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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00De gros sujets ce soir, de grosses interrogations ce soir.
00:0419h, c'est l'heure face à l'info. D'abord, Augustin Donadieu, bonsoir.
00:08Bonsoir chère Christine, bonsoir à tous. Bruno Retailleau s'attaque à Jean-Luc Mélenchon.
00:12Le ministre de l'Intérieur a qualifié le leader de la France insoumise d'ingénieur en chef des esthètes de la violence
00:18qui provoque insultes et menaces à tour de bras.
00:21Cela s'est passé devant les préfets réunis en séminaire pour parler de la mobilisation du 10 septembre.
00:25Bono Retailleau les a d'ailleurs mis en garde sur les potentiels débordements alimentés par ce même Jean-Luc Mélenchon.
00:31La guerre entre la Russie et l'Ukraine va-t-elle prochainement s'arrêter ?
00:3426 pays se sont engagés à être présents sur le sol, en mer ou dans les airs dans le cadre d'un futur cessez-le-feu russo-ukrainien.
00:43Volodymyr Zelensky, qui était à la Réunion à l'Elysée, a insisté sur l'importance du soutien des Etats-Unis.
00:49Et 50 martyrs catholiques du nazisme seront béatifiés.
00:52Ils ont été tués par le régime nazi en raison de leur appartenance à une aumônerie clandestine.
00:57Ils apportaient une assistance spirituelle aux jeunes réquisitionnés pour le service du travail obligatoire
01:01qui a concerné entre 600 000 et 650 000 travailleurs.
01:05Ils seront béatifiés le 13 décembre à Notre-Dame de Paris.
01:08Merci mon cher Augustin.
01:10Au sommaire ce soir, après l'Algérie, la Tunisie vise la France.
01:14Tunis dénonce un meurtre injustifié après la mort d'Abdelkader D à Marseille et réclame une enquête.
01:21Dans le même temps, Emmanuel Macron affiche son activisme international, soutien appuyé à l'Ukraine,
01:27menace de nouvelles sanctions contre la Russie, mais dialogue compliqué avec les pays du Maghreb
01:32où les résultats tardent à venir.
01:34Un président qui veut incarner un rôle d'influence au-delà de nos frontières.
01:39Emmanuel Macron a-t-il transformé la démocratie française ou l'a-t-il fragilisé ?
01:43L'édito de Mathieu Bocoté.
01:45La France qui veut durcir les sanctions contre la Russie, je vous le disais,
01:49mais qui a du mal à protéger sa souveraineté.
01:53L'Union Européenne a signé le Mercosur, un traité qui ouvre grand nos frontières aux produits sud-américains.
01:59Bœuf brésilien, soja argentin, sucre paraguien.
02:03La concurrence s'annonce féroce.
02:05Des filières françaises, déjà fragilisées, dénoncent une concurrence déloyale.
02:10Agriculteurs, éleveurs, industriels, tous redoutent le pire.
02:14A Bruxelles, on parle opportunité, mais en France, on parle survie.
02:18L'Europe défend-elle ses peuples ou sacrifie-t-elle ses nations ?
02:21L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:24Dans trois jours, c'est la fête traditionnelle du cochon qui fera son grand retour.
02:30Un rendez-vous festif et populaire enraciné dans de nombreuses régions françaises.
02:35Mais avant même le début des célébrations, la polémique enfle déjà.
02:39Les députés LFI se placent en première ligne des critiques.
02:42Ils dénoncent une fête jugée stigmatisante, provocatrice pour les musulmans.
02:48Ses défenseurs, eux, y voient au contraire un symbole d'identité et de convivialité.
02:53La fête du cochon, patrimoine culturel ou fracture politique, le regard de Marc Menon.
03:00En Allemagne, ce sont maintenant sept candidats nationalistes de l'AFD qui viennent de mourir.
03:06Des disparitions qualifiées de naturelles à quelques jours du scrutin municipal.
03:12Une coïncidence troublante qui suscite étonnement et malaise.
03:16Les autorités appellent à ne pas céder aux rumeurs ni aux amalgames.
03:19Mais les électeurs, eux, s'interrogent et doutent de la transparence.
03:24Chaque décès alimente le climat de suspension et de tension politique.
03:28A la veille d'un vote déjà explosif, la confiance s'effrite.
03:33Encore un peu plus, est-ce qu'il s'agit de simples hasards tragiques
03:36ou d'un signal inquiétant pour la démocratie allemande ?
03:40Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:43Au Royaume-Uni, un humoriste vient d'être emprisonné.
03:45Je dis bien, emprisonné.
03:48Son tort, avoir critiqué publiquement l'idéologie trans.
03:52L'affaire choc, divise, relance le débat sur la liberté d'expression.
03:56Peut-on encore rire de tout ?
03:59Même outre-manche, de plus en plus de voix dénoncent une dérive inquiétante.
04:02La police, la justice, les lois, autant d'outils au service d'une nouvelle censure.
04:07Ce pays autrefois symbole de démocratie libérale se ferme peu à peu.
04:11Le Royaume-Uni bascule-t-il vers un état policier au nom du progrès ?
04:15L'édito de Mathieu Beaucoté.
04:17Et puis Alexandre Jardin, le meneur des gueux,
04:20est en grand titre dans le Figaro Magazine.
04:22Son discours entre populisme intelligent et anti-écologisme du bon sens
04:27bouscule la bien-pensance comme on l'aime.
04:30Le mouvement des gueux se présente en force à la foire de Chalon.
04:34Il fustige les élites, revendique, je cite, une France vraie.
04:38Le symbole séduit.
04:39Alexandre Jardin pose ainsi la question du sens de la protestation.
04:44Un véritable réveil citoyen semble poindre.
04:47En quoi cette rébellion salutaire pourra-t-elle réellement donner voix ?
04:52V-O-I-X, V-O-I-E, au peuple.
04:55Alexandre Jardin est l'invité exceptionnel de Face à l'Info ce soir.
04:59Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et surtout sans tabou.
05:02C'est parti !
05:03On parlera du Mercosur, on écoutera Sarah Knafou qui tape du poing sur la table
05:23et qui a rencontré Ursula von der Leyen pour lui dire ce qu'elle pense les yeux dans les yeux du Mercosur.
05:29Dans un instant, Sarah Knafou d'abord, la Tunisie a dénoncé Mathieu Bocoté à un meurtre injustifié
05:35et réclamé une enquête après la mort d'Abdel Kaderdeh, l'homme qui a poignardé cinq personnes à Marseille cette semaine.
05:42On sait qu'Emmanuel Macron s'investit de plus en plus et même plus que jamais sur la scène internationale.
05:47On a de nouveaux vus aujourd'hui par exemple son engagement pour l'Ukraine en menaçant la Russie de sanctions additionnelles.
05:54On connaît aussi son investissement d'Emmanuel Macron avec les différents pays du Maghreb, même si...
05:59Le résultat n'est pas toujours à la hauteur de ses attentes.
06:01En quoi Emmanuel Macron a-t-il transformé la démocratie française ?
06:07Ah, voilà une question pour les historiens.
06:09Assurément, on pourrait dire qu'il l'a poussé jusqu'à ses extrêmes limites, pour le meilleur ou pour le pire, selon les préférences des uns ou des autres.
06:16Cela dit, ce qui me frappe dans cette semaine, vous avez raison d'avoir mentionné tous ces événements,
06:20c'est que c'est une semaine où on a l'occasion en quelque sorte de poser, de faire le premier bilan,
06:25pas le premier, mais un vrai bilan de l'action internationale d'Emmanuel Macron, je dirais de la Tunisie à la Russie.
06:31Et donc, on doit avoir tout ça à l'esprit pour voir justement l'héritage qu'il laissera à la démocratie française en matière de politique internationale.
06:38Alors, on le sait, l'acte inaugural du macronisme en politique étrangère, c'est évidemment un européisme forcené.
06:44C'est cette conviction qu'il n'y a pas de destin pour la France hors de l'Europe,
06:47et c'est aussi un basculement dans le rapport à l'Europe.
06:51Autrefois, la question qu'on se posait, c'est qu'est-ce que l'Europe peut faire pour la France.
06:56Retournement de question avec Emmanuel Macron depuis 2017, c'est qu'est-ce que la France peut faire pour l'Europe.
07:01La France se met au service d'une Europe qui la dépasse, avec cette formule qui revient en boucle,
07:06il faut penser en européen, agir en européen, comme si la France passait de pays souverain à province européenne,
07:13province forte assurément, mais province néanmoins.
07:15Donc, il y a une forme d'européisme enragé chez lui qui laisse de côté une question pourtant fondamentale,
07:23c'est que la France, à la différence d'autres pays européens, se pose la question non seulement de son rôle dans l'Europe,
07:28mais son rôle dans le monde.
07:29La France, c'est son histoire qu'il apporte, c'est sa position au Conseil de sécurité des Nations Unies qu'il apporte,
07:35c'est le fait qu'elle contrôle, qu'elle a l'arme atomique qu'il apporte.
07:37La France se pose la question de son rôle dans le monde, mais ne sait plus trop comment se la poser,
07:41il lui manque peut-être un cap.
07:42Et on le voit notamment, un autre événement qui s'est passé, c'est qu'il y a quelques jours, sans qu'on en parle,
07:47des discussions ont été relancées entre la France et l'Allemagne,
07:51je cite, « un dialogue stratégique autour de la dissuasion nucléaire,
07:55compte tenu de la dégradation de l'environnement sécuritaire international ».
07:59Donc là, qu'est-ce qu'on voit, ça passe comme ça dans l'actualité, sans qu'on en parle vraiment,
08:03ce qui se met de l'avant, c'est une mutualisation progressive de l'arme nucléaire,
08:07tout comme certains souhaiteraient une mutualisation à l'échelle européenne du siège de la France aux Nations Unies.
08:12On parle de ça régulièrement, on nous dit toujours, « non, c'est pas pour demain, ni même après-demain,
08:15mais ça reste dans l'actualité, prenons au sérieux ce grand bond fédéral désiré par notre président ».
08:22Autre dimension, et vous l'avez conduit avec raison, l'Afrique.
08:25Et on aboutira à la Tunisie dans un instant.
08:28Normalement, la France a un rapport privilégié avec l'Afrique, c'était le lieu de son déploiement, 19e, 20e siècle.
08:34Or, qu'est-ce qu'on voit, la France a réussi à se brouiller étrangement,
08:37en se réconciliant quelquefois avec plusieurs pôles africains importants.
08:41L'Algérie, faut-il vraiment rappeler l'état des relations avec l'Algérie,
08:45où la France, d'un côté, cherche véritablement le compromis,
08:49et l'Algérie, de son côté, le refuse absolument.
08:52Et là, donc, il y a quelque chose dans la politique française par rapport à l'Algérie,
08:55« C'est tendre l'autre joue ».
08:57Mais à ce moment, moi, j'ai toujours cette formule d'Andreotti
09:00dans un film italien consacré à la politique,
09:02où on dit « Notre Seigneur, dans sa bonté, nous a demandé de tendre l'autre joue,
09:06et dans sa justesse, sa sagesse, nous a donné que deux joues. »
09:11Or, le fait est que la France, on a l'impression qu'elle a beaucoup de joues à tendre dans les circonstances.
