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Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue Nicolas Dupont-Aignan.
00:02Bonjour Sonia Mabrouk.
00:03Vous êtes le président de Debout la France.
00:05C'est votre grande interview ce matin sur CNews et Européens.
00:07Monsieur Dupont-Aignan, avec une actualité politique sociale extrêmement chargée.
00:10Mais d'abord, je voudrais insister sur ce témoignage poignant.
00:13Il n'y a pas d'autre mot.
00:14Celui des parents de Philippines qui se sont confiés au Figaro.
00:18Philippines, rappelons-le, a été tuée, massacrée par un individu sous OQTF le 20 septembre 2024
00:23à sa sortie de l'université, Paris-Dauphine, par un individu qui n'avait rien à faire sur notre sol.
00:29Et voici ce que disent les parents.
00:30Plus on avance, plus on voit des dysfonctionnements.
00:33Et quand on parle les yeux dans les yeux, ce n'est jamais la faute de personne.
00:37Ceux qui ont failli à la fonction n'ont pas eu un mot pour Philippines.
00:40Aucun n'a envoyé une gerbe sur sa tombe.
00:43Alors ce sont des mots qui sont forts, de détresse aussi, de lucidité.
00:46Comment réagissez-vous à cela ?
00:48Philippines pourrait être notre fille à tous.
00:52Et ce qui est insupportable, c'est qu'on sait qu'on peut faire autrement.
00:56C'est que dans la plupart des pays du monde, on procède autrement.
01:01C'est-à-dire qu'on a la capacité de ne pas laisser sortir quelqu'un qui devrait être en prison.
01:08Et pire que tout, le Conseil constitutionnel vient de décider au mois d'août
01:12que la loi prévoyant suite à cette abomination l'extension du délai de rétention des étrangers
01:21comme le veut le ministre de l'Intérieur
01:23a été annulée par neuf personnalités
01:27qui d'ailleurs ont gouverné la France et l'ont mis dans cet état depuis 40 ans.
01:32Donc il y a un moment, cette affaire au-delà de la détresse des parents et de tous les Français
01:39nous oblige à une vraie révolution pénale.
01:45Pas à des rustines.
01:46C'est-à-dire à revoir le politique.
01:50La politique, c'est-à-dire la souveraineté du peuple,
01:52doit l'emparter sur le gouvernement des juges et sur l'Union européenne
01:56parce que les deux sont liés.
01:58Ça veut dire un bouleversement.
01:59Il faut que les Français le comprennent.
02:01On n'y arrivera pas avec des expédiants, avec des fausses solutions.
02:05Alors j'imagine que vous visez ce qui est en cours et le spectacle que vous voyez.
02:09Nous sommes à la veille, Nicolas Dupont-Union, d'une grande journée de mobilisation
02:12et en même temps avec un risque de casse, on va en parler, de dégradation.
02:16Et pendant ce temps, le nouveau Premier ministre poursuit ses consultations
02:19en vue de former un gouvernement et tenter d'arracher un accord de non-censure.
02:23Vous avez souvent dit que votre respect dans la personnalité et la figure de Sébastien Lecornus
02:29n'est peut-être pas ça qui est en jeu.
02:31Pourquoi vous estimez que le problème est à l'Élysée ?
02:35Mais parce que nous sommes sur un bateau, la France.
02:38Le bateau est en train de couler.
02:40Il y a des voies d'eau comme ça.
02:42Il coule de plus en plus.
02:43Les Français commencent vraiment tous à le réaliser.
02:46Et au lieu de changer le capitaine, qui est le responsable du naufrage,
02:54c'est lui qui a ouvert les voies d'eau.
02:56Mille milliards de dettes.
02:57C'est lui qui a détruit notre système économique.
02:59C'est lui qui a détruit notre système sécuritaire.
03:03Au lieu de changer le capitaine pour éviter le naufrage,
03:07on s'amuse avec le second que le capitaine nous lâche.
03:14Bientôt, le quatrième Premier ministre, ça sera comme Caligula, son cheval.
03:19Ce que je veux dire...
03:20Mais ce sont des fusibles.
03:21Ce sont des fusibles, alors que la vraie question,
03:24c'est de changer avant qu'il ne soit trop tard le capitaine.
