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Le vice-président du RN et député du Nord, Sébastien Chenu, était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Bonjour et bienvenue Sébastien Chenu.
00:02Bonjour madame.
00:02Vous êtes député du Nord, vice-présent du Rassemblement National.
00:05C'est votre grande interview ce matin sur CNews Européens.
00:08Au lendemain, de l'annonce surprise par François Bayrou de solliciter un vote de confiance de l'Assemblée le 8 septembre.
00:13Le Premier ministre qui a mis en quelque sorte sa tête sur le billot, tant ses chances de demeurer sont faibles.
00:18Marine Le Pen ayant déjà affirmé que le RN voterait contre cette confiance.
00:22Tout d'abord, Sébastien Chenu, pourquoi ce vote contre est-il devenu, est-il désormais une évidence aux yeux du RN ?
00:28Bien sûr, qui peut avoir confiance en François Bayrou, en réalité ?
00:32Qui peut avoir confiance dans un bilan qui est celui aussi d'Emmanuel Macron,
00:37mais finalement le bilan de 40 années d'une même politique ?
00:41Ce sont les mêmes politiques qui sont menées dans notre pays depuis 40 ans, avec des degrés différents.
00:46Mais c'est les mêmes logiques, logique mondialiste, logique européiste, logique de soumission.
00:52Et finalement, qui peut encore avoir confiance dans ces politiques-là ?
00:55Donc François Bayrou tente une ultime manœuvre, il rencontrera un ultime échec.
01:01Mais qu'est-ce qui a changé ? Pardon, parce qu'au RN, le RN se voulait constructif, le RN se voulait responsable, le RN se voulait raisonnable.
01:08Vous-même, ici, l'été et avant l'été, vous ne cessiez de dire qu'il ne s'agit pas de censurer pour le plaisir qu'il fallait discuter avant de censurer ?
01:15Oui, vous avez raison, c'est parce que nous sommes responsables, c'est parce que les électeurs, d'ailleurs, du RN...
01:21Mais bien entendu, parce qu'il faut écouter ce qu'a dit François Bayrou.
01:25Moi, j'ai repris ce qu'a dit François Bayrou.
01:27François Bayrou dit d'abord, un mensonge énorme, il dit, la dette, c'est celle de chacun d'entre nous.
01:32Elle est due à chacun d'entre nous, la dette.
01:36Non, pas du tout.
01:36La dette, elle est due à ceux qui nous gouvernent.
01:39Et ensuite, il dit, je continuerai, nous continuerons un projet budgétaire avec la même logique et la même cohérence.
01:46Et bien, il est là le nœud du problème.
01:47C'est que ceux qui nous gouvernent, les Béroux, les Macron, les Attal, les bornes, sont dans la même logique.
01:54Mais là, vous le saviez avant hier, avant cette annonce surprise d'une chose de confiance.
01:58Mais nous avons fait des propositions.
02:00Marine Le Pen a écrit fin juillet, fin juin, pardon, mi-juillet, mi-juillet à François Bayrou avec des propositions.
02:08En disant, monsieur le Premier ministre, nous sommes une opposition responsable et constructive.
02:13Nous considérons qu'il y a des chemins, si par exemple, vous vous attaquez à la contribution de l'Union européenne.
02:18Celle-ci a baissé.
02:20C'était donc possible.
02:21Ça veut donc dire que ce que nous proposons était possible.
02:24Nous disons, allez plus loin.
02:25Attaquez-vous au tabou de l'immigration.
02:27Attaquez-vous aux dépenses toxiques de l'État.
02:31Même pas une réponse.
02:32Pourtant, il y a une sorte de ligne directe entre Marine Le Pen et François Bayrou.
02:36Vous confirmez que les relations sont plutôt cordiales entre les deux ?
02:39Marine Le Pen connaît François Bayrou depuis toujours.
02:41C'est un homme politique qui est dans le paysage depuis 50 ou 60 ans.
02:45Il est comme un meuble dans le paysage.
02:47D'ailleurs, son but était de demeurer.
02:49Ça peut s'appeler l'expérience, sinon.
02:50Oui, enfin là, ça s'appelle une sorte d'immobilisme.
02:53D'ailleurs, Jordan Bardella l'a très bien dit.
02:55C'est une sorte d'immobilisme satisfait.
02:57François Bayrou, c'est l'ibomilisme satisfait.
02:59Il est content, il a toujours voulu durer.
