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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0119h, le JT, Adrien Fontenot, bonsoir Adrien.
00:05Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:06Il n'y a clairement pas de volonté russe d'avoir un cessez-le-feu.
00:09La phrase est signée, Emmanuel Macron, après une nuit de frappe russe sur Kiev,
00:13au moins 7 personnes ont perdu la vie, 19 ont été blessées sur les actifs russes actuellement gelés dans l'UE.
00:19Le chef de l'Etat insiste, ils sont un moyen de pression et une solution pour sécuriser des financements pour l'Ukraine.
00:24Donald Trump, lui, déclare que les Etats-Unis sont très proches de conclure un accord sur la fin de la guerre en Ukraine.
00:28Annie Miller, un père de famille de 56 ans, a été blessé après un violent kidnapping à la sortie de son travail.
00:34Trois individus cagoulés l'ont forcé à les conduire à son domicile pour le cambrioler.
00:38Les malfaiteurs sont toujours en fuite.
00:40La voiture de la victime a été retrouvée calcinée.
00:42Bulletin estimé de ce homejacking, 1 million d'euros.
00:45Et puis, 10 nouvelles personnes ont été enlevées lundi soir dans l'ouest du Nigeria.
00:49Seulement une semaine après le kidnapping de 35 fidèles lors de l'attaque d'une église.
00:52Ces derniers ont depuis été retrouvés.
00:54Le Nigeria, confronté à des épisodes chroniques d'enlèvement entre 3600 et 7500 par an entre 2022 et 2024.
01:01Merci mon cher Adria.
01:03Et au sommaire ce soir, pourquoi la France est-elle si perméable à l'antrisme islamiste ?
01:10Ce soir, nous verrons comment l'individualisme, l'antidiscrimination, l'effacement de notre propre identité,
01:15qui, entre autres, ont ouvert la voie à une islamisation d'origine démographique bien plus qu'idéologique.
01:21Un pays qui ne se pense plus culturellement, peut-il encore se protéger ?
01:25L'édito de Mathieu Bocoté.
01:27Emmanuel Macron souhaite la création de labels pour distinguer les médias d'information,
01:32des plateformes à vocation commerciale.
01:34Objectif, lutter contre la désinformation et se prémunir des ingérences numériques.
01:40C'est en clair un label pour distinguer l'information fiable du reste.
01:45Ce soir, nous verrons comment le président compte renforcer Viginium,
01:49s'inspirer du modèle taïwanais et encadrer l'usage des IA qui pourraient influencer nos choix électoraux.
01:56Je dis bien influencer nos choix électoraux.
01:59Un État peut-il défendre la vérité sans glisser vers la tentation de la contrôler ?
02:04L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:07Journée contre les violences faites aux femmes.
02:09Pourquoi parle-t-on de tout sauf de certaines victimes ?
02:13Ce soir, nous poserons une question qui dérange lors de cette journée de mobilisation.
02:16Pourquoi des femmes comme Philippine ou Claire Géronimi
02:19semblent-elles invisibilisées dans le débat public ?
02:22Alors que la lutte contre les violences faites aux femmes devrait embrasser toutes les réalités,
02:27certaines affaires disparaissent des radars médiatiques
02:30comme si elles n'entraient pas dans le récit dominant, le regard de Marc Menon.
02:36À lire dans un éditorial quotidien Le Monde,
02:39« Si la gauche veut regagner les classes populaires, elle ne peut plus le faire, l'impasse de l'immigration ».
02:46Ce soir, nous reviendrons sur l'analyse de Philippe Bernard.
02:49Selon lui, alors que, je cite l'extrême droite, progresse dans l'opinion,
02:53la gauche semble absorbée par ses débats internes et peine à affronter frontalement
02:59les sujets qui inquiètent les Français, immigration, délinquance, cohésion sociale.
03:04Les chiffres montrent pourtant une évolution notable,
03:07une hausse de la part des immigrés dans la population,
03:10un doublement des titres de séjour depuis 2007.
03:12La gauche serait-elle en train de constater tardivement la réalité de l'immigration et de la France ?
03:19Le décryptage de Charlotte Dornéas.
03:22John Darnbard est là, favori dans tous les scénarios,
03:25un simple sondage ou basculement historique.
03:28Nous analyserons la normalisation du RN,
03:31l'effondrement du front républicain
03:32et le bouleversement stratégique que cela impose à droite comme à gauche.
03:36La politique française peut-elle encore ignorer la nouvelle majorité sociologique qui se dessine ?
03:42L'édito de Mathieu Bocoté.
03:44Et puis ce soir, Plantu est avec nous pour parler de Média Culpa,
03:48Chicalman Lévy, son nouveau livre qui revisite un an d'actualité avec humour, liberté et coup de crayon.
03:54Un livre pour tenter de réconcilier les Français avec les médias.
03:58Nous évoquerons son regard sur les médias, son attachement à la liberté d'expression,
04:02la laïcité, son regard sur les fake news.
04:04Lui qui passe beaucoup de temps dans les établissements scolaires
04:07afin de partager sa vision des médias.
04:10Nous lui demanderons comment, selon lui, réconcilier les Français avec l'information
04:14à l'heure où plusieurs visions de l'information semblent s'opposer.
04:19Plantu, dessinateur de presse, est notre invité ce soir dans Face à la Fou.
04:23Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et s'entendre.
04:34Mathieu Bocoté, la droite sénatoriale, nous en parlons hier soir avec Marc Menon,
04:44propose des mesures choc pour lutter contre l'antrisme islamiste.
04:48Mais vous explorez aujourd'hui un édito, en édito une question en amont.
04:53Pourquoi nos sociétés sont-elles si perméables à cet antrisme ?
04:58Alors, le terme d'abord est intéressant.
05:01Antrisme islamiste.
05:02Pendant des années, lorsqu'on parlait de l'action des Frères musulmans
05:05ou de tant d'autres organisations, on était accusé de conspirationnisme.
05:09On était des complotistes, on était des paranoïaques.
05:12Or, le mot « antrisme islamiste » qui est validé aujourd'hui par les autorités,
05:15notamment par le ministère de l'Intérieur,
05:17dit qu'il y a effectivement une stratégie de conquête
05:21qui est intentionnelle pour s'emparer des institutions,
05:25de la société civile, de la culture, pour y imposer l'islamisme.
05:29Donc, c'est une reconnaissance de la part des autorités d'un projet,
05:33pas d'une forme de mouvement naturel, d'un projet de conquête.
05:37Deuxième élément, le propre du mot « antrisme »,
05:39c'est que quand c'est de l'antrisme, ça se voile, sans mauvais jeu de mots.
05:42Ça se voile, c'est-à-dire que l'antrisme ne se présente pas comme antrisme.
05:46L'antrisme prétend jouer selon nos règles.
05:49Il prétend jouer selon nos valeurs.
05:50Alors, il prétend jouer selon nos principes pour nous imposer
05:54son propre projet en retournant nos valeurs contre nous.
05:58Donc là, je vais donner quelques exemples.
06:01On le voit, par exemple, avec le voile.
06:02J'y reviens souvent, Marc aussi.
06:05Pourquoi le voile est important?
06:07Parce qu'on nous dit le voile, mais ce n'est rien d'autre
06:08qu'une tenue individuelle.
06:10Certaines portent le string, d'autres portent le voile,
06:12d'autres portent la robe.
06:13Le rouge à lèvres, qu'importe, on s'en fiche, c'est secondaire.
06:16Ce n'est qu'une tenue parmi d'autres.
06:18Donc, récupération de l'individualisme au service d'une revendication
06:22qui est enfin un symbole, un étendard communautaire,
06:24et plus que communautaire, islamiste.
06:27Deuxième élément, on le voit avec le halal.
06:30Chacun peut bien manger ce qu'il veut.
06:31Il y a des végétariens, des véganes,
06:32des gens qui mangent normalement de la viande.
06:34Et par ailleurs, on nous dit qu'il y a le halal.
06:37Le halal, ce n'est qu'une préférence parmi d'autres.
06:39Mais encore une fois, à travers cette préférence individuelle,
06:41on se retrouve au bout de quelques temps,
06:42quand la masse démographique est là,
06:44à ce qu'une majorité de la population, sinon tout le monde,
06:46doit manger halal. Parce que la halal
06:48s'impose à la manière d'une norme.
06:51Et le génie,
06:52on pourrait dire, même au niveau des prières publiques,
06:54par exemple. Rappelez-vous, il y avait des prières publiques
06:56il y a des années, il y en a encore quelques fois.
06:58On nous répond, oui, mais il y a des processions
07:00de la fête de Dieu. Si les catholiques peuvent se promener
07:02dans la rue, pourquoi les musulmans ne pourraient-ils pas
07:04prier? Ils revendiquent encore une fois
07:06nos droits pour imposer
07:08ce qui est un agenda de conquête
07:10de l'espace public.
07:12Alors, on note une chose, ça nous est toujours
07:14présenté, ces éléments de la conquête islamiste.
07:16de l'antrisme islamiste
07:17comme des évolutions naturelles de notre société.
07:21En fait, s'ouvrir à ces
07:22revendications islamistes, ce serait être fidèle
07:24à nos valeurs et à nos droits.
07:26Et si on s'oppose à l'islamisme, on trahit
07:28nos propres valeurs parce que ce sont
07:30nos valeurs qui nous imposent ce projet.
07:33Comme dirait l'autre, c'est bougrement tordu,
07:35mais ça finit par fonctionner.
07:36La démocratie contre elle-même.
07:38Exactement. Marcel Gaucher a frappé ici une formule
07:40définitive. La démocratie contre elle-même,
07:42absolument. Alors, la question
07:44qu'on peut se poser, évidemment, dans tout cela,
07:46c'est pourquoi sommes-nous si vulnérables ?
07:48Parce qu'on l'a devant nous. On le voit.
07:50Il n'y a plus de mystère. Que se passe-t-il ?
07:53Eh bien, à bien des égards, nous sommes
07:54faibles parce que nous nous sommes enfermés
07:56dans une conception de la société qui la
07:58déréalise. Par exemple,
08:00l'individualisme. L'individualisme, c'est bien
08:02en tant que tel. Je suis individualiste, vous l'aide,
08:04on l'est tous. Mais un individualisme
08:06mental, méthodologique, qui fait
08:08qu'on ne voit désormais que des individus.
08:10Donc, on voit le croyant musulman,
08:12le croyant bouddhiste, le croyant
08:14catholique, l'athée. Faites la liste
08:16de libertins. Mais on ne voit
08:18plus les masses historiques.
08:20Les masses historiques, c'est-à-dire qu'au-delà
08:22de chaque croyance, tout à fait
08:24légitime et digne en elle-même, il y a
08:26des masses qui, quelquefois, s'entrechoquent.
08:28Et une de ces masses, c'est l'islam.
08:30L'islam est une masse historique et c'est
08:32une masse travaillée par l'islamisme
08:34qui cherche à le fanatiser.
08:36Donc ça, c'est une réalité. Autrement dit,
08:38à ne voir que des individus, on ne voit plus la
08:40réalité de l'histoire. On croit aller au plus proche
08:42de la réalité. Il nous manque, en fait,
08:44le grand tableau.
08:46Deuxième élément, l'obsession de l'antidiscrimination.
08:49À force de ne vouloir
08:50discriminer personne, on n'est pas
08:52capable de nommer cette menace spécifique
08:54qu'est l'islamisme sur nos sociétés.
