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La députée RN du Nord Marine Le Pen était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue Marine Le Pen.
00:03Bonjour.
00:03C'est votre grande interview ce matin sur CNews et Europe 1.
00:06Vous êtes la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale.
00:09Et Madame Le Pen, cet entretien intervient dans un moment particulier de troubles sociaux,
00:13de violences aussi à l'égard de nos forces de l'ordre et de grandes instabilités politiques.
00:17A ce sujet, vous serez reçu demain par Sébastien Lecornu dans le cadre de ses consultations
00:21avec différents partis, le nouveau Premier ministre qui appelle à la rupture,
00:25mais auquel vous ne prédisez pas une grande longévité à Matignon,
00:28est-ce à dire que demain c'est un entretien pour la forme, pour rien ?
00:33Non, c'est un entretien pour porter la voix des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national,
00:39pour porter la voix du premier groupe de députés à l'Assemblée nationale.
00:44Et pour dire à Monsieur Lecornu que si la rupture consiste à un retour aux sources socialistes,
00:50parce qu'en réalité le socialisme c'est la source du macronisme,
00:54et bien c'est contraire en réalité à l'aspiration majoritaire du pays.
01:01Et donc ça ne peut qu'entraîner évidemment la perpétuation d'une crise politique et d'une crise sociale
01:07dont il sera certainement la victime.
01:11Il y a encore quelques jours, Marine Le Pen et l'ensemble du RN,
01:14vous affirmez que la censure n'était pas automatique, il n'y avait pas de censure a priori.
01:19Pourquoi le ton, la stratégie a-t-elle changé ? Pourquoi le ton se fait plus menaçant ?
01:23C'est-à-dire que Monsieur Lecornu est arrivé en disant qu'il allait faire une rupture,
01:26nous avions cru que c'était une rupture avec le macronisme.
01:29Vous y avez vraiment cru ?
01:31On a voulu le croire, parce qu'en réalité nous sommes de bonne composition.
01:37Mais on s'est très vite rendu compte qu'il y aurait une persévérance dans les politiques macronistes,
01:47ce qui de la part de Monsieur Lecornu, qui est quand même l'un des plus proches d'Emmanuel Macron,
01:51n'est pas non plus, vous avez raison, très étonnant.
01:54Mais c'est évidemment très grave, parce qu'aujourd'hui la France s'enfonce dans une crise qui est économique,
02:02budgétaire, migratoire, sécuritaire et aujourd'hui politique,
02:07qui peut, si ça continue comme ça, se transformer en crise de régime.
02:10Donc pas d'illusion sur la rupture promise.
02:13Et vous avez dit avant-hier, lors de votre meeting à Bordeaux, Marine Le Pen,
02:17c'est soit la dissolution, soit la démission.
02:19Que répondez-vous à ceux qui vous disent ?
02:21Eh bien vous êtes passée avec armée bagage dans le camp du chaos.
02:24C'est-à-dire que je passe avec armée bagage dans un endroit que je n'ai jamais quitté,
02:29qui s'appelle la Constitution française.
02:31Donc je suis désolé de rappeler à ceux qui racontent cela,
02:35que la Constitution de la Ve République est particulièrement bien faite
02:40et qu'elle prévoit en cas de blocage, en cas de crise politique
02:44ou en cas de crise sociale d'ailleurs, un certain nombre de leviers.
02:48Il y a la dissolution et si la dissolution n'est pas suffisante,
02:52il existe la démission potentielle du président de la République
02:58et la voie du référendum d'ailleurs, qui a été évoquée par Emmanuel Macron
03:05à de multiples reprises et évidemment jamais mise en œuvre.
03:09Nous allons en parler.
03:10Le Premier ministre a annoncé quelques mesures, Marine Le Pen,
03:12fin des avantages des anciens ministres.
03:14Et plus largement, Sébastien Lecornu veut donner des gages à la gauche
03:18avec la taxe Zuckman pour le prochain budget.
03:20Rappelons à nos auditeurs et téléspectateurs,
03:22c'est une taxe de 2% sur les patrimoines excédant 100 millions d'euros,
03:26comme le propose l'économiste Gabriel Zuckman.
03:28Est-ce que clairement vous êtes pour cette nouvelle imposition ?
03:32Alors, permets-nous d'abord de répondre à la première partie de votre question.
03:38J'adore, ils ont supprimé les avantages pour les anciens ministres.
03:41C'est drôle parce que nous avions proposé ça en commission mixte paritaire
03:45par la voie d'un amendement et qu'ils ont tous voté contre, sauf LFI d'ailleurs.
03:50Donc tout d'un coup, la raison ou la sagesse leur revient.
03:54Concernant la taxe Zuckman, notre problème essentiel,
04:00c'est qu'elle touche évidemment les biens professionnels.
04:03Nous avons, nous, une autre proposition que nous avons effectuée à plusieurs reprises
04:07qui permet de préserver la résidence principale ou unique,
04:12qui est un concept que nous avons inventé parce que parfois on a une résidence unique
04:19mais dans laquelle on ne vit pas, qui n'est pas sa résidence principale,
04:23de protéger les biens professionnels et d'exonérer 75% de la détention des parts de PME et d'ETI.
04:33Ça s'appelle l'impôt sur la fortune financière.
04:37Et encore une fois, ça permet...
04:38Donc vous êtes pour un nouvel impôt ?
04:40Oui, mais je pense que l'ensemble...
04:44Je pense qu'il n'est pas anormal que ceux qui sont les plus riches dans notre pays
04:51participent au règlement des difficultés.
04:55Enfin, ce serait tout de même étonnant.
04:56Ce n'est pas un totem d'immunité quand même d'avoir une très grosse fortune.
05:00Vous voyez, ce serait étonnant qu'on demande des efforts aux uns et aux autres
05:04et que les seuls à qui on n'en demande pas seraient en l'occurrence ceux qui ont un gros patrimoine.
