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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00C'est comme ça qu'on reçoit des invités à 19h20 et ils parlent comme si...
00:00:06Donc Stanislas, vous êtes notre invité et le générique a commencé.
00:00:10Bienvenue chez nous.
00:00:12Merci Christine.
00:00:12Je vais vous présenter dans un instant.
00:00:14Tout de suite, les infos.
00:00:16Ravie de vous recevoir, vous accueillir sur notre plateau décoré.
00:00:19C'est Noël déjà pour nous le 2 décembre.
00:00:21Il faut que j'emmène ma déco tous les soins jusqu'au 24.
00:00:23Il y a du boulot à chaque fois.
00:00:24Je trimballe.
00:00:25Il faut m'imaginer dans les couloirs en train de me trimballer toute ma déco.
00:00:28C'est quelque chose à vous dire, non ?
00:00:29Le JT, Marc.
00:00:30Merci.
00:00:32Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:34Si l'Europe veut la guerre avec la Russie, nous sommes prêts.
00:00:37Déclaration de Vladimir Poutine qui s'entretient actuellement au Kremlin avec l'émissaire américain Stiwitkov.
00:00:43Les deux hommes pourraient rencontrer demain en Europe une délégation ukrainienne.
00:00:47Enquête ouverte pour violences aggravées après les plaintes de deux joueurs de l'OGC Nice.
00:00:52Terramofi et Jérémy Boga ont été victimes dimanche de coups de poing, coups de pied, crachats et insultes par des supporters.
00:00:58C'était devant leur centre d'entraînement.
00:01:00Une agression après leur défaite 3-1 face à l'Orient.
00:01:04Et puis Rachida Dati persiste et signe, invitée de Laurence Ferrari dans Punchline.
00:01:08La ministre de la Culture est revenue sur l'hypothèse d'une labellisation des médias.
00:01:12Jamais Emmanuel Macron n'a dit qu'il fallait un label d'État.
00:01:15A-t-elle déclaré ?
00:01:17Merci beaucoup ma chère Margot.
00:01:20Et au sommaire ce soir, alors que l'Élysée veut labelliser les médias en passant par un organisme comme RSF,
00:01:26reporter sans frontières mais dément vouloir lui-même émettre ce label,
00:01:30beaucoup y voient moins une lutte contre la désinformation qu'un nouveau contrôle idéologique rappelant le ministère de la vérité d'Orwell.
00:01:37Sélection des voix légitimes, marginalisation des autres, fabrication d'un récit officiel.
00:01:43Dans une démocratie, l'État peut-il vraiment prétendre organiser la vérité,
00:01:48même en passant par un tiers sans en trahir l'esprit ?
00:01:51Dans un paysage médiatique chaotique mais pluraliste,
00:01:54la solution est-elle vraiment de recentraliser la parole
00:01:57ou plutôt d'accepter que la démocratie supporte la contradiction ?
00:02:01L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:02Les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur montrent une hausse de l'insécurité,
00:02:09des violences en augmentation, des taux d'élucidation faibles et des services de police débordés.
00:02:14Dans plusieurs catégories, les étrangers apparaissent surreprésentés parmi les mises en cause,
00:02:20tandis que les Français, contributeurs de l'État, s'interrollent sur l'efficacité de la dépense publique.
00:02:25Si la sécurité augmente, que les taux d'élucidation en stagnent
00:02:29et que l'immigration alimente une part des mises en cause,
00:02:31la France ne doit-elle pas d'urgence repenser son modèle de sécurité des Français
00:02:36quand la réalité statistique contredit le discours politique ?
00:02:40L'analyse de Gabriel Cluzet.
00:02:42Après 7 minutes de cambriolage au Louvre,
00:02:45voici les 6 minutes de cambriolage chez un ancien président de la République, François Hollande.
00:02:51Malgré une surveillance permanente,
00:02:53deux hommes algériens, identifiés grâce à la géolocalisation après avoir oublié une vapoteuse sur place,
00:03:00ont été arrêtés puis mis en examen pour vol en bande organisée.
00:03:04Une qualification jugée disproportionnée par la défense,
00:03:07qui voit un traitement d'exception lié au statut de la victime.
00:03:11Alors cette affaire révèle-t-elle un dysfonctionnement judiciaire ou un privilège politique ?
00:03:16Autre question, pourquoi les auteurs des délits algériens,
00:03:20lorsqu'ils sont algériens, il n'y a pas de commentaire d'ingérence politique possible,
00:03:25contrairement à des auteurs russes ?
00:03:27Le regard de Marc Menon.
00:03:28A Marseille, Martine Vassal fait trembler les murs de l'union des droites.
00:03:34Investie par Renaissance, la candidate d'hiver droite était interrogée hier
00:03:39quant à une éventuelle alliance avec le RN au second tour.
00:03:42Sa réponse, on verra à ce moment-là.
00:03:45Une phrase qui a suffi à enflammer le débat sur une hypothétique alliance avec le RN.
00:03:50Pourtant dans la même interview, elle fustige la droite nationale.
00:03:53Dans un paysage politique où les lignes bougent, les frontières se redessinent et les électorats se mélangent.
00:04:00La droite choisira-t-elle encore ses alliances par principe ou désormais par arithmétique électorale ?
00:04:06Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:04:09Nous recevrons dans un instant Emma Vallin, attachée parlementaire et première victime de l'attaque de l'île d'Oléron.
00:04:15Souvenez-vous, grièvement blessée après avoir été volontairement péccutée.
00:04:20Elle se remet aujourd'hui miraculeusement.
00:04:22Je cite selon son expression, mais dénonce l'absence de soutien de l'État.
00:04:28L'assaillant qui a crié à la Roi Akbar est mis en examen pour tentative d'assassinat.
00:04:33Alors cette affaire révèle-t-elle une défaillance ponctuelle ?
00:04:35Un aveuglement plus profond face à ces violences ?
00:04:38Emma Vallin est en direct dans le studio de CNew ce soir pour témoigner en exclusivité dans Face à l'Info.
00:04:44Et puis ce soir, nous parlerons de la nuit du bien commun.
00:04:47Le prochain gala caritatif aura lieu jeudi 4 décembre au Folie Bergère à Paris.
00:04:52C'est une soirée de récolte de fonds devenu un phénomène national, mais aussi vivement critiquée pour ces liens supposés avec des réseaux ultra conservateurs.
00:05:00Je cite de fausses informations bien sûr portées par la gauche.
00:05:04Une gauche qui critique également le profil de certaines associations financées.
00:05:08S'agit-il d'une véritable mobilisation pour le bien commun ou d'une stratégie d'influence sous couvert de générosité ?
00:05:15On posera la question directement à Stanislas Billaud de Lochner, cofondateur de la nuit du bien commun qui est avec nous ce soir.
00:05:22Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
00:05:25Et c'est parti.
00:05:25Stanislas Billaud de Lochner, vous étiez déjà venu dans le studio de Face à l'Info pour parler de la nuit du bien commun.
00:05:45C'est une nuit, une soirée de gala, de récolte de fonds pour des associations.
00:05:51On en avait parlé et qui est régulièrement attaquée par la gauche.
00:05:55Rappelez-nous pourquoi vous êtes régulièrement attaquée par la gauche alors que c'est vraiment pour aider les associations.
00:06:02Ensuite on ira plus loin.
00:06:03Alors on est attaquée surtout par l'extrême gauche, par des militants très radicaux qui sont des gens engagés dans des associations.
00:06:11Si vous permettez l'expression, quand je dis la gauche, je vois qu'il y aura la nuit du bien commun à Bordeaux le 10 décembre.
00:06:16Et c'est une écolo qui vous attaque.
00:06:18Elle n'est pas forcément d'extrême gauche.
00:06:20C'est ça que j'élargis un peu.
00:06:21C'est l'extrême gauche qui a commencé un espèce de mouvement pour faire croire que nous avions nous des opinions politiques.
00:06:26Ce qui n'est pas notre cas.
00:06:28Et en fait ça a été repris par la gauche, par des élus qui souvent se trompent de combat.
00:06:32Et quand on a le temps de les rencontrer, finissent pour certains, rares, par faire un mea culpa.
00:06:37Et la raison pour laquelle ils nous attaquent, c'est qu'ils nous confondent avec des projets politiques.
00:06:41Et en fait nous sommes un projet philanthropique qui ne se veut surtout pas être politique.
00:06:45Justement, on vous reproche, en reparler, pardon je pars avec le micro.
00:06:49On va le redire parce qu'on vous dit oui que c'est Pierre-Édouard Sterrin,
00:06:52l'homme d'extrême droite, ultra conservateur, controversé, tout ce qu'on veut,
00:06:57qui est à l'origine alors que vous démentez toutes ces informations.
00:07:00Alors je ne démonte pas qu'il est à l'origine parce que ça j'en suis même fier, je l'assume.
00:07:03C'est quelqu'un qui nous a beaucoup aidé à lancer le mouvement et l'événement.
00:07:07En fait ce qui se passe c'est que 8 ans après qu'on ait lancé la nuit du bien commun,
00:07:10Pierre-Édouard Sterrin a lancé un projet qui lui est propre,
00:07:13qui n'est pas la nuit du bien commun, qui s'appelle le fonds du bien commun.
