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Pierre de Vilno reçoit Jérôme Guedj, député socialiste de l’Essonne et secrétaire national à la laïcité au PS, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos

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Transcription
00:01Bonjour à tous, bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1, c'est News, les échos, première de la saison.
00:05Bonjour Jérôme Gage.
00:07Merci d'être avec nous pour cette première. Vous êtes député PS de l'Essonne, c'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche.
00:12Dans huit jours exactement, l'Assemblée devra montrer pouce levé ou pouce baissé pour le vote de confiance à François Bayrou.
00:19Le Premier ministre a surpris à la fois les Français et ceux qui le représentent en mettant sa tête sur le bio,
00:25mais aussi la tête de toute l'économie et la stabilité du pays, car que peut-il se passer après ?
00:32Une France sans budget, sans gouvernement, à nu devant les agences de notation, craignant peut-être une dissolution.
00:38Rarement sous la Ve République, le moment n'a été aussi grave.
00:42Il est suspendu donc à la décision de 577 femmes et hommes représentant la nation, dont 66 socialistes desquels vous faites partie,
00:49même s'il est inexact de leur faire porter le tort d'une situation dont le Président de la République est lui-même en grande majorité responsable.
00:57Avec vous, nous envisagerons toutes les possibilités de sortie de crise.
01:01Vous avez, avec les socialistes, présenté un contre-budget et vous êtes prêt à gouverner à Matignon de Ruffin à Glucksmann,
01:09selon cette formule retenue aux universités d'été.
01:13Une heure d'interview avec vous jusqu'à 11h, avant de suivre une nouvelle fois le Premier ministre, tout à l'heure, à 18h, sur CNews et sur Europe 1.
01:21Émission spéciale en direct de Matignon avec Sonia Mabrouk.
01:24Et pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane.
01:27Bonjour.
01:28Et Mathieu Boccoté, bonjour Mathieu.
01:29Bonjour.
01:30Talran disait que le meilleur moyen de renverser un gouvernement était d'en faire partie.
01:35François Bayrou va-t-il sciemment renverser son propre gouvernement en train de finir censuré comme son prédécesseur ?
01:41Des échos l'ont dit.
01:43Comme me le disait sur Europe 1, le constitutionnaliste Didier Mauss, il y a une grande part de psychologie aussi.
01:49On est quand même très très loin du droit constitutionnel.
01:52Mais vous, Jérôme Gage, en ce retour d'été, avez-vous imaginé que le Premier ministre de la France nous amène à cette situation inédite
01:59où il vous dit, c'est moi ou le chaos ?
02:01En effet, ce scénario n'était pas envisagé.
02:07Même si, je vais être tout à fait honnête avec vous, dès l'instant où le 15 juillet, il fait le choix de présenter de la manière dont il l'a présenté.
02:15C'est-à-dire, sur la forme des orientations budgétaires, un plan dont il n'a parlé à personne.
02:22Et je peux vous assurer, probablement pas, y compris à un grand nombre de ses propres ministres.
02:26Et pourquoi c'est un problème ?
02:29C'est que nous n'avons pas censuré François Bayrou en janvier dernier.
02:32Nous, les socialistes, nous avons pris cette responsabilité au nom de la stabilité du pays
02:36et au nom des quelques compromis et des victoires que nous avons pu arracher, par exemple,
02:41en préservant les assurés sociaux de déremboursements des consultations médicales ou des médicaments.
02:47Donc nous, on a joué sincèrement le jeu du compromis à ce moment-là.
02:52Et tout le monde savait qu'il y avait un budget 2026 à préparer.
02:55Et c'était pour le moins paradoxal, pour ne pas dire suicidaire,
02:58de voir un Premier ministre qui laissait les semaines, les jours et les mois se dérouler,
03:03sans anticiper la préparation de ce budget et de revérifier s'il pouvait y avoir des conditions d'un compromis
03:09pour éviter une censure et, ce faisant, de proposer à la fois une méthode et des pistes de travail.
03:17Il fait tout l'inverse.
03:19Il présente tout seul, le 15 juillet, ses propositions.
03:22Et vu la nature de celle qu'il retient, il n'est pas sur un discours de la méthode,
03:27en disant ce qu'il aurait pu faire, par exemple.
03:29Écoutez, l'heure est grave.
03:30On aurait dit oui, en effet, l'heure est grave.
03:32Il faut rétablir les finances publiques.
03:34Oui, il faut rétablir les finances publiques.
03:35Nous sommes des gens responsables et prêts à le faire.
03:37J'estime qu'il faut faire un effort de 40 ou 43 milliards d'euros.
03:40Bon, on aurait dit peut-être qu'on peut en discuter.
03:43Je vais solliciter l'ensemble des groupes parlementaires qui ne m'ont pas censuré au mois de janvier
03:47pour voir les conditions dans lesquelles elle souhaite aller vers cette réaction.
03:51Donc vous attendiez une discussion, en fait, qui n'est pas intervenue.
03:53On s'attendait à une discussion dans un cadre qui permettait qu'elle ait lieu.
03:57Au lieu de ça, François Bayrou arrive et dégaine, pardonnez-moi l'expression,
04:00le musée des horreurs dont il sait immédiatement quelle va être la réaction des uns et des autres.
04:04Il met deux jours fériés sur la table.
04:06Il n'évoque pas du tout...
04:08En disant immédiatement que ça serait amendable et discutable.
04:10Oui, mais vous voyez, quand vous...
04:11Il n'y a eu aucun contact pendant l'été parce qu'il dit que vous étiez en vacances.
04:15Je vais vous répondre.
04:15Vous étiez tous en vacances.
04:17Même ça, c'est aussi l'illustration d'une forme un peu étonnante de mépris pour les gens
04:21avec lesquels on a été amenés à travailler.
04:24Mais je reste parce qu'il y a eu plusieurs questions à la fois.
04:26Je les reprends au fur et à mesure.
04:31Il est très précis sur certaines mesures.
04:33Vous voyez, par exemple, les deux jours fériés, il va jusqu'à un niveau de précision
04:36qui est de dire que ça pourrait être le 8 mai et le lundi de Pâques.
04:40Par contre, quand il est question...
04:41Donc après, dire on va négocier, bien sûr, mais c'est tellement cousu de fil blanc de dire
04:45je mets des propositions repoussoires et regardez la super négociation.
04:49Au lieu de deux jours, il n'y aura eu qu'un seul jour
04:51et les socialistes pourront se dire qu'ils ont obtenu une grande victoire.
04:54Ce n'est pas ça une négociation respectueuse de partenaires qui ont joué le jeu avec vous.
04:58Quant à la question de savoir si on était en vacances ou pas, non, c'est tout le contraire.
05:03Parce que non seulement avant le 15 juillet, il ne nous sollicite pas, il ne nous concerte pas.
05:08Moi, je vais être honnête avec vous.
05:10J'ai fait passer des messages à ceux de mes interlocuteurs, à Matignon ou auprès de plusieurs ministères
05:14en leur disant, écoutez, si vous souhaitez sincèrement qu'on puisse discuter du budget 2026,
05:20faites en sorte que le 15 juillet, il ne ferme pas le rideau métallique rendant impossible la discussion.
05:24Il le fait avec des propositions très dures.
05:26Et après, et c'est là que c'est très révélateur, par les psychologies,
05:31il ne sollicite même pas les groupes parlementaires pour leur demander quelle est leur réaction.
05:35Le 15 juillet, il présente, on n'est plus en session à l'Assemblée nationale.
05:38Il les sollicite demain.
05:39Oui, mais attendez, entre le 15 juillet et le 5 septembre, c'est quand même un peu dingue.
05:45Donc, s'il était dans une logique de travail, il aurait dit, dès le 15 juillet,
05:52écoutez, je vous invite, là, on y serait allé, poliment, en disant,
05:56mais vos propositions rendent compliquée une discussion.
05:58Vous y allez cette semaine ?
06:01Je vais vous répondre, il aurait fait un tour de table et peut-être aurait eu le retour qu'il connaît,
06:07en disant, manifestement, les propositions ne recueillent pas une majorité.
06:10Je suis un garçon responsable et je vais essayer de trouver un autre chemin.
06:13Je vous repense une autre analyse, peut-être, de la chance.
06:16Oui, alors, pour répondre à votre question, jeudi prochain,
06:19Olivier Faure et les deux présidents de groupe, Boris Vallaud et Patrick Cannaire,
06:23se rendront à l'invitation parce que nous sommes des Républicains
06:26et que nous discutons avec le Premier ministre.
06:27Mais on va lui dire les yeux dans les yeux, ce qu'on a dit depuis son annonce.
06:33En effet, la confiance est rompue.
06:35Nous lui avons fait confiance au mois de janvier et je vous le dis encore une fois,
06:38ça a été coûteux.
06:39On l'a fait sous les colibés et les lazis de certains de nos ex-partenaires à gauche
06:43qui disaient, vous êtes des sociotraites qui discutaient avec le gouvernement.
06:47Mais nous, quand on a pu arracher des victoires,
06:49et dans l'intérêt du pays, à un moment, on prend nos responsabilités.
06:52Il y a peut-être une autre lecture, cela dit, dans les circonstances.