05:10Vous estimez que les plus riches, Marine Le Pen, sont avantagés dans notre pays
05:14par rapport aux plus...
05:15Non, je dis que tout le monde doit participer et qu'il est assez naturel, de bon sens,
05:21de considérer que ceux qui ont le plus, évidemment, participent également.
05:25Mais ce que je veux, mais ce que je ne veux pas, en revanche,
05:29ce que je veux, c'est la suppression de l'impôt sur la fortune immobilière.
05:33Parce que l'impôt sur la fortune immobilière, en réalité, ça dépossède les Français
05:37du patrimoine immobilier de notre pays, au bénéfice de qui ?
05:40Au bénéfice des assurances, des fonds de pension américains ou je ne sais quoi d'autre.
05:46Donc je pense que les Français doivent rester propriétaires de leur patrimoine.
05:49Et donc, taxer l'immobilier, mais ne pas taxer la fortune financière,
05:57m'apparaît pour le coup être une sottise dans un pays, comme vous dites,
06:01où depuis 2017, quand même, les dividendes et les rachats d'actions ont augmenté de 114%.
06:08Malgré tout, vous proposez un impôt en plus.
06:09Qu'est-ce que vous répondez, Marine Le Pen, à ceux qui, ce matin, se disent
06:12« LFI veulent faire la poche aux plus riches », vous vous demandez un effort aux plus riches.
06:16En fait, c'est un vieux socialisme fiscal qui est repeint en bleu marine.
06:20Oui, mais d'accord, mais on fait comment ? Alors on supprime tous les impôts ?
06:24Moi, je pense, encore une fois, que cette transformation de l'IFI en IFF,
06:32qui va permettre de dégager 3 milliards, mais qui protège les biens professionnels,
06:37protège la résidence principale ou unique, protège les investissements dans les TPE,
06:43et dans les PME et les ETI, est une bonne chose.
06:48C'est un bon impôt, qui n'est pas un impôt toxique.
06:51Un bon impôt ?
06:51Oui.
06:52C'est un équilibre que vous puissiez m'avoir trouvé ?
06:53Oui, il y a des bons impôts, parce que derrière, il y a des bonnes dépenses sociales, vous voyez.
06:57Donc à un moment donné, les bonnes dépenses sociales,
06:59elles doivent être financées par des bons impôts, c'est-à-dire des impôts qui ne sont pas toxiques.
07:04En revanche, il y a des mauvaises dépenses qui sont faites,
07:09et ce sont ces dépenses toxiques auxquelles nous voulons nous attaquer,
07:13et vous le savez, selon 4 axes, la contribution nette à l'Union européenne,
07:18le coût de l'immigration, le train de vie de l'État, et la fraude.
07:27Parce que la fraude, c'est un vol organisé des moyens des Français.
07:30Marine Le Pen, est-ce que vous n'êtes pas coincée, en réalité, parce que certains, dans votre parti,
07:35et le premier d'entre eux, Jordan Bardella, a des accents pro-business,
07:38et une partie de votre électorat populaire veut que vous aillez plus loin, y compris sur la taxe...
07:42Mais c'est tout de même étonnant.
07:44Vous ne croyez pas qu'il y a des grands chefs d'entreprise qui sont prêts à faire un effort ?
07:48Bien sûr, mais vous les entendez en ce moment ?
07:49Mais ils sont prêts à faire un effort, mais vous savez pourquoi ?
07:52Mais je vais vous dire pourquoi.
07:53Parce qu'en réalité, le problème n'est pas le consentement à l'impôt,
07:56y compris de ceux qui ont les plus gros patrimoines.
07:58Véritablement, le problème, c'est le consentement à la dépense.
08:00C'est-à-dire que les Français, du grand chef d'entreprise à l'ouvrier,
08:05du salarié, au professeur, du médecin à l'infirmière,
08:10ils ne veulent plus qu'on leur demande de l'argent
08:14pour payer une politique d'immigration dispendieuse,
08:18et encore une fois, qui a des conséquences dramatiques sur notre pays.
08:22Ils ne veulent pas verser 10 milliards,
08:26voire multiplier la contribution nette de l'Union européenne
08:29par trois en l'espace de huit années.
08:34Alors même que l'Union européenne envisage de baisser la PAC pour nos agriculteurs,
08:39impose le Mercosur, impose le CETA,
08:43impose des accords avec les États-Unis,
08:45qui sont des accords dramatiques en matière de droits de douane,
08:48ils ne sont plus d'accord avec ces dépenses-là.
08:51Mais si on règle, et moi je m'y engage, si on règle cela,
08:55si on leur dit, écoutez, avant de vous demander de toute façon un effort supplémentaire,
09:00nous allons déjà faire l'ensemble des économies qui doivent être...
09:04Je suis absolument convaincue, mais exactement, c'est exactement cela,
09:08et je pense qu'une grande majorité de Français sera d'accord pour cela.
09:12En tout cas, du côté du Premier ministre,
09:13ce sont des gâches donnés à la gauche avec cette taxe Zuckmann,
09:17parlant des socialistes qui se retrouvent au centre du jeu politique.
09:20Tout ça, c'est symbolique en réalité.
09:22Je veux dire, ils sont en train...
09:24Oui, mais vous avez raison, mais ils sont en train,
09:27même si c'est toxique, ils sont prêts à donner des victoires,
09:31en réalité, symboliques aux partis socialistes.
09:34Pourquoi ? Pour durer, pour rester en place.
09:37Donc en réalité, le premier objectif de ces gouvernements,
09:43rester en place.
09:44Mais ce n'est pas une politique pour le pays, ça rester en place.
09:47Vous voyez ? Ce n'est pas une politique pour le pays,
09:48c'est une politique pour eux-mêmes.
