- il y a 4 mois
- #legrandrdv
Pierre de Vilno reçoit Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue au Grand Rendez-vous Europe 1, CNews et Les Echos.
00:04Bonjour Éric Coquerel.
00:05Bonjour.
00:06Merci d'être avec nous, c'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche.
00:08Vous êtes député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale.
00:13Depuis mardi, la France connaît un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.
00:17Il succède à François Bayreau avec pour projet, on l'a entendu, moderne de rupture avec son prédécesseur.
00:24Avec déjà cette annonce, pas question de supprimer les deux jours fériés.
00:27Manuel Bompard attend la session parlementaire pour censurer, même en l'absence de vote de confiance.
00:33Marine Le Pen attend la rupture, sinon ce sera la censure, dit-elle.
00:37Le point commun des deux extrêmes étant que tous deux souhaitaient le départ du président de la République ou une dissolution.
00:44En attendant, vous appelez à manifester une nouvelle fois jeudi prochain, après cette journée du 10 septembre
00:49qui s'est déroulée par un échec sur le blocage, des violences contre les forces de l'ordre,
00:54mais aussi des manifestants portant des drapeaux français.
00:56C'est qu'attendez-vous du Premier ministre ? Qu'attendez-vous de la France ?
01:00Quelle France souhaitez-vous alors qu'elle est dans une impasse politique, économique, sociale, civilisationnelle ?
01:07Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane.
01:10Bonjour.
01:11Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
01:12Bonjour.
01:12Un policier a été passé à tabac ce jeudi, Éric Coquerel à Tourcoing, fonctionnaire de la BAC, la brigade anticriminalité.
01:20Il était en planque après un vol de trottinette.
01:23Le fonctionnaire agressé souffre d'une fracture d'inné.
01:25Il va devoir se faire opérer, plusieurs dents cassées.
01:28Que dites-vous à ce policier ce matin, Éric Coquerel ?
01:31Tout mon soutien et toute ma solidarité.
01:34Voilà.
01:35Comment voulez-vous qu'on accepte qu'un policier dans ses fonctions, par rapport à un vol, manifestement, puisse se faire tabasser comme ça ?
01:47Ce n'est pas admissible.
01:48Votre collègue de Seine-Saint-Denis, Ali Duhard, dit que la police tue en France.
01:54Est-ce que vous soutenez ces propos ?
01:55Mais c'est une autre question.
01:57C'est-à-dire que là, vous me posez la question par rapport à ce policier.
02:00Je vous réponds par rapport à ce policier.
02:01Qui fait son travail.
02:02Voilà.
02:03Après, on a aussi...
02:06Mais ce n'est pas en lien avec cette affaire, je dois le disjoindre.
02:09Mais ça reste un policier, Éric Coquerel.
02:11On a aussi certains policiers qui, j'allais dire, font preuve de violence policière absolument pas légitime.
02:18Là, vous savez très bien qu'il y a eu, dans ma circonscription, il n'y a pas longtemps, un cas d'un policier qui a giflé un jeune, puis lui a craché dessus.
02:26Ce que je ne crois pas être du ressort d'une police républicaine.
02:30Ce policier, d'ailleurs, parce qu'on a ce problème à la plaine Seine-Saint-Denis depuis un certain temps, et en s'étant déjà illustré, on a les vidéos et tout ça, dans des pratiques qui sont anormales.
02:39Donc, je vous le dis, il y a de la part de certains policiers, et ça peut aller jusqu'à le fait de tuer, on se rappelle, de divers événements où, manifestement, les armes ont été sorties trop tôt et ont malheureusement tué des gens.
02:56Je ne vais pas vous rappeler Naël, etc.
02:59Où, du coup, la police tue, et la police tue que la police tue.
03:02Ça, j'allais dire, à certains moments, c'est une possibilité, puisqu'ils ont le monopole de la violence légitime.
03:09Voilà. Mais à partir du moment où ce monopole est utilisé de manière illégitime, bah oui, le moins qu'on peut dire, c'est qu'on peut le remarquer.
03:16Et il se trouve que depuis la loi de 2017, du loi de 2017, vous me pardonnez, de M. Cazeneuve, notamment, par exemple, sur les contrôles, le fait que quelqu'un n'accepte pas de s'arrêter quand la police lui ordonne, etc.
03:31Il se trouve qu'il y a eu une explosion, malheureusement, de morts dans ce pays qu'on peut regretter.
03:37Beaucoup plus, par exemple, que les Allemands qui n'ont pas, à mon sens, plus de problèmes d'insécurité que nous, c'est même l'inverse.
03:43Non, mais il y a en France, vous le remarquerez, il y a un problème qui est posé.
03:46Vous parliez du refus d'obtempérer, il y a un refus de l'autorité. Il y a un refus aujourd'hui.
03:50Je ne crois pas qu'il est spécialement...
03:50On n'a plus la peur de l'uniforme.
03:52Regardez, c'est un gamin de 15 ans.
03:54L'autorité se mérite.
03:54L'autorité se mérite.
03:55Qu'est-ce que vous dites à ce gamin de 15 ans qui a tabassé ce policier ?
03:59Je viens de le dire, c'est inadmissible.
04:00Non, mais attendez.
04:02Est-ce que vous avez envie...
04:02Qu'est-ce que vous voulez, je vous le dise.
04:03Non, mais je vous le dis.
04:04Est-ce que vous voudriez vous adresser à ses parents, ce matin ?
04:09En disant, qu'est-ce que vous faites ?
04:10À ses parents, à lui, à...
04:12D'abord, on ne tabasse pas des gens en général.
04:16D'accord, premièrement.
04:17Ce n'est pas seulement les policiers, c'est qu'on ne tabasse pas des gens en général.
04:20Et on ne tabasse pas un particulier.
04:21Et on s'en moque sur Internet, ensuite.
04:23On met des émojis.
04:23Mais je vous répète, puisque vous posez deux questions sur la question des rapports entre la police et les quartiers,
04:29eh bien, je vous le dis, je l'assume.
04:31Vous ne pouvez pas être d'accord.
04:32Est-ce qu'on peut faire confiance ?
04:33Moi, j'en suis témoin.
04:34Il y a, à certains moments, peut-être parce que les policiers aussi ont, depuis quelques années,
04:41notamment sous le poids de syndicats plus ou moins d'extrême droite,
04:44l'idée que, finalement, quoi qu'il fasse, le ministre de l'Intérieur est d'accord avec eux, etc.
04:49C'est très différent.
04:50Non, vous savez, j'en regardais le préfet Giraud en 68, d'accord ?
04:55Bon, le moins qu'on peut dire, c'est que les policiers en 68,
04:58parce que j'ai vu que le préfet Nunez, par rapport au cas du policier qui a giflé et craché sur le visage d'un jeune
05:06qui n'avait rien fait, entre parenthèses, je vous le dis,
05:08qui n'avait pas de casier judiciaire, qui n'avait pas de rapport avec la police,
05:11il lui a fait ça comme ça.
05:12Il n'a pas giflé gratuitement, Éric Coquerel.
05:15Qu'est-ce qu'il a fait d'autre ? Cette personne n'avait rien fait,
05:17il est reparti tranquillement après, le jeune dont je parle, d'accord ?
05:20Donc, qu'est-ce que disait Giraud en 68 ?
05:23Il disait qu'un policier qui tapait à terre un manifestant se tapait lui-même,
05:27une phrase un peu comme ça.
05:28On avait, dans le temps, je me rappelle d'un grand syndicaliste de police de Le Place
05:32qui disait que les policiers qui commettent des fautes de ce type
05:37n'ont pas leur place dans la police.
05:38Aujourd'hui, on considère presque que c'est normal.
05:40Je dis que ce n'est pas normal.
05:41Est-ce qu'on peut faire confiance à la police aujourd'hui ?
05:43Vous écoutez, vous insinuez presque le doute.
05:45Mais pas à toute la police, je vais vous le dire.
05:46Moi, j'ai des gens dans ma circonscription, des mamans, etc.
05:49Il n'y a pas très longtemps, j'ai été voir même le commissaire de Saint-Denis sur ces questions
05:52qui ont peur pour leurs enfants parce qu'il y a certains policiers
05:55qui ne se comportent pas bien.
05:57Je lui ai dit qu'on a un certain nombre de problèmes.
05:59D'ailleurs, je peux vous dire qu'on va porter une plainte collective avec les parents
06:02dans quelques temps sur certains policiers particulièrement
06:05parce que je ne globalise pas sur la police.
06:07Oui, oui, à la plainte, par rapport notamment à ce qui s'est passé.
06:10Donc, je vous le dis, on a dit qu'il y a un problème.
06:13Nous, on est pour que, un, il y ait une police républicaine.
06:16Deux, il y ait des bons rapports entre la police et la population.
06:18Et ce n'est pas ce qui se passe depuis longtemps.
06:20Mais vous noterez que vous faites vous-même une nuance.
06:21C'est-à-dire, la phrase citée par Pierre, c'est de la police tu.
06:24Vous vous répondez, certains policiers tuent.
06:26De toute façon, la police, par essence, la police tuent.
06:28Ce que j'entends, c'est que c'est la question de la violence systémique.
06:31Mais vous ne pouvez pas dire par essence la police tuent.
06:33La police protège, la police est là pour...
06:34D'accord, mais la police peut...
06:35Alors, je vais vous le dire autrement.
06:36La police peut tuer.
06:37Elle peut être amenée à tuer parce qu'elle a des armes.
06:42Je lisais tout à l'heure, c'est elle qui a le monopole de la violence légitime
06:48par rapport à maintenir l'ordre.
06:50Donc, la police peut tuer.
06:51La question aujourd'hui, c'est qu'on se retrouve avec beaucoup trop de cas
06:54depuis quelques années où la police tue, j'allais dire, de manière totalement illégitime.
