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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Bonne adieu pour les infos du soir.
00:00:01Bonsoir chère Christine, et le jaune vous va ravir.
00:00:03Oh merci, comment c'est pas ça ?
00:00:05Attention, c'est pas moi qui fais les payes.
00:00:07Non.
00:00:10À la ligne de l'actualité,
00:00:12ce drame, une attaque au couteau
00:00:14à Marseille qui a fait au moins
00:00:155 blessés cet après-midi.
00:00:17L'un d'entre eux est en urgence absolue.
00:00:19L'assaillant est un ressortissant tunisien
00:00:21âgé de 35 ans. Il a donné des coups de couteau
00:00:24à l'aveugle lors d'un périple criminel
00:00:25gratuit selon les termes du procureur de la République
00:00:28de Marseille. L'homme a été neutralisé
00:00:30par la police. Une enquête a été ouverte par
00:00:31l'IGPN du chef d'homicide volontaire.
00:00:34Le ministre de l'Intérieur est attendu sur place
00:00:35dans la soirée. Après
00:00:373 jours d'occupation illégale,
00:00:40les 2500 participants à la
00:00:41rave partie sauvage dans l'Aude ont été évacués.
00:00:44Ordre donné par le ministre de
00:00:45l'Intérieur dès 14h.
00:00:47Hier, des riverains et des agriculteurs excédés de voir
00:00:49ces fêtards sur leur terre brûlée ont essayé de les déloger.
00:00:52Mais ils ont été confrontés à
00:00:53des individus munis de fusils à canoncier
00:00:56et des pistolets selon
00:00:57le maire de la ville. Et aux Etats-Unis,
00:01:00Donald Trump a promis de régler
00:01:01la criminalité à Chicago, la ville la plus
00:01:03dangereuse du monde, selon le président américain.
00:01:05Sur son réseau social, il a indiqué vouloir faire
00:01:07comme à Washington où il a déployé de nombreuses
00:01:09forces de l'ordre fédéral. Dans la foulée,
00:01:11le maire démocrate de Chicago a pris un arrêté
00:01:13censé limiter l'autorité
00:01:15d'éventuelles forces d'ordre
00:01:17fédérales.
00:01:19Merci mon cher Augustin.
00:01:21Et au sommaire ce soir, notre invité
00:01:23c'est une intelligence,
00:01:25c'est une voix, une figure singulière
00:01:28de la vie politique française
00:01:29Henri Guénaud.
00:01:31Fils d'une femme de ménage,
00:01:33il a gravi un à un
00:01:34les échelons de la République.
00:01:36Conseiller de Jacques Chirac,
00:01:37conseiller spécial de Nicolas Sarkozy
00:01:40à l'Elysée,
00:01:41signant des discours marquants,
00:01:42député, haut fonctionnaire, essayiste,
00:01:45gaulliste assumé,
00:01:46il a été commissaire au plan,
00:01:47il a contribué à faire élire
00:01:49deux présidents de la République
00:01:51qui n'a jamais cessé de défendre
00:01:53une certaine idée de la France.
00:01:56Aujourd'hui encore,
00:01:57il porte un regard lucide,
00:01:58parfois dérangeant,
00:02:00toujours passionné sur notre société
00:02:01et notre démocratie.
00:02:03Il est de la famille RPR,
00:02:05famille Pasqua Seguin,
00:02:07gaulliste,
00:02:07bonapartiste,
00:02:08colbertiste,
00:02:09jacobin.
00:02:10Que révèle la crise politique
00:02:12qui bouscule la France ce soir ?
00:02:14Quel rôle pour la droite ?
00:02:16Que pourrait devenir LR ?
00:02:17LR peut-il gouverner avec l'EPS ?
00:02:20Approuve-t-il le constat de Nicolas Sarkozy
00:02:23sur l'assurance d'une dissolution à venir
00:02:25et la nécessité d'une primaire de la droite
00:02:28et du centre
00:02:29qui irait jusqu'à Gabriel Attal
00:02:31pour la présidentielle ?
00:02:33Henri Guénaud est notre invité ce soir.
00:02:36Il y a dix ans et deux jours,
00:02:38Angela Merkel ouvrait la porte aux migrants.
00:02:41« Nous y arriverons », disait-elle alors
00:02:42en expliquant que sa nation était forte
00:02:45et ressortirait gagnante.
00:02:46Dix ans plus tard,
00:02:48l'Europe a-t-elle réellement gagné en humanité,
00:02:51en solidarité
00:02:52ou a-t-elle surtout révélé ses propres limites
00:02:54et contradictions face aux défis migratoires ?
00:02:58L'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:00Sortez les drapeaux,
00:03:01hissez votre patriotisme,
00:03:03brandissez votre fierté d'être britannique.
00:03:07Le Royaume-Uni a la clé
00:03:08à lancer une opération
00:03:10qui fait beaucoup parler,
00:03:12l'opération, je cite,
00:03:13« Hissez les couleurs »
00:03:14lancée sur les réseaux sociaux.
00:03:16Elle prend de l'ampleur
00:03:17et incite les Britanniques
00:03:18à montrer leur patriotisme.
00:03:20En quoi ce regain de symboles nationaux
00:03:22traduit-il une véritable unité ?
00:03:24Et en quoi risque-t-il, au contraire,
00:03:26de masquer les fractures profondes
00:03:28de la société britannique ? »
00:03:30L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:33« Drame au couteau à Marseille aujourd'hui,
00:03:35la ville est sous le choc,
00:03:36cinq personnes blessées,
00:03:37le suspect abattu.
00:03:38Peut-on vraiment garantir la sécurité publique
00:03:41quand la violence surgit soudainement
00:03:43au cœur de la cité ?
00:03:45Que révèle cette agression éclair
00:03:47sous notre capacité collective
00:03:48à anticiper et à prévenir la violence ? »
00:03:52Le regard de Marc Menant.
00:03:54Métropole de Lyon,
00:03:56des dizaines de panneaux de signalisation
00:03:58ont été tagués.
00:03:59Stop immigration.
00:04:01À Craponne et Francheville,
00:04:03une plainte a été déposée.
00:04:05Une plainte pourquoi ?
00:04:06Contre les auteurs des graffitis
00:04:08ou contre l'expression brutale
00:04:10d'un malaise social plus profond ?
00:04:12Que révèlent ces panneaux ?
00:04:14Le décryptage de Charlotte Dornéas.
00:04:16Et puis, bloquons tout !
00:04:18Un mouvement d'ultra-gauche, finalement.
00:04:20Pourquoi la gauche radicale contrôle
00:04:22aussi facilement les mouvements sociaux ?
00:04:24Et cela révèle-t-il une force d'organisation ?
00:04:28Une faiblesse des autres forces politiques
00:04:30a proposé une alternative crédible.
00:04:33L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:35Une heure avec nos mousquetaires de l'info
00:04:37pour tout se dire et sans tabou.
00:04:39Et c'est parti !
00:04:50Bonsoir à tous.
00:04:54Ravi de vous retrouver.
00:04:55Comment vont mes mousquetaires ce soir ?
00:04:57Profite de votre bonhomie.
00:05:00Je suis en pleine bonhomie, j'avoue.
00:05:06Mathieu est en forme ?
00:05:07Toujours.
00:05:08Si Mathieu va bien, tout va bien.
00:05:10J'ai une marceau sans t'envoyer.
00:05:11J'ai une marceau sans t'envoyer.
00:05:12J'ai une marceau sans t'envoyer.
00:05:12J'ai une marceau sans t'envoyer.
00:05:12J'ai une marceau sans t'envoyer.
00:05:13On a un petit private joke avec Marc Menon.
00:05:21Il y a dix ans, cette semaine,
00:05:23Angela Merkel décidait d'ouvrir les portes de l'Allemagne
00:05:27et par-delà de l'Europe aux migrants.
00:05:31Nous y arriverons, disait-elle.
00:05:33Alors en expliquant que sa nation était forte,
00:05:35que sa nation réussirait à traverser cette épreuve
00:05:38et en sortant gagnante.
00:05:40Dix ans plus tard, l'Europe n'est plus optimiste,
00:05:44mais l'Europe se sent prise au piège, Mathieu Bocoté.
00:05:47En fait, c'est l'histoire d'une décennie qu'il nous faut raconter
00:05:50parce qu'entre l'optimisme affiché à l'époque par Angela Merkel
00:05:55et aujourd'hui, le monde européen qui se demande
00:05:59de quelle manière en finir avec l'immigration massive
00:06:01et quitte à aller plus loin, même mentalement,
00:06:04une décennie s'est passée.
00:06:05Donc, cette histoire, c'est celle d'un consentement.
00:06:08Et là, j'insiste là-dessus de la part des élites européennes,
00:06:11Angela Merkel les incarnait,
00:06:13mais d'un consentement des élites européennes
00:06:15à la submersion migratoire.
00:06:17Ce n'est pas, quoi qu'on en dise, une fatalité.
00:06:19Ce n'est pas, quoi qu'on en dise,
00:06:20qu'une forme d'histoire naturelle de la démographie
00:06:23viendrait des populations par millions en Europe
00:06:25et il n'y aurait absolument rien à faire.
00:06:27En 2015, les élites européennes décident consciemment
00:06:31de consentir à la submersion migratoire.
00:06:34Et pour comprendre cela, il faut faire un petit détour
00:06:37dans le temps, jusqu'aux années 70,
00:06:39pour chercher à comprendre quel est l'état d'esprit
00:06:41d'Angela Merkel et de tous ceux qui gouvernent avec elle
00:06:44à ce moment-là en Europe.
00:06:45Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête?
00:06:47Comment lisent-ils le phénomène migratoire à ce moment-là?
00:06:50On ne le comprend que par le passage par l'histoire.
00:06:53Alors, passons par la France un instant.
00:06:54On pourrait dire que l'immigration massive extra-européenne
00:06:58commence vraiment à frapper la France dans les années 70.
00:07:01On pourrait dire on peut les années 60,
00:07:02mais surtout dans les années 70,
00:07:04on enregistre la réalité de ce phénomène.
00:07:08Dans les années 70, on comprend que quelque chose se passe.
00:07:121976, on le sait, autorisation du regroupement familial.
00:07:17Jacques Chirac, c'est connu.
00:07:191977, on a tendance à l'oublier,
00:07:21Raymond Barre veut suspendre le regroupement familial.
00:07:25Il dit, désolé, ça nous échappe.
00:07:27Dès 77.
00:07:281977, il dit que c'est une immigration hors de contrôle.
00:07:311977.
00:07:32Pas 1997, pas 2007.
00:07:351977, c'est hors de contrôle.
00:07:371978.
00:07:38Le Conseil d'État décide d'annuler cette décision,
00:07:42d'annuler le décret,
00:07:44en se référant notamment à la Convention européenne des droits de l'homme,
00:07:48déjà une légitimité extérieure au cadre national
00:07:50pour déconstruire une décision du gouvernement,
00:07:53les principes généraux du droit français,
00:07:56surinterprétation abusive du droit pour neutraliser la démocratie,
00:08:00et on dit, absence de justification suffisante
00:08:03pour la suspension du regroupement familial.
00:08:06Donc c'est désormais un droit, un droit fondamental.
00:08:08Que se passe-t-il à ce moment,
00:08:10avec cette décision du Conseil d'État ?
00:08:12On ne pense plus l'immigration massive
00:08:14en fonction des intérêts de la société d'accueil.
00:08:17Est-ce que c'est à notre avantage
00:08:18ou est-ce que c'est à notre désavantage ?
00:08:20On la pense désormais exclusivement
00:08:22en fonction des droits individuels
00:08:25des migrants qui veulent s'installer en France.
00:08:28Donc une inversion du rapport à l'immigration,
00:08:29désormais la nation doit accueillir,
00:08:32peu importe sa capacité, sa volonté,
00:08:34parce qu'on lui impose ça sur le mode du droit sacralisé
00:08:37du migrant à s'installer chez elle.
00:08:38Et ça ne va que s'amplifier.
00:08:40Alors, les années 80,
00:08:42ça c'est la décennie oubliée
00:08:44lorsqu'on fait l'histoire de l'immigration massive.
00:08:46Pourquoi je parle des années 80 ?
00:08:48Parce que dans les années 80,
00:08:49tout le monde sait que ça ne fonctionne pas.
00:08:52Tout le monde est au courant
00:08:53que l'immigration massive nous conduit à la catastrophe.
00:08:55Gauche et droite réunis.
00:08:57François Mitterrand, 1988.
00:08:59Mais la gauche est au pouvoir.
00:09:01Elle est au pouvoir parce qu'elle ne veut pas dire
00:09:02qu'elle va faire quoi que ce soit.
00:09:03Mais tout le monde, la réalité frappe.
00:09:05Donc tous ceux qui nous disent,
00:09:06« Oh, comment on aurait pu savoir en 2015, 2016, 2020 ? »
00:09:10On découvre tardivement.
00:09:11Non, on le sait dans ces années-là.
00:09:13Mitterrand, dans les années 88,
00:09:15dit « Il y a les immigrés
00:09:16qui n'ont pas envie de devenir français
00:09:18et qui veulent rester attachés à leur pays d'origine.
00:09:21Et puis, il y a ceux qui sont là
00:09:22avec leur contrat de travail,
00:09:23leur carte de séjour.
00:09:24Est-ce qu'il y en a trop ? »
00:09:25Et là, il nous dit,
00:09:26c'est-à-dire qu'il faut réduire le nombre.
00:09:28Mitterrand, 88.
00:09:29En 88, il faut réduire le nombre
00:09:31parce qu'il y en a trop.
00:09:3389, Michel Rocard,
00:09:34sa fameuse phrase sur la France
00:09:35qui ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
00:09:38En 1990,
00:09:40Alain Juppé, aux assises de Villepinte,
00:09:42qui dit à ce moment-là,
00:09:42« L'islam n'apparaît pas conforme
00:09:44à nos fondements sociaux
00:09:45et semble incompatible avec le droit français. »
00:09:48Alain Juppé.
