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François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 et j'ai l'honneur d'accueillir François-Noël Buffet.
00:05Bonjour François-Noël Buffet.
00:06Bonjour.
00:07Merci d'être avec nous. Vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
00:12On va balayer évidemment toute l'actualité, notamment l'actualité politique.
00:15Mais je voulais commencer par ce qui pourrait se passer, va se passer, je ne sais pas, le 10 septembre prochain.
00:22Certains veulent bloquer le pays, des militants d'extrême-gauche se préparent et veulent bloquer la France.
00:26À quoi vous attendez-vous ?
00:28Nous attendons effectivement une mobilisation qui peut être diffuse,
00:32qui peut engendrer, comme ce genre de mobilisation l'occasionne régulièrement,
00:38des dégâts, des opportunités, des violences.
00:41Donc nous nous préparons en réalité.
00:43Nos services, les services de la préfecture de police, bien sûr de Paris,
00:47mais le ministère de l'Intérieur est mobilisé pour obtenir le maximum d'informations.
00:50Chacun peut bien l'imaginer avec le souci de pouvoir contenir tout événement qui pourrait se passer.
00:59Le point particulier, c'est que nous avons la chance, dans cette difficulté-là,
01:04d'avoir des syndicats qui n'ont pas revendiqué la participation à cette demande de mobilisation.
01:09C'est une bonne chose.
01:10Et nous avons l'inquiétude, enfin l'inquiétude dans tous les cas, la vigilance à l'égard du mouvement et les filles
01:16qui attisent les choses et qui veut, comme on le dit habituellement, bordéliser le système.
01:21Donc notre attitude professionnelle, c'est celle d'avoir le maximum d'informations,
01:25de les croiser, de les analyser et d'être très vigilant sur tout ce qui peut se passer.
01:30Et le risque identifié serait plutôt quelque chose d'assez...
01:35des comportements assez diffus, mais qui pourraient engendrer des moments de violence importants.
01:40La consigne du ministre de l'Intérieur est très claire,
01:43transmise sous forme de note à tous les préfets en début de semaine,
01:45révélée par nos confrères de Figaro.
01:48C'est zéro tolérance, tolérance zéro pour les casseurs.
01:50Absolument. Tolérance zéro pour les casseurs, tolérance zéro pour tous ceux
01:53qui, certes, peuvent manifester librement.
01:56Ça, c'est une liberté protégée.
01:58Mais on ne casse pas, on ne massacre pas, on n'est pas violent.
02:02Et on fait ça dans le bon ordre, si je peux dire.
02:04Donc tolérance zéro, mais je crois qu'il faut être absolument intransigeant.
02:07Qu'est-ce qui se passera très concrètement si des individus cherchent à pénétrer un site sensible ?
02:12Je pense à Rungis, par exemple.
02:13Ils seront immédiatement stoppés et la force de police interviendra,
02:18en fonction des doctrines qui sont établies, bien évidemment.
02:20Mais ils seront immédiatement stoppés.
02:21On ne va pas les laisser faire, tout de même.
02:23François-Noël Buffet, je voulais vous interroger également sur un projet de Bercy
02:26de créer un fonds financé par les assurances des Français,
02:31donc par les versements des Français à leur assurance,
02:34pour rembourser les dégâts provoqués par les émeutiers.
02:39Ça sera donc aux Français de payer les dégâts commis par des émeutiers.
02:44Vous voulez avoir votre avis sur ce projet ?
02:46Il faut revenir à 2023, les événements de 2023, les dégâts occasionnés
02:52et la difficulté pour les commerçants ou même pour les collectivités locales
02:57de pouvoir se faire assurer, puisqu'un grand nombre de compétences d'assurance
03:01sont adressés à leurs clients, la rupture de leur contrat, sauf augmentation énorme.
03:05Bien.
03:06Donc, il y a une difficulté de fonds quand même, malgré tout.
03:08Donc, on s'est retourné vers les assurances.
03:10On avait engagé cela avec Michel Barnier, avec une discussion en disant
03:14« Écoutez, vous devez faire l'effort ».
03:15Et ils avaient fait observer qu'ils devaient eux-mêmes se réassurer au niveau européen,
03:19que ça ne fonctionnait pas, que c'était compliqué,
03:21que par ailleurs, on ne pouvait se réassurer que ce soit les sujets
03:24liés à des événements de type climatique catastrophique.
03:27Alors, que faut-il faire ?
03:29Est-ce qu'on reste dans la situation dans laquelle elle est
03:30ou est-ce qu'on essaie de trouver une solution ?