06:59Ça interroge.
07:00Mais nous, ça interroge dans les quartiers.
07:01Alors, heureusement, ça ne se termine pas toujours comme Naël
07:04ou ça ne se termine pas toujours comme cette jeune femme qui a été tueur.
07:07Elle était passagère dans le 18e.
07:10Mais Naël, il n'y a pas un renversement des valeurs ?
07:11Que fait d'abord, avant même qu'il y ait...
07:13Ce n'est pas ce que dit la justice, d'accord ?
07:15Donc, il n'y a pas de renversement des valeurs.
07:16Que fait cet enfant au vendeur d'une voiture ?
07:19Il n'a pas le droit de conduire, il n'a pas le droit de...
07:21Du coup, il doit faire la vie.
07:21Je n'ai pas dit ça.
07:23Je vous rappelle que la peine de mort, et surtout la peine de mort exécutive immédiatement...
07:26Mais ce n'est pas une peine de mort.
07:27On est fait totalement...
07:28C'est quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:30Ça veut dire qu'à un moment donné, un policier peut sortir son arme
07:32et tuer quelqu'un dont il suppose peut-être que cette personne ne devrait pas conduire.
07:38Je vous assure que les téléspectateurs et auditeurs ne comprennent pas ce que vous dites, Eric.
07:41Si, si, il y a plein de gens qui comprennent que la police...
07:43Vous ne pouvez pas parler de peine de mort à propos de ce policier qui...
07:46Non, vous me dites, vous me dites...
07:48On ne va pas refaire l'affaire, Naël, la voiture redémarre, le coup pas.
07:52Naël est mort.
07:52Vous me dites, il n'avait pas à conduire le véhicule.
07:56Donc, j'en suppose que vous vous dites, s'il n'avait pas à conduire ce véhicule et qu'il y a inversion des valeurs,
08:00c'est que quelque part, il risquait ça.
08:01Ben non, normalement, il n'a pas à risquer le fait de se retrouver avec une...
08:05Il risque d'être arrêté par la police, vous êtes d'accord avec moi ?
08:07C'est autre chose, oui, mais arrêter par la police ne doit pas signifier le fait soit de risquer des violences disproportionnées,
08:15soit d'être tué.
08:16Excusez-moi, c'est quelque chose que chacun comprendra.
08:19Et je vais revenir là-dessus parce que je pense que ça dépasse les hommes.
08:24Il y a un problème de formation qui, à mon avis, est posé dans la police.
08:28La formation, c'est sans arrêt réduite.
08:29Mais il y a surtout un autre problème.
08:31C'est que, en 2005, Nicolas Sarkozy arrive à Toulouse, un jour, un commissaire à Toulouse,
08:38et il y a des policiers qui font...
08:40La police de proximité, qui était à l'époque le cadre de la police par rapport notamment au quartier,
08:46il leur dit, vous n'êtes pas là pour jouer aux assistantes sociales et jouer au ballon,
08:49donc on va arrêter tout ça.
08:49Donc, il a arrêté tout ça.
08:50Plus de police de proximité.
08:52Nous, nous souhaitons le retour à une police de proximité.
08:54Nous pensons que les policiers, c'est-à-dire beaucoup plus d'îlotiers,
08:58des commissariats décentralisés, qui connaissent la population,
09:00qui sont connus de la population, qui sont connus, y compris quand un gamin, par exemple,
09:05commence justement à dériver, qu'ils peuvent aller voir ses parents
09:09sans qu'il y ait tout de suite quelque chose qui soit de l'idée de la confrontation.
09:13Mais justement, nous souhaitons ça.
09:15Et là, ce que je vais vous dire, ça tombe bien parce que même les syndicats policiers l'aurait appris.
09:19Mais Eric Conqueret, ce n'est pas contradictoire.
09:20Parce qu'aujourd'hui, on a un rapport.
09:21La police en disant, de toute façon, c'est la police qui provoque la confrontation.
09:24Parfois, ce sont les jeunes et parfois, ce sont les parents.
09:26Est-ce que vous m'avez entendu vous dire, de manière générale,
09:30d'ailleurs, j'ai commencé par ce policier de tour coin,
09:33de manière générale, c'est la police qui est chargée.
09:35Est-ce que vous m'avez entendu dire ça ?
09:36Vous dites que la police pue d'une manière est par essence.
09:39Vous avez dit par essence, la police pue.
09:40Est-ce que, par exemple, vous pensez qu'il est normal,
09:42que dans les contrôles d'identité, selon que vous soyez noir ou arabe,
09:46vous avez 20 fois plus de risque d'être contrôlé pour des contrôles qui,
09:49dans 96% des cas, se terminent sans rien derrière,
09:53parce qu'il n'y avait aucune raison du contrôle.
09:55Donc, on a bien une problématique qui est posée,
09:58et qui, structurellement, c'est-à-dire, c'est les consignes,
10:01c'est la façon de faire, fait en sorte que les rapports
10:05entre la police et la population n'aient plus supportables.
10:08Éric Coquerel, puis-je vous le regrette ?
10:10Peut-être un autre angle à travers cela.
10:12Vous parliez vous-même des refus d'obtempéries.
10:15Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui, dans une partie de la jeunesse,
10:16le refus d'obtempéries est devenu une forme de rituel initiatique
10:19pour défier l'autorité ?
10:21Non, je ne crois pas.
10:22Quand les policiers vous disent que vous arrêtez,
10:24et qu'on ne s'arrête pas,
10:25il y a quand même un problème de base.
10:27Je suis persuadé que si la police vous arrête,
10:29vous acceptez.
10:31Je ne crois pas.
10:32La police m'arrête beaucoup moins souvent que certaines autres personnes.
10:34Je ne dis pas le contraire.
10:34Notamment du fait de ma couleur de peau, si vous voulez.
10:38Déjà, je vous l'affirme.
10:41Regardez dans les métros.
10:42Vous dites maintenant que la police est raciste.
10:46Je ne dis pas que les policiers sont forcément tous racistes.
10:49Je dis que dans l'approche des gens,
10:51il y a quelque chose qui structurellement pose un problème de racisme.
10:54Je l'affirme, je vous le dis.
10:55Parce que sinon, vous n'auriez pas les statistiques que je vous donne.
10:58Vous n'auriez pas le fait que si vous n'êtes pas blanc comme vous,
11:00comme nous de quatre,
11:01nous n'avons quasiment aucune chance d'être contrôlés.
11:03Alors que demain, nous sortons, nous sommes noirs ou arabes.
11:06Mais si, c'est les réalités.
11:08Ce n'est pas, comment dire, c'est les chiffres qui se parlent.
11:11Donc, on a un problème, je vous le dis,
11:13de la police par rapport à la population.
11:16Et quand je dis un problème de la police,
11:17je le dis aux policiers,
11:18parce que la plupart des policiers font bien leur boulot
11:20et aspirent à une police républicaine.
11:23Malheureusement, le lac y est donné
11:24en termes de structure policière,
11:26c'est-à-dire par exemple des gens qui sont de la BAC,
11:28qui arrivent dans des quartiers,
11:30qui ne sont pas connus,
11:30qui ont un rapport de confrontation,
11:31y compris parce qu'il y a tellement un travail qui est fait
11:35qu'ils peuvent avoir peur d'arriver à tel endroit.
11:38Avec raison, quelquefois, non ?
11:39Ils peuvent être caillassés ?
11:40Oui, mais souvent, faussement.
11:42Souvent, faussement.
11:42Mais très souvent, avec raison.
11:43Souvent, faussement.
11:44Quand les pompiers sont caillassés,
11:46quand les ambulances sont caillassés,
11:47ça donne un environnement quand même.
11:48Mais ce que je vous dis,
11:49bien sûr,
11:49mais souvent, faussement.
11:51Et je pense que ce rapport-là,
11:53il est à changer.
11:53Si ces policiers,
11:54si ces mêmes policiers,
11:56étaient installés en îlotiers,
11:58moi, il n'y a pas très longtemps,
11:59il y a deux ans de ça,
12:00Darmanin vient à Saint-Denis,
12:01et il fait un tour du commissariat.
12:04Et moi, il y a des policiers
12:05qui viennent me voir,
12:06j'étais là,
12:06c'était en face du commissariat de Saint-Denis.
12:08Et ils me disent,
12:08nous, finalement,
12:10ce qu'on a entrepris,
12:10c'est qu'on a recommencé les îlotiers,
12:12sans le dire.
12:12C'est-à-dire qu'on est dans le quartier,
12:14etc.
12:14Ça se passe très bien.
12:16Les policiers ne sont absolument pas surarmés,
12:18ils peuvent aller dans le quartier,
12:19ça se passe très bien.
12:20Je dis qu'il faut revenir
12:21à une police de proximité,
12:24il faut revenir.
12:24Ce qui n'empêche pas d'avoir,
12:26à côté de ça...
12:26Tout le contraire de ce que propose...
12:28Je ne suis pas naïf sur ce qu'il se passe.
12:30À côté de ça,
12:31des policiers spécialisés
12:32pour la répression,
12:33mais je crois qu'il faut revenir
12:34parce qu'aujourd'hui,
12:35ce n'est plus portable.
12:36Ça n'est pas ce que propose le gouvernement
12:38et M. Buffet et M. Retailleau
12:40qui veulent au contraire
12:40faire un bourreau des polices municipales
12:42et qui veulent justement
12:44armer les policiers.
12:45On revient dans un instant.
12:47Éric Coquerel,
12:47dans le Grand Rendez-vous,
12:48à tout de suite.
12:48Merci.
12:53Toujours avec nous au Grand Rendez-vous,
12:54Éric Coquerel,
12:55député de la France Insoumise,
12:56et président de la Commission des finances
12:58à l'Assemblée nationale
12:59avant de parler de M. Lecornu
13:01et des mesures qu'il prépare.