00:09:48Jacques Chirac,
00:09:50en 1990,
00:09:51à la même époque,
00:09:52plaide pour une différenciation
00:09:54entre français et étrangers,
00:09:56notamment dans le domaine
00:09:57des prestations familiales.
00:09:58On appelle ça
00:09:59la préférence nationale.
00:10:011991,
00:10:02Valéry Giscard d'Estaing
00:10:04qualifie l'immigration massive
00:10:05d'invasion.
00:10:07Une invasion, dit-il.
00:10:08Ce à quoi répond à l'époque
00:10:09Jean-Pierre Chevènement,
00:10:10qu'on traite aujourd'hui
00:10:10comme un sage en toutes circonstances,
00:10:12ce qui peut être étonnant,
00:10:13Jean-Pierre Chevènement
00:10:13qualifie à l'époque
00:10:14de maladie mentale.
00:10:15Il dit,
00:10:15« S'inquiéter l'immigration à ce point-là,
00:10:17c'est une maladie mentale. »
00:10:18Il est devenu plus sage
00:10:19avec les années,
00:10:19mais en 1991,
00:10:20disons qu'il l'est un peu moins
00:10:21qu'on le pensait.
00:10:22Et les années 90 arrivent.
00:10:24Et là,
00:10:25parce qu'on pourrait dire
00:10:25le cycle de 1989,
00:10:27le cycle de la mondialisation heureuse,
00:10:29le cycle de la déconstruction
00:10:30des frontières,
00:10:31le cycle de la déconstruction
00:10:32des identités,
00:10:33l'immigration massive
00:10:34devient un sujet
00:10:35d'extrême droite.
00:10:37On n'a plus le droit
00:10:37d'en parler.
00:10:38Celui qui veut en parler
00:10:39va être frappé du saut
00:10:41de la stigmatisation.
00:10:43Pourquoi je raconte tout ça
00:10:44pour rappeler que nos élites
00:10:46savaient dès les années 70.
00:10:48Savaient dans les années 80.
00:10:50Dans les années 90,
00:10:51ils changent de perspective.
00:10:52Le problème,
00:10:53ce n'est plus
00:10:53l'immigration massive,
00:10:54ce sont ceux
00:10:55qui refusent
00:10:55l'immigration massive.
00:10:56Le problème,
00:10:57c'est comment mater
00:10:58cette population insurgée
00:11:00qui refuse
00:11:01l'immigration massive.
00:11:02C'est, elle,
00:11:02le problème désormais.
00:11:03Ce ne sont pas
00:11:04les entrées massives
00:11:06de gens,
00:11:06souvent d'une civilisation
00:11:07ou d'autres,
00:11:08qui s'intègrent difficilement.
00:11:10Saut dans l'histoire 2015.
00:11:12Pourquoi je vous ai parlé
00:11:13de tout ça?
00:11:14Parce qu'en 2015,
00:11:15tout ça, on le sait.
00:11:16Désormais,
00:11:16le problème,
00:11:17on est au courant
00:11:18que les populations,
00:11:19plus le nombre est élevé,
00:11:21plus la culture est éloignée,
00:11:22on sait que l'intégration
00:11:23ne fonctionne pas.
00:11:24On le sait en France,
00:11:25on le sait en Allemagne,
00:11:26on le sait partout en Europe.
00:11:272015,
00:11:28on sait qu'il y a
00:11:29des enjeux très nets
00:11:29en matière de sécurité.
00:11:31On est au courant
00:11:32du lien entre immigration
00:11:33et insécurité.
00:11:35Personne n'est,
00:11:36personne ne peut dire
00:11:36qu'on ne le savait pas du tout.
00:11:382015,
00:11:38si je peux me permettre,
00:11:39la question de l'islamisme
00:11:40a percé partout en Europe
00:11:41et c'est avant la vague
00:11:42des attentats.
00:11:43L'islamisme est déjà travail,
00:11:44donc l'islamisme d'un côté
00:11:46et l'islam comme masse démographique
00:11:48travaillent déjà l'Europe
00:11:49à ce moment.
00:11:51Et on arrive à Mme Merkel.
00:11:53Angela Merkel en 2015
00:11:54sait tout cela.
00:11:56Elle décide néanmoins
00:11:57d'ouvrir les portes.
00:11:59On est dans la crise syrienne,
00:12:00on le sait,
00:12:00et à ce moment,
00:12:01on le sait,
00:12:01il y a des colonnes de migrants
00:12:02qui remontent vers l'Europe,
00:12:04persuadés par ailleurs
00:12:05qu'on va les laisser entrer.
00:12:06Ce n'est pas un détail.
00:12:07S'ils remontent vers l'Europe,
00:12:08ils ne vont pas ailleurs,
00:12:08c'est parce qu'ils savent
00:12:09qu'en Europe,
00:12:10on risque de les laisser entrer.
00:12:10Mais Mme Merkel,
00:12:11à ce moment-là,
00:12:12peut décider
00:12:12de ne pas laisser entrer les gens
00:12:14parce qu'elle veut aller
00:12:15en Allemagne souvent.
00:12:16Elle peut décider
00:12:17de ne pas le faire,
00:12:18elle décide consciemment
00:12:19de laisser entrer
00:12:21les populations.
00:12:22Sur le mode du fameux optimisme,
00:12:23on va y parvenir,
00:12:25on va dire une formule en allemand,
00:12:26je pense que Gabriel
00:12:27parle mieux allemand que moi.
00:12:28Je suis en train d'acier.
00:12:29Voilà, je le disais.
00:12:30Donc, on est dans ce moment...
00:12:32T'es du créole?
00:12:32Où?
00:12:33T'es du créole germanique.
00:12:35Et là, Mme Merkel dit
00:12:37non, on va réussir,
00:12:39on va réussir à faire entrer
00:12:40sous ces gens-là,
00:12:40on va réussir à les intégrer
00:12:41et il y a le moment de bascule,
00:12:43on le sait,
00:12:43un coup de manipul...
00:12:44Alors, c'est une scène tragique,
00:12:45la scène du petit Aylan,
00:12:47on s'en souvient,
00:12:48mais ce dont on se souvient
00:12:49un peu moins,
00:12:50c'est la manipulation médiatique
00:12:51autour de ça.
00:12:52Si vous n'êtes pas favorable
00:12:53à l'arrivée massive
00:12:54de millions de migrants
00:12:55en Europe,
00:12:56vous êtes complice symboliquement
00:12:57de la mort du petit Aylan
00:12:59qui était, moi,
00:13:00sur les côtes...
00:13:02Je ne me rappelle plus
00:13:03dans quel pays.
00:13:03Sur les côtes.
00:13:04Voilà, je décompte assurément.
00:13:05On se rappelle de la photo
00:13:07qui avait frappé tout le monde.
00:13:08Et à ce moment-là,
00:13:09on voit des intérêts se déployer.
00:13:11Parce qu'il y a la décision
00:13:11de Mme Merkel,
00:13:13sous le nom du souci humanitaire
00:13:14revendiqué.
00:13:15On voit aussi,
00:13:16j'y reviendrai,
00:13:16la mauvaise conscience allemande.
00:13:18Vous savez, les Allemands,
00:13:19leur histoire font en sorte
00:13:19que chaque fois qu'on a
00:13:20une définition culturelle
00:13:21de la nation,
00:13:22ils ont l'impression
00:13:22de revoir le nazisme arriver.
00:13:24Donc, ce qui fait
00:13:24que les Allemands imposent
00:13:25à tous leur mauvaise conscience
00:13:27et l'Europe est à ce moment
00:13:29condamnée à la submersion.
00:13:32Il y a les intérêts
00:13:32du patronat allemand.
00:13:34Le patronat allemand dit
00:13:34qu'il nous manque de travailleurs.
00:13:35On va avoir ici des travailleurs
00:13:37qui ne coûteront pas cher
00:13:38et qui vont aider
00:13:39l'industrie allemande.
00:13:40Il y a aussi la logique
00:13:41post-nationale des Européens.
00:13:42Mais pourquoi je rappelle
00:13:43tout cela?
00:13:44Parce qu'à un moment critique,
00:13:46les élites européennes
00:13:46décident, tout simplement,
00:13:48portées par Mme Merkel,
00:13:50nous acceptons que ces populations
00:13:51arrivent par millions
00:13:52et ils ont l'impression
00:13:54de perdre leur âme
00:13:55s'ils ne nous font pas
00:13:55des frontières.
00:13:57Excellent contexte.
00:13:59Si je vous comprends bien, Mathieu,
00:14:01vous nous expliquez
00:14:01que l'immigration en 2015
00:14:03est moins subie que voulue.
00:14:05C'est vraiment
00:14:06ce que vous affirmez.
00:14:07Oui, et je suis conscient
00:14:08que disant cela,
00:14:08on dira conspirationnisme,
00:14:10conspirationnisme.
00:14:10Non, il n'y a pas
00:14:11de conspirationnisme là-dedans.
00:14:12Je dis qu'il y a une classe,
00:14:13la classe politique
00:14:14transnationale mondialisée
00:14:16issue de 1989.
00:14:18Qu'est-ce qu'elle nous dit?
00:14:181989, la fameuse révolution
00:14:20mondialiste.
00:14:20Qu'est-ce qu'elle nous dit?
00:14:22Elle nous dit, finalement,
00:14:23les peuples, c'est le passé.
00:14:25C'est dépassé, tout simplement.
00:14:27Maintenant, il faut construire
00:14:28une population nouvelle.
00:14:29Donc, qu'est-ce qu'on va faire?
00:14:30Je disais, je parlais
00:14:30de plusieurs intérêts
00:14:31qui se mélangent.
00:14:32Le patronat, évidemment.
00:14:33L'Union européenne, assurément.
00:14:35Les partis de gauche
00:14:36qui voient les réserves électorales
00:14:37là-dedans.
00:14:38Les populations immigrantes
00:14:39qui ont intérêt à croître.
00:14:40Et le signal qui est lancé
00:14:41à travers le monde,
00:14:41vous pouvez venir,
00:14:42vous serez bien accueillis.
00:14:43Même chose, si je peux me permettre,
00:14:45au Canada, au même moment,
00:14:46en 2017, Justin Trudeau dit,
00:14:48migrants du monde
00:14:49au moment du choc avec Trump,
00:14:50vous êtes les bienvenus ici.
00:14:52Mais qu'est-ce qui se passe
00:14:52quand le message est envoyé?
00:14:53Il est entendu.
00:14:55Les mafias de passeurs
00:14:56réussissent à se tourner
00:14:57vers le Canada
00:14:58qui est alors submergé,
00:15:00encore une fois,
00:15:00par l'immigration massive,
00:15:01lui aussi.
00:15:02Et ça va frapper, ensuite,
00:15:03tous les pays,
00:15:03d'une manière ou de l'autre,
00:15:04qui verront dans cette
00:15:05immigration massive
00:15:06la réserve de main-d'oeuvre
00:15:07nécessaire pour entretenir
00:15:08des industries peu productives.
00:15:10L'Islande, l'Irlande,
00:15:12la Suède, et on le voit.
00:15:13Et chaque fois,
00:15:14j'y reviens parce que
00:15:15c'est important,
00:15:16nous sommes devant une élite
00:15:16qui dit, nous ne pouvons pas
00:15:18réguler l'immigration massive.
00:15:19On ne peut pas.
00:15:19La vérité, c'est qu'elle ne le veut pas.
00:15:22Elle ne le souhaite pas.
00:15:24Et l'énergie politique
00:15:25dont elle dispose,
00:15:25elle la retourne contre
00:15:26ces peuples qui voudraient
00:15:27justement résister
00:15:28à cette immigration massive.
00:15:30C'est l'histoire, en fait,
00:15:30d'une trahison à grande échelle
00:15:32de la part des élites occidentales.
00:15:34On va voir l'image
00:15:35du petit Thaïlande
00:15:36dont vous avez parlé.
00:15:37C'était sur le sable
00:15:40d'une plage turque
00:15:41pendant qu'on continue.
00:15:42L'Allemagne a-t-elle
00:15:44imposé ainsi ses choix
00:15:45à l'Europe?
00:15:46C'est une tradition allemande, non?
00:15:48C'est effectivement
00:15:49quand Mme Merkel décide
00:15:51d'imposer ici
00:15:52une forme de grande
00:15:55l'entrée des colonnes
00:15:56migrantes en Europe.
00:15:57On pourrait dire
00:15:58que l'Allemagne, encore une fois,
00:15:59décide du destin de l'Europe
00:16:00très librement.
00:16:00C'est fidèle à elle-même.
00:16:02C'est l'histoire du 20e siècle
00:16:03qui se poursuit autrement.
00:16:05Ce qui est intéressant,
00:16:06c'est que l'Allemagne,
00:16:06encore une fois,
00:16:07se croit grande puissance
00:16:09ordonnatrice
00:16:10du monde européen.
00:16:11L'Allemagne dit,
00:16:12nous fixons,
00:16:12nous décidons,
00:16:13nous imposons
00:16:14et vous vous adapterez.
00:16:16Et si vous ne voulez pas
00:16:17vous adapter,
00:16:18eh bien,
00:16:18nous vous sanctionnerons.
00:16:20Donc, non seulement
00:16:20l'Allemagne impose,
00:16:21à part ce consentement
00:16:22à l'immigration massive,
00:16:24elle impose un changement
00:16:25complet à l'Europe.
00:16:26Elle impose ensuite,
00:16:27ne l'oublions pas,
00:16:27notamment à ses voisins à l'Est,
00:16:28la répartition des migrants.
00:16:30Si vous ne voulez pas,
00:16:31vous allez être sanctionné,
00:16:33dit-elle.