03:32Je pense que la première action, c'est déjà de poursuivre
03:34ceux qui ont été les auteurs.
03:36À partir du moment où ils sont identifiés comme étant des casseurs
03:39et auteurs précis de dégâts,
03:41la poursuite pénale doit être assurée
03:43et la condamnation civile, elle ne l'est pas suffisamment.
03:46Mais elle ne l'est pas et les casseurs ne payent jamais.
03:49Elle ne l'est pas suffisamment.
03:49Même quand ils sont identifiés, même quand ils ont de l'argent
03:52et quand ils n'en ont pas, on nous dit qu'ils sont insolvables.
03:55Donc il y a des questions de solvabilité aussi.
03:57Mais en tous les cas, les poursuites doivent être engagées,
03:59y compris pour les mineurs qui ont, à cette époque-là,
04:01beaucoup dégradé.
04:02La responsabilité des parents doit être sollicitée
04:05et je pense qu'il ne peut pas y avoir de faiblesse là-dessus.
04:07Pourquoi ? Parce que c'est exemplaire.
04:09Et puis c'est parfaitement normal.
04:10Qui casse doit payer.
04:11Et ça, ça me paraît parfaitement légitime.
04:14Mais après, vous avez le volume financier.
04:15Excusez-moi de m'arrêter deux secondes,
04:17mais des ministres qui ont dit qui casse doit payer,
04:19même un premier ministre l'a dit, Gabriel Attal,
04:22mais ça ne se produit pas.
04:23Donc les Français entendent des ministres qui se succèdent
04:27et dire qui casse doit payer.
04:28Sauf que dans les faits, ça n'est pas vrai.
04:30Et on est en train de leur dire,
04:32écoutez, en fait, le casseur, il ne va jamais payer
04:34et c'est vous qui allez payer.
04:35Alors ce n'est pas que ce n'est pas vrai,
04:36c'est qu'on se, parfois, s'oppose à des situations de faits et de preuves
04:41qui sont extrêmement compliquées,
04:42ou même d'identification ou d'arrestation.
04:44Mais probablement que nous sommes trop faibles.
04:46Il faut bien l'admettre.
04:47Et de ce point de vue-là, il faut renforcer.
04:49Marine Le Pen parle de scandale absolu.
04:51Elle l'a tweeté.
04:51Oui, quelle solution elle apporte ?
04:54De faire payer les casseurs.
04:55Oui, oui.
04:56Une déclaration de principe.
04:57Après, maintenant, l'enjeu, c'est de passer aux actes.
04:59On est bien d'accord sur le principe.
05:01Il n'y a pas de difficulté.
05:02Tout le monde peut le dire, ce qu'elle dit.
05:03D'ailleurs, on le dit tous.
05:05Oui.
05:05Et alors, votre solution, vous dites,
05:07écoutez, on va créer un fondation...
05:08Non, je pense qu'il faut, un, les poursuites,
05:11aller jusqu'au bout, naturellement,
05:12avec la responsabilité civile pour les mineurs des parents.
05:15Ça, c'est clair.
05:16Deux, il faut trouver un dispositif de fonds
05:18qui peut être organisé au sein du budget national
05:20sans contribution supplémentaire.
05:22Oui.
05:22On peut travailler là-dessus.
05:23Mais je pense qu'il faut qu'on arrive à constituer une forme de garantie.
05:26Car nous allons être au-delà même des affaires de violence
05:29telles qu'on a connues ou d'émeutes
05:30sur les cas de catastrophes naturelles
05:33ou de situations, d'événements très importants
05:36dans l'obligation d'avoir un fonds qui permette d'aider
05:38parce que les choses changent beaucoup.
05:41Si je vous traduis, c'est la moins mauvaise des solutions.
05:43C'est la plus pragmatique.
05:44Non, le principe est intéressant.
05:45La question de la manière dont il est constitué
05:47peut être débattue.
05:48C'est ce que je veux dire.
05:50Bruno Retailleau se rend à Clermont aujourd'hui.
05:53Le trafic de drogue se fait en plein jour,
05:55au vu et au su de tous.
05:57Ce n'est pas le cas, malheureusement,
05:59uniquement à Clermont-Ferrand, mais c'est notre cas à Clermont-Ferrand.
06:02Les habitants sont pour certains d'entre eux tétanisés
06:04et on le comprend.
06:06Comment on s'attaque à ce type d'individus
06:07qui n'ont peur de rien, qui ne craignent pas la police
06:09et qui sont, pour nombre d'entre eux, sans papier ?
