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Pierre de Vilno reçoit Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité et de la lutte contre les discriminations dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 C News, Les Echos.
00:04Bonjour Aurore Berger, merci d'être avec nous ce dimanche ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes
00:09et de la lutte contre les discriminations.
00:10Nous entrons dans une période importante pour les Français, la période de Noël.
00:15Un Noël que certains voudraient confisquer, soit en remplaçant le nom de cette fête traditionnelle par des noms de saison,
00:23soit pire, en tuant une arme et des munitions ont été retrouvées sur le marché de Noël de Strasbourg,
00:29là où un terroriste islamiste avait, souvenons-nous, en 2018 perpétré un attentat en 2018, bilan 5 morts et 11 blessés.
00:37Quel climat en France ? Aurore Berger, à trois semaines de Noël, nous en discuterons.
00:42Celui d'un exécutif désarmé, d'une justice impuissante, des prisons passoires, un islamisme grimpant,
00:48avec des statistiques qu'il ne faut pas prendre à la légère, le narcotrafic bien sûr,
00:53on vient de le voir encore dans le flash d'informations, les violences faites aux femmes de tous ces sujets.
00:57On en parle avec Christophe Jacobusine, des Échos. Bonjour Christophe. Bonjour.
01:00Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour.
01:02D'abord, merci encore une fois Aurore Berger d'être sur ce plateau, sur CNews et sur Europe 1.
01:07Est-ce que vous avez demandé l'aval de l'Elysée ? Je vous demande ça évidemment,
01:11parce que nous allons tout doucement vers un contrôle de l'information, comme le veut le président Macron.
01:18Il veut labiliser l'information de toutes parts, les bons, les mauvais médias.
01:25Étienne Gernal-Dupont avait en 2019 déjà écrit un article sur Emmanuel Macron
01:29qui voulait la pravda dans ce secteur de l'information. Est-ce que vous êtes là librement ?
01:36Je suis évidemment là librement. Et je crois que c'est une part de respect aussi des Français
01:39de se dire qu'on va dans tous les médias. En tout cas, moi, c'est la ligne qui est la mienne.
01:44Donc je vais sur le service public, je vais chez vous, dans d'autres médias qui m'invitent,
01:48parce que je pense que l'objectif, c'est de parler déjà à tous les Français.
01:51Et ils regardent des choses diverses, ils lisent des choses diverses.
01:53Et tant mieux, c'est une forme de liberté essentielle que nous avons en France.
01:57En tout cas, oui, pardon Christophe.
01:58Non, ça peut vouloir dire quoi ? Une labellisation des médias, par exemple ?
02:02On avait eu les états généraux de l'information il y a un an.
02:05On sait qu'on fait face, et là, ce n'est pas la question de nos médias,
02:08on fait face à des tentatives très importantes sur les questions d'ingérence, d'ingérence étrangère.
02:12On sait qu'on fait face aussi à des risques importants sur la question de l'intelligence artificielle
02:16et de risques de création de fausses informations,
02:19avec des relais extrêmement puissants, notamment sur la question des réseaux sociaux.
02:24Donc je pense que c'est là-dessus qu'il faut être extrêmement prudent.
02:26C'est-à-dire, comment on arrive à distinguer ce qui est du registre de l'information,
02:29c'est-à-dire là où les journalistes ont fait leur travail,
02:32ce qui est du registre de la fausse information, comment on s'est décodé,
02:34l'image aussi, le rapport à l'image, regarder tout ce qui circule,
02:38alors des plus humoristiques peut-être,
02:39mais ensuite comment ça pourrait être détourné à des fins électorales notamment.
02:42Je pense que c'est ça le vrai sujet qui doit nous concerner, évidemment, en tant que démocratie.
02:46Alors, pour que tout le monde comprenne, il y a un problème posé par l'intelligence artificielle,
02:51tout le monde en convient, ou les puissances étrangères, ça aussi,
02:54mais est-ce qu'il n'y a pas la notion de label, des médias labellisés ?
02:57Quand on se rappelle, par exemple, qu'en 2018, Emmanuel Macron pensait déjà
03:00à faire une forme de tri entre les fake news et les vraies news, entre guillemets,
03:04en sachant qu'il y a une forme d'approximation dans tout ça,
03:06est-ce qu'il n'y a pas un risque, néanmoins, j'y reviens, d'ORTF des temps présents,
03:09de contrôle de l'information sur le mode de bons médias, méchants médias ?
03:13Non, parce que déjà, c'est les Français qui choisissent dans ce qu'ils regardent,
03:16dans ce qu'ils écoutent, dans ce qu'ils achètent,
03:18et ensuite, il y a un sujet sur la question des fausses informations,
03:21et ça, vous-même, vous faites du fact-checking,
03:23c'est-à-dire que tous les médias font régulièrement du fact-checking,
03:25à la fois ce qui peut être dit par les invités eux-mêmes,
03:27quand ils viennent sur un plateau très doctement,
03:29et qu'ils achètent des chiffres ou des vérités,
03:32à un moment, c'est aussi votre rôle que de vérifier si ce qui est dit est vrai ou pas,
03:36et donc ça, c'est le rôle, évidemment, des médias.
03:38Et puis après, pour le reste, il y a des règles qui sont à respecter.
03:42Ces règles, elles sont écrites dans la loi, depuis la loi de 1986,
03:45notamment sur les questions audiovisuelles.
03:46Quand on a une chaîne de télévision, ça s'appelle des fréquences,
03:49elles sont gratuites dans notre pays, il y a des contreparties.
03:52La contrepartie, c'est justement de garantir l'accès à l'information pour les Français,
03:57de garantir le pluralisme aussi dans les choses qui sont invités.
04:00Mais est-ce que l'ARCOM, pour vous, suffit,
04:01ou comme me semble le penser le président de la République,
04:04il faudrait une ARCOM un peu moins timorée ?
04:07Alors, il faut que l'ARCOM, évidemment, joue son rôle,
04:09et joue pleinement son rôle, évidemment,
04:11et quels que soient les différents médias qui sont couverts,
04:13et singulièrement sur la question de l'audiovisuel.
04:15Et puis moi, je pense qu'il y a en effet...
04:16Et de l'audiovisuel public aussi, puisque c'est avec notre argent ?
04:19Bien sûr, et je crois que l'ARCOM, d'ailleurs,
04:21l'a fait cette semaine en ce qui concerne l'audiovisuel public,
04:23parce que c'est les mêmes règles pour tous.
04:25Il y a même des cahiers des charges qui sont renforcés
04:26quand on parle de l'audiovisuel public,
04:28parce que c'est évidemment l'argent des Français,
04:30et donc c'est normal que ce soit encore plus contrôlé que d'autres.
04:34Et puis je pense qu'il y a vraiment ce continent-là,
04:36ce que je disais, sur la question du risque des ingérences étrangères,
04:39sur la question des réseaux sociaux,
04:41sur la question de l'intelligence artificielle,
04:42parce que comment on fera ?
04:43Comment on fera si, là, quelques minutes après cette interview,
04:46j'ai mon visage, ma voix,
04:49mais avec des propos qui sont différents,
04:51comment ensuite on arrive à qualifier ?
04:52Est-ce que c'est de l'information, de la fausse information ?
04:54Les gens peuvent y croire, peuvent y adhérer.
04:56On a tous été sans doute victimes déjà à cette attaque.
04:58Mais ça, je pense que tous conviennent de ce problème spécifique.
05:00Mais est-ce qu'il n'y a pas la tentation, aujourd'hui,
05:03d'une instrumentalisation de ce problème spécifique
05:05pour aller beaucoup plus loin ?
05:06Je donne un exemple, je fais le lien.
05:08L'Union européenne, comme si l'Europe voulait,
05:10au nom de la lutte contre la pédocriminalité,
05:12avec Chat Control, a eu l'idée de scaler l'ensemble
05:15de la conversation par messagerie privée.
05:17Aujourd'hui, est-ce qu'au nom de la lutte contre
05:19la désinformation russe,
05:21il n'y a pas la tentation, aujourd'hui, en France,
05:22de dire qu'on va labelliser,
05:24on va contrôler bien au-delà de ce dont vous parlez ?
05:27Est-ce qu'il n'y a pas cette tentation d'aller plus loin ?
05:29Sincèrement, je ne crois pas, parce qu'on est
05:31au cœur de ce qu'est la démocratie, c'est-à-dire
05:33le pluralisme, la liberté d'expression,
05:35la liberté d'information. Après, la liberté
05:37d'information, ce n'est justement pas la liberté de
05:39désinformation. Et donc, quand il y a des fausses
05:41informations, il faut que ce soit immédiatement
05:43rectifié par les journalistes
05:45eux-mêmes, par les médias eux-mêmes.
05:46Je donne un exemple. Vous avez probablement regardé le complément
05:48d'enquête dont tous sont partis. Alors, quand,
05:50par exemple, l'inquisiteur final,
05:53je perds son nom, M. Valleck,
05:55nous dit, il y a
05:56la science, S majuscule, nous dit qu'il n'y a
05:58aucun lien entre immigration et insécurité,
06:01aucun, aucun, aucun. Et il est démenti factuellement
06:03de mille manières. Quand les fausses informations
06:04viennent du service public, est-ce qu'il n'y a pas un problème ?
06:06De toute façon, encore une fois, la Larcom s'est prononcée,
06:09je crois, sur ce reportage
06:10spécifique. Non, mais là, ce n'est pas Larcom,
06:12Rorberger, M. Bocoté vous interroge, vous,
06:14vous qui avez vu le complément d'enquête,
06:16est-ce que, quand effectivement, M. Valleck dit
06:18regardez, il n'y a pas de lien, c'est prouvé
06:20par A plus B, vous qui représentez
06:22la lutte contre les discriminations,
06:25vous tombez des nus. Mais moi, je ne suis pas là
06:26pour qualifier les informations,
06:29c'est heureusement pas le rôle qui est
06:30le mien, ou le rôle des membres du gouvernement,
06:32ou le rôle des parlementaires de qualifier l'information.