08:56On n'ose pas le nommer parce qu'on croit
08:57qu'on va discriminer et qu'on va stigmatiser.
09:00Le problème avec cela, c'est que ça donne des lois
09:01qui devaient, à l'origine, s'en prendre
09:03à l'islamisme et, finalement, elles s'en prennent
09:05au séparatisme, au sens large.
09:07Et pour bien prouver qu'on ne critique pas
09:09spécialement l'islamisation ou l'islamisme,
09:12eh bien, on va taper de temps en temps sur les catholiques
09:13et même d'abord taper sur eux ou sur
09:15les protestants ou les orthodoxes, quand sais-je,
09:17pour montrer qu'il n'y a pas une préoccupation
09:19spécifique avec l'islam et l'islamisme.
09:22Autre élément dans cette analyse
09:24qui me semble importante, nous avons
09:25presque oublié notre propre identité.
09:27Nous l'avons dit, elle est devenue invisible.
09:29Pourquoi? Parce qu'on ne sait plus à quoi on veut
09:31assimiler les gens. Nous ne sommes plus
09:33que des, je dirais, des termes creux.
09:35Nous sommes états de droit. Nous sommes république.
09:37Nous sommes démocratie.
09:39Mais ces termes-là, premièrement,
09:41on l'a dit, on peut être retournés dans un sens
09:42comme dans l'autre. Mais plus encore,
09:44la réalité concrète d'un pays, ce sont des mœurs.
09:46C'est charnel. Donc, quand je dis de l'identité,
09:48l'identité, c'est une langue, une littérature,
09:51une nourriture, une manière de manger,
09:53le fromage, le vin, la viande, le porc,
09:55les églises, les paysages mentaux,
09:57l'humour, la séduction, les rapports entre les hommes
09:58et les femmes, et ainsi de suite.
10:00C'est très, très, très concret.
10:02Or, quand on nous dit seulement valeurs de la République,
10:04état de droit, démocratie, mais il n'y a rien de concret
10:07à travers tout ça. Et vous noterez que les islamistes,
10:09eux, proposent un mode de vie concret.
10:11Charlotte nous le rappelle souvent.
10:12Ils proposent des mœurs, une manière de fonctionner,
10:14et nous n'opposons à cela que les principes désincarnés.
10:17Et donc, on a invisibilisé la France,
10:19mais aussi tous les autres pays occidentaux
10:21qu'on ne se trompe pas derrière des grands mots à majuscules.
10:24La réalité concrète, c'est à quoi nous voulons les assimiler.
10:26Nous ne le voyons plus.
10:27Si on ne le voit plus, on ne peut plus l'incarner.
10:29Et à travers cela, il y a la peur d'essentialiser les cultures.
10:32Quand on dit, par exemple, que la France, justement,
10:34c'est une certaine manière de penser le rapport entre les sexes,
10:36une certaine tradition oculinaire,
10:37une certaine manière d'habiter l'espace public,
10:39on va toujours nous dire, oui, mais il y a trois Français
10:41qui ne pratiquent pas exactement cette chose-là.
10:42On s'en fout, finalement.
10:44Il y a un effet statistique, il y a un effet sociologique,
10:47il y a un effet démographique massif,
10:48mais on ne veut plus voir la réalité
10:49parce qu'on a l'impression que voir la réalité,
10:51c'est discriminer.
10:53Alors, on parle donc d'entrisme,
10:54d'autres parlent d'islamisation.
10:56Est-ce que les deux concepts se recoupent?
10:58Ah, non, ils sont distincts et il faut les distinguer.
11:01Mais je vais en rajouter un troisième dans tout cela
11:02qui est une forme de concept intermédiaire.
11:04C'est la conquête islamique ou la conquête islamiste.
11:07L'entrisme islamiste, c'est un plan organisé.
11:10C'est la conquête de telle association sportive,
11:12la conquête de telle mairie,
11:14l'entrisme dans tel parti politique.
11:16Ça, c'est de l'entrisme.
11:17À l'échelle de l'histoire, la conquête islamique,
11:19la conquête islamiste,
11:20est antérieure à l'entrisme des frères musulmans.
11:22On pourrait dire que ça remonte à Poitiers à bien des égards.
11:25La conquête islamique, c'est une civilisation
11:28qui, comme toutes les civilisations d'ailleurs,
11:29a une pulsion de vie.
11:30La pulsion de vie d'une civilisation,
11:32ça la pousse à se déployer.
11:33Elle se déploie, elle s'empare de territoire,
11:35elle s'empare de culture, elle s'empare de peuple,
11:37elle les convertit.
11:38Et qu'est-ce qui l'arrête?
11:39L'arrête, dis-je, pas son mouvement naturel.
11:41C'est rencontrer une force aussi grande devant soi
11:43qui dit un instant, t'arrêtes, t'es chez nous ici.
11:45J'existe.
11:46J'existe, s'il vous plaît, restez chez vous, chers amis.
11:49Et puis on va s'entendre, on va commercer,
11:50on va accueillir un par un les gens de chez vous.
11:53Mais il y a un choc.
11:54Ça, c'est justement, c'est Poitiers, c'est Charles Martel
11:56qui a mauvaise réputation aujourd'hui
11:57pour une raison qui m'échappe.
11:59Alors, il y a cette conquête, c'est la pulsion de vie.
12:01Et c'est pour ça que je dis, il y a,
12:03dans l'inconscient des civilisations,
12:04ce qui pousse un groupe, enfin une masse humaine,
12:08qui la pousse à se déployer.
12:09Si on n'est pas capable de comprendre cette conquête
12:11qui traverse l'histoire,
12:12et qui, dans le cas de l'islam, c'est particulier,
12:14parce que l'islam a un territoire historique,
12:15personne ne dira le contraire.
12:17Mais l'islam a aussi une ambition de conquête universelle.
12:19Florence Bergeau-Blacler l'a bien analysé
12:21parlant de l'entrisme islamiste.
12:22C'est une ambition de conquête universelle.
12:24Si on n'est pas capable de le noter,
12:25on ne comprend pas l'histoire
12:27des, globalement, plus de mille dernières années.
12:30Et là, c'est là qu'on rencontre l'islamisation,
12:32qui est un concept très intéressant.
12:34L'islamisation, c'est le plus intéressant des trois
12:36parce que ça nous détache de toute intention.
12:38C'est-à-dire que si vous avez des masses
12:41par vagues migratoires successives,
12:43des vagues de musulmans dans les circonstances qui arrivent,
12:46plus vous avez de musulmans dans un pays,
12:48plus ce pays s'islamise.
12:50Et là, je précise que tous les musulmans en question,
12:52ils n'ont pas été islamistes.
12:53Un par un, ils peuvent être parfaitement respectueux
12:55des meurs républicains, de tout ce que vous voulez.
12:57Mais simplement, il y a un effet de masse.
12:58Quand vous amenez massivement, par exemple,
13:00des Danois quelque part,
13:01il y a une forme de danisation du pays.
13:03Si vous amenez une masse d'Afghans,
13:05il y a une afghanisation.
13:06Si vous amenez une masse d'Anglais,
13:08il y a une anglicisation.
13:09Et si vous amenez une masse musulmane,
13:10il y a une islamisation.
13:12Ce n'est pas original que de dire ça, c'est factuel,
13:15mais la sociologie officielle nous l'interdit.
13:17Alors, je leur dis, individuellement,
13:18tout le monde peut rejoindre une culture.
13:19Un Pakistanais peut devenir Français,
13:21un Français peut devenir Danois,
13:22un Danois peut devenir Irlandais, on s'en fiche.
13:24Mais quand un peuple arrive au complet,
13:27quand une civilisation, une masse arrive,
13:28là, ce n'est plus une intégration,
13:30c'est un choc.
13:31Et le véritable concept, donc, c'est l'islamisation.
13:33C'est un phénomène démographique, historique,
13:36qui nous submerge et auquel on ne sait pas répondre.
13:38Alors, que veut dire lutter contre l'antrisme islamiste
13:43une fois que nous avons tout cela en tête ?
13:45Alors, ça veut dire considérer la chose suivante.
13:48Il y a une forme d'islamisme,
13:49en fait, de communautarisme musulman
13:51qui a pris forme aujourd'hui,
13:53qui est travaillé par un islamisme militant,
13:55qui cherche non seulement à pratiquer le séparatisme,
13:57comme on dit,
13:58mais qui cherche à conquérir l'espace public,
14:00à multiplier les empiétements sur l'espace public
14:03pour forcer la France à multiplier
14:05les accommodements raisonnables
14:06avant d'acter la capitulation finale.
14:09Alors, devant cela, il faut une forme de scène,
14:12si je me fie à ce que disent les républicains,
14:14une scène intransigeance.
14:15La scène intransigeance, ça consiste à considérer
14:17qu'il n'y a plus le moindre accommodement
14:19raisonnable possible.
14:21Il n'y a plus la moindre capitulation
14:22sur les mœurs qui est possible.
14:23Il faut cesser d'être des benets,
14:25il faut cesser d'être des espèces d'esprits candides
14:28qui disent, ah ben oui,
14:29ils veulent porter le voile au nom du féminisme.
14:30C'est une autre conception du féminisme,
14:32c'est pas grave.
14:33C'est pas comme ça que ça se pose.
14:34Il faut avoir, je dirais,
14:35mettre à jour notre logiciel mental,
14:37mettre à jour notre logiciel intellectuel,
14:39être capable de comprendre ce choc démographique
14:41et travailler à dissoudre politiquement,
14:44juridiquement, sociologiquement,
14:46le communautarisme conquérant
14:48pour qu'ensuite chaque individu,
14:49quelle que soit sa croyance,
14:51soit capable de vivre selon les mœurs françaises.
14:53Mais nous n'avons même pas commencé
14:54à envisager la possibilité de cela.
14:56Voilà pourquoi nous sommes très en retard.
14:58Merci beaucoup pour votre analyse, mon cher Mathieu.
15:01Dans un instant, on a appris que Jordan Gardella,
15:03il s'est fait exfiltrer, enfariné.
15:05On parlera de son sondage,
15:06puisqu'aujourd'hui, on a appris des sondages
15:08qu'il gagnerait la présidentielle
15:10et quels que soient les concurrents.
15:12On en parle avec vous.
15:13En deuxième partie, on reçoit Plantu dans un instant.
15:16On marque une pause
15:16et puis on revient sur Emmanuel Macron
15:19et l'information.
15:24On retourne sur le plateau de Face à l'Info.
15:26Il faut le générique pour que ça puisse se calmer
15:28puisque pendant le pub,
15:30ce sont des débats entre les chroniqueurs.
15:33Si vous savez, vous ne voulez pas refaire le débat ?
15:35Oh, j'ai acheté.
15:37Marc était au seuil de la conversion à l'islam.
15:41Il veut se voiler.
15:42C'était de gros débats entre les mousquetaires
15:45comme quoi chacun a sa façon de penser.
15:48Gabriel, un État peut-il défendre la vérité
15:51sans glisser vers la tentation de la contrôler ?
15:53C'est un peu ce qu'on va se poser comme question
15:54puisqu'à Arras, Emmanuel Macron a déclaré vouloir
15:57la création d'un label professionnel
15:59pour distinguer les médias d'information
16:01et ainsi lutter contre la désinformation
16:04et les ingérences numériques.
16:06Question, pourquoi cette proposition
16:08suscite-t-elle beaucoup de réactions indignées ?
16:11Tout d'abord, on a envie de dire
16:12ça y est, ça le reprend.