13:04Le blocage,
13:04vous appelez un nouveau blocage.
13:06Vous avez dit que c'était une répétition d'ailleurs
13:07ce 10 septembre
13:09parce qu'il n'y a pas eu de blocage
13:12à proprement dit
13:13et qu'il y a donc une nouvelle journée
13:14qui s'approche jeudi.
13:16Il y a eu pendant ces manifestations
13:17quelque chose,
13:19des scènes assez étonnantes,
13:22pour ne pas dire autre chose.
13:23Ces manifestants traités de fachos
13:24parce qu'ils avaient des drapeaux français.
13:26On leur demandait
13:27de baisser des drapeaux français.
13:29Je n'ai pas vu ça.
13:30Est-ce que ça vous choque,
13:31vous, en tant que Français,
13:32Éric Coquerel ?
13:33Vous pouvez réagir sur quelque chose
13:34que je n'ai pas vu.
13:35Je n'ai pas vu de problématique
13:37dès lors que c'est un drapeau français.
13:42Peut-être que c'était effectivement
13:43des contre-manifestants.
13:44Non, non, ce ne sont pas des contre-manifestants.
13:46Nous avons un sonore.
13:47Si vous avez quelques secondes,
13:48on peut vous faire entendre
13:49une manifestante à Bordeaux
13:50qui dit, voilà, je suis arrivé.
13:52Et puis quand j'ai mon drapeau français,
13:54il y avait aussi des drapeaux palestiniens
13:56et on nous a dit,
13:56non, non, non, ici,
13:57c'est les drapeaux palestiniens
13:58parce que...
13:59Je ne sais pas s'il arrive
14:00dans une manifestation
14:01qu'un ou deux imbéciles fassent ça
14:03et que vous ayez une vidéo
14:04qui tourne à ce moment-là,
14:05mais ce n'est pas du tout la tonalité
14:06pour la bonne raison.
14:06Vous savez que France Insoumise
14:08est assez quand même
14:09parti-prenant de ce blocage.
14:13Non, ce n'est pas nous
14:13qui l'avons initié,
14:15mais on l'a soutenu.
14:16Vous remarquerez que
14:16dans toutes nos manifestations
14:17et nos rassemblements,
14:18il y a des drapeaux français.
14:19Vous l'avez récupéré.
14:20Il n'y en a aucun problème.
14:21Vous avez essayé de récupérer ce mouvement
14:24mais c'est un échec complet.
14:26Il n'y a pas eu de blocage du tout.
14:27Bloquer la France, il n'y avait rien.
14:29Je ne suis absolument pas d'accord
14:30avec vous sur l'échec.
14:32L'appel a bloqué.
14:33On ne pensait pas que ça allait se faire
14:34d'un quart d'œil.
14:36Le mot d'ordre, c'était bloquant tout.
14:39Il n'y a rien du tout.
14:40Il y a plusieurs centaines de milliers de personnes.
14:41Oui, mais ce n'était pas notre mot d'ordre.
14:42C'est un mot d'ordre qui est parti.
14:43Et ce que je constate,
14:44c'est qu'il y a eu plusieurs centaines
14:45de milliers de personnes
14:46partout en France,
14:48dans les petites villes,
14:48les villes moyennes,
14:49les grandes villes.
14:50175 000 selon la police.
14:50Oui, mais ça, ce n'est pas un chiffre
14:52que nous retenons.
14:53Nous, on est plutôt sur 400-500 000 personnes
14:55d'après nos calculs.
14:56Donc, vous voyez,
14:56ce n'est pas tout à fait la même chose,
14:58que ça a été une mobilisation très jeune,
15:00très dynamique.
15:01Il y a eu, contrairement,
15:02les médias ne l'ont pas montré.
15:03Moi, je l'ai vu dans ma circonscription,
15:04beaucoup de points de grève, par exemple.
15:06Et que je vous dis...
15:07Mais il n'y a pas eu de blocage.
15:08C'est-à-dire qu'on n'a pas pu bloquer
15:09un axe routier.
15:10Le pays n'a pas été bloqué.
15:12C'était l'idée au départ.
15:13Vous me dites que comme répétition générale,
15:16c'est un excellent point de départ.
15:18Une répétition générale, en fait.
15:18Je vous l'annonce aujourd'hui.
15:20Le 18 sera encore plus important
15:22à l'appel des syndicats.
15:23Vous m'avez dit tout à l'heure
15:24qu'on avait appelé...
15:25Ce n'est pas nous qui appelons le 18,
15:26c'est les syndicats qui appellent
15:27à la grève générale le 18.
15:29Et donc, nous pensons
15:30que ça va être encore plus fort.
15:31Et vous verrez qu'il y aura
15:32d'autres mois au mois de ce que vous savez.
15:33Mais qu'est-ce que ça veut dire,
15:34bloquer tout ?
15:35Ça veut dire, par exemple...
15:36Bloquer les transports ?
15:37Empêcher les gens d'aller travailler ?
15:38Je vous le dis.
15:39Non, mais je vous le dis,
15:40puisque c'est un droit constitutionnel.
15:42Ça veut dire tout bloquer à un moment donné.
15:43Oui, je pense.
15:44Ce n'est pas moi d'appeler,
15:45c'est au syndicat de le faire.
15:46Mais je pense que pour faire face
15:48à un gouvernement minoritaire
15:50qui continue d'appliquer
15:51une politique totalement antisociale,
15:53comme on a rarement vu
15:53sous la Ve République,
15:54je pense que la grève générale
15:55serait utile.
15:56Le gouvernement expédie
15:57les affaires courantes.
15:58Il n'y a plus de gouvernement.
15:58Il y a un nouveau Premier ministre.
16:00Mais c'est un peu curieux, quand même,
16:01d'appeler à une grève
16:02et à des mouvements
16:03alors qu'il n'y a pas de gouvernement.
16:04Il n'y a pas un budget qui se prépare.
16:05Vous savez bien aux échos
16:06qu'il y a un budget qui se prépare.
16:07Donc, ne me dis pas de ça.
16:09On ne sait pas ce qu'il va y avoir
16:09dans ce budget.
16:11On va en parler après.
16:12On va en parler.
16:13Les éléments du budget,
16:13donc les éléments du budget,
16:15c'est, j'allais dire,
16:17d'accroître les inégalités
16:18qu'on subit depuis 2017,
16:19d'accroître les politiques d'austérité,
16:21d'accroître la baisse
16:22des dépenses publiques,
16:23d'accroître quelque chose
16:24qui va baisser le pouvoir d'achat
16:25de la plupart des Français.
16:27Donc, les gens,
16:28ils ne sont pas imbéciles.
16:29Ils regardent la situation d'ailleurs.
16:30Si ce n'était pas le cas,
16:31en juillet dernier,
16:32ils n'auraient pas donné une minorité
16:33à ceux qui nous gouvernent.
16:34Et puis, vous l'avez dit,
16:35on en discutait en offre,
16:36mais les sondages
16:37ne seraient pas ceux
16:38qui indiquent la popularité
16:41des pays.
16:42Donc, je vous le dis,
16:43les gens,
16:44mesurez bien une chose.
16:45Là, vraiment,
16:46je vis avec cette population,
16:49dans ma circonscription ailleurs.
16:50Les gens sont en colère.
16:52Les gens sont en colère.
16:53Alors, est-ce que,
16:54à un moment donné,
16:55ce n'est pas facile de faire grève,
16:56notamment dans le privé,
16:57est-ce que ça se concrétise
16:58en soutien
17:01et, en fait,
17:01de passer à l'action ?
17:02Ça, c'est une question.
17:03Mais les gens sont en colère.
17:04Et moi, mon intuition,
17:06c'est que le dit,
17:08par le caractère massif,
17:10très jeune aussi,
17:11très, très jeune,
17:12il faut aussi le souligner,
17:12c'est que la jeunesse bouge
17:13et que quand la jeunesse bouge,
17:15en général,
17:15ça annonce des grands bouleversements,
17:17eh bien, je pense
17:18qu'il y aura d'autres journées
17:19qui vont être
17:19beaucoup plus importantes.
17:20Voilà, on se reverra.
17:21Mais vous l'avez dit
17:22que les colères sont violentes
17:23ou ça veut dire
17:23que c'est plus important que ça ?
17:24Ça, ça a été Rotaillot
17:26qui a annoncé
17:27en souhaitant
17:31Vous ne pouvez pas dire
17:31que Bruno Rotaillot
17:32souhaitait des violences ?
17:33Si, si.
17:34Pourquoi est-ce que vous dites ça ?
17:35Un ministre de l'Intérieur
17:36ne peut pas souhaiter
17:36des violences dans son pays.
17:37Un ministre de l'Intérieur,
17:38je ne sais pas,
17:38mais Bruno Rotaillot,
17:39je pense que tout son discours
17:41préparatoire par rapport à ça
17:43et qui, tout simplement,
17:45parce que c'est comme ça
17:45qu'on peut discréditer un moment,
17:46c'était d'espérer,
17:47effectivement,
17:49des violences.
17:49Ça, c'est ce que vous lui prêtez.
17:50Par contre,
17:51il y a eu des arrestations préventives
17:52qui posent problème.
17:54Il y a eu des gardes à vue
17:54qui se sont passées,
17:55notamment des gardes à vue
17:57dans le commissariat
17:58du 12e arrondissement de Paris
17:59avec principalement
18:01des femmes qui ont été arrêtées
18:02et qui se sont passées
18:03de manière anormale
18:04pour des...
18:05Oui, anormales,
18:06avec des gens entassés
18:07dans des cellules
18:07comme normalement
18:08on ne le fait pas,
18:08je vous le dis.
18:10Nous vous disons
18:11qu'on a des députés qui étaient.
