- il y a 11 mois
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Pierre de Vilno reçoit l’ancien commissaire européen Thierry Breton dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos
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00:00Bonjour, bienvenue au Grand Rendez-vous Europe 1 C News, les échos. Bonjour Thierry Breton.
00:04Bonjour.
00:05C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche, vous êtes ancien commissaire européen, ancien ministre de l'économie.
00:09Nous sommes au bord, Thierry Breton, de la falaise.
00:12Falaise politique, puisqu'il est quasiment certain que demain le gouvernement Bayrou tombera.
00:17Moins certaine l'hypothèse de la dissolution, mais il y a un an on n'y croyait pas non plus.
00:22Quelle suite ? Quel nouveau gouvernement ? Avec quelle force politique ?
00:26Encore une coalition à trois pattes, nous verrons.
00:28Falaise économique avec une dette abyssale, vous le savez mieux que personne,
00:32des économies visiblement difficiles à trouver sauf à remettre en cause des grands acquis
00:36comme les 35 heures ou la sacro-sainte dépense publique.
00:40Falaise civilisationnelle enfin.
00:43Qu'est-ce que la France aujourd'hui par rapport à celle de De Gaulle et de Pompidou ?
00:47Quel poids dans l'Europe et dans le monde face à Trump, face à Poutine ?
00:51Et quel visage aussi, quelle image la France renvoie-t-elle avec les blocages,
00:56les grèves, l'hyperviolence et la montée abyssale de l'antisémitisme ?
01:01Avec moi, pour vous interroger, Clémence Lemestre.
01:04Bonjour.
01:05Bonjour.
01:05Clémence Lemestre des Échos.
01:07Et Mathieu Bocoté.
01:07Bonjour Mathieu.
01:08Bonjour.
01:09Mais d'abord, avant d'aborder tous ces sujets, Thierry Breton,
01:11je voudrais avoir votre opinion sur deux journalistes du service public
01:16s'entendant dans un café pour éliminer Rachida Dati de la prochaine élection municipale à Paris.
01:25Oui, alors j'ai vu, comme beaucoup d'entre nous, effectivement, cette petite séquence.
01:31Et si vous le permettez, à l'appel de ma part de commentaires.
01:36Parce que j'ai été choqué.
01:37J'ai d'abord été choqué parce que nous sommes dans un état de droit.
01:42Et filmer des personnes à leur insu, leurs propos, les diffuser ensuite à leur insu sur des réseaux,
01:52c'est illégal.
01:54C'est condamnable par la loi et c'est normal.
01:57Donc j'estime que ce premier...
01:59Sauf quand ce sont des personnalités publiques qui parlent de l'ordre public.
02:02Là, en l'occurrence, on parle de Rachida Dati.
02:04Alors, je vais y revenir, si vous le permettez.
02:06Donc, ça m'a choqué.
02:08Et je pense qu'on est dans un état de droit.
02:11Vous savez, j'ai beaucoup travaillé sur la défense de la liberté d'expression.
02:15Donc, il faut la préserver.
02:16C'est mon premier commentaire.
02:17Le second, c'est que j'ai entendu, comme beaucoup d'entre vous,
02:20de façon certes un peu hachée,
02:22les propos de...
02:23Je crois que c'est M. Thomas Legrand,
02:26qui me semble être totalement contraire,
02:29le mot est faible,
02:30à la déontologie d'un journaliste
02:32qui doit être évidemment impartial,
02:35qui doit faire son métier selon des chartes
02:36qui sont là aussi encore réglées
02:39de façon précise dans notre état de droit.
02:42J'ai compris qu'il avait été mis à pied.
02:43Si les propos qu'on lui prête sont réels,
02:46je comprends à tout le moins cette mise à pied.
02:48Lui, oui, mais Patrick Cohen n'a pas été mis à pied.
02:51Alors, il faudra voir, évidemment,
02:53si c'est de la nature des propos.
02:54Vous avez parfaitement raison de le signaler.
02:56Et je fais, si vous le permettez, également la distinction.
02:59Parce que j'ai travaillé beaucoup sur ces questions de liberté des médias.
03:05Et aussi du fait que, quand on est un média,
03:08ce n'est pas une activité comme les autres.
03:11Mais on est, malgré tout, dans un système
03:13où on a des actionnaires,
03:15qu'il soit public et privé.
03:16J'ai travaillé à ce qu'on a appelé le Média Freedom Act
03:19pour maintenir, donner, redonner
03:22la liberté, précisément, aux rédactions
03:24par rapport à leurs actionnaires.
03:27Il y a l'actionnaire, c'est une chose.
03:29Il y a la gouvernance, c'en est une autre.
03:31Il y a les journalistes, c'en est une troisième.
03:32Dans le Média Freedom Act,
03:34précisément, on doit faire la distinction précise
03:37entre l'actionnaire,
03:39qui a des objectifs économiques,
03:42et les journalistes,
03:44qui ont des règles déontologiques.
03:46Et j'ai voulu clarifier ceci,
03:48que ce soit pour des actionnaires privés
03:50ou pour des actionnaires publics.
03:51Alors justement, là, c'est le service public.
03:54Est-ce que ce n'est pas d'autant plus grave
03:55que ce sont deux journalistes du service public ?
03:57Et est-ce qu'il y a une sorte de protectorat ?
04:00Je comprends parfaitement votre question,
04:03mais je préfère la traiter en ce qui me concerne,
04:07un peu au-dessus,
04:08en disant que cette indépendance
04:10des journalistes,
04:12des rédactions,
04:13de la capacité à faire leur métier
04:16selon leurs règles de déontologie,
04:18qui sont, et vous le savez mieux que quiconque,
04:20contraignantes.
04:21Et c'est normal,
04:22c'est la garantie de notre état de droit.
04:23Donc on ne peut pas dire n'importe quoi.
04:24On ne peut pas dire n'importe quoi.
04:26Et on ne peut pas non plus dire...
04:26Tiens, on va faire tout ce qui est possible
04:28pour éliminer une personne publique.
04:30Je viens de le dire.
04:31Je viens de le dire.
04:32On est totalement hors champ.
04:34Mais on ne peut pas dire non plus
04:35ce que souhaite que votre actionnaire vous dise,
04:38qu'il soit public ou qu'il soit privé.
04:40Alors, toute petite question,
04:42vous dites la diffusion de vidéos,
04:44on a filmé à leur insu ces quatre personnes.
04:48Ça vous choque ?
04:48J'entends très bien.
04:49Mais c'est la loi, là.
04:50J'entends.
04:51Il faut toujours revenir à la loi.
04:52Mais je me permets de faire une comparaison.
04:54Néanmoins, vous avez souvenir probablement
04:55dans la présidentielle américaine
04:56avec Donald Trump,
04:57avec la séquence Grabber by the Pussy.
04:59Pardonnez les termes.
05:00Ça avait été enregistré à son insu.
05:02Ça avait été diffusé à grande échelle
05:05aux États-Unis et même en Europe.
05:06Je n'ai pas souvenir à ce moment-là
05:07qu'on se soit indigné du fait
05:09que les propos avaient été volés
05:11à Donald Trump dans de telles circonstances.
05:12Je me trompe si je dis qu'on se choque davantage
05:14si les propos, si on est devant une vidéo
05:16de gens de France Inter ou de France Culture,
05:18aucun importe,
05:19plutôt que des gens comme Trump.
05:21Non, mais la loi américaine
05:23est différente de la loi française.
05:25Non, non, mais en France,
05:25on les a relayés sans gêne.
05:26Le premier amendement,
05:27et c'est le premier amendement
05:28et le premier amendement aux États-Unis,
05:31nous avons donc la liberté d'expression
05:32et la liberté de la parole publique.
05:34C'est ce qui nous protège.
05:34Je vais faire plus simple pour vous.
05:36Il y a des émissions en France
05:37qui fonctionnent aussi sur le mode
05:38de la vidéo volée.
05:40Ça conviendrait sur le service public.
05:42Eh bien, je le dis encore une fois,
05:43quels que soient les actionnaires,
05:45encore une fois,
05:45des médias qui les diffusent,
05:47la loi est la même pour tous.
05:48C'est notre loi.
05:49Nous, elle est protectrice.
05:50Il faut la faire respecter.
05:52Mais est-ce que vous trouvez
05:52qu'il y a quelque chose
05:53comme une forme d'indignation asymétrique ?
05:54Non, je ne trouve pas ça.
05:56Et encore une fois,
05:56je connais trop ce qui se passe
05:57aux États-Unis.
05:58Je connais trop ce qui se passe en Europe.
05:59En France ?
05:59Il ne trouve pas que l'indignation asymétrique ?
06:01Je connais trop ce qui se passe
06:02en Europe et en France.
06:03Oui.
06:03Et donc, je le redis de façon très calme,
06:06très claire, pour moi,
06:08la loi est la loi.
06:10Elle doit être la même pour tous.
06:11Elle doit être respectée.
06:12Et donc, on verra bien.
06:14Donc, c'est pareil pour des émissions.
06:16Mathieu Bocoté en parlait
06:18de différentes émissions.