00:16:34Elle impose à tous les Européens
00:16:35sa culpabilité post-1945
00:16:38sur la mode,
00:16:38si vous ne consentez pas
00:16:39votre propre effacement culturel,
00:16:41vous êtes vous-même complice
00:16:42à postériori du nazisme.
00:16:43Elle impose sa conception
00:16:44d'une démocratie
00:16:45où il est légitime,
00:16:46soit dit en passant aujourd'hui,
00:16:47d'interdire un parti.
00:16:48Bon, ça serait un peu bizarre.
00:16:49Et dix ans plus tard,
00:16:50et je terminerai avec cela,
00:16:52le mouvement est très avancé aujourd'hui,
00:16:53tout le monde se dit,
00:16:53qu'est-ce qu'on peut faire avec ça?
00:16:55Au même moment,
00:16:56apparaît un concept,
00:16:57on en a déjà parlé ici,
00:16:58mais qui se normalise.
00:16:58J'en parle parce qu'il se normalise.
00:17:00Elon Musk,
00:17:01il y a quelques jours,
00:17:02dit,
00:17:02la seule solution aujourd'hui,
00:17:03c'est la remigration.
00:17:04Reste à voir ce qu'on met
00:17:05dans ce concept.
00:17:06Est-ce que c'est une définition barbare?
00:17:07Est-ce qu'on décide simplement
00:17:08de dire que ceux qui n'ont pas
00:17:09le droit de séjour
00:17:09doivent repartir?
00:17:10Qu'est-ce qu'on entend par là?
00:17:11Mais ce que je note,
00:17:12c'est que dix ans plus tard,
00:17:13le concept qui perce en Europe
00:17:14et plus seulement
00:17:15dans les mouvements marginaux,
00:17:16c'est cette idée
00:17:17que de « remigration »,
00:17:18donc nous avons tellement accueilli
00:17:20que nous sommes submergés.
00:17:21Que peut-on faire
00:17:21pour sortir de cette situation?
00:17:23C'est l'histoire
00:17:24d'une décennie tragique.
00:17:25Excellente analyse.
00:17:26C'est intéressant de voir
00:17:27que dans ce contexte,
00:17:29on va aborder
00:17:29la chronique de Gabriel Cluzel
00:17:31où les drapeaux
00:17:33au Royaume-Uni
00:17:35sont appelés à être hissés.
00:17:37Ils sont appelés
00:17:38les drapeaux de la discorde
00:17:40par certains.
00:17:40L'opération « hisser les couleurs »
00:17:43lancées sur les réseaux sociaux
00:17:44« prendre l'ampleur »
00:17:45au Royaume-Uni
00:17:46incitent les Britanniques
00:17:48à montrer leur patriotisme.
00:17:50Imaginez un seul instant ça en France.
00:17:52Le temps d'imaginer,
00:17:53on marque une pause.
00:17:57Alors qu'on a appris
00:17:58que Gérard Larcher appelle
00:17:59à un accord de gouvernement
00:18:01sans l'EPS,
00:18:02on en parlera tout à l'heure
00:18:04avec notre invité
00:18:05Henri Guéno.
00:18:05Beaucoup de questions
00:18:06à lui poser
00:18:07sur cette crise politique,
00:18:08sur la place,
00:18:09le rôle des LR aujourd'hui
00:18:11qui se fracturent.
00:18:12Très intéressant d'analyser
00:18:13tout ça avec notre invité
00:18:15qui nous attend
00:18:16et qui arrive dans un instant.
00:18:17Je le disais avant la pause,
00:18:19Gabriel Cluzel,
00:18:20qu'est-ce que cette histoire
00:18:22de drapeaux hissés
00:18:24aux Etats-Unis,
00:18:25au Royaume-Uni,
00:18:27et de brandir
00:18:28une sorte de patriotisme ?
00:18:30Et je le disais en titre,
00:18:31est-ce que ce n'est pas aussi
00:18:31pour cacher un peu
00:18:33les fractures de la société ?
00:18:34J'ai envie de vous entendre
00:18:34sur tout ça.
00:18:36Alors oui,
00:18:36ces drapeaux fleurissent
00:18:37un peu partout outre Manche.
00:18:38C'est vrai qu'on en parle peu
00:18:40dans les médias français
00:18:42et pourtant,
00:18:43ça agite l'actualité là-bas.
00:18:46Donc,
00:18:46ils fleurissent
00:18:47aux fenêtres,
00:18:48même en guirlande
00:18:49entre deux réverbères,
00:18:51sur les ronds-points,
00:18:51ils sont parfois
00:18:52tagués sur les routes.
00:18:54Enfin,
00:18:54on en voit à peu près partout.
00:18:56Ça s'appelle
00:18:56l'opération
00:18:57Raise Colors.
00:18:59je parle très mal anglais.
00:19:01On est en France,
00:19:02on est en France,
00:19:02tout va bien.
00:19:03Hissez les couleurs.
00:19:05Voilà.
00:19:05Pas un private joke.
00:19:07Donc,
00:19:07tout a commencé,
00:19:08il faut connaître
00:19:08la genèse de cette affaire.
00:19:10Tout a commencé
00:19:11début juillet
00:19:12dans une petite ville,
00:19:14c'est le rugby,
00:19:14dans le Warwickshire,
00:19:16au Royaume-Uni.
00:19:17Donc,
00:19:18le journal The Sun
00:19:19explique l'affaire.
00:19:20Donc,
00:19:20c'est une petite fille
00:19:21de 12 ans
00:19:22qui est venue en classe
00:19:24parce qu'il y avait
00:19:24une journée dédiée
00:19:26à la diversité culturelle.
00:19:28Et elle,
00:19:28elle est arrivée
00:19:29avec le drapeau
00:19:31de l'Union Jack.
00:19:32Vous voyez,
00:19:32elle a voulu se vêtir
00:19:34comme des Spice Girls
00:19:35dans les années 90
00:19:36qui avaient porté ça
00:19:38lors d'un concert.
00:19:38Elle avait un petit chapeau
00:19:39melon aussi
00:19:40avec le drapeau
00:19:40de l'Union Jack.
00:19:41C'était assorti.
00:19:42Et donc,
00:19:42elle est arrivée
00:19:43pour cette journée
00:19:43à l'école.
00:19:45Et figurez-vous
00:19:46qu'elle a été exclue.
00:19:48Ça s'appelait Courtenay,
00:19:48cette petite fille.
00:19:49On lui a dit
00:19:50« Ah non,
00:19:50tu n'as pas la tenue adaptée.
00:19:52Et comme elle a refusé
00:19:53de se changer,
00:19:54eh bien,
00:19:54on a appelé son père,
00:19:55un bon père de famille
00:19:56de cinq enfants,
00:19:57pour venir la chercher. »
00:19:59Alors,
00:19:59le dit père,
00:20:00il a témoigné.
00:20:01Alors,
00:20:01ça a fait Flores
00:20:02son témoignage
00:20:03dans une vidéo
00:20:05près du Sun aussi
00:20:06pour dire qu'il était
00:20:06très choqué
00:20:07par ce traitement
00:20:08qu'il qualifie
00:20:09d'absolument injuste.
00:20:10Il dit
00:20:10« Mais finalement,
00:20:11ma fille,
00:20:11elle n'a fait qu'exprimer
00:20:12sa propre culture
00:20:13comme les autres élèves.
00:20:15Tout simplement. »
00:20:16Alors,
00:20:17il dit
00:20:17qu'elle ne devrait pas
00:20:18se sentir gênée
00:20:19d'être britannique.
00:20:20Il raconte tout ça.
00:20:21Elle ne devrait pas
00:20:21être punie
00:20:22pour avoir
00:20:23célébré finalement
00:20:25son appartenance
00:20:25à la Grande-Bretagne.
00:20:26Alors,
00:20:27il raconte
00:20:27qu'elle devait faire
00:20:28tout un petit discours
00:20:29qu'elle n'a pas pu faire
00:20:30sur le thé,
00:20:32Shakespeare,
00:20:32le fish and chips
00:20:33et la famille royale.
00:20:34Alors,
00:20:34on conviendra
00:20:35qu'il n'y avait rien
00:20:35de très subversif
00:20:36ni sédicieux
00:20:38dans tout cela.
00:20:39Alors,
00:20:40ce père de famille
00:20:41qualifie cette affaire
00:20:42de signalement
00:20:43de vertu
00:20:44et il rajoute
00:20:45l'ironie,
00:20:45c'est qu'il célébrait
00:20:46la diversité
00:20:47et puis finalement,
00:20:48ils ont exclu
00:20:48cette fillette.
00:20:50ils l'ont punie
00:20:52d'être fier
00:20:52d'être britannique.
00:20:53Il raconte aussi
00:20:54qu'un autre garçon
00:20:56aurait subi
00:20:57le même traitement.
00:20:58Alors,
00:20:58je ne sais pas,
00:20:58je ne l'ai lu qu'une fois,
00:20:59je ne sais pas
00:20:59si ça a été vérifié
00:21:00parce qu'il était
00:21:00déguisé en fermier.
00:21:02Ça non plus,
00:21:02apparemment,
00:21:03l'identité de fermier.
00:21:04Ce n'est pas de la diversité
00:21:05culturelle tout ça.
00:21:06Et la fillette aussi
00:21:07s'est exprimée,
00:21:08elle disait,
00:21:09c'est vrai que nous entendons
00:21:10parler d'autres cultures
00:21:11dans notre école,
00:21:12c'est formidable
00:21:12d'apprendre d'autres cultures,
00:21:14mais on a l'impression
00:21:15qu'être britannique
00:21:18ne compte pas
00:21:19comme une culture
00:21:19parce que c'est
00:21:20la majorité.
00:21:22Donc,
00:21:22elle aussi
00:21:24regrettait évidemment
00:21:25l'incident.
00:21:26Cela a fait grand bruit
00:21:27dans toute la Grande-Bretagne
00:21:28au point que le collège
00:21:29a dû s'excuser,
00:21:30présenter ses excuses.
00:21:32Incroyable,
00:21:32cela ne s'est pas arrêté là.
00:21:34Pour autant,
00:21:34l'histoire ne s'arrête pas là.
00:21:36Non,
00:21:37écoutez,
00:21:37c'est la goutte d'eau
00:21:38qui fait déborder le vase
00:21:39et la goutte d'eau
00:21:40qui fait déborder le vase,
00:21:41c'est comme le tube
00:21:41dans le dentifrice.
00:21:42C'est très compliqué à remettre.
00:21:43Je ne sais pas
00:21:43si vous avez essayé
00:21:44une fois dans votre vie.
00:21:45Tous les matins.
00:21:48Donc,
00:21:48dans la banlieue
00:21:50de Birmingham,
00:21:51non loin,
00:21:52un groupe a lancé
00:21:52l'opération
00:21:53« Hisser les couleurs »
00:21:55et ça a été relayé
00:21:56par les réseaux sociaux,
00:21:57par d'autres groupes,
00:21:58notamment un énorme groupe
00:21:58sur Facebook
00:22:00qui a vraiment
00:22:01essaimé.
00:22:02Alors,
00:22:03évidemment,
00:22:03qu'est-ce qui s'est passé ?
00:22:04Ça a fait tâche-duel
00:22:05dans toute l'Angleterre.
00:22:06Immédiatement,
00:22:07on a accusé ce mouvement
00:22:08d'être proche
00:22:08de l'extrême-euro-droite.
00:22:10Pourtant,
00:22:11il était spontané.
00:22:12Donc,
00:22:12on a dit qu'il y avait
00:22:13des figures
00:22:13telles que Andy Saxon
00:22:14ou Tommy Robinson
00:22:15qui étaient proches
00:22:16de ce mouvement
00:22:17et c'est vrai que
00:22:17Tommy Robinson
00:22:18a relayé largement
00:22:20cette opération.
00:22:22Et puis,
00:22:23le mouvement
00:22:23« Crime suprême »
00:22:25a été soutenu
00:22:26par Elon Musk.
00:22:27Alors ça,
00:22:28évidemment,
00:22:28c'est très mal.
00:22:29Le 26 août,
00:22:31Elon Musk a posté
00:22:32la croix de Saint-Georges
00:22:33sur son profil,
00:22:36enfin,
00:22:37sur X quoi.
00:22:38Et puis,
00:22:39trois jours plus tard,
00:22:40histoire de refaire
00:22:40une petite piqûre de rappel,
00:22:42il a posté deux mots
00:22:43« Save Britain »
00:22:44en montrant
00:22:45des Anglais
00:22:47en train d'accrocher
00:22:48ses drapeaux.
00:22:49Alors,
00:22:50il faut se souvenir
00:22:50qu'Elon Musk
00:22:51avait déjà réagi
00:22:52sur l'affaire
00:22:52des « Grooming Gang ».
00:22:54Vous vous souvenez,
00:22:54il avait même mis en cause
00:22:56Keir Stermer.
00:22:58Il avait également appelé
00:22:59à la libération
00:23:00de Tommy Robinson.
00:23:01« Grooming Gang »,
00:23:01ce sont les petites,
00:23:02les jeunes filles
00:23:03pakistanaises violées.
00:23:04Exactement.
00:23:05Alors,
00:23:05c'est vrai que tout cela…
00:23:05C'est bien ça ?
00:23:06En fait,
00:23:07les jeunes filles
00:23:08de la classe ouvrière blanche
00:23:09violées par des…
00:23:10Oui, pardon.
00:23:11J'y viens,
00:23:12parce que tout cela
00:23:13est intervenu
00:23:13dans un contexte
00:23:15évidemment très tendu.
00:23:16C'est pour ça
00:23:16qu'on parle de gouttes d'eau
00:23:17qui fait déborder le vase.
00:23:20Et évidemment,
00:23:20ça fait suite à l'indignation
00:23:21qui avait suscité
00:23:22la découverte
00:23:23de finalement
00:23:24la dissimulation
00:23:25par les autorités
00:23:26américaniques
00:23:27de viols de fillettes,
00:23:28de très jeunes filles,
00:23:30pour éviter
00:23:31de stigmatiser
00:23:32les Pakistanais.