09:49Hier, le député du Bloc central, Sylvain Maillard,
09:52disait, pardonnez-moi, c'est son mot,
09:54c'est une connerie, cette taxe Zuckmann,
09:55mais il faut qu'elle passe,
09:57parce que le coût d'un non-budget serait plus important
10:00que cette taxe-là.
10:01Mais il n'y a pas de non-budget, ça n'existe pas,
10:03et M. Maillard le sait très bien, il y a toujours un budget.
10:06Mais non, ce qu'il veut dire, c'est que c'est une connerie,
10:08mais ils vont le faire quand même,
10:09parce que ça permet d'obtenir un accord de non-censure,
10:13c'est-à-dire qu'en réalité,
10:17l'accord de désistement qui a été passé il y a un an,
10:21s'est transformé au fur et à mesure en accord de gouvernement.
10:25Et on va se retrouver avec un bloc central
10:28appuyé et aidé par LR,
10:32et appuyé et aidé par le Parti socialiste.
10:35Ça rappellera quand même aux Français
10:36quelques bons souvenirs, l'UMPS, etc.
10:39Des socialistes qui estiment, en tous les cas,
10:41un ancien président, Marine Le Pen,
10:42que vous ne faites pas,
10:43que le RN ne fait pas partie de l'arc républicain,
10:46déclaration de François Hollande,
10:47qui voit par contre la France insoumise.
10:49Est-ce que ça veut dire, ça vous fait sourire,
10:51que la stratégie dite de la respectivité
10:54se heurtera toujours au même mur
10:55qu'est une muraille en réalité ?
10:57Ce n'est pas ça, c'est qu'en réalité,
10:58les propositions que nous faisons
10:59sont tellement évidentes,
11:02tellement de bon sens,
11:03je pense tellement partagées
11:04par une majorité de Français,
11:06que pour s'y opposer,
11:07quand on n'a pas d'argument,
11:08le seul moyen,
11:10c'est de sortir ces énormités,
11:13dont d'ailleurs,
11:14il ne se justifie jamais,
11:16qu'il n'argumente jamais.
11:17Mais pourquoi ?
11:19J'entendais encore hier ou ce matin
11:22la présidente de l'Assemblée nationale
11:24sortir une énormité
11:26en disant
11:27mais le RN ne partage pas
11:30les valeurs républicaines
11:30parce qu'ils font le tri
11:33entre les Français
11:34en fonction de leur origine.
11:36Eh bien, je lui lance un défi
11:39qu'elle trouve dans le projet
11:41du RN,
11:42une seule mesure
11:44qui fait...
11:45Elle fait référence au conditionnement...
11:46Non, une seule mesure
11:47qui fait le tri
11:47entre les Français
11:49en fonction
11:50de leur origine.
11:52Voilà.
11:53On parle français étrangers,
11:54je suppose.
11:54Ah oui, enfin,
11:55les Français et les étrangers,
11:57Madame Brune-Pivet,
11:58ce n'est pas la même chose.
12:00Voilà.
12:00Il y en a d'ailleurs
12:01qui peuvent voter
12:02et d'autres qui ne peuvent pas voter
12:03comme quoi,
12:04vous voyez qu'il y a déjà
12:05dans la Constitution
12:06quelques différences.
12:08Contexte politique instable,
12:09Marine Le Pen,
12:09dégradation de la note
12:11de la France
12:11et mouvements sociaux.
12:13Une manifestation est prévue
12:14ce jeudi
12:15après le mouvement
12:16Bloquons-Tout.
12:17Est-ce que vous comprenez
12:18cette colère
12:18ou est-ce que pour vous
12:20ce sont des journées
12:20de casse et de dégradation ?
12:22Mais là, n'empêche pas l'autre.
12:24On peut très bien comprendre
12:25la colère des Français,
12:27des salariés,
12:29des gens qui sont au chômage
12:30à cause de la manière
12:33dont le pays est géré.
12:35Ce qui est éminemment condamnable,
12:36c'est qu'en réalité
12:37depuis des années
12:38et presque déjà
12:40depuis Nicolas Sarkozy,
12:41toutes les revendications sociales,
12:44toutes les manifestations sociales
12:45ont été investies
12:48par l'extrême-gauche
12:50et par ces éléments
12:51les plus violents
12:52que sont les Black Blocs
12:53qui ont réussi d'ailleurs
12:55à les pourrir.
12:56C'est pour ça que vous ne
12:56n'êtes pas sûrement les mots.
12:58Donc je dis
12:58les pires ennemis
13:00ont été de la cause sociale.
13:03Ce sont les Black Blocs
13:04et l'extrême-gauche
13:05parce qu'ils donnent
13:07de ces revendications
13:08qui peuvent être légitimes
13:09une image absolument déplorable
13:12et surtout,
13:13ils créent le chaos
13:14dans notre pays
13:16en s'attaquant notamment
13:17aux forces de l'ordre
13:18qui n'en peuvent plus
13:19d'être les victimes expiatoires
13:22en fait des politiques
13:24menées dans le pays.
13:25Parlons-en,
13:26les forces de l'ordre attaquées.
13:27Il y a encore quelques jours
13:27lors d'un événement,
13:28l'ouverture d'un restaurant
13:29à Paris dans le quartier
13:30de Châtelet-Léal.
13:32Ils ont été pris à partie
13:33et puis là,
13:34des policiers et des gendarmes
13:36plus largement devenus
13:36cibles récurrentes
13:37comme à Reims.
13:38Vraiment,
13:38je vais insister
13:39sur ce qui s'est passé à Reims.
13:40Ce sont sept policiers
13:41qui étaient hors service,
13:43qui étaient dans un moment
13:43de convivialité,
13:44dans un restaurant.
13:45Ils ont été violemment agressés,
13:47ils se sont fait attaquer
13:47par une dizaine d'individus.
13:49Un des agresseurs
13:50était sorti de prison
13:51depuis seulement quelques jours.
13:55Chacun dit
13:55un cap est franchi.