06:35C'est justement pour ça qu'il y a des autorités
06:36indépendantes qui veulent le faire. On ne vous demande pas de qualifier l'information, on vous demande de l'apprécier,
06:38ce qui est très différent. L'apprécier, c'est que, évidemment,
06:40que moi, je considère que, sur un certain
06:42nombre de sujets, sur la question des violences,
06:44on ne peut pas distinguer
06:46de manière systémique la question migratoire
06:48et la question de la délingance, mais de la même
06:50manière, on ne peut pas en permanence dire que
06:52les deux seraient intimement liés. C'est heureusement
06:54un peu plus complexe que ceux-là, sur les
06:56flux migratoires, sur les types d'immigration
06:58qu'on a, sur les vagues successives qu'on a
07:00eues, sur la provenance des personnes,
07:02et c'est ça, justement, qu'il faut réussir à qualifier.
07:04Si l'ARCOM ne le joue pas complètement, c'est en tout cas
07:06ce que semble penser le chef de l'État, qui doit
07:08jouer ce rôle, en fait, de contrôle.
07:10Écoutez, pour moi, c'est normalement le rôle
07:12qui est le rôle de l'ARCOM. Après, est-ce qu'il faut aller
07:14plus loin ? Ça, c'est un débat de toute façon qu'on aura
07:16et un débat parlementaire qu'on aura, parce qu'il
07:18faudra sans doute des modifications d'ordre législatif.
07:21Donc, c'est là où on verra de toute façon
07:22ce que les parlementaires souhaitent faire et s'ils veulent
07:24aller ou pas plus loin. Moi, ma vraie
07:26préoccupation, c'est une préoccupation d'ordre démocratique.
07:29Comment on garantit, encore une fois,
07:31que les médias ne sont pas eux-mêmes
07:32soumis au risque des ingérences ?
07:34On l'a vu récemment, il y avait une commission
07:36d'enquête à l'Assemblée nationale sur des journalistes eux-mêmes
07:38qui avaient malheureusement
07:40été payés par des puissances
07:42étrangères et qui étaient payés pour
07:44distiller des fausses informations
07:46à l'antenne, au profit de ces
07:48puissances étrangères. Donc, malheureusement, ça, ça existe.
07:51Et donc, il faut une vigilance et une intransigeance
07:53absolue. Juste une précision, et on y reviendra tout à l'heure
07:55en détail, mais si vous reprenez les
07:56chiffres du ministère de l'Intérieur, ils sont clairs.
07:5893% des vols à la tire
08:00en Ile-de-France et 63%
08:03des agressions sexuelles dans les transports
08:04d'Ile-de-France sont le fait d'étrangers.
08:06Donc, à un moment donné, il y a des choses qui sont
08:08discutables et il y a des choses qui sont factuelles.
08:10C'est pour ça, justement, qu'il faut
08:12s'appuyer sur les chiffres et sur la science.
08:14Et je pense que ça, malheureusement, ça a beaucoup reculé
08:16dans notre pays. On l'a vu sur les questions de santé, d'ailleurs.
08:18On l'a vu sur bien des sujets où, malheureusement,
08:20la science elle-même en vient être attaquée, alors que
08:22normalement, c'est plutôt des faits.
08:24Et ce qui est dangereux, c'est ça. C'est qu'en fait,
08:26on n'est même plus en capacité de s'accorder sur des faits,
08:28sur les chiffres. On en reparlera peut-être sur la question budgétaire,
08:31sur la question de la réforme des retraites,
08:32sur la question du déficit ou de la dette. On voit que
08:34même quand on énonce des faits et non pas
08:36des opinions, ces faits-là peuvent
08:38eux aussi être contestés.
08:40Et c'est ça la difficulté dans une démocratisation.
08:42C'est plus s'accorder ni sur les mots et leur définition,
08:45ni sur les chiffres, ni sur les faits.
08:47Alors, en effet, on va avoir du mal à avoir
08:48un vrai débat démocratique.
08:50Vous avez raison d'insister sur le mot « opinion ». Il y a ce grand panneau
08:52sur France Télévisions. L'information n'est pas
08:54une opinion. Je note quand même que
08:5660% des Français estiment que le service
08:58public de télévision et de radio est partiel.
09:01C'est un sondage CSA, Europe 1, JDD, CNews.
09:05Est-ce que vous êtes dans les 60% ?
09:07Encore une fois, mon avis personnel
09:09n'intéresse à mon avis pas grand monde
09:10sur ce sujet. Moi, ce que je sais,
09:13c'est qu'on a un audiovisuel public
09:15et que je trouve absolument
09:17nécessaire qu'on ait un audiovisuel public
09:19dans notre pays. Parce que dans la plupart
09:21des grandes démocraties, vous avez un audiovisuel public.
09:23Et alors, c'est suffisant ? Non, ce n'est pas suffisant.
09:25Mais parce que sur le financement du cinéma,
09:27si on n'avait ni Canal ni France Télévisions,
09:29il n'y aurait plus de cinéma français qui puisse être
09:30financé, par exemple. On a besoin des deux.
09:32On a besoin de cette complémentarité.
09:33Aux Etats-Unis, vous avez un audiovisuel public
09:35et un audiovisuel privé, mais l'audiovisuel privé
09:36est beaucoup plus regardé.
09:37Sur la question de la capacité à avoir aussi
09:39accès à de l'information, à des reportages,
09:41à accès à la culture, évidemment qu'on a besoin
09:43d'avoir les deux. Ça ne veut pas dire
09:44qu'on adhère à chaque programme. Personne n'adhère
09:47à tous les programmes qui sont distillés
09:48ici par telle antenne, ici par telle chaîne,
09:50ici par telle radio. Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait
09:52cette complémentarité. Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait
09:54des cahiers des charges, très clairs, très précis,
09:56qui soient respectés et qu'on garantisse
09:59le respect de ces cahiers des charges.
10:00Vous avez dit quelque chose de très important.
10:01Je crois que vous dites qu'il faut des désaccords
10:02sur les opinions, mais être en accord
10:04sur les faits ou sur les mots. Par exemple,
10:06quand le RN dit que nous ne sommes pas
10:09un parti d'extrême droite, et donc dit
10:10que vous êtes un parti d'extrême droite,
10:11ce désaccord sur les mots...
10:13Là, c'est difficile de s'accorder sur des faits,
10:15parce que vous voyez bien qu'encore une fois,
10:16là, on est au cœur de ce qu'est le débat politique.
10:18Mais voilà, j'y arrive.
10:19Donc, manifestement, vous dites qu'il faut
10:21d'accord sur les faits, l'étiquetage lui-même
10:25est orienté éditorialement,
10:26est orienté idéologiquement.
10:27Il est orienté éditorialement,
10:30autant par vous que par eux.
10:31Parce que, encore une fois, on a des appréciations
10:33qui peuvent être de nature différente,
10:34et ça, c'est le cœur du débat démocratique.
10:36Par contre, on a des mots sur lesquels
10:38on devrait réussir à retrouver un accord.
10:40Quand on parle de république, quand on parle de laïcité,
10:42on a des mots aujourd'hui dont on voit bien
10:43à quel point ils peuvent être déformés.
10:45Et c'est ça, l'inquiétude qui est la mienne.
10:47C'est comment on déforme des faits, des mots,
10:49et après, heureusement encore,
10:50qu'on a des appréciations qui sont de nature différente.
10:51Donc, qui va tiser l'audiovisuel public, vous dites non ?
10:53J'y suis défavorable.
10:55Je pense qu'en plus, ça créerait un sujet immense
10:57de qui sera en capacité de racheter,
10:59comment, est-ce que vous le faites sur l'ensemble des chaînes,
11:02sur l'ensemble des antennes, sur l'ensemble des radios,
11:04sur les orchestres.
11:05Vous voyez bien que je crois que ce n'est pas le sujet
11:07aujourd'hui qu'il y a l'autre.
11:07Le sujet, c'est comment on garantit le pluralisme,
11:10l'accès à l'information, l'accès à la culture,
11:12et comment on garantit que chacun joue son rôle
11:14et uniquement son rôle.
11:14Aurore Berger, invitée du Grand Rendez-vous.
11:20Toujours sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews,
11:23les échos avec la ministre Aurore Berger.
11:25La période des fêtes s'ouvre doucement.
11:27Les sapins envahissent les étals des fleuristes
11:29ainsi que des supermarchés.
11:30À Strasbourg, sur le marché de Noël,
11:33on a sans doute évité le pire,
11:34un pistolet en état de fonctionnement
11:36et des munitions ont été retrouvées dans des buissons
11:38à deux pas du village de l'Avent,
11:41qui est un espace dédié aux enfants.
11:43Une enquête est ouverte,
11:44mais que vous inspire déjà cet épisode ?
11:46En plus, on parle de Strasbourg,
11:48on parle d'une ville qui est profondément meurtrie
11:50par ce qui s'est passé il y a quelques années
11:51sur le marché de Noël aussi.
11:54Ça m'inspire aussi beaucoup dans l'effet
11:55pour les forces de l'ordre et de sécurité intérieure,
12:00qui ont permis sans doute de déjouer quelque chose
12:02qui aurait pu être extrêmement grave,
12:04pas semblablement en plus ciblant des enfants,
12:05des jeunes enfants qui venaient
12:07sur un moment qui est plutôt un moment de communion
12:09normalement et de réconciliation dans nos familles
12:12et j'espère dans notre pays qu'est Noël.
12:14Alors également, alors que cette période de Noël
12:17s'ouvre par tradition française.
12:20À Amiens, la crèche a été vandalisée.
12:23À Béziers, les militants de la Ligue des Droits de l'Homme
12:25ont manifesté contre l'installation de la crèche
12:27à la mairie.
12:28On l'a vu dans la matinale de CNews et d'Europe 1
12:31avec ces manifestants criant à la loi de 1905.
12:36À Bruxelles, une manifestation pro-Gaza
12:38en plein marché de Noël avec des drapeaux palestiniens,
12:42des fumigènes.
12:43Ce Noël bashing, vous en dites quoi ?
12:46À Bruxelles, il y a même un fait un peu plus grave
12:48qui s'est passé sur la crèche, en tout cas,
12:49que moi je trouve plus significatif,
12:50ce qui est le fait que la crèche a été installée sans visage.
12:54Au nom de l'inclusion ?
12:55Oui, au nom de l'inclusion.