00:23:35C'est l'affaire
00:23:35des « Grooming Gang »
00:23:36donc.
00:23:37Et puis,
00:23:38il y avait eu aussi,
00:23:38vous vous en souvenez sûrement,
00:23:40on en avait parlé ici,
00:23:41des émeutes
00:23:41après l'assassinat
00:23:42à Southport
00:23:43de trois fillettes
00:23:44par un jeune
00:23:45d'origine rwandaise.
00:23:46Alors,
00:23:46il était présenté
00:23:47comme un gentil enfant de cœur.
00:23:48J'ai retrouvé
00:23:48tous les articles.
00:23:50Mais,
00:23:50devenu soudainement fou,
00:23:52mais on a quand même
00:23:53découvert chez lui
00:23:54un manuel d'Al-Qaïda
00:23:55et un poison fabriqué
00:23:57à partir de l'assassinat.
00:23:57Donc,
00:23:58pour un gentil enfant de cœur,
00:23:59ça se posait là.
00:24:01Donc,
00:24:01Keir Starmer,
00:24:01en allant déposer des fleurs,
00:24:03il avait,
00:24:04j'allais dire,
00:24:04c'est habituel,
00:24:05évidemment accusé
00:24:07l'extrême droite
00:24:08d'instrumentaliser.
00:24:10Comment réagissent
00:24:10les autorités britanniques ?
00:24:12Est-ce que c'est pas
00:24:12un peu compliqué
00:24:13de reprocher
00:24:15aux Anglais
00:24:15de hisser
00:24:16leur propre drapeau ?
00:24:18Oui,
00:24:18ça met dans l'embarras
00:24:19les autorités britanniques.
00:24:21Évidemment,
00:24:21hisser fièrement
00:24:22son drapeau,
00:24:23c'est difficile
00:24:23de trouver ça
00:24:24répréhensible.
00:24:25On peut leur reprocher
00:24:26des mots prononcés,
00:24:28certaines phrases,
00:24:29on ne s'en prive pas,
00:24:30mais leur reprocher
00:24:31de hisser leur drapeau,
00:24:32franchement,
00:24:32c'est très compliqué,
00:24:33comme vous le dites.
00:24:34Alors,
00:24:34d'ailleurs,
00:24:34c'était drôle
00:24:35parce que Keir Starmer,
00:24:36qui n'avait pas dû trop suivre,
00:24:37il n'était pas là au début,
00:24:38je pense qu'il était en vacances,
00:24:41au début,
00:24:42il a dit
00:24:43« Ah oui,
00:24:44c'est sympa »
00:24:44et puis après,
00:24:45on a dû lui expliquer.
00:24:46Donc,
00:24:46il a sorti un posturix
00:24:48un peu lunaire,
00:24:49un peu en même temps,
00:24:50comme son copain
00:24:50de l'autre côté de la Manche.
00:24:52Je suis fière de notre drapeau
00:24:53en tant que symbole patriotique
00:24:54de notre nation,
00:24:55donc voilà,
00:24:55comme beaucoup de gens,
00:24:56j'en ai fière moins chez moi,
00:24:57mais utiliser notre drapeau
00:24:59pour diviser,
00:25:00le dévaloriser,
00:25:01donc vous voyez,
00:25:01le drapeau,
00:25:02c'est comme le cholestérol
00:25:03et les chasseurs,
00:25:04il y a les bons
00:25:04et les mauvais.
00:25:06Alors,
00:25:08il faut savoir
00:25:08que les villes de Birmingham
00:25:09et Tower Hamlets
00:25:11ont décidé d'interdire
00:25:12ces drapeaux anglais,
00:25:13sauf qu'ils ont suscité
00:25:14là aussi l'indignation
00:25:15parce qu'ils n'avaient pas
00:25:16fait preuve
00:25:17de la même célérité,
00:25:18semble-t-il,
00:25:19pour les drapeaux palestiniens.
00:25:21Prenez votre temps.
00:25:22Et dans les médias
00:25:24et sur les réseaux sociaux,
00:25:26on entend parler
00:25:27de simples citoyens
00:25:28qui se...
00:25:29Alors,
00:25:29vous avez par exemple
00:25:30un Britannique ici,
00:25:33là,
00:25:33qui sont allés remplacer
00:25:35des drapeaux palestiniens
00:25:36hissés sur les mâts
00:25:37du quartier
00:25:38par des croix de Saint-Georges.
00:25:40Et l'un d'eux raconte,
00:25:41et là aussi,
00:25:42ça a beaucoup fait parler,
00:25:43que des employés municipaux
00:25:45sont arrivés en 10 minutes
00:25:46pour retirer
00:25:47les drapeaux anglais.
00:25:48Incroyable !
00:25:49Alors,
00:25:50voilà,
00:25:50donc c'est un peu incroyable,
00:25:52comme vous dites.
00:25:53Il y a une vidéo aussi
00:25:54qui a été vue
00:25:54des millions de fois,
00:25:55tournée dans l'Essex,
00:25:56avec une femme arrêtée
00:25:57par la police
00:25:58en train de brandir
00:25:59le drapeau britannique,
00:26:00je crois qu'on la voit là,
00:26:02sur le perron
00:26:02d'une mairie
00:26:04donc on la voit,
00:26:06je ne sais pas
00:26:06si on va aller au bout
00:26:07de la vidéo,
00:26:08mais elle est arrêtée,
00:26:09elle est accompagnée,
00:26:11c'est quand même
00:26:11assez particulier,
00:26:12vous voyez,
00:26:12on essaie de lui arracher
00:26:13son drapeau,
00:26:15je ne sais pas
00:26:15si on est en haut,
00:26:17elle est vraiment
00:26:17impressionnante cette vidéo,
00:26:18c'est pour ça
00:26:19que je voulais vous la montrer.
00:26:20On n'a pas mis l'arrestation,
00:26:21on n'a pas le droit
00:26:22à mettre de toute façon.
00:26:23Voilà,
00:26:23on la voit de loin,
00:26:25il a force à retirer
00:26:26son drapeau.
00:26:27Mais dans quel monde
00:26:28on vit ?
00:26:29Incroyable !
00:26:30Mais il tire par derrière,
00:26:31vous voyez ?
00:26:31On vous arrête
00:26:32pour brandir
00:26:33votre propre drapeau.
00:26:34Exactement,
00:26:34et alors beaucoup
00:26:35de messages circulent
00:26:36sur le thème,
00:26:37vous pouvez brandir
00:26:38un drapeau palestinien,
00:26:39vous pouvez brandir
00:26:41un drapeau LGBT,
00:26:42à la rigueur
00:26:42un drapeau ukrainien,
00:26:43mais pas un drapeau anglais.
00:26:46Alors on assiste même
00:26:46à des combats de drapeau,
00:26:47je ne sais pas
00:26:48si on l'a peut-être
00:26:48pas le temps
00:26:49de le montrer,
00:26:49mais il y en a un
00:26:50qui monte,
00:26:51met le drapeau anglais,
00:26:52l'autre qui tire l'échelle,
00:26:53enfin à la fin
00:26:53ils se battent
00:26:54avec les échelles,
00:26:55c'est quand même,
00:26:56et de fait ça exprime
00:26:57un fort clivage
00:26:58en Angleterre.
00:27:01Alors pour faire le lien
00:27:03justement avec la France,
00:27:05est-ce que,
00:27:05alors oui,
00:27:05on nous montre
00:27:06Robert Denrick
00:27:07qui est un ancien ministre
00:27:10de l'immigration
00:27:10entre 2022 et 2023,
00:27:12donc vous voyez
00:27:12il n'y a pas que l'extrême droite
00:27:13qui soutient le mouvement,
00:27:14qui est conservateur
00:27:15et qui s'est montré,
00:27:18s'est mis en scène
00:27:18sur X
00:27:19en allant accrocher
00:27:21le drapeau
00:27:22du Royaume-Uni.
00:27:24Donc on voit
00:27:24que ça fait vraiment
00:27:25ça s'étend
00:27:26de façon extrêmement importante.
00:27:28Alors est-ce que ça pourrait
00:27:28s'étendre en France ?
00:27:29Il faut savoir
00:27:30qu'il y a un petit mouvement
00:27:33qui commence
00:27:34avec Isse ton drapeau
00:27:35ou sous le hashtag
00:27:36opération tricolore,
00:27:37je n'ai pas eu l'impression
00:27:38encore que ce soit
00:27:38très important.
00:27:40Et puis il faut noter aussi
00:27:41que le 13,
00:27:41des gens finiraient là,
00:27:42le 13 septembre,
00:27:43il y a une manifestation
00:27:44avec Tommy Robinson
00:27:47à Londres
00:27:48pour la liberté d'expression
00:27:51et contre la submersion migratoire,
00:27:53je cite.
00:27:53et il faut savoir
00:27:55qu'Éric Zemmour
00:27:55a d'ores et déjà
00:27:56annoncé
00:27:57qu'il serait présent.
00:27:59Donc nous allons
00:28:00suivre cela.
00:28:01Très intéressant.
00:28:02Quand on pense
00:28:03que la petite Courtenay,
00:28:0412 ans,
00:28:05peut-on l'accuser
00:28:06d'être d'extrême droite
00:28:07lorsqu'elle vient
00:28:07avec les couleurs
00:28:09de son pays
00:28:10pour la diversité culturelle ?
00:28:13Comme quoi la diversité culturelle
00:28:14est à plusieurs niveaux.
00:28:17Merci beaucoup
00:28:17ma chère Gabrielle,
00:28:19Marc Menon.
00:28:20On va parler avec vous
00:28:22de cette attaque au couteau
00:28:23qui a eu lieu
00:28:24à Marseille aujourd'hui.
00:28:26Bruno Rotaillot
00:28:27s'est rendu sur place.
00:28:29Que s'est-il passé concrètement ?
00:28:31Marseille est sous le choc ce soir.
00:28:33Alors c'est le premier arrondissement.
00:28:34Mais ça ne nous dit pas grand-chose.
00:28:36Sauf que tout un chacun
00:28:37a en mémoire
00:28:39la cannebière,
00:28:41le vieux port.
00:28:42Et là,
00:28:42c'est Pagnol qui jaillit.
00:28:44C'est toute cette sensibilité
00:28:47qui a rendu les méridionaux
00:28:48si sympathiques
00:28:50aussi bien
00:28:50à un tramurose
00:28:52donc en France
00:28:52qu'à l'étranger.
00:28:54Il y a
00:28:55cette bonhomie,
00:28:56il y a ce désir
00:28:58de faire en sorte
00:28:59que l'on soit
00:29:00dans une...
00:29:00Cette quoi ?
00:29:01Cette bonhomie.
00:29:02D'accord.
00:29:03Bruno Rotaillot
00:29:04est attendu.
00:29:05Je dis que je l'ai sûr.
00:29:06Il est attendu dans la soirée.
00:29:07Il arrive vers 20h30
00:29:09et il tiendra à ce moment-là
00:29:11un discours sans doute
00:29:12pour faire l'analyse
00:29:14de la situation.
00:29:15Il reprendra les propos
00:29:16de Nicolas Besson
00:29:18qui est le procureur.
00:29:20Et celui-ci s'est déjà exprimé.
00:29:22Alors que s'est-il passé exactement ?
00:29:24On est dans le milieu
00:29:24de l'après-midi.
00:29:26Ce premier arrondissement
00:29:28qui est un arrondissement
00:29:30où certains immeubles
00:29:32sont rutilants
00:29:33mais l'ensemble
00:29:34c'est un quartier
00:29:36de pauvreté.
00:29:38Et jaillit
00:29:40un personnage
00:29:41qui apparemment
00:29:42aurait,
00:29:43selon certaines informations,
00:29:44était exclu
00:29:46de l'hôtel
00:29:47qui est une mesure
00:29:49de l'hôtel
00:29:50dans lequel
00:29:50il séjournait
00:29:52car apparemment
00:29:53il n'avait pas payé
00:29:55la
00:29:56chambre.
00:29:58Il est
00:29:59fou furieux.
00:30:00Il attaque
00:30:01le gérant
00:30:01le fils du gérant
00:30:03un client
00:30:03qui se trouve là
00:30:04et qui malheureusement
00:30:05prend un coup de couteau
00:30:07et
00:30:08à l'instant
00:30:09où je parle
00:30:10cet homme
00:30:11est en
00:30:12un état critique.
00:30:13On ne sait pas
00:30:14s'il échappera au drame.
00:30:16Et puis le voilà
00:30:16qui filoche forcément
00:30:17et
00:30:18dans sa course
00:30:20il frappe
00:30:21deux passants
00:30:22qui n'avaient rien vu
00:30:23et
00:30:24les policiers
00:30:25se précipitent.
00:30:27Un d'eux
00:30:28crie
00:30:28arrête-toi
00:30:29arrête-toi
00:30:30il se tourne vers lui
00:30:31et
00:30:32il semble
00:30:32qu'il cherche
00:30:34à lui
00:30:35enfoncer
00:30:35la lame
00:30:36dans le poitrail
00:30:37des tirs
00:30:38à ce moment-là
00:30:39et l'homme
00:30:40s'effondre.
00:30:41Alors
00:30:42la situation
00:30:43On a recruté
00:30:44les images
00:30:44parce qu'elles sont
00:30:45évidemment
00:30:45plutôt violentes.
00:30:47Voilà
00:30:47la situation
00:30:49c'est
00:30:50pourquoi la police
00:30:52peut intervenir
00:30:53aussi rapidement.
00:30:55Eh bien
00:30:56on en revient
00:30:56aux conditions sociales
00:30:57de ce quartier.
00:30:59Ce quartier
00:31:00c'est
00:31:0115,7%
00:31:04d'immigrés
00:31:047,7%
00:31:06d'hommes
00:31:078,8%
00:31:09de femmes
00:31:10et 0,8%
00:31:11de mineurs.