06:19Il y a notamment l'émission
06:20Cache Investigation
06:20où il y a énormément de vidéos volées.
06:22Et dans ce cas-là,
06:25Élise Lusset et ses équipes disent toujours
06:26c'est de l'investigation que nous faisons.
06:30Selon vous, ça peut être contestable ?
06:31Je viens de le redire.
06:32Alors, la loi est là
06:34et vraiment sur ces questions.
06:37Nous sommes un État de droit.
06:39On a bâti cette architecture
06:40qui est protectrice, me semble-t-il,
06:42de nos libertés individuelles.
06:44Et c'est vrai qu'en ce moment,
06:45elles sont bafouées.
06:46On le voit en particulier
06:46sur les réseaux sociaux.
06:47C'est la raison pour laquelle
06:48j'ai voulu clarifier les choses
06:50sur les réseaux sociaux
06:51de façon extrêmement claire et précise.
06:54Et donc, n'attendez pas de moi
06:55autre chose que ce rappel à la loi.
06:57Thierry Breton, la France connaîtra probablement
06:59la chute du gouvernement Bayrou,
07:00je le disais en introduction.
07:01Demain, diriez-vous,
07:02que c'est une perte
07:04parce que François Bayrou a tout essayé
07:06ou est-ce que c'est une nouvelle perspective
07:09peut-être positive
07:10parce que ça n'était pas la bonne méthode ?
07:13D'abord, je vais le dire de façon très simple.
07:15Pour moi, c'est un drame pour la France
07:18parce que ça veut dire
07:19que nous n'allons pas encore,
07:21à nouveau, avoir de budget.
07:24C'est ça ce que ça veut dire
07:25parce qu'il ne faut pas se cacher
07:26derrière son petit doigt.
07:27à partir de demain,
07:29si jamais, effectivement,
07:32François Bayrou tombe
07:33et tombera, on le sait,
07:34par la faute, au fond, des socialistes
07:36parce qu'il faut appeler un chat un chat,
07:39eh bien, ça replonge à nouveau
07:40la France
07:41dans les affres
07:42dans lesquelles elle est
07:43depuis la dissolution
07:44parce que quand même,
07:45tout part depuis cette dissolution
07:47calamiteuse,
07:48il faut quand même bien le dire.
07:49et malgré les efforts
07:53qui ont été faits
07:55pour trouver des gouvernements
07:56de coalition,
07:57les uns tombent après les autres.
07:58Alors, si jamais, effectivement,
07:59François Bayrou tombe demain,
08:01personnellement,
08:02je sais que je suis peut-être
08:03le dernier des Mohicans,
08:04ce que je ne souhaite pas,
08:05ce que je ne souhaite pas
08:06vraiment pour notre pays
08:08parce qu'on est maintenant
08:09à 20 mois
08:10des échéances présidentielles
08:12et on ne va pas avoir de budget
08:14alors que nous sommes aujourd'hui
08:16le pays qui est le plus mal en point
08:18de tous les pays
08:19de la zone euro.
08:21Nous avons plus de 6% de déficit.
08:24On va donc augmenter à nouveau
08:25la dette de 170 milliards d'euros
08:28cette année.
08:29C'est 12 millions chaque jour,
08:30la dette.
08:30Oui, mais à la limite,
08:31ça ne parle pas.
08:32Ah, si, ça parle.
08:33Oui, mais bon,
08:34je veux dire les choses
08:36de façon très simple.
08:37Il y a cette boule de neige,
08:38cette boule de neige
08:39qu'on ne peut arrêter
08:41et aujourd'hui,
08:43qui met,
08:44je n'ai pas peur de vous le dire,
08:46qui met, je dirais,
08:47la parole de la France
08:48je dirais en péril
08:49parce qu'aujourd'hui
08:50on n'est plus entendu.
08:52Un pays qui ne compte pas,
08:53c'est un pays qui ne compte plus.
08:55Or, on a cessé de compter.
08:56Et donc, eh bien demain,
08:57si jamais le gouvernement
08:58Bérou tombe,
09:00qu'allons-nous voir ?
09:01On va rentrer encore
09:02dans les affres.
09:03On va aller essayer
09:04de trouver...
09:05Je veux dire que voilà...
09:07De trouver qui ?
09:07J'en sais rien.
09:08Je ne veux pas rentrer.
09:09Je n'ai pas de boule de cristal.
09:10Vous avez parlé des socialistes.
09:11C'est amusant.
09:12Les regards se tournent
09:13vers les socialistes.
09:13Ils ont représenté 2%
09:15à la dernière présidentielle.
09:17Ils contrôlent indirectement,
09:18on peut le dire,
09:20le Conseil constitutionnel,
09:21la Cour des comptes
09:22et le Conseil d'État.
09:23Est-ce que vous trouvez
09:24qu'il n'y a pas
09:25une anomalie démocratique là-dedans ?
09:27Il y a beaucoup d'éléments
09:28dans votre question.
09:28D'abord,
09:29si nous avons bien compris
09:31la nécessité,
09:33les arrières-pensées
09:34qu'il y avait
09:35derrière cette dissolution,
09:36c'était de redonner
09:37la parole aux Français.
09:38Alors, si vous le voulez bien,
09:39Pierre de Villeneau,
09:40ça a été à cette parole.
09:41Les présidentielles,
09:42c'était autre chose,
09:42il y en aura de nouvelles.
09:44La parole des Français,
09:44ça a été effectivement
09:45que le groupe socialiste
09:46n'est pas arrivé,
09:47loin s'en faut,
09:48en tête du pays,
09:50contrairement à ce qu'on a voulu
09:51nous faire croire.
09:52C'est un parti
09:53qui a une cinquantaine
09:55de députés.
09:5666.
09:5766, pour être très précis.
09:5966 députés.
10:01Ça fait un petit,
10:03un peu plus que 10%
10:04de l'Assemblée nationale.
10:06Que je sache,
10:08on n'est pas en numéro 1.
10:09Donc, ça semblerait effectivement
10:10à tout le moins étrange
10:12que de donner la parole aux Français,
10:14de se constater que finalement,
10:16la France,
10:17elle est globalement à droite,
10:18même très à droite,
10:19et d'aller chercher
10:20un premier ministre de gauche,
10:21ce serait effectivement surprenant.
10:23Mais si on est dans votre logique,
10:24la France est globalement à droite,
10:26très à droite,
10:26il faudrait donc un premier ministre
10:27à droite ou très à droite ?
10:30– Monsieur Bocoté,
10:31si vous voulez bien,
10:34j'aimerais répondre à cette question
10:36en faisant un retour historique
10:38sur la première cohabitation.
10:41– Alors, pour le retour historique,
10:42on aura besoin d'un petit peu de temps,
10:44Thierry Breton,
10:44donc je propose qu'on marque une pause
10:46et on se retrouve dans un instant
10:47au Grand Rendez-vous Europe 1.
10:48C'est News Les Echos
10:48avec Thierry Breton.
10:50Retour sur le plateau
10:51du Grand Rendez-vous Europe 1.
10:53C'est News Les Echos
10:53avec notre invité aujourd'hui,
10:55l'ancien ministre
10:56et ancien commissaire européen,
10:57Thierry Breton,
10:58Mathieu Bocoté,
11:00vous posiez une question
11:01juste avant la pause
11:02à Thierry Breton.
11:02– Et je la poserai à nouveau,
11:03donc vous nous disiez,
11:04il serait étonnant
11:05que la France,
11:06qui est à droite,
11:07très à droite,
11:08soit gouvernée
11:09par le Parti Socialiste,
11:10alors je vous posais la question,
11:11faudrait-il pour la France
11:12aujourd'hui,
11:13un premier ministre à droite,
11:14virgule,
11:15très à droite ?
11:16– Non mais,
11:17on faisait référence effectivement,
11:18les périodes de cohabitation
11:19sont des périodes singulières
11:20dans l'histoire
11:21de la Ve République
11:22et la première d'entre elles,
11:23il se trouve que je l'ai vécue,
11:25c'était en 1986,
11:27c'était la première cohabitation
11:28on s'en souvient,
11:31François Mitterrand
11:32sentait que le Parti Socialiste
11:35allait perdre la majorité,
11:36pour ce faire,
11:37il nous met un peu
11:37de problème personnel,
11:38vous vous en souvenez,
11:39ce qui va ouvrir la voie
11:40à 35 ou 36 députés,
11:42donc à l'époque
11:42c'était du Front National,
11:44donc ils vont rejoindre l'Assemblée
11:45et on n'a pas de majorité,
11:47on n'a pas de majorité,
11:48on a des blocs,
11:50on a le Parti Socialiste,
11:51on a le RPR,
11:53on a l'UDF,
11:54le RPR et l'UDF,
11:55vous regardez souvent
11:56en chaîne faïence
11:57et on a un petit groupe
11:59donc du Front National,
12:01à peu près équivalent
12:01du reste au groupe communiste,
12:03donc on a une Assemblée
12:04qui est divisée,
12:05et qu'est-ce que fait Mitterrand
12:06à ce moment-là ?
