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  • il y a 9 heures
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:0119h, ravie de vous retrouver ce soir. Comment allez-vous ?
00:00:06Moi aussi je vais bien.
00:00:08Non mais tu parles au téléspectateur.
00:00:09Oui mais j'ai compris.
00:00:12Au sommaire ce soir, panique au festival de Cannes.
00:00:16Le cinéma français crie au fascisme parce que Vincent Bolloré achète UGC.
00:00:22Ces artistes qui vivent grassement de l'argent public et d'un milieu idéologiquement verrouillé à gauche
00:00:29hurlent à l'emprise réactionnaire.
00:00:32En quoi est-ce une hypocrisie totale ?
00:00:34Le vrai danger n'est-il pas un cinéma sans ouverture pour des idées de droite alors que la France
00:00:41est à droite ?
00:00:42La vraie libération ne serait-elle pas d'avoir un jour un cinéma réellement pluraliste libéré du monopole culturel de
00:00:50la gauche ?
00:00:50L'édito de Mathieu Bocotti.
00:00:53Que comprendre de la passe d'âme entre Kylian Mbappé et le RN,
00:00:57le capitaine de l'équipe de France de foot critique le parti politique dans un entretien
00:01:01mais ne s'érige-t-il pas une nouvelle fois en procureur ?
00:01:05Le football ne devrait-il pas unir la France pas à la fracturée ?
00:01:09En s'affichant comme porte-voix d'une gauche de luxe ?
00:01:13Loin des réalités populaires, n'abîme-t-il pas son image et la cohésion nationale ?
00:01:19Un capitaine représente toute la France, y compris les millions d'électeurs du RN.
00:01:24Le peuple attend des buts, pas des leçons.
00:01:27C'est l'analyse de Gabriel Cluzel ce soir.
00:01:301700 passagers bloqués à Bordeaux par une alerte antavirus qui fait la une partout.
00:01:36Cela s'avère finalement être une épidémie de gastroenterite.
00:01:40Pendant ce temps, carburant qui flambe, inflation qui ronge,
00:01:44le pouvoir d'achat et chômage qui bat des records.
00:01:47Les vrais problèmes des Français, les voilà.
00:01:49L'emballement médiatique ne sent-elle pas la diversion ?
00:01:53Se demandent de nombreux Français.
00:01:55Des Français qui réclament une priorité aux urgences du quotidien.
00:01:59Pas à la panique du jour, le regard de Marc Menon.
00:02:03Donald Trump est arrivé à Pékin en position de faiblesse.
00:02:08Munitions épuisées, guerre en Iran enlisée, stock à plein.
00:02:13Le président chinois, lui, tient tous les leviers, terres rares, semi-conducteurs, pétrole via Hormuz.
00:02:20Derrière les sourires et les deals photos, la Chine dicte-t-elle ces conditions ?
00:02:25L'Amérique négocie-t-elle à genoux ?
00:02:28L'analyse de Michel Fayad.
00:02:30Finalement, ce n'était donc pas de l'IA.
00:02:32La fameuse gifle de Brigitte Macron n'était finalement pas, je cite,
00:02:36« une complicité amoureuse », mais une vraie dispute de couple ?
00:02:40Une jalousie amoureuse ?
00:02:41L'Elysée avait pourtant communiqué le contraire.
00:02:44Et si ce petit mensonge révélait tout,
00:02:48même leur vie privée serait-elle marquée, calibrée, mise en scène ?
00:02:52Quand les idées disparaissent, il ne reste que les postures, les fuites et les coups bas ?
00:02:57Un certain malaise ressort de cette séquence.
00:02:59La politique est-elle devenue une pub permanente,
00:03:02avec des Français simples consommateurs, le décryptage de Charlotte Dorné-Baisse ?
00:03:07Révolution sémantique à la Maison-Blanche.
00:03:10Donald Trump assume désormais le mot « remigration ».
00:03:14Après des décennies d'immigration, de remplacement, Washington dit « stop »
00:03:18et revendique le droit des peuples à inverser le flux.
00:03:21L'ère du « c'est inéluctable » est terminée.
00:03:24Un sain réel tabou qui est en train de tomber, l'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:28« Et puis polémique autour de l'esclavage entre Marion Maréchal et Bali Bagayoko.
00:03:34Vous avez plus de chances d'être descendant d'esclavagistes que moi », a déclaré Marion Maréchal.
00:03:39Le maire et les filles de Saint-Denis, fiers de ses origines nobles maliennes,
00:03:44se voient rappeler que la traite intra-africaine et arabo-musulmane a fait des millions de victimes.
00:03:50La mémoire de l'esclavage ne doit-elle plus être à sens unique ?
00:03:55Fergan Nazyari, essayiste-écrivain, auteur de l'Islam contre la modernité,
00:04:00est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:04:02Une heure pour tout se dire avec nos mosquetaires et son tabou.
00:04:05C'est parti !
00:04:18D'abord, juste pour vous mettre en bouche, écoutez Gérald Darmanin qui était ce matin sur France Inter.
00:04:27Et puis c'est une petite... Voilà, il a dit quelques mots qui a interpellé Marc Menon.
00:04:32Écoutez pourquoi.
00:04:34Quand les idées ne sont pas portées par un autre candidat, on se dit pourquoi pas moi, non ?
00:04:37Inch'Allah, Inch'Allah, mais on verra bien, on verra bien, on aura l'occasion de discuter.
00:04:41Donc si Dieu veut Gérald Darmanin candidat ?
00:04:42Non mais c'est beaucoup plus sérieux parce que l'action présidentielle est sans doute la plus importante que nous
00:04:46allons vivre depuis au moins 30 ou 40 ans.
00:04:49Il a le droit de dire Inch'Allah ?
00:04:50Bah non. Je suis désolé, vous êtes ministre de la justice de la France.
00:04:55À une époque où il y a un entrisme qui a été dénoncé par le ministre de l'Intérieur il
00:05:01y a encore quelques mois,
00:05:02on ne peut pas utiliser comme ça l'expression Inch'Allah qui monte une rupture culturelle et je dirais un
00:05:09déni de laïcité.
00:05:10C'était le regard de Marc Menonc.
00:05:14Fun cette édition.
00:05:17Il aurait pu dire à la grâce de Dieu.
00:05:19C'est vrai.
00:05:21Mais ça n'aurait pas plu à Marc nous.
00:05:24Excellent roman.
00:05:26Mathieu Bocoté.
00:05:28Plusieurs figures importantes du cinéma français ont signé une tribune pour dénoncer l'emprise supposée et même croissante de Vincent
00:05:37Bolloré sur le cinéma français.
00:05:39Elles craignent l'avènement d'un cinéma idéologique.
00:05:43Elles profitent du festival de Cannes pour lancer leur charge.
00:05:46Qu'en comprendre ?
00:05:48Je comprends d'abord de ces 600 figures importantes, avec des gens qui ont du talent en ce temps passant.
00:05:53Ce n'est pas nécessairement des anonymes qui se rassembleraient pour exister ensemble.
00:05:58Il y a des gens qui ont du talent, mais peut-être politiquement sont-ils moins pertinents.
00:06:02Je constate d'abord que ces 600 personnes croient que le cinéma français en ce moment n'est pas idéologique.
00:06:06Ça m'intéresse.
00:06:08Ils croient vraiment, quand on regarde le cinéma qui nous est infligé la plupart du temps, sauf quelques très beaux
00:06:13films, qu'on n'est pas devant un cinéma-propagande.
00:06:15Ça m'intéresse.
00:06:16Cela dit, on est donc dans une séquence collectivement que je qualifie de bolorophobie.
00:06:21La bolorophobie, qu'est-ce que c'est ?
00:06:23C'est cette idée qu'une forme de puissance...
00:06:24C'est nouveau, ça, tiens.
00:06:25Je n'y peux rien.
00:06:26Ils inventent des phobies.
00:06:27Moi aussi, j'en décrypte quelques-unes.
00:06:31Donc, la bolorophobie, ça fonctionne comment ?
00:06:33C'est cette idée qu'une forme de puissance quasi-satanique, une puissance terrifiante, s'emparerait peu à peu,
00:06:39jetterait son emprise sur la culture française dans une logique de conquête, de soumission et d'avilissement
00:06:46et qu'il serait nécessaire aujourd'hui de décréter croisade contre le grand méchant boloré
00:06:52auquel on ne cesse de penser, qu'on ne cesse de nommer, qu'on ne cesse de conspuer.
00:06:58Bolorophobie, j'ai nommé cette manie.
00:07:00Donc, ça touche plusieurs domaines.
00:07:02À la télé, CNews, bien évidemment.
00:07:04Je pense que si, sur le service public et plus largement,
00:07:07on ne répète pas 50 fois par jour que, dis-je, 500, le mot CNews avec un peu d'écume,
00:07:11quand même,
00:07:12et qu'une volonté très nette d'en finir et de mordre au coup les gens de CNews
00:07:15pour s'assurer qu'ils saignent et qu'on en finisse avec eux,
00:07:17eh bien, ce n'est pas une journée ordinaire.
00:07:19De la même manière, la séquence grassait.
00:07:21Quoi qu'on pense de la décision qui a été prise,
00:07:23l'idée d'une emprise, d'une terrible emprise de Vincent Boloré sur l'édition
00:07:27est assimilée à l'idée d'une forme de basculement dans la collaboration littéraire.
00:07:32On entend nos amis de LFI nous dire qu'ils veulent démanteler l'Empire.
00:07:36Ils le disent comme tel, ils veulent démanteler l'Empire Boloré
00:07:39comme d'autres voulaient démanteler l'Empire soviétique.
00:07:41Et maintenant, il y a donc le cinéma.
00:07:44Donc, que reproche-t-on à Vincent Boloré dans les circonstances ?
00:07:47On nous dit qu'il va étendre, je le dis de manière très simple,
00:07:51son emprise, sa possession sur les salles de cinéma.
00:07:54Donc, il y aurait déjà une très grande puissance sur le circuit culturel.
00:07:58Désormais, même dans les salles de cinéma,
00:08:00il y aurait une emprise démesurée de l'Empire Boloré.
00:08:03Et ça limiterait la possibilité de la liberté culturelle en France aujourd'hui.
00:08:10Donc, qu'est-ce qu'on nous dit dans cette lettre ?
00:08:12Parce que c'est une lettre qui est...
00:08:14Pardon, je suis désolé.
00:08:16On ne vous dérange pas, Marc.
00:08:16Non, non, mais je voulais déplier à papier sur lequel il n'y a rien d'écrit.
00:08:20Pardon.
00:08:20C'était important.
00:08:21Il voulait signer la pétition.
00:08:24Donc, il sont 600 à signer cette pétition.
00:08:26Et je vais vous citer les extraits parce qu'il me semble important de les citer.
00:08:30Par exemple, le portrait qui est fait du grand méchant Vébé.
00:08:34Derrière son costume d'homme d'affaires,
00:08:36le milliardaire ne cache pas qu'il mène un projet civilisationnel.
00:08:40Je précise qu'on ne parle pas de Mathieu Pigasse,
00:08:41mais que ce soit la même chose.
00:08:43Réactionnaire d'extrême droite, quand même,
00:08:45à travers ses chaînes de télé comme CNews et ses maisons d'édition.
00:08:48Si l'influence de cette offensive idéologique sur le contenu des films
00:08:52a été pour le moment discrète,
00:08:53on en convient, c'est le moins qu'on puisse dire,
00:08:55c'est-à-dire, manifestement,
00:08:56Vincent Bolloré en matière de propagandiste de choix dans le cinéma français
00:08:59a échoué si telle était sa vocation.
00:09:01Si on lui prête un projet réactionnaire
00:09:03et s'il est capable, avec ses moyens, d'imposer à tous son idéologie,
00:09:06je vous dis, M. Bolloré, faites autre chose, manifestement.
00:09:08Manifestement, vous n'avez pas réussi à rééduquer
00:09:10dans une perspective réactionnaire le cinéma français.
00:09:12Quoi qu'il en soit, je les cite encore,
00:09:15si l'influence de cette offensive idéologique
00:09:17sur le contenu des films a été pour le moment discrète,
00:09:20nous ne nous faisons pas d'illusions,
00:09:21ça ne durera pas.
00:09:23Je précise, soit dit en passant,
00:09:24rappelez-vous le film « Du puits du fou » sur Charrette il y a quelques temps,
00:09:26un film qui raconte la révolution française,
00:09:29autrement que sur le mode de l'ode à la révolution,
00:09:31on avait déjà l'impression, à gauche,
00:09:33qu'il y avait un basculement réactionnaire à la grandeur du pays.
00:09:35Ces gens ne tolèrent pas la présence,
00:09:37la possibilité d'un désaccord cinématographique,
00:09:40c'est déjà pour eux quelque chose comme 1933
00:09:41et des marches aux flambeaux.
00:09:43Deuxième élément, donc on se dit,
00:09:45c'est une influence discrète,
00:09:46mais qui demain sera dominante.
00:09:48Deuxième élément, on nous dit,
00:09:50le démantèlement du CNC et de l'audiovisuel public
00:09:53fait partie du programme du RN.
00:09:55Voulons-nous prendre le risque que demain
00:09:57ne soit plus financé que des films de propagande
00:10:00au service d'une idéologie?
00:10:01Mais pourquoi ils disent demain?
00:10:03Mais c'est déjà le cas maintenant.
00:10:04L'essentiel du cinéma,
00:10:06on pourrait dire dans sa production ordinaire,
00:10:08on est devant des films idéologiques orientés.
00:10:10Je ne dis pas qu'il n'y a pas du talent qui joue là-dedans.
