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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:01Bonsoir à tous, Véronique Jacquet, Gilles-William-Golnadel, Richard Millet, Gérard Carrérou, Yohann Ouzahy.
00:06Bienvenue sous la 4ème République, le régime des partis est de retour, les petites combinaisons, les majorités éphémères.
00:16Tout cela est de retour à l'instant avec le budget de financement de la Sécu qui est adopté.
00:22Et on va le détailler bien sûr avec Yohann Ouzahy.
00:24Et pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'effectivement le régime de partis c'est quoi ?
00:28C'est des majorités provisoires, c'est des accords éphémères.
00:33Et qu'est-ce qui se passe ? Le Rassemblement National a voté contre, c'était attendu et logique, les opposants s'opposent.
00:40La France Insoumise a voté contre ce budget, le Bloc Central a voté pour, ce qui est bien normal, mais les autres.
00:48Les Républicains par exemple, je regardais les Républicains, vous avez 49 membres des Républicains.
00:55Il y en a 18 qui ont voté pour, 18 membres des Républicains qui ont voté pour la hausse des impôts en France et un budget socialiste.
01:03C'est formidable.
01:04Ils ont voté pour la suspension de la réforme des retraites.
01:06Et ils ont voté pour la suspension de la réforme.
01:08Les 18, alors je ne vais pas les citer tous ces 18, mais surtout M. Wauquiez, il s'est abstenu.
01:13C'est-à-dire que M. Wauquiez ne vote pas contre la suppression de la réforme des retraites.
01:19La suspension.
01:20La suspension.
01:21Ils ne votent pas.
01:23C'est-à-dire qu'ils ne votent pas contre ce budget.
01:25Et ils sont Républicains.
01:27C'est le régime des partis.
01:29C'est ce qu'il y a de pire, c'est ce que De Gaulle trouvait de pire.
01:32Les petits arrangements, les petites combinations.
01:35On en est là ce soir.
01:36C'est le seul moyen de faire adopter un budget si vous ne voulez pas aller vers une dissolution.
01:42Et les Républicains, comme les socialistes, ne veulent pas d'une dissolution de l'Assemblée nationale
01:47parce qu'ils considèrent qu'ils seraient sans doute plus difficilement réélus.
01:52Donc si vous ne voulez pas de dissolution, vous êtes contraints de fonctionner de cette manière-là.
01:56Il n'y a pas d'autre fonctionnement possible si vous ne voulez pas retourner aux zones.
02:00C'est le seul fonctionnement possible pour doter la France d'un budget.
02:02Alors je vous assure, vous aurez tous les médias ce soir qui diront « merveilleuse ».
02:08Ils se sont entendus.
02:09Tous chanteront évidemment les louanges de M. Lecornu.
02:13Ça sera merveilleux.
02:14Vous pouvez aller sur toutes les antennes.
02:16M. Lecornu a fait un travail remarquable.
02:17Son travail de première.
02:18Il a réussi à convaincre.
02:21Il n'a rien à convaincre.
02:24Ils ont peur depuis le départ.
02:25C'était très facile pour lui.
02:26Il n'y avait absolument rien à faire.
02:29Mais écoutez, tout ça a été écrit depuis des semaines.
02:32Et nous le savons tous.
02:34Ce matin, Pascal, vous avez reçu un des biographes du général de Gaulle.
02:41Comment dire ? La scène, j'allais dire le sketch auquel nous avons assisté aujourd'hui, c'est exactement le contraire de ce qu'aurait fait le général de Gaulle.
02:53Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui ?
02:54Moi, j'ai regardé la première minute toute la journée.
02:58Je ne suis même pas endormi.
02:59Toute la journée, j'ai regardé.
03:00Et je me suis dit, ça y est, j'étais sûr, je l'avais dit d'ailleurs, sur votre antenne, j'avais fait le pronostic.
03:06J'étais sûr que ça passerait.
03:08Pourquoi ?
03:09Pour une raison que vous avez d'ailleurs déjà esquissé, ou Isaïe a esquissé.
03:13C'est-à-dire que c'est le parti de la trouille qui a gagné.
03:16Le parti de la trouille des élections.
03:20Tous ces gens qui ont voté ont peur d'affronter le corps électoral.
03:25Alors, je ne sais pas ce que ça préjugera, parce qu'à un moment ou à un autre, ils n'auront pas le choix, ils seront obligés de l'affronter.
03:31Je ne sais pas le résultat à l'époque.
03:33Mais en tout cas, aujourd'hui, c'est ça.
03:35Parce que vous pouvez vous interroger sur les motivations.
03:38Et vous avez rendu, vous dites, comment ça se fait que ces gens qui étaient contre les impôts sont pour des impôts ?
03:43On ne comprend pas si on ne met pas ça.
03:45Ce sont tous ceux qui ont eu peur d'aller face aux Français.
03:48Ce n'est pas que le parti de la trouille.
03:49Véronique Jacquier.
03:50Non, ce n'est pas que le parti de la trouille.
03:52Ce sont les socialistes qui ont gagné.
03:55Enfin, on n'a fait que des concessions à la gauche, aux socialistes et aux écologistes.
04:00C'est ça qui est grave.
04:01Souvenez-vous, Sébastien Lecornu avait dit, je suis le premier ministre le plus faible de la Ve République.
04:06Donc, effectivement, ça donne un régime à la Ve République.
04:09Et on n'a que des perdants.
04:10On a les généralistes.
04:11L'intérêt général, l'intérêt général, pour les 18 LR qui ont voté pour ce budget, et même pour ceux qui se sont abstenus,
04:23l'intérêt général passe derrière leurs petits intérêts particuliers.
04:29Non mais d'accord.
04:29C'est exactement le régime des partis.
04:31C'est ce qu'il y a de pire.
04:33La tombouille telle qu'elle a été concoctée est une tombouille de gauche.
04:36Il y a plus d'impôts, il y a plus de LR.
04:37Mais allez le dire au LR.
04:40Allez le dire au LR.
04:41Et peut-être que les...
04:42Comment dire ?
04:43Alors, comme le peuple, parfois, n'a pas beaucoup de mémoire, peut-être qu'il n'y aura pas...
04:48Mais ce qui va être intéressant, c'est que les LR qui ont voté.
04:51Mais ils t'expliqueront par la stabilité.
04:55La stabilité, il le fallait, il ne fallait pas, tu n'as pas compris, je connais par cœur, tu as mal compris,
05:00ce n'est pas ce qu'on voulait, vous ne l'avez pas.
05:02Tout ça, c'est du cirque.
05:04C'est du cirque.
05:05Bon.
05:06Et personne n'est dupe.
05:08Monsieur Golnadel qui a coupé ses cheveux.
05:10Oui, c'est bien.
05:12Vous avez eu la mauvaise manière de me faire...
05:14Vous avez pris de l'avance, vous avez raison, on ne sait pas ce qui peut se passer.
05:18Non, en vérité, j'ai mis un peu de crème.
05:21Vous avez eu la mauvaise manière de me faire parler en quatrième position.
05:24Donc, je n'ai rien d'autre à ajouter de ce qui a été fort bien dit.
05:29Sinon, pour plaider les circonstances atteignantes, il n'y a qu'un seul responsable.
05:34C'est celui qui a prononcé la dissolution.
05:36Oui, mais pas que.
05:37Ah, non, mais attendez.
05:39Je ne suis pas que.
05:40Non, mais les...
05:41Parce qu'horizon, pareil, on peut parler d'horizon.
05:44On le disait ce matin, s'abstenir, c'est voter pour.
05:48S'abstenir, c'était voter pour le oui.
05:49Oui, on est d'accord.
05:50C'est-à-dire que si...
05:52Bon, donc, pour la raison qu'on a dite, tout le monde le sait, c'est de la tambouille.
05:56Bon, ben, si les Français trouvent ça très bien, on verra.
05:59Les hommes sont les hommes, les femmes sont les femmes.
06:01Si j'étais un député républicain, effectivement, les choses étant ce qu'elles sont, je ne serais pas pressé d'aller...
06:08Et l'intérêt de la France ?
06:10Ah, vous fichez de l'intérêt de la France.
06:12Non, mais je vous ai dit, pardon, l'avocat qui vous parle, vous parle de les hommes sont les hommes, les femmes sont les femmes.
06:17D'accord ?
06:17Oui, il y a parfois des gens qui sont dépassés.
06:19Vous avez peut-être une trop haute opinion de l'homme et de la femme politique d'aujourd'hui.
06:25C'est tout ce que je suis en train de vous dire.
06:27Bon, horizon, 34 membres, 25 abstentions et 9 pour.
06:339 pour.
06:34Bon, c'est ça qui est formidable, quand même.
06:37Ce sont des gens qui ont voté hausse d'impôts.
06:40Non, mais M. Philippe a calé, quand même, si j'ai bien compris.
06:42Il a calé.
06:43Il a calé quoi ?
06:44Dans un premier temps, si j'avais compris.
06:45Je parle sous l'auguste contrôle de M. Ouzan-Yohan.
06:49Il avait préconisé au départ un vote contre.
06:53Absolument.
06:53Et finalement, il s'est rabattu sur l'abstention.
06:57Il a été obligé d'accepter l'abstention.
06:59Il a été aussi sans doute un peu débordé par ses troupes.
07:02Oui, parce qu'ils ont toute la trouille, c'est ce qu'il a dit.