06:54François Bayrou dit, avec la composition de l'Assemblée aujourd'hui,
06:56l'adoption d'un budget n'est pas possible, du budget nécessaire, selon lui.
07:00Donc, il dit, l'héritage que je laisserai,
07:02c'est l'analyse la plus réaliste possible sur l'état des finances publiques,
07:06quitte à exploser moi-même.
07:08Mais au moins, j'obligerai le pays à débattre de la dette comme il ne l'a jamais fait.
07:11Bon, écoutez, si l'objectif de François Bayrou en devenant Premier ministre
07:14était juste d'être un lanceur d'alerte,
07:16un Premier ministre, ce n'est pas un lanceur d'alerte,
07:18c'est quelqu'un qui fabrique et propose des solutions.
07:20Pourquoi vous dites ça ?
07:21Parce que...
07:22J'ai entendu la question, mais comment est-ce que vous comprenez la question de Mathieu Beaucon ?
07:26Comme si c'était de dire, écoutez, au moins,
07:28j'aurais été dans mon moment tchurchilien,
07:30expliquant la vérité aux Français,
07:32et leur disant, si vous ne prenez pas le seul chemin que je vous propose,
07:35alors débrouillez-vous, c'est moi ou le cas où.
07:37On ne peut pas gouverner dans les circonstances actuelles,
07:38le budget nécessaire est impossible, donc à tout le moins,
07:41vous allez la place politique cesser de vous fermer les yeux.
07:44Vous dites le budget nécessaire, c'est-à-dire...
07:46Dans son esprit.
07:46Mais oui, mais c'est ça le problème.
07:48On ne peut pas avoir raison tout seul quand on est en majorité relative.
07:50Les députés, ce n'est pas des individus,
07:52ils représentent des courants politiques qui existent dans le pays.
07:54Et par conséquent, il faut construire le compromis.
07:56Vous dites, il y a une dette qui est de 3 350 milliards.
08:00Incontestable.
08:00Incontestable.
08:01Et il y a un premier ministre qui dit,
08:05on va s'attaquer à ça parce que c'est, j'allais dire,
08:07c'est le dossier principal.
08:09Et puis il y a d'autres forces politiques desquelles vous faites partie,
08:11où vous dites, oui c'est grave, mais on peut faire autrement.
08:13C'est ça que vous dites.
08:14Nous disons, nous partageons...
08:16Ou est-ce que vous dites, ce n'est pas grave finalement ?
08:17Non, non, personne n'a dit, ce n'est pas grave.
08:19Personne ne dit, ce n'est pas grave.
08:20Moi, je ne suis pas de ceux qui considèrent que le gange de finances publiques...
08:23Parce que là, on a l'impression que vous dites,
08:23François Bayrou s'attaque à un dogme,
08:25il nous met au pied du mur,
08:26et puis finalement, nous, on n'a pas forcément envie de...
08:28Le problème est dans la nature des réponses qu'il propose face à cette crise.
08:32On va dire les choses très calmement, très...
08:34Et c'est le cœur du débat.
08:37L'origine de ce déficit,
08:39de ces déficits cumulés,
08:41et donc de la dette,
08:42n'est pas une explosion incontrôlée des dépenses.
08:45Il faut toujours contrôler les dépenses.
08:46J'ai été président d'une collectivité locale,
08:48d'un gros département, à plus d'un milliard de budget.
08:50Je sais ce que c'est que de gérer un budget
08:53et de maîtriser les dépenses.
08:54Il faut le faire.
08:55Mais ce n'est pas un dérapage de la dépense publique.
08:58C'est un assèchement...
08:59Les dépenses sociales que vous connaissez bien,
09:00elles ont dérapé quand même.
09:01Elles dérapent fortement.
09:02Elles augmentent de 4-5% par an.
09:05C'est énorme.
09:06Non, elles n'augmentent pas.
09:07Vous savez, quand on a une évolution de l'ondame
09:09qui est de 3,2% avec une inflation à 1%,
09:13on n'est pas sur une explosion incontrôlée.
09:15En revanche,
09:16ce qui a vraiment dérapé considérablement ces dernières années,
09:19mais ce n'est pas un dérapage incontrôlé,
09:21c'est un choix politique.
09:22C'est pour ça qu'on peut en débattre.
09:23C'est la décision de baisser massivement les prélèvements,
09:26qu'il s'agisse des prélèvements sociaux
09:28avec notamment les exonérations de cotisations sociales
09:30pour les entreprises,
09:31ou qu'il s'agisse de la fiscalité du budget de l'État.
09:34Ça, c'est un choix politique.
09:35C'est la fameuse politique du ruissellement d'Emmanuel Macron
09:38qui dit, la politique de l'offre,
09:39on va baisser les impôts sur les entreprises,
09:42sur les ménages les plus favorisés,
09:44et le fameux ruissellement va produire mécaniquement
09:47une amélioration de la situation économique
09:49et donc de la situation des finances publiques.
09:51Vous savez quoi ?
09:52Si ça avait marché, j'aurais été le premier
09:54à faire amende adorable et à dire,
09:55écoutez, ouais, ça marche.
09:56Et donc, je respecte le choix.
09:58Mais ce n'est pas le cas.
09:59Ce n'est pas le cas.
10:00Baisser de 62 milliards les impôts,
10:02c'est la Cour des comptes qui l'est dit,
10:03entre 2017 et aujourd'hui par année,
10:06eh bien, ça n'a pas entraîné une amélioration
10:07des finances publiques.
10:08Et on voit le chômage qui continue à repartir à la hausse.
10:11Et on voit des entreprises petites et grandes
10:13qui sont confrontées à des faillites,
10:14à des carnets de commandes qui s'épuisent.
10:16Mais si les entreprises, si les Français
10:19étaient plus imposées, plus taxées,
10:22mieux et plus.
10:26Si on faisait d'abord pas taxer,
10:28il n'y aurait pas vraiment de crise
10:29des finances publiques.
10:29Vous savez, si on était au niveau...
10:32Donc les Français sont évidemment taxés.
10:33Ils ne sont pas insuivis.
10:34Alors d'abord, dans les Français,
10:36vous voyez, l'indifférenciation,
10:37elle est faite pour être anxiogène
10:39et faire peur aux gens.
10:40Dans les propositions, on va y revenir...
10:41Dans les propositions que les socialistes
10:45mettent sur la table,
10:46il n'y a pas un seul impôt
10:47qui concerne les ménages,
10:49les classes populaires et les classes moyennes.
10:50Pas un seul.
10:51Il n'y a pas une seule cotisation.
10:53Au contraire, on propose...
10:54On va y venir dans un instant,
10:55mais ayez ça tout de suite en tête.
10:57On propose, pour que vous compreniez la philosophie,
10:59c'est peut-être un peu caricatural ce que je vais dire,
11:01d'augmenter ce qui est la priorité première des Français,
11:04le pouvoir d'achat et le salaire net,
11:06en baissant la CSG payée par les Français
11:10entre le SMIC et presque 2000 euros de salaire net.
11:12Donc ça concerne beaucoup de Français,
11:14près de 40% de gens qui travaillent,
11:16de leur dire votre salaire net,
11:18il va augmenter, par exemple pour une personne au SMIC,
11:22c'est 900 euros par an.
11:24Et on va le faire, on va le financer
11:25parce qu'on va augmenter,
11:26et ça on l'assume,
11:27la fiscalité sur le patrimoine des hauts ménages,
11:29c'est la fameuse taxe du CMAN,
11:30on va en parler.
11:31Vous allez nous détailler tout ça dans un instant,
11:32au Grand Rendez-vous CNews Europe 1,
11:34à tout de suite.
11:38Suite du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews
11:40avec Jérôme Guelch, député PS de l'Essonne,
11:42donc on va repartir sur vos propositions du budget.
11:46Si je comprends bien,
11:46si un budget, ça veut dire que vous êtes prêts
11:48à aller à Matignon.
11:49Je vous ai vu tout à l'heure scier sur la formule
11:52que j'ai entendue dans les mots
11:53d'Emma Raffovitch hier sur Europe 1
11:55qui disait on est prêt à gouverner
11:56de Ruffin à Glucksmann.
11:59Vous êtes d'accord avec ce panel ?
12:00Ce n'est pas la formule qu'a utilisée
12:03Olivier Faure,
12:05j'y étais dans son discours
12:06à l'occasion des universités.
12:08Donc ça veut dire que tout le monde
12:09n'est pas à l'unisson ?
12:10Non, mais c'est l'idée que je pense
12:12que dans la période,
12:13à chaque fois qu'on va mettre des noms
12:14sur la table,
12:15on va avoir le tir au pigeon
12:16de ça c'est possible,
12:18ça c'est pas possible,
12:18lui je veux bien,
12:19lui je veux pas, etc.
12:20Je vous l'ai dit de tout à l'heure.
12:21Ça ne fait pas grand monde au total.
12:23On essaye,
12:24non mais vous avez raison,
12:25l'arithmétique est implacable.
12:28Il y a une chorale de 66 personnes,
12:29est-ce que vous êtes tous à l'unisson ?
12:31Ah oui,
12:31tout le monde est à l'unisson
12:32au groupe socialiste sur les propositions.
12:33On se fait pour le 8 septembre.
12:35Il n'y aura personne à ma connaissance de gens.
