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Le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00La grande interview sur CNews et Europe 1, mon invité ce matin est le président de Debout la France.
00:04Bonjour et bienvenue Nicolas Dupont-Aignan.
00:06Bonjour Sonia Mabrouk.
00:07Merci de votre présence. Ce matin, beaucoup de sujets évoqués, mais tout d'abord,
00:11tandis que les négociations entre Russes et Américains se poursuivent,
00:14Emmanuel Macron a reçu hier Volodymyr Zelensky pour lui dire et lui redire son soutien, le soutien de la France.
00:20Le président français qui réaffirme Nicolas Dupont-Aignan l'absolu nécessité d'une paix, une paix durable et pérenne.
00:27Il a raison.
00:28C'est curieux. Il fait tout pour saboter la paix.
00:33C'est ça qui est insupportable d'hypocrisie.
00:38C'est-à-dire que la France est complètement hors-jeu à cause d'une mauvaise stratégie de départ,
00:44d'une mauvaise analyse de la réalité historique, géographique, géopolitique,
00:50et qu'au lieu de reconnaître qu'il y a une chance historique dans le plan de paix de Donald Trump,
00:56permettant de vraiment faire la paix, c'est-à-dire d'avoir l'accord de la Russie et de l'Ukraine.
01:02Eh bien, les dirigeants européens, pas les peuples, les dirigeants européens font tout pour saboter la paix et la rendre impossible.
01:11Parce qu'en fait, Emmanuel Macron se nourrit de la guerre.
01:15Qu'on comprenne bien, Nicolas Dupoignan, demander une paix durable et pérenne pour qu'un autre jour,
01:20il n'y ait pas d'extension des ambitions russes, c'est saboter la paix ?
01:24Ah mais pas du tout ! Une paix durable, c'est quoi ?
01:27Une paix durable, c'est ce que j'avais proposé dès 2022,
01:31et c'est l'accord qu'il y avait eu d'ailleurs, préaccord, entre Ukrainiens et Russes,
01:37en juillet ou juin 2022 à Istanbul,
01:40et qui avait été saboté cette fois-ci par Joe Biden et les Anglais.
01:45C'est quoi la paix durable ?
01:47Parce qu'il faut à un moment dire la vérité sur ce conflit.
01:50La paix durable, c'est la neutralité définitive de l'Ukraine
01:54où les Occidentaux affirment solennellement que jamais elle ne rentrera dans l'OTAN
02:01ni d'ailleurs dans l'Union Européenne.
02:03C'est l'inverse de ce que le président français et les Européens.
02:04Mais bien évidemment, et c'est la cause de la guerre.
02:07Moi je reviens à une position gaullienne qui avait été reprise par Jacques Chirac.
02:12Jacques Chirac avait proposé à l'époque neutralité, démilitarisation de l'Ukraine
02:20pour en faire ce que ça n'aurait jamais dû cesser d'être,
02:24une zone tampon entre l'Est, le monde slave et le monde de l'OTAN
02:30qui d'ailleurs, souvenez-vous, devait s'arrêter à l'Allemagne et avancer jusqu'à la Pologne.
02:34Donc tant qu'on n'a pas compris cela, on ne peut pas désamorcer ce conflit.
02:39Et vous assumez des choses ?
02:39Et j'assume totalement...
02:41Qu'il faut arrêter les aides à l'Ukraine, qu'il ne faut pas renforcer l'armée ukrainienne
02:44malgré ce qui se passe sur le terrain militaire.
02:47En fait, ce qui est fascinant, et je voudrais que les Français le comprennent
02:51malgré la propagande abjecte du régime français.
02:56Propagande ?
02:56Propagande abjecte.
02:57A quel sujet ?
02:58De faire croire qu'on est un héros parce qu'on fonce dans un mur
03:03et qu'on nourrit la guerre alors qu'on a une occasion de paix extraordinaire.
03:08Ce que les Américains de Trump ont compris, et ce que je répète d'ailleurs depuis des années,
03:13c'est que si on veut éviter le basculement du monde vers l'Asie et la Chine,
03:19il faut récupérer la Russie.
03:20Et ce qui est en train de faire Trump, de manière magistrale, magistrale...
03:24C'est lui qui va rafler la mise ?