07:05C'est le vote de la trouille, le parti de la trouille.
07:07Je pense qu'Édouard Philippe, lui, aurait sans doute prévu un vote différent.
07:11Mais vous verrez, sur toutes les chaînes, tout le monde se félicitera.
07:16Tout le monde dira, c'est formidable, c'est la bataille.
07:18C'est M. Lecornu qui a gagné, etc.
07:20En fait, c'est une élite déconnectée de la réalité de ce pays.
07:25C'est ainsi.
07:26Sébastien Lecornu a gagné dans la mesure où il va conserver son poste.
07:29Et pour l'instant, il est tranquille.
07:30Donc, d'une certaine manière, oui, il a gagné.
07:33Quelques réactions.
07:34Quelques réactions.
07:35C'est peut-être le budget de l'État aussi qui va arriver.
07:37Ça va être aussi un test.
07:39Quelques réactions.
07:40M. Fort et Mme Panot.
07:43Nous sommes partis au début de cette discussion.
07:46Nous étions absolument contre le projet qui nous était présenté.
07:49Et il a fallu un mois et demi de discussion pour qu'au fur et à mesure, nous puissions trouver la voie d'un compromis dans un Parlement qui, pour la première fois, votait librement puisque 149.
08:01Nous avons cherché à être utiles aux Françaises et aux Français.
08:05Et je crois que nous n'avons trahi personne.
08:09Et au contraire, nous sommes de ceux qui n'avons pas attendu un grand soir hypothétique pour obtenir des victoires.
08:15Nous avons ce soir la possibilité de dire à ceux qui nous ont demandé de les représenter que nous avons été là pour soutenir classe populaire, classe moyenne, toutes celles et ceux qui n'avaient pas d'autre moyen d'attendre une fois encore une élection supplémentaire.
08:28Lorsqu'on vote un budget, on est donc dans la majorité et dans le soutien au gouvernement.
08:33Et lorsqu'on vote contre un budget, on se place dans l'opposition.
08:37Les socialistes et la direction du Parti socialiste a donc fait un choix extrêmement clair aujourd'hui.
08:42En votant pour le budget, non seulement ils permettent à un budget cruel de pouvoir passer,
08:48mais en plus de cela, ils sauvent Emmanuel Macron.
08:50Ce qu'ont permis les socialistes, c'est de faire en sorte non seulement de leur donner un sursis,
08:54de faire perdre du temps au pays et d'adopter un budget comme celui que nous venons d'adopter en seconde lecture.
09:00De même, nous sommes surpris de voir que ce vote passe grâce à l'abstention de plusieurs députés écologistes
09:06qui eux aussi ne respectent pas le mandat qui leur a été donné par les électeurs et les électrices.
09:11On peut rappeler quand même à combien de voix ça s'est joué ?
09:13Parce qu'on avait dit à une dizaine de voix.
09:15Oui, c'est ça, on doit être à 13 voix.
09:16On est à 13 voix.
09:18C'est-à-dire que si les LR, par exemple, votent contre, ce budget ne passe pas.
09:23Je rappelle que sur les LR, vous en avez, j'ai dit combien ?
09:2718.
09:2718 qui ont voté pour et les autres se sont abstenus.
09:30C'est-à-dire qu'à 13, vous vous rendez compte, les LR valident l'augmentation des impôts.
09:36C'est un vrai semblable.
09:38C'est-à-dire que toute leur bataille valide également la réforme des retraites.
09:42C'est un vrai semblable à ce niveau de duplicité.
09:47Parce qu'ils trahissent évidemment leurs électeurs.
09:50Ça va à l'encontre de toute leur idéologie et du programme qui est le leurre.
09:54Ça, c'est une certitude, oui.
09:55De tout.
09:56Donc comment voulez-vous qu'après, les uns et les autres, d'abord, ils vont encore perdre peut-être quelques voix.
10:01C'est même pas sûr, je dis, parce que parfois...
10:03Ils vont retarder effectivement le moment des élections.
10:05Mais je ne suis pas du tout sûr qu'ils font une bonne affaire.
10:09Sauf que dans les municipales...
10:11Les municipales arrivent...
10:12Monsieur, il est comment, Édouard Philippe, au Havre ?
10:15Il est assuré de gagner la municipalité du Havre ?
10:17Il est plutôt en bonne position, oui.
10:19Oui, oui.
10:19Il n'est pas trop en difficulté au Havre, non.
10:21Réaction de C. Dérick Ciotti sur les Républicains.
10:24Qu'est-il dit, Éric Ciotti ?
10:26Le PLFSS socialiste.
10:31Un votable selon Bruno Retailleau.
10:34Un votable selon Bruno Retailleau passe avec 18 voix du groupe LR de Laurent Wauquiez.
10:38Après s'étaler avec la Macronie, Laurent Wauquiez est maintenant totalement inféodé au socialisme écologiste.
10:42Un naufrage, quelle tristesse pour les militants LR trahis.
10:46C'est sévère mais juste.
10:48Écoutez, moi je n'ose plus rien dire sur Laurent Wauquiez parce qu'il pense que je lui en veux quand je souligne ces errements.
10:56Mais c'est vrai que le symbole est terrible pour la droite.
10:58Qu'est-ce que vous voulez, je vous dis ?
10:59Pascal, il faut attendre la deuxième lecture au Sénat aussi.
11:02Celle-là, c'est Retailleau qui va reprendre la main.
11:05Mais qu'est-ce que ça peut changer cette deuxième lecture ?
11:08Rien.
11:09L'Assemblée nationale a le dernier mot.
11:11Qu'est-ce qui peut se passer là ?
11:13Oui, il y a encore une navette à venir.
11:15L'adoption n'est pas définitive.
11:16L'adoption n'est pas définitive ?
11:18Non, il faut le préciser.
11:18Non, l'adoption n'est pas définitive.
11:20Donc ça part au Sénat ?
11:21Ça part au Sénat.
11:21Et ça peut revenir et il peut y avoir de nouveau un vote ?
11:23Et l'Assemblée nationale aura le dernier mot.
11:25Il y aura un nouveau vote ?
11:26Oui, oui, oui, oui, oui.
11:29Mais vous savez, à mon époque, il y a quelques années, sous le général de Gaulle et après,
11:33on disait quand on vote le budget, on est rallié à la majorité.
11:39C'était automatique.
11:40Oui, bien sûr.
11:41Et là, alors est-ce que tous ces gens qui ont voté ce budget se considèrent comme...
11:46Vous ne savez pas.
11:46Pardon, mais c'est vrai quand il y a une majorité stable à l'Assemblée nationale,
11:50mais quand il y a un hémicycle configuré de cette manière-là, ça n'est plus tout
11:55à fait la vérité.
11:55Il y a quand même une sorte de corps qui fait la base de la majorité.
12:01Le corpus macroniste était quand même, c'est d'ailleurs comme ça que M. Lecournus...
12:06Et le paradoxe, le paradoxe, c'est que tous ces gens, vous avez entendu Mme Panot, qui n'avaient pas de moi si dur sur le PS,
12:11mais ils vont se remettre ensemble.
12:12Et la preuve, mais vous voulez la preuve ? Je vais vous la faire écouter avec François Hollande.
12:16Ce matin, on l'a interrogé sur LFI et RN, s'il y avait un choc à LFI et RN.
12:20Oui, non, c'est d'accord.
12:21Mais François Hollande, mais qu'est-ce qu'il a dit, lui ?
12:24François Hollande, entre le RN et LFI, lui, il ne les met pas du tout au même niveau.
12:29C'est extraordinaire.
12:30C'est-à-dire que depuis le 7 octobre, ce pays est gangréné depuis près de deux ans
12:36par des actions très puissantes de la France insoumise, très violentes de la France insoumise.
12:40Mais M. Hollande, lui, considère que quoi qu'il arrive, il faut faire barrage à ce qu'il appelle l'extrême droite.
12:46Écoutez-le, c'était ce matin sur RTL.
12:48Je suis extrêmement sévère sur LFI.
12:51Je pense que LFI a commis des fautes graves par rapport à des principes fondamentaux
12:57et notamment par rapport à la laïcité ou à la période aussi qui a consisté, après le 7 octobre,
13:04à ne pas reconnaître le Hamas comme une organisation terroriste.
13:07Mais chaque fois que j'ai été confronté personnellement face à l'extrême droite, je n'ai jamais varié.
13:15Je ne fais pas une égalité entre LFI et RN.
13:19Je suis sévère contre LFI, mais...
13:23Voilà, tout est dit.
13:24Je suis extrêmement sévère contre LFI, mais...
13:28Donc voilà, ils seront ensemble.
13:30Et que Laurent Wauquiez soit le piège, se fasse piéger par la gauche, alors pour les raisons qu'on a dites, ils ont peur.
13:38Donc ils ont peur, là.
13:40C'est pas une question de...
13:41On ne peut même pas dire que c'est une question de, comment dire, de corpus idéologique, ils ont peur.
13:46L'Assemblée nationale vient d'adopter le budget de la sécurité sociale.
13:49Nous nous sommes battus tout au long des débats pour l'améliorer.
13:51Suppression des hausses d'impôts, tu parles.
13:53Retour de la défiscalisation intégrale des heures supplémentaires.
13:56Revalidation des retraites.
13:57Ce texte n'est ni parfait ni idéal, c'est un moins normal.