00:10:12Je ne dis pas qu'il n'y a pas des bons films à travers cela.
00:10:14Je dis qu'il y a une forme de propagande obligatoire
00:10:16toujours répétée.
00:10:18Notre ami et collègue Arthur de Vatrigan
00:10:20régulièrement a écrit sur cela pour nous dire,
00:10:22pour nous montrer comment les biais idéologiques
00:10:25structurent même la structure de financement
00:10:26souvent du cinéma français.
00:10:28Ce n'est pas un détail.
00:10:30Allons plus loin,
00:10:31parce que là on nous dit que c'est de la bataille culturelle.
00:10:33OK, je cite.
00:10:34La bataille culturelle dont on parle surtout, partout.
00:10:37Excusez-moi, on a vu beaucoup effectivement
00:10:41de personnalités qui voulaient faire des films
00:10:43parce qu'ils avaient une tendance à droite
00:10:44de se faire refuser d'avoir des financements du CNC.
00:10:47On a vu beaucoup de personnes crier en ce sens.
00:10:48C'est vrai qu'ils voulaient parler.
00:10:49Eh bien franchement, d'un film,
00:10:51je ne demande pas qu'il soit de gauche, de droite, de centre.
00:10:52Je veux simplement qu'il soit bon.
00:10:54Mais si j'ai l'impression de subir
00:10:56une forme de cinéma paroissial de gauche,
00:10:58si c'est le moment où je dois répéter
00:11:00les prières du moment et du jour,
00:11:01que ce soit de gauche, de centre, de droite, catholique,
00:11:03musulman ou qu'importe, je m'en fiche.
00:11:05Que ce soit un film esthétique.
00:11:07Pensez, ne serait-ce, faisons une forme de clé d'œil.
00:11:09Pensez à Alexandrovski, le très grand film d'Eisenstein.
00:11:12C'est un film de propagande, mais c'est tellement génial
00:11:13qu'on oublie que c'est de la propagande.
00:11:15Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ce n'est pas souvent génial,
00:11:16mais c'est clairement de la propagande.
00:11:18Enfin, je poursuis avec leur texte remarquable.
00:11:22La bataille culturelle dont on parle partout
00:11:24ne désigne pas un simple affrontement d'idées.
00:11:27En laissant le cinéma français aux mains
00:11:29d'un patron d'extrême droite,
00:11:31nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films,
00:11:34mais une prise de contrôle fasciste
00:11:36sur l'imaginaire collectif.
00:11:37Bon, Benito est de retour.
00:11:39Donc, fascisme, Benito, Mussolini, fascisme,
00:11:42marche, chemise noire, marche au flambeau peut-être.
00:11:45Donc, je comprends donc qu'il y a un fascisme conquérant
00:11:48qui s'exprimerait dans la prise de possession
00:11:50des salles de cinéma.
00:11:53OK.
00:11:54Donc, le fascisme, c'est ça.
00:11:55Je serais curieux à tous les signataires.
00:11:57Pourriez-vous définir le mot fascisme, s'il vous plaît?
00:11:59Vous avez soit 30 secondes ou 30 heures,
00:12:01mais dans aucun des cas, vous n'en serez capable,
00:12:02j'en suis certain.
00:12:03Donc, quoi qu'il en soit, c'est le fascisme
00:12:04qui se déploierait.
00:12:05Puis, à la fin, il y a le petit moment honteux.
00:12:07C'est toujours drôle, le petit moment honteux dans la vie.
00:12:09Donc, il cite,
00:12:10« Nous dépendons aujourd'hui, à des degrés divers,
00:12:12pour nos projets, autant que nos salaires,
00:12:15de l'argent de Vincent Bolloré.
00:12:17Mais nous voulons sortir ensemble du silence imposé insidieusement
00:12:20à notre secteur. »
00:12:22Mais les amis, il faut être courageux maintenant.
00:12:23La résistance, c'est maintenant.
00:12:25À votre argent, renoncez.
00:12:26Dès maintenant.
00:12:27Aux subventions, renoncez.
00:12:29Aux gros chèques, renoncez.
00:12:30Aux cachets, renoncez.
00:12:31Et si vous dites,
00:12:32« Bolloré, je ne prendrai pas de ton argent,
00:12:34je n'en veux plus, dégage avec ton blé »,
00:12:35alors soudainement, je les respecterai.
00:12:37Sinon, pour l'instant, j'ai plutôt l'impression qu'on dise
00:12:39« Sniff, sniff, fasciste partout, mais gros chèques quand même. »
00:12:43Faut-il se surprendre, Mathieu Bocoté,
00:12:45de voir le petit milieu culturel bien marqué à gauche ?
00:12:50Non, parce qu'on est habitué.
00:12:52Ça fait partie de choses qu'on a.
00:12:53Depuis une soixantaine d'années,
00:12:55il y a cette idée que la gauche contrôle la culture,
00:12:58et on pensait inversement que la droite contrôlerait l'économie.
00:13:00Mais ça ne s'est pas passé comme ça,
00:13:01comme on le constate, avec les déficits et les impôts.
00:13:03Quoi qu'il en soit,
00:13:06ils sont de gauche,
00:13:06ils ne le sont pas seulement au cinéma.
00:13:08Ils sont rentrés dans une librairie, sauf exception.
00:13:10Vous avez l'offre culturelle qui est proposée.
00:13:13Elle est très marquée à gauche.
00:13:14Vous pouvez avoir, je ne sais pas combien de piles de bouquins
00:13:16sur le LGBTQ, UDT+, et compagnie.
00:13:20Tout ça, vous les aurez.
00:13:21Vous aurez tout ce qu'il faut de propagande diversitaire aujourd'hui
00:13:24sur le métissage des imaginaires croisés
00:13:26contre l'Europe fascisante depuis Homer.
00:13:29Des trucs comme ça.
00:13:29Ça, on le voit véritablement.
00:13:32Donc, c'est un milieu culturel,
00:13:33et les autres livres existent.
00:13:34Les autres livres, ils sont souvent cachés un peu en bas
00:13:36ou ils en prennent un exemplaire.
00:13:37Il est en arrière, il est caché à côté des livres de cuisine
00:13:39ou de, je ne sais pas, de rénovation et de technologie.
00:13:42C'est une guerre au sein des librairies.
00:13:43Les librairies...
00:13:44Ah, mais trouver un livre...
00:13:45Après ça, ces gens-là se demandent pourquoi on va sur Amazon.
00:13:47Alors, quoi qu'il en soit,
00:13:49le milieu de la librairie est marqué à gauche.
00:13:51Mais quelle est la fonction...
00:13:51Donc, ça dépasse le cinéma.
00:13:53Quelle est la fonction d'une telle pétition
00:13:55quand on décide de la lancer?
00:13:56Une pétition, l'idée n'est pas de savoir qui l'a signée.
00:13:59L'idée est de savoir qui ne l'a pas signée.
00:14:01On publie une pétition pour cela.
00:14:03On veut savoir qui ne la signe pas.
00:14:05Dès lors, on sait qu'il ne s'associe pas à la croisade du moment.
00:14:08On sait dès lors qui est le dissident
00:14:10qui ne décide pas de répéter les slogans attendus et désirés.
00:14:14Et vous noterez, soit dit en passant,
00:14:15que le fait d'être désigné par le petit milieu culturel
00:14:18comme un infréquentable,
00:14:19ça a des conséquences sur vos vies.
00:14:21Prenez le cas de Sylvain Tesson, par exemple.
00:14:23Écrivain remarquable s'il en est un.
00:14:25Un jour, à gauche, on s'est rendu compte
00:14:26qu'il n'était pas nécessairement à gauche comme les autres.
00:14:28Que c'était un écrivain libre.
00:14:29Pas un écrivain de droite, d'ailleurs.
00:14:30Un écrivain libre.
00:14:31Il y a eu quand même campagne dans Libération et ailleurs
00:14:33pour le marquer du saut de l'infamie.
00:14:36Et ça a des conséquences sur sa vie,
00:14:37la diffusion de son oeuvre.
00:14:38Croyez-moi que dans ce milieu,
00:14:40une cabale qui est lancée contre vous a des effets.
00:14:43Par ailleurs, et là, c'est une autre chose
00:14:45qui me frappe là-dedans,
00:14:46c'est le rapport aux revenus.
00:14:47C'est peut-être la leçon de la séquence Gracie,
00:14:49encore une fois,
00:14:49quoi qu'on pense du détail de cette histoire.
00:14:52On a vu à quel point une partie importante
00:14:54de la nomenclatura
00:14:55ou de l'intelligentsia littéraire française
00:14:57vit avec des revenus immenses,
00:15:00des avances recettes,
00:15:01des avaloires, tout ça,
00:15:02qui ne sont pas corrélés
00:15:03à une forme d'efficacité économique.
00:15:05Donc, vous avez beaucoup d'argent, souvent,
00:15:07mais vous ne devez pas produire
00:15:09une richesse équivalente à ça.
00:15:10C'est comme une forme de prébande,
00:15:12ou c'est comme une forme de rente
00:15:13qu'on vous donne pour votre prestige passé.
00:15:15Quand on est dans cette logique,
00:15:17je comprends qu'on soit étranger
00:15:18à la logique de l'économie de marché
00:15:19et même qu'on la fuit,
00:15:20c'était aussi comme ça
00:15:21dans le milieu culturel
00:15:22en Union soviétique.
00:15:22On est le seul pays au monde
00:15:24à avoir cette exception culturelle française
00:15:26où la télévision finance
00:15:27le cinéma et canal
00:15:29et le premier contributeur
00:15:31du cinéma français.
00:15:32Un petit mot là-dessus.
00:15:33Quand on nous dit
00:15:33qu'il ne faut pas penser
00:15:34de manière économique
00:15:35et sous le signe
00:15:36de la marchandisation de la culture,
00:15:38OK, mais en échange,
00:15:39renoncer à l'argent.
00:15:40Sinon, ce n'est pas sérieux.
00:15:42N'y a-t-il pas un véritable enjeu,
00:15:44Mathieu Bocoté,
00:15:45à voir quelques milliardaires
00:15:48peser autant sur la vie publique ?
00:15:49C'est une vraie question.
00:15:51C'est-à-dire,
00:15:51sous une étude,
00:15:51on peut tous avoir,
00:15:52on a une forme de réflexe égalitaire
00:15:53en démocratie,
00:15:54pourquoi certains
00:15:55ne pèseraient plus que d'autres
00:15:56et auraient une telle influence
00:15:56sur nos vies.
00:15:57Mais on ne devrait pas oublier une chose.
00:15:59La première chose,
00:15:59c'est que le premier milliardaire,
00:16:00c'est l'État.
00:16:01L'État qui a plus de milliards
00:16:03que tous les milliardaires réunis
00:16:04et qui a la capacité
00:16:05à structurer la société
00:16:06en fonction d'une idéologie
00:16:09dominante depuis plusieurs années.
00:16:11Donc, étrangement,
00:16:11mais bien que c'est contre
00:16:12nos intuitions,
00:16:13les fameux milliardaires
00:16:14ou les très riches,
00:16:15les millionnaires,
00:16:16créent des espaces de liberté
00:16:17dans nos sociétés.
00:16:18De Mathieu Pigasse
00:16:19à Vincent Bolloré,
00:16:19en passant par Kretinsky,
00:16:21en passant par des figues
00:16:21aux filles,
00:16:22peut-être moins importantes,
00:16:24je ne sais pas moi,
00:16:25tous ceux qui financent
00:16:26différents projets culturels,
00:16:27littéraires, des revues,
00:16:28avec leurs moyens,
00:16:30comme à la manière
00:16:30de Seigneur d'autrefois,
00:16:31ils dégagent des espaces
00:16:32de liberté
00:16:33à l'extérieur
00:16:34de l'idéologie dominante.
00:16:36Donc, paradoxalement,
00:16:37la multiplication des milliardaires
00:16:38correspond pratiquement
00:16:39à la multiplication
00:16:40des créneaux idéologiques
00:16:41disponibles,
00:16:42à la multiplication
00:16:42des créneaux de liberté
00:16:43éditoriale disponibles.
00:16:45Et je crainerais une société
00:16:46où il n'y aurait
00:16:47qu'un seul milliardaire,
00:16:48l'État.
00:16:48Aujourd'hui, on le voit,
00:16:49c'est parce qu'il y a
00:16:50querelle de milliardaires
00:16:51qu'il y a diversité éditoriale.
00:16:53Ça peut être contre-intuitif,
00:16:54mais dans les faits,
00:16:55la liberté s'en tire mieux.
00:16:57Merci, Mathieu.
00:16:57Dans un instant,
00:16:58on va donner un coup
00:16:59de projecteur
00:17:00sur le mot « remigration ».
00:17:01On verra ça avec vous.
00:17:03D'abord, Gabriel Cluzel,
00:17:04il y a une polémique
00:17:05à propos de Kylian Mbappé
00:17:06qui a accordé
00:17:07un entretien fleuve
00:17:08au magazine américain
00:17:10Vanity Fair.
00:17:11Le capitaine de l'équipe de France,
00:17:13il justifie sa prise de position
00:17:14contre le Rassemblement national
00:17:16lors des législatives de 2024
00:17:18et en profite
00:17:19pour remettre un tacle.
00:17:20Moi, ça me touche,
00:17:22je sais ce que ça signifie
00:17:24et quelles sont les conséquences
00:17:26que cela peut avoir
00:17:27pour mon pays
00:17:28lorsque des gens comme eux,
00:17:29c'est-à-dire le RN,
00:17:30arrivent aux commandes.