12:56Mais là, pour le coup, on est vraiment au cœur.
12:58Et on est quand même à Bruxelles, on est en Belgique
13:00et on voit bien la dérive qui s'est produite
13:02ces dernières années sur la question de l'entrisme
13:04et de l'entrisme islamiste.
13:05C'est-à-dire que nous, nos traditions,
13:06quand même dans nos démocraties,
13:08c'est évidemment des traditions figuratives.
13:09On se représente, on n'a pas peur de se représenter.
13:12Là, le faire en plus sur une crèche,
13:14c'est évidemment complètement contradictoire.
13:15Soit on assume de se dire qu'on n'en fait plus
13:17parce qu'on n'assume plus ces traditions
13:19et une part d'identité,
13:20mais on ne le fait pas de cette manière-là.
13:22Après, sur Noël, pour moi,
13:23c'est au-delà même du fait religieux Noël.
13:25Noël, c'est une tradition,
13:27c'est une part d'identité,
13:28c'est une part de culture.
13:29C'est un moment aussi de fête
13:30pour de nombreuses familles
13:32qui sont heureuses de se retrouver,
13:35d'être ensemble.
13:35Donc je pense qu'il faut avoir
13:36même un problème avec le bonheur
13:38pour s'en prendre à Noël.
13:39Noël, c'est français.
13:39Oui, mais c'est au-delà de la France.
13:41Vous ne souhaitez pas un joyeux hiver,
13:43vous souhaitez un joyeux hiver.
13:43Non, mais vous savez,
13:44même dans le calendrier officiel
13:45des vacances scolaires,
13:46c'est heureusement encore écrit
13:47« vacances de la Toussaint »
13:47et « vacances de Noël ».
13:48Vous dites « encore écrit »,
13:49ça veut dire que ça peut changer ?
13:50Mais parce que je vois bien
13:51que certains aimeraient parfois
13:52qu'on change,
13:53on en parlait,
13:54les mots ou un certain nombre
13:55d'éléments identitaires ou culturels.
13:57Mais encore une fois,
13:57Noël va bien au-delà
13:58du fait religieux.
14:00Même si au moment de Noël,
14:08malheureusement aujourd'hui,
14:09victimes de discrimination,
14:10victimes de violence,
14:11voire pire, d'exaction,
14:12on a 380 millions de chrétiens
14:14à travers le monde
14:15qui subissent des régimes
14:16qui sont des régimes discriminatoires.
14:18Donc Noël,
14:18c'est aussi la capacité
14:19à nous rappeler ça
14:20par d'identité,
14:21de culture, de tradition,
14:23mais aussi, malheureusement,
14:24ce que vivent beaucoup
14:24de chrétiens à travers le monde.
14:25L'Écitha, vous disiez effectivement
14:27qu'il fallait se rassembler
14:28sur des valeurs
14:28comme la République, la laïcité.
14:30L'argument chaque année
14:31est resservi effectivement
14:32par ceux qui estiment
14:33que mettre une crèche
14:34dans une mairie
14:35est une atteinte à la laïcité.
14:36Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
14:38Est-ce que c'est contradictoire ou pas ?
14:39Moi, je préfère
14:40quand ce n'est pas au cœur des mairies
14:41parce que je pense
14:42que c'est plutôt sur les parvis
14:43que ça doit s'installer,
14:44c'est-à-dire à l'écart
14:44des services publics.
14:45Il faut une crèche étanche.
14:46Je pense que c'est bien
14:47quand c'est dans la ville
14:49parce que c'est dans la vie
14:50et plutôt que dans ce qui représente
14:53nos services publics.
14:54Mais en fait, le problème,
14:55c'est que maintenant, chaque année,
14:56on a ces débats
14:57qui sont régulièrement alimentés
14:59sur les mots.
15:00Qu'est-ce qu'on doit se souhaiter ?
15:01Qu'est-ce qu'on ne doit pas se souhaiter ?
15:02Est-ce qu'on offense les uns
15:03ou pas les autres ?
15:04On n'en offense personne
15:05en souhaitant un joyeux Noël.
15:06On rappelle juste
15:07qu'encore une fois,
15:08c'est une part d'identité,
15:09de culture, de fête
15:10et de réconciliation.
15:11C'est important ce que vous dites ce matin,
15:11sur CNews et sur Europe 1,
15:12Aurore Berger,
15:13vous représentez le gouvernement.
15:14On se souhaite en France
15:16un joyeux Noël.
15:17En tout cas, moi,
15:17je continuerai à souhaiter
15:18un joyeux Noël,
15:19la fois à ma fille,
15:20mais au-delà aux Français
15:22parce que je crois
15:29c'est du registre de l'intime
15:30et qu'on n'a pas à l'exposer.
15:32En tout cas, moi,
15:32ça a toujours été maligne
15:33en tant que responsable politique
15:34parce que je considère
15:35que ça fait partie de moi
15:36mais que ça n'a pas
15:37à être exposé à l'extérieur.
15:40En revanche,
15:40ce qui fait partie
15:41de notre identité,
15:42de notre culture,
15:43moi, je préfère le revendiquer
15:44et j'assume de le revendiquer.
15:45Mathieu Beaucoté.
15:46Justement, quand on parle de Noël,
15:47à l'origine,
15:49à tout le moins,
15:49il fut un temps,
15:50c'était aussi peut-être
15:51d'abord une fête chrétienne.
15:52Ça marque la naissance du Christ.
15:53Le simple fait de le rappeler,
15:59non, ce n'est pas ce que j'ai dit.
16:00J'ai dit que ça avait une signification
16:02qui va quand même
16:03bien au-delà de cette chrétienne.
16:05Il y a beaucoup de gens
16:05qui fêtent Noël à travers le monde
16:06et qui, pour autant,
16:08ne sont pas chrétiens.
16:08Mais quand il n'y a pas
16:09une forme de paradoxe
16:10quand on considère que
16:11placer une crèche,
16:11dire Joyeux Noël,
16:12faire la référence au christianisme,
16:14c'est presque de trop à Noël,
16:15comme si les origines
16:16étaient trop dans cette fête.
16:16C'est ce que je disais,
16:17c'est-à-dire celles et ceux
16:18qui se sentent maintenant offensés.
16:19Il y a tellement de gens aujourd'hui
16:20qui revendiquent la question
16:21de l'offense,
16:21comme si, en permanence,
16:22on avait l'impression
16:23qu'on giflait les uns et les autres
16:24juste en rappelant des éléments
16:26qui sont une part
16:27de notre identité
16:28ou de notre culture.
16:29On n'offense personne
16:30en souhaitant un Joyeux Noël.
16:31Mais qui sont ces personnes ?
16:32Est-ce que vous avez fait,
16:33justement,
16:33c'est peut-être une partie
16:35de votre portefeuille ministériel,
16:37est-ce que vous avez recensé
16:38les personnes
16:38qui se sentent offensées ?
16:39Je ne recense pas les gens,
16:41heureusement.
16:41Non, non, mais j'entends bien,
16:42mais vous les distinguez.
16:43Mais vous voyez bien
16:44à quel point la polémique
16:45monte à l'extrême-gauche,
16:46notamment de manière récurrente
16:47sur cette question-là,
16:48qui sont souvent les premiers,
16:50d'ailleurs,
16:50à souhaiter un certain nombre
16:51de fêtes religieuses,
16:52voire à faire campagne
16:53dans un certain nombre
16:54de lieux.
16:54Lesquelles ?
16:56On l'a vu sur,
16:57notamment,
16:57la question des mosquées.
16:58C'est-à-dire, moi,
16:59j'ai quand même vu,
17:00et vous l'avez vu,
17:01notamment aux dernières élections
17:02législatives,
17:03le nombre de personnalités politiques
17:04d'extrême-gauche
17:05qui allaient,
17:06dans des mosquées,
17:07faire campagne.
17:08Ce qui est, pour moi,
17:08une entaille évidente
17:10au principe de laïcité.
17:11Il n'y a même pas de débat
17:12sur ce sujet.
17:13On ne fait évidemment pas campagne
17:14dans un lieu de culte,
17:15d'ailleurs,
17:16quel qu'il soit.
17:16On peut s'y rendre
17:17à titre personnel,
17:18on peut y faire peut-être
17:19des débats, etc.,
17:20qui sont ouverts au public,
17:21mais on n'y fait heureusement
17:22pas campagne.
17:23Sauf qu'on le fait.
17:24Certains le font.
17:25Certains le font.
17:26Et pour moi,
17:26ça pose un vrai problème
17:27démocratique et républicain
17:29par rapport à nos valeurs.
17:30Ce n'est pas une question
17:30d'offense,
17:31c'est une question de respect
17:32des principes,
17:33des valeurs de la République.
17:34Mais quelle réponse
17:34du gouvernement
17:35à ce moment-là ?
17:36Ou alors de réponse pénale
17:38ou une réponse de la justice ?
17:41Alors,
17:41ça a été une réponse
17:42parfois d'ailleurs électorale,
17:43c'est-à-dire à un moment
17:44le juge des élections
17:45de garantir.
17:46Mais non,
17:46mais c'est quand même
17:46comme ça que ça se passe
17:47quand on parle
17:48d'une campagne législative.
17:50Et après,
17:50je pense qu'il faut en effet
17:51être très lucide
17:52sur la manière
17:52avec laquelle la religion
17:54aujourd'hui
17:54ou les religions
17:55à la fois reviennent
17:56au premier plan.
17:58Tant mieux
17:58si ce sont des personnes
17:59qui croient,
17:59qui croient sincèrement
18:00et pour lesquelles
18:01ça donne peut-être
18:02une forme d'espérance
18:03et d'espoir
18:03et je le respecte totalement.
18:05Mais à quel point
18:05aujourd'hui
18:06elles deviennent
18:06un instrument
18:07en fait de campagne électorale ?
18:09Est-ce qu'il y a une nouvelle
18:11guerre des religions
18:13aujourd'hui en France ?
18:14Je pense qu'il y a certains
18:14qui aimeraient
18:15qu'on entre dans une forme
18:16de guerre des religions
18:17et qui d'ailleurs mélangent
18:18un certain nombre de principes.