00:31:13Dans cet état
00:31:14enfin dans ce quartier
00:31:16de la pauvreté
00:31:17vous avez
00:31:1870,2%
00:31:21de vols
00:31:22de plus
00:31:23que dans tout
00:31:23le reste
00:31:24de Marseille.
00:31:25Vous avez
00:31:268,4%
00:31:28de plus
00:31:29d'agressions
00:31:30au couteau
00:31:31ou
00:31:33des bagarres
00:31:34des agressions
00:31:35avec volonté
00:31:36de nuire
00:31:37à autrui
00:31:388,4%
00:31:40de plus
00:31:40que dans
00:31:42l'ensemble
00:31:42de Marseille.
00:31:43À comparaison
00:31:44dans les quartiers
00:31:45nord
00:31:45qui ont si mauvaise
00:31:46réputation
00:31:46c'est 4,5%
00:31:49de plus
00:31:50que l'ensemble
00:31:51de la population.
00:31:52C'est un point
00:31:53de deal aussi
00:31:53qui est réputé
00:31:54qui fait que forcément
00:31:55on imagine
00:31:56que les policiers
00:31:58soient en errance
00:31:59d'où
00:32:00leur précipitation
00:32:01pour essayer
00:32:02d'arrêter
00:32:03cet homme
00:32:03qui venait
00:32:04de tenter
00:32:05de tuer
00:32:053 personnes.
00:32:08On trouvera
00:32:09sur lui
00:32:10d'après un témoin
00:32:112 couteaux
00:32:12de boucher.
00:32:14Mais ce qui est
00:32:14inquiétant
00:32:15dans tout cela
00:32:15c'est de savoir
00:32:17que depuis
00:32:18des mois
00:32:18on a
00:32:20ce quartier
00:32:21qui traîne
00:32:21comme certains
00:32:22quartiers de Paris.
00:32:23On va parvenir
00:32:24à la colline
00:32:25du Crac
00:32:26mais vous avez
00:32:27des endroits
00:32:27comme ça
00:32:28qui bougent
00:32:30de quelques centaines
00:32:31de mètres
00:32:31et puis qui s'enracinent
00:32:33de temps en temps
00:32:34vous avez une opération
00:32:35on chasse
00:32:36mais c'est le coup
00:32:37de vent
00:32:37dans le nuage
00:32:38de moustiques
00:32:39les moustiques
00:32:39ils ont vite fait
00:32:40de se reconstituer.
00:32:42Alors hier
00:32:43on évoquait
00:32:44ce qui s'était passé
00:32:45dans l'Aude
00:32:45avec l'impuissance
00:32:47des forces de l'ordre
00:32:48à faire
00:32:49admettre
00:32:50qu'il y a
00:32:51une loi à respecter
00:32:52des propriétés
00:32:53à respecter
00:32:54et là
00:32:54on est
00:32:55dans ce chaos social
00:32:57avec des gens
00:32:58qui sont sans doute
00:32:58dans un mal-être
00:32:59total
00:33:00qui ne sont plus
00:33:02capables
00:33:02peut-être
00:33:03d'avoir
00:33:04un esprit
00:33:05citoyen
00:33:06et il y a
00:33:07une agressivité
00:33:08permanente
00:33:09mais on reste
00:33:10dans cette
00:33:11impuissance
00:33:13à juguler
00:33:14ce fléau social.
00:33:16Ça se généralise
00:33:17partout
00:33:18il n'y a pas
00:33:18une ville de province
00:33:20on a parlé
00:33:20de Clermont-Ferrand
00:33:21cet été
00:33:21Clermont-Ferrand
00:33:23c'est quand même
00:33:23une cité
00:33:24a priori
00:33:25on se dit
00:33:26si je veux vivre
00:33:27tranquille
00:33:27je me pointe
00:33:28à Clermont-Ferrand
00:33:29je ne connaîtrai pas
00:33:31la moindre hantise
00:33:33la moindre peur
00:33:34et bien non
00:33:34à Clermont-Ferrand
00:33:35aujourd'hui
00:33:36vous risquez
00:33:37de prendre
00:33:37un mauvais coup
00:33:38car il y a
00:33:39les points de deal
00:33:40et ça peut se corréler
00:33:41aussi
00:33:42avec
00:33:43un sondage
00:33:44qui est sorti
00:33:45aujourd'hui
00:33:46où l'on montre
00:33:47que
00:33:48chez les jeunes
00:33:49de 24
00:33:50de 14
00:33:51à 25 ans
00:33:5331%
00:33:55de ceux
00:33:56qui ont été
00:33:56interrogés
00:33:57ces 15 derniers jours
00:34:0031%
00:34:01pensaient
00:34:02à se suicider
00:34:03des mômes
00:34:04de 14
00:34:05à 25 ans
00:34:06ça montre
00:34:07comment
00:34:07alors qu'on est là
00:34:09à avoir
00:34:10cette comédie
00:34:11sinistre
00:34:12du monde politique
00:34:13qui se déchire
00:34:14sur le budget
00:34:15salaud de pauvre
00:34:16salaud de riche
00:34:17vous avez
00:34:18une France
00:34:19de plus en plus
00:34:20dans un délitement
00:34:22mental
00:34:22qui n'est plus
00:34:24capable
00:34:24d'accepter
00:34:26le quotidien
00:34:27qui est en souffrance
00:34:28l'impuissance
00:34:30de toutes
00:34:31les forces
00:34:33qui théoriquement
00:34:34sont là
00:34:35pour faire en sorte
00:34:35que le lendemain
00:34:37soit meilleur
00:34:38que le présent
00:34:38on rappelle
00:34:40ce sont
00:34:41cinq personnes
00:34:42qui ont été
00:34:43blessées
00:34:44par cette attaque
00:34:45à l'aveugle
00:34:46que l'assaillant
00:34:47a perdu la vie
00:34:49qu'il s'agit
00:34:50d'une attaque
00:34:50perpétrée
00:34:51par un Tunisien
00:34:52en situation
00:34:53régulière
00:34:54qui a donc
00:34:55je le disais
00:34:55notamment
00:34:56attaqué au couteau
00:34:57le gérant
00:34:57de l'hôtel
00:34:58vous l'a bien
00:34:58expliqué
00:34:59dont il venait
00:35:00d'être expulsé
00:35:01pour défaut
00:35:02de paiement
00:35:02dans un instant
00:35:03on parlera
00:35:04politique
00:35:05puisque la situation
00:35:06est grave
00:35:06en France
00:35:07avec un expert
00:35:08Henri Guénaud
00:35:09on lui posera
00:35:10toutes les questions
00:35:11notamment sur
00:35:12les LR
00:35:13on a appris ce soir
00:35:13que Gérard Larcher
00:35:14appelle à un accord
00:35:16de gouvernement
00:35:17sans le PS
00:35:18on aurait pu se poser
00:35:19des questions
00:35:19savoir est-ce qu'ils étaient
00:35:20prêts effectivement
00:35:21à gouverner ensemble
00:35:22d'abord
00:35:23Charlotte Dornelas
00:35:24deux communes lyonnaises
00:35:26ont décidé
00:35:27de porter plainte
00:35:29après la dégradation
00:35:31de mobilier urbain
00:35:32très intéressant
00:35:34de quoi s'agit-il ?
00:35:36Alors ce n'est pas
00:35:36le résultat
00:35:37d'une émeute urbaine
00:35:38comme on a vu
00:35:39ces derniers temps
00:35:40mais c'est une opération
00:35:40de tag
00:35:41alors vous allez me dire
00:35:42rien que de très ordinaire
00:35:43dans un pays
00:35:43qui en est recouvert
00:35:44mais cette fois-ci
00:35:46ce sont des tags
00:35:47qui agrémentent
00:35:47on les voit à l'image
00:35:48des panneaux de signalisation
00:35:50stop
00:35:50sur lequel un pochoir
00:35:51a été accolé
00:35:52avec le mot immigration
00:35:54ce qui donne donc
00:35:55stop immigration
00:35:55tout le monde aura compris
00:35:56et alors selon
00:35:58les informations du progrès
00:35:59qui est partie enquêter
00:36:00pour savoir d'où venait
00:36:01cette insolence totale
00:36:04ce n'est pas
00:36:04un mais une dizaine
00:36:06de panneaux
00:36:06qui auraient été dégradés
00:36:08dans deux communes différentes
00:36:09qui donc ont décidé
00:36:10de porter plainte
00:36:11une enquête
00:36:12a donc été ouverte
00:36:13sans tarder
00:36:13alors ça n'est pas
00:36:15sans rappeler
00:36:15la fermeté
00:36:16des pouvoirs publics
00:36:17chaque fois qu'une action
00:36:18de ce genre est organisée
00:36:19Mathieu nous a régulièrement
00:36:20parlé des banderoles
00:36:21vous savez ici et là
00:36:22on avait vu
00:36:23notamment à Besançon
00:36:24alors comme j'ai retrouvé
00:36:25le comment dire
00:36:27le
00:36:27enfin pourquoi
00:36:29elles avaient été poursuivies
00:36:30j'ai bien aimé
00:36:31parce qu'elles ont été poursuivies
00:36:32pour provocation
00:36:33à la haine raciale
00:36:34à l'égard d'un groupe
00:36:35de personnes
00:36:36en raison de leur origine
00:36:37donc c'était des militantes
00:36:38dans une
00:36:39des militantes féministes
00:36:41et donc provocation
00:36:43à la haine raciale
00:36:44à l'égard d'un groupe
00:36:45de personnes
00:36:45en raison de leur origine
00:36:46les deux slogans
00:36:47c'était
00:36:47violeurs étrangers dehors
00:36:49ce qui fait partie
00:36:50du programme de la Macronie
00:36:51Gérald Darmanin
00:36:52ministre de l'intérieur
00:36:53puis à la justice
00:36:55et ensuite
00:36:56libérez-nous
00:36:56de l'immigration
00:36:57c'est un avis politique
00:36:58qui vise une politique
00:36:59d'immigration
00:37:00qui est mise en place
00:37:00on est d'accord
00:37:01on n'est pas d'accord
00:37:01mais je vois pas très bien
00:37:03la provocation à la haine raciale
00:37:04à l'égard d'un groupe
00:37:05de personnes
00:37:05mais qu'importe
00:37:06on voit que
00:37:06systématiquement
00:37:07et le parquet
00:37:08poursuit seul
00:37:09même parfois
00:37:09avant que d'autres
00:37:10ne portent plainte
00:37:11ça a été vrai
00:37:12dans plusieurs affaires
00:37:12on se souvient
00:37:13du drame à Cherbourg
00:37:14d'une jeune femme
00:37:15qui avait été massacrée
00:37:16pareil
00:37:16des personnes
00:37:17avaient été poursuivies
00:37:18après avoir rappelé
00:37:19le quasi-judiciaire
00:37:20cette fois-ci
00:37:25qui est une politique
00:37:26dès lors que cela
00:37:27a trait à l'immigration
00:37:28il y a un débat
00:37:30qui existe
00:37:31et qui est encadré
00:37:32et autorisé
00:37:32mais l'agite propre
00:37:34que l'on tolère
00:37:35sur tous les autres sujets
00:37:36n'est pas toléré ici
00:37:37Mais que révèlent ces tags
00:37:39et la réaction immédiate
00:37:40des autorités locales
00:37:42il est quand même interdit
00:37:43de taguer ces panneaux
00:37:44est-ce que c'est pas normal
00:37:45de réagir quand même ?
