- il y a 3 mois
- #facealinfo
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Vous n'êtes pas un peu basse ?
00:01Qu'est-ce qu'il y a Margot ? Non, il dit que je suis basse, excusez-moi, il est 19h.
00:04Attendez, attendez, je me le fais en direct.
00:07Non, ça va ?
00:08Ça va ?
00:09Ça va mieux ?
00:10Oui, c'est mieux, voilà.
00:12Il me met la pression Margot, mais non, on est en direct.
00:14Allez, le JT Margot Siffer, bonsoir Margot.
00:17Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:19Deux détenus se sont évadés cette nuit de la prison de Dijon
00:22après avoir scié les barreaux de leur cellule.
00:24Le premier âgé de 19 ans était mis en examen pour tentative
00:28d'assassinats et associations de malfaiteurs.
00:29Le second âgé de 32 ans pour menaces et violences aggravées sur conjointes.
00:35Nationaliser les activités françaises d'ArcelorMittal.
00:37Proposition de LFI débattue cet après-midi à l'Assemblée.
00:40Près de 200 salariés se sont aussi réunis ce matin aux Invalides
00:44pour soutenir le texte chiffré à 3 milliards d'euros.
00:46Le gouvernement s'y oppose.
00:48Et puis la Russie, ça sera ses hostilités.
00:51Si l'armée ukrainienne se retire des territoires revendiqués par Moscou,
00:54condition ce jeudi de Vladimir Poutine,
00:56il s'entretiendra la semaine prochaine avec l'émissaire américain Steve Witkoff
01:00au sujet du plan pour trouver une issue à la guerre.
01:04Merci beaucoup ma chère Margot.
01:07Ce maire ce soir, non, non, nous ne parlons pas toujours de ce qui ne va pas.
01:11Ce soir, nous mettons à l'honneur une femme exceptionnelle.
01:14Ce soir, notre invitée est la passagère qui a empêché une brésilienne
01:17d'être violée dans un RER de banlieue parisienne
01:20en intervenant seule face à l'agresseur virulent.
01:24Sans uniforme, sans formation, simplement avec son sang-froid et son téléphone,
01:29elle a fait fuir l'homme et a sauvé une jeune femme terrorisée.
01:33Son geste rappelle que parfois la sécurité dépend du courage individuel plus que des systèmes.
01:39Elle incarne cette citoyenne ordinaire.
01:41Devenue héroïne en quelques secondes, Marguerite a accepté d'être notre invitée ce soir
01:47avant l'édition spéciale de Gauthier Lemrette à 21h.
01:50Si la menace russe existe, la France semble glisser vers une rhétorique guerrière
01:55qui dépasse la simple préparation stratégique entre prophéties de conflit,
02:00paroles décomplexées des militaires et appels au sacrifice des enfants,
02:04se construit un climat de mobilisation totale.
02:07Est-ce une réponse à un danger réel ou une tentation du pouvoir,
02:11c'est-à-dire utiliser de l'ennemi extérieur pour ressouder un ordre politique fragilisé
02:16au risque de sacrifier liberté, prospérité et débat démocratique ?
02:21L'édito de Mathieu Boccote.
02:23La gauche propose un emprunt forcé sur les ménages les plus riches,
02:28présenté comme du patriotisme fiscal.
02:31En réalité, il s'apparente à un impôt déguisé,
02:34puisqu'il serait à taux zéro et potentiellement élargi à d'autres contribuables avec le temps.
02:39Cette idée, déjà utilisée par le passé, mais jamais dans ces conditions,
02:44révèle surtout une tentation croissante de l'État de mettre la main sur l'épargne des Français.
02:49Le concept ne devrait pas passer au Sénat, mais il sert de ballon d'essai
02:53à un gouvernement en quête de ressources dans un pays où 80% des citoyens
02:58estiment déjà payés trop d'impôts.
03:01L'analyse de Gabriel Cluzel.
03:04Mathieu Boccote est d'accord.
03:06Un adolescent s'est suicidé après avoir longuement échangé avec chaque GPT
03:12et la famille met en cause l'IA.
03:14L'entreprise se défend en affirmant qu'il s'agit d'un mauvais usage de l'outil
03:19et rappelle que chaque GPT n'est pas conçu pour fournir un soutien psychologique
03:24ou des conseils personnels sensibles.
03:26L'affaire relance un débat brûlant.
03:29Jusqu'où les entreprises d'IA sont-elles responsables des conséquences humaines
03:33de leur technologie ?
03:34Le regard de Marc Menand.
03:36France Olivier Gisbert est notre invité ce soir.
03:39Dans son livre Voyage dans la France d'avant,
03:42il conclut sa fresque de plusieurs volumes consacrés
03:45à l'histoire politique de la Vème République.
03:47Mais ce dernier tome ne se contente pas d'un récit historique.
03:51C'est une médiation intime et nostalgique sur ce que fuit la France,
03:55ses paysages, sa culture, ses gloires passées
03:57et sur ce qu'elle est devenue.
03:59Le journaliste dépeint avec gravité un pays en perte de repères
04:03tout en conservant une mélancolie solaire et une foi tenace
04:07en ce qu'il appelle la voix enfouie au fond de nous.
04:10L'amour, la liberté et l'esprit critique.
04:13Charlotte Dornelas interrogera notre invité ce soir dans Face à l'info.
04:16Et puis interrogé par le magazine Le Point
04:19après un rapport de Reporteurs Sans Frontières,
04:23la Com affirme n'avoir constaté en mars 2025
04:26aucun problème de respect du pluralisme sur CNews.
04:30RSF accuse CNews de parler trop souvent d'islam,
04:33de sécurité, de civilisation sur la base d'une analyse massive de bandeau.
04:38Mais derrière cette preuve de biais,
04:40n'est-ce pas une tentative de normalisation médiatique qui est recherchée ?
04:44Pourquoi contester la ligne officielle devient paradoxalement
04:48un acte de désinformation systématique ?
04:51L'édito de Mathieu Bocote.
04:53Voilà pour ce soir, une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
04:57Et c'est parti.
04:57On va commencer par Emmanuel Macron
05:13qui est souvent accusé d'être un président belliciste
05:16et de jouer Mathieu Bocote un peu trop légèrement
05:20avec la possibilité de guerre en Europe.
05:22Est-ce que c'est le cas ?
05:23Est-ce une accusation trop facile ?
05:25On se posera la question.
05:26Alors, le chef de l'état-major des armées demande au maire
05:29de préparer les Français au sacrifice de leurs enfants.
05:33Que comprendre de la doctrine de la guerre,
05:36de la classe au pouvoir, mon cher Mathieu ?
05:38Alors, je pense que c'est un mot qui revient,
05:40c'est un mot qui vient nous hanter en quelque sorte.
05:42Il appartenait au passé belliciste.
05:44Belliciste, c'est-à-dire ceux qui sont à la recherche du conflit pour lui-même,
05:47qui sont excités par la possibilité de la guerre.
05:50Eh bien, alors, que nous dit le retour de ce terme ?
05:54Alors, qu'on s'entende bien, prendre la menace russe au sérieux n'est pas du bellicisme.
05:59Nous sommes devant un empire qui a envahi tout récemment un pays.
06:03Nous sommes devant un empire qui désigne l'Occident global,
06:06dont la France fait partie, comme une forme d'ennemi civilisationnel.
06:10Prenons-le au sérieux.
06:11Nous sommes devant une force qui cherche à déstabiliser les puissances occidentales.
06:14Sachons-le.
06:15Il a démenti aujourd'hui, il a dit mieux en petit.
06:17Oui, il peut démentir tout ce qu'il veut,
06:18mais dans les faits, on sait que ce n'est pas exactement ce qu'on pourrait appeler un pays ami.
06:22Donc, une fois qu'on voit ça,
06:24ce n'est pas bellicisme que de prendre la Russie au sérieux comme menace potentielle.
06:29De même, plaider pour le renforcement militaire de la France dans les temps présents,
06:33dans un monde de plus en plus tragique,
06:35qui met de côté en fait les illusions de la paix perpétuelle,
06:38dans un monde de plus en plus violent,
06:40eh bien, ce n'est pas du bellicisme que de dire
06:42un pays doit être capable de se défendre et s'en donner les moyens.
06:45Ce n'est pas du bellicisme.
06:47Mais il y a autre chose dans l'air que ces deux éléments essentiels.
06:51Le premier élément, c'est la rhétorique de la guerre avec la Russie
06:54qu'on nous présente comme presque inévitable, imminente,
06:57dans mille jours, nous dit-on quelquefois.
07:00Dans trois ans.
07:02Comme s'il y avait une forme d'horloge
07:04qui marquait l'arrivée presque inévitable
07:07d'une guerre à laquelle on veut nous préparer.
07:09Donc, dans mille jours, dans trois ans,
07:11il y aura la guerre avec la Russie.
07:13Une forme de conditionnement.
07:14Donc, comme si on ne cherchait pas à repousser cette guerre,
07:17à l'empêcher, à tout faire pour qu'elle n'advienne pas,
07:20comme si on cherchait à nous amener
07:21à accepter son caractère inéluctable.
07:25Je note, soit dit en passant,
07:25que le ministre allemand des armées,
07:27ou de l'armée, Pistorius, si je ne me trompe pas,
07:30a dit que c'est peut-être, ou ce sera peut-être,
07:32l'été prochain, notre dernier été de paix en Europe.
07:35Bon, donc, dans deux étés, finalement,
07:37c'est la guerre en Europe.
07:37Il faut quand même lancer un tel message.
07:40On ne lance pas ça gratuitement.
07:42Deuxième élément, la libération de la parole des généraux.
07:44Depuis la guerre en Ukraine, les généraux sont devenus...
07:46Enfin, vous savez, pendant la COVID, il y a eu les médecins,
07:48et maintenant, il y a les généraux.
07:50Donc, les généraux de plateau, les colonels de plateau,
07:52qui sont des gens fort honorables, je n'en doute pas,
07:54mais qu'on est à travers la normalisation
07:57de la figure du militaire qui parle librement
07:59dans l'espace public, alors que normalement,
08:00le militaire avait pour vocation de se taire
08:02et de servir le pouvoir.
08:04Eh bien, qu'est-ce qu'il y a?
08:04Un conditionnement de l'opinion, une forme de militarisation
08:07de l'opinion.
08:08Nous devons désormais nous habituer
08:10à penser notre politique sous le signe de la guerre à venir.
08:13De même, le discours absolument sidérant,
08:16il y est revenu sur ça,
08:17la France doit être prête à sacrifier ses enfants.
08:20Alors, dans un monde normal,
08:21c'est plutôt les parents qui se sacrifient pour leurs enfants.
08:24Là, ce qu'on nous explique, c'est que désormais,
08:26il faut consentir au sacrifice des enfants pour Moloch,
08:29le sacrifice des enfants pour le dieu de la guerre,
08:31le sacrifice des enfants pour Mars,
08:33le sacrifice des enfants est à présenter
08:35à la manière d'un acte patriotique ultime.
08:38On peut, un pays peut concevoir l'idée
08:39qu'il est nécessaire quelquefois
08:40de perdre des hommes dans un conflit,
08:43mais cette formule prête à sacrifier ses enfants,
08:46il s'agissait de choquer l'opinion
08:47pour nous amener à franchir un seuil, je crois.