12:08Mitterrand essaye
12:09d'aller trouver
12:10un ou une première ministre,
12:13c'est la Constitution,
12:14du reste,
12:14qui lui donne ce pouvoir,
12:15bien entendu,
12:16pour, je dirais,
12:18bâtir une coalition,
12:19il essaye de s'impliquer lui-même
12:21au fond,
12:21pour bâtir une coalition,
12:23je ne sais pas si vous vous en souvenez,
12:24mais la première personne
12:25à laquelle il pense,
12:26c'est Simone Veil.
12:27C'était surprenant
12:28parce que le premier parti
12:29qui était arrivé en tête,
12:30le premier,
12:31c'était le RPR.
12:33Je mets le socialiste à part
12:34parce que les socialistes
12:35n'avaient pas la majorité,
12:36ils étaient plus importants
12:36que le RPR,
12:37mais ils ne pouvaient constituer
12:38une majorité.
12:41Et donc,
12:41plutôt que d'appeler le RPR,
12:42il va appeler
12:43quelqu'un de l'UDF.
12:44Ça ne marche pas.
12:45Évidemment,
12:45le RPR
12:46va être bataillé
12:49et va dire non.
12:50Il va ensuite
12:51aller faire appel,
12:52tenez-vous bien,
12:54à Jacques Chaband-Elmas.
12:55On n'avait que cette fois-ci
12:56quelqu'un du RPR,
12:57enfin,
12:57il était
12:57père de Bordeaux,
12:59il était plutôt
13:00à la fin de sa carrière.
13:02Donc,
13:02là encore,
13:03non,
13:03absolument pas.
13:04Il va ensuite,
13:05tenez-vous bien,
13:06interroger
13:07et essayer de convaincre
13:08Valéry Giscard d'Estaing.
13:10Ça tourne,
13:11ça ne marche pas.
13:12En désespoir de cause,
13:13il va s'adresser
13:13à Raymond Barr.
13:14Lequel est à la mairie de Lyon.
13:16Il réfléchit,
13:16il dit non.
13:17Et enfin,
13:18il va aller nous chercher
13:19à l'imperfite.
13:20Ça ne marche toujours pas.
13:20Et qu'est-ce qu'il fait à la fin ?
13:22À la fin,
13:22il se dit,
13:22en désespoir de cause,
13:23car Mitterrand
13:24n'aimait pas,
13:26le mot est faible,
13:27j'étais très très proche
13:27de Chirac,
13:28je l'ai toujours été,
13:29mais aussi de René Monnerie.
13:31Ma culture,
13:31ma nature,
13:32ma culture,
13:32ma politique,
13:33c'est d'être centriste,
13:34libéral et chiracien.
13:36Voilà,
13:36donc j'étais déjà ça
13:37quand j'étais jeune,
13:38monsieur Bocoté.
13:39Et donc,
13:40qu'est-ce qu'on voit ?
13:41Finalement,
13:42en désespoir de cause,
13:43Mitterrand va appeler
13:44le président.
13:46Et quel rapport
13:46avec aujourd'hui,
13:48Thierry Vauton ?
13:48Ce que je veux dire,
13:48c'est qu'à la fin,
13:50il y a des règles institutionnelles.
13:53Est-ce que c'est
13:54le président de la République
13:55qui doit essayer
13:56de bâtir lui-même
13:57une coalition ?
13:58Encore une fois,
13:59il a le pouvoir,
14:00et c'est la Constitution
14:00qui le lui donne,
14:01de choisir celui ou celle
14:03qui sera capable
14:04de revenir,
14:05de revenir
14:06avec un gouvernement
14:07qui sera issu
14:08d'une coalition stable.
14:09Mais est-ce que vous revenez
14:10assez loin dans le temps ?
14:11Mais s'il s'implique
14:12lui-même pour le faire,
14:14comme avait voulu
14:14le faire Mitterrand,
14:15ça ne marche pas.
14:16Mais 1986,
14:17est-ce que vous n'avez pas
14:18que la mémoire courte,
14:19finalement ?
14:19Parce que le point de comparaison,
14:20on pourrait dire,
14:21c'est 1958.
14:22C'est-à-dire un régime
14:23qui n'est plus capable
14:24d'accoucher d'une majorité,
14:25un régime qui est pris
14:26à l'époque devant
14:27la crise algérienne,
14:28aujourd'hui devant la crise
14:29de la dette et de l'immigration,
14:30un régime qui aujourd'hui
14:31est finalement
14:32qui a institutionnalisé
14:37cible entre les deux.
14:38Alors là,
14:38vous allez encore plus loin
14:39que moi,
14:40parce que là,
14:40vous voulez changer.
14:42Je ne veux rien du tout.
14:43J'essaie de comprendre
14:43la comparaison.
14:44Dans votre question,
14:44il y a le changement.
14:45Évidemment,
14:45on est en Ve République.
14:47C'est pour ça que je me situe
14:48dans le cadre
14:48de la Ve République.
14:50Faut-il changer ?
14:51Je ne le crois pas.
14:51Je pense que nos institutions
14:52sont suffisamment solides.
14:54Et je ne suis pas de ceux
14:55qui disent que lorsqu'on a
14:56une difficulté,
14:56il faut changer les institutions.
14:57Ce que vous m'invitez
14:58quelque part implicitement
14:59à faire.
14:59Ah non, pas du tout.
15:00Je pose la question
15:00parce que la question
15:02du changement de régime
15:03circule dans l'espace public.
15:04C'est ce qui s'est produit.
15:04Mais je ne suis pas de cela.
15:06Moi, je pense sincèrement
15:07qu'il faut garder,
15:08évidemment,
15:08nos institutions.
15:09Il faut aussi,
15:10et je n'ai pas peur
15:11de le dire,
15:12il y a un moment
15:13où il y a des réalités
15:14politiques qui s'imposent.
15:17Je le dis avec d'autant plus
15:18de hauteur de vue
15:19que je ne suis suspect
15:20de rien.
15:21On sait où j'habite.
15:23Je l'ai rappelé tout à l'heure.
15:24J'ai rappelé mon combat politique.
15:26Mon combat politique,
15:27il n'a pas changé,
15:27il ne changera jamais.
15:28Mais il y a un moment,
15:29effectivement,
15:29où quand on se rappelle,
15:31on se rapporte à l'histoire.
15:32Je ne fais que décrire des faits.
15:34Je ne dis pas encore une fois
15:36que ces faits vont se réaliser.
15:37Mais je pense que fort
15:38de ce qui s'est passé,
15:39et notamment par rapport
15:41à tous ceux qui vont demain
15:42voter à l'Assemblée nationale,
15:45je pense qu'il est important
15:46qu'avant de mettre
15:47leur bulletin de vote
15:49dans l'urne,
15:51je pense qu'il est important
15:51qu'ils se souviennent
15:52de ce petit épisode
15:54que je viens de rappeler
15:55par rapport à ce qui peut
15:57ensuite en découdre.
15:58Vous pensez du coup
15:59que la logique serait
16:00de proposer au RN
16:01d'envoyer quelqu'un à Matignon
16:03puisque c'est le premier parti
16:04de l'Assemblée nationale ?
16:05Je ne dis pas
16:06que c'est la logique,
16:06je dis que c'est une éventualité.
16:09Et que donc,
16:09si c'est une éventualité,
16:10c'est une possibilité.
16:12Et que personne
16:13ne peut aujourd'hui
16:15la balayer
16:16d'un revers de main,
16:17y compris au regard
16:19de ce petit rappel historique
16:20qu'on n'est pas raison,
16:21certes,
16:22je le dis d'autant plus
16:23devant un historien,
16:24M. Bocoté,
16:25mais malgré tout,
16:25ça peut nous éclairer.
16:26Donc il faut arrêter de dire...
16:27Ça doit nous éclairer.
16:27Thierry Breton,
16:28il faut arrêter de dire
16:29que le RN n'est pas
16:30dans l'arc républicain.
16:31Mais l'RN...
16:32Aujourd'hui,
16:34le front républicain
16:35ne fonctionnerait pas.
16:36Mais, Pierre Dumoulin,
16:37comme il l'a fonctionné
16:38aux dernières législatives
16:39en 2024.
16:40Le RN étant
16:40sous la coupole
16:42de l'Assemblée nationale,
16:44il est donc bien entendu
16:45dans l'arc,
16:46je dirais,
16:47de ce qui représente la France.
16:47Ce n'est pas aussi évident
16:48pour tout le monde
16:49que pour vous,
16:49Thierry Breton.
16:50Encore une fois,
16:51le RN fait partie
16:52des choix des Français,
16:54tout comme,
16:55et je ne partage
16:56ni l'un ni l'autre,
16:57tout comme la fille
16:59fait partie du choix
17:00d'un certain nombre
17:00de nos compatriotes.
17:02Et donc, voyez-vous,
17:03il faut évidemment
17:04l'accepter.
17:05D'autant plus
17:06quand on a été celui,
17:07je parle d'Emmanuel Macron,
17:08qui a voulu cette dissolution
17:10pour donner la parole
17:11aux Français.
17:12Elle existe,
17:12elle est là la parole,
17:13elle est représentée
17:14dans une Assemblée
17:15ingouvernable.