03:27Vous avez déjà demandé la démission, M. Dupont-Aignan.
03:31Emmanuel Macron, vous le savez, n'ira pas vers cette option-là.
03:34Oui, mais je vais vous dire ce que je propose.
03:36Parce que j'entends, j'ai entendu Marine Le Pen hier chez vous,
03:39nous dire dissolution, dissolution, dissolution.
03:43Ou démission, maintenant.
03:44Gros progrès.
03:46Sauf que la dissolution et la démission, elle le sait très bien,
03:50ne dépendent que d'Emmanuel Macron.
03:52Bien entendu.
03:53Alors moi, je pose une question très simple.
03:54Pourquoi les parlementaires ne lancent pas la destitution ?
03:59Parce que la destitution, c'est une arme qui est en leur possession.
04:03Parce qu'il y a un moment dans la vie,
04:06quand la nation est en danger de mort,
04:08parce qu'un naufrage, c'est le danger de mort.
04:10Naufrage financier, naufrage économique, naufrage sécuritaire,
04:13naufrage migratoire.
04:14Quand la nation est en danger de mort,
04:17la responsabilité des parlementaires,
04:19ce n'est pas d'obéir au petit calcul des partis,
04:22parce qu'on est revenu sous la 4ème République.
04:23Attendez, je vais vous laisser poursuivre.
04:25Ce n'est pas de revenir au petit calcul.
04:26C'est de lancer la destitution,
04:29qui est le seul moyen de forcer le président à partir.
04:33C'est un moyen sain.
04:34Un parti politique le demande,
04:36par la motion de la destitution,
04:37ce sont les insoumis.
04:38Je suis étonnée de voir que vous rejoignez les insoumis.
04:41Non, je regrette qu'on laisse à M. Mélenchon
04:44l'usage d'une arme constitutionnelle,
04:47qui est le seul moyen dont disposent les parlementaires,
04:52en conscience devant le peuple.
04:53Et pour des calculs politiciens,
04:56ne vous trompez pas Sonia Mabrouk,
04:58Marine Le Pen sait très bien
04:59qu'elle n'obtiendra jamais la dissolution et la destitution.
05:03Donc elle fait le jeu d'Emmanuel Macron.
05:05Comme les LR font le jeu d'Emmanuel Macron
05:07en participant au gouvernement.
05:09Tout ça n'est qu'un jeu de rôle.
05:11Cette fausse opposition,
05:12les Français ne la supportent plus.
05:13Alors expliquez-nous.
05:14Vous demandez donc au parlementaire,
05:16j'imagine via un courrier,
05:17J'ai rédigé une lettre
05:21aux députés, aux sénateurs
05:23qui sont sur le site internet de Debout la France.
05:26J'ai rédigé une lettre
05:27où je leur dis en conscience,
05:29l'heure est grave,
05:30vous n'êtes plus le représentant d'un parti,
05:32vous êtes le représentant de la nation.
05:35Et cette nation,
05:37on ne veut pas la voir mourir,
05:38on ne veut pas la voir couler.
05:40Et la seule solution prévue
05:42par le général de Gaulle
05:43dans les institutions,
05:44c'est l'appel au peuple
05:45qui passe soit par la dissolution,
05:47il ne veut pas,
05:48soit par une nouvelle élection présidentielle.
05:50Et cette élection présidentielle,
05:52c'est le seul moyen
05:53de redonner l'espérance au pays.
05:55Nicolas Dupinon,
05:56rappelons quand même
05:56qu'une destitution,
05:57me semble-t-il,
05:58c'est deux tiers des parlementaires.
06:00Ça passe ensuite devant la haute cour.
06:03Donc c'est une procédure extrêmement complexe.
06:06Oui, mais qu'est-ce qu'on fait ?
06:09Sonia Mabrouk,
06:11qu'est-ce qu'on fait ?
06:12Mais en quoi,
06:12particulièrement le président parti,
06:14en quoi la dette sera résorbée,
06:17en quoi l'insécurité va-t-elle diminuer,
06:19en quoi, etc.,
06:21la politique migratoire va-t-elle changer ?