08:50Et maintenant, le retour du service militaire
08:52sur une base, dit-on, volontaire,
08:54eh bien ça, c'est un autre signal envoyé
08:55comme quoi la militarisation de l'existence
08:57est au programme.
08:58D'ailleurs, décryptons ces quatre éléments.
08:59Je disais la guerre, on nous l'annonce,
09:02mais on semble moins la redouter quelquefois
09:05que la souhaiter.
09:06Vous savez, Roger Caillois avait une formule,
09:07il parlait du vertige.
09:09Roger Caillois, le grand sociologue,
09:11il disait le vertige, qu'est-ce que c'est?
09:12C'est quand on se sent attiré par l'abîme,
09:14quand on se sent attiré par la catastrophe,
09:16quand on a le désir du clash,
09:18quand on a le désir du chaos.
09:19Ne croyons pas que ceux qui nous gouvernent
09:21sont absolument imperméables au désir du chaos,
09:24au désir de l'abîme.
09:25De même, la libération de la parole des généraux,
09:28ça consiste à nous dire finalement
09:29que le militaire n'est désormais non pas
09:31une dimension structurante de la nation,
09:33mais nous devons nous conditionner à l'idée
09:35que nous sommes en guerre toujours,
09:37que le général nous éclaire
09:38comme le médecin de plateau nous éclairait
09:40pendant la COVID.
09:41Le COVID, pardon.
09:42Le sacrifice des enfants.
09:44Alors ça, c'est particulier.
09:45C'est non seulement le conditionnement
09:46de la population,
09:47mais c'est envoyer le signal à tous.
09:49Vous devez être prêt au pire.
09:51Le pire est inévitable.
09:52Quand on envoie ce signal du sacrifice des enfants,
09:55il y a une dimension sacrificielle justement.
09:57Et celui qui refuse l'idée du sacrifice des enfants
10:00passe pour un lâche,
10:01passe pour un non-patriote.
10:03Et maintenant, le service militaire
10:05qui nous est remis de l'avant,
10:07eh bien, il s'agit en fait,
10:09c'est le principe de l'armée de masse potentiellement.
10:11C'est la militarisation de la population.
10:13Et si je peux me permettre,
10:14à l'échelle de l'histoire,
10:15l'armée de masse, c'est l'autre nom,
10:17c'est l'étape avant la tuerie de masse.
10:20Donc, il y a ce conditionnement de l'opinion,
10:22cette préparation décomplexée de la population
10:24à l'idée que la guerre n'est pas possible,
10:26mais inévitable.
10:28Et dès lors, puisqu'elle est inévitable,
10:30peut-être devons-nous même prendre de l'avance sur elle.
10:32Alors, peut-être, on n'y arrivera pas.
10:34Peut-être, le sacrifice humain ne sera pas au rendez-vous.
10:37Mais à tout le monde,
10:38il y aura le sacrifice de la prospérité,
10:40le sacrifice des libertés,
10:41le sacrifice de la vie démocratique,
10:43le sacrifice de bien des choses
10:45qui justifient, de ce point de vue,
10:46le pouvoir, prendre prétexte de la guerre,
10:48pour ressaisir la société.
10:50Alors, Mathieu, puisque vous ne cachez pas vos doutes,
10:52que craignez-vous à travers cette séquence
10:55que vous qualifiez de militariste ?
10:57Je crois que la démocratie n'a pas changé
10:59la nature de l'homme.
11:00Je m'explique.
11:00On croit que la démocratie nous civiliserait,
11:02transformerait l'être humain en homme nouveau,
11:04en soucieux d'égalité, de transparence.
11:07Mon oeil.
11:08À l'échelle de l'histoire,
11:10le pouvoir en place,
11:11lorsqu'il se sent fragilisé,
11:13est prêt à tout pour se maintenir.
11:14Il faut comprendre, c'était vrai,
11:16autant des cavernes, dirais-je probablement,
11:18ou à tout le monde dans les années qui suivent.
11:19Et ce sera vrai, si l'humanité tient encore,
11:21dans plusieurs milliers d'années.
11:23Le pouvoir veut se maintenir à tout prix.
11:25Et lorsqu'il se sent fragilisé,
11:26il y a une technique vieille comme le monde
11:28qui consiste à désigner un ennemi extérieur
11:31pour se délivrer d'un souci intérieur.
11:34Et de ce point de vue,
11:35quand celui qui est à l'intérieur,
11:37l'ennemi de l'intérieur,
11:39ne récite pas le couplet militariste du moment,
11:42on l'accuse de trahison.
11:43Donc, vous devenez un trahiste.
11:45Si vous ne partagez pas l'analyse stratégique
11:46de la classe au pouvoir,
11:48vous devenez un traître,
11:49de là l'usage du mot pro-russe
11:50de plus en plus ces présentes années.
11:53Je donne un exemple tout simple de ça,
11:55c'est-à-dire comment la guerre peut être instrumentalisée
11:57pour des raisons intérieures.
11:591982-83 surtout,
12:01en Argentine,
12:01la guerre des Malouines,
12:02on l'a un peu oublié,
12:03ça ne fait pas partie de notre imaginaire,
12:04mais c'est important.
12:05Le régime argentin était à ce moment-là
12:07un régime qui était contesté de l'intérieur,
12:10au seuil de l'effondrement.
12:10Eh bien, invasion des Malouines,
12:13des Falklands,
12:14disaient les Britanniques,
12:15pour être capable de ressouder la nation.
12:17Et Thatcher, de son côté,
12:18décide de prendre ce défi au sérieux
12:19pour être capable de se,
12:20par la riposte armée,
12:22légitime dans les circonstances,
12:23pour être capable de ressouder un gouvernement
12:25qui alors n'allait vraiment pas très bien.
12:28Donc, chacun a vu dans la guerre
12:30l'occasion de sortir d'une crise interne.
12:33Donc, que la guerre soit un instrument
12:34de politique intérieure,
12:35c'est une banalité depuis toujours,
12:37le rappeler aujourd'hui
12:38ne devrait pas être vu comme une transgression.
12:40Et par ailleurs,
12:41il faut se poser la question
12:42d'à quoi adhèrent nos élites.
12:44Je pense que c'est la question,
12:45quand on parle mourir pour son pays,
12:47d'accord, évidemment,
12:48s'il faut sauver notre pays,
12:49sauver notre famille,
12:50sauver nos proches, d'accord.
12:51Mais le pays mental de nos élites
12:53pour lequel nous devrions être prêts à mourir
12:55semble de plus en plus flou.
12:57C'est à bien des égards
12:58l'espèce d'empire technocratique
13:00post-national occidental
13:02aux frontières floues.
13:03On nous demande de mourir non plus
13:04pour son pays,
13:05pour sa patrie,
13:06mais même plus pour des principes,
13:07mais pour des valeurs,
13:08pour défendre nos valeurs.
13:10Et j'ai l'impression que quelquefois,
13:12une partie de ces élites aujourd'hui,
13:13dont Mme von der Leyen
13:14est probablement l'exemple,
13:16traite leur pays d'origine
13:17comme leur province d'origine.
13:19C'est leur village d'origine,
13:20mais qui ne porte plus
13:21à conséquences politiquement.
13:23Et on demande aux peuples occidentaux,
13:24on les conditionne à l'idée
13:26d'un affrontement
13:27pour sauver l'empire
13:28devant l'autre empire en face,
13:30l'empire russe.
13:31Je ne sous-estime pas,
13:32je le redis,
13:33la menace que représente la Russie.
13:34Je pense aux baltes,
13:35je pense aux polonais,
13:36je pense à tous ces peuples
13:37qui vivent avec la pesanteur
13:38d'un empire russe à leur côté.
13:40Mais je note qu'avec le propre de l'OTAN,
13:42c'est que c'est une alliance
13:43qui, quel que soit l'endroit
13:44qui est touché,
13:45tous sont appelés à terme
13:46à basculer dans une logique
13:48d'affrontement global.
13:49Et moi, j'appelle ça
13:49la logique des alliances de 1914
13:51avec les moyens militaires de 2025.
13:53Eh bien, c'est l'autre nom
13:55d'une humanité
13:55qui court au suicide.
13:57Alors, allons-y clairement,
13:58Mathieu.
13:59Allons-nous,
14:00tout simplement,
14:01vers la guerre, selon vous ?
14:02Je pense qu'il faut renverser
14:04la question en disant,
14:04mais qu'est-ce que la paix
14:05dans les circonstances ?
14:06On a voulu croire
14:07au XXe siècle
14:08et surtout au début du XXIe
14:09à la paix perpétuelle,
14:11par le commerce,
14:11par le droit,
14:12par l'abolition du conflit.
14:13Puisque les hommes
14:14ne se détesteraient plus
14:15et s'aimeraient une forme
14:16de paix évangélique,
14:18de paix universelle,
14:19eh bien,
14:19il n'y aurait plus de raison
14:20de se taper dessus.
14:23Les êtres humains
14:25vont toujours trouver
14:26des raisons de se taper dessus.
14:27Donc, dans les circonstances actuelles,
14:29la paix dont on doit parler,
14:30ce n'est pas une paix
14:31de réconciliation des âmes.
14:33Ce n'est pas la paix
14:34de l'autre monde.
14:35La paix en ce monde,
14:36c'est l'absence de guerre.
14:37L'absence de guerre,
14:38ça veut dire éviter
14:38de courir au conflit.
14:39Ça veut dire avoir le sens
14:40des intérêts stratégiques
14:42de gens dont nous ne partageons
14:43pas la vision du monde.
14:44Nous avons devant nous
14:45un empire,
14:46nous ne partageons pas
14:46sa vision du monde,
14:47mais ne pas courir
14:48à la guerre avec lui,
14:49ne pas se précipiter
14:51à l'affrontement,
14:53je dirais, je terminerais
14:54la chose ainsi.
14:56Préserver la paix pour un an,
14:57pour deux ans, pour trois ans,
14:58c'est lui donner une chance
14:59de se maintenir
15:00parce que le jour
15:01où l'engrenage du conflit,
15:02l'engrenage du conflit armé
15:04est engagé,
15:05il est très difficile
15:06d'en sortir
15:06et je ne peux m'empêcher
15:07de croire qu'une partie
15:08de nos élites aujourd'hui
15:09qui trouvent nos démocraties molles,
15:11nos démocraties affadies,
15:13nos démocraties ennuyantes,
15:14voient dans la guerre
15:15une forme d'occasion
15:16d'une virilité retrouvée.
15:17C'est enfin par la guerre
15:19que l'Europe se fera,
15:19c'est enfin par la guerre
15:20que nous sortirons
15:21de notre décadence morale
15:22ou par la possibilité
15:23de la guerre
15:24qu'on me permette
15:25de me méfier des gens
15:25qui se donnent
15:26de tels frissons
15:27au risque de la vie des autres.
15:30Dans un instant,
15:32Gabriel Cluzel,
15:33on parlera de cet impôt déguisé,
15:37cet impôt,
15:37on va en parler
15:38avec Charlotte Dornela,
15:39sonora,
15:40France Olivier Gilbert
15:41qui nous fera,
15:42Charlotte va l'interroger,
15:44avec Marc Menon,
15:45on parlera de quoi déjà Marc ?
15:47Nous allons parler
15:48de tchat GPT.
15:50C'est de vous savoir
15:51si vous arrivez à le dire
15:52pour vous taquiner.
15:54Je vous remercie.
15:55Vraiment,
15:55le vieux gaguel,
15:56il va buter sur ce moindre.
