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Pierre de Vilno reçoit Manon Aubry, eurodéputée LFI, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.

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00:00Bonjour, bonjour à tous, bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 C News, les échos.
00:04Bonjour Manon Aubry, merci d'être avec nous, vous êtes députée européenne de la France insoumise.
00:08Avec vous ce matin, nous allons parler de la colère.
00:12La colère des agriculteurs qui font face à la dermatose noculaire contagieuse
00:16et la décision sur le principe de précaution d'abattre tout un troupeau de bovins.
00:21Colère des salariés des industries, 700 personnes sur le carreau après la liquidation très rapide de Brandt,
00:27dernier fleuron français de l'électroménager.
00:30Colère des français contre la classe politique et donc vous aussi dans la classe politique.
00:35Dans une étude Cévi-Pof, ils mettent l'instabilité politique au premier plan de leurs préoccupations.
00:40Colère des politiques, enfin, les uns contre les autres.
00:43Les municipales arrivent et on s'agite dans les équipes justement des différents partis.
00:47Colère, alors que nous sommes en pleine préparation des fêtes de Noël, censés pourtant nous apaiser.
00:52Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane.
00:55Bonjour.
00:55Et Mathieu Bocoté, bonjour Mathieu.
00:57Bonjour.
00:57Les agriculteurs en colère. En arrière, je ne mets pas que.
01:00Après un cas confirmé de dermatose nodulaire contagieuse, un animal entraîne l'abattage de 208 vaches.
01:07Les agriculteurs manifestent encore ce dimanche hier.
01:0943 points de blocage dans toute la France et des barrages partout, sur tous les actes.
01:15Annie Gennevard, ce matin sur Europe 1, affirme se rendre sur place, annonce un plan de vaccination, donc, on l'a entendu, d'un million de bovins sur les 16 millions de bovins en France.
01:25Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui, Manon Aubry, à la fois aux agriculteurs et au gouvernement ?
01:30D'abord, je voudrais dire aux agriculteurs que je comprends leur colère.
01:34Que cette colère, elle est justifiée par l'impréparation absolument scandaleuse de ce gouvernement,
01:41et en particulier de la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, qui, je le rappelle, en plus d'être ministre de l'Agriculture,
01:49elle est aussi une élue du Doubs, où a été notamment abattu un chaptel de 87 vaches,
01:57alors qu'il y avait une seule vache qui était contaminée, et qu'une partie, une grande partie de ces vaches avaient été vaccinées il y a plus de 30 jours.
02:04On voit à quel point cette gestion de la crise est complètement déconnectée de la réalité des agriculteurs
02:12qui ont travaillé pendant des générations entières, y compris dans de la sélection génétique,
02:16à créer et à élever leurs bêtes, et qui aujourd'hui se retrouvent à devoir tuer tout un troupeau,
02:25parce qu'on est incapable d'avoir les vaccins qui sont nécessaires.
02:29Je veux dire, ma collègue...
02:31Qu'est-ce que vous auriez fait, vous, à sa place ? Vous auriez isolé la bête, peut-être ?
02:34Plusieurs choses, plusieurs choses.
02:35Ma collègue Mathilde Panot avait alerté le ministère de l'Agriculture dès le mois de juillet,
02:40en demandant à ce qu'il y ait suffisamment de doses de vaccins qui soient prêtes pour commencer à vacciner.
02:43Sachant que cette maladie-là est apparue fin juin, à peu près.
02:46Non, cette maladie, elle est apparue en Europe, elle est apparue en Europe bien avant,
02:50mais elle est arrivée en France fin juin.
02:53Justement, en Europe, Manon Brie et les autres pays, quand ils ont des cas de dermatose comme le nôtre,
02:58ils abattent aussi des troupeaux, ils font la même chose.
03:01Vous le voyez bien...
03:01Vous êtes députée européenne.
03:02Justement, en tant que députée européenne, je regarde ce que, par exemple, dit le réseau de vétérinaires européens,
03:08qui dit que c'est tout aussi efficace de tuer les bêtes qui sont contaminées et seulement elles,
03:14et d'isoler ensuite le troupeau.
03:16Donc, cet abattage indiscriminé tue l'ensemble de la filière.
03:22C'est ce qui a été fait aussi en France, en Savoie, avec des bons résultats,
03:25puisqu'il n'y a plus de cas de dermatose en Savoie.
03:27Est-ce que ce n'est pas ça la bonne solution ?
03:28Et à quel prix pour les agriculteurs ?
03:30Vous savez combien est indemnisée une bête qu'on tue ?
03:32Deux mille euros.
03:33Deux mille euros.
03:34C'est très peu, en réalité.
03:36Comment vous espérez qu'un agriculteur va pouvoir reconstruire son cheptel de cette manière-là ?
03:41Donc, on voit de nouveau que cette impréparation, pour finir sur votre question initiale,
03:45puisque dès le mois de juillet, le ministère de l'Agriculture aurait dû s'organiser.
03:50Et on paye autre chose en matière de souveraineté de production de ces vaccins,
03:57puisqu'ils sont produits en Afrique du Sud.
03:59Donc, on est aussi dépendant d'une entreprise et d'un laboratoire qui produit en Afrique du Sud.
04:03Donc, vous voyez, les crises se succéter les unes après les autres.
04:09À cela va se rajouter le dernier coup de poignard au monde agricole.
04:12On en parlera sûrement avec l'accord de libre-échange, avec le Mercosur,
04:15qui sera officiellement signé cette semaine.
04:19Et donc, oui, les agriculteurs n'en peuvent plus.
04:22Et quand on vient leur dire qu'on tue l'ensemble de votre cheptel ou rien,
04:27c'est même inefficace.
04:29Parce que qu'est-ce que ça va produire ?
04:30Il y a des agriculteurs qui vont être découragés de déclarer officiellement.
04:36Et donc, ça devient inefficace, y compris d'un point de vue de la lutte contre la maladie.
04:39Ce que disent les vétérinaires ou les scientifiques, pour vous, ça n'a pas de valeur.
04:41Alors, ce qu'il faut citer, c'est les agriculteurs.
04:43Je viens précisément de vous citer le réseau européen des vétérinaires.
04:46Ce n'est ni une officine insoumise, ni des agriculteurs.
04:49Et ils disent que la manière la plus efficace de traiter la maladie,
04:53c'est d'isoler le cheptel, tuer les bêtes qui sont contaminées,
04:57seulement les bêtes qui sont contaminées, et vacciner un maximum les troupeaux.
05:02Manifestement, ce n'est pas la politique qui a été choisie par le gouvernement.
05:04Elle le fait Mme Gennevard, elle le fait maintenant, alors qu'elle aurait dû le faire avant.
05:06C'est ce que vous dites.
05:07Et extrêmement tardivement.
05:08Et donc, entre-temps, on aura sacrifié des troupeaux,
05:12et on aura sacrifié la vie d'agriculteurs.
05:14Justement, la crise des agriculteurs en ce moment, cette révolte,
05:17plusieurs l'attendaient, on ne savait pas sur quoi elle se déclencherait,
05:21mais depuis la dernière, on disait, tout ça peut réexploser demain matin,
05:24quel que soit le sujet.
05:25Quel est, d'après vous, l'arrière-fond de cette crise,
05:29l'espèce de désespoir antérieur à cette crise en particulier ?
05:32Vous avez raison que le fond de cette crise est beaucoup plus profond.
05:35Et malheureusement, c'est que la phase émergée de l'iceberg qu'on est en train de voir,
05:40derrière, vous avez une profession qui est abandonnée.
05:42Une profession où il y a un suicide tous les deux jours.
05:44Une profession où vous avez un agriculteur sur deux qui gagne moins de 500 euros par mois.
05:49Comment on peut survivre dans notre pays avec moins de 500 euros par mois ?
05:52Et donc, ces agriculteurs qu'on abandonne, qu'on abandonne notamment à la concurrence déloyale,
05:57qui vient des quatre coins de la planète, sans protéger notre agriculture,
06:01alors que, je veux dire, rien que la France a de quoi nourrir deux fois la population française,
06:06on aurait une autonomie et une suffisance agricole largement nécessaires,
06:10y compris pour bien rémunérer nos agriculteurs,
06:13qui sont aussi étranglés par les marges des entreprises agroalimentaires,
06:16qui nous vendent du lait et autres denrées agricoles en supermarché.
06:20Ils le disent souvent aussi par les normes européennes, par exemple.
06:23Mais ces normes européennes, elles sont nécessaires d'un point de vue environnemental
06:27et d'un point de vue sanitaire.
06:29Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ces agriculteurs qui respectent ces normes
06:32sont soumis à une concurrence déloyale d'agriculteurs qui, eux, n'ont pas les mêmes normes.
06:37Donc, évidemment qu'à la fin, les agriculteurs européens payent le prix fort.
06:40Et ce n'est pas normal qu'ils payent le prix fort.
06:42Raison pour laquelle, moi, j'assume de dire que, un, il faut protéger notre agriculture européenne
06:48avec une politique agricole qui permette aux agriculteurs de survivre et de vivre véritablement de leur travail.
06:54Avec une forme de protectionnisme.
06:56Les pays concurrents qui l'en font.
06:57Deux, et j'y arrive avec une forme de protectionnisme.
07:01Protectionnisme dans les marchés publics.
07:03Par exemple, que les écoles s'approvisionnent essentiellement en approvisionnement local,
07:07dans la production locale.
07:08Mais protectionnisme aussi en arrêtant cette course au libre-échange au niveau européen.
07:13Moi, je préside au Parlement européen le seul groupe qui n'a jamais donné aucune voix
07:17à ces accords de libre-échange.
07:18Ça fait très longtemps qu'on bataille contre ces accords qui tuent l'agriculture européenne.