18:12Donc, par rapport à ça,
18:14je pense qu'il y avait
18:14quelque chose qui était préparé
18:15qu'on connaît depuis
18:16un certain temps
18:17qui est que pour discréditer
18:18un mouvement,
18:19vous espérez qu'il y ait
18:20un peu de casse, etc.
18:21Ça passe au bandeau.
18:22Vos propos vous appartiennent ?
18:23Vous chargez le ministre
18:25de l'Intérieur,
18:25Bruno Retailleau ?
18:26Bien sûr, bien sûr.
18:27Je l'assume.
18:28Ah mais très bien.
18:28Et ce qui s'est passé,
18:29c'est qu'il n'y a pas eu ça
18:30puisque comme vous le savez,
18:31les gens,
18:32ils sont dus...
18:33Après qu'il y a eu
18:34des bandeaux montrant
18:35que les manifestants
18:36avaient brûlé
18:37un restaurant parisien,
18:38il se trouve manifestement
18:40d'après le procureur
18:41que c'est plutôt une...
18:44C'est bien plus...
18:44Il y a eu une enquête en cours.
18:45Il y a eu une enquête en cours.
18:46On va voir exactement
18:47ce qui s'est passé.
18:48Mais je vous pose la question
18:49parce que 92...
18:50Donc, heureusement,
18:51je finis là-dessus,
18:51heureusement,
18:53tout le monde a été responsable.
18:54Il y a eu extrêmement peu de vœux,
18:56extrêmement peu de violence
18:57et je pense que les principes...
18:59Mais est-ce que vous notez
19:00pour un grand écart ?
19:01Vous notez avec raison
19:02que le taux d'insatisfaction
19:04est très élevé dans le pays.
19:05Ce n'est pas une insatisfaction unanime.
19:06Il y a des gens qui sont en colère
19:07parce qu'ils paient trop d'impôts.
19:09Il y a des gens qui sont en colère
19:09peut-être parce que d'autres
19:10n'en paient pas assez.
19:11Il y a des gens qui sont très en colère
19:11à cause de l'immigration massive.
19:13D'autres comme vous
19:13qui pensent que fondamentalement
19:14l'immigration,
19:15la politique de répression
19:17est-ce qu'on n'est pas
19:19devant une forme de colère
19:20multiforme
19:21qui ne pouvait pas aboutir
19:22à quoi que ce soit le 10 octobre ?
19:24On verra bien par la suite
19:25parce que je pense
19:26qu'il y a quand même
19:26quelque chose qui structure tout ça.
19:28Le 10 septembre,
19:30vous le noterez,
19:31le slogan de l'origine,
19:32c'est une forme de révolte
19:33pour Nicolas qui paye.
19:33Bien sûr.
19:34Mais je vais vous dire...
19:35Non, non, ça c'est fou.
19:36Pourquoi ça vous fait rire
19:37Nicolas qui paye ?
19:38Parce que, je veux dire,
19:39on a vu dans les médias,
19:40notamment du groupe Bolloré,
19:42il y a tout un truc
19:43autour du Nicolas...
19:44Non, pas seulement,
19:45vous avez raison.
19:45Tous les médias de très à droite
19:47imagine qu'il y a un Nicolas
19:49qui serait une figure personnifiée
19:50du français moyen
19:51qui paye trop d'impôts
19:52et qui se fait à la fois...
19:55Ça n'existe pas
19:55le ras-le-bosse fiscal,
19:56M. Coquerel ?
19:58Attendez, là vous me posez
19:58différentes questions.
19:59Non, mais ça vient de ça.
20:00Ça rejoint la question.
20:02L'image que vous véhiculez...
20:04Je ne l'ai pas inventée.
20:08Cette image n'est pas
20:08le fond des manifestations.
20:10Le fond des manifestations,
20:11je vais y venir,
20:12c'est que je crois
20:12qu'on a un peuple
20:13qui, bon en mal en,
20:15est très attaché
20:16à sa devise républicaine
20:17et notamment à la question
20:18de l'égalité.
20:18Or, la production d'inégalité
20:20comme jamais on a vu
20:21depuis l'ancien régime
20:22qui fait qu'en France,
20:23par exemple,
20:24vous le savez,
20:24les 500 plus riches personnes
20:26de ce pays
20:26ont doublé leur patrimoine
20:27depuis 2017,
20:29accumulant des centaines
20:30de milliards d'euros
20:31qu'ils n'avaient pas en 2017
20:32pendant que le taux
20:33de pauvreté explose
20:34et pendant que la plupart
20:36des Français,
20:36notamment les Français salariés,
20:38ont le pouvoir d'achat
20:38qui baisse.
20:39Le taux de pauvreté
20:39n'a pas changé,
20:40M. Pochette.
20:40Mais dans cela,
20:42il est monté deux points.
20:44On est record man en Europe.
20:45Vous balayez du revers
20:46de la main l'idée
20:47d'une révolte fiscale.
20:48Ça peut vérifier tout de suite
20:50sur les chiffres de l'INSEE.
20:51Le taux de pauvreté...
20:52Vous balayez du revers
20:53de la main l'idée
20:53d'une révolte fiscale.
20:54La colère.
20:55Est-ce que vous contestez
20:57cette idée que beaucoup de gens
20:58qui n'ont pas
20:59que des hyper-méga-giga-riches
21:00constatent un tel écart
21:02entre le dette et le brut ?
21:03Un tel écart ?
21:04Finalement,
21:05les services ne viennent pas.
21:06Ils se disent finalement
21:06que nous sommes braqués fiscalement.
21:08Ça, c'est ce que...
21:09Il y a le fameux Nicolas dans cela.
21:10Et vous allez répondre
21:11juste après la poste.
21:12Les ultra-riches,
21:13on va être d'accord
21:13qu'ils ne sont pas braqués fiscalement.
21:15D'accord ?
21:15Non, mais on est d'accord.
21:17Donc, le fait que...
21:18Attendez,
21:19je vais aller dans votre sens.
21:21La plupart des Français,
21:22y compris ceux qui payent
21:23par exemple l'impôt sur le revenu,
21:24ce n'est pas tout le monde
21:25puisqu'il y a la moitié
21:25qui ne payent pas, d'accord ?
21:27Ceux qui payent
21:28l'impôt sur le revenu
21:28qui vivent de leur force de travail
21:30effectivement sont imposés
21:32de manière extrêmement forte
21:33dans ce pays.
21:34Et pourquoi ils sont imposés
21:35de manière extrêmement forte
21:36dans ce pays ?
21:36Parce que 500 familles
21:37qu'on fisque tout.
21:38Parce qu'il y a eu
21:38des cadeaux fiscaux
21:39à quelques milliers de personnes
21:41qui nous coûtent
21:41des dizaines de milliards d'euros.
21:42On va en parler
21:43mais on ne peut pas rester là-dessus.
21:44Mais ce n'est pas ça.
21:45On peut vous dire,
21:46ça peut participer
21:47mais ce n'est pas ça
21:48à un moment donné.
21:48Quand les gilets jaunes agissent...
21:49Eric Coquerel,
21:50je dois marquer la pause.
21:51qui vient ajouter
21:53l'inégalité,
21:54de l'injustice
21:54et qui vient attaquer
21:55leur pouvoir d'achat.
21:56Dans le Grand Rendez-vous
21:57avec Eric Coquerel.
22:03Suite du Grand Rendez-vous
22:04avec le député LFI
22:05et président de la Commission
22:06des Finances
22:06de l'Assemblée Nationale
22:07Eric Coquerel,
22:08Sébastien Lecornu
22:09est donc le nouveau Premier ministre.
22:10Selon un sondage IFOP-JDD,
22:11il part avec 38%
22:12d'opinions favorables.
22:1416% seulement
22:15d'opinions favorables
22:17selon un autre baromètre,
22:18celui qui est chez Ipsos.
22:21C'est publié par nos confrères
22:22de la Tribune dimanche.
22:23Déjà,
22:24des annonces.
22:25Fini la suppression
22:26des deux jours fériés.
22:28Ça, c'est la mesure principale.
22:30Et dans son interview
22:31à Ouest France ce week-end,
22:32le chef du gouvernement
22:33dit à LFI
22:34que LFI s'exclut elle-même
22:36de la discussion
22:37et préfère le désordre.
22:38Qu'est-ce que vous répondez
22:39à M. le Premier ministre ?
22:40Alors, la première chose,
22:41sur les deux jours fériés,
22:42très franchement,
22:43c'était attendu.
22:44Parce que je pense
22:45que François Béroux
22:46avait mis ces deux jours-là
22:48avec des gros clignotants,
22:50comme étant l'élément
22:51de négociation pour la suite.
22:54Et si j'en veux pour preuve
22:55une chose,
22:56c'est que ça ne vient pas
22:56de Bercy,
22:57les deux jours fériés.
22:57Ça a été ajouté
22:58par François Béroux
22:59au moment de travail
23:00et qu'interrogée
23:02par ma commission,
23:04Amélie de Montchalin
23:05était incapable de dire
23:06quel serait le taux
23:08qui correspond,
23:08vous savez,
23:09par rapport au jour
23:10de solidarité.
23:11Vous avez un taux
23:11qui est reversé à l'État.
23:13Elle était incapable.
23:13Parce qu'elle n'avait pas
23:14encore calculé ?
23:15Parce que je pense
23:16que ça ne venait pas d'elle.
23:17C'était improvisé.
23:18C'était improvisé.
23:18C'était tellement énorme
23:21de dire aux gens
23:21de travailler deux jours
23:22gratuitement de plus.
23:25Pour moi,
23:25c'était un leurre.
23:26Je pensais qu'ils allaient
23:26être enlevés.
