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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h c'est l'heure, ravi de vous retrouver ce soir, le JT, Adrien Fontenot.
00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:08C'est un géant de l'industrie française qui va disparaître.
00:11La justice a prononcé la liquidation du groupe d'électroménagers Brandt.
00:14Quelques 700 emplois du groupe vont être supprimés.
00:17Le ministre de l'économie et des finances Roland Lescure a exprimé sa profonde tristesse.
00:21Nouvelle réunion sur le thème du narcotrafic ce matin à l'Elysée,
00:24présent autour d'Emmanuel Macron, ses ministres de l'intérieur, de la justice,
00:27des affaires étrangères mais aussi le procureur de Marseille.
00:30Le chef de l'Etat se rendra justement dans la cité phocéenne le 16 décembre
00:33avec une volonté répétée, amplifier la lutte contre le narcotrafic,
00:36hisser cette menace au même niveau que la lutte antiterroriste.
00:40Et puis le comédien Philippe Cobert, déjà poursuit pour viol, agression sexuelle et corruption de mineurs,
00:44a été mis en examen pour proxénétisme, a indiqué le parquet de Créteil.
00:48Philippe Cobert, 75 ans, aurait contraint sa victime à avoir des relations sexuelles tarifées avec des centaines d'hommes.
00:55C'est moins respiré, c'est un peu dur comme informe.
00:57Un peu compliqué comme informe aussi.
00:58Un peu compliqué, merci en tout cas Adrien, revenez quand vous voulez avec d'autres infos.
01:02Merci beaucoup au sommaire ce soir.
01:04Souvenez-vous de Matisse tué lors d'un infus d'obtempéré le 1er novembre.
01:08Après la rencontre avec Gérald Darmanin et Laurent Nunez aujourd'hui, la mère de Matisse et son avocat ont demandé des mesures fortes,
01:17dont la restriction du protoxyde d'azote aux seuls professionnels.
01:21Les ministres ont exprimé leur soutien, ont ouvert la voie à une possible loi.
01:25Nous recevrons en exclusivité ce soir la mère de Matisse et son avocat dans Face à l'Info.
01:32La présidente de France Télévisions défend un service public qu'elle présente comme moralement inattaquable,
01:37idéologiquement neutre en opposition à CNews.
01:40Selon elle, elle nie tout biais, revendique une objectivité naturelle et incarne un système convaincu de servir le bien démocratique,
01:48tout en se pensant indépendant et légitime.
01:51Comment une institution peut-elle garantir son impartialité si elle refuse de reconnaître ses propres biais idéologiques ?
01:58L'édito de Mathieu Bocoté.
02:00La liquidation de Brandt, dernier fabricant d'électroménagers en France, symbolise l'échec de la réindustrialisation.
02:08Concurrence mondiale féroce, coût élevé, choix politique hésitant entre souveraineté industrielle et impératif écologique,
02:15tandis que 700 salariés perdent leur emploi.
02:18Comment reconstruire une industrie forte sans renoncer à notre autonomie, ni aux ambitions environnementales ?
02:27L'analyse de Gabriel Cluzet.
02:29Dans son livre « Quand la France perd la mémoire », Dimitri Casali alerte sur l'effacement progressif de notre histoire,
02:35affaibli par l'oubli, la culpabilisation et la perte de repères communs,
02:40et montre qu'un pays qui renonce à son récit s'expose à la fragmentation.
02:43Alors comment reconstruire une mémoire partagée qui unit sans exclure et éclaire vraiment notre avenir collectif ?
02:50Dimitri Casali est interrogé par Marc Menand ce soir.
02:54Une tribune de reporters TE2RE défend l'idée que les personnes issues de l'immigration
03:00devraient être exemptées de restrictions sur l'avion pour préserver leurs liens aux origines,
03:06révélant une écologie à géométrie variable,
03:08et une tension entre égalité revendiquée et traitement différencié exigé.
03:14Mais si l'exil est une fracture vitale, comment penser une justice vraiment universelle
03:19sans créer de nouvelles lignes de séparation identitaires ?
03:22Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:25Et puis argent de poche, cadeau, gros chèque, il faudra tout déclarer aux impôts.
03:29Mathieu Bocoté, attention !
03:31L'obligation de déclarer en ligne les dons à partir de 2026 révèle moins une réforme
03:36qu'un réflexe étatique, vouloir tracer à l'intime entre valeurs raisonnables
03:41et contrôle de la vie privée.
03:43La mesure ne montre-t-elle pas un état qui s'immisce dans les relations personnelles
03:48au nom de la lutte contre la fraude ?
03:50L'édito de Mathieu Bocoté, une heure pour tout se dire,
03:54et sans tabou, avec nos mousquetaires, et c'est parti.
03:56Joyeux Noël, c'est un peu tôt, j'avoue, mais bon, on ne sait jamais sur un malentendu.
04:17Alors j'avais ce Noël-là aussi, mais il est cassé, je ne sais pas qui l'a mordu.
04:21N de Noël, voilà.
04:22Et j'ai ma boule de Noël qui s'est cassée ce soir.
04:27Je ne sais pas, on parlait de quelqu'un en particulier, ça s'est cassé d'un coup.
04:33Mystère et boule de gomme.
04:34J'ai laissé la place tout de suite à Marc Menand,
04:36qui va interviewer notre invité, Dimitri Casali, avec son livre
04:40« Quand la France perd la mémoire ».
04:42Voilà, chez Fayard.
04:43Alors c'est très intéressant, parce que vous nous remettez au contact de certains événements,
04:49et il y en a un qui m'a particulièrement fixé, si je puis dire, fixé l'attention,
04:54c'est lorsque vous parlez d'Henri IV.
04:56Parce qu'on est à une époque où on dit « Oui, on ne peut pas demander à ces jeunes filles
05:01d'oublier leur religion, elles veulent porter le voile, c'est leur liberté ».
05:05Eh bien, qu'a fait Henri IV ?
05:07Il a dit « Paris vaut bien une messe ».
05:09Donc, il a renié sa religion pour pouvoir être vraiment français, si je puis dire.
05:14Oui, tout à fait.
05:15En voilà un qui a réussi à réconcilier la France et les Français,
05:18parce que le grave problème d'aujourd'hui,
05:20dans ces 30 récits qui ont fait la France,
05:24que je mets en parallèle avec nos valeurs principales,
05:28je raconte que la France, aujourd'hui, a besoin de quelque chose à aimer.
05:31Quelque chose à aimer, c'est son histoire, sa culture et son patrimoine.
05:34Et Henri IV a fait tout de suite, a compris que pour réconcilier tous les Français,
05:39il fallait réinventer, en fait, faire appel à l'imagination.
05:43Et lui, l'ami de Montaigne, a eu cette idée fantastique,
05:46c'est une grande première dans le monde, il faut le redire à tous les Français,
05:50grâce à son édit de Nantes de 1598,
05:53qui apporte, qui donne la tolérance à tous les protestants
05:56et l'égalité à tous les protestants.
05:58Justement, c'est la rupture fondamentale qui permet à chaque serviteur de l'État,
06:03qui doit obéir aux lois du souverain.
06:08Et le croyant libre de croire dans sa sphère privée,
06:12c'est une grande première dans l'Europe.
06:14Et jusqu'à présent, jusqu'en 1598,
06:17chaque pays, chaque peuple devait épouser la religion de son prince.
06:21Et là, c'est terminé.
06:21Et lui, il va plus loin que ça, puisqu'il renie sa propre religion.
06:24Il l'a fait plusieurs fois, d'ailleurs.
06:25Voilà, six fois.
06:26Six fois, il a changé de religion, six fois pour le bien du royaume.
06:31Alors, ce qui est étonnant, c'est que ça dérange beaucoup.
06:34Vous avez monté un spectacle,
06:36et vous allez de point en point dans les écoles.
06:39Et alors là, vous deviez vous présenter à Montrouge.
06:42Alors, je ne sais pas si ça a un rapport avec le Père Noël,
06:44mais toujours est-il qu'à Montrouge, apparemment,
06:46ça dérangeait de vous voir raconter l'histoire à votre façon.
06:49et il y a eu des gens qui ont dit
06:51« Il n'est pas question de voir cette énergumène et ces chanteurs,
06:54et vous ne chanterez pas à Montrouge. »
06:55Et oui, c'est ça le drame.
06:57Comme je le disais tout à l'heure, l'histoire de France est complexe.
07:00L'histoire de France a deux héritages.
07:04Monarchique et chrétien, et républicain et laïque.
07:06Et quand je commence dans mon spectacle,
07:08je pars bien sûr les cathédrales,
07:10Saint-Louis et Jeanne d'Arc,
07:11ça dérangeait tous les conseillers municipaux,
07:15d'Alafi, écologistes, et même le Parti Socialiste,
07:19à Montrouge,
07:20qui ont fait pression sur le maire
07:22pour faire interdire mon spectacle.
07:24Mais ils n'ont jamais vu le spectacle,
07:27ils n'ont même pas vu la deuxième partie,
07:29qui est consacrée à l'héritage républicain et laïque.
07:31Et il faut dire, le tube du spectacle, c'est dingue,
07:34c'est la chanson sur Léon Blum,
07:37« Front pop, pop populaire ».
07:39Vous deviez jouer à Montrouge où, précisément ?
07:41Donc le jeudi 18 décembre, au théâtre du Beffrois,
07:45devant 1600 gamins.
07:47Et la gauche a fait annuler votre spectacle.
07:49Voilà, et là, ils ont réussi.
07:50Donc 1600 élèves vont être privés
07:54d'une magnifique leçon d'histoire
07:55par 10 chanteurs, 10 artistes extraordinaires
07:59en costume d'époque.
08:01Il faut voir, on a joué dans 46 villes,
08:03dont 46 mères étaient absolument ravies.
08:06Là, malheureusement, la semaine prochaine,
08:08c'est raté.
08:08On regarde un extrait.
08:09Alors ça, c'est la chanson sur la laïcité.
08:14Parlez-vous, parlez-vous, à la laïcité,
08:19pour la tourner, au chaud à vous et moi ?
08:24Parlez-vous, parlez-vous, à la liberté,
08:28de donner au cœur et de tout l'histoire ?
08:32Parlez-vous, parlez-vous, à la laïcité,
08:36pour la tourner, au chaud à vous et moi ?