00:07:16C'est ça.
00:07:16Et cette confusion, ça je la comprends pour le coup,
00:07:18entre la nuit du bien commun et le fonds du bien commun nous porte préjudice.
00:07:21Non pas que j'ai quoi que ce soit reproché au fonds du bien commun,
00:07:23mais je ne suis pas le fonds du bien commun.
00:07:25Nous on est la nuit du bien commun.
00:07:26Il y a un événement qui est maintenant dans 15 villes de France.
00:07:29Dans chaque ville vous avez 20 dirigeants qui sont les jurys de sélection des assos,
00:07:32qui soutiennent des assos locales.
00:07:34Il ne faut pas ce qu'on peut nous reprocher là-dessus.
00:07:35Et c'est vrai, parce que vous aidez, c'est une solidarité,
00:07:38c'est pour aider des personnes qui sont en difficulté,
00:07:41comme si en fait la gauche a le monopole du cœur.
00:07:45Je pense qu'il y a une vraie crainte effectivement que des entrepreneurs,
00:07:48qui sont parfois libéraux, qui sont parfois conservateurs,
00:07:51il y a tout en fait dans nos soutiens,
00:07:53prennent le pouvoir de je ne sais quelle façon.
00:07:55Nous en fait ce qu'on demande à ces gens-là, c'est juste de donner de l'argent.
00:07:58On a distribué en disant près de 30 millions d'euros de dons, rien que ça.
00:08:02Et en échange de ces 30 millions, ce qu'on a demandé aux associations, c'est rien.
00:08:06C'est d'avoir de l'impact, c'est de s'engager dans leur territoire
00:08:08et de faire le job, ce pour quoi elles ont été créées.
00:08:12Parce que l'extrême-gauche vous poursuit, vous empêche de tenir parfois ces soirées
00:08:15en disant que vous aidez des associations ultra-conservatrices.
00:08:19Alors voilà, ça c'est des raccourcis bêtes et méchants.
00:08:22On a plein d'asos qui sont d'ADN chrétiens, ça je l'assume parfaitement aussi,
00:08:25parce que de toute façon les chrétiens ont un rôle sur le territoire social absolument considérable.
00:08:29On a quand même créé en France les chrétiens à peu près tous les hôpitaux
00:08:33et toutes les écoles à une époque, donc il est logique qu'il y ait encore un certain enracinement.
00:08:36Pour autant, en fait, ce n'est pas un critère de sélection.
00:08:38On soutient tout type d'associations.
00:08:40On est très heureux de soutenir les assos chrétiennes et d'autres qui ne le sont pas.
00:08:42Et grand bien face aux associations, qu'elles soient chrétiennes ou pas, tant qu'elles font le bien.
00:08:46Alors, je ne connais pas ces soirées, mais c'est Gabriel qui nous avait dit la dernière fois
00:08:50qu'elle avait participé, qu'il y a une ambiance incroyable, qu'elles sont très festives.
00:08:55Alors comment ça se passe concrètement à une soirée ?
00:08:57Ensuite, moi, j'ai trouvé une association que vous avez aidée pour qu'on puisse vraiment toucher du doigt ce que vous faites.
00:09:03Génial, il n'y aura rien de mieux que les entendre.
00:09:05Ça se passe comment ? C'est très simple.
00:09:06On invite toutes les personnes qui veulent venir, qu'elles aient des moyens ou pas,
00:09:09à se réunir dans un théâtre ou une grande salle.
00:09:12À Paris, ce sera au Folie-Bergère dans deux jours.
00:09:14J'invite tous vos téléspectateurs à venir voir ce que c'est de leurs yeux.
00:09:17Ça coûte un euro la soirée, donc c'est vraiment ouvert au plus grand nombre.
00:09:19Et en fait, les gens viennent, ça coûte, c'est quasi gratuit.
00:09:22Et il se trouve que les personnes viennent pour soutenir des assos.
00:09:25Et donc, on va dire aux associations qu'elles ont un temps très limité,
00:09:28quatre minutes, pour convaincre le public de les soutenir.
00:09:30Et certains vont donner beaucoup d'argent, d'autres vont simplement applaudir.
00:09:34Mais in fine, on lève en général entre 300 000 et 1 500 000 euros de dons en une seule soirée.
00:09:39Il y a Marc Menon qui viendra pour changer ses chaussures.
00:09:42Non, pour donner un euro.
00:09:46Non, mais on se fait entraîner.
00:09:49Les gens enlèvent leurs pancartes, des hauts, là, de pancartes et tout.
00:09:53C'est une ambiance assez incroyable.
00:09:54Ce qui est bien, c'est la générosité.
00:09:56Vous savez, vous, téléspectateurs, vous dites souvent, parlez de choses positives.
00:10:00Vous voyez, ce soir, on vous écoute, on parle de choses positives.
00:10:02Combien d'associations, par exemple, seront là, jeudi, au Folie-Bergère ?
00:10:06Jeudi, on en a 12 au Folie-Bergère qui vont venir se présenter sur toutes les thématiques.
00:10:09Handicap, éducation, patrimoine, culture, enfin, tous les sujets qui intéressent les Français.
00:10:13Et il se trouve qu'à chaque fois, on en a d'une dizaine.
00:10:16Et en fait, en 10 ans, ce sont 550 associations qui ont été aidées.
00:10:19Et c'est vrai que Gabriel le disait, mais il y a une émotion dans la salle
00:10:22où vous avez beaucoup, beaucoup de gens qui sont en larmes
00:10:24parce qu'on entend des témoignages incroyables, des gens qui rient.
00:10:27Il y a des moments où il y en a qui partent en chenille.
00:10:28C'est vraiment festif et populaire.
00:10:30C'est très simple.
00:10:30Non, carrément.
00:10:31Voilà.
00:10:31Je vais bien faire la chenille.
00:10:34La chenille.
00:10:34J'arrive, quand vous voulez, au Folie-Bergère.
00:10:37Alors, vous dites justement qu'il y a des gens qui témoignent.
00:10:40Et la dernière fois, je vous avais dit que ça serait bien qu'on puisse toucher du doigt
00:10:44effectivement des gens que vous aidez.
00:10:46Nous avons cherché, nous avons trouvé, par exemple, l'association Léa.
00:10:50Au bout du fil, nous avons en visio Jessica.
00:10:53Jessica, vous vous occupez de l'association Léa.
00:10:56Bonsoir, Jessica.
00:10:57On voulait concrètement comprendre les effets de la soirée, de la nuit, du bien commun.
00:11:04Racontez-nous comment une telle soirée a pu vous aider concrètement.
00:11:09Alors, notre association, c'était ce qu'on appelle une petite association qui a débuté
00:11:17suite à la mort de ma fille, Léa.
00:11:21Et puis, lorsqu'on a commencé à rencontrer des parents dans toute la France, on s'est
00:11:25dit que ça allait être important d'ouvrir des bureaux de l'association partout sur le
00:11:30territoire pour pouvoir accompagner plus de familles.
00:11:34Et la première chose qu'on a tenté, c'était les subventions publiques, ce qui est difficile,
00:11:40rare, compliqué.
00:11:42Et puis, on a commencé à aller vers les fondations, les entreprises et on a rencontré
00:11:47la nuit du bien commun.
00:11:49On a participé à l'édition parisienne, puis bordelaise, toulousaine, rouennaise et
00:11:55Provençal il y a peu de temps.
00:11:57Et ça nous a permis de lever des fonds sans contrepartie, rapidement, avec des projets
00:12:04structurés.
00:12:06Et surtout, ça nous a permis de faire le bien autour de nous et d'accompagner encore
00:12:12plus de parents qui ont un enfant malade ou en situation de handicap, ou encore des
00:12:15parents endeuillés sur tout le territoire français.
00:12:17Et ça nous a permis aussi de nous structurer parce qu'on est accompagnés par des professionnels
00:12:24qui nous offrent des ateliers à Paris, à la Maison du Roc.
00:12:29Ça s'appelle Dessine-moi et Nassau.
00:12:31Et c'est quelque chose qui nous permet de découvrir des personnes formidables, des
00:12:36comptables, des avocats qui nous accompagnent dans le développement de l'association.
00:12:42Et ce que je tiens à dire particulièrement, c'est qu'un euro collecté, c'est un euro
00:12:49reversé aux associations sans aucune contrepartie, à part celle de faire le job.
00:12:55Moi, j'estime que je dois rendre des comptes parce que j'aime informer nos donateurs en
00:12:59toute transparence de l'évolution de nos projets.
00:13:02Mais voilà, il est important de savoir qu'un euro récolté est un euro reversé entièrement,
00:13:07intégralement aux associations.
00:13:08Ça, c'est du concret, Jessica.
00:13:10Merci pour votre témoignage.
00:13:11Est-ce que vous comprenez, Jessica, qu'on puisse, par exemple, vous critiquer d'être
00:13:16une association ultra conservatrice, controversée, d'extrême droite, puisque c'est ce qui
00:13:22est mis en avant par l'extrême gauche pour empêcher la tenue d'une manifestation,
00:13:28d'une soirée comme celle du bien, que la nuit du bien commun ?