00:17:31Aussitôt,
00:17:32Jordan Bardella,
00:17:33puis Marine Le Pen
00:17:34lui ont répondu
00:17:35« Après tout,
00:17:36la liberté d'expression
00:17:37ne s'applique-t-elle pas
00:17:39aussi au footballeur ? »
00:17:42Alors, il faut voir le contexte.
00:17:44Nous sommes à un mois
00:17:46à peu près
00:17:46de la Coupe du Monde 2026
00:17:48et à un an de la présidentielle.
00:17:49Je le précise,
00:17:50ce n'est pas de notre
00:17:50parce que c'est politique,
00:17:51c'est éminemment politique.
00:17:53Donc, Kylian Mbappé
00:17:53a accordé
00:17:54cet entretien fleuve.
00:17:56Vous l'avez dit,
00:17:57le capitaine de l'équipe
00:17:58de France,
00:17:58il justifie
00:18:00sa prise d'opposition
00:18:01contre le RN
00:18:02lors des élections législatives.
00:18:04Il en remet une louche,
00:18:05il réfute l'idée
00:18:06selon laquelle un footballeur
00:18:08devrait se taire
00:18:09dans ce domaine
00:18:09puisque c'est évidemment
00:18:10ce qui avait été dit
00:18:11à l'époque.
00:18:12Alors,
00:18:12comme il est allé jouer
00:18:13sur leur terrain,
00:18:14Jordan Bardella
00:18:14et Marine Le Pen
00:18:18lui ont répondu
00:18:19sur le sien,
00:18:21c'est-à-dire
00:18:21l'ont renvoyé
00:18:22dans ses buts
00:18:23sur le terrain de foot.
00:18:24Chacun joue en extérieur.
00:18:26Jordan Bardella
00:18:27a dit
00:18:27« Et moi,
00:18:28je sais ce qui arrive
00:18:30lorsque Kylian Mbappé
00:18:31quitte le PSG.
00:18:32Le club gagne
00:18:33la Ligue des champions
00:18:34et peut-être
00:18:36bientôt une deuxième fois. »
00:18:38Pour ceux qui ne suivent pas tout
00:18:39parce que du coup,
00:18:40je me suis mis un petit peu
00:18:40à la page.
00:18:41Il fait allusion
00:18:43à la victoire
00:18:44l'an dernier
00:18:45du PSG
00:18:46après de nombreux échecs
00:18:47et après le départ
00:18:48de Kylian Mbappé.
00:18:49Et c'est vrai
00:18:50que le PSG
00:18:51essaie de renouveler
00:18:52cette prouesse
00:18:53lors de la finale
00:18:54de 2026
00:18:55à Budapest
00:18:57ou à Bucarest.
00:18:58Je ne sais plus.
00:18:59Budapest.
00:19:00Finale de 2026
00:19:01en tout cas.
00:19:03Puis Jordan Bardella
00:19:04a fait une passe à l'aile
00:19:05à Marine Le Pen
00:19:06qui a récupéré le ballon
00:19:08et marqué un but
00:19:09elle aussi.
00:19:10Elle a dit
00:19:11« Moi,
00:19:12quand il dit
00:19:12qu'on ne va pas gagner
00:19:13les élections,
00:19:14ça me rassure
00:19:15parce qu'il est parti
00:19:15du PSG
00:19:17au Real Madrid
00:19:17en disant
00:19:18que c'était pour gagner
00:19:19la Ligue des champions.
00:19:20Entre-temps,
00:19:21le PSG a gagné
00:19:22somme toute
00:19:23quand il dit
00:19:23« Je ne veux pas
00:19:24que le RN
00:19:24gagne les élections »
00:19:25ou « Le RN
00:19:26ne va pas gagner
00:19:26les élections,
00:19:27qu'il continue.
00:19:28Moi,
00:19:28ça me va très bien. »
00:19:30On marque une pause,
00:19:31on revient pour continuer
00:19:32sur ce sujet,
00:19:33ce tacle
00:19:34effectivement
00:19:34de Marine Le Pen
00:19:35à Kylian Mbappé.
00:19:37À tout de suite.
00:19:40Kylian Mbappé
00:19:41qui critique
00:19:42le Rassemblement national.
00:19:43Marine Le Pen répond.
00:19:45Jordan Bardella répond.
00:19:46C'est le sujet
00:19:47que nous abordons
00:19:48en ce moment.
00:19:48Mais Gabriel Cluzel,
00:19:49en tant que citoyen,
00:19:50est-ce qu'il n'a pas le droit
00:19:51Kylian Mbappé,
00:19:53comme tout citoyen,
00:19:54d'avoir une opinion ?
00:19:55Oui, sauf qu'il y a un pas
00:19:56entre avoir des opinions
00:19:57et les exprimer.
00:19:59Beaucoup de professions
00:19:59ont un devoir de réserve
00:20:00et lui,
00:20:01en tant que capitaine
00:20:01de l'équipe de France,
00:20:03devrait comprendre
00:20:03qu'il en a un aussi
00:20:04parce qu'il engage
00:20:05l'équipe de France
00:20:06et parce qu'il n'est pas
00:20:07le capitaine
00:20:08de l'équipe de France
00:20:09de gauche.
00:20:09Il est celui
00:20:10de l'équipe de France
00:20:11de toute la France,
00:20:12y compris
00:20:13les électeurs
00:20:14du RN.
00:20:15Donc,
00:20:15il abîme la cohésion
00:20:17dans une France
00:20:17déjà fracturée
00:20:19en clivant ainsi.
00:20:21Le football,
00:20:22comme beaucoup de sports,
00:20:23comme le rugby,
00:20:23par exemple,
00:20:24est censé être
00:20:25un moment de communion
00:20:26nationale,
00:20:27de bas en haut
00:20:27de l'échelle sociale,
00:20:29dans tous les coins
00:20:31de France,
00:20:32rurales,
00:20:32des métropoles,
00:20:33des banlieues,
00:20:33même si, je vous accorde,
00:20:34tout le monde n'exprime
00:20:35pas sa joie
00:20:35de la même façon.
00:20:36Il y en a qui cassent
00:20:37plus que d'autres,
00:20:38on va dire,
00:20:38mais c'est un autre sujet.
00:20:39Donc, le foot
00:20:40a une vocation sociale.
00:20:42Si c'était juste du sport,
00:20:44on le jouerait à huit clos.
00:20:45Cela n'intéresserait
00:20:46que ceux qui le pratiquent,
00:20:47or, ce n'est pas le cas.
00:20:48Donc, avec ses prises
00:20:50finalement de position
00:20:51de militants de gauche,
00:20:52il piétine cet objectif.
00:20:54Il faut savoir
00:20:55qu'il ne se contente pas
00:20:56d'abîmer cette cohésion sociale.
00:20:58Il s'abîme lui-même.
00:21:00Il écorne son image.
00:21:01C'était quelqu'un
00:21:01qui était très populaire.
00:21:03Or, selon un sondage
00:21:04Odoxa réalisé pour RTL
00:21:06et Vinamax en 2023,
00:21:08juste après les déclarations
00:21:09sur Naël,
00:21:09vous savez qu'il avait qualifié
00:21:10de petit ange,
00:21:12sa cote de popularité
00:21:14avait chuté.
00:21:15Une majorité de personnes
00:21:16interrogées le trouvaient
00:21:17encore sympathique.
00:21:1870%, c'est beaucoup.
00:21:19Mais le footballeur
00:21:20avait perdu 10 points
00:21:21par rapport à 2019.
00:21:23Seuls 45% pensaient
00:21:25que l'humilité
00:21:25le caractérise,
00:21:26soit 21 points de moins
00:21:28qu'en 2019.
00:21:31Et dans ce sondage,
00:21:34dans ce sondage,
00:21:3567% des Français
00:21:37estimaient qu'il n'était pas
00:21:38dans son rôle
00:21:39quand il s'exprimait
00:21:40sur la fête de Naël.
00:21:4274% étaient en désaccord
00:21:44avec le contenu
00:21:46du message posté.
00:21:48Alors, sachant qu'aujourd'hui,
00:21:48il est aussi en mauvaise posture
00:21:50en Espagne.
00:21:52Il y a un désamour
00:21:53des Espagnols.
00:21:54Vous savez qu'il est attaquant
00:21:56du Real Madrid.
00:21:57Par exemple, dimanche,
00:21:57il a été très critiqué.
00:21:59Il ne participait pas
00:21:59au match.
00:22:00Et il a posté
00:22:01à contre-temps
00:22:02sur Instagram
00:22:03une story
00:22:03où il soutenait
00:22:04ses coéquipiers,
00:22:05mais en fait,
00:22:06après la bataille.
00:22:07Et les Espagnols
00:22:08y ont vu
00:22:09de la désinvolture
00:22:10et un manque
00:22:11d'esprit d'équipe.
00:22:13Alors, s'agissant
00:22:13du côté politique,
00:22:14pour sa défense,
00:22:15on peut dire que
00:22:16les sportifs sont souvent
00:22:17sommés avant les élections
00:22:19par les journalistes,
00:22:20par les politiques,
00:22:22de dire,
00:22:23de se prononcer
00:22:24comme si c'était
00:22:24leur rôle.
00:22:27Et je ne sais pas
00:22:27si vous vous souvenez,
00:22:28mais au moment
00:22:28de l'Euro 2024,
00:22:30Griezmann,
00:22:31donc c'était avant
00:22:32les législatives,
00:22:33avait refusé
00:22:34de parler politique.
00:22:35Il avait dit
00:22:35mais tout ça,
00:22:36c'est compliqué,
00:22:36c'est privé,
00:22:37je suis là en tant
00:22:38que joueur de foot,
00:22:39je n'ai pas utilisé
00:22:40ma notoriété,
00:22:41je vais juste dire
00:22:42aller voter.
00:22:42Il avait été critiqué
00:22:44pour ne pas avoir
00:22:45pris position,
00:22:46c'était louche,
00:22:47parce qu'en fait,
00:22:47quand on leur demande
00:22:47de prendre position,
00:22:50implicitement,
00:22:50c'est prendre position
00:22:51à gauche,
00:22:52évidemment,
00:22:52on leur demandait
00:22:53de prendre position
00:22:53à droite.
00:22:54Donc, on considère
00:22:55que se taire,
00:22:56c'est déjà un peu dire
00:22:58qu'on est à droite.
00:22:59Mais pourtant,
00:23:00Kylian Mbappé
00:23:01n'a pas toujours eu
00:23:02un discours de gauche,
00:23:03non ?
00:23:03Ah oui,
00:23:04c'est là que c'est intéressant
00:23:05parce que j'ai souvenir
00:23:06d'un entretien accordé
00:23:07à l'Obs,
00:23:08il y a cinq ans,
00:23:09dans lequel,
00:23:10à la question de savoir
00:23:11s'il était très attaché
00:23:12à la France,
00:23:13il faisait vraiment
00:23:14une déclaration d'amour
00:23:15à ce pays.
00:23:16Bien sûr,
00:23:17je suis née en France,
00:23:18j'ai grandi en France,
00:23:18la France m'a tout donné
00:23:19et j'essaie de lui rendre
00:23:21chaque fois que je joue
00:23:21pour l'équipe nationale.
00:23:23Pour moi,
00:23:23ça a toujours été clair.
00:23:24Je suis née en France,
00:23:25mes parents sont français,
00:23:26j'ai grandi en France,
00:23:27je suis français à 100%
00:23:28et enfin,
00:23:29j'ai toujours été éduquée
00:23:30avec cette forme de reconnaissance
00:23:31pour la France.
00:23:32Elle fait des choses
00:23:33pour les gens
00:23:34et à moi, ma famille,
00:23:35elle a beaucoup donné.
00:23:36Donc, il faut être fier
00:23:37de son pays.
00:23:38Les Américains sont fiers
00:23:39d'être Américains.
00:23:40Pourquoi les Français
00:23:40ne sont pas fiers
00:23:41d'être français ?
00:23:42Donc, c'est un discours
00:23:42à faire faire des bons de carpe
00:23:44à tous les élus LFI.
00:23:46Alors, pourquoi a-t-il
00:23:47ainsi évolué ?
00:23:48Je pense qu'on peut
00:23:49se poser la question.
00:23:50Il y a une explication
00:23:52très simple,
00:23:52c'est le concept
00:23:53de croyance de luxe.
00:23:55Vous savez,
00:23:55c'est un docteur
00:23:57en psychologie de Cambridge
00:23:58qui s'appelle Rob Anderson
00:23:59qui a développé ça.
00:24:01La croyance de luxe,
00:24:02c'est un signe extérieur
00:24:03de richesse.
00:24:03Si vous faites le héros
00:24:04des idées de gauche,
00:24:06vous arborez
00:24:07une générosité ostentatoire
00:24:09comme une belle montre
00:24:10des vêtements
00:24:11de haute couture.
00:24:12D'ailleurs,
00:24:12dans l'entretien
00:24:12de Vanity Fair,
00:24:13je ne sais pas
00:24:13si vous l'avez lu,
00:24:14on apprend que,
00:24:15moi je ne savais pas,
00:24:15que Kylian Mbappé
00:24:16est un fan des montres
00:24:18hublots.
00:24:19Le journaliste le décrit
00:24:20chaussée de basket
00:24:21de Dior
00:24:21avec un bracelet,
00:24:23je cite,
00:24:24pavé de diamants.
00:24:25Donc, il faut qu'il assortisse
00:24:26ses idées
00:24:27à sa tenue.
00:24:30Alors, on peut se dire,
00:24:31mais pourquoi l'altruisme
00:24:32comme ça,
00:24:32Irénique de gauche,
00:24:34son vivre-ensemble,
00:24:36son bisounourcisme,
00:24:37en matière de sécurité
00:24:39est un bien de luxe ?