13:58Quelle peut être la suite ?
13:59Mais ça arrive tous les jours.
14:01Vous savez,
14:02notre collègue Mathieu Vallet,
14:05commissaire de police,
14:08nous le rapporte tous les jours.
14:09Tous les jours,
14:10il y a des policiers
14:11qui sont pris à partie,
14:12qu'ils soient en tenue
14:13ou qu'ils soient reconnus
14:15dans une activité civile.
14:17Leur famille,
14:19leur domicile,
14:19tout ceci est inadmissible,
14:22insupportable.
14:23Et pourquoi ça arrive ?
14:24Ça arrive parce qu'en réalité,
14:25ceux qui s'attaquent
14:26à nos policiers
14:26le font avec un sentiment
14:29d'impunité totale.
14:31Ils ont le sentiment
14:32qu'attaquer un policier,
14:33eh bien,
14:34somme toute,
14:35ça peut ne pas avoir
14:37de grandes conséquences.
14:38Donc,
14:38il faut à tout prix,
14:39comme ça existe
14:40dans un certain nombre de pays,
14:41d'ailleurs,
14:42sacraliser nos forces de l'ordre.
14:44On ne touche pas
14:45à un policier.
14:45Et si vous touchez
14:46à un policier,
14:47eh bien,
14:48les conséquences
14:49et la dureté de la loi
14:50va tomber sur vous.
14:52Et à partir du moment
14:53où tout cela
14:54ne sera pas fait,
14:55eh bien,
14:56on mettra encore
14:57nos forces de l'ordre,
14:59nos policiers,
14:59nos gendarmes,
15:00nos personnels pénitentiaires,
15:03mais aussi,
15:04aujourd'hui,
15:04nos pompiers
15:05en grand danger.
15:06une partie de la justice,
15:07mais une cible
15:08sur le dos
15:08de ces forces de l'ordre ?
15:09Non.
15:10Ce que je dis,
15:10c'est que l'impunité
15:11est une hormone
15:14de croissance
15:14de la violence.
15:16Direction la Grande-Bretagne,
15:18à présent,
15:18Marine Le Pen,
15:19toute autre ambiance
15:20avec un mouvement
15:21où il faut le reconnaître,
15:22il n'y a pas eu
15:23de casse,
15:25il n'y a pas eu de dégradation.
15:25Comme absolument tout le temps
15:27que l'extrême-gauche
15:29ne participe pas
15:30à une manifestation.
15:31Je veux dire,
15:31à chaque fois que l'extrême-gauche
15:32est absente,
15:33les gens sont polis,
15:35ils disent bonjour,
15:35ils ne cassent rien,
15:36ils ne dégradent pas les vitrines,
15:38ils n'attaquent pas les banques,
15:39ils ne font pas lancer
15:40des éponges
15:42sur les banques
15:43par leurs enfants
15:43pour leur apprendre
15:44à être demain
15:45des casseurs,
15:47etc.
15:47Non mais,
15:48voilà,
15:48à un moment,
15:49là,
15:49on voit quand même
15:50une différence
15:50qui est fondamentale.
15:52Différence,
15:53donc,
15:53dans les rues de Londres
15:54avec un mouvement
15:54anti-immigration
15:55massive
15:56et pour la liberté
15:57d'expression,
15:57un mouvement
15:57qui a rassemblé
15:58beaucoup de monde
15:59à l'initiative
15:59d'une figure nationaliste,
16:01Tommy Robinson,
16:02est-ce que vous auriez pu y être ?
16:04Est-ce que votre place
16:05aurait pu être
16:05dans ces cortèges-là ?
16:07Moi,
16:08je considère que
16:09lorsqu'on a des députés
16:11à l'Assemblée nationale,
16:12le rôle des députés
16:12c'est de mener le combat
16:14à l'Assemblée nationale.
16:16Maintenant,
16:16je comprends parfaitement
16:17et je vois très bien
16:18de quoi
16:20cette grande manifestation
16:22est le signal,
16:24est le symptôme.
16:25C'est le symptôme
16:25d'une exaspération
16:27absolue
16:29à l'égard
16:29de l'immigration
16:30massive,
16:31à l'égard
16:32de l'immigration
16:33de guichets,
16:34à l'égard
16:35de la complaisance
16:36qui existe
16:37de la part
16:38des gouvernements
16:38envers
16:39une immigration
16:40qui est
16:42souvent
16:43illégale
16:44et qui est
16:45parfois
16:45violente
16:46sans aucune
16:47conséquence.
16:49Pourquoi en ayant
16:49des députés
16:51à l'Assemblée
16:51vous ne pourriez pas
16:52aussi participer
16:53à de tels mouvements ?
16:53Est-ce que c'est
16:54une position de principe
16:55pour vous ?
16:55Vous dites non,
16:56le combat n'est pas
16:56dans la rue,
16:57il est dans le...
16:58Le combat,
16:58il peut être dans la rue,
16:59le peuple peut très bien
17:01mener un combat
17:02dans la rue,
17:02mais vous le savez
17:03depuis de très
17:03nombreuses années,
17:04je vous le dis,
17:05moi je ne participe
17:06pas à des manifestations
17:07parce que je considère
17:07que le rôle que nous avons
17:09et c'est le rôle,
17:10encore une fois,
17:10c'est le mandat
17:11qui nous a été donné
17:13par le peuple français,
17:14c'est de mener
17:15ce combat-là
17:16dans l'hémicycle,
17:17dans l'hémicycle,
17:19où d'ailleurs
17:19on a quelques surprises,
17:21parce que j'entends
17:23par exemple
17:24des ministres de l'Intérieur,
17:25M. Retailleau par exemple,
17:26qui est souvent
17:27sur votre antenne,
17:28qui vient nous expliquer
17:30qu'il faut faire preuve
17:31de fermeté,
17:32moi j'ai souvenir
17:33il y a quelques mois,
17:34nous avons dans notre niche
17:36déposé un texte
17:37pour demander
17:38l'expulsion systématique
17:39des délinquants
17:40et des criminels étrangers
17:41et son secrétaire d'État
17:43est venu à la tribune
17:43pour nous dire non,
17:45nous ne voterons pas
17:46cette mesure.