09:15Donc, le rapport avec l'Algérie, elle cherche le rapport de force sans être capable de l'exercer.
09:19Avec le Maroc, la réconciliation a eu lieu pour l'essentiel,
09:22mais la France a réussi à se brouiller pendant un temps avec le Maroc.
09:25Le Mali, le Mali.
09:26Alors, c'est très particulier, le Mali, où la France s'est engagée en 2012,
09:30s'est retiré de l'Organisation internationale de la francophonie
09:34et a même retiré, en 2023, le français comme langue officielle,
09:38ce qui est une rupture importante qu'on traite comme une question secondaire.
09:42Et maintenant, la Tunisie.
09:43Alors, globalement, on ne s'attend pas à être en conflit avec la Tunisie.
09:46La Tunisie, ce n'est pas exactement la puissance dominante du Maghreb.
09:49Alors, qu'est-ce qu'on voit dans les circonstances suite aux événements de Marseille ?
09:54Eh bien, on aurait pu croire spontanément que la Tunisie serait solidaire de la France
09:57et de tous ses individus poignardés par un de ses ressortissants en France.
10:02Alors, quelle est la réaction de la Tunisie ?
10:04Eh bien, elle accuse la France d'avoir, en fait, la police française d'avoir commis...
10:10C'est quoi le terme exact dans un instant ?
10:11Un meurtre injustifié.
10:12Un meurtre injustifié.
10:14Donc, le type poignarde, le type se lance dans une entreprise meurtrière,
10:18le type veut tuer le plus de gens possible,
10:20et finalement, qui est la victime ?
10:21C'est l'assassin, c'est celui qui se voulait assassin, c'est le meurtrier,
10:25c'est celui qui voulait véritablement semer le chaos.
10:28Donc là, on se demande qu'est-ce qui se passe dans la tête du gouvernement tunisien,
10:31qui, en plus, dit à la France, vous devez faire une enquête,
10:33la Tunisie donne des ordres à la France.
10:35Alors, premier réflexe, on peut se dire que la Tunisie défend les siens en toutes circonstances,
10:39en my country, right or wrong, c'est un des nôtres, on le défend,
10:42quelles que soient les circonstances.
10:44Peut-être, peut-être.
10:45Ou alors, on peut se dire qu'il est payant, aujourd'hui,
10:48tout simplement, de taper sur la France en toutes circonstances.
10:50Il est payant de ne rien lui céder, il est payant de l'accuser,
10:53même lorsqu'elle est victime.
10:55On croit comprendre cela de la part de la Tunisie.
10:58Et dernier élément dans ce bilan international des derniers jours et des dernières semaines,
11:01eh bien, la volonté d'Emmanuel Macron de positionner la France au cœur d'une nouvelle politique
11:07par rapport à Israël et à Gaza,
11:09avec un biais plus que pro-palestinien, pourrait-on dire, là-dedans.
11:14Or, ce biais s'explique presque avec une dimension messianique,
11:17c'est-à-dire la France sera la puissance refondatrice du Moyen-Orient, du Proche-Orient,
11:22mais avec une dimension particulière,
11:24on a l'impression quelquefois que ce changement de politique par rapport au Moyen-Orient
11:27est davantage dicté par des considérations de politique intérieure
11:31qui naissent du bouleversement, du changement démographique,
11:34davantage que par un cap clair en matière de politique étrangère.
11:37Tout ça dans presque une semaine, c'est beaucoup.
11:40C'est beaucoup, on est d'accord.
11:41Vous l'avez dit Emmanuel Macron, le destin de la France et de l'Union européenne sont indissociables.
11:47Est-ce que la France, de ce point de vue, a su s'appuyer sur l'Europe
11:51pour stopper le Mercosur que redoutent ces agriculteurs ?
11:54On en parlera tout à l'heure avec Gabriel.
11:55Alors, je vais m'en gérer rapidement là-dessus, mais répondons rapidement, pas beaucoup.
11:59Pas beaucoup.
12:00C'est-à-dire que théoriquement, alors c'est une drôle d'époque,
12:03on voit un peu partout les droits de douane revenir,
12:05une forme de protectionnisme à l'échelle civilisationnelle.
12:09Donc moins le protectionnisme national, mais le protectionnisme civilisationnel,
12:11réapparaître.
12:12Et l'Europe semble la dernière à croire absolument aux vertus du libre-échange.
12:17Et là, il y a peut-être des nuances à faire.
12:20Donc les droits de douane, théoriquement, on pourrait se dire,
12:22chacun doit se protéger dans le monde qui vient.
12:24Et là, on comprend que la France se dit, non, il faut à tout prix pousser plus loin,
12:28pousser plus loin l'utopie mondialiste avec les pays d'Amérique du Sud,
12:33les pays du Mercosur.
12:35Bon, passe encore, sauf qu'on se dit que le mondialisme ici
12:38est quelquefois le cheval de droit de l'Allemagne.
12:40Parce que l'Allemagne est parfaitement capable de défendre ses intérêts là-dedans.
12:44Et c'est comme si on avait les intérêts de la France qui étaient sacrifiés.
12:47Là, on dira, mais est-ce que la France est capable de comprendre ses propres intérêts là-dedans?
12:50L'Allemagne comprend ses intérêts, défend ses intérêts.
12:53Est-ce que la France connaît ses intérêts, comprend ses intérêts?
12:55La réponse, c'est que les Français les connaissent.
12:57La révolte des agriculteurs est une révolte où les agriculteurs comprennent parfaitement
13:01quels étaient leurs intérêts dans cette crise.
13:04On constate qu'ils ont été sacrifiés.
13:06C'est comme si on se dit, puisque c'est l'Allemagne que la puissance fédératrice
13:09doit être capable aujourd'hui de faire l'Europe et qu'on doit se sacrifier un peu pour elle.
13:13Mais au nom de ça, on aura l'Europe plus grande.
13:14Aussi bien sacrifier la France pour la grandeur de l'Europe, même si elle s'appelle l'Allemagne.
13:18De ce point de vue, cette séquence de libre-échange, c'est peut-être moins du libre-échange seulement
13:23qu'en même temps la consécration de la domination germanique en Europe,
13:27ce qui n'est pas nouveau encore une fois.
13:29Revenons au cœur de l'actualité.
13:31Mathieu Emmanuel Macron est le principal porteur de la coalition des volontaires
13:35qui entend apporter des garanties de sécurité à l'Ukraine.
13:40On peut néanmoins mettre cela à son actif, non?
13:43Alors moi, j'ai toujours dit que défendre la cause de l'Ukraine est une cause tout à fait noble,
13:46mais je ne peux m'empêcher de voir un certain contraste.
13:49On en parlait hier.
13:50Rappelez-vous la marche militaire sur le mode de la démonstration de force des Chinois
13:54dans le cadre de l'organisation de Shanghai.
13:58On regarde ça, puis là on se dit,
13:59pourrait-on imaginer quelque chose qui ressemble un peu à ça en Europe aujourd'hui?
14:03Et on a des doutes.
14:05On se dit, pour être capable d'aller au front, par exemple, en Ukraine,
14:08il faut se dire que la Russie, qui, quoi qu'on en pense,
14:11et on peut en penser le plus grand mal,
14:12a fait preuve d'un acharnement militaire qu'on imagine mal en Europe,
14:16peut-être aujourd'hui.
14:17Donc on regarde ça, puis on se dit,
14:19c'est comme si une bonne partie de l'élite européiste
14:22voit dans le conflit ukrainien,
14:23moins la question de l'Ukraine,
14:24qui est une question légitime en elle-même,
14:26que l'occasion, on en a souvent parlé,
14:28l'occasion du grand bon fédéral espéré,
14:30le grand saut fédéral espéré.
14:32L'Ukraine est un levier au service de la caste européiste
14:35von der Leyen-esque.
14:37L'Ukraine est instrumentalisée à travers tout ça.
14:40C'est comme si finalement, on se dit,
14:41il ne faut pas que le conflit,
14:42c'est un conflit qu'on doit maintenir d'une manière ou de l'autre,
14:44soit directement, soit indirectement,
14:46soit après le cessez-le-feu,
14:47pour enfin pouvoir se fédérer.
14:50Et la référence aux alliés, et ainsi de suite,
14:52c'est un peu étonnant.
14:53Comme si finalement, on était encore dans l'imaginaire
14:55de la Deuxième Guerre mondiale.
14:56Il y a un problème à vivre toujours dans le passé.
14:58Moi, je pense que c'est ce qu'on doit reprocher aux macronistes.
14:59Ils sont trop accrochés au passé.
15:01Et de ce point de vue,
15:03il y a peut-être un point final.
15:04Comment se dire qu'on est capable demain
15:06de faire plier la Russie
15:07si aujourd'hui, on semble trembler
15:08devant la Tunisie et l'Algérie?
15:10– Excellente question.
15:13On va parler de la fête du cochon
15:15dans un instant.
15:16Fracture culturelle ?
15:18Non, fracture politique ou patrimoine culturel ?
15:20En tout cas, je ne sais pas si vous avez envie
15:22de fêter la fête du cochon.
15:24Moi, oui.
15:24– D'abord d'en manger.
15:25– Non, mais d'en manger.
15:26Vous vous rappelez, l'année dernière,
15:27j'en avais emmené, moi, du jambon.
15:28Vous avez dévoré le jambon.
15:29– Bien sûr.
15:30– Là, j'en ai acheté, mais j'ai tout mangé.
15:31– Ah, bravo !
15:34C'est parce que vous écrivez dans votre livre.
15:36– Oui.
15:37– Trahison.
15:38– On en reparle.
15:39– En tout cas, la fête du cochon,
15:41c'est une fête identitaire, patrimoine française,
15:45on va dire, et elle est critiquée.
15:47On va voir dans un instant pourquoi.
15:48– Dans un instant, si on fasse à l'info,
15:59on parlera de cet homme, de cet humoriste
16:01emprisonné au Royaume-Uni,
16:04juste parce qu'il a critiqué l'idéologie trans,
16:06surréaliste, on en parle dans un instant,
16:08on parlera avec Charlotte Dornelas
16:10de tous ces morts candidats de la droite nationale
16:12en Allemagne,
16:14et il y a un septième qui vient de décéder,
16:16on l'a appris aujourd'hui,
16:17il y en avait six, un septième,
16:18on ne comprend pas ce qui se passe.
16:19Alors voilà, toutes sortes de questions
16:20autour de ces morts à la veille des élections municipales.
16:24Et dans un instant avec vous,
16:25Gabriel Cusel,
16:26on parlera du Mercosur,
16:27et on aura Sarah Knafo,
16:29qui viendra aussi pousser son coup de gueule
16:31en ayant rencontré Ursula von der Leyen,
16:33qui a signé le Mercosur à notre place.
16:36En tout cas, voilà.
16:37Ça fait des envieux.
16:38Rencontrer Mme Van Derien,
16:40on est jaloux.
