00:00Allez, on va parler des voitures 100% électriques avec vous, Eric, ce n'est pas pour demain.
00:04C'est-à-dire, vous nous dites que ce n'est pas étonnant que la Commission européenne recule.
00:12Oui, c'était écrit d'avance. Je pense que c'était écrit d'avance.
00:15Tous les constructeurs automobiles que j'ai consultés depuis des mois l'ont dit, ils le disent encore,
00:19ça ne sert à rien de forcer les choses. Voilà ce qu'il faut retenir.
00:23Pourquoi avoir décrété qu'à partir de 2035, on n'aurait plus le droit de produire des véhicules essence ou diesel ?
00:30Franchement, c'est une décision qui a été prise trop rapidement et sans concertation.
00:34Les constructeurs n'étaient pas prêts.
00:36Ça a semé la panique aussi chez les équipementiers, il faut le reconnaître.
00:39Et ça a ouvert la porte aux constructeurs asiatiques qui, eux, en ont profité pour inonder notre marché occidental
00:46avec des voitures moins chères et surtout 100% électriques.
00:51C'était ça l'erreur. On ouvre grande nos portes au marché, aux constructeurs asiatiques.
00:57Donc c'est une marche arrière. Ce n'est pas trop tard ?
01:00Alors marche arrière, de toute façon, la voiture électrique existera, ça c'est dur.
01:03Mais c'est sûr. Mais les dégâts, ils sont déjà là.
01:06Parce qu'on a perdu 40 000 emplois en France en l'espace de 100 ans seulement.
01:105 ans, c'est ce que dit Luc Châtel qui est en charge de la plateforme automobile.
01:13Et puis surtout, les ventes de voitures neuves, françaises, allemandes, etc. ont chuté de 28% depuis 2020.
01:18Alors Bruxelles, c'est vrai que les choses changent.
01:21Bruxelles étaient très écolos à un moment.
01:23Et puis là, on se rend compte que le moteur de l'économie, c'est l'entreprise.
01:26Il faut protéger nos entreprises. C'est ça qui maintient les emplois.
01:29Donc Bruxelles, l'âge du lest, c'est aussi pour permettre aux constructeurs occidentaux
01:32de gagner du temps et de regagner de l'argent.
01:35J'en lisais ce que disait Antonio Filosa, qui est le président de Stellantis.
01:40Vous savez, Stellantis, c'est un très grand groupe automobile dont Peugeot et Citroën font partie.
01:44Il disait qu'il allait baisser les investissements dans l'électrique
01:47et que surtout, les ventes de voitures électriques étaient déconnectées de la réalité commerciale.
01:52Il faut faire tourner les usines avec des voitures que l'on sait faire.
01:56Ça ne veut pas dire que l'électrique est remise en cause.
01:58En tout cas, l'Europe, elle ne peut pas faire des petites voitures électriques bon marché.
02:01Pour l'instant, c'est impossible.
02:02Les Asiatiques, eux, savent faire.
02:05D'où cette phrase qui a été prononcée par Stéphane Séjourné, qui est le commissaire européen.
02:09Notre industrie automobile est en danger de mort.
02:11C'est pour ça qu'il fallait agir.
02:12Ça n'empêchera pas les Asiatiques d'envahir notre marché.
02:16C'est ce que vous dites ce matin ?
02:17Oui. Tenez-vous bien.
02:18Ils ont annoncé hier qu'ils allaient produire un million de voitures électriques en Europe
02:23dans les cinq à dix ans qui viennent.
02:25Sept usines vont être construites, dont une en Turquie.
02:27Voilà. Donc, il reste une chose à faire.
02:29C'est obliger les constructeurs asiatiques, justement, à mettre dedans deux contenus européens,
02:35c'est-à-dire des pièces détachées, des pneumatiques.
02:37Mais le chiffre de 70% n'a pas été confirmé.
02:40Il faudra attendre fin janvier, me disait IA, l'Organisation internationale des constructeurs automobiles.
02:45Donc, voilà. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, l'Europe a tué notre industrie avec les réglementations, les normes.
02:50Tout ça bloque le marché. C'est une très, très grave erreur.
02:52Même les agriculteurs se sont touchés par ces normes.
02:55Donc, il est temps vraiment de se poser des questions.
02:56Et vous savez, Romain, le plus dur, c'est quand le coma est prononcé, la mort n'est plus impossible.
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