17:47Donc je ne supporte plus
17:49le double discours.
17:50Donc je partage
17:51les préoccupations
17:52bien entendu
17:53de ceux
17:53qui s'inquiètent
17:54et qui sont exaspérés
17:57par l'absence
17:58justement
17:59de réaction
18:00des gouvernements,
18:01mais moi
18:02mon action
18:03je l'amène
18:03à l'Assemblée nationale
18:05parce que c'est le mandat
18:06qui m'a été donné.
18:07En France,
18:07vous n'en serez pas
18:09négatrice ?
18:10Mais très certainement,
18:11très certainement,
18:12je vais vous dire,
18:12nos électeurs,
18:14nos sympathisants
18:15pourraient y être présents
18:18de la même manière
18:18que nos électeurs,
18:20nos sympathisants
18:21et nos cadres
18:22peuvent participer
18:24à la signature
18:25de la pétition
18:26de M. De Villiers.
18:28Parlons-en,
18:28elle a rassemblé
18:29jusqu'à ce matin
18:30je crois plus d'un million
18:31trois cent mille signataires.
18:33Vous-même,
18:34vous l'avez signé ?
18:35Non mais encore une fois,
18:36moi je ne signe pas
18:37de pétition
18:37parce que moi je dépose
18:39des propositions de loi.
18:41Signer une pétition
18:42pour...
18:42Pourquoi c'est contradictoire ?
18:43Mais parce que je crois
18:44que très honnêtement
18:45tout le monde sait
18:45ce que je pense
18:46de l'immigration.
18:47Je n'ai peut-être pas besoin
18:48d'aller signer
18:48une pétition pour le coup.
18:51Vous réclamez le réforme.
18:52Non mais je n'ai rien
18:53contre M. De Villiers.
18:54Ne me faites pas...
18:55Essayez pas de créer
18:56une division.
18:57Je n'ai rien contre M. De Villiers.
19:00Je comprends très bien
19:01et nous partageons
19:02depuis de nombreuses années
19:03une inquiétude majeure
19:05à l'égard de la politique
19:06d'immigration menée.
19:08Nous plaidons
19:09au Rassemblement national
19:10depuis des années
19:11pour un référendum
19:13non pas tant
19:14sur l'immigration
19:15mais un référendum
19:18constitutionnel
19:20qui permette
19:20de changer la constitution
19:22pour intégrer
19:23dans la constitution
19:24le droit des étrangers.
19:25Ce qui nous permet
19:26d'éviter de tomber
19:27sous les fourches codines
19:28de la justice internationale
19:31ou des différentes cours
19:33qui sont autant
19:34de structures
19:35qui nous empêchent
19:36en réalité
19:37de décider
19:38de notre politique
19:39migratoire.
19:40Donc je ne peux
19:41qu'être d'accord
19:41sur la mise en oeuvre
19:42d'un référendum
19:43sur l'immigration.
19:44Je suis pas en train
19:44d'essayer de créer
19:45des contradictions.
19:46On essaie de comprendre
19:46pourquoi dans certains pays
19:48ce sont des figures
19:48autres que les politiques.
19:50Par exemple
19:50Tommy Robinson.
19:51On peut parler également
19:52de feu Charlie Kirk
19:53ou alors Philippe De Villiers
19:55qui n'est plus
19:55dans la politique active
19:56comme vous
19:57qui mène aujourd'hui
19:58des actions
19:59qui sont à côté
20:00de la politique
20:00qui peuvent rassembler
20:02beaucoup de monde.
20:02Est-ce que ça vous interroge
20:03aujourd'hui
20:04sur le rôle
20:05de ces personnalités ?
20:06Non mais moi je voudrais
20:07juste poser la question
20:09comment faire
20:11pour faire pression
20:12sur des ministres
20:14de l'intérieur
20:15qui se présentent
20:17comme encore une fois
20:18faisant preuve
20:19de fermeté
20:20à l'égard de l'immigration
20:21et qui ne font rien.
20:23C'est M. Retailleau
20:25que ça devrait interpeller
20:26ces 1 300 000 signatures.
20:28Moi elle ne m'étonne pas.
20:29Il y a 11 millions
20:30de personnes
20:31qui ont voté
20:31pour le Rassemblement National
20:32dont le moins
20:33qu'on puisse dire
20:34c'est qu'une de ses politiques
20:35essentielles, historiques
20:37c'est précisément
20:38de maîtriser l'immigration.
20:39Mais M. Retailleau
20:40lui il n'est pas
20:41il ne se dit pas
20:43tiens mais pourquoi
20:44l'Allemagne
20:45en faisant preuve
20:45de volonté politique
20:46a réussi à faire baisser
20:47de 50%
20:49ses demandes d'asile
20:50et que la France
20:51est la record man
20:52absolue en Europe
20:54des demandes d'asile
20:55y compris
20:56depuis M. Retailleau.
20:58C'est la question.
20:59Pourquoi est-ce qu'on continue
21:00à...
21:00C'est un hémicycle entravé
21:01et un gouvernement
21:02qui doit...
21:02Non, non, non.
21:03Pourquoi est-ce qu'il continue
21:04alors qu'il en a le moyen
21:05à multiplier
21:07les naturalisations
21:08alors que c'est vraiment
21:10pour le coup
21:10un acte souverain ?
21:11On décide
21:12ou on ne décide pas ?