23:27Mais ça ne doit pas
23:28faire oublier qu'aujourd'hui,
23:29dans le projet,
23:30et ça,
23:30il ne leur met pas en question
23:31manifestement,
23:32vous avez des dérembourses
23:33de médicaments,
23:34vous avez des jours
23:34de carence en plus,
23:35vous avez,
23:36y compris pour les maladies
23:37longue durée,
23:38moins de remboursements,
23:39vous avez la non-indexation
23:40des retraites, etc.
23:42On sait que le nerf
23:43de la guerre de la dépense
23:43est dans la dépense sociale.
23:45Oui, justement.
23:46Dans la dépense sociale,
23:47y compris sur la question
23:48de la santé,
23:49vous avez...
23:50On ne sait pas
23:51si ça sera dans le futur budget
23:52parce que pour le moment,
23:52il a dit qu'il allait
23:53entamer des consultations
23:54auxquelles manifestement
23:56vous ne voulez pas aller.
23:57Manifestement,
23:57ce que vous remarquerez,
23:58c'est que ces exemples-là,
23:59ils ne les citent pas.
24:00Donc, j'ai tendance à penser
24:01qu'en dehors des deux jours fériés,
24:03il n'y aura pas beaucoup
24:04de choses qui seront diminuées.
24:05Maintenant, je vais venir
24:06sur le deuxième point.
24:07Bon, non,
24:08le désordre,
24:09c'est Macron.
24:10Ce n'est pas nous.
24:11D'accord ?
24:11Le chaos, c'est Macron.
24:12Celui qui, à un moment donné,
24:13dissout l'Assemblée
24:14après avoir perdu deux élections
24:16et qui décide
24:17de ne même pas donner sa chance
24:19aux la coalition
24:20arrivées en tête
24:21mais qui imposent
24:21des gouvernements minoritaires,
24:23c'est Macron.
24:23L'instabilité,
24:25les taux augmentent,
24:26par exemple,
24:26sur les marchés,
24:26on en parle sans arrêt,
24:27non pas en lien
24:28avec les fondements
24:29de l'économie française.
24:30Ils augmentent
24:31quand il y a eu l'annonce
24:32de la dissolution
24:32et quand il y a eu l'annonce
24:33l'autre jour de Bérou,
24:34etc.
24:35Donc, des faits politiques.
24:36Donc, le chaos et le désordre,
24:37c'est eux.
24:37Par contre, sur le premier point,
24:42il n'est pas dupe.
24:43D'ailleurs, vous remarquerez
24:43une chose,
24:44c'est que dans l'interview,
24:46M. Lecornu répond déjà
24:48sur deux points
24:49au groupe socialiste
24:50qui dit dans sa base
24:53de négociation
24:53qu'il ne faut pas
24:54de 49-3.
24:55Il dit qu'il y aura 49-3.
24:56Il dit comme d'habitude.
24:57Il dit qu'il ne veut pas
24:58l'utiliser.
24:59Est-ce que les socialistes
25:00sont en train de rejoindre
25:01le bloc central
25:01une fois pour toutes,
25:02selon vous ?
25:03Non, ce qui va essayer
25:04d'être fait.
25:04Je vais vous dire
25:04très concrètement
25:05où on en est.
25:07C'est le dernier risque
25:08pour Emmanuel Macron
25:10avant 2027,
25:10ce budget.
25:11Pourquoi ?
25:12Parce que le budget
25:13de fin 2026,
25:14même s'ils arrivent
25:15à le passer
25:15que par loi spéciale,
25:18on sera tellement près
25:19de la présidentielle
25:19que ça sera fini.
25:20Donc, c'est le dernier obstacle.
25:22Pour passer ce dernier obstacle,
25:23je ne crois en aucune manière
25:24qu'il attend
25:24du Rassemblement National
25:26ni du Parti Socialiste
25:27qu'il vote le budget.
25:28Je n'y crois pas.
25:29Il attend juste
25:29qu'il ne vote pas
25:30la censure en cas de 49-3.
25:31Voilà, c'est tout.
25:32Mais j'ai ce sur la question
25:34parce qu'elle a
25:34une signification politique.
25:35Le Parti Socialiste
25:36s'est fait lire avec vous
25:37avec le nouveau Front Populaire
25:39sans l'alliance des gauches,
25:40le Parti Socialiste
25:41serait probablement
25:42disparu de la carte.
25:43Et aujourd'hui,
25:44on a l'impression
25:44qu'il cherche à devenir
25:45l'aile gauche de la Macronie
25:46davantage que l'aile gauche classique
25:49du bloc de gauche habitable.
25:50Je ne sais pas
25:51ce qu'il cherche pour l'avenir
25:52s'il cherche en fait
25:53dans la recomposition politique
25:54à venir
25:55à être l'issue à gauche
25:57du macronisme.
25:58D'autres pensent
25:58que l'issue à droite.
26:00Mais pour l'instant,
26:01ce que je constate
26:02dans les faits,
26:02c'est qu'ils ont sauvé
26:05Emmanuel Macron
26:06en ne censurant pas
26:07François Bérou
26:08en échange de Clopinette.
26:09Tout le monde le savait
26:10et ça s'est révélé exact.
26:12Et que là,
26:13manifestement,
26:13ils sont prêts à négocier
26:14et qu'ils mettent des choses
26:15sur la table
26:16où je vais attendre.
26:18Parce que la dernière fois,
26:19rappelez-vous
26:19ce qui s'était passé.
26:20Le Parti Socialiste
26:20avait dit
26:21s'il y a 49-3,
26:23on vote la censure.
26:24Mais Olivier Faure,
26:25c'est votre allié
26:25ou c'est l'allié
26:26d'Emmanuel Macron ?
26:27Aujourd'hui,
26:28malheureusement,
26:29moi ce qui...
26:29L'alliance,
26:31c'est sur un programme
26:33sur lequel nous avons été élus.
26:35Pour moi, c'est important.
26:35C'est le programme UNFP.
26:37C'est sur le fait
26:37de s'opposer au macronisme
26:39et de ne pas lui permettre
26:40de continuer à sévir
26:41dans ce pays.
26:42Il y a à deux reprises
26:44quelque chose
26:44qui a fait le PS.
26:45Il a commencé à dire
26:46qu'il n'y aura plus
26:46d'accord programmatique
26:47avec nous,
26:48que le programme du NFP
26:50n'est plus son programme.
26:51Il a commencé à dire
26:52qu'il n'y aura plus
26:53d'alliance maintenant
26:53électorale avec nous.
26:54Et en plus,
26:55le traité,
26:55il n'a pas voté
26:57la censure de François Béron.
26:58C'est des traîtres ?
27:00Ils ont trahi vos électeurs ?
27:02Est-ce qu'ils ont trahi
27:02vos électeurs ?
27:03Je dis juste
27:03que par rapport
27:04à ce qui est
27:05nous engager tous,
27:07ils ont fait en sorte
27:09de,
27:09j'allais dire,
27:10oui,
27:10de trahir les électeurs
27:13à partir du moment
27:13où ils ne respectent pas
27:14le mandat.
27:14C'est tout ce que je constate.
27:15Alors,
27:16est-ce qu'il peut y avoir...
27:17Et d'autres ne l'ont pas fait.
27:19Par exemple,
27:19toutes les censures
27:20ont été votées
27:21par le groupe écologiste
27:22et le groupe communiste.
27:23Mais là,
27:23les communistes,
27:24ce week-end,
27:24disent que nous,
27:25on ne va pas censurer
27:26a priori.
27:26Parce que vous,
27:27vous voulez déposer
27:27une motion de censure
27:28tout de suite.
27:28Mais on verra bien
27:29ce qu'ils font à la fin.
27:29Vous êtes un peu isolé,
27:30là, à gauche,
27:31sur cette position
27:32un peu maximaliste.
27:33On verra bien
27:33ce qu'ils font à la fin.
27:34Ce que je constate
27:35pour l'instant,
27:35c'est qu'on n'est pas isolé
27:36parce que sur la question
27:38de la censure,
27:40le groupe communiste,
27:41le groupe écologiste
27:42ont voté toutes les censures
27:43avec nous.
27:44D'accord ?
27:44Donc,
27:44c'est les socialistes
27:45qui sont isolés
27:46en ne l'ayant pas voté.
27:47Et sur le principe,
27:49puisque vous savez
27:49qu'on a mis une motion
27:50de destitution
27:50qu'on a remise
27:51sur l'établi
27:53une fois que M. Lecornu
27:54a été élu,
27:55puisque nous estimons
27:56que le problème,
27:59que de remettre
28:00pour les biens du pays
28:02la question
28:02de l'élection présidentielle
28:04de manière rapide
28:05comme enjeu,
28:06ce que je constate,
28:07c'est qu'une très grande
28:08majorité du groupe écologiste
28:10a signé cette motion
28:11de destitution.
28:12Une très grande majorité
28:13de vous communiste
28:14au point commun.
28:14Vous êtes en train de draguer
28:14les écologistes
28:15et les communistes
28:16pour dire
28:17venez à la France insoumise,
28:18venez faire ce grand
28:20NSP que...
28:21Si.
28:22Et vous dites
28:23les socialistes ne suivent pas
28:24alors que chez les socialistes
28:26et certains écologistes,
28:27on entend quand même
28:28cette grande réunion
28:29qui irait des communistes
28:31avec les écologistes
28:32et les socialistes
28:33sans la France insoumise.
28:34Donc on sent
28:34qu'il y a quand même
28:35une histoire de vaste
28:36communiquant politiquement
28:37ou...
28:39Reprenons ce que vous avez dit.
28:40Non, je ne leur dis pas
28:41de venir en France insoumise.
28:42Par contre, oui,
28:42je pense que pour les prochaines élections
28:44il faudrait une offre fédérative.
28:46Nous l'avons fait hier,
28:47Jean-Luc Mélenchon l'a fait hier.
28:48A tous ceux qui sont fidèles
28:50au programme du NFP
28:51et tous ceux qui n'ont pas failli
28:52sur la question de la censure.