00:24:40Eh bien,
00:24:41parce que seul
00:24:42un niveau de vie élevé
00:24:43vous permet d'échapper
00:24:45aux conséquences
00:24:45de tout cela
00:24:46et donc de le contempler
00:24:47de loin avec des lunettes roses
00:24:48et de juger
00:24:49avec beaucoup de dureté
00:24:51les gueux
00:24:51qui veulent s'en prémunir.
00:24:54Vous voyez,
00:24:55je ne sais pas moi,
00:24:55la mondialisation
00:24:56suscite le déclassement
00:24:57social,
00:24:58agricole et industriel.
00:24:59Vous n'en avez
00:25:01proprement rien inséré.
00:25:02Vous êtes au-dessus
00:25:02de tout ça.
00:25:03L'immigration tire
00:25:04les salaires vers le bas.
00:25:05Vous vous en fichez,
00:25:06ce n'est pas votre problème.
00:25:07En revanche,
00:25:07vous avez besoin
00:25:08de nounous,
00:25:09de livreurs,
00:25:09de jardiniers.
00:25:10L'insécurité ne vous guette pas.
00:25:12La côte immobilière
00:25:13dans votre quartier,
00:25:13elle vaut barbeler
00:25:16prohibitif
00:25:17et au pire,
00:25:17vous ferez appel
00:25:18à une sécurité privée.
00:25:19L'éducation,
00:25:19je vous renvoie
00:25:20à Marlène Schiappa
00:25:21il y a quelques jours
00:25:21sur le Figaro,
00:25:22je ne sais pas si vous
00:25:23l'avez lu,
00:25:23le Figaro TV,
00:25:24elle disait
00:25:25que les parents
00:25:26s'installent
00:25:26dans le 6e,
00:25:27dans le 8e,
00:25:27dans le 16e
00:25:28pour avoir
00:25:29des bons établissements.
00:25:30Mais encore,
00:25:30faut-il avoir
00:25:31les moyens
00:25:31de payer ses loyers.
00:25:33Donc,
00:25:33quand vous les avez,
00:25:34vous avez ainsi
00:25:34des croyances
00:25:37de gauche.
00:25:38Kylian Mbappé
00:25:39s'est donc offert
00:25:39des croyances de luxe
00:25:41qu'il arbore fièrement
00:25:41comme une belle voiture.
00:25:43Je voulais simplement dire
00:25:43que s'il avait voulu,
00:25:44peut-être pour finir,
00:25:46comment dire,
00:25:47défendre des belles causes
00:25:48liées au football
00:25:49et consensuelles,
00:25:51eh bien,
00:25:51il pourrait appeler
00:25:52à la pacification du foot.
00:25:53Je pense bien sûr
00:25:54à Mathéo,
00:25:559 ans,
00:25:55tabassé ce week-end
00:25:56lors d'un tournoi de foot,
00:25:57mais aussi à Elias.
00:25:59Vous voyez,
00:25:59on en a reparlé aujourd'hui
00:26:00sur son procès,
00:26:01il y a eu une demande
00:26:02du parquet.
00:26:03Tu es au retour
00:26:03de son entraînement.
00:26:05Je ne crois pas
00:26:05avoir entendu
00:26:07Kylian Mbappé
00:26:08ne serait-ce que citer
00:26:10ses vrais petits anges-là.
00:26:12Foot,
00:26:12ça veut dire pied.
00:26:13On attend des footballeurs
00:26:14qui jouent avec leurs pieds,
00:26:15pas qui pensent
00:26:16avec leurs pieds.
00:26:19Tacle.
00:26:21Merci,
00:26:21Gabriel Cluzel.
00:26:23Marc Meador,
00:26:23dans un instant,
00:26:24on parle de l'antavirus
00:26:25avec vous.
00:26:26Partons en Chine
00:26:27où est arrivé
00:26:29Donald Trump
00:26:30avec vous,
00:26:30Michel Fayad,
00:26:31il est arrivé à Pékin,
00:26:32il a déclaré
00:26:33en partant
00:26:34longue conversation
00:26:36sur l'Iran
00:26:37avant de se contredire.
00:26:39Selon les renseignements
00:26:40américains cités
00:26:41par le New York Times,
00:26:42l'armée iranienne
00:26:42n'est pas détruite,
00:26:43les stocks sont à plat,
00:26:44l'opération s'enlise
00:26:45et les mid-thames approchent.
00:26:48Le président chinois
00:26:49l'attend avec
00:26:50les leviers
00:26:51que Donald Trump
00:26:52n'a plus.
00:26:53Est-ce que la Chine
00:26:53peut encore
00:26:54faire plier
00:26:56Donald Trump ?
00:26:57C'est la question
00:26:57que tout le monde
00:26:57se pose ce soir.
00:26:58Déjà,
00:26:59oui,
00:26:59le New York Times
00:27:00a révélé
00:27:00que les missiles iraniens
00:27:01sont de nouveau placés
00:27:02au niveau du détroit d'Hormuz,
00:27:04que 70%
00:27:04de leurs lanceurs
00:27:06sont également en place
00:27:07à nouveau,
00:27:08que 90%
00:27:10de leurs installations
00:27:10souterraines
00:27:11n'ont pas été détruites
00:27:12et même que les Américains
00:27:14n'ont pas utilisé
00:27:15les bombes
00:27:16qu'ils avaient
00:27:16pour aller vraiment
00:27:17en profondeur
00:27:18qu'ils ont réservées
00:27:19en cas de conflit
00:27:20en Asie,
00:27:20justement.
00:27:21Au niveau des stocks,
00:27:23ils ont épuisé énormément
00:27:25de leurs stocks
00:27:25de missiles de croisière,
00:27:27de missiles Tomahawk
00:27:28et même de missiles Patriot.
00:27:30On a entendu hier aussi
00:27:32Donald Trump
00:27:33menacer de relancer
00:27:35une nouvelle offensive
00:27:37qui s'appellerait
00:27:38cette fois-ci
00:27:39l'opération Marteau
00:27:41ou l'opération Massude,
00:27:42peu importe la traduction.
00:27:44Et en réalité,
00:27:45c'est pour recommencer
00:27:46les 60 jours
00:27:47sans repasser
00:27:48par le Congrès
00:27:48pour attaquer.
00:27:50Ensuite,
00:27:51pour la Chine,
00:27:52vous savez que 40%
00:27:53du pétrole
00:27:54qu'elle importe
00:27:54passe par le détroit d'Hormuz.
00:27:56Donc,
00:27:56il est important
00:27:56pour la Chine
00:27:57de ne pas trop tarder
00:27:58à régler ce conflit.
00:27:59et la Chine également
00:28:01est le principal client
00:28:02de l'Iran.
00:28:03Mais la Chine,
00:28:04elle est moins pressée
00:28:04que les États-Unis quand même.
00:28:05Justement,
00:28:06oui,
00:28:06on y vient.
00:28:08Et en fait,
00:28:09Trump prétend avoir
00:28:10terminé la guerre
00:28:11mais il a terminé quoi ?
00:28:12C'est plutôt ses armes
00:28:13qui sont terminées
00:28:15ou presque
00:28:15et la guerre,
00:28:17elle,
00:28:18en fait,
00:28:18elle est en pause
00:28:19et le régime est toujours là
00:28:20et ses missiles
00:28:21sont toujours là.
00:28:22En termes de commerce,
00:28:24on sait que les États-Unis
00:28:25ont un déficit commercial
00:28:26de 200 milliards de dollars
00:28:27vis-à-vis de la Chine.
00:28:28Donald Trump souhaiterait
00:28:30vendre du soja américain,
00:28:32environ 500 Boeing
00:28:33à la Chine
00:28:34et également même
00:28:36du gaz naturel liquéfié.
00:28:37On se rappelle
00:28:38qu'il avait négocié
00:28:39avec la Chine
00:28:40des tarifs douaniers
00:28:41beaucoup plus importants.
00:28:42Il les avait augmentés
00:28:42à plus de 100%.
00:28:43Et en France,
00:28:46quand il y a eu
00:28:46l'OCDE,
00:28:47le sommet de l'OCDE,
00:28:48il y a eu un accord
00:28:49pour constituer
00:28:50un trade board
00:28:50dans lequel les deux puissances
00:28:52s'entendraient à l'avenir.
00:28:55Mais la Chine
00:28:55a compris quelque chose
00:28:56lors du premier mandat
00:28:57de Donald Trump,
00:28:58c'est que la forme
00:28:59compte plus que le fond.
00:29:01Donc elle est prête
00:29:01à signer beaucoup de contrats
00:29:03qui ne signifieront pas grand-chose,
00:29:04mais que Donald Trump
00:29:05pourra utiliser
00:29:06vis-à-vis de ses électeurs
00:29:07au moment des élections
00:29:08de mi-mandat.
00:29:09Par rapport aux terres rares
00:29:11dont on parle énormément,
00:29:13il faut quand même savoir
00:29:13que la Chine aujourd'hui
00:29:14contrôle quasiment
00:29:1585 à 90%
00:29:17du raffinage
00:29:18et la transformation
00:29:19de ces terres rares.
00:29:20Et elle les utilise
00:29:22même contre,
00:29:23elle utilise aussi
00:29:23d'autres métaux
00:29:24contre les Etats-Unis,
00:29:25notamment le gallium
00:29:26et le germanium
00:29:27qui sont des aimants
00:29:28nécessaires notamment
00:29:29pour le secteur de la défense
00:29:30et le secteur numérique
00:29:32aux Etats-Unis.
00:29:33Et vous savez,
00:29:34les avions F-35
00:29:35que Donald Trump
00:29:36utilise justement
00:29:36sur les théâtres de guerre
00:29:38y compris en Iran,
00:29:39et bien ils ne peuvent pas
00:29:40les faire sans
00:29:41les terres rares chinoises.
00:29:42Donc vous voyez
00:29:43cette dépendance.
00:29:44Même les missiles
00:29:45et les radars,
00:29:46et bien ils nécessitent
00:29:48d'acheter des terres rares
00:29:50auprès des Chinois.
00:29:52En revanche,
00:29:53il y a les semi-conducteurs
00:29:54de classe,
00:29:55disons,
00:29:56de milieu de gamme
00:29:57que la Chine a besoin
00:29:59et qu'elle doit s'entendre
00:30:01avec les Américains là-dessus.
00:30:02Une chose sur Taïwan,
00:30:04c'est que vous savez,
00:30:05il y a la question de Taïwan,
00:30:07elle pourrait être
00:30:07en négociation
00:30:09entre Trump
00:30:09et la Chine
00:30:11puisque la Chine
00:30:12souhaiterait au moins
00:30:12une concession
00:30:13de la part de Trump
00:30:14pour l'aider
00:30:15dans les autres dossiers
00:30:16et Trump pourrait lâcher
00:30:17quelque chose
00:30:18sur ce dossier
00:30:19et les Taïwanais
00:30:19ont extrêmement peur
00:30:21et regardent
00:30:22qu'est-ce qui va se passer.
00:30:24Moralité,
00:30:25Michel,
00:30:25sur les rangs,
00:30:26est-ce qu'on peut vraiment
00:30:26faire confiance à la Chine
00:30:27pour faire pression
00:30:28sur un Téhéran ?
00:30:31Justement,
00:30:31en fait,
00:30:31le président chinois
00:30:32ne va pas jouer
00:30:33aux pompiers gratuitement.
00:30:34Il va demander
00:30:34cette carte taïwanaise
00:30:36probablement
00:30:36et donc il va essayer
00:30:39de la monnayer
00:30:40le plus chèrement possible
00:30:41auprès de Donald Trump.
00:30:43Qu'est-ce qu'il va demander ?
00:30:44Qu'est-ce qu'il va obtenir
00:30:44au juste ?
00:30:45Je ne sais pas.
00:30:46En tout cas,
00:30:46on est en pleine guerre froide
00:30:47économique entre les deux pays.
00:30:49Excellente analyse,
00:30:51mon cher Michel Fayad.
00:30:52Merci à beaucoup.
00:30:54Marc Menon,
00:30:55venons-en à l'antavirus,
00:30:58non à l'emballement médiatique.
00:31:00Voilà ce que vous voulez dire.
00:31:02Oui,
00:31:02parce que cet emballement médiatique
00:31:05conduit à quoi ?
00:31:07À une nouvelle pandémie.
00:31:09La pandémie des croisières.
00:31:11C'est-à-dire qu'on a
00:31:13une première croisière
00:31:14avec des drames
00:31:16et là,
00:31:17au large de Bordeaux,
00:31:20un navire
00:31:21avec 1700 personnes à bord,
00:31:231200 et quelques passagers
00:31:24qui se trouvent
00:31:26en quarantaine.
00:31:27Pourquoi ?
00:31:28Parce que soudain,
00:31:29ils seraient victimes
00:31:31d'une gastro-entérite.
00:31:34Alors vous imaginez,
00:31:35à chaque fois que dans un train,
00:31:36on va apprendre
00:31:36qu'il y a eu une personne
00:31:38qui était en déliquescence
00:31:39avec ses intestins,
00:31:41on va les enfermer dans le train.
00:31:43On est mal barré quand même.
00:31:44Non mais c'est quand même...
00:31:45Et alors,
00:31:46ça part de quoi cela ?
00:31:48D'un événement
00:31:49qui est microscopique
00:31:51avec un référent
00:31:52qui remonte à 2018
00:31:54où il n'y a que 34 personnes
00:31:57qui ont été touchées
00:31:59par cet antivirus
00:32:01et on en a déduit
00:32:03une contagion phénoménale.