07:23On parle beaucoup de l'accord avec le Mercosur en ce moment.
07:25Mais vous avez ajouté à cet accord avec le Mercosur, l'accord avec la Nouvelle-Zélande,
07:30l'accord avec l'Indonésie, l'accord avec le Mexique, etc.
07:33Et l'accord avec le Canada, vous oubliez qu'il a été plutôt bénéfique pour l'agriculture française.
07:37Non, c'est pas vrai qu'il a été bénéfique à l'agriculture française dans son ensemble.
07:41Vous le voyez, moi je préfère avoir une agriculture qui permet de nourrir nos enfants,
07:47nos populations européennes et qui permet aux agriculteurs européens de vivre dignement de leur travail.
07:51Et pour ça, oui, il faut arrêter avec la course et freiner au libre-échange
07:55parce que précisément, c'est une concurrence déloyale.
07:58Vous prenez sur l'accord avec le Mercosur qui va être signé cette semaine.
08:01L'Argentine et le Brésil ont des pesticides.
08:05Un tiers des pesticides qui sont autorisés au Brésil sont interdits en France et dans l'Union européenne.
08:10Comment voulez-vous que nos agriculteurs soient...
08:14Est-ce qu'il y a une forme de franc commun qui existe aujourd'hui entre la gauche comme vous,
08:18la droite comme le RN, une partie des LR ?
08:20Est-ce qu'il n'y a pas une forme de franc commun qui existe au-delà des clivages politiques classiques
08:24autour du protectionnisme agricole ?
08:26Tant mieux si on avait raison avant tout le monde.
08:29Je me souviens, y compris sur ce type de plateau, quand on parlait de protectionnisme.
08:33À une époque, ça faisait sauter tout le monde au plafond.
08:35Tant mieux si de plus en plus de monde s'y rejoint.
08:38Mais permettez-moi de dire qu'il y a une certaine hypocrisie au niveau européen.
08:41Je le vois singulièrement.
08:42Le groupe de Jordan Bardella, le groupe de François-Xavier Bellamy
08:46sont majoritairement des soutiens aux accords de libre-échange.
08:49Singulièrement, le groupe de François-Xavier Bellamy
08:51est le premier promoteur de l'accord de libre-échange avec le Mercosur.
08:54Vous ne parlez pas de François-Xavier Bellamy lui-même ?
08:56Pardon ?
08:56Non, mais je parle de son groupe parce que vous me parlez au niveau européen.
08:59Et je vous dis, le front commun n'existe pas au niveau européen.
09:02Ceci étant dit, moi je suis à l'origine d'une...
09:06Mais au niveau français, si je peux me permettre.
09:07Au niveau français, il y a une résistance aujourd'hui au Mercosur
09:11qui fait éclater des vieux clivages.
09:13Là où vous avez raison, c'est que par exemple,
09:14on a fait adopter à l'Assemblée nationale, à l'unanimité,
09:16une résolution lors de notre niche parlementaire
09:18qui dénonce cet accord de libre-échange,
09:19qui dénonce par ailleurs l'attitude d'Emmanuel Macron
09:21qui fait la danse du ventre pour dire
09:24je vais m'opposer à cet accord
09:25et en réalité est en train de capituler en race campagne,
09:28n'a jamais...
09:28Pour l'instant, Mme Genevard a dit qu'en l'état des choses,
09:31on attend les fameuses trois demandes de la France
09:33et qu'en l'état du texte, elle l'a encore redit ce matin sur Europe 1,
09:37quelles sont-elles, les demandes de la France ?
09:39C'est intéressant de les regarder.
09:40Si on les regarde dans l'ordre...
09:42La clause de sauvegarde ?
09:43D'abord, les clauses de sauvegarde.
09:44On peut s'arrêter juste là-dessus déjà, les clauses de sauvegarde
09:46puisqu'elles vont être votées la semaine prochaine au Parlement européen.
09:49Il se trouve que je suis rapportrice pour mon groupe sur ces clauses de sauvegarde.
09:51Ces clauses de sauvegarde, dans l'idée, c'est
09:53si jamais il y a trop d'impact négatif pour l'agriculture européenne,
09:58on met en place des mesures de sauvegarde.
10:00Sauf qu'il faut lire les astérix,
10:01c'est comme dans les contrats d'assurance, vous voyez.
10:03Il faut qu'il y ait une variation des prix de 10%.
10:05Il faut qu'il y ait une variation de volume de 10%.
10:07Il faut montrer, non pas une corrélation,
10:10mais une causalité directe avec l'accord de libre-échange avec le Mercosur.
10:13Seule la Commission européenne a la responsabilité
10:16de déclencher ces clauses de sauvegarde.
10:18Et quand bien même elles seraient déclenchées,
10:20vous voyez que ces critères font en sorte qu'elles ne le seront jamais déclenchées,
10:23il n'y aura pas de suspension des échanges avec le Brésil et l'Argentine.
10:26Bref, c'est de la poudre de perlimpinpin.
10:28Vous voyez, on a un gâteau, puisqu'on est le dimanche midi,
10:32on a un gâteau qui est indigeste.
10:33Oui, pas midi.
10:34Pas encore, mais bientôt.
10:35On a un gâteau qui est indigeste
10:36et on va mettre un beau petit nappage,
10:38un beau petit glaçage, une petite cerise sur le gâteau.
10:41C'est clause de sauvegarde, c'est de la publicité mensongère.
10:43La suite de la recette pour notre repas de midi
10:46avec Maranon Aubry dans un instant sur Europe 1 et sur CNews.
10:52Sur le plateau du Grand Rendez-vous avec la députée européenne insoumise Manon Aubry,
10:55on est en train de parler du Mercosur
10:57et de ce texte qui, selon Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture,
11:01ce matin sur Europe 1, disait qu'il était invotable pour la France,
11:06à moins que les trois demandes françaises,
11:08à savoir la clause de sauvegarde, les mesures miroirs
11:10et le renforcement des contrôles soient examinées.
11:14Manon Aubry, vous nous avez parlé des clauses de sauvegarde,
11:18les mesures miroirs, maintenant rapidement.
11:20Elles n'existent pas.
11:21Les mesures miroirs, elles n'existent pas.
11:23Le renforcement des contrôles non plus.
11:25Pour les téléspectateurs et pour les éditeurs.
11:27Les mesures miroirs, c'est une forme de réciprocité des normes.
11:30Je vous indiquais à l'instant, par exemple,
11:32qu'un tiers des pesticides qui sont autorisés au Brésil
11:35sont interdits dans l'Union européenne
11:38et ces produits vont quand même entrer sur le marché européen.
11:40Et enfin, sur les mesures de contrôle,
11:43l'objectif d'un accord de libre-échange,
11:44j'ai singulièrement celui-là et c'est écrit noir sur blanc.
11:46À moins qu'Annie Gennevar ne sache pas lire
11:49et je veux bien lui envoyer une paire de lunettes si c'est nécessaire.
11:53Il est écrit noir sur blanc que l'objectif de l'accord
11:56est précisément d'abaisser le niveau de contrôle.
11:59Et moi, j'ai visité le port de Santos,
12:01qui est le plus grand port du Brésil,
12:04le premier port d'exportation du Mercosur.
12:06Et là-bas, vous avez un inspecteur pour 20 000 camions.
12:12Comment vous pouvez sérieusement penser que...
12:15Ce que vous êtes en train de nous dire,
12:16c'est que même avec ces trois demandes,
12:17la France devrait dire non.
12:18Mais ces trois demandes, un, ne seront pas satisfaites.
12:21La réalité, c'est que je suis en train de vous faire la démonstration
12:24de à quel point Emmanuel Macron, Annie Gennevar
12:28et le gouvernement macroniste
12:30est en train de nous la faire à l'envers.
12:33Madame Maurice, est-ce que c'est ça vraiment le problème ?
12:35Parce que même si la France dit non,
12:36tous les autres pays européens, à quelques exceptions de presse,
12:39vont dire oui.
12:40On est très isolés en Europe.
12:42Vous avez raison que...
12:43Vous êtes isolés au Parlement européen aussi.
12:45Deux choses.
12:46D'abord, sur le Conseil européen...
12:47Les autres pays européens trouvent que cet accord, il est très bien.
12:49D'abord, sur le Conseil européen, donc sur les États membres,
12:52il est vrai que la France n'a pas mené la bataille.
12:53Vous avez raison.
12:54Emmanuel Macron est président de la République depuis huit ans.
12:57On parle de cet accord de libre-échange
12:58quasiment chaque semaine et chaque mois
13:00depuis qu'il est président de la République.
13:02Il n'a rien fait pour constituer une minorité de blocage.
13:04En ce qui concerne le Parlement européen...
13:06Il n'est pas parvenu.
13:07Non, il n'a rien essayé du tout.
13:09Et on voit bien qu'on paye aujourd'hui le prix.
13:11En ce qui concerne le Parlement européen,
13:13vous avez raison, la bataille va être menée.
13:15De ce point de vue-là, je veux déplorer le passage en force
13:18de la présidente du Parlement européen,
13:20qui est d'ailleurs du même parti que François-Xavier Bellamy,
13:22puisque j'avais déposé une résolution transpartisane,
13:25donc avec des députés issus de différents groupes politiques,
13:28pour saisir la Cour de justice de l'Union européenne.
13:29Parce que cet accord, en plus d'être un drame terrible
13:32pour l'environnement, notre santé et les agriculteurs,
13:35est illégal d'un point de vue du droit européen,
13:37notamment nuit au principe de précaution
13:39et contourne la validation des parlements nationaux.
13:42Et c'est notre pouvoir en tant que Parlement européen
13:44que de saisir la Cour de justice de l'Union européenne.
