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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0119h, c'est l'heure. Après le 18h30, on se retrouve à 19h. On commence par les infos, le rappel
00:07des titres avec Marc Gossifer. Bonsoir, ma belle.
00:09Bonsoir à tous. Un effort budgétaire d'environ 54 milliards d'euros, c'est ce que propose Sébastien Lecornu pour
00:17le prochain budget 2027.
00:19Le Premier ministre cible un déficit à 5% du PIB. Il propose notamment de geler le point d'indice
00:25des fonctionnaires
00:25ou encore d'instaurer un délai de carence pour certaines allocations aux étrangers.
00:30Marine Le Pen a la rencontre ce jeudi des habitants sinistrés du Porges, cette commune de Gironde, fortement éprouvée cet
00:36été par de violents incendies.
00:38Elle a aussi participé à une table ronde avec plusieurs professionnels du département pour aborder l'épineuse question de sa
00:44reconstruction économique.
00:48Les chefs des différents partis ou leurs candidats à la présidentielle conviés demain par Emmanuel Macron,
00:53il s'agira d'évoquer les conflits internationaux et leurs conséquences en France sur la sécurité et l'énergie.
00:58Le chef de l'État dit souhaiter éclairer le débat public de la campagne et rendre compte de son action
01:04sur ces crises.
01:06Également dans l'actualité, le coût de l'immigration en France et le système qui l'alimente.
01:11Alors qui finance quoi ? Où va l'argent public ? Et combien l'immigration coûte-t-elle aux Français
01:15?
01:16Un grand reportage inédit sera proposé ce soir dès 21h sur notre antenne, suivi d'un débat en plateau.
01:23Et puis le Premier ministre canadien enthousiaste à l'idée d'une nouvelle alliance avec l'Union européenne.
01:28Il la présente comme un gage d'autonomie stratégique.
01:31Marc Carnet ajoute que personne ne dictera au Canada avec qui il peut s'engager,
01:35balayant les menaces de Donald Trump et cela en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.
01:42Merci beaucoup ma chère Margot. Rendez-vous à 20h.
01:45Au sommaire ce soir, une incroyable histoire à Auxerre.
01:49Une adolescente de 13 ans aurait été revendue 6 000 euros par un proxénète à un autre.
01:55Les suspects pourtant interpellés avaient tous été libérés.
01:58Il aura fallu le combat acharné d'un avocat pour obtenir une qualification criminelle et 20 ans de prison encourue.
02:07Nous recevons ce soir l'avocat de la victime, Maître Michel Hamas.
02:11Dans une vidéo virale, Louisa Yousfi décrit la décolonisation comme une guerre et les Blancs comme sortie de l'humanité
02:21commune.
02:21Est-ce une simple provocation ? Un combat anticolonial ? Un racialisme inversé ?
02:26A force d'essentialiser les peuples, ne reproduit-elle pas exactement ce qu'elle prétend combattre ?
02:32L'édito de Mathieu Bocoté.
02:3450 millions d'euros pour un pavillon de verre au palin Bourbon à l'Assemblée nationale, en pleine disette budgétaire.
02:41Voilà le symbole.
02:42Patrimoine bousculé, règles assouplies.
02:45Contribuable ignoré, Yaël Braun-Pivé prétend ouvrir les portes de la démocratie.
02:51Mais à ce prix-là, ne creuse-t-elle pas surtout le fossé avec les Français ?
02:55Ce sera l'analyse ce soir de Gabriel Cluzel.
02:58En posant presque nu, Sidney Swinney rallume une guerre très contemporaine.
03:06Émancipation ou objectification ?
03:09Le vrai procès vise peut-être moins son corps que le désir qu'il provoque,
03:14ou la beauté tout simplement, à vouloir moraliser tous les regards.
03:18Est-ce qu'on protège vraiment les femmes ? Est-ce qu'on fabrique un nouveau puritanisme ?
03:22On se posera toutes les questions avec l'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
03:26Et puis, une exclusivité pour Face à l'Info, à quoi ressemblera la France en 2100 ?
03:33Pour la première fois, une étude projette l'évolution de la population
03:37selon l'origine migratoire et les politiques d'immigration.
03:41Plusieurs scénarios, des résultats saisissants, une question puissante,
03:46qui composera la France de demain ?
03:48Une exclusivité pour Face à l'Info ce soir avec Nicolas Prouvont-Bonti,
03:52directeur de l'Observatoire de l'Immigration, en direct à 19h30.
03:57Voilà, une heure pour tout se le dire, et sans tabou, c'est parti.
04:15Bonsoir à tous, ravie de vous retrouver si vous nous rejoignez à l'instant.
04:17Comment va ma belle Charlotte ? Je vous trouve tout en beauté ce soir.
04:20Vous êtes gentille.
04:21Bien maquillée.
04:22Non mais c'est vrai, bien maquillée.
04:23Pourquoi ce soir ?
04:24Non mais je pense qu'il y a des gens qui se maquillent un peu moins, des gens un peu
04:27plus.
04:30Non mais c'est vrai, en fonction de quoi vous décidez de vous maquiller, pardon,
04:33c'est une question de fille, de l'humeur ou bien...
04:36Ça dépend du sport que je fais dans la journée.
04:38Ah oui, d'accord.
04:40Non mais j'aime bien, c'est joli, vos yeux sont magnifiques, c'est vrai.
04:42C'est gentil.
04:44Marc Menon, vous êtes beau aussi.
04:46Ah, il est pétant, merci.
04:48Tout va bien.
04:49Non mais c'est vrai, par exemple, Gabrielle, elle est toujours maquillée, par exemple.
04:52Et vous, c'est parfois, ça dépend du jour.
04:54Absolument.
04:54Pour Michel Fayad, vous ?
04:56Pas de maquillage.
04:56Voilà.
04:59Bon alors, beaucoup de sujets ce soir.
05:01D'abord, on commence avec vous, Mathieu Bocoté.
05:03Louisa Yousfi, une figure connue de la mouvance indigéniste,
05:08fait en ce moment beaucoup parler d'elle à cause d'une vidéo.
05:12Une vidéo virale où elle attaque directement les Blancs
05:16en affirmant, Mathieu, qu'ils n'appartiennent pas vraiment à l'humanité.
05:21Son discours, très hostile à la France,
05:24est jugé par plusieurs paradoxal,
05:26puisqu'elle a été privilégiée tout au long de son parcours
05:29par les institutions de la République.
05:32Surtout, on se demande d'où vient ce que plusieurs assimilent
05:35à un racisme anti-Blanc véritablement virulent.
05:39Comment le comprendre, Mathieu Bocoté ?
05:40Alors, c'est une vidéo virale et on doit s'y intéresser
05:43parce que je crois qu'on est rendu à pas loin d'un million de gens
05:45qui l'ont regardée.
05:46Elle est d'une violence, en fait.
05:49Et lorsqu'elle suscite autant de passion dans la population,
05:52ça dit quelque chose.
05:54Alors, de quoi s'agit-il d'une vision de compression,
05:59d'un entretien d'un peu plus d'une heure qu'elle a accordée,
06:02qui a été diffusée sur YouTube le 9 septembre,
06:05sur le thème large de la décolonisation aujourd'hui,
06:08de la Palestine, de l'Algérie,
06:10du rapport entre les peuples issus de la colonisation
06:13et le monde occidental.
06:15Et là, on a une version, autrement dit, condensée.
06:17Et je tiens à dire que le montage ne trahit pas le propos.
06:21J'ai regardé l'entretien au complet.
06:22Le montage ne trahit pas le propos de Louisa Youssefi.
06:26C'est viral, pourquoi ?
06:28Parce que cette vidéo, on peut la retrouver partout sur YouTube,
06:30sur Twitter, et ainsi de suite.
06:32C'est parce qu'elle provoque un effet de sidération.
06:35On a un cinq minutes, en fait, de, on pourrait dire, de haine,
06:40à tout le moins d'aversion déclarée pour ceux qu'elle appelle les Blancs.
06:44Une aversion qu'elle ne cache pas.
06:46Une aversion qu'elle revendique.
06:48Une aversion revendiquée, qui est presque une manière de dire
06:51« Nous allons inverser le rapport à l'humanité et on y arrivera.
06:56Vous, les Blancs, n'êtes plus véritablement des humains. »
06:59Elle le dira à peu près comme ça.
07:00Alors, c'est l'expression décomplexée du fond de l'idéologie
07:04contre-coloniale, décoloniale.
07:07Aux États-Unis, on dit aujourd'hui « communisme racial ».
07:09Donc, c'est le fond décomplexé, avec tout ce qu'on y voit.
07:13Un revanchisme contre-colonial, nous détestons à jamais
07:16celui qui nous a conquis un jour, et c'est à notre tour de le conquérir.
07:19Un revanchisme racial, donc les catégories nationales ne sont plus mobilisées.
07:24C'est le revanchisme racial qui est présent.
07:26Et il y a cette idée aussi que nous vous civiliserons.
07:31Vous, les Blancs, vous n'êtes plus civilisés.
07:33Nous, les immigrés, nous, les personnes issus d'immigration,
07:36nous sommes en position de vous civiliser.
07:38Alors là, c'est quand même brutal, c'est beaucoup de choses en même temps.
07:41Qu'est-ce qui l'amène à dire cela ?
07:43Louisa Youssefi nous dit que la France, comme d'autres pays européens,
07:47en s'étendant à travers le monde, ont exercé un rapport de domination
07:50sur des peuples, elle parle notamment de l'Algérie,
07:52et la France se serait déshumanisée en dominant l'Algérie,
07:57en la constituant, on dirait certains.
07:58Donc, celui qui domine, le maître, dans la dialectique du maître de l'esclave,
08:02disons-ci comme ça, le maître est celui qui se déshumanise véritablement.
08:06Et puisque les Blancs, entre guillemets, ne seraient pas conscients
08:09d'avoir exercé ce rapport de domination atroce,
08:12eh bien, les Blancs se seraient exclus de l'humanité.
08:16Donc, ils n'appartiendraient plus, je la cite, à l'humanité générique.
08:19Ils s'en sont désengagés.
08:21Donc, c'est quand même violent.
08:22Vous, les Blancs, à cause de votre histoire,
08:24vous n'appartenez plus à l'humanité.
08:27Certains pourraient y voir des propos haineux.
08:29Pas tous.
08:31Non, mais des propos haineux, de la division,
08:34je veux dire, ce qui est souvent reproché à d'autres.
08:36Oui, oui, oui, mais là, elles vont loin quand même.
08:38J'ai rarement souvenir d'avoir entendu des gens,
08:40les très méchants de l'autre camp, dire
08:42« Vous n'êtes pas des humains ».
08:43Quoi qu'il en soit, donc presque des monstres.
08:46Et là, je vous dis, mais comment pourraient-ils redevenir des humains ?
08:49Dans une question, comment les Blancs pourraient-ils renouer avec l'humanité ?
08:52Eh bien, ils doivent adopter la perspective
08:54de ceux qu'ils ont hier dominés.
08:56De quelle manière, notamment,
08:59dans le rapport à l'histoire ?
09:00Donc, dans le rapport à l'histoire, par exemple,
09:02les Français ne devraient plus dire
09:03« Nous avons perdu la guerre d'Algérie »
09:05parce que c'est la victoire de l'émancipation,
09:08la guerre d'Algérie, le peuple algérien se libère et s'émancipe.
