorer
30:20le système,
30:21ça sera l'objet
30:21de la présidentielle,
30:22les carrières pénibles,
30:23les femmes qui ont des enfants.
30:24Mais est-ce que c'est pas
30:24le symbole pour vous
30:25d'un blocage
30:26du système politique ?
30:27J'entends par là
30:27pays submergés
30:28par l'immigration,
30:29pays conquis
30:30par l'islamisme,
30:31pays endettés
30:32comme pas possible,
30:33pays incapables
30:33de faire respecter
30:34sa souveraineté
30:34au niveau européen.
30:36Crise de l'insécurité
30:37partout.
30:37Et le blocage
30:38de la crise politique,
30:39la cristallisation
30:39de la classe politique,
30:41du débat,
30:42c'est sur les retraites.
30:43Est-ce qu'il n'y a pas
30:44quelque chose là-dedans,
30:45la retraite c'est important
30:46dans la vie,
30:47mais de dérisoire,
30:48de voir finalement
30:48tous les débats politiques
30:49confisqués par le désir
30:51des uns d'assurer
30:52finalement
30:52ce petit bout
30:54de modèle social
30:55quand tout le reste
30:55s'échappe ?
30:56Mais c'est sidérant.
30:58Je vois d'ailleurs
30:58des deux côtés.
30:59que ce soit les macronistes
31:01ou les LR
31:01qui en font un totem
31:02ou que ce soit
31:03les socialistes
31:04qui en font un grand
31:05élément de conquête sociale,
31:07le problème est simple.
31:09Si on ne relocalise pas
31:10un million d'emplois
31:11en France,
31:12qu'on ne retrouve pas
31:132% de croissance,
31:15mais il n'y aura pas
31:15de retraite
31:16même à 67 ans,
31:17il y aura 75 à 80 ans,
31:18on ne pourra plus financer.
31:20Donc c'est un problème
31:21de création de richesse.
31:22Quant au coût
31:23de la suspension,
31:243 milliards,
31:26on a engagé la France
31:27pour 40 milliards
31:27en Ukraine,
31:29sans rien dire.
31:30On va donner cette année
31:31en 2026,
31:33il faut que les Français
31:33le sachent,
31:345 milliards,
31:355 de plus
31:36à l'Union Européenne.
31:38Notre contribution nette,
31:40nette,
31:40c'est-à-dire la différence
31:41entre ce qu'on verse
31:41et ce qu'on reçoit,
31:42va passer de 10
31:44à 15,5,
31:45c'est-à-dire plus
31:46que la suspension
31:47de la réforme des retraites
31:48et là,
31:48personne n'en parle.
31:49Donc,
31:50moi je pense
31:50qu'on peut trouver
31:52des économies
31:53sans faire souffrir
31:54les Français
31:54et que c'est vital
31:55pour redonner de la confiance.
31:57Un peuple à l'arrêt
31:58qui se déchire,
32:00où on divise les uns
32:01contre les autres,
32:02ne retrouvera pas
32:03la dynamique de croissance.
32:05Regardez aux Etats-Unis,
32:06la croissance,
32:07la dynamique de croissance.
32:08Donc,
32:09il faut favoriser
32:10ceux qui travaillent
32:11et il faut favoriser
32:12ceux qui investissent en France.
32:13C'est la seule solution.
32:14Vous avez parlé tout à l'heure,
32:15Nicolas Dupont-Agnan,
32:16de remplacement de population,
32:18le fameux remplacement
32:19la commission d'enquête parlementaire
32:20sur les liens
32:21entre certains partis politiques
32:23et l'entrisme islamiste
32:25a enfin trouvé
32:25sa tête de pont.
32:26Vincent Jean-Brun,
32:27LR,
32:27Mathieu Bloch,
32:28UDR,
32:29vont instruire cette commission,
32:30même si pas avant décembre,
32:32si pas de dissolution.
32:33Qu'est-ce que vous en attendez
32:34de cette commission
32:34alors que des livres
32:36sortent en ce moment
32:37sur les liens
32:38entre la France insoumise
32:40et l'entrisme islamiste
32:43avec Nora Bussigny,
32:44les nouveaux antisémites
32:45qui se déplacent,
32:46Nora Bussigny qui se déplace
32:47sous protection policière désormais,
32:49Omar Youssef Souleymane,
32:50les complices du mal,
32:52ces témoignages,
32:53c'est le signe de quoi ?