13:59Et en plus, il nous prend pour des imbéciles.
14:00Pour résumer...
14:01Non, mais c'est formidable.
14:02Et en plus, c'est ça qui est formidable avec Laurent Wauquiez, c'est qu'il nous prend pour des imbéciles.
14:08Non, mais c'est formidable.
14:09J'assure, Laurent Wauquiez, ça devient une œuvre d'art.
14:12Allez-y.
14:14Non, mais je crois qu'il a à peu près tout dit sur cette affaire, sur cette tambouille, comme vous dites, Pascal.
14:19C'est une tambouille.
14:19C'est pas à De Gaulle que je pense, c'est à Trump, qui vient de dire que l'Europe, et notamment la France, était très très mal partie.
14:29Et on le voit, même si c'est pas pour cette raison particulière.
14:32Mais là, on le voit particulièrement, nous.
14:34Non, mais pour résumer la pensée de...
14:37Je n'ose pas dire la pensée de M. Hollande, qui me désole profondément.
14:41Il préfère donc aujourd'hui un parti antisémite à un parti qui ne l'est plus.
14:47Oui.
14:48Non, mais je crois que... Pardon.
14:49François Hollande est quelqu'un d'intelligent.
14:51On peut tous en convenir sur ce plateau.
14:53Là, il ne le démontre pas.
14:54Non, mais pardon.
14:54Mais je suis convaincu qu'il ne pense pas ce qu'il dit.
14:56Alors, c'est encore pire.
14:57Non, mais il sait évidemment que la France insoumise représente un danger politique immense pour le pays.
15:03Seulement s'il dit cela, et s'il dit je fais le choix du RN, vous imaginez bien qu'il ne peut plus être candidat à rien, et qu'il doit abandonner la politique.
15:10Ça n'est pas possible pour lui de dire une chose pas même.
15:12Eh bien, il y a une interview.
15:13Il y a une interview.
15:13Il parle aux ados, ce qui serait déjà scandaleux.
15:15Il dit je préfère l'un à l'autre.
15:17Mais de là où il parle, c'est impossible de dire autre chose.
15:19C'est marrant, mais c'est quoi ?
15:20Ce qu'il dit est lamentable, je suis d'accord avec vous, c'est lamentable.
15:22C'est quoi le gaullisme ?
15:23Parce que c'est marrant parce que ce matin, on avait l'émission avec Jean-Luc Barré, effectivement, qui était là sur De Gaulle.
15:28Et il y a l'interview de Nicolas Sarkozy qui vient de sortir dans le point.
15:31C'est quoi le gaullisme ?
15:32C'est de considérer l'intérêt général au-dessus de tout.
15:34Lorsque Nicolas Sarkozy dit le barrage républicain, ça n'existe pas plus, précisément, il met la France au-dessus de tout.
15:42C'est une position gaulliste.
15:44Et quand on vient de la gauche, si on dit ça, on doit renoncer à sa carrière politique.
15:46Mais c'est une position...
15:47Et lui veut être candidat à la présidence qu'elle...
15:49Nicolas Sarkozy, ce qu'il dit, c'est gaulliste.
15:53Son interview dans Le Point, ce qu'il dit depuis plusieurs jours sur le barrage républicain, c'est exactement une position gaulliste.
15:58C'est-à-dire de considérer que la France est au-dessus.
16:00La France, l'État, le droit.
16:01Enfin, il peut considérer aussi, implicitement mais nécessairement, que le RN n'est plus le FN.
16:08Aussi.
16:09Aussi.
16:10Bon.
16:10Aussi.
16:11Bon.
16:12On marque une pause.
16:13S'il le faut.
16:13Et nous revenons avec Brigitte Macron, parce qu'il y a beaucoup de réactions aujourd'hui.
16:18Et on viendra également parce que cette interview qui a été sortie il y a quelques minutes dans le journal Le Point,
16:24et qui a été faite par France Olivier Gisbert, que j'ai eu tout à l'heure d'ailleurs au téléphone,
16:28on voulait le faire venir ce soir mais il avait des occupations, mais il sera demain soir chez Laurence Ferrari.
16:35Demain soir il sera chez Laurence pour parler de cette interview, à mon avis qu'il va faire beaucoup parler.
16:40Interview dans Le Point.
16:41A tout de suite.
16:42Véronique, Jacquet, Gilles, William, Gonnadel, Richard Mille, Gérard Carréau et Yuan Ouzahi sont avec nous.
16:49Alors vous savez que Le Point sort le mercredi, mais la règle généralement maintenant c'est que la veille,
16:55souvent il y a les meilleures feuilles qui sortent sur le numérique, et c'est le cas avec l'interview de Nicolas Sarkozy.
17:00Interview fleuve réalisée par France Olivier Gisbert.
17:03Je vous lis la question aujourd'hui dans votre situation, question posée à Nicolas Sarkozy,
17:09la solution la plus logique pour vous ne serait-elle pas de vous présenter à l'élection présidentielle
17:12afin de laver dans le suffrage universel l'affront de votre détention ?
17:18Nicolas Sarkozy répond, techniquement vous le savez bien, la réponse est non.
17:21Cette inéligibilité dont je suis frappé, on pourra la commenter jusqu'à la fin des temps,
17:25il n'en reste pas moins qu'elle existe, et j'ai toujours respecté scrupuleusement les lois de mon pays.
17:30Autre question face au raz-de-marée du RN qui s'annonce qu'il y a beaucoup de Français
17:34qui cherchent confusément un candidat qui fasse le poids, pourquoi pas vous ?
17:37Ça n'aurait aucun sens, le retour à la source ne fonctionne que pour les saumons,
17:41et comme chacun sait, ça se termine toujours mal pour eux.
17:44Ne peut-on pas dire aujourd'hui que la situation de la France est très préoccupante ?
17:49La situation est grave, car depuis près de 70 ans, les conditions d'une explosion
17:53ont rarement été à ce point réunies dans notre pays.
17:56Si on observe l'histoire, on peut se dire que nous sommes à la veille
17:58de ce qu'on appellera un changement de régime.
18:01On peut le souhaiter ou le redouter, il risque de se produire.
18:04Les siècles passés nous ont montré que chez nous,
18:06les changements de régime ne se sont jamais faits sans violence.
18:10Ne peut-on pas dire que la situation de la France est très préoccupante ?
18:13Cette violence est même une caractéristique de notre pays, dit-il.
18:17Ainsi, le retour au pouvoir du général de Gaulle en 58
18:19n'aurait jamais eu lieu sans la guerre d'Algérie.
18:21Pour expliquer les problèmes de la France, vous avez dit il y a longtemps que la France
18:26est un pays à la fois monarchiste et réfugicide.
18:28Réponse, je ne compare pas, ce serait réducteur.
18:31Mais toute proportion gardée, on peut se dire qu'il y a un climat
18:33qui n'est pas sans ressemblance quand on observe les gesticulations
18:36des deux députés LFI accompagnés d'un photographe du Monde
18:40qui sont venus visiter pendant 9 heures la prison où j'étais, etc.
18:44Je ne vais pas tout vous lire, je la découvre en même temps que vous.
18:46C'est une interview importante, forcément, que vous pouvez peut-être commenter.
18:52Je retiens...
18:53Personnellement, je ne peux pas lui donner tort.
18:56Le peuple français qui est capable de bien des choses et de bonnes choses
18:59est un peuple violent.
19:02La Révolution française, c'est bien la République, mais elle s'est faite dans le sang.
19:07La Commune, ce n'était pas terrible non plus.
19:09Il y a deux siècles et demi quand même.
19:10Oui, non, mais vous croyez que...
19:12Je n'imagine pas la terreur à Paris, une guillotine place...
19:15C'est une place de la Concorde, mais je peux me tromper.
19:18Je ne considère pas que les nouvelles populations arrivées
19:22soient davantage de nature à calmer les choses, vous voyez.
19:26Non, je pense que l'analyse sur ce point-là, elle est malheureusement pertinente.
19:32Vous voulez me modérer ?
19:34Non, pas du tout.
19:34Je pense qu'il y a une très grande violence.
19:36Je pense que les effets de cette violence ne seront pas les mêmes.
19:39Qu'il dise aussi que la situation est spécialement inflammable, pardon de le dire,
19:46mais il a entièrement raison, d'autant plus qu'on ne sait plus à quel homme politique se vouer.
19:51Oui, mais tout ça pourrait être réglé en deux minutes, pardonnez-moi de le dire comme ça,
19:55à la manière de Trump.
19:56Si l'État faisait preuve d'autorité...
19:58Je suis désolé de vous le dire, d'autorité.
20:02Voilà, tu as un État puissant en France.
20:05Donc cette autorité, elle peut exister.
20:07Il constate justement la faiblesse d'État.
20:09Ça fait partie des explications...
20:12J'entends bien, j'entends bien, mais...
20:15De son triste constat.
20:16J'entends bien.
20:17Oui, pardon.
20:18Mais l'autorité peut exister dans ce pays, et on l'a vu parfois.
20:23Il y a des moments où l'autorité se met en place, et tout le monde rentre très gentiment.
20:30J'ai cru comprendre que la vision un peu d'espoir qu'il a, c'est que,
20:34à la faveur ou à la défaveur de la triste situation qui arrive, il peut arriver aussi le meilleur.
20:42C'est rare qu'il y a...