08:39Alors c'est d'autant plus intéressant
08:49que dans votre livre et dans le spectacle
08:51il y a Bonaparte
08:52et s'il y a un personnage
08:54qui incarne
08:56l'intégration, c'est bien Bonaparte
08:58le petit bonhomme qui arrive à 10 ans
09:00il n'a pas un mot de français et pour autant
09:02il va même devenir l'empereur
09:04ça fait 20 ans que je le clame sur tous les
09:06et toi
09:07Napoléon Bonaparte est le personnage
09:10le modèle qu'il faut donner à notre jeunesse
09:13parce que comme vous le disiez, il arrive
09:14sans parler un traître mot de français
09:17il s'est carrément déraciné
09:19un petit immigré, je l'appelle dans ma chanson
09:21le petit immigré corse
09:22il va être le créateur
09:25le fondateur de la France moderne
09:27vous vous rendez compte, en moins de 5 ans
09:29il va réformer toute la France
09:31alors qu'aujourd'hui
09:32avec plus de 8 ans, certains présidents
09:35n'arrivent à rien faire
09:36donc lui c'est vraiment le modèle
09:38qu'il faut donner à nos enfants
09:40et malheureusement
09:41comme aujourd'hui dans les livres d'histoire
09:43il est complètement supprimé
09:44il n'a fait qu'une chose
09:45Napoléon Bonaparte
09:46c'est rétablir l'esclavage en 1802
09:48et on oublie bien sûr
09:50ses oeuvres
09:51les masses de granit
09:52il est d'autant plus exemplaire
09:53c'est que c'est le gamin
09:54qui pour échapper à la solitude
09:57entre en connivence
09:58en compagnonnage avec les livres
10:00c'est une ode à la lecture
10:01et à la culture
10:02puis il y a un autre personnage
10:04c'est Lamartine
10:04Lamartine
10:06le grand poète
10:07mais également
10:08celui qui a hissé
10:09le drapeau français
10:10non au rouge
10:11oui au drapeau tricolore
10:13ah oui tout à fait
10:14je raconte cette belle histoire
10:15comment Lamartine
10:16le 28 février 1848
10:20lors de la proclamation
10:22de la deuxième république
10:23les socialistes
10:24d'alors déjà
10:25ont voulu exiger
10:27le drapeau rouge
10:29Lamartine tout de suite
10:30passait devant l'hôtel de ville
10:32est monté sur sa chaise
10:34et il a harangué la foule
10:36en disant
10:36citoyen
10:37le drapeau rouge
10:38je ne l'adopterai jamais
10:39le drapeau tricolore
10:41a fait le tour du monde
10:42avec vos libertés
10:42et vos gloires
10:43et le drapeau rouge
10:45n'a fait que le tour
10:46du champ de mars
10:47traîné dans le sang du peuple
10:48Dimitri Casali
10:50quand la France perd
10:51la mémoire
10:52chez Fayard
10:53merci
10:53infiniment
10:54juste avant de marquer une pause
10:56Gabriel Cluzel
10:57vous en parlait hier
10:58beaucoup de nos téléspectateurs
10:59nous demandent pourquoi
11:00est-ce qu'on n'en parle pas
11:01ce soir à propos des agriculteurs
11:02nous étions les premiers
11:03à en parler hier
11:04on va voir si on peut avoir
11:05des images en direct
11:06de ce qui se passe en Ariège
11:07Gabriel Cluzel
11:08si vous pouvez nous dire
11:09un petit mot
11:09oui nous en avons longuement
11:11parlé hier
11:13la tension monte
11:14un certain nombre
11:16d'agriculteurs
11:16mais même beaucoup
11:17d'agriculteurs
11:18il y a beaucoup de solidarité
11:19sont venus
11:20se rassembler
11:21en Ariège
11:22dans un petit village
11:24à côté de Pamier
11:25pour protester
11:26contre l'abattage
11:27de 200 vaches
11:29suite à la détection
11:30chez l'une d'elles
11:31d'une dermatose
11:32de cette fameuse dermatose
11:34nodulaire contagieuse
11:35alors vraiment
11:37la tension est vive là-bas
11:38puisque des voitures
11:40ont été renversées
11:42il y a un affrontement
11:43peut-être proche
11:44avec les forces de l'ordre
11:46c'est vrai que les paysans
11:47sont absolument sidérés
11:49moi je vois aussi
11:51l'émotion monter
11:51sur les réseaux sociaux
11:52je la partage
11:53parce qu'encore une fois
11:53mon grand-père
11:54est agriculteur et éleveur
11:55et ce soir je pleure avec eux
11:56nous suivrons ça de près
11:57je pense que Christine
11:58ça vous tient à coeur
11:59également
12:00donc nous suivrons
12:02vraiment ça de près
12:04alors je vais peut-être
12:04avoir une parole
12:05un peu dure
12:05mais je me dis parfois
12:06que ces braves gens
12:08qui sont dans les ministères
12:09ils devraient aller sur place
12:10assister aux abattages
12:11pour voir l'effet que ça fait
12:12et encore
12:13ils n'ont pas vu grandir
12:14ces bêtes
12:14voilà je voulais qu'on puisse
12:15en dire encore un mot ce soir
12:17mais nous étions quasiment
12:18les premiers à en parler
12:19hier avec une chronique
12:20poignante de Gabriel Cluzial
12:22hier on marque une pause
12:23et puis on revient en face à l'info
12:25avec Mathieu Bocoté
12:26et le service public
12:27peut-être sans reproche
12:29point d'interrogation
12:30retour sur le plateau
12:34de face à l'info
12:36on parlait des agriculteurs
12:37en arriège
12:38on en reparlera
12:38on fera un petit tour de table
12:40dans un instant
12:40puisqu'ils font face
12:42à la gendarmerie
12:43sur place
12:43c'était une chronique
12:45de Gabriel Cluzel
12:46hier
12:46Mathieu Bocoté
12:48Delphine Ernot
12:48était de passage hier
12:49à la commission parlementaire
12:50sur l'osuvisuel public
12:52qu'elle a défendu
12:53sans hésitation
12:54comme si
12:55le service public
12:57était sans reproche
12:58dans quelle position
12:59se trouve
12:59le complexe médiatique
13:01étatique
13:02après cet échange
13:03lors de cette commission
13:05d'enquête
13:05alors l'élément central
13:06qui me semble ressortir
13:08de cette séquence
13:09c'est la certitude morale
13:12absolue
13:13de Delphine Ernot
13:14c'est à dire que
13:15elle s'est présentée
13:16au gueux
13:18elle s'est présentée
13:19aux parlementaires
13:20elle s'est présentée
13:21aux communes immortelles
13:21elle qui nous explique
13:23et on le comprend
13:23et ça traverse
13:24ses visites dans son attitude
13:26tout au long
13:26de l'échange
13:28elle comprend
13:29qu'elle doit parler
13:30aux parlementaires
13:31parce que c'est
13:31la représentation nationale
13:32mais elle n'aime pas
13:33se justifier
13:34devant ces gens
13:35qui lui posent des questions
13:36qu'elle juge
13:37illégitimes
13:38ou gênantes
13:39donc le personnage
13:40de cette séquence
13:41je l'ai dit
13:42c'est la certitude morale
13:43de Delphine Ernot
13:44la certitude suivante
13:46le service public
13:48est fondamentalement
13:49neutre
13:49impartial
13:51objectif
13:52il peut arriver
13:53qu'il y ait des événements
13:54inattendus
13:55des biais qui se révèlent
13:57des moments de subjectivité
13:59mais chaque fois
13:59ce sont des dérapages
14:01qui n'ont pas
14:01de portée véritable
14:02elle est fondamentalement
14:04neutre
14:05objective
14:05et impartiale
14:07et pourquoi prend-elle
14:08la peine
14:09de nous dire cela
14:09parce qu'il y a
14:10l'autre personnage
14:11dans l'arrière-fond
14:12de cette histoire
14:13c'est CNews
14:14CNews est le personnage
14:15dans l'arrière-fond
14:16pourquoi ?
14:17parce qu'elle nous dit
14:17c'est très important
14:18Marc le notait hier
14:19nous ne faisons pas
14:21le même métier
14:22et ça c'est important
14:23de l'avoir à l'esprit
14:23parce que ça nous en dit
14:24beaucoup sur la manière
14:25dont elle se voit
14:26il y a CNews
14:28ce serait intéressant
14:28de savoir si pour elle
14:29BFM fait le même métier
14:30LCI fait le même métier
14:31les autres chaînes
14:32font le même métier
14:33je suis curieux de le savoir
14:34mais quoi qu'il en soit
14:35elle nous dit
14:35nous notre métier
14:36c'est l'information
14:37eux leur métier
14:39c'est l'opinion
14:40dès lors nous n'avons pas
14:42la même fonction dans la cité
14:43elle dit l'opinion
14:44je respecte ça
14:45vous savez il y a
14:45Radio Libertaire
14:46il y a Radio Courtoisie
14:47et on comprend
14:48si je peux me permettre
14:49que dans l'esprit
14:49de cette caste
14:50dont elle est représentante
14:52Radio Courtoisie
14:53des années 80-90
14:54c'est un peu le stade
14:55suprême du pluralisme autorisé
14:56donc on accepte
14:57qu'il y ait quelque part
14:59à la radio
15:00une chaîne
15:01où les gens disent
15:02des choses bizarres
15:02mais ils sont un peu
15:03périphériques
15:03ils sont un peu loin
15:04ça n'engage personne
15:05mais on les tolère
15:06à la manière
15:07des dissidents autorisés
15:08mais là quand
15:09le désaccord
15:10s'invite au coeur
15:11de l'espace public
15:12quand il y a une remise
15:13en question
15:14de leur objectivité éditoriale
15:16comment ?
15:17en dévoilant
15:17la subjectivité
15:18qui la constitue
15:19là ils se sentent outrés
15:21et dès lors ils disent
15:22vous savez chers amis
15:23vous et moi
15:23on ne fait pas
15:24le même métier
15:24alors si
15:25et Seigneault
15:26serait dit-elle
15:26une chaîne d'opinion
15:28mais de quelle opinion
15:29s'agit-il ?
15:30alors elle l'a déjà dit
15:31une première fois
15:31elle ne l'a pas redit hier
15:32probablement parce qu'elle
15:33voulait éviter les questions
15:34qui leur ont embêté
15:35à moins que ça m'a échappé
15:36elle n'a pas redit
15:37extrême droite hier
15:38mais elle dit
15:39c'est une chaîne d'extrême droite
15:40lorsqu'elle dit
15:42chaîne d'extrême droite
15:43pour Seigneault
15:43est-ce qu'elle se justifie ?
15:45est-ce qu'elle est consciente
15:46que disant cela
15:47elle bascule elle-même
15:48dans le registre de l'opinion ?
15:50est-ce qu'elle est consciente
15:51lorsqu'elle dit
15:52extrême droite
15:52que ce n'est pas
15:53un terme neutre
15:54c'est un terme connoté
15:56c'est un terme chargé
15:57c'est un terme d'accusation
15:58en est-elle consciente ?
16:00et là c'est là
16:01que j'avoue avoir eu
16:02un moment d'interrogation
16:02hier regardant cette séquence
16:04je me suis dit
16:05mais finalement
16:06elle n'est pas consciente
16:07ce qui ne me donne pas envie
16:08de lui pardonner par ailleurs
16:08donc elle sait
16:09elle ne sait peut-être pas
16:10ce qu'elle fait
16:10mais elle le fait quand même
16:11et qu'est-ce qu'elle fait ?
