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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, ravi de vous retrouver pour la dernière émission de la saison pour Fasse à l'Info.
00:05J'ai changé la dernière.
00:07Michel Fayad, Michel Fayad, il arrive maintenant, il passe devant la caméra.
00:15Ça va mon Michel ? Bien, vous comptez rester avec nous pour la rentrée ?
00:20Non, non, parce que je me pose des questions là, juste, on va vous offrir une montre.
00:25Hashtag Fasse à l'Info.
00:26Dites à Trump de vous appeler à d'autres moments.
00:28Une montre pour Michel, ne vous inquiétez pas, respirez, c'est la dernière émission.
00:34On vous aime, vous téléspectateurs de Fasse à l'Info.
00:37Au sommaire ce soir, à dix mois de la présidentielle, une conviction s'impose.
00:432027 pourrait être l'élection la plus décisive de la Ve République.
00:47Après des décennies de recomposition politique, les Français pourraient choisir bien plus qu'un président.
00:52Un changement profond de cap ou la confirmation du modèle actuel.
00:58L'édito de Mathieu Bocote.
01:00Plus de 170 frappes américaines en Iran.
01:03Un Donald Trump contraint d'abandonner son avion flambant neuf pour des raisons de sécurité.
01:08Et un D3 d'Ormus redevenu l'arme stratégique de Téhéran.
01:12Dernière, derrière cette guerre, une réalité nous concerne.
01:16Chaque tension dans le golfe se répercute directement sur le prix de notre carburant.
01:22Le point avec Michel Fayette.
01:24À l'Assemblée nationale, l'irruption d'Assad Traoré dans les tribunaux a relancé.
01:29La question des règles, est-ce qu'elles sont les mêmes pour tous ?
01:32Cette éternelle question, quand certains sont immédiatement rappelés à l'ordre ou condamnés,
01:36d'autres semblent bénéficier d'une étonnante indulgence.
01:39Jusqu'où peut-on contester les décisions de justice sans fragiliser l'état de droit ?
01:44L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:47À 94 ans, Daniel Lorde Publi, je n'ai que 5 minutes à vous accorder chez Fayard.
01:55Enfant juif caché pendant la Seconde Guerre mondiale, puis femme de presse et de radio,
01:59elle raconte un siècle d'histoires avec courage, humour et une remarquable liberté de ton.
02:06C'est le cadeau qu'on a voulu vous faire ce soir pour cette dernière émission.
02:09Elle sera interrogée par Marc Menon.
02:12Il coûte près de 2 milliards d'euros par an.
02:15Les demandes ont quasiment doublé en 10 ans.
02:18Le droit d'asile est-il devenu une voie d'immigration comme les autres ?
02:22Entre explosion des dépenses, hausse du nombre de bénéficiaires et absence de suivi des déboutés.
02:28Un rapport sénatorial dresse un constat alarmant sur le système français.
02:33Ce sera le décryptage de Charlotte Dornay.
02:35C'est puis, nouveau rebondissement dans l'affaire Nicolas Sarkozy.
02:40La Cour européenne des droits de l'homme accepte d'examiner sa requête.
02:45Au cœur du dossier, une question.
02:48Peut-on condamner quelqu'un à partir d'écoute entre un avocat et son client ?
02:52Une décision qui pourrait dépasser le cas Sarkozy et redéfinir les droits de la défense en France.
02:58L'édito de Mathieu Bocouté.
03:00Une heure pour tout se dire et surtout sans tabou pour cette dernière.
03:17Maintenant que Michel Fayad a repris son souffle, on peut commencer l'émission ?
03:22C'est la dernière émission de la saison et à la reprise le 27 août,
03:27nous serons déjà engagés pleinement dans la séquence présidentielle, mon cher Mathieu.
03:32Et tous pressentent un point essentiel.
03:36Cette élection présidentielle sera la plus importante de l'histoire de la Ve République.
03:44Oui, je pense.
03:45Alors, on peut dire que chaque élection se présente toujours comme la plus importante pour ceux qui la vivent.
03:50On le comprend.
03:50Mais on a aussi l'impression, quelquefois, avec raison, d'être contemporain d'un moment de bascule historique.
03:56C'est-à-dire que nous changeons non seulement de gouvernement, mais nous changeons de système politique.
04:00Nous changeons non seulement de système politique, mais nous changeons de clivage.
04:04Et on change d'époque.
04:05Et je pense que c'est ce changement d'époque qu'il nous faut documenter.
04:10Alors, comment le faire à la lumière de l'histoire ?
04:12Je ne reviendrai pas sur chaque élection de la Ve République, évidemment,
04:15mais sur la séquence qui s'enclenche vraiment à partir des années 80.
04:19Alors, 65, première élection du président de la République au souffrage universel,
04:22le général de Gaulle, réussit à implanter contre les élites.
04:26Il ne faut pas se tromper.
04:27À l'époque, tout comme on s'oppose aujourd'hui au référendum,
04:30eh bien, on s'opposait à l'élection du président de la République au souffrage universel.
04:34On disait, il me semble, est-ce que le peuple doit véritablement voter pour le président ?
04:37Est-ce que ce n'est pas césarien un peu ?
04:38Donc, on se méfiait du peuple, déjà.
04:40De Gaulle ne s'en méfiait pas.
04:42En 69, il démissionne.
04:44Donc, Pompidou se fait élire.
04:46Il meurt en 74.
04:48Giscard se fait élire.
04:49Pourquoi je rassemble ces trois élections en une seule ?
04:51Parce que c'est trois élections à l'intérieur d'un même bloc.
04:54C'est le bloc gaulliste et ses alliés.
04:56Donc, l'opposition est interne au bloc gaulliste et ses alliés jusqu'à 1981.
05:00Donc, ça, ce qu'on pourrait dire, ce sont des élections, une même séquence historique.
05:04Commence peut-être, jusqu'à tout récemment, l'élection la plus importante, celle de 1981.
05:0881, pourquoi ?
05:09Parce que Mitterrand se fait élire.
05:10Et là, qu'est-ce qu'on voit en 1981 ?
05:12Qui a voté en 1981 ?
05:14J'ai cru que M. Bagayoko a voté pour Mitterrand, même s'il n'avait pas l'âge de voter
05:18pour lui.
05:18On en parlera avec Gabriel Cluzet.
05:20Il y a de l'imagination.
05:22Moi, j'ai voté pour Clovis.
05:24Moi, j'ai voté.
05:25Dans ma vie antérieure, oui.
05:27Mais c'est lui, Clovis.
05:28En fait, c'est lui, Clovis.
05:30C'est pour ça que je disais oui pour Clovis.
05:32Excusez-moi.
05:33Alors, 81 est une élection importante pour deux raisons.
05:35D'abord, parce qu'elle consacre l'alternance.
05:38Un autre bloc politique, donc pas seulement un parti d'opposition, mais un autre bloc politique, bloc social, le bloc
05:44socialiste, le bloc des gauches, prend le pouvoir.
05:46Ça consacre, donc ça installe dans la durée la Ve République, mais au même moment, ça l'a fait changer
05:51de définition.
05:52On pourrait dire qu'on est aujourd'hui prisonnier du cycle de 1981, le cycle Mitterrandien.
05:57On change de la Ve République, elle change presque de définition à ce moment-là.
06:0188, c'est une élection ratée, globalement.
06:03Qui s'en souvient vraiment?
06:04Mais elle compte pour une raison.
06:06Jean-Marie Le Pen, pour la première fois, perce à la présidentielle et a un score significatif.
06:10L'émergence d'une force politique nouvelle.
06:1295, élection plutôt banale.
06:14Jacques Chirac se fait élire.
06:15On le disait de droite, il ne l'était pas.
06:182002, et là, ça bascule.
06:20Ça bascule pourquoi?
06:21Parce que le Front National de Jean-Marie Le Pen, qui jusqu'alors avait eu un score significatif à la
06:27présidentielle, s'en pesait vraiment.
06:29Et là, il devient, il passe au deuxième tour.
06:31Donc, la crise d'aujourd'hui est annoncée il y a 25 ans, quand d'un côté, on voit tous
06:36les partis du système se rassembler autour de Chirac.
06:38Et de l'autre côté, Jean-Marie Le Pen qui devient le candidat d'une opposition, mais universellement décrié.
06:43Le deuxième tour sera un véritablement, il sera massacré politiquement.
06:46Mais on voit alors s'annoncer une reconfiguration qui était par ailleurs déjà annoncée avec le référendum de Maestrich en
06:5292,
06:52et qui sera confirmée aussi en 2005, le référendum sur la Constitution européenne.
06:56Et ça s'accélère.
06:572007, une élection majeure, mais empêchée.
07:01Nicolas Sarkozy se fait élire sur un programme marqué à droite.
07:04Il va gouverner un peu moins à droite que ce qu'il n'avait promis.
07:07Ça va engendrer une certaine déception.
07:102012, élection banale, portée par un homme banal, François Hollande.
07:13Je pense qu'on peut dire qu'à ce moment-là, on enregistre la normalisation administrative du personnel politique.
07:19Et là, notre cycle commence en 2017.
07:21La reconfiguration est véritablement là.
07:23Emmanuel Macron, donc les vieux partis sont balayés.
07:26Le bloc central prend forme à travers Emmanuel Macron,
07:29qui absorbe les vieux partis dans une aventure bonapartiste au service de l'européisme.
07:33Et de l'autre côté, le camp national réussit à devenir l'opposition principale.
07:37Marine Le Pen est le personnage principal.
07:392022, élection qui aurait pu être déterminante, mais balayée.
07:422017, élection, c'est la zive.
07:44Volée.
07:45Contestée, pourquoi ?
07:46Autour de la question.
07:47Fillon.
07:47Ce qui est fascinant, c'est que peu importe le projet du candidat,
07:50on décide de faire une élection sur des costumes.
07:52C'est quand même fascinant, j'aime beaucoup les costumes.
07:54Mais on ne fait pas une élection sur des costumes.
07:562022, élection balayée, cette fois, sur la question ukrainienne.
07:59Donc, deux élections de suite, les Français sont expulsés de leur propre élection présidentielle.
08:03Donc, les problèmes s'accumulent d'une élection à l'autre.
08:06Donc, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit ?
08:07En 2027, le parti d'opposition, né au début des années 70,
08:12qui a connu de nombreuses métamorphoses,
08:14qui est devenu aujourd'hui l'expression non seulement d'une idéologie,
08:18mais de toute une France qui se sent exclue du pouvoir,
08:21ce parti, le Rassemblement national, est en position de l'emporter.
08:25Donc, il ne s'agit pas simplement s'il l'emporte d'un parti qui gagne contre un autre.
08:28C'est un bloc social, c'est un bloc populaire, c'est un bloc sociologique.
08:32C'est une France qui était laissée dans l'opposition, qui prend le pouvoir.