13:47Et Roberta Metzola, la présidente,
13:49a bloqué cette résolution, preuve de leur fébrilité.
13:53Il n'en demeure pas moins que le Parlement européen
13:55devra voter sur cet accord.
13:56Et s'il y a une majorité du Parlement européen
13:58qui ne vote pas cet accord,
14:01alors il n'est pas adopté.
14:03Et moi, j'appelle tous les groupes à mener la bataille.
14:05Jusqu'à présent, mon groupe a été bien seul
14:07à donner toutes ses voix contre les accords.
14:09J'en attends la même chose des autres groupes.
14:11Et là, on verra qui véritablement est hypocrite
14:13sur ce sujet du préchauffement.
14:14Mais est-ce qu'il n'y a pas une question
14:15presque plus fondamentale là-dedans ?
14:16C'est-à-dire, d'un côté, la classe politique française,
14:19la France dit que cet accord est mauvais pour nous.
14:21Mais on l'imposera néanmoins à la France
14:23parce qu'au niveau de l'entité européenne,
14:25dans l'entité européiste, on considère qu'on peut
14:27imposer cette direction à un pays comme la France.
14:29Donc est-ce que la France n'est pas dans tout cela
14:31qu'une forme de province dépendante en Europe
14:33qui a perdu sa souveraineté sur l'essentiel ?
14:35En tout cas, moi, ce que je peux vous dire,
14:36c'est que si la France insoumise était au pouvoir,
14:38cet accord de libre-échange ne verrait jamais le jour.
14:41Mais dans les faits, est-ce qu'on n'est pas déjà
14:42dans une logique de fédéralisme européen ?
14:44Non, parce qu'aujourd'hui, on a un président de la République
14:47qui se refuse à mener les batailles,
14:49qui se refuse à utiliser les leviers et les rapports de force.
14:51La France, oui, sauf que la France, c'est la deuxième économie...
14:56Ce n'est pas à l'unanimité, ça que je veux dire.
14:57Non, vous avez raison.
14:58Contrairement à d'autres sujets, comme les questions fiscales
15:00qui sont à l'unanimité au niveau européen,
15:02il n'en demeure pas moins que la France est la deuxième économie du continent.
15:05Il n'en demeure pas moins que la France est un pays fondateur
15:08de l'Union européenne.
15:09Et je peux vous dire que nous, au pouvoir,
15:11nous ne laisserions jamais imposer un tel accord.
15:13Vous savez, les institutions, c'est ce qu'on en fait.
15:22Et la politique, c'est ce qu'on en fait.
15:24Et aujourd'hui, oui, la France a abdiqué son pouvoir
15:27de légiférer en matière commerciale et en matière de libre-échange.
15:31C'est la raison pour laquelle je combats ce pouvoir.
15:33C'est la raison pour laquelle nous, nous procéderions
15:36de manière extrêmement différente.
15:37Et en toute hypothèse, si nous étions au pouvoir,
15:39bien sûr que cet accord de libre-échange
15:41n'aurait jamais vu le jour, celui-là et tous les autres
15:44qui vont venir après.
15:44Parce qu'on ferait des menaces à l'Europe.
15:45Vous diriez, si vous signez ça, on ne paye pas notre contribution.
15:48Parce qu'on utiliserait tous les leviers et nos rapports de force.
15:51Et à la fin des fins, nous dirions très clairement
15:53que nous, les produits avec une tonne de pesticides
15:58qui viennent du Brésil, ça n'entrerait pas sur le territoire français.
16:00Et si ça ne fonctionne pas à Brexit ?
16:01Au mépris...
16:02Rapport de force.
16:03Si le rapport de force ne fonctionne pas à Brexit ?
16:05Moi, je ne pense pas que le rapport de force ne va pas fonctionner.
16:07Ça ne fonctionne pas pour ça.
16:07Au détriment de la filière du gigol français jusqu'à très très simple.
16:10Mais parce que personne n'a utilisé ce rapport de force.
16:13Personne.
16:14Et vous parlez de la filière viticole.
16:16Pardon, mais allez demander aux syndicats agricoles.
16:19Ils sont tous opposés à cet accord de libre-échange.
16:21C'est bien que les agriculteurs sont perdants.
16:23Ils sont perdants parce qu'on va importer des centaines de milliers de tonnes
16:27de bœuf, de soja, de maïs, de volaille.
16:31Je continue la liste.
16:32Elle est extrêmement longue.
16:33Donc oui, l'agriculture européenne va perdre énormément.
16:36Et c'est la raison pour laquelle il faudra continuer à batailler coûte que coûte.
16:40Cette bataille, nous allons la mener au Parlement européen.
16:42Avec la signature officielle, la semaine prochaine va démarrer la bataille parlementaire au niveau du Parlement européen.
16:49Et moi, je suis bien décidée à ne pas la perdre.
16:51Vous aurez l'occasion de me réinviter, j'espère, pour célébrer la victoire que l'on aura gagnée.
16:55En tout cas, en France, je le disais tout à l'heure, les blocages des agriculteurs continuent.
16:59Et les forces de l'ordre ont dû intervenir justement sur le troupeau en question.
17:03Quand on interroge ce matin sur Europe 1 Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture, sur ce sujet, voici ce qu'elle répond.
17:10Je déplore ces violences.
17:13Mais il faut savoir que, comme toujours, quand il y a des événements susceptibles de créer de l'émoi,
17:19vous avez une ultra-gauche très mobilisée qu'on a vue arriver en fin d'après-midi
17:23et qui ne voulait qu'une chose, c'est en découdre avec les forces de police
17:26qui étaient chargées simplement de permettre l'accès à la ferme.
17:31Voilà ce que dit Annie Gennevard. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
17:35Je lui réponds à la phrase qu'avait utilisée Gérald Darmanin.
17:38Vous vous souvenez peut-être à l'époque où il était ministre de l'Intérieur,
17:41déjà lors d'une crise agricole, où il avait dit qu'on n'envoie pas des CRS sur des gens en colère.
17:49Et ce n'est pas la manière de régler aujourd'hui la colère agricole qui est dans notre pays.
17:54Elle aura beau jeu d'utiliser le prétexte de l'ultra-gauche ou je ne sais pas quoi,
18:00ce n'est absolument pas avéré par les faits.
18:02C'est ce que dit la ministre, elle dit que c'est l'ultra-gauche et les casseurs.
18:05Oui, elle n'en est pas à son premier mensonge, la ministre de l'Agriculture.
18:07Donc elle ment ? Vous l'accusez de mensonge ce matin ?
18:09Oui, je l'accuse de mensonge quand elle parle de close miroir, de mesures de sauvegarde et de baisse des contrôles.
18:16Je parle juste de l'intervention des forces de l'ordre.
18:17De la même manière, vous avez des agriculteurs qui sont en colère.
18:21Et des agriculteurs qui sont en colère, vous ne réglez pas cette colère-là par l'usage de la force.
18:25Madame Manon Brie, vous approuvez les actions qui sont menées, les blocages ?
18:28Des actions de blocage ? Oui, j'approuve ces actions-là.
18:33Parce qu'aujourd'hui, vous pouvez balayer d'un revers de la main, si vous le souhaitez, la colère du monde agricole.
18:40A force de la balayer d'un revers de la main, c'est ce qui a été fait ces 30 dernières années par tous les pouvoirs en place.
18:45Et aujourd'hui, vous le voyez bien, on est en train de tuer notre filière agricole française.
18:49Et donc, moi, je ne suis pas d'accord avec l'abandon des pouvoirs publics des agriculteurs en France.
18:54Et je serai à leur côté...
18:55Y compris le recours à la violence.
18:56Mais à quel moment ils ont eu recours à la violence ?
18:59Pas pour le moment sur cette affaire, mais dans d'autres...
19:02Donc, vous me posez une question ?
19:03Donc, je viens de vous faire la démonstration.
19:05Dans d'autres crises agricoles, ça a été le cas.
19:06Vous venez de poser une question qui n'a pas lieu d'être, puisqu'il n'y a pas de violence.
19:09Donc, moi, j'approuve les actions de blocage qui ont lieu.
19:14Il y a eu des pneus incendiés, il y a eu ce genre de choses.
19:18Moi, je n'ai pas vu d'image de violence.
19:21Et je pense qu'aujourd'hui, l'usage de la violence, dans tous les cas, ne réglera pas la crise agricole.
19:29Les deux côtés.
19:30Évidemment, et ne réglera pas la crise agricole.
19:33Et je préfère y apporter des réponses politiques, comme je l'ai fait avec vous ce matin.
19:36On parlait d'Europe avec vous, puisque vous êtes députée européenne.
19:39Manon Aubry, nos alliés américains, s'inquiètent.
19:42Que pensez-vous de la sortie de Donald Trump sur le média politico,
19:45qui dit que l'Europe serait méconnaissable au niveau civilisationnel d'ici 20 ans ?
19:51On voit là toute la stratégie de Donald Trump,
19:53qui veut réduire l'Europe à une forme de vassal des États-Unis.
20:01On assiste à une vassalisation, quelque part, de l'Europe.
20:04Pourquoi ça ?
20:05Parce qu'il dit qu'il y a un déclin civilisationnel,
20:10et que dans ce cadre-là, il faut que les États-Unis,
20:13et donc l'extrême droite, l'ultra-droite américaine,
20:16viennent en quelque sorte réévangéliser d'une certaine façon.
20:21Alors, je n'ai pas entendu ça.
20:22Moi, j'ai entendu Donald Trump qui disait qu'il y avait un problème d'immigration en Europe
20:26de la même façon qu'il y avait un problème d'immigration aux États-Unis.