32:54C'est le signe
32:55de la déliquescence de l'État
32:56et vous savez,
32:59à partir du moment
32:59où vous laissez rentrer
33:00sur votre sol
33:01une masse de population
33:03qui n'a ni notre culture
33:04ni notre religion,
33:06il n'y a que les Français naïfs
33:08qui ont cru qu'on pouvait
33:09accueillir le monde entier
33:10sans que c'est des conséquences
33:11parce qu'ils viennent
33:12avec leur idéologie,
33:14leur culture,
33:15et puis qu'à partir
33:16de ce moment-là
33:16vous les mettez
33:17dans un chaudron
33:18et puis vous avez toujours
33:20des forces politiques
33:21qui à un moment
33:21vont les récupérer
33:23et en faire commerce.
33:25Ben oui.
33:25Par électoralisme ?
33:26Ben vous croyez par quoi ?
33:28Je ne sais pas,
33:28ça fait mieux en le disant
33:29Nicolas Dupont-Aignan.
33:30Aussi des maires,
33:31d'ailleurs il n'y a pas
33:31que des maires LFI
33:32qui ont pactisé
33:34avec le diable,
33:35mais les LFI
33:36en ont fait
33:37une clientèle électorale
33:39et ils en sont prisonniers
33:40d'ailleurs.
33:41Donc c'est très bien
33:42ces commissions d'enquête
33:43parce que ça va permettre
33:44que les Français
33:45sachent
33:46ce qu'il y a derrière.
33:48Parce qu'en fait
33:48si vous réfléchissez
33:49avec un peu de recul
33:50sur notre situation politique,
33:52pourquoi ça déraille complètement
33:53et pourquoi les Français
33:54sont écoeurés ?
33:55Parce que ce qui m'inquiète
33:55le plus
33:56aujourd'hui
33:57c'est l'écoeurement,
33:58la résignation
33:59des Français,
34:01c'est qu'en fait
34:01ils se disent
34:02ce qu'on voit
34:03à la télévision
34:04de la politique
34:05n'a plus rien à voir
34:05avec la réalité
34:06de ce qu'on vit.
34:07Et donc
34:08on se lave les mains
34:09de la France.
34:10Et on ne restera pas
34:11la France sans les Français.
34:13C'est fondamental ça quand même.
34:14Une pause
34:14et on revient tout de suite
34:15au Grand Rendez-vous.
34:16A tout de suite.
34:20Dernière partie
34:21du Grand Rendez-vous
34:21avec Nicolas Dupont-Aignan.
34:23Donald Trump l'a promis,
34:24les 48 otages israéliens
34:26dont 20 sont encore vivants
34:27retrouveront leur famille
34:28demain.
34:29Le président américain
34:29qui par ailleurs déclare
34:30que personne ne sera contraint
34:32de quitter Gaza.
34:34Est-ce que vous trouvez
34:34normal que l'Académie Nobel
34:36n'ait pas donné
34:36le prix Nobel de la paix
34:37à Donald Trump ?
34:39Je ne sais pas.
34:39C'était peut-être
34:40un peu tôt encore.
34:41Il l'aura peut-être
34:41l'année prochaine.
34:42Ils ont peut-être voulu
34:43garder un peu de temps.
34:44Mais est-ce que vous seriez
34:45d'accord pour dire
34:46qu'il est l'unique artisan
34:48de cette fin de guerre
34:49que nous espérions tous ?
34:51Ah oui,
34:51il est l'artisan
34:52parce qu'il a été
34:53à la hauteur
34:54de ses responsabilités.
34:56Et c'est enfin
34:57une bonne nouvelle
34:58dans ce monde
35:00tragique.
35:01mais attention,
35:04c'est un premier pas
35:04décisif.
35:07Attendons la libération
35:08demain.
35:09Combien seront vivants ?
35:11C'est un premier pas
35:12décisif.
35:14C'est déjà
35:14une tâche surhumaine.
35:15Maintenant,
35:16il faut qu'il y ait
35:16le retrait
35:17des troupes israéliennes.
35:18Il faut que
35:19les otages soient libérés.
35:21Il faut désarmer
35:21le Hamas.
35:24Ce n'est pas fini.
35:25Comment désarmer ?
35:26On a vu avec le Hezbollah
35:27que ce n'était pas si facile.
35:28Ils ne veulent pas.
35:28En plus,
35:28le Hamas,
35:29ils viennent de déclarer
35:30qu'ils sont contre
35:30le désarmement.
35:31C'est très difficile.
35:32Et puis,
35:33ils cherchent les otages
35:33dans les tunnels.