00:13:31Alors, j'ai beaucoup de difficultés à comprendre, étant donné que nous, on est apolitique,
00:13:36à religieux.
00:13:37On accompagne tout le monde, quelle que soit la maladie ou le handicap.
00:13:40Que la personne, elle soit jaune, verte, orange, violette, chauve, chevelue, de quelle
00:13:47que soit sa religion ou son origine.
00:13:49On accompagne tout le monde et mon nom à moi, c'est Baba Ouazana.
00:13:53Donc, en aucun cas, on ne peut me qualifier de personne de l'extrême droite, certainement
00:13:59pas.
00:14:01Et non, toutes les associations avec lesquelles j'ai pu faire connaissance, et Dieu sait que
00:14:05j'en ai rencontré beaucoup, étant donné que j'ai fait plusieurs fois la nuit du bien
00:14:09commun.
00:14:10Il n'y a jamais, la religion n'entre jamais en ligne de compte, la religion, la politique.
00:14:16On s'en fout, nous, ce qui nous importe, c'est les gens, c'est l'humain.
00:14:19Moi, ma religion, c'est l'humain.
00:14:21Voilà.
00:14:21Ma religion, c'est l'humain.
00:14:22Merci infiniment d'avoir témoigné en direct sur CNews pour Face à l'info.
00:14:27On voulait vraiment comprendre.
00:14:28Et nous avons cherché cette association pour comprendre, effectivement, comment et pourquoi
00:14:33une extrême gauche et une gauche plus large puissent vous courir après, vous empêcher
00:14:38de tenir ce genre de soirée, alors qu'au bout du bout, ce sont des enfants qui sont aidés.
00:14:42Au bout du bout, ce sont des familles qui sont aidées.
00:14:44Au bout du bout, ce sont les gens qui sont aidés.
00:14:47Comment peut-on vous aider ? Dernière question et 30 secondes.
00:14:50Eh bien, écoutez, c'est très simple.
00:14:51Moi, j'invite tous vos téléspectateurs à aller tout de suite sur le site de la nuit du
00:14:54bien commun.
00:14:55Et en fait, vous avez deux choses à faire si vous y allez.
00:14:57Venez vous inscrire au Folie Bergère, c'est un euro.
00:14:59Il reste encore 300 places.
00:15:01Prenez-les, ça va être une soirée exceptionnelle.
00:15:03Et si vous ne pouvez pas venir parce que vous habitez ailleurs en France, faites un don
00:15:06parce que tous les dons qui seront faits sur le site seront donnés aux 12 associations
00:15:09dans deux jours.
00:15:10Donc, venez, c'est jeudi soir, ça va être fabuleux.
00:15:12Donnez-moi un exemple d'une association qui sera là, par exemple.
00:15:14Arcade sur le patrimoine qui envoie des jeunes faire des camps pour aider des propriétés
00:15:18à être reconstruites quand elles sont abîmées.
00:15:20Voilà, et c'est assez extraordinaire ce qu'ils font.
00:15:22Les centaines de jeunes qui partent tous les ans faire ça gratuitement sur leurs vacances.
00:15:26Ça, c'est la France qui avance.
00:15:28Ça, c'est la France qu'on aime.
00:15:29Comme quoi, on dit souvent que rien ne va en France.
00:15:32Il y a des choses qui vont, qui vont bien.
00:15:34Et on tenez à le partager avec vous.
00:15:36Stanislas Billot de Leucner.
00:15:38Merci infiniment.
00:15:39Excellente soirée de la Nuit du Bien commun.
00:15:42Jeudi 4 décembre, au Folie Bergère, on marque une pause.
00:15:44Et on continue avec Face à l'info.
00:15:45Retour sur le plateau de Face à l'info.
00:15:52Je voulais qu'on regarde ensemble ces images.
00:15:54Celle des Saint-Syriens qui célèbrent la victoire d'Austerlitz.
00:15:58Regardez.
00:16:00Dites-nous en plus, ma Gabrielle.
00:16:02Alors, tous les 2 décembre, les Saint-Syriens se rassemblent pour fêter la victoire d'Austerlitz.
00:16:12Alors, ils se rassemblent dans l'école de Saint-Syre, à Kouedkidant.
00:16:15Alors, ils font une grande fête, une grande cérémonie de reconstitution.
00:16:19Mais ils se rassemblent où qu'ils soient, qu'ils soient très très vieux ou très très jeunes.
00:16:22Et ils se rassemblent tous ensemble.
00:16:24Alors, je crois que ça, c'est le document du CEMAT.
00:16:27Je crois que c'est ceux, les Saint-Syriens parisiens qui se sont tous retrouvés.
00:16:33Voilà.
00:16:34On voit qu'il y a tous les âges.
00:16:35Mathieu Bocoté, accordez-vous le label sur cette info.
00:16:40C'est une très bonne chance, je l'accorde.
00:16:41Si c'est moi qui ai le maître du label, j'en veux un.
00:16:43Alors, on va en parler avec vous, Mathieu.
00:16:45Et puis, j'ai un petit sonore du ministre de l'Information de l'époque.
00:16:49On a recherché, non, mais qu'on va montrer dans un instant.
00:16:53D'abord, votre chronique.
00:16:55La mobilisation des médias, Mathieu, semble être la nouvelle grande cause de l'Élysée.
00:17:00Hier soir, nous l'avons vécu en direct.
00:17:02L'Élysée a même lancé une charge directe contre CNews et les hommes politiques de droite qui s'inquiètent de ce projet.
00:17:08Vous proposez dans votre édito, Mathieu, de revenir sur cette tentation du contrôle social des médias de Georges Orwell à aujourd'hui.
00:17:16Ah oui, parce que lire Georges Orwell nous permet de comprendre ce qui se passe aujourd'hui.
00:17:21Bon, retour sur les événements de la séquence de la journée.
00:17:24Enfin, retour sur ce projet.
00:17:26Ce qu'on nous explique, en fait, c'est qu'il y a aujourd'hui des médias, selon l'Élysée, selon d'autres, des médias de désinformation ou d'informations inexactes.
00:17:34Donc, que veulent-ils faire?
00:17:35Ils veulent créer indirectement, comme nous le disions hier,
00:17:38un label qui serait distribué par une association de journalistes dits indépendants,
00:17:44une espèce d'arc-hombis de journalistes,
00:17:46qui distribuerait ensuite aux uns, aux autres, qui a le label, qui ne l'a pas.
00:17:51Donc, ce ne serait pas l'État directement,
00:17:53ce serait une forme d'agence indépendante, une forme de soviette de rédaction généralisée,
00:17:56mais en dernière instance, il s'agirait d'une forme d'institutionnalisation du permis d'être journaliste ou non.
00:18:03Et, dans cette logique, les associations, en fait, les journaux ou les médias qui auraient le label
00:18:10seraient favorisés par les algorithmes sur les réseaux sociaux et les autres seraient défavorisés.
00:18:16Donc, ça, c'est le projet.
00:18:18Ça peut aller plus loin, jusqu'à l'interdiction, jusqu'au définancement,
00:18:21mais le point de départ, c'est invisibiliser dans la mesure du possible sur les réseaux sociaux
00:18:26les journaux, les sites, les chaînes télé qui n'auraient pas le bon label médiatique.
00:18:31On rappelle, on l'a rappelé hier, mais il faut le redire aujourd'hui,
00:18:34que le journalisme, ce qu'on nous dit, ce serait entre collègues.
00:18:36Puisque ce serait entre collègues, il n'y a pas de souci.
00:18:39Faut-il rappeler que le journalisme, aujourd'hui, est un art militant, à bien des égards.
00:18:43La Charte de Marseille, qui invite à traiter, par exemple, l'immigration dans les médias
00:18:47à partir d'un certain angle idéologique plutôt qu'un autre,
00:18:50ce sont des journalistes qui en appellent à faire cela.
00:18:52Le pacte de Marrakech, ne pas oubliant, le pacte de Marrakech,
00:18:55qui plaidait pour le financement des médias favorables à l'immigration massive
00:18:59et le définancement des médias qui sont accusés de pratiquer dans leur esprit de la xénophobie et tout ça.
00:19:03Donc, on comprend que le contrôle de l'information est ton programme.
00:19:06Alors, on a dit Orwell. Pourquoi Orwell peut-il nous être utile?
00:19:09Parce qu'il y a des concepts chez Orwell qui éclairent la présente actualité.
00:19:13Chez Orwell, il y a, par exemple, le concept de Miniver.
00:19:16Le Miniver, le ministère de la vérité.
00:19:19Que fait le ministère de la vérité chez Orwell?
00:19:22Il fixe, en fonction des intérêts idéologiques du parti, ce qu'est la vérité du jour.
00:19:30La vérité du jour, elle peut changer, par ailleurs.
00:19:32La vérité du jour, ça peut être A, et la vérité du lendemain, ça peut être non A.
00:19:36Mais le Miniver, le ministère de la vérité, fixe le récit dominant,
00:19:41fixe l'espace mental dans lequel nous devons évoluer.