16:42Avec vous, nous allons parler de l'art de déplaire.
16:45Vous écrivez l'art comme vous voulez.
16:46En tout cas, je l'aurais écrit avec un D.
16:49Pourquoi ?
16:49Parce que nous sommes à trois jours
16:51de la traditionnelle fête du Cochon,
16:53qui fera son grand retour.
16:55Alors, il paraît qu'il y a des dates un petit peu partout,
16:56comme ça nous disait Charlotte pendant la pub
16:58de la fête du Cochon.
17:00C'est un rendez-vous traditionnel,
17:01festif, populaire, enraciné
17:03dans de nombreuses régions françaises.
17:05Sauf que des candidats,
17:07des députés LFI,
17:08ont commencé la critique en disant
17:10que cette fête traditionnelle, populaire,
17:13est stigmatise les musulmans.
17:15C'est des têtes de cochon à LFI ?
17:18Ça va de soi.
17:19C'est-à-dire ?
17:20Faire une tête de cochon,
17:22c'est des gars qui grognent tout le temps.
17:24Bon, ils sont là.
17:25Alors, la folie dans tout cela,
17:28c'est d'oublier ce qu'est le cochon.
17:31Je ne vais pas vous faire l'historique,
17:33ce petit animal qui est là,
17:34mais depuis l'Antiquité,
17:37l'humanité est en compagnonnage
17:40avec les cochons.
17:42Et là, cette fête,
17:43telle qu'elle sera célébrée ce week-end,
17:45il y a le côté un peu popu,
17:46on va tuer la bête
17:49et puis après, on la prépare
17:51selon les rites ancestraux,
17:53si je puis dire.
17:54Et puis, il y a les chansons.
17:56Alors, parmi ceux qui seront présents,
17:58vous avez Plastique Bertrand.
18:00Moi, je veux bien que Plastique Bertrand
18:01soit un raciste.
18:03Vous avez également
18:03Partenaires particuliers,
18:06cherche partenaire particulière.
18:08Ils sont là.
18:09Alors, que ces gens-là accepteraient
18:11d'être associés à une fête raciste.
18:15Or, dans la logique de nos ancêtres,
18:19le cochon était sans doute l'animal
18:21qu'il fallait avoir à tout prix à ses côtés.
18:24Comme le dira Vauban plus tard,
18:26sous Louis XIV,
18:28Vauban écrit au roi en disant
18:30« Il faut encourager les populations
18:33à avoir des cochons. »
18:35C'est un animal qui s'élève facilement,
18:37il ne demande rien,
18:39et à la fin,
18:40on a de quoi le manger
18:42durant tout l'hiver.
18:44Ça nous permettrait
18:44de lutter contre les famines.
18:47Apparemment, il ne le sait pas.
18:48Il reste un résiduel
18:49dans la loi de cela.
18:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:52si vous avez un animal chez vous,
18:55théoriquement,
18:55vous n'avez pas le droit
18:56de le tuer comme ça.
18:57Eh bien, il y a une dérogation.
18:59Il y a une dérogation.
19:00Monsieur cochon.
19:01Pour tuer le cochon,
19:03vous l'élevez dans votre ferme,
19:05vous faites un petit fristi-fresta
19:07entre amis,
19:08c'est tout à fait toléré
19:09grâce à la loi R231-6
19:13du Code rural
19:15et de la pêche maritime.
19:16Vous allez dire
19:17« Qu'est-ce que fait la pêche maritime là-dedans ? »
19:19« Elle arrive à bon port. »
19:20C'est pas normal.
19:21Oh !
19:22Il est heureux.
19:25Oui, c'est ça.
19:26Et alors, également,
19:29à l'inventaire du patrimoine
19:31culturel immatériel de la France
19:34« Depuis 2012,
19:35il y a le cochon. »
19:36Ben alors...
19:37Alors, où voit-on là-dedans
19:39un rejet de je ne sais trop qui ?
19:43On oblige dans toutes les...
19:45Il y a des célébrations
19:46de la fête du port
19:47tout au long de l'année,
19:48partout.
19:49Alors lui, par exemple,
19:50Thomas Porte,
19:51il est originaire de Carmeau.
19:53Eh bien, dans le Tarn,
19:54il y a une sorte de tradition
19:55par rapport au port.
19:57J'ai même remarqué
19:57une ferme qui s'appelle
19:58« Le cochon du griffou »
20:00qui à Aigle fondent.
20:02Et là, ils ont
20:02une énorme propriété
20:05où les ports,
20:06ils vont,
20:07ils sont là
20:08avec leurs gronges,
20:09ils cherchent
20:10les châtaignes
20:11sous les arbres,
20:13ils se nourrissent librement,
20:15ils vivent plus longtemps,
20:16ils sont bien traités.
20:18Et de nombreuses
20:20installations de ce type
20:23se trouvent dans les Pyrénées.
20:24Alors que dirait
20:27M. Thomas Porte
20:28à ces entraîtres
20:29alors que ça existe ?
20:31Et puis, allons plus loin.
20:32Quelle est la viande
20:33la plus consommée
20:34dans le monde ?
20:35Dans le monde !
20:36Malgré la restriction
20:38des pays musulmans ?
20:40Eh bien, c'est le port.
20:42Devant la volaille.
20:44Il y a toute une symbolique
20:45sur le port.
20:47Vous avez, par exemple,
20:49les Tibétains.
20:50Pour les Tibétains,
20:52le port est au centre
20:53de la roue
20:55de la symbiose.
20:58Donc, c'est l'élément
21:00d'équilibre.
21:01Chez les Chinois,
21:02je l'avoue,
21:03ça ne veut pas vous surprendre,
21:04vous qui me connaissez un peu,
21:06j'ai le signe du cochon.
21:09Mais c'est vrai, en plus.
21:11Mais alors,
21:11ça signifie quoi,
21:12le signe du cochon ?
21:14C'est à la fois
21:15la non-violence,
21:17la loyauté,
21:19l'obstination
21:20et le goût
21:21de la connaissance.
21:22C'est vrai qu'à
21:23les filles,
21:23à part l'obstination,
21:25je ne vois pas
21:26ce qui peut correspondre
21:27à eux.
21:28Donc,
21:28ils font un rejet
21:29également du cochon.
21:31Si vous mangez du cochon,
21:32hashtag face à l'info,
21:34je mange du cochon,
21:36envoyez-nous,
21:36hashtag face à l'info,
21:37je mange du cochon.
21:37Vous vous rendez compte ?
21:38Moi, j'adore
21:39la charcuterie
21:40et le cochon.
21:41Non, mais moi,
21:41je ne mange pas
21:42beaucoup de viande,
21:43mais simplement,
21:44il n'y a pas de jugement moral
21:45à avoir là-dessus
21:46et d'y voir surtout
21:48un signe raciste.
21:49Alors,
21:49si je suis bien
21:50les éléphistes,
21:51on va aller dans la folie
21:53wokiste,
21:55on a supprimé
21:56les dix petits nègres,
21:57on ne peut plus,
21:58Agatha Christie,
21:59il n'y a plus
21:59des dix petits nègres,
22:00on ne va plus avoir
22:01les trois petits cochons.
22:02Ah ben non,
22:03on ne peut pas lire
22:04les trois petits cochons,
22:05on ne peut pas regarder ça
22:06avec des enfants,
22:07le grand dessin animé
22:08de Walt Disney,
22:09mais ce n'est pas possible.
22:11Donc,
22:12dans cette hérésie,
22:13dans cette folie,
22:15dans cette stigmatisation
22:16de ce qui sont
22:19nos traditions,
22:20nos traditions,
22:21on voit bien
22:22que ces gens-là
22:23sont en train
22:23de se perdre.
22:25Ces gens-là
22:25attisent la haine
22:27pour la haine,
22:28tout prétexte est bon,
22:30quitte à être ridicule.
22:32Et je me demande
22:33comment,
22:34s'ils avaient
22:35un minimum
22:36de lucidité,
22:37ils peuvent continuer
22:39dans cette voie-là.
22:41Alors,
22:41peut-être aussi
22:42qu'ils ont
22:42une nostalgie royaliste.
22:45Peut-être qu'ils ont là
22:46un désir de vengeance
22:48vis-à-vis des cochons.
22:49Ça nous replace
22:50le 13 octobre 1131.
22:54Ce jour-là,
22:56on a l'héritier du trône
22:58qui a 15 ans,
23:00le futur Louis VII,
23:01son père Louis VI
23:04l'a désigné
23:05dès ses 4 ans
23:06pour être son successeur
23:07à l'époque des Capétiens.
23:10Et à 15 ans,
23:11il est là.
23:12On dit de lui
23:12qu'il est brillant,
23:13qu'il est beau,
23:14que ce sera un grand roi.
23:15Il part avec une escouade
23:17dans Paris
23:18et tout un chacun
23:19élève son petit porc.
23:21On le laisse vaquer
23:22dans les rues.
23:23Il peut se nourrir tout seul.
23:24Et là,
23:25eh bien,
23:26l'un de ces animaux
23:27se jette
23:28sur le cheval
23:30du jeune Louis VII.
23:33Il se cabre l'animal,
23:36lui tombe
23:37sur une borne
23:38et le cheval
23:40lui retombe dessus.
23:41Il meurt le lendemain.
23:43Alors peut-être,
23:43qu'à LFI,
23:44on en veut au cochon
23:46d'avoir empêché
23:47la lignée capétienne
23:49de se poursuivre
23:50selon ce que Dieu
23:51avait choisi
23:51à savoir
23:52le petit Louis VII.
23:53Merci beaucoup.
23:56Merci,
23:57Marc Monon,
23:58cette destruction
23:59de nos racines françaises.
24:01La fête du cochon,
24:02je mange du cochon,
24:03hashtag face à l'info.
24:04Charlotte Dornelas,
24:06très intriguant.
24:07De l'autre côté du Rhin,
24:08en Allemagne,
24:09la mort de six
24:11et ce soir,
24:12sept candidats
24:13de l'AFD
24:14fait grand bruit
24:16à quelques jours
24:17des élections.
24:19Que se passe-t-il précisément ?
24:21Alors c'est vrai,
24:21il y a des élections
24:22municipales d'importance
24:24en Allemagne
24:25de l'Ouest
24:26dans quelques jours
24:27et il se trouve
24:28que c'est dans un land
24:28dans lequel l'AFD
24:29n'est pas implantée
24:30jusqu'à maintenant
24:31mais selon les sondages
24:32dans lesquels
24:32elle pourrait s'implanter.
24:33Donc il y a un enjeu
24:34réel,
24:36on va dire,
24:37on reviendra sur la situation
24:38politique en Allemagne
24:39en particulier,
24:39mais il y a un enjeu réel
24:40dans ces élections
24:41et il se trouve
24:41qu'en quelques semaines,
24:43sept candidats,
24:43vous l'avez dit,
24:44le dernier,
24:44on l'a appris aujourd'hui,
24:45il est mort il y a quelques jours
24:46mais on l'a appris aujourd'hui,
24:47il est venu ajouter
24:48un septième candidat
24:49de l'AFD
24:50à ces élections
24:51en particulier
24:51qui sont morts.