20:42Oui, moi je crois qu'il ne sera pas candidat, et qu'il est sincère,
20:46en disant ce que vous venez de nous rappeler, l'interview de France-Olivier Gisbert.
20:51C'est-à-dire, je crois qu'il a fait un acte fondateur dont on n'a pas tellement encore perçu,
20:58je crois, l'importance, c'est lorsqu'il a effectivement dédouané complètement le vote
21:04en faveur éventuelle du Front National.
21:08C'est-à-dire l'union des droites.
21:10Qu'est-ce qui bloque la vie politique ?
21:11Non, c'est pas ce qu'il dit, il dit pas l'union des droits.
21:13Là, c'est pas du tout ce qu'il dit.
21:15Et c'est ce que disent les observateurs, souvent, mais c'est pas du tout ce qu'il dit.
21:18Moi, je pense que j'ai le droit de ne pas être un observateur tout à fait comme quelqu'autre.
21:24Vous ne l'êtes pas ?
21:24Je pense qu'il a dédouané des votes de gens de droite qui n'osaient pas jusqu'à...
21:31Il y en a encore beaucoup en France qui n'osaient pas, jusqu'à présent,
21:35imaginer de voter un jour pour quelqu'un du Front National.
21:40Du Rassemblement.
21:41Du Rassemblement National.
21:41Et je crois qu'il a sa déclaration...
21:44Il n'était pas obligé de la faire.
21:46Il l'a faite au moment où il est sorti de prison, en quelque sorte.
21:49Elle est très importante.
21:51Elle saura partout, cette déclaration, et elle permettra, elle libérera, je pense,
21:57des dizaines, des centaines de milliers de gens qui ne le sont pas encore.
22:00D'ailleurs, il y a un éditorial extrêmement méchant du monde aujourd'hui
22:06qui n'a pas apprisqué les choses.
22:08De mon point de vue, c'est un bon signe.
22:10Oui, mais ça, il faut que vous expliquiez...
22:12Le Monde explique dans cet éditorial sentencieux, comme il en a la magie,
22:18que c'est terrible ce qu'il a fait,
22:20qu'effectivement, de considérer maintenant que ça n'est pas un péché mortel
22:25que d'envisager de voter icône.
22:28Mais tout le monde se fiche du monde, pardonnez-moi de le dire comme ça.
22:31Tout le monde s'en fiche.
22:32Oui, je dois reconnaître...
22:33Dans l'espace médiatique, non, mais tout le monde s'en fiche du monde.
22:36On peut survivre politiquement, mais je suis un homme du monde.
22:38Tu passes le périphérique et tout le monde se fiche.
22:40Mais c'est un signe quand même de l'importance de ce que Sarkozy dit.
22:45Oui, dans l'espace médiatique.
22:46Il y a beaucoup de gens qui lisent Le Monde, Le Nouvel Obs et ces choses-là.
22:50Non, il n'y a personne qui dit Le Nouvel Obs.
22:52Je vous le dis.
22:55Il n'y a plus personne.
22:57Il n'y a pas eu beaucoup de retours.
22:58Non, il n'y a personne qui...
22:59Je vais vous dire que ça forge encore des gens qui ne sont pas capables de faire le saut
23:05dont parle Gérard.
23:06Non, Richard.
23:07À la marche.
23:07Richard, à la marche.
23:08À la marche, d'accord.
23:09Vous vous trompez.
23:10Là, il n'y a plus personne qui lit Le Monde.
23:13J'ai des retours.
23:14S'agissant de ma propre personne là-dessus, des gens qui se trouvent scandaleux, que je
23:18vienne ici, etc., et qui sont grands lecteurs.
23:20Vous avez des drôles de fréquentation.
23:22Oui, mais dans l'espace médiatique, oui, vous avez raison.
23:24Non, non, pas du tout.
23:25C'est des gens...
23:26Dans le métro.
23:27...etc., pas du tout des intellectuels.
23:29Non, ce que je voulais dire, c'est qu'il semble effectivement, d'après ce que dit Nicolas
23:33Sarkozy et ce qu'on voit ailleurs, qu'il y ait la possibilité d'un changement très
23:39puissant, mais qui ne doit pas rester lié à la France uniquement, qui est probablement
23:44européen et international.
23:46Et ça, la situation est extrêmement intéressante.
23:49Brigitte Macron, très vite.
23:50Juste une précision.
23:52Nicolas Sarkozy dit quelque chose de bon sens, c'est-à-dire qu'il veut que la droite
23:55gagne.
23:56Il veut un rassemblement le plus large possible.
23:58Alors évidemment, il n'emploie pas le mot union des droites, ce n'est pas du tout
24:01le sujet.
24:02Mais il veut une union, peut-être, de patriotes.
24:05Et il rappelle que lui, quand il a gouverné, c'était de Kouchner jusqu'à Philippe
24:10de Villiers et Christine Boutin.
24:11C'était ça, la droite de 2007.
24:13Il ne faut pas l'oublier.
24:14Le mot patriote est vrai.
24:17Oui, c'est juste le B.A.B.A.
24:18C'est juste le B.A.B.A. pour gagner.
24:20Il est venu sur le barrage républicain.
24:22Je trouve que votre analyse sur l'union des droites, elle vous est personnelle.
24:25Moi, je ne la partage pas tout à fait.
24:26Je ne pense pas que...
24:28Parce que s'il voulait dire l'union des droites, il dirait l'union des droites.
24:29Non, mais il dit, non, en revanche, il dit en filigrane que la droite républicaine, elle
24:34ne va pas gagner toute seule.
24:35Donc, il faut quand même dédouaner certains électeurs pour faire rassemblement.
24:39Voilà.
24:40Alors après, par quel chemin, je ne sais pas.
24:42Il y a un candidat, par exemple, de la droite qui peut aller de, comment dire, des LR jusqu'à
24:49la Macronie, la branche droite de la Macronie, en passant par Horizon.
24:57Donc, une candidature, celle-là, elle pèse entre 15 et 18%.
25:02Un peu de LR, un peu de Macronie de droite, un peu d'Horizon, vous arrivez rapidement
25:06à 15%.
25:07Alors, qui incarne ça aujourd'hui ? Gérald Darmanin, par exemple, est une incarnation
25:11possible de ce courant.
25:14Ou Philippe de Villiers.
25:15Philippe de Villiers, il est plus à droite.
25:17Oui, mais il englobe une bonne partie.
25:20Il aura du mal à prendre la branche droite de la Macronie.
25:24Ça veut dire aussi qu'au deuxième tour de législative, ce n'est plus un péché mortel
25:28que de voter pour le LR.
25:29Oui, alors ça, c'est bien sûr.
25:31Bien sûr, le barrage républicain, vous avez parfaitement raison.
25:34C'est-à-dire qu'entre RN et LFI, le barrage républicain ne fonctionne plus.
25:38C'est ça que ça veut dire.
25:39C'est ça que ça veut dire.
25:40RN et LFI, le président Sarkozy vote pour le rassemblement de la République.
25:44Exactement, c'est ça que ça veut dire.
25:45Et ça, ce n'est pas tout à fait l'union des droits.
25:47Vous avez raison.
25:48Ce sera extrêmement violent.
25:49Bien sûr, extrêmement, il ne faut pas le souhaiter.
25:52Mais bon, la première dame, Brigitte Macron, a donc qualifié, pardonnez-moi, de
25:56sale conne, j'emploie ce mot un peu trivial, des militantes féministes qui ont
26:00interrompu samedi le spectacle de l'humoriste Harry Habitant.
26:02On en parle évidemment beaucoup.
26:05Il y a aujourd'hui l'avocate d'Harry Habitant qui a pris la parole.
26:08Les sept magistrats qui ont eu à statuer sur ce dossier sont unanimes sur le fait qu'il
26:12est innocent.
26:13L'affaire est close.
26:14Il n'y a aucune raison qu'il se retrouve dans une telle situation.
26:16Caroline Tauby, maître Caroline Tauby.
26:18Il ne faut voir dans cet échange qu'une critique de la méthode radicale.
26:22Ça, c'est l'entourage de Brigitte Macron qui a commenté, vous le savez, la phrase
26:28de madame Macron.
26:29Il ne faut voir dans cet échange qu'une critique de la méthode radicale employée par
26:32ceux qui ont perturbé, masqué le spectacle d'Harry Habitant.
26:35Nous l'avons dit hier soir.
26:37Mais ce qui nous intéresse, puisqu'on ne connaissait sans doute pas cette association,
26:40nous toutes, c'est d'aller fouiller, si j'ose dire, dans leur prise de position.
26:44Alors, c'est une association d'extrême-gauche, plus question de faire barrage.
26:49C'est l'union de la gauche que nous réclamons et elle ne se fera pas sans les féministes.
26:53Ça, c'était en juin 2024.
26:55Nous serons dans la rue contre les féminicides, les violences patriarcales, sociales d'État,
27:00contre la destruction des services publics, contre les guerres, les génocides et la montée
27:03du fascisme partout dans le monde.
27:05Face aux risques imminents de l'extrême-droite au pouvoir, nous toutes appelons à une union de
27:09la gauche pour une collaboration féministe, etc.
27:11Elles ont le droit, d'ailleurs, d'être très à gauche, mais c'est important de le dire.
27:18Voyez le sujet de Noémie Ard.
27:20Oh là là, c'est vrai que c'est comment ?
27:23J'ai peur.
27:23J'ai peur de quoi ?
