- il y a 8 mois
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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:01J'ai une surprise pour vous au courant de l'émission, peut-être vers 19h30, peut-être vers 19h35, peut-être vers 19h40, je ne sais pas.
00:00:10Restez fidèles, ça va décoiffer, je vous promets de me déshabiller.
00:00:16Vous le verrez, il n'y a que Marc Venant à qui ça me plaît.
00:00:20D'abord les infos avec ma belle Maureen Vidal, bonsoir Maureen.
00:00:24Bonsoir chère Christine, bonsoir à tous à la ligne de l'actualité.
00:00:28Et Philippe Labreau est mort des suites d'un cancer à l'âge de 88 ans, journaliste, écrivain, réalisateur.
00:00:35L'homme de télévision s'était illustré en cofondant la chaîne Direct 8 en 2005.
00:00:39Il était devenu l'une des figures clés de C8.
00:00:41Il aura marqué la vie médiatique et culturelle française pendant six décennies.
00:00:46Un franco-marocain de 24 ans a été arrêté au Maroc, soupçonné d'être le commanditaire d'une série d'enlèvements dans le milieu des crypto-monnaies.
00:00:52Gérald Darmanin a remercié les autorités marocaines sur X.
00:00:55Le suspect faisait l'objet d'une notice rouge d'Interpol.
00:00:58La série d'enlèvements a débuté en janvier avec notamment le kidnapping et séquestration du cofondateur de Ledger, David Balland et sa compagne.
00:01:06Et l'exploit de Loïse Boisson à Roland-Garros.
00:01:08La française, 361ème mondiale, a éliminé la numéro 6, Mira André-Iva.
00:01:13Elle s'est imposée 7-6-6-3.
00:01:15Direction la demi-finale de Grand-Chlem.
00:01:18Elle affrontera Coco Gauffe, la numéro 2 mondiale.
00:01:20Loïse Boisson est la première française depuis Marion Bartholi en 2011 à atteindre les demi-finales de Roland-Garros.
00:01:26Merci beaucoup ma chère Maureen et au sommaire ce soir, ni de droite, ni de gauche, sans idéologie.
00:01:34Maurice Berger vient ce soir nous livrer son regard d'expert auprès des mineurs violents.
00:01:3935 ans de pédopsychiatrie.
00:01:41Barbare, il avait lui-même annoncé dans son livre en 2008,
00:01:45« Voulons-nous des enfants barbares ? »
00:01:47On s'arrêtera ce soir sur son dernier livre,
00:01:50« Mineurs violents, états inconsistants pour une révolution pénale ».
00:01:54Le sursis est-il un permis de récidive ?
00:01:56En quoi la culture de la responsabilité doit-elle remplacer la culture de l'impunité ?
00:02:02Maurice Berger nous fait l'honneur de sa présence rare ce soir dans Face à l'Info.
00:02:08Les grands sites pornographiques sont désormais inaccessibles en France,
00:02:11bloqués par leur maison mère,
00:02:13non pas suite à une décision juridique,
00:02:15non pas suite au ravage de la pornographie dans la société,
00:02:18non pas parce que des enfants de 10 ans se connectent très régulièrement,
00:02:21non, mais parce qu'elles protestent contre l'obligation de vérification de l'âge des utilisateurs.
00:02:28Que comprendre ?
00:02:29L'édito de Mathieu Bocout.
00:02:33La France brûle, mais le président de la République regarde-t-il ailleurs ?
00:02:37Ou a-t-il une longueur d'avance ?
00:02:39Emmanuel Macron hier s'est indigné de la remise en cause des mesures écologiques comme les ZFE,
00:02:44supprimées par les députés,
00:02:45ou bien la réintroduction du pesticide gréca,
00:02:48mais par les agriculteurs.
00:02:50Comment continuer à sanctionner les automobilistes, les paysans,
00:02:54alors que des villes sont dans le chaos en France ?
00:02:57Une écologie de plus en plus punitive,
00:02:59mais une justice de moins en moins punitive,
00:03:02l'analyse de Gabriel Kruzel.
00:03:03Voilà 200 jours que Boilem Sansal est détenu en Algérie.
00:03:09Ce représentant de la culture française a été lâché par ses pairs,
00:03:12lâché par la France.
00:03:14En quoi sa détention est-elle la signature du déclin français ?
00:03:18Et puis Marc Menon, bien sûr, évoquera la mémoire de Philippe Labreau,
00:03:21journaliste, écrivain, homme de médias, parolier, qui nous a quittés.
00:03:26« Je suis Flo ».
00:03:29Les policiers affichent leur soutien à leur collègue Florian,
00:03:3340 ans, auteur du tir qui a tué Naël
00:03:36et renvoyé devant les assises pour être jugée pour meurtre.
00:03:40Décision de deux juges d'instruction,
00:03:42deux ans après les faits,
00:03:43dans une ordonnance de mise en accusation de 55 pages.
00:03:47Charlotte Dorné-Nas les a toutes épluchées
00:03:50et soulève des aberrations stupéfiantes,
00:03:53son décryptage inédit ce soir sur le dossier Naël.
00:03:58Alors que la stabilité du gouvernement français est menacée
00:04:01dans les semaines à venir,
00:04:02plusieurs gouvernements européens ont récemment vacillé,
00:04:06le dernier en date cette semaine, celui des Pays-Bas.
00:04:08La chute de ce dernier est attribuée au retrait de Gert Wilders,
00:04:13le leader de la droite nationale,
00:04:14qui a fait éclater la coalition
00:04:16suite au rejet de son plan radical contre l'immigration.
00:04:20Cette situation envoie-t-elle un signal à la France ?
00:04:23L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:25Une heure pour tout se dire et sans tabou
00:04:28avec des surprises dans l'émission ce soir.
00:04:43Oui, oui, je vous promets de me déshabiller dans un instant,
00:04:46mais vous frérez, c'est pour la bonne cause.
00:04:48Vous portez au nu.
00:04:50Vous verrez, c'est vraiment pour la bonne cause.
00:04:53Accrochez-vous, peut-être que certains auront peur.
00:04:56D'abord, on a beaucoup de sujets à aborder ce soir,
00:05:01beaucoup d'images à vous montrer,
00:05:02notre invité exceptionnel dans un instant.
00:05:05D'abord, Mathieu Bocoté,
00:05:06les grands sites pornographiques sont désormais inaccessibles en France.
00:05:10Et en fait, c'est la maison mère qui proteste
00:05:12contre les obligations jugées trop contraignantes
00:05:15lorsque vient le temps de vérifier l'âge des utilisateurs du site.
00:05:19Cette question de santé publique est-elle aussi simple qu'il y paraît ?
00:05:23Alors, on va y aller d'une blague inévitable.
00:05:25Les utilisateurs, aujourd'hui, ont les mains vides.
00:05:28Bon, pas de la blague mounette.
00:05:31Sur le fond des choses, alors vous l'avez dit,
00:05:33donc trois sites essentiellement,
00:05:34Pornhub, YouPorn et RedTube, je crois,
00:05:37sont désormais inaccessibles.
00:05:39La maison mère a dit les contraintes législatives françaises.
00:05:43Vous avez vérifié ?
00:05:44Oui, j'ai vérifié.
00:05:45À 10h33, cela dit, c'était encore disponible.
00:05:47Mais il a beaucoup vérifié.
00:05:48Plus tard dans la journée, ce ne l'était pas.
00:05:50Donc, il présente à la une du site, désormais, je crois,
00:05:54une citation de...
00:05:56Oui, c'est la liberté qui est dans le peuple de Delacroix.
00:05:58Donc, Delacroix justifiant ici une utilisation abusive de la porno.
00:06:02Bon, comme quoi, il y a de l'esprit.
00:06:04Le point central est le suivant.
00:06:06On considère que, pour l'instant,
00:06:07ces sites sont trop facilement accessibles aux mineurs.
00:06:10Et c'est très vrai.
00:06:11Il suffit de se présenter sur le site, de cliquer
00:06:12« Oui, j'ai plus de 18 ans, même si on en a 12. »
00:06:15Et on a alors accès au site.
00:06:17Donc, l'idée, ce serait comment faire en sorte
00:06:19de renforcer la sécurité des mineurs,
00:06:22essentiellement pour les gens en envoyant
00:06:24ce qu'on appelle le principe du double anonymat.
00:06:27Donc, vous envoyez des preuves de votre âge,
00:06:29des preuves, plus d'une preuve d'ailleurs,
00:06:31pour prouver que vous avez bien plus de 18 ans.
00:06:33Et là, ensuite, vous pouvez vous amuser comme vous le souhaitez.
00:06:37La compagnie dit, cette règle va trop loin
00:06:40et vous empiétez exagérément sur les libertés.
00:06:42Il y a des questions d'inquiétude,
00:06:43donc nous refusons de nous y plier.
00:06:46Ça, c'est la dimension juridique.
00:06:48Posons d'abord la question de la pornographie en ligne
00:06:51comme enjeu de santé publique,
00:06:53parce que c'est une question fondamentale.
00:06:55Est-ce que c'est un véritable ravage de santé publique
00:06:58pour les mineurs, mais pas que pour les mineurs ?
00:07:00Assurément.
00:07:01Alors, disons-le, il y a un ravage de l'imaginaire érotique
00:07:04par la pornographie.
00:07:06Un ravage de l'imaginaire érotique,
00:07:08c'est-à-dire qu'une société se construit
00:07:10en bonne partie en créant des digues
00:07:13contre les fantasmes les plus sordides
00:07:15qui habitent l'âme humaine.
00:07:16On n'apprendra rien à personne en disant
00:07:18que la sexualité est traversée à la fois
00:07:20par un élan créateur,
00:07:21mais aussi par des élan destructeurs.
00:07:22Il y a une part sordide là-dedans.
00:07:24Il suffit de regarder les mots-clés
00:07:26qui sont utilisés pour consulter les sites pornos.
00:07:28Ça réfère quelquefois au viol,
00:07:30à la contrainte, à l'inceste, et ainsi de suite.
00:07:32Donc, il est normal qu'une société
00:07:34cherche à se protéger
00:07:35contre la part de la bête qui dort en l'homme.
00:07:38Et de ce point de vue,
00:07:40ces sites, aujourd'hui,
00:07:41ont démocratisé l'accès à la pornographie
00:07:43dans ce qu'elle avait de plus toxique.
00:07:46Et on voit les effets, soit dit en passant.
00:07:48Je pense qu'un homme politique disait
00:07:50il y a quelques années, je me souviens très bien,
00:07:51il disait les plus jeunes qui consultent ça
00:07:53à 18 ans seront tous impuissants.
00:07:55Et il faut comprendre que
00:07:55quand le premier contact avec la sexualité,
00:07:58c'est avec cela,
00:07:59eh bien, effectivement,
00:08:00ça va entraîner des rapports destructeurs
00:08:02entre les hommes et les femmes,
00:08:02entre les hommes et les hommes aussi.
00:08:04Et à terme, ça a des effets aussi
00:08:05presque d'enfermement de l'individu en lui-même.
00:08:07C'est-à-dire, puisqu'il est livré
00:08:08à ses purs fantasmes,
00:08:09puisque l'autre corps n'est plus à rencontrer,
00:08:12puisqu'une autre personne n'est plus à rencontrer,
00:08:14au terme de cela,
00:08:15on va accoucher d'une société
00:08:16avec une sexualité masturbatoire à grande échelle.
00:08:18Donc, c'est une société qui...
00:08:20C'est déjà le cas.
00:08:20Oui, vous avez tout à fait raison,
00:08:22mais imaginez que ça peut être encore pire.
00:08:24Et encore une fois, je dis,
00:08:25avec une démocratisation,
00:08:28dans le mauvais sens du terme,
00:08:29de ce qu'il y a de plus bas,
00:08:31de plus toxique,
00:08:32la part la plus sombre de l'âme humaine.
00:08:34Je note que, soit dit en passant,
00:08:36il y a même aujourd'hui
00:08:36la démocratisation du fantasme de la porn star.
00:08:39C'est-à-dire, avec des sites comme OnlyFans,
00:08:40et ainsi de suite,
00:08:41c'est la possibilité de devenir
00:08:41soi-même porn star pour les autres.
00:08:43Donc, est-ce qu'il y a un problème majeur
00:08:46avec la porno de santé publique,
00:08:48un problème spirituel, un problème culturel?
00:08:49Oui.
00:08:50Est-ce que plus encore
00:08:51lorsqu'il est question des enfants
00:08:52et des mineurs?
00:08:54Assurément.
00:08:55Est-ce que, par ailleurs,
00:08:56la nécessité de légiférer sur cela
00:08:58n'entraîne pas la possibilité
00:09:00de dérive en matière de volonté
00:09:02de légiférer, d'encadrer,
00:09:04de réglementer le numérique?
00:09:06C'est une question qui se pose néanmoins.
00:09:08D'autant qu'on se posera la question
00:09:09est-ce que les consommateurs
00:09:10peuvent vraiment faire confiance
00:09:11aux différents sites
00:09:12quand vient le temps d'assurer
00:09:13leur anonymat numérique?
00:09:14C'est une vraie question qui se pose.