08:35Ce n'est pas simplement une alternance au sein de l'élite.
08:38Vous êtes de centre-gauche, je suis de centre-droit, je te tiens par la barbichette et moi aussi.
08:41On s'échange des ministères et des copines.
08:43Et à la fin, on gouverne tous ensemble.
08:45Eh bien non, là, ce n'est plus la même chose.
08:46Ce sont une partie de la population qui est généralement frappée d'exclusion qui prendrait le pouvoir.
08:52Dans un contexte de crise de régime, on en a souvent parlé ici,
08:55où les problèmes se sont accumulés au fil des ans,
08:58immigration, insécurité, dette, croissance, souveraineté,
09:02tout ça fait en sorte que le régime aujourd'hui semble impuissant.
09:05Donc, quand une classe dirigeante semble incapable de répondre aux problèmes historiques qui sont les siens,
09:10c'est normalement dans ces contextes-là qu'émerge une autre classe dirigeante.
09:14Certains, je sais, croient qu'il sera possible de laisser de côté ce qu'ils appellent les extrêmes
09:18et d'avoir une forme de retour au centre-gauche et au centre-droit
09:20qui se partagerait le pouvoir à l'ancienne, PS, UMP ou aujourd'hui LR.
09:24Ce n'est pas inimaginable. En politique, tout peut toujours arriver.
09:27Mais dans les faits, nous sommes devant des dynamiques historiques lourdes
09:30et ces dynamiques historiques lourdes finissent normalement par se traduire en choix politiques significatifs.
09:35Voilà pourquoi cette élection est effectivement probablement la plus importante
09:39de l'histoire de la Ve République, d'autant que les filles s'en mêlent avec une toute autre proposition.
09:44Les filles qui pourraient aussi se rendre au second tour.
09:46Mais juste avant, je voulais peut-être vous montrer cette intention de vote, le sondage pour Opinion Way.
09:52Regardez comment, effectivement, Marine Le Pen s'envole à 35%.
09:58C'est le sondage.
09:59Alors, d'après le dernier sondage Opinion Way pour les Échos et Radio Classique,
10:02Marine Le Pen est largement en tête des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle avec 35%.
10:08Derrière elle, vous voyez Édouard Philippe 18%, Jean-Luc Mélenchon avec 13%.
10:12Justement, les filles pourraient donc aussi se rendre au second tour.
10:15Mathieu Bocoté, en quoi sa croissance confirme-t-elle l'importance de cette élection ?
10:20Alors, je vous ai raconté en première partie des dits taux le conflit entre le bloc central
10:24et l'émergence de l'opposition nationale.
10:26Mais il y a une autre position qui émerge aujourd'hui, une opposition révolutionnaire.
10:30Il faut comprendre que LFI n'est pas un parti politique comme les autres non plus.
10:33LFI, c'est l'expression d'une sociologie et d'une démographie nouvelles.
10:37C'est un parti d'abord et avant tout, il faut le dire, qui ne progresse pas grâce à la
10:41dédiabolisation,
10:42mais qui progresse grâce à l'autodiabolisation.
10:45Il y a un génie stratégique chez LFI.
10:47Ils réussissent à s'emparer de tous les sujets, les formules à leur avantage.
10:51La radicalité leur permet de croître.
10:53Ils maîtrisent le débat public, quoi qu'on en dise.
10:55Deuxième élément, c'est l'expression politique de cette nouvelle France.
10:58Alors, on peut ne pas aimer la formule, mais elle décrit une réalité sociologique.
11:01Donc, c'est un parti qui n'est pas simplement qu'on peut balayer comme tel.
11:05Ce n'est pas une collection d'aparachiques formée à l'ENA.
11:07C'est autre chose.
11:08C'est une mouvance révolutionnaire.
11:11J'y reviens avec Jean-Luc Mélenchon dans le rôle du chef gaulois déloyal,
11:15qui rêve simplement d'ouvrir les portes de la cité pour les gens plus forts que lui aujourd'hui,
11:21mais en fait la prochaine force dominante,
11:23et qui rêve de s'agenouiller devant le prochain pouvoir, la nouvelle France qui l'idéalise.
11:28Qui est incarnée dans un symbole, M. Bagayoko,
11:31qui aujourd'hui représente cette nouvelle France au pouvoir.
11:34C'est important de le mentionner.
11:36Ensuite, c'est un parti qui fondamentalement se définit par une forme d'hostilité déclarée
11:40à ce qu'on appelle les Français de souche plus assimilés.
11:42Je pense que c'est un parti qui a décidé de faire d'une forme de conflit ethnico-social,
11:47et même ethnique, le cœur de son engagement.
11:49Il faut le noter tout en s'en désolant, bien évidemment.
11:52C'est un parti de conquête.
11:53C'est un parti qui ne, et ça c'est une chose importante à dire aussi,
11:56qui ne recule jamais.
11:58Normalement, les autres partis, dès qu'il y a un dérapage,
12:00ça s'empresse, ça se couche, on cherche un tapis pour se réfugier sous le tapis.
12:03Et les filles ne s'excusent jamais, même dans l'outrance,
12:05parce qu'ils sont convaincus que s'ils tiennent pendant une semaine,
12:07deux semaines, trois semaines l'outrance,
12:09ils les imposeront une nouvelle normalité.
12:11C'est un parti qui a une milice, il ne faut pas l'oublier,
12:13donc potentiellement violent.
12:15C'est un parti qui, si il est au second tour,
12:17réussira à organiser la fausse spontanéité des masses
12:21avec les différents groupes trotskistes, les différents groupes militants,
12:24de la société civile, droits de l'hommiste, immigrationniste,
12:26donc qui organisera la possibilité du chaos à son service, le croit-il.
12:31Et de ce point de vue, ce n'est pas un parti ordinaire,
12:33c'est un parti qui est dans une logique révolutionnaire,
12:35qui réévanque le parti léniniste en quelque sorte, dans une époque nouvelle.
12:40Imaginons ce que serait la victoire des trois blocs, peut-on la visualiser ?
12:45Oui, alors si le bloc central réussit à se faire réélire, c'est inimaginable.
12:48Alors, ce n'est pas inimaginable qu'ils l'emportent.
12:51Il y aura deux choses.
12:52Premièrement, on ne sait pas comment ils vont gouverner,
12:53parce que le bloc central peut à la fois parler le langage de M. Retailleau,
12:57de M. Attal, de M. Philippe, ou de M.…
13:01Le bloc central parle le langage nécessaire pour se maintenir au pouvoir.
13:05Premier élément.
13:06Dans la population, cela dit, on peut s'attendre à un sentiment de dépression.
13:09Donc, peut-être un moment de révolte, mais de dépression,
13:12parce que l'insatisfaction est dominante en France aujourd'hui.
13:14Et plusieurs se diraient qu'ils se sont maintenus, malgré tout, au pouvoir, par leur ruse.
13:19C'est assez… Il y aurait une frustration.
13:22Ou peut-être une dépression.
13:23Dans le cas du RN, ou plus largement du Bloc national, il y a deux possibilités.
13:27Soit ils arrivent et ils traduisent, ils font les véritables changements auxquels ils en appellent,
13:32qu'on les souhaite ou non, c'est autre chose.
13:34Donc, une véritable politique réformiste, de rupture.
13:37Ça, ça pourrait être intéressant sur le plan d'analyse politique,
13:39parce que ça voudrait dire que là, ils appliquent un programme à l'extérieur de ce qui est convenu en
13:44ce moment, aujourd'hui.
13:45Ils pourraient aussi se coucher devant le Conseil constitutionnel ou l'Europe.
13:48Eh bien, ça, ce serait l'effondrement de l'espoir pour ceux qui ont voté pour eux.
13:52Et troisième option, c'est LFI.
13:54Alors ça, franchement, je dirais tous aux abris,
13:56parce que je vois accélération d'une tendance historique déjà visible,
13:59c'est-à-dire la Nouvelle-France qui déclasse l'ancienne,
14:01une logique conflictuelle assumée, une régularisation généralisée des sans-papiers,
14:05une logique de confiscation de l'épargne, de démantèlement des médias d'opposition.
14:08Je ne vois pas de scénario où nos amis de LFI seraient modérés.
14:12Si vous avez une maison, vous cachez, allez-y.
14:14Ça sera nécessaire à ce moment-là, s'ils prennent le pouvoir.
14:16Ou si vous avez un passeport aussi, il y a d'autres pays disponibles,
14:19mais on n'a pas tout son deuxième passeport.
14:21Vous l'en racontez, vous ?
14:22Pas du tout, j'en ai un seul, moi, c'est le Québécois.
14:24Enfin, il n'est pas encore Québécois, c'est terrible.
14:25Vous pourrez nous accueillir, nos hébergés ?
14:26Mais bien sûr, les réfugiés français sont mes préférés.
14:30Merci pour votre édito, mon cher Mathieu.
14:33On marque une pause, on revient avec...
14:34On va parler d'Assad Raou et de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
14:37On va parler de Bali Bagayouko et de son vote pour François Mitterrand.
14:41On va parler aussi de ce qui s'est passé en Iran avec Donald Trump,
14:47la guerre en Iran.
14:48On marque une pause, on revient tout de suite.
14:53Michel Fayad, plus de 80...
14:55Non, non, je demande la parole.
14:57Ah oui ?
14:58À mon âge, on a des avantages.
15:01Dites-nous.
15:02Alors, cette équipe s'est réunie et elle vous a noté.
15:07On a estimé que vous méritiez 23 sur 20.
15:11Vous étiez de loin la meilleure présentatrice de tout le PAF.
15:15Et en plus, vous rayonnez et vous nous encouragez par votre gentillesse et votre pétillance.
15:22Voici ce que nous vous offrons.
15:23Oh, je vais pleurer, moi.
15:26Je vais pleurer, ma petite, pleurer.
15:28Voilà, comme ça vous serez la fontaine.
15:35Je peux ouvrir mon cadeau ou bien on fait l'émission ?
15:40Je vais ouvrir tout à l'heure.
15:42Je vous dirai, hashtag face à l'info, je mettrai tout à l'heure.
15:44C'est comme ça qu'on se parle, non.
15:46C'est trop chou, merci.
15:47Merci à vous encore.
15:49C'est trop chou.
15:50Et merci mes camarades de m'avoir donné un temps de parole enfin.
15:55Ah oui, on s'est dit là pour les fleurs, ça va.
15:58Merci à vous tous.
15:59C'est un plaisir, c'est un plaisir de travailler.
16:03Et c'est Charlotte qui a choisi.
16:05C'est vrai, c'est un plaisir de travailler avec vous, vraiment.
16:07C'est un plaisir de travailler avec vous.
16:09Merci pour les moments d'émotion, les larmes, les sourires, les joies.