35:34Ça va peut-être
35:35mettre plus de temps,
35:36malheureusement.
35:37Et puis,
35:38il faudra passer ensuite
35:39à la deuxième étape
35:40qui est une perspective
35:42solide de paix.
35:43Il y a eu une interview,
35:44je ne sais plus
35:44dans quel journal,
35:45pour faire de publicité,
35:47d'Eud Olmert,
35:49ancien premier ministre israélien,
35:51qui a exactement
35:53ce que je pense
35:54sur la situation,
35:55qui dit très clairement
35:56qu'il y a ce premier
35:58cessez-le-feu,
35:59mais la paix
36:01n'est pas encore gagnée
36:02tant le chemin est long
36:03pour qu'on puisse garantir
36:06la sécurité d'Israël,
36:07qui est vitale,
36:09et permettre
36:09un État palestinien
36:11à terme
36:11qui soit reconnu
36:13internationalement.
36:14Et qui croyez-vous
36:15un État palestinien ?
36:16C'est pour moi
36:17la seule solution
36:20pour la survie d'Israël.
36:21Donc Emmanuel Macron
36:22a eu raison
36:23de reconnaître
36:24l'État de Palestine
36:24devant les États-Unis ?
36:26Non, parce que
36:26c'était trop tôt.
36:27On ne reconnaît pas
36:28l'État palestinien
36:29tant que les otages
36:30ne sont pas libérés.
36:31Ce n'était pas possible.
36:32Donc, c'était un problème
36:34de tempo.
36:35Et le fait qu'il soit demain
36:36en Égypte,
36:36Emmanuel Macron ?
36:37Écoutez,
36:39ce n'est pas parce que je suis
36:40et je veux la destitution
36:41d'Emmanuel Macron
36:42que je vais,
36:44sur un sujet
36:44de politique internationale,
36:46affaiblir la France.
36:47C'est important
36:48que la France soit là-bas.
36:49Voilà.
36:51Et tant qu'Emmanuel Macron
36:52est notre président,
36:53il est le président aussi
36:54de la France
36:54à l'international.
36:55Je suis son adversaire
36:56le plus résolu,
36:58mais je veux que la France
36:59existe et pèse dans le monde.
37:01Comme on dit en anglais,
37:01fair enough.
37:02Alors, il y a le Proche-Orient,
37:04il y a aussi
37:05le flanc Est de l'Europe.
37:07Alors, il y a le conflit
37:08en Ukraine
37:08dont on parle évidemment
37:09depuis plusieurs années
37:10maintenant, hélas.
37:10Mais on s'inquiète
37:11de plus en plus aussi
37:13de provocations russes
37:15chez les Baltes,
37:16en Pologne,
37:16et ainsi de suite.
37:17Est-ce que vous partagez
37:18cette inquiétude
37:19devant une Russie
37:20qui renouerait
37:21avec cette tentation
37:22épérial au-delà même
37:23de l'Ukraine
37:23et qui chercherait
37:24aujourd'hui
37:24à voir où est le maillon
37:25faible de l'OTAN,
37:26le ventre mou de l'OTAN ?
37:28Non, pas du tout.
37:29Vous connaissez
37:29ma position là-dessus.
37:31C'est une gigantesque fumisterie.
37:32Mais ces provocations
37:33sont réelles ?
37:34On n'en a pas là
37:35encore la preuve,
37:36donc j'en n'en sais rien.
37:38C'est qui alors ?
37:39Qui c'est qui envoie
37:40des drones ?
37:40On n'en sait rien.
37:42Moi, je vous dis
37:43ma ligne,
37:44très simple.
37:45L'intérêt de la France.
37:47L'intérêt de la France.
37:50Sur ce conflit,
37:52j'aurais aimé
37:53que la France,
37:54dès 2022,
37:55j'avais proposé
37:55un plan de paix.
37:57Et d'ailleurs,
37:58quasiment le même
37:58avait été signé
37:59à Istanbul
37:59entre les Ukrainiens
38:01et les Russes.
38:02on aurait économisé
38:03des centaines
38:04de milliers de morts.
38:06Les anglo-saxons
38:07à l'époque,
38:07les anglais,
38:08les américains
38:08de Biden
38:09ont tout fait
38:09pour le faire échouer,
38:11l'auront pu.
38:12On a eu la chance
38:12ensuite d'avoir
38:13Trump qui arrive
38:14et qui pouvait faire la paix
38:16et la France
38:16se serait grandie
38:17en saisissant cette chance
38:19parce que ce conflit
38:20est la plus grave
38:21faute géopolitique
38:23de l'Europe.