03:01Et je vous le dis, c'était une ultime manœuvre pour pouvoir gagner du temps, durer,
03:06qui rencontrera un ultime échec comme l'échec de leur politique.
03:10Il a dit l'inverse hier, qu'il ne voulait pas durer.
03:12Est-ce qu'il sort d'ailleurs, après on va parler de la suite et de la situation politique et budgétaire,
03:16est-ce qu'il sort, François Bayrou, lanceur d'alerte empanaché,
03:19mais incompris sur la dette et le budget ?
03:21Est-ce qu'en somme, Sébastien Chenu, c'est un hara qui rit pour sortir par le haut
03:25ou c'est un suicide politique sous forme de courage fuyant ?
03:28Non, mais je crois qu'il ne sort pas avec panache en disant
03:31« personne n'a compris, j'ai sonné l'alerte ou donné l'alarme ».
03:35Pas du tout.
03:36C'était très longtemps que les Français ont compris.
03:38Les Français ont compris qu'on était dans une crise économique,
03:41une crise sociale, une crise budgétaire, une crise sécuritaire,
03:45une crise migratoire, une crise culturelle.
03:48Mais c'est parce que les Français l'ont compris qu'ils ne veulent pas de leur solution.
03:51Les Français ont compris que ces politiques, ces logiques-là,
03:54elles amenaient à ces crises-là.
03:56Et que donc, par conséquent, les Français disent
03:58« non » à alimenter un puits sans fonds de dépenses toxiques de l'État
04:03sans faire aucune réforme.
04:04Car je vous rappelle que dans le projet de budget de François Béroux,
04:08il y a zéro réforme.
04:10C'est des coups de rabot, c'est serrer la ceinture à ceux qui ont travaillé,
04:14à ceux qui travaillent, à ceux qui voudraient travailler,
04:16c'est-à-dire à la France du travail, à la France de l'effort.
04:19On leur demande sans arrêt de se serrer la ceinture.
04:21Rien sur l'immigration et aucune réforme de fonds.
04:24Vous n'avez pas hésité hier.
04:25Marine Le Pen n'a pas hésité avant sa réaction sur les réseaux sociaux.
04:28Ah non, pas une seconde.
04:29Je peux vous dire que Marine Le Pen était déterminée
04:31parce qu'elle pense à l'intérêt supérieur du pays.
04:34L'intérêt, c'est de faire tomber le gouvernement.
04:35Et maintenant, que va-t-il se passer ?
04:36L'intérêt, c'est une autre politique.
04:37Le 9 septembre.
04:38Eh bien, c'est exactement ce que dit Marine Le Pen,
04:41ce qu'elle réclame.
04:42C'est que si on veut une autre politique pour le pays,
04:44il faut une autre majorité.
04:46Enfin, une majorité, car il n'y a pas de majorité.
04:48On est quand même le seul pays
04:48où ceux qui ont perdu les élections gouvernent.
04:51Ça, c'est quand même aussi absolument insensé.
04:54Donc, nous disons, retournons vers les urnes.
04:56C'est désormais possible.
04:57Demandons aux Français le choix de la politique qu'ils veulent mener.
05:00La politique, ce n'est pas simplement des postures.
05:03Ce n'est pas durer dans le temps, comme M. Béroud.
05:05Ce sont des choix de société.
05:07Nous, nos choix, ils sont clairs.
05:08C'est s'attaquer à des dépenses incongrues.
05:11C'est s'attaquer à l'immigration.
05:12C'est demander à faire baisser la contribution à l'Union européenne.
05:16Les choix sont clairs.
05:17Eh bien, demandons aux Français ce qu'ils veulent.
05:18Nous, nous croyons que les Français veulent une autre politique.
05:20Donc, la solution pour vous, c'est la dissolution,
05:22même si le président a promis l'inverse il y a quelques jours.
05:24Et si Emmanuel Macron choisit, Sébastien Chenu,
05:26simplement de remplacer François Bayrou,
05:28notamment par Sébastien Cornus.
05:31Le Cornus, c'est l'éternel nom qui est cité pour Matignon.
05:34Qu'est-ce que vous aurez gagné ?
05:35Qu'est-ce qui va changer ?
05:36Les histoires ne s'écrivent jamais comme on les imagine.
05:39Emmanuel Macron connaît la situation dramatique du pays,
05:42qui est son résultat.
05:44Pas lui seul, d'ailleurs.
05:45Résultat de beaucoup de ses prédécesseurs.