16:13elle dit le mot
16:13extrême droite
16:14comme s'il s'agissait
16:15d'un terme neutre
16:17d'un terme comme il y en a tant
16:18gauche, droite, centre
16:20et ainsi de suite
16:20extrême droite
16:21et elle nous dit
16:21oui on peut être
16:22d'extrême droite
16:22bon donc c'est normal
16:24qu'une partie de l'opinion
16:24se reconnaisse là-dedans
16:25et elle utilise ce terme
16:27sans même se rendre compte
16:28de ses propres biais
16:29alors ça nous en dit
16:31beaucoup sur son propre
16:32imaginaire à elle
16:33et plus largement
16:34sur l'imaginaire de la caste
16:35lorsqu'ils disent
16:36entre eux
16:37extrême droite
16:38lorsqu'ils disent
16:39populisme
16:40lorsqu'ils disent
16:41discours de haine
16:42ils ne sont pas conscients
16:44d'utiliser un vocabulaire
16:46stratégique
16:46un vocabulaire militaire
16:48quasiment
16:48pour déconsidérer
16:50leur adversaire
16:50ils utilisent ces termes-là
16:52sans être conscients
16:53un seul instant
16:54de leur charge idéologique
16:55profonde
16:55de leur subjectivité
16:57parce que
16:58je pense qu'ils savent
16:59aussi ce qu'ils font
17:00mais le point de départ
17:01c'est qu'ils sont
17:02dans la certitude
17:03de conjuguer le vrai
17:04le juste
17:05et le bien
17:06ça me fait penser
17:07à
17:08comment s'appelle-t-elle
17:09Adèle Van Riet
17:10qui avait dit
17:10à propos de France Inter
17:12nous sommes une radio
17:13progressiste
17:15croyant par l'être
17:15objective
17:16donc il faut voir
17:17dans leur esprit
17:18chez ces gens-là
17:19ça m'a frappé
17:19en fait
17:20c'est comme un flash hier
17:20c'est qu'ils croient
17:22avoir
17:22être objectivement
17:23dans le vrai
17:24le juste
17:24et le bien
17:25le vrai et le bien
17:26donc ils sont
17:27objectivement bons
17:28et nous sommes
17:29objectivement mauvais
17:30de leur point de vue
17:31donc ça c'est le point
17:32de départ
17:32et là c'est à ce moment-là
17:34qu'on pourrait lui demander
17:35si vous pensez
17:35que le terme
17:36extrême droite
17:36est un terme objectif
17:37vous le pensez
17:38madame Ernot
17:39vous l'avez dit
17:39vous avez déjà rencontré
17:41une personne
17:42qui se dit
17:42l'extrême droite
17:431, 2, 3, 4, 5
17:44si vous nous expliquez
17:45que ce courant-là
17:46est légitime
17:47qu'il existe
17:47qu'on peut le nommer
17:48parce qu'elle nous dit
17:49nommer ce n'est pas
17:50polariser
17:50donc c'est comme si
17:51je vous traite de fasciste
17:52mais ce n'est pas pour polariser
17:53c'est un terme
17:54comme un autre fasciste
17:55n'est-ce pas
17:55vous le prendriez mal
17:56c'est du dénigrement
18:02inconscient en quelque sorte
18:03donc là il nous dit
18:05vous êtes d'extrême droite
18:06mais ce n'est pas du dénigrement
18:08dans son esprit
18:08donc je pense
18:10qu'il y a une paresse
18:11intellectuelle derrière ça
18:12ils sont tellement habitués
18:14à être dans l'entre-soi
18:15qu'ils ne sont jamais
18:16on dirait
18:17vous me pardonnerez
18:17l'anglicisme
18:18challengés
18:18ils ne sont jamais défiés
18:20ils ne sont jamais
18:20dans une position
18:21où ils doivent justifier
18:22leur propre subjectivité
18:24et de la même manière
18:25c'est là qu'on comprend
18:25lorsqu'on lui pose la question
18:27mais les concepts
18:27de privilège blanc
18:28de racisme systémique
18:30tous les machins
18:31sur la transidentité
18:32bon
18:32est-ce qu'elle est consciente
18:34que ce sont des termes
18:35qui sont connotés
18:36qui sont chargés
18:37que le concept
18:38de privilège blanc
18:39ce n'est pas exactement
18:39un concept
18:40comme H2O
18:41ce n'est pas un terme
18:43purement scientifique
18:44est-ce qu'elle en est consciente
18:45manifestement pas
18:46et quand vient le temps
18:47de se défendre
18:48elle sort une carte
18:49la carte de la santé mentale
18:51donc elle dit
18:51oui pour ce qui est
18:52de mémoire
18:53c'est des leçons
18:54de masturbation précoce
18:55si je ne me trompe pas
18:57ou la porno
18:58elle dit oui
18:58mais la carte de la santé mentale
19:00la santé mentale est nécessaire
19:01donc soit elle est dans le vrai
19:02soit elle est dans la santé mentale
19:04donc on est dans la logique
19:05du déni
19:06et dans la logique
19:07en même temps
19:08de l'affirmation
19:09de la science
19:09je ne sais pas
19:10si ça vous a fait penser à ça
19:11mais moi ça m'a frappé
19:12rappelez-vous
19:13dans le complément d'enquête
19:14quand on a
19:15l'inquisiteur
19:16au nom qui m'échappe
19:17qui pose la question
19:19on dit
19:19mais la science
19:20la science
19:20dit qu'il n'y a pas de lien
19:21entre immigration et sécurité
19:23c'est la science
19:23qui le dit
19:24S majuscule
19:24et là on voit encore une fois
19:26leur imaginaire
19:26ils croient parler au nom de la science
19:28ils croient parler au nom du vrai
19:29ils croient parler au nom du bien
19:31ils croient être objectifs
19:32et ne comprennent pas
19:33qu'on ne les croit pas
19:34dès lors
19:35ils nous croient de mauvaise foi
19:36il y a quelque chose
19:37d'étonnant
19:38dans tant d'inconscience
19:39le service public
19:40selon vous
19:41éditorialise
19:42ça on veut savoir ?
19:43c'est exactement ça
19:44c'est-à-dire
19:45il faut avoir une conscience minimale
19:46de ses préférences idéologiques
19:48ne serait-ce que
19:49si on veut les surmonter
19:50c'est-à-dire que
19:51je ne prétends pas arriver
19:52dans l'espace public
19:52moi
19:53sous le signe
19:53d'une neutralité absolue
19:55indifférent
19:56de mes propres convictions
19:57et tout de suite
19:57j'essaie d'être
19:57le plus honnête possible
19:59j'essaie d'être
19:59le plus objectif possible
20:00je sais qu'ensuite
20:01personne n'est jamais
20:02totalement objectif
20:03je sais qu'ensuite
20:04personne ne peut
20:05complètement s'affranchir
20:06de ses préférences
20:07mais il y a une honnêteté minimale
20:08mais on ne peut pas
20:09quand on est devant des gens
20:10qui se prennent
20:11pour l'honnêteté majusculaire
20:13l'honnêteté avec un H majuscule
20:14on ne peut pas débattre
20:16parce que dès lors
20:16ils sont le vrai
20:17et nous sommes le faux
20:18et ça m'a fait penser
20:19parce que je multiplie
20:20les comparaisons
20:21rappelez-vous
20:21le rapport
20:22de François Joss
20:24si je ne me trompe pas
20:24qui est à l'origine
20:25du truc de Reporters sans frontières
20:28qui a culminé
20:28devant le Conseil d'État
20:29quelle était la norme
20:31éditoriale objective ?
20:33BFM
20:33si vous vous éloignez
20:34de BFM
20:35vous entrez dans la subjectivité
20:37moi quand j'avais lu ça
20:38je m'étais dit
20:39mais ce type
20:40soit il nous provoque
20:40c'est-à-dire il dit
20:41BFM c'est l'objectivité
20:43vous vous êtes la subjectivité
20:44soit il n'est pas conscient
20:45et là mon hypothèse
20:47vient de basculer
20:47je pense qu'ils ne sont pas conscients
20:49ils sont à ce point
20:50je le redis
20:51dans l'entre-soi
20:51qu'il n'y a pas
20:52la possibilité mentale
20:54de croire qu'ils sont
20:55dans l'erreur
20:56alors évidemment
20:57le député à l'oncle
20:58le fait remarquer
20:58il dit
20:59il y a quand même plusieurs cas
21:00il donne des exemples
21:00A, B, C, D, E
21:02toute une série d'exemples
21:03elle dit
21:04oui mais tous ces faits
21:05tous ces détails
21:06ne remettent pas en question
21:07notre impartialité
21:08fondamentalement
21:09ça ne remet pas en question
21:10notre indépendance
21:11ça ne remet pas
21:12c'est comme si c'était
21:12des faits divers
21:13qu'il ne fallait surtout pas
21:14amalgamer
21:15pour modifier le jugement
21:16qu'on porte sur le service public
21:18donc quand vous présentez
21:19des faits embêtants
21:21pour le service public
21:21en disant
21:22là c'est pas un dérapage
21:23là c'est pas un engagement
21:24idéologique
21:25là c'est pas un biais
21:26là c'est pas du militantisme
21:27elle dit
21:27oui mais ça nous définit pas
21:28c'est comme
21:29c'est périphérique
21:30c'est secondaire
21:31ce sont des faits divers
21:32ce sont des petits cailloux
21:33qui traînent
21:33mais ça ne nous engage pas
21:35alors on comprend
21:35que dans leur esprit
21:36la seule vérité institutionnelle
21:38c'est le service public
21:39et on fait le lien
21:40encore une fois
21:41avec Mme von der Leyen
21:42rappelez-vous
21:43qui plaide pour son bouclier
21:44démocratique européen
21:45pour empêcher la haine
21:46et les fake news
21:46et on se dit
21:47que si on avait
21:48comme service public
21:49enfin si on avait
21:49comme médias
21:50que les services publics
21:51version Mme Ernot
21:52on serait en droit
21:53de se questionner
21:54sur le plus réalisme
21:54possible dans ce pays
21:55Pendant ces 5 heures
21:57d'audition
21:57Delphine Ernot
21:58a tenu à rappeler
21:59son indépendance
22:00est-ce qu'elle avait
22:01raison de le faire
22:01ça c'est franchement
22:02le concept qui est devenu
22:03le plus insupportable
22:04qui soit l'indépendance
22:05vous savez vous
22:06personne ne s'en gagne
22:07un instant
22:07l'indépendance
22:08on nous a parlé par exemple
22:08de l'indépendance
22:09du conseil constitutionnel
22:10est-ce que le conseil constitutionnel
22:11on croit un seul instant
22:13qu'il n'est pas
22:13biaisé idéologiquement
22:15est-ce qu'il n'a pas
22:15des préférences idéologiques
22:17il ne reçoit pas
22:17un coup de fil de l'Elysée
22:18je devine qu'il n'y a pas
22:19un espèce de
22:20oui monsieur le conseil constitutionnel
22:21ici monsieur Macron
22:22oui vous allez faire ça désormais
22:23ça ne fonctionne pas comme ça
22:24mais il n'y a pas
22:25de neutralité axiologique
22:26la cour des comptes
22:27de mémoire
22:27rappelez-vous
22:28lorsqu'ils avaient décidé
22:29de présenter plus tard
22:32un rapport
22:32sur l'immigration
22:33qui était assez sévère
22:35on l'aura compris
22:35pour ne pas biaiser
22:37le vote des parlementaires
22:38donc là
22:38le conseil de la cour des comptes
22:39a refusé
22:40dans son indépendance
22:42d'offrir des informations
22:43utiles au débat public
22:44parce qu'on ne voulait pas
22:45que ça vote mal au parlement
22:47c'est quand même quelque chose
22:48et là
22:49on a l'indépendance désormais
22:50de l'ARCOM aussi
22:51on connait aussi leur neutralité
22:52et l'indépendance de madame Ernot
22:54l'indépendance ici
22:54est un masque institutionnel
22:56je terminerai sur un petit détail
22:58les revenus de madame Ernot
23:00alors il ne faut pas parler
23:01de l'argent des autres
23:02sauf car c'est de l'argent public
23:03c'est important
23:03elle nous a expliqué
23:05que ce ne sont pas des fonctionnaires
23:07donc il est normal
23:07qu'ils soient beaucoup mieux payés
23:09que d'autres
23:10c'est ce qu'on comprend
23:10mais comment justifier
23:12un salaire aussi élevé
23:13de la nomenclatura
23:14je crois que c'est plusieurs centaines
23:15de milliers d'euros par année
23:16c'est quand même un peu beaucoup
23:18bon comment l'expliquer
23:20parce que dans leur esprit
23:22de performance
23:22ah oui
23:23c'est notable
23:2478 000
23:26ils réussissent à faire élire
23:28ce qu'ils préfèrent
23:28c'est efficace
23:29la performance est long
23:30alors moi ce qui me frappe là-dedans
23:31c'est qu'on traque l'argent
23:33lorsqu'il devient les capitalistes
23:34globalement les producteurs de richesses
23:36on traque l'argent
23:36quand c'est le petit travailleur
23:37on traque l'argent
23:38dans les classes moyennes du privé
23:39mais quand c'est au service public
23:41c'est la nomenclatura
23:42sur le mode soviétique
23:43vous avez bien servi
23:44le public
23:45le bien commun
23:46vous avez droit à la dacha
23:47vous avez droit au chauffeur
23:49vous avez droit au champagne
23:50vous avez droit au petit four
23:51vous avez droit au caviar
23:52vous avez droit à tout
23:52c'était en URSS
23:53et bien la même logique
23:54vous servez aujourd'hui
23:55le parti mieux connu
23:56sous le nom de l'état de droit
23:57et bien vous avez droit
23:58à tous ces privilèges
23:59mais vous ne vous sentez pas mal
24:00parce que vous servez
24:01le bien commun
24:02à la différence des méchants capitalistes
24:03qui eux
24:04priveraient les autres
24:04de leurs biens
24:05la commission d'enquête parlementaire
24:08se tient jusqu'à fin février
24:10à l'initiative du groupe UDR
24:12on reviendra évidemment sur le sujet
24:15on vient de l'apprendre
24:16Gabriel Cluzel
24:17on l'a appris
24:17aujourd'hui
24:18le groupe Brent
24:18est mis en liquidation judiciaire
24:21à la clé
24:21700 licenciements
24:23un coup dur pour la région
24:24évidemment
24:25pourquoi la réindustrialisation
24:27promise par Emmanuel Macron
24:29ne fonctionne-t-elle pas ?