16:14Parce qu'il faut quand même reconnaître
16:17une certaine constance à Emmanuel Macron.
16:18On a l'habitude de dire
16:19c'est quelqu'un de vibrionnant,
16:21à sincérité successive,
16:22il peut dire tout et son contraire.
16:23Il y a deux points sur lesquels il est absolument constant.
16:27C'est l'Europe et le musèlement de l'information.
16:30C'est vraiment extrêmement fort.
16:32Alors on se souvient de la loi Avia,
16:34vous vous souvenez,
16:34qui voulait lutter contre les contenus haineux sur Internet.
16:38Elle a été promulguée en 2020
16:39mais néanmoins,
16:41elle a été partiellement retoquée
16:43par le Conseil constitutionnel
16:44qui a considéré que c'était une atteinte
16:45disproportionnée à la liberté d'expression.
16:48On se souvient évidemment
16:49des états généraux de l'information,
16:522023 et 2024.
16:53Du reste, il en parle pendant son intervention.
16:56Alors vraiment encadrer,
16:57mais le mot est pudique,
16:58la liberté de la presse et les réseaux sociaux,
17:00c'est vraiment un souci constant chez lui.
17:03Alors il y a des pics en période de guerre,
17:05de ce qu'il déclare être la guerre,
17:07c'est-à-dire qu'elle soit sanitaire ou autre.
17:09Alors dans ces cas-là,
17:10on dénie à quiconque le droit de poser la moindre question
17:12parce que sinon vous êtes
17:13ou coupable d'intelligence avec l'ennemi
17:16ou d'irresponsabilité.
17:17Et si on peut dire que
17:20ces deux quinquennats,
17:21il n'est pas encore terminé,
17:23le deuxième,
17:23enfin on arrive vers la fin,
17:25n'ont pas été marqués
17:26par des grands succès
17:28dans certaines matières,
17:29eh bien on peut dire que
17:30en cette matière,
17:31c'est un vrai succès,
17:32c'est sous son règne
17:32qu'une chaîne a été fermée,
17:34disons-le.
17:35Et rappelons,
17:35c'est 8,
17:36et rappelons qu'au dernier présidentiel,
17:40100% de la presse écrite nationale,
17:42je trouve qu'on ne le répète pas assez,
17:43100% de la presse écrite nationale,
17:45de la croix à l'équipe,
17:47en passant par Le Figaro
17:48et Libération,
17:49a appelé à voter pour lui,
17:51pour le président sortant.
17:53Normalement,
17:54un titre de presse
17:54n'est pas censé appeler à voter
17:56pour quiconque,
17:57mais tout le monde
17:57s'est senti obligé,
17:59d'une façon ou d'une autre,
17:59de faire cette petite génuflexion.
18:02Ça a été unanime.
18:03Alors,
18:03on prend un peu de recul,
18:04une presse écrite
18:05qui soutient à 100%
18:07le président candidat
18:08à sa réélection,
18:09et puis une chaîne
18:10qui est brutalement fermée
18:11parce qu'elle ne plaît pas au pouvoir,
18:13il faut se rappeler quand même,
18:14« Non,
18:14nous ne sommes pas en Union soviétique,
18:16nous sommes en France ».
18:18Et c'est d'ailleurs bien
18:19une méthode d'inspiration soviétique
18:21que propose là Emmanuel Macron,
18:23parce qu'on pourrait convenir
18:24d'appeler ce label,
18:25pour les bons médias,
18:27les médias dignes de confiance,
18:29la vérité,
18:30en Union soviétique,
18:31le mot russe était
18:32« la pravda ».
18:33Alors,
18:34ce label ne serait
18:35cependant pas décerné
18:37par le gouvernement,
18:38mais par des professionnels.
18:40Oui,
18:40parce qu'Emmanuel Macron
18:41n'est pas idiot,
18:42on peut lui reconnaître
18:42cette qualité,
18:43donc il précise
18:44que ce n'est pas
18:45le gouvernement
18:46qui va décerner
18:47ce label.
18:48Il dit,
18:49je le cite,
18:49« Cette labellisation
18:51devrait être faite
18:51par des professionnels,
18:53des médias
18:54qui puissent dire
18:55« Ceci correspond
18:56à la déontologie
18:58du secteur ».
18:59Charlotte,
18:59Mathieu,
19:00Marc.
19:00Évidemment,
19:03la question
19:04que tout le monde
19:04se pose,
19:05c'est
19:05qui sont ces professionnels ?
19:08Alors,
19:08il répond en citant
19:09une initiative
19:10de Reporters sans frontières
19:12qui s'appelle
19:16la Journalism Trust Initiative,
19:19JTI,
19:20une initiative
19:20dont Emmanuel Macron
19:21dit qu'elle a été
19:22consolidée par les
19:23États généraux
19:24de l'information.
19:25Il dit qu'elle existe
19:26déjà pour les médias
19:27et elle pourrait
19:27désormais s'étendre
19:29aux réseaux et influenceurs.
19:30Alors,
19:30vous n'aviez peut-être
19:31jamais entendu parler
19:31de ce label,
19:32mais il existe,
19:33de ce premier label
19:34pour les médias.
19:35Et en France,
19:36qui sont les lauréats
19:37de ce précieux média ?
19:38Alors,
19:38vraiment,
19:39vous allez avoir
19:39du mal à trouver,
19:40vous n'allez pas deviner,
19:41c'est Arte,
19:43l'AFP,
19:43France Télévisions
19:44et puis,
19:45depuis 2025,
19:47Radio France.
19:48D'ailleurs,
19:48son site a communiqué
19:50vraiment de façon
19:51très fière
19:52sur cette certification
19:53portée par Reporters
19:55sans frontières,
19:56disent-ils,
19:57et reconnue
19:57par l'Union Européenne.
19:58C'est une reconnaissance
19:59majeure,
20:00je cite,
20:01de l'excellence,
20:02de la rigueur
20:02des processus éditoriaux,
20:04des antennes
20:05du service public.
20:06Voilà.
20:07Chacun a le droit
20:08d'y croire ou pas.
20:09Donc,
20:10c'est un repère fiable,
20:11ils disent aussi,
20:12pour les citoyens.
20:14Alors,
20:14c'est vrai que,
20:14comme parangon
20:15de la neutralité
20:16pour décerner ce label,
20:17c'est vraiment
20:17reporter sans frontières,
20:19l'idéal.
20:20du temps de son fondateur
20:22Robert Ménard,
20:23il s'accrochait
20:24avec leur banderole
20:25à Notre-Dame
20:25ou à la Tour Eiffel
20:26pour protester
20:27contre le musèlement
20:28de la presse en Chine.
20:29Aujourd'hui,
20:30dirigé par Pierre Haski,
20:32ancien maoïste,
20:32ancien de Libération,
20:33fondateur de Rue 89.
20:35Si Reporters sans frontières
20:36s'accroche à quelque chose,
20:38c'est à son fauteuil
20:39confortable
20:40et à ses privilèges
20:41en travaillant
20:41au musèlement
20:42des médias
20:43qui ne sont pas
20:44dans leur droite ligne.
20:45Alors,
20:45c'est très amusant
20:46parce que c'est baroque.
20:48Reporters sans frontières
20:49veut appliquer en France
20:50la censure
20:51qu'il prétend combattre
20:52partout ailleurs
20:53dans le monde.
20:55Et pour vous donner
20:56un petit exemple,
20:57Reporters sans frontières,
20:59c'est un organisme
20:59qui défend tellement
21:00les journalistes
21:01qu'ils ont fait un recours
21:02devant le Conseil d'État
21:03pour intimer l'ordre
21:06à l'ARCOM
21:06d'être plus dur
21:07avec CNews.
21:08Parce que bien sûr,
21:09l'ARCOM n'était pas dur
21:10avec CNews,
21:11ça sautait aux yeux
21:12de tout le monde.
21:13Et puis en dehors
21:14de Reporters sans frontières,
21:15on imagine
21:16la longue liste
21:17de professionnels
21:17de l'information
21:18comme ils disent
21:19des vieux mondarins
21:20du métier
21:20qui pourraient décerner
21:22ce label.
21:23Vous savez,
21:23tous les grands timoniers
21:24du service public
21:26qui se donnaient
21:27des allures d'objectivité
21:28quand ils avaient le monopole
21:29et dont on découvre.
21:30Mais moi, vous voyez,
21:30j'étais naïf,
21:31je les regardais enfants.
21:32Je ne pensais pas
21:33qu'ils étaient
21:33aussi idéologiquement marqués.
21:36Eh bien,
21:36ils étaient tous idéologues
21:37du même bord.
21:38L'extrême gauche,
21:39alors je peux citer
21:40Christine Ockrin,
21:41Jean-Michel Apathy,
21:42Bruno Mazur
21:42et tant d'autres.
21:44En fait,
21:44le fameux brainwashing
21:45dont parle Emmanuel Macron,
21:47il était là.
21:48Pourquoi c'est la belle
21:49Gabrielle Cluzel
21:50qui se veut déontologique ?
21:51Est-il en fait problématique
21:53sur un plan déontologique ?
21:54Écoutez,
21:55on demande aux Français
21:56de croire sur parole,
21:57sur leur bonne mine,
21:58des médias
21:59dont ils savent
21:59qu'ils ont,
22:00alors parfois de bonne foi,
22:02souvent de mauvaise foi,
22:03déjà menti.
22:04Ça, c'est une certitude.
22:05On peut prendre par exemple
22:06quelques exemples récents.
22:09Un exemple dont Charlotte
22:10avait déjà parlé
22:11sur le plateau.
22:13Radio France,
22:13donc on a dit
22:14qu'ils se félicitent
22:15d'avoir décroché
22:15ce précieux sésame.
22:16Quelle Radio France
22:17fallait-il croire ?
22:19Celle du 13 septembre 2015
22:21qui bravache
22:22et qui rivait sur son site
22:23s'agissant des vagues
22:25migratoires syriennes.
22:27C'est le fantasme
22:28de l'infiltration terroriste.
22:30Vous imaginez
22:30un fantasme d'extrême droite
22:32où le Radio France
22:34du 15 novembre,
22:34deux jours après
22:35les attentats du Bataclan,
22:37qui subrepticement
22:38sans rien dire à personne,
22:39a changé le titre
22:40de son article
22:41tout d'un coup
22:41moins bravache,
22:42avouait qu'un point
22:43d'interrogation
22:44des terroristes
22:45parmi les migrants.
22:46Point d'interrogation.
22:47Vous voyez que
22:47ce n'est pas tout à fait pareil
22:48parce qu'on venait
22:49de se rendre compte
22:49que parmi les terroristes
22:51du Bataclan,
22:52il y avait des personnes
22:54qui étaient venues
22:55via cette fameuse
22:56voie migratoire syrienne
22:58dont ils avaient dit
22:59qu'elle était
22:59un fantasme.
23:02Et on peut prendre
23:03France Télévisions,
23:05détentrice aussi
23:06de ce précieux label.
23:07Donc quand Patrick Cohen
23:09parle s'agissant
23:10de Crépole,
23:11de Rix,
23:12est-ce qu'il faut le croire ?
23:13Absolument,
23:14tout de suite,
23:14label oblige
23:15et tant pis
23:16si ensuite
23:16l'Arcum le retoque.
23:18Et quand sur la 5,
23:20il n'y a pas si longtemps,
23:21il y a même quelques jours,
23:22une journaliste
23:23comparée à Jordan Bardella
23:24au fondateur du nazisme,
23:26est-ce qu'on est
23:26aussi prié de gober ?