00:32:0534 cas.
00:32:06C'est-à-dire qu'en général,
00:32:07quand il y a
00:32:08des protocoles d'études
00:32:10en matière de médecine,
00:32:12il faut un nombre d'individus
00:32:14pour pouvoir en tirer
00:32:16une leçon
00:32:18et mettre en facteur
00:32:19l'équation de contamination.
00:32:21La 34 cas,
00:32:22il y avait eu 11 morts
00:32:23et de là,
00:32:23on dit,
00:32:24il y a donc
00:32:26une létalité
00:32:27de 20 à 46%.
00:32:29Ça, c'est de la science.
00:32:31Vous vous rendez compte ?
00:32:32Déjà, le peu de cas
00:32:33est de 30 de 20
00:32:35à 46%.
00:32:36Ça, c'est fort.
00:32:38Et alors,
00:32:38qui s'est servi de ça ?
00:32:39Les médias.
00:32:41Parce que là encore,
00:32:42il y a une pensée.
00:32:43Cette pensée,
00:32:44elle est établie
00:32:45depuis longtemps.
00:32:45Il n'est plus question
00:32:46d'avoir la moindre contestation.
00:32:49Il y a un ordre établi
00:32:51sur le vaccin Pfizer.
00:32:54des doutes légitimes
00:32:56sont à poser.
00:32:56Ça ne veut pas dire
00:32:57qu'immanquablement,
00:32:58si on a des questions,
00:33:00on devient complotiste,
00:33:02on devient un obscurantiste.
00:33:04Non,
00:33:05on peut s'interroger.
00:33:06Combien de professeurs
00:33:07en médecine,
00:33:08tels par exemple
00:33:09le professeur Kayat ?
00:33:10Il est pour les vaccins,
00:33:12etc.
00:33:12Il a dit,
00:33:14je constate
00:33:15que depuis des mois,
00:33:17il y a
00:33:17une multiplication
00:33:19de turbo-cancer.
00:33:21On ne sait pas
00:33:22l'expliquer.
00:33:22Alors,
00:33:23il y en a d'autres
00:33:24qui sont professeurs
00:33:25en médecine comme lui
00:33:26qui corrèlent,
00:33:26qui disent
00:33:27mais c'est peut-être dû
00:33:28à ce vaccin.
00:33:29Et quand on,
00:33:30moi je suis à l'affût de ça
00:33:31sur les conclusions
00:33:34qui émergent
00:33:36dans divers pays,
00:33:37on s'aperçoit
00:33:38que oui,
00:33:39il semblerait
00:33:40que le taux
00:33:41de myocardite,
00:33:42le taux
00:33:42d'AVC,
00:33:45le taux
00:33:46donc de turbo-cancer,
00:33:49etc.
00:33:50Tout ça,
00:33:51ça se multiplie
00:33:52et c'est suite
00:33:52à cette crise.
00:33:54Donc,
00:33:54se poser des questions,
00:33:56est-ce qu'on devient
00:33:57un complotiste,
00:33:58est-ce qu'on devient
00:33:58le personnage
00:34:00infréquentable,
00:34:01est-ce que le professeur Raoult,
00:34:02il le subit,
00:34:03le professeur Perron,
00:34:04bien il le subit,
00:34:05le docteur Fouché,
00:34:06deviennent
00:34:07des personnages
00:34:08qui au départ
00:34:09avaient une aura
00:34:11indiscutable,
00:34:11à la limite,
00:34:12les médias
00:34:13les appelaient
00:34:14quand il s'agissait
00:34:15de paraître
00:34:16et de dire
00:34:17regardez le nombre
00:34:18de publications
00:34:19qu'ils ont
00:34:19et qui montrent
00:34:20que la France
00:34:21est puissante
00:34:22dans le domaine
00:34:23de la recherche
00:34:24et de la médecine.
00:34:25Eh bien soudain,
00:34:25parce qu'ils avaient
00:34:26un propos différent,
00:34:28ils étaient
00:34:29dépestiférés
00:34:29et là,
00:34:30c'était plus
00:34:30la quarantaine,
00:34:32c'était l'exclusion
00:34:33dont a été victime
00:34:35également,
00:34:35souvenez-vous,
00:34:36le professeur Montagnier,
00:34:37paix à son âme,
00:34:38qui avait été glorifié
00:34:40par le prix Nobel
00:34:42de médecine.
00:34:43Ça veut dire quoi ?
00:34:44Eh bien ça veut dire
00:34:45qu'aujourd'hui,
00:34:46il y a cette pression
00:34:47médiatique de telle sorte,
00:34:49il y avait quelque chose
00:34:50et qui reste sur elle.
00:34:52Vous avez les autorités,
00:34:54la ministre de la Santé,
00:34:55des professeurs
00:34:56en médecine des gens,
00:34:58la presse
00:34:58qui est là en meute,
00:34:59alors dites-nous,
00:35:00dites-nous,
00:35:01est-ce qu'on va devoir
00:35:03faire appel
00:35:04au plan tel
00:35:05que pendant le Covid ?
00:35:05Ils disent,
00:35:06non mais soyons rassurants,
00:35:08vous en êtes sûrs ?
00:35:09Et au bout d'un moment,
00:35:11sous le harcèlement,
00:35:12ils disent,
00:35:12oui,
00:35:13il faudra vérifier,
00:35:15peut-être que c'est
00:35:16en ta virus,
00:35:18il est un peu plus dangereux,
00:35:20peut-être qu'il pourra...
00:35:21Ah bon, bon, bon,
00:35:21alors,
00:35:22est-ce qu'on a les masques ?
00:35:23Mais on oublie quoi ?
00:35:25On oublie que les masques,
00:35:27d'abord,
00:35:27ça nous avait été présenté
00:35:28comme étant une illusion
00:35:30d'efficacité.
00:35:32Du jour au lendemain,
00:35:32on a changé la tendance,
00:35:34est-ce qu'on nous a produit
00:35:36une source scientifique
00:35:38pour montrer
00:35:39qu'il fallait changer d'attitude ?
00:35:41Non, eh bien, aujourd'hui,
00:35:42il nous faut à nouveau les masques,
00:35:43les tests PCR,
00:35:44il y a des doutes aussi,
00:35:45mais il n'y a pas de doute.
00:35:47Donc, on a une ministre de la Santé
00:35:49qui dit,
00:35:49il faut créer un site de vigilance
00:35:52pour plus qu'il n'y ait de fake news.
00:35:54Eh bien, je voudrais savoir
00:35:56si on ne devrait pas créer
00:35:58un site de vigilance
00:36:00pour estimer
00:36:01le consensus scientifique
00:36:05et de pouvoir le questionner
00:36:07en tant que tel,
00:36:08ne pas le considérer
00:36:09comme une vérité indubitable.
00:36:12Fake news,
00:36:13vérité,
00:36:14beaucoup de questions
00:36:15à se poser,
00:36:15c'est ce qu'on va voir aussi
00:36:16avec Charlotte Dornelas.
00:36:18Dans un instant,
00:36:19on va recevoir notre invité,
00:36:20Fergen Nazihari,
00:36:22sur cette passe d'armes
00:36:24qu'il y a eu
00:36:24entre Bali Bagayoko
00:36:26et Mario Maréchal
00:36:27à propos de l'esclavage.
00:36:28On a hâte d'entendre
00:36:30Fergen Nazihari
00:36:31sur ce sujet.
00:36:32D'abord,
00:36:33dans un livre
00:36:34sur le couple Macron,
00:36:36le journaliste de Paris Match
00:36:37Florian Tardif révèle
00:36:39que la gifle reçue
00:36:40par Emmanuel Macron,
00:36:41Charlotte Dornelas,
00:36:42ne relevait pas
00:36:43d'une complicité
00:36:44mais bien d'une dispute
00:36:46avec son épouse.
00:36:47Pourquoi est-ce que
00:36:49cette information
00:36:49fait beaucoup réagir ?
00:36:51Alors, en effet,
00:36:52c'est une interview
00:36:53qu'a donnée ce journaliste
00:36:55puisque le livre,
00:36:55je ne l'ai pas lu,
00:36:57je le précise.
00:36:58Mais voilà,
00:36:58il a donné une interview
00:36:59pendant dix minutes
00:37:00racontant un peu
00:37:01ce qu'il aborde
00:37:02dans le livre
00:37:02et évidemment,
00:37:03c'est cette information
00:37:04qui a le plus fait parler
00:37:05aujourd'hui
00:37:06pour plusieurs raisons
00:37:07qui sont distinctes.
00:37:08D'abord,
00:37:08il y a la passion rumeur
00:37:09évidemment
00:37:10qui est généralement
00:37:11destructrice
00:37:12à la fois des êtres
00:37:12et de la vérité
00:37:13puisqu'on a eu
00:37:14un démenti
00:37:15de la première dame.
00:37:17Les plein de journalistes
00:37:18qui ont dit
00:37:19qu'on le savait tous
00:37:19mais on ne pouvait pas le dire
00:37:21cette relation.
00:37:22Vous voyez,
00:37:22on a entendu à peu près
00:37:23tout dans la journée.
00:37:24On n'en sait pas
00:37:24beaucoup plus
00:37:25sur la vérité à la fin
00:37:27qui est forcément alimentée
00:37:28par cette histoire
00:37:29d'adultère platonique
00:37:30supposée puis démentie.
00:37:31Bon là,
00:37:32il y a tout le vaudeville
00:37:33que tout le monde adore
00:37:34dans un pays
00:37:34qui aime ça
00:37:36à peu près autant
00:37:36que de rappeler
00:37:37que ça relève
00:37:37de la vie privée.
00:37:38Vous savez,
00:37:38on commence tous
00:37:39toujours par dire
00:37:39non,
00:37:40ça relève de la vie privée,
00:37:40c'est pas bien
00:37:41et puis on va chercher
00:37:41tous les détails
00:37:42toute la journée.
00:37:44Vie privée
00:37:44qui est elle-même
00:37:45instrumentalisée par ailleurs
00:37:46parce que
00:37:47quand on n'a pas envie
00:37:48que ça se sache,
00:37:48on dit
00:37:48c'est la vie privée,
00:37:49ça ne vous regarde pas
00:37:50et quand on a envie
00:37:50que ça se sache,
00:37:57ensuite il y a la question
00:37:58de l'enjeu...
00:37:58Ce n'est pas notre sujet
00:37:59mais on peut regarder
00:37:59quand même l'image
00:38:00du hier au masque...
00:38:02Non mais...
00:38:02Ce que je veux dire
00:38:03c'est que la passion
00:38:03de la rumeur,
00:38:04on va s'arrêter là
00:38:05sur cette passion
00:38:06mais évidemment
00:38:07le sujet reste une...
00:38:10Voilà la fameuse...
00:38:11Donc voilà,
00:38:12effectivement on se rappelle
00:38:13de...
00:38:14La fameuse intelligence
00:38:14artificielle russe
00:38:15pendant un temps,
00:38:16voilà.
00:38:16C'est là où ça nous intéresse.
00:38:18Voilà.
00:38:18Ensuite il y a la question,
00:38:20la raison pour laquelle
00:38:20ça peut intéresser,
00:38:21c'est l'enjeu politique
00:38:23de cette dispute
00:38:24et donc d'un éventuel
00:38:25éloignement
00:38:26qui fait gloser un peu
00:38:27entre Emmanuel Macron
00:38:28et Brigitte Macron
00:38:29ces derniers temps
00:38:29alors même que Brigitte
00:38:31Macron a été maintes fois
00:38:33décrite comme centrale
00:38:34non pas dans la vie
00:38:35d'Emmanuel Macron
00:38:35mais dans la conduite
00:38:36du pays par Emmanuel Macron
00:38:37ce qui nous intéresse
00:38:39évidemment.
00:38:41Par ailleurs,
00:38:41alors certains parlent
00:38:42vous savez du cas Attal
00:38:43qui s'est mis entre
00:38:45Brigitte et Emmanuel Macron
00:38:46d'autres parlent donc
00:38:47d'une maîtresse
00:38:48qui s'est mise entre les deux
00:38:49bref le sujet
00:38:50c'est aussi l'entourage
00:38:51du président
00:38:52qui l'aide à discerner
00:38:53dans la conduite du pays
00:38:54ce qui est évidemment important.
00:38:56On a ici l'image
00:38:57de la maîtresse supposée.
00:38:58Voilà.
00:38:58Et là encore
00:38:59de l'adultère platonique
00:39:01j'ai bien dit ça.
00:39:02Là encore
00:39:03on adore
00:39:04ça fait très
00:39:05amour courtois
00:39:06voilà exactement
00:39:07finalement tout ça
00:39:08est très chevalerie
00:39:08c'est très français
00:39:09fermez le banc
00:39:10c'est magnifique.