06:12Vous avez plusieurs aspects dans votre question.
06:16La première réponse, ça a été l'outil juridique
06:18avec la loi sur le narcotrafic
06:20que nous avions préparée au Sénat, ça tout le monde le sait,
06:23qui a été votée définitivement au printemps dernier
06:25et dont l'organisation, en tous les cas les moyens,
06:28se déroulent désormais.
06:29Donc là-dessus, il faut être intransigeant,
06:31appliquer le texte avec tous les moyens possibles et inimaginables,
06:34d'informations, de renseignements, d'arrestations,
06:36pas de doute.
06:36Ça, c'est vraiment nécessaire.
06:38On en avait vraiment besoin.
06:40Deuxième chose, ensuite, c'est le combat du quotidien.
06:43Le combat du quotidien contre les stups,
06:45c'est notamment un des éléments du projet de loi
06:49sur les polices municipales,
06:49où on permettrait aux policiers municipaux
06:51de pouvoir faire ces conseils et saisir, évidemment,
06:53les stupéfiants, pas la cocaïne,
06:56mais enfin la cocaïne, les stupéfiants de manière générale
06:58utilisés sur la voie publique.
07:00Et puis, c'est ensuite les condamnations extrêmement fermes
07:03de la part de nos tribunaux,
07:04parce que ça devient,
07:05c'est une situation d'intérêt général absolu,
07:08cette affaire-là.
07:09Parce qu'au-delà de l'aspect santé,
07:12si on peut se dire,
07:13l'aspect financier est considérable.
07:15Et cet aspect financier est tellement considérable,
07:17de tels moyens aux narcotrafiquants,
07:19que ça engendre de la violence.
07:21Et cette violence,
07:22qui est devenue exacerbée aujourd'hui dans ces milieux-là,
07:26elle tient aussi beaucoup au fait
07:28que les enjeux financiers sont considérables.
07:30Donc, saisir les avoirs,
07:31se débrouiller à trouver les filières
07:33et bloquer l'argent,
07:35c'est très important également.
07:37Et la loi de narcotrafic va nous le permettre.
07:38Et puis enfin,
07:39pour aboutir à la dernière question,
07:41moi je suis dans une position à l'égard
07:43des étrangers,
07:45en situation irrégulière,
07:47ou régulière d'ailleurs,
07:48qui sont sur le territoire national,
07:50pour lesquels
07:50ils sont pris la main dans le sac
07:53sur des choses comme ça,
07:54c'est condamnation
07:55et c'est fin des études de séjour.
07:57Et en tous les cas,
07:57pour ceux qui ont des études régulières,
07:59c'est retour dans le pays d'origine.
08:00Ça, je pense qu'il faut qu'on soit
08:01très très clair dans le message
08:02et dans la fermeté des années.
08:03Dès la première condamnation ?
08:04Je pense qu'il ne faut pas...
08:06Dès la première condamnation.
08:07Moi je suis favorable,
08:08à titre personnel,
08:08dès la première condamnation.
08:09Pourquoi je dis ça ?
08:10Parce que,
08:11quand nous-mêmes allons à l'étranger,
08:13la première règle qu'est la nôtre,
08:14c'est de respecter
08:15les règles du pays dans lequel on est.
08:16A priori.
08:16A priori,
08:17de se comporter normalement
08:18et d'être parfaitement respectueux.
08:22Quand c'est le cas,
08:22ça n'est pas le cas chez nous,
08:23je crois qu'il faut que la France
08:25envoie un pays
08:25à un message extrêmement ferme là-dessus.
08:27Justement,
08:28je voulais vous entendre
08:29sur ce qui s'est passé à Cannes.
08:30Un Algérien de 34 ans
08:32qui a hurlé fin août
08:33dans la gare de Cannes
08:34qu'il voulait tuer des Juifs.
08:35Il a 29 mentions
08:37à son casier judiciaire.
08:39Il a été une nouvelle fois condamné,
08:40notamment à une interdiction
08:41de port d'armes pendant 5 ans.
08:44Autant vous dire
08:44qu'il s'en fiche
08:46comme de sa première chaussette,
08:47qu'il ne respectera probablement
08:49pas cette interdiction.
08:50Donc,
08:50ce type d'individu,
08:51dès la première mention
08:52à son casier judiciaire,
08:53dès sa première condamnation,
08:55on le renvoie.
08:56En tous les cas,
08:56si c'est pas la nature de l'infraction,
08:59si je symbolise
09:00qu'il veut voler un chewing-gob,
09:01ce n'est pas le drame.