23:28Mais si on vous dit
23:29qu'ils ont label ?
23:30Donc on voit bien
23:32que tout label
23:33prétendant trier
23:34le bon grain de livret
23:35serait nul
23:36et non avenu.
23:37Il n'y aurait qu'un seul but,
23:38faire en sorte
23:39que certains choix éditorieux
23:41soient largement écartés,
23:43que les faits de société
23:45soient considérés
23:46comme des faits divers,
23:47synonymes
23:48chiens écrasés.
23:50Et pourquoi
23:51le label
23:52va quand même être compliqué
23:55pour certains médias ?
23:56Pour tous ceux,
23:57évidemment,
23:58qui empêchent
23:59d'informer en rond
24:00parce que ça,
24:01c'est formellement interdit.
24:04Je reste toujours
24:05scotché à 100%
24:06de la presse
24:07écrite
24:08à appeler
24:08à voter Macron.
24:10Exactement.
24:11Il ne faut pas l'oublier, ça.
24:12Jamais.
24:13Marc Menand,
24:14cette journée
24:15contre les violences,
24:16qu'est-ce qu'il y a ?
24:17Maintenant,
24:17je lui dis
24:18qu'elle était très bien.
24:19Oui.
24:20Pour tout vous dire,
24:22Marc Menand,
24:22c'est le distributeur
24:24de points.
24:25Il a dit
24:25à Gabrielle
24:28qu'elle était bien.
24:29Oui,
24:30c'est moi la belle ici.
24:31C'est moi la belle.
24:33100%
24:34de la presse
24:34écrite
24:35quotidienne
24:36nationale.
24:36Oui.
24:37Voilà,
24:37précisons-le.
24:38Non,
24:38mais c'est
24:38très important.
24:40Très important.
24:42Aujourd'hui,
24:42c'est la journée
24:43contre les violences
24:43faites aux femmes,
24:44Marc,
24:44mais il y a plusieurs
24:45questions qu'on peut se poser
24:47parce qu'on a l'impression
24:47qu'il y a certaines violences
24:49qui sont invisibilisées
24:51et certaines femmes
24:51qui sont invisibilisées.
24:53Et puis moi,
24:53j'ai remarqué aussi
24:54que sur les plateaux,
24:55dont on parle de ça,
24:56il n'y a pas d'hommes,
24:56par exemple,
24:57comme si on met
24:57les hommes de côté.
24:58Enfin voilà,
24:59il y a beaucoup de questions.
25:00Quel fil avez-vous
25:00envie de tirer ?
25:02On pourrait tous
25:03les tirer,
25:03mais c'est vrai
25:04que dans un premier temps,
25:05il y a quelque chose
25:05d'unanime.
25:06C'est facile.
25:07C'est facile de dire
25:08c'est abject,
25:09c'est épouvantable,
25:11262 400 victimes
25:14de violences
25:14l'année dernière.
25:16Il y a eu,
25:17depuis le début
25:17de l'année,
25:1888 femmes
25:20qui ont été tuées
25:20par leurs compagnons
25:21ou leurs maris.
25:22forcément,
25:23qui ne pourrait pas,
25:24qui ne pourrait pas
25:26soudain s'insurger,
25:28dire c'est inadmissible,
25:29c'est intolérable,
25:30sans oublier
25:30qu'il y a les pauvres gamins
25:32qui sont à côté,
25:33qui parfois
25:33en prennent autant
25:35que les parents.
25:36Donc là,
25:36on est dans quelque chose
25:37où on a une sorte
25:40de charité facile
25:42qui donne bonne conscience,
25:44mais où est la réalité ?
25:45Comment lutte-on ?
25:47Est-ce qu'il n'y a pas
25:48d'autres violences
25:49à faire valoir ?
25:50Alors avec aussi
25:50quelque chose d'étonnant
25:52parce que vous parliez
25:52de celles qui ne sont pas
25:54les bienvenues
25:55sur les plateaux.
25:56Entre autres,
25:56on l'a reçu,
25:57nous ici,
25:58c'est Claire Géronimi
25:59qui a été victime
26:01d'un viol
26:02et qui a fondé
26:04Éclats de Femmes.
26:06Et hier...
26:07Le viol d'un homme
26:07sous le QTF
26:08en plein jour
26:09en plein Paris.
26:09Alors il a été condamné
26:11à 18 ans de prison
26:12il y a quelques jours.
26:13Alors apparemment,
26:15ça lui a fait du bien
26:16de savoir que son drame
26:17avait été pris en compte.
26:19Mais ce qui est étonnant,
26:21c'est qu'elle a reçu
26:23la veille de la manifestation
26:24d'aujourd'hui
26:25un appel de la préfecture
26:28lui disant
26:28écoutez,
26:30vous serez vous
26:31et d'autres
26:33Némédris
26:34et Éclats de Femmes
26:35Némésis
26:36et nous vivons
26:38vous serez
26:40en queue
26:40en queue
26:42de manifestation.
26:43Parce que sinon
26:44vous créez un désordre.
26:46Il y a quelque chose
26:47qui ne va pas
26:48ça ne correspond pas
26:49à l'engouement
26:50incroyable
26:51donc vous vous rendrez compte
26:53alors que vous êtes
26:54dans la lutte
26:54de quelque chose
26:55qui devrait unir
26:57sans un moindre distinction
26:59non,
27:00vous vous êtes derrière
27:01parce que
27:01vous n'êtes pas
27:02la victime
27:03qui correspond
27:03au schémat type
27:05que l'on attend
27:06en la circonstance.
27:08Mais il y a d'autres questions.
27:08puisque j'ai bien écouté
27:10mes camarades
27:11à qui j'ai donné
27:12à chacun un bon point
27:13ce soir ils ont été parfaits
27:14c'est
27:16que se passe-t-il
27:17que se passe-t-il
27:19en violence
27:20qui sont là
27:21jamais mises en avant
27:22mais qui sont
27:23une atteinte
27:24à la liberté
27:26des femmes
27:26à leur façon d'être
27:28à leur manière
27:29de pouvoir
27:30se comporter
27:31aller dans
27:32les quartiers
27:32aller
27:34moi j'ai vécu
27:35en banlieue
27:35j'ai été professeur
27:37en banlieue
27:37je connais
27:38toute la banlieue
27:39est
27:40avec la ségrégation
27:41dont la plupart
27:43des femmes
27:44sont victimes
27:45combien de femmes
27:47quelle que soit
27:48leur origine
27:49montent dans un bus
27:51elles vont subir
27:53des insultes
27:54parce que
27:55elles ont une jupe
27:56trop courte
27:56la jeune fille
27:58avec un grand frère
27:59qui la voit sortir
28:01de façon européenne
28:03on va lui dire
28:04va te rhabiller
28:05tu n'es qu'une moins
28:05que rien
28:06mais toutes ces violences
28:07
28:07est-ce que l'on en parle
28:09aujourd'hui
28:09ce ne sont pas
28:11des violences
28:11ce sont des violences
28:13terrifiantes
28:14parce qu'en plus
28:14elles conditionnent
28:16les individus
28:17tant et si bien
28:18c'est ça qui est
28:18terrifiant
28:19et Mathieu pourrait le dire
28:21en matière de psychologie
28:23quand vous agissez bien
28:25la perversion
28:26permet
28:27de mettre
28:28en prison mentale
28:30une personne
28:31et à la fin
28:32elle se croit libre
28:33en étant dans
28:35l'assouvissement
28:36et la soumission
28:38elle se sent libre
28:39et elle le revendique
28:41en disant
28:41c'est ma façon d'être
28:42laissez-moi tranquille
28:43et là
28:44tous les politiques
28:45que font-ils contre ça ?
28:47Rien
28:47on en est à s'interroger
28:49les mesures
28:50coup de poing
28:51des LR hier au Sénat
28:54c'est quoi ?
28:55des gamines de 16 ans
28:57enfin en dessous de 16 ans
28:58qui ne pourront pas
28:59mettre le voile
29:00mais toutes les autres
29:01aujourd'hui
29:01tous les cas
29:02que l'on pourrait citer
29:03de ce quotidien
29:04qui rend leur existence
29:05infernale
29:06une existence
29:07dans laquelle
29:08elles ne peuvent pas jouir
29:09de cette image
29:10féramineuse
29:12qui est celle de la France
29:13un pays où on peut aller
29:15en chantonnant
29:15en toute légèreté
29:17ça n'existe pas
29:18dans nombre de quartiers
29:19et ça
29:20ce n'est pas mis en avant
29:21dans une journée
29:23où pourtant
29:24apparemment
29:25la femme est enfin
29:26considérée
29:27alors
29:28je m'interroge
29:29et je me dis
29:30à quel moment
29:31enfin
29:32au-delà
29:34ben oui
29:34de cette
29:36manifestation
29:38plus que légitime
29:40je l'ai dit tout à l'heure
29:42en début
29:42comment ne pas s'insurger
29:44contre ces abominations
29:46mais le type
29:47qui est une ordure
29:48qui va tuer
29:49c'est pas parce que
29:50vous agitez des drapeaux
29:51dans la rue
29:51que demain
29:52il ne va pas tuer
29:53c'est déjà comment
29:54on n'en arrive pas là
29:55mais surtout
29:57comment faire en sorte
29:58que les femmes
29:59puissent avoir
30:00de par l'éducation
30:01de par ce souffle français
30:03de par ce souffle
30:05de la liberté
30:06la capacité
30:07à exister
30:08selon
30:09tout leur potentiel
30:10merci à Marc Manon
30:12pour ce plaidoyer
30:13pour la femme
30:14et c'est pas qu'en banlieue
30:15même à plein Paris
30:16pas de jupe
30:17dans les transports en commun
30:18on se fait toucher
30:20et les fesses
30:21et les seins
30:21non mais ça
30:22c'est le quotidien
30:23des femmes
30:23en plein Paris
30:24capitale
30:25capitale de la France
30:26merci en tout cas
30:26dans un instant
30:28on recevra
30:29plantu
30:29et dans un instant
30:30on parlera de
30:31Jordan Bardella
30:32que rien
30:33ni personne
30:34ne peut arrêter
30:35apparemment
30:36dans les sondages
30:37Philippe Bernard
30:38éditorialiste au monde
30:40vient de signer
30:41un édito
30:42appelant la gauche
30:42à ne plus faire
30:44l'impasse sur l'immigration
30:45afin de regagner
30:47les classes populaires
30:48Charlotte Dornelas
30:49intéressant
30:49que faut-il retenir ?