03:26Il est en train de rafler toute la mise, c'est-à-dire qu'il a compris une chose,
03:29c'est que s'il ne veut pas être dépendant des terres rares chinoises
03:32qui asphyxient notre industrie,
03:34s'il veut que l'Occident, l'Europe, survivent face au rouleau compresseur chinois,
03:40il a besoin des ressources naturelles russes, il a besoin de la science russe,
03:44il a besoin de la civilisation russe.
03:46Et qu'est-ce que fait Donald Trump ?
03:48Il est en train de liquider l'Europe.
03:50Et ce, c'est nain de jardin.
03:52Est-ce que ce n'est pas une auto-liquidation ?
03:54Ah bah oui.
03:55C'est une véritable question.
03:56Les nains de jardin qui nous gouvernent.
03:57Nains de jardin ?
03:58Oui.
03:58Les Starmer, Merce et Macron,
04:02qui étaient en fait dans les wagons des néo-conservateurs américains
04:06qui ont été battus aux élections,
04:08continuent comme des canards sans tête,
04:10à annonner leurs éléments de langage,
04:12soutenant un régime corrompu dans une impasse totale.
04:16Sous-Dupont-Union, régime corrompu, précisons,
04:18c'est un scandale de corruption qui a touché le bras droit
04:20et principal conseiller.
04:22Oui, précisons les choses, de Volodymyr Zelensky.
04:25Zelensky va passer à la mouillonnette très vite.
04:26Il n'est plus légitime pour vous ?
04:28Mais il n'est plus élu président, d'abord depuis un certain temps.
04:30Vous savez qu'il n'y a pas eu d'élection.
04:31Nous sommes en situation de guerre.
04:32Et dans une situation de guerre, même chez nous, il n'y aurait pas d'élection.
04:35Admettons.
04:36Encore que sous la guerre des 14,
04:38bon, on ne va pas revenir dessus, mais qu'importe.
04:40Moi, je vois l'intérêt de la France et de l'Europe.
04:43Et l'intérêt de la France et de l'Europe,
04:45c'est d'éviter cette guerre fratricide entre frères slaves,
04:49qu'ont vécu ensemble quatre siècles,
04:50qu'il faut réconcilier.
04:52On s'est bien réconciliés avec les Allemands,
04:54après trois guerres.
04:55Donc, il faut anticiper la paix.
04:57Moi, je veux la paix pour mon pays,
04:59parce que c'est l'intérêt de la France
05:00d'arrêter de gaspiller de l'argent,
05:0240 milliards,
05:03d'arrêter de payer...
05:04Oui, les engagements français,
05:06je les ai calculés,
05:07les engagements français...
05:08Nous avons autour de 10-15 milliards d'aide à l'Ukraine.
05:10Attendez.
05:11Direct, pas indirect.
05:12Ah, mais l'Union Européenne,
05:14nous sommes actionnaires, si je puis dire.
05:15On finance 18%.
05:16Si vous additionnez tout,
05:19le français, le foyer fiscal français,
05:21a payé 1 000 euros,
05:231 000 euros par foyer,
05:26engagé par Emmanuel Macron.
05:28Mais il n'y a pas que ce coût direct.
05:30Il y a la ruine de notre industrie,
05:32qui paye notre gaz, notre énergie,
05:33trois fois plus cher que les Chinois ou les Américains.
05:35Il y a l'agriculture.
05:36Il y a l'agriculture.
05:38Et puis surtout, il y a l'avenir du monde.
05:39Moi, je veux que l'Europe...
05:40C'est curieux d'ailleurs.
05:41Ce sont des Européens.
05:42Ils se disent Européens.
05:43Ils sont en train de sacrifier l'Europe
05:45au profit des États-Unis et de la Chine.
05:46Nicolas Dupoignan, ce matin,
05:48peut-être, à partir de vos propos,
05:50l'Elysée pourrait dire qu'il s'agit de désinformation.
05:53Ce que vous dites sur nos antennes,
05:55qu'il est nécessaire de labelliser nos médias
05:57par rapport à ce que vous dites sur l'Ukraine.
05:59À ce sujet, vous savez qu'il y a eu une attaque directe hier
06:01depuis le contexte de l'Elysée.