15:59Il s'est entraîné
15:59le bonhomme.
16:00Mais non !
16:01Allez,
16:02on marque une pause
16:02à tout de suite.
16:06France Olivier Gilbert
16:07nous a rejoints,
16:08ça y est,
16:08il a déjà retourné
16:09le plateau.
16:10On parle beaucoup
16:11avec lui,
16:12on voyage dans la France
16:13d'avant chez Gallimard.
16:14On en parle dans un instant
16:15et c'est Charlotte Dornelas
16:16qui vous interrogera.
16:18D'abord,
16:19on peut faire la chronique
16:20de Gabriel,
16:20puis celle de Marc,
16:21mon cher Franck ?
16:22On a le droit ?
16:23Oh là,
16:24comment il s'est fait discret !
16:25Donnez-moi un joker,
16:26mon cher Franck.
16:27Marc,
16:27je le connais depuis
16:28très très très longtemps.
16:29Alors,
16:30racontez-nous,
16:30racontez-nous quelque chose.
16:31Vous n'étiez pas né.
16:33Évidemment,
16:33évidemment.
16:34Racontez-nous un petit truc.
16:34Le général de Gaulle non plus,
16:35d'ailleurs.
16:37Et Georges Clémenceau non plus.
16:38Non,
16:39on l'a vu débuter,
16:41Clémenceau,
16:41et on n'était pas d'accord
16:42sur son avenir.
16:44Alors,
16:44une proposition socialiste
16:47qui passe aujourd'hui
16:48au Sénat
16:49fait couler beaucoup d'encre.
16:50Un emprunt forcé,
16:53imposé
16:53aux ménages
16:54les plus riches.
16:55Pourquoi
16:56ce qui s'apparente
16:57à un impôt supplémentaire
16:58déguisé
16:59serait insupportable
17:00pour les Français,
17:01qu'ils soient dans la cible
17:02ou non ?
17:03Gabriel Cluzel.
17:04Écoutez,
17:05en France,
17:06vous vous souvenez
17:06de ce slogan ?
17:07En France,
17:07on n'a pas de pétrole,
17:08mais on a des idées.
17:09Les plus anciens
17:10doivent s'en souvenir,
17:11c'était dans les années 70.
17:12Giscard d'Estaing
17:13était ministre des Finances,
17:14c'était l'ancêtre
17:15de l'ADEME,
17:16dont parlait Mathieu hier,
17:17qui avait lancé ça.
17:18Alors,
17:18on n'a toujours pas
17:19tellement de pétrole,
17:20mais on a plein d'idées
17:21d'impôts,
17:22parce qu'en réalité,
17:23c'est un impôt déguisé,
17:24comme on va le voir.
17:26Alors là,
17:26la créativité est infinie,
17:28on a un secteur recherche
17:29et développement
17:29en pleine expansion.
17:31Et après,
17:32la taxe du Kman,
17:33vous savez,
17:33la taxe du Kman,
17:33elle nous a bien occupés.
17:34Donc,
17:35la dernière idée,
17:36c'est donc
17:36cet emprunt forcé,
17:39voilà,
17:39à taux zéro.
17:40Alors,
17:41vous voyez,
17:41emprunter à quelqu'un
17:43sans lui demander son avis,
17:44ça s'appelle un braquage,
17:45même si c'est pour un certain temps,
17:47c'est un braquage,
17:48à ce moment-là,
17:48à durée limitée,
17:49mais néanmoins,
17:50c'est ainsi que ça s'appelle.
17:52Donc,
17:52ça pose des problèmes.
17:53Donc,
17:54plusieurs abonnements socialistes
17:55proposent donc
17:56cette idée
17:58d'aller puiser
17:59à leur corps défendant
18:00dans les poches
18:01des plus riches.
18:03Alors,
18:03il y a eu une levée de boucliers,
18:04mais alors,
18:05ils ont réponse à tout,
18:06c'est les socialistes,
18:06donc ils vous expliquent déjà,
18:07il n'y a que 20 000 personnes
18:09que, entre guillemets,
18:10donc les plus riches
18:11qui seraient concernés.
18:12Alors,
18:12tout le monde se dit,
18:13super,
18:13ce n'est pas moi.
18:14Sauf qu'on connaît,
18:15on connaît la chanson,
18:16cette vieille ficelle,
18:17on nous l'a faite mille fois,
18:18notamment avec la CSG,
18:20c'est qu'on pose le principe,
18:22au début,
18:22c'est tout petit,
18:23vous vous souvenez,
18:23le taux de la CSG,
18:24c'était infinitésimal,
18:26et puis après,
18:27on déplace gaiement le curseur.
18:29Donc,
18:29tout d'un coup,
18:29vous allez vous retrouver riche,
18:30vous ne l'aurez pas vu,
18:32enfin,
18:32considéré comme riche,
18:33vous ne l'aurez pas vu venir.
18:36Et ça,
18:37c'est une fatalité.
18:38Alors,
18:38un autre argument
18:39assez stratosphérique
18:40qui a été donné à l'AFP
18:41par le président
18:42du groupe socialiste
18:43au Sénat,
18:43Patrick Cannaire,
18:44il a dit,
18:45ce n'est pas une taxe,
18:46ce n'est pas un impôt,
18:47c'est du patriotisme fiscal.
18:49Donc là,
18:50ça change tout,
18:51vous voyez,
18:51ça c'est bien
18:52parce que la gauche,
18:53elle déteste le patriotisme,
18:54elle trouve ça,
18:55elle trouve que ça sent
18:56la France de Vichy,
18:57mais là,
18:58c'est bien.
18:58Une fois qu'il est fiscal,
18:59c'est bien,
19:00ça l'arrange,
19:01donc c'est très bien.
19:01Donc il dit que ça pourrait rapporter
19:03entre 6 et 15 milliards
19:05et donc ce serait donc
19:06autant d'argent
19:07en moins emprunté
19:08à 3,5% sur les marchés.
19:10Et bien oui,
19:10parce que le taux est à zéro.
19:11Alors,
19:11il nous explique aussi
19:12que ce n'est pas nouveau,
19:13il y a eu en 1983
19:16l'emprunt morrois.
19:18Oui,
19:18alors déjà les socialistes,
19:20d'ailleurs,
19:20en notre 1,
19:21il y avait eu l'emprunt morrois,
19:23c'était un emprunt
19:25également obligatoire,
19:27il y a eu d'autres
19:27emprunts nationaux,
19:28mais celui-ci était obligatoire,
19:30sauf que l'emprunt morrois
19:31n'était pas un emprunt
19:32à taux zéro,
19:33il était même plutôt intéressant,
19:35il était à 10%.
19:37Alors,
19:37on peut rappeler que,
19:38donc,
19:38Pierre Morrois,
19:39c'était le Premier ministre
19:39de l'époque,
19:40et les contribuables
19:40payant plus de 5 000 francs,
19:42à l'époque c'était des francs,
19:43d'impôts,
19:45durent ainsi verser à l'État
19:4610% de leurs impôts
19:47sur le revenu,
19:48ça a été remboursé
19:49en 1985,
19:51sauf que là,
19:52ce n'est pas du tout pareil,
19:53puisqu'encore une fois,
19:53c'est un taux zéro.
19:55Donc,
19:55beaucoup parmi ceux
19:56qui commandent
19:57disent que ça se rapproche
19:58plus des emprunts forcés
19:59révolutionnaires
20:00de l'an 2
20:02ou de l'an 4.
20:03Et le propre
20:04d'un emprunt forcé,
20:05c'est son caractère
20:06spoliateur,
20:07ça n'arrange pas du tout
20:08les emprunteurs,
20:10les conditions
20:11ne sont pas faites
20:12pour l'arranger,
20:13c'est donc un impôt
20:13déguisé.
20:15Parce que si les conditions
20:16étaient avantageuses,
20:17on ne serait pas obligé
20:18de forcer les gens
20:18à prêter,
20:19ils prêteraient d'eux-mêmes.
20:20Par exemple,
20:20il y avait eu
20:20l'emprunt baladur,
20:21l'emprunt baladur,
20:22et il avait des conditions
20:23extrêmement avantageuses.
20:25C'était en 1993,
20:26Dures avait dépassé
20:27les espérances
20:28de son initiateur,
20:29les gens s'étaient précipités
20:30parce que le taux d'intérêt
20:32était très élevé
20:33pour l'époque,
20:34ou élevé.
20:34C'était un emprunt souverain,
20:36donc un capital
20:36garanti et sans risque.
20:38Et puis en plus,
20:39il était indexé
20:41sur l'inflation.
20:42D'ailleurs,
20:43on dit maintenant,
20:43on dit,
20:44ah oui,
20:44finalement,
20:44c'est plus les emprunteurs
20:46que l'État
20:46qui ont gagné
20:48avec cet emprunt.
20:49Alors,
20:49est-ce que cet emprunt forcé
20:51a des chances
20:51de passer,
20:52Gabrielle ?
20:52Écoutez,
20:53pas tellement,
20:54pas beaucoup.
20:55C'est vraiment
20:55des chances très minimes.
20:57Méfions-nous,
20:58méfions-nous.
20:59Mais Marc est très fortuné
21:00et il était très inquiet.
21:02Alors,
21:03la majorité du Sénat
21:04n'en veut pas
21:05et le ministre
21:06Roland Lescure
21:08a affirmé hier
21:08que pour le moment,
21:09la France n'avait pas besoin
21:10de cet emprunt forcé
21:12parce qu'elle n'avait pas
21:12de mal à emprunter
21:13sur les marchés,
21:14donc il n'y avait pas
21:15nécessité.
21:16Il dit d'ailleurs,
21:17fin,
21:18avec beaucoup de finesse,
21:19cela risquerait
21:21de ne pas être
21:21un signal très positif.
21:23Nous sommes d'accord.
21:25Mais il faut comprendre
21:26que cette proposition
21:27c'est en réalité
21:28un ballon d'essai.
21:30Et ce que l'on sait moins,
21:31parce qu'on parle
21:31des socialistes,
21:32toujours plus abusant
21:33peut-être de charger
21:34les socialistes,
21:34on se dit,
21:35ah bah oui,
21:35les socialistes
21:35c'est les impôts,
21:36mais ça a été soutenu
21:37voire inventé
21:38plutôt par la macroniste
21:41et soutenu
21:42par le Premier ministre.
21:43En tout cas,
21:43c'est ce que disent
21:45les échos.
21:45Et on peut même dire
21:47que cette confiscation
21:48temporaire ou non,
21:49elle traverse,
21:50cette tentation
21:51de confiscation,
21:52elle traverse
21:52de la macronie
21:55jusqu'à l'extrême-gauche.
21:56Je ne sais pas
21:56si vous vous souvenez
21:57de cette déclaration
21:58de Sandrine Rousseau
22:00en juillet 2024,
22:01c'était un entretien
22:02sur Boursorama.
22:04On lui dit,
22:05la France,
22:05elle dit plutôt,
22:07la France est un pays
22:08où il y a une épargne
22:09qui nous permettait
22:09de reprendre très bien
22:10la main sur la dette.
22:12Alors le journaliste
22:14lui dit,
22:14mais quitte à contraindre
22:15les épargnants,
22:17et elle dit absolument.
22:18Donc vous voyez,
22:19c'est quand même
22:20assez fort.