16:13On vit tout ensemble et c'est un vrai, vrai plaisir de partager, de travailler en confiance,
16:18de s'adapter à l'actualité.
16:19Ce n'est pas toujours simple.
16:21Quand tu perds ton père, quand on a des moments difficiles,
16:24lorsqu'on est peut-être harcelé, lorsqu'on a aussi des moments de joie
16:27et qu'on partage tout ça ensemble, vraiment, c'est un honneur de travailler.
16:31Et vous êtes là !
16:33Quant aux téléspectateurs, ce sont nos stars.
16:36On vous aime et vous allez nous manquer, en tout cas, pendant tout l'été.
16:40Plus de 80 cibles pignonnées dans le sud de l'Iran, Michel Fayad,
16:45et le baril au-dessus des 84 dollars.
16:49Et puis, cette scène, à Ankara, le président des États-Unis renonce à son Boeing flambant neuf
16:56pour repartir dans le vieil Air Force One, motif de son propre aveu.
17:01Il serait la cible numéro 1 de Téhéran.
17:04Alors, Michel Fayad, nous en sommes là.
17:05Alors, j'avais juste peut-être demandé à notre invité, excusez-moi les loulous, pardon,
17:10excusez-moi les loulous, mais pardon, c'est juste qu'on vous entend, en fait.
17:16Donc, c'est notre invité qui est là, et voilà.
17:20Chut, chut, dans cinq minutes, d'accord.
17:23En plus, on l'a fait parler.
17:25Je vous prie de bien vouloir m'excuser.
17:27Michel Fayad, où en sommes-nous sur le fond de la guerre ?
17:29En fait, nous en sommes exactement là où vous l'avez présenté,
17:33c'est-à-dire Téhéran a une idée extrêmement fixe qui est le détroit d'Hormuz.
17:37Ils veulent à tout prix faire payer tout le monde
17:40lorsqu'on veut passer nos bateaux à travers ce détroit.
17:44On sait que le détroit d'Hormuz, à travers lui, il y a 20% du pétrole mondial qui passe.
17:50Il y a également 21-22% du gaz naturel liquéfié.
17:53Il y a à peu près le tiers des engrais mondiaux aussi qui traversent le détroit.
17:56Et mardi, il y a eu trois navires marchands qui ont été bombardés par les Iraniens.
18:02Et les Américains ont répliqué par 80 frappes dans la nuit.
18:06Et hier, ils ont encore frappé 90 fois cette fois-ci.
18:10Donc les Américains annoncent en fait beaucoup de cibles militaires.
18:15Les Iraniens, eux, parlent de pêcheurs blessés, voire tués.
18:21La vérité est peut-être chez les deux.
18:23Oui, entre les deux.
18:24Parce que vous savez, finalement, quand des ports sont frappés,
18:28il y a des dommages collatéraux.
18:29Il y a des civils qui peuvent être tués, évidemment.
18:32Mais l'Iran a frappé de son côté 85 cibles américaines.
18:36Ce sont des bases américaines dans le golfe Persique,
18:39comme par exemple le Bahreïn, le Koweït, le Qatar.
18:43Par contre, il n'y a eu aucune victime américaine.
18:45C'est ça qui est quand même assez important.
18:48Ce qui est aussi intéressant, c'est qu'en réalité,
18:52sur les 85 coups que les Iraniens ont faits,
18:56ils n'ont eu aucun résultat.
18:59Et donc, ce détroit d'Hormuz qui veut le faire payer,
19:02non seulement ils ne sont pas en train de le faire payer
19:04parce qu'ils n'y arrivent pas,
19:05mais en plus, ils n'ont même pas réussi à stibler les Américains
19:09et ils n'ont pas réussi à rien pour le moment.
19:13Donc aujourd'hui, ce qui est aussi important de dire,
19:15c'est que les Américains ont décidé de répliquer par la force.
19:19D'ailleurs, Donald Trump prévient que si jamais les frappes iraniennes continuent,
19:23les Américains frapperaient encore plus fort.
19:25Mais l'image qui reste ce soir, c'est celle de l'avion,
19:29un président américain qui change d'appareil.
19:32Ça ne se voit pas tous les jours.
19:34Alors, soyons directs, Michel Fayad.
19:35Est-ce qu'il a eu peur, en fait, Donald Trump ?
19:38Peur, je ne sais pas.
19:39Mais en tout cas, ce qui est assez intéressant,
19:40c'est qu'il a atterri en Turquie avec ce fameux, vous savez,
19:43Boeing que le Qatar lui a offert pour 400 millions de dollars.
19:46Un superbe Boeing extrêmement beau, extrêmement neuf et tout.
19:51Sauf qu'il est reparti avec un vieux VC-25A,
19:56à la demande du secret de service.
19:59parce que, tout simplement, le cadeau des Qataris n'avait pas d'antimissiles,
20:03n'avait pas de ravitaillement en vol,
20:05n'avait même pas de communication entièrement sécurisée.
20:07Donc, très bien pour l'esthétique, mais mauvais pour toute mission.
20:11Donc, ce qui est aussi intéressant de dire,
20:13c'est que l'avion est donc un cadeau du Qatar,
20:15mais les bases qataris ont été bombardées par l'Iran.
20:18Et c'est à cause de l'Iran que le président américain a dû changer d'avion.
20:21Et c'est donc ce vieil avion qui a servi, finalement,
20:27en fait, à rapatrier Donald Trump,
20:28puisque ce vieil avion est capable de faire face à une frappe nucléaire,
20:32figurez-vous, ce qui n'est pas le cas du nouveau Boeing Qatari.
20:37C'est incroyable, quand même.
20:38Oui, mais ce qui est aussi assez amusant,
20:41c'est que, donc, dans ce vieil appareil,
20:42il a dû faire baisser les hublots.
20:45En fait, il y a donc un transpondeur qui a été coupé au décollage
20:48et il a transformé son avion en salle de crise.
20:51Et c'est de là d'où il a décidé de frapper l'Iran à nouveau.
20:55Et donc, le cadeau Qatari a défilé,
20:58l'ancêtre d'avion a fait la guerre
21:01et c'est le cadeau qui est revenu pour la photo.
21:04Donc, Trump, lui, n'a dit ne pas avoir eu peur.
21:08Il a dit avoir fait son travail.
21:10Il a même dit qu'il aurait préféré être numéro un sur TikTok.
21:13Mais bon, entre-temps, ce qui est assez fort,
21:16c'est qu'on a un président, quand même américain,
21:19qui est à visage découvert et un guide suprême
21:22qui, dans le même temps, n'est toujours pas apparu
21:23depuis l'assassinat de son père.
21:25Et on voit autour de lui les anciens de la guerre Iran-Irak
21:30réapparaître au premier plan.
21:33Le Détroit, la doctrine, les grandes manœuvres.
21:37Michel Fayat, dites-moi franchement,
21:38c'est l'automobiliste français, finalement,
21:41qui finance les ayatollahs, on peut dire ça comme ça ?
21:43En partie, oui, puisque le Brent, lui, a bondi de 8%.
21:48Comme vous l'avez dit, il a franchi les 80 dollars le baril.
21:51Il y a eu aussi l'UFIP, qui est donc l'Union française
21:56en charge de vérifier le prix à la pompe,
21:59qui a dit que le sans-plomb a pris 3 centimes,
22:01le gazole 4 centimes.
22:02Ce n'est pas beaucoup pour le moment,
22:04mais si la situation persiste, le risque est bien là.
22:08Ensuite, il y a l'Iran qui a bien compris
22:10que le Détroit d'Hormuz était une arme géopolitique
22:14et économique encore plus importante
22:15qu'avoir le nucléaire ou le programme balistique.
22:19Et donc, aujourd'hui, il sait très bien
22:21que ces armes, ce sont les drones et le Détroit d'Hormuz.
22:26Mais de l'autre côté, vous avez le fait
22:30que les Iraniens n'ont pas été efficaces en termes de frappe.
22:33Et ce qui nous intéresse aussi ce soir,
22:35c'est de dire quelle est la position française et européenne,
22:37puisque l'Europe a annoncé une réunion la semaine prochaine
22:41avec les pays arabes du Golfe.
22:43Donc, une réunion assez élargie.
22:47Donc, nous, on paye le prix du carburant.
22:49Eux, ils fixent le tarif.
22:50Chaque plein d'essence cet été,
22:52on portera une nouvelle petite ligne.
22:53C'est la taxe Téhéran.
22:55Et puisque, donc, les Iraniens auront imposé leur variation.
23:00Et une chose aussi, c'est qu'en plus des frappes iraniennes
23:06et du Détroit d'Hormuz,
23:08les Iraniens espéraient encore jouer sur les proxys.
23:11Mais comme on l'a dit hier,
23:13les proxys sont sommés de désarmées.
23:15Le Hach-e-Sharbi en Irak, le Hezbollah au Liban.
23:18Et pour terminer,
23:20lorsqu'un État remplace la stratégie militaire
23:22par le contrat sur une tête,
23:23la tête de Donald Trump,
23:25il cesse de raisonner comme une puissance.
23:27Ce soir, Donald Trump a changé d'avion.
23:29L'Iran, lui, n'a toujours pas changé de logiciel.
23:32Merci pour votre analyse, mon cher Michel.
23:35Sarah, vous êtes bien avec nous ?
23:36Vous aimez bien Face à l'Info ?
23:37Vous aimez bien les mousquetaires ?
23:38Vous avez toujours envie d'être notre cinquième mousquetaires ?
23:40Oui, bien sûr.
23:41Est-ce que vous avez participé au cadeau ?
23:45La réponse est oui.
23:49Marc Menand, votre invitée,
23:51elle a 94 ans.
23:52Elle s'appelle Danielle Lord.
23:54Vous pouvez l'installer tranquillement.
23:56Installez-la, ici, juste en face.
23:59Je n'ai que 5 minutes à vous accorder.
24:02C'est son livre chez Fayard.
24:05Enfant juif, caché pendant la Seconde Guerre mondiale,
24:08puis femme de presse et de radio.
24:10Elle raconte un siècle avec courage,
24:14humour et une remarquable liberté de ton.
24:18Danielle Lord est notre invitée ce soir,
24:20interrogée par Marc Menand.
24:25Prenez le temps de vous installer.
24:27C'est un honneur pour nous de vous accueillir.
24:31Et puis, je suis allée vous saluer.
24:32Tout à l'heure, vous m'avez dit des mots gentils.
24:34Vous êtes trop gentille, madame.
24:36Prenez le temps de vous installer.
24:38Pendant qu'elle s'installe,
24:40je vais vous montrer,
24:41peut-être mon podcast de demain.
24:44Retrouvez le dixième épisode.
24:46Quelle histoire avec Jean Debelot,
24:48ancien journaliste,
24:49administrateur de l'Institut Thomas More,
24:51pour son rapport 75-2025,
24:54les 50 décisions qui ont fait couler la France.