18:19Moi, je l'ai beaucoup vu
18:21sur la question de la lutte
18:21contre l'antisémitisme.
18:22Lutter contre l'antisémitisme,
18:23ce n'est pas une question de religion,
18:25c'est une question de principes
18:26et de valeurs républicaines.
18:27Et quand vous luttez
18:28contre l'antisémitisme,
18:29il y a ceux qui vous rétorrent
18:30où vous luttez
18:30contre l'antisémitisme
18:31et vous ne luttez pas assez
18:32contre d'autres fléaux.
18:33Si, parce que justement
18:34la force de notre République,
18:35c'est de ne pas hiérarchiser.
18:39On n'hiérarchise pas
18:39en disant
18:40l'antisémitisme
18:40est plus grave que le racisme
18:41ou le racisme
18:41est plus grave que l'antisémitisme.
18:43On combat tous les fléaux
18:44et toutes les formes de haine.
18:46Mais on est lucide
18:46sur le fait
18:47que malheureusement
18:47dans notre pays,
18:48il y a des attaques
18:49qui en nombre notamment
18:50sont plus importantes
18:52que d'autres
18:53et donc il faut avoir
18:54des politiques spécifiques
18:55sur le combat.
18:57On l'a vu,
18:58on l'a vu encore une fois
18:59sur un certain nombre
19:00de polémiques
19:00quand malheureusement
19:01notre pays a eu à connaître
19:03aussi des faits de racisme
19:04parce que le racisme
19:05n'a pas totalement disparu
19:07dans notre pays
19:08où on a cette tentation
19:09presque de hiérarchiser.
19:11Il ne faut pas hiérarchiser.
19:12La France,
19:13elle est universaliste
19:14dans son combat justement
19:15et dans son combat républicain
19:16donc elle ne hiérarchise pas
19:17et elle ne met pas en avant
19:19la question religieuse.
19:20En tout cas,
19:21il y a une enquête IFOP
19:23qui est au cœur de l'actualité
19:24et qui est suffisamment importante
19:26et suffisamment grave
19:28qu'il y a des conséquences pénales.
19:29C'est-à-dire qu'il y a
19:30cette étude IFOP
19:32avec toute une série de chiffres
19:34qui montent à quel point
19:35l'islamisme est de plus en plus
19:36présent en France.
19:3757% des jeunes musulmans
19:39de France pensent
19:39que les lois de la République
19:40passent après celles de l'islam.
19:43Ce baromètre IFOP
19:44qui a été institué
19:45par Frédéric Dhabi
19:47et son équipe,
19:48Frédéric Dhabi
19:48qui, vous me disiez hier,
19:51se retrouve...
19:51Malheureusement,
19:52on a subi aujourd'hui
19:53des attaques
19:54à tel point,
19:55encore une fois,
19:56qu'il va peut-être
19:56être placé sous protection.
19:57Donc, on met des cibles
19:59dans le dos.
19:59Et vous avez
20:00Paul Vannier
20:01qui est donc ce député LFI
20:04qui a clairement,
20:06puisque cette enquête
20:07a été reprise
20:08par Écran de Veille
20:09qui est un organisme
20:10de presse,
20:11et il a mis
20:12sur les réseaux sociaux
20:14l'adresse du journal
20:15comme, à une époque,
20:17les islamistes
20:18se sont attaqués
20:19à Charlie Hebdo
20:20puisqu'ils connaissaient
20:20l'adresse du journal.
20:22En fait,
20:22quand on met des cibles
20:23dans le dos,
20:23ici d'instituts de sondage,
20:24là de journaliste,
20:25je pense à Nora Bucini
20:26qui a fait cette enquête
20:27qui est très éclairante
20:28sur les liens
20:28entre LFI et l'analyse.
20:29Les nouveaux antisémistes.
20:30Et j'invite celles et ceux
20:32qui nous regardent
20:32ou nous écoutent
20:33à la lire
20:34parce que c'est une enquête
20:35très documentée
20:36d'une journaliste,
20:37ça n'est pas une militante,
20:38c'est une journaliste
20:39qui a fait cette enquête.
20:40De facto, vous voyez bien
20:41qu'il y a des cibles
20:42dans le dos
20:42qui sont mises
20:43de ces personnes-là,
20:44que ce soit Frédéric Dhabi
20:44de l'IFOP
20:45ou Nora Bucini.
20:46Résultat,
20:46on oublie quand même
20:47qu'on est dans un pays
20:49qui malheureusement
20:50a connu,
20:50vous l'avez rappelé,
20:51des journalistes,
20:52des caricaturistes,
20:52des humoristes
20:53qui ont été attaqués
20:55et qui ont été assassinés
20:56par l'islamisme
20:58dans notre pays.
20:58Donc on ne peut pas
20:59prendre le risque
21:00de mettre des cibles
21:01dans le dos
21:01de qui que ce soit.
21:02Sur une enquête,
21:03on en parle en début d'émission,
21:04s'accorder sur des chiffres.
21:05On peut ensuite
21:06se désespérer
21:07de voir ces chiffres.
21:07On peut surtout espérer
21:08des conséquences.
21:09Mais vous voyez les chiffres,
21:1057% des jeunes musulmans.
21:11C'est un outil de mesure.
21:13Les instituts de sondage
21:14ne font pas ces enquêtes
21:16en espérant
21:17en tirer telle conclusion.
21:18En plus,
21:19c'est une enquête
21:19qui mesure
21:20depuis de nombreuses années.
21:22Et ce qui démontre
21:23justement par rapport
21:24à ceux qui disent
21:25qu'on fantasme
21:26ou qu'on exagère
21:27la question du fait religieux,
21:29identitaire ou communautariste,
21:31que malheureusement,
21:31parce que moi je ne le fantasme pas,
21:32je le regrette.
21:33Je le regrette surtout
21:34que ça puisse exister
21:35et qu'on se retrouve
21:36dans un risque de fracture
21:37et de fracture
21:37notamment générationnelle.
21:39Parce que les chiffres
21:40les plus importants
21:41sont,
21:41justement chez les 15...
21:42Mais permettez-moi
21:43de revenir là-dessus.
21:44J'ai souvent entendu
21:44ces dernières années,
21:45peut-être je me trompais,
21:46que c'était l'islamisme
21:47chez les musulmans
21:49était très minoritaire.
21:50Franchement,
21:50il ne fallait pas s'en inquiéter.
21:5157% des jeunes musulmans
21:53de France
21:53pensent que les lois de la République
21:54passent après celles de l'islam.
21:5657%,
21:56vous me corrigerez,
21:57mais ce n'est pas une minorité.
21:59Je ne crois pas.
22:00En effet, factuellement,
22:01je crois que c'est même
22:01une majorité.
22:02Et 59% sont favorables
22:04à la charia.
22:05C'est pour ça
22:06que c'est très inquiétant.
22:07C'est pour ça
22:07que ça doit appeler
22:08à un sursaut.
22:09Faire en sorte
22:09que la laïcité,
22:10que les lois de la République
22:11soient supérieures
22:12aux lois
22:13de n'importe quelle religion.
22:14Parce que par principe,
22:15dans notre pays,
22:16et heureusement,
22:16les lois de la République,
22:17elles sont au-dessus
22:18de toutes les religions.
22:20Mais il arrive
22:21que la démographie
22:22déborde la loi.
22:23Ça veut dire que,
22:25déjà,
22:25moi j'espère qu'il n'y a pas
22:26de génération perdue
22:26parce que dans ces cas-là,
22:27sinon il faut arrêter
22:28de faire de la politique.
22:29Il faut juste accepter l'idée
22:30qu'on aura un pays
22:30de plus en plus fracturé
22:32et de plus en plus communautarisé.
22:33Ce n'est pas ce que je souhaite
22:34pour la France.
22:34De plus en plus islamisé aussi peut-être ?
22:35Peut-être aussi,
22:36mais moi ce n'est pas ce que je souhaite
22:37pour mon pays.
22:37Moi je suis maman
22:38d'une petite fille de 3 ans,
22:39je n'ai pas envie que son horizon
22:40ce soit un horizon de fracture
22:41et de communautarisme.
22:42Et de charia ?
22:42Vraiment pas.
22:43Et encore moins de charia.
22:46Quand j'ai porté la proposition
22:47il y a depuis plusieurs années déjà
22:48sur la question du voilement
22:49des petites filles,
22:50je me souviens quand même
22:51des attaques que je recevais.
22:52Je vois qu'aujourd'hui
22:53il y a un peu plus
22:53de consensus politique
22:54sur ce sujet.
22:55Tant mieux,
22:55ça veut dire qu'il y aura
22:56sans doute une majorité
22:57à l'Assemblée nationale.
22:58Il y a plusieurs propositions
22:59de loi qui ont été déposées.
23:00Allons-y,
23:01faisons-le.
23:02Pas dans une logique
23:02d'offense de je ne sais qui
23:03ou de stigmatisation,
23:05juste de reconnaissance
23:06qu'il y a un sujet spécifique
23:07qui mérite qu'on ait
23:08une attention spécifique.
23:13Toujours sur le plateau
23:17du Grand Rendez-vous
23:18Europe 1 CNews,
23:19les échos avec la ministre
23:20de la lutte
23:21contre les discriminations
23:23et de l'égalité,
23:23femmes-hommes,
23:24Aurore Berger.
23:26Je redis,
23:26puisqu'on était en train
23:27de passer au crime
23:28cette étude de l'IFOP
23:30qui a été décriée,
23:32Paul Vannier,
23:33député LFI,
23:34dit que c'était
23:34des bidons.
23:36Je vous rappelle quand même
23:36des chiffres
23:37qui sont des chiffres factuels.
23:3859% des musulmans
23:39de 15-24 ans
23:40sont favorables
23:40à l'application de la charia
23:42dans les pays non musulmans,
23:44donc actuellement le nôtre
23:45puisque nous ne sommes
23:46pas un pays musulman.
23:4757% des musulmans
23:49de France pensent
23:49que les lois françaises
23:50passent après
23:51les règles de l'islam.
23:5243% des musulmans
23:53intéressants
23:54refusent le contact visuel
23:56avec une personne
23:58du sexe opposé.
23:59Nous sommes en France
23:59en 2025.
24:0138% approuvent
24:02tout ou partie
24:03des positions islamistes.