28:54Donc voilà, ça je vous le dis.
28:55Bon, deuxième point.
28:56Sur les faits aujourd'hui,
28:58soit isolés ou pas,
28:59moi je regarde les faits,
29:00je regarde ce que votent les gens.
29:01C'est comme ça que je ne me détermine
29:02pas par des petites phrases
29:03dans les médias.
29:04Dans les faits aujourd'hui,
29:06sur les votes de censure,
29:07c'est le parti socialiste
29:08qui est isolé
29:09parce que c'est le seul
29:10des groupes de gauche
29:11à ne pas avoir voté
29:12toutes les censures.
29:13Et sur la motion de destitution,
29:15il y a une majorité
29:16de députés du NFP
29:17qui signent la motion de destitution.
29:18Mais on a l'impression
29:19que le dom, pour vous,
29:20c'est de voter la censure.
29:21C'est-à-dire que si on ne vote pas
29:22la censure,
29:22on est à vous.
29:23Quand vous considérez déjà
29:23que vous êtes de loin
29:24la plus grande force à gauche,
29:26je parle de France à ce moment-là,
29:27et qu'en plus,
29:28deux de vos trois partenaires
29:31du NFP sont avec vous
29:32sur tous les votes,
29:33j'ai l'impression
29:33que ce n'est pas nous
29:34qui sommes isolés.
29:34M. Coquerel,
29:35vous parlez d'union de la gauche
29:36de manière continue,
29:38mais aux élections municipales
29:39qui arrivent très prochainement,
29:41LFI présente des candidats
29:42dans quasiment
29:43toutes les grandes villes,
29:44et là, il n'y a aucune union,
29:46c'est la guerre.
29:47M. Coquerel,
29:48en tout cas,
29:48dans la plupart des grandes villes,
29:50notamment dirigées par le Parti Socialiste,
29:52Y compris là où il y a
29:53des écologistes
29:53ou des communistes.
29:54M. Coquerel,
29:55Non, pour l'instant,
29:55c'est essentiellement
29:56par rapport au Parti Socialiste,
29:58où quand le Parti Socialiste,
29:59en plus,
29:59fait une politique de droite,
30:00et quand le Parti Socialiste,
30:01je le sais,
30:02parce que je vis dans
30:03des circonscriptions,
30:03exclue de toute façon,
30:04et les filles de toute agence,
30:06oui,
30:06on ne va pas,
30:07il est évident
30:09qu'on ne va pas,
30:10comment dire,
30:11on ne va pas soutenir
30:12une mairie
30:14qui, au niveau national,
30:15dont les représentants
30:16au niveau national,
30:17finalement disent
30:17il faudra une coalition,
30:19on ne veut plus de LFI,
30:20le programme du NFP,
30:21ça ne nous préoccupe pas,
30:22etc.
30:23Et au niveau municipal,
30:25on a du mal
30:26à différencier
30:26leur politique de la politique
30:27de la droite.
30:28Même dans les grandes villes
30:29qui sont dirigées par les écologistes.
30:30Vous verrez à la fin,
30:31vous verrez à la fin,
30:33ce qui sera fait.
30:34Nous,
30:34on est prêts à aller
30:35avec tous ceux...
30:36C'est un peu contradictoire
30:36votre discours.
30:37Non, pas du tout,
30:38on est prêts à aller
30:38au municipal
30:39avec tous ceux
30:40qui soutiennent
30:40un programme de rupture
30:41au municipal.
30:43D'accord ?
30:43Ce que je constate
30:44et tous ceux
30:45avec qui,
30:46nationalement,
30:47on a quelque chose
30:47où on peut fonctionner ensemble.
30:49Pour l'instant,
30:49je constate que ce n'est pas
30:50le parti socialiste.
30:51Mais ce n'est pas nous
30:52qui le disons.
30:52C'est marrant
30:52parce que vous inversez les choses.
30:54Ceux qui ont eu
30:54des phrases de rupture
30:55vis-à-vis de nous,
30:56à plusieurs reprises,
30:58c'est Olivier Faure
30:58qui, malheureusement,
31:00a suivi,
31:01pour son congrès,
31:02a suivi ce qu'était
31:02sa minorité.
31:04En tout cas,
31:04là où vous semblez
31:05être d'accord
31:06et même certains cadres
31:07du Bloc central,
31:10la fameuse taxe Zuckmann
31:12sur laquelle,
31:13d'ailleurs,
31:13vous avez cafouillé un peu
31:14chez nos confrères
31:15de BFM Business.
31:16Certains vous disent
31:17que vous avez,
31:18comment dirais-je,
31:19confondu revenu et patrimoine.
31:21Alors finalement,
31:21est-ce qu'on peut se mettre d'accord ?
31:23Ce n'est pas certain.
31:25J'ai eu un raid
31:25bien organisé
31:26qui montre que,
31:27décidément,
31:28les possédants
31:28ont aussi des chiens de garde
31:29bien organisés pour...
31:30Parce que ce n'est pas pareil
31:31revenu et patrimoine.
31:32On est d'accord.
31:32Bien évidemment.
31:33Sauf que la taxe Zuckmann,
31:34je ne vais pas vous l'apprendre,
31:35vous le savez,
31:36c'est que la taxe Zuckmann
31:37corrige un problème de revenu
31:38en allant prendre 2%
31:40sur le patrimoine.
31:41J'explique aux gens...
31:42Là, vous parlez de la loi de...
31:43Mais attendez,
31:43j'explique,
31:44parce que comme ça,
31:45les gens vont se rendre compte
31:46que les accusations
31:47vis-à-vis de moi
31:48sont infondées
31:49parce qu'évidemment,
31:49je connais bien la taxe Zuckmann.
31:51Qu'est-ce qui se passe ?
31:52C'est une étude
31:52qui avait été faite
31:53par l'Institut des politiques publiques
31:54en 2023
31:55avec Bercy.
31:56Ce n'est donné de Bercy.
31:57Qu'est-ce qui se passe ?
31:58C'est que,
31:59on va dire,
31:59les ultra-riches,
32:00les 0,0002%
32:02des plus riches,
32:03ça concerne
32:03un peu plus de 1 000 personnes.
32:05On paye moins de 2%
32:06d'impôts sur le revenu.
32:07D'accord ?
32:08Et quand on va chercher
32:09dans le détail,
32:09on s'aperçoit qu'en réalité,
32:10ils ont transféré,
32:12parce que les revenus du capital
32:14sont moins imposés,
32:15ils ont transféré
32:16le revenu personnel
32:18en patrimoine
32:20dont 90% en réalité
32:24sont des actifs financiers.
32:25Ça n'est pas égal.
32:26Je n'ai pas dit
32:26que c'était illégal.
32:27Mais le problème,
32:28c'est que tous les gens
32:29vous me parliez tout à l'heure
32:30de pression fiscale,
32:31personne ne comprendra
32:32dans ce pays
32:33que les milliardaires,
32:34pour aller plus vite
32:35et un peu plus largement,
32:36payent par exemple,
32:37sont taxés globalement
32:38au niveau de leur revenu
32:38personnel et professionnel
32:39à 27%
32:40quand les 0,1%
32:42des plus riches
32:43qui sont à l'impôt
32:44sur le revenu,
32:44laissez-moi finir,
32:46sont taxés à 46%.
32:48Donc,
32:48il faut bien rectifier ça.
32:49Et pour rectifier ça,
32:50puisqu'il y a eu
32:51un transfert vers le patrimoine
32:52de leur revenu,
32:54il faut aller taxer
32:55à 2%,
32:56ce n'est pas beaucoup 2%.
32:57Ça dépend du montant.
32:58Ça dépend du montant.
33:00Quand des gens
33:00ne payent pas l'impôt,
33:02c'est 2% de 100 euros,
33:03mais 2% de...
33:03Quand on est arrivé
33:04à un système
33:05où des ultra-riches
33:06ne sont plus imposés
33:08globalement,
33:08taxés globalement,
33:09qu'à 27%,
33:11alors que la plupart
33:12des Français
33:12sont taxés plus,
33:13la plupart des ultra-riches,
33:15vous le savez très bien,
33:16sont taxés à 46%.
33:17On va marquer une pause
33:17et on va reparler de ça
33:18juste après.
33:19Justement,
33:19ce n'était pas le cas.
33:20Ce n'est pas le cas de ceci.
33:21Juste après la pause,
33:22Éric Coquerel.
33:26Dernière partie
33:26du grand rendez-vous
33:27Europe 1 CNews,
33:28les échos avec Éric Coquerel.
33:29On parlait de taxes
33:30d'augmentation d'impôts
33:32et c'est le patron du MEDEF,
33:35Stéphane Dupont,
33:36qui répond.
33:36Oui, dans le Parisien,
33:38ce matin,
33:38le président du MEDEF,
33:39Patrick Martin,
33:40dit que si les impôts augmentent,
33:42il va y avoir
33:43une grande mobilisation patronale.
33:45Notamment,
33:46la perspective
33:46de cette taxe Zuckman
33:47suscite beaucoup d'inquiétudes
33:49dans les milieux patronaux.
33:50Qu'est-ce que vous lui répondez ?
33:51J'allais dire que
33:52si tous les grands patrons
33:54qui sont concernés
33:55par la taxe Zuckman
33:56vont dans la rue,
33:57ça va être quelques centaines
33:57de personnes seulement.
33:59Parce que la plupart
34:00des grands patrons
34:00ne sont pas du tout
34:01concernés par la taxe Zuckman.
34:02Non, mais il n'y a pas
34:03que la taxe Zuckman.
34:03Il y a aussi
34:03d'augmentation
34:04d'autres impôts.
34:05Déjà, vous me parlez
34:06de la taxe Zuckman.