20:28Pas au sens religieux, mais vous le voyez bien que...
20:30C'est quoi réévangéliser, pas au sens religieux ?
20:32Dans la mesure où, là, ce que veut faire Donald Trump,
20:35c'est dire qu'il y a un déclin civilisationnel,
20:38et c'est à nous, les États-Unis, de recréer la forme de grandeur de l'Union européenne.
20:43Pardon, mais moi, j'ai pas besoin des États-Unis...
20:45Vous avez lu le document ou... ?
20:46Pardon ?
20:46Vous avez lu le document.
20:47Oui, j'ai regardé le document de la Sécurité nationale des États-Unis de Donald Trump,
20:52dans lequel il dit aussi, par exemple,
20:56qu'il faut une forme d'union et d'alliance avec les droites européennes.
21:04Et dans ce cadre-là, d'ailleurs, je ne sais pas si vous avez vu,
21:06l'ambassadeur des États-Unis a rencontré Jordan Bardella et Marine Le Pen,
21:10à se demander quels intérêts servent Jordan Bardella et Marine Le Pen,
21:14s'ils servent les intérêts des États-Unis de Donald Trump
21:16ou les intérêts de notre pays.
21:18C'est le prénom qui vous est familier, normalement,
21:19l'international des gauches, M. Maduro, et ainsi de suite,
21:22l'international des droites.
21:23J'ai pas de lien avec M. Maduro.
21:24Vous comprenez ce que je veux dire ?
21:25J'ai pas de lien avec M. Maduro.
21:26Que je sache...
21:27Moi, je défends les intérêts de mon pays et de l'Union européenne.
21:31Des partis qui ont le dit...
21:32Et je les défends au nom de valeurs sociales et écologiques.
21:35Mais que je sache, il y a quand même un lien entre les filles,
21:37M. Maduro, il le défend avec énergie.
21:39Non, pas du tout ?
21:40Non.
21:40C'est une illusion ?
21:41Il n'y en a jamais eu, mais bon, c'est pas grave.
21:47Vous n'en êtes pas à votre premier fait d'arme de raconter...
21:51Non, non, l'alliance bolivarienne.
21:52De raconter des choses...
21:53Excusez-moi, l'alliance bolivarienne.
21:55Je vous renvoie à notre programme et vous verrez
21:56si vous trouverez une référence à l'alliance bolivarienne.
21:59Ça ne existe pas non plus.
22:00Vous verrez, je vous envoie à notre programme
22:03puisque vous aimez bien avoir un peu de lecture
22:05pour un dimanche après-midi au coin du feu
22:07et on aura l'occasion de s'en reparler.
22:09D'accord, donc je suis préoccupé de ce qui se passe dans un autre pays
22:11pour vous.
22:11Non, bien sûr, se préoccuper de ce qui se passe dans un autre pays.
22:14Évidemment, l'internationalisme nous amène à, par exemple,
22:19défendre le droit international partout dans le monde.
22:21Par contre, ne nous amène pas à nous agenouiller
22:24au pied de Donald Trump qui, lui, son seul intérêt...
22:27Si, pardon, mais l'Union Européenne...
22:28Personne ne s'agene.
22:29On peut repartir...
22:29C'est que l'Union Européenne, on ne se prend pas.
22:31Dans l'ordre, dans l'ordre.
22:32Première chose, pourquoi je dis que l'Union Européenne
22:34s'agenouille devant Donald Trump ?
22:36Parce que l'Union Européenne a signé,
22:38ou plutôt Ursula von der Rien a signé,
22:39un accord commercial, là aussi, commercial...
22:41Celle que vous avez embrassée...
22:43Avec les Etats-Unis.
22:43Moi, vous savez, Ursula von der Rien,
22:46je l'ai combattue dès le premier jour.
22:47J'ai voté contre sa commission.
22:49Mais qu'est-ce que c'est que cette accolade ?
22:50Écoutez, je suis présidente de groupe au Parlement européen.
22:52Ursula von der Rien vient d'être élue.
22:54Je lui serre la main et elle me dit
22:55après ce que vous venez de me mettre dans la tête,
22:58vous n'allez pas juste me serrer la main.
22:59Mais vous savez, moi, ce dont je parle ici,
23:02c'est de politique.
23:02Et Ursula von der Rien, la présidente de la commission,
23:05s'est agenouillée au pied de Donald Trump
23:06en signant un accord commercial qui est absolument...
23:10Tout le monde est couché devant Trump.
23:13Non, pas tout le monde.
23:14Il se trouve que nous, nous résistons
23:15à la politique des Etats-Unis.
23:18Bien sûr.
23:20Le rendez-vous n'a pas eu lieu
23:21entre l'ambassadeur des Etats-Unis
23:23et Marine Le Pen et Jordan Barber.
23:25Vous dites que les deux sont agenouillés.
23:27Marine Le Pen n'a pas félicité Donald Trump
23:29lors de son élection,
23:30en se précipitant lors de sa première élection
23:32pour essayer de lui serrer la main.
23:34Non, moi, Donald Trump,
23:36je ne vais pas m'agenouiller à lui
23:38et dire que sa politique est formidable.
23:40La pause, et on reprend dans un instant
23:42sur le plateau du Grand Rendez-vous.
23:46Sur le plateau du Grand Rendez-vous,
23:48Europe 1 C News,
23:49les échos avec Manon Aubry,
23:50députée européenne insoumise.
23:52Un mot de cette fusillade en Australie.
23:54Deux suspects ont été interpellés.
23:55Cette violence dans le monde entier.
23:57On est vraiment sur le qui-vive
24:00dans toutes les capitales du monde.
24:01Là, on est dans un quartier plutôt tranquille
24:03de Bondy, Bondy à Sydney.
24:04C'est l'équivalent de Neuilly à Paris.
24:09Qu'est-ce que ça vous inspire aujourd'hui ?
24:10J'apprends comme vous.
24:12C'est ce drame absolument inouï ce matin.
24:17Je voudrais avoir d'abord une pensée
24:19pour les victimes, les proches,
24:23tous ceux qui ont été aussi témoins
24:25de ces faits-là.
24:26Maintenant, c'est le temps de l'enquête
24:28qui démarre à peine.
24:28C'est difficile de commenter quelque chose
24:30qui est à chaud.
24:31Vous vous en doutez.
24:32J'espère que les suspects,
24:35s'il y a d'autres suspects,
24:36d'autres complices
24:37qui ont participé
24:39à ces actes de violence
24:41qui pourront être appréhendés
24:42le plus rapidement possible.
24:44D'abord, ça lui est aussi
24:45le travail des forces de l'ordre
24:46et des secours,
24:48des forces de l'ordre
24:49qui ont permis d'arrêter
24:50assez rapidement déjà deux suspects.
24:52L'enquête suivra son cours.
24:54Tout ce qu'on sait pour l'instant,
24:55c'est que ces tirs ont eu lieu
24:57pendant la fête juive de Hanoukka.
24:59Voilà, donc un moment
25:01d'apaisement,
25:03de calme
25:03pour la communauté juive
25:05en Australie.
25:06Voilà, c'est pour l'instant
25:08les toutes premières informations
25:09qu'on a.
25:09Ce qui veut dire
25:10qu'il y a probablement
25:11une dimension antisémite
25:12dans ces faits de violence
25:15aujourd'hui
25:16et qui est évidemment
25:16un fait aggravant
25:18parce que chaque juif
25:19du monde entier
25:20doit pouvoir vivre en sécurité
25:21et a fortiori
25:22au moment de fêtes religieuses.
25:23Il y avait cette discussion
25:27au sein de l'Union Européenne.
25:31Alors, vous allez me dire
25:31que les Britanniques
25:32ne sont plus dans l'Union Européenne
25:34mais dans une tribune
25:35aux gardiennes.
25:36Il y a deux chefs de gouvernement,
25:37Kerr Starmer
25:38mais aussi la première ministre
25:40danoise,
25:41Mette Friedrichsen,
25:42qui parle d'une modernisation
25:45éventuelle
25:46de la Convention Européenne
25:47des Droits de l'Homme
25:48afin qu'elle puisse,
25:50je cite,
25:50refléter les défis
25:51du XXIe siècle.
25:52Le système d'asile,
25:54disent ces deux chefs
25:54de gouvernement,
25:55a été créé pour une autre époque.
25:57Nous protégerons toujours
25:58ceux qui fuient la guerre
25:59et la terreur
25:59mais le monde a changé
26:01et les systèmes d'asile
26:01doivent également changer.
26:03Voilà donc
26:04deux chefs de gouvernement
26:05qui disent ça,
26:06le chef de gouvernement britannique
26:07et aussi
26:07la première ministre danoise
26:09qui est donc dans l'Union Européenne,
26:10vous qui êtes députée européenne
26:11qui vous inspire.
26:12Je précise,
26:13ils sont tous les deux de gauche.
26:14De gauche,
26:16une certaine gauche,
26:17une gauche sociale-démocrate
26:18avec laquelle je ne partage pas beaucoup.
26:19D'ailleurs,
26:20la première ministre danoise
26:23est souvent utilisée
26:25comme exemple
26:26par la droite européenne.
26:29Il se trouve que le Danemark
26:29avait occupé la présidence
26:31de l'Union Européenne
26:32ces six derniers mois
26:32et je me souviens
26:34quand la première ministre danoise
26:35est venue au Parlement européen,
26:36elle a été largement applaudie
26:37par les bandes à droite
26:38et l'extrême droite
26:39quand elle a parlé d'immigration.
26:40Sur le fond du sujet,
26:42c'est ça qui m'intéresse.
26:43Sur quoi vous m'interrogez,
26:45est-ce que vous savez
26:45que le volume de flux migratoires
26:49dans quel sens il va
26:50au niveau européen ?