24:0424% ont de la sympathie
24:06pour les frères musulmans.
24:08Paul Vannier,
24:09puisque je parle de lui,
24:09député LFI,
24:10fait l'objet d'une signalisation
24:12au titre de l'article 40
24:13par la députée EPR
24:14Caroline Yadant
24:15pour effectivement
24:16avoir mis,
24:17je reprends le titre
24:19de Charlie Hebdo,
24:20avoir mis une cible
24:21dans le dos
24:21des journalistes.
24:23Nora Bussini,
24:24dont vous parliez,
24:25sous protection policière
24:26puisqu'elle a infiltré
24:27ces mouvements
24:28LFistes
24:29qui font la propagande
24:31d'un islamisme radical,
24:33a porté plainte
24:34contre Paul Vannier
24:35pour cyberharcèlement.
24:36Voilà ce qu'elle dit.
24:37On parle de messages
24:38à la fois racistes
24:39à mon encontre,
24:40c'est la mairie marocaine,
24:41mais également antisémites,
24:43sexistes,
24:43hors du rire.
24:44Est-ce que vous allez
24:45l'accompagner,
24:47Nora Bussini,
24:48contre Paul Vannier ?
24:49Est-ce que vous allez
24:49la défendre contre Paul Vannier ?
24:51C'est ce que j'ai fait
24:52tout à l'heure
24:52sur votre antenne.
24:54Déjà parce que par principe,
24:55l'idée qu'en France
24:56on puisse mettre des cibles
24:57dans le dos
24:57d'un seul journaliste,
24:59quel qu'il soit,
24:59d'un institut de sondage
25:00quel qu'il soit,
25:01est insupportable.
25:02Dans un pays qui,
25:03encore une fois,
25:03malheureusement,
25:07était journaliste,
25:08caricaturiste ou humoriste.
25:09Donc il faut avoir en tête
25:10les conséquences
25:11qu'évidemment,
25:12malheureusement,
25:12ça peut emporter
25:13dans les idées
25:14que ça peut donner.
25:16Donc je pense qu'ils
25:17ne peuvent pas ignorer
25:18les conséquences
25:19que ça peut avoir.
25:19Ils ne peuvent pas ignorer
25:20ensuite le flot
25:21de cyberharcèlement,
25:23le flot de menaces,
25:23de tentatives d'intrusion
25:24qui pourraient exister
25:26dans des rédactions
25:27ou dans des instituts.
25:29Donc il y a
25:29une responsabilité majeure.
25:30Caroline Yadant a raison.
25:32Il y a beaucoup de députés
25:33qui ont co-signé d'ailleurs
25:34son signalement
25:35article 40,
25:36donc un signalement
25:37auprès du procureur
25:37de la République
25:38et j'espère
25:39que ce sera pris
25:40extrêmement au sérieux,
25:42au regard des conséquences
25:43que ça emporte déjà
25:44sur ces femmes,
25:46sur ces hommes
25:46et sur leur famille.
25:47Il y a eu un rapport
25:48déclassifié
25:49par Bruno Retailleau
25:50sur l'antrisme islamiste
25:51dont on n'en a plus du tout parlé.
25:53Que devient ce rapport ?
25:54Est-ce que vous vous le suivez ?
25:55Et plutôt d'une manière globale,
25:57qu'est-ce qu'on fait
25:58pour stopper l'islamisme
25:59entrant en France ?
26:01Alors, il y a ce qu'on a
26:02déjà fait quand même.
26:03Il faut être lucide aussi.
26:04C'est-à-dire que quand on a fait
26:05la loi sur les valeurs
26:06de la République,
26:07ça a eu des conséquences.
26:08C'est-à-dire réussir
26:09à fermer un certain nombre
26:10de lieux qui officiellement
26:11ne sont pas des lieux
26:12de propagande
26:13ou de diffusion
26:13de l'islamisme,
26:15mais qui de facto
26:16remplissent ce rôle-là.
26:18Réussir à démanteler
26:19un certain nombre
26:19d'associations,
26:20en particulier on le voit
26:21des associations sportives
26:23malheureusement
26:24qui font l'objet
26:24d'un antrisme particulier
26:27parce qu'évidemment
26:28on va cibler
26:28les plus jeunes.
26:30Ce n'est pas une génération
26:30spontanée en fait.
26:31Je pense que c'est ça
26:32qu'il faut comprendre.
26:32C'est-à-dire
26:33quand on voit ce sondage,
26:34c'est un sondage qui est fait
26:35depuis maintenant
26:36près de 35-40 ans.
26:38Donc on voit
26:38une radicalisation
26:40qui progresse,
26:41un islamisme
26:42qui progresse,
26:42on va parler de la pratique
26:43d'une religion,
26:44on parle d'une doctrine
26:45politique et idéologique.
26:47L'islamisme,
26:47ce n'est pas une religion.
26:48L'islamisme,
26:49c'est une idéologie.
26:50Une idéologie,
26:50ça n'a aucun droit
26:51dans notre pays.
26:52Et donc on voit
26:53cette progression.
26:53Et cette progression
26:54n'est pas une génération
26:55spontanée.
26:56Cette profilération...
26:59Est-ce qu'on peut
26:59vraiment dissocier ça
27:00du changement démographique
27:02de la France ?
27:02Regardez Bruxelles,
27:03regardez Londres,
27:03quand il y a
27:04un changement démographique,
27:06quand l'islam
27:06progresse dans un pays,
27:07presque mathématiquement,
27:08l'islamisme va progresser aussi.
27:10Je ne dis pas
27:10que les deux se recoupent.
27:11Je dis que les deux
27:12ne sont pas complètement
27:13dissociables non plus.
27:14Les premiers qui sont aussi
27:14en tenaille par rapport à ça
27:16sont justement
27:16nos compatriotes musulmans.
27:18Heureusement que
27:19nos compatriotes musulmans
27:20ne sont évidemment
27:21pas tous assimilables
27:23à la question de l'islamisme.
27:23Ça va de soi.
27:24Et les premières victimes,
27:26ce sont notamment
27:27nos compatriotes musulmans
27:28qui eux sont totalement
27:29en accord avec
27:30les valeurs de la République,
27:32souhaitent élever
27:32leurs enfants
27:33dans les lois de la République,
27:34ont le droit d'avoir ensuite,
27:35encore une fois,
27:36la foi qui est la leur
27:37et la pratique religieuse
27:38qui est la leur
27:39et qui est libre dans notre pays
27:40à partir du moment
27:41où elles respectent
27:41les lois de la République.
27:42Qu'on ne peut pas accepter
27:43que nos compatriotes
27:43soient comme ça,
27:44pris en tenaille,
27:45entre un parti politique
27:47et les filles
27:47qui finalement passent son temps
27:49à leur dire
27:49la France ne veut pas de vous,
27:51la République ne veut pas de vous,
27:53la République vous met au banc.
27:54Donc à force d'entendre
27:55ces discours-là,
27:56vous avez un certain nombre
27:57de Français
27:57qui se mettent à y croire
27:58et qu'on radicalise
27:59en se disant finalement
28:00mon avenir,
28:03jeune adulte ou parent de main
28:04ne peut pas être dans un pays
28:06qui ne m'aime pas,
28:07qui ne veut pas mourir.
28:07Mais vous noterez
28:08que l'islamisme progresse
28:09partout en Europe occidentale
28:11et il n'y a pas les filles partout.
28:13Il y a peut-être
28:13une autre dimension
28:14à travers tout cela.
28:15Je pense qu'il y a
28:15l'effet des deux, évidemment.
28:17Il y a à la fois
28:17les démocraties
28:18qui ont baissé les bras.
28:19Ce qui se passe en Belgique,
28:20c'est ça.
28:21C'est-à-dire un État
28:21quasiment inexistant
28:23en termes de structuration
28:24et qui a baissé les bras
28:26sur le sujet.
28:27Mais pour vous,
28:27la démographie
28:27n'est pas l'élément
28:28qui compte là-dedans ?
28:29Il y a un enjeu démographique.
28:30Il y a un enjeu
28:31d'assimilation aussi
28:32parce que ça n'est pas
28:33que sur la question
28:33des vagues migratoires successives.
28:36C'est aussi sur la manière
28:37avec laquelle
28:37on voit qu'il y a un reflux
28:38dans la manière
28:39avec laquelle
28:40les valeurs de la République
28:40sont à l'économie.
28:41L'assimilation,
28:42ça fonctionne
28:42quand on est plus nombreux,
28:43si je peux me permettre.
28:44Quand la société d'accueil
28:45devient minoritaire
28:46en certains lieux,
28:46comment peut-elle
28:47intégrer ou assimiler ?
28:48Quand vous regardez le sondage,
28:50vous voyez notamment
28:50les classes d'âge
28:51et les classes d'âge
28:52qui sont les plus radicalisés
28:53sont ceux qui ont grandi
28:54en France,
28:55sont ceux qui ont été élevés
28:57en France,
28:57sont ceux qui sont nés français,
28:58de parents français,
28:59souvent de grands-parents
29:00naturalisés et français.
29:01Donc le sujet,
29:02il n'est pas tant
29:03sur les vagues migratoires
29:04actuelles,
29:05c'est sur la manière
29:06avec laquelle
29:06on peut appeler
29:07les naturalisés,
29:07non-assimilés.
29:08Est-ce qu'on a assimilé,
29:10intégré,
29:11acculturé aux valeurs républicaines
29:13ou pas ?
29:13Ou est-ce qu'on s'est dit
29:14que c'était pas grave,
29:15que ça allait aller de soi ?
29:16Ça ne va pas de soi.
29:17Ça ne va pas de soi
29:18à partir du moment
29:19où il y a eu
29:19beaucoup de contre-discours
29:20dans notre pays,
29:21malheureusement,
29:22antirépublicains,
29:23qui ont prospéré
29:24et on voit bien
29:25la difficulté
29:26dans laquelle
29:26aujourd'hui on est.