24:52Alors ils ont entre 59
24:53et 80 ans
24:55ces candidats
24:56qui sont morts
24:57et les réactions officielles
24:58dans le pays
24:59sont extrêmement diverses
25:01et c'est peu de le dire.
25:02Alors quand il n'y avait
25:03que quatre morts,
25:05donc c'était le 31 août
25:06dernier,
25:07la co-dirigeante
25:08du parti,
25:09Alice Weidel,
25:10avait écrit sur X
25:12quatre candidats
25:13de l'AFD
25:13sont morts
25:14en simple commentaire
25:15tout en relayant
25:16la publication
25:17d'un économiste allemand
25:18qui expliquait
25:19que c'était,
25:20je cite l'économiste
25:21en question,
25:21presque impossible
25:22statistiquement.
25:24Quand on était à quatre,
25:24vous imaginez à sept.
25:26Donc c'était une manière
25:27évidente
25:27pour la co-dirigeante
25:29du parti
25:30de jeter le soupçon
25:31sur ces morts
25:32en cascade.
25:33Dans la foulée,
25:34Elon Musk,
25:35on se souvient,
25:35il avait déjà soutenu
25:36ce parti
25:37aux dernières élections,
25:38il avait appelé
25:39à voter pour eux,
25:40à relayer la publication
25:41d'Alice Weidel.
25:43Donc vous imaginez
25:43qu'il n'en fallait pas
25:44beaucoup plus
25:45pour enflammer la toile
25:45au-delà des frontières
25:47de l'Allemagne
25:48par ailleurs.
25:49Et à l'inverse,
25:49et plus récemment,
25:50en suivant les cinquièmes,
25:52sixièmes et septièmes morts,
25:54après enquête,
25:55alors qu'il est automatique
25:56quand les personnes
25:57ne meurent pas
25:58en milieu médical,
26:00il y a une enquête
26:00automatique,
26:01en général assez rapide,
26:03pour savoir
26:03si la mort est naturelle
26:05ou pas.
26:05La police a affirmé
26:06qu'il s'agissait
26:07de mort naturelle
26:08dans tous les cas
26:09sauf un
26:09qui était un suicide,
26:12en précisant
26:12que certains étaient malades.
26:14On n'a pas beaucoup
26:14plus de précision que ça,
26:16mais la police a expliqué
26:16que toutes les morts
26:17étaient naturelles.
26:18Et le porte-parole
26:19de la direction régionale
26:21chargée de l'organisation
26:22des élections,
26:23des élections en particulier,
26:24a précisé
26:25qu'il y avait également
26:26eu six morts
26:27dans les autres partis
26:27qui se partageaient
26:28entre les autres partis.
26:30Et le parti conservateur
26:31qui était au pouvoir
26:33en Allemagne,
26:34lui a jugé
26:34ses suspicions
26:35honteuses et complotistes.
26:37Et alors,
26:37on a une troisième
26:38réaction officielle,
26:39on va dire,
26:40qui conjugue un peu
26:40avec prudence
26:41les deux positionnements.
26:43C'est le vice-chef
26:44de l'AFD en Rénanie,
26:45donc concerné
26:46par ces élections,
26:47qui dit lui,
26:47pour l'instant,
26:48rien ne permet
26:49de supposer
26:49qu'il ne s'agit pas
26:50d'un hasard
26:51en parlant de ses morts,
26:52mais nous allons
26:53tout de même examiner
26:54tous ces cas de près.
26:55Il expliquait,
26:56la confiance c'est bien,
26:56le contrôle c'est mieux,
26:57cette fameuse phrase.
26:59Ce qui n'a pas calmé
27:00une partie de la base
27:01du parti
27:01qui continue à douter
27:02très sérieusement
27:04en raison de ses
27:05sept morts
27:06à la veille des élections.
27:07Alors qu'ils n'ont
27:08aucune raison de le faire
27:09selon la police,
27:09alors que comprendre
27:10de cette lecture
27:11des faits
27:12par certains Allemands
27:13probablement
27:14favorables à l'AFD ?
27:16Très intrigant tout ça.
27:17En fait,
27:18j'ai été assez frappée
27:19pour tout vous dire,
27:20j'ai lu tous les articles
27:21qui sont sortis là-dessus
27:22et personne ne répond
27:23concrètement,
27:24ne nous explique pas,
27:24on n'essaye pas
27:25de convaincre les gens.
27:26Or,
27:26il ne s'agit pas,
27:27en tout cas,
27:28ça ne relève pas vraiment
27:28de notre métier
27:29de distribuer les bons
27:30ou les mauvais points
27:30dans les réactions
27:31des uns ou des autres,
27:32mais de comprendre
27:33par ailleurs
27:34que partout en Occident
27:35et en France aussi d'ailleurs,
27:37une partie de la population
27:38décroche du discours officiel
27:40pour s'en méfier
27:41systématiquement
27:42ou en tout cas,
27:43a priori,
27:44peuvent se laisser convaincre
27:45si on répond
27:47à des questions
27:47qui sont légitimes.
27:48Je le disais tout à l'heure
27:50mais quand vous lisez
27:50les papiers,
27:51on vous dit
27:51mais il y a toujours eu
27:52des morts
27:52dans les campagnes électorales.
27:54D'accord,
27:55mais est-ce qu'on peut
27:55prendre au sérieux
27:56le fait que sept morts
27:57c'est un peu normal
27:58que ça interroge ?
27:59Il peut y avoir des réponses,
28:00j'ai aucun problème avec ça
28:01mais donnons-les.
28:03Faisons pas comme si
28:04c'était normal,
28:05on a toujours vu ça,
28:06pourquoi vous vous posez
28:07une question ?
28:08Et ça m'a frappé
28:09que tout le monde reprend
28:10les dépêches AFP
28:12un peu en les réécrivant
28:13ici ou là
28:14mais personne ne cherche
28:15à se dire
28:15on va essayer de convaincre
28:16les gens
28:16puisqu'on est persuadé
28:17qu'il n'y a aucune raison
28:19de s'inquiéter.
28:21D'autant que,
28:22évidemment,
28:23ce décrochage
28:24d'une partie de la population
28:25sur la parole officielle
28:26quelle qu'elle soit
28:27en particulier sur ce cas-là
28:28mais sur d'autres cas
28:29en général,
28:31il faudrait peut-être
28:31chercher à la comprendre
28:32et à en comprendre
28:33les ressorts.
28:34Or, il y a en Allemagne
28:35un contexte politique
28:35que je disais tout à l'heure
28:36extrêmement particulier
28:37avec l'AFD,
28:38Mathieu nous en a souvent parlé,
28:40Gabriel aussi d'ailleurs,
28:42et donc pour ces électeurs
28:43potentiels ou réels
28:44ou ces électeurs
28:45de demain
28:45à ces élections municipales.
28:47D'abord,
28:48l'AFD
28:48a le vent électoral
28:50en poupe
28:50aujourd'hui en Allemagne.
28:52Il avait réalisé
28:52une percée
28:53aux élections législatives
28:54de février dernier
28:55atteignant plus de 20%
28:56et il est parfois
28:57aujourd'hui
28:58au niveau national
28:59crédité dans les sondages
29:00de 26% aujourd'hui,
29:01c'est-à-dire devant
29:02les conservateurs
29:02qui sont aujourd'hui
29:04au pouvoir.
29:05Il était derrière
29:05aux dernières élections
29:06législatives
29:08et il pourrait
29:08dans les sondages
29:09aujourd'hui
29:09le dépasser.
29:11Et il est par ailleurs
29:12devenu aux dernières élections
29:13législatives
29:13le premier parti
29:14d'opposition
29:15au Parlement.
29:15A l'inverse
29:17de ce vent
29:17en poupe électorale
29:18le 2 mai dernier
29:20l'Office de protection
29:21de la Constitution
29:22c'est le nom
29:23en gros
29:23qui est chargé
29:24notamment du renseignement
29:25intérieur en Allemagne
29:25a classé le parti AFD
29:27extrémiste confirmé
29:29parce que
29:30je les cite
29:30les indices
29:31selon lesquels
29:31l'AFD
29:32aurait des aspirations
29:33contre l'ordre fondamental
29:35libéral et démocratique
29:36sont désormais
29:37pour cette instance
29:39des certitudes.
29:41Entre autres conséquences
29:42de cette décision
29:42il y a un renforcement
29:44de la surveillance
29:45des personnes
29:46affiliées
29:48à l'AFD
29:49et vous avez par ailleurs
29:50des fonctionnaires
29:51dans certains Landes
29:52des fonctionnaires
29:52AFD
29:54qui ont été interdits
29:56de participer
29:57à la fonction publique
29:58afin de
29:59je cite
29:59lutter systématiquement
30:01contre les ennemis
30:01de la Constitution
30:02dans la fonction publique.
30:04Or ça n'est évidemment pas
30:06le sentiment qu'ont
30:07les électeurs de l'AFD
30:08ils ne votent pas
30:08pour l'AFD
30:09parce qu'ils sont
30:10contre la Constitution
30:11par principe
30:11et potentiellement
30:13un trouble à l'ordre
30:14on connaît ça
30:14un peu partout en Europe
30:15ça n'est pas le ressort
30:16on va dire
30:17du vote
30:17des électeurs.
30:19Et pour en venir
30:20au contexte actuel
30:21le 14 septembre prochain
30:22il y aura
30:23ces fameuses élections
30:24municipales
30:24en Rénanie du Nord
30:25Westphalie
30:26j'espère que je prononce
30:28bien là bon
30:28et l'AFD
30:30est crédité
30:32de 14%
30:33dans les sondages
30:33soit 9 points de plus
30:35qu'aux dernières municipales
30:36dans ce lande
30:37en particulier
30:38qui est un bastion
30:39initialement
30:39social-démocrate.
30:40donc évidemment
30:42il s'agit par ailleurs
30:43du lande le plus peuplé
30:44d'Allemagne
30:44donc évidemment
30:45l'enjeu est immense.
30:46C'est dans ce contexte-là
30:48en particulier
30:48vis-à-vis de l'AFD
30:49et donc
30:50de ses électeurs
30:51et pour ses élections
30:53municipales en particulier
30:54que les personnes
30:55se disent
30:55l'enjeu est tellement grand
30:56que c'est cette mort
30:57évidemment
30:58pose des questions
30:59en particulier.
31:00Encore une fois
31:00on peut
31:01être absolument persuadé
31:03que ces morts
31:04n'ont absolument rien
31:04de suspect
31:05raison de plus
31:06pour l'expliquer
31:07aux gens qui doutent.
31:07C'est vrai que
31:08de là à tuer
31:09des candidats
31:10l'hypothèse
31:10ne semble-t-elle pas
31:11complètement folle ?
31:12Et après je vous demanderai
31:13un petit mot peut-être
31:14Mathieu
31:14un petit mot très très rapide
31:15on n'a pas beaucoup de temps
31:16mais j'ai envie de vous entendre
31:17là-dessus.