24:58En 79-80, la dette par citoyen français,
25:01elle était de quelques centaines d'euros à peine.
25:04Aujourd'hui, elle est de 50 000 euros.
25:06Vous avez 6 millions ou 5 millions de cartes vitales de plus en France
25:09qu'il n'y a d'habitants.
25:11Il y a certainement des économies à faire de ce côté-là.
25:13L'étude des dégâts nous rend optimistes.
25:15L'accumulation d'erreurs est telle
25:17que le potentiel de rebond est colossal.
25:21Il y a trois atouts forts.
25:22C'est que, contrairement à ce qu'on nous dit,
25:24il y a beaucoup d'argent très très mal dépensé.
25:26Et dans un instant, les solutions,
25:28des pistes pour nous donner un peu d'espoir.
25:34Voilà, demain, sur toutes les plateformes de podcast,
25:38quelle histoire, l'histoire de ceux qui aiment la France.
25:43Marc Menon, votre invitée, elle est pétillante.
25:46Alors, votre dernier mot, là, dans l'extrait, espoir.
25:49Mais ce n'est pas de l'espoir, c'est de la jubilation.
25:52J'ai passé des moments de lecture.
25:55Vous m'avez emporté littéralement.
25:5894 ans, mais bon sang de bon sang.
26:01Que ça pétille, c'est un souffle.
26:04Mais que vous êtes gentil.
26:05Non, non, je ne suis pas gentil.
26:06Non, il ne l'est pas du tout.
26:08Non, non, non, non.
26:09Que ça m'injeunit, que ça me projésire.
26:11Vous n'imaginez pas.
26:13Ah mais, c'est extraordinaire.
26:15Je cornais les pages.
26:16Je n'arrêtais pas de les corner.
26:19Alors, par exemple, je ne vais pas tout faire,
26:20mais il faut se laisser emporter,
26:24alors qu'on a une littérature aujourd'hui
26:26qui est dans la vacuité la plus totale.
26:29Ma mère n'est pas une anecdote.
26:32Ma mère est une atmosphère.
26:34Une belle atmosphère, parfois,
26:36et une atmosphère cruelle, souvent.
26:38Une beauté blonde, un jugement,
26:41une phrase qui reste.
26:44On ne se remet pas de certaines phrases.
26:47On les transforme.
26:48On les porte.
26:50On les paie dans ses amours,
26:52dans ses colères,
26:53dans ses exigences.
26:54Il n'y a partout comme ça que des formules.
26:57C'est d'une beauté,
26:59d'une créativité, d'une poésie.
27:01Écoutez, vous êtes d'une gentillesse
27:02et vous me faites un plaisir extraordinaire.
27:04Parce que quand on écrit,
27:06comme vous savez,
27:06on ne sait pas très bien ce qu'on fait.
27:08Eh bien, écoutez, voilà.
27:10C'est qu'on écrit.
27:11Mais c'est tout.
27:11Et je trouve, à la limite,
27:13il ne faudrait surtout pas dire
27:14que c'est un récit.
27:15Comment ?
27:15Ce n'est pas un récit.
27:17C'est beaucoup plus que ça.
27:19Oh.
27:19Mais non, c'est-à-dire qu'on est dans...
27:22On est avec une femme
27:23qui, d'abord, se cherche,
27:26avec des mots
27:27qui sont des provocations,
27:28comme quand vous dites, par exemple,
27:30au moment de la guerre,
27:31eh bien, moi, petite gamine,
27:34pour moi, la guerre était rigolote.
27:36Eh oui, elle était rigolote.
27:38C'est normal, quand on est enfant,
27:41tout change.
27:42Et tout à coup, on ne va plus en classe.
27:44On ne se fait plus attraper par personne.
27:46Tout le monde est occupé.
27:48Et c'est un moment,
27:50je m'excuse de le dire,
27:51merveilleux.
27:52Il n'y a que les adultes
27:53qui sont soucieux.
27:54soucieux.
27:55Mais ça, c'est étonnant.
27:57Mais pas les enfants.
27:58Oui, mais vous êtes juive.
28:00Vous êtes dans une configuration
28:01en plus, vous avez...
28:02On ne s'en rend pas compte de ça.
28:03On ne s'en rend pas compte.
28:04Non, mais pas du tout.
28:05Mais c'est là où il y a
28:06quelque chose de magique
28:08dans votre écriture.
28:10Vous êtes le goût de vivre.
28:12Vous êtes la flambée
28:14de l'existence.
28:15Oh, écoutez,
28:16c'est un compliment magnifique.
28:18Il est trop beau pour moi,
28:19ce compliment.
28:20Qu'est-ce que je vais faire
28:21de ce compliment ?
28:24Daniel Lord.
28:25Daniel Lord.
28:26Oui.
28:27Racontez-nous.
28:28Qu'est-ce qu'il y a
28:28dans votre livre ?
28:30Alors, qu'est-ce que vous voulez
28:30attendre ?
28:31Non, non, non.
28:31Sans note.
28:32Qu'est-ce que vous voulez
28:33que je vous raconte ?
28:34Parlez un petit peu plus fort
28:35parce que je suis très jeune.
28:36Un peu sourde.
28:40Qu'est-ce que vous avez voulu
28:42raconter dans votre livre ?
28:43Oui, j'ai voulu un peu raconter, oui.
28:45Pourquoi j'ai voulu raconter ?
28:48Je ne sais pas, en vérité.
28:50Je crois que, d'abord,
28:51j'ai toujours toute ma vie écrite.
28:54Autrement dit,
28:55l'écrit, c'est ma façon d'être.
28:57Donc, d'abord,
28:58je n'avais plus personne
28:59à qui parler
29:00parce que, vous savez,
29:01j'ai un certain âge
29:02et j'ai perdu tous les gens
29:03que j'aimais.
29:04Ils ne sont plus là.
29:06Donc, je ne peux plus leur parler.
29:08Alors, au lieu de parler,
29:10j'ai écrit.
29:11C'est une façon de parler.
29:13Et de raconter votre vie.
29:15Et j'ai raconté ma vie.
29:16Mais j'ai raconté ma vie
29:18parce que si j'écris,
29:20il faut bien que je raconte
29:20quelque chose.
29:21Oui, mais ce qui est extraordinaire,
29:23c'est comment ?
29:24C'est ma vie ?
29:24Oui, mais ce qui est formidable,
29:26c'est que vous nous rappelez
29:27ce qui a été l'atmosphère
29:29de la France
29:29alors que l'on veut toujours
29:32porter par le goût
29:35de l'entrepreneuriat.
29:37Et vous,
29:38vous êtes une femme.
29:39Alors, on a l'impression
29:40que c'était facile pour les femmes.
29:41Et vous êtes en embuscade
29:43pour avoir le droit
29:44de vivre libre.
29:44Ah ben, naturellement.
29:45Parce que tout était difficile.
29:48D'abord,
29:49j'étais juive.
29:50Je le dis,
29:51je le dis très ouvertement
29:54parce que ça,
29:55ça change tout.
29:56Et quand il y a une guerre,
29:58ça change encore plus.
30:00Donc, il faut non seulement
30:01être catholique,
30:02mais il faut l'être tout le temps.
30:04Et c'est pas très facile
30:05quand on n'en a pas l'habitude.
30:07Parce qu'on apprend quelque chose,
30:09c'est une langue.
30:10J'ai appris une nouvelle langue.
30:13et j'ai très bien su m'en servir.
30:15Et elle m'a sauvée.
30:16Et elle a sauvé ma famille.
30:19Parce que j'avais deux frères
30:20et plus jeunes que moi.
30:22Et grâce à cette langue
30:24que j'ai apprise,
30:24nous avons été sauvés
30:25à plusieurs reprises.
30:27Par mon catholicisme...
30:30Faux.
30:31Théâtral, vous dites,
30:32à un moment donné.
30:33Théâtral et artificiel.
30:35Donc, très bien pensé,
30:38naturellement.
30:39Et alors, ce qui est formidable,
30:40c'est de découvrir
30:42les rédactions de l'époque.
30:43Vous campez.
30:44Vous campez,
30:45cette atmosphère étonnante.
30:47On sent presque Kessel derrière.
30:49Oui.
30:49Ces gars qui sont là
30:51des bourlingueurs.
30:52Il y a Kessel.
30:52Et vous, toutes douces,
30:54mais qui n'acceptez pas,
30:55justement,
30:55d'être simplement une présence.
30:57Non, parce que ce n'est pas possible
30:59pour un être humain
31:00d'accepter ça.
31:02Parce que ça,
31:02c'est la réduction absolue.
31:04On devient une feuille,
31:06on devient un bout de papier.
31:08Et les bouts de papier,
31:08je les aime beaucoup,
31:09je m'en suis beaucoup servi.
31:11Mais parce que je suis un être humain
31:13et qu'on ne peut pas supporter
31:14ce qu'on vous fait.
31:16Parce qu'on vous diminue tout le temps.
31:18Donc, il faut tout le temps
31:19se grandir.
31:20Comment avez-vous tenu ?
31:22Comment avez-vous fait
31:23pour résister
31:24dans cette humiliation ?
31:26Mais vous savez,
31:27quand on est enfant,
31:28ce n'est pas difficile de résister.
31:30D'abord, on aime la vie.
31:31Ensuite, on est entouré.
31:33On a une mère.
31:34Moi, j'adorais ma mère.
31:35J'avais des frères.
31:36J'adorais mes frères.
31:37J'avais tout un petit monde.
31:40Donc, ce petit monde vous éloigne.
31:41Au fond, c'est un vase clos.
31:43Et on ne sait pas très bien
31:44ce qui arrive dehors.
31:45On voit que les vitres
31:46sont peintes en bleu
31:47parce qu'il y a des Allemands.
31:49On voit qu'il ne faut plus...
31:50Moi, je parlais couramment allemand
31:51étant enfant.
31:53J'avais une Fräulein,
31:55c'est-à-dire une gouvernante allemande.
31:57Et dès que la guerre est arrivée,
31:59on m'a interdit de parler allemand.
32:01Et donc, j'ai complètement oublié l'allemand.
32:03Alors, je ne parlais plus allemand.
32:05Enfin, tout change.
32:06Tout change.
32:07Quand une guerre arrive,
32:08quel que soit son âge,
32:09tout change.
32:10Alors, ce qui est formidable aussi,
32:12ça, c'est la partie,
32:13je dirais, l'élan.
32:14Mais après,
32:15quand vous êtes une femme
32:16qui a réussi à s'affirmer
32:18dans la logique sociale,
32:20il y a l'amour.
32:22Alors, vous n'êtes pas tendre
32:23avec les hommes.
32:24Vous faites des portraits étonnants
32:27parce qu'on a l'impression
32:28qu'ils vont à la cueillette
32:30et vous ne voulez pas
32:31être une fleur que l'on sache.