22:21Donc on parle
22:21de très riche
22:23pour calmer le jeu,
22:24pour ne pas effrayer,
22:25mais en réalité,
22:26c'est sur l'épargne
22:27de tous les Français
22:28que l'on louche,
22:30que l'on tourne autour.
22:31Alors elle est très importante
22:32en France,
22:32c'est vrai qu'elle est plus importante
22:33en France que dans le reste
22:34de l'Europe.
22:35Le taux d'épargne
22:36est passé de 15%
22:37en 2019
22:38à 18% en 2024
22:40selon l'INSEE.
22:41Et il y a beaucoup
22:42d'autres ballons d'essai,
22:43je ne sais pas
22:44si vous vous souvenez,
22:44nous en avions parlé
22:45sur ce plateau.
22:46En janvier dernier,
22:47le gouverneur
22:48de la Banque de France
22:49avait dit vouloir
22:49récupérer les 300 milliards
22:52de l'épargne privée
22:53pour financer
22:54l'Union européenne.
22:56Récupérer,
22:57ça veut dire
22:58que ce n'est pas à vous.
22:59On vous reprend quelque chose.
23:00C'est comme si les gens
23:01avaient emprunté
23:02à l'État.
23:02C'est quand même
23:03une inversion
23:04sémantique assez forte.
23:07Et lui,
23:08il dit,
23:08je considère
23:09que ce haut niveau
23:10d'épargne
23:11serait,
23:12il est sans doute
23:13alimenté
23:14par l'augmentation
23:16de l'incertitude
23:17qui pousse
23:17à une épargne
23:18de précaution.
23:19Ben oui,
23:19ça c'est clair,
23:20nous sommes d'accord,
23:21c'est vrai que les Français
23:21n'ont pas tellement
23:22confiance en l'avenir.
23:24On a aussi en mars 2025,
23:26François Béroud,
23:26il avait évoqué
23:27la possibilité
23:28d'un emprunt national,
23:29on ne sait pas
23:29s'il était forcé ou pas celui-là,
23:30pour compenser
23:31les fortes dépenses
23:32militaires à venir.
23:33Donc vous voyez,
23:33il y a des liens
23:34entre tout ça.
23:35Et il faut se rendre compte
23:36que la sortie
23:37de Yael Brunpivet,
23:38vous savez,
23:38sur cet héritage
23:39tombé du ciel
23:40qui serait parfaitement injuste
23:41et qu'il faudrait plus taxer,
23:43eh bien là aussi,
23:44c'est une tentative
23:45d'aller chercher
23:46ce fameux bas de laine
23:48sous le matelas.
23:50Alors vous me direz,
23:50ben là,
23:51c'est un emprunt,
23:52mais ce n'est pas
23:52un impôt stricto sensu,
23:55mais en fait,
23:56un emprunt à taux zéro
23:57non indexé sur l'inflation,
23:59il fait perdre de l'argent
24:00en réalité,
24:01même s'il est remboursé
24:02in fine,
24:03à celui qui prête.
24:04Donc c'est bien
24:05un impôt déguisé,
24:06il ne peut pas
24:07le placer ailleurs.
24:09Et ce que l'on constate,
24:11c'est que notre État
24:12est non seulement obèse,
24:13mais ça,
24:14à la limite,
24:14ce ne serait pas très grave,
24:15il y a des obèses
24:15qui se soignent
24:17et qui essaient de maigrir,
24:18mais en réalité,
24:19c'est un État boulimique
24:20qui engloutit tout.
24:22Et on vient d'apprendre,
24:24il y a quelques heures,
24:25vous savez,
24:26il y a un baromètre
24:26intéressant de la Cour des comptes
24:28qui mesure la tolérance
24:29à l'impôt.
24:30des Français.
24:31On vient d'apprendre
24:31que près de 80%
24:32des Français
24:34en ont ras-le-bol
24:35et trouvent qu'ils paient
24:36trop d'impôts.
24:37Vous voyez,
24:38c'est Nicolas qui paie,
24:39mais c'est aussi maintenant
24:40Nicolas qui brée.
24:41Voilà,
24:42il commence à crier très fort.
24:44Et puis,
24:44il paraît qu'aujourd'hui,
24:45c'est Thanksgiving
24:46aux États-Unis.
24:47Je peux vous dire
24:48que les dindes,
24:48elles sont en France.
24:49Les dindes à plumer.
24:50Et elles sont grosses,
24:51les dindes.
24:52Merci beaucoup.
24:53Merci.
24:54Gabriel Gouzelle.
24:56On en parlait,
24:57je le disais,
24:57sur ce plateau,
24:58il y a 48 heures,
24:59je crois que l'ARCOM
25:00ne constate pas
25:01de manquement
25:02au pluralisme
25:03sur CNews
25:04sur la période
25:05visée par RSF.
25:06On en parlera avec vous
25:07dans un instant,
25:08Mathieu Bocoté.
25:08Rappelons-le
25:09que dans ce contraire
25:11à ce qu'affirme
25:12le complément d'enquête
25:13qui doit être diffusé,
25:15que l'ARCOM
25:16contredit
25:17le rapport
25:18de RSF
25:19repris
25:19dans le complément d'enquête
25:20à propos
25:21du manque
25:23de respect
25:23du pluralisme.
25:25Marc Menon,
25:25avant d'avoir
25:26l'entretien
25:28avec François-Olivier
25:29Gisbert
25:29dans son livre,
25:31on va s'arrêter
25:31sur cet adolescent
25:33aux Etats-Unis
25:34qui s'est suicidé
25:35après avoir
25:36longuement échangé
25:37avec
25:38chat-GPT.
25:40Et la famille
25:40met en cause
25:41l'IA.
25:43L'entreprise
25:43se défend
25:44en affirmant
25:45qu'il s'agit
25:46d'un mauvais usage
25:47de l'outil
25:48et rappelle
25:49que chat-GPT
25:49n'est pas conçu
25:50pour fournir
25:51un soutien psychologique
25:52et des conseils
25:53personnels sensibles.
25:54L'affaire relance
25:55le débat brûlant
25:56jusqu'où
25:57les entreprises
25:57d'IA
25:58sont-elles
25:59responsables
25:59des conséquences
26:00humaines
26:01de leur technologie ?
26:02Alors on va parler
26:03d'IA bien évidemment
26:04mais quand j'ai vu
26:05l'information
26:05ça m'a rappelé
26:06un livre
26:07qui était sorti
26:08à la fin
26:08des années 70
26:09sur les conseils
26:11comment se suicider.
26:12C'était un livre
26:13et ça avait fait
26:14un scandale
26:14invraisemblable.
26:15Comment ça ?
26:16Un éditeur
26:17ose mettre
26:18sur le marché
26:19les éléments
26:20qui permettent
26:21à une personne
26:21de se supprimer.
26:24Le livre
26:24est resté en place
26:25bien qu'il y ait eu
26:26à l'époque
26:27des actions
26:29en justice.
26:30Alors là
26:31les parents disent quoi ?
26:32Ils disent
26:33on a des extraits
26:35de conversation
26:36et dans ces extraits
26:37par exemple
26:38au gamin
26:39qui n'a que 16 ans
26:40tu ne dois pas
26:42ta survie
26:43à quelqu'un.
26:46Ensuite
26:46pour la lettre
26:49d'adieu
26:49c'est-à-dire
26:49il dit
26:50je vais le suicider
26:50et bien
26:52on lui donne
26:54la manière
26:56d'annoncer
26:56à ses parents
26:57pour que ce soit
26:58acceptable
26:59ou peut-être
27:00l'art moyen
27:00je n'en sais rien
27:01et puis en plein
27:01après
27:02c'est le nœud coulant
27:04comment faire
27:05au mieux
27:05pour que
27:06lorsque vous allez
27:08vous pendre
27:08vous puissiez
27:10ne pas
27:10vous rater.
27:12Alors effectivement
27:13la réplique
27:14qui est tombée
27:14hier
27:15d'Open
27:16AI
27:18c'est de dire
27:19mais comment ça ?
27:20Il y a des conditions
27:21d'utilisation
27:22on n'est pas responsable
27:23déjà
27:24on doit savoir
27:25qu'il y a des concurrents
27:27que notre parole
27:28n'est pas magistère
27:30et que par conséquent
27:31c'est un abus
27:32d'utilisation
27:33que d'avoir
27:34recours ainsi
27:36à notre
27:37machine
27:37entre guillemets.
27:38En Californie
27:39ils se sont inquiétés
27:40depuis un certain temps
27:41une loi a été votée
27:43début octobre
27:44il faut dire que là
27:45on a ce gamin
27:46le geste a été fatal
27:48mais il y a eu
27:48d'autres tentatives
27:49où heureusement
27:50les enfants
27:52s'en sont tirés.
27:53Mais alors là encore
27:54c'est extraordinaire
27:55parce que
27:55le sénateur dit
27:56ne restons pas
27:57les bras croisés
27:58quand on voit
27:59que des gens
28:00gagnent de l'argent
28:01et que ça puisse
28:02être au détriment
28:03des nôtres.
28:04Mais dans tout ça
28:05il y a quand même
28:05des questions
28:05plus fondamentales
28:06à se poser.
28:08Aujourd'hui
28:08dans ce climat
28:11où nombre d'adolescents
28:12sont en péril mental
28:15on propose quoi ?
28:17Des accompagnateurs
28:18des accompagnateurs virtuels
28:21alors vous allez
28:21choisir
28:22moi j'ai mon
28:23pour idole
28:23Gisbert
28:25alors je vais faire
28:26mon petit fog
28:27et mon petit fog
28:28quand j'aurai un souci
28:29je lui dirai
28:30dis donc
28:30ça va pas bien
28:31alors lui
28:32il me dira
28:32mais mon garçon
28:33il suffit de te souvenir
28:34de ce que t'as vécu
28:36c'était beau
28:37etc.