30:51c'est un édito
30:52qui est très révélateur
30:53au-delà du titre
30:53en effet
30:54où il appelle la gauche
30:55à ne plus faire l'impasse
30:56on va rentrer dans le détail
30:58mais c'est un éditorial
31:00qui est très révélateur
31:02du malaise
31:02que provoque ce sujet
31:03et de l'incapacité
31:05totale de chacun
31:06à réfléchir calmement
31:08sur un sujet
31:09qui est évidemment
31:09de l'ordre du politique
31:10étant donné
31:11qui concerne
31:11premièrement
31:12le peuplement du pays
31:13et à des conséquences
31:15sur à peu près
31:15tous les sujets
31:16qui concernent
31:17le politique
31:18alors d'abord
31:19on a un constat
31:20je vais d'abord
31:21commencer par la progression
31:22on va dire
31:22de la réflexion
31:23de cet éditorialiste
31:25d'abord un constat électoral
31:27le RN pourrait l'emporter
31:29votre question
31:30qui pourra arrêter
31:30Jordan Bardella
31:31Philippe Bernard
31:32a bien décidé
31:32de se poser là
31:33donc c'est vraiment
31:34le RN pourrait l'emporter
31:36alors lui il traduit
31:37avec ses termes
31:39d'éditorialisme
31:40donc ça lui appartient
31:41il dit
31:41la France est proche
31:44de la falaise
31:44la falaise
31:45c'est celle d'un régime
31:46je cite
31:47fondé sur la xénophobie
31:48et la répression
31:49c'est pas la partie
31:50la plus argumentée
31:51de son éditorial
31:52c'est le risque
31:54qu'il identifie
31:54la menace première
31:55la falaise
31:56la fameuse
31:57partant de cette idée
31:58il faut donc comprendre
31:59pourquoi est-ce qu'il pourrait
32:00l'emporter
32:00alors on arrive
32:01au deuxième constat
32:03je cite
32:04la délinquance
32:05et l'immigration
32:05sont deux sujets
32:06qui arrivent en deuxième place
32:07au classement des préoccupations
32:09dans l'enquête du monde
32:10fracture française
32:11devant son même
32:12l'environnement
32:13on a le pouvoir d'achat
32:14note-t-il
32:15mais la délinquance
32:16et l'immigration
32:17sont des préoccupations
32:18qu'il lit donc
32:19au premier constat
32:20le RN
32:21pourrait arriver au pouvoir
32:23alors que faire
32:24il faut répondre
32:25à cette préoccupation
32:27parce que
32:29troisième constat
32:30de l'auteur
32:30je cite encore
32:31l'immigration
32:32l'islam
32:32et l'insécurité
32:33pèse lourdement
32:34lui il appelle ça
32:35le triptyque
32:36des obsessions
32:36ou des amalgames
32:37de l'extrême droite
32:39l'immigration
32:40l'islam
32:40et l'insécurité
32:41pèse lourdement
32:42dans les avancées
32:43de l'extrême droite
32:43il faudrait être aveugle
32:45à ce qui se passe
32:46des Etats-Unis
32:47à l'Allemagne
32:47et du Royaume-Uni
32:48au Japon
32:49pour ne pas le voir
32:50donc le RN
32:51pourrait gagner
32:52les gens
32:53choisissent
32:54entre autres
32:55le RN
32:56parce qu'ils sont
32:56préoccupés
32:57par l'immigration
32:58l'islam
32:59et l'insécurité
33:00que eux en parlent
33:01et il faudrait
33:02donc en parler
33:03et il regrette
33:04que je cite encore
33:05la gauche française
33:05peine à regarder
33:06la réalité en face
33:07au point de nier
33:08certains faits
33:10lesquels
33:10il en cite quelques-uns
33:11dans son article
33:12il cite par exemple
33:13les résultats du sondage
33:15de l'IFOP
33:15qui traduisent
33:17je cite
33:17la réalité du raidissement
33:19des jeunes musulmans
33:20quant à moi
33:20j'aurais dit
33:21d'une partie
33:21des jeunes musulmans
33:22mais il dit
33:22des jeunes musulmans
33:23et la montée
33:24de l'intégrisme
33:26fermez les guillemets
33:27et les statistiques
33:28de l'immigration
33:28qu'il cite également
33:30reprenant notamment
33:30les statistiques
33:31de l'INSEE
33:31qui contredisent
33:33ceux qui pensent
33:33que la part des immigrés
33:34dans la population française
33:35serait négligeable
33:37voilà quel est son constat
33:39il dit
33:39il faut se préoccuper
33:40de ces sujets
33:40ne pas les nier
33:41les prendre en compte
33:43pour apporter une réponse
33:44de gauche
33:45et pour contrer
33:45donc l'extrême droite
33:47qui serait la seule
33:48et d'extrême droite
33:49celui qui en parle
33:50donc c'est facile
33:51je veux dire
33:52le reste des gens
33:53ceux qui en parlent
33:53aujourd'hui
33:54c'est-à-dire
33:55l'extrême droite
33:55donc lui-même
33:56en en parlant
33:56l'était
33:56pourquoi dites-vous
33:58que cet éditorial
33:59Charles-Ordonella
34:01c'est révélateur
34:02alors même
34:02qu'il appelle
34:03la gauche
34:04à changer de discours
34:05est-ce que ce serait
34:06pas plutôt original
34:07dans sa famille politique ?
34:09alors si j'étais
34:09Mathieu Beaucotet
34:10je répondrais oui
34:10et non
34:11puisque tout le texte
34:17consiste à alerter
34:18sur le danger
34:19qui plane sur la France
34:20qu'il se traduise
34:21politiquement
34:21ou médiatiquement
34:22il y en a pour tout le monde
34:23et qui se retrouve
34:24sous le vocable
34:25d'extrême droite
34:26il n'y a toujours pas
34:26de définition
34:27je réponds à l'avance
34:28à la question de Mathieu
34:29il n'y a pas de définition
34:30mais on comprend
34:30que c'est le sujet
34:31immigration
34:32insécurité
34:33islam
34:33tout ça ensemble
34:34ça s'appelle
34:35l'extrême droite
34:36donc ce qui serait un danger
34:38parce que ce serait
34:39répressif et xénophobe
34:40c'est pas le danger
34:41lui-même
34:41qu'il identifie
34:42c'est la réponse
34:43à ce danger
34:43donc il faut se préoccuper
34:44du premier danger
34:46pourquoi l'argumentation
34:47s'arrête là
34:48mais on comprend
34:49à demi-mot
34:50c'est-à-dire
34:50qu'il n'explique pas
34:51exactement
34:51pourquoi l'extrême droite
34:53est un danger
34:53quel serait exactement
34:54le mouvement répressif
34:56et xénophobe
34:56dont il faudrait s'inquiéter
34:58mais en revanche
34:59on comprend à demi-mot
35:00que c'est en raison
35:01de son obsession
35:02étant l'extrême droite
35:04son obsession
35:05pour le sujet
35:06de ses analyses
35:06biaisées
35:07je cite
35:08ou de ses amalgames
35:09qui sont son fond de commerce
35:11c'est-à-dire
35:11ce fameux triptyque
35:12immigration
35:13islam
35:14insécurité
35:15donc on comprend
35:15que c'est ça
35:16qui est dangereux
35:17et pourquoi la gauche
35:18devrait s'en préoccuper
35:19parce que
35:20et il répond au fil
35:21de son texte
35:22parce qu'il y a
35:23un problème d'islamisme
35:24une part grandissante
35:25d'immigrés dans la population
35:26et que cela a des conséquences
35:28pas identitaires
35:29nous précise-t-il
35:30mais sociales
35:31et les exemples
35:33qu'il prend
35:33dans son propre éditorial
35:35mêlent sans cesse
35:36les deux
35:37voire les trois
35:38voire les huit
35:38puisqu'il évoque
35:39les conséquences
35:40de manière générale
35:41le début de son édito
35:43est une illustration
35:45du malaise
35:45c'est-à-dire
35:45on veut aborder le sujet
35:46mais on ne sait pas trop
35:47comment l'aborder
35:47parce qu'il ne faut pas
35:48l'aborder
35:48comme ceux qu'on veut combattre
35:50or les faits sont là
35:51il évoque
35:52je cite
35:53une série d'événements
35:54depuis la commémoration
35:55des attentats de 2015
35:56jusqu'à l'assassinat
35:57de Médic et Sassi
35:58qui alimentent
36:00la machine à peur
36:00qui produit des votes
36:01pour le RN
36:02donc il y a eu
36:03une série d'événements
36:04que personne n'a choisi
36:06évidemment
36:06qui alimentent
36:08la machine à peur
36:09machine à peur
36:10qui s'active
36:11chez les français
36:11qui donc vont aller voter
36:12pour le rassemblement national
36:13mais avant d'alimenter
36:15une quelconque machine
36:16quelle qu'elle soit
36:17que sont ces événements
36:19il nous donne
36:20la définition
36:21la définition
36:22il explique
36:22un
36:23la mémoire
36:24d'une décennie sanglante
36:25d'attentats islamistes
36:26je le cite
36:27et
36:28pour ce qui est
36:29de l'assassinat
36:30de Médic et Sassi
36:30le signe
36:31je cite encore
36:31de l'incapacité
36:33de l'état
36:33à protéger
36:34les citoyens
36:34de la dérive mafieuse
36:36des narcotrafiquants
36:37et l'éruption
36:38de ces derniers
36:38dans la sphère
36:39de la menace
36:39politique
36:40fermez les guillemets
36:41donc il décrit
36:43très clairement
36:44des objets de peur
36:45qui me semblent
36:46relativement légitimes
36:47ce sont des peurs
36:48évidemment
36:49traduites
36:51en
36:51comment dire
36:53en demandes politiques
36:54pour que le politique
36:55règle
36:56ces deux problèmes
36:57et qui appellent
36:59en effet
36:59une réponse
37:00donc on oscille
37:01en permanence
37:02dans cet édito
37:03entre
37:04la peur d'en parler
37:05mais la lucidité
37:07de cette nécessité
37:08d'en parler
37:09pour ne pas laisser
37:09d'autres
37:10en parler
37:11et apporter
37:11leur propre réponse
37:13mais n'est-il pas
37:14normal
37:15que les analyses
37:16et les réponses
37:17soient différentes
37:17à gauche
37:18et à droite
37:19que ce soit
37:20dans le monde
37:21partisan de la politique
37:22comme dans celui
37:23des idées
37:24bien sûr que si
37:25sur un même constat
37:27il y a des réponses
37:28évidemment qui sont
37:28différentes
37:29c'est l'objet
37:30de nos débats
37:30vous parliez tout à l'heure
37:32à la publicité
37:33comment est-ce qu'on répond
37:34à des problèmes
37:35que l'on a identifiés
37:36évidemment
37:37les réponses
37:37sont différentes
37:38mais en l'occurrence
37:39ce n'est pas
37:40ce qui arrive
37:40dans cet éditorial
37:41Philippe Bernard
37:42n'explique pas
37:43dans cet éditorial
37:44ce que la gauche
37:45doit proposer
37:46ni comment elle doit
37:47considérer les sujets
37:48il se contente
37:49d'expliquer
37:50que la gauche
37:50doit s'en saisir
37:51et ses exemples
37:53donc il renvoie
37:54en permanence
37:54à l'extrême droite
37:55l'amalgame
37:56l'amalgame
37:57entre ces sujets
37:58et lui ne veut
37:59se concentrer
38:00que sur l'immigration
38:00sujet dont la gauche
38:02doit se préoccuper
38:03sauf que
38:03ces exemples
38:04mêlent par exemple
38:05l'islamisme
38:06quand il évoque
38:07la question
38:07du sondage
38:08de l'IFOP
38:09à la revendication
38:10uniquement sociale
38:11je pense que
38:12expliquer socialement
38:13l'islamisme
38:14qui progresse
38:15partout dans le monde
38:16et qui menace
38:16de très nombreux pays
38:18me semble un petit peu compliqué
38:19peut-être que là
38:20il y a un terrain
38:21plus identitaire
38:22qu'il évoque
38:24tout en le reniant
38:25il brandit aussi
38:26le narcotrafic
38:27puisqu'il évoque
38:27Médic et Sassi
38:28il l'évoque naturellement
38:30dans son éditorial
38:31sans nous expliquer
38:32ce qu'il vient faire
38:33dans une chronique
38:33sur l'immigration
38:34il ne nous explique pas
38:36ce que vient faire
38:36l'évocation de ce meurtre