17:16Il a voulu une dissolution
17:17mais ensuite,
17:18avec son parti Renaissance,
17:19il a tout fait
17:20pour qu'il y ait
17:21un front républicain
17:22anti-Rassemblement national.
17:24Souvenez-vous.
17:25Pierre De Vildo,
17:25il n'y a pas si longtemps.
17:26C'est pour cela
17:27que j'ai voulu,
17:28tout simplement
17:29et très simplement,
17:30de là où je suis
17:31et uniquement de là
17:31où je suis,
17:32rappeler cet épisode
17:33que j'ai vécu moi-même
17:34en 1986.
17:35Est-ce qu'il ne faudrait pas
17:36plutôt,
17:36parce que le RN,
17:37on voit,
17:38il n'aurait pas non plus
17:39la majorité
17:39à l'Assemblée nationale,
17:40c'est le premier parti
17:41mais il est loin
17:41d'être majoritaire.
17:42Est-ce qu'on n'en est pas arrivé
17:43à un moment
17:44où il faudrait
17:44un gouvernement technique,
17:45voire certains parlent
17:47d'un chef d'entreprise
17:48à la tête du gouvernement,
17:49pour justement
17:50quelqu'un qui serait capable
17:50de redresser
17:51les finances de la France ?
17:52Vous êtes favorable
17:53à ce type de fonctionnement ?
17:55Mais madame,
17:55si jamais ça existait,
17:58alors que ne l'a-t-on fait
18:00dès la dissolution ?
18:03Je pense que
18:04la question,
18:06évidemment,
18:07mérite d'être posée,
18:08je la comprends.
18:09La solution,
18:10visiblement,
18:11elle n'est pas là
18:11et pour une raison
18:12assez simple,
18:13c'est qu'il y a un moment
18:14où il y a des logiques,
18:15il y a des logiques de parti.
18:16Vous me dites,
18:17si jamais on appelle
18:18le président
18:19ou la présidente
18:20du premier groupe parlementaire,
18:21va-t-il ou va-t-elle
18:23être capable
18:24de créer ensuite
18:25un gouvernement
18:26qui saura avoir
18:27à tout le moins
18:28le soutien
18:29ou la bienveillance
18:30d'une partie majoritaire
18:32de l'Assemblée ?
18:33Eh bien,
18:34c'est précisément
18:34dans la logique
18:35de la Ve République
18:36à celui ou celle
18:38qui va l'appeler
18:38de le faire
18:39et de le démontrer.
18:40Il en est capable,
18:41tant mieux,
18:41il n'en est pas capable,
18:43alors on change,
18:44on change,
18:44on change,
18:45mais jusqu'à quand ?
18:46Voilà la question
18:47qui va se poser.
18:48Voilà la question
18:49qui va se poser à nous.
18:50Et c'est la question...
18:51Je vous la pose,
18:51jusqu'à quand ?
18:52Et c'est la question
18:53qui s'est posée,
18:53encore une fois,
18:55à François Mitterrand,
18:56lorsque, à la fin,
18:57il a choisi
18:58le président
18:59du premier groupe parlementaire,
19:01alors que,
19:01je peux vous le dire,
19:02ce n'était absolument pas
19:04son choix
19:05et pour lui
19:06et pour la France
19:07à l'époque.
19:07Mais vous posez la question,
19:09donc je vous la pose aussi,
19:10jusqu'à quand ?
19:10C'est-à-dire,
19:11difficulté à former
19:12au gouvernement,
19:13laissons-nous compter
19:14la dissolution un instant.
19:15Difficulté à former
19:16au gouvernement,
19:16encore une fois,
19:17difficulté à former
19:18au gouvernement,
19:18majorité impossible,
19:20certains,
19:20vous noterez,
19:20je ne le propose pas,
19:21mais certains appellent
19:22à la démission
19:22au jour du président
19:23de la République
19:23avant la fin de son mandat.
19:24Ce n'est pas mon cas,
19:25mais vous avez posé
19:26la bonne question,
19:27M. Bocoté,
19:28jusqu'à quand ?
19:29Eh bien,
19:30nous avons une horloge
19:31qui nous donne la réponse
19:32à votre question.
19:34Cette horloge,
19:35c'est notre budget.
19:36Et donc,
19:37j'ai cru comprendre
19:38du reste que l'une des raisons
19:39de la dissolution,
19:40c'était parce qu'on n'allait
19:41pas avoir la majorité
19:42pour avoir le budget.
19:44On est servi,
19:44si je puis dire.
19:45Donc,
19:46c'est le budget
19:47qui nous donne cette horloge.
19:49Et donc,
19:49aujourd'hui,
19:50alors que le monde évolue
19:51comme ils le voient,
19:52enfin,
19:52tous nos compatriotes le voient,
19:54les tensions sont là.
19:56La France est
19:57dans un endettement
19:59que je condamne,
20:00et vous le savez,
20:00vous le savez,
20:01depuis bien des années,
20:02qui nous met maintenant
20:03dans une situation
20:04qui est une situation
20:05qui est hors de contrôle
20:06et de nos finances publiques
20:08et de notre capacité
20:09à investir
20:09comme on devrait le faire
20:11pour tous les sujets,
20:12les défis absolument existentiels
20:14auxquels on a à faire face,
20:15devant la réindustrialisation,
20:18devant la transition numérique,
20:20devant les problèmes
20:20de l'immigration,
20:21les surpopulations
20:22dans les prisons,
20:23devant tous les sujets
20:24qui concernent aujourd'hui
20:25les Français.
20:25Il faut de l'argent pour ça.
20:27Et notre argent,
20:27aujourd'hui,
20:28il est consacré à payer
20:29les intérêts
20:30de notre dette.
20:31Et en plus,
20:33parce que nous n'avons pas
20:33de budget,
20:34dans une semaine,
20:35Madame,
20:36vous le savez mieux
20:36que quiconque,
20:37nous attendons
20:38les premières...
20:40Agence de notation.
20:42La note de Fitch,
20:43le 12.
20:44Les premières évaluations
20:45des agences de notation,
20:46Fitch étant la première,
20:47on aura Moody's ensuite
20:48en octobre,
20:49et on verra bien.
20:50Déjà,
20:50la semaine dernière,
20:52la France a émis de la dette,
20:54elle a réussi
20:55à placer sa dette
20:56sans problème,
20:57sauf que ça lui coûte
20:58beaucoup plus cher.
20:59On voit déjà
21:01qu'il y a un emballement
21:02négatif.
21:03Mais c'est une réalité,
21:04nous sommes aujourd'hui
21:05le premier pays émetteur
21:07en euros au monde.
21:10C'est plus de 300 milliards
21:11d'euros
21:11que nous allons demander,
21:13qu'émander aujourd'hui
21:14aux investisseurs financiers.
21:17Et pour les attirer,
21:18parce qu'il commence
21:18à y avoir un risque
21:19sur la France,
21:20ce risque,
21:20il est mesuré
21:21par le taux,
21:21le prix que l'on paye.
21:23Ce taux,
21:23il augmente.
21:24Et pourquoi il augmente
21:25ce taux ?
21:25Parce qu'il y a un risque,
21:26et ce risque,
21:27il sera évidemment accru
21:28si on n'a pas de budget.
21:29Voilà, M. Bocoté,
21:30l'horloge qui est la nôtre.
21:31Et si jamais on re-rentre
21:32dans une période
21:33où pendant des semaines
21:34et des mois,
21:35on est en train
21:36de chercher lois aux rares,
21:38alors on peut être
21:39très inquiet,
21:40évidemment,
21:41pour notre pays
21:41qui va rentrer
21:42en 2026
21:44à un an
21:44des échéances présidentielles
21:45sans budget.
21:46Je ne le souhaite pas.
21:47Suite du grand rendez-vous
21:49dans un instant
21:49avec Thierry Breton.
21:50Suite du grand rendez-vous
21:51avec Thierry Breton,
21:52ancien commissaire européen
21:54et ancien ministre
21:56de l'économie,
21:56faut-il le rappeler.
21:58On parlait des socialistes.
22:00Emmanuel Macron
22:01est-il socialiste ?
22:02Je ne sais pas.
22:04Emmanuel Macron,
22:05il a pris des mesures
22:07qui étaient des mesures
22:07qui allaient dans le bon sens
22:08au début de son
22:09premier quinquennat,
22:10vraiment dans le bon sens,
22:12donc avec une politique
22:12qui était une politique
22:13libérale
22:14dont je pense
22:15que la France
22:15a besoin.
22:17Moi, j'ai connu,
22:18vous savez,
22:18j'ai connu Emmanuel Macron
22:20alors que j'étais ministre,
22:21vous venez de le rappeler
22:21à l'instant.
22:23Lors du rapport Pébro
22:24en 2005.
22:25Voilà,
22:25j'avais donc initié
22:26de façon volontaire
22:28le désendettement de la France
22:29parce que j'estimais
22:30que c'était vraiment
22:31notre devoir
22:31pour que la France
22:32évidemment tienne,
22:33tienne,
22:34je dirais,
22:35ses objectifs
22:36et sa parole
22:36vis-à-vis de tous ceux
22:38qui étaient les fondateurs
22:38de l'Europe
22:39et de l'euro.