09:11Donc, les Français devraient dire, par exemple,
09:12« Nous avons gagné la guerre d'Algérie.
09:14Nous avons gagné parce qu'à travers notre défaite,
09:18l'humanité a progressé et a gagné. »
09:20Donc, les Français devraient réécrire leur histoire
09:22à l'encre du regard du décolonisé d'hier.
09:26Ils devraient finalement se voir avec les yeux
09:28de ceux qu'ils ont dominés.
09:29Et dès lors, ils pourraient peut-être redevenir humains.
09:31Alors, cette thèse-là n'est pas si nouvelle.
09:33Je précise que Sadiq Yari, qui est l'intellectuel théoricien
09:36des Indogènes de la République,
09:37en 2009, l'avait déjà appliqué sur la question de l'Indochine.
09:40Donc, la guerre d'Indochine, la France l'a gagnée, en fait.
09:43L'a gagnée parce que les humains se sont libérés
09:45et se sont délivrés de son emprise impériale.
09:47Alors, est-ce qu'elle veut convaincre les Blancs?
09:49Parce que c'est un discours un peu violent, encore une fois.
09:51Est-ce qu'elle veut convaincre les Blancs, les Français, les fachos,
09:54ces trois concepts tourment un peu en boucle chez elle?
09:56Elle dit non. Non, non, non, c'est pas convaincre.
09:58Je ne veux pas les convaincre, ces gens-là.
10:03Je leur fais la guerre. Je cite, « La guerre, c'est l'état de la vie.
10:06La guerre, c'est l'instinct vital. »
10:08Et elle ajoute, « J'écris comme si on était en guerre. »
10:11Au moins, c'est clair.
10:13Et elle nous dit, par ailleurs, qui sommes-nous, nous?
10:15Nous, nous sommes l'islam, dit-elle, mais pas que.
10:18Nous sommes, finalement, la part irréductible de la France
10:22qui est capable, aujourd'hui, de la mater chez elle,
10:25de la casser chez elle.
10:26Donc, je comprends qu'avec un tel discours exprimé
10:28dans un français rigoureux, par ailleurs,
10:30et peut-être un peu d'exaltation,
10:31eh bien, on puisse se dire que ça fait une vidéo virale
10:34qui suscite quelques méfiances.
10:36Posons une question peut-être difficile.
10:38Mathieu, si elle se présente comme une exilée en France,
10:42pourquoi y reste-t-elle?
10:44Ah, je me pose la même question.
10:46Franchement, si vous détestez ce pays à ce point-là,
10:48mais vous savez, ils ont inventé le bateau, l'avion,
10:51le deltaplane, qu'importe, vous n'êtes pas obligés
10:54de rester dans un endroit que vous détestez à tout prix.
10:56Je dis ça par humanisme.
10:59Mais, quoi qu'il en soit, ce n'est pas ce qu'elle dit.
11:01Parce qu'elle nous dit, je suis en exil ici,
11:03nous sommes si nombreux à être en exil.
11:05Alors, on pourrait répondre pourquoi elle ne part pas.
11:08La réponse vulgaire, mais je la mentionne sans la faire mienne,
11:11c'est que la vie qu'elle a aujourd'hui,
11:13elle ne pourrait pas l'avoir dans son Algérie.
11:14La vie, on lui a tout donné.
11:16Les meilleures écoles, les plus beaux parcours,
11:18une résidence à la vie d'un médiciste.
11:21Combien sont-ils à espérer avoir le début d'un quart de huitième de ça?
11:24Donc, on pourrait croire qu'elle a une forme de gratitude,
11:28peut-être au fond d'elle même,
11:29ou a tout le moins la conscience de ses intérêts.
11:31Bon, c'est sûr que la France, c'est globalement un pays de déchets,
11:34mais c'est quand même là que je peux avoir une vie merveilleuse.
11:36Donc, aussi bien, quand même, en être consciente.
11:39Mais pas vraiment, parce que son vocabulaire est un peu différent.
11:42C'est le vocabulaire de la prise de guerre, en quelque sorte.
11:45Là, elle ne le dit pas comme tel, c'est moi qui l'interprète.
11:47Je suis ici, je me suis emparé de cela.
11:49Et si je m'en suis emparé, c'est qu'à l'échelle de l'histoire,
11:51le rapport de nomination s'inverse.
11:53L'heure de la correction contre-coloniale arrive,
11:56et dès lors, il est naturel que je m'empare de ce qui est disponible,
12:00parce que nous sommes aujourd'hui en train de corriger
12:02la situation dont on a été victime au fil de l'histoire.
12:06Donc, je suis légitimement tel un conquérant,
12:08elle ne le dit pas comme ça, c'est moi qui l'interprète,
12:11tel un conquérant, j'arrive, je prends,
12:14et je ne dis pas merci.
12:16Je ne dis pas merci.
12:17En fait, dites-moi merci de venir prendre chez vous,
12:20car si j'accélère votre décolonisation,
12:23qui vous permettra de cesser d'être des Blancs
12:25et de renouer avec votre humanité dont vous vous êtes vous-même arraché ?
12:29Alors, comme dirait l'autre, c'est beau, vraiment tordu,
12:31mais néanmoins, c'est le raisonnement qu'elle fait.
12:34Alexandre Devecchio a fait le portrait de Louisa Youssi
12:38dans son livre « Nous vivions côte à côte ».
12:41Il raconte qu'elle était une jeune femme en voie d'assimilation.
12:45Aujourd'hui, c'est le contraire.
12:46Et qu'est-ce qui s'est passé concrètement ?
12:47C'est passionnant. Le livre de Devecchio, dont on a dit grand bien avec raison,
12:51il l'a connu, il l'a rencontré dans ses études.
12:54Il dit que c'est une jeune femme assimilée, on dirait parfaitement républicaine,
12:58tous les termes qu'on utilise pour dire que ça fonctionnait bien.
13:01Mais c'est comme si, dans son portrait,
13:03comme si elle s'en voulait d'avoir adhéré à ce qu'elle détestait.
13:07Et dès lors, elle est dans un processus, c'est ce qu'on décrit dans deux livres,
13:10elle a fait deux livres.
13:12« La grande méthode », c'est le dernier, puis le premier, je n'ai pas le titre en tête,
13:15sur « Restons barbares », je crois.
13:17Elle veut se désassimiler.
13:19Elle veut se désassimiler.
13:20Et c'est d'ailleurs le récit du deuxième livre,
13:22parce que c'est le récit notamment du « Le père meurt »,
13:25qui était venu d'Algérie, et au moment de mourir,
13:28après sa mort, en fait, il veut être enterré dans son pays d'origine.
13:30Donc, il ne veut pas être enterré dans le pays qui l'a accueilli,
13:32il veut revenir chez lui.
13:34Ça nous fait presque penser à Zemmour qui disait,
13:36« Là où on enterre, c'est mort, là où on appartient véritablement. »
13:39C'est intéressant. On l'avait blâmé, Zemmour, pour avoir dit ça.
13:42Et ce qui est intéressant là-dedans, c'est que Youssefie
13:44s'éloigne complètement des conceptions,
13:47on pourrait dire désincarnées, flottantes, éthérées de l'identité.
13:50Elle nous dit, il y a l'Orient, il y a l'Occident,
13:53il y a les identités irréconciliables,
13:55et on a beau avoir tout fait pour s'assimiler, dit-elle,
13:58en dernière instance, l'assimilation n'est soit pas possible,
14:02soit pas souhaitable.
14:03Ce n'est pas mon point de vue,
14:04mais je comprends que c'est le sien à travers cela.
14:06Donc, la question qu'on se pose, c'est dans quelle mesure
14:08l'assimilation est-elle possible
14:10si on n'a pas les mêmes appartenances primordiales,
14:12la religion, les racines profondes,
14:14la lignée, la civilisation assimilée des Européens.
14:18Je ne dirais pas que c'est facile,
14:19mais on l'a fait à travers l'histoire.
14:21L'assimilation de gens de différents peuples
14:23à l'intérieur d'une même civilisation, c'est possible,
14:25on l'a vu. Ce qu'elle semble nous dire,
14:27c'est que ce n'est plus nécessairement possible aujourd'hui.
14:30Peut-être que ça n'a jamais été une assimilation rejetée
14:32parce que nous n'avons pas les mêmes racines primordiales.
14:35C'est le cœur de son propos.
14:36Je pense que depuis quelques années, en Occident, partout,
14:39on constate qu'il y a une vérité dans cette assimilation
14:42quelquefois impossible, bien que désirée.
14:44Quoi qu'il en soit, elle est là, elle dit avec de la France
14:46qu'elle ne l'aime pas, qu'elle ne l'aime vraiment pas.
14:48Je suis persuadé, néanmoins, qu'elle continuera d'en profiter.
14:52Merci pour votre regard, Mathieu Bocoté.
14:54Dans un instant, on parlera de cette histoire incroyable
14:56à OCA, cette fille de 13 ans,
14:58cet enfant de 13 ans qui a été vendu à 6 000 euros
15:01et comment un avocat s'est battu pour ses droits.
15:06Dans un instant, on parlera aussi en exclusivité
15:08avec Nicolas Provomonti d'une projection de la France
15:12en 2100, en 2050, en 2040.
15:15C'est-à-dire demain, à quoi ressemblera précisément la France
15:18avec justement tous les facteurs dont on vous parle tous les soirs.
15:22On marque une pause.
15:23On revient dans Face à l'Info.
15:27Avant de recevoir dans un instant Nicolas Provomonti
15:30qui va faire la une du Figaro Magazine demain
15:34sur la projection de la France en 2050, 2040, 2100.
15:39C'est-à-dire que quand Marc Menon sera enfin adolescent,
15:43on n'entend pas.
15:44Il sera encore là.
15:45Bien sûr.
15:46Et comment ? On sera tous là.
15:48Avant de le recevoir dans un instant pour cette exclusivité,
15:52nous allons parler, et avant de parler aussi avec Gabriel Cluzel
15:55de cette histoire de 50 millions d'euros
15:58avec Yael Brown-Pivet qui veut faire un pavillon au Palais Bourbon.
16:02On va analyser ça avec vous dans un instant.
16:05On va parler avec Charlotte Dornelas
16:08de ce qui s'est passé à OCR.
16:10Une jeune fille de 13 ans avait été revendue
16:12par un proxénète à un autre pour 6 000 euros.
16:16Le réseau avait été arrêté.
16:18Puis tous ses membres avaient été libérés.
16:21Tenez-vous bien.
16:22Et c'est l'opiniâtreté de l'avocat Michel Amas que nous avons,
16:26avocat de la victime,
16:27qui a contraint le parquet à renvoyer l'affaire
16:29devant la cour d'assises.
16:31Alors nous allons vous interroger.
16:33Bonsoir, Maître Michel Amas,
16:35avec Charlotte Dornelas.
16:38Pouvez-vous effectivement peut-être nous rappeler
16:40peut-être les faits de cette affaire,
16:43nous présenter les faits
16:44avant que Charlotte Dornelas ne prenne le relais ?
16:47C'est malheureusement tout simple.