27:24De tout.
27:25Mais si il y a des sales connes, on va les foutre d'ailleurs.
27:29Dans cette vidéo, Brigitte Macron apporte son soutien à réhabitants et critique
27:34les féministes du collectif Nous Toutes.
27:36Ses propos font polémique.
27:37La vidéo capturée en coulisses avant, le spectacle a été largement relayé sur les réseaux sociaux.
27:43Le collectif féministe s'était rassemblé pour protester contre l'humoriste accusé de viol en 2021.
27:49Son avocate a réagi.
27:51La justice a considéré qu'il était innocent après une instruction de plus de trois ans.
27:55L'affaire est close et il n'y a aucune raison qu'il se retrouve dans une telle situation.
27:59Du côté de Brigitte Macron, son entourage a tenté de dédramatiser l'affaire.
28:03Il ne faut voir dans cet échange qu'une critique de la méthode radicale employée
28:07par ceux qui ont perturbé le spectacle d'Ari Habitant, samedi soir,
28:11pour empêcher que l'artiste se produise sur scène.
28:14En réponse, le collectif Nous Toutes a lancé un hashtag de soutien sur les réseaux sociaux.
28:19Elles reprennent l'expression de Brigitte Macron.
28:23Évidemment, les réactions sont importantes.
28:25Je vous propose d'en écouter quelques-unes.
28:27Non, Mme Macron, les militantes féministes ne sont pas des sales connes.
28:33Et il est particulièrement indigne de tenir des propos d'un sexisme aussi crasse.
28:37Même si on peut critiquer la forme,
28:40quand il s'agit de femmes qui luttent contre les violences faites aux femmes,
28:43on ne prononce pas des mots de cette...
28:44Ça vous choque ?
28:46Je pense d'abord qu'il y a un problème de vulgarité, mais ça c'est autre chose.
28:50Mais là, il y avait un problème d'une femme à l'égard d'autres femmes.
28:53Il faut essayer de chercher, quand on a une fonction, quelle qu'elle soit,
28:58ou une responsabilité, ou une présence,
29:01il faut chercher l'apaisement et ne pas poursuivre sur une escalade verbale.
29:06Ce n'est pas un langage, je pense, qui a vocation à être, vous voyez, dans le débat public.
29:11François Hollande parle de vulgarité et s'adresse à Brigitte Macron.
29:16C'est l'homme qui parlait des sans-dents.
29:17Oui, c'est l'homme qui était en scooter aussi, avec son casque ridicule, sur la tête, au petit matin.
29:22C'est l'homme qui parlait des sans-dents, pour qualifier ceux qui n'avaient pas, hélas,
29:27la possibilité comme lui d'aller sans doute chez le dentiste.
29:29Il est en forme, monsieur.
29:31On parle d'une discussion en privé, d'accord ? En privé.
29:36C'est ce que je voulais demander.
29:37Donc, c'est le plus important.
29:39Elle parle à réhabitants.
29:43Nous tous, on parle de sales cons, ou de pauvres cons, quand on est dans le privé.
29:47Jamais.
29:48Non, jamais.
29:48Donc, et sur le fond des choses, ce sont des filles qui vont dans une salle de spectacle.
29:56C'est pas qu'elles pensent ce qu'elles veulent.
29:58Mais d'ailleurs, si une plainte est déposée, vous qui êtes avocat ?
30:00Ah ben, l'avocat qui vous parle, s'il est établi que ces personnes-là ont troublé un spectacle,
30:07eh bien, c'est à tout le moins une contravention.
30:10Vous n'avez pas le droit, de la même manière que vous n'avez pas le droit, c'est marrant, c'est la même mouvance,
30:14d'aller troubler l'orchestre philharmonique d'Israël.
30:17Et le bien commun l'autre soir.
30:19Pardon ?
30:19Et la soirée bien commun l'autre soir.
30:21Bien sûr, mais c'est pareil.
30:23En la réalité, ce sont les mêmes.
30:25Je ne dis pas du tout que l'origine d'un réhabitant a quelque chose à voir que ça,
30:29mais c'est un homme.
30:30C'est un homme, il est innocent, mais il a eu le malheur d'être accusé.
30:35C'est tout. Voilà.
30:37Deux choses. D'abord, très rapidement sur Mme de Montchalin,
30:39qui, pardon, a un peu l'indignation sélective,
30:41parce que là, elle est un peu outrée que Brigitte Macron ait qualifié de conne les militantes.
30:45Ça ne la dérangeait pas quand je l'interrogeais sur Alain Souchon,
30:48qui qualifiait de conne les électeurs du Rassemblement national.
30:51Donc, elle a l'indignation un peu sélective, Mme.
30:53Ah, excellent ! Mais vous auriez dû nous le dire avant,
30:56parce que j'aurais ressorti la fameuse séquence quand vous avez été...
30:58Je ne l'avais pas entendue, mais je le découvre à l'entrée.
31:01Alors, je le dis à Benjamin O,
31:03parce que ce que vous aviez fait à Mme de Montchalin,
31:05c'était masterclass, comme on dit.
31:07Vous aviez été tout à fait remarquable.
31:08Oui, elle n'a pas complètement la même réponse.
31:10Alors, je dis à Benjamin, s'il peut ressortir,
31:13effectivement, c'est ça qui est un peu gênant.
31:15C'est très, très gênant, oui.
31:18Terminé.
31:18Et une dernière chose, je voulais vous alerter sur ce qu'a dit Cécile Duflo aujourd'hui.
31:22Je ne sais pas si vous l'avez entendu.
31:24Cécile Duflo dit, mais pas du tout,
31:26Harry Habitant ne peut pas être considéré comme innocent,
31:28parce qu'il n'a pas été jugé.
31:30Il a seulement bénéficié d'un non-lieu.
31:32Donc, comme il n'y a pas de procès,
31:34on ne peut pas dire qu'il est innocent.
31:35Vous vous rendez compte de la gravité de cette phrase ?
31:38C'est inouï, c'est insensé, ce qu'elle dit.
31:40C'est ignoble.
31:41En fait, c'est ignoble.
31:42C'est pas ignoble, c'est ignoble.
31:43C'est d'une sottise, j'ai reçu.
31:44C'est terrible, mais je vous montre aussi qu'il y a un sexisme anti-mal qui est invraisemblable.
31:51C'est délirant.
31:51Les fameux, les soi-disant cons du Rassemblement National n'ont rien fait.
31:57Les soi-disant sales cons de M. Harry Habitant ont troublé un spectacle.
32:02Ce sont des harceleuses.
32:04Richard Miller, quel monde ?
32:05Anti-mal blanc.
32:07Anti-mal blanc, bien entendu.
32:09Bien entendu.
32:10Monsieur.
32:11Qui plus est juif, donc à mon avis...
32:12Ça n'arrange pas les choses.
32:14Ça n'arrange pas les choses.
32:15On va...
32:16Modérateur que je suis...
32:18Ça n'est pas une circonstance d'atténuant.
32:20Non, non, je vous assure, juridiquement, vous n'avez rien à modérer.
32:23Non, mais je ne mettrai pas de lien de causalité entre le fait qu'il soit de confession juive
32:27et qu'il était attaqué dans son spectacle samedi.
32:30Je ne mettrai pas ce lien de causalité, parce qu'il n'est pas établi.
32:32En ce cas-là, mais vu l'hystérie anti-israélien...
32:35Oh, le mot hystérie, je vais le retirer aussi, parce que c'est un mot...
32:38Ah, c'est le mot hystérie.
32:39Il est connexé.
32:40Là, vous avez raison de modérer.
32:42Le mot hystérie renvoie au corps des femmes et il ne sera pas d'ici, monsieur Millet, s'il vous plaît.
32:51C'est ce qui me retient de quitter la salle.
32:52En fait, dès que vous parlez, il faut que je modère.
32:55Richard Millet, dès qu'il...
32:56Dès que vous parlez, je suis obligé de modérer.
33:00Parce qu'il est naturellement rebelle, monsieur.
33:02C'est terrible, monsieur Millet.
33:04Bon.
33:05Non, mais c'est...
33:05Oui, Véronique ?
33:06Non, mais il y a une indignation à géométrie variable.
33:08Moi, ça me fait sauter au profond quand je vois le combat de ces féministes.
33:12Parce qu'on a vu sur le flyer, là, contre les violences patriarcales.
33:17Mais comme si c'était le sujet en France.
33:19Mais en revanche, l'excision est un sujet.
33:21Les mariages forcés, c'est un sujet pour ces dames.
33:26Bon, enfin voilà, il y en a d'autres aussi.
33:28La polygamie, pourquoi pas ?
33:30C'est aussi un sujet.
33:31Moi, je suis absolument sidérée.
33:33Bon, écoutez, voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
33:36Que dit l'Élysée ?
33:38Sur, pardon ?
33:39Que dit l'Élysée ?
33:41L'Élysée nous renvoie à la déclaration officielle.
33:45A savoir, c'est une déclaration qui était privée, qui n'avait pas vocation à être diffusée.
33:49Mais il y a, comment dire, c'est un site qui s'appelle Public.
33:53Oui.
33:53Et qui a dépublié la vidéo.
33:54Il y a un an de Closer, de Voici, bon.
33:56Et ce site a retiré.
33:58Oui, il en a dépublié.
33:59Bon, pourquoi ?