28:37Il va essayer
28:38de me rattraper
28:38mais vous vous rendez compte
28:39c'est-à-dire qu'aujourd'hui
28:41au lieu de permettre
28:42dans l'éducation
28:43à des enfants
28:44d'avoir
28:45le sens de la vie
28:47le goût
28:48de la responsabilité
28:49non
28:50c'est la renonciation
28:52à tout
28:53dès la germination
28:55reposer sur d'autres
28:57votre droit
28:59de vivre
28:59votre capacité
29:01à l'existence
29:02et ça m'a rappelé
29:04j'ai entendu
29:04il y a
29:05je sais pas
29:05quinze jours
29:06trois semaines
29:06une interview
29:08à la radio
29:08d'un professeur
29:09il y avait un concours
29:10national
29:11pour que
29:12dans les lycées
29:13les élèves
29:15puissent créer
29:16une chanson
29:16et la preuve disait
29:18et bien j'ai dit
29:19à mes élèves
29:20d'utiliser
29:21l'intelligence artificielle
29:22mais non
29:23ne me dites pas
29:24ne me dites pas
29:25que ça les empêchait
29:26de réfléchir
29:26non non non non
29:27parce que
29:28à la fin
29:29ils pouvaient corriger
29:30un mot
29:31ici et là
29:32et c'était bien
29:33leur création
29:34vous vous rendez compte
29:35où l'on en est
29:36c'est-à-dire
29:37qu'il n'y a même plus
29:38la capacité
29:39à avoir l'impulsion
29:40d'un raisonnement
29:41on vous crée
29:42une sorte de mâchouille
29:43accrochez-vous à ça
29:44et maintenant
29:45ayez espoir
29:46à la vie
29:47alors vous voyez
29:48faire le procès
29:49d'OpenAI
29:50et compagnie
29:51c'est une chose
29:52mais interrogeons-nous
29:53sur notre manière
29:54de donner le goût
29:56à l'existence
29:57à nos gamins
29:58et le 31-14
29:59c'est le numéro national
30:00de prévention
30:01du suicide
30:02il y a des solutions
30:04merci beaucoup
30:05mon cher Marc
30:06juste une petite nouvelle
30:07je ne sais pas
30:08si vous vous rappelez
30:08à Agnière
30:09sur scène
30:09qui gagne son sens
30:11de Noël
30:12sur le sens de Noël
30:13on en avait parlé
30:13dans l'éditorial
30:15du journal d'Agnère
30:16info décembre 2023
30:17le maire
30:18rappelait l'origine
30:19chrétienne
30:20de la fête de Noël
30:21il faisait aussi figurer
30:22la photo d'une crèche
30:23en illustration
30:24de ses propos
30:24deux élus communistes
30:26ont déposé un recours
30:27devant le tribunal
30:28administratif
30:29dans sa décision
30:30du 5 novembre 2024
30:32le tribunal
30:32avait rejeté
30:33le recours
30:34des individus
30:35pour rejeter
30:36le sens de Noël
30:37et finalement
30:38le principe
30:39de laïcité
30:40a remporté
30:42et n'interdit pas
30:43un maire
30:44de rappeler
30:44l'origine religieuse
30:46d'une fête
30:46ou d'une cérémonie
30:48donc tout ça
30:49pour rappeler
30:49que le maire d'Agnère
30:51avait souligné
30:52le sens de Noël
30:53l'origine chrétienne
30:54de Noël
30:55avec une crèche
30:56et il a gagné
30:56enfin c'est juste pour dire
30:57que le bon sens
30:59peut encore gagner
31:00à plonge 22 Agnès
31:02ça nous rappelle
31:02quelque chose
31:03Fernand Reynaud
31:04Charlotte Dornelas
31:06France-Olivier Gilbert
31:07est votre invitée
31:08ce soir
31:08dans son livre
31:10Voyage dans la France d'avant
31:11il conclut
31:13sa fresque
31:14de plusieurs volumes
31:14consacrés
31:15à l'histoire politique
31:16de la 5ème République
31:17chez Gallimard
31:18en allant bien au-delà
31:20de la 5ème République
31:21et vous avez
31:23je vais commencer
31:23on voit sur votre couverture
31:25vous cherchez à connaître
31:26d'où nous venons
31:27alors vous n'êtes pas
31:27le premier à dire
31:28que pour savoir
31:29où aller
31:29il faut savoir
31:30d'où l'on vient
31:31et j'aimerais savoir
31:32pourquoi
31:32pour vous
31:33pourquoi
31:34écoutez
31:35c'est en fait
31:36l'idée des lecteurs
31:38je circule pas mal
31:40des salons du livre
31:41j'échange beaucoup
31:42avec les lecteurs
31:43les lecteurs me disaient
31:44il faut faire une conclusion
31:44mais j'ai dit
31:45parce qu'en fait
31:45le thème
31:46vous l'avez compris
31:47de la trilogie
31:48qui est un peu comme
31:50une pièce de théâtre
31:51c'est à dire
31:52il y a le sursaut
31:53de Gaulle
31:53la France repart
31:54la belle époque
31:55ça continue
31:56et puis vous avez
31:57la fin
31:58l'effondrement
31:58la tragédie française
31:59ça commence presque en
32:00oui c'est une belle histoire
32:02et puis tout s'effondre
32:03à la fin
32:03bon c'est ça
32:04en fait
32:05quand j'ai commencé
32:06l'idée c'était
32:07comment on en est arrivé là
32:09c'est ça le fil
32:10en fait
32:10de toute
32:10de toute cette trilogie
32:12et les lecteurs
32:14n'avaient le sentiment
32:15de ne pas avoir
32:16vraiment de réponse
32:17à ça
32:17malgré tout
32:18parce que c'était
32:18peut-être dilué
32:19dans la trilogie
32:20et je me suis dit
32:21il fallait faire
32:22en fait
32:23c'était assez facile
32:24à faire
32:25c'était presque
32:25le livre de ma vie
32:26ou un livre testamentaire
32:28parce qu'il suffisait
32:29d'aller dans ma bibliothèque
32:30depuis des années
32:30comme un malade mental
32:32je collectionne
32:33tous les trucs
32:33sur la révolution française
32:34j'ai les oeuvres complètes
32:36de Robespierre
32:37et là je suis incollable
32:37sur tous les connards
32:39qui ont dit des bêtises
32:40pendant la révolution française
32:42j'ai tous les bouquins
32:43j'ai tous les trucs
32:43les bouquins de Marat
32:45vous voyez les trucs
32:45qu'on vous présente souvent
32:46comme un quant intellectuel
32:47qui est un taré
32:48cinglé absolu
32:50qu'il fallait enfermer
32:51dès le premier jour
32:51j'ai tout ça
32:52donc je me suis dit
32:54effectivement
32:55c'est l'occasion
32:55d'expliquer
32:56enfin par l'histoire aussi
32:57pas seulement
32:58c'est pas un livre d'histoire
32:58non plus
32:59mais c'est un livre d'avenir
33:00et puis c'est un livre
33:01très contradictoire
33:02parce qu'en fait
33:03c'est un livre de chroniqueurs
33:04et puis je suis amoureux
33:06de la France je le dis
33:07parce que ça commence
33:08par un champ d'amour
33:09et en même temps
33:10je suis très en colère
33:11pour ce qu'on en a fait
33:12aujourd'hui
33:13et effectivement
33:15j'ai essayé
33:16vraiment de répondre à ça
33:17c'est comment on en est
33:18arrivé là
33:19mais ça fait longtemps
33:20ça fait longtemps
33:21qu'on est là
33:21et il y a
33:22je pourrais dire
33:24des mots français
33:25parce que le mal français
33:25ça suffit pas
33:26le livre de Perfit
33:28était tout à fait passionnant
33:29mais je rajoute à ça
33:30quand même
33:31quelque chose d'ailleurs
33:31qu'il évoquait
33:32qui est très important
33:33l'espèce de culte
33:34de la violence
33:35la religion révolutionnaire
33:37l'idée qu'on va s'en sortir
33:38en faisant une révolution
33:39mais ça c'est
33:40moi j'ai entendu ça
33:41dès ma petite enfance
33:42et je ne comprenais pas très bien
33:44parce que j'étais pas de
33:44j'étais pas de cette école là
33:46et ça
33:47mais ça revient encore
33:48encore aujourd'hui
33:49vous l'entendez
33:50et tous ces gens
33:51par exemple
33:51à l'Assemblée nationale
33:52vous regardez les Insoumis
33:53ils se prennent tous
33:54pour des Jacobins
33:55autant de Robespierre
33:56vous voyez
33:57et puis ils désignent
33:58et puis
33:58et puis ils font des listes
33:59et puis voilà
34:00comme le célèbre professeur
34:02il va être très célèbre là
34:03Julien Théry
34:04qui a fait sa liste
34:06des juifs
34:06enfin il a oublié
34:08il y avait quelques non-juifs
34:08dedans au milieu
34:09mais c'est pas grave
34:10comme au temps du nazisme
34:11parce que le nazisme aussi
34:12c'est intéressant
34:13parce que j'en parle aussi
34:14dans le livre
34:14parce qu'il revient en France
34:15il revient sous la forme
34:17de l'anti-nazisme
34:18le fascisme
34:20revient déguisé
34:21en anti-fascisme
34:21et également le nazisme
34:24sous forme de
34:25parce que
34:25qu'est-ce que c'est
34:26ce truc
34:26ce professeur
34:28de Lyon
34:29de l'université
34:31Lumière
34:32Lyon 2
34:33c'est un truc
34:35oui c'est un acte
34:36antisémite
34:37comme il y en a
34:37beaucoup
34:38sous la république
34:38de Weimar
34:39et parfois
34:40il y a des ressemblances
34:40aussi
34:40donc j'évoque
34:42ces ressemblances
34:43j'ai puis surtout
34:44j'essaye de
34:45la tentation de l'abîme
34:46tout ce genre de choses
34:47et cette espèce
34:48de particularité française
34:49moi j'ai beaucoup
34:50voyagé
34:51j'ai beaucoup circulé
34:51il y a quelque chose
34:52dans l'esprit français
34:53attendez
34:54je ne fais pas le procès
34:55de la France
34:55quand je dis ça
34:56j'adore la culture française
34:59l'esprit français
35:00l'esprit critique
35:01qui commence de rabler
35:03etc
35:03une espèce de ricanement
35:04permanent
35:05que nous avons tous
35:06d'ailleurs
35:07y compris dans cette émission
35:08le côté voltairien
35:10on ne peut pas
35:11on ne peut pas
35:11s'empêcher
35:12c'est un temps plus que d'autres
35:12non non
35:13on ne peut pas
35:14on ne peut pas
35:14s'empêcher
35:15mais il y a aussi
35:16toujours là
35:17ce que le philosophe
35:18Pinoza appelle
35:19les passions tristes
35:21la jalousie
35:22la convoitise
35:24d'ailleurs
35:24d'où la haine du riche
35:25mais que vous ne rencontrez pas
35:27vraiment à l'étranger
35:27c'est pour ça
35:28c'est intéressant
35:28de circuler en Europe
35:29vous allez en Italie
35:30vous vous dites
35:31mais qu'est-ce que c'est
35:31que ces conneries là
35:32qu'est-ce que c'est
35:33la taxe humaine
35:34vous êtes complètement tarés
35:35pourquoi vous en avez
35:36comme ça
35:37vous voyez
35:37nous avons là
35:38chez nous
35:39le truc
35:40le péché
35:40de convoitise
35:41pour parler
35:43biblique
35:43c'est vrai
35:46quand on se balade
35:46à l'étranger
35:47on n'entend moins ça
35:47mais quand on se balade
35:48en France
35:48on n'entend pas partout
35:49pas partout
35:50ça je suis d'accord
35:50on n'entend pas partout
35:51pas dans la France profonde
35:53exactement
35:54à qui on attribue
35:55pourtant cette jalousie
35:56parfois
35:56ou ces revendications
35:57et vous dites justement
35:59sur la question
35:59de la révolution
36:00que vous explorez
36:02sur la question de Murat
36:03de Robespierre