34:07C'est vrai que la taxe Zuckman
34:07concerne les gens
34:08qui ont 100 millions
34:08de patrimoine,
34:09pour commencer.
34:10100 millions d'euros.
34:11Et pour avoir été
34:12chef d'entreprise,
34:14la plupart des patrons,
34:16et vous le savez,
34:16je ne sais plus,
34:17le revenu était médian,
34:19la plupart moyens
34:19étaient de 4 000 euros
34:20il y a quelques années.
34:21Donc, il a peut-être
34:21un peu augmenté.
34:22Mais vous savez
34:22qu'on est très loin de ça.
34:24Donc, la plupart,
34:24je le dis aux patrons,
34:25parce que moi,
34:26ce qui m'amuse un peu
34:26dans l'interview de M. Martin,
34:28c'est qu'il appelle
34:29le patronat à se lever.
34:30Mais il y a patronat
34:31et patronat.
34:32Par exemple,
34:33j'ai fait une mission
34:34d'études sur la fiscalité
34:35des entreprises
34:36avec Jean-René Cazeneuve
34:38il y a deux ans,
34:38rapporteur général,
34:39En Marche.
34:40Qu'est-ce que ça montre ?
34:41Ça montre que,
34:42proportionnellement,
34:42les TPE et les PME
34:44payent plus d'impôts
34:45que les multinationales.
34:46Vous trouvez ça normal ?
34:47Les TPE et les PME,
34:49nous, on travaille aussi
34:50pour eux
34:50parce qu'on pense
34:51qu'il faut alimenter
34:52leur carnet de commandes
34:53par une politique de relance.
34:55Mais ce qui est anormal,
34:55c'est que les multinationales
34:58pratiquent des prix de transfert
35:00qui peuvent faire en sorte
35:01de délocaliser
35:01leurs profits
35:02dans des pays
35:03à fiscalité réduite.
35:04Par exemple,
35:05il y a une autre taxe
35:05Zucman qui propose
35:06de corriger cet effet
35:07qui fait qu'il n'y a pas
35:08un désavantage
35:09entre une multinationale
35:11et la TPE
35:11et elle paye tous ses impôts.
35:12Vous ne comprenez pas
35:13l'inquiétude
35:14pour certains membres
35:15de chefs d'entreprise ?
35:15Oui, parce que c'est
35:16une fausse inquiétude
35:16parce qu'en réalité...
35:17Une fausse inquiétude, d'accord.
35:18Oui, parce qu'en réalité,
35:19Patrick Partin fait en sorte
35:20de laisser penser aux patrons
35:22qu'ils ont tous
35:22les mêmes intérêts.
35:23Non, ils n'ont pas tous
35:24les mêmes intérêts.
35:25Et c'est toute la critique
35:26que je fais du cas...
35:27Ils n'ont pas tous
35:28intérêt, par exemple,
35:28à réduire le coût du travail ?
35:29Ils n'ont pas tous intérêt
35:30à réduire la pression fiscale ?
35:32Non, non, pas tous.
35:33Non, parce que...
35:33Beaucoup quand même.
35:34Non, parce que tous
35:35ne sont pas concernés
35:36par la pression fiscale.
35:37Est-ce que vous savez
35:37qu'en termes d'impôts
35:38sur les sociétés,
35:39la France est de très loin
35:40et très loin d'être en tête,
35:42que ce soit en Europe,
35:43on est sixième
35:43ou que ce soit dans le monde,
35:44on est quarante-septième
35:45à peu près, de mémoire.
35:47Donc, il n'y a pas...
35:48Le petit patron
35:49qui paye ses impôts
35:50et qui, lui,
35:50ne peut pas aller...
35:52n'a pas une corde d'avocat
35:54qui lui permet d'optimiser.
35:55Je vous assure
35:56que son intérêt,
35:57c'est que les gens,
35:58ils soient bien payés
35:59pour acheter ses produits,
36:01que l'État investisse
36:02pour remplir
36:02ses cartes de commande, etc.
36:04Son intérêt n'est pas sans arrêt
36:06que les gens...
36:06Mais on peut renverser
36:07la question.
36:07Est-ce qu'il n'y a pas d'un côté
36:08où vous nous dites
36:09le petit patron,
36:10mais est-ce que les grands groupes
36:10ne font pas aussi
36:11la prospérité de la France,
36:12un,
36:13et est-ce qu'il n'y a pas aussi
36:14chez vous,
36:14et c'est presque une question
36:15de l'histoire des idées,
36:16cette vieille tentation
36:17de croire qu'il y a
36:18200 familles
36:19ou 500 familles
36:20ou 100 familles
36:21qui tiennent la France
36:22et il suffit d'aller chez eux
36:23et ça nous épargne
36:24toute forme de réforme structurelle,
36:25des réformes de fonds
36:26sur la dépense sociale,
36:27l'inefficacité de la bureaucratie
36:28parce qu'on va se prendre
36:29les 200 accapareurs.
36:30Il y a deux questions
36:31dans ce que vous posez.
36:31D'accord ?
36:32Il y a ce qui se passe
36:33depuis une trentaine d'années.
36:35Je vous réponds
36:35sur les grands patrons
36:37ou autre.
36:37Ce qui se passe
36:38depuis une trentaine d'années,
36:39c'est que la part du capital
36:41dans le partage des richesses
36:44n'a cessé d'augmenter
36:45et c'est un capital
36:46qui a une particularité.
36:48C'est qu'on l'a avantagé
36:50et ça,
36:50quand je dis on l'a avantagé,
36:51c'était assumé
36:52par Emmanuel Macron.
36:53Baudot-le-Mer le disait.
36:54Moi, c'est pour ça
36:54que je m'entendais
36:54avec Baudot-le-Mer au moins.
36:55Il dit,
36:56cache les choses.
36:57Il dit,
36:57on va faire des cadeaux fiscaux,
36:58on va avantager le capital
36:59comme ça,
37:00ça va venir demain en France,
37:01ça va créer de l'investissement
37:02et après de l'emploi.
37:03Alors,
37:03premier bilan,
37:04on l'a avantagé
37:05et on s'aperçoit
37:06que ce qui a explosé,
37:07c'est les dividendes.
37:08Ça, oui,
37:08on est champion de rentre dividendes,
37:09c'est-à-dire la part des profits
37:11qui n'est pas investie.
37:12Et par contre,
37:13l'industrie est passée
37:14en dessous de 10% du PIB,
37:15le taux de chômage remonte,
37:17on a un taux de pauvreté,
37:18on n'est pas d'accord
37:19l'un et l'autre,
37:19mais qu'il soit à 14%
37:20ou à 15%
37:21dans la puissance économique
37:22au monde,
37:23de toute façon,
37:24c'est trop.
37:24et on a aujourd'hui
37:25une demande intérieure
37:26qui baisse
37:26qui est le feu
37:27de l'activité économique
37:28en France.
37:29Donc,
37:30un,
37:30les résultats ne sont pas là
37:31et deux,
37:31par contre,
37:32ça a produit des inégalités
37:33qui fait que
37:34ces cadeaux fiscaux
37:34coûtent 60 milliards par an
37:36à l'État
37:37parce que c'est les recettes
37:37en moins
37:38qui expliquent notamment
37:39la demande intérieure
37:41doit être portée par l'État,
37:42finalement par la commande publique.
37:43Alors, non,
37:43pas que.
37:44Vous faites beaucoup de références
37:45mais c'est bien qu'elle le soit.
37:46C'est de le gestion socialisant
37:47quand même.
37:47C'est pas à vous
37:49que je vais rappeler
37:49parce que vous connaissez
37:51les chiffres économiques.
37:52Après la crise du subprime,
37:54qu'est-ce qui fait
37:54que la France
37:54n'est pas rentrée en récession ?
37:57Vous savez ?
37:58C'est pas le marché privé.
37:59Il était en récession.
38:00C'est la demande publique
38:01parce qu'à un moment donné,
38:02la demande publique,
38:03voilà,
38:03on a un État
38:03qui est structuré comme ça.
38:05Ça produit aussi des recettes.
38:06Nous, ce que nous voulons...
38:07C'est un policier.
38:08Ça fait conflire la bureaucratie.
38:10Il reste de temps
38:11mais c'est pour ça
38:12qu'on s'oppose globalement
38:12à ce budget
38:13et qu'on n'est pas...
38:14On ne dit pas
38:15il faut plutôt
38:15moins 40 milliards.
38:16Enfin, ça nous a goûté
38:17quand même 5 points de PIB
38:18à l'époque
38:19la crise des subprimes.
38:21Ah oui,
38:21on a financé les banques.
38:23On a financé les banques
38:24et je vous rappelais
38:25qu'à l'époque...
38:25On n'est pas en récession
38:26comme à l'époque l'Espagne
38:27ou la Grèce.
38:28Peut-être qu'il faudrait
38:29même les nationaliser.
38:30Ça, il ne l'a pas fait.
38:31Donc, on a...
38:31Comme d'habitude,
38:32on a socialisé leurs pertes
38:34et les profits
38:34ne sont jamais socialisés.
38:35Dans son interview
38:36d'aujourd'hui
38:36de Sébastien Lecornu,
38:38il dit que lui,
38:38il est contre la taxation
38:39de l'outil professionnel.
38:41C'est ça qui est au cœur
38:41du débat, en fait.
38:42Oui, mais dans ces cas-là,
38:43il y a un taxe du plan.
38:43L'Espagne ne taxait pas
38:44l'outil professionnel.
38:45Est-ce que vous êtes favorable
38:46à tous les effets négatifs
38:49que ça va avoir ?
38:49Bien sûr.