12:37Non, non,
12:37pour tout ce que je vous ai décrit
12:39dans la première partie de notre émission,
12:40à savoir que nous avons sincèrement
12:42joué le jeu de la discussion avec lui
12:44et François Bayrou,
12:46dès sa stabilité assurée
12:48et la non-censure au mois de janvier,
12:50plus de son,
12:50plus d'image
12:51et pas de préparation intelligente.
12:53Donc vous allez cette semaine
12:54pour lui dire
12:55je suis désolé
12:55mais ça ne va pas être possible.
12:56C'est à regret.
12:58C'est-à-dire que
12:59le chaos dont il nous menace,
13:02il en est directement le responsable.
13:04La crise économique et financière,
13:06il en est directement responsable.
13:07Je n'oublie pas que la fois dernière,
13:09un des arguments était de dire
13:10attention,
13:11la censure,
13:12l'instabilité,
13:12ça a un coût sur les marchés économiques,
13:14sur les marchés financiers.
13:15J'ai même entendu Amélie de Montchalin,
13:17la ministre des Comptes publics,
13:19à Postalery,
13:20dire
13:20la censure a coûté 12 milliards d'euros.
13:22Si vous êtes responsable,
13:24évitez la censure.
13:25Et entre les 12 milliards
13:26que coûte la censure
13:27et celles des propositions
13:28que nous nous faisons pour le budget,
13:30faites un arbitrage.
13:31C'est ça une négociation.
13:32On veut gouverner,
13:33mais vous êtes combien ?
13:3466 députés socialistes ?
13:36Même les écologistes,
13:37on a l'impression
13:38qu'ils n'ont pas tellement envie
13:39d'aller au gouvernement.
13:39Ce n'est pas un gouvernement minoritaire,
13:43ce serait un gouvernement
13:44mais ultra minoritaire.
13:46Comment vous pouvez faire cette proposition ?
13:48Est-ce que c'est crédible ?
13:49C'est aussi crédible
13:50que la proposition
13:51de François Bayrou
13:52ou même à l'époque
13:53de Michel Barnier
13:54de pouvoir gouverner.
13:56Michel Barnier,
13:56il était issu
13:57d'un groupe politique
13:58à l'Assemblée nationale
13:59qui avait 54 ou 57
14:01députés.
14:02le groupe LR.
14:03Il y avait le bloc central
14:04avec lui.
14:05Vous savez,
14:06pour que les choses soient claires,
14:08nous nous proposons
14:09par mimétisme,
14:10par parallélisme
14:11si j'ose dire,
14:12que le président
14:14de la République
14:15confie à un Premier ministre
14:17de gauche,
14:18socialiste,
14:19le soin...
14:21Je ne vais pas vous donner de nom.
14:22Je ne vais pas vous donner de nom
14:23parce que c'est l'orientation politique
14:26que nous proposons.
14:27Mais non, mais attendez,
14:28personne,
14:30chez les socialistes,
14:30on va vous dire
14:31si on commence à donner des noms,
14:33c'est déjà audacieux
14:34de vous dire
14:35qu'il faut que ce soit un socialiste.
14:36C'est Olivier Faure
14:36qui donne son propre nom.
14:38Je ne l'ai pas entendu
14:39dans son discours dire
14:40je suis candidat
14:41pour aller à Matignon.
14:42Il a dit
14:42nous sommes volontaires
14:44pour gouverner le pays
14:45parce que nous sommes responsables.
14:46Nous, c'est nous les socialistes.
14:48Et on ne manque pas de talent
14:49au sein du Parti Socialiste.
14:51Il peut faire partie
14:52de l'équation
14:52s'il le souhaite.
14:53Mais encore une fois,
14:54moi, ce n'est pas le nom
14:55qui m'importe.
14:55C'est est-ce qu'on est capable
14:56de construire un compromis ?
14:58Alors je réponds
14:59à l'arithmétique.
15:02Ça suppose que oui,
15:04les parlementaires
15:04du socle commun,
15:06Renaissance,
15:07Modem,
15:07Horizon,
15:08peut-être même LR,
15:10acceptent de faire
15:11ce que nous,
15:11nous avons fait
15:12en janvier dernier,
15:13c'est-à-dire
15:13de ne pas censurer
15:14François Bayrou
15:14pour lui permettre
15:16d'essayer.
15:17Voilà.
15:17Donc nous,
15:18nous demandons
15:18à ce qu'il y ait
15:19un gouvernement de gauche
15:21cohérent
15:22qui s'astreint
15:23à construire des compromis
15:24et pour crédibiliser
15:26cette démarche-là,
15:27nous avons dit
15:27qu'il n'y aura pas
15:28de recours au 49-3.
15:29Donc comme il n'y a pas
15:30de recours au 49-3,
15:31ça veut donc dire
15:31qu'on est...
15:32Donc un 49-3,
15:34il peut être sanctionné
15:35par une motion de censure,
15:35ça veut dire
15:36qu'on fait du compromis.
15:37Les socialistes
15:38sont aujourd'hui
15:38plus l'aile gauche
15:39du bloc central
15:40davantage que la...
15:42Non,
15:42les socialistes
15:43ne sont l'aile gauche
15:45de personne
15:46et l'aile droite
15:46de personne.
15:47Les socialistes
15:47sont les socialistes.
15:49Ils ont leur identité.
15:50Moi, je défends la mienne.
15:50Une gauche républicaine.
15:51Vous vouliez gouverner
15:52avec LLPI
15:53il n'y a pas si longtemps.
15:54Vous voulez gouverner
15:55avec le bloc central
15:56et l'appui de LLF.
15:57Il ne vous a pas échappé
15:59que les choses ont bougé
16:00dans un sens
16:01et dans l'autre
16:01et que LFI
16:03ne veut pas gouverner
16:05avec les socialistes
16:05et les socialistes
16:06ne veulent pas le gouverner
16:06avec LFI
16:07et c'est plutôt cohérent
16:08et logique
16:09au regard des désaccords
16:10qui peuvent exister.
16:11Donc la proposition...
16:11Je vous rappelle même
16:12qu'en juillet 2024,
16:14même, je crois,
16:15Jean-Luc Pélenchon
16:16avait dit
16:16si c'est nous le problème,
16:18on est prêt
16:18à ne pas participer
16:19au gouvernement
16:20et à ne pas le censurer
16:21et donc à faire
16:21ce qu'on appelle
16:22un soutien
16:22sans participation.
16:24Je le redis,
16:25laisser ceux qui...
16:27Aujourd'hui,
16:27il y a un sondage
16:28qui a été fait
16:30il y a quelques jours
16:30et qui demandait
16:32qui les Français
16:34souhaitent voir
16:34à Matignon.
16:36Premier,
16:36le Rassemblement National.
16:38Deuxième,
16:39une personnalité
16:39de la société civile
16:40et troisième,
16:41plus de 36 ou 37%
16:42les socialistes.
16:43C'est-à-dire que les Français,
16:45il n'y a pas 37%
16:46de socialistes dans le pays,
16:47j'aimerais bien,
16:48mais ce n'est plus le cas
16:48et ce n'est pas le cas,
16:49mais les Français
16:50de tous bords
16:51estiment que ceux
16:52qui sont capables
16:52justement de construire
16:53ce compromis,
16:54d'offrir la stabilité,
16:55d'avoir des avancées,
16:57etc.,
16:57c'est cette gauche
16:59exigeante
17:00mais aussi
17:01loin de...
17:03mais aussi responsable.
17:04Pourquoi Emmanuel Macron
17:05et le bloc central
17:06vous ferez ce qu'il y a d'autre
17:07de vous nommer à Matignon
17:08et de...
17:09Mais il ne s'agit pas...
17:10Je vais vous dire une chose,
17:11personne ne pense
17:13que c'est un cadeau.
17:14Personne ne pense
17:15que c'est un cadeau.
17:15On aurait pu se draper
17:17dans...
17:18C'est de leur faute
17:18et on ne prend pas
17:19nos responsabilités
17:20et rendez-vous dans deux ans.
17:21La preuve qu'on prend
17:22nos responsabilités,
17:23c'est dire qu'on est prêt
17:24à aller se colter
17:24cette situation
17:26dont vous êtes responsable.
17:27Vous savez,
17:27dans l'histoire,
17:28à chaque fois,
17:29la gauche arrive
17:30aux responsabilités
17:31quand c'est la crise économique
17:32ou une crise financière.
17:33C'était vrai en 97
17:35avec Jospin,
17:36c'est vrai en 2012
17:39avec François Hollande
17:39qui arrive.
17:40Et à chaque fois,
17:41si vous me permettez,
17:42on rend les comptes du pays
17:43en situation excédentaire.
17:45en 2012,
17:46la sécurité sociale,
17:47elle est excédent.
17:48Le déficit,
17:49il est contenu
17:50à ce moment-là.
17:51C'était la même chose,
17:52y compris en 2002.
17:53Il y avait le chômage
17:55et d'ailleurs,
17:55François Hollande,
17:56c'était fait...
17:57L'inversion est arrivée
17:58plus tardivement
17:59que ce qu'il avait annoncé
18:00un peu hasardement.