31:17Elle l'est évidemment
31:18pour nous tous
31:19mais la question de l'assassinat
31:20en politique
31:21n'est pas non plus
31:21inimaginable dans l'histoire
31:23jusque dans l'histoire
31:24récente.
31:25Donc au lieu
31:26encore une fois
31:26de prendre des gens
31:27pour des fous
31:27et de balayer des questions
31:29même que l'on juge
31:30est légitime
31:30à partir du moment
31:31où la question existe
31:32et qu'elle est portée
31:37de convaincre
31:40tout simplement.
31:41Et l'assassinat politique
31:42je vous le disais
31:43on en a eu un récemment
31:44quand même raté
31:45certes
31:45mais contre Donald Trump
31:46avec objectivement
31:48des failles sécuritaires
31:49absolument inimaginables
31:50qui ont d'ailleurs été reconnues
31:51par la sécurité elle-même
31:53un profil nébuleux
31:54et sans revendication
31:55un an après
31:56on nous dit encore
31:57qu'on cherche les raisons
31:58pour lesquelles
31:59il est passé à l'acte
32:01ce jeune homme.
32:04Contre le premier ministre
32:04slovaque
32:05on se souvient du tireur
32:06qui était un poète
32:07de 71 ans
32:08aux engagements politiques
32:09un peu difficiles
32:10à suivre dans le temps
32:11on a deux députés britanniques
32:13qui avaient été également tués
32:14avec des profils
32:14extrêmement différents
32:15de part et d'autre
32:16de l'échecier politique
32:17il y a quelques années
32:18donc l'assassinat politique
32:19existe.
32:21Évidemment
32:21je ne vous parle même pas
32:22de la Russie
32:22et de ses opposants
32:24dont on a fait la chronique
32:25assez régulièrement.
32:27Et le meurtre inaugural
32:28on va dire
32:28autour duquel
32:29planent encore
32:30beaucoup de mystères
32:32reste celui de JFK
32:33de Kennedy
32:34d'ailleurs
32:35qui semblait
32:36passionner
32:36le suspect
32:37de l'assassinat
32:38raté de Trump
32:39et ce n'était pas
32:40le premier
32:41mais il a nourri
32:41le scepticisme
32:42qui accompagne
32:43désormais
32:44les morts en politique.
32:45Conjuguer cette suspicion
32:46au doute généralisé
32:48qui s'est emparé
32:49des peuples occidentaux
32:50auquel
32:50objectivement
32:51on a
32:52beaucoup menti
32:53on a beaucoup menti
32:54dans la sphère politique
32:56c'est-à-dire que
32:56sur tous les grands sujets
32:57quand il y a des questions
32:58qui naissent
32:59on leur explique
32:59mais non mais pas du tout
33:00vos inquiétudes sont illégitimes
33:01vous êtes complotiste
33:03à tous les sujets
33:05et une fois que la preuve arrive
33:07on leur dit
33:07oui mais d'accord
33:07mais ça a toujours existé
33:08enfin vous voyez
33:09il y a une
33:09on en parle souvent d'ailleurs
33:11une manière de manier
33:12la vérité
33:13qui est compliquée
33:14et ne pas le reconnaître
33:15et ne pas chercher
33:16à y répondre
33:16c'est s'assurer
33:17de rendre ce complotisme
33:19toujours plus attractif.
33:20J'aime beaucoup
33:21votre analyse sur la question
33:23Mathieu regarde peut-être là-dessus
33:24Ce que je note
33:25c'est nonobstant
33:26ces morts
33:27qui questionnent
33:29il y a une réalité
33:30en Allemagne aujourd'hui
33:31c'est une volonté
33:32de déchoir
33:33de leurs droits civiques
33:34et politiques
33:35non seulement les députés
33:36les élus de l'AFD
33:37non seulement les sympathisants
33:38de l'AFD
33:39ou les membres
33:39et ainsi de suite
33:39et même quelques fois
33:40les électeurs
33:41donc en Occident aujourd'hui
33:42on accepte de programmer
33:44la déchéance
33:45de nationalité
33:46pratique
33:46de la part
33:47de l'électorat
33:48qui vote pour un parti
33:50jugé protestataire
33:51sur des bases
33:52par ailleurs
33:52quand on s'intéresse
33:53au rapport
33:54de la police politique allemande
33:55l'Office de protection
33:56de la constitution
33:56leur définition
33:57de l'extrémisme
33:58est assez épicée
33:59merci
33:59c'est intéressant
34:01comme elle dit
34:01on nous a tellement menti
34:02Joe Biden
34:03etc
34:03Joe Biden
34:05qui est en parfaite santé
34:06on nous l'a dit
34:06jusqu'à la fin
34:07parfaite santé
34:07oui jusqu'à la fin
34:08incroyable
34:09merci en tout cas
34:10pour ce regard
34:10dans un instant
34:11en accueil
34:12Alexandre Jardin
34:13qui vient pousser
34:14un coup de gueule
34:14non les gueux
34:15ne sont pas le 10 septembre
34:16alors on a le 18 septembre
34:18là c'est la voie SNCF
34:20syndicale
34:21on a le 10 septembre
34:22la voie de l'extrême gauche
34:24et on a la voie des gueux
34:26et on aura le meneur des gueux
34:28Alexandre Jardin
34:29qui nous rejoint
34:30on aura dans un instant
34:31Sarah Knafou
34:32sur ce sujet
34:33le sujet du Mercosur
34:34une nouvelle étape
34:35de l'accord du libre-échange
34:36entre l'Union Européenne
34:37et le Mercosur
34:38vient d'être franchie
34:40hier
34:40la commission européenne
34:42a validé le texte
34:43en juin
34:44désormais les 27 pays membres
34:46à le signer
34:47question
34:48pourquoi
34:49cette nouvelle
34:51signe-t-elle
34:52une fois de plus
34:53symboliquement
34:54la défaite
34:55de la France
34:56oui alors
34:58on va replacer peut-être
34:59dans le contexte
35:00nous n'avions pas parlé
35:01du Mercosur
35:01depuis longtemps
35:02la dernière fois
35:03c'était en décembre dernier
35:04sur la Fondarien
35:05elle était allée
35:06comme une grande
35:06toute seule
35:07sans prévenir la France
35:08visiblement
35:09signée
35:11finalisée
35:12ce traité
35:13ce qui avait mis en pétard
35:15fortement
35:15dit-on
35:16Emmanuel Macron
35:18au point que du reste
35:19elle n'était pas venue
35:20en tout cas
35:21c'est la rumeur qui court
35:22c'était la raison
35:23de son absence
35:24à l'inauguration
35:25de Notre-Dame
35:25vous savez
35:26c'était the place to be
35:27comme on dit
35:27ce jour-là
35:28et il y avait tout le monde
35:30mais il n'y avait pas
35:31il sur la Fondarien
35:32qui était
35:32semble-t-il
35:33persona
35:34not grata
35:35alors rappelons
35:36donc le Mercosur
35:38c'est un marché commun
35:38qui a été créé
35:39en 1991
35:40et qui comprend
35:41l'Argentine
35:42le Brésil
35:43le Paraguay
35:43et l'Uruguay
35:44alors cet accord
35:47de libre-échange
35:47entre le Mercosur
35:49et l'Union Européenne
35:49c'est un accouchement
35:50compliqué
35:51précisément
35:52parce que
35:52les pays européens
35:53se sentent menacés
35:54il est en gestation
35:55depuis 1999
35:57vous voyez
35:58la grossesse est longue
35:59le volet politique
36:00a été conclu
36:01en 2019
36:02et il faut savoir
36:03que c'est un des plus
36:04gros accords
36:05que n'a jamais
36:05signé
36:06l'Union Européenne
36:08puisqu'il y a
36:08près de
36:09770 millions
36:11de consommateurs
36:11en jeu
36:12donc on voit
36:12l'enjeu
36:13justement
36:13donc malheureusement
36:16cette étape supplémentaire
36:18dans le Mercosur
36:19ne pouvait pas
36:19tomber plus mal
36:20pour le gouvernement
36:21et pour la France
36:22on va dire
36:22parce que le pays
36:23est enlisé
36:24dans un marasme politique
36:26dont personne
36:26ne peut prédire d'issue
36:27disons
36:28rappelons
36:29qu'en décembre dernier
36:30c'était déjà
36:31le moment
36:32où
36:32Michel Barnier
36:34vous savez
36:34quand Ursula Benerayen
36:35s'est rendue
36:35à Montevideo
36:37pour signer
36:37ce traité
36:38de libre-échange
36:39toute la France
36:40était occupée
36:41par
36:41le départ
36:44du gouvernement
36:46de Michel Barnier
36:47voilà
36:48c'était la fin
36:49du gouvernement
36:49donc on voit bien
36:50qu'à chaque fois
36:51que finalement
36:52nous sommes
36:53dans le marasme politique
36:54et bien
36:55ce traité
36:56de libre-échange
36:57avance
36:57dans notre dos
36:58alors
37:00Emmanuel Macron
37:01est fragilisé
37:01évidemment
37:02il est plus bas
37:03dans les sondages
37:04et le traité
37:05de Mercosur
37:06le piétine
37:07finalement
37:07puisqu'il s'est dit
37:08souvent opposé
37:10à ce traité
37:11il l'a dit
37:11haut et fort
37:12il le piétine
37:13et puis il nous piétine
37:14il piétine la France
37:14et surtout
37:15il piétine
37:15les agriculteurs
37:17en novembre 2024
37:18donc un mois
37:19avant le petit déplacement
37:20d'Ursula von der Leyen
37:20il avait dit
37:22la France ne signera pas
37:24en l'état
37:24cet accord
37:25on continuera
37:26à essayer
37:27de protéger
37:28les agriculteurs
37:29français
37:29et il avait rappelé
37:30ce qui est une réalité
37:31que ce traité
37:33allait conduire
37:34à l'importation
37:35de produits
37:36ne respectant pas
37:38on connait la chanson
37:38maintenant
37:39ne respectant pas
37:40les normes sanitaires
37:42qui sont imposées
37:43aux agriculteurs français
37:44les normes environnementales
37:46également
37:47et ce qui est fou
37:48c'est qu'à la même époque
37:49la Commission européenne
37:50a fait un audit
37:51elle a elle-même fait un audit
37:52et elle s'est rendue compte
37:53que par exemple
37:54le Brésil n'était pas capable
37:56de faire respecter
37:57sa promesse
37:58de ne pas exporter
37:59afin que nous
38:02n'importions pas nous
38:03de la viande bovine
38:05aux hormones
38:06vous voyez
38:06quand même
38:07on sait depuis
38:08les années 80
38:08que ça interdit
38:09chez nous
38:09c'est formellement interdit