22:40Et donc,
22:41on a enclenché
22:41cette dynamique.
22:43On a donc mis en place
22:45le rapport Pébro
22:46et une commission transpartisane
22:47pour expliquer,
22:48faire la pédagogie
22:49et donc commencer
22:50à désendetter le pays.
22:51On l'a fait,
22:51du reste,
22:51puisqu'en moins de deux ans,
22:54on a baissé
22:55l'endettement de la France
22:55de plus de trois points
22:56de PIB.
22:57Et Emmanuel Macron,
22:58jeune inspecteur des finances,
22:59faisait partie
23:00des rapporteurs
23:01du rapport Pébro.
23:02Donc,
23:02il connaît bien le sujet.
23:02Je vous pose la question
23:03parce que Laurent Tessier
23:04sur Europe 1
23:06a regardé
23:08les différentes
23:09prises de position
23:11du président actuel
23:12au fil des années
23:13et un coup,
23:13il dit
23:14je suis socialiste
23:15et après,
23:15il dit
23:15la vérité m'oblige
23:17à vous dire que
23:17je ne suis pas socialiste
23:18donc on a du mal
23:18à comprendre
23:19et puis il en me vient
23:19toujours à l'esprit
23:20cette,
23:22je pense,
23:23très clairvoyante phrase
23:24de Margaret Thatcher
23:24qui disait
23:25le socialisme
23:25c'est quand on a fini
23:26de dépenser
23:27tout l'argent des autres
23:28et aujourd'hui
23:28on parle quand même
23:29beaucoup des socialistes
23:30même Laurent Wauquiez
23:31qui s'est pris
23:32d'une certaine manière
23:33à la pierre dans le tapis
23:34avant de rétropédaler
23:35qui a dit
23:35mais voilà
23:36nous ne censurerons pas
23:39un gouvernement socialiste
23:41ça vous a surpris
23:41de la part du numéro 2
23:42des Républicains
23:43votre famille politique ?
23:44Dans ma famille politique
23:45il y a une chose
23:46dans laquelle nous sommes attachés
23:46c'est évidemment à l'équité
23:48c'est à l'équité fiscale
23:49bien entendu
23:50mais c'est aussi au fait
23:51qu'on ne peut absolument plus
23:53augmenter
23:54les impôts
23:55et la pression fiscale
23:55dans notre pays
23:56ça on est très attachés
23:57pour une raison assez simple
23:58non pas par dogmatisme
23:59mais c'est parce que
24:00nous sommes aujourd'hui
24:01le pays
24:01qui a le plus haut
24:02taux de prélèvement fiscal
24:04au monde
24:04pour les plus riches
24:05même la taxe Zuckman
24:06pour les 1800
24:06les plus riches
24:07mais bien entendu
24:08c'est sans limite
24:09et nous sommes le pays
24:11en Europe
24:11qui a le plus grand déficit
24:13chercher l'erreur
24:14donc je dirais
24:16tout budget
24:17qui va encore
24:18aggraver cette situation
24:19est évidemment
24:20non seulement mauvais
24:21mais à mon avis
24:22doit être rejeté
24:23refusé
24:24censuré
24:25donc
24:25Mais c'est quoi la solution
24:26Pierre Gattas dit
24:27il faut revenir aux 40 heures
24:28ça dégage 120 milliards
24:29de richesses
24:31tous les ans
24:31Alors si vous le voulez bien
24:32c'est une autre émission
24:33alors là
24:33je suis tout à fait prêt
24:35à la tenir
24:35parce que
24:35c'est pas un chemin
24:38Pierre Devineau
24:39c'est mille chantiers
24:40vous faisiez référence
24:41tout à l'heure
24:41à ce que nous avons mis en place
24:43avec mes équipes
24:44avec aussi à l'époque
24:45c'était Jean-François Copé
24:46qui était ministre délégué
24:47au budget
24:48avec Christine Lagarde
24:48qui était ministre déléguée
24:49au commissaire
24:49on a mis ensemble
24:50une dynamique
24:51extrêmement volontariste
24:53pour désendetter la France
24:54c'était pas
24:54une solution
24:55si oui peut-être
24:57parce qu'il faut qu'on travaille plus
24:58il y en a d'autres
24:58bien entendu
24:59il y en avait mille
25:00donc c'est pas trente
25:01c'est mille
25:02c'est des petits
25:02c'est des petits
25:03des petits trivières
25:04des petits trivières
25:05qui vont finir par faire
25:06mais est-ce que c'est pas d'abord
25:07une rupture philosophique
25:08c'est-à-dire qu'un État
25:09qui se reconnaît tant de missions
25:11qu'elles soient sociales
25:12enfin les nombreuses missions sociales
25:14de l'État plus
25:14au-delà même
25:15de la question de la bureaucratie
25:16au-delà même
25:16des dépenses inefficaces
25:17un État qui veut régler
25:18tous les problèmes
25:19ne se condamner
25:20c'est-à-dire pas l'endettement fou
25:21non je crois que
25:22bien sûr
25:23vous vous dites libéral
25:24je m'attends
25:24parce que vous soyez d'accord
25:25bien entendu
25:26moi j'ai vu quand même
25:27qu'on a aujourd'hui
25:295,8 millions de fonctionnaires
25:31c'est-à-dire pratiquement
25:323 millions de plus
25:33qu'en 1981
25:34que je sache
25:36la France ne donne pas
25:37le sentiment
25:38d'être le mieux administré
25:39du monde
25:40il y a donc sans doute
25:41un sujet
25:41bien entendu
25:43donc il y a vraiment
25:44clairement un sujet
25:45bien entendu
25:46mais c'est pas le principal
25:48monsieur Bocoté
25:49le principal
25:49c'est que la France
25:51aujourd'hui
25:51je vais le dire
25:52en quelques phrases
25:54je le dis pour que
25:55Pierre de Villeneau
25:56ne m'interrompe pas
25:57la France c'est
25:581500 milliards
25:59aujourd'hui
25:59de rentrées
26:00voilà
26:01pour faire marcher
26:01la machine France
26:02si je puis dire
26:03pardon cette expression
26:03je mets des triples guillemets
26:05c'est 1500 milliards
26:061300 milliards
26:07de prélèvements obligatoires
26:08et 200 milliards
26:09c'est-à-dire les impôts
26:10et de toutes sortes
26:11et 200 milliards
26:12de diverses rentrées
26:13la France dépense
26:151670 milliards
26:17on a 170 milliards de trop
26:18où on les dépense
26:19900 milliards
26:20pas 300
26:21900 milliards
26:22pour l'état providence
26:24nos retraites
26:25l'état social
26:25300 autour de 300 milliards
26:28pour faire fonctionner
26:29ce que vous devez décrire
26:30300
26:31350 milliards
26:32un peu moins de 300 milliards
26:34pour les collectivités locales
26:36et puis le reste
26:36pour les agences
26:37je sais qu'elles sont
26:38dans le collimateur
26:38et autres administrations
26:40parallèles
26:41et bien
26:42évidemment qu'il faut s'attaquer
26:43bien sûr
26:44on peut s'attaquer
26:44aux 300 milliards
26:45mais moi vous voyez
26:47j'ai été chef d'entreprise aussi
26:48quand j'ai un problème
26:49comme ça à régler
26:50je commence par m'attaquer
26:51au plus gros problème
26:52et bien le plus gros problème
26:53c'est pas encore une fois
26:54pour accuser
26:55pour je dirais
26:57responsabiliser
27:01responsabiliser
27:02en le faisant
27:03mal
27:04de côté
27:05nous tous
27:06qui sommes
27:07les bénéficiaires
27:08de cet état social
27:09de cet état providence
27:10donc vous vous attaquez
27:11aux 900 milliards
27:11mais bien entendu
27:12c'est là
27:13qu'il faut commencer
27:13à regarder les choses
27:14vous savez
27:15c'est très simple
27:16je vais le dire
27:17de façon encore plus simple
27:18ça veut dire
27:19qu'on dépense
27:1910% de plus
27:20que ce qu'on gagne
27:21et bien
27:2210% de plus
27:23que ce qu'on gagne
27:23ça veut dire
27:24que quand vous allez
27:24à la pharmacie
27:26pour acheter des médicaments
27:27enfin acheter
27:28pour qu'on vous donne
27:28parce qu'on ne les paye pas
27:29des médicaments
27:30avec la carte vitale
27:31on les paye indirectement
27:33vous avez
27:33évidemment
27:34vous allez voir
27:35je vais aller dans votre sens
27:36on vous donne
27:36un reste à charge
27:37de 1 euro
27:38non le reste à charge
27:39il n'est pas de 1 euro
27:40le reste à charge
27:41il est de 10% du médicament
27:42parce que vous
27:43vous payez 1 euro
27:43de votre poche
27:44mais vos enfants
27:45ils payent 10%
27:46dans la dette
27:47pour que vous puissiez
27:48vous acheter
27:48votre plaquette de Doliprane
27:5010%
27:50quand vous travaillez
27:52quand vous avez
27:52quand vous avez travaillé
27:53toute votre vie
27:53que vous avez enfin
27:54une retraite méritée
27:55et bien
27:57c'est pour vous traduire
27:58ce que ça veut dire
27:5810%
27:59alors pendant
28:0027 jours du mois
28:01vous avez votre pension
28:03qui est payée
28:04par votre travail
28:05et le travail
28:06des actifs
28:07et puis les 3 derniers jours
28:0810%
28:09ils sont payés
28:10par qui ?