32:32Et bien, pourtant,
32:33je vais vous avouer
32:33que j'aime beaucoup les hommes.
32:35Oui.
32:36Je l'ai constaté.
32:38Je comprends pas pourquoi.
32:40Je vous parais cruel
32:42parce que c'est un monde
32:43que j'aime beaucoup les hommes.
32:45Oui, oui.
32:45Je suis très bien avec un homme.
32:48Je dirais même
32:48que c'est mon décor familier.
32:51et le préféré.
32:52Non, mais il y a des ambiances.
32:55Vous quittez une soirée
32:56avec l'homme
32:57et vous allez à l'hôtel.
33:00Oui.
33:00Et la manière dont ça se passe.
33:02Oui.
33:02Et il y a la fois
33:03où vous êtes abandonné,
33:05où vous attendez.
33:07Oui, mais l'hôtel,
33:07c'était pas très agréable.
33:09Ah non, mais c'est tout ça
33:09qui est merveilleux.
33:10Parce que l'hôtel,
33:11c'est quand même
33:11l'exemple du provisoire.
33:15Et vous savez bien
33:16qu'on veut du définitif.
33:19Magnifique.
33:20On veut toujours
33:21un peu définitif.
33:23Mais à l'hôtel,
33:24c'est pire que du provisoire.
33:26C'est du tenditoire.
33:28Daniel Lord,
33:29dernière question.
33:31Si vous n'aviez que 5 minutes,
33:34comme votre livre,
33:35que diriez-vous
33:36aux Français ?
33:37Qu'est-ce que je fais mes 5 minutes ?
33:37Que diriez-vous aux Français
33:38qui vous regardent ?
33:39J'entends pas.
33:40Que diriez-vous
33:44aux Français
33:45qui vous regardent ?
33:47C'est très difficile
33:48comme question.
33:49On ne peut pas répondre
33:50comme ça.
33:51Il faut réfléchir.
33:52Parce que je vais dire
33:53une bêtise.
33:54Fatalement.
33:56Si on vous posait
33:57cette question,
33:57c'est très difficile.
33:58Qu'est-ce que je leur dirais ?
34:00De ne pas désespérer
34:02malgré tout.
34:03Et que c'est tout de même
34:04un pays miraculeux.
34:06Parce que moi,
34:06j'ai vécu dans d'autres pays.
34:07J'ai vécu longtemps
34:08aux Etats-Unis.
34:09J'ai vécu en Angleterre.
34:11Et je trouve
34:12que la France
34:13est un pays miraculeux.
34:15J'adore la France.
34:17Et pour rien au monde,
34:18je ne la quitterais.
34:20Pourtant,
34:20Dieu sait si maintenant
34:21elle est un peu difficile.
34:23Mais elle est miraculeuse.
34:24Et il faut avoir vécu
34:25longtemps ailleurs
34:26comme moi.
34:27Parce que j'ai vécu
34:27des années aux Etats-Unis
34:28et des années en Angleterre
34:31pour savoir
34:31la chance que nous avons.
34:34Nous vivons dans un pays
34:35absolument unique.
34:37Tout est possible.
34:38dans ce pays.
34:39On peut être intelligent,
34:40on peut être stupide,
34:40on peut être pauvre,
34:42on peut être riche,
34:43on peut tout être.
34:44On peut être beau,
34:45on peut être laid.
34:46On est aimé.
34:47C'est un pays qui aime.
34:50Je n'ai que 5 minutes
34:52chez Fayard.
34:53Merci infiniment
34:54d'avoir été avec nous.
34:55J'espère que ce n'est pas été.
34:56Vous avez été exceptionnel.
34:58Comme le livre.
34:59Alors, si on peut venir.
35:00Je veux vous serrer
35:01dans mes bras, pardon.
35:04C'est vraiment un livre.
35:06Si vous partez en vacances,
35:08vous aurez le bonheur.
35:10Ce que vous dites,
35:11c'est puissant.
35:12Vraiment.
35:16que j'aime beaucoup
35:17là à côté de moi,
35:18que je félicite.
35:19Bonjour.
35:20Merci.
35:20Je félicite beaucoup.
35:22Merci infiniment.
35:23D'ailleurs,
35:24je félicite tout le monde
35:25que je vous vois.
35:26Merci.
35:27Merci.
35:27Vous pouvez la récupérer
35:28tranquillement.
35:29Passez devant la caméra.
35:29Vous inquiétez pas,
35:30tout va bien.
35:31Et il vaut mieux
35:32pas qu'elle entendre
35:33le reste des sujets
35:34pour qu'elle puisse garder
35:35la positivité
35:38sur la France.
35:39Et j'aime beaucoup
35:40ces mots.
35:40J'aime beaucoup
35:41ce qu'elle a dit.
35:41Merci beaucoup,
35:42Marc Menand,
35:42pour cette chronique.
35:43Merci beaucoup,
35:43Daniel Lord,
35:44d'avoir été notre invité.
35:46Charlotte,
35:46on va passer à vous.
35:49Encore une fois,
35:49merci.
35:50Ah oui,
35:50merci beaucoup.
35:51J'ai oublié
35:51tous mes textes.
35:54La sénatrice,
35:55elle est Marie-Carole Siontou,
35:59rapporteure spéciale
36:00d'une mission
36:00d'information
36:01sur le coût
36:02des dépenses d'asile,
36:05dénonce
36:05l'envolée des coûts
36:07et la mutation
36:08de cette protection
36:10en une voie
36:11d'immigration
36:12détournée.
36:13C'est très important
36:14ce sujet,
36:14Charlotte Dornelas.
36:15Que retenir
36:16de ce rapport ?
36:17Vous savez,
36:18il y a une mission
36:18qui a été lancée
36:19au Sénat
36:20par Bruno Rotailleau
36:20à l'époque
36:21de transparence
36:22sur la question
36:23de l'immigration.
36:24Et il y a
36:24un nombre
36:25de sous-catégories
36:28du terme
36:29immigration
36:29qui est immense.
36:31Et là,
36:31cette mission,
36:32vous le disiez,
36:32s'est attardée
36:33sur la question
36:33des dépenses d'asile.
36:34Donc le droit d'asile,
36:36les personnes
36:36qui sont accueillies
36:37en France
36:38au titre
36:38du droit d'asile
36:39ou en attendant
36:40que soient examinés
36:41leurs dossiers
36:42pour savoir
36:42si oui ou non
36:43elles peuvent
36:44en bénéficier.
36:45Et le constat
36:45de la mission,
36:46qui développe
36:47par ailleurs
36:47une longue liste
36:48de préconisations,
36:49est absolument
36:50sans appel.
36:51D'abord,
36:51le droit d'asile
36:52qui est conçu
36:53pour répondre
36:53à une situation
36:54exceptionnelle
36:55initialement
36:56et de ce fait
36:57est extrêmement protecteur,
36:59tend à devenir
37:00une voie d'immigration
37:00comme une autre,
37:02d'autant que
37:03les personnes déboutées
37:04restent sur le territoire,
37:06soit en restant
37:07en situation irrégulière,
37:09en étant en situation
37:10illégale
37:10une fois qu'ils sont déboutés,
37:11soit en obtenant
37:12un titre de séjour
37:13sur un autre fondement
37:15au fil des années.
37:16C'est donc une voie
37:17d'entrée en France.
37:18On vient,
37:19on candidate
37:19pour l'asile
37:20et qu'on soit
37:20si on est reçu à l'asile
37:21et bien on reste
37:22et si on n'est pas reçu
37:23à l'asile
37:23et bien on reste.
37:24Donc c'est en effet
37:25une voie d'immigration
37:27nouvelle.
37:28Et les conséquences
37:29sont multiples
37:30mais notamment coûteuses.
37:31Dans ce rapport,
37:32vous savez,
37:33il y a une liste
37:33des coûts
37:34qui sont associés.
37:35Donc là,
37:36on le voit,
37:36le centre d'accueil
37:37pour demandeurs d'asile,
37:38395 millions,
37:39le centre d'accueil
37:40d'examen
37:41de la situation
37:42de la personne
37:43qui demande l'asile,
37:4461 millions d'euros,
37:45l'hébergement d'urgence
37:47pour demandeurs d'asile,
37:48308 millions d'euros,
37:50le programme d'accueil
37:51et d'hébergement
37:51des demandeurs d'asile,
37:5337 millions d'euros.
37:54Je fais la liste
37:54parce que je pense
37:54que les gens découvrent
37:55au fur et à mesure
37:56le nombre de dispositifs
37:58qu'il y a.
37:59Allocation pour demandeurs d'asile
38:00et frais de gestion,
38:01218 millions d'euros,
38:03accompagnement social
38:04des demandeurs d'asile,
38:054,7 millions d'euros,
38:07fonctionnement de l'OFPRA,
38:08vous savez,
38:08l'office qui examine
38:09ces dossiers-là,
38:10100 millions d'euros.
38:12Bon,
38:12la liste n'est pas exhaustive,
38:14loin sans faux,
38:16mais là,
38:16on est déjà
38:16à 1,126 millions d'euros
38:18dans la liste
38:19que je viens de faire.
38:20Mais il y a également
38:21les dépenses d'intégration
38:23via le programme
38:24d'accompagnement global
38:25et individualisé
38:26des réfugiés.
38:27On est passé
38:28de 2 à 53 millions d'euros
38:29entre 2022 et 2025.
38:31Il y a aussi
38:32les dépenses des préfectures
38:33qui sont chiffrées
38:34dans le rapport
38:34à 25 millions d'euros
38:36pour le seul examen de l'asile,
38:38pour l'accompagnement de l'asile.
38:39Le fonctionnement
38:40de la Cour nationale
38:40du droit d'asile,
38:42115 millions d'euros
38:43en 2025.
38:44Et ce n'est toujours pas tout.
38:45Il y a un coût
38:46qui est estimé
38:47à 242 millions d'euros
38:48pour les réfugiés
38:50et les demandeurs d'asile
38:50qui sont placés
38:51dans les centres d'hébergement
38:52dits normaux,
38:54que j'ai appelés normaux,
38:55moi,
38:55c'est-à-dire pas spécifiquement
38:57pour demandeurs d'asile
38:58mais pour des centres
38:59d'hébergement d'urgence.
39:01Plus exactement,
39:02donc 242 millions d'euros
39:03pour les seuls réfugiés
39:04et demandeurs d'asile
39:06qui sont dans ces centres-là,
39:08les centres qui leur sont consacrés
39:10étant déjà débordés.
39:12Donc l'hébergement
39:13dans ce rapport
39:14est de loin
39:14le plus gros poste de dépense
39:17dans un pays qui,
39:19et Marc nous en parle
39:20assez régulièrement,
39:21a un gros problème
39:22de logement par ailleurs.