09:02Mais si en revanche,
09:02on est sur des actes de violence,
09:04de violence physique,
09:05d'agression ou de propos
09:06antisémites tels que tenus,
09:08de quelque nature que ce soit,
09:09oui,
09:09il faut être incapacité de dire
09:10c'est terminé,
09:11monsieur ou madame.
09:13Cet individu est en l'occurrence
09:14algérien.
09:15Sur le dossier algérien,
09:16Bruno Retailleau prenait la fermeté
09:18avant qu'on lui demande
09:19plus de discrétion.
09:21Vous diriez que vous avez été empêché
09:22de mener la politique
09:23que vous vouliez ?
09:24Je crois qu'en matière
09:25d'obtention de laisser passer consulaire
09:28avec les pays
09:29sources d'immigration,
09:31le rapport...
09:31Donc les pays du Maghreb essentiel.
09:32Oui,
09:33pour la France,
09:34c'est essentiellement
09:34les pays du Maghreb.
09:35Mais ça fonctionne assez bien
09:36désormais avec le Maroc
09:37et ça fonctionne assez bien
09:39finalement avec la Tunisie
09:40n'obstant les déclarations
09:41qui ont été faites.
09:42Malgré tout,
09:42disons les choses
09:42telles quelles sont,
09:43on a un point de blocage
09:44avec l'Algérie.
09:45Moi,
09:45je crois qu'on a tout intérêt
09:46à afficher une politique claire
09:47sur ce que l'on veut.
09:48à la fois en matière d'immigration régulière
09:51notamment,
09:51en matière d'immigration régulière.
09:53Il faut avoir un discours
09:53transparent et clair
09:55avec les pays sources,
09:56quels qu'ils soient,
09:57sur ce que nous souhaitons
09:58et sur la stratégie
09:59qui est la nôtre
09:59et que l'on lance
10:00la discussion
10:01et la négociation
10:02et que nous ayons
10:03dans ces cas-là
10:03des accords de coopération
10:04qui sont parfaitement,
10:05j'allais dire,
10:07discutés,
10:08validés
10:08de façon à éviter
10:10ce type de situation.
10:11L'Algérie,
10:12mais la fermeté
10:13préside à l'ensemble
10:14de ces relations.
10:15Vous n'avez pas
10:16d'autre solution
10:16que celle-ci,
10:18elle est une fermeté
10:18qui n'est pas exacerbée,
10:20qui doit être
10:21parfaitement établie,
10:23déterminée,
10:24qui montre la stratégie
10:25de notre pays
10:26et qui permet
10:27d'obtenir des résultats.
10:28C'est ce dont nous avons besoin.
10:29Nous le faisons
10:30avec l'Algérie.
10:31Nous essayons d'avancer.
10:32Après,
10:33c'est difficile,
10:34il faut bien le reconnaître.
10:34François-Noël Buffet,
10:35ministre auprès du ministre
10:36de l'Intérieur,
10:37invité de la grande interview
10:38C News Europe 1 ce matin.
10:39Vous avez probablement lu
10:40l'interview de Nicolas Sarkozy
10:42dans le Figaro
10:43au sujet de l'Algérie.
10:44Il dit pourquoi pas
10:44faire du donnant-donnant.
10:46On donne des visas
10:47en échange
10:48de laissé-passer consulaire.
10:49Bien sûr.
10:50S'il n'y a pas de laissé-passer consulaire,
10:51il n'y a plus de visa.
10:52Mais ce qu'il dit,
10:53c'est toute modestie
10:54mise à part.
10:56C'est ce que je dis
10:57depuis des années
10:58quand j'étais en charge
10:59de l'immigration
10:59à la commission des lois du Sénat
11:00et comme président
11:01de la commission des lois du Sénat.
11:02Ce rapport de force,
11:03c'est ça.
11:04Ça serait possible
11:05de stopper,
11:06on arrête
11:06de donner des visas
11:07aux Algériens ?
11:08C'est possible.
11:08À n'importe quel pays
11:10qui ne respecte pas
11:11la reprise de ses ressortissants,
11:13eh bien on dit
11:13les visas s'arrêtent.
11:14Oui, mais pourquoi
11:15on ne le fait pas ?
11:16Parce que,
11:17alors il faut...
11:18Pourquoi ?
11:18On a commencé à le faire
11:20d'ailleurs.
11:21Oui, mais il y a
11:22250 000 ?
11:23Oui, oui.