34:01L'Élysée dit que ça ne vient pas d'eux.
34:04D'accord.
34:05Est-ce que je peux dire un mot ?
34:06J'ai trouvé très...
34:07Non, juste un mot.
34:07Vous êtes là en même temps.
34:08J'ai trouvé très intéressant de pouvoir dire sur le plateau de CNews
34:12que j'ai beaucoup apprécié la déclaration de Mme Macron.
34:15Oui.
34:16Voilà, c'est tout.
34:16Mais je suis d'accord avec vous.
34:18De manière générale, c'est une dame que j'apprécie.
34:20Je me permets de le dire.
34:21Moi aussi, mais je ne l'avais pas encore dit sur le plateau de CNews, mais je le dis.
34:24Madame Macron, présidente.
34:27Peut-être que...
34:29Macron 2027, vous allez faire plaisir à beaucoup de gens.
34:32Vraiment.
34:34Brillante idée, Pascal.
34:35Écoutez, je pense qu'elle peut se présenter.
34:39Pourquoi pas ?
34:40Bon, après, on va m'accuser d'être un macroniste, je veux dire, caché.
34:45Vous n'êtes pas totalement infondé.
34:46Caché.
34:47Caché de faire, en fait...
34:49Comment ?
34:50Crypto-macroniste.
34:52Crypto-macroniste.
34:53Bon, un mot, je voulais vous dire, sur les Miss destituées.
34:57Alors, vous avez vu cette affaire des Miss, parce que là aussi, c'est extraordinaire.
35:01C'était évidemment dérisoire.
35:03Julie Zitouni et Aïnoa Leite sont destituées de leur écharpe régionale
35:08après la publication d'une vidéo dans laquelle Miss Provence insultait ses concurrentes.
35:12Vous êtes au courant de ça ?
35:13Non.
35:13Qu'est-ce que c'est que ce top 12 au moment où elles ont été, dans la soirée, mises de côté ?
35:20Désolé, je ne peux pas faire ma rageuse, mais c'est quoi ce top 12 ?
35:24Et alors, Julie Zitouni, vous lisez ce qu'elle a dit, je ne le lirai pas, mais...
35:31Ce n'est que des grosses putes.
35:32Ben oui, ben...
35:33Vous les écoutez quand même.
35:34Je veux dire...
35:35Avec une bimètre, avec une bimètre nécessaire.
35:38Non mais, je vais vous dire...
35:39C'est toujours moi qui me sacrifie ici.
35:40Non mais, pourquoi je parle de ça ?
35:42Je vais vous dire, quand j'ai vu ça, pourquoi je parle de ça ?
35:44Parce qu'on peut considérer que c'est dérisoire.
35:46Mais en même temps, pour le coup, je trouve que ça fait sens.
35:49Une intolérance à la frustration, parfois dans la jeune génération.
35:56Je suis désolé de vous le dire, mais il ne me semble pas qu'il y a 30 ans,
36:00des candidats de Miss France auraient dit cela, c'est générationnel.
36:04C'est pour ça que j'en parle, je trouve que ça fait sens.
36:06Et ça m'a fait penser à le soir, au concours de l'Eurovision,
36:12de cette jeune femme Franck qui représentait la France, je crois en plus,
36:15et qui avait fait un doigt d'honneur parce qu'elle n'était pas...
36:17C'était Lazara, non ?
36:19Lazara, exactement.
36:21Lazara, un nom que j'avais oublié.
36:24Lazara.
36:25Et vous vous souvenez qu'elle avait fait un doigt d'honneur parce qu'elle n'avait pas eu les bonnes notes.
36:29Bon, et c'est vrai que si vous allez sur les réseaux sociaux,
36:32la jeune génération, et d'ailleurs la jeune génération, qu'est-ce qu'elle dit ?
36:35Elle dit, mais non, ce n'est pas du tout une insulte, c'est normal,
36:37c'est notre manière de s'exprimer.
36:39C'est ce qu'elle a dit d'ailleurs, cette jeune femme.
36:40Oui, c'est sa défense, exactement.
36:41Elle a dit, mais non, c'est gentil, c'est...
36:42Elle dit, la traiter de cette manière-là, ça veut dire la chanceuse,
36:46ça veut dire qu'elle a beaucoup de chance.
36:47Voilà, c'est la chanceuse.
36:49En fait, deux choses, ça signifie quand même...
36:51Ça fait rire.
36:53Je préfère quand...
36:54C'est véridique, c'est ce qu'elle dit.
36:55Je préfère quand Richard Millet rit, parce qu'au moins quand il rit, ça va.
36:59Bon, il dit là, mais j'ai peu...
37:00Hystérie, je ne sais pas en quoi hystérie, vous essentialisez quelque chose à partir du mot hystérie, pour moi.
37:05Ah, M. Millet, vous aggravez votre cas.
37:08Pas du tout.
37:09Là, franchement, moi qui suis féministe, c'est vrai, j'ai été élevé dans le respect des femmes.
37:15Vous avez raison, c'est vrai.
37:16Et je ne vois pas pourquoi je ne parlerai pas d'hystérie, c'est une généralisme.
37:20Mais en même temps, là, on a changé de sujet.
37:22Ça ne vous a pas échappé.
37:25Bon, voilà, donc je voulais vous parler de ça, c'est dérisoire.
37:27Les Miss, par rapport aux Miss d'il y a 30 ans, on a oublié que l'élégance, c'était la réserve.
37:33C'était justement de ne pas dire tout ce qu'on pensait, c'était une certaine tenue.
37:36D'ailleurs, elles ont été destituées de leur titre.
37:38Non, mais elles ont été destituées de leur titre, les deux Miss en question.
37:41Moi, je trouve que leur comportement est très vulgaire.
37:44Oui, c'est ce qu'on vous dit, mais c'est pour ça qu'on n'en parle.
37:46Elles ont été destituées, Véronique.
37:47Je n'en parle avec vous.
37:48Mais je pense que ce n'est pas un mini-mini.
37:49Alors bon, en même temps, c'était Miss Aquitaine et Miss Provence.
37:52Qu'est-ce que ça veut dire d'être destituée de ton titre de Miss Provence ?
37:57On vous en parlait avec des avocats.
37:59Vous insultez la Kipaine et la Provence ?
38:02Non, mais j'imagine que ce n'est pas des adieux de Fontainebleau.
38:07Vous voyez ce que je veux dire ?
38:10On ne t'envoie pas à l'île d'Elbe.
38:14Nous sommes d'accord.
38:15Et pour elle, si, justement.
38:17Mais Pascal, vous rigolez, mais ça a une incidence.
38:20Parce que je crois que la mission en question est mannequin.
38:23Donc elle va peut-être perdre des contrats.
38:25Ça joue sur son image.
38:26Écoutez, elle n'avait qu'à réfléchir.
38:28On ne parle pas comme ça.
38:29Qu'est-ce que vous voulez que je dise ?
38:30On ne parle pas comme ça.
38:32Bon, Nathalie Saint-Cricq.
38:34Dans le genre pareil de choses qui font sens et qui sont...
38:37Elle a réagi aujourd'hui, Nathalie Saint-Cricq.
38:39On en avait parlé hier.
38:41Le recteur de la Grande Mosquée de Paris et LFI saisissent l'arcomme
38:45après les propos de Nathalie Saint-Cricq sur le vote musulman.
38:48Non, je ne veux pas repasser la séquence d'hier, mais elle a réagi aujourd'hui.
38:53Elle a dit, je suis extrêmement étonné, c'est complètement caviardé.
38:57Je n'ai pas dit qu'il fallait être antisémite pour avoir le vote musulman,
39:00mais que LFI croyait dans sa quête du vote musulman qu'il fallait l'être.
39:03Il faut écouter toute la vidéo.
39:05Écoutons quand même cette séquence, si vous l'avez oubliée hier.
39:09Il y a quand même un certain nombre d'accusations d'antisémitisme
39:14autour de votre ancienne famille.
39:16Je ne parle pas de vous.
39:18Est-ce que ça vous donne...
39:19Vous ne vous dites pas...
39:20Écoute, on a eu raison finalement de...
39:22L'antisémitisme est chose sérieuse.
39:25Il existe dans le pays.
39:26D'accord ?
39:27Ça existe.
39:27Et la quête du vote musulman aussi.
39:29Alors déjà, là, je vous reproche.
39:31Pourquoi vous faites ce lien ?
39:32Et là-dessus, il y a un débat, cher Nathalie Saint-Crieg, qu'on pourrait avoir.
39:35Pourquoi, quand je parle d'antisémitisme,
39:37vous faites un lien avec la quête du vote musulman ?
39:40Quel est le rapport ?
39:41Pensez-vous qu'il y a des gens qui sont antisémites
39:42pour aller chercher le vote musulman ?
39:44Ah oui ?
39:45Moi, je trouve ça intolérable.
39:47Intolérable, ce n'est pas intolérable.
39:48Il y a eu des études.
39:48Non, mais les musulmans n'ont pas besoin
39:49qu'on leur tienne des popons antisémites pour qu'ils...
39:51Non, mais ça peut aider...
39:52Je ne sais pas d'où vient cette idée
39:54que pour avoir les musulmans avec soi,
39:56il faudrait être antisémite.
39:57Et elle a dit, s'il y a une campagne pour me faire virer,
39:59ils font leur campagne,
40:00mais moi, j'ai mes arguments,
40:01et après, les gens verront.