16:49On a arrêté en flagrant délit un couple de proxénètes
16:54qui étaient à OCR avec deux personnes qui étaient là,
16:58très probablement pour consommer ma cliente.
17:00Et ce qui s'est passé est tout simple,
17:02c'est que le parquet d'OCR a entendu tout le monde,
17:07il a libéré tout le monde,
17:09il a renvoyé uniquement un des deux proxénètes
17:12par devant le tribunal en comparution immédiate,
17:15c'est-à-dire comme pour un vol de scooter pour assistance à proxénétisme,
17:20c'est-à-dire qu'on a reproché à la proxénète
17:22d'avoir publié la photo de cette jeune fille sur un réseau,
17:26c'est-à-dire qu'on a oublié que c'était un enfant de 13 ans,
17:29que cet enfant a été enlevé, séquestré, violé, vendu
17:36depuis plus d'un mois et demi,
17:38on l'a retrouvé à OCR,
17:40le parquet d'OCR a méprisé l'enfance,
17:44il a méprisé ses gens,
17:48et ce qui s'est passé à OCR est significatif
17:51d'un échec total de notre système,
17:54c'est-à-dire que les enfants,
17:56malheureusement, il y a 20 000 enfants en France
17:57qui se prostituent à partir des foyers de l'enfance,
18:01ces 20 000 enfants ne se prostituaient pas
18:04avant d'être placés,
18:05c'est quand même incroyable.
18:08Ils sont contraints à la Constitution,
18:10permettez-moi, maître ?
18:12Ils sont sous emprise des réseaux de pédocriminalité,
18:17les foyers sont ouverts,
18:19c'est-à-dire que l'adulte ne peut pas rentrer,
18:22mais les enfants peuvent en sortir,
18:24les enfants sont récupérés par les réseaux de stupes,
18:27essentiellement, qui les mettent sous cocaïne,
18:28cette petite jeune fille, il a fallu des mois
18:31pour la sortir de la cocaïne, à 13 ans,
18:33ils les mettent sous cocaïne,
18:34d'abord, ils leur donnent la cocaïne,
18:36après, ils leur vendent,
18:37après, ils leur font vendre pour payer les propres doses,
18:40et à ce moment-là, les enfants sont en dette.
18:42Cette petite fille, on rapporte la preuve dans le dossier
18:44qu'elle a été vendue par un premier réseau de proxénètes
18:48à un second pour 6 000 euros.
18:50Cette question n'a pas été posée par les services de police
18:56aux quatre personnes qui étaient sur place,
18:58et notamment aux deux proxénètes.
18:59C'est-à-dire que le parquet d'Auxerre
19:02n'a rien fait, rien.
19:04C'est-à-dire qu'il n'y a pas un acte de travail.
19:06Et pourquoi on fait ça ?
19:07C'est là où nous, nous devons être en colère.
19:11En fait, ces dossiers de proxénétisme,
19:13ce n'est pas du proxénétisme,
19:14c'est de l'emprise et de la pédophilie.
19:18Il n'y a rien d'autre que de la pédophilie.
19:21Pédocriminalité, même, effectivement.
19:22C'est de la pédocriminalité.
19:24Les enfants sont repérés sur le site,
19:27sur ce site unique sur lequel elles sont toutes vendues.
19:31C'est-à-dire, il s'appelait Sex Model.
19:33Maintenant, il s'appelle Mélibertine.
19:34On les repart.
19:35Il y a écrit Skinny.
19:36Moi, ma cliente, il y a écrit Skinny.
19:38Un mètre 36.
19:40Tout le monde sait que c'est un enfant.
19:42Tout le monde sait que c'est un enfant.
19:44Mais ça n'a pas intéressé le parquet.
19:47Vous êtes avocat au Barreau de Marseille depuis 32 ans.
19:49Vous travaillez dans le secteur de l'aide sociale à l'enfance
19:53depuis 8 ans.
19:54Et depuis 2 ans, vous dénoncez, effectivement,
19:57ce que vous avez découvert,
19:59c'est-à-dire 20 000 enfants contraints à la prostitution.
20:01Charlotte Dornelas.
20:02Oui, bonsoir, maître.
20:04Dans cette histoire, ce que vous expliquez,
20:06vous répondez, pour renvoyer le dossier devant l'instruction,
20:09qu'une enfant de 13 ans ne se prostitue pas.
20:11Est-ce que cette réponse veut dire que,
20:13parmi les autorités, que ce soit les enquêteurs,
20:15le parquet, la justice,
20:16certains ont considéré qu'elle était consentante,
20:19finalement, à sa propre prostitution ?
20:21Est-ce que c'est ça qu'il faut comprendre
20:23dans la réponse que vous faites à la justice ?
20:27Vous m'avez mal compris.
20:30Bien sûr, tout le monde la considère comme un adulte.
20:34D'ailleurs, dans ces procédures,
20:37il y a toujours écrit la même chose.
20:39L'enfant est en fugue parce qu'elle se prostitue.
20:44C'est-à-dire qu'on considère que l'enfant de 13 ans
20:47a l'envie de se prostituer.
20:50D'ailleurs, le parquet d'Auxerre le signifie dans un des actes.
20:53Il pense que l'enfant avait contacté cette dame
20:56dans son projet de prostitution.
20:58C'est-à-dire qu'on le considère comme cela,
21:01en France, aujourd'hui.
21:02C'était réellement, aujourd'hui, tous ces enfants,
21:06les 20 000, il n'y a jamais écrit dans les procédures
21:09« Enfant sous emprise d'un réseau de pédocriminalité »,
21:13« Enlevé et séquestré », il n'y a jamais écrit ça.
21:16Il y a toujours écrit « Enfant en fugue, se prostitue ».
21:19Mais à aucun moment, un enfant de 13 ans se prostitue.
21:23Et quand il les récupère, au lieu de mettre, par exemple,
21:26quand on arrête ce réseau, quand on récupère l'enfant,
21:29il y avait une chose à faire immédiatement.
21:31Il fallait mettre en place un suivi médical
21:34pour savoir, elle avait des MST.
21:37Un suivi médical, le planning familial
21:40pour soigner les maladies sexuelles,
21:42pour soigner une grossesse éventuelle.
21:44Un suivi psychologique, 15 rapports par jour,
21:4915 viols, il faut un suivi psychologique.
21:51Ça n'a pas été fait.
21:53Un suivi en addictologie, en disant
21:55« On va mettre en place la réparation des dégâts
21:58faits par la cocaïne », ça n'a pas été fait.
22:00Le parquet d'Auxerre, il n'a pas protégé cet enfant.
22:04Comme il ne l'a pas protégé,
22:06nous, on doit la protéger du parquet d'Auxerre.
22:11C'est ça le problème que nous avons.
22:13On doit protéger les enfants de l'inaction totale
22:16de nos parquets, de l'absence de lutte contre la pédophilie
22:20et de l'inaction du ministre de la Justice
22:23qui refuse depuis maintenant un an
22:26de fermer le site,
22:28d'obtenir la fermeture du site
22:30sur lequel sont vendus plus de 20 000 enfants.
22:33Parce que chaque acteur que nous sommes,
22:36avocats, magistrats, gens des services sociaux,
22:39on sait tous que les enfants sont vendus sur un seul site.
22:44Il n'y en a pas d'autres.
22:45On sait tous que leurs tarifs sont là.
22:49Et en plus, sur la fiche de l'enfant,
22:52il y a le numéro de téléphone du proxénète.
22:55Il ne faut pas être un inspecteur de police bien compliqué,
23:00bien fort pour arrêter des gens.
23:01Il y a le numéro de téléphone.
23:02Donc, Maître Hamas, vous êtes en train de nous expliquer
23:04qu'aujourd'hui, en France,
23:06s'il y a un site internet ouvert clairement
23:09où on vend des enfants à des proxénètes
23:14et que personne ne fait rien,
23:16que l'État ne fait rien,
23:18que la justice ne ferme pas le site,
23:20mais par contre, on ferme des chaînes télé en France.
23:21C'est une question que je suis en train de me poser là en direct.
23:24Mais c'est une affirmation.
23:25Il n'y a qu'une personne dans ce gouvernement
23:27qui est de parole,
23:28c'est Sarah Elahiri, la ministre de l'Enfance.
23:30On va la recevoir bientôt.
23:32Sarah Elahiri est la seule.
23:34Elle a demandé à nous rencontrer en juillet.
23:37Elle est venue.
23:38On a fait ce qu'on fait avec tout le monde.
23:39C'est-à-dire, j'ai acheté un enfant en quelques secondes,
23:42comme pour Hubert,
23:44devant cette ministre,
23:45qui est une femme qui immédiatement a dit
23:47qu'on va demander la fermeture.
23:48Mais comme elle n'a pas le pouvoir,
23:50elle n'est pas ministre potentiel,
23:52elle a demandé au parquet de Paris,
23:55à notre demande,
23:56elle a demandé au parquet de Paris
23:58de mettre en place une enquête.
23:59Mais heureusement qu'il y a cette femme
24:02et qu'on arrive jusqu'à vous.
24:03Il n'y a aucun travail.
24:05Et le combat que nous menons pour l'enfance,
24:07c'est un combat civilisationnel.
24:11La droite, la gauche, de LFI,
24:13il ne doit pas venir souvent chez vous,
24:15de LFI à Laure Lavalette,
24:19tout le monde, on les a tous rencontrés,
24:21ils sont tous entièrement d'accord.
24:24Bompard, Lavalette, Hamlet,
24:27les gens du PR, les gens de Renaissance,
24:29tous sont d'accord pour qu'on dise en lutte.
24:32Mais notre ministre de la Justice
24:34ne ferme pas le site.
24:36Mais à quel moment ?
24:38Merci.
24:39À quel moment ?
24:40Parce que là, madame,
24:41ils ont libéré Barabas.
24:43Et ce n'est pas acceptable.
24:46Merci infiniment d'avoir été en direct
24:48dans Face à l'Info,
24:49maître Hamas au barreau de Marseille
24:52depuis 32 ans.
24:53Et vous battez pour ces enfants.
24:55C'est une honte aujourd'hui en France
24:57qu'on a un site internet ouvert
24:59pour vendre des enfants.
25:01Nous allons recevoir Sarah Elahiri
25:03dont vous avez parlé.
25:03Nous la recevons mercredi prochain.
25:05Elle doit faire un débat
25:06face à Charlotte Dornelas.
25:08Et nous lui poserons la question.
25:09Merci infiniment d'avoir expliqué
25:11un peu ce qui se passe concrètement
25:13sur le terrain.
25:15Gabrielle Cluzel,
25:16rien ne va plus pour Yael Brown-Pivet.
25:19La grande monte hier
25:21aux côtés de l'architecte.
25:22Elle a dû sortir de son silence
25:24et tenir une conférence de presse
25:27pour défendre la construction
25:28de son pavillon
25:29à côté de l'Assemblée nationale.
25:31Alors pourquoi ce pavillon
25:32est-il contesté ?
25:34Ce qu'on peut dire en préambule,
25:35c'est que c'est vraiment
25:36un exemple parfait, magnifique
25:38de déconnexion du 100% hors-sol
25:40pour rester dans la métaphore
25:41d'urbanisme.
25:43On dirait du Anne Hidalgo.