00:09:16Est-ce que, par ailleurs,
00:09:16au nom de la lutte très légitime
00:09:18contre la pornographie,
00:09:19la consommation de pornographie
00:09:21chez les mineurs,
00:09:22est-ce qu'on ne risque pas
00:09:22d'aller trop loin en matière
00:09:24de régulation des réseaux?
00:09:26C'est autre chose.
00:09:28Aurore Berger a d'ailleurs
00:09:29convoqué hier
00:09:30les plateformes numériques
00:09:31à son ministère au programme
00:09:33La régulation des propos haineux
00:09:35et violents.
00:09:36Est-ce qu'il y a un lien
00:09:37entre ce sujet
00:09:39et l'encadrement de la pornographie?
00:09:40Et c'est à ce moment
00:09:41qu'on tombe dans la politique
00:09:42que c'est toujours compliqué.
00:09:43Donc, on s'est tous entendus
00:09:44pour dire
00:09:45la régulation de la pornographie
00:09:47chez les mineurs
00:09:47essentielle.
00:09:49Est-ce qu'à partir de là,
00:09:50au nom d'une bonne cause,
00:09:51on n'est pas en train
00:09:51de vouloir étendre
00:09:53le domaine
00:09:54de l'interdiction
00:09:55en sacrifiant la morale,
00:09:57en sacrifiant les mœurs,
00:09:58en sacrifiant le bon sens
00:09:59pour tout de suite arriver
00:10:00avec la loi et le droit?
00:10:01C'est bien possible.
00:10:03Or, Berger, tout récemment,
00:10:05a notamment fait éjecter
00:10:06des réseaux sociaux
00:10:07un influenceur
00:10:08qu'elle accusait
00:10:09de porter des propos
00:10:11sexistes, masculinistes,
00:10:13violents.
00:10:13Elle réussit à le faire
00:10:14éjecter des plateformes.
00:10:16Donc, elle a dit
00:10:16c'est un propos sexiste,
00:10:18inquiétant,
00:10:19ça doit dégager.
00:10:20On entend l'argument.
00:10:21Mais là, ce qu'on comprend,
00:10:21c'est qu'il y a une liste
00:10:22désormais d'influenceurs
00:10:24qui sont accusés
00:10:25des choses semblables
00:10:26et qu'on voudrait soumettre
00:10:28aussi aux plateformes
00:10:29en disant
00:10:29vous devez dégager
00:10:31de ces plateformes.
00:10:32Les plateformes doivent
00:10:32les censurer.
00:10:34À ce moment, je m'inquiète.
00:10:35Je m'inquiète de l'arbitraire
00:10:36du pouvoir
00:10:37qui peut faire une liste
00:10:38de gens qui désormais
00:10:39sont toxiques.
00:10:40Et vous savez,
00:10:41quand le pouvoir se met
00:10:41à faire des listes,
00:10:42il y a beaucoup de noms
00:10:43qui peuvent rentrer
00:10:43sur une liste.
00:10:44Et sous prétexte de bannir
00:10:46donc des propos
00:10:46qui seraient violents,
00:10:47des mauvaises influences,
00:10:50je cite ce qu'il faut
00:10:51bannir.
00:10:52Les jeunes,
00:10:53parfois très jeunes,
00:10:54ont un accès sans filtre
00:10:55à ces contenus,
00:10:56à des vidéos violentes,
00:10:58OK,
00:10:58vidéos violentes, parfait,
00:10:59à des discours toxiques
00:11:00à des modèles destructeurs.
00:11:02Est-ce que l'État
00:11:03est en droit
00:11:04de fixer les critères
00:11:05du modèle destructeur
00:11:06pas destructeur
00:11:07et d'identifier
00:11:08un par un
00:11:09les Instagrammeurs,
00:11:10les TikTokers,
00:11:11les gens sériens
00:11:11en disant
00:11:12lui, on le bannit,
00:11:13lui, on le bannit pas.
00:11:14Est-ce qu'il n'y a pas
00:11:14la tentation de l'arbitraire
00:11:15du pouvoir ici?
00:11:17Et encore une fois,
00:11:17je dis au nom
00:11:18de ce qui est très vertueux,
00:11:19la lutte contre la pornographie
00:11:20chez les mineurs,
00:11:21est-ce qu'on ne risque pas
00:11:22d'arriver une volonté
00:11:22de réguler,
00:11:23on le dit,
00:11:24Mme Berger l'a dit,
00:11:24des propos haineux,
00:11:25la désinformation,
00:11:27et je vais donner
00:11:27quelques exemples
00:11:28de lois vertueuses
00:11:29à l'origine
00:11:30qui ont dérivé
00:11:31assurément.
00:11:32Par exemple,
00:11:33on peut penser
00:11:33aux lois mémorielles.
00:11:34On a tous en souvenir,
00:11:35je crois,
00:11:36la loi Guesso
00:11:37qui entend interdire
00:11:39la remise en question
00:11:40de l'Holocauste.
00:11:41On comprend
00:11:41la volonté
00:11:43d'interdire
00:11:44la négation
00:11:44de ces crimes atroces.
00:11:46Ensuite,
00:11:46au nom de cela,
00:11:47qu'est-ce qu'on a vu
00:11:48ces dernières années?
00:11:49On a vu une extension
00:11:50des lois mémorielles,
00:11:52chacun réclamant
00:11:52sa loi mémorielle
00:11:53pour sacraliser
00:11:54dans le droit
00:11:55sa propre conception
00:11:56de l'histoire.
00:11:57Bonne intention au début,
00:11:58dérapage mémoriel ensuite
00:12:00et aujourd'hui,
00:12:01la multiplication
00:12:01des lois mémorielles
00:12:02crée un environnement
00:12:03public tout à fait
00:12:04aseptisé
00:12:05dans le débat public.
00:12:06Je prends la peine
00:12:07de le noter.
00:12:08Les propos haineux
00:12:10et la désinformation.
00:12:11On est tous
00:12:12contre la haine,
00:12:13évidemment,
00:12:13sauf la haine
00:12:13contre les nazis,
00:12:14j'espère,
00:12:15et la haine de Staline.
00:12:15Finalement,
00:12:16la haine,
00:12:16même ça,
00:12:16il faut le nuancer.
00:12:17Mais les propos haineux,
00:12:19on nous dit
00:12:19qu'il faut les interdire.
00:12:21Mais qu'est-ce qu'on a vu
00:12:21ces dernières années?
00:12:23La définition
00:12:24du propos haineux,
00:12:25c'est à ce point étendu
00:12:26que l'État
00:12:27en vient de plus en plus
00:12:28à nommer
00:12:29propos haineux
00:12:30tout ce qui contredit
00:12:31l'idéologie dominante.
00:12:33Alors,
00:12:33encore une fois,
00:12:34j'ai pu comprendre
00:12:35quand on parle de ça
00:12:35avec des figures importantes
00:12:36du gouvernement français,
00:12:37ils nous disent
00:12:38oui,
00:12:38vous êtes nord-américains
00:12:39et nous,
00:12:39en tant qu'européens,
00:12:40on a une autre conception
00:12:41de la liberté d'expression.
00:12:42J'ai presque l'impression
00:12:43d'entendre quelqu'un
00:12:43qui me dit
00:12:44oui,
00:12:44vous savez,
00:12:44dans les deux Allemagnes,
00:12:45il y avait deux
00:12:45cette conception
00:12:46de la démocratie,
00:12:47celle qu'il y avait à l'Est,
00:12:47celle qu'il y avait à l'Ouest.
00:12:49Et j'ai l'impression
00:12:49de parler à des gens
00:12:50de l'RDA
00:12:50lorsqu'ils me parlent.
00:12:52Donc,
00:12:52qu'est-ce qu'on voit
00:12:53avec cela?
00:12:53On voit des gens
00:12:54qui se réclament
00:12:55de l'État de droit,
00:12:56qui se réclament
00:12:56de la défense des mineurs,
00:12:57qui se réclament
00:12:58de la défense
00:12:58des bonnes mœurs
00:12:59pour ensuite
00:13:01vouloir censurer
00:13:03toujours un peu plus.
00:13:05Je vais plus loin,
00:13:06on nous dit
00:13:06qu'il faut s'inquiéter
00:13:07notamment de la désinformation.
00:13:08C'est très, très grave
00:13:09la désinformation
00:13:09aujourd'hui
00:13:10sur les réseaux sociaux.
00:13:11Notamment,
00:13:11ça vient du Kremlin.
00:13:13OK.
00:13:13Mais la désinformation
00:13:14qui vient de la Maison-Blanche
00:13:15avec l'affaire Biden,
00:13:16dont on a déjà parlé ici,
00:13:17quand la Maison-Blanche
00:13:18ment ouvertement
00:13:19pendant plusieurs années
00:13:20sur la santé cognitive
00:13:21du président américain,
00:13:23quand le système médiatique
00:13:24dans son ensemble
00:13:25à l'échelle mondiale
00:13:26ou à tout le monde occidentale
00:13:27reprend ce mensonge,
00:13:29sachant consciemment
00:13:31qu'il s'agit d'un mensonge,
00:13:32si je veux lutter
00:13:33contre la désinformation
00:13:34en la matière,
00:13:34est-ce que je dois m'en prendre
00:13:35aux réseaux sociaux
00:13:36ou je dois m'en prendre
00:13:37aux services publics
00:13:38qui relayaient le mensonge?
00:13:39Il faudrait m'expliquer
00:13:40dans les circonstances
00:13:41parce que tout ça
00:13:42me laisse croire
00:13:42que le pouvoir
00:13:43veut, encore une fois,
00:13:44censurer, interdire
00:13:45des choses fort légitimes.
00:13:47La pornographie
00:13:48chez les mineurs,
00:13:49redisons-le,
00:13:49il faut lutter contre cela
00:13:51et au nom de cela,
00:13:52on décide de faire un pas
00:13:53et un autre et un autre
00:13:54et à la fin,
00:13:55beaucoup de discours
00:13:56seront régulés,
00:13:57encore une fois,
00:13:58apparemment,
00:13:58au nom des bonnes mœurs publiques.
00:13:59Je m'inquiète
00:14:00en la matière
00:14:01d'un État
00:14:01qui nous veut
00:14:02notre bien à notre place.
00:14:04Revenons à la question
00:14:05de la régulation
00:14:06de la pornographie.
00:14:07Mathieu,
00:14:08est-ce que ce n'est pas
00:14:08une bonne chose quand même
00:14:09que notre société
00:14:10sorte du relativisme
00:14:12et pose à nouveau
00:14:13la question
00:14:14de la morale publique?
00:14:15Alors ça,
00:14:16c'est une question importante,
00:14:17je crois que vous avez raison
00:14:18de la poser.
00:14:19Le relativisme
00:14:20n'est jamais qu'une étape,
00:14:21soyons sérieux.
00:14:22Quand il y a une morale,
00:14:23on croit ensuite
00:14:24qu'il n'y a plus de morale,
00:14:25on se dit que chacun
00:14:25fait ce qu'il veut,
00:14:26mais l'humanité
00:14:27ne peut pas tenir
00:14:28dans cette espèce
00:14:29d'incertitude morale permanente.
00:14:30Donc, une orthodoxie
00:14:32finit toujours
00:14:32par remplacer
00:14:33la précédente.
00:14:35Ce que je redoute,
00:14:36quant à moi,
00:14:36dans les temps présents,
00:14:38c'est qu'on a vécu,
00:14:39appelons ça le modèle
00:14:40de la liberté sexuelle
00:14:41intégrale dans les années 70,
00:14:42qui succédait,
00:14:43qui remplaçait en fait
00:14:44une morale très conservatrice
00:14:46auparavant.
00:14:47Et aujourd'hui,
00:14:48je pense qu'on paie
00:14:49les prises pour certains
00:14:50de cette révolution sexuelle,
00:14:51et on est à la recherche
00:14:52de nouveaux repères,
00:14:53de nouvelles morales,
00:14:54de nouveaux codes,
00:14:54en se disant que ce n'est pas vrai
00:14:55qu'on peut tout permettre
00:14:56parce qu'effectivement,
00:14:57ça peut culminer
00:14:57dans des choses atroces,
00:14:58notamment cette pornographie
00:14:59consommée par les mineurs.
00:15:00Et cela dit,
00:15:02je m'inquiète,
00:15:03entre le capitalisme
00:15:05débridé à l'américaine
00:15:06qui permet tout
00:15:06et n'importe quoi
00:15:07en toutes circonstances
00:15:08et de l'autre côté,
00:15:09la tentation de tout réguler
00:15:10de certains néo-puritains.
00:15:12Je ne parle pas
00:15:12de la question de la pornographie,
00:15:13mais les néo-puritains
00:15:14qui s'imposent partout
00:15:15et qui voudraient réguler
00:15:16tout dans notre vie,
00:15:16notre consommation de viande,
00:15:18les voitures,
00:15:18ce qu'on désire,
00:15:19qui on désire,
00:15:20comment on le désire
00:15:20et ainsi de suite.
00:15:21Il y a un espace
00:15:22qui s'appelle autrefois
00:15:22la liberté à l'européenne,
00:15:24la liberté à la française.
00:15:25Ce n'est ni l'ordre déréglé,
00:15:27complètement fou des Américains,
00:15:29pour une fois, c'est vrai.