39:23Donc c'est un problème
39:24d'hébergement
39:25qui s'ajoute
39:26au problème général du logement
39:27et c'est le plus gros poste de dépense
39:29pour l'asile en France.
39:32Est-ce cette addition
39:33qui permet à cette sénatrice
39:35de chiffrer les dépenses d'asile
39:37à quasiment 2 milliards d'euros ?
39:39La liste que je viens de vous faire
39:40avec les ajouts,
39:42la liste un peu pénible
39:44que je vous ai faite
39:45plus les ajouts ici et là,
39:46on atteint 2 milliards d'euros
39:48avec une augmentation des dépenses
39:49de 19%
39:50les trois dernières années
39:52puisque tout est en augmentation
39:53ou à peu près.
39:54Mais c'est évidemment plus encore
39:56et la sénatrice elle-même
39:57dans son rapport parle,
39:59je cite,
39:59d'un coût minimum.
40:01Pourquoi ?
40:01Parce que dans l'addition,
40:02on n'intègre pas
40:03les dépenses médicales,
40:04les dépenses d'aide sociale,
40:07la scolarisation éventuelle
40:08des enfants.
40:08Certains ont des enfants
40:09et vous savez que la scolarité
40:10est prise en charge.
40:12Les dépenses de police
40:13pour faire exécuter
40:14quand c'est faisable
40:15le retour des déboutés
40:16de l'asile.
40:17Ça coûte cher.
40:18Quand vous allez,
40:19et les dépenses de police
40:21sont citées,
40:21mais les dépenses de justice
40:22tout court.
40:23Vous savez, par exemple,
40:24quand on place dans un centre
40:25de rétention administrative,
40:26ça coûte de l'argent
40:26un centre de rétention administrative.
40:28Quand vous avez
40:28l'assistance juridique
40:29qui se fait à coup de subvention,
40:31ça coûte de l'argent
40:31les subventions
40:32pour l'assistance juridique.
40:33Quand vous devez passer
40:34quatre fois pendant votre rétention
40:36devant un juge judiciaire
40:37cette fois-ci
40:38pour savoir si la prolongation
40:40de cette rétention est faite,
40:41vous avez le juge,
40:42vous avez un greffier,
40:43vous avez les policiers
40:43qui sont là pour encadrer
40:44la séquence,
40:45vous avez les avocats
40:46qui sont commis d'office parfois
40:47et donc qui sont également
40:49un coup pour l'État.
40:50Bref, je m'arrête là,
40:54limité évidemment de coût.
40:55Un constat qui va te perdre
40:57évidemment cette augmentation
40:58et tout ça n'est pas chiffré
40:59pour le coup dans le rapport.
41:01Un constat qui va te perdre
41:02avec des chiffres d'asile
41:03qui eux sont toujours plus hauts.
41:05Les demandes d'asile
41:06enregistrées par l'OFPRA
41:07qui est la première institution
41:09qui enregistre ces demandes
41:11a quasiment doublé en dix ans.
41:13On est passé d'environ
41:1380 000 par an en 2015
41:15à 145 000 en 2025
41:17et encore en 2025
41:19on était en légère baisse
41:20par rapport à 2024.
41:21Et le taux de protection
41:23est également en augmentation
41:24parce que les personnes arrivent,
41:25elles demandent l'asile
41:27donc ça, ça augmente
41:27et l'OFPRA
41:29et la Cour nationale
41:30du droit d'asile derrière
41:32répondent oui ou non
41:33à cette demande d'asile.
41:34Et bien le taux de protection
41:35il a lui aussi augmenté.
41:36En 2021,
41:37on était à 39%
41:38de réponses positives
41:40de vous pouvez avoir l'asile
41:41une fois que vous l'avez demandé.
41:43L'an dernier,
41:44nous étions à 52,1%.
41:46La protection internationale
41:48est donc de plus en plus accordée
41:49en raison notamment
41:51des pays de provenance.
41:52Les Ukrainiens sont accueillis
41:53à 90%,
41:54les Afghans à 80%,
41:56les Haïtiens à 90%
41:57puisque le conflit est généralisé
42:00et que ça devient
42:00une cause, on va dire,
42:03d'asile quasiment systématique.
42:06Entre 2020 et 2025,
42:07le nombre de bénéficiaires
42:08de cette protection
42:09est passé d'environ
42:1033 000 personnes par an
42:12à 79 000 personnes par an.
42:15Donc c'est sans cesse
42:15en augmentation.
42:16de manière générale,
42:18pour atteindre en 2025
42:20un peu plus de 700 000 personnes
42:21qui sont accueillies
42:22à ce titre-là.
42:24Combien aujourd'hui ?
42:24Puisqu'entre 2025 et 2026,
42:26évidemment, ça a bougé.
42:28Et il faut noter
42:29que ces taux
42:30sont très inférieurs
42:32chez nos voisins européens
42:33qui ont pourtant
42:34les mêmes réglementations européennes,
42:36les mêmes engagements internationaux.
42:38Je le note au passage.
42:40Et forcément,
42:41les délais d'examen
42:42des demandes d'asile
42:43rallongent sans cesse
42:44puisqu'on ne suit pas
42:45cette augmentation permanente.
42:48Et là encore,
42:48le rapport nous donne
42:49une information utile.
42:51Le coût mensuel moyen
42:52de la prise en charge
42:53des demandeurs d'asile
42:54en attente d'une décision
42:56s'élève en 2025
42:57à près de 94 millions d'euros
43:00par mois.
43:02C'est-à-dire le coût,
43:04par exemple, annuel
43:04quasiment du fonctionnement
43:05de l'OFPRA.
43:06Donc si on arrivait
43:08à réduire les délais,
43:08ce que demande
43:09le rapport,
43:09mais pour arriver
43:10à réduire les délais,
43:11il faut soit plus de gens,
43:12soit moins d'accueil,
43:13de manière absolument évidente.
43:15Si on arrive
43:16à réduire ces délais
43:16qui ont déjà été réduits
43:17d'ailleurs l'année dernière,
43:20eh bien on pourrait économiser
43:21là encore une fois
43:21beaucoup d'argent
43:22sur le beaucoup d'argent
43:23que nous coûte
43:24quoi qu'il arrive,
43:25l'asile.
43:26On comprend que l'asile
43:28coûte très cher à la France,
43:29mais pourquoi parler
43:30d'une voie migratoire de plus ?
43:33Au-delà de l'extension permanente
43:35des raisons d'obtenir l'asile,
43:36on se souvient par exemple
43:37de la décision
43:37de toutes les femmes afghanes
43:39peuvent obtenir l'asile
43:40parce qu'elles sont des femmes
43:41en Afghanistan,
43:43ce qui ouvre derrière
43:44des droits évidemment
43:45à l'immigration familiale
43:46par exemple.
43:47Et par ailleurs,
43:47je le précise à toute fin utile,
43:49mais parmi les talibans
43:49qui ont pris le pouvoir,
43:50il y a aussi des femmes.
43:51Donc toutes les femmes afghanes
43:52ne sont pas victimes
43:53des talibans aujourd'hui,
43:54même si évidemment
43:55les règles des talibans
43:56s'appliquent à toutes les femmes.
43:57Mais certaines les plébiscitent.
43:59Vous voyez,
43:59comment on fait cette différence
44:00quand on les accueille par exemple ?
44:01Cette question apparemment
44:02ne se pose pas.
44:03Eh bien,
44:04le rapport dénonce
44:05par ailleurs,
44:06au-delà de cette question
44:07de l'extension permanente
44:08des raisons d'obtenir l'asile,
44:10le rapport dénonce
44:10une, je cite,
44:11absence totale de suivi
44:13des déboutés
44:13par le ministère de l'Intérieur
44:14et parle même
44:15de données incohérentes
44:17et contradictoires
44:18sur les éloignements
44:19effectivement réalisés.
44:20Vous savez,
44:21on parle souvent
44:21du taux d'OQTF exécuté
44:24ou du taux d'éloignement
44:27exécuté.
44:27Eh bien,
44:28elle,
44:28elle nous dit,
44:28elle a passé des heures
44:29et des heures sur ce dossier,
44:30elle nous dit
44:31les données sont incohérentes
44:32et contradictoires.
44:33Donc,
44:33ce dont on parle
44:33n'est même pas certain
44:35et elle s'attarde
44:36sur les chiffres
44:37et conclue,
44:37je cite,
44:38les personnes arrivées
44:38par la voie de l'asile
44:39restent sur notre territoire
44:41en violation de l'autorité
44:42de la chose décidée
44:43voire jugée
44:44par la puissance publique.
44:46Vous savez qu'il y a
44:46des décisions administratives,
44:47il y a parfois
44:48des décisions judiciaires
44:49d'interdiction du territoire.
44:51Dans les deux cas,
44:51elles ne sont pas appliquées
44:52et donc,
44:53je le précise
44:53à tous les gens
44:54qui hurlent
44:54à chaque fois
44:55qu'on pose la question
44:56par exemple
44:56d'une OQTF non exécutée,
44:57d'une interdiction
44:58du territoire non exécutée.
45:00Il s'agit en effet
45:01d'une violation
45:01de l'autorité
45:02de la chose décidée
45:03ou jugée.
45:04Personne sur ce plateau
45:05ne l'a décidé
45:06et cerise sur le gâteau,
45:08près d'un quart
45:09de ces déboutés
45:10qui ne partent pas
45:12finissent par être admis
45:12au séjour
45:13pour un autre motif,
45:14donc par être régularisés
45:15en France
45:16pour un autre motif,
45:18essentiellement familial
45:18ou économique,
45:20deux à cinq ans
45:21plus tard en moyenne.
45:22C'est-à-dire que
45:22pendant deux à cinq ans
45:23ils se sont maintenus
45:24de manière illégale
45:25et la France
45:26pour les récompenser
45:26de tout ce travail bien fait
45:28finit par les régulariser
45:30pour un autre motif,
45:31un quart.
45:32Excellente analyse
45:34ma chère Charlotte Dornelas,
45:36merci beaucoup
45:36pour ce décryptage.
45:39Dans un instant
45:39avec Mathieu Bocoté
45:41on va aborder
45:42le rebondissement
45:44dans l'affaire Nicolas Sarkozy
45:46avec la CEDH,
45:47un rebondissement majeur
45:48dans son histoire judiciaire
45:50mais d'abord
45:51avec Gabriel Cluzel
45:53le 7 juillet
45:54à l'Assemblée nationale
45:55alors que la séance
45:56était consacrée
45:58à la loi
45:58sur la présomption
46:00de légitime défense
46:01pour les policiers
46:02et les gendarmes
46:03faisant usage
46:04de leur arme.
46:05Assa Traoré
46:06et des militants
46:07de son comité
46:08justice
46:09pour Adama
46:10ont fait irruption
46:11dans les tribunes
46:13réservées
46:14au public
46:14de l'Assemblée
46:15hurlant
46:15des slogans
46:17forçant
46:18les huissiers
46:19à intervenir.