25:45La présidente de l'Assemblée nationale
25:47a défendu bec et ongles
25:48donc devant la presse
25:49son nouveau pavillon
25:50d'accueil du public.
25:52Alors de fait,
25:53elle a été obligée
25:53de sortir du silence
25:54parce que la gronde
25:56a monté à nouveau cet été
25:57et elle monte encore aujourd'hui.
25:59Des députés protestent.
26:00Le projet a contre lui
26:02une pétition signée,
26:03je suis allée voir,
26:03par plus de 153 000 personnes.
26:05Et une pétition qui dénonce,
26:07je cite,
26:07cette masse de 4000 mètres carrés
26:09qui est l'enlédirée
26:11irrémédiablement,
26:12un ensemble monumental
26:13appartenant à l'histoire
26:15de la nation.
26:15Donc c'est bien de l'Assemblée
26:16dont il s'agit,
26:17vous avez compris.
26:19Donc c'est vraiment
26:19le pavillon de la discorde
26:22depuis près d'un an et demi.
26:23En juin 2025,
26:25les comptes X
26:26de la Tribune de l'Art
26:28et sites et monuments
26:29avaient été les premiers
26:30à le révéler.
26:31Donc sur le côté
26:32de l'Assemblée nationale,
26:33côté Seine,
26:34doit être édifiée
26:35une extension
26:36pour les visiteurs,
26:37mais pour beaucoup.
26:38Donc c'est une aberration
26:39architecturale
26:40et une aberration
26:41scandaleusement dispendieuse
26:43dans ces temps
26:43de disette de surcroît.
26:46Alors on peut peut-être
26:47faire un peu d'histoire
26:48pour comprendre.
26:49Je vous renvoie
26:50à l'excellent article
26:51de Samuel Martin
26:52sur Boulevard Voltaire.
26:53Moi j'ignorais,
26:54la façade qui donne
26:55sur le pont de la Concorde
26:56a été édifiée
26:57au début du XIXe
26:58par un monsieur
26:59Bernard Poyer.
27:01Et donc tout cela,
27:02et pourquoi je vous le dis,
27:03parce que ça a été choisi,
27:04le choix d'une colonnade
27:05et d'un fronton
27:06répond en un vis-à-vis
27:07un peu éloigné
27:08à l'église de la Madeleine
27:09et un peu plus loin
27:10sur les quais,
27:11à l'hôtel du ministre
27:12des Affaires étrangères,
27:13ça c'est mi-XIXe,
27:14et en retrait,
27:15l'hôtel de la Cé
27:16qui est du XVIIIe.
27:17Donc si vous voulez,
27:18il y a une continuité
27:19architecturale,
27:23l'Assemblée a beau dire
27:25ou en tout cas
27:25Mme Broun-Pivet
27:26que le nouvel accueil
27:27mettra en valeur,
27:29je cite,
27:29l'emblématique colonnade,
27:31quand on regarde le projet,
27:33on voit surtout,
27:34puisqu'il y a beaucoup
27:35de verrières,
27:36un aquarium,
27:37une sorte d'aquarium.
27:38Alors il paraît
27:39que l'architecte
27:39M. Moethi,
27:41qui a gagné le marché,
27:42parce qu'il y a eu
27:43un appel d'offres,
27:44j'imagine,
27:44ou une étude
27:45des architectes divers,
27:47il a paraît-il été blessé
27:48par les critiques,
27:49mais ça peut être très joli
27:50un aquarium,
27:50mais c'est adapté
27:51pour les poissons,
27:52pas pour les députés
27:53ni leurs visiteurs,
27:55et c'est tout en vert,
27:56alors après la canicule
27:57s'est un peu décalée,
27:58il va y avoir
27:59un coup climatiseur.
28:01Précisons d'ailleurs,
28:02et c'est quand même
28:03assez surprenant,
28:03qu'à cet endroit
28:04on n'est pas censé
28:05faire n'importe quoi,
28:06vous voyez le palais Bourbon,
28:08il est situé
28:08dans une zone soumise
28:09à ce que l'on appelle
28:10un plan de sauvegarde
28:12et de mise en valeur,
28:14PSMV,
28:15et donc ça vise
28:15à la protection
28:16du patrimoine historique,
28:18et d'ailleurs
28:18c'est dans un territoire
28:19classé au patrimoine mondial
28:21de l'UNESCO,
28:21donc protégé,
28:22vous voyez c'est des choses
28:23qu'on s'imagine en tout cas
28:25en principe,
28:26et la commission
28:27du Vieux Paris
28:27a rendu un avis
28:29défavorable unanime
28:30estimant que
28:31la future façade,
28:32je cite,
28:33manque singulièrement
28:34de cette discrétion
28:35qui devrait prévaloir
28:37dans un tel cadre.
28:39Et pourtant,
28:40lors du dernier
28:40conseil de Paris,
28:42une modification
28:42de ce fameux plan
28:43de sauvegarde
28:44et de mise en valeur
28:45du 7ème arrondissement
28:46a été approuvée
28:47permettant la poursuite
28:49du projet.
28:50Alors vous savez,
28:50on a envie de dire
28:51trop facile,
28:52vous voyez l'État
28:52n'aime rien tant
28:53ou ceux qui nous gouvernent
28:54que transgresser
28:55les règles qu'ils ont
28:57eux-mêmes édictées,
28:58les règles c'est bon
28:59pour les gueux.
29:01D'ailleurs l'exemple
29:01a été donné par Emmanuel Macron
29:03lui-même
29:03avec l'affaire
29:04des vitraux de Notre-Dame.
29:06Et donc face
29:07à la polémique
29:07et à l'ampleur des critiques,
29:09Yael Bonne-Pivet
29:10avait annoncé
29:11en février dernier
29:11qu'elle suspendait
29:13son projet.
29:14Puis elle a profité
29:15de l'été
29:15pour le relancer.
29:16Oui, oui.
29:17Et bien voilà,
29:17peut-être que tout le monde
29:18sera à la plage
29:19avec les doigts de pied
29:20en éventail.
29:21Et bien pas du tout
29:22encore raté,
29:23la polémique reprend
29:24le 6 août dernier.
29:26Le 6 août dernier,
29:27mais Yael Bonne-Pivet
29:28répond qu'en 2024,
29:30quand le projet
29:30a été voté,
29:32le bureau a approuvé
29:34unanimement,
29:35c'est ça ?
29:35Oui, alors c'est ce qu'elle dit,
29:36mais c'est vrai qu'à l'époque,
29:37par exemple,
29:38il n'y avait aucun RN
29:39ni UDR
29:40au bureau de l'Assemblée nationale
29:41et aujourd'hui,
29:42les deux vice-présidents
29:44de l'Assemblée nationale,
29:45Hélène Laporte
29:46et Sébastien Senu,
29:47demandent un réexamen
29:48du dossier
29:49s'interrigant
29:50sur la pertinence
29:51de la destruction
29:52du pavillon historique.
29:53Parce que pour construire,
29:54il va falloir détruire
29:55un pavillon historique
29:56qui date de 1888
29:58et du coût du projet,
30:0050 millions d'euros environ.
30:02Alors la présidente
30:03de l'Assemblée,
30:03elle a dit
30:04mais oui,
30:04mais c'est 50 millions d'euros,
30:05ils sont financés
30:06par les réserves propres
30:07de l'Assemblée nationale.
30:08Mais pardon,
30:09les réserves propres
30:09de l'Assemblée nationale,
30:10c'est toujours
30:11l'argent des Français.
30:13Alors donc,
30:14elle affirme
30:14que l'élargissement
30:15de cet accueil,
30:16il en est question
30:16depuis les années 80
30:18et elle dit,
30:19il faut, je cite,
30:21ouvrir plus grand
30:22les portes de la démocratie.
30:24Donc, dis-moi
30:24un bon peuusement,
30:25il faut faire venir
30:26plus de monde.
30:27Pardon,
30:28mais si c'est pour faire venir
30:29le clan Traoré,
30:30c'est peut-être pas la peine.
30:31D'ailleurs,
30:32où en est-on ?
30:33du procès
30:33qu'elle aurait dû
30:34lui intenter
30:35après le trouble
30:36dans les tribunes
30:37il y a quelques mois,
30:38vous vous en souvenez ?
30:39Écoutez,
30:39je n'en sais rien,
30:40je ferme la parenthèse.
30:41Et elle a rajouté,
30:42et ça a fait beaucoup parler,
30:44que c'était même vital,
30:46vital pour la démocratie.
30:48Alors,
30:48ce mot vital
30:49a fait réagir.
30:50Il y a des choses vitales,
30:51en effet,
30:51voyez,
30:52la sécurité de nos enfants,
30:53par exemple,
30:53c'est vital.
30:54Dimanche,
30:54ce sera le deuxième anniversaire
30:56du meurtre de Philippines.
30:58Nourrir sa famille,
30:59c'est vital.
31:00dans le même temps,
31:01on apprend que,
31:03dans les échos,
31:04que le gouvernement
31:04envisage de rogner
31:05sur les allocations familiales.
31:07Vous savez,
31:07l'État est à l'os.
31:08Alors,
31:09il existe,
31:09là,
31:09sur les allocations familiales,
31:12pardon,
31:13une désindexation,
31:14comme pour les retraités,
31:15ou un relèvement
31:16des seuils des ressources,
31:17vous voyez ?
31:18Alors,
31:18sachant que cet été,
31:19on a déjà touché
31:20aux allocations familiales,
31:22l'air de rien.
31:22Pareil,
31:23on pensait que les gens
31:23avaient les doigts de pied
31:24en éventail,
31:25avec une révision défavorable
31:27des majorations
31:28pour adolescents.
31:29Alors,
31:30c'est quand même
31:30un peu gonflé,
31:31parce que vous voyez,
31:32quand on parle
31:32de réarmement tout court,
31:34on augmente le budget
31:35de la défense.
31:35Quand on parle
31:36de réarmement démographique,
31:38on baisse le budget
31:39des familles.
31:40C'est original,
31:41ça ressemble
31:42à un bon FTG.
31:43Vous savez ce que c'est
31:43un FTG ?
31:45Foutage de gueule.
31:48Sachant que
31:50Yaël Braun-Pivet,
31:52dans le même temps,
31:53elle milite pour la suppression
31:54de l'abattement de 10%
31:56pour les retraités,
31:56les retraités,
31:57les familles,
31:57il y en a pour tout le monde.
31:59Et puisqu'on parle
32:00de retraités
32:00et de climatiseurs,
32:02vous savez combien coûte
32:02la climatisation
32:03dans une chambre d'EHPAD ?
32:054000 à 6000 euros.
32:06J'ai regardé.
32:07Vous saviez combien
32:08de chambres d'EHPAD
32:08ne sont pas climatisées ?
32:1091% en France.
32:12Alors moi,
32:12c'est devenu mon unité de compte,
32:14la chambre d'EHPAD
32:15climatisée.
32:16Si je prends le coût
32:16moyen 5 000 euros,
32:18ces 50 millions prévus
32:19pour l'aquarium
32:20pourraient équiper
32:2110 000 chambres,
32:22soit environ 100 EHPAD.
32:23Ça vaut le coup
32:24d'être mis en balance,
32:26non ?