06:22Le général de Gaulle
06:23a confié Sonia Mabrouk
06:26d'immenses pouvoirs
06:27par la Ve République à l'exécutif.
06:28D'immenses pouvoirs.
06:30Mais il a toujours écrit partout,
06:32et il l'a prouvé
06:33par sa démission en 1969,
06:34sur un référendum perdu.
06:37Et il a toujours dit
06:38qu'il n'y a pas de légalité
06:40sans la légitimité.
06:42C'est l'histoire de Vichy
06:43et de la résistance.
06:45C'est la constante de la France.
06:46Il y a la légalité, oui.
06:48Il est légal, Macron.
06:49Il n'est plus légitime.
06:51La seule manière de trancher l'affaire,
06:54c'était le retour aux urnes.
06:56Il l'a fait, Emmanuel Macron,
06:58en 2024.
06:59Et vous pensez qu'il l'a repris ?
07:00Il a été désavoué.
07:02Il a nommé un premier ministre,
07:04Michel Barnier.
07:05Il a été censuré.
07:06Il a nommé un deuxième premier ministre,
07:08François Bayrou.
07:09Il a été censuré.
07:10Et puis, il nomme le cornu
07:11qui est son plus proche.
07:13Et je ne critique pas l'homme.
07:14Je critique sa politique.
07:16Et on fait croire,
07:18en amusant la galerie,
07:19d'ailleurs, il n'y a plus un Français
07:20qui croit à ce cirque politicien.
07:24On fait croire qu'il va mettre d'accord
07:25des socialistes et des républicains.
07:28Là, c'est un procès d'intention,
07:29vous allez voir.
07:30Peut-être que Sébastien Lecornu
07:32a une autre méthode
07:33que celle de M. Bayrou.
07:34C'est un homme enraciné,
07:35vous l'avez souvent reconnu.
07:36C'est un homme qui est capable
07:37de parler, y compris avec des parlementaires
07:39ou anciens parlementaires comme vous.
07:41Est-ce que vous croyez sincèrement
07:42qu'en additionnant tous ceux
07:44qui ont ruiné la France depuis 30 ans,
07:47qui l'ont mis dans l'État où elle est,
07:49on va régler les problèmes du pays ?
07:51Est-ce que vous ne croyez pas que,
07:53si on veut éviter que la cocotte minute
07:54n'explose ?
07:56Est-ce que vous ne croyez pas
07:57qu'il faut tout simplement
07:58ouvrir le petit clapet en haut
08:00pour laisser de l'air ?
08:01Et l'air, c'est quoi ?
08:03C'est le vote des Français.
08:04Regénérer la démocratie par...
08:07Par le vote, par la démocratie.
08:08Par la destitution.
08:09Mais c'est la destitution.
08:10Et j'appelle les parlementaires solennellement.
08:13Ils seront responsables devant le peuple.
08:14David Lissnard estimait que c'était
08:16une aberration totale, la destitution.
08:19Mais pourquoi ?
08:21Quand un homme s'accapare le pouvoir,
08:24refuse le suffrage,
08:27commet des actes graves,
08:28précipite le pays dans la ruine,
08:33il n'y a qu'une solution.
08:35Soit la rue, soit le vote.
08:37Et moi, je ne serai jamais du côté de la rue.
08:39Et je crois au vote,
08:40et je crois à la démocratie.
08:41Et je pense que notre pays peut rebondir.
08:43Et je veux qu'on réinvente la France.
08:45Et c'est aux Français de réinventer la France.
08:47C'est aux Français de dire
08:48on veut reprendre notre liberté vis-à-vis de Bruxelles.
08:51On veut reconstruire le pays.
08:52Et je suis convaincu
08:53qu'on peut rassembler beaucoup
08:55d'hommes politiques et de Français.
08:56Mais ils n'ont pas de courage.
08:58Ils sont prisonniers de leur combi.
08:59Tous n'ont pas de courage.
09:00Pas tous.
09:01Ceux avec lesquels vous étiez aussi alliés
09:02il y a quelque temps.
09:03Mais j'ai soutenu Marine Le Pen
09:05et j'ai pris tous les risques pour elle.