18:0122 milliards d'héroguage
18:02au lieu de 44,
18:03le pari d'étaler
18:04sur plus longtemps
18:04le remboursement de la dette,
18:05la taxe Zuckman,
18:06la taxation des plus riches,
18:07les plus grandes entreprises.
18:09Je vais vous poser une question
18:10que vous n'allez pas aimer,
18:11mais est-ce qu'on n'est pas
18:12en train de raviver
18:13les vieilles antiennes
18:14mitterrandistes ?
18:15Taxer les plus riches,
18:16d'ailleurs,
18:16à quel moment on est riche ?
18:18Là, en l'espèce,
18:20prenons des chiffres,
18:21taxe Zuckman,
18:22vous avez un patrimoine
18:23supérieur à 100 millions d'euros.
18:25Donc, je pense que
18:26beaucoup de vos téléspectateurs
18:27et auditeurs
18:28ne sont pas concernés
18:29par ce niveau de détention
18:31de patrimoine.
18:31Je pense qu'il y en a
18:32certains qui nous regardent.
18:33Oui, l'estimation qui est faite,
18:34vous savez,
18:35ce n'est pas quelque chose
18:36qui a été inventé.
18:37Cinq prix Nobel d'économie
18:38soutiennent le principe
18:40d'une taxation différentielle
18:41du patrimoine,
18:42c'est-à-dire s'assurer
18:43que quand vous avez
18:44un patrimoine de ce niveau-là,
18:46vous payez un niveau d'impôt
18:47qui correspond au moins
18:48à 2% de ce patrimoine.
18:50Pourquoi ce chiffre-là ?
18:52Parce que ce patrimoine-là,
18:53il vous génère,
18:55il est placé en général,
18:56si vous êtes intelligent,
18:56vous ne le gardez pas
18:57sur un compte courant.
19:00Donc, en moyenne,
19:01dans ce niveau de population,
19:03ces placements de patrimoine
19:05génèrent des revenus annuels
19:06de 7 à 10%.
19:08Voilà, parce que ces gens-là
19:09savent placer de l'argent,
19:10etc.
19:11Donc, dire qu'on va vous prendre
19:122%,
19:13ils ont parfaitement le droit.
19:15Vous pensez que ces gens-là
19:16vont rester en France
19:17si vous les taxez à 2% ?
19:19D'abord, je pense qu'une partie
19:21d'entre eux,
19:21moi j'ai lu plein d'appels
19:22outre-Atlantique
19:23ou aussi dans le pays,
19:24de gens qui disent
19:25« Ben oui, nous devons participer
19:27à l'effort de redouissement. »
19:28Nous avons nous-mêmes…
19:30Déjà, au-delà de 500 000 par an,
19:31vous avez une taxation supplémentaire
19:33qui a été mise en place
19:33au Nicolas Sarkozy
19:34qui existe toujours.
19:35Qui n'est pas à ce niveau.
19:37Qui est 2% de plus,
19:38c'est-à-dire que vous payez plus 45,
19:39vous payez 47
19:40et parfois jusqu'à 49%.
19:42Oui, mais sur l'impôt sur le revenu,
19:43là je vous parle du patrimoine,
19:44il ne vous a pas échappé
19:45que ces dernières années
19:46dans un mouvement un peu par…
19:47Donc c'est fromage et dessert,
19:48revenu plus patrimoine.
19:49Non, mais on n'a pas de mesure
19:51sur l'impôt sur le revenu.
19:52Le gros de la mesure,
19:54c'est sur le patrimoine.
19:57Vous ne baisserez pas l'impôt sur le revenu
19:58pour ces personnes-là.
19:58Non, nous ne baisserons pas l'impôt sur le revenu.
20:00C'est pour ça que je dis
20:00que c'est fromage et dessert
20:01pour ces personnes-là.
20:01Mais encore une fois,
20:01je veux bien qu'on passe
20:02beaucoup de temps
20:02sur le sort légitime
20:04de ces 1 800 ou 2 000 personnes.
20:06Oui, qui crèdent la croissance.
20:06Je voudrais qu'on vous parle
20:08des 10 millions de Français
20:09qui créent de la croissance,
20:11qui font tourner les entreprises
20:12et les services de ce pays
20:14et qui aujourd'hui
20:15sont confrontés
20:15à un problème majeur
20:16qui est aussi le problème
20:17des entreprises.
20:18J'étais au MEDEF
20:18il y a quelques jours.
20:21Je vais vous dire.
20:22Je vous ai parlé
20:22sur le patrimoine.
20:24100 millions de patrimoine.
20:25Pour François Hollande,
20:26c'était au-dessus de 4 000 euros.
20:27Oui, mais François Hollande
20:28avait eu l'honnêteté
20:29de reprendre les chiffres
20:30de l'INSEE
20:30qui dit au-dessus de 4 000 euros,
20:32on est dans les 10 %
20:33des revenus
20:33les plus importants en France.
20:35C'est ainsi.
20:36Est-ce qu'il n'y a pas
20:36de facilité ?
20:37D'un côté,
20:38il y a la richesse des riches,
20:39on va la prendre.
20:39Donc, il n'y a pas de réforme
20:40de fonds à faire
20:41pour le modèle social.
20:41Je vais vous en parler.
20:43Mais il y a les très riches,
20:44eux, on va les prendre.
20:44Je vais vous en parler,
20:46mais je veux,
20:46parce qu'on a passé du temps
20:49sur les 1 800
20:50et sur cette taxation
20:52sur le patrimoine.
20:53À côté de ça,
20:54il y a 8 à 10 millions
20:55de Français
20:55à qui on propose
20:56avec notre plan budgétaire
20:59d'augmenter leur salaire.
21:01Parce que le problème principal,
21:03aujourd'hui,
21:03c'est des gens
21:03qui n'arrivent pas
21:04à boucler leur fin de mois,
21:05qui n'arrivent pas
21:06à avoir des loisirs
21:08pour leurs enfants,
21:09qui n'arrivent pas
21:09à aller au restaurant,
21:10qui n'arrivent pas
21:10à avoir un niveau de logement.
21:12Et ce faisant,
21:12je vous parlais du Medef
21:13ou GT,
21:14qui n'arrivent pas
21:15à consommer.
21:16C'est quoi le levier,
21:16le carnet de commande
21:18d'un artisan,
21:18d'un commerçant,
21:19d'une PME ?
21:20C'est la consommation populaire.
21:21Si les gens doivent
21:22se serrer la ceinture.
21:23Regardez ce qu'ont dit
21:23tous les restaurateurs
21:24pendant l'été.
21:25Pendant l'été,
21:25les restaurateurs,
21:26ils ont dit
21:26on a moins de clients.
21:28Et pour cause,
21:29parce que les gens,
21:29ils ont moins d'argent.
21:30Donc augmenter le salaire
21:31par une baisse
21:32de la CSG
21:33pour 8 à 10 millions
21:35de travailleurs
21:36et de salariés.
21:37Ça, c'est la mesure
21:38qui peut être financée
21:39par une redistribution
21:40entre les hauts patrimoines.
21:42En gros, on dit
21:43le travail
21:44plutôt que le capital.
21:45Ce n'est pas dramatique.
21:46Une pause
21:46et on revient avec vous.
21:48On parlera notamment
21:48de l'antisémitisme en France.
21:50À tout de suite.
21:54En pleine analyse,
21:55je vais y arriver,
21:57sur le budget
21:57et on parle chiffre
21:59avec Jérôme Gage
22:00au grand rendez-vous
22:00Europe 1 CNews.
22:01La situation est très grave,
22:02on l'a dit,
22:03n'en déplaise
22:03à quelques commentateurs
22:04qui minimisent
22:04les 3 350 milliards
22:06de dette,
22:06les 70 milliards
22:07d'intérêts annuels
22:08pour l'instant
22:08puisque ça va encore
22:09augmenter,
22:10le classement Fitch,
22:11Moody's,
22:11S&P qui approche,
22:13la France qui n'a pas
22:13d'argent,
22:14le tout souverain
22:14est à 3,5
22:15mais peut augmenter,
22:16on le sait très très
22:17rapidement.
22:18Il y a eu une incertitude
22:19sur ce que j'appelle
22:21le vrai du faux
22:21de la tutelle du FMI.
22:23C'est-à-dire que
22:23dans les grandes banques
22:24d'investissement en France,
22:25on s'interroge
22:26de savoir si
22:27le Fonds monétaire
22:28international,
22:30peut-être d'abord
22:30via la BCE,
22:32ne va pas arriver
22:32et va prendre en main
22:33les comptes de la France.
22:36M. Lombard,
22:37le ministre de l'économie
22:38a été assez vague
22:38puisque sur France Inter
22:40le matin,
22:41cette semaine,
22:42il est allé dire
22:42qu'effectivement
22:44c'est une éventualité
22:44qu'on souhaite
22:45ne pas retenir
22:47et en même temps
22:48l'après-midi,
22:50on sent à plein
22:51nez le coup de fil
22:52de Matignon
22:52ou de l'Elysée,
22:54il nous fait un tweet
22:54en disant que finalement
22:55tout va très bien
22:56Madame la Marquise.
22:57Vous,
22:58vous positionnez
22:58sur quel plan ?
23:01Est-ce que vous craignez
23:02que,
23:02parce que si le FMI
23:03arrive,
23:04c'est moins de 30%
23:05sur les retraites,
23:06on va tailler
23:06dans les 1 000 milliards
23:07de dépenses sociales,
23:07ça va aller très très vite.