26:52Est-ce que vous savez
26:52s'il augmente
26:53ou s'il baisse ?
26:54C'est nous qui posons
26:56des questions ici,
26:56Manon Brice.
26:57Alors vous allez répondre
26:58à votre propre question.
26:59Non,
27:00je vous le donne
27:01parce que je pense
27:02que c'est utile
27:02pour informer le débat.
27:04Il a baissé.
27:04Ses flux migratoires illégaux
27:06ont baissé de 20%
27:07ces dernières années.
27:08C'est-à-dire que
27:09les flux migratoires continuent
27:10mais il y en a un peu moins
27:11en ce moment
27:12qu'il y en a un peu par avant
27:12mais ils continuent.
27:13Et ça,
27:14vous appelez ça
27:14une forme d'inversion ?
27:16Non,
27:17je vous dis ça
27:17parce que souvent...
27:19C'est une piste de pièges
27:19qui se retournent
27:19pour vous.
27:20Je vous donne ça
27:22comme élément dans le débat
27:23parce que souvent
27:24on donne une impression
27:26d'invasion migratoire,
27:28etc.
27:29qui n'est pas étayée
27:31par l'effet de nom.
27:32Il y a une baisse
27:32de volume.
27:34Donc ça veut dire
27:34qu'il y a moins de personnes
27:36qui arrivent
27:36que les années précédentes.
27:38Une fois qu'on s'est dit ça...
27:40Il y a des questions démographiques
27:41notamment sur le continent africain
27:42qui nous disent
27:43que d'ici quelques dizaines d'années
27:45il va y avoir sans doute
27:46un afflux de personnes
27:49à cause aussi
27:50du réchauffement climatique,
27:51à cause de...
27:52C'est bien qu'on parle
27:53un petit peu
27:54de la question climatique.
27:55Il y a beaucoup de choses.
27:56Et donc là,
27:57vous traitez
27:57d'une chose importante,
27:59c'est les causes d'émigration.
28:00Si vous voulez que les gens
28:01n'aient pas à quitter
28:02chez eux,
28:03vous,
28:04si vous vivez à Paris
28:05et que vous vivez bien à Paris,
28:06vous n'avez pas de raison
28:07de quitter Paris.
28:08Par contre,
28:09si demain Paris est inondé
28:10et que la Seine déborde
28:12et que vous ne pouvez plus
28:13vivre à Paris,
28:14oui, sans doute
28:14vous allez émigrer.
28:15Et donc,
28:16traiter les causes d'émigration,
28:17c'est permettre aux gens
28:18de ne pas avoir
28:19à partir de chez eux.
28:20Qu'est-ce que vous pensez
28:20de cette sortie
28:21de Mme Friedrichsen
28:23sur la Convention européenne
28:25des droits de l'homme ?
28:25Je pense que c'est une course
28:25à l'échalote
28:26derrière l'extrême droite.
28:28La Cour européenne
28:29des droits de l'homme
28:30et sa convention
28:31qui est afférente
28:32permettent
28:33de défendre
28:34les droits fondamentaux
28:35sur notre continent
28:36et que nous,
28:37en tant qu'Européens,
28:38on doit en être les gars.
28:39Mais si je peux me permettre,
28:40je prends la suite
28:41de Mme Friedrichsen
28:42maintenant lorsqu'elle s'inquiète.
28:43Vous prenez la suite
28:44d'une première ministre
28:46social-démocrate ?
28:47Bien sûr,
28:48comme quoi la social-démocratie
28:49peut le rassembler ?
28:49Comme quoi la social-démocratie
28:51est bien dévoyée
28:52et n'est plus vraiment de gauche.
28:53Au-delà de la boutade.
28:55Je vous laisse distribuer
28:57les bons points
28:58de gauche-droite,
28:59tout ça.
28:59Mais sur le fond des choses,
29:00est-ce qu'il n'y a pas
29:01aujourd'hui un dérèglement
29:02du système d'asile
29:03qui avait vocation à l'origine,
29:04ne l'oublions pas,
29:05à accueillir quelques dissidents
29:06des pays communistes
29:07et aujourd'hui
29:09qui accueillent des milliers,
29:10des centaines de milliers
29:11de personnes
29:11dans des sociétés
29:12qui ne sont pas équipées
29:13pour cela ?
29:13Est-ce que vous savez
29:14les pays dans le monde
29:15qui accueillent
29:16le plus de migrants ?
29:17Oui, j'entends très bien
29:18c'est à l'extérieur de l'Europe.
29:19Mais est-ce que l'Europe
29:20aujourd'hui subit
29:21une vague migratoire ?
29:22Vous prenez un État
29:22par exemple comme la Jordanie,
29:24je crois que c'est quasiment
29:25un quart de la population
29:25qui est de l'immigration.
29:28Vous me répondez par la Jordanie.
29:29Est-ce que vous convenez
29:29qu'aujourd'hui globalement
29:30les populations européennes
29:31se sentent,
29:32pour reprendre une formule
29:33du centriste François Bayrou,
29:34généralement submergées ?
29:36Non.
29:37Non, parce que je pense que
29:38c'est cette peur
29:42que vous agitez sans cesse,
29:44y compris à cette antenne
29:45sur CNews,
29:46dont je témoigne,
29:47j'ai cité François Bayrou,
29:47de l'immigration,
29:48et que François Bayrou
29:50ait des dérives
29:51où il court après l'extrême droite,
29:53c'est une évidence
29:53et c'en est une autre démonstration.
29:55Vous savez,
29:56moi je suis fière
29:58que mon pays
29:59soit métissé.
30:00Je suis fière
30:01que dans notre pays
30:02on ait
30:03un Français sur quatre
30:05qui a des grands-parents
30:07qui ne sont pas nés en France.
30:09Notre pays est mélangé,
30:10notre pays est métissé.
30:11C'est l'unité républicaine,
30:15c'est précisément ça.
30:17C'est qu'on ne regarde pas
30:17votre origine,
30:18on ne regarde pas
30:19votre religion,
30:20on ne regarde pas
30:21votre couleur de peau.
30:22Notre pays, la France...
30:22Mais qui parle de ça ?
30:23On parle de submersion migratoire.
30:24Mais justement...
30:25Qui a parlé de submersion raciale ?
30:26Moi je ne vous parle pas,
30:27je vous dis à l'instant
30:28qu'il n'y a pas
30:29de submersion migratoire.
30:30Que tout ça,
30:31c'est un espèce de totem
30:33qui est saisi
30:33pour faire peur aux gens.
30:35Pour faire quoi ?
30:36Parce que par exemple,
30:37quand on parle...
30:37Il ne peut pas y avoir
30:38trop d'immigration
30:39dans notre pays.
30:40Le problème aujourd'hui
30:41dans notre pays,
30:41si on parle de saignée industrielle,
30:43ce n'est pas à cause
30:44de l'immigration.
30:45Si l'on parle des salaires
30:47qui n'augmentent pas,
30:48ce n'est pas à cause
30:49de l'immigration.
30:50Et je ne vous laisserai pas dire...
30:51Vous me laisserez dire
30:52ce que je veux
30:52si je peux me permettre
30:53de dire ce que vous voulez
30:54de votre côté.
30:55Moi je conteste ce fait-là.
30:57Il y a un choc des cultures,
30:58ça n'existe pas pour vous
30:59aujourd'hui ça ?
30:59Mais c'est quoi ce choc des cultures ?
31:01Par exemple,
31:01le choc révélé par le choc
31:02entre l'islam
31:07On y arrive,
31:08il fallait parler de l'islam.
31:09Ah non, je distingue l'islam
31:10de l'islamisme.
31:11Est-ce que l'islamisme
31:12pose un problème particulier
31:13en Europe ?
31:13Vous rendez compte,
31:14M. Boc-Côté,
31:14quand même,
31:15que vous avez démarré
31:16la conversation
31:17en parlant de migration
31:18et vous arrivez à la fin
31:20sur la question de l'islam.
31:22Vous faites un amalgame
31:24entre l'islam et l'immigration.
31:26Vous savez que dans notre pays,
31:27il y a des millions
31:27de concitoyens
31:28qui sont musulmans
31:29et qui ne sont pas
31:30d'origine immigrée.
31:31Vous le savez ça,
31:32M. Boc-Côté ?
31:32La question n'est pas là.
31:33Je termine ma réponse.
31:36J'ai quand même le sentiment
31:37qu'on arrive à ce moment
31:40de l'émission
31:40où vous savez,
31:42il y a vraiment la consigne
31:43muslim, muslim, muslim.
31:45Vous avez peut-être regardé...
31:46Mais de quoi vous parlez ?
31:47Vous savez à quoi je fais référence,
31:48mais si vous ne savez pas,
31:49je peux vous l'expliquer
31:50à ce complément d'enquête
31:51qui a été diffusé sur CNews
31:53où il est indiqué
31:53que des chefs de rédaction
31:55donnent pour consigne
31:55de parler muslim, muslim, muslim.
31:57Donc pour vous,
31:57la question de l'islamisme
31:59plus particulièrement,
32:00c'est d'une conspiration.
32:02C'est une conspiration des rédactions.
32:04Il n'y a pas d'enjeu islamisme
32:05dans l'Europe aujourd'hui.
32:06Je viens de vous faire
32:06la démonstration.
32:07Vous n'avez pas fait
32:07de démonstration du tout
32:08si je peux me permettre.
32:10Chacun sera juge
32:10ceux qui nous regardent.
32:11Que vous avez fait un amalgame
32:12entre d'un côté
32:14la question migratoire
32:14et de l'autre côté
32:16la question des musulmans.
32:18Et je pense que vous assimilez
32:20tous les immigrés
32:21à des musulmans.