09:07Mais si c'est pour faire une fausse opposition
09:09et se retrouver avec les LR au pouvoir,
09:11à quoi ça sert ?
09:13Vous savez, tous les jours,
09:14j'ai des membres du Rassemblement National
09:15qui m'appellent
09:16et qui me disent
09:17on ne sait plus où ils vont.
09:18Ça change tous les jours.
09:19Et je les supplie de redevenir eux-mêmes.
09:22Hier, justement, Marine Le Pen
09:23a affirmé,
09:25on va parler de la pétition tout à l'heure
09:26de Philippe de Villiers,
09:27ni pétition, ni manifestation,
09:29parce que je lui ai posé la question
09:30sur, évidemment,
09:31la journée de mobilisation demain,
09:33Nicolas Dupognant.
09:34Elle estime que le rôle
09:35d'une opposition,
09:36de l'opposition qu'elle incarne,
09:38parce qu'elle a des députés
09:39dans l'hémicycle,
09:39c'est de ne pas se trouver dans la rue
09:41comme M. Mélenchon.
09:42Vous l'entendez ?
09:42Je peux la comprendre, tout à fait.
09:44Vous voyez, je ne suis pas du tout...
09:45Je peux la comprendre.
09:45Mais à ce moment-là,
09:46il faut que ces députés
09:48lancent la destitution,
09:50disent,
09:51fassent pression sur le président
09:52de la République.
09:52Oui, elle a raison dans ce rôle.
09:54On n'est pas là
09:55pour aller brailler partout.
09:57Il y a les syndicats
09:58qui manifestent,
09:59la politique
10:00n'est pas obligatoirement
10:01la manifestation.
10:02C'est le vote.
10:03Alors, lançons la destitution
10:05et vous verrez
10:05qu'Emmanuel Macron partira,
10:07parce que c'est son devoir
10:08de partir.
10:09C'est son devoir
10:10de sauver la France.
10:11L'appel est lancé.
10:12En attendant une journée de main,
10:13mobilisation à la fois
10:14d'une colère en partie légitime,
10:16mais aussi risque de casse,
10:17de dégradation,
10:18d'attaque de nos forces de l'ordre
10:19après ce qui s'est passé à Reims.
10:21Et cela a choqué vraiment
10:22quasiment, je dis,
10:23tout le monde.
10:24Et beaucoup de...
10:24Si ce n'est la totalité des Français
10:26où sept policiers ont été lynchés,
10:28attaqués, frappés.
10:30Parmi les deux interpellés,
10:31ce sont des multirécidivistes.
10:32Jusqu'où cela peut aller ?
10:34Est-ce qu'il y a encore
10:35un moment où on dit
10:35le cap va encore être franchi
10:37ou est-ce que déjà
10:38nous avons atteint les limites,
10:39selon vous ?
10:39Mais on a atteint les limites
10:40depuis bien longtemps.
10:41L'État ne se fait pas respecter.
10:44On sait ce qu'il faut faire.
10:45C'est ça qui est insupportable.
10:47Et c'est pourquoi je demande
10:48que ça s'arrête.
10:49On sait ce qu'il faut faire.
10:50Vous pouvez,
10:51j'avais proposé
10:51à l'élection présidentielle,
10:53cinq référendums.
10:54Un sur l'école,
10:56un sur l'Union européenne,
10:57un sur la réforme du code pénal.
10:59Par référendum.
11:00Aujourd'hui, la France
11:01est dans un tel état
11:02de compromission politicienne
11:04que seul le peuple peut arbitrer.
11:06Et je sais qu'il y aura
11:07une majorité.
11:08Vous seriez le seul chevalier blanc
11:08dans une classe politique
11:10compromise
11:11et qui joue avec
11:12des petits chevaux.
11:13Non, mais je vois bien
11:14que tous sont obsédés
11:16par un calendrier
11:17qui cherche à...
11:18En fait, c'est terrible.
11:20Ils n'ont pas conscience
11:21du temps qui passe.
11:22Nous sommes au bord
11:22de la crise financière.
11:24Les forces économiques
11:25sont épuisées.
11:25Nos chefs d'entreprise
11:26n'en peuvent plus.
11:27Nos policiers n'en peuvent plus.
11:29La société est meurtrie.