06:02D'abord, pour nos téléspectateurs et auditeurs,
06:05regardez, écoutez un extrait.
06:08Emmanuel Macron envisage un label pour les médias.
06:12Il y aurait les bons médias et les moins bons.
06:15Comment ne pas voir dans cette initiative
06:16une tentation autoritaire d'un président
06:18mécontent du traitement médiatique
06:20et qui souhaite imposer un récit unique ?
06:24Je propose un nom pour ce nouveau service de communication,
06:27la Pravda.
06:28Bon, sujet médiatique qui devient éminemment politique.
06:30Vous avez vu les réactions notamment de Bruno Rotaillot,
06:32de David Lissnard et d'autres.
06:33Que vous inspire cette passe d'armes ?
06:35Écoutez, je dénonce depuis des années
06:37cette censure implicite
06:40qui a été quand même jusqu'à fermer
06:42une chaîne de télévision, C8,
06:44mais qui va bien au-delà de cette labellisation.
06:48Moi, j'ai écouté le président de la République
06:49dans ses forums d'électeurs
06:51à Arras, à Toulouse.
06:53Il a osé dire,
06:55c'est affiché,
06:57c'est assumé,
06:57il a dit qu'il avait convoqué
06:59un conseil de défense
07:01informationnel.
07:03Le président de la République,
07:05sous la cinquième garant des institutions,
07:07du bon fonctionnement,
07:08de la liberté des Français,
07:10organise dans le secret des délibérations
07:12un conseil
07:14et il commence à raconter une histoire.
07:16Et voilà pourquoi il se nourrit de la guerre.
07:18Parce que, Sonia Mabrouk,
07:19il y a un lien entre la mise sous tension
07:22et l'invention d'une menace russe imaginaire
07:25pour la France
07:25et la mainmise d'Emmanuel Macron
07:28sur les médias,
07:29les réseaux sociaux
07:30et les messageries.
07:31Que le chef d'état-major des armées,
07:33qu'Emmanuel Macron
07:33et que tous ceux qui affirment
07:35qu'il y a une menace russe
07:36à nos portes
07:37sont dans une forme de mensonge
07:39qui les lie.
07:39Total.
07:40Parce qu'ils oublient une chose.
07:42Attendez, ils oublient une chose.
07:43C'est d'ailleurs curieux.
07:45La force de dissuasion nucléaire française
07:47qui nous protège.
07:48Porte heureusement,
07:49nous ne devrions pas en arriver là.
07:50Non mais, s'il y avait une menace,
07:53on a une force de dissuasion.
07:54Donc, l'intérêt de la France,
07:56c'est de s'attaquer à la vraie menace intérieure.
07:59Narcotrafic, islamisme.
08:00Mais attendez, encore un...
08:01Je reviens sur l'information.
08:02Mais puisque vous l'avez bien entendu...
08:03Il y a une volonté.
08:04Non mais c'est un plan global.
08:05J'entends, mais vous avez entendu.
08:06Bien monté, bien organisé.
08:08Vous avez aussi entendu,
08:09puisque vous l'avez écouté attentivement,
08:11qu'il ne va pas lui-même,
08:12que ce n'est pas le pouvoir
08:13qui va s'occuper de cette labellisation.
08:14Que pensez-vous quand même
08:15de cette mise au point ?
08:15Non mais c'est un peu comme
08:16sous l'occupation,
08:17le régime de Vichy.
08:18Il y avait un comité de la censure.
08:21Ce n'étaient pas les Allemands
08:22qui le faisaient directement.
08:24Il y avait des collabos.
08:27Eh bien...
08:27Je ne sais pas si comparaison
08:28vos raisons sur un tel sujet.
08:28Écoutez, la censure, c'est la censure.
08:31Quand on ouvrait les courriers,
08:33quand il y avait un comité de presse,
08:35c'était quoi ?
08:36Parce que là, bien sûr
08:37qu'il ne le fait pas lui-même.
08:38Il le fait faire par ceux
08:39qui ont fait sa propagande en 2017.
08:42Par les chiens de garde du régime.
08:45On les connaît.
08:46Regardez, il y a eu le scandale de...
08:48Les mots sont forts, Nicolas Dupourgneau.