05:47Tout à fait simplement remplacer le Premier ministre.
05:49Oui, mais il n'aura toujours pas de majorité.
05:51Et s'il ne rompt pas avec la logique qui est la sienne,
05:55c'est-à-dire avec la logique politique,
05:56alors il s'exposera à avoir effectivement une censure
06:00et à avoir une crise.
06:02Ce sont eux qui entretiennent,
06:04provoquent la crise politique,
06:06après avoir provoqué la crise économique, sociale, migratoire,
06:08qui provoque la crise politique.
06:10Nous nous disons...
06:10L'instabilité politique et du fait de l'exécutif, selon vous,
06:13qui eux-mêmes vous renvoient la patate chaude en vous disant
06:16« par ce vote de confiance, vous aggravez la situation ».
06:18Non, mais on ne va pas voter la confiance
06:20à des gens en qui nous avons zéro confiance.
06:23C'est clair, on n'a pas confiance en eux,
06:24pas confiance en leur politique.
06:25Pour quelles raisons ?
06:27Pas sur leur bonne mine.
06:28C'est parce que leurs résultats sont pitoyables.
06:30Quand vous repensez à ce que Gabriel Attal,
06:32quand il avait dit, quand il était Premier ministre,
06:33on veut des-smicardiser la France.
06:36Le nombre de smicards, de travailleurs au SMIC,
06:38est passé de 12 à 17%.
06:40Donc ces gens-là se moquent de nous,
06:42racontent n'importe quoi.
06:44Chacun peut mesurer le nombre de défaillances d'entreprises,
06:47on le mesure en ce moment.
06:48Le nombre d'agressions, on le mesure en ce moment.
06:51L'état de notre pays, c'est leur œuvre.
06:53Mais le problème, c'est qu'ils ne se remettent pas en cause.
06:55Ils pensent qu'effectivement,
06:57parce qu'ils sont dans le paysage depuis si longtemps,
07:00ils vont pouvoir continuer.
07:01Ils ont perdu les élections, ils ne se remettent pas en cause.
07:02Se remettre en cause, ça peut aller jusqu'à la piste
07:04de la démission du président, vous la mettez encore sur la table.
07:07C'est une piste qui est plausible pour vous ?
07:09Je crois que la psychologie, ou la personnalité,
07:13on va dire, d'Emmanuel Macron,
07:14fait qu'il n'a pas du tout envie de lâcher le manche.
07:17Mais je pense que s'il est un président responsable,
07:19il se tourne vers les Français.
07:21Et puis il leur demande, il dit sous l'Assemblée nationale,
07:23il leur dit « donnez une majorité ».
07:24Et dans ce cas, que va-t-il se passer ?
07:26Même s'il y a dissolution et élections anticipées,
07:28Sébastien Chenu, il est très probable que la gauche s'unisse,
07:30que le Front républicain vous fasse barrage,
07:32que le Bloc central préfère faire élire
07:34des candidats de gauche, voire d'extrême-gauche,
07:36et que vous n'obtuniez pas une majorité absolue
07:38pour faire tout ce dont vous venez de parler.
07:41Moi, je crois que l'histoire ne se répète jamais
07:42de la même façon.
07:43D'abord, les Français ont vu
07:45ce que ça donnait un pays sans majorité.
07:48Et nous, on fera campagne, autour de Jordan Bardella,
07:50toujours pour aller à Matignon,
07:51pour gouverner le pays, non seulement sur un programme,
07:54mais sur l'idée de donner une majorité à ce pays.
07:57Les Français, il faut savoir ce qu'ils veulent.
07:59Je pense qu'ils ont été échaudés des appels
08:01de M. Attal, de Mme Borne,
08:03à voter pour l'extrême-gauche,
08:05pour faire barrage au Rassemblement national.
08:06Je pense que tout ça ne se reproduira pas.
08:08Qu'il y a des hommes et des femmes sensés
08:10dans ce pays,
08:11qui aujourd'hui considèrent que la stabilité,
08:14c'est effectivement donner les clés
08:15aux partis politiques,
08:16qui aujourd'hui est en tête dans tous les sondages,
08:19mais aussi à chaque élection,
08:20c'est-à-dire le Rassemblement national.
08:22Pas un pari risqué que le RN,
08:23s'il arrivait au pouvoir en cas d'élection anticipée,
08:26arrive au pouvoir si proche du scrutin
08:28de l'élection reine, l'élection présidentielle ?