00:15:30Ce n'est pas non plus
00:15:31un ordre de nouveau à miche,
00:15:32mais cette espèce
00:15:33de liberté prudent,
00:15:34on ne sait plus exactement
00:15:35qu'en faire.
00:15:36Et j'inviterai le législateur
00:15:37en toutes circonstances,
00:15:38lorsqu'il veut censurer,
00:15:39interdire, réguler,
00:15:40à se faire prudent.
00:15:42À se faire prudent
00:15:43parce qu'au nom de la vertu,
00:15:44en dernière instance,
00:15:45il peut lui arriver souvent
00:15:46de se montrer tyrannique.
00:15:48La tyrannie des bonnes intentions,
00:15:49ça existe.
00:15:51La tyrannie des bonnes intentions.
00:15:53Dans un instant,
00:15:54Mathieu, tout à l'heure,
00:15:55on va parler de ce qui s'est passé
00:15:56aux Pays-Bas.
00:15:57Très intéressant.
00:15:59On va zoomer,
00:15:59on verra ça.
00:16:00Je voulais vous montrer,
00:16:01puisqu'on va recevoir
00:16:02Maurice Berger tout à l'heure,
00:16:04des vidéos.
00:16:04Je pense qu'il faut toujours
00:16:05s'arrêter sur ces vidéos
00:16:07et sur ce qui s'est passé ce week-end
00:16:08avant de donner la parole
00:16:09à Gabriel Cluzet.
00:16:11Écoutez, par exemple,
00:16:12des jeunes qui étaient
00:16:14à la Bastille,
00:16:15à Paris,
00:16:16ce week-end.
00:16:19Voilà les gars,
00:16:20on a réussi !
00:16:21C'est la Bastille !
00:16:23Voilà, on l'a pris,
00:16:25on l'a pris,
00:16:26on l'a gagné !
00:16:27On l'a pris,
00:16:28mais j'ai...
00:16:29Mortier !
00:16:31Mortier !
00:16:32Et puis,
00:16:33des jeunes qui ont averti,
00:16:35je dis bien jeunes,
00:16:35entre guillemets,
00:16:36qui ont averti
00:16:37qu'ils allaient tout casser,
00:16:38tout brûler.
00:16:38Écoutez.
00:16:40Il va tout brûler !
00:16:41Il est là, il est là, il est là !
00:16:43Il va tout brûler aujourd'hui !
00:16:44Il va finir un gardable,
00:16:46lui, il va finir un gardable !
00:16:47Où en est-on de la justice pénale ?
00:16:52On en parle avec Maurice Berger
00:16:53dans un instant
00:16:54et avec Gabriel Cluzel
00:16:56qui a un coup de poing
00:16:57à donner ce soir.
00:16:58On écoute dans un instant.
00:16:59A tout de suite.
00:17:00Petite surprise dans cette émission
00:17:07dans un instant,
00:17:08mais d'abord,
00:17:09mardi hier,
00:17:11donc Emmanuel Macron
00:17:12était en déplacement
00:17:14dans le nord à Douai.
00:17:15Il s'est indigné
00:17:16de la remise en cause
00:17:17des mesures écologiques
00:17:18et parallèlement,
00:17:19on a appris
00:17:20que les recettes fiscales
00:17:21sont en forte hausse,
00:17:23elles augmentaient de 7%
00:17:24les trois premiers mois de l'année.
00:17:26La justice est de moins en moins punitive,
00:17:28l'écologie et la fiscalité
00:17:30de plus en plus punitive.
00:17:32Quel est ce paradoxe,
00:17:33Gabriel Cluzel ?
00:17:35Plus de normes,
00:17:37plus d'impôts
00:17:37alors que la France brûle.
00:17:39Alors la France,
00:17:39ça commence par un F
00:17:40et la France,
00:17:41c'est le pays des 4 F.
00:17:42Fort avec les faibles,
00:17:44faible avec les forts.
00:17:46Punir les braves gens
00:17:47à défaut des délinquants.
00:17:48C'est d'ailleurs le réflexe
00:17:49de tous ceux
00:17:50qui sentent le pouvoir
00:17:51qui leur glisse entre les doigts.
00:17:53Vous savez,
00:17:53c'est comme le prof
00:17:54qui ne tient pas le caïd
00:17:56au fond de la classe,
00:17:57le caïd lui fait peur.
00:17:58Eh bien,
00:17:59il se venge,
00:18:01si j'ose dire,
00:18:01il passe ses nerfs
00:18:02sur le poil de carotte,
00:18:04le souffre-douleur
00:18:05au premier rang,
00:18:06on pourrait appeler ça
00:18:06d'ailleurs le syndrome
00:18:07poil de carotte.
00:18:08Vous savez,
00:18:09le désir triangulaire
00:18:10a été théorisé,
00:18:11Dostoevsky a été théorisé
00:18:13par René Girard,
00:18:13on pourrait théoriser
00:18:14l'autorité triangulaire.
00:18:16Voilà,
00:18:16A n'a pas d'autorité sur B
00:18:18parce que B est rebelle.
00:18:19Eh bien,
00:18:20A se venge sur C
00:18:21de façon très forte
00:18:22parce que C est docile
00:18:24et ainsi,
00:18:24il montre
00:18:25qu'il n'est pas humilié,
00:18:27qu'il a bien de l'autorité.
00:18:29Donc ça,
00:18:29c'est une réalité,
00:18:31pourrait-on dire,
00:18:32éternelle.
00:18:33Alors,
00:18:33Emmanuel Macron,
00:18:34en effet,
00:18:34a tapé du poing
00:18:35sur la table.
00:18:35C'est les mots
00:18:36que l'on retrouve
00:18:36dans la presse.
00:18:38Alors,
00:18:38on pourrait dire
00:18:38pour s'étonner
00:18:39des peines très légères
00:18:40dont ont écopé
00:18:41les premiers émettiers
00:18:43de samedi,
00:18:43passé devant la justice,
00:18:45eh bien,
00:18:45pas du tout.
00:18:46Il n'est pas content
00:18:47parce qu'en matière
00:18:48d'écologie,
00:18:49il considère
00:18:49qu'on revient en arrière.
00:18:51Alors,
00:18:51je le cite,
00:18:52il ne faut pas revenir
00:18:53en arrière,
00:18:53il ne faut pas
00:18:54détricoter ça.
00:18:56Alors,
00:18:56qu'est-ce qu'il met
00:18:56en pétard ?
00:18:57Eh bien,
00:18:58par exemple,
00:18:58nous expliquons
00:18:59le vote
00:19:00de la suppression
00:19:01des ZFE.
00:19:03Voilà,
00:19:03le projet
00:19:04de réintroduire
00:19:05à titre dérogatoire
00:19:06un insecticide,
00:19:08on en a parlé,
00:19:09Charlotte en avait parlé,
00:19:10néonicotinoïde.
00:19:12Et puis,
00:19:13on sait qu'aujourd'hui,
00:19:13la prime Rénov'
00:19:15est remise en cause,
00:19:17est supprimée,
00:19:18suspendue en tout cas.
00:19:21Et l'Élysée,
00:19:21alors ça,
00:19:22c'est l'Élysée
00:19:22qui a déclaré
00:19:23aux Parisiens
00:19:24que ses engagements
00:19:25écologiques,
00:19:26je trouve impressionnant
00:19:26de le dire
00:19:27parce que le champ
00:19:28sémantique est important,
00:19:29sont des héritages,
00:19:30c'est le mot utilisé,
00:19:31de la Convention citoyenne
00:19:33du climat
00:19:34dont le président
00:19:35se sent garant
00:19:36vis-à-vis des conventionnels,
00:19:38c'est-à-dire
00:19:38ceux qui ont signé
00:19:39et puis aussi
00:19:40des Français
00:19:41et des générations futures.
00:19:43Est-ce qu'on peut
00:19:44s'interroger
00:19:45sur le choix
00:19:45du moment
00:19:46et du lieu
00:19:46de la prise de parole
00:19:47d'Emmanuel Macron ?
00:19:48Oui,
00:19:49alors en fait,
00:19:50on peut s'interroger
00:19:51sur la pertinence
00:19:52des choix quand même.
00:19:53Donc le moment,
00:19:54la France vient
00:19:55une nouvelle fois
00:19:56dévastée par les barbares,
00:19:58le mot n'est pas de lui,
00:19:59mais Emmanuel Macron
00:20:00avait parlé de lui
00:20:01de décivilisation
00:20:02et il s'énerve,
00:20:04c'est le mot qu'il emploie,
00:20:05il dit même que ça
00:20:05l'énerve au plus haut point
00:20:07sur des remises en cause
00:20:08telles que
00:20:09la ZFE.
00:20:11Alors on se dit
00:20:12mais c'est à quel niveau
00:20:13sur une échelle
00:20:14de 1 à 10
00:20:15de la déconnexion ?
00:20:16Eh bien c'est sans doute
00:20:17à 11,5,
00:20:17vous voyez ?
00:20:18Parce qu'il y a quand même
00:20:20des commerçants
00:20:20qui ont tout perdu.
00:20:21Vous savez le coût
00:20:22des émeutes de 2023 ?
00:20:24On l'estime à 1 milliard.
00:20:251 milliard.
00:20:26Donc moi je ne connais pas
00:20:27évidemment le coût
00:20:28des émeutes de samedi,
00:20:29mais gageons
00:20:30que ce n'est pas rien.
00:20:33Alors évidemment
00:20:34ça va coûter aux assurances,
00:20:35on va nous dire
00:20:36mais c'est les assurances
00:20:36qui paient,
00:20:37mais les assurances
00:20:37c'est les contribuables.
00:20:38Gabriel Attal disait
00:20:40« Tu casses, tu paies ».
00:20:41Vous savez Nicolas,
00:20:42le comte
00:20:43« C'est Nicolas qui paie ».
00:20:43Nous parlions de Nicolas
00:20:44la semaine dernière.
00:20:46Il a écrit
00:20:46« Je n'ai pas cassé
00:20:47mais je vais payer,
00:20:48ça c'est certain ».
00:20:49Absolument.
00:20:50Donc on connaissait
00:20:50les aventures
00:20:51du petit Nicolas
00:20:52mais maintenant
00:20:52il y a les mésaventures
00:20:53du gros Nicolas
00:20:54comme devant.
00:20:56On pourra en raconter
00:20:57une par jour,
00:20:58je me dis qu'on pourrait
00:20:58lancer une série.
00:20:59Et c'est peut-être
00:21:00parce qu'il ne paie pas
00:21:00qu'il casse.
00:21:01Oui, voilà, exactement.
00:21:04Alors moi j'ai envie
00:21:05de poser la question,
00:21:05les viens,
00:21:06ils guimbardent.
00:21:08Mais les voitures
00:21:09qui brûlent,
00:21:10ce n'est pas tellement
00:21:11écolo non plus.
00:21:12Ça dégage du CO2
00:21:13et quand on aura acheté
00:21:14à prix d'or
00:21:15une voiture
00:21:15pour remplacer
00:21:17la vieille guimbarde
00:21:17qui nous garantira
00:21:18qu'elle ne partira pas
00:21:20en fumée
00:21:20un soir de match de foot
00:21:22ou de réveillon.
00:21:24Alors on peut aussi
00:21:24s'interroger
00:21:25sur le lieu,
00:21:26le Nord.
00:21:27Vous savez,
00:21:27le Nord c'est quand même
00:21:28une région en grande partie
00:21:29sinistrée
00:21:30qui a pris de plein fouet
00:21:32le double phénomène
00:21:33de la désindustrialisation
00:21:34et l'immigration de masse.
00:21:35Du reste,
00:21:36je ne m'explique pas
00:21:36la concomitance
00:21:37des deux événements
00:21:38parce que si on désindustrialisait
00:21:40pourquoi on a fait venir
00:21:41beaucoup de mains d'oeuvre
00:21:43immigrées
00:21:44qui votent massivement
00:21:46RN
00:21:46et qui fait durer
00:21:47sa vieille bagnole
00:21:48aussi longtemps que possible.
00:21:49Vous savez,
00:21:49je ne sais pas si vous avez vu
00:21:50le film En fanfare
00:21:51mais on est en plein dedans.
00:21:53Alors Emmanuel Macron
00:21:55fait du Valérie Ayet
00:21:56semble-t-il
00:21:57puisque Valérie Ayet,
00:21:58vous vous souvenez
00:21:58pendant le débat
00:21:59sur les européennes,
00:22:00elle avait répondu
00:22:01à une Fabienne
00:22:02qui lui disait
00:22:03moi je n'arrive plus
00:22:04à payer mon contrôle technique
00:22:05de ma vieille voiture.
00:22:07Elle avait dit
00:22:07bah écoutez,
00:22:08achetez donc une voiture électrique
00:22:10et tout va s'arranger.
00:22:11Voilà.
00:22:11Donc c'était quand même
00:22:12passablement déconnecté
00:22:14et c'est vrai qu'Emmanuel Macron
00:22:15d'une certaine façon
00:22:15lui a dit
00:22:16bah moi je viens chez vous
00:22:17avec ma grosse berline rutilante
00:22:18mais vous,
00:22:19vous ne viendrez pas chez moi
00:22:20à Paris,
00:22:20à l'Elysée
00:22:21avec vos vieilles guimbardes.