32:26Gabriel,
32:27oui,
32:28ça vaut le coup,
32:28je pense.
32:29Est-ce qu'il n'y a que la droite
32:30que cela gronde ?
32:32Il n'y a pas de droite
32:33que cela gronde.
32:35Sinon,
32:35ça serait commode
32:36parce qu'il suffirait
32:37de qualifier les gens
32:38de réactionnaires obscurantistes
32:40et basta,
32:40c'est le coût
32:41qui marche à chaque fois.
32:42Il y a par exemple
32:43Joestar,
32:44encore Ségolène Royal,
32:45qui sont également
32:46en vent debout
32:46contre ce qu'ils qualifient
32:48une débauche d'argent
32:49public scandaleuse.
32:51Vous savez,
32:51les caisses de l'État
32:52sont vides donc.
32:54Selon Contribuables Associés,
32:56je ne sais pas
32:56si on a la petite vidéo
32:57qui allait manifester
32:58symboliquement
32:59devant l'Assemblée nationale,
33:01eh bien,
33:02à partir d'aujourd'hui,
33:03voilà,
33:0517 septembre
33:05et jusqu'au 31 décembre,
33:07l'État va vivre à crédit.
33:09Quand on est ruiné,
33:11pardon,
33:11mais c'est une réflexion
33:13de bon père
33:13ou de bonne mère
33:14de famille,
33:14on ne convoque pas
33:15des architectes
33:16d'intérieur
33:16pour refaire soudain
33:17son salon.
33:19Alors,
33:19Yaël Braun-Pivet
33:20devant la branca
33:21envisage de refaire voter
33:22le bureau de l'Assemblée
33:24à une date ultérieure,
33:26mais s'accroche
33:27à son pavillon.
33:28C'est un peu
33:29Madame de Pompadour
33:30qui a fait construire
33:31des moult pavillons
33:32coûteux,
33:33mais sauf que
33:34ceux de Madame de Pompadour,
33:36ils étaient beaux,
33:36harmonieux,
33:37on les visite,
33:38on les aime,
33:38ce n'était pas
33:39de la pollution visuelle.
33:41Yaël Braun-Pivet
33:42veut à tout prix
33:43laisser son geste
33:44contemporain,
33:44vous savez,
33:45comme le président
33:46à Notre-Dame,
33:46mais n'est pas
33:47Baron Haussmann
33:47qui veut,
33:48ça ne s'improvise pas.
33:49D'ailleurs,
33:50vous voyez sur la vidéo,
33:51je ne sais pas si
34:05un dernier,
34:06c'est l'illustrateur 7,
34:07c'est là jusqu'au 28 septembre,
34:09ça fait partie
34:10de la politique
34:11d'ouverture
34:12de la création
34:13contemporaine française
34:14lancée en 2022
34:16par la présidente
34:17avant de renforcer,
34:18afin de renforcer,
34:20alors je la cite,
34:20le dialogue
34:21entre culture
34:22et démocratie.
34:24Bon, écoutez,
34:24ce n'est pas moi
34:25qui l'écris,
34:25c'est un peu
34:25une précieuse ridicule.
34:27Et il y a un an,
34:28lors des journées
34:29du patrimoine,
34:30il y avait eu
34:30un truc un peu comme ça,
34:31c'était dans la cour d'honneur,
34:33l'arbre aux mille voies,
34:34ça s'appelait,
34:35censé représenter
34:36la liberté d'expression.
34:37Il ne devait pas être
34:38bien en point,
34:38Saint-Arbre d'ailleurs.
34:40Et là aussi,
34:41cela visait à célébrer,
34:42je cite encore,
34:43le dialogue
34:44entre l'art contemporain
34:45et le patrimoine.
34:46Je ne sais pas
34:47si ça facilite
34:48tous ces dialogues,
34:48mais ce que je sais,
34:49c'est que ça ne facilite
34:50pas le dialogue
34:51entre la présidente
34:52de l'Assemblée
34:52et les Français,
34:54puisqu'il est question
34:55de célébrer
34:56la liberté d'expression,
34:57disons-le franchement,
34:58si on arrêtait
34:59de massacrer
34:59cette pauvre Assemblée nationale
35:01sous prétexte
35:02de se donner
35:02des aires d'esthète éclairées
35:04avec notre argent
35:05de surcroît.
35:06Merci beaucoup,
35:07Gabrielle Cusel,
35:09pour ce coup de poing
35:11à propos
35:12de ces 50 millions d'euros
35:14que l'on choisisse
35:15de l'assumer
35:17ou de le nier publiquement.
35:19Chacun peut désormais
35:20s'accorder sur le constat
35:21que la transformation
35:22du peuplement
35:24de notre pays
35:25sous l'effet
35:26de l'immigration
35:27déterminera largement
35:29dans l'avenir
35:30de notre société.
35:31Il y a d'une part
35:32la centralité
35:33prise par le concept
35:35de Nouvelle-France
35:36dans le discours
35:37de Jean-Luc Mélenchon
35:38et d'autre part
35:39il y a l'inquiétude
35:41répandue
35:42parmi les Français
35:44autour de ce que
35:45certains appellent
35:46le grand remplacement.
35:47Dans ce contexte,
35:48le dossier
35:49à la une
35:50du Figaro Magazine,
35:51vous allez le voir
35:52en kiosque demain
35:53et que nous vous dévoilons
35:54en exclusivité
35:56ce soir,
35:56peut être considéré
35:58comme une véritable bombe.
36:00Pourquoi ?
36:01On va le voir
36:02avec l'Observatoire
36:03de l'Immigration
36:04et de la Démographie
36:05qui révèle une étude
36:06sans précédent
36:07et qui répond
36:08à la question
36:09que tout le monde
36:10se pose désormais.
36:11Bonsoir Nicolas Provomonti,
36:13merci beaucoup
36:13d'être avec nous ce soir.
36:15Vous êtes directeur
36:15de l'Observatoire
36:16de l'Immigration
36:17et de la Démographie
36:18d'ici 2100.
36:20Comment évoluera
36:22la configuration
36:23de la population française
36:24selon les choix
36:25politiques posés ?
36:27C'est la question
36:27à laquelle vous tentez
36:28de répondre
36:28dans une nouvelle étude
36:30sans précédent,
36:31je le rappelle,
36:32à la une du Figaro Magazine,
36:33on l'a vu,
36:34qui sort en kiosque demain.
36:36Avant d'aller
36:37au résultat saisissant,
36:38d'abord,
36:38pourquoi avez-vous fait
36:39le choix
36:40de mener ce travail aujourd'hui
36:41et puis comment
36:42vous l'avez réalisé
36:43puisque c'est inédit ?
36:45Écoutez,
36:45sur les motivations
36:46de cette étude,
36:47elles tiennent essentiellement
36:47à ce que vous avez dit,
36:48Christine,
36:49c'est-à-dire qu'il nous a semblé
36:50que cette question
36:51planait maintenant
36:52sur le débat public français
36:53de telle sorte
36:54qu'elle était même
36:55en train de devenir
36:55la nouvelle ligne de césure
36:56entre les camps politiques.
36:57Vous avez évoqué
36:58la Nouvelle-France
36:58de Jean-Luc Mélenchon.
36:59De l'autre côté,
37:00le concept de grand remplacement
37:01qui est évidemment
37:03très largement délégitimé
37:04mais dont la dernière
37:05grande enquête IFOP
37:06qui a été faite
37:07sur ce sujet
37:07nous apprend
37:08qu'une majeure partie
37:09des Français
37:10considère que ce concept
37:11qui a par ailleurs
37:12des défauts
37:12correspond à une forme
37:13de réalité en France
37:14et c'est précisément
37:15parce que chacun
37:17s'accorde à considérer
37:17que cette question-là
37:18va déterminer
37:19dans une large mesure
37:20l'avenir plus général
37:22de notre société
37:23que nous avons estimé
37:24qu'il serait utile
37:25de donner aux Français
37:26le moyen d'y voir clair
37:27de manière posée,
37:29sérieuse
37:30et c'est beaucoup plus faisable
37:32que ce qu'on imagine parfois
37:33parce qu'évidemment
37:34il y a un certain nombre
37:35d'interdits en France
37:36quant à ce qu'on appelle
37:36parfois les statistiques
37:37ethniques.
37:38En revanche,
37:39l'INSEE entretient
37:40tout un appareil statistique
37:41sur les immigrés
37:43et leurs descendants
37:44par origine migratoire
37:45sur plusieurs générations
37:46et ce sont
37:47sur ces données publiques
37:48sur ces données institutionnelles
37:49que nous avons fondé ce travail
37:51de la même façon
37:52qu'on a évidemment utilisé
37:53toutes les données
37:53à notre disposition
37:54sur la composition
37:56des flux migratoires récents,
37:57la fécondité,
37:58c'est-à-dire les naissances,
37:59la mortalité,
38:00tout ce qui permet
38:00de dessiner la trajectoire
38:02de la population française.
38:03Alors vous avez dit
38:04de manière posée,
38:05sérieuse
38:06et à partir d'infos
38:07normalement
38:08notamment de l'INSEE.
38:09Alors maintenant,
38:10allons au résultat
38:11et on fera un tour de table
38:12avec les mousquetaires
38:13dans un instant.
38:14Selon vos projections
38:16inédites,
38:16comment va évoluer
38:18la part des personnes
38:18d'origine extra-européenne
38:21dans les naissances
38:22puis dans la population
38:24générale
38:25si les tendances actuelles
38:26de l'immigration
38:26aujourd'hui,
38:27les tendances qu'on a
38:28aujourd'hui,
38:28se poursuivent ?
38:29Effectivement,
38:29le si est important
38:30puisqu'on présente
38:31dans ce dossier FIGMAG
38:32un ensemble de scénarios.
38:33Il y a un scénario
38:34qui nous semble
38:35comme le plus vraisemblable
38:36qui est le scénario
38:36dit haut dans cette étude
38:38mais qui correspond en vérité
38:39à la poursuite
38:40de la trajectoire
38:41de l'immigration
38:41telle qu'on la connaît
38:42en France
38:43ces dernières années.
38:44Globalement,
38:44ça impliquerait une situation
38:45où la France reçoit environ
38:47350 000 entrées permanentes
38:49d'immigrés chaque année.
38:50Alors,
38:51savoir combien d'immigrés
38:52entrent en France aujourd'hui
38:52c'est un peu un mystère
38:53mais le ministère de l'Intérieur
38:55avait communiqué
38:55à l'été 2025
38:57sur une estimation
38:58d'environ 500 000 entrées
38:59en 2024.
39:00Il est raisonnable
39:01d'envisager que
39:01deux tiers de ces entrées
39:02soient des entrées permanentes.
39:04Et donc,
39:04dans cette situation-là
39:05qui serait pérenne
39:07dans les années à venir,
39:09nous aurions
39:09à partir du début
39:11des années 2040
39:12une majorité
39:13des naissances en France
39:14qui serait celle
39:15de personnes
39:16d'origine extra-européenne.
39:17Le début des années 2040,
39:19c'est dans une quinzaine d'années,
39:20une majorité de naissances
39:21d'origine extra-européenne.
39:23Et pour ce qui est
39:23de la population totale,
39:24d'ici le début des années 70,
39:26les personnes
39:27de la même ascendance
39:28extra-européenne
39:29seraient aussi majoritaires
39:30dans la population générale.