08:49Mais c'est la réalité.
08:50C'est-à-dire qu'on renvoie à une époque
08:51qui est très sombre, tragique.
08:52Mais jamais, jamais depuis la collaboration,
08:56jamais depuis Vichy et Pétain,
08:58il y a eu un président
08:59qui voulait ouvrir les courriers,
09:01censurer l'information,
09:03fermer des chaînes,
09:04créer un comité de labellisation.
09:07Est-ce que vous savez qu'il y a des...
09:08Est-ce que vous connaissez ce terme,
09:11Sonia Mabrouk ?
09:11Signaleur de confiance.
09:13C'est le règlement DSA de l'Union Européenne
09:15qui est appliqué par l'ARCOM
09:17avec des signaleurs de confiance.
09:19C'est quoi des signaleurs de confiance ?
09:21Ce sont des délateurs
09:22qui ont été choisis par l'ARCOM
09:24pour surveiller les réseaux sociaux
09:25et dénoncer à l'ARCOM.
09:26Certains y voient des vigies.
09:28Jouons le rôle de modérateur.
09:30Des vigies, des sentinelles
09:31de la démocratie.
09:33Il y a une sentinelle.
09:34Laquelle ?
09:35Pour moi, le respect de la loi
09:36sur la diffamation,
09:38sur la haine,
09:39avec un juge,
09:41le juge,
09:42qui tranche.
09:43Et nous avons un système judiciaire,
09:45c'est le droit de la presse.
09:46Moi, je ne suis pas pour la diffamation,
09:48je ne suis pas pour la haine,
09:49je suis pour qu'on applique des règles.
09:52Mais il n'y a pas des zones grises,
09:53comme le disait la directrice France de Hicks,
09:56qui expliquait devant l'Assemblée nationale,
09:58devant une commission,
09:59qu'il y avait des zones grises
10:00et qu'on allait dégranuler.
10:02Vous entendez tous ces termes orouéliens ?
10:03Alors, Nicolas Dupoignant,
10:05si ce que vous dites ce matin...
10:06C'est gravissime.
10:07Et si grave.
10:08Pourquoi vous expliquez
10:08qu'il n'y ait pas une levée de boucliers ?
10:10Pourquoi c'est une partie des droites
10:11qui se lève ?
10:12Pourquoi ce ne sont pas tous les médias
10:13qui exprimeraient cette crainte ?
10:15Il n'y aurait que vous
10:16et certains qui auraient perçu
10:17ce danger dans notre pays.
10:18Non, parce que vous avez une minorité,
10:21une minorité agissante,
10:23qui tient le pays depuis des années,
10:25dans l'éducation,
10:26dans la magistrature,
10:27dans la presse,
10:29qui est de plus en plus minoritaire
10:30et qui veut maintenir son pouvoir.
10:33Et derrière cela,
10:35j'alerte les Français,
10:36il y a un scénario à la Roumaine.
10:39Vous savez, en Roumanie...
10:40Vous dire de remise en cause
10:41du résultat de 2027 ?
10:42Mais Emmanuel Macron l'a dit,
10:44reprenez ses paroles
10:45au Forum de Toulouse.
10:46Il a dit,
10:47dans la perspective des élections
10:48municipales et présidentielles,
10:51il faut se garder des ingérences.
10:53Ça veut dire quoi ?
10:54Le scénario roumain,
10:55c'est que le candidat...
10:55C'est que trois jours avant...
10:56Et oui, le candidat était soupçonné
10:58d'ingérence,
10:58en tout cas d'action de collusion
11:00avec la Russie.
11:01Oui, et trois jours avant,
11:02le second tour,
11:03alors qu'il allait gagner,
11:05des juges fantoches
11:06ont annulé l'élection.
11:09Et je dis à l'opposition
11:10qu'il n'est plus une opposition.
11:12Quand un président de la République
11:14veut censurer l'opinion,
11:17fausser le débat public,
11:18il faut le destituer.
11:20On a le moyen de le faire.
11:22Il y a l'article 68.
11:24Ça ne sert à rien de brailler.
11:26Il faut utiliser
11:27les instruments de la Constitution.
11:29Parlons...
11:30Alors, nous restons quand même
11:31dans un débat démocratique
11:33avec des idées qui s'entrechottent.