24:30pourquoi l'industrie
24:31continue-t-elle
24:32sa descente aux enfers ?
24:33Gabriel Cluzel
24:35oui alors après le textile
24:36la sidérurgie
24:37la métallurgie
24:38l'automobile
24:39voici donc l'électroménager
24:41c'était le dernier fabricant
24:43d'électroménager
24:43en France
24:44on ne va pas dire français
24:46car français
24:46il ne l'est pas
24:47nous le verrons plus tard
24:48plus vraiment en tout cas
24:49mais Brent employait
24:51plus de 700 personnes
24:52750 je crois
24:53qui se retrouvent
24:53à la veille de Noël
24:55au chômage
24:55le 1er janvier
24:56ils seront licenciés
24:57alors un petit historique
25:00Brent depuis 2014
25:01était la propriété
25:02avec vedette
25:03sautère
25:04et de diétriche
25:05du conglomérat algérien
25:07c'est vital
25:08et depuis le 1er octobre
25:10il est en redressement judiciaire
25:13alors il y a eu
25:15une offre de reprise
25:16vous savez
25:16qui a été montée
25:18par les salariés
25:19ça aurait pu sauver
25:20la moitié des salariés
25:22c'est ce qu'on appelle
25:23une scope
25:24une société coopérative
25:26et participative
25:27elle était soutenue
25:28par les pouvoirs publics
25:29l'état avait promis
25:30une lettre de 5 millions
25:31la région avait aussi
25:32promis une lettre de 5 millions
25:34Orléans Métropole
25:34la région c'est le Val-de-Loire
25:36parce que c'est par là
25:36que ça se passe
25:37essentiellement
25:38Orléans Métropole
25:39même chose
25:40la région Aile de France
25:411 million
25:42si on maintenait un site
25:44dans le Val-d'Oise
25:45entre l'état
25:46et les élus locaux
25:47on arrivait à peu près
25:48à 20 millions
25:48sur la table
25:49mais ça n'a pas convaincu
25:51le juge
25:51et donc le 1er janvier
25:53ils seront tous
25:54malheureusement licenciés
25:56Il est bon ton
25:57Gabriel Cusel
25:58de parler de la disparition
26:00d'un fleuron français
26:01mais l'adjectif français
26:02convient-il ?
26:04Non français
26:04français oui
26:05il l'a été sans conteste
26:07mais il ne l'est plus
26:08comme la plupart
26:08des grandes marques
26:09sous l'effet du libéralisme
26:11et de la mondialisation
26:12c'est d'ailleurs
26:13quand même un enjeu
26:14de souveraineté inquiétant
26:15et même quand la marque
26:16est presque plus ou moins
26:17française par ses actionnaires
26:18et bien c'est la chaîne
26:19de valeur
26:20qui ne l'est pas
26:21pour tout ou partie
26:22on a vu pendant
26:23la crise sanitaire
26:23c'est-à-dire
26:24des parties de composants
26:26des parties de la fabrication
26:29et ça pose évidemment
26:30là aussi
26:30des problèmes
26:31de souveraineté
26:32donc la marque Brandt
26:33a été fondée
26:34en 1924
26:35elle a fêté
26:36ses 100 ans
26:37l'année dernière
26:38par Edgar Brandt
26:39un ingénieur
26:40industriel français
26:41qui était connu
26:42pour son travail
26:43en ferronerie d'art
26:44et aussi dans l'armement
26:45entre les années
26:4750 et 70
26:48c'était devenu
26:49la référence
26:50pour l'électroménager
26:51vous savez
26:51c'était l'âge d'or
26:52de l'électroménager
26:53toutes ces dames
26:54s'équiper
26:55donc du lève-linge
26:56du frigo
26:57de la plaque de cuisson
26:58que l'on découvrait
26:59et puis
27:00c'est un peu l'histoire
27:01de la France
27:01Brandt
27:02puis la marque
27:03est nationalisée
27:04en même temps
27:04que Thomson
27:05parce qu'ils étaient liés
27:06au début des années 80
27:07sous Morrois
27:08et puis finalement
27:10ça repart dans le privé
27:11revendu à des Italiens
27:13des Espagnols
27:13et en 2014
27:15la marque espagnole
27:16Fat Gore
27:16qui possédait Brandt
27:18fait faillite
27:19Arnaud Montebourg
27:20préside à son rachat
27:21par le conglomérat algérien
27:23pour éviter
27:24qu'il se passe
27:25ce qui se passe aujourd'hui
27:26en fait
27:26avec le maintien
27:28d'une grande partie
27:29de la production
27:30en France
27:30notamment les plaques
27:31de cuisson
27:31qui avaient un label
27:33Origine France
27:33garanti jusqu'à aujourd'hui
27:35alors Brandt
27:36est le symbole
27:37de ce que les échos
27:38le journal des échos
27:39appelait hier
27:40je crois
27:41cette désindustrialisation
27:43qui s'accélère
27:44ce détricotage
27:46en profondeur
27:47165 sites
27:49menacés
27:49depuis septembre
27:50alors la cause
27:52elle est évidemment connue
27:53elle est un peu
27:53similaire à celle
27:54qui frappe l'agriculture
27:55la mondialisation
27:57la concurrence
27:58effrénée
27:59parce qu'il n'y a pas
28:00de protection
28:01pour nos industries
28:03la concurrence
28:05elle est chinoise
28:05turque
28:06mais aussi parfois
28:07intra-européenne
28:08tout simplement
28:09parce que nous avons
28:10un coup de la main d'oeuvre
28:10astronomique
28:11comparé aux autres
28:12on peut parler aussi
28:13des impôts de production
28:14du coût de l'énergie
28:16qui ont failli mettre
28:17en faillite
28:17vous vous en souvenez
28:18une autre entreprise
28:19presque centenaire
28:20Duralex
28:21Duralex
28:22qui a été sauvée
28:24par précisément
28:25une société coopérative
28:27et participative
28:28une Scops
28:29qui a tenté
28:29d'être mis en place
28:30pour Brandt
28:30mais ce qui n'a pas fonctionné
28:32mais c'est quand même
28:32toujours pas évident
28:34pourtant Emmanuel Macron
28:36affiche sa volonté
28:37en la matière
28:38depuis longtemps
28:38réindustrialisation
28:40Ah bah oui
28:40on en entend beaucoup parler
28:41il s'était même fixé
28:42un objectif
28:43de 15%
28:45de part d'industrie
28:46manufacturière
28:47dans le PIB
28:48en 2035
28:48alors pour info
28:49l'Allemagne et l'Italie
28:50c'est 20%
28:51elles sont au-dessus de 20%
28:52et 20%
28:53c'était notre cas
28:53il y a 20 ans
28:54mais selon un indice économique
28:56reconnu
28:56au printemps dernier
28:57on est même en dessous
28:58de la barre des 10
28:59là vous savez
29:00la réindustrialisation
29:01c'est comme le réarmement
29:02démographique
29:03il ne suffit pas
29:04de parler d'industrie
29:06et de natalité
29:06en sautant sur sa chaise
29:07comme un cabri
29:08et en criant
29:09ces mots-là
29:10est-ce qu'il a fait
29:11en sorte
29:12de mettre en place
29:13un protectionnisme
29:14intelligent
29:15une exception industrielle
29:18comme il y a une exception
29:19culturelle
29:20et bien pas du tout
29:21est-ce qu'il a fait
29:21en sorte
29:22de faire baisser
29:23le prix de l'énergie
29:24sachant que nous
29:25nous en produisons une
29:26pas cher
29:26mais il aurait fallu
29:27pour cela
29:28un peu laisser tomber
29:29les partenaires européens
29:30non l'Europe avant tout
29:32et puis l'écologie avant tout
29:34parce que ça
29:34ça reste fou
29:35encore une fois
29:36on dit qu'Emmanuel Macron
29:37est un homme à sincérité
29:39successif
29:39non c'est pas vrai
29:40il reste attaché
29:41à l'Europe
29:42et aussi à l'écologie
29:43on peut prendre par exemple
29:44la loi
29:45pour l'industrie verte
29:47je ne sais pas si vous aviez
29:47suivi ça
29:48votée en 2023
29:49en fait il y avait deux mots
29:50industrie et verte
29:51mais il n'y avait que verte
29:52qui était à retenir
29:53parce que ça visait
29:55à relancer l'industrie
29:56mais en fait
29:57l'objectif c'était
29:58de réduire les émissions
29:59de gaz à effet de sphère
30:01donc faire grandir
30:02l'industrie verte
30:03donc il faut aider
30:06les entreprises
30:07l'industrie
30:07à s'engager
30:08dans la décarbonation
30:09pour atteindre l'objectif
30:10de 50%
30:12de décarbonation
30:13en 2030
30:13100% en 2050
30:15en soutenant exclusivement
30:16la production verte
30:18donc c'est un sujet
30:18et par exemple
30:19il y a un nouveau standard
30:20qui s'appelle
30:213E
30:21excellence environnementale
30:23européenne
30:24qui oblige à
30:25de nouvelles contraintes
30:27il vous arrive des trucs
30:28Christine
30:28c'est mon ange
30:30qui est tombé
30:31parce que j'ai touché
30:33et je disais juste
30:34à Anthony
30:36à l'oreillette