00:22:24On peut aussi s'interroger
00:22:25sur le vocabulaire choisi.
00:22:27Oui,
00:22:28le champ sématique
00:22:29laisse vraiment pensif
00:22:31voire pantois.
00:22:33C'est celui de l'héritage
00:22:34des responsabilités
00:22:36vis-à-vis des générations futures
00:22:37et puis aussi vis-à-vis
00:22:39des conventionnels
00:22:40donc qui ont signé
00:22:41cette convention citoyenne
00:22:42du climat.
00:22:42Alors pardon
00:22:43mais c'est pas non plus
00:22:44le baptême de Colovice
00:22:45voyez la convention citoyenne
00:22:47du climat.
00:22:48C'est pas l'acte fondateur
00:22:49de la France.
00:22:50Il y a un héritage
00:22:51pour reprendre ce mot
00:22:52autre que celui-là.
00:22:53Donc c'est vrai
00:22:56que les frontières
00:22:57nos frontières
00:22:58sont ouvertes à tout vent
00:22:59celles pour lesquelles
00:23:00se sont battus
00:23:01nos ancêtres.
00:23:02Je ne sais pas
00:23:02ils pourraient se sentir
00:23:03des devoirs
00:23:05à l'endroit
00:23:05de ceux dont les noms
00:23:06sont marqués
00:23:07sur les monuments aux morts.
00:23:09Ils devraient
00:23:10non pas se plaindre
00:23:12du détricotage
00:23:14de son ouvrage
00:23:15mais du détricotage
00:23:16du pays de nos ancêtres
00:23:17sur tous les plans
00:23:18mais ça évidemment
00:23:19on n'en parle pas.
00:23:20Alors je pense notamment
00:23:21aux agriculteurs.
00:23:22Alors les agriculteurs
00:23:23s'ils ont une vieille guimbarde
00:23:24et qu'en plus ils fument
00:23:25autant dire que c'est
00:23:26la trinité des persécutés.
00:23:29Les vilains petits canards
00:23:31ils sont quand même
00:23:31largement persécutés
00:23:33par l'Office français
00:23:34de la biodiversité
00:23:35dont Agnès Pannier-Runacher
00:23:37avait dit qu'il était
00:23:38hors de question
00:23:38de la remettre en cause.
00:23:40C'est vraiment les français
00:23:40que l'on cherche à punir
00:23:41mais les paysans
00:23:42c'est les héritiers
00:23:44et les transmetteurs
00:23:45par essence.
00:23:47Vous voyez
00:23:47ils ont irrigué
00:23:49la France de leur sueur
00:23:50mais aussi de leur sang.
00:23:51J'aime bien la rappeler
00:23:52la moitié des poilus
00:23:53c'était des paysans
00:23:54la moitié de ceux
00:23:55qui sont morts en 18
00:23:56c'était des paysans
00:23:58et visiblement
00:23:58Emmanuel Macron
00:23:59ne se sent aucun devoir
00:24:00envers eux
00:24:01il se sent plus de devoir
00:24:02envers ceux
00:24:03qui ont signé
00:24:04la conversion citoyenne
00:24:05pour le climat.
00:24:08Alors c'est quand même
00:24:08très étrange
00:24:09parce que le ras-le-bol
00:24:11sécuritaire
00:24:12fiscal
00:24:14migratoire
00:24:15est exprimé
00:24:15par une majorité
00:24:17dans les sondages
00:24:17élection après élection
00:24:19mais c'est pas grave
00:24:20on va chercher
00:24:21à contenter
00:24:21les écolos
00:24:24qui pèsent 3%
00:24:25dans le paysage politique.
00:24:28Alors
00:24:28c'est vrai que la France
00:24:30des honnêtes gens
00:24:32comme l'appelle Bruno Retailleau
00:24:33qu'on peut aussi
00:24:34appeler la France
00:24:35bien élevée
00:24:35la France du petit matin
00:24:36qui se lève tôt
00:24:37la France solvable
00:24:38la France qui joue le jeu
00:24:40n'est pas du genre
00:24:41belliqueuse
00:24:42mais la gauche
00:24:43n'a pas le monopole
00:24:44de la convergence
00:24:44des luttes
00:24:45et je m'étonne
00:24:46qu'aucun de ceux
00:24:47qui nous gouvernent
00:24:48n'aient connaissance
00:24:49des Jacques Ries
00:24:50qui ont démarré
00:24:51sur des révoltes fiscales
00:24:54alors on les appellera
00:24:55peut-être les Nicoleries
00:24:56parce que le prénom a changé
00:24:57c'est plus Jacques
00:24:58mais Nicolas
00:24:58mais néanmoins
00:24:59ils en ont gros
00:25:00sur la patate.
00:25:02Merci pour votre
00:25:03coup de gueule
00:25:04ce soir
00:25:05Gabrielle Cluzel.
00:25:06Marc Menon
00:25:07vous
00:25:07votre coup de gueule
00:25:09c'est Boilem sans sale
00:25:10aujourd'hui
00:25:11200 jours
00:25:12de rétention
00:25:13et on a envie de dire
00:25:15que fait la France ?
00:25:17La France
00:25:18elle espère
00:25:19t'existe
00:25:20le ministre
00:25:21des affaires étrangères
00:25:22la France
00:25:24espère toujours
00:25:26un geste
00:25:27d'humanité
00:25:28de l'Algérie
00:25:29et de son président
00:25:30c'est extraordinaire
00:25:31à partir de là
00:25:32on est là
00:25:33à l'affût
00:25:33tous les jours
00:25:34Saint
00:25:35Président
00:25:37est-ce que tu vas
00:25:39venir
00:25:39nous offrir
00:25:41la libération
00:25:41de cet homme
00:25:42qui représente
00:25:43la liberté
00:25:44nous sommes nous
00:25:45pour la liberté
00:25:46non non non
00:25:47il n'est pas question
00:25:48d'avoir d'autres actions
00:25:50alors on pourrait rappeler
00:25:51quand même
00:25:51le 6 mai
00:25:53l'Assemblée Nationale
00:25:54a adopté une résolution
00:25:56parce que là
00:25:56on rigole pas
00:25:57on adopte une résolution
00:25:59appelant
00:26:00à la libération
00:26:01immédiate
00:26:02n'oublions pas
00:26:03que ce jour là
00:26:04les députés
00:26:05et les filles
00:26:07ont envisagé
00:26:08une seule seconde
00:26:10aurait-il envisagé
00:26:11une seule seconde
00:26:12de voter
00:26:12non
00:26:13il n'était pas question
00:26:15de soutenir
00:26:16cet homme
00:26:17qui a une plume libre
00:26:18il est vrai que
00:26:18si j'ai bien lu
00:26:20le dernier livre
00:26:21sur la meute
00:26:22c'est pas du côté
00:26:24de les filles
00:26:24que l'on sait
00:26:25ce qu'est la liberté
00:26:27de se laisser aller
00:26:29à développer
00:26:29une pensée
00:26:30alors
00:26:31que vit-on
00:26:33en Europe
00:26:34aujourd'hui
00:26:35par rapport
00:26:35à Boilem Sansal
00:26:36parce que ça concerne
00:26:38tout
00:26:39l'espace
00:26:41de liberté
00:26:42ceux qui se revendiquent
00:26:44grande démocratie
00:26:45face à la dictature
00:26:47il y a de belles initiatives
00:26:49par exemple
00:26:49le salon du livre
00:26:50à Bruxelles
00:26:51ils l'ont invité
00:26:53en temps
00:26:53côteur
00:26:55citoyen
00:26:56et absent
00:26:57il y a eu la même
00:26:58démarche à Prague
00:26:59quand on regarde
00:27:00ce qui s'est passé
00:27:02au salon du livre
00:27:03de Paris
00:27:04au mois d'avril
00:27:04on cherche
00:27:06il y avait-il
00:27:07un petit portrait
00:27:08ici ou là
00:27:09rien du tout
00:27:10c'est-à-dire
00:27:11qu'aujourd'hui
00:27:11le pays
00:27:13de Voltaire
00:27:14le pays
00:27:14de Diderot
00:27:15le pays
00:27:16de Céline
00:27:17le pays
00:27:18de tous
00:27:19ces grands auteurs
00:27:20n'est pas capable
00:27:21de montrer
00:27:22sa détermination
00:27:23pour défendre
00:27:25ce qui est
00:27:26l'essence même
00:27:27de ce que nous
00:27:28revendiquons
00:27:29depuis si longtemps
00:27:30ce fameux
00:27:32ce fabuleux
00:27:33esprit des lumières
00:27:34on s'en fout
00:27:35il n'y a rien
00:27:36il y a eu une petite
00:27:37initiative
00:27:38qui s'est organisée
00:27:41au mois
00:27:42de février
00:27:43avec Jacques Lang
00:27:44sur
00:27:45devant
00:27:47l'institut
00:27:49du monde arabe
00:27:50voilà
00:27:50il y a eu une petite
00:27:50on a vu
00:27:52Eric Orsenat
00:27:53qui était là
00:27:53à quelques auteurs
00:27:54mais sinon
00:27:55rien du tout
00:27:56les libraires
00:27:58on pourrait avoir
00:28:00partout
00:28:00des portraits
00:28:01on pourrait avoir
00:28:02devant l'ambassade
00:28:04d'Algérie
00:28:05un énorme portrait
00:28:07on devrait avoir
00:28:08à Orly
00:28:09lieu
00:28:10à aéroport
00:28:11qui conduit
00:28:12en Algérie
00:28:13d'énormes portraits
00:28:15partout
00:28:16ce devrait être
00:28:17ce militantisme
00:28:18qui s'affiche
00:28:19et bien non
00:28:20on flagelle
00:28:22on tourne la tête
00:28:23on s'en fout
00:28:24parmi ceux qui luttent
00:28:26il y a bien évidemment
00:28:28son ami
00:28:29Kamel
00:28:31Daoud
00:28:32Kamel Daoud
00:28:33il ne peut plus se déplacer
00:28:35lui non plus
00:28:35il devait se rendre
00:28:36en Italie
00:28:37et bien
00:28:37les Italiens
00:28:39l'un des juges
00:28:41avait accepté
00:28:42d'envisager
00:28:43de l'arrêter
00:28:44de l'envoyer
00:28:45en Algérie
00:28:45cet homme
00:28:47est aujourd'hui
00:28:48traqué
00:28:48comme une bête
00:28:49alors que
00:28:50c'est l'une de nos
00:28:51plus belles plumes
00:28:52et bien là encore
00:28:53on laisse faire
00:28:54on dort
00:28:55on ronronne
00:28:56on pourrait encore
00:28:58parler longtemps
00:28:58on attendra
00:28:59peut-être
00:29:00le 24 juin
00:29:01un geste
00:29:03toujours espéré
00:29:04de la part
00:29:05du gouvernement
00:29:06algérien
00:29:07mais
00:29:08quand on
00:29:10a
00:29:11une plume
00:29:12aussi agile
00:29:13et qu'aujourd'hui
00:29:14il y a la disparition
00:29:15de Philippe Labreau
00:29:16il nous faut revenir
00:29:18à Philippe
00:29:19Philippe c'est un personnage
00:29:21étonnant
00:29:21c'est d'un éclectisme
00:29:22invraisemblable
00:29:23je crois qu'il n'y a pas
00:29:24deux êtres
00:29:25comme lui
00:29:26à la fois
00:29:27journaliste
00:29:28écrivain
00:29:29auteur de chansons
00:29:31tiens
00:29:31je ne sais pas si on l'a
00:29:32écouté
00:29:33ce grand tube
00:29:34de Johnny Hallyday
00:29:35je vais continuer
00:29:37de parler
00:29:37mais c'est
00:29:38la signature
00:29:39de Philippe Labreau
00:29:41plus de 20 livres
00:29:43patron de radio
00:29:45il a créé
00:29:46avec Vincent Bolleroy
00:29:48j'y étais
00:29:48direct 8
00:29:50alors quand on le voyait
00:29:51comme ça
00:29:51beau
00:29:52il portait
00:29:52il était là
00:29:53il avait une sorte
00:29:54de splendeur
00:29:55de dandy
00:29:56pour certains
00:29:57ça pouvait engendrer
00:29:58une sorte de froideur
00:29:59mais cet homme là
00:30:00avait énormément d'humour
00:30:02et malheureusement
00:30:02il y avait une bête
00:30:04qui le happait
00:30:05cette bête
00:30:06c'était la dépression
00:30:07et de temps en temps
00:30:09il vacillait
00:30:10il a écrit un livre
00:30:12sur
00:30:13tomber 7 fois
00:30:14renaître 8 fois
00:30:16et là on comprend
00:30:18la fragilité de l'être
00:30:20cet homme semblait
00:30:21avoir été doté
00:30:23par le tout puissant
00:30:24de tout
00:30:24il était beau
00:30:25il avait
00:30:26le don
00:30:27le don multiple
00:30:28et pour autant
00:30:30de temps en temps
00:30:31cette machine infernale
00:30:33ce crabe
00:30:34le happait
00:30:35il nous faut quand même
00:30:36saluer un homme
00:30:37qui doit pour les uns
00:30:38et les autres
00:30:39et les jeunes journalistes
00:30:40être un exemple
00:30:41salut Philippe
00:30:43et merci
00:30:43de ce que nous avons partagé
00:30:44merci beaucoup
00:30:47Marc Menon
00:30:48et pensez à la famille
00:30:49de Philippe Labran
00:30:50je ne sais pas
00:30:53si c'est maintenant
00:30:53que je fais la surprise
00:30:54ou bien après
00:30:54Charlotte Dornelas
00:30:55maintenant
00:30:56allez la surprise
00:30:56maintenant
00:30:57la surprise
00:30:58accrochez-vous
00:30:59j'aime bien la tête
00:31:01de matière
00:31:02alors j'avais promis
00:31:02de me déshabiller
00:31:03donc je me déshabille
00:31:04pourquoi
00:31:06ça vous fait rire
00:31:08ben non
00:31:08donc je me déshabille
00:31:11quand on prévoit
00:31:12de se déshabiller
00:31:12on n'a pas autant
00:31:13d'élastique
00:31:14qui vous bloque
00:31:15mais vous n'êtes pas
00:31:15obligé de raconter
00:31:16tous mes secrets
00:31:17et je me déshabille
00:31:18et voilà
00:31:19et voilà
00:31:21pourquoi je voulais
00:31:22me déshabiller
00:31:23est-ce qu'on voit bien
00:31:23là
00:31:24est-ce qu'on voit bien
00:31:25mon t-shirt là
00:31:26on peut le voir
00:31:27on peut zoomer ou pas
00:31:28voilà ça
00:31:30dans 48 heures
00:31:31ah bon
00:31:32on zoom suivant quoi
00:31:33pardon
00:31:33dans 48 heures
00:31:36voilà
00:31:36je l'ai fait avec
00:31:37mes petites mains
00:31:37je l'ai imprimé
00:31:38et j'en ai acheté un
00:31:39pour chacun d'entre vous
00:31:40alors
00:31:40Marc
00:31:41je vous laisse peut-être
00:31:42distribuer un peu
00:31:43à tout le monde
00:31:43vous avez vu
00:31:44CNews 14
00:31:45ça c'est dans 48 heures
00:31:46alors il y a
00:31:47la taille XXL
00:31:49pour Mathieu Bancoté
00:31:49S
00:31:512 S
00:31:52pour Charlotte
00:31:52et Gabriel
00:31:531 M pour Marc
00:31:54moi c'est S
00:31:55donc
00:31:55et
00:31:56si vous voulez
00:31:58vous aussi avoir
00:31:59un t-shirt dédicacé
00:32:00on va en mettre 5
00:32:01parce que j'en ai plusieurs
00:32:02là
00:32:02j'en ai plusieurs
00:32:03si vous voulez un t-shirt
00:32:04dédicacé
00:32:05pour
00:32:06vous mettre sous le costume
00:32:08vous faites
00:32:10hashtag
00:32:10face à l'info
00:32:11hashtag
00:32:12CNews14
00:32:13il y a tout qui tombe
00:32:14et
00:32:15on fera un tirage au sort
00:32:16demain
00:32:17et on aura la réponse
00:32:18des 5 gagnants
00:32:19dans l'émission
00:32:20face à l'info
00:32:21vous aurez 5 t-shirts
00:32:22dédicacés
00:32:24alors je ne sais pas
00:32:24si je me rabis
00:32:25ou bien si je reste en t-shirt
00:32:26je suis bien
00:32:27je suis bien comme ça
00:32:28d'accord
00:32:31en tout cas
00:32:32n'hésitez pas
00:32:33à jouer
00:32:35pour gagner ce t-shirt
00:32:36puisque dans 48 heures
00:32:37nous serons sur le canal 14
00:32:40Charlotte Dornelas
00:32:43hier
00:32:43deux juges d'instruction
00:32:44et ce que vous allez nous dire
00:32:45est inédit ce soir
00:32:47deux juges d'instruction
00:32:48dans leur ordonnance
00:32:49de mise en accusation
00:32:50qui ont décidé
00:32:51de renvoyer le policier
00:32:52qui a tiré sur Naël
00:32:54devant l'incurne d'assises
00:32:56afin qu'ils soient
00:32:56jugés pour meurtre
00:32:58ce que le policier
00:32:59et son avocat
00:33:00contexte
00:33:01expliquez-nous
00:33:02en effet
00:33:03hier
00:33:03je vais rendre à César
00:33:05le journaliste
00:33:06d'Europe 1
00:33:06William Molinier
00:33:07qui avait fait un
00:33:08qui avait commencé
00:33:09à expliquer la chose
00:33:10en disant
00:33:10c'était stupéfiant
00:33:11alors j'ai lu les 55 pages
00:33:13et je confirme
00:33:13c'est stupéfiant
00:33:14d'abord l'exposé des faits
00:33:17revient
00:33:17qui existe
00:33:17donc dans ce document
00:33:18revient sur une séquence
00:33:20qui disparaît ensuite
00:33:21pour ne laisser place
00:33:22qu'à l'analyse de la seconde
00:33:24où le policier a tiré
00:33:25je m'explique
00:33:25il y a eu une course poursuite
00:33:26les policiers ont poursuivi
00:33:27ils ont demandé de s'arrêter
00:33:28Naël a redémarré
00:33:30à plusieurs reprises
00:33:31il a tenté de renverser
00:33:32enfin il a tenté
00:33:33il a failli renverser
00:33:34voire tuer
00:33:35et c'est écrit comme ça
00:33:36tout un contexte capital
00:33:37voilà
00:33:37des piétons etc
00:33:38arrive le moment
00:33:40où il est bloqué
00:33:40par des voitures
00:33:41les policiers descendent
00:33:42lui demandent de s'arrêter
00:33:43il redémarre la voiture
00:33:45et c'est à ce moment là
00:33:46que le policier tire
00:33:47tout ça est parfaitement expliqué
00:33:48simplement le moment du tir
00:33:50est ensuite analysé
00:33:52indépendamment de ce contexte
00:33:53de ce contexte
00:33:54ce qui est quand même
00:33:55assez original
00:33:56donc il y a le récit
00:33:58d'abord des parties
00:33:59après l'exposé des faits
00:34:01il y a le récit des parties
00:34:02celui des
00:34:03le récit des policiers
00:34:04depuis le premier jour
00:34:05ne varie pas
00:34:05d'abord il est similaire
00:34:07entre les deux policiers
00:34:08et il ne varie pas
00:34:09les parties civiles
00:34:10c'est à dire les deux passagers
00:34:11qui étaient dans la voiture
00:34:12eux
00:34:13alors expliquent
00:34:14qu'ils sont montés
00:34:15dans une voiture
00:34:16l'un connaissait Naël Merzouk
00:34:17l'autre ne le connaissait pas
00:34:18il avait 14 ans
00:34:19le passager qui était derrière
00:34:20ils montent dans la voiture
00:34:21parce que Naël est le seul
00:34:22à savoir conduire
00:34:23il y a 17 ans
00:34:24mais il sait conduire
00:34:24il a déjà été surpris
00:34:25pour ça d'ailleurs
00:34:26et ils partent
00:34:27faire un tour
00:34:28je cite
00:34:28et le récit
00:34:30du moment
00:34:31où Naël meurt
00:34:33avec le tir
00:34:34du policier
00:34:35est raconté
00:34:36par ces deux personnes
00:34:37qui se contredisent
00:34:38parfois elles-mêmes
00:34:39en fonction des auditions
00:34:41et qui sont démenties
00:34:42par les experts
00:34:43et on en avait
00:34:44déjà parlé rapidement
00:34:45un
00:34:46l'autopsie dit
00:34:47non
00:34:47Naël n'a pas reçu
00:34:48de coup de crosse
00:34:49ça aurait laissé des traces
00:34:51et le médecin légiste
00:34:52est formel
00:34:53il n'y a pas les traces
00:34:54sur le visage de Naël
00:34:55d'un coup de crosse
00:34:56deux
00:34:57il y a l'expertise automobile
00:34:58non
00:34:59Naël n'a pas redémarré
00:35:00simplement en lâchant le frein
00:35:02parce qu'il était sonné
00:35:03par les coups des policiers
00:35:04je cite
00:35:05il a fallu
00:35:06quatre actions volontaires
00:35:07consécutives
00:35:08pour redémarrer le véhicule
00:35:09donc Naël Merzouk
00:35:10a redémarré
00:35:11volontairement
00:35:12alors que les policiers
00:35:12lui demandaient
00:35:13une énième fois
00:35:14de s'arrêter
00:35:14trois il y a l'expertise
00:35:16balistique
00:35:17très important
00:35:17non le policier
00:35:18n'a pas tiré
00:35:19avant qu'il ne redémarre
00:35:20le tir a même été dévié
00:35:22par le mouvement du véhicule
00:35:23nous précise l'expert
00:35:24et accessoirement
00:35:26les policiers
00:35:27n'ont pas non plus menti
00:35:28comme le laissait
00:35:29entendre la plainte
00:35:30déposée par la mère
00:35:31de Naël Merzouk
00:35:32et surtout son avocat
00:35:33qui défilait
00:35:34sur les plateaux de télévision
00:35:35pour accuser les policiers
00:35:37d'avoir menti
00:35:37en les poursuivant
00:35:39pour faux
00:35:39en écriture publique
00:35:41il n'y a pas de faux
00:35:43en écriture publique
00:35:44tout simplement
00:35:44et ce document le rappelle
00:35:45encore une fois
00:35:46il n'y a jamais eu
00:35:47d'écriture publique
00:35:48tout simplement
00:35:49mais ni ces faits
00:35:51ni les états de service
00:35:52absolument impeccables
00:35:54et récompensés
00:35:55du policier
00:35:56en l'occurrence
00:35:56qui a tiré
00:35:57ne pèsent jamais
00:35:58dans la balance
00:35:58de son intention
00:36:00pourquoi est-ce que je dis ça
00:36:01parce que
00:36:01encore une fois
00:36:02il ne s'agit pas
00:36:04pour la justice
00:36:04de savoir si Naël
00:36:05avait mérité
00:36:06ou non de mourir
00:36:07ça n'est certainement
00:36:08pas l'enjeu
00:36:09de ce procès
00:36:10la seule chose
00:36:11qui est étudiée
00:36:12par les juges d'instruction
00:36:13c'est de savoir
00:36:14si oui ou non
00:36:14le policier
00:36:15avait une intention
00:36:17homicide
00:36:17est-ce qu'il avait
00:36:18l'intention
00:36:18de tuer
00:36:19sans aucune raison légitime
00:36:21et malgré tout ce contexte
00:36:23les juges répondent que oui
00:36:25mais comment le justifient-ils
00:36:27alors que le récit
00:36:28était juste
00:36:30et qu'ils n'ont pas menti
00:36:31et que la conduite
00:36:32de Naël
00:36:33a été reconnue
00:36:34dangereuse
00:36:35avant ce tir
00:36:35alors un
00:36:36les juges d'instruction
00:36:37répondent
00:36:38il y a eu intention
00:36:39de donner la mort
00:36:40je vais citer largement
00:36:41le rapport
00:36:41parce que comme ça
00:36:42tout le monde va comprendre
00:36:43pourquoi j'étais un peu étonnée
00:36:44certes
00:36:45ouvrez les guillemets
00:36:46le redémarrage du véhicule
00:36:48a eu un impact
00:36:48sur la trajectoire du tir
00:36:50et ces éléments
00:36:51étaient vraisemblablement
00:36:53de nature
00:36:53à corroborer
00:36:54les déclarations du policier
00:36:55vous savez le policier
00:36:55disait j'ai essayé de viser
00:36:56le bas du corps
00:36:57de Naël Merzouk
00:36:58et la voiture bougeant
00:37:00la balle est remontée
00:37:01l'expert valide ça
00:37:03les juges l'inscrivent
00:37:05mais qu'importe
00:37:05pourquoi est-ce qu'il y avait
00:37:06intention au homicide
00:37:07les juges expliquent
00:37:08un parce que le policier
00:37:09avait une arme létale
00:37:10entre les mains
00:37:10en effet
00:37:12deux parce qu'il a tiré
00:37:14quasiment à bout portant
00:37:15en effet
00:37:16il était contre la voiture
00:37:17troisièmement
00:37:18il n'y avait pas de visibilité
00:37:20sur la partie basse du corps
00:37:22alors on peut imaginer
00:37:22que le policier savait
00:37:23où se situait la partie
00:37:24basse du corps
00:37:25par rapport à la partie
00:37:26haute du corps
00:37:26qu'il voyait
00:37:27on peut l'imaginer
00:37:28et donc
00:37:29de ces trois éléments
00:37:31les juges déclarent
00:37:32il y avait intention
00:37:33de fuir
00:37:33quand bien même
00:37:34le tir a été dévié
00:37:35deux
00:37:36il n'y avait pas
00:37:36de légitime défense
00:37:37le policier a évoqué
00:37:38un cas de légitime défense
00:37:40je cite encore
00:37:41les investigations
00:37:41n'ont mis en évidence
00:37:42ni coup de volant
00:37:43ni risque d'écrasement
00:37:45et ceux qui précèdent
00:37:46c'est-à-dire
00:37:47la course poursuite
00:37:48ne comptent pas
00:37:49ouvrez les guillemets
00:37:50au moment où le tir
00:37:51est réalisé
00:37:51le véhicule ne constitue
00:37:53un danger
00:37:53ni pour l'intégrité
00:37:54des fonctionnaires
00:37:55ni pour celle
00:37:56des autres usagers
00:37:57de la route
00:37:57donc il fallait deviner
00:37:59que pendant trois minutes
00:38:00il avait failli
00:38:01tuer plusieurs personnes
00:38:02mais que là
00:38:02ça allait s'arrêter
00:38:03subitement
00:38:04il fallait le deviner
00:38:05au moment en effet
00:38:06où le véhicule
00:38:07est à l'arrêt
00:38:08et redémarre
00:38:08assez lentement
00:38:09à ce moment-là
00:38:10en effet
00:38:11le risque
00:38:12n'est pas constitué
00:38:13mais la jurisprudence
00:38:15de plusieurs cours
00:38:15jusqu'à la CEDH
00:38:16évoque la sensation
00:38:18de danger
00:38:18si le policier
00:38:19estime légitimement
00:38:21raisonnablement
00:38:22qu'il était en danger
00:38:23ou que d'autres l'étaient
00:38:24alors on peut lui donner droit
00:38:26et bien elle est balayée
00:38:27par les juges d'instruction
00:38:28comme le contexte
00:38:29je cite
00:38:30il ne peut pas être soutenu
00:38:31que les fonctionnaires
00:38:32aient senti
00:38:32une situation de danger
00:38:34donc non seulement
00:38:34les juges disent
00:38:35il n'y avait pas de danger
00:38:36objectivement
00:38:37mais en plus
00:38:38ils jugent
00:38:39le sentiment
00:38:40des policiers
00:38:40à ce moment-là
00:38:41troisièmement
00:38:42sur le code
00:38:42de la sécurité intérieure
00:38:44également
00:38:44les policiers ont dit
00:38:46le code de la sécurité intérieure
00:38:47je cite
00:38:48permet de tirer
00:38:49lorsqu'ils ne peuvent immobiliser
00:38:50autrement que par l'usage
00:38:51des armes
00:38:52des véhicules
00:38:53dont les conducteurs
00:38:54n'obtempèrent pas
00:38:54à l'ordre d'arrêt
00:38:55et dont les occupants
00:38:57sont susceptibles
00:38:57de perpétrer
00:38:58dans leur fuite
00:38:59susceptibles
00:39:00de perpétrer
00:39:01dans leur fuite
00:39:01des atteintes
00:39:02à leur vie
00:39:03ou à leur intégrité physique
00:39:04ou à celles d'autrui
00:39:05sur ce point-là
00:39:07le parquet
00:39:08souvenez-vous
00:39:08il y a quelque temps
00:39:09le parquet avait expliqué
00:39:10que les policiers
00:39:11avaient d'autres choix
00:39:12ils auraient dû tirer
00:39:13dans les pneus
00:39:14on avait entendu
00:39:15un gros éclat
00:39:16de rire général
00:39:17de tous les policiers
00:39:17de France
00:39:18qui avaient dit
00:39:18vous pouvez essayer
00:39:18de tirer dans un pneu
00:39:19ça n'arrête pas
00:39:20une voiture instantanément
00:39:21alors les juges d'instruction
00:39:23se sont adaptés
00:39:23ils ont changé
00:39:25ils ont dit
00:39:26oui en effet
00:39:26il y avait autre chose à faire
00:39:27je cite
00:39:28des renforts se trouvaient
00:39:29à proximité immédiate
00:39:30du lieu de contrôle
00:39:31le policier lui-même
00:39:33avait dit pendant ses auditions
00:39:34qu'il avait parlé à la radio
00:39:35en expliquant la Corse poursuite
00:39:37qu'il avait implicitement
00:39:38appelé les renforts
00:39:39à venir en aide
00:39:40mais qu'il fallait réagir
00:39:43extrêmement rapidement
00:39:44les juges répondent
00:39:45il fallait les attendre
00:39:46et tant pis pour le piéton suivant
00:39:47qui risquait d'être renversé
00:39:49beaucoup de policiers
00:39:50ont exprimé leur colère
00:39:52ou leur découragement
00:39:53Charlotte Dornelas
00:39:54à l'annonce de cette nouvelle
00:39:56est-ce qu'il faut s'en inquiéter
00:39:57ou bien les comprendre ?
00:39:59on peut les comprendre
00:40:00dans la mesure
00:40:01où cette situation
00:40:02beaucoup y sont confrontés
00:40:03et qu'elle est clairement
00:40:04négligée
00:40:05je cite le document
00:40:06pour vous expliquer
00:40:07la situation
00:40:08et la manière
00:40:08dont elle est rédigée
00:40:09par les juges eux-mêmes
00:40:10ouvrez les guillemets
00:40:12l'enquête diligentée
00:40:13permettait d'établir
00:40:14que le conducteur
00:40:15de la Mercedes
00:40:15conduisait
00:40:16sans permis de conduire
00:40:17et que lors de sa fuite
00:40:18il avait mis en danger
00:40:20de blessures graves
00:40:21ou de morts
00:40:21les autres usagers
00:40:22de la route
00:40:23l'exploitation
00:40:24de cette procédure
00:40:24de refus d'obtempérer
00:40:26et plus particulièrement
00:40:27la vidéoprotection
00:40:28attestait de la détermination
00:40:30du jeune
00:40:30Naël Merzouk
00:40:31à échapper
00:40:32au contrôle des policiers
00:40:33la Mercedes
00:40:34avait en effet
00:40:35manqué de percuter
00:40:36un cycliste
00:40:36tandis qu'un piéton
00:40:37avait dû faire
00:40:38demi-tour en courant
00:40:39pour éviter
00:40:40d'être percuté
00:40:41cette procédure
00:40:42contenait par ailleurs
00:40:43divers témoignages
00:40:43de passants
00:40:44ayant souligné
00:40:45la dangerosité
00:40:45de la Mercedes
00:40:46conduite par
00:40:47Naël Merzouk
00:40:48c'est au terme
00:40:49de cette course-poursuite
00:40:50que les policiers
00:40:51interviennent
00:40:51et au moment du tir
00:40:52je cite encore le rapport
00:40:53l'expert affirmait
00:40:55que Naël Merzouk
00:40:56avait effectivement
00:40:56cherché à partir
00:40:58en effectuant
00:40:59quatre actions successives
00:41:00pour redémarrer
00:41:01le véhicule
00:41:01refusant ainsi
00:41:03d'obtempérer
00:41:03aux injonctions
00:41:04des fonctionnaires
00:41:05alors on a reproché
00:41:06et c'est ce que reprochent
00:41:08les juges d'instruction
00:41:09aux policiers
00:41:10de ne pas avoir suivi
00:41:11à la lettre
00:41:12la procédure
00:41:13qu'on apprend à l'école
00:41:13pour l'intervention
00:41:14il ne fallait pas se placer
00:41:15ici mais un peu plus loin
00:41:16les policiers ont
00:41:17systématiquement
00:41:19répondu
00:41:19qu'ils avaient fait
00:41:20au mieux
00:41:21dans la situation
00:41:22qui était la leur
00:41:23ce policier répond
00:41:24tout simplement
00:41:24que l'urgence
00:41:25était de stopper
00:41:26le véhicule
00:41:26raison pour laquelle
00:41:27il n'a pas attendu
00:41:28les renforts
00:41:30il regrette
00:41:31les conséquences
00:41:31de son tir
00:41:32mais l'impute
00:41:32au comportement
00:41:33de la victime
00:41:34et il ajoute
00:41:35et je pense que c'est important
00:41:36c'est facile aujourd'hui
00:41:37de parler
00:41:38de prendre le temps
00:41:38de décortiquer
00:41:39seconde par seconde
00:41:40j'ai estimé
00:41:41que c'était nécessaire
00:41:42pour répondre à la menace
00:41:43j'ai appliqué un tir
00:41:44je n'ai pas eu
00:41:45beaucoup de temps
00:41:45aujourd'hui
00:41:46il est poursuivi
00:41:47pour meurtre
00:41:47renvoyé devant la cour d'assises
00:41:48pour cela
00:41:49alors le risque
00:41:50c'est quoi ?
00:41:51il y a le risque
00:41:51pour lui évidemment
00:41:52et la deuxième chose
00:41:54c'est que
00:41:54ce que disent ses collègues
00:41:55ils n'agiront plus
00:41:56ils n'interviendront même plus
00:41:58ils ne prendront plus
00:41:59le risque de choisir
00:42:00entre la mort
00:42:00d'eux-mêmes ou d'autrui
00:42:02et la prison
00:42:03et nous
00:42:04nous risquons de pleurer nos morts
00:42:05ceux qui auront été percutés
00:42:06par des hommes
00:42:07qui continueront
00:42:08à refuser d'obtempérer
00:42:09et Charlotte
00:42:11je vais vous montrer
00:42:12ce qui s'est passé à Nice
00:42:14une vidéo très rapide
00:42:15qui est un peu similaire
00:42:17à ce qui s'est passé
00:42:18avec Naël
00:42:19et le policier
00:42:21accusé au départ
00:42:23a été complètement relaxé
00:42:25regardez les images
00:42:27évidemment
00:42:27pas de poids médiatique
00:42:28pas de poids politique
00:42:30regardez
00:42:31ça s'est passé à Nice
00:42:44et c'était en 2022
00:42:46le parquet de Nice
00:42:47avait annoncé
00:42:48avoir requêt
00:42:48un non-lieu
00:42:49pour un policier
00:42:50ayant tué
00:42:50un jeune homme
00:42:51de 24 ans
00:42:52lors d'un refus
00:42:53d'obtempérer
00:42:54et finalement
00:42:55voilà
00:42:55il a été
00:42:56complètement
00:42:57relaxé
00:42:58voilà
00:43:00on suivra de près
00:43:01ce dossier
00:43:01merci beaucoup
00:43:02Charlotte Dornelas
00:43:03on va
00:43:05je vous demande juste
00:43:06merci beaucoup
00:43:07pour les images
00:43:07on a tout vu
00:43:08j'espère
00:43:09et pour montrer un peu
00:43:10les différentes approches
00:43:13montrer juste peut-être
00:43:14les t-shirts
00:43:14parce qu'on ne les a pas
00:43:15vus tous ensemble
00:43:16juste avant de recevoir
00:43:17Boris Berger
00:43:18demain dans 40
00:43:1940
00:43:20mais montrez-le ma jolie
00:43:21redire l'adresse
00:43:22pour gagner les t-shirts
00:43:23parce que je vois
00:43:23que les gens sont
00:43:24alors gagner les t-shirts
00:43:25alors j'ai dit
00:43:26hashtag
00:43:27voilà
00:43:27hashtag
00:43:28face à l'info
00:43:29hashtag
00:43:30cnews14
00:43:31tirage au sort
00:43:32cette nuit
00:43:32vers minuit
00:43:33par Lola
00:43:34et réponse demain
00:43:365 gagnants
00:43:38avec t-shirts
00:43:39dédicacés par nos
00:43:40mousquetaires
00:43:40et demain dans l'émission
00:43:42réponse
00:43:42maintenant je vais enfiler
00:43:43ma veste
00:43:44pour recevoir
00:43:44Maurice Berger
00:43:45qui va venir
00:43:47tout de suite
00:43:48Maurice Berger
00:43:49pour parler un peu
00:43:50de l'actualité
00:43:51et pendant
00:43:52qu'on reçoit
00:43:54Maurice Berger
00:43:54je voudrais
00:43:55vous remontrer
00:43:56pendant qu'il s'installe
00:43:57une vidéo
00:43:59où des jeunes
00:44:00escaladent des poteaux
00:44:01en pleine rue
00:44:02en pleine journée
00:44:03une vidéo de ce chaos
00:44:04pendant ce week-end
00:44:04installé
00:44:05Marie !
00:44:26Marie !
00:44:27Marie !
00:44:29Marie !
00:44:30Marie !
00:44:32On t'a tue !
00:44:34On t'a tue !
00:44:35Maurice Berger
00:44:38c'est un honneur
00:44:39de vous recevoir
00:44:40ce soir
00:44:40vous vous déplacez
00:44:42rarement sur la capitale
00:44:43et je suis vraiment
00:44:45très touchée
00:44:46par votre présence
00:44:46ce soir
00:44:47pédopsychiatre
00:44:48psychanalyste
00:44:49ex-professeur
00:44:50de psychologie
00:44:51de l'enfant
00:44:51vous travaillez
00:44:52auprès des mineurs
00:44:52violents depuis
00:44:53plus de 35 ans
00:44:54vous êtes l'auteur
00:44:55de nombreux
00:44:56travaux scientifiques
00:44:57je disais
00:44:58dans mon titre
00:44:59tout à l'heure
00:44:59vous avez notamment
00:45:01sorti en 2008
00:45:02le livre
00:45:03Voulons-nous
00:45:03des enfants barbares ?
00:45:05le mot barbare
00:45:06c'est vous-même
00:45:06qui l'avez sorti
00:45:07en 2008
00:45:08et aujourd'hui
00:45:10vous sortez
00:45:10votre livre
00:45:12qu'on a ici
00:45:14à l'image
00:45:14que j'avais déjà montré
00:45:15dans cette émission
00:45:16mineur violent
00:45:17état inconsistant
00:45:18Maurice Berger
00:45:19lorsque je vois
00:45:20Hassan B
00:45:2129 ans
00:45:22Algérien sous OQTF
00:45:23coup de pied
00:45:23contre un policier
00:45:247 mois de prison
00:45:25avec sursis
00:45:26lorsque je vois
00:45:27Steve
00:45:2819 ans
00:45:29détention de mortier
00:45:31et rébellion
00:45:3210 mois de prison
00:45:33dans 5 mois
00:45:35avec sursis
00:45:36et on peut
00:45:37continuer comme ça
00:45:37pour tout ce qui s'est
00:45:38passé depuis
00:45:39le chaos du week-end
00:45:42que comprendre ?
00:45:44Vous posez d'emblée
00:45:46la question
00:45:46du fonctionnement
00:45:47de la justice
00:45:48justice des majeurs
00:45:50et justice des mineurs
00:45:51c'est un des principaux
00:45:55obstacles
00:45:55à la possibilité
00:45:57de diminuer
00:45:58les actes violents
00:45:59en France
00:45:59il faut le dire
00:46:00tel quel
00:46:01je trouve que
00:46:03la justice actuelle
00:46:06prend des décisions
00:46:07les exemples
00:46:08que vous avez donnés
00:46:09qui ne correspondent pas
00:46:11à la gravité
00:46:11des actes
00:46:12c'est-à-dire que
00:46:14elle est déconnectée
00:46:16de la gravité
00:46:17je vais donner
00:46:18un exemple
00:46:19je travaille
00:46:20en réadaptation fonctionnelle
00:46:22où je reçois
00:46:22des victimes
00:46:23il y a un monsieur
00:46:24qui a été mis au sol
00:46:25on a joué au football
00:46:26avec sa tête
00:46:27donc il a d'énormes
00:46:28dégâts cérébraux
00:46:30et les deux agresseurs
00:46:32ont eu zéro jour
00:46:33de prison ferme
00:46:35donc une question
00:46:36et ce monsieur
00:46:37ne pourra jamais
00:46:37être retravaillé
00:46:38de sa vie
00:46:38donc une question
00:46:40de fond
00:46:40pour moi
00:46:41comme médecin
00:46:41c'est
00:46:42quelle représentation
00:46:44les juges
00:46:45ont-ils
00:46:45d'un cerveau
00:46:47qui saigne
00:46:47de partout
00:46:48donc là
00:46:49il y a quelque chose
00:46:50qui est déconnecté
00:46:51alors
00:46:53là où ça pose
00:46:56encore plus
00:46:56problème
00:46:57c'est que
00:46:58les mineurs
00:46:58que j'ai rencontrés
00:46:59j'en ai rencontrés
00:47:00beaucoup
00:47:00quand je leur posais
00:47:01la question
00:47:02qu'est-ce que tu penses
00:47:02de la victime
00:47:03de son état
00:47:04les réponses que j'avais
00:47:05c'était
00:47:05j'en ai rien à foutre
00:47:07ou de toute manière
00:47:09ils seraient morts
00:47:09un jour ou l'autre
00:47:10comme si tu es quelqu'un
00:47:11n'était qu'accélérer
00:47:12un processus naturel
00:47:13donc pour eux
00:47:15ça n'est pas grave
00:47:16et la justice
00:47:18répond en même temps
00:47:20par une peine légère
00:47:21qui signifie
00:47:22que ça n'est pas grave
00:47:23donc il y a une sorte
00:47:25de collusion
00:47:26pas volontaire
00:47:27mais
00:47:28qui fait que
00:47:30la justice
00:47:30ne joue pas son rôle
00:47:31de miroir
00:47:32de la gravité
00:47:33absence de culpabilité
00:47:35oui
00:47:35on est passé
00:47:36on est dans une culture
00:47:39de l'impunité
00:47:39au lieu d'être dans une culture
00:47:41de la responsabilité
00:47:42et l'impunité
00:47:43est à tous les étages
00:47:44une peine
00:47:46qui va être atténuée
00:47:48tentative d'homicide
00:47:50qui devient
00:47:50un coup et blessure
00:47:51volontaire
00:47:52ensuite le juge
00:47:53d'application des peines
00:47:54que j'appelle un juge
00:47:56d'atténuation des peines
00:47:57etc. etc.
00:47:58et on arrive
00:47:59au résultat final
00:48:00vous dissociez
00:48:03les actes individuels
00:48:06et les actes en groupe
00:48:07dans votre livre
00:48:09ce sont surtout
00:48:09les actes individuels
00:48:11est-ce que vous pourriez
00:48:12peut-être nous dresser
00:48:13le portrait de ceux
00:48:14qu'on voit
00:48:14là
00:48:15qui ont agi en groupe
00:48:17pendant ce week-end
00:48:18vous qui les fréquentez
00:48:20régulièrement
00:48:21et en toute intimité
00:48:23si je puis me permettre
00:48:23ceux en groupe
00:48:26je ne les ai pas
00:48:28assez fréquentés
00:48:28mais ce que je peux
00:48:30quand même en dire
00:48:30c'est qu'il apparaît
00:48:32vraiment une jouissance
00:48:33c'est-à-dire la définition
00:48:35que je donne de la barbarie
00:48:36c'est une jouissance
00:48:38collective
00:48:39à frapper
00:48:40voire tuer
00:48:41piller
00:48:42détruire
00:48:43on voit les destructions
00:48:44et parfois même
00:48:46violer
00:48:46c'est le cas de Cologne
00:48:47la nuit de l'an à Cologne
00:48:50donc
00:48:51ce phénomène de groupe
00:48:54n'excuse rien
00:48:55mais moi
00:48:56ce qui m'a frappé
00:48:56c'est
00:48:57la fréquence
00:48:59des personnes
00:49:00d'origine extra-européenne
00:49:01donc
00:49:02en même temps
00:49:04je travaille
00:49:05pratiquement
00:49:05uniquement
00:49:06avec des éducateurs
00:49:07et des familles d'accueil
00:49:09d'origine maghrébine
00:49:10donc je leur demande
00:49:11pourquoi vous
00:49:11n'êtes pas en train
00:49:13de participer
00:49:14à ça
00:49:15et la réponse
00:49:16c'est
00:49:16mes parents
00:49:17exigeaient à la sortie
00:49:19de l'école
00:49:20que je rentre à la maison
00:49:21que je ne reste pas
00:49:21dans le quartier
00:49:22que les devoirs soient faits
00:49:24même des parents
00:49:24illettrés
00:49:25et ils voulaient
00:49:26que je sois
00:49:27quelqu'un d'aimable
00:49:29et présentable
00:49:30en société
00:49:30et ils voulaient
00:49:31s'enraciner
00:49:32dans ce pays
00:49:33donc moi ce que je pense
00:49:35c'est que les personnes
00:49:36que l'on voit
00:49:36attaquent
00:49:37on le sait maintenant
00:49:38c'est prévu
00:49:39le 14 juillet
00:49:40la fête nationale
00:49:41le jour de l'an
00:49:42les jours de fête de foot
00:49:45etc
00:49:45donc il y a une attaque
00:49:47des moments
00:49:48où des personnes
00:49:49insérées dans la société
00:49:50occidentale
00:49:51ont du plaisir
00:49:53et moi ce que je trouve
00:49:55c'est que
00:49:56par rapport
00:49:58aux éducateurs
00:50:00avec lesquels je travaille
00:50:01les mineurs
00:50:03ou les majeurs
00:50:03qui ont fait cela
00:50:04ont un conflit
00:50:05entre deux appartenances
00:50:07c'est-à-dire
00:50:08d'un côté
00:50:08qu'est-ce que c'est
00:50:13que la citoyenneté
00:50:14la citoyenneté
00:50:15c'est pouvoir
00:50:16s'extraire
00:50:17de ces appartenances
00:50:18sans les dénier
00:50:20pour participer
00:50:21à une communauté
00:50:21plus large
00:50:22et eux
00:50:23au lieu que deux appartenances
00:50:25s'enrichissent mutuellement
00:50:27elles sont en conflit
00:50:28l'une avec l'autre
00:50:29elles sont en conflit
00:50:30l'une avec l'autre
00:50:31et vous dites
00:50:33justement
00:50:34qu'il y a d'ailleurs
00:50:35un texte
00:50:35qui permet même
00:50:37d'incarcérer
00:50:37les parents
00:50:38qui n'est pas utilisé
00:50:39mais vous dites
00:50:41effectivement
00:50:41que leur rôle
00:50:42familial
00:50:43est capital
00:50:44et vous prônez
00:50:45des solutions
00:50:45moi ce que je comprends
00:50:46par Maurice Berger
00:50:47c'est comment vous
00:50:48qui êtes
00:50:49sur le terrain
00:50:50depuis des années
00:50:51vous criez
00:50:51vous prônez
00:50:52des solutions
00:50:53et pour autant
00:50:54elles ne sont pas entendues
00:50:56donc je vais vous demander
00:50:57ce soir
00:50:57de remettre sur la table
00:50:59les solutions
00:50:59que vous donnez
00:51:00dans votre livre
00:51:01là ce soir
00:51:01les solutions
00:51:02pour des mineurs
00:51:03moins violents
00:51:04quelles solutions
00:51:06la première solution
00:51:08c'est des peines
00:51:11suffisamment signifiantes
00:51:13s'il le faut
00:51:14des peines courtes
00:51:15pourquoi
00:51:16parce que
00:51:17ces mineurs
00:51:18ont besoin
00:51:19d'une butée
00:51:19à un moment
00:51:20courte et immédiate
00:51:21une butée immédiate
00:51:23et je précise
00:51:24que la loi Attal
00:51:24ne comprend pas
00:51:25de comparution
00:51:26immédiate
00:51:28réalisable
00:51:29sauf des conditions
00:51:30qui ne sont pratiquement
00:51:31jamais réunies
00:51:32donc une comparution
00:51:33immédiate
00:51:34et une peine
00:51:34immédiate
00:51:35courte s'il le faut
00:51:36pourquoi
00:51:37d'abord
00:51:38parce que
00:51:39la sanction
00:51:40c'est
00:51:42on n'arrive pas
00:51:44en France
00:51:44à articuler
00:51:45l'éducatif
00:51:46et la sanction
00:51:46on a un mantra
00:51:47depuis 80 ans
00:51:49qui est
00:51:49l'éducatif
00:51:50doit primer
00:51:50sur le répressif
00:51:52mais la sanction
00:51:53fait partie
00:51:53de l'éducation
00:51:54ça c'est pas intégré
00:51:55mais aussi
00:51:56ces mineurs
00:51:57ne commencent souvent
00:51:58à réfléchir
00:51:59que quand on les empêche
00:52:00d'agir
00:52:01face au mur
00:52:02je pense
00:52:03voilà
00:52:03c'est ce que me dit
00:52:04un monsieur
00:52:05qui a quand même pris
00:52:066 ans de prison
00:52:06quand il était mineur
00:52:07donc c'était énorme
00:52:09et il m'a expliqué
00:52:11j'en ai parlé avec lui
00:52:12il m'a expliqué
00:52:14c'est seulement
00:52:15quand j'étais dans une cellule
00:52:16face à un mur
00:52:18parce que le mot prison
00:52:19signifie prise de corps
00:52:20étymologiquement
00:52:21donc je ne pouvais plus agir
00:52:23face au mur
00:52:24que là j'ai pu réfléchir
00:52:25et utiliser
00:52:27les entretiens
00:52:27avec la psychologue
00:52:28actuellement
00:52:29il est moniteur éducateur
00:52:31donc on peut hurler
00:52:33c'est répressif
00:52:34c'est répressif
00:52:35n'empêche que c'est
00:52:36ce qui donne
00:52:36un miroir de la gravité
00:52:37et ce qui aide
00:52:38ces mineurs
00:52:39à réfléchir sur eux
00:52:41première solution
00:52:42peine
00:52:42compte
00:52:43immédiate
00:52:44deuxième solution
00:52:45deuxième solution
00:52:46ça passe par
00:52:48une modification
00:52:48complète
00:52:49du code pénal
00:52:50en fait
00:52:51c'est plus compliqué
00:52:53il faudrait déjà commencer
00:52:54par appliquer
00:52:55les lois qui existent
00:52:56c'est ce que vous dites
00:52:56c'est la révolution pénale
00:52:57voilà
00:52:58c'est la révolution pénale
00:52:59et
00:53:00donc appliquer ces lois
00:53:03et
00:53:04la deuxième
00:53:05solution
00:53:07c'est quand même
00:53:09au niveau
00:53:09de l'immigration
00:53:10on pourrait mettre
00:53:12des préventions
00:53:12la prévention en place
00:53:14c'est ce qui se fait
00:53:15au Danemark
00:53:15où
00:53:16les parents
00:53:17doivent
00:53:18mettre en crèche
00:53:20dès l'âge de 12 mois
00:53:21leur enfant
00:53:22pendant au minimum
00:53:2225 heures par semaine
00:53:24les Danois
00:53:24ont vraiment mis