28:11par les enfants
28:11est-ce que vous trouvez
28:12ça normal
28:13que dans un état
28:14digne de ce nom
28:16au 21ème siècle
28:16on fasse payer
28:17ça par nos enfants
28:18moi personnellement
28:19je dis non
28:20du coup justement
28:21sur les dépenses sociales
28:23on sait que celle
28:24qui coûte le plus cher
28:24c'est la retraite
28:25et la santé
28:26vous êtes favorable
28:28à ce qu'avait proposé
28:29je parle au passé
28:30parce que visiblement
28:31c'est plus d'actualité
28:32à ce qu'avait proposé
28:34François Bayrou
28:34dans son budget
28:35augmentation
28:36des franchises médicales
28:38poursuite de la réforme
28:40enfin garder la réforme
28:41des retraites
28:42l'âge de départ
28:43à 64 ans
28:44etc
28:44vous trouvez que c'est
28:46le bon chemin ?
28:47vous savez
28:47François Bayrou
28:49il est comme
28:51tous les premiers ministres
28:52actuels
28:53dans la période
28:53dont on vient de parler
28:54abondamment
28:55au cours de notre
28:55entretien
28:57dans sa première phase
28:57en tout cas
28:58il a un temps
28:59qui est compté
29:00limité
29:00on le voit
29:01puisqu'on est à 24 heures
29:02d'une échéance importante
29:03et donc
29:04on voit bien
29:05la difficulté
29:06et peut-être
29:06même le nœud gordien
29:08auquel il a été confronté
29:10d'un côté
29:11je peux emporter témoignage
29:12je le connais
29:12depuis très longtemps
29:13ce problème
29:14de surendattement
29:14de la France
29:15il le porte
29:15il a raison de le porter
29:17et je le partage
29:17il faut bien qu'on traite
29:18ce problème
29:19a-t-il justement
29:19réussi à faire
29:20assez de pédagogie ?
29:21il a fait
29:22est-ce que ça a marché
29:23visiblement non
29:24puisque aujourd'hui
29:24alors que la question
29:26qui est posée
29:26c'est pas pour ou contre le budget
29:28la question qui est posée
29:30demain
29:30c'est est-ce que vous êtes d'accord
29:31que nous avons un problème
29:32existentiel
29:33avec le surendettement
29:35depuis 50 ans
29:36dans lequel nous sommes
29:37et qu'il met la France
29:38aujourd'hui
29:39en péril
29:39voilà la question qu'il pose
29:41je vois qu'on va pas répondre
29:42à cette question demain
29:42puisqu'on le censure
29:43sur toute autre chose
29:44y compris sur le fait
29:45qu'on veut garder
29:46notre lundi de Pâques
29:47ou le 8 mai
29:48comme jour férié
29:48c'est parce qu'il
29:49enfin encore une fois
29:50je suis pas là
29:51pour être
29:53le touriféraire
29:54de François Bérou
29:55mais
29:56ce qu'il a voulu dire
29:59je pense sincèrement
30:00aux Français
30:01et aussi à la classe politique
30:03voilà le sujet
30:04il faut qu'on le traite
30:05est-ce que vous êtes d'accord
30:05pour le traiter
30:06oui non
30:06et si vous êtes d'accord
30:07pour le traiter
30:08alors travaillons à un budget
30:09qui doit dire
30:10parce que pour pouvoir
30:11traiter ces 900 milliards
30:13dont on parle
30:13évidemment
30:14il s'agit de garder
30:15l'ambition
30:16les objectifs
30:18du Conseil National
30:19de la Résistance
30:20lorsqu'il a fondé
30:21l'État social
30:22l'État Providence
30:22qui nous unit
30:23depuis maintenant 80 ans
30:24mais qu'on ne peut plus
30:25payer aujourd'hui
30:26donc il faut garder
30:27les objectifs
30:28et voir comment
30:28on travaille
30:29différemment
30:30mais dans toutes
30:31les composantes
30:32dans toutes les composantes
30:33y compris bien entendu
30:34celui des retraites
30:35et pas uniquement
30:36sur des décisions paramétriques
30:37il va falloir aussi
30:39qu'on rediscute
30:40de tout ça
30:40et vous voyez
30:41il y a des moments
30:42de l'histoire là encore
30:42monsieur Bocoté
30:43où la France a su
30:45se réunir
30:47où la France a su
30:47rebondir
30:48on appelle ça
30:49l'Union Nationale
30:50c'est ça qui manque
30:52aujourd'hui
30:52mais bien entendu
30:53c'est sans doute
30:54ce qu'a voulu créer
30:55François Béroud
30:56parce qu'il faut grandir
30:57à l'image peut-être
30:59il faut grandir
31:00la France aujourd'hui
31:01en 1954
31:02et c'est vraiment
31:04ce qu'il faut
31:05il y a un moment
31:05où il faut oublier
31:07nos différences
31:08légitimes
31:09politiques
31:09pour dire
31:10voilà le problème
31:11qui est devant nous
31:11visibulement
31:12notre crise politique
31:13on n'est pas là
31:13mais ça c'est un problème
31:15bien évidemment
31:15à discuter
31:16pour une campagne présidentielle
31:18parce que généralement
31:18le scénario que vous exigez
31:20implique deux choses
31:21premièrement
31:21qu'il y ait un grand homme
31:22disponible
31:23on reste à voir
31:24et deuxième élément
31:25quand vous avez traité
31:26une bonne partie
31:26je parle de la classe politique
31:27ici
31:27une bonne partie du pays
31:29presque la moitié du pays
31:30d'extrémistes
31:31de fascistes
31:32d'extrême droite
31:32de ci de ça
31:33c'est difficile ensuite
31:34de dire finalement
31:35on laisse ça de côté
31:35on va tous s'entendre
31:36est-ce qu'on ne paie pas
31:37le prix aujourd'hui
31:38d'une diabolisation
31:40sur plusieurs décennies
31:40d'une bonne partie
31:41de l'électorat
31:42mais monsieur Bocoté
31:42quand on parle
31:43de l'union nationale
31:44et qu'on voit
31:45qu'en 1914
31:46on a toutes les classes politiques
31:49on avait aussi
31:49de l'extrême droite
31:50à l'époque
31:50on avait aussi
31:51l'extrême gauche
31:52des anarchistes à l'époque
31:53ils vont tous se réunir
31:54ils vont tous se réunir
31:55donc il nous faut une guerre
31:56c'est ça que vous dites
31:57non pas une guerre
31:57de toute façon
31:58on a eu d'autres moments
32:00sans guerre également
32:01où on s'est réunis
32:02et il faut retrouver
32:03c'est quand le dernier grand moment
32:04selon vous
32:04le dernier grand moment
32:05où la France a su s'unir ?
32:06la France a su s'unir
32:0758 ?