00:39:12Non mais là c'est pareil
00:39:13c'est un peu comme
00:39:14l'histoire de la vie privée
00:39:15on adore répéter
00:39:15qu'en France
00:39:16il n'y a pas de première dame
00:39:17mais c'est quand même
00:39:18assez mal connaître
00:39:19la nature humaine
00:39:19que de croire qu'un homme
00:39:20est totalement indépendant
00:39:21de sa femme
00:39:22alors je note que
00:39:23dans ce sens là
00:39:24on a encore le droit
00:39:24de le dire
00:39:25parce que je dirais
00:39:25qu'une femme est totalement
00:39:27indépendante de son mari
00:39:28c'est absurde
00:39:29je me ferais engueuler
00:39:30de la même manière
00:39:30qu'une femme peut apparemment
00:39:31encore mettre une gifle
00:39:32sans que ça
00:39:33tous les tribunaux
00:39:34s'en saisissent
00:39:35serions-nous finalement
00:39:35c'est pas du tout
00:39:36pour encourager les uns
00:39:37et les autres
00:39:38à se mettre des gifs
00:39:38c'est simplement
00:39:39que je note
00:39:39que nous avons des réactions
00:39:40différentes
00:39:41peut-être parce que
00:39:42nous sommes différents
00:39:43hommes et femmes
00:39:43mais c'est ouvrir
00:39:45un autre sujet
00:39:45qui fera l'objet
00:39:46d'une autre chronique
00:39:51et il y a également
00:39:53le fait que cette gifle
00:39:54a été commentée
00:39:54d'abord dans toute la France
00:39:56évidemment
00:39:57ailleurs dans le monde
00:39:58notamment parce que
00:39:59l'Elysée à l'époque
00:39:59a jugé bon de réagir
00:40:01d'abord je le disais
00:40:02par le biais de ses communicants
00:40:03d'abord en nous expliquant
00:40:04que c'était une intelligence
00:40:05artificielle
00:40:06probablement une manipulation russe
00:40:08réflexe
00:40:09on comprend que ça relève
00:40:10du réflexe quand même
00:40:11là de manière
00:40:11absolument évidente
00:40:12donc apprendre à se méfier
00:40:14puis en fait
00:40:15c'était un geste
00:40:15de complicité
00:40:17en fait quand on y repense
00:40:18c'est quand même
00:40:18c'est grotesque
00:40:19c'est un peu drôle
00:40:20et en fait non
00:40:21c'était pas un geste
00:40:22de complicité
00:40:23on a quand même
00:40:23l'impression tenace
00:40:24à la fin de cette histoire
00:40:25qu'on nous balade
00:40:26en permanence
00:40:26c'est pas très agréable
00:40:28sur un sujet
00:40:29relativement anecdotique
00:40:30en l'occurrence
00:40:30mais on se dit
00:40:31qu'en est-il du reste
00:40:32et par ailleurs
00:40:34c'est évidemment
00:40:34cette impression
00:40:35qui est elle-même
00:40:36génératrice
00:40:36de rumeurs incessantes
00:40:37autour de ce qui a été
00:40:39présenté partout
00:40:39dans la presse
00:40:40vous savez les titres
00:40:40sont ressortis beaucoup
00:40:41de ce couple atypique
00:40:43qui intrigue forcément
00:40:44je veux dire on peut tous
00:40:45faire semblant de ne pas voir
00:40:46que ça intrigue
00:40:47mais ça intrigue
00:40:47voilà c'est comme ça
00:40:49c'est une évidence
00:40:50et c'est le rapport
00:40:51à la vérité
00:40:51qui est interrogé
00:40:52à travers cette histoire
00:40:54sur un détail
00:40:55qui nous dit-on
00:40:56ne nous regarde pas
00:40:57mais qu'on nous a préalablement
00:40:59obligé à regarder
00:40:59pour s'en émerveiller
00:41:00parce que le couple atypique
00:41:01on n'avait pas le droit
00:41:02de dire quoi que ce soit
00:41:04mais par contre
00:41:04il était obligatoire
00:41:05de s'en émerveiller
00:41:05au risque sinon
00:41:07de se faire taper sur les doigts
00:41:08donc c'est un peu ça le problème
00:41:09on nous colle au milieu
00:41:10puis on nous dit
00:41:10par contre vous n'en parlez pas
00:41:11autrement que la manière
00:41:12dont on vous demande d'en parler
00:41:13tout ça évidemment
00:41:14par amour de la liberté
00:41:15donc évidemment au milieu
00:41:17on est un peu
00:41:18on est un peu tiraillé
00:41:19de tous les côtés
00:41:20mais c'est finalement
00:41:21moi en l'occurrence
00:41:22le commentaire de l'Elysée
00:41:24rapporté par le même journaliste
00:41:25donc qui écrit ce livre
00:41:26Florian Tardif
00:41:27qui est à mon avis
00:41:28le plus révélateur
00:41:29qui moi en tout cas
00:41:29a le plus retenu mon attention
00:41:31non plus sur la forme
00:41:32cette fois-ci
00:41:33mais sur le fond
00:41:33parce que l'Elysée
00:41:34a fait savoir aux journalistes
00:41:35qu'ils regrettaient
00:41:37de ne pas avoir dit
00:41:37la vérité à l'époque
00:41:38à savoir qu'il s'agissait
00:41:39d'une dispute
00:41:40entre Emmanuel
00:41:42et Brigitte Macron
00:41:42je cite
00:41:43tout simplement
00:41:44parce qu'ils auraient pu
00:41:45montrer à ce moment-là
00:41:46donc Brigitte et Emmanuel
00:41:47qu'ils étaient un couple
00:41:48un vrai couple
00:41:49pas un couple parfait
00:41:51alors moi
00:41:52ça m'a fait rire
00:41:53parce que je me suis dit
00:41:53ben voilà ce matin
00:41:54on a appris
00:41:55qu'ils n'étaient pas
00:41:55un couple parfait
00:41:56qu'ils n'étaient pas
00:41:57un homme parfait
00:41:57qu'ils n'étaient pas
00:41:58une femme parfaite
00:41:59qu'ils étaient normaux
00:42:00heureusement qu'on a eu
00:42:01cette vidéo ce matin
00:42:02donc en fait
00:42:03ce qu'on a compris
00:42:04par le biais de l'Elysée
00:42:04c'est que c'était
00:42:05un loupé
00:42:06sur la construction du récit
00:42:07à destination
00:42:08de nous autres mortels
00:42:09qui ne pouvions pas imaginer
00:42:11que ces gens étaient normaux
00:42:12on l'a appris ce matin
00:42:13on est rassurés
00:42:14Pourquoi est-ce que
00:42:15ce commentaire assez anodin
00:42:16vous agace-t-il au point
00:42:18de vous arrêter
00:42:19ainsi dessus Charlotte ?
00:42:20Parce qu'on dit souvent
00:42:21que le diable se cache
00:42:21dans les détails
00:42:22et cette phrase
00:42:23est très révélatrice
00:42:24en réalité
00:42:24la vérité
00:42:25l'actualité
00:42:26tout ça n'est traité
00:42:27par les communicants
00:42:28en l'occurrence
00:42:28de l'Elysée
00:42:29qui ont parlé
00:42:30qu'à la moulinette
00:42:31du marketing
00:42:32à destination
00:42:33des segments de français
00:42:34à convaincre
00:42:35ici et là
00:42:35donc là en fait
00:42:36à l'époque
00:42:37on aurait dû
00:42:37c'était le moment
00:42:39de faire vrai couple
00:42:40vous voyez
00:42:40donc peu importe
00:42:41que ce soit vrai
00:42:42que ce soit faux
00:42:43c'était vraiment le moment
00:42:44on a loupé
00:42:45un argument intéressant
00:42:46celui de faire vrai couple
00:42:47vis-à-vis des français
00:42:48moi ça me fascine
00:42:49je veux dire
00:42:50peut-être qu'on mérite
00:42:51un peu mieux que ça
00:42:52nous autres français
00:42:53je le dis
00:42:54à destination
00:42:54des communicants
00:42:55et on retrouve
00:42:56la même obsession
00:42:56des communicants
00:42:58absolument partout
00:42:59en politique
00:42:59même si chacun d'eux
00:43:01pointe le voisin
00:43:01parce que les communicants
00:43:02n'aiment rien de plus
00:43:03que de pointer
00:43:04les communicants
00:43:05du parti d'à côté
00:43:06dans un mouvement
00:43:06de dénigrement permanent
00:43:07et ça nous emmène
00:43:09directement à l'histoire
00:43:10qui embarrasse actuellement
00:43:11place publique
00:43:11et notre ami
00:43:12Raphaël Glucksmann
00:43:14qui a vu une note
00:43:15de communicants
00:43:17à destination
00:43:17de Raphaël Glucksmann
00:43:18fuité
00:43:19et qui révèle
00:43:20la stratégie proposée
00:43:21par ces mêmes communicants
00:43:23qui liste
00:43:23je cite
00:43:24les cibles
00:43:24difficilement mobilisables
00:43:26à éviter pour le moment
00:43:27fermez les guillemets
00:43:28à savoir les jeunes
00:43:30les pauvres
00:43:30les pauvres
00:43:32je dis les pauvres
00:43:32c'est présenté
00:43:34comme les CSP plus
00:43:35qui gagnent moins
00:43:35de 1500 euros
00:43:36les familles monoparentales
00:43:38les banlieues
00:43:39les électeurs de droite
00:43:40pour d'autres raisons
00:43:41bref encore et encore
00:43:43des segments
00:43:43de français
00:43:44ceux dont il faut s'occuper
00:43:46ceux dont il ne faut pas
00:43:47s'occuper
00:43:47parce que les communicants
00:43:49ont pris la place
00:43:50des politiques
00:43:51ils parlent pour eux
00:43:52ils décryptent
00:43:54leurs propos
00:43:54ils nourrissent
00:43:55les journalistes
00:43:56ils édictent
00:43:57les récits
00:43:57pour paraître
00:43:58avoir l'air
00:43:59parler à tel ou tel
00:44:01écranter tel autre
00:44:02alors c'est certainement
00:44:03pas propre
00:44:04à place publique
00:44:05et le fait
00:44:05qu'il y ait des gens
00:44:05qui s'intéressent
00:44:06aux sondages
00:44:07et aux sous-parties
00:44:07des sondages
00:44:08n'est ni nouveau
00:44:09ni propre
00:44:10à place publique
00:44:10ou à l'Elysée
00:44:11c'est devenu une pratique
00:44:13courante
00:44:13ça l'a été avant
00:44:14mais il est désormais rare
00:44:16de parler à un politique
00:44:17qui ne soit pas obsédé
00:44:18par les sondages
00:44:19leurs sous-parties
00:44:20précisément
00:44:21parce que les communicants
00:44:23révèlent plus
00:44:24on va dire
00:44:24que simplement
00:44:25l'étude
00:44:26de par où
00:44:27il pourrait gagner
00:44:28il faut
00:44:29que le consommateur
00:44:30achète
00:44:31il n'y a plus
00:44:31un citoyen
00:44:32à qui on propose
00:44:33une vision politique
00:44:34que l'on adapte
00:44:35parce qu'évidemment
00:44:36on ne s'adresse pas
00:44:37de la même manière
00:44:37à un jeune
00:44:38qui a 18 ans
00:44:39qui a un retraité
00:44:40qui a une mère de famille
00:44:41qui n'ont pas forcément
00:44:42les mêmes préoccupations
00:44:43et donc il faut adapter
00:44:44la vision que l'on a
00:44:45pour le pays
00:44:45à des segments
00:44:46là on ne s'adresse
00:44:47qu'à des segments
00:44:48la vision ne prévaut plus
00:44:50elle se dissout
00:44:51dans la communication
00:44:52des communicants
00:44:53et la stratégie
00:44:54ne permet plus
00:44:54de convaincre
00:44:56suffisamment de français
00:44:57ni de leur proposer
00:44:57une vision commune
00:44:59et LFI
00:44:59sur la question
00:45:00de place publique
00:45:01à beau jeu de hurler
00:45:02alors on connaît par cœur
00:45:03LFI
00:45:03ils saisissent un truc
00:45:04ils font une immense polémique
00:45:05pour éviter
00:45:06qu'on parle d'eux
00:45:07mais c'est Jean-Luc Mélenchon
00:45:09lui-même
00:45:09qui disait
00:45:10qu'il fallait mobiliser
00:45:11je cite
00:45:12la jeunesse
00:45:12et les quartiers populaires
00:45:13et ne pas perdre notre temps
00:45:14avec le reste
00:45:15à savoir
00:45:16les français
00:45:17qui ne sont ni jeunes
00:45:18ni issus
00:45:18des quartiers populaires
00:45:19reste à savoir
00:45:20pourquoi ce qui est fait
00:45:22par quasiment tous
00:45:23il y a des communicants
00:45:24dans tous les partis
00:45:24il y a des histoires
00:45:25dans tous les partis
00:45:26il y a des affaires judiciaires
00:45:27dans tous les partis
00:45:28pourquoi est-ce qu'elles sont
00:45:30instrumentalisées
00:45:30des uns
00:45:31contre les autres
00:45:32en permanence
00:45:33on le voit avec les procès
00:45:34il y a ceux qui parlent
00:45:35de l'affaire judiciaire
00:45:36pour expliquer
00:45:37que la justice est politique
00:45:38avec Sarko
00:45:39il y en a d'autres
00:45:39qui s'en saisissent
00:45:40pour l'expliquer
00:45:40avec Shikiru
00:45:41tout en accusant le premier
00:45:42et pas le deuxième
00:45:43quand les idées disparaissent
00:45:45les coups passent
00:45:46sous la ceinture