29:27Donc soit on a
29:28un sursaut maintenant,
29:29soit on a un vrai choc
29:30de laïcité
29:31et on le fait
29:31à tous les étages,
29:32à l'école de la République,
29:33à l'université singulièrement
29:35et dans toutes les études supérieures
29:36où on ne laisse rien passer
29:37sur le sujet,
29:38soit, en effet,
29:40on risque d'avoir
29:40des chiffres
29:41bien plus inquiétants encore
29:43et ils le sont déjà
29:44dans les prochains mois
29:45et les prochaines années.
29:45C'est intéressant ce que vous dites
29:46mais dans l'exécutisme
29:47que vous ne vous sentez pas
29:48un peu seul
29:48parce qu'en mars dernier,
29:49moi je me souviens de vous
29:50devant l'hémicycle
29:52de l'Assemblée nationale
29:53quand vous avez dit
29:54l'antisémitisme en France
29:55tient en trois lettres
29:56LFI.
29:57Vous vous êtes sentie très seule
29:58à ce moment-là ?
29:59Je me suis sentie quand même
29:59très applaudie
30:00par les députés justement
30:02Applaudie, c'est bien,
30:03c'est très facile d'applaudir
30:04mais mettre en place
30:06un plan derrière
30:07Il faut quand même être lucide
30:08sur le fait que
30:09si vous voulez dans notre pays
30:10aujourd'hui lutter
30:11contre l'islamisme,
30:12c'est aussi un combat
30:13contre la France insoumise.
30:14Enfin à un moment
30:15ils ont de facto
30:16fait une forme de pacte électoral
30:18avec l'islamisme
30:20avec l'antisémitisme aussi
30:22dont on ne peut quand même
30:23pas ignorer
30:24que les deux sont intimement liés
30:25avec les valeurs de la République
30:26et avec la laïcité
30:28Donc ils ne sont en effet
30:29pas les seuls responsables
30:30mais ils ont une part
30:31de responsabilité
30:32qui est majeure
30:33dans le fait que
30:35malheureusement
30:35on a un développement
30:36massif sur la question
30:37de l'antisémitisme islamiste
30:38et que tout le monde
30:39ne le combat pas
30:40Il y a ceux qui l'accompagnent
30:41Il y a ceux qui l'accompagnent
30:42et il y a ceux qui le combattent
30:44et qui se dressent
30:44Mais il faut qu'on soit
30:45plus nombreux à se dresser
30:46avec nos compatriotes musulmans
30:48eux-mêmes
30:48qui encore une fois
30:49sont les premières victimes
30:51de cette tonaille identitaire
30:52Donc c'est un appel
30:52On ne les entend pas beaucoup
30:53On a un certain nombre
30:54de responsables
30:55qui s'expriment
30:56et tant mieux
30:56on doit aussi les soutenir
30:58pour qu'ils puissent s'exprimer
31:00se sentent légitimes
31:01à s'exprimer
31:01et encore une fois
31:02ça va au-delà
31:03de la question du fait religieux
31:04ces questions identitaires
31:05Donc il faut qu'on soit plus nombreux
31:06à se dresser
31:07et à se soutenir
31:08et à porter
31:09ces valeurs républicaines
31:10et qu'on soit
31:10d'une intransigence
31:12absolue
31:13Absolue
31:14C'est-à-dire à un moment
31:14ça suffit
31:15la question du pas de vague
31:16Jean-Michel Blanquer
31:16avait beaucoup porté ça
31:17d'ailleurs
31:18quand il était ministre
31:18de l'éducation nationale
31:19Il faut qu'on continue à le faire
31:20c'est-à-dire
31:20la moindre entaille
31:22qui peut exister
31:22parce qu'ici
31:24on voit un enseignant
31:25par exemple
31:26dont les parents
31:27ne voulaient pas
31:28parce que c'était un homme
31:29On l'a vu là
31:30il y a quelques semaines
31:31dans notre pays
31:32Bon, la communauté enseignante
31:33s'est dressée
31:34les autres parents d'élèves
31:35se sont dressés
31:36en disant
31:36dans notre pays
31:37ça ne se passera pas
31:38de cette manière-là
31:38Dans notre pays
31:39vous ne choisissez pas
31:40si l'enseignant de votre enfant
31:41est un homme ou une femme
31:43c'est un enseignant
31:43de la République
31:44point barre
31:45Mais c'est cette image-là
31:46qu'il faut renvoyer
31:47c'est-à-dire
31:47à chaque attaque
31:48à chaque entaille
31:49il y a la République
31:49qui répond
31:50il y a la République
31:51qui se dresse
31:51et c'est comme ça
31:52qu'on fait reculer
31:53l'emprise malheureusement islamiste
31:55Mais sauf que vous n'avez pas
31:55surtout l'impression
31:56que l'emprise islamiste
31:57pour reprendre vos mots
31:58progresse depuis
31:58l'affaire du voile de Creil
32:00finalement depuis 89
32:01j'entends tous les discours
32:03qui disent
32:03ça va reculer
32:03là on ne reculera plus
32:04là c'est terminé
32:05là on va être ferme
32:06L'histoire de ces décennies
32:09ce n'est pas l'histoire
32:10du reflux de l'islamisme
32:11c'est l'histoire du progrès
32:12de l'islamisme en France
32:13Oui et dans le même temps
32:14il y a quand même des lois
32:15qui heureusement
32:15sont venues protéger
32:16vous parlez de la question
32:17du voile de Creil
32:18la République elle a répondu
32:19elle a répondu notamment
32:21Et pourtant le voile
32:21est plus présent aujourd'hui
32:22dans les rues
32:23et dans la culture
32:24qui ne l'a jamais été
32:24Oui mais parce que vous voyez
32:25quand on parlait au tout début
32:26de l'émission
32:26comment on s'accorde sur les mots
32:27vous voyez bien à quel point
32:28aujourd'hui typiquement
32:29quand on parle de laïcité
32:30la laïcité c'est d'abord
32:32une protection
32:32c'est une protection singulièrement
32:34pour les femmes
32:34c'est un outil de liberté
32:36aujourd'hui quand vous demandez
32:38y compris aux plus jeunes français
32:39et surtout aux plus jeunes français
32:41ils ne vivent pas le principe
32:42de laïcité comme une liberté
32:43mais souvent justement
32:44comme une offense
32:45ou comme une oppression
32:46pourquoi ?
32:48là encore ce n'est pas
32:48totalement spontané
32:49ce type de réponse
32:50c'est parce qu'on leur a
32:51inculqué ça
32:52parce qu'on leur a expliqué
32:54que la laïcité
32:55est un instrument
32:56dans notre pays
32:56pour être en opposition
32:58ou contre
32:59certaines catégories françaises
33:00Alors qu'est-ce qu'on fait
33:00de la pédagogie ?
33:02On sévit ?
33:03Mais il y a les deux
33:03il y a à la fois la loi
33:04et le fait que la loi
33:05elle doit être garantie partout
33:06dans chacun de nos établissements scolaires
33:08dans nos universités
33:09Quand on regarde les choses
33:10sur le narcotrafic par exemple
33:11est-ce qu'elle est respectée ?
33:12On peut aller plus loin
33:13ce que je disais
33:13sur le voilement des petites filles
33:14et ça fait plusieurs années
33:15que je le propose
33:16donc ce serait bien
33:16que maintenant on le fasse
33:17encore une fois
33:18il y a des propositions de loi
33:19Les groupes politiques
33:20peuvent inscrire
33:21ces propositions de loi
33:22à l'ordre du jour
33:22et je pense que
33:23je n'ai même aucun doute
33:24sur le fait
33:24qu'il y a une majorité
33:25aujourd'hui à l'Assemblée nationale
33:26et au Sénat
33:27pour le voter
33:28et ça ne se fait pas
33:29contre des Français
33:29ça se fait pour les protéger
33:31et notamment
33:32pour protéger nos enfants
33:33Aurore Berger
33:34l'invité du Grand Rendez-vous
33:35on se retrouve dans quelques minutes
33:36à tout de suite
33:36sur Europe 1
33:37et sur CNews
33:38Dernière partie
33:41du Grand Rendez-vous
33:42Europe 1
33:42CNews
33:43Les échos
33:44avec Aurore Berger
33:45quelques sujets
33:46qu'on va essayer
33:47de traiter rapidement
33:48puisque nous manque peu de temps
33:49d'abord
33:49et c'est important
33:50la semaine dédiée
33:51à la lutte contre les violences
33:51faites aux femmes
33:52s'achève ce dimanche
33:54mardi dernier
33:55à Saint-Colomban
33:56en Loire-Atlantique
33:57Nathalie
33:5752 ans
33:58tuée par son ex-conjoint
34:00poignardée
34:01de multiples reprises
34:02devant le domicile
34:03de leur fille
34:03décédée
34:05avant l'arrivée
34:05des secours
34:06c'est la 153ème femme
34:09victime de féminicide
34:10depuis le début de 2025
34:11si l'on en croit
34:12les statistiques
34:13du collectif
34:14Nous Toutes
34:15qui se bat
34:15comme vous
34:16Aurore Berger
34:16quand est-ce que ça se termine
34:18ces féminicides ?