30:37qu'on va passer le témoignage
30:38de Patrick Sébastien
30:39sur les agriculteurs
30:40en Ariège
30:40dans un instant
30:41parce qu'il a poussé
30:42un petit coup de gueule
30:42comme vous
30:43je vais vous dire
30:46quelque chose
30:47c'est que
30:48ouvriers
30:48agriculteurs
30:49cause commune
30:50ces derniers jours
30:50très franchement
30:51parce qu'ils souffrent
30:52des mêmes maux
30:53ils se sentent abandonnés
30:54de la même façon
30:55donc en fait
30:56tout cela
30:57c'est des contraintes
30:59en plus
30:59pour les industries
31:01ce qui explique
31:02qu'elles ne sont
31:03jamais reparties
31:04finalement
31:04l'épargne populaire
31:06aussi vers les investissements
31:07verts
31:07donc vous voyez
31:08tous les secteurs
31:08qui ont du mal
31:09à décarboner
31:10comme par exemple
31:11le verre
31:12ou la sidérurgie
31:13eux ils ne profitent pas
31:14de tout ça
31:15et vous savez
31:16il faudrait peut-être
31:16reconnaître un jour
31:17qu'écologie et industrie
31:18c'est peut-être le problème
31:19dure en même temps
31:19c'est quand même souvent
31:20des sœurs ennemies
31:21parce que la première
31:22elle pose des contraintes
31:24sur la deuxième
31:25on ne peut pas les courtiser
31:26les draguer toutes les deux
31:27pour parler vulgairement
31:28et puis pour montrer
31:30qu'on était complètement
31:32à côté de l'objectif
31:32dans la loi
31:33il y avait aussi
31:34un alinéa
31:35qui visait
31:35à mettre plus de filles
31:37dans les prépas scientifiques
31:37non mais quel est le rapport
31:38avec la réindustrialisation
31:39on ne voit pas
31:41à part faire un gros clin d'œil
31:42aux féministes
31:44alors sur quelle planète
31:46vivent nos gouvernants
31:47c'est vrai qu'on peut
31:48se poser la question
31:49après les paysans
31:50les ouvriers
31:50à qui le tour
31:52il y avait un jouet
31:54autrefois
31:54je ne sais pas
31:54si vous vous souvenez
31:55mais j'ai vu
31:56qu'il se vendait encore
31:57mais je suis sûre
31:57que les filles
31:58autour de cette table
31:59l'ont vu
31:59ça s'appelait un tricotin
32:00ça permettait
32:01de tricoter en rond
32:02vous vous souvenez
32:03Emmanuel Macron
32:04c'est un détricotin
32:05il détricote en rond
32:07enfermé
32:08dans son cercle vicieux
32:09Gabriel Cluzel
32:12un peu énervé
32:12merci pour votre regard
32:16on fera encore
32:17un tour de table
32:17dans un instant
32:18lorsqu'on écoutera
32:19le coup de gueule
32:20de Patrick Sébastien
32:21sur les agriculteurs
32:23en arriage
32:23qui font face
32:24aux gendarmes
32:25en ce moment même
32:26Charlotte Dornelas
32:28le média écologiste
32:29reporter
32:29TE2RE
32:31vient de publier
32:32une tribune
32:32qui fait parler
32:33puisque la tribune
32:35explique qu'il est bon
32:36de se priver d'avion
32:37on a eu l'occasion
32:38d'en parler
32:39à moins d'être issu
32:40de l'immigration
32:41là on peut prendre l'avion
32:42comme on veut
32:42et là on est moins à comprendre
32:44avant toute chose
32:46et comme on parle beaucoup
32:47du service public
32:48en ce moment
32:48c'est suffisamment rare
32:49pour être souligné
32:50pour ceux qui ne connaîtraient pas
32:51reporter
32:52il s'agit d'un site
32:53d'information militant
32:54qui assume son militantisme
32:55sur le terrain de l'écologie
32:57et qui vit des dons
32:58de ses lecteurs
32:59alors je commence par les féliciter
33:00ça fait du bien
33:01et cette tribune
33:03est intéressante
33:04au delà de cette question là
33:05parce qu'elle est révélatrice
33:06de l'état d'esprit
33:07d'une partie militante
33:09de l'immigration
33:10qui revendique
33:11à la fois l'égalité
33:12et le traitement différent
33:14en permanence
33:15au nom
33:15du fait qu'il soit
33:18immigré
33:19ou issu de l'immigration
33:20en ce qui concerne
33:21la signataire
33:22de cette tribune
33:22alors commençons par la thèse
33:24de son article
33:25l'argumentaire
33:27on va dire
33:27de son article
33:28l'avion est polluant
33:30c'est indiscutable
33:31réduire son usage
33:32est une nécessité
33:33deuxièmement indiscutable
33:35mais pas pour ce qu'elle appelle
33:37elle
33:37les diasporas
33:38donc toutes les personnes
33:39issues
33:39de l'immigration
33:41pour qui l'avion représente
33:42je cite
33:43un lien vital aux origines
33:44c'est à dire
33:45la possibilité de revenir
33:46sur la terre
33:47de ses ancêtres
33:48alors bon
33:49je fais une petite parenthèse
33:50mais qui me semble importante
33:51à destination
33:52de l'écologie
33:53de l'écologisme
33:55de ces dernières années
33:56cette jeune femme
33:56écrit d'emblée
33:57que je cite
33:57ce débat m'a longtemps fait
33:59me sentir en décalage
34:00comme si j'étais une impostrice
34:02parmi les écolos parfaits
34:04donc on comprend qu'elle prend l'avion
34:05puis elle explique que elle
34:07en l'occurrence
34:07ses origines sont au Maroc
34:09et elle explique
34:10qu'aller au Maroc
34:10c'est faisable autrement
34:11qu'en avion
34:12mais pas pour ses amies
34:13ivoiriennes
34:14ou laotiennes
34:15qu'elle cite
34:16alors un esprit tatillon
34:17ne peut s'empêcher de remarquer
34:18qu'en ce qui la concerne
34:19ce n'est pas seulement vital
34:21en l'occurrence
34:21de prendre l'avion
34:22or elle le prend
34:23puisqu'elle se sent
34:24elle-même en décalage
34:25avec le discours écolo
34:26qui demande
34:26de ne pas prendre l'avion
34:27ce serait anecdotique
34:28si cette écologie
34:29ne se voulait pas
34:30radicale
34:31et parfois surtout
34:32très autoritaire
34:33sans aucune distinction
34:34des situations
34:35confère la chronique
34:37de Gabriel
34:37d'ailleurs au moment
34:38où on parle d'écologie
34:39tout le reste doit
34:40systématiquement s'incliner
34:42passons là-dessus
34:43parce que cette tribune
34:44n'est finalement pas
34:45essentiellement sur l'écologie
34:47elle écrit également
34:48cette jeune femme
34:49en tant que personne
34:50issue de l'immigration
34:51est-il juste
34:52que je me restreigne autant
34:54donc en ne prenant pas l'avion
34:56alors que mon histoire
34:57personnelle et familiale
34:58est intimement liée
35:00à celle de la colonisation
35:01française
35:02fermez les guillemets
35:03alors là je vous assure
35:05j'ai cherché à comprendre
35:06quand même
35:06quel était le lien
35:07avec le fait
35:07de prendre l'avion
35:08en 2025 ou pas
35:09mais en fait
35:10on comprend dans l'histoire
35:11il n'y a plus rien
35:12de vital
35:13ou de je peux faire
35:14autrement ou pas
35:15pour prendre l'avion
35:17et pour aller
35:18retrouver mes origines
35:19ce qui est vital
35:20il y a l'idée
35:21que l'écologie
35:22se doit d'être punitive
35:23on le comprend
35:24il est temps
35:25qu'elle soit punitive
35:26à l'égard de ceux
35:27qui méritent
35:28cette punition
35:29et là on n'est plus
35:29sur le terrain
35:30de l'écologie du tout
35:31vous aurez remarqué
35:32c'est parce que son grand-père
35:33a été emmené en France
35:35c'est le terme
35:35qu'elle utilise
35:36dans son papier
35:37après la colonisation
35:38pour venir travailler
35:39en France
35:40qu'elle a besoin
35:40de repartir au Maroc
35:41pour se reconnecter
35:42à je cite
35:43notre famille
35:44parce qu'elle parle
35:45de manière générale
35:46notre famille
35:47notre histoire
35:47notre identité
35:48fermez les guillemets
35:50donc que les autres
35:51se privent d'avion
35:52est bon
35:52mais qu'elle s'en prive
35:54serait injuste
35:55car la France
35:55lui doit bien ça
35:56c'est toute la thèse
35:58finalement
35:59de son papier
36:01qui mêle donc
36:02plusieurs sujets différents
36:03et je note
36:04qu'au passage
36:04l'écologisme
36:05a retrouvé des frontières
36:06c'est la France
36:06qui lui doit bien ça
36:07pendant que les autres
36:09sauvent eux
36:10la planète
36:10mais son discours
36:12est finalement
36:12relativement clair
36:14Charlotte
36:14même s'il peut être
36:15contesté
36:16pourquoi parlez-vous
36:18de contradictions
36:19contradictions au pluriel ?