21:13Pourquoi est-ce qu'on régularise
21:14à tour de bras
21:15alors qu'il faudrait
21:16supprimer
21:18la régularisation
21:19de la loi
21:19la supprimer
21:20voilà
21:21et conserver
21:22que des exceptions
21:24en conseil des ministres
21:26pour régulariser
21:27au goutte à goutte
21:30parce que
21:31les gens
21:31qui vraiment le méritent
21:32quand on vient
21:33de manière illégale
21:35clandestine
21:36sur le territoire national
21:37on n'obtient pas
21:39la régularisation
21:40on retourne chez soi
21:42on demande
21:43l'autorisation de venir
21:44elle vous est accordée
21:46ou non
21:47et à ce moment-là
21:48vous pouvez venir
21:50pourquoi est-ce qu'il ne fait pas ça ?
21:52Je ne vais pas poser la question
21:53sur l'union des droits
21:53il faudra lui poser la question
21:54Vu ce que vous dites
21:56sur monsieur Rotaillot
21:57c'est clair
21:57la porte est déjà fermée
21:58depuis très longtemps
21:59Mais ce n'est pas
22:00que la porte est fermée
22:01écoutez
22:02ils ont été au pouvoir
22:03je veux dire
22:04est-ce qu'ils ont réglé
22:05le problème ?
22:05Il y a un moment
22:06vous savez
22:06je suis
22:07je suis
22:08comment dire
22:09simple
22:10dans ma démarche
22:12est-ce que
22:12des gens
22:13qui aujourd'hui
22:14nous tiennent des discours
22:15très fermes
22:17les mêmes que les vôtres ?
22:18Oui
22:18mais eux
22:19ils ont été au pouvoir
22:20et ils ont démontré
22:21qu'ils étaient dans l'incapacité
22:23de le faire
22:23pas parce qu'ils ne pouvaient pas le faire
22:26en réalité
22:27parce qu'ils ne voulaient pas le faire
22:28Il n'y a pas d'impossibilisme
22:29il n'y a pas un hémicycle entravé
22:30il n'y a pas une partie de l'Europe
22:32qui tient les points de la France
22:34Mais il y a toute une série de choses
22:35et vous le savez bien
22:36qui peuvent se faire par circulaire
22:37et par décret
22:38la preuve
22:38c'est qu'il a fait une circulaire
22:40elle est tellement nulle
22:42qu'elle n'a eu aucune conséquence
22:44sur les régularisations
22:45en réalité
22:46il aurait très bien pu
22:47par circulaire
22:48donner des instructions
22:50pour que les régularisations
22:52soient limitées
22:53de manière drastique
22:54il ne l'a pas fait
22:55donc ça n'est pas un problème
22:56de pouvoir
22:57c'est un problème
22:59de vouloir
23:00Tout autre sujet
23:01Marine Le Pen
23:02et il crée une vive polémique
23:04une grande indignation
23:05on poursuit notre entretien
23:06sur CNews et Europe 1 ce matin
23:07cette polémique est suscitée
23:09par le premier secrétaire
23:10du parti socialiste
23:11Olivier Faure
23:11qui appelle à hisser
23:12le drapeau palestinien
23:13le 22 septembre
23:15je le rappelle
23:15jour de la reconnaissance
23:16par la France
23:17de l'état de Palestine
23:18Olivier Faure
23:19qui estime également
23:20que ceux qui ne peuvent pas
23:21fêter cela
23:21et le nouvel an juif
23:23qui arrive concomitamment
23:24seraient des semeurs
23:26de mort et de haine
23:27Que veut-il ?
23:29Que veut Olivier Faure ?
23:30Il veut ce que veut
23:31toute la gauche
23:32française et européenne
23:34c'est-à-dire
23:35refaire
23:37des juifs
23:39des parias
23:40et accessoirement
23:43peut-être un jour
23:44les faire partir
23:45parce qu'ils commencent
23:46à avoir tellement peur
23:47en Europe
23:49et en France
23:50que pour certains
23:51ils se disent
23:52qu'ils n'ont pas d'avenir
23:52dans notre pays
23:53et c'est dramentique
23:54parce que notre pays
23:56est le leur
23:56c'est leur pays
23:57donc on est en train
23:58de pousser
23:58des français
24:00en réalité
24:01au départ
24:01on laisse se multiplier
24:03des propos
24:05des actions
24:06qui puisent
24:08leur source
24:09dans un antisémitisme
24:10d'une violence inouïe
24:12on s'attaque
24:12à des étudiants
24:13parce qu'ils sont
24:15juifs
24:16on s'attaque
24:16à des chanteurs
24:17qu'on veut interdire
24:19de revision
24:20parce qu'ils sont juifs
24:21on s'attaque
24:22à des gamins
24:23parce qu'ils sont
24:24dans un avion
24:26et qu'on leur demande
24:26de descendre
24:27mais tous ces actes-là
24:28devraient
24:29susciter une indignation
24:31majeure
24:32massive
24:33or
24:34écoutez en tout cas
24:35et chez nos voisins
24:36également en Espagne
24:37bien sûr qu'il y a
24:38beaucoup de gens
24:38qui sont indignés
24:39par cela
24:39mais vous noterez
24:41que tous ceux
24:42qui soutiennent
24:43en réalité
24:44cela
24:45ce sont des gouvernements
24:46de gauche
24:47oui
24:48Pedro Sanchez
24:49et Premier ministre
24:50ça ne nous a pas
24:51échappé
24:52et Emmanuel Macron
24:53sur la reconnaissance
24:54de l'état de Palestine
24:55Marine Le Pen
24:55est-ce que véritablement
24:56vous pensez
24:57que c'est totalement
24:58comment dire
24:59antinomique
25:00que c'est même
25:01contre-productif
25:02avec la situation
25:03et la bataille
25:04face au Hamas
25:05ou est-ce que vous pensez
25:06comme le dit
25:06ou semble dire
25:07Emmanuel Macron