34:19Je ne sais pas vous répondre
34:21à cette question
34:21ce que je sais
34:22c'est qu'aujourd'hui
34:23on a encore des femmes
34:24qui décèdent sous les coups
34:25de leur conjoint
34:26leur ex-conjoint
34:26pour une seule raison
34:27parce qu'elles sont des femmes
34:28et qu'à un moment
34:29elles ont dit à leurs compagnons
34:30qu'elles les quittaient
34:31le point de départ
34:32des féminicides
34:32c'est ça
34:32c'est une femme
34:33qui dit à son conjoint
34:34je te quitte
34:35et c'est un conjoint
34:36qui ne l'accepte pas
34:37parce qu'il considère
34:38encore en 2025
34:39que sa femme
34:40est sa propriété
34:41c'est ça le point de départ
34:43donc on a un enjeu
34:43à la fois presque culturel
34:45en fait
34:45profond
34:46à changer dans notre pays
34:47sur le rapport
34:48qu'on a à la violence
34:49et sur le fait
34:50qu'aujourd'hui
34:50sur la question
34:51des féminicides
34:51ou des violences faites aux femmes
34:52ou des violences faites aux enfants
34:54d'ailleurs
34:54on le traite sous un angle
34:55de fait divers
34:56ça n'est pas un fait divers
34:57au regard du volume
34:58malheureusement
34:58de violences
34:59qui sont constatées
35:00tous les jours
35:00à l'encontre des femmes
35:01et des enfants
35:02qui s'inscrivent d'abord
35:03dans un cadre
35:03qui est un cadre familial
35:05sur la question
35:06des violences sexuelles
35:07dans 9 cas sur 10
35:08on connaît son agresseur
35:09donc c'est le cadre familial
35:10ou cadre parfois professionnel
35:13peut-être le plus difficile
35:14à appréhender
35:15c'est de se dire
35:16que dans le cadre
35:16qui devrait être
35:17le plus protecteur
35:18peuvent aussi se nicher
35:19les violences les plus insupportables
35:20donc il y a un jeu
35:21changer le droit
35:22ce qu'on continue à faire
35:24parce qu'on doit avoir
35:25des évolutions législatives
35:26plus importantes encore
35:27avec une réponse pénale fort
35:28avec une réponse pénale
35:29qui doit être absolument implacable
35:30avec un traitement judiciaire
35:32et un accompagnement judiciaire
35:33des victimes
35:33du dépôt de plainte
35:35jusqu'à la fin
35:36du processus judiciaire
35:38et même au-delà
35:38jusqu'à la sortie
35:40de détention de l'auteur
35:41pour accompagner
35:42et prévenir
35:42un risque de récidive
35:44évidemment
35:44et un enjeu culturel
35:46sur la manière
35:47avec laquelle
35:47on doit aussi réussir
35:48à éduquer nos enfants
35:49on ne peut pas
35:50se contenter de dire
35:51qu'on va apprendre
35:51à nos petites filles
35:52à avoir peur
35:53et à se méfier
35:53alors que c'est d'abord
35:54un enjeu de respect
35:55qu'on doit inculquer
35:56et à nos filles
35:57et à nos garçons
35:57donc c'est là-dessus
35:58qu'on se bat
35:58le service national militaire
35:59a été remis en place
36:01à partir de l'été prochain
36:013000 jeunes de 18-19 ans
36:03à l'exception de quelques-uns
36:05qui font des spécialisations
36:06qui peuvent aller jusqu'à 25 ans
36:07au grade d'aspirant
36:07pour en participer
36:08pour 10 mois
36:09loger, nourrir, blanchir
36:10payer au moins 800 euros par mois
36:12c'est un service militaire
36:13pour quoi faire ?
36:14pour éduquer les jeunes
36:15ou pour se préparer à la guerre ?
36:17je pense que c'est les deux
36:18si on est lucide
36:19je pense que c'est restaurer
36:20un lien entre la jeunesse
36:22et la nation
36:22et je pense que ça
36:23c'est quand même absolument essentiel
36:25regarder tous les sujets
36:26qu'on a évoqués jusque-là
36:27se dire qu'on va restaurer
36:29quand même ce lien
36:29de confiance
36:30presque d'amour
36:30qu'on doit avoir
36:31pour la nation de Paris Essentiel
36:33c'est assumer
36:34que dans ma génération
36:35on a eu beaucoup de chance
36:36on a eu beaucoup de chance
36:37de vivre en paix
36:38et de se dire
36:39que c'était un acquis
36:39vous avez fait votre service
36:40au rebergé ?
36:41moi je suis arrivée
36:42à un moment
36:42où ça n'était plus
36:43une obligation
36:44vous auriez pu demander
36:45à un VST
36:45ça n'était plus une obligation
36:46et c'était plus la norme
36:47c'était plus la règle
36:48c'était plus comme ça
36:49que vous étiez élevés
36:50c'était pas comme ça
36:51que vous faisiez des études
36:56parce que je ne sais pas vous répondre
36:57parce qu'en fait
36:57la question ne s'est jamais posée
36:59tout simplement
36:59parce qu'en fait
37:00on se disait
37:00qu'on n'avait pas besoin
37:01de cette logique-là
37:03de réarmement-là
37:04vous souhaiteriez un jour
37:05que vos enfants le fassent ?
37:06moi ça ne me choquerait pas
37:07parce que ce sera leur choix
37:08soit ce sera obligatoire
37:09et ils le feront
37:09soit ce sera libre
37:10et ils feront
37:11je pense que j'espère
37:12les élever justement
37:13dans l'amour de notre nation
37:14et de notre pays
37:15donc si à un moment
37:15ils veulent le faire
37:16évidemment je ne les découragerais pas
37:18en tout cas 83% des Français
37:19sont pour comme on le voit à l'image
37:21mais du coup ça veut dire
37:21que vous y voyez plus
37:23une vocation pédagogique
37:24vous avez parlé
37:25de la nation
37:25de la République
37:26que d'une prévention
37:28d'un éventuel conflit
37:29avec les Russes
37:29je pense que c'est les deux
37:30c'est-à-dire vraiment
37:30comment on réarme ce lien
37:32entre les Français
37:33et la nation
37:34et singulièrement
37:34avec la jeunesse française
37:35et comment aussi
37:36on assume de se préparer
37:37à un monde
37:38qui est quand même
37:38beaucoup plus dangereux
37:39avec des risques aussi
37:40qui ont muté
37:41des risques de guerre hybride
37:42la question cyber
37:43et là-dessus
37:44il faut évidemment s'y préparer
37:45je sais qu'il y a eu
37:46un certain nombre de déclarations
37:47que parfois ces déclarations
37:48elles sont choquées
37:49mais en fait
37:49elles sont faites pour choquer
37:51elles sont faites pour choquer
37:52pour assumer l'idée
37:53préparez vos enfants
37:55pour qu'on doit accepter
37:57que nos enfants meurent
37:58au combat
37:58quand vous êtes
37:59chef d'état-major des armées
38:01vous savez que vous avez
38:02la responsabilité
38:03de la vie de femmes
38:03et des hommes
38:04qui ont accepté l'idée
38:05qu'ils pouvaient aller
38:06jusqu'au sacrifice
38:07oui mais vous n'avez pas
38:07la responsabilité obligatoire
38:09de le dire devant les maires de France
38:11ça n'est pas va-t'en-guerre
38:12et ça n'est pas à l'idée
38:13de dire et d'espérer
38:14évidemment que cela arrive
38:15c'est juste qu'il faut
38:15un moment aussi
38:16presque ontologiquement
38:17se préparer dans notre pays
38:18à l'idée qu'il y a eu
38:20le retour de la guerre
38:21sur le continent européen
38:22qu'on doit tout faire
38:23pour réarmer notre pays
38:24ce qu'on a fait
38:25en réarmant concrètement
38:27nos armées
38:27qui avaient été laissées
38:28à l'abandon
38:29pendant de nombreuses années
38:30où nous année après année
38:31on a accepté
38:32qu'il y ait des parts budgétaires
38:33bien plus conséquentes
38:34qui y soient consacrées
38:35il faut aussi
38:36qu'il y ait des hommes
38:37et des femmes
38:37qui acceptent de s'y engager
38:39et auxquelles on rende hommage
38:40je reprends l'image de Mathieu
38:41imaginons que votre fille
38:42qui je sais n'a pas l'âge
38:44de partir
38:44elle n'a que 3 ans
38:45mais si elle en avait 23
38:48combat si jamais
38:49elle le voulait
38:50parce que c'est un service militaire
38:51à la fois en tant que mère
38:52sans doute angoissée
38:53à l'idée qu'elle le fasse
38:54comme tout parent
38:55qui a peur que son enfant
38:56puisse être confronté
38:58à ce qu'elle est plus terrible
38:59et en même temps très fière
39:00qu'elle s'engage
39:01pour son pays évidemment
39:02Christophe
39:03on passe au budget peut-être
39:04que la discussion
39:05sur la loi de finances
39:06a repris
39:07notamment au Sénat
39:09est-ce que
39:10que pensez-vous
39:10du budget
39:13tel qu'il se prend aujourd'hui
39:14alors on ne sait pas
39:14quel sera le point d'aboutissement
39:15mais est-ce que vraiment
39:16l'imposition des entreprises
39:18de l'imposition des plus riches
39:19est-ce que tout ça
39:20vaut la peine
39:20par rapport au risque
39:22pour notre économie
39:22pour la croissance
39:23pour l'emploi
39:24est-ce que ça vaut la peine
39:26à tout prix
39:27d'avoir un budget
39:27pour la stabilité politique
39:29alors il y a deux sujets
39:30il y a le budget de financement
39:31de la sécurité sociale
39:32là il n'y a pas de plan B
39:33en fait
39:33parce que s'il n'y a pas de budget
39:35il n'y a pas de loi spéciale possible
39:36donc on a la nécessité absolue
39:38de garantir l'adoption
39:39d'un budget
39:39pour la sécurité sociale
39:41de financement
39:41de la sécurité sociale
39:42et puis il y a le budget
39:43de l'État
39:44ce qu'on appelle le PLF
39:45où là on voit qu'en fait
39:46ce qui s'est passé
39:47c'est que la copie des parlementaires
39:49est devenue finalement
39:50la copie de personne
39:51à force d'avoir voté
39:52un peu tout
39:53et beaucoup de n'importe quoi aussi
39:55résultat
39:56plus personne n'a voulu adopter
39:57la copie finale
39:57donc ça veut dire
39:58qu'il faut qu'il y ait un retour aussi
39:59à la fois au compromis
40:00et à la raison
40:01pour garantir des choses
40:02qui soient acceptables
40:03et ce qui est acceptable
40:04c'est pas de se dire
40:05qu'on se gargarise
40:06de taxer
40:07de taxer
40:07de taxer
40:08toujours plus
40:09parce qu'à la fin d'ailleurs
40:10quand on a fait l'addition
40:11les députés se sont dit
40:12on était peut-être contents
40:13individuellement
40:15toutes collectivement
40:16donc plus personne n'a voté
40:17bon et bien peut-être
40:18que justement
40:19comme là on va être
40:20en deuxième lecture
40:21à l'Assemblée Nationale
40:22après ce qui se passera
40:23au Sénat
40:24il y aura peut-être
40:25à la fois du compromis nécessaire
40:27et c'est peu probable
40:28que la sérénité revienne
40:29en tout cas je l'espère
40:30parce que je pense
40:30que ça va être un enjeu
40:31de responsabilité
40:31on va tous être jugés là-dessus
40:32le gouvernement
40:33est-ce que le gouvernement
40:34aura réussi ou pas
40:35à ce qu'une copie budgétaire
40:37soit adoptée
40:38mais est-ce que le Parlement
40:39aura réussi à s'en emparer
40:40sans arriver évidemment
40:41ni sur une dérive du déficit
40:43parce qu'on a réaffirmé
40:44un objectif très clair
40:45qui doit être retenu
40:46objectif à 4,7% déficit
40:48en tout cas
40:48impossibilité de dépasser
40:50les 5%
40:51il vaudrait mieux tenir
40:52les 4,7%
40:53que d'ailleurs aller vers 5%
40:54et puis encore une fois
40:55un enjeu sur la question
40:56si on n'y parvient pas
40:57on redonne la parole
40:58aux électeurs du coup ?