36:21parce que la première contradiction
36:22elle concerne le mouvement
36:23écologiste lui-même
36:24elle défend finalement
36:25l'idée que des situations
36:26différentes
36:27doivent être traitées
36:29différemment
36:29quoi qu'on pense
36:29de l'exemple qu'elle prend
36:30elle explique
36:31qu'il faut du discernement
36:33et que l'égalitarisme
36:34a ses limites
36:35et qu'il faut lui préférer
36:36l'équité
36:37ce qu'elle est en train
36:37de nous dire
36:38à situations différentes
36:39traitements différents
36:40pour atteindre
36:41ce qu'elle appelle
36:42la justice
36:43dans le mouvement écologique
36:44c'est bien
36:45mais il faudrait
36:45s'en souvenir sans cesse
36:47dans un mouvement
36:48qui lutte
36:49par ailleurs
36:50pour un égalitarisme
36:51forcené
36:52qui écrase
36:53toute aspérité
36:54notamment au moment
36:55de mettre en place
36:56des normes
36:56que l'on appelle
36:57écologiques
36:58ensuite la contradiction
37:00la plus importante
37:00de son papier
37:01relève du discours
37:02sur l'importance
37:03des racines
37:03au sein d'un mouvement
37:05là ça dépasse de loin
37:05cette jeune femme
37:06qui signe le papier
37:07et que je ne connais pas
37:08par ailleurs
37:09au sein d'un mouvement
37:10qui les conteste
37:11habituellement
37:11ses racines
37:12très largement
37:14ainsi que la volonté
37:15d'une égalité
37:15de tous
37:16avec une revendication
37:18de différence permanente
37:19je m'explique
37:20cette femme
37:20elle est issue
37:21de la troisième génération
37:21de l'immigration
37:22elle nous explique
37:23que c'est son grand-père
37:24qui est arrivé en France
37:25qui a travaillé
37:26qui a passé sa vie en France
37:27mais qui n'a jamais demandé
37:28la nationalité française
37:29parce qu'il était
37:30vraiment marocain
37:31attaché au Maroc
37:32et qu'il se sentait
37:33marocain
37:34mais la famille
37:35elle est restée en France
37:36elle cette jeune femme
37:37elle y est née
37:38et personne ne les a obligés
37:39à le faire
37:40je le note pour elle
37:42or on ne parle de la France
37:43elle ne parle de la France
37:44dans son papier
37:45que comme une tutrice étrangère
37:47qui aurait finalement
37:49une dette à son égard
37:50en raison de son histoire familiale
37:51et elle évoque le Maroc
37:53comme le lieu de
37:55je cite encore
37:55sa famille
37:56son histoire
37:57son identité
37:58est-ce qu'il est seulement
38:00possible de comprendre
38:01elle pense exactement
38:02ce qu'elle veut
38:03cette jeune femme
38:03mais est-ce qu'il est possible
38:04de comprendre
38:04que cette rhétorique
38:05qui consiste à refuser
38:07l'existence identitaire
38:09des Français de souche
38:10tout en se différenciant
38:12de
38:13sur le terrain précis
38:14de l'identité
38:15finissent par en agacer
38:17quelques-uns
38:17parce que si la particularité
38:19des diasporas
38:20je reprends son mot
38:21est de devoir prendre l'avion
38:22pour retrouver la terre
38:23de leurs ancêtres
38:24c'est que d'autres
38:25puisqu'elles les différencient
38:27eux-mêmes
38:27ces diasporas des autres
38:29qui eux ne doivent pas
38:29prendre l'avion
38:30c'est que d'autres en France
38:31ont la terre de leurs ancêtres
38:33à portée de kilomètres
38:34à portée de main
38:34à portée de voiture
38:35de vélo
38:36ou même à pied
38:37c'est-à-dire
38:38sur place en France
38:40et que fait-on pour eux
38:41du lien aux origines
38:42qu'elle décrit dans le texte
38:44comme vital
38:44il est difficile
38:46de répondre
38:46cette fois-ci
38:47que la France
38:47n'a pas que des gloires
38:48dans son histoire
38:49c'est le cas
38:50d'absolument
38:50tous les pays
38:51du monde
38:52il n'y a pas un pays
38:53au monde
38:53qui a une histoire
38:54faite de bonté
38:56et de douceur
38:56de bout en bout
38:57de son existence
38:59le lien qu'elle décrit
39:00est finalement charnel
39:01le lien qu'elle décrit
39:02elle décrit
39:02que c'est le lien
39:03à son grand-père
39:04donc à son histoire
39:04donc à sa famille
39:05il est finalement charnel
39:07et n'est-il donc
39:08pas tout simplement
39:09une nécessité humaine
39:10et non seulement
39:11la nécessité des diasporas
39:13Alors vous voyez finalement
39:15dans ce texte
39:15une contradiction
39:16beaucoup plus large
39:17que la seule revendication
39:19de prendre l'avion
39:20pour des personnes
39:21qui ont besoin
39:22de rentrer
39:22dans le pays
39:22de leurs ancêtres
39:23Absolument
39:24et le média reporter
39:25qui professe
39:26et là je ne les trahis
39:27pas du tout
39:28il n'y a qu'à faire
39:29un tour sur le site
39:30une immigration ouverte
39:31accompagnée
39:31et sans limite
39:32et qui décèle
39:33par ailleurs rapidement
39:34le risque d'extrême droite
39:36pour quiconque
39:36plaide l'inverse
39:37mais il y a une phrase
39:38importante dans ce papier
39:40que reporter devrait lire
39:41avec un peu d'implication
39:43Elle explique
39:44elle cite
39:45un auteur
39:46qui dit
39:46l'exil est la fracture
39:47incurable
39:48imposée entre un être humain
39:50et son lieu d'origine
39:51Est-ce qu'il est possible
39:52encore une fois
39:53de comprendre
39:53qu'en France
39:54l'exil soit craint
39:56désormais par les autochtones
39:57eux-mêmes
39:57à la lumière
39:58précisément
39:59d'un tel papier
40:00et là qui dépasse
40:01évidemment
40:01l'histoire personnelle
40:03mais sur le fond
40:04de la démonstration
40:05car on ne peut pas
40:06demander aux français
40:07dont les origines
40:08sont en France
40:09ce que d'autres
40:09appellent les français de souche
40:10mais puisque tout le monde
40:12a des origines
40:12et bien il se trouve
40:13qu'il y a des français
40:14qui ont leurs origines
40:14en France
40:15ça existe
40:15Est-ce qu'on peut demander
40:18à ces français-là
40:19d'accepter à la fois
40:20et en même temps
40:21un, que tout le monde
40:23est français pareil
40:23que les distinctions
40:25sont une honte
40:26dans le rapport
40:27à la France
40:28mais en même temps
40:29qu'ils doivent eux
40:30payer
40:30pour les français
40:31qui ne sont finalement
40:32pas si pareils que ça
40:33puisqu'ils viennent d'ailleurs
40:34et ont la nécessité
40:35d'y retourner
40:36tout en acceptant
40:38en même temps toujours
40:39que ces derniers
40:40ceux qui doivent repartir
40:42parce qu'ils sont
40:42un peu d'ailleurs
40:43que ces derniers
40:44aient le privilège légitime
40:45d'obtenir des dérogations
40:47aux règles communes
40:48pour garder un lien
40:49avec leur famille
40:51leur histoire
40:52et leur identité
40:53tout en s'entendant dire
40:55que l'attachement
40:56à leur famille
40:57leur histoire
40:58et leur identité
40:59à eux
40:59ces français d'origine française
41:01est suspect
41:02puisqu'il faut la relativiser
41:04pour accueillir correctement
41:05en France
41:06pays de leurs origines
41:07ceux qui sont français
41:08comme eux
41:09mais qui vont retrouver
41:10leurs origines ailleurs
41:11et bien dire tout ça
41:12en même temps
41:12c'est malhonnête
41:14évidemment
41:14et c'est profondément injuste
41:16puisque c'est le thème
41:17initial
41:17de cette tribune
41:19Merci beaucoup
41:21Charlotte Dornelas
41:22d'avoir analysé
41:23pour vous
41:23cette tribune
41:25avant de recevoir
41:26nos invités
41:27en exclusivité
41:28ce soir
41:28et avant la dernière chronique
41:29de Mathieu Bocotet
41:30un tour de table
41:30avec les images
41:32de ce qui se passe
41:33à l'instant même
41:34des affrontements nocturnes
41:36qui sont en cours
41:37on fera un tour de table
41:38avec vous
41:39entre agriculteurs
41:39et forces de l'ordre
41:40des grenades lacrymogènes
41:42sont tirées
41:42à travers des champs
41:44au bord de sueur
41:45Arise
41:46les agriculteurs
41:47tentent d'empêcher
41:48l'abattage
41:49d'un troupeau
41:50touché par la dermatose
41:51nodulaire
41:52hier soir
41:53nous vous réveillons
41:54à quel point
41:55c'était important
41:56ce qui était en train
41:57de se passer sur place
41:58je vous propose
41:59d'écouter la colère
42:00de Patrick Sébastien
42:01ensuite on fait
42:02un tour de table
42:02Coucou les amis
42:05je voulais juste vous dire
42:06que je suis de tout coeur
42:07avec les agriculteurs
42:09qui résistent en Ariège
42:10ne lâchez rien les mecs
42:11tenez bon
42:12jusqu'au bout
42:13Alors Gabriel Cluzel
42:15d'abord
42:15puisque c'est vous
42:16qui avez fait ce sujet
42:17ensuite on fait un tour de table
42:18Écoutez moi
42:19ce qui m'attriste
42:20c'est de voir
42:21que les paysans
42:24sont là
42:24face aux forces
42:25de l'ordre
42:25qu'on a envoyées là
42:28qui ne l'ont pas
42:28forcément choisie
42:29et vraiment
42:30qu'on en soit
42:31arrivé là
42:31une fois de plus
42:33des agriculteurs
42:35désespérés
42:36je remarque
42:36il y a des drapeaux
42:36bleu blanc rouge
42:37ça fait du bien
42:38n'est-ce pas
42:38de voir des drapeaux
42:39bleu blanc rouge
42:39qui ont face à eux
42:44des forces de l'ordre
42:46mais comment se fait-il
42:47que ce gouvernement
42:48n'ait pas été capable
42:49et était suffisamment
42:50hors sol
42:50pour arriver à cette
42:52situation là
42:53c'est absolument
42:54épouvantable
42:54la ministre
42:55elle devrait être là
42:55elle est où la ministre
42:56ils sont où
42:57tous les gens
42:58qui ont décidé
42:58qui aujourd'hui
42:59depuis leur bureau
43:00dans leur tour d'ivoire
43:01disent
43:01ah bah oui
43:02il faut abattre
43:02toutes les bêtes
43:03c'est comme ça
43:03ils font dissentiment
43:05avec leur chien à la maison
43:06mais les vaches
43:07de l'Ariège
43:07visiblement
43:08ça ne leur pose
43:08aucun problème
43:09donc moi
43:10j'avoue
43:11que j'ai une grande
43:11colère en moi
43:12et vous disiez
43:13hier aussi
43:14qu'il y avait aussi
43:14des solutions
43:15c'est-à-dire
43:15autre que l'abattage
43:16bah écoutez
43:17c'est ce que disent
43:18les deux syndicats
43:20qui se sont alliés
43:22alors encore une fois
43:22c'est assez surprenant
43:24c'est la carpe et le lapin
43:24puisqu'ils sont opposés
43:26politiquement
43:27mais sur ce plan là
43:29c'est
43:29ils sont alliés
43:31et de fait
43:32notamment
43:33ils proposent
43:34une vaccination
43:35de tous
43:35et ils disent
43:36que l'Europe
43:37propose de façon
43:38dérogatoire
43:39de faire un abattage
43:41partiel
43:42des bêtes
43:43gravement malades
43:44mais pas cet abattage
43:45total
43:46voilà ce qu'ils disent
43:47Mathieu Bocoté
43:48il y a quelque chose
43:49qui relève de l'autodestruction
43:50lorsque les forces
43:51de l'ordre
43:51sont invitées
43:52à mater possiblement
43:53réprimer
43:53sous le signe
43:54d'un affrontement possible
43:55des gens qui protestent
43:56en chantant
43:57l'hymne national
43:58et en brandissant le drapeau
43:59quels que soient
44:00les détails techniques
44:01fort importants
44:02à travers ça
44:03c'est une scène
44:04qui dit à quel point
44:05quelquefois
44:05on est prêt
44:05à mobiliser
44:06justement
44:06les forces de l'ordre
44:07devant
44:08des gens
44:09qui ont le réflexe
44:09patriotique
44:10et on n'a peut-être
44:11pas le même réflexe
44:12lorsqu'on est devant
44:13d'autres types
44:13de protestations
44:14plus dangereuses
44:15ce sont des gens
44:17qui sont au désespoir
44:18qui font valoir
44:19leur propre existence
44:22puis alors il y a un paradoxe
44:24on dit toujours la science
44:25quand on vous parlait
44:26des vaccinations
44:27les trois quarts des bêtes
44:28ont été
44:28toutes ont été vaccinées
44:31et puis à la fin
44:32ça ne marche pas
44:33alors donc
44:34on les a obligés
44:34à la vaccination
44:35ils ont pris les mesures
44:37telles qu'elles étaient
44:38édictées
44:38et puis ça ne marche pas
44:40il faut maintenant tuer
44:41alors pourquoi pas
44:42leur demander aussi
44:43de se suicider
44:45on connait le drame
44:46chez ces gens-là
44:47le nombre de ceux
44:48qui en arrivent
44:49à cet extrême
44:49là on répond
44:51par la force
44:51et avec des gens
44:52qui quand ils doivent
44:54appliquer cette force
44:55connaissent sans doute
44:57des problèmes de conscience
44:58parce que
44:58vous savez que vous êtes là
45:00à imposer la loi
45:02à des gens
45:02qui en réalité
45:03ne la violent pas vraiment
45:04Charlotte Dornelas
45:05Non mais il faut voir
45:06un éleveur parler
45:07même du jour
45:08où il emmène sa bête
45:08à l'abattage
45:09pour produire de la viande
45:11de ce qu'est son métier