00:19:44Et ensuite, dans cet espace, il peut y avoir un pluralisme artificiel,
00:19:48mais à partir d'une vérité révélée qui est portée par le Miniver.
00:19:51Dans les circonstances, l'association de journalistes indépendants
00:19:54sous le signe du soviète de rédaction.
00:19:56Autre concept de Orwell, la neuve langue.
00:19:59On en parle souvent, mais c'est rentré dans le langage courant de la neuve langue.
00:20:02Mais qu'est-ce qu'il y a dans la neuve langue?
00:20:04Il y a cette idée, notamment, qu'il faut restreindre l'espace mental.
00:20:08Comment? En réduisant le nombre de mots disponibles
00:20:11pour que l'être humain, de moins en moins de mots à l'esprit,
00:20:14de moins en moins de concepts à l'esprit,
00:20:15de moins en moins de liberté à l'esprit,
00:20:17soit obligé de penser dans les catégories du régime.
00:20:22Ça, quand on voit un système médiatique qui matraque sans aurait les mêmes mots,
00:20:25intolérance, phobie, extrême droite, et ainsi de suite,
00:20:29ce qu'on comprend à travers cela,
00:20:30c'est qu'on resterait sans cesse le périmètre de la pensée.
00:20:33On nous oblige à toujours fonctionner avec les 50 ou les mêmes 100 mots
00:20:36et on ose appeler ça du journalisme objectif.
00:20:38Il y a neuf langues journalistiques aujourd'hui.
00:20:41La fabrique de l'oubli.
00:20:42Ça, c'est lié au Miniver.
00:20:43Chez Orwell, il faut toujours s'assurer que le passé
00:20:45soit en accord avec les exigences du présent.
00:20:48Donc, par exemple, si dans le passé,
00:20:51si on se rappelle, par exemple, que le général de Gaulle
00:20:52avait une conception de la nation qui n'est pas exactement celle
00:20:55d'Olivier Faure ou de Sandrine Rousseau,
00:20:57qu'est-ce qu'on va faire?
00:20:58On va balayer ces citations.
00:20:59On ne tiendra plus.
00:21:00Le passé qui contredit les exigences du présent
00:21:03ne doit plus être mentionné.
00:21:05On doit l'effacer.
00:21:06Donc, un travail perpétuel sur le mode
00:21:08béria d'effacement du passé.
00:21:11Et ensuite, un concept essentiel chez Orwell,
00:21:15et on l'a vu un peu hier,
00:21:16c'est les deux minutes de la haine.
00:21:17Alors, je ne sais pas si vous avez le souvenir,
00:21:19dans 1984, chaque jour,
00:21:22tous les gens sont rassemblés contre l'ennemi du moment,
00:21:24Goldstein.
00:21:25Donc, Goldstein, c'est l'ennemi du moment.
00:21:27Et tous doivent ensemble le détester,
00:21:29ensemble avec les mêmes gestes physiques.
00:21:30Ils doivent faire pendant deux minutes haine, haine, haine.
00:21:33Et celui qui ne le fait pas assez fort
00:21:35se dévoile immédiatement comme un dissident possible.
00:21:39Parce que si vous ne détestez pas,
00:21:40en même temps que tout le monde,
00:21:41celui qu'on doit détester,
00:21:44c'est que vous êtes possiblement un dissident,
00:21:45et c'est inquiétant.
00:21:47Donc, qu'est-ce qu'on a vu hier?
00:21:48Eh bien là, il y a cette espèce de pression médiatique
00:21:50sur dire attention, désinformation, désinformation.
00:21:52Vous n'êtes pas d'accord avec l'Élysée
00:21:53qui veut lutter contre la désinformation.
00:21:55Vous êtes donc vous-même un désinformateur.
00:21:57Et plus largement, la diabolisation de ce qu'ils appellent
00:22:00l'extrême droite, c'est le méchant du jour
00:22:02qui permet de souder la communauté
00:22:04autour du bouc émissaire nécessaire.
00:22:06Alors, j'ai parlé d'Orwell,
00:22:07j'ai fait un petit détour par Miloche,
00:22:09un autre grand écrivain de l'antitotalitarisme.
00:22:11Mais dans un instant, on va voir la une d'Orwell.
00:22:13Ah oui, bien sûr, 1984.
00:22:14C'est absolument exceptionnel que vous devez lire ce soir.
00:22:17Sacré qu'il est tout, lisez ça ce soir.
00:22:19C'est vrai, c'est vrai.
00:22:20Et ensuite, un autre livre remarquable,
00:22:22La pensée captive de Miloche.
00:22:23Et Miloche pose une question assez fondamentale.
00:22:25Il dit comment fonctionne la liberté intellectuelle
00:22:28dans un système où il y a une vérité officielle.
00:22:30Donc, il y a une vérité officielle, par exemple,
00:22:32l'immigration est une richesse.
00:22:33Il y a une vérité officielle,
00:22:34la diversité est une richesse.
00:22:35Il y a une vérité officielle,
00:22:36il n'y a que sentiment d'insécurité.
00:22:37Mais vous savez que c'est faux.
00:22:39Donc, comment négociez-vous
00:22:40entre la vérité que vous avez
00:22:42et le discours officiel?
00:22:44Ça me fait penser à l'édito de Charlotte, récemment,
00:22:46où elle parlait de ce pauvre éditorialiste de gauche
00:22:48dans Le Monde qui est obligé de reconnaître
00:22:49que l'immigration massive cause un problème,
00:22:51mais il ne veut pas le reconnaître par lui-même
00:22:53parce que ça voudrait dire qu'il est d'extrême droite.
00:22:54Donc, comment reconnaît-il qu'il y a un problème?
00:22:56Il dit, si on ne reconnaît pas le problème,
00:23:02vous voyez des espèces de contorsions mentales
00:23:04quand vous voyez qu'il y a une vérité officielle,
00:23:06vous n'avez pas le droit de penser, par exemple,
00:23:07que l'immigration massive peut causer un problème,
00:23:09vous devez faire des contorsions mentales
00:23:11toujours plus complexes pour être capable
00:23:13de dire ce que vous voulez dire
00:23:15et à la fin, bien évidemment,
00:23:16vous devenez un peu fou
00:23:17parce que quand vous êtes toujours en dissociation mentale,
00:23:20vous êtes condamné, oui, à la folie.
00:23:22Et les théories sont de plus en plus sophistiquées
00:23:24pour nier le réel.
00:23:25En plus, vous niez un réel évident.
00:23:27Si je voulais à tout prix expliquer
00:23:28que vous n'êtes pas devant moi aujourd'hui,
00:23:30il me faudrait que j'invente des théories
00:23:31de plus en plus loufoques
00:23:32pour me faire croire
00:23:32que vous n'êtes pas devant moi aujourd'hui.
00:23:34Notez bien que dans la presse officielle
00:23:35qui sera labellisée,
00:23:36il y parviendrait.
00:23:38N'accompagnez-vous pas, néanmoins,
00:23:39que l'espace médiatique, Mathieu,
00:23:41est plus chaotique que jamais
00:23:42et ne faut-il pas le remettre en ordre ?
00:23:46Oui et non.
00:23:48On a l'habitude.
00:23:49Oui, le système médiatique
00:23:51n'est plus celui qu'on a connu.
00:23:52C'est-à-dire que la révolution technologique
00:23:54a fait éclater le nombre de producteurs
00:23:56possibles d'informations.
00:23:57L'information n'est plus monopolisée
00:23:59par quelques grands journaux,
00:24:00par l'ORTF,
00:24:01on va parler de Perfit,
00:24:03elle n'est plus monopolisée
00:24:04par quelques grands journaux
00:24:05qui avaient le monopole
00:24:06du récit de l'actualité.
00:24:08Et il y a des faits
00:24:09qui hier n'auraient pas eu accès aux médias
00:24:12qui ont accès aux médias aujourd'hui
00:24:13grâce aux réseaux sociaux.
00:24:14Et grâce aux réseaux sociaux,
00:24:15il y a des publications
00:24:16qui hier étaient contenues
00:24:17dans les marges
00:24:18qui ont accès au mainstream.
00:24:19Je vous permets de prendre l'exemple
00:24:20de Boulevard Voltaire avec Gabriel.
00:24:22En d'autres temps,
00:24:24probablement que Boulevard Voltaire
00:24:25n'aurait pas eu l'accès
00:24:26à l'espace public qu'elle a aujourd'hui.
00:24:27Maintenant, les réseaux sociaux
00:24:28ont fait en sorte
00:24:30que les médias sont désormais
00:24:31visibles au-delà des marges.
00:24:34Ça, ça fait paniquer le système
00:24:35parce que tout son pouvoir
00:24:36reposait sur la capacité
00:24:38de dire ce qui était vrai
00:24:39et ce qui était faux.
00:24:40Mais pour le journalisme officiel
00:24:42labellisé tel qu'on nous le propose
00:24:45aujourd'hui,
00:24:46le vrai et le faux,
00:24:47c'est pas le vrai et le faux
00:24:48en fonction du réel.
00:24:49Est vrai ce qui est conforme
00:24:51à l'idéologie dominante
00:24:52et faux ce qui contredit
00:24:53l'idéologie dominante.