00:45:46à défaut de débattre
00:45:47on s'attaque avec des rumeurs
00:45:49des notes chuitées
00:45:52l'instrumentalisation
00:45:53d'affaires judiciaires
00:45:54selon que la personne visée
00:45:57est proche ou non
00:45:57idéologiquement
00:45:58là encore
00:45:59rien de nouveau
00:46:00à leur existence
00:46:01peut-être beaucoup plus
00:46:02à leur prévalence
00:46:04Merci Charlotte Dornelas
00:46:05pour votre analyse
00:46:07dans un instant
00:46:08avec vous
00:46:08Mathieu Bocoté
00:46:09on parlera du mot
00:46:10remigration
00:46:11qui est en train
00:46:12de faire un tabac
00:46:14à Washington
00:46:14on en parle dans un instant
00:46:16je vous prie
00:46:16de bien vouloir accueillir
00:46:18notre invité ce soir
00:46:19Fergan Asiari
00:46:20essayiste écrivain
00:46:21auteur de
00:46:22l'islam contre la modernité
00:46:24il est notre invité ce soir
00:46:25et on va parler avec vous
00:46:26bonsoir
00:46:27de la polémique
00:46:28autour de l'esclavage
00:46:29entre Marion Maréchal
00:46:31et Bali Bagayouko
00:46:32Bali
00:46:33Marion Maréchal
00:46:35qui a déclaré
00:46:35vous avez plus de chances
00:46:37d'être descendant
00:46:38d'esclavagistes
00:46:40que moi
00:46:41a déclaré Marion Maréchal
00:46:42le maire de LFI
00:46:43de Saint-Denis
00:46:44fier de ses origines
00:46:45noble malienne
00:46:46se voit rappeler
00:46:47que la traite
00:46:49intra-africaine
00:46:50et arabo-musulmane
00:46:52a fait
00:46:52des millions
00:46:53de victimes
00:46:53la mémoire
00:46:54de l'esclavage
00:46:55on a l'impression
00:46:56que finalement
00:46:57elle n'est peut-être
00:46:58pas à sens unique
00:46:59alors est-ce que
00:47:00Marion Maréchal
00:47:01elle a raison
00:47:02sur les origines
00:47:04esclavagistes
00:47:05de Bali Bagayouko
00:47:07alors ce qu'il faut rappeler
00:47:08c'est que c'est
00:47:08Bali Bagayouko
00:47:09lui-même
00:47:09qui revendique
00:47:11en effet
00:47:11une ascendance
00:47:14noble malienne
00:47:14c'est lui
00:47:15qui met en avant
00:47:16ses origines
00:47:17et qui s'en prévaut
00:47:18pour soutenir
00:47:19qu'il a la politique
00:47:20je cite
00:47:20dans le sang
00:47:21donc monsieur
00:47:22parle comme un aristocrate
00:47:23de l'ancien régime
00:47:24si c'était
00:47:25un représentant
00:47:27d'une vieille famille française
00:47:28je pourrais parler ainsi
00:47:28je pense
00:47:29que cette personne
00:47:30aurait tout de suite
00:47:30été qualifiée de réactionnaire
00:47:32mais apparemment
00:47:32ici ça passe
00:47:34et c'est considéré
00:47:35comme progressiste
00:47:35et en effet
00:47:37il y a un petit paradoxe
00:47:38à se revendiquer
00:47:39d'une ascendance
00:47:39noble malienne
00:47:40tout en se prétendant
00:47:41faire partie
00:47:43des damnés de la terre
00:47:44quand on a en tête
00:47:45la structure sociale
00:47:46de la région
00:47:48avant l'arrivée
00:47:50du colonisateur européen
00:47:51puisqu'il est vrai
00:47:52que la plupart
00:47:53des sociétés africaines
00:47:54avant l'arrivée
00:47:55des européens
00:47:56étaient des sociétés
00:47:57profondément esclavagistes
00:47:58et c'était le cas
00:47:59aussi du Mali
00:48:00qui n'était pas
00:48:00à l'époque
00:48:01un pays unifié
00:48:02qui était morcelé
00:48:03qui était partagé
00:48:04par plusieurs empires
00:48:06états
00:48:06théocratiques
00:48:07chefferies
00:48:08traditionnelles
00:48:09et à la fin
00:48:10du 19ème siècle
00:48:11lorsque vous prenez
00:48:12la région
00:48:12du Soudan occidental
00:48:14pas le Soudan actuel
00:48:15l'Afrique
00:48:16une région
00:48:16qui désigne
00:48:17une partie
00:48:18de l'Afrique
00:48:18de l'Ouest
00:48:19et qui couvrait
00:48:20des territoires
00:48:21comme ceux
00:48:21du Mali
00:48:22on estimait
00:48:23que la proportion
00:48:24d'esclaves
00:48:25à la fin
00:48:26du 19ème siècle
00:48:27variait entre
00:48:2730 et 50%
00:48:29de la population
00:48:30totale
00:48:32et dans les villes
00:48:33commerçantes du Sahel
00:48:34il n'était pas rare
00:48:35que la proportion
00:48:36d'esclaves
00:48:37dépassait 40%
00:48:39et donc en effet
00:48:40quand on est issu
00:48:41d'une famille noble
00:48:43il est difficile
00:48:44en tout cas
00:48:44il est hautement probable
00:48:46que nos ancêtres
00:48:48aient trempé
00:48:48dans toutes sortes
00:48:49de crimes
00:48:49contre l'humanité
00:48:50hélas
00:48:51Pourquoi la traite
00:48:53intra-africaine
00:48:54est-elle
00:48:55systématiquement
00:48:56occultée ?
00:48:57Alors ce qui frappe
00:48:57en effet dans la réponse
00:48:58de M. Bakayoko
00:48:59c'est que
00:49:00la mention
00:49:01de la traite
00:49:03africaine
00:49:04la traite africaine
00:49:05n'est absolument pas
00:49:06évoquée dans sa réponse
00:49:07il l'évoque une fois
00:49:07mais il ne revient pas
00:49:08là-dessus
00:49:09et il me semble
00:49:10que cela fait écho
00:49:11d'ailleurs à une résolution
00:49:12qui a été récemment votée
00:49:13aux Nations Unies
00:49:14en mars dernier
00:49:16résolution
00:49:17vous vous en souvenez
00:49:17qui qualifait
00:49:18la traite négrière
00:49:19de plus grave crime
00:49:20contre l'humanité
00:49:21donc on hiérarchisait
00:49:22l'horreur
00:49:23alors que toutes les horreurs
00:49:24évidemment
00:49:25sont équivalentes
00:49:26mais qui faisait remonter
00:49:27le début
00:49:28de la traite négrière
00:49:29au XVe siècle
00:49:30donc avant le XVe siècle
00:49:32pas de traite négrière
00:49:33c'est pratique
00:49:34et on occulte ainsi
00:49:35savamment
00:49:35que la traite négrière
00:49:37fondamentalement
00:49:38est une invention
00:49:38de l'islam
00:49:40ce n'est pas
00:49:41une invention européenne
00:49:42c'est avec
00:49:43l'expansion islamique
00:49:45que naissent
00:49:45les premiers grands réseaux
00:49:47de traite
00:49:47en raison d'un mécanisme
00:49:49bien connu
00:49:49des historiens
00:49:50puisque la loi islamique
00:49:51interdisant
00:49:52d'asservir
00:49:53des hommes libres
00:49:53à l'intérieur
00:49:54de l'empire
00:49:54pour se procurer
00:49:55des esclaves
00:49:56il fallait
00:49:57les chercher
00:49:58aux frontières
00:49:58de l'islam
00:49:59et c'est comme ça
00:50:00que sont nés
00:50:01les premiers réseaux
00:50:02de traite
00:50:02même s'il faut préciser
00:50:03que l'Afrique
00:50:05n'a pas attendu
00:50:06l'arrivée
00:50:06des arabes
00:50:07ou des européens
00:50:08pour pratiquer
00:50:10l'esclavage
00:50:11les africains
00:50:12s'asservissaient
00:50:12déjà mutuellement
00:50:13avant l'arrivée
00:50:14des arabes musulmans
00:50:15et des européens
00:50:16et les pouvoirs africains
00:50:18ont été des acteurs
00:50:19incontournables
00:50:20de la traite
00:50:20là encore un chiffre
00:50:22si vous me le permettez
00:50:2390%
00:50:24des esclaves
00:50:26qui ont été
00:50:27déportés
00:50:27vers les Amériques
00:50:28étaient
00:50:28plus de 90%
00:50:30étaient achetés
00:50:30à des négriers
00:50:31africains
00:50:32à des négriers
00:50:33locaux
00:50:34ce que là encore
00:50:35l'Afrique nie
00:50:36parce que
00:50:36ça permet de cultiver
00:50:38une posture
00:50:39victimaire
00:50:40et revancharde
00:50:41à l'égard
00:50:42de l'Europe
00:50:43l'Europe
00:50:43qui est accusée
00:50:44de concentrer
00:50:44la totalité
00:50:46des mots
00:50:46afin de
00:50:48démoraliser
00:50:49les européens
00:50:50et mieux les faire
00:50:51chanter
00:50:51notamment
00:50:52dans toutes sortes
00:50:53de polémiques
00:50:54mémorielles
00:50:56Michel Fayad
00:50:57a une question
00:50:57à vous poser
00:50:58peut-être
00:50:58Mathieu Bocoté
00:50:59dans un instant
00:51:00je voulais juste dire
00:51:01qu'au Moyen-Orient
00:51:02en fait
00:51:02il y a deux
00:51:04traductions du mot
00:51:05noir
00:51:05c'est soit
00:51:06soude à soude
00:51:07soit c'est
00:51:08abide
00:51:08et abide
00:51:09ça veut dire
00:51:09esclave
00:51:10et la plupart
00:51:10des gens
00:51:11au Moyen-Orient
00:51:11utilisent
00:51:12la désignation
00:51:13abide
00:51:14pour désigner
00:51:14les noirs
00:51:15et donc
00:51:15ils mélangent
00:51:16l'esclavagisme
00:51:17et la couleur noire
00:51:19donc c'était
00:51:19je pense important
00:51:20de le souligner
00:51:22merci Michel
00:51:22Mathieu
00:51:23à la lumière
00:51:24de votre propos
00:51:24est-ce qu'on peut pas dire
00:51:25qu'il y a une forme
00:51:25de conscience occidentale
00:51:27falsifiée
00:51:28dans le rapport
00:51:28à l'esclavage
00:51:29aujourd'hui
00:51:29c'est-à-dire
00:51:29que ce soit
00:51:30un crime contre l'humanité
00:51:31cela va de soi
00:51:31mais c'est comme si
00:51:32on s'en voulait
00:51:33les auteurs exclusifs
00:51:34comme si on y a
00:51:35forme d'orgueil
00:51:36négatif
00:51:37à avoir été
00:51:37les pires
00:51:38des pires esclavagistes
00:51:39est-ce qu'il y a pas
00:51:39quelque chose
00:51:40comme ça aujourd'hui ?
00:51:40tout à fait
00:51:40alors Alain Fickelkraut
00:51:41avait un mot très juste
00:51:42c'est pas le narcissisme
00:51:44pénitentiel
00:51:44pour justement
00:51:46évoquer cette propension
00:51:47européenne
00:51:47à revendiquer
00:51:48le monopole
00:51:48du mal
00:51:49ce qui conduit aussi
00:51:51à infantiliser
00:51:51les peuples
00:51:52non occidentaux
00:51:54en sous-entendant
00:51:54que ce seraient
00:51:55des enfants mineurs
00:51:57qui seraient restés
00:51:58pendant toute leur existence
00:51:58des spectateurs
00:51:59à la remorque
00:52:01de l'histoire
00:52:01qui n'auraient jamais
00:52:01été acteurs
00:52:03de la tragédie
00:52:04humaine
00:52:05donc il y a en effet
00:52:06une forme de haine de soi
00:52:07et en même temps
00:52:08de condescendance
00:52:08à l'égard de l'autre
00:52:09c'est une espèce
00:52:10d'ambivalence
00:52:11assez paradoxale
00:52:11et donc oui
00:52:12il faut rappeler
00:52:13que malheureusement
00:52:14dans l'histoire
00:52:14aucun peuple
00:52:15n'est toujours
00:52:15et partout
00:52:16innocent
00:52:16l'esclavage
00:52:17est une institution
00:52:18infâme
00:52:19qui a été pratiquée
00:52:19par toutes les sociétés
00:52:21à ceci près
00:52:22malheureusement
00:52:22que toutes les cultures
00:52:23n'ont pas été capables
00:52:24d'abolir
00:52:25cette institution
00:52:26de leur propre initiative
00:52:27si l'on reprend
00:52:28le cas du Mali
00:52:30c'est l'administration
00:52:32française
00:52:32au début du XXème siècle
00:52:34en 1904-1905
00:52:35qui va décréter
00:52:37l'abolition
00:52:38de l'esclavage
00:52:38dans la région
00:52:39elle a mis un peu
00:52:40de temps à le faire
00:52:41parce qu'elle avait peur
00:52:41de s'aliéner
00:52:43les notables
00:52:44et les chefferies
00:52:45locales
00:52:45s'y tentait d'ailleurs
00:52:46que l'on puisse parler
00:52:47d'une abolition effective
00:52:48parce que
00:52:49encore aujourd'hui
00:52:49quand on lit
00:52:50par exemple
00:52:50certains rapports officiels
00:52:52en 2023
00:52:52on pouvait lire
00:52:53par exemple
00:52:54sur le site de l'ONU
00:52:55qu'au Mali
00:52:55au moins 800 000 personnes
00:52:58sont considérées
00:52:59comme nées
00:53:00en esclavage
00:53:01c'est-à-dire que cette pratique
00:53:03elle est quand même
00:53:03encore massivement
00:53:05institutionnalisée
00:53:05dans un certain nombre
00:53:07de pays
00:53:08en dépit
00:53:08donc de la législation
00:53:10et du droit officiel
00:53:10Pourquoi LFI
00:53:13instrumentalise-t-elle
00:53:14uniquement
00:53:14la traite transatlantique ?