36:04sur ces figures
36:05qui ont été quand même
36:05données à aimer
36:07aux petits écoliers
36:08pendant des années
36:08pas par la France insoumise
36:10oui mais au-delà
36:11de la France insoumise
36:12et vous expliquez aussi
36:14que par exemple
36:14la terreur est l'oeuvre
36:15d'une minorité
36:16contre la majorité
36:18en France
36:18ça fait la populace
36:19ça fait 2-3 000 personnes
36:21c'est ça
36:21ils ont complètement
36:22ils menaçaient tout le monde
36:23et c'est comme ça
36:24qu'ils ont réussi
36:25à faire voter la mort du roi
36:26et après la mort
36:27des uns et des autres
36:28notamment des Girondins
36:29mais comment vous expliquez
36:29justement que ces passions tristes
36:30que vous explorez
36:31qui sont le fait d'une minorité
36:33mais qui ont été présentées
36:34comme une
36:34enfin la révolution
36:35a été présentée
36:36comme un bloc
36:37extrêmement positif
36:38l'est encore aujourd'hui
36:39on se souvient au moment
36:40du bicentenaire
36:41quelle responsabilité
36:42là vous voyez justement
36:43dans le retour de la violence
36:44qu'on constate aujourd'hui
36:46je pense qu'il y a un problème
36:47alors je ne veux pas dire ça
36:48globalement
36:49je suis fils de prof
36:50ma mère était prof d'histoire
36:51et j'aime l'enseignement
36:54à cause de ça
36:54ma mère était cato
36:56comme un phoque
36:56et
36:57cato comme un phoque
36:58laïcarde
36:59laïcarde
37:02laïcarde
37:02vous n'imaginez pas
37:06c'est à dire que
37:07elle étant plus militante politique
37:09recardienne
37:09il n'était pas question
37:10que la politique
37:11rentre dans l'école
37:12que la religion
37:12rentre dans l'école
37:13etc
37:14vous voyez c'était cette
37:14magnifique tradition française
37:16donc je ne veux pas
37:17comment dire
37:18essentialiser
37:19l'enseignement
37:20vous savez très bien
37:21il y a beaucoup d'enseignants
37:22qui sont
37:22des militants politiques
37:24comme ce célèbre
37:25Julien Théry
37:26parce qu'il faut donner son nom
37:27maintenant régulièrement
37:28il a pris sa responsabilité
37:30en publiant cette liste
37:31il faut qu'il assume maintenant
37:32mais
37:33il y en a aussi
37:34des comme ça
37:35et il y en a même pas mal
37:36et puis il y a l'idée
37:37paresseuse
37:38que par exemple
37:39parce qu'il n'y a pas
37:40que la révolution
37:41dans le livre
37:41je ne parle pas que de ça
37:42bien entendu
37:42mais il y a l'idée
37:43paresseuse
37:44que c'était bien
37:45parce qu'il y a l'école
37:46Robespierre
37:46qui a pris le contrôle
37:47disons du récit national
37:49mais il n'y a pas
37:51que l'école Robespierre
37:52c'est avec moi
37:53quand j'étais tout petit
37:54à 9 ans
37:55je suis devenu
37:55vraiment
37:57un adversaire résolu
37:59de la révolution française
37:59vous savez comment
38:00j'avais lu
38:0114-23 de Victor Hugo
38:02c'est le premier livre
38:03que j'ai lu
38:03je ne sais pas pourquoi
38:04bizarrement
38:05j'ai dû comprendre
38:07je me disais toujours
38:07mais ce n'est pas possible
38:08je l'ai relu 3 fois
38:094 fois
38:09mais comment j'ai pu
38:10le livre préféré
38:11de Marc Menand
38:11mais comment j'ai pu
38:13mais oui
38:14parce que vous savez pourquoi
38:15parce que c'est un livre
38:16très vicieux
38:17c'est à dire
38:17il fait croire
38:18qu'il est de gauche
38:19parce qu'il a fini à gauche
38:21c'est un livre de fin de vie
38:23il a fini à gauche
38:24Victor Hugo
38:26mais il a été monarchiste
38:27et puis d'ailleurs
38:28quand il était maire
38:29d'arrondissement à Paris
38:30il a fait tirer
38:31sur la foule des ouvriers
38:32il a eu toute une histoire
38:33et dans ce livre
38:34en fait il rassemble
38:35un peu de tout
38:36et qui sont les salauds
38:38il règle son compte
38:39à l'aristocratie
38:40il règle son compte
38:41un peu à tout le monde
38:42mais les salauds
38:43c'est les jacobins
38:44c'est ceux qui voulaient
38:46faire tuer tout le monde
38:47enfin c'est ça
38:48parce que
38:49et ça si vous voulez
38:50c'est ce risque
38:51que nous avons toujours
38:53au dessus de nous
38:54et vous voyez
38:54aujourd'hui
38:55le vrai problème
38:56que nous avons en France
38:57c'est l'espèce de convergence
38:58des crises
38:58qui arrivent sur nous
38:59on le voit très bien
39:00crise financière
39:02crise migratoire
39:04autant de choses
39:05crise de l'autorité
39:06autant de choses
39:07qui ne sont pas contrôlées
39:08par le pouvoir politique
39:09qui laisse faire
39:10et c'est pour ça
39:11que toutes ces tentations
39:12que nous avons
39:13ça peut faire dégénérer
39:15voyage dans la France
39:19d'avant
39:19vous avez vu
39:20elle m'a coupé la tête
39:21non
39:21je l'ai fait
39:22quand la caméra
39:23ne me regardait pas
39:23je vous ai fait comme ça
39:25dans la caméra
39:25c'est ça la France
39:26non mais
39:26je voulais vous poser
39:28une dernière question
39:29à propos de
39:30de l'actualité
39:31c'est à dire
39:32ce procès
39:33intenté
39:34contre CNews
39:36par l'audiovisuel public
39:37quel est le regard
39:38que vous portez
39:39alors qu'on a appris
39:40aujourd'hui
39:40que l'ARCOM
39:41ne constate pas
39:42de manquement
39:43au pluralisme
39:44sur la période
39:45visée par RSF
39:46vous permettez la question
39:48Charlotte
39:48l'ARCOM
39:50il faudra quand même
39:50qu'elle regarde
39:51un peu les choses
39:52je ne sais pas si c'est vrai
39:52ce que raconte ce député
39:54que le temps de parole
39:55de Philippe de Villiers
39:56par exemple
39:57est décompté
39:58comme temps de parole
39:59de la droite
40:00et Cécile Duflo
40:02qui est de très à gauche
40:03est-ce que je sache
40:04ou Daniel Kohn-Bendit
40:05ou bien Eric Dupond-Moretti
40:08ne sont pas
40:09comptabilisés
40:10comme macronistes
40:11enfin tout ça
40:12est très bizarre
40:13mais c'est vrai
40:14que c'est très intéressant
40:15ou Eric Dupond-Moretti
40:16oui
40:16c'est un macroniste
40:19donc il devrait être
40:21comptabilisé
40:21comme macroniste
40:22qui est normal
40:23je ne comprends pas ça
40:24mais enfin bon
40:25ça passons
40:26mais ce qui est vrai
40:27c'est qu'un sujet
40:29aussi important
40:30la liberté de la presse
40:31c'est important
40:32et le dénigrement
40:33je suis désolé
40:34même si c'est un
40:35même si c'est condamnable
40:37on peut le dire
40:38et puis de toute façon
40:39c'est dans le code pénal
40:40mais le dénigrement
40:42franchement
40:43on dénigre
40:44moi je ne sais pas
40:45j'ai vu ce truc
40:46très étrange
40:47enfin c'est vraiment
40:48c'est un peu n'importe quoi
40:50quand je vois que
40:51l'audiovisuel public
40:53porte plainte
40:53pour dénigrement
40:54alors que d'ailleurs
40:55CNews est évidemment
40:57dénigré
40:57par le service public
40:59et après tout
40:59c'est normal
41:00on dénigre
41:01et en plus CNews
41:02c'est normal aussi
41:03que vous soyez dénigré
41:04parce que de ce côté là
41:05c'est que vous êtes
41:05la première chaîne
41:06déinformation
41:07et parfois même
41:09ça rejoint les passions tristes
41:10ça rejoint les passions tristes
41:11excusez-moi
41:11quand ça marche
41:12moi j'ai connu ça
41:13quand vous êtes
41:14quand j'étais 12 ans au Figaro
41:17la tête du Figaro
41:17on en prenait plein la gueule
41:19pour pas un rond
41:19toute la journée
41:20mais
41:20le dénigrement
41:22je veux dire
41:22là c'est très grave
41:24c'est à dire qu'on ne peut plus rien dire
41:25c'est à dire que
41:26le dénigrement
41:27c'est le début de la critique
41:28vous voyez
41:29et là la France n'est plus la France
41:31quand on interdit la critique
41:32donc moi je ne comprends
41:33absolument pas
41:34cette décision
41:35et je comprends d'ailleurs
41:36que Rachida Dati
41:37est gueulée en disant
41:38ministre de la culture
41:40de tutelle
41:40on dit
41:41pourquoi je ne suis pas au courant
41:43on parlera de tout cela
41:44dans la dernière chronique
41:45de Mathieu Bocoté
41:46dans un instant
41:47vous voulez rester avec nous
41:48pour accueillir notre prochain invité
41:49France-Olivier Gisbert
41:50je sais que c'est l'anniversaire
41:51de quelqu'un qui vous est cher ce soir
41:53mais restez avec nous
41:54nous on vous propose
41:55d'accueillir Marguerite
41:57Marguerite Dorvillien
41:59vous ne la connaissez peut-être pas
42:01mais le 16 octobre
42:02elle a fait fuir
42:03un agresseur
42:04qui tentait de violer
42:06une Brésilienne
42:07je vous prie de bien vouloir
42:08vous asseoir
42:08de 26 ans
42:10dans une rame du RERC
42:12entre Villeneuve-le-Roi
42:14et Choisi-le-Roi
42:15dans le Val-de-Marne
42:17Marguerite Dorvillien
42:18merci infiniment
42:20d'être avec nous ce soir
42:21racontez-nous
42:23ce qui s'est passé
42:24ce jour-là
42:25vous avez eu le courage
42:26cette force indescriptible
42:28d'arrêter
42:29cet homme
42:30qui a agressé
42:31cette Brésilienne
42:32racontez-nous
42:33et merci d'être avec nous ce soir
42:35merci à vous
42:36merci de l'invitation
42:37bonjour à tous
42:38donc comme
42:40tous les jours de semaine
42:42je me rends
42:43sur mon lieu de travail
42:45et
42:46c'est vrai que c'est
42:48c'est une ligne
42:49où il y a très peu
42:50de personnes
42:51et surtout
42:52à l'avant du train
42:53arrivé à certains arrêts
42:55tout le monde descend
42:56donc
42:57moi j'étais à l'intérieur
43:00du wagon
43:01et
43:02j'entends des cris
43:04d'une femme
43:05pendant que
43:07enfin
43:07sur le trajet
43:08donc
43:09je prends quand même
43:10un temps
43:10pour différencier
43:12un couple
43:13qui se dispute
43:13ou voilà
43:14une petite
43:15altercation
43:16et je me rends compte
43:18très rapidement
43:19qu'il se passe quelque chose
43:20de pas très normal
43:21donc
43:22là je me lève
43:23de ma place
43:23et je me rapproche
43:25du lieu
43:27où j'entends les cris
43:28et là je vois
43:29une jeune fille
43:29qui est prise
43:31qui est sous l'emprise
43:33de cet homme
43:34c'est à dire
43:35sous l'emprise
43:35de cet homme
43:36parce qu'il la touchait
43:37on voyait clairement
43:39qu'elle se débattait
43:40qu'elle se débattait
43:41que lui touchait
43:42son corps
43:43j'ai vu
43:45qu'il la frappait
43:46j'ai vu quelques coups
43:47mais vous savez
43:48quand les bras