23:08Je crois que la première chose
23:09c'est de parler
23:10à l'intelligence collective.
23:12Personne ne croit
23:13à un scénario
23:13de cette nature
23:14de mise sous tutelle
23:16avec les fonctionnaires
23:18du FMI
23:19qui débarquent à Bercy,
23:21qui poussent les ordinateurs
23:22et qui disent
23:22maintenant on va prendre
23:23les commandes.
23:25Et pourquoi ?
23:26Parce que
23:26les fondamentaux
23:27de l'économie française
23:28sont,
23:30ça va paraître
23:31contre-intuitif,
23:31mais ne sont pas abîmés
23:33au point qu'on en arrive
23:34à ce type de situation.
23:35C'est les too big to fail ?
23:36Il y a du too big to fail,
23:38évidemment,
23:39mais il y a quand même
23:40aussi des fondamentaux
23:42qui permettent,
23:43il n'y a pas un problème
23:45de trésorerie,
23:46il n'y a pas un problème
23:47de difficulté d'emprunt
23:48sur les marchés,
23:49ça peut être plus coûteux,
23:50ça peut dériver
23:51sur la charge de la dette,
23:53mais il n'y a pas
23:53d'effondrement de l'économie.
23:54Il n'y a pas d'effondrement
23:55de l'économie,
23:55donc c'est pour ça que
23:56si on pouvait s'épargner
23:57dans la période
23:58l'argument de
24:00c'est le chaos ou moi,
24:02c'est la crise économique,
24:04il fait entier,
24:04parce que si vraiment
24:05on le pensait sincèrement,
24:06alors on ne fait pas
24:08le coup de poker,
24:09le tapis qu'a fait
24:09François Bayrou
24:10le 15 juillet dernier.
24:11S'il en est vraiment convaincu
24:13en disant
24:13il y a un risque
24:14avec l'instabilité
24:15que j'introduirais
24:16que ça se termine
24:18par une mise sous tutelle
24:18de la France,
24:19alors là,
24:20ce serait fautif,
24:21voire criminel
24:21de la part du Premier ministre
24:22d'avoir fait ça.
24:22C'est pour ça Jérôme Gatch
24:24que dans votre contre-budget
24:25vous prévoyez un retour
24:26au déficit sous les 3%
24:28qu'en 2032
24:29au lieu de 2029.
24:30Oui, c'est-à-dire
24:30qu'on atténue l'effort.
24:34D'abord,
24:34on a cette latitude
24:34qui est offerte
24:35dans le programme de stabilité
24:36qu'on transmet à Bruxelles,
24:37il y a la possibilité
24:38de l'étaler
24:39sur ces 6 années
24:40et donc c'est exactement
24:41ce qu'on fait
24:42en 2026-2031.
24:48On l'a déjà retardé,
24:49c'était 2027,
24:49maintenant c'est 2029.
24:50Oui, mais encore une fois,
24:51là c'est la même manière.
24:52Les marchés financiers
24:52à un moment
24:52ils ne vont pas dire stop.
24:54Est-ce qu'ils ne vont pas dire
24:55que ça suffit ?
24:56Mais les marchés financiers
24:56ils ont besoin d'un pays,
24:58la France en l'occurrence,
24:59qui s'offre une perspective,
25:02tourne correctement
25:03et donc encore une fois,
25:04l'argument de
25:04allez on va fermer le rideau,
25:06tout va s'arrêter
25:07et on va être
25:08les gardes-chourmes,
25:09pardonnez-moi l'expression,
25:10qui vont venir remettre de l'ordre,
25:11ce n'est pas comme ça
25:11que ça fonctionne.
25:12Le message que vous envoyez
25:14c'est de dire
25:15attendez,
25:16on a encore un peu de temps,
25:17ce n'est pas si grave finalement.
25:18Mais non,
25:18parce qu'on ne dit pas
25:20on a un peu de temps,
25:20on ne fait rien,
25:21voire on laisse filer le déficit.
25:22Si vous avez vu la présentation
25:23que nous avons fait hier,
25:25on souhaite ramener le déficit
25:26à 5% l'année prochaine,
25:28là où François Bayrou
25:29avait prévu de le mettre
25:31à 4,6 ou à 4,8
25:32et on est sur une pente descendante
25:34qui aboutit,
25:35le graphique a été présenté,
25:37à 2032 avec un déficit
25:39et notre objectif à 2,8%.
25:40Donc vous savez,
25:41les marchés financiers
25:42comme les investisseurs
25:43et comme les Français eux-mêmes,
25:44ils ont besoin d'une perspective,
25:45ils ont besoin de stabilité,
25:46ils ont besoin de gens
25:47qui savent où ils vont
25:48et pas qu'ils naviguent à vue.
25:49Donc nous on propose
25:50et les agences de notation surtout
25:53qui risquent de nous mettre
25:55une note sévère
25:56s'ils voient trop d'instabilité.
25:58Mais vous avez parfaitement raison.
26:00Vous avez parfaitement raison.
26:01Les taux d'emprunt immobilier,
26:02les taux de...
26:02Vous savez,
26:02regardez à quel moment
26:03la France a décroché
26:04le spread à commencer
26:05avec les autres pays.
26:07C'est pas...
26:08Il a commencé le jour,
26:09le 10 juin 2024
26:11au moment où Emmanuel Macron
26:12dissout l'Assemblée nationale.
26:13C'est-à-dire que
26:14celui qui provoque l'instabilité,
26:16c'est celui qui joue
26:17avec les instituts
26:18et prend des risques politiques
26:19inconsidérés.
26:20La question de la dette
26:21est bien antérieure.
26:22Vous avez parfaitement raison.
26:23Et je pense que
26:24de ce que disait François Bayrou,
26:25ce qu'on doit retenir
26:25cette semaine,
26:26c'est peut-être moins le FMI,
26:27c'est tout simplement
26:27une question fondamentale,
26:29le poste de dépense,
26:30les intérêts
26:31pour le remboursement
26:33chaque année
26:34des intérêts sur la dette.
26:35Ça, c'est le poste de dépense
26:36qui reste.
26:37Qui est devenu premier.
26:38Qui est révélateur structurel.
26:40Que nous avons...
26:41Et qui en vache.
26:42Pour être tout à fait honnête,
26:44dans une période
26:45avant le Covid,
26:47de taux d'intérêt faibles,
26:48voire de taux d'intérêt négatifs,
26:50tout le monde s'est accommodé
26:51de cette situation.
26:52Et c'est vrai qu'il faut aussi
26:53se poser la question
26:54du niveau des taux.
26:56On savait très bien
26:57qu'un jour,
26:57la situation allait changer.
26:59S'endetter, s'endetter, s'endetter,
27:00s'endetter en disant
27:00pour l'instant,
27:01ça ne coûte rien.
27:01C'est la meilleure manière
27:02de se flinguer à moyen terme.
27:04Mais sur la dette,
27:06on va se mettre d'accord.
27:07Parce que dans notre projet,
27:09on a aussi des dépenses
27:10d'investissement.
27:11Il y a une bonne dette
27:11et une mauvaise dette.
27:13La dette pour financer
27:14de l'investissement
27:14n'est jamais problématique.
27:16Ça fait un bon moment
27:16qu'on n'est plus là-dedans.
27:17Vous avez raison.
27:18L'État n'investit
27:19que 30 milliards d'euros par an.
27:21Vous vous rendez compte ?
27:21C'est assez dérisoire.
27:2330 milliards d'euros par an
27:24en investissement pur.
27:26C'est-à-dire sur des infrastructures,
27:28sur la transition écologique,
27:29sur les réseaux d'eau.
27:30On a beaucoup parlé de résilience.
27:31Mais parce qu'il rembourse la dette.
27:33Oui, mais c'est la raison pour laquelle
27:34il faut aussi dégager
27:36des marges de manœuvre
27:38pour pouvoir le faire.
27:40Et j'en reviens.
27:41Pardon, vous allez me dire
27:41que je suis obsessionnel.
27:42Non.
27:43Une partie de cet assèchement
27:44des marges de manœuvre
27:45pour pouvoir investir,
27:46c'est parce que nous avons décidé
27:48de baisser massivement
27:50pour un petit nombre
27:51de la population
27:51les impôts
27:53qui leur sont soumis.
27:54Est-ce qu'il faut la rétablir
27:56la dépense sociale ?
27:57On n'a pas proposé
27:58le rétablissement de la taxe d'habitation
27:59même si c'était une mesure...
28:00C'est une baisse d'impôt
28:01d'Emmanuel Macron.
28:02Oui, mais attendez.
28:03C'est une baisse d'impôt
28:04d'Emmanuel Macron
28:04pour les ménages
28:06mais pour le budget de l'État.
28:07C'est compensé par l'État
28:08auprès des collectivités locales.
28:10Vous imaginez bien
28:10qu'on a supprimé
28:11la taxe d'habitation
28:12et que les communes
28:13n'ont pas mis la clé sous la porte.
28:14Elles ont continué
28:15à financer leur piscine municipale
28:16ou leur service
28:17de ramassage
28:18des ordures ménagères.
28:19Pourquoi ?