46:21Curieuse,
46:21est-ce qu'il y aura
46:22des sanctions ?
46:23Curieusement,
46:23c'est le grand silence
46:25sur cette séquence.
46:27Ce sont les questions
46:27qu'on se pose
46:28ma chère Gabrielle.
46:29Oui, alors précisons
46:30que cette loi
46:31que LFI appelle
46:32la loi
46:32permis de tuer
46:33carrément
46:34a été adoptée
46:35par des voix
46:35allant de renaissance
46:36à UDR.
46:37c'est vraiment
46:38un spectre
46:39très large.
46:40Que s'est-il passé ?
46:41Assa Traoré
46:42est arrivée
46:42flanquée
46:43de ses militants.
46:44Elle s'est installée
46:44sur les balkons
46:45ouverts au grand public
46:46et s'est mise à crier
46:47en levant le poing
46:47pas de justice
46:49pas de paix
46:50des huissiers
46:51ont dû intervenir
46:52l'un d'eux
46:52s'est même fait peur
46:53semble-t-il
46:54il a manqué
46:55passer par-dessus
46:56la rambarde.
46:58Mais le plus étonnant
47:00ou le plus scandaleux
47:02et moins cette provocation
47:03parce qu'Assa Traoré
47:04est une professionnelle
47:05de l'agite propre
47:05je ne sais pas pourquoi
47:06ça n'étonne personne
47:07cette scène
47:07que de savoir
47:09qui les a fait entrer
47:12et savoir pourquoi
47:13il y a un tel silence
47:15autour de cette séquence
47:16on aimerait savoir
47:18s'il y aura des sanctions
47:19et s'il y aura
47:19des condamnations.
47:21Alors pourquoi je dis ça ?
47:22Parce qu'il y a
47:23un précédent
47:23vous voyez
47:24il y a un précédent
47:25un trouble récent
47:27à la tribune
47:28de l'Assemblée
47:28a été non seulement
47:31relevé
47:31par la présidente
47:32de l'Assemblée
47:32à l'époque
47:33mais aussi sanctionné
47:34par un tribunal.
47:35En effet
47:36le 16 mai dernier
47:37un retraité de 75 ans
47:38originaire de Nancy
47:40a été condamné
47:41pour avoir crié
47:42quelques jours auparavant
47:43on en a marre de vous
47:44en tribune
47:45et en lançant des feuilles
47:46sur lesquelles
47:46il avait écrit à la main
47:48toutes ses revendications.
47:50il avait été invité
47:51par une députée socialiste
47:52parce que vous savez
47:52qu'il faut être invité
47:53c'est d'ailleurs
47:53tout le nœud du sujet
47:55pour être là
47:56et il avait interrompu
47:58la séance
47:58après des propos
47:59du ministre de la Santé
48:00sur l'antavirus
48:01et figurez-vous
48:02qu'il a écopé
48:03de 120 jours
48:04amendes à 8 euros.
48:06Voilà.
48:06Alors le motif
48:07de la condamnation
48:08c'est outrage
48:09envers des personnes
48:10chargées
48:11de l'autorité publique
48:13soit les députés présents
48:14et la présidente
48:15de l'Assemblée
48:16en l'occurrence
48:16Yaël Braun-Pivet.
48:18Alors le procureur
48:19avait requis
48:19quand même 4 mois
48:20de prison
48:21avec sursis
48:21et 1500 euros
48:22d'amende.
48:23Le prévenu
48:24avait dit vouloir
48:25réveiller les consciences
48:26et selon son avocat
48:28les faits étaient
48:29je cite
48:30à la limite
48:30du principe
48:32de liberté
48:33d'expression.
48:34Est-ce que la présidente
48:35de l'Assemblée
48:36avait interpellé
48:37le fauteur de trouble
48:38au moment des faits ?
48:39Oui au moment des faits
48:39c'était donc le 12 mai
48:41donc Yaël Braun-Pivet
48:42avait interpellé
48:42le fauteur de trouble
48:43elle lui avait dit
48:44allez monsieur s'il vous plaît
48:45merci de ne pas interrompre
48:46la séquence de questions
48:47au gouvernement
48:48le public a le droit
48:49d'assister à ces séances
48:50en restant silencieux
48:51et calme
48:51merci de respecter
48:53la représentation nationale
48:54dans son ensemble.
48:54Donc elle avait respecté
48:56les règles en usage.
48:59Alors en l'occurrence
48:59c'était pas
49:00Yaël Braun-Pivet
49:01qui était au perchoir
49:01mais Hélène Laporte
49:03qui a demandé
49:04des sanctions du RN
49:05donc qui a demandé
49:06des sanctions
49:06pour ceux
49:07qui ont fait entrer
49:08à sa traorée
49:10et son aéropage
49:12et en tout cas
49:14à l'instant
49:15où je vous parle
49:16Yaël Braun-Pivet
49:16n'a pas réagi
49:18sur son compte
49:19X à cette séquence
49:20comme s'il ne s'était
49:21rien passé
49:22dans l'enceinte
49:23dont elle a
49:23la responsabilité.
49:26Qui a invité
49:27à sa traorée ?
49:28C'est quand même
49:29assez facile
49:29de le savoir
49:30et celui qui l'a invité
49:32se doutait bien
49:32qu'elle ne venait pas
49:33pour s'asseoir
49:34sagement
49:34en bras croisés
49:35en écoutant
49:36avec beaucoup d'intérêt
49:37les débats.
49:39Il va-t-il y avoir
49:39des poursuites ?
49:40Il va-t-il y avoir
49:40des condamnations ?
49:41Alors les sanctions
49:43demandées par Hélène Laporte
49:44seront discutées
49:45en bureau
49:46la semaine prochaine
49:47semble-t-il
49:48mais il est intéressant
49:49de voir que finalement
49:51peu de monde
49:52ose en parler
49:53peut-être la crainte
49:54une fois de plus
49:55de se faire traiter
49:55de raciste
49:57car évidemment
49:57Thomas Porte
49:58par exemple
49:59traite d'islamophobe
50:00et de raciste
50:01quiconque
50:02comme Bruno Retailleau
50:03s'indigne de cette scène
50:05ce qui est pourtant
50:05un minimum.
50:07Donc on peut se demander
50:09comment Assa Traoré
50:11dispose d'une telle
50:12impunité
50:13et comment
50:15cette intercursion
50:16peut-elle être tolérée
50:17alors que les gendarmes
50:19ont bénéficié
50:21d'un non-lieu
50:22ils ont été
50:23définitivement
50:23innocentés
50:24en février
50:25dernier
50:26il faut savoir
50:27qu'Assa Traoré
50:28et son comité
50:28continuent
50:29d'alimenter
50:30un récit
50:31construit
50:31de toutes pièces
50:32que la justice
50:33a démenti
50:35là
50:35nous l'avions évoqué
50:38mais dimanche dernier
50:39il y a eu une marche
50:40justice
50:40pour Adama
50:42à laquelle
50:43participaient
50:44des députés
50:44LFI
50:45donc Bali Bagayoko
50:46Eric Coquerel
50:47qui avait appelé
50:48à cette marche
50:48Assa Traoré
50:49avait relayé
50:50leurs appels
50:51sur son compte
50:52Instagram
50:52une plaque
50:53a été posée
50:55comme si
50:55Adama Traoré
50:56était un martyr
50:57un martyr
50:57de la résistance
50:59contre les violences
50:59policières
51:01alors que la justice
51:02a statué
51:03alors c'est délicat
51:05ensuite
51:05d'accuser
51:06le RN
51:07de la part
51:07de LFI
51:08donc de remettre
51:08en cause
51:09une décision
51:09de justice
51:10là on est
51:11au-delà
51:11de la cassation
51:12puisque celle-ci
51:13la cour de cassation
51:14a aussi tranché
51:15elle a confirmé
51:16le non-lieu
51:17pour les gendarmes
51:17en février
51:18dernier
51:18N'y a-t-il pas
51:20plus globalement
51:21au vu
51:22de déclarations
51:23récentes
51:24un rapport
51:25à la vérité
51:26très particulier
51:27du côté
51:28de l'extrême-gauche
51:29Oui en effet
51:30on peut comprendre
51:30à la limite
51:31qu'un frais
51:32qu'une soeur
51:33une mère
51:33sans tête
51:34que leur chagrin
51:35les maintiennent
51:36dans une forme
51:36d'irrationalité
51:37très bien
51:38mais que des élus
51:39un député
51:41un maire
51:41fassent le choix
51:42de continuer
51:43à pointer du doigt
51:44des forces de l'ordre
51:45des gendarmes
51:45en dépit
51:46d'une décision
51:47de justice
51:47comment peuvent-ils
51:48une minute
51:49accréditer
51:50cette thèse
51:51mais ce n'est pas
51:52la première fois
51:52que quelqu'un
51:53de LFI
51:53raconte absolument
51:55n'importe quoi
51:55prenons par exemple
51:56Jean-Luc Mélenchon
51:57qui en juin 2021
51:58dans une émission politique
51:59sur France Inter
52:00qualifiait implicitement
52:02de complot
52:03les attentats
52:03de Mohamed Mera
52:04qu'avait-il dit
52:05vous verrez que
52:06dans la dernière semaine
52:07de la campagne présidentielle
52:08je ne sais pas le redire
52:09nous aurons un grave
52:10incident ou un meurtre
52:11ça a été Mera en 2012
52:12ça a été l'attentat
52:13la dernière semaine
52:14sur les Champs-Elysées
52:15en 2017
52:16tout ça
52:17c'est écrit
52:17par avance
52:18mais comme
52:19ça vient
52:19de Jean-Luc Mélenchon
52:20nous sommes priés
52:21de ne pas juger
52:22ce complotisme
52:23c'est encore lui
52:24qu'il y a un an
52:24raconté n'importe quoi
52:26au sujet
52:26des bâtisseurs
52:27de cathédrales
52:28heureusement
52:28qu'il est de bon ton
52:29de considérer
52:29que Jean-Luc Mélenchon
52:30est le plus cultivé
52:31de nos hommes politiques
52:32ça en dit long
52:33sur les autres
52:33peut-être
52:34alors je vous rafraîchis
52:35la mémoire
52:36il disait
52:36c'est l'Orient
52:37qui nous a construits
52:38bah oui
52:39c'est un fait
52:39et s'il n'y avait pas eu
52:40Saladin
52:41vous ne sauriez pas
52:41bâtir des cathédrales
52:43parce que c'est lui
52:43qui vous a appris
52:44comment on faisait
52:45alors on va remettre
52:46un petit peu les dates
52:47dans l'ordre
52:48Saladin est né en 1138
52:49les premières cathédrales
52:50apparaissent en 800
52:51soit près de 3 siècles et demi
52:53avant la naissance
52:54de Saladin
52:56Saladin est né 60 ans
52:57après Suger
52:58vous savez
52:58restons à Saint-Denis
52:59bâtisseur de Saint-Denis
53:01considéré comme