40:02C'est au Figaro, aujourd'hui.
40:04Le cheminement intellectuel devant Alexis Corbière,
40:07c'était, est-ce que vous ne vous sentez pas mieux
40:09depuis que vous avez quitté LFI,
40:10quand on voit ça ?
40:12Mais elle a raison.
40:14Je trouve qu'elle est très bien, Nathalie Saint-Crieg,
40:16dans sa déclaration.
40:17Il n'y a rien à lui reprocher.
40:19En tout cas...
40:22Non, c'est prouvé.
40:23Tous les sondages, il y en a eu récemment,
40:26notoires.
40:27Qui prouvent absolument ce qu'elle a dit.
40:29Alors, c'est ce qu'elle dit.
40:30Elle s'appuie sur Fondapol, notamment,
40:32et des études qui montrent
40:34qu'il y aura effectivement une volonté des dirigeants
40:37de la France insoumise
40:38d'aller chercher un type de...
40:41Comment dire ?
40:41Qui pense, d'ailleurs,
40:42en agitant certaines questions,
40:45qu'ils iront séduire un certain électorat.
40:49Voilà ce qu'elle dit.
40:51Mais la vérité m'oblige à vous dire.
40:53Depuis 1945,
40:55tous les juifs qui ont été tués,
40:58escalités de juifs,
41:00dans ce pays,
41:00n'ont pas été tués par des catholiques.
41:03C'est tout ce que j'ai à vous dire.
41:05On va accueillir notre camarade Gautier Le Bret,
41:09alors qu'il reste une dizaine de minutes encore,
41:13et on pourra en parler, bien sûr,
41:15avec vous, du programme de ce soir.
41:18Que dites-vous ?
41:19C'était un aparté qui nous...
41:20Que dites-vous, monsieur Richardier ?
41:22Si on vous dérange.
41:23Oui, parce que si vous pouviez parler,
41:24alors, ou vous riez,
41:25ou vous dites des choses que je dois modérer,
41:27ou vous parlez à...
41:28Oui, mais c'était intéressant.
41:29Ce soir.
41:30C'était intéressant.
41:30Il me faisait un compliment.
41:31Et vous disiez quoi ?
41:32Oui.
41:33Je lui disais qu'il devrait reprendre
41:34ce qu'il vient de dire
41:36dans un journal ami,
41:38causeur,
41:39où il a eu une chronique.
41:40Voilà.
41:40Même de OJD News,
41:42tant qu'à faire...
41:43Comment ?
41:43Il pourrait l'écrire OJD News
41:44ou dans le JDD.
41:45Ou dans les deux.
41:46Dans les deux.
41:46Mais si vous l'incitez à écrire
41:54et à parler de lui,
41:55là, vous allez être content.
41:57Ce qu'il a dit est extrêmement important.
41:58Ma modestie est inébranlable.
42:00Mais c'était sur quel sujet ?
42:02Sur ce que je venais de dire.
42:04Sur les crimes commis depuis 1945.
42:05Sur les juifs.
42:07Bien sûr.
42:07On va peut-être faire ça.
42:08Et vous devriez faire ça.
42:09Il a raison.
42:10C'est une conférence de rédaction, en fait.
42:11C'est un peu ça.
42:14C'est une certaine atmosphère,
42:16effectivement, amicale.
42:18Qui vous échappe peut-être
42:19dans votre plateau.
42:20Et dont les spectateurs
42:22ne sont pas exclus.
42:23Bien sûr.
42:23Exactement.
42:24Bon.
42:25Je voulais vous faire écouter
42:26Donald Trump.
42:27Parce que Donald Trump,
42:28ce qu'il dit sur l'Europe,
42:30c'est quand même intéressant.
42:31Il s'est servi
42:32d'une question posée
42:33sur Hicks et Elon Musk
42:35pour élargir son panorama
42:38et manifestement vouloir faire passer
42:41des messages sur l'Europe.
42:42Écoutez Donald Trump.
42:43Avez-vous une réaction
42:46à propos de l'amende
42:46affligée à Hicks
42:47par l'Union Européenne ?
42:49Pourquoi ?
42:50À Hicks.
42:50À la plateforme Hicks.
42:54Vous parlez de l'Union Européenne ?
42:58L'Union Européenne
42:59ou le Royaume-Uni ?
43:00La Commission Européenne.
43:02C'est grave.
43:05Elon ne m'a pas appelé
43:07pour me demander de l'aide
43:07à ce sujet.
43:08Mais non, c'est difficile.
43:11Je ne pense pas
43:12que ce soit juste.
43:14Non, je ne pense pas
43:15que ce soit juste.
43:16Je ne vois pas
43:16comment ils peuvent faire ça.
43:18Je vais en parler plus tard.
43:20Je vais demander
43:20un rapport complet
43:21à ce sujet.
43:24Écoutez,
43:24l'Europe doit faire
43:25très attention
43:26dans beaucoup de domaines.
43:28Nous voulons que l'Europe
43:29reste l'Europe.
43:31L'Europe prend
43:31une mauvaise direction
43:32et c'est très mauvais.
43:34Très mauvais pour les gens.
43:35Nous ne voulons pas
43:37que l'Europe change autant.
43:38Elle prend une très mauvaise direction
43:40et c'est une chose
43:40très importante.
43:42Il a été plus fort encore,
43:44Gérard Carrero,
43:45puisqu'il a dit,
43:46je pense,
43:46à propos des dirigeants européens,
43:48je pense qu'ils sont faibles,
43:49mais je pense aussi
43:50qu'ils veulent tellement
43:51être politiquement corrects.
43:52Je crois qu'ils ne savent
43:53pas quoi faire,
43:53l'Europe ne sait pas quoi faire.
43:55Ils parlent,
43:55mais ils n'agissent pas
43:56et la guerre ne cesse
43:57de s'éterniser.
43:58Il n'y a pas eu
43:59d'élection depuis longtemps.
44:00Vous savez,
44:00ils parlent de démocratie,
44:01mais ils arrivent
44:02à un moment
44:02où ce n'est plus
44:04une démocratie.
44:05Oui, mais écoutez,
44:07ils parlent d'or,
44:08je trouve.
44:09Alors,
44:09je sais que la détestation profonde
44:12d'une grande partie
44:13de nos compatriotes français
44:14à l'égard
44:15du président des Etats-Unis,
44:17l'homme qui a été élu
44:18deux fois au suffrage universel,
44:20mais ça ne fait rien,
44:21il continue à être.
44:22Encore,
44:22je regarde de temps en temps
44:23d'autres chaînes
44:24que la nôtre
44:25pour voir un peu
44:26comment il pense
44:27et je vois à chaque fois
44:28les mêmes attaques
44:29stupides souvent
44:31contre Donald Trump.
44:32Mais là,
44:33il n'a fait que codifier
44:35un petit peu
44:36ce qu'avait dit
44:36Gilly Vance
44:38qui peut-être sera
44:39le prochain président
44:40des Etats-Unis.
44:42Peut-être,
44:42je n'en sais rien,
44:43mais en tout cas,
44:43c'est une figure importante.
44:45Et ce que dit Trump
44:47sur l'Europe,
44:48écoutez,
44:49moi qui suis français
44:49de souche
44:50depuis un bon millier
44:52d'années
44:52dans les paysans
44:54de l'Aveyron,
44:55je trouve que
44:56ce n'est pas bête
44:57ce qu'il dit
44:57quand on regarde
44:58ce qu'est l'Europe
44:59aujourd'hui
45:00et comment il est
45:00en train de devenir.
45:02Moi qui suis un
45:03corrézien,
45:05je me rappelle
45:06ce que disait Trump
45:07avant d'être élu
45:08la deuxième fois,
45:09il a dit
45:09regardez Londres
45:10et regardez Paris,
45:12elles sont en train
45:13de devenir méconnaissables.
45:16Et moi qui suis
45:16de vieilles souches normandes,
45:18chacun sait,
45:21je ne partage pas
45:23l'enthousiasme
45:24que je trouve
45:26un peu excessif
45:26mon ami Carreiro
45:28sur M. Trump,
45:29il n'en demeure pas moins,
45:30j'en suis que plus à l'aise
45:32pour dire
45:32qu'il a entièrement raison
45:34sur la vision
45:35très négative
45:36de l'Europe
45:38et de son devenir.
45:40Mais il est encore temps
45:41aux Européens
45:43de le faire mentir.
45:44Il y a quand même
45:44des réactions en Europe
45:45qui se sont mises en place.
45:47En Italie,
45:48il y en a une.
45:49En France,
45:49manifestement.
45:50Là où il a raison,
45:51c'est qu'il n'y a pas eu
45:52d'élection depuis.
45:53Il y en a rien
45:54l'année prochaine.
45:56Et puis,
45:57il va y avoir
45:57les élections municipales.
45:58Ça va être intéressant.
45:59Je crois qu'il parlait
45:59de l'Ukraine aussi,
46:00de Volodymyrza.
46:00Oui, sur l'Ukraine,
46:01une déclaration intéressante.
46:02Il parlait de la défense
46:03d'une civilisation.
46:05Il dit que l'Europe,
46:06le visage de l'Europe
46:07va changer dans 20 ans
46:08si on n'en dit pas
46:09le phénomène migratoire
46:11avec des personnes
46:14à la tête des États
46:16qui ne défendent pas
46:17leurs valeurs
46:18et leurs convictions.