45:12c'est jamais des jours
45:13qu'ils aiment les éleveurs
45:15c'est vraiment les jours
45:15qu'ils détestent
45:16dans la semaine
45:17le mois
45:18peu importe
45:19alors là
45:19abattre par précaution
45:21tout un troupeau
45:22en effet
45:23Gabriel disait tout à l'heure
45:24ils ne se rendent pas compte
45:25en fait
45:25les gens qui édictent ces normes
45:27ne comprennent pas
45:28quel est ce métier
45:28c'est vrai
45:29sur beaucoup d'autres sujets
45:30c'est particulièrement vrai
45:31au moment où on demande
45:33par précaution
45:33et en plus précaution
45:35qui est elle-même contestée
45:36d'abattre un troupeau entier
45:37et en effet
45:39voir ces images
45:40ça crève le coeur
45:40c'est un peu le retour
45:41ce que disait Gabriel aussi
45:43d'ailleurs
45:43pendant la pause tout à l'heure
45:45mais c'est un peu le retour
45:46de cet affrontement
45:48qu'on avait vu
45:48pendant les gilets jaunes
45:49du peuple contre le peuple
45:51en fait
45:51parce qu'ils sont des deux côtés
45:53et c'est vrai que ça brise
45:54un peu le coeur
45:55de voir ces images
45:55on restera
45:57on garde un oeuf
45:57sur ce qui se passe
45:58évidemment
45:59on n'a rien
45:59si on a des informations
46:00on revient évidemment
46:01et rappelons que
46:02Gabriel le disait hier
46:03c'était aussi
46:03dans le contexte
46:04on est à quelques jours
46:05de la signature du Mercosur
46:06on va maintenant
46:07il faut voir l'état
46:08de nos agriculteurs
46:08aujourd'hui
46:09il faut peut-être
46:10qu'on s'en préoccupe un peu
46:11exactement
46:12c'est juste
46:13une partie
46:13et merci Christine
46:14de m'avoir permis
46:16d'en parler dès hier
46:16oui dès hier
46:17on était vraiment
46:18les premiers à en parler
46:19et puis ça montre
46:20effectivement
46:20un problème
46:21beaucoup plus profond
46:22beaucoup plus grave
46:23qu'on a souligné hier
46:24ceux qui nous nourrissent
46:25n'arrivent pas eux-mêmes
46:26à se nourrir
46:27et ça c'est très très grave
46:28ce n'est que
46:29la face émergée
46:31de l'asberg
46:31on va recevoir
46:33nos invités
46:33tout en gardant un oeuf
46:35sur ce qui se passe
46:35en Ariège
46:36mettre un réglé
46:37et Laetitia
46:39la mère de Matisse
46:40installez-vous
46:41bonsoir
46:42merci infiniment
46:43de nous faire confiance
46:44et de nous accorder
46:45votre exclusivité
46:47une exclusivité ce soir
46:49puisque
46:49rappelons-nous
46:50le 1er novembre
46:522025
46:53Matisse
46:5419 ans
46:54avait été mortellement
46:56fauché par un automobiliste
46:57après un refus
46:58d'obtempérer
46:58au centre de ville
47:00à Lille
47:00le conducteur
47:01avait consommé
47:02du protoxyde d'azote
47:03depuis
47:04les parents de Matisse
47:05Laetitia
47:06vous avez fait un cours
47:07de votre combat
47:08bonsoir Laetitia
47:09l'interdiction
47:10à la vente
47:11de cette substance
47:12cette histoire
47:13avait profondément
47:13émue la France
47:14je peux même dire
47:15a profondément émue
47:16la France
47:16même jusqu'à aujourd'hui
47:17et en posant
47:18de monde
47:19une jeunesse
47:19innocente
47:20pleine de rêves
47:21face à une sorte
47:21de violence
47:22incontrôlable
47:23de notre société
47:24maître réglé
47:26bonsoir
47:26merci aussi
47:27d'être revenu
47:28tous les deux
47:29peut-être que je donne
47:29la parole en premier
47:31ça permettra à Laetitia
47:32d'être un peu plus
47:33à l'aise
47:34pour s'exprimer
47:35vous nous aviez promis
47:37de revenir
47:37si vous aviez vu
47:39le ministre Darmanin
47:40est-ce que ça a été le cas ?
47:43ah oui
47:43nous avons même vu
47:44trois ministres
47:45aujourd'hui
47:45nous avons vu
47:46Place Beauvau
47:47le ministre de l'intérieur
47:48le ministre Darmanin
47:49et puis la ministre déléguée
47:51à l'intérieur
47:51en charge des questions
47:52de sécurité routière
47:53on a été reçu
47:54pendant une heure
47:54nous avons pu échanger
47:56assez longuement
47:57sur le protoxyde d'azote
47:59et je pense que
48:00le ministre Darmanin
48:02dans les prochaines semaines
48:03fera des annonces
48:04parce que
48:04il a repris à son compte
48:06certaines des idées
48:07que nous avons proposées
48:08notamment sur la confiscation
48:10des véhicules
48:10dans lesquels on trouverait
48:11du protoxyde d'azote
48:13mais je lui laisse
48:14évidemment
48:14ces annonces-là
48:16dans les quelques semaines
48:17qui viennent
48:18donc pour cela
48:18on est très contents
48:19espérant que ce ne sont pas
48:20que des promesses
48:21et puis pour nous
48:23ce qui était aussi important
48:24c'était d'aborder
48:25l'accompagnement
48:26des victimes de la route
48:27l'accompagnement psychologique
48:28nous en avons longuement parlé
48:30les deux ministres
48:31de l'intérieur
48:32et de la justice
48:32ont été extrêmement
48:34à l'écoute
48:35de cette absence
48:36d'accompagnement
48:37au moment du drame
48:38et je crois
48:39qu'ils ont pris avec eux
48:40cette question-là
48:41nous espérons donc
48:43que dans l'avenir
48:44le plus proche possible
48:45la République
48:46mettra à disposition
48:47des victimes
48:48et familles de victimes
48:49des psychologues
48:50et tous ceux
48:51qui pourront aider
48:52les victimes de la route
48:53comme moi
48:54je tente modestement
48:55de les aider
48:55sur le plan humain
48:56avant tout
48:57et bien de les aider
48:58à traverser ces épreuves
48:59qui sont peut-être
49:00les plus dures
49:00que nous pouvons connaître
49:01Laetitia
49:02vous m'avez accordé
49:03votre confiance
49:04sur Europe 1
49:05juste après
49:06la mort de votre fils
49:08et je remercie beaucoup
49:08pour cette confiance
49:09que vous nous accordez
49:10encore ce soir
49:11vous n'étiez pas sûr
49:12effectivement
49:13que le ministre Darmanin
49:14soit présent
49:14il était là
49:15est-ce que ça vous a
49:17quelque part
49:17soulagé
49:18que vous a-t-il dit ?
49:21Ben déjà
49:21ça m'a fait énormément
49:22ça m'a énormément touchée
49:24moi et le papa de Matisse
49:26ça nous a fait
49:28chaud au cœur
49:30de voir que
49:30on est
49:31cette reconnaissance
49:33de l'État
49:34et qu'on puisse être
49:36entendus
49:36sur
49:37la perte de Matisse
49:39et tout ce qui
49:40entoure cette perte
49:41la douleur
49:42mais aussi
49:43tout ce qu'on veut
49:44exprimer aujourd'hui
49:45autant sur le côté
49:48judiciaire
49:49tout ce qui est loi
49:50etc
49:50Qu'est-ce que vous avez dit
49:52justement
49:52à ces trois ministres
49:53qui vous ont reçu ?
49:55Je leur ai dit
49:55qu'il fallait que ça cesse
49:57et qu'il fallait
49:58qu'on prenne
49:58le plus rapidement possible
50:00des décisions
50:02concernant
50:03le protoxyde d'azote
50:04déjà
50:04en fait
50:06il y a trois points
50:06qui ont été évoqués
50:07le point du protoxyde d'azote
50:08la récidive
50:10parce que le délinquant
50:12qui a fauché Matisse
50:13était multi-récidiviste
50:14donc comment réussir
50:16à avoir
50:17ces gens en prison
50:18et leur faire comprendre
50:21qu'ils n'ont pas
50:22tous les droits
50:23et aussi l'accompagnement
50:24ce que disait
50:25Maître Réglé
50:26l'accompagnement
50:26qui pour nous
50:27est essentiel
50:28et qu'on n'a pas
50:29spécialement eu
50:30lors du décès de Matisse
50:32donc on a évoqué
50:34ces trois points
50:34et c'est vrai que
50:35je les ai sentis
50:37très à l'écoute
50:38et je tenais vraiment
50:39à les remercier
50:40de nous avoir reçus
50:42aujourd'hui
50:43et de nous avoir entendus
50:45Vous ont-ils promis
50:46quelque chose
50:47ces trois membres du gouvernement
50:48une loi
50:49un texte
50:50quelque chose
50:51particulièrement ?
50:52Je pense qu'ils vont
50:54faire changer
50:55les lois
50:56concernant le protoxyde d'azote
50:57notamment
50:58ce que j'ai cru comprendre
50:59c'est qu'il serait
51:00interdit d'en détenir
51:02et qu'il y aurait
51:04une sévérité
51:05concernant les gens
51:06qui déchaînent
51:06cette substance
51:07et qui
51:09quand ils seront interpellés
51:10enfin quand ils seront
51:11contrôlés
51:12voire peut-être
51:14à la proposition
51:14de mettre réglé
51:15confiscation du véhicule
51:18des choses comme ça
51:18en fait il y a eu
51:19pas mal d'échanges
51:20sur le sujet
51:21mais concernant les délais
51:24je ne suis pas en mesure
51:25de vous répondre
51:26Laetitia je sais que ça ne vous
51:28ne ramènera pas
51:29votre fils
51:29je sais que vous accrochez
51:31à cela pour vous battre
51:32pour au moins
51:33la mémoire de votre fils
51:35mais j'aimerais aussi
51:36savoir ce que vous a dit
51:37le garde des Sceaux
51:38Gérald Darmanin
51:39à propos de ce côté
51:40multi-récidiviste
51:41parce que ça c'est quelque chose
51:42qui revient
51:42aussi régulièrement
51:43celui qui a commis
51:46ce refus d'obtempérer
51:47avec de nombreuses
51:48mentions à son
51:49casier judiciaire
51:50qu'est-ce qui vous a dit
51:51précisément
51:52le garde des Sceaux
51:52sur ce côté
51:53est-ce qu'ils vont
51:54durcir la loi
51:55est-ce qu'ils vont
51:56être un peu plus durs
51:57sur ces multi-récidivistes
51:59et on le voit
52:00régulièrement
52:00dans différentes affaires
52:01je n'ai pas
52:03le ressenti
52:04que côté récidiviste
52:06il y aurait des choses
52:07qui pourraient évoluer
52:08surtout qu'il y a
52:11des récidives
52:11qui ont été faites
52:14à l'âge mineur
52:15donc on a évoqué
52:17aussi le sujet
52:17de la minorité
52:18lors des premières
52:21peines
52:21du délinquant
52:22donc c'est un peu
52:24particulier
52:25en fait
52:26mais moi
52:27je n'ai pas ressenti
52:28vraiment
52:31de quelque chose
52:31qui pourra
52:32il n'a pas été clair
52:32il n'a pas été clairement
52:33abordé
52:35M. le garde des Sceaux
52:36nous a présenté
52:36le projet de loi
52:37qu'il allait présenter
52:37au Conseil des ministres
52:38en février-mars
52:39sur l'absence
52:41de remise de peines
52:42sur éventuellement
52:43des peines planchées
52:44sur des peines
52:45plus courtes
52:45mais des vraies peines
52:46c'est-à-dire
52:46quand on s'est prononcé
52:4710 c'est 10
52:48et ce n'est pas
52:49la moitié
52:50donc moi je suis très heureux
52:52qu'il m'ait présenté
52:52son projet de loi
52:53en exclusivité
52:54le fait de nous recevoir
52:56est une promesse
52:57en soi
52:57c'est-à-dire que
52:58oui et j'avoue
52:59que vous n'étiez pas
53:00vous n'étiez pas sûr
53:02effectivement que le ministre
53:02soit là déjà
53:03déjà être reçu
53:04par M. le ministre de l'Intérieur
53:05et la ministre déléguée
53:06ce n'était pas rien
53:07le fait que M. Darmanin
53:08avec le poids politique
53:09qu'il a
53:10avec le volontarisme politique
53:13qu'il affiche
53:13peut-être même
53:14les ambitions qu'il a
53:15c'est très important
53:16mais aujourd'hui
53:17recevoir Laetitia
53:18me recevoir
53:19pour au final
53:20ne rien faire
53:21mais ce serait terrible
53:22pour la parole du politique
53:24ce serait terrible même
53:25pour la crédibilité
53:26de ces personnes remarquables
53:28qui nous ont reçus
53:28donc aujourd'hui
53:29le fait de nous recevoir
53:29est une promesse
53:30mais il faut surtout
53:31qu'elle ne soit pas déçue
53:32parce que depuis plusieurs années
53:33en réaction au drame de la route
53:35on a des propositions
53:36on a eu l'homicide routier
53:38qui finalement a un peu fait pchit
53:39vous avez fait un livre
53:40sur tous ces drames de routiers
53:43vous êtes un avocat spécialisé
53:44dans ces drames routiers
53:45absolument
53:46et en même temps
53:47je suis un citoyen engagé
53:48et je ne veux plus
53:51que ces personnes-là
53:52souffrent comme elles souffrent
53:54je voudrais qu'on puisse prévenir
53:55et si on ne peut pas prévenir
53:56mieux guérir
53:57mieux accompagner
53:58et surtout qu'on arrête
53:59de les trahir
54:00quand je dis on
54:00c'est le pouvoir politique
54:02en règle générale
54:03qui ne peut plus
54:04promettre des lois
54:06qui ne seront pas appliquées
54:07ou qui seront mal appliquées
54:08on veut du concret
54:09on a discuté concret
54:10et pour le coup
54:11je crois que monsieur
54:11le garde des Sceaux
54:12a compris
54:13que nous pouvions avancer
54:14concrètement
54:15la dernière fois
54:16que nous avions reçu
54:16nous avions dit
54:17que nous suivrons ce dossier
54:19on suivra avec vous ce dossier
54:20dernière question
54:21Laetitia
54:22ça fait un mois
54:23et onze jours
54:24que Mathis
54:25n'est plus là
54:26comment vous vivez
54:27votre quotidien
54:28à quoi vous vous accrochez ?