32:09non je pense que
32:10d'abord je pense sincèrement
32:12la France a su se réunir
32:13souvenez-vous
32:14vous qui aimez bien
32:16le général de Gaulle
32:17lorsque la France
32:19a bâti son premier gouvernement
32:20avec des communistes
32:21avec tout le monde au pouvoir
32:22à l'époque
32:23pour rebâtir
32:23refonder la France
32:24au lendemain
32:26de la seconde guerre mondiale
32:27on s'est réunis
32:29on a fait fi
32:30de nos différences
32:31oui je pense
32:32qu'on est dans un moment
32:33aujourd'hui
32:34je n'ai pas peur
32:34de le dire devant vous
32:35à votre micro
32:36on est dans un moment
32:37existentiel
32:38pour notre pays
32:38et qu'il va falloir
32:40effectivement trouver
32:40alors vous dites
32:41qu'il faut les hommes
32:42les situations
32:42souvent monsieur
32:43de vos côtés
32:43créer les hommes
32:44et non pas les hommes
32:45les situations
32:45voilà on va continuer
32:47la discussion
32:48dans quelques instants
32:49avec ce paragraphe
32:50que j'avais appelé
32:51dans cette émission
32:51pour que les digues
32:53républicaines
32:53ne sautent pas
32:54c'est là où je voulais en venir
32:55on va y venir
32:56dans quelques instants
32:56avec la montée
32:57de l'antisémitisme
32:58avec l'antrisme islamiste
33:01qui gangrène notre pays
33:02quels moyens
33:03pour grandir la France
33:04on en parle avec Thierry Breton
33:05dans un instant
33:06dernière partie
33:07du grand rendez-vous
33:08avec l'ancien ministre
33:10et ancien commissaire européen
33:11Thierry Breton
33:12les deux centres d'intérêt
33:14principaux des français
33:15sont le pouvoir d'achat
33:16et l'insécurité
33:16aujourd'hui nous avons
33:18une France sans budget
33:19on l'a suffisamment détaillée
33:21dans le reste de l'émission
33:22sans perspective économique
33:23avec une pression fiscale
33:24vous l'avez dit
33:25qui pourrait être encore accrue
33:27des services publics
33:28sans cesse dégradés
33:28l'école
33:29les hôpitaux
33:30les forces de l'ordre
33:31une insécurité croissante
33:32un antisémitisme au pinacle
33:34la ministre Aurore Berger
33:35a dit que les chiffres
33:36étaient stupéfiants
33:37effarants l'été dernier
33:39on a un blocage
33:42qui est annoncé ce mercredi
33:43le 10
33:44avec des black blocs
33:45avec Jean-Luc Mélenchon
33:47qui s'empare de ce blocage
33:48de la France
33:50qu'est-ce qui manque
33:50pour que les digues républicaines
33:53ne sautent
33:54et que ce soit la révolution
33:55vous allez trouver
33:58que j'ai de la suite
33:59dans les idées
33:59mais pour remettre
34:02notre pays dans l'ordre
34:03je ne retire rien
34:05au descriptif
34:06que vous venez faire
34:07parce que l'ensemble
34:07de nos compatriotes
34:08le sentent
34:09et le partagent
34:10la première chose à faire
34:12Pierre de Villeneuve
34:12quand on est dans une situation
34:13comme celle-ci
34:14c'est de remettre de l'ordre
34:16dans nos finances publiques
34:17parce que
34:18tant qu'on n'aura pas fait ça
34:20mais l'état n'est pas crédible
34:22mais elle est où
34:23la parole de l'état
34:24donc Marine Le Pen
34:25qui dit que la priorité
34:26c'est l'antrisme islamiste
34:27vous n'êtes pas d'accord
34:28c'est l'une des priorités
34:31bien sûr qu'elle est là
34:32et on l'a vu tous les jours
34:33la loi de 1905
34:34elle est bafouée
34:36tous les jours
34:37bien entendu
34:38et c'est tout à fait
34:39inacceptable
34:41intolérable
34:41dans l'état de droit
34:43qui est le nôtre
34:43c'est une évidence
34:45mais je le redis
34:46ce n'est pas le seul sujet
34:47on a des sujets majeurs
34:49vous venez de les décrire
34:50très brièvement
34:50l'école
34:51c'est un sujet majeur
34:53bien sûr qu'il faut
34:54revaloriser
34:55la fonction
34:55des enseignants
34:57qui jouent un rôle
34:57si important
34:58l'hôpital
34:59bien sûr que c'est
35:00si on nomme tous les sujets
35:02on oublie
35:02il y a une question fondamentale
35:03c'est la sécurité
35:04concrète des français
35:05au quotidien
35:06ça en fait bien entendu
35:07partie
35:08mais peut-être
35:08vous dites ça en fait partie
35:10mais le français
35:11la française
35:12puis-je préciser
35:12qui sort de chez
35:13chez elle
35:14et là
35:15il a la peur
35:16il se dit bon
35:16si je prends cette ligne de métro
35:18je dois changer de tenue
35:19il faut que je
35:20je baisse les yeux
35:21si je croise telle personne
35:22cette peur au quotidien
35:24c'est le contrat social
35:25dans sa première expression
35:26qui est renie
35:27qui est bafoué
35:27le fait que
35:29l'école
35:30ne soit plus
35:31l'ascenseur social
35:32c'est aussi un problème
35:33le fait qu'on n'ait plus
35:34de disponibilité
35:36dans nos hôpitaux
35:36en particulier
35:37dans les régions
35:37dans les plus petites communes
35:38c'est un problème
35:39donc ce problème-là
35:40il existe
35:41monsieur Bocoté
35:41je ne le dis pas
35:42je le reconnais avec vous
35:44mais il y en a tant d'autres
35:45et c'est pour ça que je reviens
35:46je voudrais vraiment le redire
35:47pour moi la clé de voûte
35:49de tout
35:49remettre de l'ordre
35:51dans notre pays
35:52c'est la priorité
35:53du prochain président
35:55ou de la prochaine
35:56présidente de la république
35:57remettre de l'ordre
35:58dans notre pays
35:58partout
35:59et bien ça commence
36:01par remettre de l'ordre
36:02dans nos finances publiques
36:03écoutons Turgot
36:04écoutons Colbert
36:05on parle de ceux
36:07qui l'ont fait
36:08c'est faisable
36:09c'est faisable
36:10et si on ne le fait pas
36:11alors on sera encore
36:12en en discutant
36:13mais comme on n'a pas le temps
36:13de relire Colbert
36:14Thierry Breton
36:15qu'est-ce qu'on fait
36:16on commence par où
36:16on donne un coup de pied
36:17dans la fourmilière
36:18et on refait quoi
36:19et bien Turgot
36:20qui n'a pas pu aller
36:21à son terme
36:22c'est deux ans
36:22je le dis de façon très claire
36:24on doit se fixer
36:26comme objectif
36:26on peut le faire
36:28c'est ambitieux
36:28mais j'en suis absolument convaincu
36:30de remettre
36:31les finances publiques
36:31en ordre
36:32c'est-à-dire revenir
36:33à un excédent primaire
36:34c'est-à-dire
36:34positif dans son budget
36:36hors charge
36:36des intérêts de la dette
36:37en deux ou trois ans
36:38et vous savez
36:39si on le fait
36:40si on le fait
36:41on va retrouver la confiance
36:42y compris celle de nous prêter
36:43parce que je suis d'accord avec vous
36:44pour faire tout ce qu'il y a à faire
36:46et je ne nie pas
36:47ce que vous venez de dire
36:48au contraire je l'appuie
36:49je sais que ça voudra dire
36:50évidemment
36:51une détermination
36:52sans faille
36:53de la part de celles et ceux
36:54qui nous gouvernent
36:55mais pour qu'elle soit sans faille
36:56monsieur Bobcote
36:56il faut que l'État commence
36:57à donner de l'exemple
36:59en particulier
36:59et qu'il ne renie pas sa parole
37:01depuis 50 ans
37:02parce que depuis 50 ans
37:03il renie sa parole
37:04il fait un budget
37:05il ne tient pas
37:06à quelques exceptions près
37:07pardon de le dire
37:08dont effectivement
37:09je suis bien placé
37:12pour dire
37:12qu'on peut le faire
37:13si jamais on fait du volontaire
37:13Est-ce que vous ne botez pas
37:14un peu en touche
37:15si je peux me permettre
37:15la question de l'antisémitisme
37:16aujourd'hui
37:17d'ailleurs qu'il revient
37:17et qu'il n'arrive
37:18si je peux me permettre
37:19on n'est pas devant
37:20une résurgence
37:21de l'antisémitisme historique
37:22qu'on a connu en France
37:23c'est un antisémitisme islamiste
37:25dette, pas dette
37:26bonne dette, mauvaise dette
37:27cet antisémitisme
37:28il est là
37:28il frappe
37:29il menace
37:30est-ce qu'en tant que tel
37:30on peut parler de ce problème
37:31sans le noyer plus largement
37:33dans la question de la dette
37:33évidemment
37:34vous avez parfaitement raison
37:35qu'après ça on le décline
37:36et puis la vie
37:36de toutes celles
37:38et de tous ceux
37:38qui nous écoutent
37:38de nos compatriotes
37:39à l'effet évidemment
37:40de leur quotidien
37:41de leur environnement
37:41et évidemment
37:42pour nos 500 000 compatriotes
37:45de confession juive
37:47bien entendu
37:48il y a un changement profond
37:51depuis des années
37:52je le connais comme vous
37:55il est tout à fait inacceptable
37:57intolérable
37:57c'est quand même inouï
37:59qu'on en soit venu
38:00à notre pays
38:01avoir un nombre
38:03de plus en plus important
38:04de nos compatriotes
38:05qui disent
38:05je vais fuir le pays
38:07parce que ce pays
38:08ne me protège plus
38:09et vous savez
38:10ça parle pour quelqu'un
38:11comme moi
38:12ça parle
38:12ça parle
38:14mais quelle est la solution
38:16pour vous ?
38:16pardon ?
38:17quelle est la solution ?
38:18parce qu'on a l'impression
38:19encore une fois
38:20la solution
38:20c'est tout simplement
38:21de faire appliquer
38:23la loi
38:23je ne dis pas
38:25qu'on est trop laxiste
38:26mais enfin
38:26est-ce qu'elle est suffisante
38:28la loi ?
38:29vous savez
38:29les lois sont toujours suffisantes
38:31il faut arrêter avec ça
38:32donc il y a un problème
38:32au niveau des magistrats
38:34on a un problème
38:34on a un problème
38:35est-ce que les juges
38:37sont trop laxistes
38:37dans l'application des lois ?