32:22Mais qui a dit ça ?
32:23Non, c'est vous qui faites ça.
32:24Personne ne fait ça.
32:25C'est vous qui avez fait lien.
32:25Pourquoi vous avez fait lien
32:26dans ce cas ?
32:27C'est un lien entre
32:27l'islamisme et l'islam
32:29sans les recouper l'un l'autre.
32:31Mais de nouveau vous le faites.
32:32De nouveau vous le faites.
32:33Non, pas du tout.
32:34Ça ne veut pas dire
32:34que vous êtes fascinante.
32:35Ça ne veut pas dire
32:36que tous les immigrants
32:37sont des musulmans.
32:38Ça ne veut pas dire
32:38que tous les musulmans
32:39sont des islamistes.
32:40On progresse dans la conversation.
32:41Vous le voyez.
32:42Attendez, qu'est-ce que c'est
32:42que ce dialogue ?
32:43Je ne comprends pas.
32:43Mais c'est absurde.
32:44Vous avez un homme de paille.
32:45Je réponds avec beaucoup de calme.
32:49Vous boxez avec un homme de paille.
32:50Vous ne répondez pas
32:51à une question simple.
32:51Est-ce qu'il y a aujourd'hui
32:52un choc des cultures en Europe ?
32:54Est-ce que les Européens
32:55ont l'impression de vivre cela ?
32:56Je vous ai répondu non.
32:57D'accord.
32:57Je vous ai répondu non
32:58et je crois avoir étayé
32:59la discussion.
33:01Après, vous avez fait...
33:03Mais il n'y a pas de lien
33:04entre l'islam en Europe
33:04et l'immigration ?
33:06Donc là, vous voyez...
33:07Non, il pose une question.
33:08Sur le plan démographique.
33:09Je vous fais la réponse que non.
33:11L'islam est une immense
33:12conversion en Europe.
33:12Je vous fais la réponse que non.
33:14Et vous savez
33:15que la manière
33:16dont vous posez la question,
33:17c'est précisément
33:18pour faire un amalgame
33:19entre migration et musulmans.
33:21Donc il n'a pas le droit
33:21de poser la question ?
33:22Pour désigner comme ennemi.
33:23Qu'est-ce que vous dites ?
33:24Je conteste les termes du débat.
33:26J'ai le droit ?
33:27Oui ou non ?
33:27Je ne sais pas.
33:28Je trouve ça étonnant.
33:29Vous voulez faire mes réponses peut-être ?
33:30Non.
33:31Je trouve ça étonnant
33:32que vous contestiez
33:33une question d'un journaliste.
33:35J'ai le droit de contester
33:36les termes du débat, oui.
33:38Et je pense que la manière
33:40dont sont assimilés
33:42tous les musulmans de notre pays
33:43comme étant la source
33:44de tous les morts...
33:44Personne ne fait ça.
33:45Et la source...
33:46Vous assimilez les musulmans
33:47de notre pays
33:47à l'islamisme radical.
33:49Vous savez comme moi
33:50que je combats l'islamisme radical
33:52comme je combats
33:52toutes les manières
33:56de dévoyer une religion
33:57telle qu'elle soit.
33:59Mais je n'accepte pas
34:00que les musulmans
34:00de notre pays
34:01soient pointés du doigt
34:02à longueur de son échec
34:03et à longueur d'antenne.
34:04Il y a des sondages
34:05comme le sondage de l'IFOP
34:06que vous avez lu
34:08comme nous
34:09qui montrent certaines choses.
34:11Qui montrent pas.
34:12Qui montrent que par exemple
34:1457% des musulmans
34:1615-24 ans
34:17disent que les lois de l'islam
34:19doivent intervenir
34:19avant les lois de la République.
34:21Par exemple...
34:22Vous le savez comme moi
34:23que ce sondage de l'IFOP
34:25a été contesté
34:26à bien des égards.
34:28C'est un sondage de l'IFOP ?
34:29C'est un très bon discuté
34:31sur lequel vous vous appuyez aussi
34:32de temps en temps ?
34:33Non.
34:33Et qui en l'occurrence
34:34fait pas mal d'erreurs
34:36dans la manière
34:37dont ils élaborent
34:38leur sondage.
34:39Mais à la rigueur
34:40peu importe le sondage.
34:41On peut parler
34:41du fond de la question.
34:43Je vous le dis
34:44très calmement
34:45foutez la paix
34:46aux musulmans
34:47de ce pays.
34:48Foutez-leur la paix.
34:49On leur fout la paix ?
34:50Laissez-leur.
34:51On fête aujourd'hui
34:52cette année
34:53les 120 ans
34:54de la loi
34:54de séparation
34:55de l'Église
34:56et de l'État
34:56de 1905.
34:58La religion,
34:59chacun peut le trouver
34:59de la manière
35:00chez soi
35:01et ça reste chez soi
35:03et laissez
35:04foutez la paix
35:05aux musulmans
35:06de ce pays
35:07comme à toutes les religions.
35:08Et vous savez
35:08que la première religion
35:09du pays
35:09c'est d'abord
35:10de ne pas croire.
35:10C'est à l'IFOP
35:11que vous dites ça ?
35:12C'est à l'IFOP
35:12de dire
35:13vous n'avez pas
35:13à faire ce genre
35:14de sondage ?
35:15C'est ça que vous dites ?
35:15Mais vous aussi
35:17sur CNews
35:18qui avez l'habitude
35:19de pointer du doigt
35:20les musulmans
35:22de notre pays.
35:23Est-ce que l'IFOP
35:23ne devrait pas faire ce genre
35:24de sondage ?
35:24Mais vous savez comment
35:26ça n'a pas progressé
35:27l'islamisme radical
35:28dans notre pays ?
35:29Bon alors on va poser
35:30une pause
35:31on va poser une pause
35:32c'est un pléonasme
35:33qui veut dire ce qu'il veut
35:33et on revient
35:35dans un instant.
35:38Retour sur le plateau
35:40du grand rendez-vous
35:40Europe 1 CNews
35:41des échos
35:41avec la députée
35:42européenne insoumise
35:44Manon Aubry
35:44on va parler
35:45dans un instant
35:46de l'industrie
35:46de la réindustrialisation
35:47et de ce qui se passe
35:48chez Brandt
35:48avec Stéphane Dupont
35:49je voulais juste vous dire
35:50que bien sûr
35:51dans les émissions
35:52d'information
35:53de CNews
35:53et d'Europe 1
35:54juste après cette émission
35:55on reviendra largement
35:56sur cette fusillade
35:58en Australie
35:58fusillade sur la plage
35:59de Bondy
36:00plusieurs personnes
36:01sont hospitalisées
36:02après cette fusillade
36:03deux suspects ont été arrêtés
36:04après de nombreux coups de feu
36:05avec cette fusillade
36:07qui intervient
36:08pendant la fête juive
36:10de Hanouka
36:11ce dimanche
36:13Stéphane Dupont
36:14la situation de Brandt
36:16oui alors jeudi
36:17on apprenait
36:17la liquidation
36:18de cette entreprise
36:19que tous les français connaissent
36:21une marque d'électroménagers
36:22très populaire
36:23selon vous
36:25est-ce qu'il était possible
36:26de faire autrement
36:27sachant que cette entreprise
36:27a connu
36:28de toutes ces dernières années
36:29beaucoup de difficultés
36:30avait changé
36:30plusieurs fois de propriétaire
36:32est-ce que c'était
36:33selon vous
36:34inéluctable
36:34est-ce qu'il y avait
36:35une autre solution
36:35oui je pense que c'était
36:37c'était possible
36:39d'éviter
36:39d'en passer par là
36:40on a d'abord
36:41700 emplois
36:43qui sont sur le carreau
36:44donc c'est 700 familles
36:46qui aujourd'hui
36:48sont entre
36:49les mains
36:50d'un potentiel repreneur
36:53qui n'arrive pas
36:53d'ailleurs les salariés
36:54avaient proposé aussi
36:55de reprendre eux-mêmes
36:56l'entreprise
36:57ce qui n'a pas été
36:58suivi d'effet
36:59par le tribunal
37:01ce qui est dommage
37:03et malheureusement
37:04Brandt illustre
37:05une saignée industrielle
37:07beaucoup plus large
37:07on en parlait juste avant
37:08hors antenne
37:09vous avez fait un large dossier
37:11sur les échos
37:12qui regardent l'ensemble
37:13des plans sociaux
37:14de ces derniers mois
37:16depuis le mois de septembre
37:17vous avez compté
37:18plus de 10 000 emplois
37:19qui sont sur la sellette
37:20un nombre record
37:21de PSE
37:24donc de plans sociaux
37:26dans les entreprises
37:27c'est toute la question
37:28de la désindustrialisation
37:29de la France
37:29qui a redémarré
37:30qui est extrêmement large
37:31et donc on peut prendre
37:32Arcelor
37:33mais c'est toute l'industrie
37:34je voyais même
37:35dans le secteur agroalimentaire
37:36qui était plutôt
37:37un secteur industriel
37:39en dynamique
37:39en France
37:40comment selon vous
37:40est-ce qu'on lutte
37:41contre cette désindustrialisation
37:42qui est souvent due
37:43à la concurrence déloyale
37:44des produits chinois
37:45alors concurrence déloyale
37:47des produits chinois
37:48vous avez raison
37:49on a aussi une délocalisation
37:50qui se fait au sein même
37:51de l'Union Européenne
37:52votre dossier le démontrait
37:53on a environ
37:54on estime
37:55quasiment un emploi sur deux
37:56qui est délocalisé
37:57au sein même
37:58de l'Union Européenne
37:59je prends l'exemple
37:59d'ArcelorMittal
38:00une partie des emplois
38:01va être délocalisé en Inde
38:02mais aussi une partie
38:03en Pologne
38:04donc aujourd'hui
38:05comment on agit ?