08:31Mais nous voir à la manœuvre,
08:33voir ce que nos idées pèsent,
08:36voir les résultats de la politique
08:38que nous pourrions mener.
08:39On le fait déjà dans nos mairies,
08:40et je pense que ce n'est pas un pari risqué.
08:41Donc ce serait un test grandeur nature.
08:42Tous nos maîtres sont réélus,
08:43et souvent dès le premier tour.
08:44Donc moi je dis aux Français,
08:46laissez-nous arriver,
08:47mener une autre politique
08:48dans un gouvernement mené par Jordan Bardella,
08:50dans une situation difficile,
08:52car nous on nous fait confiance
08:53quand les choses sont les plus difficiles.
08:55Les mairies que nous avons reprises,
08:57que ce soit Fréjus,
08:58Hénimbeaumont, Perpignan,
09:00on les a reprises.
09:00C'est une chose les mairies,
09:01le pays en est une autre.
09:01Mais c'est toujours comme ça.
09:02On vient nous chercher
09:03quand finalement on a essayé tous les autres.
09:05Alors on dit aux Français,
09:06nous nous sommes prêts,
09:07nous avons une feuille de route,
09:08nous avons des propositions,
09:11totalement différentes.
09:12Vous, y compris bien sûr Marine Le Pen,
09:13est-ce que vous confirmez ce matin
09:14qu'elle pourrait être candidate
09:16en cas de dissolution,
09:17Sébastien Chenu,
09:18et d'élections anticipées
09:19en dépit de l'exécution provisoire,
09:20je le rappelle,
09:21et de sa peine d'inéligibilité
09:22en première instance ?
09:24Il y a peut-être un chemin
09:25qui existe pour cela,
09:27mais ce n'est pas comme ça
09:28que Marine Le Pen abordait les choses.
09:30Marine Le Pen n'aborde pas
09:31ce refus de confiance à François Bayrou
09:34en se disant
09:35s'il y a une dissolution,
09:36je ne pourrais pas être candidate,
09:37comment on fait, etc.
09:38Marine Le Pen place le destin du pays
09:40au-dessus du sien.
09:41Mais la question fut rose.
09:42Elle pourrait être candidate.
09:43Il y a, je crois,
09:44un chemin juridique,
09:45mais il faut le regarder,
09:47il faut le creuser,
09:48mais ce n'est pas
09:49pour ces raisons-là,
09:50en tous les cas,
09:51que Marine Le Pen fait ce choix.
09:52Elle fait un choix
09:52qui l'allie.
09:53Elle pourrait ne pas être candidate,
09:55mais en tous les cas,
09:56elle pense que pour le pays,
09:57il faut une majorité.
09:57Alors parlons de l'intérêt général,
09:58comme vous le dites,
09:59et notamment de la situation budgétaire.
10:01Regardez déjà ce qui se passe.
10:02Sébastien Chenu-Leteau
10:02a 10 ans sur la dette française
10:04et désormais au-dessus
10:05des dettes espagnoles,
10:07portugaises, grecques.
10:08Les voyants sont au rouge juif.
10:09Est-ce qu'au moins,
10:10vous êtes d'accord,
10:11c'est important quand même,
10:12sur le constat
10:13qui a été établi hier
10:14par le Premier ministre ?
10:15Oui, mais le diagnostic,
10:16tout le monde partage.
10:17Et d'ailleurs,
10:18nous, nous avons toujours considéré,
10:19Marine Le Pen,
10:19probablement la première femme
10:21politique d'opposition,
10:22à dire une dette,
10:23ça se paye.
10:24Parce que si vous ne payez pas
10:25votre dette,
10:26vous ne pouvez plus emprunter
10:27sur les marchés.
10:28Et si vous ne pouvez plus
10:29emprunter sur les marchés,
10:30vous ne pouvez plus investir,
10:31vous ne pouvez plus développer
10:32de politique nationale.
10:33Une dette, ça se paye.
10:34C'est aussi d'ailleurs
10:34ce qui nous différencie
10:35de l'irresponsabilité
10:37de la gauche,
10:38de l'extrême-gauche
10:39qui considère toujours
10:39qu'un puissant fonds
10:41peut être alimenté
10:41par les Français,
10:43les hausses d'impôts.
10:44Donc nous,
10:45on considère qu'il y a
10:46un langage de responsabilité
10:47à tenir aux Français.