28:19Parce que l'État
28:20a dû compenser
28:21sur son propre budget
28:23donc sur la TVA
28:24sur l'impôt et sur le revenu
28:25un impôt
28:26qui était aux collectivités locales.
28:27Personnellement,
28:27je pense que mieux vaut
28:28laisser aux collectivités locales
28:29un impôt qu'elles décident
28:30parce qu'elles sont jugées
28:31par le reste des électeurs.
28:33Les maires aujourd'hui
28:33sont d'une certaine manière
28:34orphelins d'être déresponsabilisés
28:37parce qu'on lève l'impôt
28:38puis les gens disent
28:39je suis content
28:39ou je ne suis pas content.
28:40Les maires aujourd'hui
28:40peuvent dire
28:41écoutez, moi je fais
28:42avec les moyens
28:42que me donne l'État.
28:43Et je préfère
28:45que les collectivités
28:46puissent investir
28:47et je préfère surtout
28:48parce que j'insiste
28:49sur ce point
28:50je ne veux pas
28:50que vous enjambiez
28:51qu'on donne du pouvoir
28:52d'achat aux Français.
28:54Qu'on soutienne
28:54le salaire net
28:55c'est la préoccupation première.
28:56C'est peut-être ça
28:56qui est à l'origine
28:57des mouvements sociaux
28:58du 10 septembre
28:59ou du 18 septembre.
29:01Les gens
29:01n'arrivent pas.
29:02Vous les soutenez
29:03ces mouvements sociaux ?
29:04Incontestablement
29:04je soutiens
29:05le mouvement du 18 septembre
29:07parce que l'inter-syndical
29:08se fait avec les syndicaux.
29:10Je comprends
29:11je ne sais pas
29:11ce que c'est le 10 septembre.
29:13Pardon
29:14je suis un peu
29:14vintage.
29:16Pour moi
29:16un mouvement
29:17c'est un mot d'ordre
29:18des organisations
29:19qui signent
29:19et qui expliquent
29:20des revendications.
29:21Vous ne voulez pas
29:21vous associer
29:22à la France insoumise.
29:23Donc il y a tout.
29:24Moi j'écoute toujours
29:25quand des gens
29:26expriment leur colère
29:26il y en a certaines
29:27que je peux partager.
29:29Évidemment
29:29j'ai moins de sympathie
29:30pour tout ce qui est
29:32d'un populisme crasse
29:34qui consiste à dire
29:35la France insoumise.
29:36Non mais
29:36tout ce qui consiste à dire
29:38dégageons les élus
29:39ça ne sert à rien
29:40bloquons tout
29:42et faisons tout péter
29:44on verra ce qui se passe.
29:45C'est ça le 17 septembre
29:46c'est bloquer tout.
29:47Non mais
29:47c'est la raison pour laquelle
29:48le pays est assez bloqué
29:51politiquement
29:51pour le bloquer
29:52économiquement
29:53aujourd'hui.
29:54Donc il faut une colère.
29:56Je suis pour des mots d'ordre
29:58c'est quoi les priorités ?
29:59Le pouvoir d'achat
29:59l'hôpital
30:00la santé
30:01la justice fiscale
30:02bon ben voilà
30:03qu'on dise
30:03ces différents sujets.
30:04Vous oubliez l'insécurité.
30:05Non mais je parle d'un mouvement social
30:06à ma connaissance
30:07je parle d'un mouvement social
30:09qui est né
30:10de l'intersyndical
30:12et qui répond
30:13aux propositions
30:14du Premier ministre.
30:15Après
30:16les grands rendez-vous
30:17parler
30:17de la sécurité
30:19parler des affaires internationales
30:21de la question européenne
30:22parler de l'identité
30:24du pays
30:24ça c'est le rendez-vous démocratique
30:26qui doit avoir lieu
30:26au moment des élections présidentielles.
30:28L'instabilité rajoute
30:29à l'instabilité
30:30le refus d'obtempérer
30:31le refus de l'autorité
30:31le refus de l'uniforme
30:32les narcotrafiquants
30:34de Vendal en Vieille
30:35qui n'ont rien trouvé de mieux
30:36que d'inonder
30:36deux jours de suite
30:38leur prison
30:38on a l'impression
30:40que la France
30:40n'est pas tenue
30:41les dealers
30:43de drogue
30:44à Orange
30:44qui offrent
30:45des fournitures scolaires
30:47pour entre guillemets
30:48acheter la paix
30:50des quartiers
30:50quel est votre
30:51sentiment
30:53sur tous ces sujets
30:54Jérôme Gaye ?
30:55C'est intéressant
30:55ce que vous dites
30:56parce que là où
30:56la justice sociale
30:57n'est pas au rendez-vous
30:59et l'ordre républicain
31:00assuré
31:01alors c'est la loi
31:02de la jungle
31:02et c'est le chacun pour soi
31:03la loi de la jungle
31:04c'est celui qui a
31:05un gun
31:05un pistolet
31:06ou de l'argent
31:07issu du narcotrafic
31:08qui se substitue
31:09à l'acteur légitime
31:10de l'organisation
31:11de la société
31:12que sont les pouvoirs publics
31:13que sont les institutions
31:14etc.
31:15Donc moi
31:16je suis de cette gauche
31:17qui marche sur ses deux jambes
31:19voilà
31:19qui est celle
31:20de la justice sociale
31:21et celle de l'ordre républicain
31:22parce que
31:23l'un ne peut pas aller
31:24sans l'autre
31:24il y a un cadre
31:25dans lequel
31:25on doit assurer
31:26la concorde nationale
31:28qui est celui
31:28de l'ordre républicain
31:29le respect de l'autorité
31:30et moi je serai le dernier
31:31à venir mettre en défaut
31:33ces enjeux-là
31:35l'ordre républicain
31:36c'est de la prévention
31:38c'est de la sanction
31:39c'est de la répression
31:40c'est de la sanction
31:41une réponse pénale
31:41plus rapide aussi
31:42mais
31:43comme tout service public
31:45et comme toute politique publique
31:47le service public
31:47de la justice
31:48n'est pas intouchable
31:49et manifestement
31:50il est défaillant
31:51il est défaillant
31:52dans la justice pénale
31:53que vous mentionnez
31:54mais dans la justice civile
31:55qui participe
31:56de l'insécurité
31:57quand vous êtes
31:57dans un contentieux civil
31:59et que vous devez attendre
32:01un an
32:01deux ans
32:02trois ans
32:02pour avoir un jugement
32:03quand vous êtes
32:04dans des violences sexistes
32:07ou sexuelles
32:08ou des violences
32:09intrafamiliales
32:10et qu'il faut un an
32:11deux ans
32:12trois ans
32:12avant qu'il y ait un procès
32:14ça aussi
32:15c'est absolument insupportable
32:16et évidemment
32:16quand vous êtes confronté
32:17à des agressions physiques
32:19à de la violence
32:19etc
32:20donc le service public
32:21de la justice
32:22il est consubstantiel
32:24au respect de l'ordre républicain
32:25et moi je suis de ces
32:27socialistes attachés
32:28au fonctionnement
32:30et de la justice
32:30et de la police
32:31parce que ce sont deux
32:32services publics
32:33on l'oublie trop souvent
32:33ça vous a échappé
32:34mais vous avez déjà
32:35un discours de premier ministre
32:36Jérôme Gage
32:36vous êtes vraiment prêt
32:38pour Matignon là
32:38comme tous les socialistes
32:41tous les sujets
32:41comme tous les socialistes
32:44nous sommes prêts
32:44à Matignon
32:45et on va en parler
32:46dans un instant
32:46nouvelle pause
32:47dans le grand rendez-vous
32:48Dernière partie
32:53du grand rendez-vous
32:54Europe 1
32:54CNews
32:55les échos
32:55avec Jérôme Gage
32:56qui nous a fait
32:58pratiquement un discours
32:59de premier ministre
33:00en attendant
33:00le premier ministre
33:00c'est toujours
33:01François Bayrou
33:01il est à Matignon
33:02et c'est Sonia Mabrouk
33:03à 18h
33:04tout à l'heure
33:05que vous retrouverez
33:05pour une émission spéciale
33:07en direct de Matignon
33:08à suivre sur CNews
33:09et sur Europe 1
33:10juste une petite chose
33:12avant de parler
33:13d'antisémitisme
33:14vous avez fait
33:16cette table ronde
33:17à Autun
33:17avec Bruno Retailleau
33:19et vous êtes reparti
33:20dans le convoi
33:21du ministre de l'Intérieur
33:22parce que votre train
33:23avait été annulé
33:24ce qui a fait tweeter
33:24le député insoumis
33:25Adrien Clouet
33:26la phrase suivante
33:27j'ai pris
33:28une voiture
33:30de l'OAS
33:31de l'OAS
33:33plus pratique
33:34que le taxi
33:35qu'est-ce que vous lui répondez ?
33:37C'est nul
33:37enfin qu'est-ce que je réponde ?