00:24:55Est vrai ce qui permet
00:24:56de se faire applaudir par le régime
00:24:58et faux les informations
00:24:59qui déstabilisent les élites.
00:25:02Et soyons honnêtes,
00:25:03en matière de fake news,
00:25:04est-ce que depuis 40 ans,
00:25:05l'essentiel du travail des médias
00:25:07n'a pas consisté
00:25:07à ne pas nous raconter
00:25:09ce qui arrivait?
00:25:10Est-ce que l'essentiel des médias
00:25:11depuis 40 ans,
00:25:11pas sur le mode
00:25:12d'une conspiration,
00:25:12conspiration?
00:25:13Moi, je parle jamais de conspiration.
00:25:15Mais est-ce qu'on n'est pas devant
00:25:16une idéologie qui a fait en sorte
00:25:18que depuis 40 ans,
00:25:18le réel a été occulté
00:25:20par ceux qui auraient dû
00:25:21le mettre en lumière?
00:25:23Depuis 40 ans,
00:25:24on nous a expliqué
00:25:24que l'immigration massive
00:25:25était un fake.
00:25:26C'était faux,
00:25:27ça n'existait pas.
00:25:28Que l'insécurité était un fake,
00:25:29que la théorie du genre
00:25:30était un fake,
00:25:31que la révolution woke
00:25:31était un fake,
00:25:32les observations sur la capacité
00:25:34cognitive de Joe Biden,
00:25:35c'était un fake aussi,
00:25:36jusqu'à ce qu'on constate
00:25:37que c'était une espèce
00:25:37de momie égarée
00:25:38à la Maison-Blanche.
00:25:39Je passe sur un exemple
00:25:41qui a été méchant.
00:25:43La séquence COVID
00:25:44sur la transmission du vaccin,
00:25:46c'était un fake.
00:25:47Et maintenant,
00:25:47on nous explique
00:25:48que la censure
00:25:48qu'on nous a imposée,
00:25:50c'est un fake.
00:25:50Ils ne veulent pas vraiment
00:25:51nous imposer de censure.
00:25:53Sommes-nous obligés
00:25:53de faire semblant d'y croire?
00:25:54Emmanuel Macron a pourtant
00:25:56assuré que jamais
00:25:58il n'a envisagé
00:25:59un ministère de la vérité
00:26:00ou un label d'État
00:26:02pour les médias.
00:26:03Est-ce que cela vous rassure?
00:26:03Non.
00:26:04Non, pas du tout même.
00:26:06OK, je sais,
00:26:07il n'y aura pas
00:26:07le ministère de la vérité
00:26:09et il n'y aura pas
00:26:09le ministre de la vérité.
00:26:11OK, personne ne lui a dit ça.
00:26:13Mais quand on sait
00:26:14comment fonctionne aujourd'hui
00:26:15la censure de l'État de droit,
00:26:17de ce qu'ils appellent
00:26:17l'État de droit,
00:26:18C8, par exemple,
00:26:19ça n'a pas été fermé
00:26:20par l'État,
00:26:21c'est fermé par une agence
00:26:22autonome, indépendante,
00:26:23et ainsi de suite.
00:26:24Quand on décide
00:26:24de traîner les dissidents
00:26:25devant les tribunaux,
00:26:27ce sont des magistrats
00:26:28qui se permettent
00:26:29de faire cela
00:26:29avec des associations
00:26:30indépendantes,
00:26:31autonomes
00:26:32et financées
00:26:32par l'argent de l'État.
00:26:34Mais l'État dit
00:26:34non, non, ce n'est pas moi.
00:26:35Ce sont des organisations
00:26:36autonomes
00:26:37et ainsi de suite
00:26:37qui se permettent
00:26:38de faire la chose ainsi.
00:26:39Alors, je terminerai
00:26:40avec cela.
00:26:40On a l'habitude
00:26:41de dire attention,
00:26:42l'extrême-gauche,
00:26:42la gauche radicale,
00:26:43on en parlait tantôt,
00:26:44sont dangereuses
00:26:45pour la démocratie.
00:26:45Elles sont très dangereuses
00:26:46et c'est vrai,
00:26:47mais on en convient tous.
00:26:48Je constate que les gens
00:26:49au pouvoir en ce moment
00:26:50qui ne sont pas
00:26:50d'extrême-gauche,
00:26:51qui sont l'extrême-centre,
00:26:52le parti,
00:26:53le centrisme autoritaire
00:26:54et raisonnable,
00:26:55mais ces gens ont
00:26:56une étonnante passion
00:26:56de la censure.
00:26:57Je ne doute pas
00:26:58qu'Emmanuel Macron
00:26:59ne veuille pas censurer,
00:27:00c'est un homme respectable
00:27:00et honorable,
00:27:01mais je constate
00:27:02que malgré tout,
00:27:03ses idées le posent à censurer
00:27:04même s'il ne le souhaite pas.
00:27:06On pourrait peut-être
00:27:07s'en désoler.
00:27:07Je suis persuadé
00:27:08que lui-même,
00:27:08lorsqu'il le verra,
00:27:09s'en désolera aussi.
00:27:11Novembre 1965,
00:27:13il y avait un ministre
00:27:14de l'Information.
00:27:15On se demande parfois
00:27:16est-ce que les choses
00:27:17ont vraiment changé ?
00:27:19C'est justement
00:27:20pour permettre
00:27:21à chaque candidat
00:27:22de se faire connaître
00:27:23que le gouvernement
00:27:24a décidé
00:27:24que deux heures de radio
00:27:26et deux heures de télévision
00:27:27leur seraient réservées
00:27:28sur les ondes nationales.
00:27:29Il est donc vrai
00:27:30que le président sortant
00:27:31ne parlera
00:27:33qu'un nombre restreint
00:27:34de minutes
00:27:34pendant que l'opposition,
00:27:37s'il se maintient
00:27:38dans sa formation
00:27:39de combat d'aujourd'hui,
00:27:41disposera de 20 heures
00:27:42d'antenne à l'ORTF.
00:27:45Le gouvernement
00:27:45est donc plus libéral
00:27:47et plus démocrate
00:27:48que ce n'est le cas
00:27:49dans aucune
00:27:50des grandes démocraties
00:27:51occidentales,
00:27:53sans parler des autres.
00:27:55Voilà, c'était Auton.
00:27:57Ministre de l'Information,
00:27:58je vais juste montrer
00:27:59le livre dont vous parlez
00:28:00très régulièrement
00:28:01et comme dit Mathieu Bocoté,
00:28:02il faut absolument
00:28:03le lire
00:28:04dès ce soir,
00:28:05demain.
00:28:06Mais pas la nouvelle traduction,
00:28:07je précise,
00:28:08je préfère l'ancienne
00:28:09qui est bien meilleure
00:28:09à mon avis.
00:28:10Oui, d'accord,
00:28:10on ne va pas s'en sortir.
00:28:12C'est l'exigeant, Mathieu.
00:28:13On est dans la Neuvelang ?
00:28:15Oui, c'est Neuvelang
00:28:16de Neuvelang.
00:28:16D'accord.
00:28:17D'accord, merci en tout cas
00:28:19mon cher Mathieu.
00:28:20Marc, on va s'arrêter
00:28:21un instant
00:28:22pour parler du cambriolage
00:28:24de François Hollande
00:28:26et ce qui s'est passé
00:28:28il y a quelques heures.
00:28:29On est dans le monde
00:28:30des pieds d'iclés,
00:28:31quelle époque !
00:28:32C'est quand même extraordinaire.
00:28:35Que se passe-t-il
00:28:36le 22 novembre ?
00:28:40L'ancien président de la République
00:28:42et sa compagne
00:28:43ne sont pas chez eux
00:28:44et on a deux individus,
00:28:47deux bougres
00:28:47qui sont là,
00:28:49qui folâtrent,
00:28:50qui se promènent
00:28:51dans les rues adjacentes
00:28:53et soudain,
00:28:55ils voient qu'il y a
00:28:57une maison,
00:28:59les fenêtres sont ouvertes
00:29:00par la moindre lumière.
00:29:02Le portail également
00:29:03est ouvert aux uns
00:29:06et aux autres
00:29:07et par conséquent,
00:29:08ils se disent
00:29:09mais bon sang,
00:29:10mais c'est bien sûr,
00:29:12c'est un endroit
00:29:14où l'on va pouvoir
00:29:15loger,
00:29:16c'est un squat.
00:29:17Alors,
00:29:18ils entrent.
00:29:19Il est
00:29:2019h52.
00:29:23Ils furettent,
00:29:24ils vont,
00:29:25ils viennent
00:29:25et ils ressortent
00:29:27six minutes plus tard
00:29:28les mains
00:29:29dans les poches.
00:29:30Pourquoi on sait
00:29:31qu'ils sortent
00:29:32six minutes plus tard ?
00:29:32Parce que l'on découvre
00:29:34qu'il y a des caméras
00:29:35de surveillance.
00:29:36Alors n'oubliez pas,
00:29:37c'est quand même
00:29:38l'ancien président
00:29:39de la République,
00:29:40on entre,
00:29:41ça ne se voit pas,
00:29:42mais on sort,
00:29:43ça se voit.