38:25Nous sommes en train
38:26de nous engluer
38:27à dépenser
38:29des dizaines
38:30de milliards d'euros
38:30de l'argent
38:31des Français
38:31qu'on n'a pas
38:32dans ce conflit.
38:34Nous sommes en train
38:34de ruiner notre industrie,
38:36l'industrie allemande
38:37mais aussi française
38:37et italienne
38:38en payant le prix du gaz
38:40quatre fois plus cher.
38:42Et tout à l'heure
38:42on parlait de la production
38:43en France,
38:44on pourrait baisser
38:44le prix d'électricité
38:45de moitié
38:46et la cause
38:47de l'effondrement industriel
38:48est aussi l'énergie.
38:49Et puis,
38:50on se prive
38:51d'une alliance fondamentale
38:53avec la Russie
38:53pour l'avenir
38:54du continent européen
38:55et on pousse
38:56la Russie
38:57dans les bras
38:57de la Chine
38:58à la plus grande joie
38:59de la Chine
39:00et des Américains.
39:01Pour l'instant,
39:02si je peux me permettre
39:02de dire que Trump
39:03aurait pu faire la paix
39:04mais encore aurait-il fallu
39:05que Vladimir Poutine
39:06veuille la faire aussi.
39:07Mais,
39:08la deuxième étape
39:10fondamentale,
39:12si les dirigeants européens
39:13ne poussaient pas
39:14à la guerre
39:15par faiblesse politique,
39:16ne poussaient pas
39:17à la ruine
39:17de l'Europe occidentale.
39:18Vous entendez
39:19que c'est les Européens
39:19qui poussent à la guerre
39:20et pas la Russie ?
39:20Aujourd'hui, oui,
39:21parce qu'il y a
39:22un plan de paix possible
39:23et vous le connaissez tous.
39:24Le plan de paix possible
39:25c'est la démilitarisation
39:26de l'Ukraine
39:27en faire une zone neutre.
39:28Le plan de paix possible
39:30c'est que l'Ukraine
39:31ne rentre pas dans l'OTAN
39:32et pas dans l'Union Européenne
39:34ce qu'a accepté Trump
39:35pour l'OTAN.
39:36Et,
39:37à partir de là...
39:37Mais ça,
39:38c'est pas suffisant
39:38pour Poutine, non ?
39:40Écoutez,
39:40vous n'en savez rien d'abord
39:41et je pense que
39:44si les dirigeants occidentaux,
39:45non,
39:46si les dirigeants occidentaux
39:47européens
39:48avaient soutenu
39:50Donald Trump
39:50dans cet effort de paix,
39:52la guerre pouvait s'arrêter.
39:53Et on sait très bien
39:54d'ailleurs comment
39:54tout ça va finir.
39:56Vous le savez d'avance,
39:57comme moi.
39:57le Donbass sera
39:58définitivement russe
40:00parce que ça a été
40:00une terre russe ancestrale.
40:03La Crimée restera russe.
40:04Et le mieux qu'on pourrait faire
40:05pour l'Ukraine et l'Europe,
40:06c'est qu'on ait une zone neutre,
40:08des soldats de l'ONU
40:09autour des centrales nucléaires,
40:11qu'il y ait une démilitarisation
40:13et que l'Europe renoue
40:14avec la prospérité.
40:16Il n'y aura pas de prospérité
40:17dans la guerre.
40:18Et la France n'a rien à gagner
40:21à s'enliser dans ce conflit
40:23de folie
40:24qui est une guerre civile slave,
40:26qui est une guerre civile
40:27entre un territoire ukrainien
40:29qui a été russe
40:30pendant quatre siècles,
40:31sauf sa partie ouest,
40:32et la Russie.
40:34Est-ce qu'on a intérêt,
40:35quand on est faible,
40:36ruiné,
40:38une industrie en faiblesse,
40:41on n'a pas d'argent,
40:42est-ce qu'on a intérêt
40:43à se précipiter dans un conflit ?
40:44La réalité,
40:45c'est que M. Macron,
40:47M. Starmer et M. Mers,
40:49des chefs d'État impopulaires,
40:50Mme von der Leyen,
40:51veulent se servir
40:52de la guerre en Ukraine
40:53pour faire un saut fédéral
40:56à l'Union européenne
40:57et faire disparaître les nations.
40:58Mais vous mélangez,
40:59si je peux me permettre,
41:00est-ce que vous ne mélangez pas
41:00deux questions ?