38:39j'en reviens
38:39et ça nous ramène aussi
38:41à ce qu'on disait tout à l'heure
38:41on est en état de droit
38:43c'est ce qui fait notre force
38:44c'est ce qui fait
38:44voilà
38:45c'est ce qui fait
38:46le code civil
38:47c'est nous
38:48la déclaration des droits
38:50de l'homme
38:51c'est nous
38:52la loi 1905
38:54c'est nous
38:54donc
38:55c'est plus vraiment vous
38:57si je peux me permettre
38:57aujourd'hui
38:57mais c'est nous collectivement
38:58oui j'ai bien compris
38:59mais c'est pas vous spécialement
39:00mais c'est de moins en moins
39:02la France
39:02la loi 1905
39:03ce qui caractérise la France
39:04aujourd'hui c'est moins la laïcité
39:05qu'elle ne soit bafouée
39:06je suis d'accord avec vous
39:07elle est soumise
39:08à des coups de butoir
39:09intolérables
39:10et donc on en revient
39:11toujours au même sujet
39:12plutôt que de refaire
39:12une élième loi
39:13faisons
39:14faisons respecter
39:16appliquons les lois
39:17et on en revient
39:18à l'ordre
39:18et à l'autorité
39:19et donc oui
39:21c'est clair
39:21Cependant
39:22puisque vous dites ça
39:23et que le 10 septembre
39:24se prépare
39:25Jean-Luc Mélenchon
39:26fin août
39:27avait déclaré
39:27qu'il enfermerait
39:28s'il arrivait au pouvoir
39:29les préfets en prison
39:31qu'est-ce que ça vous implique ?
39:34Je crois que les propos
39:34de Jean-Luc Mélenchon
39:35on y est maintenant habitué
39:37je vois aussi la façon dont
39:38On y est habitué
39:39mais il fait 15%
39:40au dernier fondage
39:40On en revient
39:41à ce qu'on disait tout à l'heure
39:42c'est aussi ça la France
39:43c'est aussi ça notre France
39:44Il y a des gens
39:45qui adhèrent à ça
39:46au long de l'année
39:46qu'est-ce qu'on fait ?
39:48Et bien là encore
39:49là encore
39:50je vous le redis
39:51On parle d'LFI
39:52Monsieur Paul Vanier
39:53par exemple
39:53qui est un député LFI
39:54va jusqu'à proposer
39:56l'asphyxie
39:57des écoles privées catholiques
39:58On parlait de la laïcité
39:59est-ce que c'est une manière de faire ?
40:00J'estime
40:01alors j'estime personnellement
40:02puisqu'on parle d'un arc républicain
40:04il fait partie
40:04de l'Enfait
40:05j'estime que lui
40:06s'est mis hors
40:06de l'arc républicain
40:08Jean-Luc Mélenchon
40:08depuis longtemps
40:09mais avec ses propos
40:11d'une telle nature
40:14bien entendu
40:14C'est pas ce que vous disiez
40:15tout à l'heure
40:16vous disiez que LFI
40:17au même titre que le RN
40:18était sous la coupole
40:19sous la coupole
40:20j'ai pas parlé d'arc
40:20j'ai parlé de coupole
40:21ce qui est tout à fait différent
40:22c'est pas la différence
40:23la différence c'est que la coupole
40:24c'est les représentants des élus
40:25l'arc c'est effectivement
40:26ceux avec qui on peut
40:26on peut peut-être trouver
40:29un moment un jour
40:29ou un autre
40:30donc que je comprends mieux
40:31parce que c'est pas si clair
40:31pour tout le monde
40:32on pourrait
40:32je traduis
40:33on pourrait s'entendre selon vous
40:34avec le RN
40:36mais pas avec LFI
40:37mais je n'ai pas la réponse
40:37à cette question
40:38mais je vous la pose la question
40:39on ne peut pas
40:40avec LFI
40:41c'est réglé
40:41mais attendez
40:42à partir du moment
40:43où vous tenez des propos
40:44qui vous mettent
40:45en dehors
40:46du champ
40:47de la loi
40:48et de l'état de droit
40:49et j'estime que ces propos
40:50vous mettent en dehors
40:51de ce champ là
40:52quand par exemple
40:53monsieur Mélenchon
40:55j'ai cru comprendre
40:55qu'il soutenait
40:56ardemment
40:57ce qu'il voulait
40:58qu'il se passe
40:59le 10 septembre
41:01dans deux jours
41:02y compris le fait
41:04parce que les préfets
41:05nous alertent
41:06qu'un nombre important
41:07de black blocs
41:08qui viendraient du reste
41:10pas que de France
41:11vienne pour casser
41:12et que monsieur Mélenchon
41:14approuve ça
41:15et applaudit
41:15et bien j'estime
41:16il devrait être condamné
41:18pour ce genre de propos
41:19vous qui parliez
41:20donc vous n'hésitez pas
41:22à dire que Mélenchon
41:23est hors de l'arc républicain
41:24alors je vous pose la question
41:25quand on tient
41:26ce type de propos
41:28je m'excuse
41:29mais je ne vois pas
41:29comment on peut le qualifier
41:30autrement
41:31puisque tant de gens disent
41:32le RN n'est pas
41:33dans l'arc républicain
41:34je vous pose la question
41:34selon vous
41:36le RN est-il
41:37dans l'arc républicain
41:38encore une fois
41:38tant qu'on tient
41:39des propos
41:39qui sont des propos
41:40qui respectent
41:42tout ce dont on vient
41:43de parler
41:43et c'est selon vous
41:44le cas pour le RN
41:45écoutez
41:45je ne suis pas là
41:46pour en juger
41:47vous venez de juger
41:48le LFI
41:48si jamais
41:50vous me ressortez
41:51ou je trouve moi-même
41:52des phrases
41:53qui vont dans ce sens
41:53il y en a peut-être
41:54une dans notre histoire
41:54en particulier
41:55qui de reste
41:56ont été condamnées
41:57je ne veux pas revenir
41:57là-dessus
41:58vous le savez très bien
41:59en particulier
41:59pour ce parti
42:00donc à partir du moment
42:01où ces phrases
42:01sont tenues
42:02c'était un peu
42:02pour s'en tenir
42:02et ils ont été
42:03me semble-t-il
42:04pour certains d'entre eux
42:05condamnés par la loi
42:06je dis donc
42:07encore une fois
42:07au lieu de
42:08je vois bien
42:09ce que vous voulez
42:09me faire dire
42:10et je le vois
42:10je ne veux rien
42:10vous faire dire
42:11j'essaie de comprendre
42:11votre pensée
42:12moi mon propos
42:12c'est encore une fois
42:14de faire en sorte
42:15que la loi
42:16soit à nefaux
42:17réimpliquée
42:18pour tous
42:19en France
42:19et je constate avec vous
42:21que ce n'est pas
42:22toujours le cas
42:23on va parler
42:23il nous reste deux minutes
42:24pour parler de la politique
42:26européenne
42:26et de la France
42:27dans le monde
42:27est-ce que la France
42:28aujourd'hui
42:29est entendue
42:30est-ce que quand
42:31Emmanuel Macron
42:32reçoit des dirigeants
42:33européens
42:34aux côtés de monsieur Zelensky
42:36non pas face
42:37à monsieur Trump
42:38mais en visio
42:40avec monsieur Trump
42:41au téléphone
42:41pour trouver une solution
42:42à l'Ukraine
42:43est-ce qu'elle est entendue
42:44est-ce que quand
42:44Ursula Vordenkinen
42:46au nom de la France
42:48puisque c'est un pays
42:49européen
42:49va voir monsieur Trump
42:51pour les droits de douane
42:52est-ce qu'elle est entendue
42:53est-ce que tout cela fonctionne
42:54non
42:55la réponse c'est non
42:56c'est du reste
42:58la conclusion
42:59de notre entretien
43:00de ce matin
43:00Pierre de Villeneuve
43:01non
43:01la France n'est pas entendue
43:03comme elle devrait l'être
43:04par rapport à ce qu'elle est
43:05la France
43:07et bien tout ce qu'on vient de dire
43:08la France n'est pas entendue
43:10je le redis
43:10vous allez peut-être dire
43:13que c'est une idée fixe
43:14mais parce que
43:15comme beaucoup d'entre nous
43:16j'ai beaucoup réfléchi
43:16j'ai été un acteur
43:17de ces questions
43:18un pays qui ne compte pas
43:19est un pays qui ne compte plus
43:20voilà aussi
43:21comment on voit la France
43:22je vous le dis
43:23parce que j'en viens
43:23en Europe
43:24vous croyez que ça me faisait plaisir
43:26de m'entendre dire
43:27par mes collègues
43:27ministres des autres pays
43:29écoutez la France
43:30remettez-vous au travail
43:31et puis quand vous aurez respecté
43:33ce qui fonde
43:34ce qui fonde
43:35par exemple
43:35la force
43:36de notre monnaie unique
43:38mais aussi de l'euro
43:39mais aussi ce qui peut
43:40créer sa faiblesse
43:41tant que vous n'aurez pas respecté
43:43et bien vous n'aurez pas
43:44donc on remet la France au travail
43:45mais on remet la France
43:46évidemment
43:46elle aurait dû être
43:48et je le dis
43:49depuis 50 ans
43:50non
43:50l'état Providence
43:52le financement de l'état Providence
43:53ça ne tombe pas du ciel
43:55merci beaucoup Thierry Breton
43:56d'avoir été l'invité
43:57du grand rendez-vous
43:58ce dimanche
43:59très bonne journée
44:00sur nos antennes
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