38:38dans une chronique
38:38sur l'immigration
38:39peut-être que
38:40c'est venu tout seul
38:41dans sa tête
38:42et il aimerait
38:42que la gauche
38:43tire partie
38:44de l'augmentation
38:45de l'immigration
38:46qui est donc vue
38:47comme une bonne chose
38:48par la gauche
38:49pour réclamer
38:49des politiques d'intégration
38:51je cite
38:51au point mort
38:52aujourd'hui
38:53et qui sont donc
38:54en échec
38:55or la politique d'intégration
38:56n'est pas seulement
38:57économique
38:58ou alors
38:59on n'y comprend plus rien
39:00et il cite finalement
39:01dans son éditorial
39:02Jean Jaurès
39:03parce que lui on a le droit
39:04de le citer
39:05dans le journal l'Humanité
39:06deuxième bon point
39:07après avoir taclé
39:08les obsessionnels
39:09plusieurs fois
39:10en plusieurs lignes
39:11donc il y a les obsessionnels
39:12et il y a les gens raisonnables
39:13qui doivent se saisir du sujet
39:14et arrive la phrase
39:15de Jean Jaurès
39:16ouvrez les guillemets
39:17il n'y a pas de plus grave problème
39:19que celui de la main d'oeuvre étrangère
39:20alors pas de plus grave
39:22en français
39:22ça signifie une certaine obsession
39:24en tout cas dans la hiérarchie
39:25une nécessaire préoccupation
39:28en réalité
39:29alors il y a autre chose
39:31qui m'a amusée
39:33il parle des gauches
39:34on va dire
39:34et du fonctionnement des gauches
39:36et il évoque
39:37le courageux Glucksmann
39:38dans son débat
39:39avec Éric Zemmour
39:41et il dit
39:41il a peiné à répondre
39:42à l'argument
39:44de la submersion migratoire
39:45préférant parler
39:46de la menace
39:47de l'extrême droite
39:48mais donc
39:48ne répondons pas
39:49au sujet sur l'immigration
39:50et il dit
39:51à cette gauche là
39:52il y a la gauche
39:53de Jean-Luc Mélenchon
39:53qui veut
39:54je cite
39:55flatter un électorat musulman
39:56il y aurait donc un lien
39:58il y aurait donc un lien
40:00puisqu'il nous explique lui-même
40:01que c'est de cet ordre là
40:02et il y a enfin Olivier Faure
40:04dont les idées sur l'immigration
40:05restent à élaborer
40:06nous précise-t-il
40:07donc lui-même
40:08lit ces sujets
40:09tout en contestant le droit
40:10de les lier
40:11en réalité
40:13le malaise
40:13se poursuit dans l'édito
40:15malgré la volonté
40:16de le combattre
40:17et c'est là qu'on sent
40:17que c'est un sujet
40:18verrouillé
40:19et que les intelligences
40:20se crispent
40:22parce qu'elles ont peur
40:23d'aborder ce sujet
40:24qu'il est interdit
40:25en réalité
40:26d'aborder
40:27sereinement
40:28parce que Philippe Bernard
40:30en réalité
40:30n'appelle pas la gauche
40:31à parler d'immigration
40:32la gauche n'a jamais cessé
40:34de parler d'immigration
40:35la gauche nous a expliqué
40:37les gauches d'ailleurs
40:38nous ont expliqué
40:39que c'était une chance
40:40que ça nous apportait
40:41des qualités
40:43dans le travail
40:45économiquement
40:46que c'était une richesse culturelle
40:47la gauche n'a jamais cessé
40:49de parler d'immigration
40:50lui appelle la gauche
40:51à regarder en face
40:53les problèmes
40:54que pose l'immigration
40:56il ne le dit pas comme ça
40:57mais les exemples qu'il donne
40:58sont extrêmement clairs
40:59or il suffit
41:01par sa propre grille
41:02de lecture
41:03de déroger
41:04à la lecture positive
41:05imposée sur l'immigration
41:06pour se retrouver
41:08étiqueté
41:10de l'infamie
41:11et la simple lecture
41:13de cet édito
41:14j'ai vu une volonté
41:15une pulsion
41:16de lucidité
41:17volonté de s'en saisir
41:18et j'aimerais
41:19que ce soit plus simple
41:20de le faire
41:21quitte à avoir des débats
41:21ensuite
41:22sur la manière d'y répondre
41:23Merci beaucoup
41:24Charlotte Dornelas
41:25pour cette analyse
41:26dans un instant
41:27on parlera des sondages
41:29avec Jordan Bardella
41:30et Mathieu Bocout
41:31et je vous demande
41:32d'accueillir maintenant
41:33notre invité
41:33Plantu
41:34dessinateur engagé
41:35observateur infatigable
41:37de notre société
41:37Plantu signe
41:39depuis plus de 50 ans
41:40des dessins
41:41qui bousculent
41:41interpellent
41:42et font réfléchir
41:43ce soir
41:43il revient avec nous
41:45sur son parcours
41:45et son regard unique
41:46sur l'actualité
41:47installez-vous tranquillement
41:49dans l'année 2025
41:50vous avez écrit
41:52Média Culpa
41:53vous revisitez
41:54donc 12 mois
41:55d'actualité
41:55avec votre humour
41:57incisif
41:58et votre très reconnaissable
41:59entre mille
42:00un livre qui mêle
42:01satire
42:02lucidité
42:03questionnement
42:03sur le rôle des médias
42:05dans notre époque
42:06alors d'abord
42:07première question
42:08Plantu
42:08c'est quelque chose
42:09qu'on sait un peu
42:10moins de vous
42:10on va commencer par ça
42:11pourquoi est-ce que
42:12vous sillonnez
42:13régulièrement
42:14les établissements scolaires
42:16encore aujourd'hui
42:16vous étiez dans
42:17un établissement scolaire
42:18j'étais à
42:19à Mirignac
42:21à côté de Bordeaux
42:22et merci de me recevoir
42:23et de me donner l'occasion
42:25de parler
42:26de cette écoute
42:28de ces échanges
42:28dans les écoles
42:29où j'ai parlé
42:30à Mirignac
42:31où l'autre jour
42:32j'étais aussi à Saint-Jean-de-Maurienne
42:35et avant j'étais à Auxerre
42:37et je vais dans les écoles
42:38parce que
42:39je dis toujours
42:40que je ne sais pas
42:41si je vais apporter
42:42beaucoup de choses
42:42aux jeunes
42:43dans les écoles
42:44mais eux
42:45ils m'apprennent beaucoup
42:46sur les changements
42:46de la société
42:47et c'est passionnant
42:48et en plus
42:49grâce au fait
42:50que je présente
42:51des dessins
42:52du coup
42:52les doigts
42:53se lèvent plus facilement
42:54et ils disent des choses
42:56hier il y avait un prof
42:58qui me disait
42:58celui-là
43:00j'avais jamais entendu
43:01le son de sa voix
43:02et il a parlé
43:03oui oui oui
43:04et c'est ça
43:05qui est mignon
43:06touchant
43:06ébranlant
43:07et puis des fois
43:08on parle
43:08l'autre jour
43:09c'était à Auxerre
43:10mais quel est le sujet
43:11quels sont les échanges
43:12le harcèlement
43:13où des fois
43:14il y a une petite
43:14qui se lève
43:15et qui dit
43:16ouais mais je veux
43:16vous parler de mon harcèlement
43:18voilà
43:18et moi je raconte
43:19des fois aussi
43:20pour mettre un peu
43:21d'ambiance
43:21que moi-même
43:22ça ne va pas durer
43:22ça a duré 15 jours
43:23mais j'étais le dernier
43:25dans le dernier rang
43:26avec le prof d'histoire
43:27et j'avais deux gros costauds
43:29qui faisaient la loi
43:30au lycée
43:31j'avais 12-13 ans
43:33et ils me donnaient
43:35des coups de poing
43:35dans les couilles
43:36et donc j'avais inventé
43:38un truc pour passer
43:39toutes les tables
43:40qui étaient derrière moi
43:41du coup ça fait un chahut
43:43et du coup le prof a dit
43:44bon alors vous
43:44vous mettez là
43:45donc moi harcèlement
43:46vraiment je n'appelle pas ça harcèlement
43:48mais ça a duré 15 jours
43:49et j'ai tout réglé
43:51très intéressant
43:52donc du coup
43:53il y a les mains qui se lèvent
43:54et les enfants
43:54alors moi j'ai eu ça
43:55moi j'ai eu ça
43:56mais vous parlez aussi
43:57de liberté d'expression
43:58tout
43:58et d'ailleurs
44:00je demande toujours
44:01au prof de rassembler
44:023 ou 4 classes
44:03des fois ils sont 500
44:04des fois ils sont 700
44:05et des fois je dis
44:06ben voilà
44:07on est 500
44:08et bien s'il y en a 99
44:09qui ont un avis
44:11à donner
44:12à partager
44:12il y a un 500ème
44:14qui a peut-être autre chose
44:15à dire
44:16c'est peut-être une bêtise
44:17et s'il vous plaît
44:18ne le pourrissez pas
44:19et c'est peut-être
44:20un truc génial
44:21donc on va l'écouter
44:22donc je leur apprends
44:23moi qui suis quand même
44:25dans le boulot
44:25le dessinateur
44:27c'est un peu
44:27l'irrespect
44:28mais je leur dis
44:29oui d'accord
44:29mais il y a aussi du respect
44:30et on essaye de voir
44:32on parle de tout
44:33de religion
44:33en Savoie
44:35à tel point
44:36j'avais montré
44:37un dessin que j'avais fait
44:38avec Marianne
44:39avec les saints à l'air
44:40Marianne comme le tableau
44:42de Delacroix
44:42il y en a un qui dit
44:43ouais mais
44:44pourquoi
44:45les saints à l'air
44:47ça a un peu
44:47ça offence
44:48je dis voilà
44:49et donc on a parlé
44:50des religions
44:51et ça marche
44:52et à la fin
44:53je vous dis franchement
44:54ça se termine par des selfies
44:56ils demandent des autographes
44:58et c'est mignon
45:01c'est touchant
45:01mais des fois
45:02c'est un peu casse gueule
45:03la plupart du temps
45:04c'est génial
45:05mais il y a des endroits
45:06casse gueule
45:06Molenbeek
45:07où je suis allé plusieurs fois
45:08où j'ai même emmené
45:10un dessinateur israélien
45:11à Molenbeek
45:12alors que c'était
45:13il m'avait dit
45:14oui le palestinien
45:15il n'y a pas de problème
45:16la tunisienne
45:17très bien
45:17l'israélien
45:18et à la fin
45:19ils m'ont dit
45:20bon bah c'est d'accord
45:20et ça a marché
45:21impeccable
45:22il faut juste
45:23réinventer le paquet cadeau
45:25pour dire les choses
45:26si on réinvente les choses
45:27ça passe
45:28plantu
45:29et c'est très intéressant
45:31ce que vous avez dit
45:32il y a tellement de sujets
45:33il ne m'écoute pas
45:33je parlais
45:34casse gueule
45:34dans un instant
45:35je poserai une question
45:36il n'y a pas de vous
45:38qui donnez des notes
45:39mais je trouve
45:40qu'à chaque fois
45:41je vais me dire
45:41waouh
45:41et à chaque fois
45:42j'ai envie
45:43d'aller plus loin
45:45et calmement
45:46voilà
45:46ici nous sommes
45:48au calme
45:49allez-y
45:50et derrière
45:51votre légèreté
45:52derrière votre trait
45:54de crayon
45:54derrière votre sourire
45:56derrière ces réponses
46:00que vous faites aux enfants
46:01vous êtes ici
46:03présent ce soir
46:04dans le studio
46:04avec un garde du corps
46:06ah oui
46:07ils sont deux
46:08et quand je vais à Molenbeek
46:11ils sont 17
46:11quand je suis annoncé
46:13voiture blindée
46:14à Versailles aussi
46:15à Versailles aussi
46:17à Versailles
46:18vous allez sortir du studio
46:20il y a Versailles
46:21et Versailles
46:22parce que des fois
46:23le Versailles
46:24Versailles
46:25mais
46:26non mais
46:27très plaisanterie
46:28là c'est
46:29c'est une vraie question
46:31c'est à dire
46:32que derrière
46:33les sourires
46:33derrière le trait de crayon
46:34je vois passer un avocat
46:35là tout à l'heure
46:36il allait même que moi
46:37la semaine d'avant
46:38voilà
46:38et c'est quand même
46:40une époque
46:41incroyablement
46:42où il faut ouvrir les yeux
46:43d'où l'intérêt
46:44le papier de Philippe Bernard
46:46dans le monde
46:46alors pourquoi
46:47êtes-vous accompagné
46:48de deux gardes du corps ?