54:30C'est difficile
54:30mais on tient pour lui
54:32en fait c'est une bataille
54:34quotidienne
54:35mais le manque
54:38c'est faire sentir
54:39et de jour en jour
54:41on le ressent
54:41de plus en plus
54:42et les fêtes arrivent
54:45donc c'est un moment
54:46qui va être très difficile
54:48Un Noël sans Mathis
54:49Le premier Noël
54:50et surtout que le Noël
54:51de l'année dernière
54:52j'étais avec lui
54:53donc pour tout vous dire
54:55je ne fêterai pas Noël
54:55cette année
54:56mais on s'accroche
54:59et on tient pour lui
55:00pour sa mémoire
55:01moi je tenais aussi
55:03à remercier Maître Réglé
55:04parce qu'il nous m'aide beaucoup
55:06je pense que sans lui
55:08les choses ne bougeraient pas autant
55:10et même avec la volonté
55:12je pense qu'il faut quelqu'un
55:13qui nous soutienne
55:14et c'est un soutien
55:15très important pour nous
55:17mais c'est vrai
55:19qu'on s'accroche
55:20et puis on pense à lui
55:21à honorer sa mémoire
55:23mais c'est vrai
55:23qu'il n'est plus là
55:25et on ne le reverra jamais
55:26donc ça c'est difficile
55:27Si vous êtes à Paris
55:28je vous invite chez moi
55:29pour Noël
55:30J'ai prévu de trinquer
55:33avec Mathis
55:34et de lui mettre
55:34sa petite bouteille
55:35et son petit flasque de whisky
55:37pour le réveillon
55:37Je prends l'invitation
55:38pour moi
55:39Non non non
55:39J'avais dit de trinquer
55:43avec lui
55:43c'est ce que j'ai prévu
55:44à Noël sans Mathis
55:46pour le réveillon
55:46et puis c'est de se dire
55:48qu'il va avoir
55:50une superbe germe
55:52une belle plaque
55:53mais c'est ça son Noël
55:54et ça
55:55j'arrive pas à l'accepter
55:57Nous sommes de tout coeur
55:59avec vous
55:59en tout cas
56:00et puis espérons effectivement
56:01que ces trois ministres
56:02vous écoutent
56:05et aboutissent
56:06à quelque chose
56:07de concret
56:07Restez avec nous
56:08pour les dernières minutes
56:09de cette émission
56:09puisque c'est une info
56:11dont on a peu parlé
56:11ces derniers jours
56:12et souvent nous
56:13à Face à l'Info
56:14on aime bien s'arrêter
56:15sur les infos
56:15dont on ne parle pas beaucoup
56:16mais qui a peut-être été traité
56:17sur le mode mineur
56:19il faudra déclarer
56:20tenez-vous bien
56:21ces cadeaux
56:22et présent usage
56:23aux impôts
56:24alors plusieurs y voient
56:25un scandale
56:25Mathieu
56:26d'autres une information
56:27mineure
56:28qu'il faudrait d'ailleurs
56:29déconstruire
56:29tellement elle flotterait
56:31avec les fake news
56:31c'est-à-dire l'argent de poche
56:33il faudra tout déclarer
56:34à partir du 1er janvier
56:35c'est ça ?
56:35non et oui
56:36oui et non tout à la fois
56:37c'est plus complexe
56:38cette fois-là
56:39point de départ
56:39c'est une polémique
56:40qui explose sur les réseaux sociaux
56:41parce qu'on apprend
56:42qu'on doit déclarer
56:43sur le site des impôts
56:44au début de la nouvelle année
56:45désormais
56:45tous les cadeaux
56:46alors c'était compris comme tel
56:47les cadeaux que vous recevez
56:49les biens, les bijoux
56:50faites la liste
56:51des choses comme ça
56:52et la première réaction
56:52du commun immortel
56:53c'est de comprendre quoi
56:55on doit tout déclarer aux impôts
56:56mais qu'est-ce que c'est que ça
56:57il y a quand même des limites
56:58à ce que le gouvernement
56:58se mêle d'absolument tout
56:59ah bah oui vous aussi Christine
57:00non c'est parce qu'on m'a offert
57:01une crème anti-âge
57:02non mais c'est le directeur de l'info
57:04qui m'a offert une crème anti-âge
57:06je dois déclarer ?
57:07non peut-être pas ça
57:08mais ce qui est intéressant
57:09c'est que là ensuite
57:10l'information évolue
57:11ce qu'on comprend
57:12c'est que la règle existe déjà
57:13mais maintenant ça doit se faire
57:14sur le site web
57:15donc ça doit se faire en ligne
57:17donc on a finalement
57:18la règle
57:19c'est seulement les modalités
57:20de déclaration qui changent
57:21mais la polémique demeure
57:23sur les réseaux sociaux
57:23pourquoi ?
57:24parce que le commun immortel
57:25dit mais de quel droit
57:26l'état, le fisc, les impôts
57:28peuvent-ils se donner le droit
57:29de dire qu'on doit déclarer
57:30donc les bijoux
57:31l'argent de poche
57:32les cadeaux
57:33les voitures
57:34qu'importe quelle que soit
57:35la nature du cadeau
57:36là on apprend que c'est plus compliqué
57:37c'est pas tous les cadeaux
57:39si par exemple
57:39votre grand-père vous donne
57:4050 euros comme ça
57:42ça ne rend pas assez pas grave
57:43mais pour tous les cadeaux
57:44qui sont à l'extérieur
57:45des grandes fêtes
57:46anniversaires
57:47cérémonie de commémoration
57:49des événements forts
57:50et bien là
57:50vous devez effectivement déclarer
57:52et là il y a cette idée
57:54que le commun immortel
57:54c'est des commentaires
57:55qui terraient partout en ligne
57:56mais de quel droit
57:57est-ce qu'on va se mettre
57:58le même dans nos poches
57:59le détail de nos vies
58:01le détail des cadeaux
58:02à quel moment l'état
58:03peut-il décider que ça
58:04c'est un événement important
58:05on n'a pas déclaré le cadeau
58:06ça c'est pas un événement important
58:07il faut le déclarer désormais
58:09donc là toutes les vies complexes
58:10qu'il y a en ce monde
58:11cette codification fiscale
58:12de l'intime
58:13ceux qui ont une nouvelle compagne
58:14mais elle n'est pas encore
58:15déclarée aux autres
58:16ceux qui ont des vies plus compliquées
58:17apparemment ça existe en ce monde
58:18si j'ai bien compris
58:19ceux qui voudraient faire
58:20un cadeau à un proche
58:21mais voudraient pas le rendre public
58:22tout ça
58:23et bien il y a une codification
58:24fiscale de l'intime
58:26qui est au programme
58:27et comme si beaucoup de français
58:27le découvraient soudainement
58:28l'état tient toutefois à préciser
58:30que les dons raisonnables
58:32n'ont pas à être déclarés
58:33là ça vous rassure
58:34non pas du tout
58:34pas du tout jamais
58:35parce que premièrement
58:37qui juge les raisonnables
58:38l'état explique
58:39qu'en fonction
58:40de ce que vous avez
58:40de votre patrimoine
58:42on peut décider
58:43si c'est raisonnable ou non
58:44donc l'état va décider
58:45si le cadeau
58:46que je fais à une personne ou non
58:47est-ce que c'est raisonnable
58:48en fonction de son évaluation
58:49de ce qui est raisonnable
58:50en fonction de ce qu'il sait
58:51de mon patrimoine
58:52donc là les cadeaux hors de prix
58:53ça arrive qu'une fois
58:53on fait le cadeau hors de prix
58:54à quelqu'un
58:55qu'on aime particulièrement
58:56cadeau hors de prix
58:56c'est à l'extérieur
58:58du raisonnable patrimonial
58:59nous nous inquiétons
59:00un cadeau insensé
59:01un cadeau à un proche
59:02alors vous savez
59:03quelquefois
59:03j'ai des amis en France
59:04par exemple Charlotte
59:05qui s'amusent de mon
59:06anti-étatisme primaire
59:07secondaire et tertiaire
59:08mais la question que je me pose
59:09quant à moi
59:10c'est à quel moment
59:10on a trouvé ça normal
59:11dans une vie
59:12que l'état ait le droit
59:13de la codification fiscale
59:14de l'intime
59:15d'avoir le droit
59:16de surveiller
59:16tout ce qu'il y a
59:17dans nos poches
59:18de ce droit
59:18de surveiller
59:19ce qui se passe
59:20même quelquefois
59:20dans nos caleçons
59:21merci beaucoup
59:22Mathieu Bocoté
59:23vous nous avez envoyé
59:24des photos
59:24de vos crèches
59:26on termine avec
59:27ces images
59:28juste avant de laisser
59:28la place à Pascal Praud
59:29merci infiniment
59:31pour toutes ces photos
59:31de crèches
59:32que nous avons envoyées
59:33hashtag face à l'info
59:34qui ont été
59:35très très très nombreuses
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