43:49rondent partout
43:49les mains
43:51donc
43:52je ne peux pas
43:53décrire exactement
43:54les faits
43:55et surtout après
43:56avec le temps aussi
43:57sachant exactement
43:58ce qui s'était passé
44:00donc j'ai mis
44:01un son
44:02un cri
44:02mais franchement
44:03impossible de dire
44:04exactement ce que
44:05j'ai pu dire
44:05mais qu'est-ce que
44:08vous faites
44:08lâchez-la
44:09enfin voilà
44:10en tout cas
44:10j'ai mis un son
44:11assez fort
44:12ça l'a choqué
44:14parce qu'il pensait
44:15être seul
44:16dans le wagon
44:17avec elle
44:17et du coup
44:18il se redresse
44:19il se redresse
44:20et me regarde
44:21et là
44:22Jordana
44:22elle le bouscule
44:24et elle se rapproche
44:25de moi
44:25donc là
44:27je la mets
44:27en sûreté
44:28derrière moi
44:28et c'est vrai
44:29que quand elle est arrivée
44:31son visage était
44:32plein de sang
44:33elle était
44:34voilà
44:34vous savez
44:35quand vous recevez
44:36des coups
44:40votre visage
44:40tout de suite
44:41il s'imprègne
44:42de
44:42voilà
44:43donc le visage
44:44était gonflé
44:45il y avait du sang
44:46sur sa figure
44:47et je l'avais
44:48derrière moi
44:49et cet individu
44:51me fait croire
44:52qu'il la connaisse
44:53et voilà
44:54que c'est une dispute
44:55entre elle
44:56et lui
44:57donc ne pas m'en mêler
44:58donc voilà
44:59récurrent
45:00il me répète
45:01qu'il veut
45:03revenir avec elle
45:05que c'est une dispute
45:06comme si voilà
45:06il s'est cammené
45:07mais je discute
45:09avec
45:09enfin j'essaye de discuter
45:10avec cette jeune fille
45:11je lui demande
45:12si ça va
45:12j'essaye de la rassurer
45:13pour le faire comprendre
45:15que je suis là pour elle
45:16et je me rends compte
45:17qu'elle ne parle pas français
45:18donc je lui demande
45:21si elle connaît
45:22l'individu
45:23et à force de répéter
45:24les mots
45:25je pense qu'elle a compris
45:26elle me fait
45:26non non
45:27qu'elle ne le connaît pas
45:29et lui il insiste
45:30en me faisant croire
45:31qu'il la connaît
45:31et quand je comprends bien
45:33qu'il ne la connaît pas
45:34et que c'est vraiment
45:34voilà une agression
45:35entre deux personnes
45:37qui n'ont rien à voir
45:38et là je lui demande
45:41de rester loin de nous
45:43parce que lui
45:44jusqu'à
45:44il voulait toujours
45:45revenir vers elle
45:47il insistait vraiment
45:49pour continuer
45:50à s'approcher d'elle
45:51et donc là
45:52je lui demande
45:52d'arrêter
45:53de s'approcher de nous
45:55parce que
45:56sur le wagon
45:57on était
45:57parce que lorsqu'on voit
45:59la vidéo
46:00on nous voit à la fin
46:01on nous voit reculer
46:03mais on était vraiment
46:03tout au bout
46:04de l'autre côté
46:05donc à force de reculer
46:06reculer
46:07on s'est retrouvé
46:08à la fin du train
46:10coincé au bout du train
46:11voilà
46:11au bout du wagon
46:12et donc moi
46:13je lui donne des ordres
46:14enfin des directives
46:15à faire
46:16parce que
46:16il faut bien comprendre
46:18qu'il n'en a pas
46:19après moi
46:19sa victime
46:21c'est Jordana
46:21donc
46:22il n'a pas cherché
46:23à vous intimider
46:24non parce que
46:25en fait
46:26c'est un petit peu
46:28mon quotidien
46:29d'être intermédiaire
46:30on va en parler
46:31tout à l'heure
46:31dans ma vie
46:32tous les jours
46:32donc je savais
46:33comment
46:34rester intermédiaire
46:36dans une situation
46:37aussi compliquée
46:38donc moi
46:39j'ai gardé mon rôle
46:40d'intermédiaire
46:41Jordana était la victime
46:42lui l'agresseur
46:43et moi voilà
46:44je suis la personne neutre
46:45qui cherche à trouver
46:46une solution
46:46aussi bien pour elle
46:48aussi bien pour lui
46:49et je pense qu'il a bien
46:50compris
46:51Marguerite Dorvillien
46:53vous en parlez
46:53avec sérénité
46:55mais vous auriez pu
46:56aussi
46:57être agressée
46:59en fait je pense
47:00que j'en ai pas
47:00du tout eu conscience
47:01sur l'instant
47:04c'est vraiment
47:05après
47:05en lisant
47:06tous les commentaires
47:07des personnes
47:08qui disent
47:08oh là là
47:09j'aurais eu peur
47:09moi sur le coup
47:11j'étais dans mon quotidien
47:13à régler les conflits
47:14à régler les problèmes
47:15et c'est vrai
47:16que c'est en échangeant
47:17avec la police
47:18avec les agents de sûreté
47:20que j'ai compris
47:21qu'en fait
47:21il y en a beaucoup
47:22qui réagissaient pas
47:23que la peur
47:25tétanisait énormément
47:27de personnes
47:27devant une situation
47:29comme ça
47:29et que
47:30les personnes ne savent pas
47:31quoi dire
47:32et quoi faire
47:33lorsqu'il y a ce type
47:34d'agression
47:35et souvent malheureusement
47:36des fois ça se finit mal
47:37parce que la personne
47:38au lieu de calmer
47:39la chose
47:40amplifie
47:41le problème
47:44et du coup
47:45ben non
47:46moi j'ai
47:47par mes différentes
47:48expériences
47:49je sais comment
47:50garder cette attitude
47:52neutre
47:53et avant justement
47:54de savoir un peu
47:55qui vous êtes
47:55vous avez revu
47:57ensuite
47:58l'agressé
47:59Jordana
48:00la brésilienne
48:01elle est venue
48:02vous remercier
48:02à plusieurs reprises
48:03on a beaucoup échangé
48:05par téléphone
48:08que ça soit avec elle
48:09que ça soit avec son frère
48:10je dois être remerciée
48:15officiellement
48:16par la communauté brésilienne
48:17dans pas longtemps
48:18aussi
48:19et on a vraiment gardé le contact
48:21jusqu'à maintenant
48:22on s'échange
48:23des petits mots
48:24elle est vraiment
48:25très très reconnaissante
48:26parce que
48:28il était arrivé
48:29à un stade
48:30où il
48:31il étranglait
48:32parce qu'elle
48:32elle criait tellement
48:33que lui l'objectif
48:34c'était de la
48:35de la faire taire
48:36parce qu'il savait
48:38que ses cris
48:38allaient alerter
48:39quelqu'un
48:39à un moment donné
48:40donc
48:41la dernière phase
48:43avec lui
48:44c'était
48:44l'étranglement
48:45incroyable
48:46le 19 novembre
48:47vous avez reçu
48:48la médaille
48:48de la région
48:49Île-de-France
48:49on va voir une image
48:51des mains de
48:51Valérie Pécresse
48:53aux côtés
48:54de 19 autres
48:55franciliens
48:55pour votre action
48:56je cite
48:56inspirante
48:57votre sang-froid
48:58votre courage
48:59votre refus
49:00de l'indifférence
49:00et là
49:01on a envie
49:01d'aller plus loin
49:02et en vous appelant
49:04aujourd'hui
49:05j'ai découvert
49:05que vous étiez
49:06pasteur
49:08non mais
49:09c'est incroyable
49:10racontez-nous
49:11votre quotidien
49:12quelle est votre fonction
49:13et dont vous êtes
49:14chrétienne
49:15et puis vous enseignez
49:16dans des écoles
49:17racontez-nous
49:17qui êtes-vous
49:18en fait moi
49:19je suis dans la vie sociale
49:21même mes établissements
49:22scolaires
49:23à part la maternelle
49:24et l'élémentaire
49:25qui vraiment
49:26va vers l'excellence
49:28éducative
49:29avec un peu
49:30un système anglais
49:31une école en uniforme
49:33pour ceux qui en ont peur
49:34nous nos élèves
49:36et les parents
49:36sont très contents
49:38d'avoir leurs enfants
49:40en uniforme
49:41mais en même temps
49:42le collège
49:44et le lycée
49:44dont je suis directrice
49:46on accueille des enfants
49:47TDAH
49:49HPI
49:49donc vous êtes directrice
49:51des écoles privées
49:52chrétiennes de France
49:53c'est ça
49:53donc on a 4
49:55dans le 94
49:56et le 95
49:57c'est ça exactement
49:58et c'est vrai
49:59que c'est deux établissements
50:00complètement différents
50:02et donc voilà
50:04je continue le social
50:06même au sein
50:06de mes établissements
50:07scolaires
50:08beaucoup d'enfants
50:08en phobie scolaire
50:09des enfants
50:10qui ont fait 2-3 ans
50:11sans remettre
50:12les pieds à l'école
50:13et qui arrivent
50:14dans notre établissement
50:15et qui du coup
50:17font
50:18continuent leurs études
50:20des enfants aussi
50:21qui étaient scolarisés
50:23ne serait-ce qu'une heure
50:24par jour
50:24dans des établissements
50:25publics
50:26et qui arrivent
50:27dans notre établissement
50:28avec beaucoup d'efforts
50:29à reprendre une scolarité
50:30normale
50:32entre guillemets
50:33on accueille aussi
50:34des enfants
50:35qui sont hospitalisés
50:37qui n'ont pas la possibilité
50:39de se déplacer
50:40dans un établissement scolaire
50:42donc ils suivent
50:42des cours en ligne
50:43enfin il y a vraiment
50:44tout type de profil
50:46et on a réussi
50:47à réunir
50:48toutes ces personnes
50:48avec des enfants
50:49qui ont des handicaps
50:51et je veux démontrer
50:53que la tolérance
50:54ça s'apprend
50:55dès l'école en fait
50:55c'est pas
50:56à 25 ans
50:5830 ans
50:58on rencontre des personnes
51:00et on se dit
51:00mais c'est quoi ça
51:01et bien en tout cas
51:02tous mes élèves
51:03j'espère
51:04pourront continuer
51:05ce programme
51:07de tolérance
51:07que je mets en place
51:08c'est incroyable
51:09parce qu'on s'arrête
51:10comme ça
51:10sur une femme
51:11agressée
51:11dans les transports
51:13on vous trouve
51:13on tombe sur vous
51:14et puis on tire le fil
51:16et on découvre
51:16une personnalité
51:17hors du commun
51:18vous avez aussi
51:19une maison de retraite
51:19c'est ça ?
51:20en fait
51:20c'est une vraie maison
51:22où j'ai
51:23vous savez
51:24les personnes âgées
51:25certains n'aiment pas
51:26les EHPAD
51:27et certains aussi
51:29n'ont pas les moyens
51:29d'aller en EHPAD
51:31donc j'ai mis en place
51:32un système
51:33où dans une maison
51:34on rassemble
51:35des personnes âgées
51:36qui vivent ensemble
51:37en fait
51:38c'est comme une colocation
51:39de personnes âgées
51:40donc ça fait
51:41une vraie maison
51:41de retraite
51:42qui s'appelle
51:44le refuge des seniors
51:46et ça se passerait bien
51:48voilà
51:49c'est des petites mamies
51:50pour l'instant
51:51on n'a que des filles
51:51donc c'est des petites mamies
51:53qui sont ensemble
51:54dans cette maison
51:56et le projet
51:57c'est d'en ouvrir
51:59plusieurs
52:00dans ce même type
52:02mais vraiment
52:02des petites maisons
52:03où des mamies
52:05sont en colocation
52:05mamie, papy
52:06sont en colocation
52:08tous ensemble
52:09et dernière question
52:10vous m'avez dit
52:11que vous êtes pasteur
52:12c'est-à-dire ?