11:31On ne sait pas comment
11:31ça peut dégénérer demain.
11:32Donc, il y a un moment
11:34où on passe au-dessus
11:35de la politique.
11:36On passe à l'intérêt
11:37de la France.
11:37Alors, on passe au-dessus
11:38de la politique.
11:39C'est ce qui se passe
11:39dans d'autres pays.
11:40Par exemple, en Grande-Bretagne,
11:41la manifestation
11:42anti-immigration massive
11:43et pour la liberté d'expression
11:45n'a pas été initiée
11:46par un responsable politique
11:47mais par une figure
11:49nationaliste,
11:49Tommy Robinson.
11:51Est-ce que vous auriez
11:51pu y participer ?
11:52Marine Le Pen hier disait
11:53non, ce n'est pas là encore
11:54ma place et mon rôle.
11:55Mais on peut être
11:57à sa place
11:58à l'Assemblée nationale,
12:00à sa place
12:00comme candidat
12:01à la présidentielle
12:01et bien évidemment
12:02participer à une manifestation.
12:04Encore une fois,
12:05je crois que nos personnalités
12:07politiques
12:07n'ont pas compris
12:09l'histoire
12:10avec un grand H.
12:12Voilà.
12:12On n'est plus dans la...
12:14L'histoire...
12:15La France a rendez-vous
12:16avec l'histoire.
12:17Et vous savez,
12:18souvent l'histoire
12:19n'attend pas.
12:20On est au bord
12:21du précipice.
12:22Donc, il y a un moment,
12:24la politique,
12:25c'est l'incarnation.
12:26C'est dire aux Français
12:26on va s'en sortir ensemble
12:28et on va s'en sortir
12:28en étant fiers de nous.
12:30Regardez comment a gagné Trump.
12:31Il n'a pas gagné
12:32en se couchant devant le système.
12:35Des Français attendent
12:36une personnalité politique
12:37et voilà pourquoi
12:37je mène le combat
12:40qui à un moment leur disent
12:41on va y arriver ensemble.
12:41Est-ce que vous pourriez
12:42le mener avec d'autres ?
12:43Par exemple,
12:43une pétition
12:44qui a un véritable succès.
12:45C'est formidable.
12:4610,4 millions initiés
12:48par Philippe Delivilliers
12:49pour vraiment contraindre
12:50le Président
12:51à donner le choix
12:52et la voix aux Français.
12:54Vous l'avez signé.
12:54Mais je l'ai signé bien sûr
12:56et j'avais déposé
12:57un référendum d'initiative
12:59partagée à l'Assemblée nationale
13:00en 2018.
13:03Donc, moi je suis heureux
13:05que Philippe Delivilliers
13:06par son charisme
13:07et le fait qu'il soit
13:09en retrait de la politique
13:10donne un écho magnifique
13:12aux propositions qu'on a faites.
13:13Mais je remarque
13:14que quand j'avais déposé cela,
13:16eh bien c'est curieux,
13:17il y avait peu de députés
13:18qui l'avaient signé.
13:18Comment vous expliquez ça
13:19dans votre...
13:20Parce qu'en fait,
13:20il n'aime pas les gens libres.
13:21Il n'aime pas...
13:23Vous voyez,
13:24Philippe Delivilliers,
13:25moi j'aime la liberté.
13:26La France, c'est la liberté
13:27et la France sera sauvée
13:29par des gens libres.
13:30Voilà.
13:31C'est toute l'histoire de France.
13:32Voilà.
13:33Et cette pétition,
13:34je l'ai signée avec joie.
13:36Je ne suis pas jaloux.
13:39On doit additionner.
13:41Et ce que ne comprennent pas
13:42les Français
13:43en vacances,
13:44beaucoup sont venus me voir
13:45sur les marchés
13:46quand je me baladais
13:47avec ma famille
13:47et me dit
13:48« Mais M. Dupont-Union,
13:49pourquoi vous ne vous unissez pas ? »
13:51Mais j'en dis
13:51« Mais j'ai tout fait pour l'Union.
13:54Chacun est dans son couloir de nage,
13:56son petit intérêt,
13:57son petit parti.
13:58C'est dérisoire. »
13:59Ou alors le RN pense gagner tout seul.