10:48Mais ça se paye
10:48à travers des économies,
10:50ça se paye à travers
10:51des choix de fiscalité
10:52qui ne sont pas ceux
10:53qu'Emmanuel Macron
10:54et François Béroux
10:55et les autres ont réalisés.
10:57D'ailleurs, moi,
10:57je trouve que François Béroux
10:58a été très cruel
10:59dans son diagnostic.
11:00Car lorsqu'il fait le bilan
11:01de l'état économique
11:02de notre pays,
11:03de cet endettement massif,
11:05il fait le bilan
11:06des huit années
11:07d'Emmanuel Macron.
11:08En réalité,
11:09ils sont cruels,
11:10ils sont en train
11:10de nous dire
11:11nous avons été nuls
11:12pendant des années,
11:13faites-nous encore confiance.
11:15Ben non.
11:15Encore une question
11:16dans ce domaine.
11:17Instabilité politique,
11:18risque malgré tout
11:19de faillite,
11:20menace de blocage
11:21du pays.
11:22Vous ne changerez pas
11:23votre vote
11:23quoi qu'il arrive.
11:25Quoi que soit
11:27la teneur du débat,
11:28quelles que soient
11:28les concessions
11:29de François Béroux
11:30d'ici le 8 septembre.
11:31Non mais on nous a déjà
11:32fait le coup.
11:33Et on nous fait le coup
11:33finalement à chaque fois,
11:34à chaque élection
11:35ou à chaque menace
11:37de censure.
11:38On nous dit attention,
11:38tout va s'arrêter,
11:39le pays va s'écouler.
11:40Enfin, nous ne sommes pas
11:41tombés.
11:43La France tient debout
11:44parce qu'elle a des hommes
11:45et des femmes
11:45qui tiennent notre économie.
11:47Elle a des gens
11:48qui travaillent,
11:48qui se lèvent le matin.
11:49Elle a des ouvriers,
11:50elle a des employés,
11:50elle a des chefs d'entreprise.
11:52Elle a des hommes
11:52et des femmes
11:52qui font vivre
11:53l'économie réelle.
11:54Donc la France tiendra.
11:56Ce n'est pas parce
11:56qu'on va changer
11:57de Premier ministre
11:57ou qu'on aura
11:58une nouvelle majorité
12:03mais d'ailleurs,
12:03je pense que plus personne
12:03ne croit en ça.
12:05En réalité...
12:05Ce qu'a dit ce matin encore
12:06le ministre des Affaires étrangères
12:08Jean-Noël Barreau.
12:08D'accord,
12:09il en dit toujours des Belges
12:10Jean-Noël Barreau.
12:10C'est quand même devenu
12:11un spécialiste du grand n'importe quoi.
12:13Il ferait mieux d'essayer
12:13de libérer Boilem sans salle
12:14plutôt que de raconter
12:15n'importe quoi.
12:17Non, la réalité,
12:17c'est une autre politique
12:18permettra à la France
12:20de prendre un autre chemin
12:21avec d'autres résultats.
12:23En parlant de Jean-Noël Barreau
12:24et du Quai d'Orsay,
12:25ce n'est pas l'ambassadeur américain
12:27en France,
12:28Charles Kushner
12:29qui était convoqué,
12:31qui est allé à l'ambassade d'hier
12:32mais son chargé d'affaires
12:33qui a été envoyé,
12:34on rappelle en quelques mots
12:35ce qui s'est passé,
12:36cette lettre,
12:36ce brûlot de l'ambassadeur
12:37qui accuse Emmanuel Macron
12:40d'inaction face à l'antisémitisme.
12:42Est-ce qu'il a raison l'ambassadeur
12:43sur la forme et sur le fond ?
12:45Bon, d'abord je vois que
12:46ce gouvernement va plus vite
12:48à convoquer l'ambassadeur
12:49des Etats-Unis
12:50que l'ambassadeur d'Algérie
12:51pour parler du cas
12:52de Boilem sans salle
12:53comme je viens de l'évoquer devant vous.
12:55Ça en dit long d'ailleurs.
12:57Moi j'ai trouvé les propos
12:57de l'ambassadeur
12:58assez déplacés
12:59sur l'idée
13:02que le président
13:02puisse être antisémite.
13:04En revanche,
13:04je trouve que c'est aussi désinvolte
13:06d'envoyer son chargé d'affaires
13:07mais ça en dit long
13:07sur le crédit
13:09qu'il porte à notre président.
13:10Si Emmanuel Macron
13:11n'est pas antisémite,
13:12en réalité il ne fait rien
13:13pour lutter contre l'antisémitisme.