38:11et bien la Commission européenne
38:12s'est rendue compte
38:14que même si le Brésil
38:14disait
38:15non non
38:15on ne vous enverra pas
38:16de la viande aux hormones
38:17de toute façon
38:17il n'avait aucun contrôle
38:20donc on voit bien
38:22que cela va être terrible
38:23pour les agriculteurs
38:24qui vont se retrouver
38:24dans une situation
38:25de concurrence déloyale
38:27et puis
38:28mais pas seulement
38:29on parle beaucoup
38:29de la viande bovine
38:30c'est vrai que c'est important
38:30mais aussi la volaille
38:31le maïs
38:32le sucre
38:33l'éthanol
38:33rajoutons à ça
38:35vous connaissez le montant
38:36du SMIC au Brésil
38:37c'est 215 euros
38:39brut
38:39vous voyez
38:40par rapport à la France
38:411800 euros
38:42donc comment voulez-vous
38:43que la France
38:45puisse faire mieux
38:47évidemment
38:48ça va être
38:48absolument
38:49terrible
38:50et on nous explique
38:51que même les Français
38:52qui chercheront
38:53qui peut-être
38:54par un réflexe patriotique
38:55ou parce qu'ils aiment
38:55leurs agriculteurs
38:56chercheront à consommer
38:58de la viande française
39:00et bien en réalité
39:00ne le sauront pas
39:01mais dans les plats
39:02tout préparés
39:03à partir du moment
39:03où c'est transformé
39:04ou dans les restaurants
39:05et bien
39:06toute cette viande brésilienne
39:09ou autre
39:10ils l'ingéreront
39:12sans le savoir
39:12alors
39:13il y a la députée européenne
39:15je crois que nous allons
39:16le
39:16on l'écoutera dans un instant
39:17Sarah Knafo
39:19elle a rencontré
39:21on peut expliquer pourquoi
39:23dans quel contexte
39:24en tant que vice-présidente
39:26de son groupe
39:27à la conférence
39:28des présidents
39:29elle a eu l'occasion
39:30apparemment
39:31elle a été la seule
39:31d'interroger
39:32Ursula von der Leyen
39:33sur le Mercosur
39:35alors c'est vraiment
39:36extrêmement intéressant
39:37de s'arrêter là
39:38parce que ça en dit long
39:39sur la déconnexion
39:40et le mépris
39:41d'Ursula von der Leyen
39:42parce qu'elle leur dit
39:44elle lui dit
39:45de façon très précise
39:46voilà dans l'article 12-6
39:48de l'accord
39:48il est écrit que l'UE
39:50doit accorder immédiatement
39:51et sans condition
39:52aux entreprises
39:53du Mercosur
39:54le même traitement
39:56qu'à ses propres fournisseurs
39:57c'est-à-dire qu'une PME
39:58brésilienne
39:59dans un marché public
40:00dans un appel d'offres
40:01du marché public
40:02aura les mêmes droits
40:04même droits
40:05qu'une entreprise locale
40:07c'est-à-dire que la cantine
40:08de vos enfants
40:09pouvait avoir
40:10de la viande bovine
40:12brésilienne
40:12donc c'est quand même
40:13nos impôts
40:13les marchés publics
40:15rappelons-le
40:15et que lui répond
40:17Yosela Fenderlein
40:18je lui dis
40:18mais que vous a-t-elle répondu
40:20et bien elle ne lui a pas répondu
40:22sur le Mercosur
40:22elle n'a pas parlé
40:23du Mercosur
40:24elle a commencé son allocution
40:25en disant qu'elle était
40:26très fière que l'Europe
40:27soit le continent
40:28le plus généreux
40:30de Gaza
40:30vous voyez c'est quand même
40:31assez particulier
40:32on entendra Sarah Knafo
40:34dans un instant
40:34alors d'abord
40:35pourquoi Gabriel Kuzel
40:36la commission européenne
40:37cherche-t-elle
40:38à faire avancer
40:39cet accord
40:40à marche
40:41forcé
40:42alors il y a plusieurs raisons
40:44mais la première
40:46on peut le dire
40:47elle est conjoncturelle
40:48c'est-à-dire que Lula
40:50va quitter
40:51la présidence
40:53du Mercosur
40:54en décembre
40:55donc on veut absolument
40:56signer avec lui
40:57cet accord
40:58tant qu'il est là
40:59et puis
41:00il faut noter
41:01ce qu'avait dit
41:01Ursula Fenderlein
41:02elle avait dit
41:02c'est un accord
41:03gagnant-gagnant
41:04alors pour l'Allemagne
41:06peut-être
41:06peut-être que pour l'Allemagne
41:07c'est un accord
41:08gagnant-gagnant
41:08parce qu'il faut voir
41:09les pays qui sont
41:11vent debout
41:11pour la France
41:12c'est perdant-perdant
41:13c'est-à-dire qu'il y a
41:14la Pologne
41:14il y a la Hongrie
41:15il y a l'Autriche
41:16il y a l'Irlande
41:17Pedro Sanchez
41:18l'Espagne était plus
41:19aussi opposée
41:20en raison de ses agriculteurs
41:21puis Pedro Sanchez
41:22s'est dit
41:22ah ben non finalement
41:23pour mon huile d'olive
41:24ça va peut-être être
41:24pas si mal
41:25et puis il y a une
41:25proximité culturelle
41:26mais l'Allemagne
41:28qui n'a pas bradé
41:28son industrie
41:29elle y voit évidemment
41:30son intérêt
41:30pour ses voitures
41:31pour ses machines
41:32industrielles
41:33pour ses produits
41:34pharmaceutiques
41:35en revanche
41:36il y a en France
41:3793 000 exploitations bovines
41:39qui n'y a pas en Allemagne
41:39je rappelle quand même
41:40qu'il y a
41:401 million de têtes de bétail
41:42en 10 ans
41:43qui ont disparu
41:44en France
41:44je crois qu'il faut le rappeler
41:46inlassablement
41:47s'il y a un couple
41:48franco-allemand
41:49en Europe
41:50il est sadomaso
41:51et le maso
41:52c'est la France
41:53donc c'est toujours
41:54la même chose
41:55et c'est évidemment
41:57désolant
41:58et rapidement
41:59la porte-parole
42:00du gouvernement
42:00Sophie Prima
42:01s'est voulue
42:02cependant rassurante
42:03en évoquant
42:04des clauses de sauvegarde
42:05qui iraient
42:06dans le bon sens
42:07alors oui
42:08elles sont théoriquement
42:09prévues
42:09mais en réalité
42:10elles sont très fragiles
42:11et très difficiles
42:11à en mettre en oeuvre
42:12donc ça n'abuse
42:12absolument aucun agriculteur
42:14c'est une façon
42:15de se rassurer
42:15une méthode couée
42:16alors à chaque fois
42:18on se dit
42:19mais il n'y a rien à faire
42:20vous avez remarqué
42:20sur tous les sujets
42:21quand la France
42:22est traitée
42:22comme un paillasson
42:23que ce soit Tunisie
42:24en Algérie
42:25où on veut
42:25même avec les Etats-Unis
42:26les accords
42:27les droits de douane
42:29il n'y a rien à faire
42:30alors certains ont des solutions
42:31il y a quand même Thierry Mariali
42:32du Rassemblement National
42:33qui a fait une suggestion
42:34que je trouve intéressante
42:35il dit
42:35le général de Gaulle
42:36en 1965
42:37on voulait
42:38mordre sur la souveraineté française
42:40par une modification
42:42du droit de vote
42:42et bien
42:43il a décidé de faire
42:44la politique de la chaise vide
42:45pendant un an
42:46ça a été le boycott
42:47de l'Europe
42:48et puis après
42:48on a trouvé
42:49moyen de s'entendre
42:50et puis le deuxième point
42:51je termine juste
42:52parce que ça m'a beaucoup frappée
42:53François Béroux
42:54vous savez
42:54qu'il s'est trompé
42:55quand il a fait son allocution
42:56il a dit
42:57enfin moi
42:58ça vous a heurté ou pas
42:59il a dit que la France
43:00n'était pas contributrice
43:02il a dit que la France
43:03profitait de l'Europe
43:04ce qui est absolument faux
43:05il a rentré dedans
43:06des emprunts
43:07qui n'avaient pas lieu d'y être
43:08tout le monde était d'accord
43:09pour dire ça
43:09donc la France
43:10elle perd 9 milliards
43:12dans ce qu'elle donne à l'Europe
43:13on n'a qu'à dire
43:14on arrête de donner
43:15voilà
43:15je pense que c'est ce que se disent
43:17la majorité des français
43:18ou comme disait Margaret Thatcher
43:20en 1979
43:21I want my money back
43:22merci pour cette analyse
43:24on va écouter
43:25il y a Mathieu aussi qui dit
43:25Alexandre Jardin
43:30va entrer dans le studio
43:31pendant qu'on écoute
43:33Sarah Knafo
43:33qui a interpellé
43:36Ursula von der Leyen
43:37sur le Mercosur
43:38écoutez-la
43:39Ursula von der Leyen
43:41vient d'approuver
43:42aujourd'hui même
43:43le traité du Mercosur
43:44ce traité
43:45qui va ouvrir
43:46en grande frontière
43:47pour les produits
43:47venus d'Amérique latine
43:49des produits
43:50qui ne respectent pas nos normes
43:51qui coûtent bien moins cher
43:52que chez nous
43:53et qui vont donc
43:54inonder nos marchés
43:55l'Union Européenne
43:56pénalise donc
43:57nos agriculteurs
43:58deux fois
43:59en leur imposant
44:00les normes
44:00les plus contraignantes du monde
44:01puis en les soumettant
44:03à la concurrence
44:04du monde entier
44:05sur notre propre sol
44:06je viens de lire l'accord
44:08et je découvre autre chose
44:09Ursula von der Leyen
44:11accepte aussi
44:12d'ouvrir nos marchés publics
44:14c'est-à-dire
44:14les commandes publiques
44:15des administrations
44:16des cantines scolaires
44:17etc
44:18financées avec votre argent
44:20aux entreprises du Mercosur
44:21cet écrit noir sur blanc
44:23une entreprise brésilienne
44:25sera traitée à égalité
44:27avec une entreprise française
44:29immédiatement
44:30et sans condition
44:31j'ai confronté Ursula von der Leyen
44:33sur ces sujets
44:33et à ma grande surprise
44:35j'ai été la seule
44:36à en avoir parlé
44:37de tous les groupes politiques
44:39qui étaient présents
44:40Ursula von der Leyen
44:41m'a juste répondu
44:42avec de la langue de bois
44:43parce que visiblement
44:45les agriculteurs
44:45ne l'intéressent pas beaucoup
44:46elle se soucie bien davantage
44:49du reste du monde
44:50et d'ailleurs
44:51savez-vous ce qu'elle a dit ?