25:08c'est ainsi
25:09qu'on pourra pousser
25:09enfin
25:10peut-être un jour
25:11à une solution
25:11mais
25:12vous connaissez
25:15ma position
25:15nous nous avons toujours été
25:17pour l'existence
25:18de deux états
25:19mais
25:21c'est le moment
25:22qui est catastrophique
25:23c'est-à-dire
25:24le faire
25:24maintenant
25:25c'est
25:27donner en réalité
25:28quittus
25:29au Hamas
25:30et leur dire
25:31nous allons
25:32vous
25:32groupement terroriste
25:34Hamas
25:35vous donner
25:36un pays
25:37avec tous
25:37les moyens
25:38et la puissance
25:40que ça peut représenter
25:41le signal
25:42est donc
25:43catastrophique
25:44et il le sait
25:45pertinemment
25:46Emmanuel Macron
25:47et il le fait
25:48pour une raison
25:48très simple
25:49c'est qu'il cherche
25:50à caresser
25:51dans le sens du poil
25:52un électorat
25:53dont il pense
25:54que demain
25:54au municipal
25:55dans des législatives
25:57il aura
25:58besoin
25:59il essentialise
26:00tout le vote
26:01des banlieues
26:01pensant qu'ils vont
26:02tous voter
26:02parce qu'il va
26:03reconnaître
26:04l'état de Palestine
26:04bien sûr
26:05bien sûr
26:06je suis absolument
26:07convaincu
26:08je suis absolument
26:09convaincu
26:10que c'est sa démarche
26:12c'est ce qui explique
26:13son silence
26:13selon vous
26:14sur ce sujet
26:14c'est ce qui explique
26:15son silence
26:16c'est ce qui explique
26:17qu'il ne soit pas venu
26:18à la manifestation
26:19de lutte
26:20contre l'antisémitisme
26:22ça explique
26:22énormément de choses
26:24ça explique
26:24ses revirements
26:26ça explique
26:26quand il a réclamé
26:28comment dire
26:29le boycott
26:31des ventes
26:32d'armes
26:33à Israël
26:34ça explique
26:35les propos
26:35extrêmement durs
26:36qu'il a
26:36Israël peut-être
26:39d'ailleurs
26:39critiqué
26:40sur telle ou telle
26:41démarche
26:41mais dans sa volonté
26:43dans sa volonté
26:44d'éradiquer
26:45le Hamas
26:46évidemment
26:47qu'il doit être soutenu
26:49parce que
26:49tout groupement
26:50terroriste
26:51de cette nature
26:51est un danger
26:53majeur
26:54dans sa volonté
26:54d'éradiquer
26:54de la Hamas
26:55et dans son action
26:55vis-à-vis de Gaza
26:56vous apportez à Israël
26:57un soutien absolu
26:58je n'apporte jamais
27:00de soutien absolu
27:01ni inconditionnel
27:03à quiconque
27:04les choses sont claires
27:05je mesure
27:06encore une fois
27:07les actions
27:08en fonction
27:08de ce qui se passe
27:09ce que je note
27:11c'est que
27:12personne
27:13aucune des personnes
27:14qui critiquent Israël
27:15n'apporte la moindre solution
27:17pour éradiquer le Hamas
27:19peut-être d'ailleurs
27:20la solution
27:20est-elle
27:21dans les amis
27:22du pouvoir
27:23le Qatar
27:24et un certain nombre
27:26de pays
27:27qui manifestement
27:28ont un lien
27:29très proche
27:31avec le Hamas
27:32puisqu'ils accueillent
27:34leurs dirigeants
27:35etc
27:36voilà peut-être
27:37un moyen
27:38d'éradiquer
27:39le Hamas
27:40et de permettre
27:41à ceux
27:42qui sont opposés
27:43au Hamas
27:43car il y a des palestiniens
27:44opposés au Hamas
27:45ils se font d'ailleurs
27:46tirer dessus
27:46par le Hamas
27:47ils se font
27:49tirer dessus
27:49par le Hamas
27:50ils se font affamer
27:51par le Hamas
27:53et bien
27:53ceux-là
27:54ont le droit
27:54de
27:55d'envisager
27:57un jour
27:58de pouvoir
27:59avoir
27:59un État
28:00mais
28:00un État
28:01terroriste
28:02aux portes
28:03d'Israël
28:04pour nous
28:05c'est non
28:06il nous reste quelques minutes
28:07Marine Le Pen
28:07pour ce grand entretien
28:08sur CNews et Europe 1
28:09une question
28:10vous concernant
28:11beaucoup voient
28:12je parle de
28:13beaucoup de responsables
28:14politiques
28:14dans votre empressement
28:16de demander une dissolution
28:17une volonté d'arriver au pouvoir
28:18pour vite faire passer
28:19une loi d'amnestie
28:20vous avez déjà répondu à cela
28:21mais plusieurs responsables
28:22du RN
28:23seraient en train
28:23d'y travailler
28:24de plancher
28:25très très concrètement
28:26sur l'annulation
28:28de l'exécution provisoire
28:29de l'inéligibilité
28:32alors on mélange tout
28:33enfin je vous signale
28:35que les mêmes
28:35expliquaient il y a quelques semaines
28:37que je ferai tout
28:37pour m'opposer
28:38à une dissolution
28:39et que très certainement
28:40je soutiendrai
28:41François Béroux
28:42jusqu'au bout
28:42pour éviter
28:43qu'il y ait des nouvelles élections
28:45et que je ne puisse pas me présenter
28:46donc de toute façon
28:46j'ai l'habitude
28:47on a toujours tort
28:49que ceux qui nous écoutent
28:50sachent que
28:50je ne prends jamais
28:51mes décisions politiques
28:52en fonction de mon intérêt personnel
28:54jamais
28:55aucune loi d'amnestie
28:55n'est en préparation
28:56et une loi d'amnestie
28:58ça n'est pas une loi
28:59visant à supprimer
29:01la possibilité
29:02de l'exécution provisoire
29:05c'est la niche
29:06d'Éric Ciotti
29:07Éric Ciotti a déposé