38:06on agit d'abord
38:06sur le très court terme
38:08en interdisant
38:09aux entreprises
38:10de licencier
38:10lorsqu'elles font des bénéfices
38:12et qu'elles reversent
38:12des dividendes
38:13à leurs actionnaires
38:13si elles ont de l'argent
38:14pour verser des dividendes
38:15à leurs actionnaires
38:16ça veut dire
38:16qu'elles ont de l'argent
38:17pour sauver de l'emploi
38:18première chose
38:19deuxième chose
38:20et ça va avec
38:20on fait des contreparties
38:22aux aides qui sont données
38:24la plupart de ces entreprises
38:25et Brandt en fait partie
38:26reçoivent des aides de l'Etat
38:28à travers notamment
38:28des crédits d'impôt
38:29crédits d'impôt recherche
38:30l'équivalent du CICE
38:32qui a été transformé
38:32etc
38:33et donc il faut des contreparties
38:34il n'est pas normal
38:35qu'on utilise de l'argent public
38:36pour qu'à la fin
38:37des entreprises licencient
38:38et ensuite
38:39il faut agir sur le long terme
38:41agir sur le long terme
38:42c'est
38:42on en revient à la question
38:44qu'on évoquait au début
38:44de l'émission
38:45la question du protectionnisme
38:46comment on s'assure
38:47que par exemple
38:48dans la commande publique
38:49on privilégie
38:50les biens
38:52qui ont été faits
38:54et élaborés en France
38:55plutôt que d'aller chercher
38:56de l'autre bout du monde
38:57si il y a un problème
38:58de coût de production
38:58les entreprises se plaignent
39:00qu'elles payent trop d'impôts
39:02par rapport à leurs concurrents
39:03qu'il y a des impôts de production
39:03en France qui sont très lourds
39:05dans le budget
39:06vous, vous avez encore voté
39:07les filles
39:07des hausses d'impôts
39:08sur les entreprises
39:09est-ce que ce n'est pas
39:09un peu contradictoire
39:10de dire on veut défendre
39:11l'entreprise et l'industrie
39:12en France
39:12et voter plus d'impôts
39:13pour les entreprises
39:14dans le budget
39:14la seule chose qui a été votée
39:16c'est l'équivalent
39:16de l'impôt universel
39:17ce qui s'appelle
39:19l'impôt universel
39:1928 milliards
39:21sur les grandes entreprises
39:2228 milliards d'euros
39:23mais ce n'est pas
39:24un surimpôt
39:25sur les entreprises
39:26c'est juste
39:27non je vais vous expliquer
39:28ce que c'est
39:29c'est un outil de lutte
39:30contre l'évasion fiscale
39:31c'est faire en sorte
39:32que les entreprises
39:33payent en impôts
39:34je vais vous expliquer
39:36ne soyez pas impatients
39:38j'y arrive
39:38c'est faire en sorte
39:39que les entreprises
39:40payent en impôts
39:41à hauteur de leur activité
39:42économique réelle
39:43en France
39:44dit autrement
39:45si vous prenez
39:46votre bar
39:48au coin de la rue
39:48ils payent beaucoup plus
39:50d'impôts en proportion
39:50qu'une entreprise
39:51comme Starbucks
39:52de la même manière
39:53votre librairie
39:54au coin de la rue
39:55paye beaucoup plus
39:55d'impôts qu'Amazon
39:56parce que ces entreprises
39:57comme Amazon et Starbucks
39:58ont des filiales
40:00qui sont dans les paradis fiscaux
40:01où elles enregistrent
40:02artificiellement leurs bénéfices
40:03donc l'objectif
40:04c'est de rétablir
40:05de l'égalité fiscale
40:06c'est faire en sorte
40:07que les PME
40:08ne payent pas plus d'impôts
40:09que les grandes entreprises
40:10et ça je pense que
40:11dans un journal économique
40:13de très bonnes factures
40:14comme les Echos
40:15c'est un objectif
40:16que l'on partage
40:17rétablir de l'équité fiscale
40:19c'est dommage
40:20si vous ne le partagez pas
40:21mais c'est rétablir
40:22de l'équité fiscale
40:23pour faire en sorte
40:24que chacun paye
40:24à la hauteur de ses moyens
40:25et donc
40:26pour en revenir
40:27à la notion
40:29de compétitivité
40:30en même temps
40:31qu'on privilégie
40:34les entreprises françaises
40:36dans la commande publique
40:36notamment
40:37il faut aussi se protéger
40:38et assumer
40:39des formes
40:40de barrières douanières
40:41aux frontières
40:42de l'Union Européenne
40:42nous l'avons toujours défendu
40:44nous sommes à 10 jours
40:45des fêtes de Noël
40:46est-ce que vous souhaitez
40:47à l'avance
40:48de voir les fêtes de Noël
40:49Manon Brie ?
40:50évidemment d'abord
40:51je pense qu'on a tous besoin
40:54de ces moments de retrouvailles
40:55en famille
40:56de ces moments de pause
40:58de ces moments de vacances
41:00de ces moments un peu collectifs
41:02même si je n'oublie pas
41:03que pendant ces fêtes
41:04il y a aussi beaucoup de personnes
41:06qui travaillent
41:07qui travaillent à l'hôpital
41:08qui travaillent
41:09dans tous les services
41:10qui continuent à fonctionner
41:11pendant ces moments
41:13où on aimerait tous
41:14pouvoir retrouver les siens
41:15et c'est d'ailleurs
41:16ce que je vous souhaite
41:17à vous individuellement
41:18et à tous ceux
41:19qui nous regardent
41:19mais est-ce que Noël
41:20est pour vous
41:21une fête traditionnelle
41:22patrimoniale
41:23de la France
41:24qu'est-ce que vous pensez
41:25de ce sondage
41:2679% des Français
41:28sont pour
41:29la présence
41:31des crèches de Noël
41:32dans les mairies
41:32écoutez
41:33on évoquait
41:34un tout petit peu avant
41:36le principe de laïcité
41:37le principe de laïcité
41:39il est extrêmement clair
41:40c'est
41:41la séparation
41:42de l'église
41:42et de l'État
41:43les mairies
41:43sont les représentations
41:44de l'État
41:45à l'échelon local
41:46il est d'ailleurs
41:47écrit sur le fronton
41:48des mairies
41:48liberté, égalité, fraternité
41:50c'est notre devise
41:51et donc si l'État
41:52ne reconnaît pas de culte
41:54il est normal
41:54qu'il n'y ait pas
41:55de culte présent
41:55tel qu'il soit
41:56au sein des mairies
41:58je pense que tout le monde
41:59peut le comprendre
41:59et que le principe
42:00de laïcité
42:00est assez fondateur
42:01179% des gens
42:03si je peux me permettre
42:03tout le monde
42:04179%
42:05c'est la conception
42:06de la majorité
42:07selon vous
42:07je pense que tout le monde
42:08peut le comprendre
42:09le principe de laïcité
42:11est relativement soutenu
42:12et défendu aujourd'hui
42:13dans notre pays
42:13nous avions un petit désaccord
42:14peut-être tantôt
42:15sur la notion
42:15de choc culturel
42:16vous n'avez pas l'impression
42:17vous voulez revenir
42:18à ce débat
42:19à l'essentiel
42:20vous le fuyez
42:21je vous y ramène
42:21vous me pardonnez
42:22je réponds avec plaisir
42:23à vos questions
42:24mais je note quand même
42:25une petite pointe
42:27de focalisation
42:28sur ces notions-là
42:29mais on n'a chacun
42:30nos focalisations
42:31vous avez les vôtres
42:31alors j'y reviens
42:32moi j'essaie de parler
42:34de l'enjeu du quotidien
42:35des françaises
42:35et des français
42:35il se peut
42:36qu'il y a la question
42:38mais l'avenir de son pays
42:39c'est justement
42:40comment on arrive à
42:41vous n'avez pas l'impression
42:43dans ce 79% des gens
42:45le témoignage
42:47de ce choc culturel
42:47dont on parle quelques fois
42:48puisque les français
42:49se sentent dépossédés
42:50de leur identité
42:51peut-être
42:51ou de leur identité
42:52c'est-à-dire
42:52on va au moins mettre
42:53de l'avant
42:53les symboles traditionnels
42:54qui marquent le pays
42:55et peut-être que la crèche
42:56en est un
42:57vous ne l'interprétez pas
42:58comme ça
42:58je vous trouve
42:59assez pessimiste
43:01et négatif
43:02avant ces fêtes
43:04de fin d'année
43:05moi je suis la joie
43:06chère madame
43:06mais ce que je cherche
43:07il a même raconté
43:09son Noël
43:10au pied du sapin
43:11je suis ravie
43:13de savoir
43:13comment votre Noël
43:14se déroule
43:14pour le reste
43:15moi ce que je sais
43:16c'est que pendant
43:17ces fêtes de fin d'année
43:18il y a énormément
43:19de familles
43:20qui aimeraient bien
43:21payer des cadeaux
43:21à leurs enfants
43:22vous expliquez comment
43:23le 79% des gens
43:24sont favorables
43:25au prix de la chambre
43:26il y en a beaucoup
43:26qui aimeraient
43:27se faire un petit
43:29repas d'exception
43:30et qui n'en auront pas
43:31les moyens
43:32voilà monsieur Bocoté
43:33je pense la réalité
43:34des français
43:35c'est des français
43:35en ce que je vous ramène
43:36vous me pardonnerez
43:37d'être têtu sur les faits
43:39je trouve que vous êtes