00:37:46C'est légitime de réagir
00:37:47il est en effet interdit
00:37:48de taguer ces panneaux
00:37:50est-ce que c'est normal
00:37:51si le mot normal
00:37:52renvoie à une norme
00:37:53je laisse à chacun
00:37:54le soin de juger
00:37:54si de telles poursuites
00:37:56pour un pochoir
00:37:56sur un panneau
00:37:57dans une rue
00:37:58est la norme
00:37:59en termes de fermeté étatique
00:38:00je laisse à chacun
00:38:01le soin de juger
00:38:02si c'est normal ou non
00:38:03ensuite je ne sais pas
00:38:05du tout qui a fait ça
00:38:06et personne ne le sait
00:38:07à l'heure où on parle
00:38:08en tout cas pas moi
00:38:09et pas la presse apparemment
00:38:10mais on voit à travers
00:38:11l'Europe entière
00:38:12et Gabriel nous en a parlé
00:38:14hier je crois
00:38:15enfin bon bref
00:38:16on voit dans plusieurs pays
00:38:17des manifestations
00:38:18le résultat dans les urnes
00:38:20dans les commentaires
00:38:21et même parmi les différents
00:38:22responsables politiques
00:38:23dès lors que vous êtes
00:38:24en campagne électorale
00:38:25beaucoup retrouvent le chemin
00:38:27de la critique possible
00:38:29de la politique
00:38:30d'immigration
00:38:31preuve que c'est devenu
00:38:32un sujet central
00:38:33sur lequel il y a
00:38:34des désaccords
00:38:35indiscutablement
00:38:35mais qui est central
00:38:37dans nos discussions
00:38:38or nous vivons
00:38:39dans un pays
00:38:39en France
00:38:40que l'immigration
00:38:41le phénomène
00:38:43et non pas individuellement
00:38:44les personnes
00:38:45qui composent
00:38:46on va dire
00:38:46ce phénomène
00:38:47le phénomène
00:38:48de l'immigration
00:38:48ces dernières décennies
00:38:50submerge
00:38:51littéralement
00:38:52le pays
00:38:52quel que soit
00:38:53le sujet
00:38:54sur lequel
00:38:54on se penche
00:38:55François Bayrou l'avait dit
00:38:56François Bayrou l'avait dit
00:38:58avant de changer d'avis
00:39:00apparemment
00:39:00je ne sais pas
00:39:01alors prenons l'école
00:39:02il y avait une note
00:39:03de la direction
00:39:04de l'évaluation
00:39:04de la prospective
00:39:05et de la performance
00:39:06qui révélait
00:39:06c'était l'année dernière
00:39:07une augmentation
00:39:08de 20%
00:39:09du nombre
00:39:10des élèves
00:39:11allophones
00:39:12en un an
00:39:12qui parlent
00:39:13une langue étrangère
00:39:13la langue maternelle
00:39:14est étrangère
00:39:15donc nous avons
00:39:16aujourd'hui
00:39:1740%
00:39:17des moins de 4 ans
00:39:18en France
00:39:19qui sont immigrés
00:39:20ou d'origine immigrée
00:39:21or en parallèle
00:39:22l'enquête PISA
00:39:23la fameuse
00:39:24en lecture
00:39:25note une différence
00:39:26évidemment très compréhensible
00:39:28de niveau
00:39:28quand ça n'est pas
00:39:29votre langue maternelle
00:39:30forcément en lecture
00:39:31c'est plus difficile
00:39:32donc les jeunes français
00:39:34je cite l'étude PISA
00:39:35autochtone
00:39:36ou descendants d'immigrés
00:39:37de 3ème génération
00:39:38ou plus
00:39:39obtiennent un score
00:39:40assez élevé
00:39:41comparable au Danemark
00:39:42ou à Taïwan
00:39:43par exemple
00:39:43tandis que les scores
00:39:45des enfants d'immigrés
00:39:46est inférieur de 9%
00:39:47et celui des immigrés
00:39:49donc étrangers
00:39:49nés à l'étranger
00:39:50est inférieur
00:39:51de 18%
00:39:52cela donne une image
00:39:53de ce que pèse
00:39:55le phénomène migratoire
00:39:56sur l'école
00:39:57c'est un exemple
00:39:58et c'est donc
00:39:59un sujet politique
00:40:01qui n'insulte personne
00:40:02me semble-t-il
00:40:03je ne crois pas avoir
00:40:03insulté qui que ce soit
00:40:04dans la phrase
00:40:05que je viens de faire
00:40:06ensuite la question
00:40:08du logement
00:40:08souvenez-vous
00:40:09le rapport de Michel Auboin
00:40:10l'ancien préfet
00:40:11sur le logement social
00:40:12il donnait un chiffre
00:40:13très clair
00:40:14les immigrés
00:40:15donc encore une fois
00:40:16les étrangers
00:40:16nés à l'étranger
00:40:17selon l'INSEE
00:40:18y occupent une position
00:40:19singulière
00:40:2035% d'entre eux
00:40:22y vivent
00:40:23contre seulement
00:40:2411% des personnes
00:40:25sans ascendance
00:40:26migratoire
00:40:26c'est donc une proportion
00:40:28énorme
00:40:29des logements sociaux
00:40:29qui sont absolument
00:40:30saturés
00:40:31on le sait
00:40:31et je ne prends pas
00:40:33les chiffres
00:40:33sur le logement
00:40:34d'urgence
00:40:35ceux qui nous écoutent
00:40:36régulièrement
00:40:36ont l'habitude
00:40:37de le voir
00:40:37et là tout le monde
00:40:38en conviendra
00:40:39puisque les collectifs
00:40:40de soutien
00:40:41à l'immigration
00:40:43squattent régulièrement
00:40:44des bâtiments
00:40:45pour dénoncer
00:40:46le manque
00:40:46de logements
00:40:47d'urgence
00:40:47donc là encore une fois
00:40:48le phénomène migratoire
00:40:49pèse très largement
00:40:50sur la question du logement
00:40:51sur la question des prisons
00:40:53nous manquons sans cesse
00:40:54de places de prison
00:40:54le garde des sceaux
00:40:55lui-même
00:40:56a déclaré vouloir agir
00:40:58déplorant que plus de 23%
00:40:59des détenus
00:41:00aujourd'hui en France
00:41:00étaient de nationalité
00:41:02étrangère
00:41:03pas d'ascendance étrangère
00:41:05de nationalité
00:41:06étrangère
00:41:07sur la question
00:41:08de la délinquance
00:41:08on se souvient du rapport
00:41:10du ministère de la justice
00:41:11lui-même
00:41:11qui citait les jeunes
00:41:12issus de l'immigration
00:41:14en très forte proportion
00:41:15dans les émeutes
00:41:16plus récemment encore
00:41:17vous savez
00:41:18le low fast
00:41:19qui gère on va dire
00:41:20le narcotrafic
00:41:21les policiers chargés
00:41:21du narcotrafic
00:41:22je le fais très simplement
00:41:23aujourd'hui en France
00:41:24ont rendu un rapport
00:41:25sur l'état du narcotrafic
00:41:26je cite
00:41:27les acteurs français
00:41:28des stupéfiants
00:41:29qui menacent le plus
00:41:30la sécurité nationale
00:41:31sont tous issus
00:41:32du processus
00:41:33de structuration criminelle
00:41:35des trafiquants
00:41:35de cannabis
00:41:36marocains
00:41:37originaires des cités
00:41:38eux-mêmes ou leurs familles
00:41:39en grande partie
00:41:40issus de l'immigration
00:41:41fermez les guillemets
00:41:42c'est un rapport officiel
00:41:44de l'offast
00:41:45c'est vrai aussi
00:41:46des tribunaux administratifs
00:41:4740% du contentieux
00:41:48et celui des étrangers
00:41:50de l'aide sociale
00:41:50à l'enfance
00:41:51augmentation du nombre
00:41:52de mineurs isolés
00:41:53qui a multiplié par 10
00:41:54entre 2010 et 2020
00:41:56augmentation de l'aide
00:41:57médicale d'état
00:41:58pour la santé
00:41:59480 millions
00:42:00votés en 2010
00:42:02dans le budget
00:42:021,1 milliard
00:42:04votés en 2024
00:42:05dans le budget
00:42:06bref ce phénomène
00:42:07encore une fois
00:42:08ce phénomène
00:42:09qui relève
00:42:10des décisions politiques
00:42:11pèse sur toute la société
00:42:13et c'est évidemment logique
00:42:14les personnes qui arrivent
00:42:16c'est pas parce qu'elles sont étrangères
00:42:17qu'elles n'ont pas besoin d'école
00:42:18de santé
00:42:18de logement
00:42:19et tout ce qu'il va avec
00:42:21il y a des panneaux
00:42:22stop immigration
00:42:23et on porte plainte
00:42:24pour ces panneaux
00:42:24stop immigration
00:42:25comment expliquer
00:42:26Charles-Anne Dornelas
00:42:27dès lors que les politiques
00:42:28peinent à s'en saisir
00:42:29sérieusement
00:42:30sans que naissent
00:42:31des craintes
00:42:32et des invectives
00:42:33dans le débat
00:42:34mais honnêtement
00:42:35c'est de la folie pure
00:42:36qui relève en effet
00:42:37d'un dogme
00:42:38alors Mathieu a l'habitude
00:42:38de nous dire
00:42:39que c'est le dogme absolu
00:42:40qui génère
00:42:41toutes les autres politiques
00:42:42mais c'est de la folie pure
00:42:44qu'un phénomène
00:42:45humain
00:42:47par ailleurs
00:42:47qui pèse aussi lourd
00:42:49et je n'ai pas pris
00:42:50les exemples
00:42:51via l'école
00:42:52mais pas l'inquiétude culturelle
00:42:54que ça génère
00:42:54qu'un phénomène aussi lourd
00:42:56ne soit jamais abordé
00:42:57sans qu'il y ait des hurlements
00:42:58et des invectives
00:42:59de part et d'autre
00:43:00qui ne soient pas accueillis
00:43:01froidement
00:43:02parce que
00:43:02un ça pèse évidemment
00:43:04sur la population
00:43:05premièrement
00:43:06dont les responsables politiques
00:43:08français ont premièrement
00:43:09la charge
00:43:09à savoir les français
00:43:10et ça pèse évidemment
00:43:11sur l'accueil
00:43:12qui est déplorable
00:43:13des personnes
00:43:14que l'on prétend
00:43:15continuer à accueillir
00:43:16le tout
00:43:17sans l'accord
00:43:18de la population d'accueil
00:43:19or on force difficilement
00:43:21l'accueil de personnes humaines
00:43:23par d'autres personnes
00:43:24qui ne veulent pas
00:43:25accueillir
00:43:26ça finit en général
00:43:27par des drames
00:43:28nous vivons au-dessus
00:43:29de nos moyens
00:43:29tout le monde l'a compris
00:43:30ces derniers jours
00:43:30mais nous poursuivons
00:43:32l'accueil de ces populations
00:43:33sans que ce sujet soit
00:43:35et on l'a vu avec
00:43:36François Bayrou
00:43:36malheureusement il y a deux jours
00:43:38soit sérieusement
00:43:39pris en compte
00:43:40alors qu'il pèse
00:43:41très lourdement
00:43:41merci pour cette
00:43:43brillante analyse
00:43:44ma chère Charlotte
00:43:45appartient de
00:43:46ces panneaux
00:43:47stop immigration
00:43:48on va recevoir
00:43:49maintenant
00:43:50Henri Guénaud
00:43:52sur le plateau
00:43:53pour parler un peu
00:43:54d'actualité politique
00:43:56il va s'installer ici
00:43:57vous êtes une plume
00:43:58Henri Guénaud
00:43:58vous êtes une voix
00:43:59une figure singulière
00:44:01de la vie politique française
00:44:02installez-vous
00:44:03fils d'ouvrier
00:44:04devenu fonctionnaire
00:44:06vous avez
00:44:07gravi
00:44:08un à un
00:44:08les échelons
00:44:10de la république
00:44:11fils d'une femme
00:44:12de ménage
00:44:12pour être plus précise
00:44:13vous avez été
00:44:14conseiller de Jacques Chirac
00:44:16vous êtes surtout connu
00:44:17pour avoir été
00:44:18l'inspirateur
00:44:19de la plume
00:44:19de Nicolas Sarkozy
00:44:21à l'Elysée
00:44:23signant des discours
00:44:24marquants
00:44:25vous avez été député
00:44:26essayiste
00:44:28vous êtes un gaulliste
00:44:29assumé
00:44:29vous avez été
00:44:30commissaire au plan
00:44:31et je prends vraiment
00:44:32le temps de vous présenter
00:44:34Henri Guénaud
00:44:35parce qu'on vous voit
00:44:36un peu sur tous les plateaux
00:44:37mais c'est important
00:44:37de bien replanter le décor
00:44:40vous avez contribué
00:44:40à faire élire
00:44:41deux présidents
00:44:42de la république
00:44:43vous n'avez jamais cessé
00:44:44de défendre
00:44:45une certaine idée
00:44:46de la France
00:44:46et c'est ce que
00:44:47beaucoup de téléspectateurs
00:44:48aiment
00:44:49et de français
00:44:50aiment chez vous
00:44:51vous êtes de la famille
00:44:52RPR
00:44:53famille Pasqua Seguin
00:44:55famille gaulliste
00:44:56bonapartiste
00:44:57colbertiste
00:44:58jacobin
00:44:58jacobin à la Debré
00:45:00pas à la Robespierre
00:45:01on va préciser quand même
00:45:02si toutefois
00:45:02il y avait des interrogations
00:45:04et vous avez écrit
00:45:05de nombreux nouveaux
00:45:06on voit ici
00:45:06en finir avec
00:45:07l'économie du sacrifice
00:45:09ou bien encore
00:45:09ils veulent tuer
00:45:11l'occident
00:45:11ou encore
00:45:12De Gaulle
00:45:13le nom de tout
00:45:14ce qui nous manque
00:45:16voici pour planter
00:45:18le décor
00:45:19aujourd'hui
00:45:20on a entendu
00:45:21Nicolas Sarkozy
00:45:22qui a réagi
00:45:24à la crise politique
00:45:25du moment
00:45:26François Bayrou
00:45:27qui reçoit
00:45:28tous les partis politiques
00:45:29Emmanuel Macron
00:45:30qui joue aussi
00:45:31en recevant
00:45:32les partis politiques
00:45:33qui jouent
00:45:34de sa partition
00:45:35on a vu aussi
00:45:36Gérard Larcher
00:45:37qui appelle ce soir
00:45:38un accord de gouvernement
00:45:39sans l'EPS
00:45:40on parlera
00:45:41dans un instant
00:45:41des LR
00:45:42parce que c'est capital
00:45:43d'abord
00:45:44première question
00:45:44Henri Guénaud
00:45:45que révèle
00:45:46pour vous
00:45:47cette crise politique
00:45:48du moment ?