38:50Pour les raisons
38:50que je vous ai dit tout à l'heure,
38:51c'est-à-dire le transfert
38:53de revenu personnel
38:53vers un patrimoine
38:54qui est un patrimoine professionnel,
38:56on est obligé
38:57d'aller taxer là-dessus
38:58parce que sinon,
38:59on n'arrivera pas
39:00à, j'allais dire,
39:00à les capter
39:01les richesses
39:02qui sont parties
39:02et qui n'ont aucun rapport
39:04parce que j'entends des fois
39:11des biens personnels.
39:11Ce n'est pas les biens,
39:12ce n'est pas les usines
39:13ou les entreprises
39:14des TPE, PME.
39:15Donc, ce qu'il faut faire
39:16dans ce pays,
39:17je vais vous dire en trois choses.
39:18Rapidement,
39:19parce qu'après,
39:19on a encore un sujet.
39:20Parce qu'en plus,
39:20on est face à une situation
39:21internationale
39:21qui est catastrophique,
39:23qui nécessite de réinvestir
39:25parce que les États-Unis
39:26nous imposent une guerre commerciale
39:28et que si nous,
39:29on ne réinvestit pas puissamment,
39:31eh bien,
39:31on va être à la remorque.
39:32Les Allemands vont le faire
39:32avec 60 milliards d'euros par an.
39:34Ce qu'il faut faire,
39:35un, c'est une politique
39:35de la relance
39:41et c'est quelque chose
39:41qui produit.
39:42Et excusez-moi,
39:43on ne peut pas se dire
39:44que les 1 200 personnes,
39:46on va les gaver
39:48en termes de patrimoine
39:49et que c'est eux
39:50qui vont sauver le pays.
39:51Ce qui va sauver le pays,
39:52c'est que les gens
39:52qui aujourd'hui
39:52ont leur pouvoir d'achat
39:53qui baisse,
39:54voient leur salaire augmenter,
39:55voient,
39:56je ne parle pas selon des salariés,
39:57que les artisans gagnent mieux,
39:58les TPE gagnent mieux,
39:59etc.
39:59Première chose.
40:00Deuxièmement,
40:01il faut une politique
40:01de bifurcation écologique
40:02parce qu'on en parle peu
40:03mais il me semble
40:04que la question de l'urgence
40:05climatique est là
40:06et que ça permettra
40:07à l'État
40:08d'investir massivement,
40:09on pense qu'il faudrait
40:0937 milliards de plus
40:10pour l'économie.
40:11Et troisièmement,
40:12il faut effectivement revenir
40:13sur ce qui se passe
40:14en 2017,
40:15c'est-à-dire le partage
40:16capital-travail
40:17qui ne va pas
40:17et ça,
40:18ça se passe par l'augmentation
40:19des salaires
40:19et ça se passe par la fiscalité.
40:21Je pense qu'on aurait
40:22nos situations.
40:22Vous risquez d'avoir,
40:23je vous le dis comme ça,
40:24M. Bernard Ranaud
40:25qui était devant la commission du Sénat
40:26qui disait qu'il payait
40:265 milliards d'impôts
40:27pour son groupe,
40:28vous risquez d'avoir
40:29quand même une fuite en avant
40:36des lignes rouges
40:37qui disent...
40:37Vous ne trouvez pas scandaleux
40:38que quelqu'un comme Bernard Ranaud
40:39à qui on va prendre très peu
40:41de ce qu'il gagne en plus
40:41depuis 2017
40:42parce que c'est très peu
40:43menace de partir.
40:44Mais qu'est-ce que c'est
40:45Il ne menace pas de partir ?
40:46Il n'a jamais dit ça ?
40:47Mais vous voyez bien quand même
40:48que...
40:48Vous appuyez ce genre de déclaration ?
40:49Je n'appuie rien du tout.
40:50Je constate quand même
40:51que c'est quelqu'un
40:52qui crée de l'emploi
40:53avec beaucoup d'autres.
40:55Vous savez pourquoi
40:55il ne le fera pas ?
40:55Pourquoi il ne le fera pas ?
40:56Parce qu'il est patriote ?
40:58Non, parce que d'abord
40:59la plupart de ces produits
41:01sont adossés à la question
41:02d'une image française
41:03du luxe, etc.
41:04Donc je pense qu'il ne le fera pas.
41:05Et deuxièmement
41:06parce qu'aujourd'hui encore
41:07ce qu'on propose en réalité
41:09comme taxation
41:10ne revient qu'en très petite partie
41:12sur ce que ces gens-là
41:13ont gagné en plus
41:13depuis 2017.
41:14Et moi je vous fais tout mon pari
41:15que...
41:16Coupable d'avoir gagné de l'argent.
41:17Et d'ailleurs
41:17toutes les études montrent
41:18qu'en réalité
41:19il y a une étude
41:19du Conseil d'analyse économique
41:21c'est Rachetachemotino
41:22qui montre que...
41:22Vous voyez le problème
41:23c'est que pour vous
41:23on est coupable
41:24d'avoir gagné de l'argent.
41:25On est coupable d'être riche.
41:27Non.
41:27Le problème n'est pas ça.
41:28C'est que vous pouvez
41:29gagner de l'argent
41:29mais vous devez
41:30à la collectivité
41:31comme la plupart des Français
41:32le fait de participer
41:34à l'effort commun.
41:34Et comme la majorité des riches
41:34qui payent 46%.
41:36Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
41:36L'Assemblée Générale de l'ONU
41:38pour terminer
41:39a adopté ce vendredi 12 septembre
41:41la déclaration de New York
41:42qui est un texte
41:43qui vise à donner
41:43un nouveau souffle
41:44à la solution
41:44à deux états au Proche-Orient
41:46un état israélien
41:47un autre palestinien
41:48mais en excluant
41:51sans équivoque
41:52le Hamas.
41:54Est-ce que LFI
41:54veut toujours la reconnaissance
41:55de l'état de Palestine
41:56même si le Hamas
41:58est encore présent
41:58et que les otages
42:00n'ont toujours pas été libérés ?
42:01Alors nous voulons
42:02la reconnaissance
42:03de l'état de Palestine
42:04parce que c'est
42:04une solution nécessaire.
42:07Malheureusement
42:07vu la situation
42:08j'ai peur qu'à la fin
42:09le droit international
42:13les états comme la France
42:14reconnaissent un cimetière
42:15parce que la situation
42:16c'est que
42:17l'état d'Israël
42:18sous la gouvernance
42:19de M. Netanyahou
42:20est en train de raser Gaza
42:21pour faire en sorte
42:24ensuite de l'annexer
42:25est en train
42:26et s'est assumé
42:27de virer tous les palestiniens
42:28de Cisjordanie.
42:29L'état d'Israël
42:29attend toujours
42:30la libération des otages.
42:31Oui d'accord.
42:32Est-ce qu'on ne commence pas
42:33par là Eric ?
42:33L'état d'Israël
42:34demande...
42:35Mais peut-être
42:35commençons aussi
42:36par le fait
42:37qu'on arrête
42:37qu'il y ait plus de 60 000 morts
42:39dont deux tiers de femmes
42:40et d'enfants à Gaza
42:41et qu'on arrête
42:42de dire qu'il est normal
42:44qu'un état
42:45bombarde des pays voisins
42:47comme bon lui semble
42:48le Qatar, le Liban
42:49et autres
42:49et se permettent
42:50aujourd'hui
42:51de raser un poche de la terre.
42:51Mais est-ce qu'il n'y a pas
42:52de simple bon sens
42:53dans l'idée que
42:54les deux états
42:55donc l'état palestinien
42:56certes
42:56mais détachés du Hamas
42:57est-ce que pour vous
42:58ce n'est pas
42:58une proposition
42:59qui va de soi ?
43:01Écoutez
43:01détachés
43:02alors
43:02je ne porte pas du tout
43:03le Hamas dans mon cœur
43:04Je ne vous parle pas
43:05c'est pas la question
43:06mais la question
43:06c'est même ce qui se passe
43:08mais est-ce que la condition
43:09de l'indépendance
43:09de la Palestine
43:10vous le savez
43:10de manière concrète
43:11si je veux dire concrètement
43:12vous savez que les discussions
43:13qui ont lieu
43:14y compris
43:15les quelques discussions
43:16qui ont lieu
43:16d'approche pour la paix
43:17ont concerné également
43:19le Hamas
43:19parce que vous ne pouvez pas
43:20vous ne pouvez pas décider
43:21comme ça
43:22des gens avec qui
43:23vous voulez négocier
43:23ça n'arrive jamais
43:24vous ne pouvez pas
43:25demeurer
43:25moi je suis pour une solution
43:27de paix avec la Russie
43:28je pense que
43:28pour mettre fin
43:29à l'agression russe
43:30il faut une situation
43:31de paix par la guerre
43:32pour ça il faut parler
43:33avec Poutine
43:34mais on parle d'autre chose
43:35on parle de la constitution
43:36de l'état palestinien
43:37est-ce que le Hamas
43:38ce n'est pas le pire
43:39mais moi je vais vous dire
43:41est-ce que par exemple
43:41quand je considère
43:43qu'aujourd'hui
43:43on a un gouvernement
43:44je dis bien
43:45le gouvernement d'État
43:46qui est suprémaciste
43:46et raciste
43:47est-ce qu'on va dire
43:48que pour discuter
43:49avec Israël
43:49et Israël
43:50il faut la disparition
43:51de ce gouvernement
43:52ce n'est pas ce qui va
43:52être mis sur la table
43:53ce qui va être mis sur la table
43:54c'est la reconnaissance
43:55des deux états
43:55mais avant tout
43:56il faut que les troupes
43:57israéliennes
43:59sortent de Gaza
44:00parce qu'aujourd'hui
44:01je vous le répète
44:02il y a un génocide en cours
44:03donc malheureusement
44:04j'ai peur que tout ça
44:05vienne trop tard
44:05Merci Eric Coquerel
44:06d'avoir été l'invité
44:07du Grand Rendez-vous
44:08très bonne journée
44:10sur nos deux antennes
44:11Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire