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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Joyeux Noël !
00:00:02Non mais c'est le 1er décembre, vous savez, on a l'habitude de faire un petit peu de décoration.
00:00:10Une petite ambiance quand même pour Noël.
00:00:12Alors ici, c'est Charlotte.
00:00:15Ici, elle ne sait pas encore, c'est Gabriel.
00:00:17Et ici, c'est moi.
00:00:19Et les garçons ne sont pas là.
00:00:20Ah si, c'est moi. Je suis le père Noël.
00:00:25Et Marc est dans la crèche.
00:00:26Bon, vas-y Marc.
00:00:30Et voilà, en tout cas, ça c'est un peu comme c'est Vadé rétro-Satanas.
00:00:35On va en parler, justement, de Noël ce soir.
00:00:39J'aime bien, tout le monde rigole.
00:00:41Allez, on commence par le JT avec Marc Gossifer.
00:00:44Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:46Deux mineurs mis en examen et placés en détention provisoire pour un projet d'attaque antisémite.
00:00:51Il s'agit, d'après le Parisien, de deux adolescents de 16 ans,
00:00:54dont un Russe de Tchétchénie, arrivé en France il y a 4 ans et qui habite Strasbourg.
00:00:59Une information judiciaire a été ouverte, précise le parquet national antiterroriste.
00:01:04Condamnation ferme du ministre de l'Intérieur après les actes de vandalisme et de profanation commis hier dans une mosquée du Puy-en-Velay.
00:01:10Les actes anti-religieux n'ont pas leur place dans notre République, estime Laurent Nouniaz.
00:01:14Une enquête a été ouverte.
00:01:15Et puis le pape Léon XIV poursuit son déplacement au Liban, où il a rencontré de jeunes Libanais.
00:01:21Il s'est auparavant recueilli ce matin sur la tombe de Saint-Charbel avant de se rendre au sanctuaire de Harissa.
00:01:27Il a appelé les dirigeants religieux à affronter l'intolérance, surmonter la violence et bannir l'exclusion.
00:01:32Merci beaucoup ma chère Margot.
00:01:36Et au sommaire ce soir, on revient sur la prise de position de Laurent Nouniaz qui refuse l'interdiction du voile pour les mineurs.
00:01:44Une mesure jugée trop stigmatisante.
00:01:46Pourquoi ce refus ?
00:01:48Que révèle-t-il de l'état de la laïcité et de l'assimilation en France ?
00:01:51Et surtout, comment maintenir un cadre culturel commun sans créer de fractures ?
00:01:56L'édito de Mathieu Bocotti.
00:01:58La crèche, jadis symbole universel de paix, devient en France intérêt de conflit, contesté au nom de la laïcité,
00:02:06vandalisé dans plusieurs villes, réinterprétée de façon militante,
00:02:10elle cristallise une fracture culturelle profonde.
00:02:14Ce simple décor de Noël semble désormais incarner un affrontement sur les racines,
00:02:20l'identité, la place du religieux dans l'espace public.
00:02:23Alors la bataille au courant de la crèche révèle-t-elle vraiment un débat sur Noël ?
00:02:30Ou le combat plus large sur ce que l'Occident veut encore transmettre ?
00:02:34L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:38En visite à Paris, Volodymyr Zelensky affirme vouloir terminer la guerre dignement,
00:02:43tandis qu'il cherche à consolider ses soutiens européens.
00:02:46Alors que Washington multiplie de son côté les pressions diplomatiques pour enclencher un processus de paix,
00:02:52Emmanuel Macron, lui, refuse de donner des leçons à l'Ukraine sur la corruption
00:02:57et annonce un nouveau train de sanctions contre la Russie.
00:03:01Dans ce contexte mouvant, comment concilier la quête de paix,
00:03:04la fermeté stratégique et la nécessité pour l'Ukraine de préserver une souveraineté pleine et entière ?
00:03:10Le regard de Marc Menon ce soir.
00:03:12L'affaire Einstein revient au premier plan car une loi américaine impose la publication,
00:03:19le 19 décembre, de plus de 100 000 pages de documents et d'archives,
00:03:23sans tenir compte de l'embarras politique que cela pourrait créer.
00:03:27Des noms circulent déjà jusqu'en France,
00:03:30même s'il n'y a pas d'implication judiciaire à l'heure qu'il est.
00:03:33À l'heure où la transparence et réputation s'entrechoquent,
00:03:37comment garantir que la vérité éclaire l'affaire sans devenir une arme politique de plus,
00:03:45le décryptage de Charlotte Dornéas ?
00:03:47Focus sur les deux agressions visant Jordan Bardella en moins d'une semaine,
00:03:52des actes minimisés par certains, justifiés par d'autres,
00:03:56qui interrogent sur la balignalisation de la violence politique.
00:04:00Sommes-nous en train d'entrer dans une spirale dangereuse
00:04:04où l'hostilité remplace le débat démocratique ?
00:04:07L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:08Et puis ce soir, retour sur la décision du tribunal administratif
00:04:12qui autorise la réouverture immédiate de la maison d'éducation Pauline-Marie Jaricot dans l'Ain,
00:04:19après un arrêté préfectoral jugé attentatoire aux libertés fondamentales.
00:04:24Comment l'école a-t-elle résisté à une année de pression administrative inédite ?
00:04:30Et que révèle cette affaire sur la relation entre institutions,
00:04:33liberté scolaire et confiance des familles ?
00:04:36Thérèse Maddy, la directrice de l'école et la présidente, est notre invitée ce soir.
00:04:42Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
00:04:46C'est parti.
00:05:00Alors on va commencer.
00:05:01Alors je veux une nouvelle à tous.
00:05:02Enfin, c'est bientôt, mais c'est le 1er décembre, le calendrier de l'Avent.
00:05:08Un petit cadeau pour chacun ce soir.
00:05:09J'en ai pas, mais le cœur est hier.
00:05:12Ça nous a fait très plaisir.
00:05:14C'est vrai ?
00:05:15C'est l'attention ?
00:05:17Ah, c'est pas mal ça.
00:05:19Donc tous les soirs, vous aurez un petit cadeau d'attention.
00:05:22Ça vous va bien ?
00:05:23Vous préférez le chocolat ?
00:05:24Vous préférez, bon, vous aurez un petit chocolat.
00:05:26Non, mais tu es râle.
00:05:29En tout cas, on aime Noël.
00:05:32Ça fait partie des traditions.
00:05:34On en parle avec Gabriel dans un instant.
00:05:36D'abord, nous avons tenu à vous recevoir, Thérèse Maddy.
00:05:40Vous êtes présidente et directrice pédagogique de l'école de la maison d'éducation Pauline-Marie Jarrico, dans l'Ain.
00:05:47Et ce qui est intéressant, c'est que vous avez subi pendant longtemps des pressions administratives venant de l'extrême gauche pour faire fermer l'école.
00:05:58Une petite école, 17 filles, que des filles, qui attendaient effectivement la décision du tribunal administratif.
00:06:05Racontez-nous pourquoi vous avez subi des pressions.
00:06:09Vous êtes une école privée.
00:06:10Je rappelle que 96% des écoles privées en France sont des écoles catholiques.
00:06:14Vous êtes une école privée catholique et vous avez voulu, hors contrat, vous êtes bagarré contre l'extrême gauche.
00:06:21Racontez-nous pourquoi et comment.
00:06:23Eh bien, tout a débuté avec une interdiction d'ouverture l'avant-veille de notre entrée scolaire, notre première entrée scolaire,
00:06:29qui a été assez surprenante pour nous, puisque, en fait, on avait...
00:06:34Tout était prêt et notre dossier a été accepté par le rectorat.
00:06:38Et on n'avait vraiment rien de prévisible dans cette chose-là.
00:06:45Et donc, j'ai été appelée par la gendarmerie un vendredi après-midi.
00:06:50Donc, on devait rentrer le lundi pour me dire que la préfète s'opposait à notre ouverture.
00:06:55Et pour quelles raisons ?
00:06:56Eh bien, c'était assez simple, parce que le papier faisait trois lignes.
00:06:58C'était en vertu de l'ordre public et de la protection des mineurs.
00:07:02Donc, en fait, on peut un peu tout dire, ce qu'on veut sur ça.
00:07:06Et, en fait, quelques temps, on a donc fait un référé liberté que nous avons gagné dans la semaine.
00:07:12Et quelques temps après, on a appris qu'en fait, un collectif d'une quinzaine d'associations militantes
00:07:17avait écrit à la préfète demandant notre interdiction d'ouverture.
00:07:22Alors, on a récupéré cette lettre qui, en fait, avait une quinzaine de logos d'associations d'extrême gauche.
00:07:29Et donc, on s'est rendu compte qu'il y avait cette pression médiatique de ces associations d'extrême gauche
00:07:38qui, en fait, ne voulaient pas de notre école.
00:07:41Incroyable ! 17 filles seulement, 17 élèves seulement, une petite école hors contrat,
00:07:46qui est une jeune personne a priori.
00:07:47Mais qu'est-ce qu'on vous reprochait concrètement ?
00:07:49Eh bien, on nous reprochait surtout au lambriganement de la jeunesse.
00:07:52En fait, il n'y avait pas vraiment de raison à cela, parce que notre projet pédagogique avait été accepté par le rectorat.
00:08:01Donc, moi, j'ai été assez surprise.
00:08:04Et voilà, je pense que parce qu'on parlait d'une école catholique et une école de filles,
00:08:09eh bien, tout de suite, on pense qu'on va embrigader la jeune fille dans des concepts vieux-jeux.
00:08:15Vieux-jeux, vieux-jeux, vieux-jeux, merci.
00:08:20Et du coup, en fait, nous, on s'est retrouvés face à ça, assez surprise.
00:08:25Et puis, moi, je ne suis pas du tout habituée à ce genre de choses.
00:08:27Et du coup, ça a été assez difficile pour nous.
00:08:30Donc, on était très contents d'avoir gagné notre référé liberté pour pouvoir quand même permettre d'ouvrir cette école.
00:08:36La première année, il n'y avait que 12 élèves quand même.
00:08:39Donc, c'était encore plus.
00:08:41Et là, toutes les jeunes filles attendaient.
00:08:42Vous avez gagné en fin de semaine dernière.
00:08:45Oui, et les parents, les familles sont restées vraiment derrière nous.
00:08:48Et c'est ça, c'est vraiment très...
00:08:51Enfin, c'était de leur part.
00:08:52Il y avait vraiment une marque de confiance vis-à-vis du projet.
00:08:55Parce que c'est vrai que ce n'est pas évident de monter une école.
00:08:57Et les parents sont restés derrière nous.
00:08:59Et donc, on a pu faire notre entrée une semaine après.
00:09:01Alors, quel est le projet particulier de cette école ?
00:09:04Eh bien, c'est une petite structure qui se veut vraiment enraciner dans la localité Châtillon-sur-Châlaronne.
00:09:10C'est une petite ville médiévale.
00:09:12Avec le label Artisanat d'Art.
00:09:16Et j'aime beaucoup cette petite ville qui a une belle histoire.
00:09:19Et du coup, nous, on a voulu s'implanter dans cette petite ville pour enraciner notre école.
00:09:23Et aider les jeunes filles aussi à s'enraciner dans une entité politique.
00:09:26Donc, en fait, on participe aux activités du village.
00:09:30Et on essaie de donner aussi aux jeunes filles une éducation qui les forme à être des femmes du futur.
00:09:39Pas les femmes du 19e siècle, comme on le reproche.
00:09:41Mais des femmes du futur, prêtes à relever les défis de demain.
00:09:43Et donc, on leur donne cette pédagogie de l'éducation intégrale, qui vise vraiment l'éducation de l'intellectuel.
00:09:54Mais pas seulement, on veut aussi éduquer le cœur.
00:09:56On considère que l'enfant n'est pas seulement un cerveau qu'on doit remplir d'informations.
00:10:01Mais on doit vraiment aider la jeune fille, l'adolescent, surtout cet âge qui est un âge assez difficile.
00:10:07Et bien, à grandir vers la liberté et le fait d'être capable de poser des choix vrais qui lui appartiennent.
00:10:15Pourquoi que des filles ?
00:10:16Eh bien, c'est un choix, déjà.
00:10:18Je pense que c'est important de pouvoir permettre la possibilité d'éduquer nos jeunes filles dans un cadre féminin.
00:10:25Qu'il les aide à se détacher du regard de l'autre.
00:10:29Alors ça, ça vous a été reproché, par exemple, par ces associations d'extrême gauche qui vous poursuivent un peu ?
00:10:33Oui, mais bon, ça a toujours existé, en fait.
00:10:35Et pourquoi pas, en fait ?
00:10:36À un moment donné, oui, et alors pourquoi pas ?
00:10:39Je ne vous force pas à mettre vos filles ici, si vous voulez les mettre dans un milieu mixte.
00:10:43Il y a de la place pour tout le monde.
00:10:44Il y a tout ce qu'il faut.
00:10:44Et si vous voulez choisir un milieu avec une éducation pleinement féminine,
00:10:49eh bien, voilà, vous pouvez venir chez nous.
00:10:50Mais il n'y a pas de...
00:10:51Et je me suis beaucoup basée, en fait, ça faisait des années que j'étudiais les maisons d'éducation de la Légion d'honneur.
00:10:58J'ai lu énormément sur ces maisons.
00:11:00Et je trouve que c'est vraiment de très belles maisons qui forment vraiment l'élite féminine.
00:11:05Et le charme féminin aussi, c'est un atout de la jeune fille.
00:11:09Et du coup, je me suis beaucoup inspirée de ces maisons.
00:11:11Et comme c'est difficile de rentrer dans les maisons d'éducation,
00:11:14de la Légion d'honneur parce qu'il faut avoir un parent ayant la Légion d'honneur.
00:11:18Et puis c'est à Paris.
00:11:19Bon, voilà, ce n'est pas forcément toujours accessible.
00:11:21Eh bien, je me disais, pourquoi pas nous ?
00:11:23Pourquoi pas ?
00:11:24Pourquoi avoir voulu créer une école ?
00:11:27Eh bien, pour mes filles, déjà.
00:11:32Voilà, déjà, j'ai...
00:11:33C'est intéressant ce que vous dites parce que j'ai remarqué que beaucoup de personnes qui sont à l'initiative comme ça d'école ne sont pas satisfaites, effectivement.
00:11:43Les personnes ne sont pas satisfaites de l'éducation que propose l'école publique et créent leur propre école.
00:11:47Enfin, beaucoup, entendons-nous bien.
00:11:49Oui, alors...
00:11:49Mais ça part souvent de là.
00:11:50C'est intéressant, ça part de là.
00:11:52On veut bien élever son enfant et on se dit, c'est pas...
00:11:54Non, c'est intéressant, c'est souvent des parents.
00:11:56Voilà, et comme j'ai cinq filles, je me suis dit que ça ferait un petit...
00:12:00Un petit...
00:12:01Voilà, ça serait pour mes filles, ça serait très bien.
00:12:04En fait, effectivement, je ne suis pas forcément satisfaite de ce qu'on nous propose aujourd'hui.
00:12:08Dans le sens que, moi, ce qui me fait plus peur, c'est la violence, qui est grandissante dans les structures.
00:12:14Le harcèlement aussi, qui n'est pas forcément facile à détecter chez un adolescent.
00:12:19Et je ne veux pas confronter mes propres enfants à cela.
00:12:23Sinon, vous avez aussi des internats aussi, qui sont des belles structures.
00:12:27Mais je crois profondément en l'éducation de proximité.
00:12:31Pour permettre...
00:12:31C'est-à-dire ?
00:12:32Eh bien, c'est pour permettre aux parents de retrouver vraiment leur rôle de parent dans l'accompagnement de leurs enfants au quotidien.
00:12:37Et je trouve ça important aussi de mettre nos enfants dans des structures qui sont enracinées.
00:12:44En fait, aujourd'hui, nous sommes dans une société très déstructurante pour les jeunes et en perte de repères.
00:12:50Et pour moi, une structure enracinée dans une localité, ça permet aux jeunes de bien se construire.
00:12:56Et d'avoir un idéal de vie que notre structure peut lui apporter, avec un lien très proche avec les parents.
00:13:04Vu qu'il n'y a pas d'internat et qu'on vraiment désire travailler main dans la main avec les parents.
00:13:12Alors, vous avez parlé d'un harcèlement administratif de la part...
00:13:16Parce qu'on vous a vraiment énormément embêté.
00:13:20Finalement, il y a eu un arrêté préfectoral qui a jugé cette fermeture attentatoire aux libertés fondamentales.
00:13:28C'est-à-dire, comment vous interprétez tout ça ?
00:13:30Eh bien, il est vrai que pour une année d'existence, nous avons eu trois inspections académiques,
00:13:35quatre mises en demeure, des dizaines d'articles de journaux, trois arrêtés préfectoraux.
00:13:40C'est un peu... J'appelle ça vraiment du harcèlement.
00:13:44Non, en plus, tout cela, il y a des préjudices moraux derrière aussi.
00:13:48Pour les élèves qui vivent aussi avec ce harcèlement, elles le sentent bien.
00:13:53Et donc, nous, on les accompagne, mais ce n'est pas évident.
00:13:58J'ai l'impression qu'en fait, quand on veut proposer une pédagogie alternative,
00:14:02eh bien, c'est mal vu.
00:14:03Alors, je ne pense pas que ce soit seulement parce que c'est catholique.
00:14:06Je pense vraiment parce qu'on veut proposer une pédagogie alternative
00:14:09avec une éducation là-proprement féminine.
00:14:13Et c'est presque qu'on n'aurait peut-être même pas le droit de vouloir être des femmes, en fait.
00:14:17Je me demande... Surtout que j'ai un peu regardé les articles de journaux les plus virulents sont écrits par des hommes.
00:14:22Alors, je ne veux pas faire la macho aujourd'hui, mais c'est un peu...
00:14:27Donc, on veut dire de quelle...
00:14:29Enfin, je n'ai pas besoin de leurs leçons pour savoir comment je dois éduquer des jeunes filles.
00:14:33Niveau cinq filles.
00:14:34Voilà, cinq filles, voilà.
00:14:36Mais je suis assez surprise de cet harcèlement.
00:14:41Parce qu'en plus, ça nuit au travail, en fait.
00:14:45Pendant qu'on répond à ces diverses arrêtés préfectoraux, à ces mises en demeure.
00:14:49Parce que nous, on nous laisse à chaque fois, on nous laisse 15 jours pour répondre.
00:14:53Ou la dernière menace de fermeture, on n'avait que cinq jours pour répondre.
00:14:58Donc, nous, on nous laisse très peu de temps pour répondre.
00:15:01On nous met une pression très forte.
00:15:03Et en fait, ça nuit à l'accompagnement de nos jeunes.
00:15:06Parce que pendant qu'on s'occupe de ça,
00:15:07eh bien, l'accompagnement pédagogique, on pourrait mettre des choses en place,
00:15:11faire plus de choses, eh bien, c'est complètement...
00:15:14En tout cas, vous avez gagné, il y a à peu près trois jours.
00:15:19Félicitations, bravo.
00:15:21Et c'est vrai que c'était important pour nous de souligner que parfois,
00:15:24l'école publique, on se plaint parfois de l'école publique.
00:15:27Il peut y avoir des alternatives qui sont autorisées.
00:15:30Et qu'elles sont parfois la cible de l'extrême gauche.
00:15:34Et finalement, vous avez gagné.
00:15:35Merci infiniment, Thérèse Maddy.
00:15:38Bonne chance à vos filles.
00:15:39Bonne chance à cette école.
00:15:40Et merci encore d'être venue avec nous.
00:15:42On marque une pause et on revient avec Laurent Nunez et le voile.
00:15:48Avec Mathieu Bocoté, avec Marc Monand,
00:15:50qui nous parlera de cette rencontre entre Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron.
00:15:54On parlera des crèches.
00:15:55Est-ce que c'est maintenant un signe de tradition ou bien de provocation ?
00:15:58Et avec Charlotte Dornelas, on parlera aussi de l'affaire Epstein.
00:16:02Faut-il en parler ?
00:16:03A tout de suite.
00:16:07Retour sur le plateau de Face à l'Info.
00:16:10Nous allons parler de la visite de Volodymyr Zelensky à Paris,
00:16:16qui a rencontré Emmanuel Macron au sujet de l'Ukraine.
00:16:19On l'écoute.
00:16:20Et ensuite, la chronique de Marc Monand.
00:16:21Il n'y a pas aujourd'hui à proprement parler un plan qui soit finalisé.
00:16:26Sur la question des territoires, il ne peut être finalisé que par le président Zelensky.
00:16:31Sur la question des actifs gelés, des garanties de sécurité,
00:16:34de l'accession à l'Union européenne, des sanctions européennes,
00:16:37il ne peut être finalisé qu'avec les Européens autour de la table.
00:16:40Donc, nous sommes encore à une phase préalable.
00:16:43Mais je veux saluer les efforts de paix des États-Unis d'Amérique
00:16:46et l'effort de médiation qui sera fait demain une nouvelle fois.
00:16:50Donc, en visite à Paris, Volodymyr Zelensky a affirmé vouloir terminer la guerre dignement,
00:16:55tandis qu'il cherche à consolider ses soutiens européens.
00:16:58Quel est votre regard sur cette rencontre entre le président ukrainien et le président Emmanuel Macron ?
00:17:03Alors déjà, c'est une date symbolique.
00:17:05Ça fait 34 ans exactement que l'Ukraine s'est votée l'indépendance avec un vote étonnant.
00:17:1290% de gens qui étaient pour, y compris dans les zones occupées aujourd'hui par les Russes,
00:17:20la Crimée et certains États de l'Est.
00:17:24Donc, ça montre qu'il y avait une volonté pour ce peuple d'exister selon ses fibres personnelles,
00:17:30selon son élan, selon sa culture et son désir d'échapper aux grands frères.
00:17:37C'est la dixième rencontre avec le président de la République.
00:17:42Alors, moi, ce qui m'imaginait forcément,
00:17:44qui aujourd'hui ne peut pas se dire en entendant les informations au quotidien,
00:17:49tous les jours, ces bombes qui tombent, ces drones, les gens qui meurent, etc.
00:17:54Le bilan est sinistre. Le bilan est quelque chose qui doit nous toucher profondément.
00:18:02Donc, on souhaite la paix. Mais c'est quoi la paix ?
00:18:06C'est quoi lorsqu'on écoute aussi bien le président de la République que M. Zelensky aujourd'hui ?
00:18:12On dit, ben voilà, les États-Unis recevaient les représentants de l'Ukraine en Floride.
00:18:24Après, vous avez demain une rencontre qui se fera en Russie avec les représentants des États-Unis.
00:18:34Rien ne peut se faire sans les États-Unis, sans la Russie.
00:18:38Là, de façon, je dirais presque superfétatoire, on a le président de la République qui dit
00:18:43« Oui, mais sans l'Europe, on ne peut rien. Sans l'Europe, on ne peut rien.
00:18:46Il faut que l'Europe soit assise à la table, etc. »
00:18:50Mais aujourd'hui, ils sont restés trois heures ensemble.
00:18:53Quand on les écoute, on n'a pas l'impression qu'ils aient réussi à faire évoluer n'importe quoi.
00:18:58Le président de la République, il me fait penser un peu à un personnage qui a existé dans les sphères télévisuelles il y a des années de cela.
00:19:06C'était Zébulon. C'était ce petit personnage qui était là, qui se secouait, qui était toujours dans une agitation invraisemblable.
00:19:13Et quand on regarde le président de la République, depuis qu'il a pris la place à l'Élysée,
00:19:19eh bien, il veut être le sauveur de je ne sais trop quoi à travers le monde.
00:19:24Et aujourd'hui, d'autant plus qu'en France, il n'est plus audible.
00:19:27Alors, il multiplie des coups d'éclat.
00:19:30À chaque fois, il est le Messie, celui qui sauve.
00:19:34Quand il a reçu Abu Dhabas, il y avait un plan de paix.
00:19:38Il y avait quelque chose qui allait changer la face du monde.
00:19:40Oui, Mahmoud Abbas.
00:19:41Mahmoud Abbas.
00:19:43Ça donnait quoi ?
00:19:45Ben rien, forcément.
00:19:47Si on rappelle tous les autres voyages qu'ont été les siens,
00:19:50sans oublier la sinistre image de lui face à Poutine au début du conflit,
00:19:56on a l'impression qu'à chaque fois, il a de bonnes intentions.
00:19:58C'est louable, tout ça.
00:20:00Mais que malheureusement, son influence, elle est plutôt des plus limitées.
00:20:06Et puis, il y a des scènes où on a l'impression qu'il est devenu le prétexte à caricature,
00:20:11de quoi amuser le monde.
00:20:12C'est quand il se retrouve face à Donald Trump il y a deux mois
00:20:17et que Donald Trump est là, il le secoue dans tous les sens.
00:20:21Il s'amuse avec lui et il doit subir.
00:20:25Mais néanmoins, il s'accroche à cette image internationale pour dire,
00:20:29vous voyez, j'existe, j'existe, j'existe.
00:20:33Donc moi, ça me gêne énormément.
00:20:34Non, parce qu'aujourd'hui, quand on regarde le bilan,
00:20:39au mois de novembre, 701 kilomètres carrés ont été gagnés par la Russie.
00:20:45Il n'y a jamais eu autant de morts depuis des mois que les deux derniers mois,
00:20:50dont 25 000 Russes, entre autres.
00:20:52Mais dans tout ça, vous avez M. Poutine,
00:20:55qui est tout seul, isolé, de temps en temps,
00:20:57apparemment il a des contacts, soit par intermédiaire,
00:21:00soit directement avec le président Trump,
00:21:02mais qui s'occupe de l'avis de M. Macron ?
00:21:06Personne !
00:21:08Personne !
00:21:08Et ça a été le cas dans toutes les affaires
00:21:11dans lesquelles il a cherché à s'inister.
00:21:13Il y a un autre élément qui m'a un peu gêné aujourd'hui,
00:21:17c'est que le ministre des Affaires étrangères,
00:21:20Jean-Noël Barraud,
00:21:21a mis en place,
00:21:23avec le ministre des Affaires étrangères d'Ukraine,
00:21:26une période voyage en Ukraine,
00:21:2950 événements,
00:21:30jusqu'au 21 mars 2026.
00:21:34Mais alors les deux personnages
00:21:35qui ressortaient de ce programme
00:21:38pour essayer de valoriser l'Ukraine,
00:21:40de se dire qu'elle a un avenir,
00:21:42qu'il y a la paix qui risque de fleurir,
00:21:44c'était Mme Macron
00:21:45et la femme du président ukrainien.
00:21:49Mais Mme Macron,
00:21:50j'ai beaucoup de respect pour elle.
00:21:52Mais quel est son titre ?
00:21:53Alors sur l'AFP, on dit première dame de France.
00:21:56Ça n'existe pas la première dame de France.
00:21:59Qu'est-ce qui fait que Mme Macron
00:22:01peut soudain avoir un rôle diplomatique,
00:22:04alors qu'elle n'a été sollicitée par personne,
00:22:07ne s'est présentée devant aucune institution ?
00:22:10C'est une dame qui me paraît sympathique,
00:22:13qui mène des opérations caritatives,
00:22:16tant mieux pour elle,
00:22:17mais pas au nom de l'État français,
00:22:20qu'elle ait un engagement
00:22:21qui serve, je dirais,
00:22:23ses plus nobles intentions,
00:22:25est une chose,
00:22:26mais que l'on a présente
00:22:27comme étant la représentante de la France.
00:22:29J'avoue que ça me fusque là aussi.
00:22:32C'était la chronique de Marc Menon.
00:22:35Dans un instant,
00:22:36on parlera à Crèche avec Gabriel Clizel,
00:22:39on parlera à l'affaire Epstein
00:22:41avec Charlotte Dornelas.
00:22:42D'abord, Mathieu Beaucouté.
00:22:44Laurent Lugnaise a eu à se prononcer
00:22:47à propos de l'interdiction du voile
00:22:49chez les mineurs.
00:22:50Il n'y est pas favorable.
00:22:52Cette mesure serait trop stigmatisante.
00:22:54Que comprendre de cette position
00:22:56du ministre de l'Intérieur ?
00:22:58Probablement qu'il faut distinguer
00:22:59entre les mesures correctement stigmatisantes
00:23:01et trop stigmatisantes.
00:23:02Mais bon, je laisse ça de côté.
00:23:04Peut-être a-t-il eu une formule maladroite.
00:23:06Alors, le point de départ, on le sait,
00:23:08c'est la proposition de Laurent Wauquiez,
00:23:09c'est-à-dire interdire le voile
00:23:11chez les mineurs de 15 ans et moins
00:23:12ou moins de 15 ans.
00:23:13Ça reste à préciser.
00:23:15Donc, on comprend qu'il s'agit,
00:23:17dans un contexte,
00:23:18depuis 1989,
00:23:19depuis l'affaire de Creil,
00:23:20le voile n'a cessé de progresser en France.
00:23:23On ne cesse de se demander
00:23:24de quelle manière contenir sa progression
00:23:27et peut-être demain le faire refluer.
00:23:30Parce qu'on sait, par ailleurs,
00:23:32sauf ceux qui ne veulent pas savoir,
00:23:33ce qu'est le voile aujourd'hui.
00:23:34C'est objectivement l'étendard
00:23:36de l'islamisme conquérant.
00:23:38Je ne dis pas que chaque femme
00:23:39qui le porte est une islamiste, évidemment.
00:23:41Je dis que ce symbole,
00:23:42aujourd'hui,
00:23:43est un étendard islamiste
00:23:45et c'est celle qu'il porte malgré elle,
00:23:47se fait le relais de cette idéologie.
00:23:50Deuxième élément,
00:23:50c'est un symbole de conquête civilisationnelle
00:23:53et d'infériorisation de la femme.
00:23:55Les deux éléments doivent être pensés ensemble.
00:23:57Et troisième élément,
00:23:58très concrètement,
00:23:59c'est un rappel
00:23:59qu'une civilisation,
00:24:00une religion,
00:24:01une idéologie
00:24:01ne s'imposent pas que par des principes,
00:24:03mais par des mœurs.
00:24:04C'est un symbole concret
00:24:06d'affirmation politique et culturelle
00:24:08et civilisationnelle, je l'ai dit.
00:24:10Donc, c'est un symbole concret.
00:24:12Ce ne sont pas que des idéologies
00:24:13qui s'affrontent dans la vie,
00:24:14ce sont des mœurs.
00:24:15Une fois qu'on sait ça,
00:24:17on se dit,
00:24:18sachant surtout que ça va progresser
00:24:19et que dans les prochaines années,
00:24:20très probablement,
00:24:21il va en avoir encore plus de voile.
00:24:23Ils vont se demander
00:24:23que faire devant cela.
00:24:25Nous avons trois mots
00:24:26auxquels on s'accroche désespérément
00:24:27bien qu'ils ne mordent plus sur le réel.
00:24:30Nous avons le mot laïcité.
00:24:31Laïcité, laïcité.
00:24:33Et on se tourne vers lui
00:24:34en demandant tout à la laïcité.
00:24:36On demande à la laïcité
00:24:36peut-être le principe
00:24:38qui permet de défendre
00:24:39plus largement l'identité française.
00:24:41Mais paradoxalement,
00:24:42parce qu'on ne veut pas s'avouer
00:24:43que la laïcité est battue
00:24:44en brèche partout,
00:24:45on ne cesse d'en proposer
00:24:46une définition
00:24:47de plus en plus minimaliste.
00:24:48Donc, laïcité, finalement,
00:24:50on va la ramener à très, très peu de choses
00:24:51pour dire qu'on y tient encore,
00:24:53alors que dans les faits,
00:24:54elle est battue en brèche.
00:24:55Deuxième élément,
00:24:55le mot république.
00:24:56C'est le mot cru par excellence
00:24:57aujourd'hui.
00:24:58Le mot désigne
00:24:59spécialement un régime politique.
00:25:00On parle des valeurs républicaines
00:25:02comme des valeurs flottantes
00:25:03dans le ciel.
00:25:04On sait qu'apparemment,
00:25:05tout le monde doit s'y convertir,
00:25:06mais on ne sait pas
00:25:06ce que ça veut dire.
00:25:07Et le mot assimilation,
00:25:09là, j'entends des gens
00:25:09très, très, sur la pose
00:25:11avec un mode martial
00:25:13qui disent qu'il faut renouer
00:25:13avec l'assimilation
00:25:14comme s'il s'agissait
00:25:15simplement d'un vœu
00:25:16ou d'un souhait.
00:25:17Mais quand les conditions
00:25:18sociologiques et démographiques
00:25:20de l'assimilation
00:25:21ne sont plus rassemblées,
00:25:23vous avez beau plaider
00:25:24pour l'assimilation,
00:25:25ça va donner
00:25:25l'assimilation à l'envers.
00:25:27Alors, on le dit,
00:25:28la laïcité,
00:25:29c'est le concept en France
00:25:30par lequel on croit encore
00:25:31pouvoir contraindre
00:25:32des gens,
00:25:33imposer les normes,
00:25:34imposer la culture française.
00:25:36C'est le seul
00:25:36qui nous reste.
00:25:37L'identité française,
00:25:38on n'y croit plus.
00:25:39Les mœurs,
00:25:39on n'y croit plus.
00:25:40La France,
00:25:40c'est presque un gros mot.
00:25:41Laïcité passe encore.
00:25:43Donc, Laurent Wauquiez
00:25:43dit pour les 15 ans et moins.
00:25:45Éric Zemmour va plus loin
00:25:46et dit qu'il faut bannir
00:25:47tout simplement
00:25:48le voile de l'espace public.
00:25:50Ce qu'on dira,
00:25:51c'est que les deux
00:25:51sont fondamentalement
00:25:52d'accord sur le principe,
00:25:54mais ne sont pas d'accord
00:25:55sur l'ampleur
00:25:56de l'application
00:25:57du principe.
00:25:59Et c'est à ce moment
00:26:00que Laurent Nunez nous dit
00:26:01que ce serait trop stigmatisant.
00:26:03Alors, c'est particulier
00:26:04parce que ça consiste
00:26:05à nous dire finalement
00:26:06que lorsque la France
00:26:07cherche à imposer
00:26:08sa propre culture
00:26:09chez elle
00:26:10à travers le biais
00:26:11de la laïcité,
00:26:12ça devient presque
00:26:12un geste néocolonial
00:26:14de stigmatisation,
00:26:15d'affront
00:26:16envers des populations
00:26:17immigrées
00:26:18qui se sentirait insultées
00:26:19de se voir insulter
00:26:20la culture du pays d'accueil
00:26:21où ils se sont installés.
00:26:23Alors, autrement dit,
00:26:24est-il légitime
00:26:25d'imposer la culture française
00:26:27en France?
00:26:28On pourrait dire,
00:26:29et je pense que la question
00:26:29est très concrète,
00:26:30l'islam pose un problème
00:26:32très particulier
00:26:32d'intégration,
00:26:33l'islam travaillé
00:26:34par l'islamisme,
00:26:35l'islam dans les proportions
00:26:36démographiques
00:26:36qui sont les nôtres aujourd'hui,
00:26:37mais nommer cela,
00:26:39c'est considéré
00:26:40comme discriminatoire
00:26:41et excluant
00:26:42parce que nommer le réel,
00:26:43manifestement,
00:26:44il n'y a pas de problème
00:26:44d'intégration
00:26:45de masse danoise
00:26:46luthérienne
00:26:47en France aujourd'hui,
00:26:48peut-être dans un siècle,
00:26:49j'en sais rien,
00:26:49mais pour l'instant,
00:26:50ce n'est pas le cas.
00:26:51Donc, mais nommer
00:26:51la réalité spécifique
00:26:53de l'islam et de l'islamisme,
00:26:54c'est interdit
00:26:55moralement et mentalement,
00:26:56donc on parle
00:26:57de communautarisme,
00:26:58on parle avec des termes
00:26:59très généraux,
00:27:00le résultat des cours,
00:27:01c'est qu'on n'est pas capable
00:27:01de prendre en charge
00:27:02le problème.
00:27:02Mais n'y a-t-il pas
00:27:05quelque chose
00:27:05de paradoxal,
00:27:07Mathieu,
00:27:07à vouloir imposer
00:27:08une laïcité
00:27:09toujours plus musclée
00:27:10sans maîtriser
00:27:11les flux migratoires
00:27:12qui la déstabilisent ?
00:27:13Mais c'est le cœur
00:27:14du problème,
00:27:15c'est-à-dire,
00:27:15si vous faites venir
00:27:16massivement des gens
00:27:17avec une culture,
00:27:18une religion,
00:27:19des pratiques religieuses
00:27:20et ils s'installent
00:27:21en France
00:27:22et vous leur dites
00:27:22tout d'un moment,
00:27:23oui, mais une fois
00:27:23que vous arrivez ici
00:27:24avec ce que j'appelle
00:27:25avec un coup de baguette laïque,
00:27:26vous devenez
00:27:27de parfaits petits républicains
00:27:29tendance printemps républicain.
00:27:30Il suffit
00:27:31que nous le voulions.
00:27:32Mais ça ne fonctionne
00:27:33pas comme ça.
00:27:34Ça ne fonctionne pas
00:27:35comme ça.
00:27:36Si vous faites venir
00:27:36massivement l'islam,
00:27:38vous islamiserez.
00:27:39Si demain,
00:27:40vous faites venir
00:27:41massivement des Taïwanais,
00:27:42vous taïwaniserez.
00:27:44Vous comprenez la liste.
00:27:45Donc, si vous faites venir
00:27:46des gens d'une autre culture
00:27:47en proportion suffisante
00:27:49pour qu'ils puissent
00:27:49se tenir entre eux
00:27:50et ne pas avoir
00:27:51à s'intégrer
00:27:52et si l'une de ces cultures
00:27:53a une ambition conquérante
00:27:55qui traverse son histoire,
00:27:56l'islam,
00:27:57dans un rapport conflictuel
00:27:58avec le monde européen
00:27:59et occidental,
00:28:00c'est un fait,
00:28:01si vous faites ça,
00:28:02vous créez des conditions
00:28:02objectives de relations
00:28:04sociales tendues,
00:28:05pour le dire d'un euphémisme.
00:28:07Alors, il y a aussi
00:28:08derrière ça
00:28:08une conception bizarre.
00:28:09C'est l'anthropologie
00:28:10de la République,
00:28:11appelons-ce comme ça.
00:28:11C'est une conception
00:28:12désincarnée de l'être humain.
00:28:14On s'imagine,
00:28:15je l'ai dit,
00:28:15que l'être humain
00:28:16franchissant la frontière
00:28:17va changer d'identité
00:28:18tout simplement.
00:28:20On franchit une frontière,
00:28:21on devient tout autre.
00:28:22Et on oublie
00:28:22qu'une frontière,
00:28:23ça n'a pas pour vocation
00:28:24de transformer intimement
00:28:26l'identité des gens.
00:28:27Ça a pour vocation
00:28:27de stopper l'arrivée
00:28:29de contrôler les flux,
00:28:31d'empêcher ceux
00:28:31qui ne doivent pas entrer
00:28:32d'entrer.
00:28:33Mais si vous acceptez
00:28:34que les gens traversent
00:28:35massivement,
00:28:36ils vont venir
00:28:37avec leur culture
00:28:37et implanter leur culture
00:28:38chez vous.
00:28:39Et si elle est en contradiction
00:28:41avec la vôtre,
00:28:41ça va créer des problèmes.
00:28:43Alors, ajoutons à ça
00:28:44un autre élément,
00:28:44on le sait déjà.
00:28:45On le sait déjà
00:28:46quand on parle
00:28:46d'assimilation en France.
00:28:48Ça veut donc dire
00:28:48qu'on dit,
00:28:49il faut avoir la nationalité
00:28:50administrative, juridique,
00:28:52mais on veut
00:28:52qu'il y ait une assimilation.
00:28:53Et on constate,
00:28:54maintenant on dit
00:28:55quelquefois,
00:28:55qu'au bout d'une,
00:28:56deux, trois,
00:28:57quatre générations,
00:28:58quatre générations,
00:28:59j'entendais ça
00:28:59il y a quelques jours,
00:29:00l'assimilation
00:29:00n'a toujours pas eu lieu.
00:29:02Peut-être est-il temps
00:29:03quand on se dit
00:29:04au bout de quatre générations,
00:29:05on veut se dire
00:29:05que ce n'est pas simplement
00:29:06la faute au modèle républicain,
00:29:07mais il y a peut-être
00:29:08des cultures
00:29:08qui s'intègrent moins bien
00:29:10que d'autres en ce pays.
00:29:11Il y a peut-être
00:29:12des masses démographiques
00:29:13qui rendent impossible
00:29:14l'assimilation
00:29:15et l'intégration.
00:29:17Mais le simple fait
00:29:18de nommer
00:29:18l'incompatibilité culturelle
00:29:20relative
00:29:21entre les cultures
00:29:22et les civilisations,
00:29:23je ne dis pas
00:29:23entre les individus,
00:29:24on peut,
00:29:24avec n'importe qui
00:29:25le transformer en français
00:29:26s'il vient seul ici
00:29:27en six mois
00:29:27et il devient français,
00:29:28très bien.
00:29:29Mais quand ils viennent
00:29:30par centaines de milliers,
00:29:31par millions,
00:29:32eh bien,
00:29:32il existe une telle chose
00:29:33qu'une incompatibilité
00:29:34de civilisation.
00:29:35Ça existe à l'échelle
00:29:36de l'histoire.
00:29:37Or, nommé cela,
00:29:38l'université a nommé ça
00:29:39depuis 30 ans
00:29:40le racisme différentialiste.
00:29:42On a nommé racisme
00:29:44toute prise de conscience
00:29:45de la réalité des cultures,
00:29:46on a nommé racisme
00:29:47toute volonté
00:29:48de penser les tensions
00:29:50entre les cultures
00:29:50et plus encore,
00:29:51nous nous accusons
00:29:52nous-mêmes de racisme
00:29:53lorsque nous constatons
00:29:54le réel
00:29:55qui se désagrège
00:29:56chez nous.
00:29:57Alors, est-ce que
00:29:57dans tout ça,
00:29:58la laïcité est la seule
00:29:59arme disponible,
00:30:00l'arme politique,
00:30:01l'arme conceptuelle,
00:30:02l'arme juridique ?
00:30:03Peut-être,
00:30:03mais si tel est le cas,
00:30:04c'est que nous sommes
00:30:04bien les armés.
00:30:05Alors, Donald Trump
00:30:06aux États-Unis
00:30:07a dit vouloir
00:30:07stopper l'immigration
00:30:08en provenance
00:30:09du tiers-monde.
00:30:10Est-ce qu'il y a un lien
00:30:10entre les deux ?
00:30:11Eh bien, un peu.
00:30:12Alors, évidemment,
00:30:12la formule chez Trump,
00:30:13c'est toujours brutal,
00:30:14exagérément brutal,
00:30:16ça manque de nuances,
00:30:16on aura envie de le corriger,
00:30:17de lui secouer les oreilles.
00:30:19Une fois qu'on dit ça,
00:30:20qu'est-ce qu'il cherche
00:30:21à dire ?
00:30:22Il nous dit,
00:30:22les États-Unis,
00:30:23manifestement,
00:30:23lorsqu'ils font l'expérience
00:30:24et suite à un événement
00:30:26tragique,
00:30:27je crois que c'était
00:30:28l'Afghan,
00:30:28si je ne me trompe pas,
00:30:29avec un élément
00:30:30de violence,
00:30:31il dit,
00:30:32ce n'est plus possible,
00:30:33nous amenons,
00:30:34en fait,
00:30:35la formule est la suivante,
00:30:36elle est brutale aussi,
00:30:37je ne la réclame pas,
00:30:38mais elle existe,
00:30:39si vous amenez
00:30:39le tiers-monde chez vous,
00:30:41vous tiers-mondiserez
00:30:42votre pays.
00:30:43Ça, c'est l'arrière-fond
00:30:43de sa réflexion.
00:30:45Qu'est-ce que nous disent
00:30:45les Américains
00:30:46à travers cela ?
00:30:47Qu'ils ne se vivent plus
00:30:48comme une nation au monde,
00:30:49une nation multiculturelle,
00:30:51une nation universelle,
00:30:52une nation qui prétend
00:30:53brasser l'humanité entière.
00:30:54Ils disent,
00:30:55nous qui sommes la nation
00:30:55la plus puissante d'Occident,
00:30:57nous redécouvrons
00:30:57une identité culturelle
00:30:58particulière,
00:30:59une identité civilisationnelle
00:31:01particulière.
00:31:02Alors, Trump le dit brutalement,
00:31:03puis évidemment,
00:31:04on s'en détachera,
00:31:05mais cette idée
00:31:05que nous avons une identité
00:31:06non seulement culturelle,
00:31:07mais civilisationnelle,
00:31:09c'est peut-être
00:31:09la chose à mentionner.
00:31:10Alors, je reviens
00:31:11à l'Europe,
00:31:12sur les États-Unis,
00:31:13il n'y a pas de laïcité.
00:31:14La laïcité n'est pas un concept.
00:31:16Et la question de l'assimilation
00:31:17se pose aussi.
00:31:18Ils appelaient ça
00:31:19l'américanisation par avant.
00:31:20Alors, en France,
00:31:21la question qu'on peut se poser,
00:31:22je terminerai là-dessus,
00:31:23Laurent Nunez nous dit,
00:31:24c'est trop loin,
00:31:25c'est trop discriminant,
00:31:26c'est trop stigmatisant.
00:31:27Mais nos sociétés
00:31:28vont devoir se demander,
00:31:29devant justement
00:31:29la submersion migratoire,
00:31:31est-ce qu'on ne doit pas sortir
00:31:32d'une conception
00:31:32exagérément universaliste
00:31:34de nous-mêmes,
00:31:35désincarnée,
00:31:35où nous ne sommes
00:31:36que des principes et du droit ?
00:31:37Est-ce qu'on ne doit pas
00:31:38redécouvrir l'identité culturelle
00:31:40qui nous est propre
00:31:41avec sa longue histoire,
00:31:43avec sa longue mémoire,
00:31:44avec ses mœurs et tout ça ?
00:31:45Être capable de l'affirmer
00:31:46politiquement,
00:31:46ça implique de sortir
00:31:47d'un universalisme désincarné,
00:31:49ça implique de renouer
00:31:50politiquement avec le concept
00:31:51de l'identité.
00:31:53Je ne suis pas certain
00:31:53que nous y soyons prêts
00:31:54mentalement,
00:31:55mais il se pourrait que
00:31:56si nous ne soyons pas prêts
00:31:57mentalement,
00:31:57nous soyons prêts
00:31:58à notre propre disparition
00:31:59démographiquement.
00:32:00Merci pour votre regard,
00:32:02mon cher Mathieu.
00:32:03On apprend que l'Élysée
00:32:04a tweeté à propos
00:32:06de CNews.
00:32:07« L'Élysée attaque CNews ».
00:32:10Je vous propose
00:32:11de regarder la vidéo,
00:32:12on fera votre chronique
00:32:13et ensuite on fera
00:32:14un tour de table.
00:32:14Mais comme on découvre
00:32:15en même temps,
00:32:16puisqu'on est en direct,
00:32:17regardons la vidéo
00:32:18qui accompagne
00:32:20ce tweet de l'Élysée
00:32:21et ensuite on fera
00:32:22un tour de table
00:32:22dans un instant.
00:32:23Regarde.
00:32:25Emmanuel Macron
00:32:26envisage un label
00:32:28pour les médias.
00:32:29Il y aurait les bons médias
00:32:30et les moins bons.
00:32:32Comment ne pas voir
00:32:32dans cette initiative
00:32:33une tentation autoritaire
00:32:34d'un président mécontent
00:32:36du traitement médiatique
00:32:37et qui souhaite
00:32:38imposer un récit unique ?
00:32:40Je propose un nom
00:32:41pour ce nouveau service
00:32:42de communication,
00:32:43la Pravda.
00:32:44Jamais la menace totalitaire
00:32:47n'a été aussi présente,
00:32:49aussi probable
00:32:50depuis la peste brune
00:32:51et la peste rouge
00:32:52qu'avec la Macronie finissante.
00:32:55Ce n'est pas l'État
00:32:56qui doit vérifier.
00:32:57Si c'est l'État
00:32:57qui doit vérifier,
00:32:58là ça devient une dictature.
00:33:00Mais il faut que les journalistes
00:33:02garantissent à leurs lecteurs
00:33:03qu'eux ont vérifié
00:33:04avec une déontologie,
00:33:06donc ils sont les garants
00:33:07entre eux.
00:33:07Je pense que c'est important
00:33:08qu'il y ait une labellisation
00:33:10faite par des professionnels
00:33:11qui puissent dire
00:33:12ça c'est des gens
00:33:13qui sont sérieux,
00:33:14ça c'est pas des gens
00:33:15qui informent.
00:33:16Voilà, on vient de l'apprendre,
00:33:17ça a été tweeté à 19h03.
00:33:19On n'en parle pas tout de suite,
00:33:20je voulais juste
00:33:20vous montrer la vidéo.
00:33:21On continue la chronique
00:33:23et dans un instant
00:33:24on fera un tour de table
00:33:25sur ce sujet.
00:33:26Gabriel Cluzel,
00:33:27la crèche est en principe
00:33:28symbole de concorde
00:33:30et de paix.
00:33:31En France,
00:33:32elle est devenue synonyme
00:33:33de discorde,
00:33:34petit à petit.
00:33:34Comment cette tradition
00:33:36ininterrompue
00:33:37depuis le XIIIe siècle
00:33:39peut-elle être qualifiée
00:33:40par certains aujourd'hui
00:33:41de provocation ?
00:33:43Eh bien parce que
00:33:43pour cela,
00:33:44toutes nos traditions
00:33:45sont devenues des cibles.
00:33:47Alors normalement,
00:33:48vous savez que la période
00:33:49de l'Avent
00:33:49avec un E
00:33:50a commencé
00:33:51hier.
00:33:52J'ai bien la précision.
00:33:54Donc dans beaucoup
00:33:55de maisons françaises,
00:33:56on a installé
00:33:57le sapin,
00:33:57on a sorti
00:33:58les centons
00:33:59du papier de soie,
00:34:00on a commencé
00:34:01cette période
00:34:01de l'Avent.
00:34:02Comme nous,
00:34:03sur le plateau.
00:34:04Exactement.
00:34:04Et évidemment,
00:34:06en même temps,
00:34:06le cirque habituel
00:34:07a commencé.
00:34:09Et alors,
00:34:09la crèche est immédiatement
00:34:11contestée.
00:34:12Il y a trois façons
00:34:13d'attaquer la crèche.
00:34:14Contestée,
00:34:15vandalisée,
00:34:15dévoyée.
00:34:16Alors on peut peut-être
00:34:17commencer par la contestation.
00:34:19Donc à Béziers,
00:34:19par exemple,
00:34:20comme chaque année,
00:34:21je crois que ça fait 12 ans
00:34:21que ça dure,
00:34:23samedi dernier,
00:34:24face au champ de Noël,
00:34:25à quelques mètres de là,
00:34:27il y a eu des colibés,
00:34:28des sifflés.
00:34:29C'est le midi libre
00:34:30qu'il rapporte
00:34:31à l'appel.
00:34:32Alors de la libre pensée
00:34:33de certains partis politiques,
00:34:35je vois à peu près
00:34:35lesquels.
00:34:36Et puis alors ça,
00:34:37c'est vraiment ce qui m'a surpris
00:34:38de l'intersyndicale.
00:34:39Alors moi,
00:34:39je croyais naïvement
00:34:40que les syndicalistes
00:34:43et les syndicats
00:34:43étaient là
00:34:44pour défendre les travailleurs.
00:34:45je ne vois pas très bien
00:34:46ce que des sifflés
00:34:47à l'endroit des centons
00:34:48améliorent.
00:34:50En quoi cela améliore
00:34:51la condition
00:34:51des travailleurs français ?
00:34:52Il va falloir qu'on m'explique.
00:34:55Alors la crèche,
00:34:57pourtant,
00:34:57devrait plaire
00:34:58à tous ces braves gens.
00:34:59Vous savez,
00:35:00c'est l'histoire
00:35:01de pauvres R
00:35:02qui se sont déplacés
00:35:03en raison d'un recensement.
00:35:05Alors ce n'est pas des migrants
00:35:06parce qu'ils sont revenus
00:35:07chez eux,
00:35:07donc ce n'est pas tout à fait comparable
00:35:08à ce qui se passe
00:35:09chez nous.
00:35:10Mais néanmoins,
00:35:11ils ont connu
00:35:11les affres du voyage.
00:35:13C'était des sans-abri
00:35:14qui ont échoué
00:35:15dans une grotte.
00:35:16Il y avait un bœuf
00:35:17et un âne
00:35:18qui leur soufflaient dessus
00:35:19pour les réchauffer.
00:35:20C'est assez écologique finalement.
00:35:22Et puis,
00:35:22il y avait des rois
00:35:23prosternés,
00:35:24très riches
00:35:24qui leur ont offert
00:35:25des cadeaux merveilleux
00:35:26sans même que le fisc
00:35:28ait besoin de les y forcer.
00:35:29Donc normalement,
00:35:30le narratif devrait absolument
00:35:31correspondre à la gauche.
00:35:34Mais non,
00:35:34ça ne fonctionne pas.
00:35:35Ils ne le supportent pas.
00:35:37Alors on se souvient aussi
00:35:38qu'à Boker,
00:35:39je n'ai pas de nouvelles
00:35:39de Boker,
00:35:40depuis des années,
00:35:41je ne sais pas comment
00:35:42ça va se passer cette année,
00:35:43la mairie se bat
00:35:44contre la libre pensée
00:35:45avec des astreintes
00:35:46très lourdes à payer.
00:35:48On se souvient aussi
00:35:48qu'en Vendée,
00:35:49en 2022,
00:35:50des affiches officielles
00:35:51sur des abribus
00:35:52représentant la nativité,
00:35:55ça c'était extrêmement choquant,
00:35:56avait fait polémique.
00:35:58Alors ça,
00:35:59c'était la contestation,
00:36:01Gabriel.
00:36:01Mais il y a aussi
00:36:02le vandalisme,
00:36:03le dévoiement.
00:36:04En quoi ces trois modes opératoires
00:36:06sont-ils convergents ?
00:36:09Alors vous voyez,
00:36:11on est que le 1er décembre,
00:36:12il y a déjà eu
00:36:12beaucoup de vandalisme.
00:36:15C'est que le début.
00:36:17Donc la crèche a été dégradée
00:36:19à Amiens.
00:36:20Donc elle est installée
00:36:20depuis une trentaine d'années
00:36:21sur le marché de Noël
00:36:22d'Amiens.
00:36:23Dans la nuit de mardi à mercredi,
00:36:27le plexiglas a été cassé,
00:36:29les personnages ont été mis par terre
00:36:31et l'enfant Jésus a été décapité.
00:36:34Alors ce n'est pas la même première fois
00:36:35qu'une telle chose arrive
00:36:35puisque l'an dernier,
00:36:36vous vous souvenez peut-être,
00:36:37à Metz,
00:36:37il y a une grande crèche
00:36:39sur le parvis de la gare,
00:36:41enfin devant la gare.
00:36:42Et là aussi,
00:36:43elle avait été vandalisée.
00:36:44Cette fois,
00:36:44c'était Marie et Joseph
00:36:46qui avaient été décapités.
00:36:47L'enfant Jésus avait été épargné
00:36:48tout simplement
00:36:48parce qu'il n'était pas là.
00:36:49Comme c'était l'avant,
00:36:50il n'était pas encore dans la crèche.
00:36:51La crèche d'aussi de Noël
00:36:54en Dordogne,
00:36:55de la Roch-Gajac,
00:36:58elle avait été incendiée.
00:36:59Donc chaque année,
00:37:00à son lot de crèches vandalisées.
00:37:03Alors il y a enfin le dévoiement.
00:37:04Vous savez,
00:37:05à Bruxelles,
00:37:05la crèche cette année
00:37:06fait beaucoup parler
00:37:07car elle a des personnages
00:37:08qui ont des visages cousus
00:37:10de patchwork
00:37:10pour figurer
00:37:11toutes les couleurs de peau.
00:37:13Vous voyez,
00:37:13on nous dit que
00:37:14quand les hommes politiques
00:37:17de droite font une crèche,
00:37:18c'est de la récupération politique.
00:37:20Là, je ne sais pas
00:37:20comment ça s'appelle.
00:37:21C'est quand même
00:37:23assez particulier.
00:37:23C'est une crèche
00:37:24qui fait quand même
00:37:24assez peur aux enfants,
00:37:25il ne faut pas se mentir.
00:37:26Et Florence Bergeau-Blacler
00:37:28a qualifié
00:37:29cette crèche
00:37:30de charia compatible
00:37:31puisque vous savez
00:37:32que dans l'islam,
00:37:33les visages n'ont pas le droit
00:37:34d'être représentés.
00:37:36Alors que l'art chrétien,
00:37:37vous savez,
00:37:38une crèche de ce genre-là,
00:37:38c'est presque un oxymore
00:37:39parce que la crèche,
00:37:41c'est l'incarnation par essence
00:37:42et c'est vrai que l'art chrétien
00:37:43a toujours été figuratif
00:37:45pour cette raison-là.
00:37:46Alors, je vous l'accorde
00:37:47que ces dernières années,
00:37:48je ne sais pas,
00:37:49il y a un certain nombre
00:37:49de curés un peu cuistres
00:37:51qui se sont piqués
00:37:52d'art contemporain
00:37:53et qui ont sorti
00:37:54des crèches
00:37:54un peu particulières,
00:37:57peut-être de ce type-là
00:37:58d'ailleurs.
00:37:59Mais il paraît du reste
00:38:00que l'artiste
00:38:00a eu l'onction
00:38:01du clergé de Bruxelles.
00:38:03Mais aujourd'hui,
00:38:03vous savez,
00:38:04rien ne nous étonne.
00:38:07Et d'ailleurs,
00:38:07ces trois éléments,
00:38:08contestation,
00:38:09vandalisme
00:38:09et dévoiement
00:38:10ne sont pas exclusifs
00:38:12les uns des autres
00:38:12puisque là aussi,
00:38:14il y a eu du vandalisme,
00:38:15la tête de l'enfant Jésus
00:38:16en chiffon
00:38:17a été décapité.
00:38:18Ça devient une manie
00:38:18ces affaires de décapitation.
00:38:20Alors, on peut noter
00:38:21au passage quand même
00:38:21qu'à Notre-Dame de Paris,
00:38:22il y a une très jolie crèche.
00:38:23Je vous recommande
00:38:24d'y aller.
00:38:25Et c'est installé
00:38:26par des centeniers d'Arles.
00:38:28Ça dure jusqu'au 2 février.
00:38:29Comme c'est normal
00:38:30puisqu'on enlève
00:38:30la crèche le 2 février.
00:38:32Et c'était,
00:38:33je vais vous dire franchement,
00:38:34j'étais assez circonspect
00:38:35parce qu'au vu du choix
00:38:37du mobilier, etc.
00:38:39Et ben non,
00:38:40ils n'ont pas demandé
00:38:40à James Coons
00:38:41de faire la crèche
00:38:42et on les en félicite.
00:38:44Et donc,
00:38:45ce trio infernal,
00:38:47la protestation,
00:38:48vandalisme, dévoiement,
00:38:49eh bien,
00:38:49il avance dans la même direction.
00:38:51C'est la convergence.
00:38:53Détruire la crèche
00:38:54parce que c'est l'alpha,
00:38:55le point zéro
00:38:55de notre civilisation.
00:38:57Quand on parle de 2025,
00:38:59ça va,
00:38:59ça tombe sous le sens,
00:39:00mais ça va mieux
00:39:00en le disant.
00:39:01C'est 2025 de notre ère,
00:39:03donc après Jésus-Christ.
00:39:05Ce combat traverse
00:39:06peu ou prou
00:39:07tout l'Occident.
00:39:09Gabriel Guzel,
00:39:09et si c'était la nouvelle
00:39:10ligne de fracture ?
00:39:12Exactement.
00:39:13Ça peut sembler dérisoire
00:39:14parce qu'on se dit
00:39:15que finalement,
00:39:15c'est une forme de décoration
00:39:16la crèche,
00:39:17mais en fait,
00:39:17c'est éminemment symbolique
00:39:19parce que Noël
00:39:20est sans doute
00:39:20la fête la plus sécularisée,
00:39:23beaucoup plus que Pâques,
00:39:24par exemple,
00:39:25qui a le plus rayonné
00:39:26dans nos mœurs,
00:39:27dans nos civilités,
00:39:28donc la plus difficile
00:39:29à éradiquer.
00:39:31Dire Joyeux Noël
00:39:32dans un magasin,
00:39:33ça fait partie
00:39:34de nos mœurs,
00:39:34mais aujourd'hui,
00:39:35c'est presque
00:39:35un acte déviant.
00:39:36Si on avait dit un jour
00:39:38à nos grands-parents
00:39:38qu'on se sentirait
00:39:39une âme de résistant,
00:39:41un courage ébouriffant
00:39:42à ces Joyeux Noël,
00:39:43ils auraient un peu ri,
00:39:45donc à chaque génération
00:39:46ces petits combats.
00:39:47C'est si vrai
00:39:48qu'en 2021,
00:39:48mais vous en souvenez sûrement
00:39:49aussi,
00:39:50la Commission européenne
00:39:51avait sorti un guide pratique,
00:39:52vous savez,
00:39:52Erasmus,
00:39:54pour communiquer
00:39:54de manière inclusive
00:39:55avec la jeunesse internationale
00:39:57et donc elle recommandait
00:39:58de ne pas dire
00:39:59Joyeux Noël,
00:40:00mais Joyeuses Fêtes.
00:40:04Et pourtant,
00:40:04ce Joyeux Noël,
00:40:05ils sont constitutifs
00:40:06même de nos racines européennes.
00:40:08Je vous renvoie au film
00:40:08Joyeux Noël,
00:40:10vous savez,
00:40:10ces cantiques
00:40:11que l'ont chanté
00:40:11de part et d'autre
00:40:12et je vous renvoie aussi
00:40:14à Maurice Genevoix
00:40:15dans Ceux de 14,
00:40:16il y a un passage très touchant
00:40:17où il décrit un moment
00:40:18où les soldats
00:40:19vous confectionnent
00:40:20une petite crèche
00:40:21et c'est un instant
00:40:22de fraternité partagée.
00:40:24Alors on peut dire aussi
00:40:24que la RATP en décembre 2023
00:40:26avait recommandé
00:40:28à ses employés
00:40:29chargés du bonheur,
00:40:30enfin des fêtes,
00:40:31de ne pas dire
00:40:31Joyeux Noël,
00:40:32mais ça existe
00:40:35dans les entreprises
00:40:36des chargés du bonheur.
00:40:38Mais plutôt joyeuses fêtes
00:40:39de fin d'année
00:40:40et en 2013,
00:40:42alors ça c'était
00:40:42à mourir de rire,
00:40:43la direction régionale
00:40:44de la SNCF
00:40:45avait recommandé
00:40:46aux cheminots
00:40:47de la gare
00:40:47de Villefranche-de-Rouer
00:40:48de retirer au plus vite,
00:40:51au plus vite,
00:40:52tellement c'était choquant,
00:40:53une petite crèche
00:40:54sur leur guichet
00:40:55parce que quelqu'un
00:40:56s'était plein.
00:40:58Mais que l'on se rassure
00:40:59quand il s'agit
00:41:00de défendre
00:41:01la prime de Noël,
00:41:02alors là,
00:41:02tout d'un coup,
00:41:03la gauche n'a plus
00:41:04que le mot Noël
00:41:05à la bouche,
00:41:06mais on peut se demander
00:41:07pourtant si cette prime
00:41:08pétrie de tradition chrétienne
00:41:10ne va pas offenser
00:41:11des allocataires
00:41:12pratiquant une autre religion.
00:41:14Ce n'est peut-être
00:41:14pas très respectueux
00:41:15de verser cette prime
00:41:17si connotée
00:41:18on pourrait peut-être
00:41:19prévoir une allocation
00:41:19sans prime de Noël
00:41:21comme il y a des menus
00:41:22sans port.
00:41:23Eh bien non,
00:41:24pas du tout.
00:41:24La LFI trouve que
00:41:25ce n'est pas du tout bien.
00:41:27Moi, j'ai été très impressionnée
00:41:28à Adrien Clouet.
00:41:29J'y ai vu un miracle
00:41:29de Noël.
00:41:31C'est un député LFI
00:41:32de Haute-Garonne.
00:41:33Il a défendu
00:41:35bec et ongle
00:41:36la prime de Noël
00:41:36récemment
00:41:37parce qu'on risquait
00:41:38de la remettre en cause
00:41:39pour les foyers
00:41:39qui n'avaient plus
00:41:40d'enfants à charge.
00:41:41Ils trouvaient ça terrible.
00:41:42Donc ça y est,
00:41:43Noël ne leur donnait pas
00:41:44plus de petits boutons.
00:41:46Bon, alors cette lutte acharnée,
00:41:48vous avez raison,
00:41:48traverse tout l'Occident.
00:41:51On se demande souvent
00:41:52quel est le nouveau clivage
00:41:53gauche-droite, etc.
00:41:55Il y a maintenant
00:41:56Noëlophile et Noëlophobe.
00:41:58Alors, il y a des retours
00:41:59de Balancier.
00:42:00Je terminerai par ça.
00:42:01Figurez-vous qu'à Melbourne,
00:42:02depuis 10 ans,
00:42:04il n'y avait plus de crèche,
00:42:05plus de joyeux Noël.
00:42:06Tout ça avait été savonné,
00:42:08aseptisé.
00:42:09Eh bien, il y a un nouveau maire
00:42:10et la vice-maire,
00:42:11cette année,
00:42:12a décidé de remettre
00:42:13une crèche
00:42:14et de souhaiter
00:42:15joyeux Noël.
00:42:17Ah ben voilà,
00:42:17nous sur le plateau,
00:42:18on a joyeux Noël ici,
00:42:20on a Noël là.
00:42:21On ne peut pas l'être raté là.
00:42:22On ne peut pas l'être raté,
00:42:23on a les trois petits anges,
00:42:24Charlotte, Christine et Gabriel,
00:42:26Marc et Mathieu attendront.
00:42:28Nous, on se fait en guirlandais.
00:42:31On se fait en guirlandais.
00:42:33J'avais un petit jeu de mots
00:42:34sur les sapins de Noël,
00:42:34mais je ne le ferai pas.
00:42:35Pourquoi ?
00:42:36Parce que...
00:42:37Vous chercherez.
00:42:39Bon, on va chercher alors.
00:42:40Dans un instant,
00:42:42on va réagir
00:42:43à ce tweet de l'Elysée
00:42:45dont je vous ai montré
00:42:46la vidéo pour la voir en direct.
00:42:48On va la montrer tout à l'heure
00:42:49et ce tweet de l'Elysée
00:42:51à propos de la désinformation
00:42:52qui juge que CNews désinforme
00:42:55et on en parle dans un instant
00:42:57avec vous.
00:42:58D'abord, avant d'en parler,
00:42:59Charlotte Dornelas,
00:43:00on reparle ces derniers jours
00:43:01de l'affaire Epstein
00:43:01et des gens
00:43:03qu'elle écablousse
00:43:04jusqu'en France.
00:43:05Alors, c'est un sujet
00:43:06souvent délicat.
00:43:07On n'aime pas en parler.
00:43:08On va oser en parler.
00:43:10Regardez un coup de quoi
00:43:11il en ressort.
00:43:14Pour quelles raisons
00:43:14est-ce que le sujet
00:43:15revient devant de la scène,
00:43:18Charlotte ?
00:43:18En effet, il y a un contexte
00:43:20pour lequel on reparle
00:43:21de l'affaire Epstein
00:43:21dont on n'a jamais vraiment
00:43:22cessé de parler
00:43:23depuis des années.
00:43:25Mais là, on en parle longuement.
00:43:27Il y a des papiers
00:43:27qui sont ressortis jusqu'en France
00:43:28ces derniers jours.
00:43:30Parce qu'il y a une loi
00:43:30qui est surnommée aux Etats-Unis
00:43:32le décret de transparence
00:43:33des documents Epstein.
00:43:35qui a été votée
00:43:36le 19 novembre dernier
00:43:37par les deux chambres du Congrès
00:43:39à l'unanimité
00:43:40moins une voix.
00:43:42Et cette loi
00:43:42a été votée
00:43:43par les deux chambres
00:43:44après que Trump
00:43:45a finalement cédé
00:43:46à la pression
00:43:47en l'autorisant.
00:43:48Vous savez,
00:43:48c'était une promesse
00:43:49de campagne de Trump
00:43:50de publier ses documents.
00:43:52Finalement,
00:43:52il y était opposé
00:43:53et il a cédé
00:43:55à la pression
00:43:55notamment d'une partie
00:43:56de sa base
00:43:57à lui
00:43:57qui demandait
00:43:58la publication
00:43:59de ses documents.
00:44:01Donc, le 19 décembre prochain,
00:44:03tous les dossiers
00:44:04de la justice américaine
00:44:05seront publiés.
00:44:06Donc, c'est vraiment
00:44:06tous les échanges,
00:44:08tous les actes d'enquête,
00:44:10tous les mails
00:44:10qui ont été récupérés.
00:44:11Enfin, c'est vraiment
00:44:12tous les documents
00:44:13qui sont en sa possession
00:44:14qui promettent donc
00:44:16de nouvelles révélations
00:44:17qui sont attendues
00:44:18par les victimes,
00:44:19leurs avocats
00:44:19et leur soutien
00:44:20notamment au Congrès
00:44:22et redoutés
00:44:23par ceux
00:44:23dont les noms
00:44:24pourraient apparaître
00:44:25pour différentes raisons
00:44:26parce qu'il y a ceux
00:44:27qui avaient une amitié,
00:44:29qui avaient des liens
00:44:29avec lui,
00:44:30qui avaient parfois
00:44:31une forte indifférence
00:44:32pour ce qu'il faisait
00:44:34ou parfois
00:44:34de la complicité
00:44:35ou du soutien.
00:44:36Ce sont évidemment
00:44:37des cas différents
00:44:38mais tout le monde le craint
00:44:39étant donné la pérennité
00:44:40de ces activités criminelles
00:44:42qu'une partie
00:44:42de son entourage
00:44:43connaissait
00:44:44et ça,
00:44:44on le sait désormais.
00:44:46Et le texte prévoit
00:44:47aujourd'hui
00:44:47une certaine latitude
00:44:48de l'administration
00:44:50pour protéger
00:44:51alors ce qui est cité
00:44:52il y a les enquêtes
00:44:53encore en cours
00:44:54les victimes éventuellement
00:44:55des mineurs
00:44:55ou la raison d'état
00:44:57mais il exclut dans le texte
00:44:58le texte lui-même exclut
00:45:00les préoccupations
00:45:01je cite
00:45:01d'embarras
00:45:02d'atteinte à la réputation
00:45:03ou de sensibilité politique
00:45:05y compris à l'égard
00:45:06de tout fonctionnaire
00:45:07personnalité publique
00:45:08ou dignitaire étranger.
00:45:10Donc le ministère
00:45:11de la justice
00:45:12devra préciser
00:45:13enfin devra publier
00:45:15tout ce qu'il a
00:45:16en sa possession
00:45:18pardon
00:45:19et par ailleurs
00:45:20préciser
00:45:21ce qu'il ne publie pas
00:45:22donc s'il y a
00:45:23pour ces raisons-là
00:45:24des choses qui ne sont pas
00:45:25publiées
00:45:25il devra le préciser
00:45:26pourquoi ?
00:45:27Ce qui n'empêche pas
00:45:28la critique aux Etats-Unis
00:45:29vous avez dit au début
00:45:30ce sont des sujets
00:45:31dont on n'aime pas parler
00:45:32dont personne n'aime parler
00:45:33dont on se méfie
00:45:35etc.
00:45:36parce qu'en général
00:45:37et d'ailleurs
00:45:37j'ai vérifié
00:45:38cet après-midi
00:45:39même sur l'affaire Epstein
00:45:40où on a eu quand même
00:45:41tous les actes
00:45:42qui étaient posés
00:45:42par Epstein
00:45:43et par d'autres gens
00:45:44avec lui
00:45:44qui sont absolument connus
00:45:46et bien c'est toujours
00:45:47des émissions
00:45:48quand c'est sur l'affaire Epstein
00:45:49il y a la deuxième partie
00:45:50sur les complotistes
00:45:51bon ben là
00:45:51les complotistes
00:45:52en l'occurrence
00:45:52c'était
00:45:53les complotistes
00:45:56sont
00:45:56enfin leur
00:45:57même
00:45:58comment dire
00:45:59ceux qui sont accusés
00:46:01de complotistes
00:46:02pardon
00:46:02dans cette affaire-là
00:46:03n'empêchent rien
00:46:04à la réalité des faits
00:46:05voilà
00:46:05exactement
00:46:06et par ailleurs
00:46:07je le souligne
00:46:07parce que je l'ai vu
00:46:08juste en arrivant
00:46:09sur votre plateau
00:46:10en Australie
00:46:11aujourd'hui même
00:46:12on apprend
00:46:12que la police fédérale
00:46:14australienne
00:46:15pas le Vatican
00:46:16la police fédérale
00:46:17australienne
00:46:17a inculpé
00:46:19quatre personnes
00:46:20dans le cadre
00:46:21d'une enquête
00:46:21je cite
00:46:22sur un réseau
00:46:23international
00:46:24de diffusion
00:46:25de contenus
00:46:26pédopornographiques
00:46:27sataniques
00:46:28voilà vous avez
00:46:29tous les mots-clés
00:46:29normalement
00:46:30des émissions
00:46:30sur les complotistes
00:46:31ben vous voyez
00:46:32là l'enquête
00:46:33elle est ouverte
00:46:33il y a quatre personnes
00:46:34qui sont inculpées
00:46:34et il y a bien
00:46:35une réalité
00:46:36et s'il y a une réalité
00:46:38qui nécessite
00:46:39qu'on en parle
00:46:39c'est que derrière
00:46:40il y a de vraies victimes
00:46:41qu'il faut toujours
00:46:42garder à l'esprit
00:46:42au moment d'en parler
00:46:43et dans le même temps
00:46:45en effet aux Etats-Unis
00:46:46et peut-être ailleurs
00:46:47cela remue aussi largement
00:46:49le milieu politique
00:46:50qui est une instrumentalisation
00:46:52n'empêche rien à la réalité
00:46:53des affaires
00:46:54rien à la réalité
00:46:55des victimes
00:46:56mais il est vrai qu'aujourd'hui
00:46:57aux Etats-Unis
00:46:57l'ambiance on va dire
00:46:59vous avez les adversaires
00:47:00de Trump
00:47:00qui espèrent entre guillemets
00:47:02des révélations compromettantes
00:47:04sur Donald Trump
00:47:04je vous ai dit
00:47:05il a changé
00:47:06dans ce dossier là
00:47:07et de leur côté
00:47:09les républicains
00:47:09attendent l'inverse
00:47:11le nom de Bill Clinton
00:47:12a été très cité
00:47:13parce que c'est un compagnon de route
00:47:14et un ami
00:47:14de Jeffrey Epstein
00:47:16pendant des années
00:47:17parce qu'il était son grand ami
00:47:18certains espèrent
00:47:19le mot espérer
00:47:21est vraiment atroce
00:47:21dans les circonstances
00:47:22mais vous voyez ce que je veux dire
00:47:23certains espèrent cyniquement
00:47:25en l'occurrence
00:47:26que son nom apparaisse
00:47:27de manière plus dense
00:47:29parce que notamment
00:47:30son ancien secrétaire
00:47:31au Trésor
00:47:32vient de tomber
00:47:32pour cette raison là
00:47:34parce qu'il était
00:47:35dans certains dossiers
00:47:36et au débat américain
00:47:38s'ajoutent enfin
00:47:38des noms à l'international
00:47:40puisque le réseau de Epstein
00:47:41était évidemment fait
00:47:42de relations
00:47:43à travers absolument
00:47:44le monde entier
00:47:45en politique
00:47:46comme dans le milieu médiatique
00:47:47et le milieu
00:47:47des célébrités
00:47:49on va dire
00:47:49et certains pourraient être
00:47:50accusés de complicité
00:47:52d'autres tout simplement
00:47:53d'indifférence
00:47:54devant des faits
00:47:55qu'ils connaissaient
00:47:56car ce qui va être publié
00:47:57dans quelques jours
00:47:57donne le vertige
00:47:58aujourd'hui
00:47:59la justice américaine
00:48:00estime à plus de 100 000 pages
00:48:02ce qui pourrait être publié
00:48:04dans quelques jours
00:48:04donc le 19 décembre
00:48:06mais comment Charlotte
00:48:07se fait-il
00:48:08que des noms soient déjà sortis
00:48:09et que des personnes
00:48:10soient déjà tombées
00:48:12si ces documents
00:48:13ne sont pas encore publiés
00:48:14alors il y a certains documents
00:48:15dans cette affaire-là
00:48:17qui ont déjà été publiés
00:48:18le mois dernier
00:48:19cette fois-ci
00:48:20par la commission de surveillance
00:48:21de la chambre des représentants
00:48:22plusieurs noms
00:48:24figurent dans ces documents-là
00:48:25il y a par ailleurs
00:48:26évidemment au fil des années
00:48:27tous les témoignages
00:48:28des victimes elles-mêmes
00:48:29qui se sont rendues
00:48:30devant les tribunaux
00:48:30donc il y a des personnes
00:48:31qui ont été inquiétées
00:48:33à ce moment-là
00:48:34et il y a également
00:48:34un livre souvenir
00:48:36qui avait été fait
00:48:37par Guylaine Maxwell
00:48:38donc sa complice
00:48:39à Mante
00:48:40notamment dans ses horreurs
00:48:42ce livre avait été fait
00:48:43en 2003
00:48:44pour les 50 ans
00:48:45de Epstein
00:48:46et dedans
00:48:46il y a des centaines
00:48:47de messages
00:48:48de célébrités
00:48:49autant pour certains
00:48:50d'entre eux
00:48:51suffisamment graveleux
00:48:52pour que tout le monde
00:48:53comprenne
00:48:53qu'ils savaient exactement
00:48:55à quel genre d'horreur
00:48:55ils se livraient
00:48:56et quelles étaient
00:48:57les mœurs de leurs amis
00:48:58en l'occurrence
00:48:59et qu'ils n'y prêtaient pas
00:49:00l'attention nécessaire
00:49:01donc c'est pour ça
00:49:02je vous disais
00:49:03il y a des degrés différents
00:49:04dans l'accusation
00:49:06la complicité éventuellement
00:49:07active, passive
00:49:08l'indifférence
00:49:09ça n'est pas comparable
00:49:10évidemment dans l'inculpation
00:49:12mais il était un homme
00:49:14par ailleurs
00:49:14extrêmement influent
00:49:16extrêmement puissant
00:49:17il traversait le monde entier
00:49:19il est également normal
00:49:20qu'il ait rencontré
00:49:21et même échangé
00:49:22avec plusieurs puissants
00:49:23de ce monde
00:49:23ça ne fait pas deux forcément
00:49:25des criminels
00:49:25dans ce dossier
00:49:26il n'empêche que
00:49:27selon les premiers éléments
00:49:28qui ont déjà été publiés
00:49:29vous avez le grand économiste
00:49:31du parti démocrate
00:49:32qui était le ministre du trésor
00:49:34de Bill Clinton
00:49:35qui a démissionné
00:49:36de toutes ses affaires en cours
00:49:37le prince Andrew
00:49:38a perdu ses titres
00:49:39et privilèges
00:49:40sur décision de la couronne anglaise
00:49:42et Peter Mandelson
00:49:43qui était ambassadeur britannique
00:49:44aux Etats-Unis
00:49:45lui a quitté son poste
00:49:47quand son nom a été évoqué
00:49:48donc il y a déjà
00:49:50en effet
00:49:50des personnes
00:49:51qui sont tombées
00:49:53avec les documents
00:49:53déjà révélés
00:49:54alors l'affaire s'invite
00:49:55même en France
00:49:56Charles Donnellas
00:49:57depuis des années
00:49:58mais ce week-end
00:49:59c'est le nom de Jack Lang
00:50:00qui a été associé
00:50:01qu'en est-il exactement ?
00:50:03alors il y a plusieurs choses
00:50:04d'abord en France
00:50:04en effet
00:50:05il y a des incriminations
00:50:06qui ont déjà existé
00:50:07dans la partie française
00:50:09du dossier
00:50:10qui est initialement américain
00:50:12en 2023
00:50:13le parquet de Paris
00:50:13avait ouvert une enquête
00:50:15pour viols
00:50:16et agressions sexuelles
00:50:17notamment sur Miner
00:50:18dans le cadre
00:50:19directement
00:50:20de l'affaire Epstein
00:50:21ils avaient notamment
00:50:21été saisis
00:50:22par l'association
00:50:24Innocence en danger
00:50:25qui avait souligné
00:50:26à raison
00:50:27que les enquêtes
00:50:27qui avaient été lancées
00:50:28par le FBI
00:50:29et le ministère de la justice
00:50:30aux Etats-Unis
00:50:31avaient révélé
00:50:32des nombreux liens
00:50:33d'Epstein
00:50:34avec la France
00:50:35et donc avec des français
00:50:37par la force des choses
00:50:38il y a eu une personne
00:50:40qui était patron
00:50:40d'une agence de mannequins
00:50:41qui a été inculpée
00:50:44qui était en détention
00:50:45et qui a été retrouvée
00:50:47suicidée
00:50:48lui aussi
00:50:49comme Epstein
00:50:49en prison
00:50:50ses avocats eux-mêmes
00:50:52avaient demandé une enquête
00:50:53sur son suicide
00:50:54donc vous voyez
00:50:55l'ambiance dans laquelle
00:50:56se déploie cette affaire
00:50:57l'enquête a été stoppée
00:50:58après le suicide
00:50:59de cet homme
00:51:00celle qu'il avait accusée
00:51:01et qui accusaient également
00:51:02le prince Andrew
00:51:02et Epstein lui-même
00:51:03s'est également suicidé
00:51:05cette année
00:51:06alors dans ce cadre-là
00:51:08Jack Lang
00:51:09n'est pas impliqué
00:51:10dans l'enquête
00:51:11qui avait été lancée
00:51:12en France
00:51:13si son nom apparaît
00:51:14ces derniers jours
00:51:14c'est parce qu'il y a
00:51:15par ailleurs
00:51:16deux informaticiens américains
00:51:18qui ont réussi
00:51:19à imiter
00:51:19en gros
00:51:20je vous la fais simple
00:51:20parce que moi-même
00:51:21je ne comprends pas très bien
00:51:22ils ont réussi
00:51:23à imiter
00:51:23la plateforme Gmail
00:51:24et donc
00:51:26à créer une sorte de copie
00:51:27on va dire
00:51:28techniquement
00:51:29et donc
00:51:30à pouvoir
00:51:30avoir accès
00:51:31à tous les mails
00:51:32tous les échanges de mails
00:51:33de Jeffrey Epstein
00:51:34donc dans ces échanges
00:51:36évidemment
00:51:36il y a la révélation
00:51:37des coulisses
00:51:38des échanges
00:51:39éventuellement des amitiés
00:51:40entre les uns
00:51:41et Jeffrey Epstein
00:51:43enfin entre tout le monde
00:51:44et Jeffrey Epstein
00:51:45et il y a plusieurs grands noms
00:51:46qui apparaissent
00:51:47dont celui
00:51:48de Jack Lang
00:51:49il lui écrit en l'occurrence
00:51:50le message auquel
00:51:51on a eu accès
00:51:51par voie de presse
00:51:52c'était dans le point
00:51:53il lui écrit en 2018
00:51:55cher Jeffrey
00:51:56notre récente conversation
00:51:57sur Trump
00:51:58était passionnante
00:51:59encore une fois
00:52:00vous aviez raison
00:52:01à bientôt
00:52:01avec mes amitiés
00:52:02et ce encore une fois
00:52:04évidemment a été souligné
00:52:05par plusieurs
00:52:06disant qu'ils échangeaient
00:52:07régulièrement
00:52:08et depuis longtemps
00:52:09Jack Lang affirme
00:52:10quant à lui
00:52:11qu'il est tombé des nus
00:52:12qu'il n'a aucun lien
00:52:13avec le réseau criminel
00:52:14et que
00:52:15enfin le réseau criminel
00:52:16de celui
00:52:17qui était par ailleurs
00:52:18en effet
00:52:18un immense
00:52:19enfin un immense
00:52:20un gigantesque
00:52:22chef d'affaires
00:52:23à travers le monde
00:52:24bref
00:52:24on comprend de manière générale
00:52:26que la tension
00:52:26est à son comble
00:52:27maintenant que celui
00:52:28que tout le monde
00:52:28voulait approcher
00:52:29est définitivement tombé
00:52:31effectivement
00:52:32c'est pas parce qu'on est cité
00:52:34qu'on est coupable
00:52:34merci beaucoup
00:52:36ma chère Charlotte
00:52:37Mathieu je vous propose
00:52:39qu'on replace votre chronique
00:52:40par l'analyse de l'Elysée
00:52:42bien sûr
00:52:42alors je vous propose
00:52:43donc on l'a découvert
00:52:44en direct avec vous
00:52:45l'Elysée a tweeté
00:52:47à propos d'une certaine
00:52:48désinformation
00:52:49à la Pravda
00:52:50ministère de la vérité
00:52:52quand parler de la lutte
00:52:53contre la désinformation
00:52:55suscite la désinformation
00:52:56un tweet à 19h03
00:52:57accompagné d'une vidéo
00:52:59je vous propose
00:52:59de regarder la vidéo
00:53:00en direct
00:53:01et ensuite
00:53:02Mathieu Bocoté
00:53:03nous fera sa chronique
00:53:04là dessus
00:53:05Emmanuel Macron
00:53:07envisage un label
00:53:08pour les médias
00:53:09il y aurait les bons médias
00:53:11et les moins bons
00:53:12comment ne pas voir
00:53:13dans cette initiative
00:53:14une tentation autoritaire
00:53:15d'un président
00:53:16mécontent du traitement médiatique
00:53:18et qui souhaite
00:53:19imposer
00:53:19un récit unique
00:53:21je propose un nom
00:53:22pour ce nouveau service
00:53:23de communication
00:53:24la Pravda
00:53:25jamais
00:53:26la menace
00:53:26totalitaire
00:53:27n'a été aussi présente
00:53:29aussi probable
00:53:30depuis
00:53:31la peste brune
00:53:32et la peste rouge
00:53:33que avec
00:53:34la Macronie finissante
00:53:35c'est pas l'état
00:53:37qui doit vérifier
00:53:38si c'est l'état
00:53:38qui doit vérifier
00:53:39là ça devient
00:53:40une dictature
00:53:41mais il faut que
00:53:42les journalistes
00:53:43garantissent à leurs lecteurs
00:53:44qu'eux ont vérifié
00:53:45avec une déontologie
00:53:46donc ils sont les garants
00:53:47entre eux
00:53:48je pense que c'est important
00:53:49qu'il y ait une labellisation
00:53:51faite par des professionnels
00:53:52qui puissent dire
00:53:53ça c'est des gens
00:53:54qui sont sérieux
00:53:55ça c'est pas des gens
00:53:55qui informent
00:53:57voilà
00:53:57Charlotte Donelas
00:53:58on vient de l'apprendre
00:53:59on vient de voir la vidéo
00:54:00qu'en est-il selon vous ?