39:31Il y a un autre scénario
39:32qui n'est pas complètement improbable
39:33qu'on appelle
39:34le scénario intermédiaire
39:35et qui correspond
39:36à une baisse modérée
39:37de l'immigration.
39:37C'est-à-dire que
39:38si on a 250 000 entrées
39:40permanentes par an
39:41au lieu de 350 000,
39:43les naissances
39:44d'origine extra-européenne
39:45deviennent majoritaires
39:46au début des années 2050
39:47plutôt que 2040,
39:49dans la population générale
39:50ensuite vers 2090
39:52au lieu de 2070.
39:53Donc la trajectoire
39:54est la même,
39:55le basculement est le même
39:56mais il est en quelque sorte
39:57plus lissé.
39:58Et ça me donne peut-être
39:58l'occasion de préciser
40:00ce qu'on entend
40:00par origine extra-européenne.
40:02Là aussi,
40:02parce que le sujet est sensible,
40:04on a fait le choix
40:05de s'en tenir
40:05à ce que fait
40:06la statistique publique.
40:07L'INSEE et l'INED
40:09suivent les immigrés
40:10et leurs descendants
40:11sur plusieurs générations.
40:12donc les immigrés eux-mêmes
40:14qui sont nés étrangers
40:15à l'étranger,
40:15les enfants
40:16et les petits-enfants
40:17des immigrés.
40:18Évidemment,
40:18toute catégorisation
40:19a des défauts
40:20et l'idée
40:21de cette catégorisation-là,
40:23ça n'est certainement pas
40:24d'assigner pour toujours
40:25des personnes
40:26à une origine migratoire
40:27ou culturelle particulière.
40:28Simplement,
40:29il est évident
40:30que c'est un basculement
40:31démographique sans précédent
40:32qui pose des questions
40:34sérieuses,
40:35pour ne pas dire graves,
40:36y compris si on souhaite
40:37réussir l'assimilation
40:38d'un certain nombre
40:39de Français récents.
40:41Basculement démographique
40:42sans précédent.
40:43Peut-on vraiment avancer
40:46de telles projections
40:48compte tenu des multiples
40:49incertitudes
40:50sur notre avenir ?
40:51Est-ce que ça,
40:51vous avez pris tout ça en compte ?
40:52Il y a beaucoup de choses
40:53qui peuvent arriver
40:54sur les naissances,
40:55sur la mortalité.
40:57Est-ce qu'il n'y a pas
40:57là un risque peut-être
40:58de sur-anticiper
41:00certains phénomènes
41:01lorsqu'on voit
41:02ce basculement
41:03démographique important ?
41:04C'est certain que c'est
41:04un travail compliqué.
41:05On a modélisé
41:06une dynamique
41:07qui est forcément complexe
41:08avec beaucoup d'incertitudes.
41:10D'ailleurs,
41:10par définition,
41:11toutes les projections
41:12démographiques
41:12ont vocation à se tromper.
41:14L'enjeu,
41:14c'est qu'elles se trompent
41:15le moins possible.
41:16Et d'ailleurs,
41:17les projections
41:17que l'INSEE et l'INED
41:18ont faites
41:19sur un certain nombre
41:19de sujets ces dernières années
41:20n'ont pas fait exception.
41:21Elles se sont pour le coup
41:22assez largement trompées.
41:24Nous, nous avons choisi
41:25de nous en tenir
41:25aussi près d'effets
41:26que possible
41:27et de rester dans le champ
41:28maximal du plausible.
41:29Et ce qui nous dit aussi
41:34projection dans l'avenir,
41:35elle correspond
41:36à un mouvement démographique
41:37qui est déjà là,
41:38qui est devant nos yeux.
41:39On évoquait la part
41:40des naissances.
41:41L'an dernier,
41:42en France,
41:42vous avez eu
41:43plus de 30% des naissances
41:45qui ont été issues
41:46d'au moins un parent
41:47né en dehors
41:48de l'Union européenne.
41:49Donc, un ou deux parents
41:49né en dehors de l'UE.
41:50Et vous avez des dynamiques
41:52aussi.
41:52Depuis l'an 2000,
41:54le nombre annuel
41:54de nouveaux-nés
41:55dont les deux parents
41:56sont nés en France
41:57a baissé de 30%.
41:59Mais le nombre
41:59des naissances
42:00dont les deux parents
42:01sont nés hors
42:01de l'Union européenne
42:02a augmenté de 74%.
42:04Donc, il y a une sorte
42:04de chasse-et-croiser
42:05qui tient essentiellement
42:06à deux choses.
42:07D'abord, évidemment,
42:08l'accélération spectaculaire
42:10de l'immigration
42:11depuis les années 2000.
42:12Vous voyez,
42:13depuis 1999,
42:14la population immigrée
42:14en France a augmenté
42:15de quelque chose
42:16comme 80%.
42:17C'est cinq fois plus
42:18que la population générale.
42:19Et donc, il y a plus
42:20de femmes immigrées
42:21en âge d'avoir des enfants.
42:22C'est évidemment logique
42:22et naturel.
42:23Et il y a un autre effet
42:24qui est spécialement marqué
42:25dans notre pays
42:26qui est ce qu'on pourrait appeler
42:27la fécondité différenciée
42:29des populations immigrées.
42:30Ça, on le voit notamment
42:31dans les données de l'INSEE.
42:32En moyenne, par exemple,
42:34les femmes qui sont nées au Maghreb
42:35et qui vivent en France
42:36ont ce qu'on appelle
42:37un indice de fécondité,
42:38c'est-à-dire un nombre moyen
42:39d'enfants par femme
42:40qui est supérieur de moitié
42:42à celui des femmes nées en France.
42:43C'est le double pour des femmes
42:44qui sont nées ailleurs en Afrique.
42:46Et ces deux phénomènes-là
42:47dessinent une trajectoire
42:48qui n'est pas seulement
42:49une vue de l'avenir,
42:51qui est finalement
42:51un scénario de la continuité,
42:53en vérité.
42:54Il y a un troisième scénario,
42:55avant de laisser la place
42:56aux questions des mousquetaires,
42:57un troisième scénario
42:58que vous présentez,
43:00Nicolas Prouvont-Monti,
43:01et qui a une grande importance.
43:02Vous l'appelez
43:02le scénario restrictif,
43:05pour reprendre vos mots.
43:06Et dans celui-ci,
43:06la population d'origine
43:07extra-européenne
43:08ne deviendrait majoritaire
43:11ni dans les naissances,
43:12ni dans la population générale.
43:15Cela vient-il contredire
43:16justement l'idée
43:16que l'immigration de masse
43:18et le basculement démographique
43:19qui en découlent
43:20sont une fatalité ou pas ?
43:21Oui, en tout cas,
43:22quand on n'arrive plus
43:23à convaincre les Français
43:23que l'immigration
43:24et les changements démographiques
43:25qu'elles génèrent
43:26sont une chance,
43:27on essaye de les convaincre
43:28que c'est une fatalité,
43:29précisément.
43:30Or, l'immigration,
43:31ce n'est pas un phénomène météorologique,
43:32c'est un phénomène politique
43:33et social.
43:34Et la trajectoire démographique
43:35de la France,
43:35elle n'est pas écrite d'avance.
43:37Ce que démontre notre étude,
43:38on fait varier différents facteurs
43:40dans l'évolution de la population,
43:42c'est que le principal facteur
43:43sur les sujets
43:44qu'on vient d'aborder
43:45sera notre politique d'immigration
43:47dans les prochaines années.
43:48Dans le scénario restrictif
43:49que vous évoquez, Christine,
43:50et qui correspond globalement
43:51à une division par quatre
43:53des nouveaux flux
43:54d'immigration extra-européens
43:55par rapport au scénario intermédiaire,
43:58donc une baisse drastique
43:59et pérenne des flux d'immigration,
44:00les naissances d'origine extra-européenne
44:02augmentent jusqu'à environ
44:0435% de la population en 2050,
44:06puis elles diminuent ensuite,
44:07et la population d'origine extra-européenne
44:09dans la population totale
44:10se stabilise à la fin du siècle
44:12autour de 30%,
44:13étant entendu que dans ces 30%,
44:15il y aura beaucoup de gens
44:16qui auront seulement
44:16un grand-parent immigré extra-européen,
44:18et donc évidemment,
44:19la distance par rapport
44:20aux faits migratoires
44:21sera plus élevée.
44:22Mais ce qu'il faut dire clairement,
44:23c'est que ce scénario restrictif,
44:25il n'a aucune chance
44:26d'arriver naturellement,
44:28parce qu'il y a une poussée démographique
44:30dans les pays de départ,
44:31parce qu'il y a une attractivité
44:33absolument phénoménale de l'Europe,
44:34notamment pour ses conditions de vie,
44:35et notamment de la France
44:37dans ce cadre-là,
44:38mais aussi parce que
44:39les canaux d'immigration permanente
44:41les plus importants dans notre pays,
44:43le droit d'asile,
44:43l'immigration familiale,
44:44aujourd'hui sont très sanctuarisés
44:46par les juges,
44:47par les juridictions françaises et européennes,
44:49et donc ce scénario restrictif,
44:50il ne s'entend que dans une démarche
44:53de reprise en main très volontariste,
44:55du pouvoir politique sur ce sujet,
44:57ça implique notamment
44:57de se libérer de certaines normes
45:00constitutionnelles ou européennes,
45:01mais en tout cas,
45:02c'est un scénario qui est possible,
45:03ça n'est pas le plus probable
45:04à cette heure,
45:05mais il est possible,
45:06et précisément parce que
45:07l'immigration et ses conséquences
45:08sont des sujets politiques,
45:10il me semble que les perspectives
45:12ouvertes par notre étude
45:13mériteront d'être discutées
45:14lors de l'élection présidentielle,
45:15parce qu'en théorie,
45:17s'il y a un moment en France
45:18où on traite des grandes questions nationales,
45:19c'est l'élection présidentielle.
45:21Donc, je rappelle les mots,
45:23basculements démographiques sont précédents,
45:25que deviendra le visage
45:26de la société française,
45:28la composition de sa population
45:30par origine migratoire,
45:32dans les années et dans les décennies à venir ?
45:34Écoutez, c'est un petit peu
45:36dans les scénarios que je viens d'évoquer,
45:37finalement,
45:37il y a plusieurs champs des possibles,
45:39les trajectoires démographiques quantitatives
45:42que je décrivais à l'instant,
45:43elles ne disent pas tout
45:45de ce que sera la trajectoire d'intégration,
45:46par exemple,
45:47d'un certain nombre des enfants
45:49de cette immigration extra-européenne.
45:51Néanmoins,
45:51il me semble évident
45:52que dans un scénario
45:53où la population native
45:54se rétracte très fortement
45:56et où les populations
45:57issues de l'immigration récente,
45:59notamment extra-européenne,
46:00sont en expansion démographique rapide,
46:03l'intégration n'est pas la pente naturelle.
46:05Alors, vous venez d'utiliser
46:06le terme population native.
46:08D'autres disent,
46:09vous me direz si c'est le bon terme,
46:10français de souche.
46:11Moi, je dis peuple historique français.