11:24250 000.
11:25A peu près.
11:26Donc on en donne 250 000.
11:28Je pense que cela
11:29doit être un principe
11:30absolu
11:31qui consiste à dire
11:32à nos,
11:33aux pays étrangers,
11:34source d'immigration,
11:36si vous ne reprenez pas
11:36vos ressortissants,
11:37dans ces cas-là,
11:38on réduit les visas.
11:39Je pense que c'est
11:39ce rapport de force
11:40à la fois sain et clair
11:42qui doit être établi.
11:43Il n'est pas au sens
11:45agressif du terme,
11:46il est simplement
11:47parce que c'est la politique
11:48de la France
11:48et elle doit s'affirmer.
11:50Des militants pro-palestiniens
11:51ont cherché à s'infiltrer
11:52dans une synagogue de Nice
11:54hier.
11:55Des Français de confession juive
11:56ont peur en France.
11:58Ils cachent leur nom
11:59s'ils disent quelque chose
12:00de leur religion.
12:01Ils cachent leur religion.
12:02Comment va-t-on réussir
12:03à endiguer ce phénomène,
12:05François-Noël But ?
12:05En l'étant d'une fermeté
12:06absolue à l'égard de ceux
12:07qui se comportent
12:09tel que vous venez
12:09de le rappeler hier,
12:10en rentrant dans une synagogue
12:12et en bousculant d'ailleurs
12:13je crois à une femme
12:14qui était présente
12:15ou je crois à une femme
12:16qui était enceinte.
12:17Donc cela,
12:17c'est intolérable
12:18au sens premier du terme.
12:20Les poursuites doivent être engagées,
12:22je crois,
12:22elles le sont
12:22puisque la procédure
12:23doit être engagée.
12:24Il faut être d'une fermeté absolue.
12:25C'est inadmissible.
12:27Il n'y a pas eu
12:27de discours solennel
12:29du président de la République
12:30sur la montée
12:31de l'antisémitisme en France ?
12:33Qui est réel.
12:33On le constate dans les faits.
12:35Vous le regrettez ?
12:36Moi, je regrette
12:37toute absence
12:39de prise de position
12:40qui ne permet pas
12:41de réaffirmer
12:41les principes fondamentaux
12:42et cardinaux
12:43qui sont les nôtres
12:43au-delà des principes affichés,
12:46les moyens donnés
12:47pour lutter
12:47contre ces événements-là.
12:49Parce qu'on sent bien
12:50que depuis maintenant
12:51quelques années,
12:52et soutenu d'ailleurs
12:53par un parti politique
12:54bien connu désormais
12:54à l'Assemblée nationale,
12:55les filles ne peuvent pas
12:57perdre de vue
12:57que ce système-là
12:58est insidieux,
12:59qu'il correspond
13:00à une stratégie,
13:01une stratégie de fond
13:02de l'islam radical,
13:04pour dire les choses
13:05telles qu'elles sont,
13:06et cette stratégie
13:07qui n'est pas
13:08la stratégie
13:09de l'ensemble
13:10de nos compatriotes
13:10d'origine étrangère
13:12et singulièrement musulmans.
13:14Ce n'est pas forcément
13:15leur majorité à eux,
13:17mais une partie le fait.
13:18C'est une stratégie politique.
13:19Elle est organisée,
13:20elle est structurée,
13:21elle est soutenue
13:22par un parti politique
13:23qui est les filles,
13:23on l'a dit,
13:24et de ce fait-là,
13:25il faut y mettre fin
13:26le plus vite possible.
13:27A défaut,
13:27nous aurons des difficultés.
13:28François-Noël Buffet,
13:29ministre auprès
13:30du ministre de l'Intérieur,
13:32invité de la grande interview
13:33CNews Europe 1.
13:34François Bayrou
13:35devrait être appelé,
13:36devrait être appelé
13:37à quitter Matignon
13:38lundi soir
13:38après le vote
13:39de l'Assemblée.
13:40Le RN se dit prêt
13:41à s'installer à Matignon,
13:42le PS se dit prêt
13:43à s'installer à Matignon,
13:44on parle beaucoup
13:44d'un Premier ministre socialiste.
13:46Les LR sont prêts aussi ?
13:48Le général de Gaulle
13:49aurait dit
13:50que ce n'est pas le risque
13:51de ne pas avoir de candidat,
13:52c'est le risque
13:52d'en avoir trop
13:53et nous le voyons bien.