46:18C'est ça qu'il dit.
46:20Écoutez,
46:21ça sera là aussi
46:22aux Français
46:24de décider.
46:25Ça va être intéressant.
46:26Vous savez,
46:27il y a 7 villes
46:28ou 8 villes en France
46:29pour les municipales.
46:31Ça va être un laboratoire.
46:32Marseille,
46:34Bordeaux,
46:35Lyon.
46:35On dit à Lyon,
46:36par exemple,
46:36que Jean-Michel Aulas
46:38pourrait être élu
46:38au premier tour.
46:39Nantes,
46:40Strasbourg.
46:42Strasbourg,
46:42ça va être compliqué
46:43sans doute
46:43pour la maire écologiste.
46:45C'est un gros scandale.
46:46Elle a tout fait pourtant.
46:47Elle a sorti les keffiers.
46:48Elle a tout fait.
46:49La mosquée Miligourus
46:50sont les islamistes turcs.
46:52Donc,
46:53j'ai dit Bordeaux,
46:54peut-être,
46:55et j'ai dit Rennes et Nantes.
46:57Et peut-être Grenoble.
46:58Et Grenoble.
46:58Et j'oublie Paris.
47:00Donc,
47:00vous allez avoir
47:02des élections municipales.
47:03C'est peut-être
47:03les élections municipales
47:04les plus intéressantes.
47:06Vous vous souvenez
47:06en 1983,
47:07ces élections municipales
47:09avaient été extrêmement importantes
47:11parce que Marseille de Fer,
47:12parce que Chirac à Paris
47:13et parce que Grenoble déjà,
47:15puisque c'était
47:16M. Dubedou
47:17qui avait été battu
47:18par Alain Carignan
47:18alors qu'il était là
47:19depuis 1946.
47:21Bon.
47:21Ça avait été
47:22un marqueur important
47:23ces élections municipales
47:24de 1983.
47:25Et là,
47:25de la même manière,
47:26il peut y avoir
47:27des élections municipales
47:28qui sont un marqueur.
47:30En plus,
47:30la dernière fois,
47:31c'était sous Covid.
47:31il y a des sociologies
47:34particulières
47:35dans les villes.
47:36Sociologies
47:36qui ressemblent
47:37à celle de la sociologie
47:39à New York.
47:40C'est-à-dire
47:40que ce sont des jeunes
47:41diplômés,
47:42intellectuels,
47:43très présents
47:44dans les villes,
47:45plus des gens,
47:47effectivement,
47:48aujourd'hui,
47:48qui sont parfois
47:49en difficulté.
47:49Et des logements sociaux
47:50en nombre,
47:51en très grand nombre.
47:52Bien sûr,
47:53vous avez parfaitement...
47:53Les maires de gauche
47:54n'ont eu de cesse
47:55de construire
47:55des logements sociaux
47:56pour s'assurer
47:57précisément
47:57à un certain nombre de voix.
47:58J'ai cité Nantes.
47:59Nantes,
47:59on était à 30%
48:00et à 40%
48:01de logements sociaux.
48:05On verra.
48:06Il est 21h ?
48:07C'est maintenant ?
48:07C'est vous ?
48:08Il est 21h tout pile,
48:10absolument.
48:12Vous avez assisté
48:13à une grande soirée
48:13sur les démons
48:15de l'extrême-gauche,
48:16l'antisémitisme,
48:17l'islamisme,
48:17la violence.
48:18En fait,
48:18ce que n'a pas fait
48:19la commission d'enquête
48:20réussit à démontrer
48:21la commission d'enquête,
48:22on va le faire ce soir.
48:23C'est un long travail
48:24que les équipes
48:25de Guillaume Janton
48:25ont réalisé,
48:26notamment en s'infiltrant
48:27dans des facs
48:27pour voir ce qu'ils se disaient
48:29dans les facs.
48:29On peut voir un extrait d'ailleurs.
48:30La fac de Rennes,
48:32vous allez voir,
48:34il y a une jeune femme
48:35qui parle
48:35et qui dit
48:36mettez par exemple
48:37un sac
48:38pour tout bloquer.
48:41C'était à la veille
48:41du grand mouvement
48:42de blocage de LFI.
48:43Exactement.
48:43Vous voyez cet extrait ?
48:44C'est du sabotage.
48:46Moi, c'est juste rapidement,
48:48bien sûr,
48:49aller dans la rue,
48:49aller bloquer,
48:50aller en manif,
48:51mais en plus de ça,
48:52ce que vous pouvez faire,
48:53c'est des actions personnelles.
48:54C'est des trucs
48:54qui ont déjà été discutés
48:55dans plein de groupes
48:56de mobilisation
48:57sur Signal,
48:58notamment des trucs
48:59comme, je ne sais pas moi,
49:00cadenasser des caddies
49:01dans des supermarchés.
49:02Si vous avez un supermarché
49:03à côté de vous,
49:04prenez des antivols,
49:05des trucs comme ça,
49:05cadenasser les caddies
49:06pour que les gens
49:06ne puissent plus faire
49:07leur course
49:08ou même déposer
49:09des bagages suspects
49:10dans les gares,
49:11dans des trains,
49:12des choses comme ça.
49:13C'est vraiment,
49:13ça a été discuté,
49:14mais si vous posez
49:15un petit sac noir,
49:16vraiment,
49:17les Québecs vont s'inquiéter,
49:18ils vont venir,
49:19ça va bloquer les voyages.
49:20Voilà,
49:20des petits trucs personnels
49:21que vous pouvez faire
49:21en plus d'aller en manif,
49:22en plus de bloquer.
49:24Voilà,
49:25faites ça.
49:27Document exclusif,
49:28c'est un morceau
49:28de ce qu'on va vous passer
49:29ce soir.
49:30On va commencer évidemment
49:31par les liens
49:31avec l'islamisme,
49:32par toutes les polémiques
49:33autour de l'antisémitisme,
49:34par la violence,
49:35on peut citer Sainte-Soligne,
49:36il y a plein d'exemples.
49:37Donc on va faire
49:38ce que la commission d'enquête
49:38n'a pas suffisamment fait
49:39face à Jean-Luc Mélenchon,
49:41revenir au fait,
49:42parce qu'ils ont un mérite
49:43à LFI,
49:44c'est qu'ils font
49:44que tout face caméra,
49:45ils font tout,
49:47non pas en coulisses,
49:48mais devant tout le monde.
49:52que vous fassiez ce travail-là
49:54parce qu'il n'est pas fait
49:55sur le service public,
49:56cette réalité n'est pas montrée,
49:58c'est nous qui la montrons
49:59sur les antennes de CNews,
50:02avec Guillaume Janton,
50:03vous l'avez dit,
50:03ça demande un peu de travail
50:05et un peu de caméras cachées,
50:08de pouvoir s'infiltrer,
50:09mais c'est un travail
50:10tout à fait remarquable
50:11et qui témoigne de la réalité.
50:13Complètement.
50:14Je vous dis,
50:14ce soir on revient au fait,
50:16avec certains qui ont témoigné
50:17devant la commission d'enquête,
50:18comme Emmanuel Razavi,
50:19Prisca Guenot,
50:20qui était la seule
50:20à poser vraiment une question
50:21à Jean-Luc Mélenchon.
50:22Qui a été formidable,
50:23bien sûr.
50:23Et avec des étudiants
50:25qui vivent l'enfer
50:26dans les facs
50:26face à l'extrême-gauche
50:27qui seront en plateau avec nous.
50:28Donc on revient au fait,
50:29on revient au témoignage
50:30et on pourra en débattre
50:31pendant trois heures.
50:31Prisca Thévenot
50:31qui a pris également
50:32les mots justes
50:33dans l'affaire Brigitte Macron.
50:35Absolument.
50:35Donc elle a fait deux interventions
50:36en une semaine,
50:37remarquable,
50:38dans la commission d'enquête
50:39et les propos dits
50:42sur Brigitte Macron.
50:43Je ne m'étonne pas.
50:45C'est terminé.
50:46Laurent Leprat
50:46était à la réalisation,
50:48Ludovic Liebard
50:48était à la vision,
50:49Guillaume Marceau
50:50était au son.
50:51Merci à Benjamin Nau,
50:52à Alexandre Martel,
50:53à Strig Yalig
50:54était là.
50:57Toutes ces émissions
50:57sont retrouvées
50:58sur CNews.fr.
50:59Je vais rectifier quelque chose
51:00parce qu'André Valigny
51:01nous regarde
51:02et il a raison,
51:03il faut être rigoureux.
51:04J'ai dit Dubedou
51:05était là depuis 1946
51:06de mémoire
51:07et je m'en excuse.
51:09En fait Dubedou,
51:09il n'avait été élu
51:10qu'en 1965
51:11et il avait été battu
51:13à Grenoble
51:13en 1983
51:14donc il était resté
51:15quasiment déjà 20 ans.
51:16Il faut toujours rectifier
51:18lorsqu'on fait des erreurs.
51:20Il n'y a pas de pub
51:20entre vous et nous,
51:21Pascal,
51:22c'est un générique
51:23de l'émission de ce soir.
51:24C'est un générique
51:25donc je lance...
51:25C'est le programme
51:26de l'émission de ce soir,
51:27absolument.
51:28Je lance donc le générique.
51:30Générique !
51:31Violence physique.
51:33...
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