46:50alors moi je n'en parle de rien
46:51et moi très gentiment
46:52un je les remercie
46:54deux je leur dis
46:55c'est pour moi
46:56qu'ils les demandaient
46:56et donc c'est un jour
46:57il y a eu plusieurs fois
46:59déjà en 2006
47:00il y avait
47:00je me souviens
47:01j'étais à la Drancy
47:02il y avait une exposition
47:03il y avait des policiers
47:04qui m'attendaient au RER
47:05ils m'ont dit
47:06écoutez il y a des barbus
47:07ils ne sont pas très contents
47:09et alors
47:09ben oui ils sont là
47:10et donc je suis allé les voir
47:12et je vous assure
47:14une fois qu'ils ont compris
47:15que je ne suis pas là
47:16pour leur dire
47:17attends ta religion
47:18tu peux te la
47:18non
47:19je les écoute
47:20et ils savent que je les respecte
47:22eux à la fin
47:23on ne s'est pas embrassé
47:23sur la bouche
47:24mais ça allait
47:25ça allait
47:26c'est bon
47:26et partout où je vais
47:28alors depuis 2015
47:29évidemment
47:29c'est tous les jours
47:31avant c'était de temps en temps
47:33on sent une volonté
47:34effectivement
47:35chez vous
47:36de rassembler
47:37et on sent une réalité
47:39qui ne l'est pas
47:39et ça marche
47:40personne ne devrait
47:41et là vous voyez
47:42par exemple
47:42regardez
47:43le petit Hollande
47:44là qu'on voit
47:45vous faites des dessins
47:46comme ça pour sourire
47:47si vous faites un gros plan
47:47sur le petit Hollande
47:48j'avais eu un gros problème
47:49sur son ventre ou bien
47:50sur les petites paillettes
47:52oui
47:53un petit truc qui dépasse
47:54et je me souviens
47:55que le directeur m'a dit
47:56mais t'as quel âge
47:57voilà
47:57ça fait partie du boulot
47:59d'accord
47:59on va voir encore
48:00on va voir encore
48:01des dessins que vous faites
48:02pour sourire
48:03regardez ici
48:04on voit Donald Trump
48:05il faut se marrer
48:06et des fois il faut
48:07c'est un peu l'objet
48:08de ce que je pense
48:08personne ne devrait s'interdire
48:10de dire ce qu'il pense
48:11ce sont vos mots
48:12Plantu
48:12vous militez
48:13pour ce droit
48:14je disais
48:15la liberté d'expression
48:16est-ce qu'elle est en voie
48:16de disparition aujourd'hui
48:17Plantu ?
48:18alors merci
48:19pour
48:20alors pour moi
48:22personnellement
48:23non
48:23moi je
48:24pendant 50 ans au monde
48:26et depuis que j'ai quitté
48:27le journal
48:28et que je remercie
48:29parce que c'est eux
48:29qui m'ont formé
48:30les études que j'ai ratées
48:32c'est mes profs
48:34c'est les journalistes du monde
48:36ils m'ont aidé
48:37et bien
48:38je trouve que moi
48:39je continue à dire
48:40exactement
48:41ce que je pense
48:42comme du temps du journal
48:44où j'ai pu
48:45sur des sujets
48:46de casse gueule
48:46sur le voile
48:47je me souviens
48:48la voie
48:48j'aimais pas Serco
48:49mais la voie
48:50la voie sur le voile
48:51moi j'ai fait des dessins
48:53contre la burqa
48:54et bien il y avait
48:55la moitié du journal
48:55qui était contre
48:56l'autre moitié du journal
48:57qui me soutenait
48:58et à la fin
48:59le dessin passait
48:59donc j'ai toujours réussi
49:02par contre
49:02là où je suis embêté
49:04c'est que
49:05notre société
49:06les français
49:07on voit bien
49:08qu'il y a des sujets
49:10où ils n'osent plus
49:10d'ailleurs quand vous faites
49:11une caméra
49:12un micro trottoir
49:14maintenant
49:15les gens
49:16on voit plus leur visage
49:17on voit le nombril
49:18on voit les godasses
49:19je me dis
49:20là je suis embêté
49:22parce que
49:23les gens
49:23ils ont des choses à dire
49:24et me le disent à moi
49:25parce que je suis dessinateur
49:27un dessinateur
49:28c'est comme
49:28je ne suis pas
49:29je ne suis pas psychiatre
49:30mais j'ai l'impression
49:31qu'on peut tout dire
49:32à un dessinateur
49:32vous avez des gardes du corps
49:35aussi si je peux me permettre
49:35votre liberté d'expression
49:37est protégée
49:37ça a toujours été comme ça
49:38ça a toujours
49:39ils ont eu du mal
49:40ils ont eu du mal à dire
49:40tout ce qu'ils avaient envie
49:41de dire quand même
49:42alors c'est bien pour ça
49:43que je me souviens
49:44que j'avais défendu
49:45Siné quand il a été viré
49:46comme un chien
49:46et moi je défends
49:48Charlie Hebdo
49:49parce que
49:49j'ai adoré
49:51le dérapage
49:52Charlie Hebdo
49:53moi je rencontre
49:53des dessinateurs
49:54hier à Bordeaux
49:56et à Mérignac
49:56j'ai rencontré
49:57des dessinateurs
49:58ils font un dérapage total
49:59j'adore
50:00c'est ma
50:01est-ce que je ferai
50:02les mêmes dessins
50:03pas forcément
50:04mais c'est pas grave
50:05j'ai l'impression
50:06que c'est une profession
50:06il m'aimait pas
50:09il m'aimait pas
50:10et quand je l'ai vu
50:11virer de Charlie
50:12je l'ai défendu
50:13parce que
50:14il n'y a aucune raison
50:15de le virer
50:16c'est comme ça
50:17et c'est pour ça
50:18qu'il ne faut jamais
50:19compter sur moi
50:20c'est-à-dire que
50:21je veux être
50:23une liberté
50:23vous avez vu
50:25Sarko
50:27on ne peut pas dire
50:27que je l'ai gâté
50:28Sarko
50:29et bien quand il a été
50:30incarcéré
50:30j'étais pas content
50:31vous voyez
50:31alors qu'il y avait
50:32des gens
50:33qui ont champagne
50:34et tout ça
50:35moi ça m'a
50:36ça m'a pas plu
50:37alors que je ne l'aime pas
50:38il y a des dessins
50:39que vous interdisez
50:40quand même
50:41alors là
50:42honnêtement
50:44très peu
50:44en tout cas dans le bouquin
50:45je montre des dessins
50:46que j'aurais mieux fait
50:46de m'interdire
50:47alors on va aller voir
50:48les dessins que vous regrettez
50:49j'ai fait des bêtises
50:50et c'est pour ça que
50:51je prévois
50:52ben voilà
50:53Jean-Paul II
50:53qu'est-ce qui m'est passé
50:54par la tête
50:55je regarde M6
50:56et ils disent à M6
50:58que Jean-Paul II
50:58enregistre un clip
51:00avec Plastique Bertrand
51:01alors moi je vais voir
51:02la fille qui est
51:03culturelle
51:04tombe sur une stagiaire
51:05et la stagiaire
51:07elle me dit
51:07tu peux y aller
51:07c'est une connerie
51:09et donc
51:09vous voyez
51:10en dessous du titre
51:11il y a marqué
51:13moi j'ai demandé
51:14les rédacteurs en chef
51:14ils me faisaient
51:15une confiance de dingue
51:16et moi il y a marqué
51:18Jean-Paul II
51:18est en train d'enregistrer
51:19un clip avec Plastique Bertrand
51:21vous voyez la confiance
51:22la confiance
51:24à laquelle j'ai eu droit
51:26pendant 50 ans
51:26c'est génial
51:27même quand on fait des bêtises
51:28et on va voir un autre dessin
51:30que vous regrettez
51:31ah oui il y en a plein
51:32qui est aussi dans le livre
51:33plus récemment
51:34au début
51:35il était de bon ton
51:36de dire
51:37Poutine il s'est tiré
51:39une balle dans le pied
51:40alors moi j'ai dessiné
51:41Poutine se tire une balle
51:42et puis il est toujours là
51:44et puis il y a eu
51:45des dizaines de milliers
51:46de morts
51:46et là je me dis
51:47quand même
51:48il y a des fois
51:49il y a des gens
51:49qu'on invite
51:50moi je ne suis pas compétent
51:51au géant politique
51:52mais j'ai beaucoup de choses
51:54à apprendre
51:55et je lis
51:56je suis abonné
51:57à six journaux
51:58vous voyez
51:58Plante-tu
51:59pourquoi Mediaculpa
52:00pourquoi ce titre
52:01Mediaculpa
52:01parce que mon idée
52:03c'est de rêver
52:04et je vous invite
52:06à partager mon rêve
52:07c'est que
52:08il y aura un tome 2
52:10chez Calman Levy
52:11parce que je voudrais
52:12inviter tous les journalistes
52:14que je croise
52:15que je connais
52:15et leur dire
52:16pourquoi vous êtes fiers
52:17de travailler
52:18pour telle télé
52:19tel média
52:19tel papier
52:20tel site web
52:21et pourquoi
52:22et là c'est bien
52:24il y a 20 lignes
52:25comme ça
52:26et ça avec le portrait
52:27d'ailleurs je ferai
52:28vos portraits
52:28si vous voulez
52:29vous j'ai déjà fait une fois
52:31et non
52:32c'est pas facile
52:33parce que les jolies filles
52:34c'est pas facile
52:34et
52:35dragueur
52:36c'est un bille
52:39c'est un bille
52:40attention
52:40il y a des garçons
52:41qui nous protègent
52:42ici
52:42et donc
52:44et si vous avez
52:45des bêtises
52:46que vous avez faites
52:47il y a 3 ans
52:48il y a 5 ans
52:48des trucs comme ça
52:49moi je suis preneur
52:50parce que
52:51moi je pense
52:52que c'est une époque
52:53où il faut réconcilier
52:55les français
52:56qui sont tous
52:56ils disent
52:57dans un premier temps
52:58ils disent
52:58ouais
52:59la politique
53:00c'est rien que des
53:00je sais pas quoi
53:01et en fait
53:02ils adorent la politique
53:03même s'ils disent
53:04le contraire
53:04et si on leur tend
53:05un micro
53:06ouais
53:06le journaliste
53:07c'est un club
53:07je sais pas quoi
53:07et ils ont tous
53:09envie d'être journalistes
53:10mais c'est ce que vous dites
53:10par exemple
53:11ce livre là
53:11c'est pour réconcilier
53:12un peu les français
53:13avec les médias
53:14et moi je
53:14on ne pourra régler
53:17tous les problèmes
53:17dont vous avez parlé
53:18là depuis
53:19de société
53:20et bien
53:20il faut commencer par là
53:22c'est à dire
53:22il faut réconcilier
53:23les médias
53:25parce que moi
53:26j'étais