00:45:50elle révèle
00:45:51une chose très simple
00:45:51c'est
00:45:52l'effondrement
00:45:54des politiciens
00:45:55c'est que
00:45:56depuis
00:45:57plusieurs décennies
00:45:58les politiciens
00:45:59ont peu à peu
00:46:00pris tous les postes
00:46:02de responsabilité
00:46:03et on a le résultat
00:46:05sous les yeux
00:46:06c'est-à-dire
00:46:07où sont passés
00:46:08les hommes d'Etat
00:46:09et même
00:46:09les hommes politiques
00:46:10qui ne sont pas
00:46:11des politiciens
00:46:12qui cherchent
00:46:14l'intérêt général
00:46:15qui réfléchissent
00:46:17qui ne passent pas
00:46:21leur temps
00:46:21à servir
00:46:22des clientèles
00:46:22c'est le spectacle
00:46:24qu'on a sous les yeux
00:46:25enfin quand même
00:46:26regardez ce qui se passe
00:46:29on est
00:46:30les gens
00:46:32qui sont au pouvoir
00:46:33sont en train
00:46:34de créer
00:46:35les conditions
00:46:35d'une crise
00:46:36pour pouvoir
00:46:38nous dire après
00:46:38ah vous voyez
00:46:40si vous m'aviez écouté
00:46:41ah si vous aviez
00:46:42voté la confiance
00:46:42il n'y aurait pas eu
00:46:43de crise
00:46:44mais c'est eux
00:46:45qui créent
00:46:45les conditions
00:46:45de la crise
00:46:46juste un petit retour
00:46:47en arrière
00:46:48avant
00:46:48que
00:46:50avant la dissolution
00:46:51la France
00:46:52n'avait
00:46:53aucun problème
00:46:54pour
00:46:55financer sa dette
00:46:57ni en montant
00:46:58ni en coût
00:47:00alors ça ne veut pas dire
00:47:02qu'il n'y avait pas
00:47:02de problème
00:47:02de dette
00:47:03on me fait souvent dire
00:47:05que je minimise
00:47:06le problème
00:47:07des finances
00:47:07big
00:47:07non
00:47:08mais simplement
00:47:09elle pouvait
00:47:10sans problème
00:47:11se financer
00:47:13et puis
00:47:14la dissolution
00:47:15l'incertitude politique
00:47:16le risque politique
00:47:18que chacun d'ailleurs
00:47:19s'échine depuis
00:47:20à accroître
00:47:22enfin
00:47:22Michel Barnier
00:47:23n'avait pas besoin
00:47:23de faire un 49-3
00:47:25qui au lieu
00:47:26d'avoir à renégocier
00:47:27un nouveau budget
00:47:28avec le même gouvernement
00:47:29on a dû renégocier
00:47:30un nouveau budget
00:47:31avec un autre gouvernement
00:47:32et là
00:47:33François Béroux
00:47:33vient de nous faire
00:47:34si je peux me permettre
00:47:36de parler ainsi
00:47:37le coût
00:47:37de la question de confiance
00:47:39dont il sait
00:47:41pertinemment
00:47:42qu'elle ne peut pas
00:47:44être accordée
00:47:44la confiance
00:47:45elle ne peut pas être accordée
00:47:46non pas à cause
00:47:47des calculs
00:47:47des partis d'opposition
00:47:48non pas à cause
00:47:49de leur manque
00:47:50de patriotisme
00:47:51ou de leur manque
00:47:52de responsabilité
00:47:53mais parce qu'ils ont
00:47:54des électeurs
00:47:55ils ont des socles électoraux
00:47:56et le Rassemblement National
00:47:59même s'il veut se normaliser
00:48:00même s'il avait plus envie
00:48:03de négocier
00:48:04que de censurer
00:48:05il a un électorat
00:48:06quand on vous demande
00:48:07de voter la confiance
00:48:08et que vous êtes
00:48:13le Rassemblement National
00:48:13vous ne pouvez pas
00:48:14dans le contexte actuel
00:48:15vous ne pouvez pas
00:48:16avec ce qu'est le plan Béroux
00:48:17voter la confiance
00:48:18pareil pour tous
00:48:19les partis de gauche
00:48:20je me demande pourquoi
00:48:22d'ailleurs
00:48:22les LR se croient obligés
00:48:23de voter la confiance
00:48:26vous êtes en train
00:48:27d'aller dans le sens
00:48:29de ce qu'a dit
00:48:29Nicolas Sarkozy
00:48:31ce soir
00:48:31sur le fait
00:48:32que François Bayrou
00:48:32va vers une sorte
00:48:34de suicide politique
00:48:35vous êtes en train
00:48:36de nous expliquer aussi
00:48:36je crois qu'il ne le vit pas
00:48:38comme un suicide politique
00:48:39il ne le vit pas
00:48:40comme un suicide politique
00:48:40je crois qu'il le vit
00:48:41enfin j'ai le sentiment
00:48:43qu'il le vit
00:48:44comme une façon
00:48:45de se donner
00:48:46une
00:48:47le beau rôle
00:48:48dans cette histoire
00:48:49pour la suite
00:48:50les français n'ont plus
00:48:51besoin de beau rôle
00:48:52tout le monde veut être Churchill
00:48:53ils ont besoin
00:48:54de le président de la république
00:48:55pour la guerre
00:48:55le premier ministre
00:48:57sur les finances publiques
00:48:58vous nous avez expliqué
00:49:00si j'ai bien compris aussi
00:49:01que tout cela a commencé
00:49:02depuis tellement longtemps
00:49:03lorsque vous dites
00:49:03le naufrage des politiciens
00:49:04mais qu'Emmanuel Macron
00:49:05finalement accélérait les choses
00:49:07ah oui mais là
00:49:08on a atteint le sommet
00:49:10c'est à dire que
00:49:10le problème d'Emmanuel Macron
00:49:12indépendamment même
00:49:13de toutes les mesures
00:49:13qu'il a pu prendre
00:49:14c'est qu'il n'a à mon sens
00:49:16jamais compris
00:49:17quelle était la nature
00:49:17de sa fonction
00:49:18donc jamais compris
00:49:20par exemple
00:49:21que sa fonction
00:49:21c'était de garantir
00:49:23l'unité du pays
00:49:24donc il n'a cessé
00:49:25d'opposer les gens
00:49:28les uns aux autres
00:49:29j'ai beaucoup de questions
00:49:30à vous poser
00:49:30et pareil pour François Béroux
00:49:31qui nous dit
00:49:32je suis le chantre
00:49:34de l'unité
00:49:34après avoir déclenché
00:49:36la guerre des générations
00:49:37redressé une fois de plus
00:49:39les pauvres contre les riches
00:49:42les fonctionnaires
00:49:43contre les gens du privé
00:49:44enfin c'est hallucinant
00:49:45vous êtes souvent distingué
00:49:48par des positions
00:49:49souvent indépendantes
00:49:50au sein de la droite
00:49:51républicaine
00:49:52quel rôle
00:49:53en ce moment même
00:49:54pour la droite
00:49:55quel rôle pour LR
00:49:57on voit que LR
00:49:58est en train de se diviser
00:49:59justement
00:50:00Bruno Rotaillot
00:50:01qui appelle à voter
00:50:02à la confiance
00:50:03d'autres qui tirent
00:50:05leur épingle du jeu
00:50:06en disant
00:50:06voilà
00:50:07qui sortent
00:50:08qui n'ont pas du tout
00:50:09la même vision
00:50:10en tout cas
00:50:10par rapport à ce vote
00:50:11de confiance
00:50:11Gérard Larcher
00:50:12qui appelle ce soir
00:50:13à avoir un accord
00:50:16de gouvernement
00:50:16sans le PS
00:50:17quel est votre regard
00:50:18sur la position
00:50:19de la droite ce soir
00:50:20notamment LR
00:50:21d'abord j'aimerais
00:50:22qu'ils arrêtent
00:50:23de se perdre
00:50:24dans des considérations
00:50:25politiciennes
00:50:26voilà
00:50:26le sujet aujourd'hui
00:50:28c'est pas de savoir
00:50:28si on va faire
00:50:29si on doit exclure
00:50:31ou inclure
00:50:32le parti socialiste
00:50:32dans un accord
00:50:33de gouvernement
00:50:34c'est de savoir
00:50:34on peut se poser
00:50:35la question quand même
00:50:36non la question
00:50:37est de savoir
00:50:37sur quoi on va
00:50:39s'entendre
00:50:40pour essayer
00:50:41de limiter
00:50:43l'instabilité
00:50:43ministérielle
00:50:45voilà
00:50:45il y a quelque chose
00:50:47de fou
00:50:48là on est
00:50:48dans des histoires
00:50:49de partis
00:50:51de combinaisons
00:50:52je veux celui-là
00:50:53je veux pas celui-là
00:50:53mais écoutez
00:50:55les français
00:50:56ils sont
00:50:57ils sont angoissés
00:50:58ils sont en colère
00:50:59et à force de jouer
00:51:00à ce jeu-là
00:51:01on va à la fois
00:51:02accroître la crise
00:51:03de la société
00:51:03et le risque
00:51:04de la montée
00:51:05de la violence
00:51:05et d'autre part
00:51:06on accroît
00:51:08le risque
00:51:08d'une crise financière
00:51:10voilà
00:51:10et plus la crise économique
00:51:12parce que
00:51:13plus personne n'investit
00:51:14plus personne
00:51:15ne dépense
00:51:16tout le monde attend
00:51:17pour savoir
00:51:17à quelle sauce
00:51:18il va être mangé
00:51:19quel rôle pourrait jouer LR
00:51:20qui chez LR
00:51:21joue vraiment le jeu
00:51:22qui peut sauver
00:51:23le problème d'LR
00:51:25c'est que
00:51:25vous savez
00:51:25la grande faute
00:51:26ça a été
00:51:26de noyer le RPR
00:51:29de dissoudre le RPR
00:51:31dans l'UMP
00:51:31c'est-à-dire
00:51:32de mettre ensemble
00:51:33des gens
00:51:34qui pouvaient gouverner ensemble
00:51:35mais qui n'étaient pas
00:51:36de la même famille politique
00:51:37qui n'avaient pas
00:51:38le même ciment idéologique
00:51:40le même ciment de valeur
00:51:41comme souvent à gauche
00:51:42par exemple
00:51:43comme d'autres partis politiques
00:51:44la gauche réussit toujours
00:51:45à se dire
00:51:46parce que le mot gauche
00:51:47c'est un
00:51:48alors on y vient
00:51:48pourquoi LR n'y arrive pas
00:51:49pourquoi la droite n'y arrive pas
00:51:51mais parce que
00:51:52la droite ça n'a jamais existé
00:51:53il a existé des droites
00:51:55mais pas jamais une droite
00:51:57et des droites
00:51:58qui en fait
00:51:58n'ont très peu de choses
00:51:59en commun
00:52:00alors elles peuvent
00:52:01gouverner parfois
00:52:01et encore
00:52:02on a eu du mal
00:52:04dans l'histoire de France
00:52:04à faire gouverner
00:52:05les légitimistes
00:52:06la droite réactionnaire
00:52:09traditionnaliste
00:52:10et la droite libérale
00:52:11voire ultra-libérale
00:52:12celle qu'on appelle
00:52:13celle qu'on appelle
00:52:14la droite orléaniste
00:52:15c'est très compliqué
00:52:17parce qu'en fait
00:52:17ils n'ont pas grand chose
00:52:18en commun
00:52:19voilà
00:52:19et quant à la droite
00:52:20gaulliste
00:52:21gaulo-bonapartiste
00:52:23c'est encore pire
00:52:24parce que
00:52:24du mal avec les deux autres
00:52:26vous ne croyez pas
00:52:27par exemple
00:52:27à l'homme providentiel
00:52:28vous ne croyez pas
00:52:29c'est autre chose
00:52:30un homme providentiel
00:52:31qui viendrait de droite
00:52:33en fait
00:52:33il viendra d'où il viendra
00:52:34je ne sais pas d'où il viendra
00:52:35Clémenceau
00:52:36ne venait pas de la droite
00:52:37et il a été
00:52:39un homme providentiel
00:52:40à un moment décisif
00:52:41bon
00:52:41voilà
00:52:43le général de Gaulle
00:52:45ne venait pas vraiment
00:52:46de la droite
00:52:46il venait
00:52:48de lui-même
00:52:49il venait d'ailleurs
00:52:50si vous préférez
00:52:51non le problème
00:52:54n'est pas
00:52:54le problème
00:52:54c'est que
00:52:56effectivement
00:52:57moi
00:52:57je pense que
00:52:59si on continue comme ça
00:53:00ça ne pourra finir
00:53:02que
00:53:03par
00:53:03l'appel
00:53:05à un homme providentiel
00:53:07un sauveur
00:53:08un chef
00:53:08appeler ça comme vous voudrez
00:53:09regardez les enquêtes
00:53:10d'opinion sur ce sujet
00:53:11depuis des années
00:53:12depuis des années
00:53:13on est dans
00:53:14dans des
00:53:15dans des ordres
00:53:16de grandeur
00:53:17de 80%
00:53:18voilà
00:53:19c'est à dire
00:53:20pour rappeler
00:53:21la France a-t-elle besoin
00:53:23d'un chef
00:53:23oui 80%
00:53:24enfin d'un sauveur
00:53:25un chef
00:53:2580%
00:53:26en gros
00:53:27et là ça ne va pas
00:53:29s'arranger
00:53:30voilà
00:53:30donc si on continue
00:53:31comme ça
00:53:32si les politiciens
00:53:33continuent à faire
00:53:34les ravages qu'ils font
00:53:35alors je crains
00:53:36que la sortie
00:53:38l'issue de cette crise
00:53:39politique ne soit pas
00:53:40dans les urnes
00:53:41mais vous savez
00:53:41depuis 200 ans
00:53:42en France
00:53:43jamais on est sorti
00:53:44d'une crise politique
00:53:45majeure
00:53:46par les urnes
00:53:47et comment sommes-nous
00:53:48en France
00:53:49sortis
00:53:50d'une crise politique
00:53:51par la violence
00:53:53vous êtes en train
00:53:53de nous dire en clair
00:53:54le 2 décembre
00:53:55vous n'écoutez pas
00:53:56ma question
00:53:56vous n'écoutez pas
00:53:58ma question
00:53:58attendez
00:53:59la fin de la
00:54:00la fin de la
00:54:01la fin de la
00:54:02la fin de la
00:54:03la fin de la
00:54:04de la France
00:54:06dans la défaite
00:54:07de 40
00:54:07et la fin de la
00:54:09quatrième