33:39J'ai répondu d'ailleurs
33:39d'ailleurs
33:40Sweet Twitter
33:41je connais ce député
33:42je le pensais
33:44moins
33:45inféodé
33:47à la meute
33:48et à ses excès
33:49et capable
33:50de ne pas céder
33:51à ce genre
33:52de sorties
33:53oui je suis allé
33:54débattre avec Bruno Retailleau
33:55parce que je suis un républicain
33:56on a débattu
33:57de politique d'intégration
33:58dans le think tank
34:00de Jean-Michel Blanquer
34:02on a exprimé nos désaccords
34:03moi je suis pour le rétablissement
34:04du clivage gauche-droite
34:05on a besoin
34:06d'une gauche républicaine
34:07face à une droite républicaine
34:08que chacun soit clair
34:09ne s'acoquine pas
34:11avec ceux qui mettent à balle
34:13justement le pacte républicain
34:15et on a chacun
34:15à balayer devant sa porte
34:17moi je l'ai fait personnellement
34:18et quand je vois du coup
34:19ce genre d'attaque
34:21qui incidemment
34:22laisse à entendre
34:23que le ministre de l'Intérieur
34:24on peut avoir d'énormes désaccords
34:25avec le ministre de l'Intérieur
34:26je ne dis pas
34:27que c'est un fasciste
34:27le ministre de l'Intérieur
34:28j'ai des désaccords
34:29sur la préférence nationale
34:31sur les mots
34:32qu'il utilise parfois
34:33la stigmatisation
34:34qu'il peut avoir
34:36on l'a eu
34:36dans le débat
34:39à Autun
34:41je le dis ici
34:43c'est marrant
34:43parce que d'habitude
34:44sur ce plateau
34:44le sujet vient plein de fois
34:46on peut combattre
34:47l'islamisme radical
34:48sans stigmatiser
34:51on peut combattre
34:53l'islamisme
34:53vous avez raison
34:54islam radical
34:55ou islamisme
34:56c'est la même chose
34:56on peut et on doit
34:57combattre l'islamisme
34:58mais sans stigmatiser
35:00nos concitoyens
35:00de confession musulmane
35:02et ce point d'équilibre
35:03parfois
35:03je le regrette
35:05et trop souvent
35:06Bruno Retaillon
35:07il participe
35:08d'un amalgame
35:09qui est problématique
35:10il participe d'un amalgame
35:11Bruno Retaillon
35:11oui
35:11on a eu le débat
35:13vous savez
35:13quand il a dit
35:14quand il a dit
35:16s'agissant du sport
35:17il a dit
35:17abat le voile
35:18moi je ne suis pas favorable
35:20à ce type de prise
35:23de position globalisante
35:24c'est l'année
35:25du 120ème anniversaire
35:26de la loi de 1905
35:27c'est une loi qui protège
35:27mais culturellement
35:28on peut exprimer
35:29un désaccord avec le voile
35:29non mais on peut l'exprimer
35:31on peut faire le voile
35:31globalement
35:32en tout cas
35:33il fait ce qu'il veut
35:33mais vous savez quoi
35:34le voile n'a pas sa place
35:35en France
35:35vous savez quoi
35:35quand on est un ministre
35:37de l'intérieur
35:38mais aussi ministre des cultes
35:39et qu'on a la responsabilité
35:41d'appliquer la loi
35:42je crois que c'est un rélégaliste
35:44la loi actuelle
35:45la loi de 1905
35:46elle prévoit
35:47la protection
35:48de celui qui croit
35:49comme celui qui ne croit pas
35:50et l'expression religieuse
35:52dans l'espace public
35:53qu'on en pense
35:54ce qu'on veut
35:54elle est dans le cadre
35:56législatif
35:56il n'a pas dit que vous l'allez
35:57il a dit ce qu'il en pensait
35:59oui mais sauf que
36:00quand on est un ministre
36:01en charge des cultes
36:03le dire de cette manière là
36:05est problématique
36:06vous savez
36:06un homme ça s'empêche
36:08disait Camus
36:08et un responsable politique
36:10il doit ciseler
36:11chacune de ses paroles
36:13tout ça pour vous dire
36:13je veux revenir
36:14je veux revenir à Adrien Clouet
36:15tout ça pour dire
36:16que je peux avoir
36:16des désaccords majeurs
36:18avec Bruno Rétaillot
36:20mais moi je suis attaché
36:21à la dispute apaisée
36:22à la confrontation
36:23républicaine
36:24au courage de la nuance
36:26dans la période
36:26où on ne cède pas justement
36:27au punchline
36:28et qu'on soit capable
36:29de trouver un chemin
36:30de compromis
36:30pour notre pays
36:31c'est pourquoi
36:32j'accepte toujours
36:33de participer
36:33à ce type de débat
36:34et quand on vient
36:35le caricaturer
36:36comme il est fait
36:37avec ce sous-texte
36:39qui consiste à dire
36:39que d'aller
36:40je suis monté dans la voiture
36:41des officiers de sécurité
36:42pour pouvoir rentrer
36:43et pouvoir être
36:44dans les temps
36:45et donc j'étais évidemment
36:48pas avec Bruno Rétaillot
36:49dans la voiture
36:50parce qu'ils se sont
36:50dans des accords joies
36:51dans un truc un peu complotiste
36:52c'est surtout
36:52c'est une attaque
36:53envers vous
36:54et c'est une attaque
36:54envers les policiers
36:55et des policiers
36:57en disant que c'est
36:57une voiture de l'OS
36:58c'est exactement
36:59cette espèce-là
37:01de généralisation haineuse
37:04parce que moi j'étais
37:06avec deux policiers
37:06j'ai discuté avec eux
37:08pendant le trajet
37:08c'était intéressant
37:09et de dire
37:12c'est une voiture de l'OS
37:14ils vont chercher
37:15à conflictualiser
37:16sur tous les sujets
37:17et moi c'est pas
37:18ma conception de la politique
37:19c'est la raison pour laquelle
37:20j'ai rompu avec Aléfi
37:21et j'ai rompu durablement
37:22avec Aléfi
37:23c'est une certaine gauche
37:24qui décide d'extrême-droitiser
37:25tous ceux qu'elle n'aime pas
37:27elle voit l'extrême droite
37:29partout en dernière instance
37:30et je peux vous dire
37:31que d'une certaine manière
37:32j'en fais partie
37:32puisque dès l'instant
37:33où j'exprime un désaccord
37:34mais vous savez
37:35c'est cette gauche-là
37:36qui pense qu'elle est
37:36dans la pureté idéologique
37:38si vous n'êtes pas d'accord
37:39avec moi
37:39alors vous êtes
37:40un total infréquentable
37:42et ça se voit
37:44sur les questions économiques
37:45sur les questions sociales
37:46ou sur les questions
37:47on va dire
37:48régaliennes
37:49comme celle-là
37:50en effet
37:51cette gauche
37:52qui prétend avoir raison
37:53tout seul
37:53mais c'est vrai
37:54de n'importe quel acteur politique
37:55et qui surtout
37:57met des oucases
37:59et des légitimes
38:01tel ou tel intervenant
38:02tu n'es pas légitime
38:03à t'exprimer
38:04parce que tu n'es pas aligné
38:05sur la totalité
38:06de nos positions
38:06ce n'est pas ma conception
38:07du débat politique
38:09du débat démocratique
38:10vous dites Jérôme Guetsch
38:11que vous avez rompu
38:12définitivement avec Aléfi
38:13si demain il y avait
38:14une dissolution
38:15si Emmanuel Macron
38:16dissout l'Assemblée
38:16qu'est-ce qui se passe
38:17sur la législative
38:18vous faites alliance
38:19avec Aléfi
38:19me concernant
38:20vous savez
38:20moi ma décision
38:21je l'ai déjà prise
38:22en 2024
38:23j'ai fait le choix
38:24en juillet 2024
38:25j'étais le seul député
38:27socialiste élu
38:27dans ces conditions
38:28de refuser
38:29le soutien
38:30de la France insoumise
38:31au regard de la
38:32conflictualisation
38:32vous étiez bien seul
38:33au parti socialiste
38:34oui mais j'ai l'impression
38:35que depuis
38:36l'idée
38:38d'une certaine manière
38:39et la prise de conscience
38:40a fait son chemin
38:41mais au regard de ce qu'on a dit
38:42dans le congrès du parti
38:42je le redis
38:45moi en 2024
38:46j'ai pris mes responsabilités
38:47j'ai été élu
38:48avec du coup
38:49la France insoumise
38:50qui a présenté
38:51une candidature
38:52face à moi
38:53et qui a permis
38:54d'avoir une sorte
38:54de clarification
38:55entre oui
38:55et une gauche républicaine
38:56qui peut être
38:57authentiquement de gauche
38:58ce que je suis
38:59je vous l'ai démontré
39:00sur les propositions
39:01économiques et sociales
39:02voilà
39:02mais en même temps
39:03qui est un républicain
39:04convaincu
39:04un universaliste
39:05un laïc
39:06qui ne passe pas
39:07par-dessus bord
39:08qui n'essentialise pas
39:09la société
39:11qui ne la communautarise pas
39:12j'assume
39:13qu'il y a une confrontation
39:14malheureusement
39:15et je le regrette
39:16à l'intérieur de la gauche
39:16sur ces sujets là
39:17parce que certains se disent
39:18pour être très à gauche
39:20il faut aussi en même temps
39:21être
39:22moins soucieux