43:40un peu obsédé
43:40oui oui
43:41parfaitement
43:4279% des gens disent
43:43une crèche en mairie
43:44nous y sommes favorables
43:45comment l'interprétez-vous
43:46je
43:47enfin de nouveau
43:48on peut revenir
43:49c'est comme le sondage
43:50de l'IFOP tout à l'heure
43:52ça dépend
43:52qui pose les questions
43:53comment elles sont formulées
43:54etc
43:55et je vous le voyais bien
43:57on va prendre un cas concret
43:59est-ce que quand il y a
43:59une crèche dans une mairie
44:00est-ce que vous trouvez
44:02qu'on devrait aller voir
44:03le maire en disant
44:04enlevez votre crèche
44:05ou est-ce que
44:05maintenant qu'elle est là
44:06elle est là
44:06mais c'est pas la question
44:07de est-ce que je trouve
44:08c'est qu'est-ce que le droit
44:09dit
44:09et le droit
44:10et toutes les mairies
44:11qui ont fait des crèches
44:13donc vous êtes plutôt
44:14de dire
44:14il faut enlever la crèche
44:15je suis du côté du droit
44:16monsieur
44:17et le droit
44:18c'est important
44:19vous n'étiez pas
44:19tant pas pour la colère
44:20des agriculteurs
44:20je peux me permettre
44:21vous êtes pour le droit
44:22symétrique
44:23quand ça vous plaît
44:23oui
44:24quand ça vous plaît pas
44:24non
44:25parce que le droit
44:25de grève existe aussi
44:26dans notre pays
44:27et donc si vous voulez
44:28parler tant que ça
44:29de ces fêtes de fin d'année
44:30moi je souhaite
44:32qu'on puisse parler
44:33par exemple
44:33de la manière
44:34à travers laquelle
44:35ce gouvernement macroniste
44:36a tenté de supprimer
44:38une partie de la prime
44:38de Noël
44:39voilà c'est ça la réalité
44:40vous le savez
44:41sur le pouvoir d'achat
44:42vous avez raison
44:42d'y insister
44:43en ce moment
44:43les fêtes de Noël
44:45c'est les fêtes
44:46chrétiennes catholiques
44:48et puis il y a des fêtes
44:49en décembre
44:49qui sont les fêtes
44:50de Hanouka
44:50je reviens à ce qui s'est passé
44:52en Australie
44:53il y a au moins 10 personnes
44:54mortes dans l'attaque
44:55de la plage de Bondy
44:57en Australie
44:58lors de cette juive
44:59de Hanouka
45:00ce sont les médias australiens
45:01qui rapportent ça
45:02et le président israélien
45:04a dit cette phrase
45:06nos frères et sœurs
45:07font face
45:08à une cruauté inouïe
45:10il dit aussi
45:11il demande
45:11au gouvernement australien
45:13de prendre des mesures concrètes
45:15contre l'antisémitisme
45:17qui gangrène
45:18la société australienne
45:20vous savez
45:21l'antisémitisme
45:21gangrène toutes les sociétés
45:23pas seulement la société australienne
45:24elle gangrène la société française
45:26les sociétés européennes
45:27et l'antisémitisme
45:28et qu'est-ce qu'on fait
45:29contre l'antisémitisme ?
45:29c'est la haine
45:30d'une personne
45:31en raison de sa religion
45:32et puisqu'on parlait
45:33justement à l'instant
45:34de la laïcité
45:35la laïcité nous commande
45:37de punir cette haine
45:38est-ce qu'elle marche cette laïcité ?
45:39est-ce qu'elle fonctionne ?
45:40peut-être pas suffisamment bien
45:42mais je trouve
45:43que cette notion
45:44est importante à défendre
45:46et elle nous commande aussi
45:48de lutter contre toutes les formes
45:51de discrimination
45:52en fonction
45:53en raison de sa religion
45:54et notamment en raison
45:56de sa religion juive
45:57et donc lutter aujourd'hui
45:59contre l'antisémitisme
46:00nécessite des moyens
46:01nécessite une prise de conscience
46:03nécessite une sensibilisation
46:06dès le plus jeune âge
46:07à l'école
46:07voilà comment on lutte
46:09contre l'antisémitisme
46:10à tous les niveaux
46:11de notre société
46:12et bien sûr que l'antisémitisme
46:13est encore trop présent
46:14dans nos sociétés
46:15et quand votre collègue européenne
46:17Rima Hassan
46:17se retrouve devant le juge israélien
46:19qui lui dit
46:20vous êtes interdite
46:20de territoire israélien
46:21pendant 100 ans
46:22et Rima Hassan qui répond
46:23Israël ne survivra pas 100 ans
46:25quel est le rapport
46:26avec l'antisémitisme ?
46:27est-ce que ça n'est pas
46:28une déclaration antisémite ?
46:29quel est le rapport
46:30avec l'antisémitisme ?
46:31donc vous assimilez
46:32une bataille
46:33contre un gouvernement
46:34qui est accusé
46:36c'est pas le gouvernement
46:36c'est Israël
46:37qui est accusé
46:38de génocide
46:38attendez
46:39elle dit pas le gouvernement
46:40Netanyahou
46:41attendez
46:42elle dit Israël
46:43un peuple
46:44donc en Israël
46:45il n'y a que des juifs ?
46:47en Israël
46:47il y a les israéliens
46:48je cite juste
46:50Rima Hassan
46:51Israël ne survivra pas 100 ans
46:53je réponds juste
46:54vous faites le lien
46:55entre l'antisémitisme
46:56et l'état d'Israël
46:57est-ce que dans l'état d'Israël
46:58il n'y a que des juifs ?
46:59regardez
46:59je lis juste
47:00je lui ai répondu
47:02Israël ne survivra pas 100 ans
47:03répondez à ma question
47:04répondez à ma question
47:06vous voyez très bien
47:08que vous êtes en difficulté
47:09puisque
47:09je ne suis pas du tout
47:10en difficulté
47:10c'est vous qui êtes en difficulté
47:12vous ne voulez pas répondre
47:13sur Rima Hassan
47:13non je réponds
47:14sans problème sur Rima Hassan
47:15alors elle a raison
47:15de dire ça ou pas ?
47:16bien sûr qu'elle a raison
47:17pourquoi est-ce qu'elle a raison ?
47:18parce que l'état d'Israël
47:19ne tiendra pas un siècle
47:20d'abord
47:20elle a raison
47:21vous savez qu'aujourd'hui
47:23commettre des crimes de guerre
47:25et des crimes contre l'humanité
47:26raison pour laquelle
47:28le gouvernement israélien
47:29est poursuivi
47:30par la cour pénale internationale
47:31oui ça précipite
47:33à la chute d'un état
47:35la disparition de l'état
47:36la disparition de l'état juif
47:37comment il s'appelle lui-même
47:39nous avons toujours défendu
47:40et vous le savez
47:40une solution à deux états
47:42avec un état israélien
47:44et un état palestinien
47:46il se trouve qu'aujourd'hui
47:47sur ces deux états
47:48il n'y en a qu'un seul
47:49qui n'a pas vu la lumière du jour
47:50c'est l'état palestinien
47:52parce que vous avez l'état
47:53parce que vous avez l'état israélien
47:55je ne vous ai jamais dit
47:56qu'il fallait détruire
47:56non c'est pas ce qu'elle dit
47:59elle dit aujourd'hui
48:00que les crimes
48:00les crimes que commet
48:04aujourd'hui
48:05l'état d'israël
48:06va précipiter sa perte
48:08parce qu'aujourd'hui
48:09quand vous avez un gouvernement
48:11qui est en train
48:12de commettre
48:12les petits crimes
48:13je veux dire
48:14vous voyez la réalité
48:15vous voyez le raccourci
48:17que fait Rima Hassan
48:18israélien ne survivra pas
48:19sans temps
48:20moi je suis israélien
48:21ou je suis juif dans le monde
48:22je lis ça
48:23je tombe de ma chaise
48:24le raccourci
48:24c'est vous qui le faites
48:25non
48:26en assimilant
48:27en assimilant
48:28en assimilant
48:29les juifs du monde entier
48:30à l'état d'israël
48:31il y a d'ailleurs
48:32au sein même
48:32de l'état israélien
48:33une partie de la population
48:34qui conteste le gouvernement
48:36de Benjamin Netanyahou
48:37est en train de commettre
48:38on demandera aux israéliens
48:40ce qu'ils pensent
48:41de ce tweet
48:41écoutez je pense
48:42qu'il y a beaucoup d'israéliens
48:43qui ne sont pas à l'aise
48:44avec la politique de colonisation
48:46qui est menée
48:46vous le pensez
48:47madame
48:47on demandera aux israéliens
48:49où j'ai vu de mes propres yeux
48:50un régime d'apartheid
48:52où j'ai vu de mes propres yeux
48:53des agriculteurs
48:55oui je maintiens
48:56des agriculteurs
48:57qui sont dépossédés
48:58de leur terre
48:59des agriculteurs
49:00qui sont assassinés
49:01pour être légalement
49:02sur leur territoire
49:03et donc vous ne pouvez plus
49:05ignorer aujourd'hui
49:06les massacres
49:06j'aimerais continuer ce débat
49:07mais je dois rendre l'antenne
49:08madame
49:08je termine juste d'un mot
49:09vous ne pourrez plus
49:10aujourd'hui
49:10ignorer les massacres
49:12qui ont été commis
49:12tant dans la bande de Gaza
49:13qu'en si j'en ai
49:14Israël ne suivra pas
49:15c'est le tweet de Rima Hassan
49:17merci beaucoup Manon Aubry
49:18d'avoir été sur nos antennes
49:19bon dimanche à tous
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