29:09un texte
29:09pour dire
29:10on ne peut pas
29:11mettre en oeuvre
29:12l'exécution provisoire
29:14d'une inéligibilité
29:15je vous signale
29:16ça ne nous a pas échappé
29:17qu'il le fait aussi
29:18en grande partie
29:18pour vous
29:19je vous signale
29:20que
29:20c'est la position
29:23d'ailleurs
29:23de la Cour européenne
29:24des droits de l'homme
29:24pour une raison simple
29:26c'est que les conséquences
29:27d'une inéligibilité
29:28par rapport à la liberté
29:29de voter
29:30des électeurs
29:31et bien
29:32ne peut
29:33être mis en oeuvre
29:34que
29:35dans le cadre
29:36d'une décision
29:36définitive
29:39et on l'aura peut-être
29:40bientôt
29:40cette décision définitive
29:41le procès en appelle
29:42alors des assistants
29:43parlementaires du RN
29:44et donc le hôte interviendra
29:45en pleine campagne
29:46des municipales
29:47hasard
29:48rien ne change
29:49rien dans vos arguments
29:50rien dans votre stratégie
29:51hasard
29:51hasard
29:52en pleine campagne
29:53des municipales
29:53ça aurait pu être
29:54le lendemain des municipales
29:55non
29:56c'est en pleine campagne
29:57des municipales
29:58donc
29:58après avoir
30:00percuté
30:01en quelque sorte
30:02ou avoir voulu
30:04percuter gravement
30:05l'élection présidentielle
30:06maintenant
30:07on cherche à percuter
30:08gravement
30:08l'élection municipale
30:09moi je trouve que
30:10ces ingérences
30:10objectivement
30:11du pouvoir judiciaire
30:12commencent à poser problème
30:13bon
30:14maintenant
30:14j'irai
30:15je défendrai mon innocence
30:17j'expliquerai à la cour
30:18en espérant
30:19qu'elle
30:20n'ait pas
30:22ne se fasse pas
30:22une opinion
30:23avant même
30:24que j'ai pu parler
30:25comme c'était le cas
30:25manifestement
30:26pour le tribunal
30:28ce qu'il en est
30:29et je garde
30:31un tout petit
30:31petit petit espoir
30:33dernière question
30:35Marine Le Pen
30:36c'est à la fois
30:36politique et médiatique
30:38c'est un cible
30:38ces derniers jours
30:39l'affaire Thomas Legrand
30:40et Patrick Cohen
30:40a donné lieu à une polémique
30:41sur le rôle du service public
30:43sur l'exigence de pluralité
30:44à laquelle nous sommes
30:45tous attachés
30:46surtout pour le service public
30:47je rappelle que la vidéo
30:48filmée à l'heure insu
30:49montre les deux éditorialistes
30:50avec deux responsables
30:51socialistes
30:52avec cette phrase
30:53nous avec Patrick
30:54on fait ce qu'il faut
30:54pour Dati
30:56les deux journalistes
30:57et le service public
30:57se défendent
30:58parlant même d'une cabale
30:59de l'extrême droite
31:01encore ce matin
31:01les propos
31:02de la patronne
31:04de Radio France
31:05vous appelez depuis longtemps
31:06à une privatisation
31:07du service public
31:08oui
31:09cette affaire
31:10de quoi est-elle
31:11le révélateur selon vous
31:12le révélateur du fait
31:13que le service public
31:14de l'audiovisuel
31:15est totalement colonisé
31:18par la gauche
31:18et l'extrême gauche
31:19enfin je veux dire
31:20madame
31:21Ernaud
31:22et madame
31:23Veil
31:24protègent
31:25ceux-là
31:26et c'est pour ça
31:27d'ailleurs
31:27qu'elles sont
31:29reconduites
31:30dans leur
31:31dans leur fonction
31:33c'est exactement
31:34pour ça
31:35qu'elles le sont
31:36et qu'elles sont choisies
31:37et qu'elles sont
31:37reconduites
31:38dans leur fonction
31:39mais au-delà de ça
31:40je veux dire une chose
31:41je pense que l'ARCOM
31:42dont l'existence
31:45doit être interrogée
31:46quand même
31:47l'ARCOM devrait
31:48en réalité
31:49imposer le pluralisme
31:50dans le service public
31:52pas dans le privé
31:54parce que
31:55qu'il y ait
31:56des chaînes privées
31:57qui
31:58soient colorées
31:59politiquement
32:00ça pose pas
32:01vraiment de problème
32:02le problème
32:03c'est quand le service
32:04public est coloré
32:05politiquement
32:06parce que le service
32:06public il est financé
32:07par tout le monde
32:09et donc on ne peut pas
32:10on ne peut pas
32:11encore une fois
32:12se servir
32:13de la puissance
32:15de l'audiovisuel
32:16public
32:16pour mener
32:17une guerre politique
32:19à des adversaires
32:20et pourquoi je veux
32:21la privatisation
32:22parce que je ne veux
32:23jamais
32:23que nous soyons
32:24accusés de cela
32:25au moins
32:26en privatisant
32:27il n'y aura plus
32:28de difficulté
32:28personne ne pourra
32:29nous accuser
32:30d'utiliser
32:31l'audiovisuel
32:32public
32:32pour pouvoir
32:34agir
32:35sur le service
32:37public
32:37donc la privatisation
32:38justement
32:39pour vacciner
32:40par rapport
32:41à une main basse
32:41les tenants
32:42de la liberté
32:46et du pluralisme
32:49c'est nous
32:49chacun jugera
32:51merci Marine Le Pen
32:52c'était votre grande
32:53interview ce matin
32:54merci à vous pour cette invitation
32:55merci à vous
32:57merci à vous
32:58merci à vous
32:59merci à vous
33:00merci à vous
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