44:52elle nous a dit
44:53je cite
44:53nous sommes ceux
44:55qui aidons le plus Gaza
44:56on voit où sont ses priorités
44:59je le lui ai dit
45:00et je l'ai interpellé aussi
45:01sur son projet de budget
45:02pour l'Union Européenne
45:03alors là
45:04tenez-vous bien
45:052000 milliards d'euros
45:07de dépenses
45:08prévues entre
45:092028 et 2034
45:10juste pour l'Union Européenne
45:12et le plus incroyable
45:13c'est que 10% de ce budget
45:15c'est-à-dire 200 milliards d'euros
45:17sera consacré à
45:18l'Europe dans le monde
45:20autrement dit
45:21de l'argent
45:22qui ne reviendra pas
45:22aux Européens
45:23j'ai dit à Ursula von der Leyen
45:26qu'étant donné
45:27notre niveau d'endettement
45:28et notre niveau d'impôt
45:29il était irresponsable
45:31de continuer à disperser
45:32nos ressources
45:33aux quatre coins du monde
45:34voilà
45:35vous savez que vous pouvez
45:37compter sur moi
45:37pour m'opposer à cette politique
45:39qui sacrifie nos intérêts
45:40nos agriculteurs
45:41et notre argent
45:42désormais
45:43Ursula von der Leyen
45:44le sait aussi
45:45bonne soirée
45:46merci beaucoup
45:47à Sarah Knafou
45:48pour son coup de gueule
45:50et ce qu'elle a retiré
45:52de cette rencontre
45:53avec Ursula von der Leyen
45:54et quand on entend
45:55ces agriculteurs
45:56ils vous parlent à vous
45:58Alexandre Jardin
45:59c'est intéressant
45:59on a d'un côté
46:00le 10 septembre
46:02les gueux
46:03ne sont pas le 10 septembre
46:04on a d'un côté
46:04le 18 septembre
46:06les gueux
46:06ne sont pas le 18 septembre
46:07on a d'un côté
46:08les gueux
46:10qui eux
46:10veulent se faire entendre
46:12les protestations en France
46:13se multiplient avec vous
46:15c'est peut-être la troisième voie
46:16je disais
46:16VOIE
46:17VOIX
46:18d'abord rappelez-nous
46:20pourquoi vous avez choisi
46:21d'appeler votre mouvement
46:22les gueux
46:23je n'ai pas choisi
46:24c'est pour ça que le nom
46:25est puissant
46:26c'est qu'il est né tout seul
46:28c'est un hashtag
46:29qui est né spontanément
46:30et qui exprimait
46:32le sentiment de mépris
46:33du français
46:33de la française
46:35d'être traité
46:36dans l'histoire
46:38des ZFE
46:38comme moins que rien
46:40comme des gueux
46:42puisqu'à l'époque
46:43on était en train
46:44de virer un tiers
46:45de la nation
46:45qui allait être interdite
46:46des grandes métropoles françaises
46:48donc
46:49c'est pas moi
46:50qui ai choisi
46:50d'ailleurs
46:51je n'aurais jamais choisi
46:52un mot comme ça
46:53mais pas plus
46:55que quand les français
46:55parlent des enfoirés
46:56avec Coluche
46:57ils se considèrent
46:58comme des enfoirés
46:59il y a un humour
47:00sur soi-même en France
47:01qui est derrière ce mot
47:02et ce qui me choque
47:05derrière la mobilisation
47:07du 10
47:07plusieurs choses
47:10d'abord
47:11mettre à bloquer
47:13un pays à l'arrêt
47:13ça pose un problème
47:16deuxièmement
47:19diviser la nation
47:20à partir du moment
47:21où l'extrême gauche
47:23a décidé de faire
47:23une opéa
47:24sur le 10
47:25ça veut dire
47:26que ça devient
47:26une opération
47:27de récupération politique
47:28or les combats
47:30des gueux
47:30on ne les gagne
47:31que parce qu'on unit
47:32la nation
47:33autour de causes
47:35d'intérêt général
47:35comment on a fait
47:36pour créer un climat politique
47:38qui fait que
47:39l'Assemblée Nationale
47:40a fini par voter
47:41l'abrogation des ZFE
47:42parce qu'on avait réuni
47:4380% des français
47:44donc la seule manière
47:46de faire gagner
47:47au fond le rêve
47:48d'Emmanuel Macron
47:49c'est d'avoir
47:49un pays divisé
47:50et donc le 10
47:52c'est le rêve
47:52d'Emmanuel Macron
47:53alors que
47:54le mouvement des gueux
47:55unifie
47:56il faut unir le pays
47:58et là on se bat
48:01sur une cause
48:02fondamentale
48:03un truc qui peut
48:03nous péter au nez
48:04ce soir
48:04quoi donc ?
48:06qui est la question
48:06de la PPE
48:07c'est la loi
48:08qui va fixer
48:09le prix de l'énergie
48:10pour les 10 prochaines années
48:12à partir du moment
48:14où aujourd'hui
48:14le Conseil National
48:15de l'Énergie
48:16s'est réuni
48:16François Bayrou
48:18peut signer
48:19ce décret
48:20d'un instant à l'autre
48:21il peut l'annoncer
48:22ce soir à la télé
48:23l'homme que j'ai rencontré
48:25puisqu'on a croisé
48:26avec la coordination orale
48:27avec le club des gueux
48:28avec l'ensemble des professions
48:29qui se mobilisent autour de nous
48:31les pêcheurs
48:32les agriculteurs
48:32qui se mobilisent autour de vous
48:34plein d'autres professions
48:35je l'ai rencontré
48:37à Chalon
48:38vendredi dernier
48:39et
48:40il y avait beaucoup de journalistes
48:42et je lui ai dit
48:42ça me paraît
48:43le moment
48:43de clarifier
48:44et on met des images de vous
48:45du Figaro Magazine
48:46puisqu'il y a quelques pages
48:47sur le Figaro Magazine
48:48aujourd'hui
48:49et il a refusé de clarifier
48:50il a refusé de clarifier
48:51il a refusé de clarifier
48:52je lui ai dit
48:53est-ce que vous allez signer
48:54oui ou non
48:55à la va vite
48:56s'il signe ça
48:58alors qu'il a
49:0114
49:0115%
49:02de soutien populaire
49:04alors qu'il n'a pas
49:05de majorité à l'Assemblée
49:06alors qu'il est en train
49:08de partir
49:09ça veut dire que
49:10ça veut dire que
49:10notre pays est à vendre
49:11s'il signe ça
49:12quelle conséquence
49:13pour les Français
49:14un doublement
49:15de votre facture
49:15doublement de la facture
49:17parce qu'à partir du moment
49:18où vous engagez
49:18300 milliards
49:19qui les paye
49:22or depuis le début
49:23le gouvernement
49:23ne dit pas
49:24qui le paye
49:25et donc le mouvement
49:26des gueux
49:27est en train
49:27de lever les professions
49:28et ce matin
49:30j'ai passé la matinée
49:30avec Henri Proglio
49:31et l'ancien patron
49:32du RTE
49:33pour qu'on puisse
49:34proposer une PPE
49:35des gueux
49:35et pour que
49:36s'il y a une campagne
49:37législative
49:38la question de l'énergie
49:39soit au centre
49:40et là on se dirige
49:42vers un plan
49:42que Proglio
49:44invitez-le
49:45le plan de la PPE
49:47des gueux
49:47c'est pas un doublement
49:48de la facture
49:49c'est une réduction
49:50de 25%
49:51mais pour ça
49:52pour pouvoir affirmer ça
49:53vous avez besoin
49:54de travailler
49:54avec un ancien patron
49:55d'EDF
49:56avec André
49:58l'ancien patron
49:59de RTE
50:00avec des vrais professionnels
50:02pas des colleurs d'affiches
50:03d'accord
50:03donc le mouvement des gueux
50:05est en train
50:05de s'agréger
50:06des grandes compétences
50:07et puis si vous voulez
50:09nous aider
50:09que vous êtes devant
50:10votre télé
50:10vous rejoignez
50:11le mouvement des gueux
50:12sur lesgueux.fr
50:13aujourd'hui il y a
50:14300 français
50:15quasiment par jour
50:16qui s'engagent
50:17on doit devenir
50:19une grande nation
50:20avec une société civile
50:21unie
50:22sinon on perdra
50:25sinon on perdra
50:26on fera plier
50:27les systèmes politiques
50:28on fera plier
50:29les intérêts
50:29si on est un peuple uni
50:31d'ailleurs dans
50:32le Figaro magazine
50:32vous parlez
50:33d'une France vraie
50:35qu'entendez-vous par là ?
50:37en ce moment
50:39on est en train
50:39de réunir
50:40le club des gueux
50:40qu'est-ce que c'est ?
50:42c'est la coordination rurale
50:44l'UFPA
50:44les pêcheurs
50:45on discute
50:46avec l'ensemble
50:47des professions
50:47qui actuellement
50:48peuvent être impactées
50:50attention
50:51peut-être qu'il va
50:51annoncer ça ce soir
50:52il peut le faire
50:55et je répète
50:58vendredi
50:58il était en train
50:59de
51:00il zigzaguait
51:01il était en train
51:01de défendre la PPE
51:02on hallucinait
51:05et donc
51:08je reviens
51:09vous en avez parlé
51:11vous à François Bayron
51:12ou pas ?
51:13mais évidemment
51:13puisqu'il était là
51:14donc je lui ai demandé
51:16de clarifier
51:17j'ai vu une photo
51:18je lui ai demandé
51:19clarifier
51:20oui ou non
51:21vous vous engagez
51:21à ne pas publier
51:23ce décret
51:23à la va vite
51:24alors que vous êtes
51:25en train de partir
51:25si cet homme fait ça
51:27à la va vite
51:28dans l'état
51:29de discrédit
51:30alors
51:31il y a une astuce juridique
51:32on est dans un système
51:34complètement déconnecté
51:35où juridiquement
51:36l'état peut passer
51:37par décret
51:39bien sûr
51:39alors que la vérité
51:41c'est que
51:42votre facture d'électricité
51:43regardez sur votre facture
51:44le montant
51:45qui correspond aux taxes
51:46n'arrête pas de monter
51:47donc en fait
51:48c'est un impôt numéro 2
51:50qui ne dit pas son nom
51:52donc si ça ne passe pas
51:53devant la représentation nationale
51:55ça veut dire
51:55qu'on sort d'une logique démocratique
51:57parce que 300 milliards
51:58c'est 5 fois
52:00l'éducation nationale
52:01et puis surtout
52:02dans un contexte
52:03on n'a pas de majorité
52:04on n'a pas de gouvernement
52:06on n'a rien
52:08c'est quand même impossible
52:10qu'il puisse annoncer ça
52:11alors une grande partie
52:12des professions disent ça
52:13mais je vous jure
52:15que l'homme
52:15qui était devant
52:16et je ne vais pas citer
52:17le nom du journaliste
52:18qui était plutôt
52:19stylogueux
52:20mais qui s'est retourné
52:21et qui a dit
52:21mais le con
52:22il va le faire
52:22il s'est retourné
52:26il s'est sorti comme ça
52:27il a dit
52:28mais le con
52:28il va le faire
52:29donc depuis
52:31pourquoi est-ce qu'on monte
52:32en puissance
52:33pourquoi est-ce qu'on
52:34rallie les professions
52:36parce que
52:37imaginons
52:38finalement
52:38que toutes nos pressions
52:39fonctionnent
52:40et qu'on gagne
52:41qui ne signe pas
52:42ça reste
52:44dans le processus
52:45parlementaire
52:46et on a eu
52:47au Sénat
52:48une majorité LR
52:49qui a voté ça
52:50pour le doublement
52:51donc le combat politique
52:54il va falloir que
52:55pour qu'on inverse
52:57et pour qu'on puisse
52:59soutenir un plan
53:00sérieux de baisse
53:02pourquoi on veut la baisse
53:03parce qu'on est écolo
53:04parce qu'on veut
53:05l'électrification
53:07des usages
53:08l'électrification
53:09des usages
53:09ça passe
53:09par une baisse
53:11du prix
53:11sinon les gens
53:13vont continuer
53:13à se chauffer au fioul
53:14si c'est cher
53:15donc
53:16nous devons faire baisser
53:18on doit être responsable
53:19écologiquement
53:19et ce que j'espère
53:21c'est que
53:22dans cette campagne
53:23on donnera la parole
53:25à Henri Proglio
53:26on donnera la parole
53:27à tous les grands techniciens
53:29qui sont autour de lui
53:30qui sont en train
53:31d'élaborer ce plan
53:32et on va redevenir
53:34un grand pays
53:34et un grand pays
53:35ça veut dire
53:36un prix de l'énergie
53:37bas
53:38j'ai deux questions
53:39encore justement
53:40pour vous
53:41est-ce que votre mouvement
53:41peut dépasser le symbole
53:43pour devenir une force
53:44politique réelle
53:46mais on ne fait pas
53:47de la politique
53:48on fait du politique
53:49ça veut dire
53:51qu'on s'occupe
53:52du bien commun
53:52il y a un moment
53:55où tous ces gens
53:56fragmentent le pays
53:57donc on s'est dit
53:58que si on se battait
53:59cause après cause
54:00on a un hashtag
54:01hashtag cause après cause
54:03on pouvait faire gagner
54:05quelque chose
54:05de plus important
54:06qu'un parti
54:06c'est la France
54:07parce que les français
54:08veulent être entendus
54:10on en parle tous les jours
54:12ils ne sont pas entendus
54:14on voit la déconnexion
54:15on avait Henri Guénaud
54:16qui nous parlait aussi
54:17de cette déconnexion
54:18des politiques
54:19par rapport aux français
54:20et on voit que les canaux
54:22de protestation
54:23ne correspondent pas
54:24forcément aux français
54:25dernière question
54:26finalement
54:27les gueux
54:27veulent-ils protester
54:29ou gouverner ?