53:01le premier chef d'oeuvre gothique
53:03donc Saint-Denis
53:04cette oeuvre
53:05a été bâtie
53:07de 1135
53:08à 1144
53:09donc Saladin
53:10n'était pas né
53:11au début
53:12à la fin
53:12il avait 3 ans
53:13donc même en considérant
53:14que les cathédrales gothiques
53:15ça ne rentre pas
53:16ça ne fonctionne pas
53:17et pour
53:19donc ça c'était
53:20Jean-Luc Mélenchon
53:21et il y a quelques jours
53:22vous l'avez évoqué
53:22Bali Bagayoko
53:23a dit qu'il avait voté
53:25pour François Mitterrand
53:26alors qu'il avait 7 ans
53:28la première fois en 81
53:30et 14 ans en 88
53:31mais pourquoi s'embarrasser
53:33de la vérité
53:33c'est tellement encombrant
53:35on accuse beaucoup
53:36Donald Trump
53:37de vérité alternative
53:38vous savez
53:39mais je n'ai jamais entendu dire
53:40qu'il avait voté
53:41George Washington
53:43mais
53:45ce n'est pas très étonnant
53:46tout cela au fond
53:47l'extrême gauche
53:48le wokisme
53:50lutte
53:50contre les déterminismes
53:52vous savez
53:53les constats biologiques
53:54par exemple
53:54celui que fait le gynéco
53:56dans la salle d'accouchement
53:57un garçon et une fille
53:58bon ça il paraît
53:59que c'est une aliénation
53:59il faut s'en affranchir
54:00et bien c'est le cas finalement
54:02de tous les faits
54:03il s'impose à vous
54:04le fait c'est aliénant
54:06c'est bourgeois
54:07c'est presque fasciste
54:09c'est presque civilisationnel
54:10vous savez
54:10c'est le Christ qui disait
54:11je suis le chemin
54:12la vérité et la vie
54:14le pape du déconstructivisme
54:18Michel Foucault
54:19a remis en cause
54:20le concept de vérité
54:22en lui substituant
54:23la notion de régime
54:24de vérité
54:24c'est-à-dire
54:25une construction sociale
54:26des rapports de pouvoir
54:28et pour lui
54:29le christianisme
54:29c'était
54:30qui a modelé
54:30notre civilisation
54:31c'était le premier régime
54:32de vérité
54:33comme un autre
54:33donc vous rajoutez cela
54:35à l'exhortation
54:36à subordonner
54:38vos
54:39comment dire
54:40vos actes
54:41à leur fin
54:41la fin justifie
54:43le moyen
54:43c'était vous savez
54:45le bouquin de Trotsky
54:45leur morale
54:46et la nôtre
54:47et vous comprenez
54:48pourquoi
54:49in fine
54:50et bien
54:51les faits
54:52ont somme toute
54:52peu d'importance
54:54à l'extrême gauche
54:55seul
54:57l'objectif
54:58importe
54:58mais la question
54:59qu'on peut se poser
55:00c'est pourquoi
55:01tant de gens
55:03autour d'eux
55:03se taisent
55:04voire
55:06accrédit
55:06ces thèses
55:07absolument
55:08baroques
55:08et farfelues
55:11merci
55:11Gabriel Cluzel
55:13ceux qui disent
55:13la vérité
55:14eux sont traqués
55:17Mathieu Bocoté
55:18dernière partie
55:20puisqu'il y a eu
55:21un nouveau rebondissement
55:22dans l'affaire
55:23Nicolas Sarkozy
55:24majeur
55:25dans cette affaire
55:27judiciaire
55:28elle vient désormais
55:28de la cour
55:29européenne
55:30des droits de l'homme
55:31et elle pourrait
55:32changer
55:33le sort
55:34de l'ancien
55:35président
55:36de la république
55:36de quoi s'agit-il
55:37concrètement
55:38d'abord et en tout
55:39je dirais que
55:40manifestement
55:41le rapport au droit
55:42est plein de surprises
55:43dans notre société
55:44on prend le droit
55:45pour une science définitive
55:46une science presque
55:47objective
55:48une science naturelle
55:49or qu'est-ce qu'on voit
55:50avec Marine Le Pen
55:51cette semaine
55:52avec Nicolas Sarkozy
55:53aujourd'hui
55:54les rebondissements
55:55sont toujours possibles
55:56on croit arriver
55:57au terme de l'histoire
55:58mais non
55:58il y avait une histoire
55:59cachée dans l'histoire
56:00et on y arrive
56:00donc ça c'est la espèce
56:01de rapport
56:02rappel comme quoi
56:03le droit
56:03est bien flou
56:04dans nos sociétés
56:06premier élément
56:06on le sait
56:07Nicolas Sarkozy
56:08à propos de l'affaire
56:09de Bismuth
56:10donc les appels
56:11a toujours proclamé
56:12son innocence
56:14je ne suis pas coupable
56:15je veux me faire
56:16reconnaître
56:17mon innocence
56:18pour l'instant
56:19le système de justice
56:20semblait en désaccord
56:21avec lui
56:21mais il lui restait
56:22une étape
56:23pour faire valoir
56:24son innocence
56:24telle qu'il la proclame
56:25quelle étape ?
56:26la Cour européenne
56:27des droits de l'homme
56:28l'enjeu est le suivant
56:29il s'agit de faire
56:31invalider
56:32la principale technique
56:33par laquelle
56:34on l'a condamné
56:35donc
56:36pour une première instance
56:37il en appelle
56:38c'est le fruit
56:39de sa conversation
56:40avec son avocat
56:41donc l'essentiel
56:42de la preuve
56:43qui avait été recueillie
56:44contre lui
56:44était contenu
56:45dans des conversations
56:46privées
56:47qu'il avait
56:48avec son avocat
56:49il est généralement
56:50admis
56:51que ces conversations
56:52qui se passent
56:52avec l'avocat
56:53relèvent du secret
56:54professionnel
56:55le plus complet
56:56presque du secret
56:57de la confession
56:58nous savons aujourd'hui
56:58que le secret
56:59de la confession
56:59est contesté
57:00soit dit en passant
57:01donc ça relève
57:02d'un secret absolu
57:03or qu'est-ce qu'on a vu
57:04dans le cadre
57:04de ce procès
57:05et bien
57:06des éléments
57:06enfin l'essentiel
57:07des preuves
57:08qui ont permis
57:09de condamner Sarkozy
57:11relevaient
57:12justement
57:12elles avaient été prises
57:13dans cette conversation
57:14privée avec son avocat
57:16Nicolas Sarkozy
57:17va donc jusqu'à
57:18la Cour européenne
57:18des droits de l'homme
57:19et il dit
57:20cette conversation
57:21doit être sanctuarisée
57:22on ne peut pas
57:22me juger
57:23à partir de cela
57:24c'était juridiquement
57:25infondé
57:25juridiquement
57:26illégitime
57:27la Cour européenne
57:28des droits de l'homme
57:29semble considérer
57:30que
57:30n'a pas encore tranché
57:32bien évidemment
57:32mais considère
57:33que cette critique
57:35est légitime
57:36donc va examiner
57:37le procès
57:38à la lumière
57:38de est-ce qu'on devait
57:39est-ce qu'on va devoir
57:41est-ce qu'on va finalement
57:43prendre en considération
57:45les informations
57:46obtenues
57:47de manière
57:47dit Nicolas Sarkozy
57:48illégale
57:49de manière extérieure
57:51aux règles habituelles
57:52du droit
57:52et s'il y parvient
57:54donc si la Cour européenne
57:54des droits de l'homme
57:55lui donne raison
57:56en disant
57:56c'est inacceptable
57:58de juger quelqu'un
57:59à partir de sa conversation
58:00privée avec son avocat
58:01qu'on a obtenu
58:02par des écoutes
58:03que l'on conteste
58:04et bien il pourrait
58:05espérer avoir
58:05un nouveau procès
58:06donc recommander
58:08le processus judiciaire
58:09en France
58:09mais sans qu'on tienne
58:11compte des informations
58:12recueillies
58:12dans ses conversations
58:14privées
58:14donc le procès
58:15se fonderait à l'extérieur
58:16de ce qui avait permis
58:16de le condamner
58:17ce qui lui permet
58:18d'espérer restaurer
58:19son honneur
58:19dit-il
58:20donc arriver au terme
58:21de cela
58:21une fois que c'est dit
58:22rien ne nous empêche
58:23en d'autres circonstances
58:24de garder toutes nos réserves
58:25envers la Cour européenne
58:26des droits de l'homme
58:26qui sont d'autres sujets
58:27peut quelquefois
58:28susciter de nombreux
58:29points d'interrogation
58:30on suivra effectivement
58:31à ce dossier
58:33on va réécouter
58:3530 secondes
58:36pour terminer
58:37les mots
58:37de notre invité
58:39ce soir
58:41je trouve que la France
58:42est un pays miraculeux
58:44j'adore la France
58:46et pour rien au monde
58:47je ne la quitterai
58:48pourtant Dieu sait
58:50si maintenant
58:50elle est un peu difficile
58:52mais elle est miraculeuse
58:54et il faut avoir vécu
58:54longtemps ailleurs
58:55comme moi
58:56parce que j'ai vécu
58:56des années aux Etats-Unis
58:58et des années en Angleterre
59:00pour savoir
59:00la chance
59:01que nous avons
59:03nous vivons
59:04dans un pays
59:04absolument unique
59:06tout est possible
59:07on peut être intelligent
59:09on peut être stupide
59:09on peut être pauvre
59:11on peut être riche
59:12on peut tout être
59:13on peut être beau
59:14on peut être laid
59:15on est aimé
59:16c'est un pays qui aime
59:19voilà
59:20on veut terminer
59:20sur cette note positive
59:22merci à tous
59:22pour cette émission
59:23pour cette saison
59:25merci infiniment
59:26vous m'avez vraiment touchée
59:28vous m'avez gâtée
59:28sur Instagram
59:29je vais vous montrer
59:30le cadeau qu'ils m'ont offert
59:31excellente suite de programme
59:32merci à vous
59:33c'est les filles qui ont choisi
59:33d'être à Vermeule
59:34pour pas les garçons
59:36vaut mieux pour tout le monde
59:37j'aurais pu vous offrir
59:39une cravate
59:41merci de nous avoir supporté
59:43cette saison encore
59:44on vous aime vous savez
59:45on vous aime beaucoup
59:46tout de suite
59:47l'heure des produits
59:47merci à vous
59:48merci à vous
59:48merci à vous
59:49merci à vous
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