00:29:43Et pour autant,
00:29:44il n'y a pas de réaction
00:29:45tout de suite
00:29:46puisque 20 minutes plus tard,
00:29:49l'un des deux personnages
00:29:51entre de nouveau
00:29:53dans la maison
00:29:54et pourquoi ?
00:29:56Eh bien parce que
00:29:57il a oublié
00:29:58sa cigarette électronique
00:30:00alors qu'il n'a pas
00:30:00sans doute
00:30:01beaucoup d'argent,
00:30:02il n'est pas question
00:30:03qu'il a y en volé une.
00:30:04Alors il revient
00:30:05dans la maison,
00:30:06il retrouve
00:30:07sa cigarette électronique
00:30:08et là,
00:30:09au passage,
00:30:10il voit traîner une montre,
00:30:11il la met dans la poche
00:30:13et puis un ipad,
00:30:14hop,
00:30:14il le met sous le bras
00:30:15et il ressort.
00:30:18Et là,
00:30:19il y a les policiers
00:30:20qui sont chargés
00:30:21de la surveillance
00:30:22de la maison
00:30:23qui réagissent,
00:30:24qui bondissent,
00:30:25mais les deux personnages
00:30:27se sont faits la belle
00:30:28et on reste
00:30:30avec simplement
00:30:31une maison
00:30:32qui a été
00:30:33« violentée »
00:30:34entre guillemets.
00:30:35La première question déjà,
00:30:37pourquoi il n'y a pas eu
00:30:37d'intervention précédente
00:30:39et que la première fois
00:30:40qu'ils sont entrés
00:30:41dans la maison,
00:30:42pas la moindre
00:30:43réaction policière.
00:30:44Alors on apprend,
00:30:46selon une sorte
00:30:47d'enquête
00:30:47de voisinage,
00:30:49que les policiers,
00:30:51maintenant,
00:30:52ils sont à 100 mètres
00:30:52plus loin
00:30:53pour surveiller.
00:30:54Pourquoi ?
00:30:55Parce que ça dérangerait
00:30:56les voisins
00:30:57d'avoir une voiture
00:30:57de police
00:30:58qui se trouve
00:31:00juste devant
00:31:01celle du président.
00:31:02100 mètres plus loin,
00:31:03ça ne dérange pas.
00:31:03Bref,
00:31:04toujours est-il,
00:31:05et ils ont théoriquement
00:31:06une sorte d'hippade,
00:31:08alors je ne sais pas
00:31:08si c'est celui-là
00:31:09qui a été piqué ou pas,
00:31:10toujours est-il
00:31:11que ça leur permet
00:31:13d'être branchés
00:31:13sur le système
00:31:14de surveillance
00:31:15et de voir
00:31:16ce qui se déroule
00:31:16dans la maison.
00:31:17Apparemment,
00:31:18ils ne l'ont pas vu.
00:31:18Ben non,
00:31:19parce qu'il y avait
00:31:19un bug.
00:31:21Mais ça pose quand même
00:31:22une sacrée question
00:31:23au-delà de l'amusement.
00:31:25On a deux personnages
00:31:26qui sont là,
00:31:28apparemment,
00:31:28bon,
00:31:29un peu paumés,
00:31:31mais imaginons
00:31:32qu'il y ait eu
00:31:32une mauvaise intention
00:31:33que si vous avez
00:31:34deux personnes,
00:31:35il leur pourrait
00:31:36y en avoir plus
00:31:36qui se met en embuscade
00:31:38dans la maison
00:31:39de l'ancien président
00:31:40de la République
00:31:41et qui lui tombent dessus.
00:31:43Et personne n'a rien vu.
00:31:44C'est quand même
00:31:45complètement fou.
00:31:46Alors,
00:31:47on les retrouvera
00:31:47quelques jours plus tard.
00:31:49Mais ça pose quand même
00:31:49des questions.
00:31:50C'était le 22 novembre,
00:31:51effectivement,
00:31:52on les a retrouvés
00:31:52rapidement.
00:31:53Ah oui,
00:31:54quatre jours plus tard.
00:31:56Le temps sans doute
00:31:57de vérifier
00:31:58que la vidéosurveillance
00:32:01était bien la bonne,
00:32:02etc.
00:32:03Mais quand on se souvient
00:32:04de l'opération du Louvre,
00:32:06c'est quand même extraordinaire.
00:32:07Là,
00:32:08ils ont été un peu plus rapides,
00:32:10mais ils n'avaient rien à voler.
00:32:12Mais l'opération du Louvre.
00:32:13Alors,
00:32:14quand on voit maintenant
00:32:14ceux qui sont sous les écrous
00:32:16accusés de suspicion légitime
00:32:20d'avoir été les auteurs
00:32:22du cambriolage,
00:32:23on s'aperçoit là aussi
00:32:25que ce sont quatre personnages
00:32:27sans envergure particulière.
00:32:30Certains,
00:32:30deux d'entre eux auraient dit
00:32:31qu'on leur avait donné
00:32:3215 000 euros
00:32:33pour mener une opération
00:32:35dans un endroit.
00:32:36Ils ne savaient même pas
00:32:37que c'était le Louvre.
00:32:38Pour eux,
00:32:38le Louvre,
00:32:39c'était du côté
00:32:39de la pyramide
00:32:41et qu'ils pensaient
00:32:45que c'était un magasin
00:32:46qui était fermé
00:32:47le dimanche matin.
00:32:49On est quand même
00:32:50là,
00:32:50quand je vous dis
00:32:51les pieds nickelés.
00:32:52Alors,
00:32:53si vous ajoutez à cela
00:32:54Jordan Bardella
00:32:55qui est victime
00:32:56d'un type
00:32:57qui se présente devant lui
00:32:58et qui lui casse
00:32:59un oeuf sur la tête
00:33:00mais il aurait pu lui mettre
00:33:01un coup de couteau aussi.
00:33:02Alors,
00:33:03dans ce monde
00:33:03hyper sécurisé,
00:33:05partout où vous allez,
00:33:06il faut un QR code,
00:33:07à tel endroit
00:33:08il faut un badge,
00:33:09vous êtes constamment
00:33:10là presque
00:33:11les mains monottées,
00:33:12c'est un label
00:33:14de circulation,
00:33:15il vous faut
00:33:15un label de circulation
00:33:17mais en revanche,
00:33:18si vous voulez laisser aller
00:33:20de temps en temps
00:33:21une fantaisie
00:33:22de vous vouloir gangster,
00:33:24vous pouvez très bien
00:33:25réussir votre coup
00:33:26à part ça,
00:33:27on n'a pas raison
00:33:28d'avoir peur
00:33:28et ça nous permet
00:33:29d'arriver à la chronique
00:33:31de notre Gabriel.
00:33:32Oui, merci Marc,
00:33:34parce qu'effectivement
00:33:35ce sont des chiffres
00:33:36du ministère de l'Intérieur
00:33:38qui sont passés
00:33:38un peu inaperçus
00:33:39mais on va s'arrêter.
00:33:40Étrangers surreprésentés,
00:33:42femmes en danger,
00:33:42policiers surchargés
00:33:43et dépassés,
00:33:44c'est ce qui ressort
00:33:45des derniers chiffres clés
00:33:46de l'insécurité
00:33:47de la délinquance
00:33:48en 2024.
00:33:49Pourquoi ces chiffres
00:33:49tombent mal
00:33:50au moment du vote
00:33:51du budget,
00:33:52Gabriel Cluzel ?
00:33:53Écoutez,
00:33:54c'est très simple
00:33:54parce que les contribuables
00:33:56sont finalement
00:33:57des actionnaires de l'État,
00:33:58c'est des actionnaires
00:33:59malgré eux
00:34:00mais des actionnaires
00:34:01quand même.
00:34:02Donc normalement,
00:34:03il devrait y avoir
00:34:03une assemblée générale
00:34:04de l'entreprise France
00:34:06avec une présentation
00:34:07des résultats
00:34:07pour convaincre
00:34:08les actionnaires
00:34:09que l'argent a bien
00:34:10été utilisé
00:34:11et en principe
00:34:12quand les résultats
00:34:13ne sont pas beaux,
00:34:13les actionnaires
00:34:14peuvent retirer leur bille
00:34:15voire licencier
00:34:16l'équipe dirigeante.
00:34:18Là, il n'y a pas
00:34:19d'assemblée générale.
00:34:20On parle de soutirer
00:34:22encore de l'argent
00:34:22aux actionnaires
00:34:23avec diverses augmentations
00:34:24d'appos
00:34:24et même un projet
00:34:25d'emprunts forcés.
00:34:27Bon, et les résultats
00:34:29qui arrivent au compte-gouttes
00:34:29sont en réalité
00:34:30très mauvais.
00:34:32Alors, parlons tout d'abord
00:34:33de ce fameux sentiment
00:34:35d'insécurité.
00:34:36Vous nous souvenez
00:34:36ce fameux sentiment
00:34:37d'insécurité
00:34:38cher à Éric Dupond-Moretti
00:34:40qui faisait passer
00:34:41les Français
00:34:41pour des espèces
00:34:42de Madame Bovary
00:34:43impressionnables
00:34:44et émotives.