13:55Ce qui m'apporte,
13:56c'est moins de savoir
13:57si tel ou tel
13:58a des ambitions
13:59que de savoir
14:00quel est le projet
14:00pour le pays
14:01et quel projet de stabilité
14:02on donne au pays
14:03parce que c'est lui
14:04qui en a besoin
14:04et ce sont les Français
14:05qui en ont besoin
14:06et que les petites querelles
14:07de personnes
14:08ou les petites stratégies
14:09personnelles
14:10n'ont de mon point de vue
14:10aucun intérêt
14:11et que l'enjeu,
14:12il est vraiment un enjeu
14:13de stabilité,
14:14à défaut,
14:15nous serons en difficulté
14:15très très vite.
14:16Qu'il faut-il mettre
14:17à Matignon
14:17pour avoir de la stabilité ?
14:19Je crois qu'il faut mettre
14:19quelqu'un de sérieux
14:22qui est capable
14:24de malgré tout
14:25de rassembler,
14:26de donner de la perspective
14:27à nos compatriotes
14:29et en matière budgétaire
14:30notamment parce que
14:31c'est le sujet structurel,
14:32c'est un des sujets
14:33fondamentaux
14:34de la politique
14:35qui consiste
14:36à donner une trajectoire
14:37avec une trajectoire
14:38qui soit supportable
14:39évidemment par tous,
14:41qui soit juste,
14:41il faut dire les choses
14:42comme elles sont.
14:42Et ça peut être
14:42un socialiste ?
14:43Non, nous l'avons dit clairement.
14:45Oui.
14:45Nous l'avons dit clairement.
14:46Clairement,
14:47Laurent Wauquiez,
14:47il a corrigé.
14:49Oui, il a corrigé.
14:49Mais il l'a dit quand même.
14:50Mais le chef...
14:51C'est ce qu'il dit.
14:52Normalement,
14:53il est plutôt bien
14:53charpenté intellectuellement.
14:55Il n'y a aucun souci pour ça.
14:56Oui, il n'y a aucun souci pour ça.
14:57Donc quand il dit
14:58on ne va pas censurer
14:59a priori un gouvernement PS...
15:00Non mais...
15:01A priori,
15:02a priori,
15:04ça a toujours été
15:04la position d'LR.
15:05Pas a priori.
15:06Mais si les fondamentaux
15:07sont touchés
15:07et les désaccords sont profonds,
15:09bien sûr,
15:09la censure interviendra.
15:11Donc vous participeriez
15:13LR,
15:14en tant qu'LR,
15:15à un gouvernement
15:15dirigé par un socialiste ?
15:16Jusqu'à maintenant,
15:17le président Retailleau
15:17a dit non.
15:19Donc la réponse est claire.
15:21Je voulais mettre...
15:22Ce sera ma dernière question.
15:23Il y a un sondage
15:23d'Oxa Backbone Consulting
15:25publié dans le Figaro.
15:27On va voir le trio de tête
15:28des politiques préférées
15:29des Français
15:30pour aller à Matignon.
15:31Bardella,
15:32Retailleau,
15:33Darmanin.
15:33On ne peut pas dire
15:34que ce soit
15:35les plus laxistes.
15:36On parle d'un
15:37Premier ministre PS
15:38et voilà ce que demandent
15:39les Français.
15:40Bardella en 1,
15:41Bruno Retailleau en 2
15:42et Gérald Darmanin en 3.
15:44Je pense que
15:44nos compatriotes
15:45et les Français
15:45attendent des positions
15:47de fermeté,
15:48de clarté
15:49sur tous les grands principes
15:50qui sont les nôtres
15:51et attendent aussi
15:52une espérance
15:53pour demain,
15:54pour leurs enfants,
15:55pour espérer aussi
15:56que la vie soit meilleure demain.
15:57C'est assez simple en réalité.
15:59Mais l'équation du moment,
16:00c'est le retour
16:01à l'ordre au bon sens du terme,
16:03à l'autorité au bon sens du terme
16:04et au respect juste
16:06des uns et des autres
16:07et à une unité nationale
16:08qui soit retrouvée.
16:09C'est un travail énorme
16:11mais notamment Bruno
16:12comme Gérald
16:13incarne cette possibilité.
16:14François-Noël Buffet,
16:15ministre auprès du
16:16ministre de l'Intérieur,
16:17était l'invité
16:17de la grande interview
16:18CNews Europe 1 ce matin.
16:20Merci beaucoup
16:20François-Noël Buffet
16:21d'être venu.
16:22Bonne journée à vous.
16:22A bientôt.
16:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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