00:53:17Je pense que
00:53:18de la part de LFI
00:53:19il y a une volonté
00:53:20de cultiver
00:53:20un ressentiment
00:53:21postcolonial
00:53:22au sein
00:53:23de certaines minorités
00:53:25issues de l'immigration
00:53:27et pour cultiver
00:53:29ce ressentiment
00:53:29postcolonial
00:53:30il faut tout
00:53:31mettre en oeuvre
00:53:32pour effacer
00:53:33les péchés
00:53:34des sociétés
00:53:35non occidentales
00:53:36et faire
00:53:36de l'Européen
00:53:37l'unique dépositaire
00:53:38du mal
00:53:39sur terre
00:53:40Et ne pas oublier
00:53:41l'érasia
00:53:42qui existait
00:53:43de la part
00:53:44des Arabes
00:53:46pour prendre
00:53:47les enfants
00:53:48chrétiens
00:53:49en otage
00:53:50et ensuite
00:53:51donc très jeunes
00:53:51et les former
00:53:53à l'islam
00:53:53pour qu'ils deviennent
00:53:54les membres
00:53:56de la servitude
00:53:57de l'aristocratie
00:53:58Oui vous avez raison
00:53:59de rappeler effectivement
00:54:00que les côtes européennes
00:54:02ont été
00:54:02elles aussi victimes
00:54:03d'érasia
00:54:04et des traites
00:54:05jusqu'au début
00:54:06du 19ème siècle
00:54:08et que ce sont là encore
00:54:09les Européens
00:54:10c'est le bombardement
00:54:10néerlando-britannique
00:54:12qui a mis fin
00:54:13notamment
00:54:14au captif
00:54:16à la traite
00:54:17qui partait
00:54:19de la régence
00:54:20d'Alger
00:54:20et lorsque
00:54:22la France
00:54:23prend possession
00:54:24de l'Algérie
00:54:25vous avez beaucoup
00:54:26de pays européens
00:54:27qui manifestent
00:54:27un soulagement
00:54:28parce que la régence
00:54:29d'Alger
00:54:30était considérée
00:54:31jusqu'à la fin
00:54:32de ce régime politique
00:54:34comme une menace
00:54:35pour les sociétés
00:54:36européennes
00:54:37Non mais certains
00:54:38comme Christiane Taubira
00:54:39ne nient pas
00:54:40le fait
00:54:40qu'il y ait eu
00:54:41une traite arabo-musulmane
00:54:43mais pensent
00:54:43cependant
00:54:44que ce serait
00:54:44trop lourd à porter
00:54:46pour les jeunes
00:54:47arabes
00:54:47je crois que c'est
00:54:48ce qu'elle avait dit
00:54:48ou les jeunes musulmans
00:54:50je ne sais plus
00:54:51ce qu'elle avait dit
00:54:51exactement
00:54:52c'est quand même
00:54:53une conception
00:54:55particulière
00:54:56de l'histoire
00:54:56de considérer
00:54:57qu'il faut occulter
00:54:58certaines vérités
00:54:58parce que
00:54:59les intéressés
00:55:00ne pourraient pas
00:55:00les assumer
00:55:01c'est assez particulier
00:55:03on revient au sentiment
00:55:04de condescendance
00:55:05qu'on a évoqué
00:55:05tout à l'heure
00:55:06d'une part
00:55:06personne ne demande
00:55:07aux arabes
00:55:07de sentir coupable
00:55:10des crimes
00:55:10de leurs ancêtres
00:55:11les nouvelles générations
00:55:14n'ont pas apporté
00:55:15le poids
00:55:16des crimes
00:55:16du passé
00:55:17c'est vrai
00:55:17aussi bien pour les européens
00:55:19que pour les arabes
00:55:21et les africains
00:55:21il y a en effet
00:55:22dans ce propos
00:55:23de madame Taubira
00:55:24qui avait été rapporté
00:55:24à l'époque
00:55:24par l'Express
00:55:26un profond sentiment
00:55:27de condescendance
00:55:28qui part du principe
00:55:29que de toute façon
00:55:30les descendants
00:55:31de l'immigration
00:55:31ne seraient pas capables
00:55:33de regarder
00:55:33avec un esprit critique
00:55:36l'histoire
00:55:37de leurs propres ancêtres
00:55:39il me semble
00:55:40qu'ici
00:55:40on les considère
00:55:41comme des majeurs
00:55:42capables de réfléchir
00:55:43et donc
00:55:44il n'y a pas
00:55:44à mettre en place
00:55:46un tabou
00:55:47sur ce sujet en particulier
00:55:48Dernière question
00:55:49Oui vous avez évoqué
00:55:50l'horreur de l'esclavage
00:55:52c'est un sujet
00:55:53on le comprend d'histoire
00:55:54c'est un sujet de mémoire
00:55:55mais c'est aussi
00:55:56un sujet d'actualité
00:55:57vous citiez les chiffres au Mali
00:55:58est-ce que vous pourriez
00:55:59nous donner
00:56:00la réalité
00:56:01de l'ampleur
00:56:02de l'esclavage
00:56:02aujourd'hui dans le monde
00:56:03et surtout
00:56:04est-ce qu'il y a
00:56:05des autorités
00:56:05qui s'en saisissent
00:56:06autant que la mémoire
00:56:09occidentale
00:56:09de la participation
00:56:10à l'esclavage
00:56:10Alors j'ai pas de chiffres
00:56:12précis à vous donner
00:56:12en tête
00:56:13en revanche
00:56:13il y a une ONG
00:56:14qui s'appelle
00:56:15Walk Free
00:56:15qui a produit
00:56:16un rapport
00:56:17en partenariat
00:56:17avec l'organisation
00:56:19internationale
00:56:19du travail
00:56:20et qui documentait
00:56:21la prévalence
00:56:23de l'esclavage
00:56:24dans le monde
00:56:25aujourd'hui
00:56:25le nombre
00:56:26d'esclaves
00:56:27était évalué
00:56:27il me semble
00:56:28à 50 millions
00:56:30en tout cas
00:56:31à peu près
00:56:32et ce que ce rapport
00:56:33soulignait
00:56:33c'est que la prévalence
00:56:34de l'esclavage
00:56:35là encore
00:56:35était la plus élevée
00:56:37dans les pays
00:56:38arabo-musulmans
00:56:39avec en tête
00:56:40les pays du Golfe
00:56:41Et rapidement
00:56:41est-ce que
00:56:42Bali Bagayoko
00:56:43descend vraiment
00:56:44d'une noblesse
00:56:44malienne esclavagiste ?
00:56:45Ça j'en sais rien
00:56:46je ne connais pas
00:56:47sa généalogie
00:56:47mais le fait est
00:56:48que c'est lui
00:56:49qui encore une fois
00:56:50s'est prévalu
00:56:51de cette ascendance
00:56:52noble malienne
00:56:53là encore
00:56:53c'est une question
00:56:54de probabilité
00:56:55moi je n'ai pas la preuve
00:56:56mais compte tenu
00:56:56des structures sociales
00:56:57esclavagistes
00:56:58qui caractérisaient
00:56:59à l'époque
00:56:59la région
00:57:00qu'on appelle
00:57:00aujourd'hui
00:57:00le Mali
00:57:01la probabilité
00:57:02que M. Bagayoko
00:57:04descende d'esclavagiste
00:57:05est quand même
00:57:05très élevée
00:57:07Merci Fergan Lazier
00:57:08restez avec nous
00:57:09pour la dernière chronique
00:57:10de Mathieu Bocoté
00:57:11puisque hier encore
00:57:13diabolisé
00:57:13ou invisibilisé
00:57:15le concept
00:57:15de remigration
00:57:16vient d'apparaître
00:57:17dans le lexique
00:57:18de la Maison Blanche
00:57:19c'est intéressant ça Mathieu
00:57:20puisque
00:57:21qu'est-ce que ça représente
00:57:22cette transformation
00:57:23du vocabulaire
00:57:24politique
00:57:25de l'autre côté
00:57:26de l'Atlantique ?
00:57:27Que s'est-il passé
00:57:28depuis 40 ou 50 ans ?
00:57:30Est-ce que
00:57:31dans nos sociétés
00:57:32les grandes migrations
00:57:33que nous connaissons
00:57:34les grandes migrations
00:57:34sont le fruit
00:57:35de mouvements naturels
00:57:36de population
00:57:37qui auraient
00:57:37complètement échappé
00:57:38à la volonté
00:57:39des hommes
00:57:39ou est-ce qu'il s'agit
00:57:41à bien des égards
00:57:41mais pas que
00:57:42bien évidemment
00:57:43d'un projet
00:57:44politique porté
00:57:45non pas un complot
00:57:46mais un projet
00:57:46politique porté
00:57:47notamment par
00:57:48les grandes instances
00:57:49de la gouvernance
00:57:49mondialisée
00:57:50l'ONU
00:57:50et tout ça
00:57:51La Maison Blanche
00:57:52depuis un temps déjà
00:57:53mais là vient de le répéter
00:57:54nous dit
00:57:54la migration globale
00:57:56était un projet
00:57:57politique
00:57:57d'interchangeabilité
00:57:59des populations
00:57:59de migration
00:58:00presque une volonté
00:58:01de provoquer
00:58:02cette migration
00:58:03le symbole
00:58:04de cela
00:58:04depuis quelques années
00:58:05c'est le pacte
00:58:06sur l'immigration
00:58:07dont on avait beaucoup parlé
00:58:08c'était le pacte
00:58:09de Marrakech
00:58:09à l'époque
00:58:10et là
00:58:10il y avait une rencontre
00:58:11à l'ONU
00:58:12la semaine dernière
00:58:12de mise à jour
00:58:14en quelque sorte
00:58:14de ce pacte
00:58:15sur l'immigration
00:58:15La Maison Blanche
00:58:17les États-Unis
00:58:17refusent d'y participer
00:58:19et là
00:58:19le secrétariat
00:58:20le département d'État
00:58:21fait une série de tweets
00:58:22pour expliquer
00:58:23pourquoi ils refusent
00:58:24de communiquer
00:58:24pourquoi ils refusent
00:58:25d'y participer
00:58:25et ils expliquent donc
00:58:27l'histoire du rapport
00:58:27à la migration
00:58:28tout ça
00:58:28pourquoi il faut rompre
00:58:29avec cela
00:58:30il faut rompre
00:58:30avec la logique
00:58:31immigrationniste globale
00:58:32et au terme de cela
00:58:33ils disent
00:58:33il ne faut plus
00:58:34l'immigration
00:58:34de remplacement
00:58:36il faut la remigration
00:58:38ce concept
00:58:39qui il y a quelque temps
00:58:40encore
00:58:40est un concept
00:58:41absolument explosif
00:58:42la Maison Blanche
00:58:43donc le pouvoir politique
00:58:44le plus puissant
00:58:45de notre temps
00:58:45s'en empare
00:58:46que veut dire
00:58:47le mot remigration
00:58:48et bien c'est tout le débat
00:58:49on comprend
00:58:50parce que c'est quand même
00:58:50pas des fous
00:58:51à la Maison Blanche
00:58:51il ne s'agit pas
00:58:52d'un projet
00:58:53de tri racial
00:58:54des gens
00:58:54pour renvoyer
00:58:55tous les non-blancs
00:58:56dans les pays
00:58:57non-blancs d'origine
00:58:58c'est bien sûr
00:58:58pas de ça dont on parle
00:58:59il s'agit
00:59:00plutôt
00:59:01si on comprend bien
00:59:01la Maison Blanche
00:59:02et ceux qui théorisent ça
00:59:03je veux dire
00:59:04il y a des statuts
00:59:05juridiques différents
00:59:06il y a des gens
00:59:06qui sont installés
00:59:07en nos pays
00:59:07mais qui n'ont pas
00:59:08un droit fondamental
00:59:09et y restent éternellement
00:59:10il y a des gens
00:59:11qui sont des invités
00:59:11des temporaires
00:59:12il y a des réfugiés
00:59:13ou des faux réfugiés
00:59:14surtout
00:59:14est-il possible
00:59:15de faire en sorte
00:59:16qu'une partie
00:59:16de ces populations
00:59:17installées de manière
00:59:18temporaire
00:59:18mais qui croyaient
00:59:19avoir transformé
00:59:20le temporaire
00:59:20en permanent
00:59:21est-il possible
00:59:22de penser
00:59:22un retour
00:59:23d'une partie
00:59:23de ces populations
00:59:24dans leur pays
00:59:24d'origine
00:59:25de manière
00:59:26encadrée
00:59:26civilisée
00:59:27démocratique
00:59:27et ainsi de suite
00:59:28c'est la question
00:59:28qui est posée
00:59:29par la Maison Blanche
00:59:29ça va être difficile
00:59:30de faire semblant
00:59:31de dire que ce concept
00:59:32n'appartient
00:59:32qu'au château
00:59:33de Plieux
00:59:33de Renaud Camus
00:59:34peut-être est-il
00:59:35aujourd'hui
00:59:35au cœur
00:59:36de la principale
00:59:36puissance du monde
00:59:37on verra
00:59:37ce que ça donnera
00:59:38mais c'est une étape
00:59:39qui est franchie
00:59:39mentalement
00:59:40Merci Mathieu Beaucoté
00:59:41Merci Fergan Asiari
00:59:43d'avoir été avec nous
00:59:44je ne suis pas avec vous
00:59:45demain soir
00:59:46ne m'en voulez pas
00:59:46comme ma fille
00:59:47m'a fait la remarque
00:59:48qu'on est dans un pays laïque
00:59:49je l'emmène au Vatican
00:59:50donc voilà
00:59:51C'est un week-end
00:59:53de redressement
00:59:56L'heure des prontes
00:59:57de Pascal Praud
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