53:26à Bastia
53:27il n'y a pas longtemps
53:28dans une ruelle
53:30de Bastia
53:31il y a des gens
53:32qui prenaient le café
53:33ils me voient
53:34ils me reconnaissent
53:35et ils me disent
53:36on va parler
53:36on va parler
53:37des merdias
53:38et moi je ne connaissais pas
53:39l'expression
53:40merdias
53:40voilà
53:40et c'est là
53:41vous avez
53:42et donc
53:44c'est quand même
53:45il y a beaucoup de gens
53:46qui pensent ça
53:47et moi
53:48ma famille
53:48c'est les médias
53:50je veux dire
53:51moi je suis un pur produit
53:52je suis un enfant
53:52des médias
53:53et j'ai adoré
53:54et j'aime
53:56cette famille
53:56et puis on peut toujours dire
53:58ça je ne l'aurai peut-être plus
53:59évité
54:00mais moi
54:01j'ai besoin
54:02de cette famille
54:04pour dire aux français
54:05écoutez-les
54:06alors si vous voulez
54:07c'est comme pour
54:08tous les corps de métier
54:09on peut toujours dire
54:10là il y a tel ou tel
54:11qui dérape
54:12mais la plupart
54:13il faut arrêter
54:14de faire des généralités
54:15très bien
54:17et puis
54:17vous aimez parler
54:19des fake news
54:19la liberté d'expression
54:20la laïcité
54:21tout ça
54:21ce sont des sujets
54:22qui vous tiennent
54:23énormément à coeur
54:24merci infiniment
54:25d'avoir été avec nous
54:26merci de m'avoir reçu
54:26j'ai une dernière
54:27une dernière image
54:28à vous montrer
54:28mais après la chronique
54:29de Mathieu Vaud
54:29à côté
54:30si vous êtes sage
54:31allez
54:31j'ai toujours été sale
54:33Mathieu Céline
54:35voilà
54:36un sujet qui fait
54:37beaucoup parler
54:37aujourd'hui
54:37un sondage
54:38qui fait beaucoup parler
54:39Jordan Bardella
54:39quelle que soit
54:40la configuration politique
54:42en 2027
54:42remporterait
54:43le deuxième tour
54:44de l'élection présidentielle
54:45est-ce que c'est un cap
54:46qui a été franchi
54:47est-ce que le front républicain
54:48s'affaisse
54:49avant même
54:49de s'être reconstitué
54:50alors la première chose
54:52qu'on peut retenir
54:53de ce sondage
54:54assez intéressant
54:54c'est qu'il n'y a plus
54:55de candidat refuge
54:57évident
54:58pour ceux qui disent
54:59tout sauf le RN
55:00alors normalement
55:01on disait oui
55:01de compte Mélenchon
55:03on est prêt à voter RN
55:04mais sinon
55:04on ne vote pas RN
55:05c'est le discours
55:07qu'on entendait souvent
55:08et là ce qu'on constate
55:09c'est que peu importe
55:10le candidat
55:10ou le créneau
55:11et bien dans les faits
55:12le RN n'emporte
55:13donc on y va
55:13par exemple
55:14face à Édouard Philippe
55:15le centre droit respectable
55:17qui incarne la compétence
55:18technocratique
55:1853 Bardella
55:2047 pour Édouard Philippe
55:24Glucksmann
55:24l'homme qui s'est illustré
55:26par ses qualités
55:26de débatteur
55:27et la puissance philosophique
55:28dans son débat
55:28avec Zemmour récemment
55:2958 Bardella
55:3142 Glucksmann
55:34donc le centre gauche
55:34la gauche classique
55:35Gabriel Attal
55:36ça c'est intéressant
55:37le plus doué
55:38des enfants
55:38de l'extrême centre
55:4056 pour Bardella
55:4244 Attal
55:43et contre Mélenchon
55:44mais là ça devient drôle
55:4574-26
55:47alors qu'est-ce qui est
55:48intéressant dans ces chiffres
55:50c'est que même si
55:51le système médiatique
55:52continue de fonctionner
55:54à la diabolisation
55:55de ce qu'ils appellent
55:55l'extrême droite
55:56dans les faits
55:57dans l'électorat
55:58manifestement
55:58il y a une normalisation
55:59du RN
56:00et du RN
56:01tendance Bardella
56:02parce que vous noterez
56:02qu'il y a deux RN
56:03aujourd'hui un peu
56:04un RN plus libéral
56:05plus porté sur le monde
56:06de l'entreprise
56:07et un RN plus
56:08ce qui se veut plus social
56:09social étatiste
56:10celui de Marine Le Pen
56:11il semble que le RN
56:12version Bardella
56:13n'est pas désavoué
56:15par la population
56:15donc le RN
56:16version Bardella
56:17réussit à percer
56:18des couches électorales
56:19qui lui étaient fermées
56:20jusqu'à présent
56:21deuxième élément
56:22on verra pour l'instant
56:23parce que la stratégie
56:24du barrage
56:24ne semble plus fonctionner
56:26donc le réflexe
56:27barrage ne fonctionne plus
56:28ça ne veut pas dire
56:28que ça ne fonctionnera pas
56:29en contexte électoral
56:30quelquefois il suffit
56:31de passer sur le bouton
56:31antifascisme
56:32là tout le monde dit
56:33attention les nazis reviennent
56:34les fascistes reviennent
56:35et il y a un mouvement
56:36moutonnier vers le candidat refuge
56:38pour l'instant
56:38entre les élections
56:39à tout le moins
56:40ça ne semble pas fonctionner
56:41l'hypothèse que je fais
56:43c'est que le régime
56:43comme je l'appelle
56:44va probablement se montrer
56:45très inventif
56:46dans les prochains temps
56:47pour trouver une nouvelle manière
56:48d'exécuter le candidat
56:50qui représente
56:50le bloc antisystème
56:52dans le cas de Bardella
56:53donc de quelle manière
56:54vont-ils chercher
56:54je pense qu'il va y avoir
56:55une forme d'inventivité stratégique
56:57pour chercher à le liquider
56:59et une inventivité juridique
57:00peut-être
57:00En quoi un tel sondage
57:03peut-il influencer
57:03dès maintenant
57:04la vie politique Mathieu ?
57:05À droite d'abord
57:06c'est-à-dire à droite
57:07là il y a ceux qui se disent
57:09la prochaine coalition
57:09est là
57:10il faut l'accepter
57:11probablement
57:11donc est-ce qu'ils se disent
57:12on va rallier
57:13cette coalition
57:14et dès lors
57:14ça implique
57:15de désextrême-droitiser
57:16le portrait
57:17qu'on fait du RN
57:18et ceux qui se disent
57:19jamais, jamais, jamais
57:21et qui de ce point de vue
57:22du point de vue
57:23de la nouvelle configuration
57:24qui se présente
57:25pourraient être finalement
57:26les derniers solidaires
57:27d'un monde en ruine
57:28ce n'est pas inimaginable
57:30donc quand j'entends
57:30par exemple
57:31Mme Portelli
57:31ou d'autres
57:33chez les républicains
57:34qui disent globalement
57:35jamais, jamais, jamais
57:36le RN
57:36eh bien qu'est-ce qu'ils nous disent
57:38par là
57:38ils n'acceptent pas
57:39la nouvelle configuration
57:40mais ceux qui l'accepteront
57:41ceux qui seront plus modérés
57:42dans les prochains temps
57:43parce qu'ils se réservent
57:44une place dans la configuration
57:45nouvelle
57:45c'est un élément important
57:47Deuxième élément
57:48qui me semble important
57:48c'est que l'union des droites
57:49est en train de s'opérer
57:50à l'extérieur des appareils
57:51L'union des droites s'opère
57:53c'était le vieux fantasme
57:53de plusieurs
57:54elle s'opère chez les électeurs
57:56avant de s'opérer
57:56dans les appareils
57:57c'est une chose
57:58qu'on peut retenir
57:58et à gauche
57:59dernier élément
57:59Charlotte le disait
58:01une partie de la gauche
58:01veut intégrer désormais
58:03un peu tardivement
58:03la question migratoire
58:05parce qu'elle constate
58:06que le réel a des conséquences
58:08Je vais me permettre
58:08cinq secondes
58:09si je peux me permettre
58:09pour dire un mot
58:10sur la chronique d'hier
58:10à propos du
58:11je parlais du nombre
58:13de livres vendus
58:14par Xavier Bertrand
58:14j'ai sous-estimé
58:17de quelques centaines
58:18je crois
58:18le nombre d'exemplaires vendus
58:20je prends la peine
58:20de le dire
58:21j'aurais dû mieux lire l'article
58:23c'est une erreur de ma part
58:24je m'en excuse
58:24je le dis
58:25Pas de soucis
58:26Alors dans un instant
58:28Charlotte et moi notamment
58:29on ira au Dôme de Paris
58:30où plusieurs personnes
58:33sont réunies
58:34pour une soirée spéciale
58:38on va voir l'affiche
58:43puisque CNews Prime
58:45sera lancée
58:45à cette occasion
58:46aujourd'hui
58:47on marque le lancement
58:49de CNews Prime
58:49dont les numéros
58:50s'affichent sur votre écran
58:51à cette occasion
58:52donc au Dôme de Paris
58:53et dans quelques instants
58:54vous retrouverez
58:55sur CNews Prime
58:56l'événement face à vous
58:58qui se passe
58:59donc au Dôme de Paris
59:00vous allez retrouver
59:01Philippe Devilliers
59:02Sarah Knaffo
59:03Eric Nolot
59:03Eric Zemmour
59:04Michel Onfray
59:05nous aurons aussi
59:07Aurore Berger
59:07William Gornadez
59:09David Lissnard
59:11Carl Olive
59:11et bien d'autres
59:12voilà pour le lancement
59:13de CNews Prime
59:15merci infiniment
59:17peut-être une dernière image
59:18pour vous
59:19regardez bien
59:19qu'est-ce que vous vouliez dire
59:20par là
59:21vous m'avez croqué
59:22sur un dessin
59:23comme celui-ci
59:23regardez
59:23petit coquin
59:28petit coquin
59:30mais oui
59:31comment dois-je le prendre
59:32bien
59:33titre
59:33franchement
59:35le petit personnage
59:37sur les genoux
59:38peut-être moins bien
59:39mais
59:39non non
59:40bon je vais le retrouver
59:42au Dôme de Paris
59:42en tout cas
59:43je lui transmettrai
59:44vos salutations
59:45merci à tous
59:45le 1 des 2
59:47merci Plontu
59:48excellente soirée
59:48merci à tous
59:49je vous remercie
59:50merci à tous
59:51merci à tous
59:52je vous remercie
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