41:01D'un côté,
41:02l'instrumentalisation
41:03par une partie de la classe politique
41:04du conflit en Ukraine,
41:05ce qui ne remet pas en question
41:06que l'Ukraine a été envahie
41:07par la Russie,
41:08une Russie impériale,
41:10mais l'autre dimension,
41:11si vous étiez,
41:11si vous étiez lituanien,
41:12si vous étiez estonien,
41:14si vous étiez laiton,
41:14si vous étiez polonais,
41:16vous n'auriez pas
41:16de légitime inquiétude
41:17devant la Russie ?
41:18Ah, soyons clairs.
41:20J'ai toujours été très clair
41:21sur la légitime défense
41:24de ces pays,
41:26grâce à l'OTAN,
41:27et d'ailleurs,
41:28quand on voit,
41:29parce qu'il faut arrêter
41:29la fable sur le grand méchant russe,
41:31quand on voit la Russie,
41:32excusez-moi...
41:33Avec cette histoire,
41:33c'est une inquiétude légitime.
41:34Mais c'est une inquiétude légitime.
41:35Les blonnais,
41:36on savent quelque chose.
41:36Attendez,
41:37mais on ne fait...
41:38Attention,
41:40vous me faites penser
41:40à ces gens de 14
41:41qui étaient sur la ligne Maginot
41:43alors que c'était ailleurs.
41:44La vraie menace existentielle
41:46pour la France
41:46et l'Europe de l'Ouest,
41:48elle est chinoise,
41:50américaine,
41:51économique,
41:52islamiste.
41:53Elle n'est pas du tout russe.
41:54Donc,
41:55on regarde la Russie
41:56et on ne voit pas
41:57les vraies menaces.
41:58Le continent européen
41:59de l'Ouest risque...
42:00Ce n'est pas une menace ?
42:01Non.
42:02Non.
42:03Ce n'est pas une menace.
42:04C'est une menace imaginaire
42:05qui est faite
42:07pour distraire l'opinion
42:08des vrais enjeux.
42:09On ne peut pas lutter
42:11à la fois
42:11contre la Chine
42:12et la Russie.
42:13Or,
42:13la vraie menace existentielle,
42:15c'est l'islamisme au Sud,
42:17c'est la Chine
42:17et les États-Unis
42:18économiquement.
42:19Et si l'Europe
42:20veut exister
42:21au XXIe siècle,
42:22il faut qu'elle fasse
42:23la paix en Ukraine.
42:24Il n'y a pas d'autre solution.
42:25Nicolas Sarkozy
42:26est convoqué
42:27pour connaître
42:28la date
42:28de son incarceration
42:29dans le procès
42:30du présumé
42:30financement libyen.
42:32Demain,
42:33dans le JDD,
42:33ce matin,
42:34l'ancien président
42:34se confie.
42:35Que pensez-vous
42:36de ce procès Sarkozy
42:37et notamment
42:39j'ai toujours
42:41refusé
42:42de me prononcer
42:43sur les décisions
42:44de justice
42:44sur le fond.
42:46Donc,
42:46je ne vais pas commencer
42:47avec Nicolas Sarkozy.
42:48Je ne connais pas
42:49le fond de l'affaire,
42:49je n'ai pas assisté
42:50à toutes les audiences,
42:51je ne sais pas.
42:52En revanche,
42:53je suis choqué,
42:55comme des millions de Français,
42:56de l'exécution provisoire.
42:58Pour une raison
42:59très simple
42:59qui est juridique.
43:00J'ai appris à l'école,
43:01à l'université,
43:03que l'exécution provisoire,
43:05c'est le risque
43:06de récidive,
43:07c'est le délit de fuite
43:08et c'est des troubles
43:09à l'ordre public.
43:10Or,
43:11je ne crois pas
43:11qu'un homme
43:12comme Nicolas Sarkozy
43:13répond à cela.
43:15Donc,
43:15on a le sentiment
43:16d'une vengeance
43:17des magistrats
43:18contre lui
43:19et c'est très malsain
43:21pour notre démocratie,
43:22ce gouvernement des juges.
43:23Merci beaucoup,
43:24Nicolas Dupont-Aignan,
43:25d'avoir été
43:26l'invité
43:27du Grand Rendez-Vous
43:27Europe 1,
43:28CNews,
43:28les échos,
43:29bon dimanche
43:30sur Europe 1
43:30et sur CNews.
43:31Sous-titrage
43:36Sous-titrage
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