54:31on veut imposer
54:33les très grandes réformes
54:34structurantes
54:35et à terme
54:36reconnecter la France
54:37en imposant
54:39quelque chose
54:39de fondamental
54:40qui marche
54:40chez nos voisins
54:41c'est le référendum
54:42d'initiative citoyenne
54:43on veut que le peuple
54:45puisse à un moment
54:45ne pas être viré
54:47le soir de l'élection
54:47présidentielle
54:48on ne veut plus donner
54:49un chèque en blanc
54:50à qui que ce soit
54:51on veut rester
54:53un peuple de citoyens
54:54et non pas de gueux
54:55que le peuple
54:56puisse avoir une voix
54:57veilleuse
54:57et puis on surveillera
55:01effectivement
55:02ce décret
55:04éventuel
55:04de François
55:05et s'ils signent
55:06la France va se battre
55:08on surveillera ça
55:09merci beaucoup
55:09Alexandre Jardin
55:10restez avec nous
55:11puisqu'on va aller
55:12je vous emmène avec moi
55:13au Royaume-Uni
55:14puisqu'au Royaume-Uni
55:16on emprisonne
55:17juste parce qu'on
55:18critique
55:19l'idéologie trans
55:21c'est ce que va nous expliquer
55:22Mathieu Bocoté
55:23comment est-ce possible
55:24après trois tweets
55:25d'être emprisonné
55:27alors je veux dire
55:27on commence à s'y habituer
55:28au Royaume-Uni
55:29c'est apparemment
55:30c'est le pays
55:30c'est l'homme
55:31le pays de la liberté
55:32dans les faits
55:33de moins en moins
55:34alors je raconte l'histoire
55:35Graham Linehan
55:36j'espère ne pas massacrer son nom
55:38un Irlandais
55:39dans son avion
55:40bon
55:40il part d'Arizona
55:42il débarque
55:43à Heathrow
55:44en Grande-Bretagne
55:45au Royaume-Uni
55:45et là qu'est-ce qui se passe
55:47il est arrêté
55:48c'est-à-dire il est mis de côté
55:49et là
55:49cinq policiers armés
55:51parce qu'au cas où
55:52cinq policiers armés
55:53viennent le cueillir
55:55et l'amènent au poste
55:57et pendant
55:57le jettent en cellule
55:59et pendant plusieurs heures
56:01l'interrogent
56:02l'interrogent
56:03autour d'une question fondamentale
56:05ou plutôt de trois
56:05trois tweets
56:07qu'il a fait
56:07au mois d'avril
56:08au mois d'avril
56:09trois tweets
56:10où il critiquait
56:11l'idéologie
56:12transgenre
56:13il la critiquait
56:14vertement
56:15il la critiquait
56:16avec une
56:17rudesse
56:18qui vient
56:19avec la politique
56:19la polémique publique
56:21et pour cela
56:22il est interrogé
56:23pendant des heures
56:24par des policiers
56:25qui sont
56:26dans les circonstances
56:27transformés
56:28en police politique
56:29du régime
56:30on lui reproche
56:31trois tweets
56:31je lis le troisième
56:32qui a fait le plus polémique
56:34il parle de
56:35lorsqu'un homme
56:36transidentifié
56:36c'est-à-dire un homme
56:37biologique
56:38mais qui se décrète femme
56:40et rentre dans une toilette
56:41pour les femmes
56:42pour un espace réservé aux femmes
56:43il fait ce tweet
56:44un homme transidentifié
56:46qui pénètre
56:47un espace réservé aux femmes
56:48c'est déjà un acte violent
56:49et abusif
56:50faites du bruit
56:51appelez la police
56:52et en dernier recours
56:53visez les couilles
56:54on comprend que c'est de l'humour
56:57on comprend que c'est de l'humour
56:58mais le régime
56:59c'est un humoriste
57:00oui oui
57:00ça vient ensemble
57:01mais comme qui dirait
57:02le régime n'a jamais ri
57:04le régime ne tolère pas
57:05l'humour autour de ses dogmes
57:07il ne tolère pas
57:08qu'on rit de tout ce qui touche
57:09à l'immigration massive
57:09il ne tolère pas
57:10qu'on rit de tout ce qui touche
57:11au multiculturalisme
57:12il ne tolère pas
57:13qu'on rit aujourd'hui
57:14de tout ce qui touche
57:15à la théorie du genre
57:16il n'accepte pas
57:17que lorsque
57:17je sais pas moi
57:18Gaétan prétend désormais
57:19s'appeler Gaétan
57:20il ne tolère pas
57:21que le commun immortel
57:22fasse quand même Gaétan
57:24regarde-toi dans le miroir
57:25on comprend que t'es pas encore Gaétan
57:26il ne tolère pas justement
57:28cette forme d'humour
57:29et de ce point de vue
57:29qu'est-ce qu'il fait
57:30il sanctionne
57:31J.K. Rowling
57:32l'auteur d'Harry Potter
57:33a fait un tweet
57:34mais bordel
57:35qu'est-ce qui arrive
57:36à notre pays
57:37c'est du totalitarisme
57:38c'est absolument
57:39consternant
57:40dit-elle
57:41par ailleurs
57:42ce n'est pas surprenant
57:43au Royaume-Uni
57:44mais la loi
57:45ne devrait-elle pas
57:46légitimement
57:47Mathieu protéger
57:48l'identité
57:49des groupes minoritaires
57:50la liberté d'expression
57:52est-elle vraiment
57:53la liberté de blesser
57:54par la parole
57:55absolument
57:55c'est-à-dire que
57:57nous sommes tout à fait
57:57en droit de critiquer les gens
57:59et si on est devant
57:59des hypersensibles
58:00des petits lapins fragiles
58:02qui toujours pleurent
58:04dès lors qu'on les critique
58:05et bien ce sont eux
58:06qui doivent
58:07il serait temps de grandir
58:08comme dirait l'autre
58:08il serait temps pour eux
58:09de devenir des hommes
58:10ou des femmes
58:11il serait temps de devenir
58:11des adultes
58:12il serait temps pour eux
58:13d'être capables
58:14d'être critiqués
58:15dans leur discours
58:16dans leur identité présumée
58:17sans immédiatement
58:19porter plainte
58:19mais qu'est-ce qu'on a développé
58:20dans nos sociétés
58:21en France
58:21en Grande-Bretagne
58:22en Allemagne
58:23tout un dispositif
58:24juridique répressif
58:25qui permet de sanctionner
58:27ceux qui transgressent
58:28les dogmes du régime
58:29en Grande-Bretagne
58:30on l'a vu
58:30Gabriel nous en a parlé
58:31cette semaine
58:31vous brandissez le drapeau
58:33en certaines circonstances
58:34on peut vous arrêter pour ça
58:35vous avez osé brandir
58:37le drapeau britannique
58:38comment osez-vous
58:39de la même manière
58:40vous affirmez
58:40qu'un homme
58:41ne peut pas devenir une femme
58:42quoi qu'il en dise
58:43et bien c'est vu
58:44comme une forme
58:44de délit d'opinion
58:45et en fait
58:46c'est pas qu'un délit d'opinion
58:47c'est un délit
58:47de blasphème
58:49parce que nous sommes
58:49devant une religion
58:50politique nouvelle
58:51donc on est dans un pays
58:52la Grande-Bretagne
58:53qui tolère les islamistes
58:55qui tolère les gangs
58:56criminalisés
58:57pour peu qu'ils appartiennent
58:58au bon groupe désigné
58:59mais qui sanctionne
59:00les gens ordinaires
59:01qui protestent
59:01contre leur dépossession
59:02de ce point de vue
59:03on réprime tout à la fois
59:05la vérité
59:06et les libertés
59:07le roi Royaume-Uni
59:08devant nous
59:08devient un état policier
59:09comment s'appelait déjà
59:12le gang
59:12les grooming gangs
59:14qui étaient des gangs
59:15pakistanais
59:15qui exploitaient sexuellement
59:17des jeunes filles
59:17issues de la classe ouvrière
59:18blanche
59:19sous ce motif
59:20sous le mode
59:20de la domination
59:21ethnico-sexuelle
59:22combien de temps
59:23ils sont restés
59:24sans les mettre
59:24pendant plusieurs années
59:25c'est le moins
59:25qu'on puisse dire
59:26et quand on voulait
59:27en parler publiquement
59:28et quand on voulait
59:30en parler publiquement
59:30n'oublions pas
59:31on a accusé
59:33des gens de racisme
59:33on voit qu'il y a
59:34l'ennemi du régime
59:35merci pour votre analyse
59:36merci pour ces sujets
59:37qui nous permettent
59:38de voir Claire Mathieu
59:39merci Gabrielle
59:40merci Charlotte
59:41merci Marc
59:42face à l'info
59:44est terminé
59:45l'heure des produits
59:46et merci infiniment
59:47Alexandre Jardin
59:48pour ce coup de gueule
59:48et on surveillera ce soir
59:50excellente soirée à tous
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