00:53:25le paquet
00:53:25pour avoir
00:53:26la moindre
00:53:27aide publique
00:53:28donc
00:53:29en crèche
00:53:30il va apprendre
00:53:31à parler Danois
00:53:32correctement
00:53:33à vivre en groupe
00:53:34à obéir
00:53:35quand on lui dit non
00:53:35et à jouer
00:53:37parce que
00:53:38c'est le jeu
00:53:38le jeu
00:53:40c'est l'aliment
00:53:40de la croissance
00:53:41psychique
00:53:42et
00:53:43sauf que
00:53:44les Danois
00:53:45ont arrêté
00:53:45l'immigration
00:53:46pour pouvoir
00:53:47avoir assez d'argent
00:53:48pour mettre ça en place
00:53:49donc
00:53:50on ne pourra
00:53:51mettre
00:53:52une vraie prévention
00:53:53que si
00:53:54on a une politique
00:53:55migratoire
00:53:56différente
00:53:56sinon
00:53:57le nombre
00:53:58le nombre
00:53:58le nombre
00:53:58empêchera toujours
00:53:59de faire
00:54:00suffisamment
00:54:01très puissant
00:54:03ce que vous dites
00:54:03vous qui les voyez
00:54:04sur le terrain
00:54:05et qui vous parle
00:54:06dans toute intimité
00:54:08et vous connaissez
00:54:08le profil
00:54:09de ces mineurs
00:54:10violents
00:54:11par coeur
00:54:12auriez-vous
00:54:12une troisième
00:54:13et peut-être
00:54:14dernière solution
00:54:14je sais que vous parlez
00:54:15de la suppression
00:54:16des allocations familiales
00:54:17vous l'êtes pour
00:54:18je sais que vous êtes pour
00:54:18aussi l'assurance scolaire
00:54:20à responsabilité
00:54:21civile
00:54:22qui ne doit pas
00:54:23indemniser
00:54:23non plus
00:54:23tous les dégâts
00:54:24oui
00:54:25alors
00:54:25effectivement
00:54:26il y a une responsabilisation
00:54:28c'est à dire que
00:54:28par exemple actuellement
00:54:29un mineur
00:54:31de moins de 13 ans
00:54:32ne peut pas être incarcéré
00:54:33et s'il viole
00:54:3527%
00:54:36des viols
00:54:37sont commis
00:54:37par des mineurs
00:54:38de moins de 13 ans
00:54:39quand même
00:54:39donc
00:54:40s'il
00:54:41viole
00:54:42il n'ira pas
00:54:46en prison
00:54:46et l'indemnisation
00:54:48de la victime
00:54:49sera faite
00:54:50par l'assurance scolaire
00:54:51responsabilité civile
00:54:53donc
00:54:54il y a
00:54:54une impunité
00:54:55totale
00:54:55je pense qu'il faut
00:54:56qu'il y ait
00:54:57un reste à charge
00:54:58pour les familles
00:55:00alors
00:55:01par rapport à ce que
00:55:01vous avez dit
00:55:02auparavant
00:55:03c'est à dire
00:55:04que les parents
00:55:05il y a un article
00:55:06de loi
00:55:07de 127.17
00:55:07qui a été repris
00:55:08par monsieur Attal
00:55:09les parents
00:55:10devraient pouvoir
00:55:10être sanctionnés
00:55:11etc
00:55:11je l'ai demandé
00:55:13une dizaine de fois
00:55:14je ne l'ai jamais
00:55:15obtenu
00:55:16une seule fois
00:55:17ou les parents
00:55:17qui peuvent être
00:55:18incarcérés
00:55:19je dirais
00:55:19simplement
00:55:20avoir une
00:55:20sanctionnée
00:55:21mais juste aussi
00:55:22à l'incarcer
00:55:23le texte le prévoit
00:55:24dans la loi
00:55:25et jamais
00:55:26les juges des enfants
00:55:27gardent les dossiers
00:55:28sous leur coude
00:55:29donc jamais
00:55:30on arrive à ce qu'ils
00:55:31le transmettent
00:55:32à la justice
00:55:33des adultes
00:55:33parce que c'est un juge
00:55:34d'adulte
00:55:35qui peut prononcer
00:55:36cette sanction
00:55:36vous proposez
00:55:39plusieurs solutions
00:55:40je vois que
00:55:41Charlotte Dornelas
00:55:42a été très intéressée
00:55:44par la question
00:55:44parce qu'on en parle régulièrement
00:55:45merci infiniment
00:55:46pour votre regard
00:55:47on aurait aimé
00:55:48passer une heure avec vous
00:55:48mais restez avec nous
00:55:50parce qu'on va regarder
00:55:51les Pays-Bas
00:55:52vous parliez d'immigration
00:55:53ça m'a touché
00:55:54lorsque vous avez parlé
00:55:55d'immigration
00:55:55parce qu'aux Pays-Bas
00:55:56là ils ont pris conscience
00:55:58Mathieu Bocoté
00:55:59de l'importance
00:56:00de l'immigration
00:56:01mais pas jusqu'au bout
00:56:02dites-nous pourquoi
00:56:03en fait il y a un lien direct
00:56:04entre le propos du professeur
00:56:06et ce que je développerai ici
00:56:07en un temps
00:56:08en deux temps
00:56:09Geert Wilders
00:56:10on en avait parlé ici
00:56:11il y a quelques mois
00:56:12donc il y a une coalition
00:56:14qui se forme
00:56:15aux Pays-Bas
00:56:16qui fait sauter
00:56:16le cordon sanitaire
00:56:17il est le leader
00:56:18de la droite nationale
00:56:19de la droite nationale
00:56:20version néerlandaise
00:56:22mais c'était
00:56:22le grand pestiféré
00:56:24et on se dit
00:56:24il pèse tellement
00:56:25politiquement aujourd'hui
00:56:27qu'on assiste
00:56:28à la formation
00:56:28d'une coalition
00:56:29j'en résume l'esprit
00:56:30entre les macronistes
00:56:32et un mélange
00:56:33de reconquête
00:56:34et du RN
00:56:35ils font coalition ensemble
00:56:36autour d'un programme
00:56:38une politique migratoire
00:56:40très stricte
00:56:41on dirait très répressive
00:56:42dans le bon sens du terme
00:56:43c'est-à-dire
00:56:44une limitation significative
00:56:45du droit d'asile
00:56:46une suspension
00:56:47d'une politique migratoire
00:56:48qui entraînait
00:56:49la submersion des Pays-Bas
00:56:50donc là
00:56:51c'était une politique
00:56:51qui se voulait ferme
00:56:52qui était ferme
00:56:53mais entre l'annonce
00:56:55de la politique
00:56:55et la concrétisation
00:56:56de la politique
00:56:57il y a un grand écart
00:56:59souvent
00:56:59et c'est ce qui s'est passé
00:57:01Geert Wilders
00:57:02avait commencé
00:57:02à envoyer des signales
00:57:03en disant
00:57:03un instant
00:57:04vous n'appliquez pas
00:57:05la politique
00:57:06vous étiez engagé
00:57:07à l'appliquer
00:57:07vous ne l'appliquez pas
00:57:08et devant la lenteur
00:57:10du gouvernement
00:57:11devant l'incapacité
00:57:11du gouvernement
00:57:12qui avait des ministres
00:57:14de son parti
00:57:14lui n'y était pas
00:57:15mais les gens
00:57:16de son parti étaient
00:57:16il dit mais désolé
00:57:18on va se retirer
00:57:18on fait tomber
00:57:19dans l'effet
00:57:20on va faire tomber
00:57:20le gouvernement
00:57:21et on rebrassera
00:57:22les cartes
00:57:23donc il y aura
00:57:23des élections anticipées
00:57:24très probablement
00:57:25même assurément
00:57:26et la question
00:57:26d'immigration
00:57:27sera encore une fois
00:57:28au centre du jeu
00:57:29vous voyez à quel point
00:57:29c'est difficile
00:57:30de changer la politique
00:57:31d'immigration
00:57:31le pays
00:57:31vous pouvez avoir
00:57:32une majorité sur cela
00:57:33vous pouvez avoir
00:57:34une coalition sur cela
00:57:35vous pouvez avoir
00:57:35un programme
00:57:36qui est annoncé sur cela
00:57:37mais le blocage
00:57:38des institutions
00:57:39est tel
00:57:39comme s'il fallait
00:57:40à tout prix
00:57:40neutraliser la volonté
00:57:41du peuple
00:57:42pendant ce temps
00:57:43Mathieu
00:57:44la justice européenne
00:57:45cherche à faire obstacle
00:57:46à l'Italie
00:57:47qui voulait sanctionner
00:57:48une femme
00:57:49qui a fait rentrer
00:57:50sa fille
00:57:50sa nièce
00:57:51sur le territoire
00:57:52avec un faux passeport
00:57:53alors ça ça nous vient
00:57:54de la librairie belgique
00:57:55si je ne me trompe pas
00:57:55comme un faux
00:57:56alors c'est fascinant
00:57:56une femme
00:57:57fraude explicitement
00:57:59avec un faux passeport
00:58:01pour permettre
00:58:02à des gens
00:58:02qui ne devraient pas
00:58:03qui n'ont pas le droit d'entrer
00:58:04d'entrer
00:58:04théoriquement
00:58:05la personne
00:58:07qui se permet
00:58:07de frauder ainsi
00:58:08déjà il faudrait
00:58:09la sanctionner
00:58:09ensuite ceux qui rentrent
00:58:10sous faux passeport
00:58:11il faudrait
00:58:12les sanctionner aussi
00:58:13et les renvoyer
00:58:13mais là
00:58:14pas du tout
00:58:15qu'est-ce qu'on voit
00:58:15la justice italienne
00:58:16qui est une justice
00:58:17très à gauche
00:58:18on n'oublie pas
00:58:19par exemple
00:58:19la poursuite
00:58:20contre Matteo Salvini
00:58:21qui était poursuivie
00:58:22pour avoir appliqué
00:58:22sa propre politique
00:58:23de refoulement
00:58:24des migrants
00:58:25sur un navire
00:58:26on s'en souvient
00:58:27donc qu'est-ce qu'on voit
00:58:28en Italie
00:58:28la justice mène
00:58:29une guerre ouverte
00:58:31mais pas seulement
00:58:31soit dit en passant
00:58:32parce que c'est la justice
00:58:33européenne
00:58:33dans les circonstances
00:58:34il y a une connexion
00:58:35un dispositif juridique
00:58:37européiste
00:58:37en quelque sorte
00:58:38qui veut empêcher
00:58:40la mise en place
00:58:41d'une politique
00:58:42migratoire ferme
00:58:43alors qu'est-ce qu'on peut
00:58:43retenir de cela
00:58:44premièrement
00:58:45c'est la tyrannie
00:58:46des juges
00:58:47pas le gouvernement
00:58:47des juges
00:58:48la tyrannie des juges
00:58:49au niveau européiste
00:58:50ensuite la mystique
00:58:51de l'état de droit
00:58:52aujourd'hui
00:58:52n'a plus rien à voir
00:58:54l'état de droit véritable
00:58:55et de ce point de vue
00:58:56il ne peut y avoir
00:58:57de restauration
00:58:57de la souveraineté
00:58:58populaire et nationale
00:59:00et du politique
00:59:00qu'en défiant ouvertement
00:59:02cette tyrannie des juges
00:59:03qu'ils se réclament
00:59:04qu'ils soient au niveau européen
00:59:05qu'ils soient au niveau national
00:59:07s'il n'y a pas
00:59:07de capacité de défier
00:59:08cette tyrannie
00:59:09les politiques seront condamnés
00:59:11à retourner le pouvoir
00:59:12contre leur peuple
00:59:12qui demande
00:59:13qu'on prenne au sérieux
00:59:14de l'immigration
00:59:14et on sanctionnera
00:59:15les peuples
00:59:15qui osent demander
00:59:16la défense de leur identité
00:59:18excellente analyse
00:59:20Maurice Berger
00:59:21on a terminé
00:59:22vous pensez
00:59:23qu'on va y arriver
00:59:23qu'on peut y arriver
00:59:24pour le moment
00:59:26tout est bloqué
00:59:27par la composition
00:59:28de l'Assemblée nationale
00:59:29je peux dire
00:59:31qu'il y a des juges
00:59:32qui sont d'accord
00:59:32avec ce que je dis
00:59:33mais ils sont tenus
00:59:34par l'obligation de réserve
00:59:35il y a des politiques
00:59:36qui sont d'accord
00:59:37et qui
00:59:38disons là
00:59:39s'inspirent aussi
00:59:40de mes écrits
00:59:41donc
00:59:42le problème
00:59:44c'est que
00:59:44plus on laisse passer
00:59:46de temps
00:59:46plus ça sera difficile
00:59:47merci d'exister
00:59:49excellente suite de programme
00:59:51l'heure des produits
00:59:52bravo pour les t-shirts
00:59:53c'est news
00:59:54oh bravo
00:59:54tout le monde a mis son t-shirt
00:59:56et tout de suite
00:59:57allez Mathieu
00:59:58voilà
00:59:58et je vous offre un t-shirt
01:00:00Maurice Berger
01:00:01Pascal Praud
01:00:01l'heure des produits
01:00:02merci
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