11:35Non, non, mais je dis
11:36vous parlez des oppositions.
11:38Vous parlez des sujets
11:39qui sont ceux de l'énergie,
11:40de la défense,
11:41de l'immigration,
11:42de l'agriculture.
11:43Et vous dites souvent,
11:44Nicolas Dupont-Union,
11:44que le problème,
11:45c'est l'Europe.
11:46Sur ce sujet,
11:47Jordan Bardella,
11:47sur cette antenne,
11:48a été interrogé.
11:49Et il a dit que
11:50ce n'était pas question
11:52de Frexit
11:52parce qu'on est,
11:53je cite,
11:53en train de gagner la partie.
11:55Alors, on ne quitte pas
11:56la table des négociations.
11:57Que lui répondez-vous ?
11:59Est-ce que vous partagez
12:00cette position ?
12:01Je crois qu'il ne faut
12:02être à la table,
12:04mais qu'il faut sortir
12:05de cette organisation délétère.
12:09Longtemps, j'ai cru,
12:09comme Jordan Bardella,
12:10je vais être très franc,
12:12j'ai cru qu'on pourrait
12:12changer de l'intérieur
12:13ce système.
12:15Il a changé radicalement
12:16depuis la crise Covid.
12:18Il est devenu liberticide.
12:21Il ne s'attaque plus aux États,
12:22il s'attaque aux individus.
12:23Et au point de changer
12:25les résultats des élections,
12:26comme en Roumanie.
12:27Et pire,
12:28il nous entraîne
12:29vers la guerre.
12:31Il ruine notre industrie,
12:32notre agriculture.
12:33Donc moi,
12:33je ferai campagne
12:34à la présidentielle
12:35pour la sortie
12:36de l'Union européenne.
12:37Vous êtes un partisan
12:37du Frexit.
12:38Je suis un partisan.
12:39Vous avez l'honnêteté
12:40de reconnaître
12:40que c'est une évolution
12:41de votre position.
12:42Et je vais vous dire pourquoi.
12:43Parce qu'on ne peut plus
12:43la modifier de l'intérieur.
12:45En revanche,
12:47à la différence
12:47du Frexit pur,
12:49je pense que la France
12:50est suffisamment forte
12:51pour faire sortir
12:53d'autres pays.
12:54Pour dynamiter la structure
12:55et pour,
12:57et c'est très important
12:58pour la suite,
12:58reconstruire
12:59une Europe
13:00des nations libres,
13:02celle qui a marché.
13:03Parce que ce qui est
13:03quand même fascinant,
13:04c'est qu'il y a eu
13:04une Europe qui a marché.
13:06Celle du général de Gaulle
13:07et d'Adenauer.
13:08Chaque pays avait ses frontières,
13:09son budget,
13:10ses lois.
13:11On coopérait.
13:13Donc pourquoi
13:13on devrait obéir
13:15à Mme von der Leyen,
13:16à une technocratie ?
13:17Absolument.
13:17Emmanuel Macron
13:18veut aussi cette Europe
13:19totalement fédérale.
13:21Schengen européen,
13:23Défense européenne,
13:24agriculture.
13:25Et je vais vous dire
13:25pour aborder...
13:25Ce sera la ligne de fracture
13:26selon vous
13:27pour cette présidentielle.
13:28Pour moi,
13:28le grand débat
13:30des dix prochaines années,
13:32c'est soit
13:33on se soumet
13:34à cette structure
13:35totalitaire,
13:36fédérale,
13:37soit on s'en échappe.
13:40Et je serai candidat
13:41et j'appellerai
13:41les Français
13:42à résister.
13:43C'est le sens
13:44de ma candidature.
13:45J'allais dire,
13:46si je pouvais plaisanter
13:47parce que c'est
13:47une affaire très grave,
13:48le seul intérêt
13:49de ma candidature
13:50parce que la classe politique
13:52française n'a toujours
13:53pas compris
13:54qu'on ne pourrait
13:55jamais résoudre
13:56nos problèmes migratoires,
13:58sécuritaires,
13:59économiques,
14:00énergétiques
14:00si on ne reprend pas
14:02notre liberté.
14:03Et c'est un point
14:03de divergence fondamental
14:04avec le RN.