00:34:45Vous vous souvenez ?
00:34:46Eh bien,
00:34:47Dupond-Moretti est parti
00:34:48mais le sentiment
00:34:49d'insécurité
00:34:50est resté.
00:34:51Il a même prospéré
00:34:52puisque ce rapport
00:34:54nous dit
00:34:54que ce sentiment
00:34:55a augmenté
00:34:55de près de 10%
00:34:57en un an
00:34:58entre 2023 et 2024.
00:34:5915% au domicile
00:35:01donc il y a quand même
00:35:0115% des gens
00:35:02qui ont peur chez eux.
00:35:0322% dans leur quartier
00:35:04ou leur village
00:35:05et même 25% des femmes
00:35:07donc un quart.
00:35:08Je rappelle que
00:35:09les violences faites
00:35:11aux femmes
00:35:11étaient la grande cause
00:35:12nationale
00:35:13de ce gouvernement
00:35:14au départ.
00:35:15et 42% dans les transports
00:35:18en commun
00:35:18et ce sentiment
00:35:19flambe spécialement
00:35:20dans les grandes villes.
00:35:22Alors en dehors
00:35:23des vols
00:35:24qui sont en légère baisse
00:35:25et des homicides
00:35:26moins 2% en 2024
00:35:28mais quand même
00:35:28plus 1% par an
00:35:29depuis 2016
00:35:30c'est que quand on a
00:35:31le comparatif
00:35:32avec 2016
00:35:32tous les indicateurs
00:35:34sont en hausse
00:35:35alors tentative d'homicide
00:35:36plus 7% en 2024
00:35:37plus 8% donc
00:35:39par an depuis 2016
00:35:40violence physique
00:35:41plus 1% en 2024
00:35:43plus 6% par an
00:35:44depuis 2016
00:35:45violence sexuelle
00:35:46plus 7% en 2024
00:35:48plus 11% par an
00:35:49depuis 2016
00:35:50dont viol
00:35:51et tentative de viol
00:35:519%
00:35:52plus 9% en 2024
00:35:54vous l'avez là
00:35:55plus 15% par an
00:35:56depuis 2016
00:35:57alors c'est pas très gentil
00:35:58je trouve d'avoir mis
00:35:59ce point de comparaison
00:36:00avec 2016
00:36:01parce que c'est l'année
00:36:02précédant l'accession
00:36:03au pouvoir d'Emmanuel Macron
00:36:04on devrait peut-être
00:36:05créer un label
00:36:06avec les statistiques
00:36:07je suis pas sûr
00:36:08pour les statistiques
00:36:08je suis pas sûre
00:36:09que les statistiques
00:36:10du ministre de l'Intérieur
00:36:11le méritent
00:36:12parce qu'elles font
00:36:12quand même un peu
00:36:13de brainwashing
00:36:14avec les faits divers
00:36:14je sais pas ce que
00:36:15vous en pensez
00:36:15mais c'est quand même
00:36:16très frappant
00:36:17alors quoi qu'il en soit
00:36:19on note que les violences
00:36:20sexuelles ont explosé
00:36:21depuis 9 ans
00:36:22là encore je me répète
00:36:23pour un gouvernement
00:36:24qui a fait des violences
00:36:25contre les femmes
00:36:26etc etc
00:36:27et bien il y a de quoi
00:36:28se poser des questions
00:36:29et d'ailleurs
00:36:31dans un instant
00:36:32nous aurons en exclusivité
00:36:33le témoignage en direct
00:36:35d'en face à l'info
00:36:36d'Emma Valin
00:36:37qui elle
00:36:38ce n'est pas un sentiment
00:36:39vous allez voir
00:36:40elle boite
00:36:41elle a des béquilles
00:36:43elle est amochée
00:36:44et elle a été renversée
00:36:46souvenez-vous
00:36:46sur l'île d'Oléron
00:36:48on en parlera
00:36:48dans un instant
00:36:49avec elle
00:36:49le dernier point
00:36:50Gabriel Cluzel
00:36:51est celui du nombre
00:36:52d'étrangers
00:36:52dans le profil
00:36:53des mises en cause
00:36:54il a été évoqué
00:36:56ces derniers jours
00:36:57par deux fois
00:36:57que nous disent
00:36:58ces chiffres précisément
00:36:59écoutez c'est toujours
00:37:01le même constat
00:37:02dans toutes les catégories
00:37:03de crimes
00:37:03homicides
00:37:04viols et délits
00:37:05c'est à dire
00:37:05vols, cambriolages, dégradations
00:37:07les étrangers sont surreprésentés
00:37:09ils représentent 8%
00:37:10de la population
00:37:11en France
00:37:12c'est rappelé par le ministère
00:37:13de l'intérieur
00:37:13mais plus de 30%
00:37:15des mis en cause
00:37:15dans des vols
00:37:16sans violence
00:37:17ou des vols
00:37:17dans les véhicules
00:37:18près de 20%
00:37:19des mis en cause
00:37:20dans les tentatives
00:37:20d'homicide
00:37:21et homicide
00:37:23et près de 20%
00:37:24dans les trafics
00:37:25de stupéfiants
00:37:26donc tout cela
00:37:27est assez cohérent
00:37:29avec les chiffres
00:37:30de la population
00:37:31carcérale
00:37:33puisqu'ils en représentent
00:37:3524,5%
00:37:37presque un quart
00:37:38donc ça paraît
00:37:38assez logique
00:37:40une grande majorité
00:37:41d'entre eux
00:37:42sont par ailleurs
00:37:42origine d'un pays extérieur
00:37:44originaire d'un pays extérieur
00:37:45à l'Union Européenne
00:37:46c'est Gérald Darmanin
00:37:47qui l'avait précisé
00:37:48au mois de mars 2025
00:37:49alors pourquoi c'est intéressant
00:37:51d'en parler
00:37:51parce que c'est un sujet
00:37:53qui a été abordé
00:37:54par deux fois
00:37:55ces derniers jours
00:37:56la première fois
00:37:57dans le fameux numéro
00:37:58vous savez fiasco
00:37:59la complément d'enquête
00:38:00sur CNews
00:38:00qui a mis en avant
00:38:02une étude
00:38:03du CEPII
00:38:04Centre d'études prospectives
00:38:06et d'informations internationales
00:38:08alors gageons
00:38:08qu'on va souvent
00:38:08en entendre parler
00:38:09donc il faut peut-être
00:38:10lui tordre le cou tout de suite
00:38:11alors ils expliquent
00:38:12qu'il faut voir
00:38:13dans ces chiffres
00:38:14de simples facteurs mécaniques
00:38:16certains délits
00:38:17ne pouvant pas
00:38:18par définition
00:38:18être commis
00:38:20par d'autres
00:38:21que par des étrangers
00:38:21alors de fait
00:38:22le travail clandestin
00:38:23ça peut être commis
00:38:24que par des étrangers
00:38:26mais en fait
00:38:26on peut assez rapidement
00:38:27tordre le cou
00:38:28à cet argument
00:38:28parce que
00:38:29les étrangers
00:38:30sont surreprésentés
00:38:31dans toutes les catégories
00:38:32de crimes et délits
00:38:33même si j'ose dire
00:38:33celle commune à tous
00:38:34c'est-à-dire
00:38:35homicide, vol, violence
00:38:37et puis ensuite
00:38:38la deuxième fois
00:38:39la deuxième fois au cours
00:38:44de laquelle a été évoquée
00:38:45cette question
00:38:46et bien c'est
00:38:47l'entretien
00:38:48du ministre de l'Intérieur
00:38:50Laurent Nunez
00:38:51sur BFM
00:38:52dimanche
00:38:52alors c'était vraiment
00:38:53l'équilibriste
00:38:54avec son tutu
00:38:55et son ombrelle
00:38:56sur un fil
00:38:57vous voyez
00:38:57le journaliste
00:38:59lui demande
00:39:00est-ce qu'il y a un lien
00:39:02oui ou non
00:39:03avec entre la délinquance
00:39:05et l'immigration
00:39:06et elle rajoute
00:39:07elle donne les arguments
00:39:09quand le rassemblement
00:39:10national en parle
00:39:11il s'appuie sur
00:39:12deux chiffres précis
00:39:13le premier vient
00:39:14du ministère de la justice
00:39:16qui dit qu'il y a
00:39:1725% de détenus
00:39:18pour ça on le connait
00:39:19en France
00:39:20étrangers
00:39:21et puis le second chiffre
00:39:23elle s'appuie sur
00:39:23les chiffres
00:39:24de l'île de France
00:39:24du ministère de l'Intérieur
00:39:2593% des vols
00:39:27et 63% des agressions sexuelles
00:39:29sont commis
00:39:30par des étrangers
00:39:31donc elle répète
00:39:31la journaliste
00:39:32c'est clair
00:39:32elle dit
00:39:33est-ce qu'on peut en déduire
00:39:35qu'il y a un lien
00:39:35entre l'immigration
00:39:36et la délinquance
00:39:37aujourd'hui en France
00:39:37un enfant de 7 ans
00:39:38il saura à peu près
00:39:39la réponse
00:39:40et bien non