39:25de la question laïque
39:26de la question universaliste
39:27du rapport à la république
39:28et
39:29céder aux accommodements raisonnables
39:30et à gauche
39:31c'est vrai qu'il peut aussi
39:32y avoir certains qui disent
39:33mais on peut être
39:33dans une modernité
39:35économique
39:36et je mets beaucoup de guillemets
39:37et un accompagnement
39:38de la mondialisation libérale
39:41et en même temps
39:42on est très républicain
39:42je pense qu'il y a un chemin
39:43entre les deux
39:44gauche républicaine
39:46et sociale
39:46c'est celle que j'essaye
39:47de porter
39:48il y a aussi
39:48une question
39:49adominem avec vous
39:50entre la France
39:51c'est vrai
39:51vous avez dit
39:52de Jean-Luc Mélenchon
39:53que c'était un salopard
39:54antisémite
39:55l'antisémitisme
39:56aujourd'hui
39:57est très très présent
39:59atteint des seuils
40:00insupportables
40:01cet été
40:01les chiffres ont explosé
40:02à préciser la ministre
40:03Orberger
40:04à Neuilly-sur-Seine
40:05il y a eu cette attaque
40:06au couteau
40:06et le mémorial
40:08de la Shoah
40:09a été à Lyon
40:10tagué
40:11Free Palestine
40:12il y a des juifs
40:12on l'a entendu tout à l'heure
40:13dans le flash d'information
40:14qui veulent quitter la France
40:17pour retourner en Israël
40:18cette question
40:19de l'antisémitisme
40:21arrive
40:22alors que
40:23le président Macron
40:25parle
40:26de
40:27la Palestine
40:28comment est-ce que vous suez
40:30est-ce que c'est le bon timing
40:31est-ce qu'on n'a pas
40:32toujours dit
40:32parce que le président
40:33l'a dit aussi
40:34mais ça fait bien longtemps
40:36qu'on commençait
40:36par la libération
40:37des otages
40:38avant de parler
40:38de l'état de Palestine
40:39alors il y a plusieurs questions
40:40dans ce que vous dites
40:41d'abord sur
40:43est-ce qu'il est possible
40:45de parler du conflit
40:47israélo-palestinien
40:48sans alimenter
40:49l'antisémitisme
40:50dans le pays
40:51j'aurais espéré
40:52que ce soit le cas
40:52j'aurais espéré
40:54qu'après
40:55le 7 octobre
40:57on puisse
40:58tenir bon
40:59sur le fait
41:00de dire
41:00n'importons pas
41:01le conflit israélo-palestinien
41:02sur notre territoire
41:03et demeurons
41:05des partisans
41:06de la solution
41:07à deux états
41:08de la reconnaissance
41:09de l'état d'Israël
41:09de la reconnaissance
41:10de l'état de Palestine
41:11et de la sécurité
41:12de l'état d'Israël
41:14et de son droit
41:15évident à l'existence
41:16qui ne devrait même pas
41:17être discuté
41:18ce que malheureusement
41:18et c'est là
41:19qu'il y a un problème
41:20certains en décidant
41:21d'importer le conflit
41:22déjà ont pris
41:23cette responsabilité
41:25voilà
41:25au mépris de tout
41:26ce qu'ils disaient
41:26dans le passé
41:27et vous avez
41:28monsieur le président
41:29de la république
41:30qui critique aussi
41:31le gouvernement
41:31Netanyahou
41:32non mais alors attendez
41:32on va être très clair
41:33on va être très clair
41:34je critique
41:36le gouvernement
41:37de Benyamin Netanyahou
41:38et ça fait pas de moi
41:39ni un antisioniste
41:40et a fortiori pas
41:41ni un antisémite
41:42des centaines
41:44de milliers
41:44d'Israéliens
41:45manifestent
41:45et je suis à leur côté
41:47dans le coeur
41:48et parfois physiquement
41:49au mois de mai dernier
41:50j'ai manifesté
41:51à la manif du samedi soir
41:52à Tel Aviv
41:53quand j'étais là-bas
41:54parce que je suis allé
41:54en Cisjordanie
41:55et en Israël
41:57et donc
41:58ces Israéliens
41:59ils sont pas antisionistes
42:01et ils sont pas
42:01antisémites
42:02donc de grâce
42:04il y a aussi
42:05dans le courage
42:05de la nuance
42:06que je défends
42:07à ne pas céder
42:08à cette facilité
42:09de dire
42:09je critique
42:10Benyamin Netanyahou
42:11il a une responsabilité
42:12éminente
42:13et qui devra
42:14un jour être jugé
42:15sur la manière
42:17dont il a tenu
42:17cette guerre
42:18et provoqué
42:19des dizaines
42:19de milliers
42:20de victimes
42:20palestiniennes
42:21mais ce faisant
42:23on ne peut pas
42:27me taxer
42:27d'antisionisme
42:28ou d'antisémitisme
42:29mais en sens inverse
42:29j'en veux beaucoup
42:31j'en veux énormément
42:32j'en veux durablement
42:33à ceux
42:34qui partant
42:35de cette situation
42:36en France
42:37ont décidé
42:37d'en faire
42:38un instrument politique
42:40un moteur
42:41de leur campagne
42:41électorale
42:42et de céder
42:43mais je parle
42:44de la France insoumise
42:45évidemment
42:45mais parce que c'est
42:46payant politiquement
42:46oui mais c'est là
42:47le drame
42:48parce que la pédagogie
42:49c'est parce que les gens
42:49veulent entendre ça
42:51oui mais qu'est-ce
42:51qu'ils veulent entendre
42:52je vais vous dire une chose
42:53quand je dis que je suis
42:54un deux étatiste
42:54pour la solution
42:55à deux états
42:56et ce n'est pas d'aujourd'hui
42:57c'est au coeur
42:58de mon engagement
42:58politique
42:59que je combat
43:00la colonisation
43:01depuis 1967
43:02qui est conduite
43:03par des gouvernements
43:04successifs
43:05et qui rend impossible
43:06la construction de l'état
43:07mais c'est aujourd'hui
43:08vous n'avez pas parlé
43:09d'Emmanuel Macron
43:12ils n'attisent pas
43:13une forme d'antisémitisme
43:14en France
43:15non
43:15parce que faire ça
43:16c'est mettre
43:17une sorte de chape de plomb
43:18en disant
43:19parce qu'il y a le risque
43:20de l'antisémitisme
43:21que certains ont instrumentalisé
43:23et que certains ont même
43:24alimenté par leurs déclarations
43:26alors on ne peut pas avoir
43:27de position
43:27sur la scène internationale
43:28mais 62% des français
43:30estiment qu'on n'en fait pas
43:31assez sur l'antisémitisme
43:33en France
43:33et c'est le reproche
43:36que fait le gouvernement israélien
43:39et l'ambassadeur
43:39des Etats-Unis
43:40en France
43:41en disant
43:41que le gouvernement français
43:42ne lutte pas assez
43:42contre l'antisémitisme
43:43alors je trouve
43:45la critique injuste
43:46parce que
43:46il y a toujours
43:50plus à faire
43:51évidemment
43:51et le ressenti
43:52des français
43:53de confession juive
43:53il est proprement
43:55insupportable
43:55il me noue le ventre
43:57parce que je les entends
43:58ces témoignages
43:59je les vis parfois
44:01et on ne va pas
44:04assez loin
44:04je suis d'accord
44:05on a besoin
44:06d'outils juridiques
44:07de sanctions
44:08plus fortes
44:09sur toutes les formes
44:10d'expression antisémite
44:11mais le cœur
44:12du truc
44:13c'est la libération
44:14de la parole antisémite
44:15dans le débat public
44:15qui aboutit
44:16à des actes
44:17insupportables
44:18vous parliez
44:18des manifestations
44:19physiques
44:20inadmissibles
44:22il y a aussi
44:22des manifestations
44:22symboliques
44:23pendant l'été
44:24l'arbre d'hommage
44:26à Ilan Halimi
44:26a été scié
44:28c'est pas la première fois
44:29d'ailleurs
44:29mardi prochain
44:30nous replanterons
44:31un arbre
44:32avec Rorberger
44:33en Essonne
44:33en mémoire
44:35d'Ilan Halimi
44:35où il a été retrouvé
44:36agonisant
44:37donc il y a
44:38de la symbolique
44:39insupportable
44:40il y a
44:41mais encore une fois
44:43vraiment j'insiste
44:43on peut avoir
44:45un discours
44:46de la raison
44:47de la construction
44:48de la solution
44:49à deux états
44:49qui passent par la reconnaissance
44:50de l'état palestinien
44:51et dans le même temps
44:52combattre
44:53résolument
44:54l'antisémitisme
44:55et parfois
44:56les expressions
44:57dévoyées
44:59sur la scène
45:00israélo-palestinienne
45:02utilisée en France
45:03vous voyez l'expression
45:04la Palestine
45:06de la mer au Jourdain
45:07qui est scandée
45:09dans des manifestations
45:09en France
45:10c'est le contraire
45:11de ce que je défends
45:12je rêverais tellement
45:13que tout cela défile
45:14avec un drapeau israélien
45:15et un drapeau palestinien
45:16Merci Jérôme Gued
45:17je n'oublie pas ce soir
45:1718h c'est News Europe 1
45:19François Bayrou
45:19face à Sonia Mabrouk
45:21très bonne journée
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