46:13On sait à peu près
46:14à quoi ça fait référence.
46:15Est-ce que ce concept
46:17est encore pertinent
46:18pour décrire aujourd'hui
46:19l'évolution démographique française ?
46:21Est-ce que ce concept
46:22a une pertinence
46:22pour décrire en fait
46:23la continuité
46:25et la permanence de la France ?
46:26Je dirais qu'il a
46:26une double pertinence.
46:27D'abord,
46:28une pertinence historique.
46:29Il se trouve que dans son histoire,
46:30même si la France a été
46:32effectivement
46:32l'un des premiers pays
46:33d'immigration en Europe
46:34à compter du 19e siècle,
46:36nous sommes plutôt
46:37un vieux pays sédentaire
46:38sur le temps long.
46:39Et donc,
46:39il y a un fond populationnel
46:40de la nation française
46:41qui est globalement
46:42resté inchangé
46:43pendant des siècles
46:44pour ne pas dire des millénaires.
46:45et qui a évidemment évolué
46:46ces dernières décennies.
46:48Mais ce concept,
46:49il a aussi une relative pertinence
46:50actuelle parce que
46:51si vous en revenez
46:52aux données publiques
46:53que j'évoquais,
46:54aujourd'hui en France,
46:55vous avez globalement
46:56deux tiers de la population
46:57qui n'est ni immigré,
46:59ni enfant d'immigré,
47:00ni même petit enfant d'immigré.
47:02Et donc,
47:02c'est peut-être
47:03sur le plan
47:03de la statistique publique
47:04ce qui s'approche le plus
47:06d'un concept
47:06comme celui de Français de souche.
47:08Charlotte Dornelas.
47:09Oui, régulièrement,
47:10vous sortez quand même
47:11des études extrêmement précises,
47:13extrêmement chiffrées.
47:13Vous vous rappelez
47:14d'où viennent vos chiffres ?
47:15En l'occurrence,
47:15l'INSEE n'est pas exactement
47:16un think tank néo-conservateur
47:19ou je ne sais quoi.
47:21Et vous avez été attaqué
47:23sur la forme,
47:23mais jamais sur les études
47:24elles-mêmes,
47:25sur les chiffres, etc.
47:26Est-ce qu'à l'approche
47:27précisément de la présidentielle,
47:29vous avez des candidats
47:30à la présidentielle
47:31qui se servent de votre travail,
47:32qui vous demandent en tout cas
47:33de les éclairer
47:35sur un sujet
47:35qui est quand même
47:36dont dépend l'avenir de la France,
47:38quoi qu'on en pense ?
47:38Oui, on a cette chance-là.
47:40C'est-à-dire qu'un think tank,
47:41puisque c'est ce que nous sommes,
47:42un laboratoire d'idées,
47:43c'est toujours quelque part
47:44entre la recherche et l'influence.
47:45La recherche est effectivement
47:46celle que vous décrivez,
47:47Charlotte,
47:48aussi factuelle et rigoureuse
47:49qu'elle doit l'être
47:50sur ce sujet.
47:50Mais nous faisons aussi
47:51un travail d'éclairage
47:52directement auprès
47:53des responsables politiques,
47:54les parlementaires,
47:55les sénateurs,
47:56les chefs de parti,
47:57les candidats à la présidentielle.
47:58On a la chance
47:59d'avoir un panel
48:00assez large d'entre eux
48:01qui échange avec nous.
48:02Évidemment,
48:02nous souhaiterions
48:03que chacun se saisisse
48:04de ce sujet
48:08trait à des vrais sujets
48:09importants pour l'intérêt du pays.
48:11Elles sont très largement
48:12partagées dans l'électorat
48:13et même dans les électorats,
48:15y compris du bloc central
48:16et y compris de gauche
48:17dans une certaine mesure.
48:18Elles sont partagées,
48:19mais il y a tout un récit
48:21qu'on essaie effectivement
48:22d'étouffer
48:23par rapport à ces informations
48:25qui sont partagées
48:26par la population française.
48:27Gabriel Cluzel.
48:28Oui, quand on vous écoute,
48:29vous parlez de trajectoire,
48:30vous dites qu'éventuellement
48:31il peut y avoir
48:32un scénario restrictif,
48:33ce n'est pas le plus probable.
48:34C'est vrai que ça correspond
48:36quand même à un récit
48:37qu'on nous fait
48:38un peu inexorable.
48:39Après nous avoir dit
48:39l'immigration c'est une chance,
48:40maintenant on nous dit
48:41de toute façon
48:41c'est une fatalité.
48:42Et je voulais savoir
48:43si dans,
48:44ce n'est pas tout à fait
48:44votre sujet,
48:45mais dans les pays européens,
48:47il y a d'autres configurations
48:49où c'est rigoureusement
48:50la même trajectoire
48:51si finalement
48:52certains pays européens
48:53ont mis en place
48:54des politiques
48:55qui font en sorte
48:56que ce ne soit pas
48:57la même trajectoire.
48:58Globalement,
48:59la trajectoire de basculement
49:00que je décrivais à l'instant,
49:01elle peut être projetée
49:02dans beaucoup de pays
49:03d'Europe de l'Ouest.
49:04Elle a été au Royaume-Uni
49:05il y a quelques mois
49:06par un universitaire
49:08qui s'appelle Matt Goodwin
49:08et que vous aviez reçu
49:09d'ailleurs sur ce plateau.
49:10Elle l'a été en Espagne,
49:11elle l'a été en Belgique,
49:13elle l'a été aux Etats-Unis
49:14dans un contexte
49:15évidemment qui est différent.
49:17Néanmoins,
49:17et là j'insiste sur ce point
49:18Gabriel,
49:19le scénario restrictif
49:20que je décris,
49:21je dis qu'il n'a aucune chance
49:22d'arriver dans la continuité,
49:24c'est-à-dire sans virage politique,
49:26mais le virage politique
49:27est possible.
49:28L'immigration,
49:28ça reste un sujet politique
49:30et on le voit
49:30dans le cadre européen actuel,
49:32y compris avec des trajectoires
49:32un peu communes.
49:34différents pays
49:36produisent différentes politiques
49:37qui amènent différents résultats.
49:39Dans le contexte européen
49:40ces dernières années,
49:40il y a un certain nombre
49:41d'Etats qui ont pris
49:42des mesures de fermeture
49:44sur l'asile
49:44ou sur l'immigration irrégulière.
49:46Ça a produit des effets
49:47et ça a aussi produit
49:48des effets sur la France
49:49parce qu'au fur et à mesure
49:50que ces Etats européens
49:51durcissent leur position,
49:53nous devenons
49:53ce que nous étions déjà largement,
49:55c'est-à-dire un pays de rebond
49:56vers lequel se dirigent
49:57des migrants
49:58qui par exemple,
49:59il y a dix ans,
50:00auraient visé l'Allemagne
50:01ou la Scandinavie
50:01qui ont pris des directions
50:03très différentes
50:04sur cette question.
50:04Marc Manon.
50:05On est dans la mathématique pure,
50:07mon cher Nicolas.
50:08C'est-à-dire que là,
50:09votre extrapolation,
50:10c'est de se dire
50:12le monde tel qu'il est
50:14nous projette vers.
50:15Mais qu'est-ce qui peut
50:16vous valoir
50:18d'avoir la certitude
50:19qu'avec l'IA,
50:20qu'avec
50:21les changements
50:22de comportement,
50:23avec une technologie
50:25galopante,
50:26etc.,
50:27notre attrait
50:28et les circonstances
50:31même
50:31de notre environnement
50:33seront toujours
50:34aussi tentants
50:35pour les autres.
50:36Et comment également
50:37notre population
50:38européenne aujourd'hui
50:40se sentira motivée
50:41pour s'engager
50:44dans l'avenir
50:45en ayant
50:45de la natalité ?
50:46Tout ça,
50:46comment vous pouvez
50:47l'évaluer ?
50:47Ça fait évidemment
50:48partie des marges
50:49d'incertitude,
50:50Marc,
50:50c'est certain.
50:51Ce qu'on peut dire
50:51sans aller jusqu'à 2100,
50:53ce qui est évidemment
50:53le terme de notre étude
50:54et nos graphiques,
50:56nos projections
50:56vont jusqu'à la fin du siècle,
50:58c'est que dans les
50:58toutes prochaines décennies,
51:00il n'y a pas de raison
51:01de penser que
51:01les deux grands motifs
51:03de l'immigration de masse,
51:04d'une part,
51:05le déséquilibre démographique
51:06entre le Sud et le Nord,
51:07de plus en plus
51:08entre l'Afrique subsaharienne
51:09et l'Europe,
51:10et d'autre part,
51:11le déséquilibre
51:11des niveaux de vie
51:12puissent disparaître
51:13d'ici à 2050,
51:14par exemple.
51:15Donc, au moins
51:15sur le quart de siècle
51:16qui vient,
51:17je pense qu'on peut
51:17y voir clair
51:18et je pense qu'on peut
51:19prendre des décisions politiques
51:20relativement éclairées.
51:22Michel Fayad.
51:22Oui, est-ce que vous avez
51:23fait cette étude
51:24uniquement au niveau national
51:25ou vous avez fait cette étude
51:26également au niveau
51:27régional et départemental ?
51:29Parce que c'est aussi
51:29intéressant de voir
51:30sur le territoire lui-même
51:32s'il y a des évolutions
51:33plus importantes
51:34que les chiffres
51:35que vous annoncez
51:36au niveau national.
51:37Est-ce qu'il y a telle région
51:37ou tel département
51:38qui bascule complètement ?
51:40Tout à fait.
51:40Alors, c'était l'objet
51:41d'une précédente étude
51:42qu'on a vu l'occasion
51:42de présenter
51:43sur le plateau
51:44de Face à l'Info.
51:45L'un des faits marquants
51:46dans la géographie
51:47de l'immigration
51:47depuis 20 ans,
51:50c'est plutôt la diffusion
51:52géographique du phénomène.
51:53C'est spécialement marquant
51:55dans certaines régions
51:56qui sont longtemps restées
51:57à l'écart
51:58des grands courants
51:58d'immigration,
51:59y compris dans l'histoire
52:00plus longue de l'immigration
52:01en France,
52:01les régions de l'Ouest,
52:02globalement,
52:03la Bretagne,
52:04les Pays de la Loire,
52:04la Normandie,
52:05qui sont les régions
52:07qui ont connu
52:07en termes relatifs,
52:08en augmentation
52:09par rapport à ce qu'ils avaient,
52:10la plus forte croissance
52:11de la population immigrée
52:13depuis les années 2000.
52:14Dans une ville
52:14comme Le Mans
52:15ou comme Brest
52:16ou comme Caen,
52:17la population immigrée
52:18a doublé
52:18en l'espace de 15 ans,
52:19par exemple.
52:20Dans certaines petites villes
52:21de ces régions,
52:22c'est plus un corps.
52:23Et donc aujourd'hui,
52:23l'immigration,
52:24c'est vraiment
52:24un fait social total
52:25par tous les aspects,
52:26à la fois parce qu'il concerne
52:28l'ensemble du territoire,
52:29mais aussi parce qu'il a
52:30des répercussions
52:30sur tous les aspects
52:31de notre vie collective,
52:32le système éducatif,
52:33le système de santé,
52:34la sécurité,
52:35le logement,
52:36tout ce qui préoccupe
52:36les Français
52:37au-delà même
52:38de leur continuité historique.