52:14j'ai eu
52:15j'ai eu mon ordination
52:16pastorale
52:17je suis pasteur
52:18de l'église
52:19EDPI
52:21de Goussinville
52:22donc on est une branche
52:23d'EDPI
52:24de Sergy
52:25donc voilà
52:26c'est aussi une casquette
52:27que j'ai
52:28où je suis
52:30des fidèles
52:32et je pense que
52:33c'est ce qui m'a permis
52:34parce que j'ai aussi
52:34mes centres d'hébergement
52:36d'urgence
52:36pour les personnes
52:37à la rue
52:38pour les personnes
52:39en difficulté
52:40les personnes
52:41qui sortent de prison
52:42donc on les accompagne
52:43vous avez 16 structures
52:45d'hébergement
52:46d'urgence
52:46pour les personnes
52:48à la rue
52:48en difficulté
52:49ou en réinsertion
52:50c'est ça
52:50on travaille avec
52:51les mandataires judiciaires
52:53les consulats
52:53les ambassades
52:54les mairies
52:55les associations
52:57aussi
52:58des personnes
52:58qui sont à la rue
52:59depuis des années
53:00donc j'ai tellement
53:01de témoignages
53:01sur ces centres
53:05que voilà
53:05je pense qu'on n'aura pas
53:06le temps d'en discuter
53:07et j'ai d'autres
53:09encore casquettes
53:10mais voilà
53:11je suis un peu
53:12hyper active aussi
53:13donc j'ai besoin
53:14de faire des choses
53:15vous avez la foi
53:17le courage
53:18la force
53:19la ténacité
53:20et vous êtes
53:21vraiment exceptionnel
53:22merci infiniment
53:23d'être venu avec nous
53:25et d'ailleurs
53:26ne ratez pas ce soir
53:27à 21h sur CNews
53:29avec Gauthier Lebret
53:31dans 100% Politique
53:32le grand reportage
53:33transport
53:34en commun
53:35en commun
53:35l'insécurité
53:37sans arrêt
53:38vous savez moi
53:38j'ai arrêté de prendre
53:39des transports en commun
53:40parce que
53:40j'ai pas eu la chance
53:41de tomber sur quelqu'un
53:42comme vous
53:42et c'est vrai
53:43que c'est très compliqué
53:44pour les femmes
53:45de prendre des transports
53:46en commun
53:46ne ratez pas
53:47ce soir
53:47100% Politique
53:49restez avec nous
53:49pour la dernière chronique
53:50de Mathieu Bocoté
53:52Mathieu
53:52je cherche mes petits papiers
53:54un reporter sans frontières
53:56on le disait
53:58n'en est pas à sa première charge
54:00contre CNews
54:01on a appris aujourd'hui
54:02que l'ARCOM a contredit
54:04ce qu'a dit
54:05un reporter sans frontières
54:06à propos de CNews
54:07comme quoi CNews
54:07respectait le pluralisme
54:09quel est votre regard
54:10sur tout ça
54:11ce soir Mathieu ?
54:12alors premier élément
54:13parce que ce reportage
54:14qui va être diffusé ce soir
54:15à complément d'enquête
54:17mais bon ça a déjà
54:18filtré pas mal
54:18dans les journaux
54:20et le Parisien
54:21nous en parle
54:22et nous dit à peu près
54:23quels sont les éléments
54:24qui motivent le procès
54:25contre CNews
54:26et notamment
54:27il y a le traitement
54:28de leur point de vue
54:29déséquilibré
54:31de l'actualité
54:32et des thèmes
54:33mis de l'avant
54:33ils ont développé
54:34une espèce de logiciel
54:35qui permet de capter
54:36tous les bandeaux
54:37vous savez les bandeaux
54:38pluralistes sur CNews
54:39l'art comme contredit RSF
54:40donc ils les captent tous
54:41pour chercher à voir
54:41quel est le sous-texte
54:43éditorial de chaque chaîne
54:44et je vais vous citer
54:45donc ce que dit le Parisien
54:46parce que ça nous ramène
54:47au premier moment
54:48du procès contre CNews
54:49fait par RSF
54:50RSF a dû analyser
54:53plus de 700 000 bandeaux
54:54pour conclure
54:55que l'insécurité
54:56a représenté
54:5716,9%
54:58des sujets évoqués
54:59dans les bandeaux
54:59de CNews
55:00devant des débats
55:01sur l'islamisme
55:0213,9%
55:03et la guerre en Ukraine
55:0410,5%
55:06ce dernier sujet
55:07était pourtant
55:08et de loin
55:08le plus traité
55:09sur BFM TV
55:1026,8%
55:12et France Info
55:1325,4%
55:15tandis que LCI
55:16parlait plus généralement
55:18de l'enjeu
55:18du réarmement
55:19et de l'actualité
55:20internationale
55:21plus de 16% chacun
55:22j'ai relu
55:23à plusieurs reprises
55:24cette phrase
55:24pour en arriver
55:24à la conclusion
55:25toute simple
55:25ce qu'on reproche
55:27à CNews
55:27c'est de ne pas avoir
55:28la ligne éditoriale
55:29de BFM et de France Info
55:30donc vous avez
55:31la norme
55:32BFM France Info
55:33et si vous éloignez
55:34de cette norme
55:35vous êtes désormais
55:36coupable d'une forme
55:37de déséquilibre
55:38dans le traitement
55:39de l'actualité
55:40rappelez-vous
55:41que c'était à l'origine
55:42du rapport JOS
55:43le rapport JOS
55:43qui a été porté
55:45par Reporteur Sans Frontières
55:46qui a été ensuite
55:47pris au sérieux
55:48de manière tout à fait étonnante
55:49par le Conseil d'État
55:50qui disait
55:51quelle est la preuve
55:53que CNews ne traite pas
55:54l'information
55:55de manière adéquate
55:55parce qu'ils n'ont pas
55:56la même ligne que BFM
55:57donc il n'y a pas
55:58la même actu sur CNews
55:59on ne présente pas
56:00les mêmes faits
56:00il n'y a pas
56:01le même traitement des faits
56:02donc c'est la preuve
56:03il y a une norme BFM
56:04il y a une contre-norme
56:05une sous-norme
56:05une mauvaise norme CNews
56:07il faut donc sanctionner
56:08la chaîne de désinformation
56:09pourquoi ?
56:11parce qu'elle ne parle pas
56:11de la même chose
56:12que les autres
56:12ce qu'on comprend bien ici
56:14quand on regarde
56:15ce qui a filtré jusqu'ici
56:16de l'article
56:17du complément d'enquête
56:19c'est que globalement
56:21si vous parlez
56:22d'insécurité
56:23d'immigration
56:23d'islamisme
56:24vous sortez du narratif
56:26autorisé par le régime
56:27quand le régime dit
56:28vous devez parler
56:29de ce sujet
56:29d'autres sujets
56:30par exemple
56:30on l'a dit
56:31l'Ukraine par exemple
56:33si vous parlez
56:34d'autres choses
56:35vous êtes hors sujet
56:36donc qu'est-ce qu'on comprend
56:38par là
56:38c'est que le régime
56:39tel que je l'appelle
56:40ne se maintient
56:41qu'en occultant
56:42durablement
56:43islamisme
56:44immigration massive
56:45insécurité
56:48il ne se maintient
56:49qu'à cette condition
56:50donc on est dans
56:51une espèce d'inversion
56:52du rapport au réel
56:53le régime cherche
56:55à nous enfermer
56:55avec lui
56:56dans son mensonge
56:56il ne se passe rien
56:57la diversité est heureuse
56:59il n'y a pas de soucis
56:59l'immigration va bien
57:01et si on cherche
57:02à intégrer le réel
57:03dans l'espace public
57:04nous sommes accusés
57:05de désinformation
57:06qui parle du réel
57:07désinforme
57:08c'est Orwellien
57:09alors là
57:09vous avez évoqué
57:10c'est une chose importante
57:11on nous dit
57:12par ailleurs
57:13CNews
57:13traitement débalancé
57:15les temps de parole
57:15ne sont pas respectés
57:16sur l'antenne
57:17or
57:18l'Arcum
57:19qui n'est pas exactement
57:20ce qu'on pourrait appeler
57:20l'ami de CNews
57:21l'Arcum
57:22qui est normalement
57:22qui cherche toutes
57:23les occasions possibles
57:24pour donner des coups
57:25de bâton
57:25des coups de gourdin
57:26sur le moment
57:26CNews méchant
57:27vous ne respirez pas
57:27de la bonne manière
57:28quand l'Arcum
57:29se sent obligé
57:31de défendre
57:32la rigueur de CNews
57:33c'est que là
57:33franchement on est blindé
57:34franchement ça va bien
57:35or l'Arcum dit
57:37désolé
57:37genre de RSF
57:38rapporteur sans frontières
57:40désolé
57:41excusez moi je me suis trompé
57:42je me suis trompé de voyelle
57:44donc rapporteur sans frontières
57:46comme je dis
57:46ces gens là
57:47vous vous trompez
57:48vous êtes factuellement
57:49dans l'erreur
57:50donc ce soir
57:50ce soir
57:51complément d'enquête
57:52va diffuser
57:53une enquête de RSF
57:55qui relève de la fausseté
57:56une forme de désinformation
57:58de fake news
57:59ce soir
58:00en accusant CNews
58:01de pratiquer
58:02les fake news
58:03c'est du génie
58:03Orwell revient
58:05Orwell revient
58:06mais regardez plutôt
58:07à 21h CNews
58:08avec le documentaire
58:09de Gauthier Lebrecht
58:11100% politique
58:12le grand reportage
58:15Transport en commun
58:15merci France-Olivier
58:17Gisbert
58:17je rappelle votre livre
58:18Voyage dans la France
58:19d'avant
58:20chez Gallimard
58:20et Marguerite Dornvillien
58:22plusieurs personnes me demandent
58:23comment on peut vous aider
58:24pour vos écoles
58:25chrétiennes
58:26les écoles s'appellent
58:27écoles
58:28alors il y a l'école heureuse
58:29qui est dans le 94
58:31et il y a l'école Daniel
58:33qui est dans le 95
58:34et elle s'appelle comment
58:35les écoles
58:36l'école heureuse
58:38l'école heureuse
58:38et l'école Daniel
58:40et comment vous aider
58:41on peut aller
58:42sur nos sites internet
58:43donc l'école heureuse
58:45.fr
58:45ou l'école Daniel
58:46.fr
58:47je suis absolument fan
58:49de votre courage
58:50non mais c'est vrai
58:51de votre force
58:52de votre grandeur d'âme
58:53de votre générosité
58:54pour aider
58:55les personnes handicapées
58:56les retraités
58:57vous êtes exceptionnel
58:59moi aussi je vous donne
58:59la médaille de face à l'info
59:01voilà
59:01voilà
59:02Pascal prend tout de suite
59:03l'heure des produits
59:04merci encore
59:05merci Françoise
59:05j'l'hésite
59:06bientôt
59:07j'l'hésite
59:08merci
59:08j'l'hésite
59:09merci
59:10j'l'hésite
59:10j'l'hésite
59:14merci
59:33j'l'hésite
59:33j'l'hésite
59:34je suis toujours
Commentaires