00:54:09c'est le 13 mai
00:54:101958
00:54:11voilà
00:54:12donc il faut
00:54:13bien comprendre
00:54:14que
00:54:14si on continue
00:54:16comme ça
00:54:16à chaque fois
00:54:16avec les politiciens
00:54:17qui font n'importe quoi
00:54:18voilà
00:54:18si on continue
00:54:19comme ça
00:54:19on va finir
00:54:21comme d'habitude
00:54:22simplement
00:54:22ça finira
00:54:23dans la violence
00:54:24et
00:54:25quand on voudra
00:54:26sortir de cette violence
00:54:27il faudra chercher
00:54:29la figure du sauveur
00:54:30simplement
00:54:30est-ce qu'elle sera
00:54:31amène
00:54:31ou est-ce qu'elle sera
00:54:33terrible
00:54:33la figure du
00:54:34on n'en sait rien
00:54:34est-ce qu'on aura
00:54:35de la chance
00:54:36ou pas
00:54:37est-ce que
00:54:37à l'heure qu'il est
00:54:38il y a une chance
00:54:40selon vous
00:54:40derrière question
00:54:41pour que ça ne puisse
00:54:43pas se terminer
00:54:44dans la violence
00:54:45oui il faut faire
00:54:46le contraire
00:54:47de tout ce qu'on fait
00:54:47depuis 40 ans
00:54:48moi je vous écoutais
00:54:49tout à l'heure
00:54:49c'est très intéressant
00:54:50pour une fois
00:54:51sur un plateau
00:54:51on prend un peu
00:54:52de profondeur historique
00:54:53on va regarder
00:54:54on va regarder
00:54:55les chiffres
00:54:56sans trop les biaiser
00:54:57c'est face à l'info
00:54:58et donc
00:54:58et on pourrait rajouter
00:55:00une dizaine d'autres
00:55:01grands sujets
00:55:01à traiter de la même façon
00:55:02ce sont les désordres
00:55:04de l'économie
00:55:04et de la société
00:55:05qu'il faut aujourd'hui guérir
00:55:06c'est ça qui guérira
00:55:08les finances publiques
00:55:09et non l'inverse
00:55:09c'est pas en dressant
00:55:10les jeunes contre les autres
00:55:11en raquettant les malades
00:55:15ou en assommant
00:55:17un peu plus fiscalement
00:55:18les travailleurs
00:55:20qu'on va arriver
00:55:21à résoudre ces problèmes
00:55:23ce sont ces problèmes là
00:55:24qui nous coûtent
00:55:24très très cher
00:55:25et qui précipitent
00:55:26le pays vers l'abîme
00:55:27donc voilà
00:55:28mais pour ça
00:55:29il faut sortir
00:55:30et de la pensée unique
00:55:31vous savez
00:55:32je lis un titre ce matin
00:55:33d'un journal pourtant
00:55:34très sérieux
00:55:35qui reprenait la formule
00:55:36de madame Thatcher
00:55:36pas d'alternative
00:55:39voilà
00:55:39mais si
00:55:40il y a des alternatives
00:55:41heureusement
00:55:42mais comme on ne veut
00:55:43pas les voir
00:55:44parce qu'on est enfermé
00:55:44dans un système de pensée
00:55:46qui est en train
00:55:47de nous détruire
00:55:48enfin qui nous détruit
00:55:48depuis des décennies
00:55:49et qui là arrive
00:55:50arrive au bout de sa course
00:55:52et qu'on est entre les mains
00:55:54des politiciens
00:55:55qui ne veulent pas sortir
00:55:57de leur conformisme
00:55:59de leur petit cercle
00:56:00et de leurs petits intérêts
00:56:01et bien
00:56:02voilà
00:56:03vous savez
00:56:03chacun
00:56:03de Gaulle disait
00:56:04chacun fait sa petite soupe
00:56:05dans son petit coin
00:56:06voilà
00:56:06on est revenu à ça
00:56:07voilà
00:56:08Henri Guénaud
00:56:09vous me faites peur ce soir
00:56:11restez avec nous
00:56:12on écoute la chronique
00:56:14de Mathieu Bocoté
00:56:15puisque
00:56:15Bloquons tout
00:56:17Bloquons tout
00:56:18c'est un mouvement
00:56:18du 10 septembre
00:56:19un mouvement
00:56:20de l'ultra gauche
00:56:21finalement
00:56:22pourquoi la gauche
00:56:23à l'origine non
00:56:25alors pourquoi
00:56:27Mathieu Bocoté
00:56:28la gauche radicale
00:56:29contrôle aussi
00:56:31facilement
00:56:32les mouvements sociaux
00:56:33alors on vient de le dire
00:56:34Henri Guénaud
00:56:35en est conscient parmi d'autres
00:56:36le mouvement
00:56:37du 10 septembre
00:56:38à l'origine
00:56:39c'est une révolte
00:56:40presque libérale
00:56:41on en a parlé ici d'ailleurs
00:56:42c'est une forme de colère
00:56:44contre le braquage fiscal
00:56:46contre une société
00:56:46suradministrée
00:56:47on en a parlé
00:56:48ce qu'on a constaté
00:56:49assez rapidement
00:56:50c'est que le mouvement
00:56:51Bloquons tout
00:56:51qui s'est emparé de ça
00:56:5269% de ceux
00:56:53qui s'en réclament
00:56:54ont voté
00:56:54Bélanchon en 2022
00:56:55qu'est-ce qu'on voit
00:56:56encore une fois
00:56:58la gauche radicale
00:56:59était capable
00:56:59de détourner
00:57:00un mouvement
00:57:00à son avantage
00:57:01ça on a fait le constat
00:57:02ce qu'on ne s'est pas demandé
00:57:03c'est pourquoi
00:57:04alors c'est la question
00:57:05qu'on va se poser
00:57:05dans les prochaines minutes
00:57:07parce que la gauche
00:57:08a une capacité exceptionnelle
00:57:10à détourner
00:57:10toutes les colères populaires
00:57:12à son avantage
00:57:12qu'est-ce qu'il y a
00:57:13derrière ça
00:57:14une forme de sociologie rapide
00:57:15premier élément
00:57:16la gauche
00:57:17quoi qu'on en dise
00:57:18croit beaucoup moins
00:57:19au spontanisme révolutionnaire
00:57:20c'est-à-dire
00:57:21le peuple en colère
00:57:22en a assez
00:57:23et balaie les dirigeants
00:57:24incapables
00:57:25et restaure la démocratie
00:57:26dans sa grandeur
00:57:26pas du tout
00:57:27la gauche
00:57:28ne croit pas du tout
00:57:29au spontanisme
00:57:30elle croit à l'organisation
00:57:31des masses
00:57:32par des mouvements militants
00:57:33donc qu'est-ce qu'elle fait
00:57:34la gauche
00:57:35elle guette les mouvements sociaux
00:57:36elle guette les colères
00:57:37elle guette les insatisfactions
00:57:39et chaque fois
00:57:40elle parvient
00:57:41à s'en emparer
00:57:42pour recycler
00:57:43cette énergie
00:57:43pour détourner
00:57:44cette énergie
00:57:45à son avantage
00:57:46donc on l'a vu
00:57:47au moment des Gilets jaunes
00:57:48on le verra
00:57:49à ce moment
00:57:50on le voit aussi
00:57:51avec le mouvement environnemental
00:57:52soit dit en passant
00:57:52souvent il y a des
00:57:53inquiétudes légitimes
00:57:54autour de l'environnement
00:57:55la gauche s'en empare
00:57:57et les détourne toujours
00:57:58dans une logique révolutionnaire
00:57:59qui est la sienne
00:58:00donc elle a une forme
00:58:01de détecteur
00:58:02très efficace
00:58:03pour comprendre les colères
00:58:04et les traduire
00:58:05à son avantage
00:58:05mais comment y parvient-elle
00:58:06parce que la gauche
00:58:08a des militants formés
00:58:10elle croit à la formation
00:58:11de ces militants
00:58:12elle les structure
00:58:13de telle manière
00:58:13qu'ils soient capables
00:58:14de s'emparer de ces crises
00:58:15d'arriver toujours
00:58:16à la manière d'une élite
00:58:17qui dit bon parfait
00:58:18il y a une colère
00:58:19il y a un mouvement social
00:58:20et bien nous sommes
00:58:21quelques-uns
00:58:21nous serons capables
00:58:22de nous emparer
00:58:23de détourner ce mouvement
00:58:24avec des mouvements
00:58:25qui sont toujours capables
00:58:26en quelque sorte
00:58:26de se présenter
00:58:27comme la société civile
00:58:28pour détourner
00:58:29la colère populaire
00:58:31ajoutons
00:58:31elle forme ses militants
00:58:32pensez à LFI
00:58:33l'Institut de la Boétie
00:58:35c'est-à-dire
00:58:35si le jour
00:58:37on trouverait à droite
00:58:37un think tank
00:58:38aussi structuré
00:58:39développé
00:58:40que l'Institut de la Boétie
00:58:41pour former les cadres
00:58:42et les militants
00:58:42à droite
00:58:43franchement
00:58:43on n'y est pas arrivé
00:58:44il y a l'IFP
00:58:45qui fait un travail
00:58:46tout à fait remarquable
00:58:47mais qui n'est pas soutenu
00:58:48tout autant
00:58:48que l'Institut de la Boétie
00:58:49et le profil type
00:58:50du militant
00:58:51à gauche
00:58:51ne l'oublions pas
00:58:52son rêve
00:58:53ce n'est pas exactement
00:58:54d'être un entrepreneur
00:58:56d'être un individu libre
00:58:58sur le marché libre
00:58:59c'est davantage
00:58:59d'être un militant
00:59:00subventionné
00:59:01pour mener son travail
00:59:02j'ajoute une dernière chose
00:59:03la gauche
00:59:04assume toujours
00:59:05ses radicaux
00:59:05elle ne les renie
00:59:06jamais
00:59:07elle ne les conspue
00:59:08jamais
00:59:09alors retournons à la question
00:59:10pourquoi la droite
00:59:10se plante toujours
00:59:11mais oui
00:59:12pourquoi la droite
00:59:13ne fait pas la même chose
00:59:14c'est le contraire
00:59:15après j'ai une petite info
00:59:16à partager avec vous
00:59:17qui va peut-être
00:59:18vous surprendre
00:59:19on y arrivera
00:59:19alors premièrement
00:59:20la droite croit
00:59:21à la colère
00:59:21des gens ordinaires
00:59:22elle se dit
00:59:23mais ça ne se peut plus
00:59:24les gens en ont assez
00:59:25on va bien finir
00:59:25par se libérer
00:59:26assez de cette folie
00:59:27mais pas du tout
00:59:27la colère des gens ordinaires
00:59:28elle est stérile
00:59:29si elle n'est pas traduite
00:59:30politiquement
00:59:31la droite croit aussi
00:59:32au grand chef
00:59:33on le disait tantôt
00:59:33le grand chef
00:59:34qui va nous délivrer de tout
00:59:35donc de nouveau
00:59:35de Gaulle arrive
00:59:36et là on en finit
00:59:37avec les incapables
00:59:38les mauvais
00:59:39les traîtres
00:59:40et ainsi de suite
00:59:40le grand chef arrive
00:59:41mais le grand chef
00:59:42n'arrive pas toujours
00:59:42donc on guette toujours
00:59:43son arrivée
00:59:44il ne vient pas
00:59:44donc une forme
00:59:45d'attente du messie
00:59:47la droite
00:59:48ne s'organise
00:59:48pas ses militants
00:59:50ne croit pas
00:59:50à l'organisation
00:59:51de ses militants
00:59:51et les mouvements militants
00:59:52qui émergent à droite
00:59:53on les traite
00:59:53comme des mouvements
00:59:54adolescents
00:59:54de gens qui n'ont pas
00:59:55réussi dans l'entreprise privée
00:59:56la droite croit modérément
00:59:58au travail intellectuel
00:59:59et au travail des idées
01:00:00elle finit toujours
01:00:00par adopter
01:00:01les idées du camp d'en face
01:00:03ça c'est pas un détail
01:00:04et par ailleurs
01:00:05quand elle a ses propres idées
01:00:06elle croit que la vie intellectuelle
01:00:07c'est un débat
01:00:08des arguments
01:00:08contre-arguments
01:00:09contre-arguments
01:00:09elle oublie que la gauche
01:00:10lorsqu'elle a le pouvoir
01:00:11même quand elle est minoritaire
01:00:13elle contrôle
01:00:14les institutions culturelles
01:00:16et elle permet
01:00:16ensuite
01:00:17elle peut liquider
01:00:18ses adversaires
01:00:18socialement
01:00:19bien évidemment
01:00:20la droite par ailleurs
01:00:21a toujours peur
01:00:22et honte
01:00:22de ses éléments
01:00:23plus radicaux
01:00:23elle les conspue
01:00:24elle les diabolise
01:00:25dès que libération
01:00:26on dit diabolisez-les
01:00:27c'est le sort
01:00:27trop souvent réservé
01:00:28à Némésis
01:00:29donc à travers tout cela
01:00:30qu'est-ce qu'on voit
01:00:30la gauche gagne
01:00:32la droite perd
01:00:32rendez-vous le 10 septembre
01:00:34rendez-vous la prochaine fois
01:00:35la défaite
01:00:35au tour rendez-vous
01:00:36très souvent
01:00:36pour ne pas dire trop souvent
01:00:37incroyable analyse
01:00:39Henri Guénaud
01:00:40au pin du chef
01:00:41juste une information
01:00:42avant de rendre l'antenne
01:00:43à Pascal Praud
01:00:44le gouvernement
01:00:45veut restreindre
01:00:47les soins
01:00:48pris en charge
01:00:49par l'AME
01:00:50pour les étrangers
01:00:51sans papier
01:00:52selon les projets
01:00:53de décret
01:00:54on vient de l'apprendre
01:00:56à suivre
01:00:57à l'heure où il n'y a
01:00:58presque plus de gouvernement
01:00:59on peut se poser des questions
01:01:01Pascal Praud
01:01:02tout de suite
01:01:02l'heure des pro 2
01:01:03merci encore
01:01:03Henri Guénaud
01:01:04d'avoir été notre invitée
01:01:05exceptionnelle ce soir
01:01:06à l'heure des pro 3
01:01:08à l'heure des pro 1
01:01:09à l'heure des pro 2
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