13:15Donc selon vous,
13:15il nourrit le feu antisémite ?
13:16À partir du moment
13:17où il est passif,
13:18à partir du moment
13:19où il n'a pas participé
13:21à la marche,
13:22à partir du moment
13:22où il est muet,
13:23à partir du moment
13:23il est totalement inactif
13:25et évidemment qu'il...
13:27Pierre Aurore Berger
13:27à votre place
13:28a dit exactement l'inverse
13:29en énumérant
13:29tout ce qui a été fait
13:30par l'exécutif
13:31pour protéger
13:31les Français juifs.
13:32Depuis le 7 octobre,
13:33les atteintes antisémites,
13:36les délits antisémites,
13:38les atteintes
13:39à nos compatriotes
13:40de conférences juives
13:40ont connu
13:41une augmentation
13:42insensée
13:43dans notre pays.
13:44Emmanuel Macron est muet,
13:45Emmanuel Macron se planque,
13:46Emmanuel Macron a peur.
13:48Et pourquoi ?
13:48Peur de quoi ?
13:49Parce qu'il a peur
13:50d'une diaspora algérienne,
13:52c'est-à-dire d'Algériens
13:53ou de Franco-Algériens
13:54dans notre pays
13:55dont il imagine
13:56qu'ils seraient forcément,
13:57qu'ils sont forcément
13:58un soutien
13:59de la cause palestinienne
14:01et il a peur
14:01que ça bouge
14:02dans les banlieues.
14:03Eh bien écoutez,
14:04moi je pense que la peur
14:04est mauvaise conseillère.
14:06Ça veut dire quoi ?
14:07Ça veut dire qu'il faut
14:07laisser nos compatriotes français
14:09quitter notre pays
14:10parce qu'ils ne pourraient plus vivre
14:11en France.
14:12Ce n'est pas l'histoire
14:12de notre pays.
14:13On a dans notre pays
14:14depuis des milliers d'années
14:16des compatriotes
14:17de confessions juives.
14:18On y tient,
14:18notre France a besoin d'eux,
14:20notre pays a besoin d'eux.
14:20Emmanuel Macron
14:21ferait bien de réfléchir à ça
14:22plutôt que de se planquer.
14:24Il nous reste une minute
14:24pour conclure,
14:25Sébastien Chenu.
14:26Deux ou trois questions rapides
14:27qui appellent si possible
14:28des réponses courtes
14:29puisque nous parlons
14:30de ce sujet.
14:31Est-ce que la France
14:31doit accueillir selon vous
14:32des réfugiés à Gazaoui ?
14:34Non mais n'importe quoi.
14:35Enfin, on va accueillir
14:36des gens qui sont
14:37possiblement hostiles,
14:39déterminés,
14:41pourquoi pas criminels
14:43ou terroristes
14:44sur notre territoire.
14:45On va continuer
14:46d'accueillir le monde entier.
14:49Écoutez, non,
14:49la réponse c'est non.
14:50Vous recontre la légalisation
14:52de la GPA comme le souhaite
14:53Gabriel Attal
14:53qui parle de GPA éthique ?
14:55Moi, je ne crois pas
14:56à la GPA éthique.
14:57Moi, je suis très respectueux
14:58des envies d'avoir des enfants,
14:59des hommes, des femmes,
15:01des couples,
15:01quels qu'ils soient,
15:02homos ou hétéros.
15:03Je crois qu'il n'y a pas de problème
15:04avec la parentalité, etc.
15:05La GPA,
15:06ce n'est pas lié à ça.
15:07La GPA,
15:07ça ouvre une porte
15:08sur la marchandisation
15:10du corps de la femme
15:11qui me heurte.
15:12Je comprends l'envie
15:13d'avoir un enfant,
15:14je comprends les capacités
15:15sans aucun problème
15:15à les élever,
15:16mais la GPA reste fondamentalement
15:19liée à un commerce
15:21du corps qui moi me heurte.
15:23Et pour conclure,
15:23sur le sujet principal,
15:24si vous deviez qualifier
15:25aujourd'hui en un mot
15:26les relations entre
15:27Marine Le Pen et François Bayreau,
15:28quels mots vous choisissez ?
15:30Elles sont républicaines.
15:31Merci Sébastien Cheneux,
15:33c'était votre grand interview.
15:34Merci.
15:34Je vous dis à bientôt.
15:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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