14:01Oui, mais on ne gagne jamais seul.
14:03On ne gagne jamais seul.
14:04Et il faut un grand front patriote.
14:07Ce qu'a fait Mélenchon en 2024,
14:09parce qu'on peut tout dire,
14:11ils ont gagné malheureusement.
14:12Donc il faut s'unir
14:12comme la gauche s'unit.
14:13Mais il fallait s'unir.
14:14Et il faut s'unir.
14:16Je voudrais vous faire réagir
14:17à autre sujet,
14:19Nicolas Dupont-Union,
14:20sur la réponse.
14:21Je suis sur une affaire
14:22à la fois médiatique et politique,
14:23l'affaire Patrick Cohen
14:24et Thomas Legrand.
14:26Ce dernier affirme
14:27que la vidéo
14:28dont on a beaucoup parlé
14:29est un montage.
14:30Plus largement,
14:31le service public
14:31dénonce en cœur
14:32un complot
14:33de l'extrême droite
14:33pour déstabiliser
14:34le service public.
14:35et je voudrais ici
14:36montrer l'échange
14:38très vif
14:38que vous aviez eu
14:39avec Patrick Cohen
14:40dans l'émission
14:40C'est à vous,
14:42dans laquelle vous l'accusiez
14:43d'être un militant.
14:44C'est vraiment un moment
14:45qui a tourné au clash.
14:46Regardons et pour les auditeurs,
14:47écoutons.
14:48que M. Cohen
14:49défend le pacte de Marrakech.
14:51Arrêtez avec M. Cohen
14:51et je pense que...
14:53Alors avec vous ?
14:54Non, avec moi non plus
14:55parce que je soutiens
14:56Patrick Cohen
14:56qui est un excellent journaliste.
14:57Mais oui, vous avez
14:57une solidarité de classe
14:58et de journalistes.
15:00Non, on a un code de déontologie.
15:01Un code de déontologie ?
15:02Exactement, M. Dupont-Union.
15:03Vous l'appliquez,
15:04le code de déontologie ?
15:04Je vous remercie
15:04d'être venu sur le plateau
15:05de C'est à vous.
15:06Je suis bien, là.
15:07Je vous attends.
15:08Nous avons fini l'interview.
15:10Le temps de parole
15:11qui vous était imparti,
15:12vous n'en avez pas profité
15:13pour développer vos idées
15:14et répondre aux questions
15:15sur le programme européen
15:16que vous allez défendre
15:17devant les Français
15:18le 26 mai prochain.
15:20On ne fait pas d'interrogatoire.
15:21Merci beaucoup Nicolas Aignan
15:22Dupont-Aignan
15:23d'être venu ce soir
15:25sur le palatot de cet avou.
15:28Merci beaucoup.
15:28Que vous faites
15:29au nom du service public
15:30pour les mêmes téléspectateurs.
15:32On ne fait rien du tout
15:32au nom des mêmes téléspectateurs.
15:34On imagine
15:35que vous n'avez pas été invité
15:36de nouveau.
15:37Jamais invité sur France 5.
15:38Je suis à 0% du temps de parole
15:41sur France 5
15:42sur France 3
15:43sur France Inter
15:44sur France Culture
15:46Et quelle équivalence
15:46dans les sondages
15:46pour que nos téléspectateurs
15:47entre 3 et 4%
15:48à la présidentielle
15:4919% des Français
15:51souhaitent que je sois candidat.
15:53On m'invisibilise
15:54par rancune
15:55parce que j'ai osé dire
15:56la vérité en 2019
15:58En tout cas votre vérité
15:59une partie de la vérité
16:00Une partie de la vérité
16:01que les Français jugent.
16:03Qu'est-ce que demandent
16:03les Français ?
16:04La liberté d'expression.
16:05Un service public
16:06qui puisse les représenter tous.
16:08Qui respecte la loi
16:09tout simplement
16:10comme vous,
16:10vous la respectez.
16:11Merci Nicolas Dupont-Aignan.
16:13C'était votre grand entretien.
16:14Je vous dis à bientôt.
16:15À bientôt.
16:15Sous-titrage Société Radio-Canada
16:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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