40:59si on n'y parvient pas
41:00il y a heureusement
41:01d'autres possibilités constitutionnelles
41:03comme quoi ?
41:03on le sait
41:04sur les lois spéciales
41:05ça va mieux en le disant
41:06mais
41:06les ordonnances
41:07il ne faut pas le faire
41:08il ne faut pas le faire
41:09pourquoi ?
41:10certains parlent même
41:11d'un 49-3
41:11alors que le Premier ministre
41:13s'est engagé à ne pas le faire
41:14il faut juste comprendre
41:15qu'une loi spéciale
41:16n'équivaut pas à un budget
41:17pour l'État
41:18ça veut dire que
41:19si une loi spéciale
41:20devait être adoptée
41:21il faudrait de toute façon
41:22recommencer un exercice
41:23la loi spéciale
41:24on a compris
41:24mais pourquoi pas des ordonnances
41:26et pourquoi pas un 49-3
41:27même si Sébastien Lecranue
41:28a dit je ne le ferai pas
41:29pourquoi ?
41:29parce que pour l'instant
41:30il y a encore un débat au Parlement
41:31donc moi
41:32comme je suis plutôt
41:33une grande démocrate
41:34je me dis qu'on peut y arriver
41:36donc il faut qu'on vous interroge
41:37vers le 26 décembre
41:3827 décembre
41:38quand on sera à moins 3 jours
41:40on espère avant
41:41mais parce que je pense
41:42qu'encore une fois déjà
41:43un les Français
41:43ils sont lassés
41:44d'entendre parler
41:44que des questions budgétaires
41:45il fait 18 mois
41:46qu'ils ont l'impression
41:46que la vie politique entière
41:48n'existe qu'à travers
41:49la question budgétaire
41:50et donc finalement
41:51ils ont envie qu'on avance
41:52je pense
41:52sur d'autres sujets
41:53qui les préoccupent
41:54et puis il faut mesurer
41:55les conséquences
41:56on peut avoir l'impression
41:57qu'il y a une forme
41:58d'ivresse fiscale
41:59dans la classe politique
42:00c'est-à-dire
42:00qui inventerait la nouvelle taxe
42:01je crois que cette semaine
42:02c'était l'emprunt obligatoire
42:04il y a beaucoup de créativité
42:05en général
42:06en matière fiscale
42:06il y a moins de créativité
42:07en général
42:08sur la question
42:09de la baisse
42:09de la dépense publique
42:10et ce serait bien
42:11qu'il y ait un peu plus
42:11de créativité
42:12sur la baisse
42:12de la dépense publique
42:13parce que
42:14c'est absolument nécessaire
42:16pour notre pays
42:16ça ne veut pas dire
42:17qu'on ne peut pas avoir
42:17plus de justice fiscale
42:19mais il ne faut juste pas oublier
42:20qu'on est quand même déjà
42:21le pays le plus redistributif
42:22au monde
42:22ce concept-là
42:23il circule depuis un temps
42:24Michel Barnier l'a relancé
42:26j'ai toujours l'impression
42:27que ça veut dire globalement
42:28il faut payer plus davantage
42:29les classes moyennes
42:30doivent payer plus
42:30ceux qu'on appelle
42:31les nantis doivent payer plus
42:32est-ce qu'il n'y a pas un moment
42:33où on se dit
42:33l'État n'est pas victime
42:34de malnutrition fiscale ?
42:36En tout cas ce qui est certain
42:36c'est qu'on ne résout pas
42:37le déficit
42:37en augmentant la fiscalité
42:39et qu'à force
42:40de se dire
42:41que la question fiscale
42:42peut être une réponse
42:43on se prive justement
42:44de réfléchir
42:45sur la baisse
42:46de la dépense publique
42:47et sur la baisse
42:48de nos déficits
42:48et donc il faut accepter
42:49à un moment
42:49de raisonner différemment
42:51En tout cas le bloc central
42:52joue sans doute
42:52sa crédibilité à un présidentiel
42:53sur ce budget
42:54la présidentielle justement
42:56vous êtes l'une des avocates
42:57de primaires
42:58du bloc central
42:59des primaires jusqu'où
43:00dans le Parisien
43:01aujourd'hui en France
43:02on comprend que Laurent Wauquiez
43:04semble désormais favorable
43:05à la primaire
43:06mais à une condition
43:07c'est qu'elle soit très élargie
43:08qu'elle aille même
43:09jusqu'à s'arracher
43:10Est-ce que vous seriez d'accord ?
43:13J'aimerais déjà
43:13qu'on s'accorde
43:14sur l'idée
43:14de la nécessité d'une primaire
43:15parce qu'on le voit
43:16dans toutes les enquêtes d'opinion
43:18s'il n'y a pas une primaire
43:19qui permet de désigner
43:19un candidat
43:20ou une candidate unique
43:21du bloc central
43:22ou éventuellement
43:23jusqu'au socle commun
43:24en fait c'est simple
43:25tout le monde sera effacé
43:26et on aura vraiment
43:27le risque d'un second tour
43:28entre le Rassemblement National
43:29et la France Insoumise
43:30c'est pas ce que je peux
43:31Mais qui pourrait y participer ?
43:32David Lissnard ?
43:33Ça il faut demander
43:34aux uns et aux autres
43:35qui pourraient être candidats
43:36mais il faut déjà
43:36avoir une primaire
43:38donc une primaire
43:39il y a la question
43:39du bloc central
43:40c'est-à-dire Renaissance
43:40Modem, Horizon, l'UDI
43:42disons que c'est
43:43quelque chose de naturel
43:44parce qu'on travaille ensemble
43:45il y a plusieurs années
43:46et moi je l'espère jusqu'au LR
43:47parce qu'on essaye quand même
43:48de démontrer
43:49que c'est possible
43:50de travailler ensemble
43:51Je crois qu'on est sur des idées
43:53qui sont quand même
43:53radicalement différentes
43:54Oui mais quand LR
43:55de celles portées
43:56par Exemmour et Sarah Knafo
43:57il y a peut-être
43:58des idées communes
43:59mais enfin on est quand même
43:59singulièrement
44:01singulièrement différents
44:01Mais vous noterez
44:02que Laurent Wauquiez lui
44:03donc vous dites
44:03les LR peut-être
44:04d'accord
44:05mais les LR disent
44:06jusqu'à Knafo
44:07donc on ne sait plus
44:07jusqu'où ça va le bloc central
44:08Mais tout le monde
44:08ne le disent pas forcément
44:09donc déjà
44:10ce serait bien
44:11qu'on soit tous
44:11dans la même pièce
44:12pour en discuter
44:12je pense que ça commence
44:13comme ça en fait
44:14quand on veut avancer
44:16sur une idée
44:16il vaut mieux essayer
44:17d'y faire prospérer
44:18ensemble
44:18Si on se parle
44:20vous me dites
44:21qu'on aimerait
44:22être tous dans la même pièce
44:23ça veut dire
44:23que vous n'arrivez pas
44:24à se parler
44:24On se parle un peu
44:24individuellement
44:25je pense qu'à un moment
44:26il faut qu'on accepte l'idée
44:27qu'on le fasse collectivement
44:28et qu'on démontre aux français
44:30justement
44:31Quel spectacle pour les français
44:32le socle commun ne se parle pas
44:33vous vous parlez individuellement
44:35vous n'arrivez pas
44:35à vous parler tous ensemble
44:36On se parle sur les questions budgétaires
44:37on se parle sur la manière
44:38de continuer à travailler ensemble
44:39mais il faut qu'à un moment
44:40au lieu de se parler
44:41par presse interposée
44:41on puisse se parler réellement
44:43sur la question
44:43de la nécessité d'une primaire
44:45Si on ne le fait pas
44:46s'il n'y a pas de primaire
44:47qui est organisée
44:48pour garantir
44:49qu'on ait une candidature unique
44:50à la présidentielle
44:51alors aucun d'entre nous
44:53ne pourra prétendre
44:54au second tour
44:54il y aura juste un effacement
44:55un effacement politique
44:56un effacement de nos idées
44:57et on donnera aux français
44:59le choix
45:00entre LFI et l'URN
45:01et ce n'est vraiment pas
45:01le choix que je souhaite
45:02pour mon pays
45:02Et entre LFI et l'URN
45:03vous choisissez qui ?
45:04Mais je ne choisirai pas
45:05parce que ce ne sera pas
45:06le second tour
45:06qu'il y aura dans notre pays
45:07Vous venez d'expliquer
45:08que c'est très possible
45:09Justement nous arrivons
45:10à nous mettre d'accord
45:11parce que je souhaite
45:12qu'on arrive à se mettre d'accord
45:13parce que je pense
45:14que ce choix serait
45:14un choix funéraux
45:15Et aux Eranica
45:16si jamais ça se présente comment ?
45:17Vous savez que répondre
45:18à cette question
45:18c'est accréditer l'idée
45:19que ce soit notre horizon
45:21Je ne veux pas
45:22que ce soit notre horizon
45:23pour notre pays
45:23donc je ne veux pas
45:24donner le moindre crédit
45:25à l'idée que ce soit possible
45:26Les auditeurs et spectateurs
45:27sont témoins
45:28j'aurais essayé
45:29Vous avez raison d'essayer
45:30Merci Ror Berger
45:31Très bon dimanche
45:32sur Europe 1 et sur CNews
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