00:54:02en fait l'Elysée
00:54:04met donc une partie
00:54:05du discours d'Emmanuel Macron
00:54:06ils oublient de préciser
00:54:07qu'Emmanuel Macron
00:54:08a lui-même donné une idée
00:54:08de qui pourrait vérifier
00:54:09la déontologie
00:54:11des uns et des autres
00:54:11et qu'en l'occurrence
00:54:12il avait cité par exemple
00:54:13l'RSF
00:54:14qui vient de se faire
00:54:15remonter les bretelles
00:54:16par l'autre gendarme
00:54:17qu'on avait déjà mis en place
00:54:18qui s'appelle l'ARCOM
00:54:19qui a elle-même
00:54:20attaqué une émission
00:54:22du service public
00:54:23qui a attaqué CNews
00:54:24bon on a la preuve
00:54:25en quelques jours
00:54:26que ça va être compliqué
00:54:27de trouver quelqu'un
00:54:28qui soit accepté
00:54:28par tous les journalistes
00:54:30d'autant que
00:54:31ces dernières années
00:54:31ce ne sont pas des faits
00:54:33qui ont été attaqués
00:54:34des faits
00:54:34les journalistes devant les faits
00:54:35peuvent soit se tromper
00:54:36de bonne foi
00:54:37soit délibérément mentir
00:54:39et là c'est sanctionné
00:54:40de manière évidente
00:54:41comme vous pouvez prouver
00:54:41quelqu'un a menti
00:54:43sur le terrain de la presse
00:54:44c'est compliqué
00:54:44là ces dernières années
00:54:46on nous a parlé
00:54:46souvenez-vous
00:54:47je ne sais plus
00:54:47Mathieu doit se souvenir
00:54:48qui avait dit ça
00:54:49mais quelqu'un nous avait parlé
00:54:50de fausses opinions
00:54:52ah oui c'est la ministre
00:54:53Clara Sherpas
00:54:54voilà
00:54:55et donc si les opinions
00:54:57des journalistes
00:54:58quand ils sont sur le terrain
00:54:59éditorial cette fois-ci
00:55:00peuvent devenir fausses
00:55:01alors là ça devient
00:55:02extrêmement compliqué
00:55:03on aimerait que l'Elysée
00:55:04nous explique
00:55:05à qui ils vont donner le soin
00:55:06puisque c'est quand même
00:55:07eux qui vont donner le soin
00:55:08de nous expliquer
00:55:10quels sont les vrais
00:55:12des fausses opinions
00:55:12Mathieu Beaucouté
00:55:14on a supprimé votre chronique
00:55:15en improvision directe
00:55:17votre dernière chronique
00:55:18là-dessus justement
00:55:19est-ce qu'on a raison
00:55:21là de parler
00:55:22de ministère de la vérité ?
00:55:24oui oui
00:55:25alors premièrement
00:55:26regardons le tweet encore
00:55:28en parallèle
00:55:28oui alors l'Elysée
00:55:29sans s'en rendre compte
00:55:30produit une fake news
00:55:32croyant dénoncer
00:55:32les fake news
00:55:33en fait nous donne l'idée
00:55:34de ce que veut dire
00:55:35une fake news aujourd'hui
00:55:36donc l'Elysée propose
00:55:37un contrôle de l'information
00:55:38délégué
00:55:40aux journalistes
00:55:41qui sera apparemment
00:55:42l'instance neutre
00:55:43généralement acceptée
00:55:44capable de trier
00:55:45les vrais faits
00:55:46et les faux faits
00:55:47plus à la lumière
00:55:48de l'histoire
00:55:49quand on a une histoire
00:55:50du contrôle de l'information
00:55:51en tête
00:55:51au XXe siècle
00:55:52en France
00:55:53en URSS
00:55:54en Belgique
00:55:55aujourd'hui
00:55:56on comprend
00:55:57le débat
00:55:59et Charlotte avait tout à fait
00:56:00raison de le dire
00:56:00le débat porte aujourd'hui
00:56:01en fait ce qu'on nomme
00:56:02fake news
00:56:03ce sont des interprétations
00:56:04de certains faits
00:56:06qui déplaisent au pouvoir
00:56:07l'Elysée qualifie
00:56:09je m'en désole
00:56:10l'interprétation critique
00:56:12de ce ministère de la vérité
00:56:13dit c'est une fake news
00:56:14on a la preuve
00:56:15de ce qu'elle veut dire
00:56:16l'accusation de fake news
00:56:17aujourd'hui
00:56:17si vous faites quelque chose
00:56:19je vous en fais une critique
00:56:20à partir d'un contexte
00:56:21d'interprétation
00:56:21avec des arguments
00:56:22avec des références historiques
00:56:24avec des références sociologiques
00:56:25si je veux vous éliminer
00:56:27symboliquement
00:56:28comme hier
00:56:29on disait extrême droite
00:56:31là on dit fake news
00:56:32et le mot fake news
00:56:33suffit
00:56:33on le voit
00:56:34une interprétation
00:56:35qui déplaît
00:56:36est nommée fake news
00:56:36je pense que c'est
00:56:37la première chose
00:56:38à nommer
00:56:39le deuxième élément
00:56:40dans le projet de l'Elysée
00:56:41et on le voit bien
00:56:42c'est comme tout régime
00:56:43et c'est ce que disait
00:56:44Vidier dans l'extrait
00:56:45qui est cité
00:56:46tout régime
00:56:47qui est fragilisé
00:56:49qui se sent faibli
00:56:50qui ne se sent plus capable
00:56:52de convaincre
00:56:53tout régime déstabilisé
00:56:54a inévitablement
00:56:56la tentation
00:56:57d'un moment répressif
00:56:59j'appelle ça comme ça
00:57:00le moment répressif
00:57:01je ne parle pas
00:57:01d'autoritarisme brutal
00:57:02on est dans un moment
00:57:03où le régime se dit
00:57:04là on ne cherchera plus
00:57:05à convaincre
00:57:05on va imposer
00:57:06un récit de l'information
00:57:08un seul
00:57:09il y aura des paramètres
00:57:11qui seront fixés
00:57:11tous devront y évoluer
00:57:13et si vous sortez
00:57:14de ces paramètres
00:57:15vous ne serez plus légitime
00:57:18alors je rappelle
00:57:19que ça ne date pas d'hier
00:57:20en 2018
00:57:21Emmanuel Macron
00:57:22avait déjà eu
00:57:22ce projet
00:57:23et donc si vous avez
00:57:25à l'esprit
00:57:25cette idée
00:57:26que sur une décennie
00:57:27à peu près
00:57:27il y a une volonté
00:57:28du contrôle de l'information
00:57:29une volonté
00:57:30de labelliser les faits
00:57:31de labelliser les médias
00:57:32et là
00:57:33c'est la recherche
00:57:34de la solution pratique
00:57:35pour labelliser
00:57:35les uns les autres
00:57:36si je peux me permettre
00:57:37par exemple
00:57:37quelquefois
00:57:38on a eu vu
00:57:39des condamnations
00:57:40de propos
00:57:40dans les médias
00:57:42de gens
00:57:42je me rappelle
00:57:43une condamnation
00:57:43quelqu'un faisait un lien
00:57:44entre l'immigration
00:57:45arabo-musulmane
00:57:47et la montée
00:57:48de l'antisémitisme
00:57:48je ne dis pas
00:57:49si c'est vrai
00:57:49que c'est faux
00:57:49j'y faisais un lien
00:57:50pour avoir avancé cela
00:57:52il a été condamné
00:57:53non pas sur le mode
00:57:54de la fake news
00:57:54mais sur le mode
00:57:55du propos haineux
00:57:56mais est-ce qu'on voit
00:57:57par l'ARCOM dans ce cas-là
00:57:58est-ce qu'on voit
00:57:59jusqu'où peut aller
00:58:00le contrôle de l'information
00:58:01dans le cas de l'ARCOM
00:58:01on nous dira
00:58:02c'est pas le gouvernement
00:58:02c'est une agence autonome
00:58:04une autorité indépendante
00:58:06il y a quelque chose
00:58:07d'inquiétant
00:58:07là on nous propose
00:58:08de faire faire le travail
00:58:09par les journalistes
00:58:10inquiétude aussi
00:58:10donc c'est un sujet délicat
00:58:13est-ce que selon vous
00:58:14dernière question
00:58:15est-ce que selon vous
00:58:16l'Élysée sort de son devoir
00:58:18de réserve ?
00:58:19c'est loin qu'on puisse dire
00:58:20en fait l'Élysée
00:58:21se dit
00:58:21qu'est-ce qu'on peut faire
00:58:22il faut
00:58:23on a désormais une chaîne
00:58:24qui est traitée comme une chaîne
00:58:25on comprend ces signes
00:58:26aux la cible
00:58:26qui est traitée comme une chaîne
00:58:28dissidente
00:58:29une dissidence à mater
00:58:30il faut prendre
00:58:31les grands moyens
00:58:32pour la mater
00:58:32et là qu'est-ce qu'on nous dit
00:58:33on va se tourner vers les journalistes
00:58:35on se dit
00:58:35les journalistes
00:58:36vont se contrôler entre eux
00:58:37est-ce que je peux me permettre
00:58:38de rappeler que
00:58:39le journalisme aujourd'hui
00:58:40plus que jamais
00:58:41est une profession
00:58:42qui est quand même marquée
00:58:42idéologiquement
00:58:43qui croit sérieusement
00:58:44un instant
00:58:45qu'à l'AFP
00:58:46qui croit sérieusement
00:58:47un instant qu'au Monde
00:58:48qu'à Libé
00:58:49qu'à Lobs
00:58:50je préfère la liste
00:58:51et bien on est devant
00:58:51un journalisme si neutre
00:58:53qu'on peut supposer
00:58:54que ces gens-là
00:58:54examineraient avec neutralité
00:58:56et bienveillance
00:58:57et soucis éthiques
00:58:58et déontologiques
00:58:59les journalistes de CNews
00:59:00d'Europe 1
00:59:01du Figaro
00:59:01de Valeurs Actuelles
00:59:02du Point
00:59:03de L'Express
00:59:03et ainsi de suite
00:59:04est-ce qu'on peut sérieusement
00:59:05croire aujourd'hui
00:59:06que le journalisme est neutre
00:59:08axiologiquement
00:59:08est-ce qu'on peut sérieusement
00:59:10croire qu'il est dans
00:59:10une objectivité telle
00:59:12que les autorités
00:59:13de contrôle journalistique
00:59:14cette espèce de soviète
00:59:15de rédaction générale
00:59:16qui aurait la responsabilité
00:59:17on lui aurait donné
00:59:18la déléguée
00:59:19la responsabilité
00:59:20de contrôler
00:59:20l'information légitime
00:59:21est-ce qu'on peut croire
00:59:22un seul instant
00:59:23que ce serait accepté
00:59:24et nous ne sommes pas
00:59:24dans un moment
00:59:25où le pouvoir
00:59:25veut être accepté
00:59:26il veut imposer
00:59:27il veut mater
00:59:28et de ce point de lui
00:59:29il envoie le signal
00:59:30avant de laisser
00:59:31la place à Pascal Praud
00:59:33pour l'heure des pros 2
00:59:34dernière information
00:59:35sondage présidentiel
00:59:372027
00:59:38Bardella
00:59:38Le Pen
00:59:39plébiscité
00:59:40le camp présidentiel
00:59:41s'essouffle
00:59:42à un an et demi
00:59:43du scrutin
00:59:44les candidatures potentielles
00:59:45à l'Elysée
00:59:46peinent à séduire
00:59:47les français
00:59:48comme le révèle
00:59:49l'enquête
00:59:49IFOP fiducial
00:59:51pour le Figaro
00:59:52merci Mathieu
00:59:53il n'y a probablement pas de lien
00:59:54de ce que je viens de dire
00:59:55et ça
00:59:55merci Mathieu
00:59:57merci Gabriel
00:59:58merci Charlotte
00:59:59merci Marc
00:59:59excellent titre de vos rameleurs
01:00:01des pros de Pascal Praud
01:00:01merci
01:00:02merci
01:00:04merci
01:00:04merci
Commentaires
1
  • Laure Buannicil y a 6 semaines
    merci kelly vous êtes si bonne
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