14:05Je voudrais rappeler
14:05Nicolas Dupoignan.
14:06C'est la démocratie
14:08et c'est le premier tour
14:09de la présidentielle.
14:10Ah, donc pas de primaire alors.
14:13Mais pour qu'il y ait
14:14une primaire,
14:15Sonia Mabrouk,
14:16faudrait-il encore
14:17peut-être qu'il y ait
14:18une opposition ?
14:20Mais je vois
14:21Laurent Wauquiez
14:22que j'estime
14:23faire des négociations
14:25et amuser la galerie
14:26avec...
14:27Une primaire
14:27que Gérald Darmanin
14:28Oui, mais attendez,
14:29Laurent Wauquiez
14:29n'appuie pas
14:30sur le bouton
14:31de la censure.
14:32Laurent Wauquiez
14:33cautionne ce gouvernement
14:35qui vote des impôts
14:36sur des impôts
14:37et qui ruine la France.
14:39Donc il y a un moment,
14:40moi je ne participe pas
14:41à une primaire
14:42avec des gens
14:42qui soutiennent
14:43un gouvernement le connu.
14:44Ils ne vous ont pas cité d'ailleurs.
14:45Non, mais heureusement,
14:46d'ailleurs,
14:46ils savent très bien
14:46que je ne suis pas...
14:47Vous allez fermer la porte.
14:48Non, mais ce n'est pas
14:49de fermer la porte.
14:50Une primaire
14:51entre des vrais opposants,
14:52pourquoi pas ?
14:54Mais alors qui est
14:55le vrai opposant
14:56à Emmanuel Macron,
14:57enfin à la Macronie aujourd'hui,
14:58à Édouard Philippe ?
14:59Je ne demande pas
14:59des paroles.
15:00Dans les paroles,
15:01il y a beaucoup d'opposants.
15:03J'ai écouté Bruno Rotaio,
15:04bravo sur le budget.
15:05Mais alors pourquoi
15:06il ne censure pas ?
15:07J'écoute Jordan Bardella
15:08et Marine Le Pen,
15:11bravo la démission
15:12du président.
15:13Vous député le 9 décembre,
15:15vous appuyez sur le bouton
15:16si vous étiez député.
15:16Mais bien évidemment,
15:17parce que les Français
15:18ne peuvent pas vivre
15:19encore 15 mois
15:21avec un pilote d'avion
15:23qui fait des loupignes
15:24avec l'avion.
15:24Je ne sais pas
15:26si vous réalisez
15:27la gravité.
15:28Ce n'est pas des chanels
15:29qui descendent son train.
15:32C'est le président
15:32de la Ve République
15:33qui a le feu nucléaire
15:34et qui a des pouvoirs
15:36énormes.
15:37Et il fait des loupignes
15:38avec l'avion.
15:39Et nous sommes
15:39les passagers,
15:40Sonia Mabrouk.
15:41Donc le devoir
15:42d'un homme politique,
15:42c'est de dire
15:43on arrête,
15:44on le débranche
15:45le plus vite possible.
15:46Oui,
15:47avec les outils
15:47de la démocratie.
15:48Mais de la démocratie.
15:49Mais même si la destitution
15:51n'aboutit pas,
15:52imaginez l'impact international.
15:53Vous savez très bien
15:54d'ailleurs Nicolas Dupont-Lion.
15:55Certains disent
15:55que vous amusez la galerie.
15:57Pas du tout.
15:57Je vais vous dire pourquoi.
15:58Dans la destitution,
15:58il y a des chances.
15:59À l'Assemblée nationale,
16:00le vote de la censure
16:01représente les deux tiers
16:02qui seraient utiles.
16:04En revanche,
16:04le Sénat bloquerait
16:05mais après ce sont
16:06aux sénateurs
16:06d'assumer devant le peuple
16:08de laisser quelqu'un
16:08qui nous entraîne
16:09vers la guerre,
16:10qui veut censurer l'information
16:11et fausser le résultat
16:12des élections en 2027.
16:14C'est ça le projet
16:15d'Emmanuel Macron.
16:19Merci Nicolas Dupont-Lion.
16:21C'est votre grande interview
16:22ce matin.
16:22À bientôt.
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