52:40Nicolas Provomonti,
52:41si je reprends vos mots,
52:43vous parlez donc
52:43de basculements démographiques
52:46sans précédent.
52:47Là, selon vos chiffres,
52:48d'ici moins de 15 ans,
52:51selon vos chiffres,
52:52et vous dites
52:52qu'il n'y a aucune chance
52:55naturellement
52:55d'éviter que cela n'arrive.
52:57Si je peux résumer
52:59un petit peu
52:59ce que vous avez dit.
53:00Le naturellement
53:01devant vraiment s'entendre
53:02sans action politique.
53:03Sans action politique.
53:03L'action politique
53:04peut produire
53:05le scénario restrictif
53:06que nous évoquons.
53:07Et l'action politique
53:08en réduisant,
53:09vous disiez,
53:10de quatre fois moins
53:11l'immigration
53:12que nous avons aujourd'hui.
53:13C'est ça,
53:14par rapport au scénario
53:14intermédiaire
53:15de notre étude,
53:15donc une réduction vraiment drastique
53:17et pérenne.
53:18La trajectoire démographique
53:19de la France,
53:19elle peut s'appréhender
53:21autant que possible
53:22et nous avons essayé
53:22de le faire,
53:23mais elle n'est certainement
53:24pas écrite d'avance.
53:25Jacques,
53:26restez avec nous
53:26sur le plateau
53:27pour cette information exclusive.
53:29Vous faites la une
53:29du Figaro Magazine
53:30demain pour le mot de la fin.
53:32Dans un instant,
53:33on écoute la chronique
53:34de Mathieu Bocoté,
53:36le JT,
53:36et ensuite,
53:37je vous donne
53:37le mot de la fin
53:38sur cette information
53:39que vous nous révélez
53:40en exclusivité.
53:41Mathieu Bocoté,
53:42il y a une image
53:43qui a beaucoup fait parler.
53:45Sydney Sweeney,
53:47l'actrice américaine
53:48qui fait parler
53:49depuis quelques jours.
53:50Elle a posé presque nu
53:51pour un titre
53:52de Paris sportif.
53:54On le lui reproche
53:55en l'accusant
53:56d'objectiver
53:57le corps des femmes.
53:58Elle ferait même
53:59régresser la cause
54:00des femmes
54:01d'après ce qu'on voit
54:02ici ou là.
54:02Des sportives françaises
54:04se sont associées
54:05à ce procès,
54:06même aujourd'hui.
54:08Sydney Sweeney,
54:09doit-elle être condamnée ?
54:11Doit-elle aller se rhabiller ?
54:13C'est la question
54:14qu'on semble poser.
54:15Alors,
54:15j'ai vu ce débat appris.
54:17On en parle quand même beaucoup.
54:19L'angle généralement
54:20utilisé pour défendre
54:21Sydney Sweeney,
54:21c'est mon corps,
54:22mon choix.
54:22Donc,
54:23c'était vrai
54:23pour n'importe qui,
54:24mais est-ce qu'une femme
54:25qui décide,
54:26qui est fière de son corps,
54:27de l'afficher publiquement,
54:28un corps qui suscite le désir,
54:29peut-elle l'afficher publiquement
54:31ou pour elle,
54:32c'est interdit ?
54:33Autrement dit,
54:33il y a une forme
54:34de prime mocheté
54:35dans la vie publique,
54:36ça,
54:37vous avez le droit
54:37de vous montrer à poil,
54:38mais si vous suscitez
54:39le désir de ces hommes,
54:40alors là,
54:41cachez-vous,
54:41parce que vous venez
54:42de troubler le grand récit
54:43de la diversité corporelle.
54:45La mocheté peut susciter
54:46aussi certains désirs,
54:47je ferme la parole.
54:47Oui,
54:48on appelle ça le gore
54:49et la porno.
54:50Mais,
54:51alors,
54:51voyons cela,
54:52ce qui m'a frappé,
54:53moi,
54:53c'est à quel point
54:54nous entrons,
54:55ce n'est pas seulement
54:55la beauté qui choque ici,
54:57ce qui choque,
54:57c'est la beauté,
54:58j'y reviens,
54:58qui suscite le désir masculin.
55:00Le désir masculin
55:01qui est la figure
55:03irrecevable
55:03dans les temps
55:04qui sont les nôtres.
55:05Donc,
55:06dans nos temps
55:06d'égalitarisme,
55:07ça,
55:07on considère que c'est
55:08un vieux reste
55:09de l'humanité déchue
55:11qui devrait être laissé
55:12de côté.
55:14Inversement,
55:14on le sait,
55:14on est dans une époque
55:15qui va faire,
55:16au nom de la diversité corporelle,
55:17je le disais,
55:18la promotion de l'obésité morbide
55:20et on va condamner
55:21ceux qui critiquent
55:22l'obésité morbide
55:23en disant qu'ils versent
55:23dans l'obésophobie
55:24ou la grossophobie
55:25et tout ça.
55:26Et à travers tout cela,
55:27qu'est-ce qu'on voit,
55:28quand on a une femme
55:29comme Sydney Sweeney,
55:29quoi qu'on en pense,
55:30qui se trémousse,
55:31qui s'affiche
55:32et qui fait rêver
55:33certains de ses hommes,
55:34eh bien,
55:34on a envie de dire
55:35quand je pense à Fernande,
55:36je bande,
55:37je bande,
55:37quand je pense à Sydney,
55:39je bande aussi,
55:46qu'est-ce que c'est
55:47que c'est gris-voiserie ?
55:49C'est briller,
55:50c'est gris-voiserie.
55:51Référence patrimoine.
55:52Bon,
55:52on va,
55:53dans un instant,
55:54on aura le mot de la fin
55:56qui sera plus terre-à-terre
55:58sur le basculement démographique
56:00avec Nicolas Promonti,
56:02avec ses révélations.
56:03Maintenant,
56:04je sais qu'on a allumé le mec,
56:05mais vous n'avez pas la parole.
56:09Maintenant,
56:10ça y est,
56:10il est parti.
56:11Non,
56:12mais après le générique,
56:12si vous voulez.
56:13D'accord.
56:14Non,
56:14mais parce que là,
56:15c'est le JT de Margot Schiffer.
56:16Bonsoir,
56:17Margot.
56:17Bonsoir,
56:18Christine.
56:18Bonsoir à tous.
56:19C'est une réunion
56:20de plus de 6 heures
56:21qui s'est achevée ce soir
56:22entre les pêcheurs
56:23et la ministre de la Pêche.
56:25En colère contre la hausse
56:26des prix du carburant,
56:27ils s'engagent à débloquer
56:28les barrages.
56:29En échange,
56:30Catherine Chabot promet
56:31que des aides
56:32leur seront allouées.
56:33Elle évoque aussi,
56:34en attendant,
56:34la possibilité
56:35d'ouvrir un prêt
56:36à taux zéro.
56:38Et le prix moyen
56:39du gasoil en France
56:40a égalé cet après-midi.
56:41Le pic d'un peu plus
56:42de 2,38 euros le litre
56:43qui avait été atteint
56:44en avril dernier.
56:45Une moyenne calculée
56:46d'après les tarifs
56:47pratiqués par plus
56:48de 9000 stations-service.
56:50Près de 700 d'entre elles
56:51affichent aujourd'hui
56:51un prix à plus de 2,50 euros.
56:54Dotée la France
56:54d'une véritable politique
56:56de sécurité climatique,
56:58volonté d'Edouard Philippe
56:58qui propose notamment
56:59la création
57:00d'un fonds unique
57:00de 2 milliards d'euros par an.
57:03Il pointe du doigt
57:03une mystification
57:04de la gauche radicale
57:05et un rassemblement
57:06climato-sceptique
57:07de Marine Le Pen.
57:0931, c'est le nombre
57:11d'homicides déjà enregistrés
57:12en Guadeloupe
57:12depuis le début de l'année.
57:14Les autorités appellent
57:15à un sursaut de la société
57:16contre l'hyperviolence
57:17et la circulation des armes.
57:19L'an dernier,
57:19le taux d'homicides
57:20avait atteint 11,5
57:22pour 100 000 habitants
57:23dans l'archipel,
57:23un chiffre 8 fois supérieur
57:25à celui enregistré
57:26pour la France entière.
57:28Et puis,
57:29un volume record
57:30de 29 tonnes
57:31de protoxyde d'azote
57:32a été saisi
57:33dans le sud-ouest.
57:346 000 bouteilles
57:35d'une valeur
57:35d'environ 665 000 euros.
57:38Elles ont été appréhendées
57:39lors d'un contrôle routier
57:40à Montauban
57:41et lors de la perquisition
57:42d'un local
57:43dans le Gers.
57:44Le chauffeur
57:44de nationalité
57:45biélorusse
57:46a été placé
57:47en garde à vue.
57:48Merci beaucoup,
57:49Marc Gossifer
57:50pour ces informations
57:51de 20h.
57:52Nicolas Provourmonti,
57:53merci d'avoir été avec nous.
57:55Vous aurez le mot de la fin
57:56avec ces révélations
57:57puisque demain,
57:58vous faites la une
57:58du Figaro Magazine
57:59avec ce basculement
58:02démographique
58:02sans précédent.
58:03Vous avez fait mener
58:04cette étude
58:05que vous publiez
58:06en exclusivité demain
58:07et que vous avez révélée
58:09à ce soir.
58:09Quel serait le mot de la fin ?
58:11Je rappelle vos mots.
58:12Basculement démographique
58:13sans précédent
58:14dans les 10-15 ans
58:16qui viennent
58:16et aucun changement
58:18naturel possible
58:19sinon une politique
58:20très forte,
58:21très restrictive
58:22à propos de l'immigration.
58:24Votre dernier mot.
58:24Ce serait précisément
58:25le mot de la fin,
58:26Christine.
58:26S'il y a bien
58:27une réaction
58:28que cette étude
58:29ne veut surtout pas susciter,
58:30c'est le fatalisme.
58:31Je le répète,
58:32la trajectoire démographique
58:33de la France
58:33n'est pas encore écrite.
58:35Les prochaines années
58:36seront décisives.
58:37Je dirais même
58:38que les prochains mois
58:38seront décisifs
58:39parce que nous sommes
58:40dans une année décisive
58:40au milieu de beaucoup d'autres.
58:43Il me semble
58:43qu'un pays
58:44qui est en quelque sorte
58:46rendu méconnaissable
58:47à lui-même
58:47ou qui craint
58:48de le devenir
58:48ne se projette pas
58:49dans l'avenir.
58:50Il dilapide
58:50les ressources de confiance
58:51qui sont nécessaires
58:54et qui considèrent
58:55que cette question
58:55en détermine beaucoup d'autres
58:56et je pense que c'est le cas.
58:58Il leur appartient
58:58de poser les choix
58:59qui leur sembleront rationnels.
59:01Merci infiniment
59:01pour ces révélations
59:02dans Face à l'Info.
59:04Excellente suite de programme.
59:05Bonsoir à tous.
59:05A tout de suite
59:06l'heure des produits.
59:07Pascal Praud.
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