00:39:41Laurent Nunez
00:39:41il dit
00:39:42ce lien
00:39:43je refuse de le faire
00:39:44il rajoute cependant
00:39:46je ne nie pas les chiffres
00:39:48parce qu'il dit
00:39:48comme je le fais toujours
00:39:49je ne les ai jamais niés
00:39:51je donne évidemment
00:39:52les chiffres
00:39:53il redonne les chiffres
00:39:54où il dit
00:39:55que ces chiffres sont exacts
00:39:57mais il conclut
00:39:58en disant
00:39:58ça tout le monde est d'accord
00:39:59que son job à lui
00:40:01c'est de poursuivre
00:40:02les délinquants
00:40:02quels qu'ils soient
00:40:04donc il ne veut pas savoir
00:40:06il ne veut pas faire de lien
00:40:08il ne veut pas utiliser
00:40:09les statistiques
00:40:10même quand elles viennent
00:40:11de ses propres services
00:40:12c'est quand même assez particulier
00:40:13il trouve que savoir
00:40:14d'où vient la délinquance
00:40:15ce n'est pas important
00:40:17c'est l'éthiologie
00:40:18ou une partie
00:40:19de l'éthiologie
00:40:20du problème
00:40:20ça il n'en a visiblement
00:40:22rien à cirer
00:40:22mais alors pourtant
00:40:23poursuivre la délinquance
00:40:25en aval
00:40:26c'est bien
00:40:26mais la prévenir
00:40:28en amont
00:40:28c'est mieux
00:40:29donc je vais sortir
00:40:30une vérité
00:40:32un truisme
00:40:33si j'ose dire
00:40:34si ces étrangers
00:40:35n'étaient pas venus
00:40:35chez nous
00:40:36ils n'auraient pas commis
00:40:37ces actes
00:40:37et ne seraient donc pas
00:40:38dans nos prisons
00:40:39monsieur Lapalice
00:40:40bonsoir
00:40:41donc c'est vrai
00:40:42qu'il y a beaucoup
00:40:43d'interrogations
00:40:44sur ces affirmations
00:40:46du ministre
00:40:48de l'intérieur
00:40:49je ne sais pas
00:40:50si vous vous souvenez
00:40:50il y avait un article
00:40:52qui avait fait beaucoup
00:40:52parler il y a quelques années
00:40:53qui était publié
00:40:56dans la presse américaine
00:40:57ça s'intitulait
00:40:58les maths sont-elles racistes
00:41:00et bien je crois
00:41:01qu'en France
00:41:01aujourd'hui
00:41:02on est en train
00:41:02de dire
00:41:03que les chiffres
00:41:04sont racistes
00:41:06en tout cas
00:41:06on s'interdit
00:41:07nous nous interdisons
00:41:09de les regarder
00:41:10peut-être
00:41:11dernier point
00:41:12quand même
00:41:13avant de terminer
00:41:14cette chronique
00:41:14c'est le taux
00:41:15d'élucidation
00:41:16je crois que c'est intéressant
00:41:17d'en parler après
00:41:18la chronique de Marc
00:41:20vous voyez
00:41:20François Hollande
00:41:21a beaucoup de chance
00:41:21mais le fait
00:41:22qu'il ait été
00:41:22président de la République
00:41:24n'a sans doute
00:41:24rien à voir
00:41:25avec tout cela
00:41:26mais il fait partie
00:41:27des 7%
00:41:287%
00:41:29c'est quand même
00:41:29pas beaucoup
00:41:30des cambriolages
00:41:32qui ont été
00:41:32élucidés
00:41:33parce que les chiffres
00:41:34d'élucidation
00:41:36sont assez édifiants
00:41:38en réalité
00:41:38les policiers
00:41:39n'ont pas beaucoup
00:41:40de moyens
00:41:40ils sont dépassés
00:41:41c'est à la fois
00:41:42Sisyphe et les Danaïdes
00:41:43en même temps
00:41:44ils vident l'océan
00:41:46à la petite cuillère
00:41:47et donc
00:41:47ce qui est considéré
00:41:48comme mineur
00:41:49enfin mineur
00:41:50façon de parler
00:41:51mais c'est vrai
00:41:51qu'un cambriolage
00:41:52c'est plus mineur
00:41:53qu'un homicide
00:41:53et bien
00:41:54ils n'ont pas
00:41:55les moyens
00:41:56de s'en occuper
00:41:58comme ils le devraient
00:42:00donc ils réclament
00:42:01des moyens
00:42:01vous savez
00:42:01aujourd'hui
00:42:02on parle de privatisation
00:42:03du service public
00:42:04ce ne serait pas inintéressant
00:42:05de faire un effet
00:42:06vaste communicant
00:42:07ce ne serait plus
00:42:08la France
00:42:09comme Delphine Ernot
00:42:10voudrait qu'elle soit
00:42:11mais la France
00:42:12telle que les Français
00:42:13voudraient qu'elle soit
00:42:13c'est-à-dire
00:42:14en sécurité
00:42:15Merci pour cette analyse
00:42:17de chiffres
00:42:18Gabrielle Cluzel
00:42:19Charlotte Dornela
00:42:205 mois
00:42:20après avoir été investie
00:42:22officiellement par Renaissance
00:42:23la candidate d'hiver droite
00:42:24à la mairie de Marseille
00:42:26Martine Vassal
00:42:27fait largement réagir
00:42:29après n'avoir pas fermé
00:42:30la porte
00:42:31à une éventuelle alliance
00:42:32avec le RN
00:42:32qu'en est-il exactement
00:42:34est-ce une union des droites
00:42:35qui se dessine
00:42:36dites-nous tout
00:42:36Alors c'est vrai
00:42:38elle était sur Sud Radio
00:42:40Martine Vassal
00:42:41et le journaliste
00:42:42la précède répondre
00:42:43à un éventuel accord
00:42:44programmatique
00:42:45de second tour
00:42:45avec le RN
00:42:46et Martine Vassal répond
00:42:48on verra à ce moment-là
00:42:51et là
00:42:51tempête
00:42:52dans le milieu politique
00:42:54et médiatique
00:42:54parce que ça a largement
00:42:56fait réagir
00:42:56je ne sais pas en France
00:42:57mais dans les milieux
00:42:58politiques et médiatiques
00:42:59tout le monde y est allé
00:43:00de son commentaire
00:43:00en effet
00:43:01l'ancienne secrétaire d'Etat
00:43:03à la ville
00:43:03par exemple
00:43:04Sabrina Agresti-Roubar
00:43:05qui est marseillaise
00:43:06a demandé à Gabriel Attal
00:43:08de prendre ses responsabilités
00:43:10jugeant qu'il ne fait
00:43:11il ne fallait pas rigoler
00:43:12je la cite
00:43:12avec cette ligne écarlate
00:43:14elle est plus rouge
00:43:15elle est écarlate
00:43:15et à l'inverse
00:43:17le candidat RN
00:43:18Franck Alizio
00:43:19à Marseille
00:43:20s'est réjoui
00:43:21de la nouvelle
00:43:21de ce soutien
00:43:22je le cite encore
00:43:24alors on comprend
00:43:25que chacun prend un peu
00:43:26ses désirs pour des réalités
00:43:27alors il y en a
00:43:27qui jouent à se faire peur
00:43:28il y en a d'autres
00:43:29qui rêvent du soutien
00:43:30de Martine Vassal
00:43:31qui a été en effet
00:43:32intronisée par Renaissance
00:43:35tout le monde
00:43:36prend prétexte
00:43:37on va dire
00:43:37d'une ambiguïté
00:43:38qui est peut-être
00:43:39tout simplement
00:43:39une manière de ne pas
00:43:40s'éliminer soi-même
00:43:41avant même le premier tour
00:43:43quand on dit
00:43:43on verra plus tard
00:43:44c'est aussi
00:43:44concentrons-nous
00:43:45sur le premier tour
00:43:46dans la plupart des cas
00:43:48d'autant que Martine Vassal
00:43:49vous le disiez tout à l'heure
00:43:50n'y allez pas exactement
00:43:51avec le dos de la cuillère
00:43:52dans le reste de l'interview
00:43:53je la cite à propos du RN
00:43:55l'extrême droite
00:43:55c'est l'amateurisme complet
00:43:57ils n'ont rien à faire
00:43:57des problématiques locales
00:43:58ce qu'ils veulent
00:43:59c'est avoir des postes
00:44:00bon c'est pas une amitié
00:44:01naissante
00:44:02extrêmement
00:44:03chaleureuse
00:44:06alors pourquoi un tel émoi
00:44:08et bien en raison du contexte
00:44:09nous dit-on dans la Provence
00:44:11il y a quelques temps
00:44:12elle avait déclaré
00:44:12je cite
00:44:13partager des valeurs
00:44:14avec le RN
00:44:14sur l'insécurité
00:44:16et l'immigration
00:44:17disant ne pas partager
00:44:18les valeurs du RN
00:44:20en l'occurrence
00:44:20les projets du RN
00:44:22sur le reste
00:44:23elle avait tendu la main
00:44:24aux électeurs
00:44:25du sénateur Stéphane Ravier
00:44:26ex-reconquête
00:44:27qui a décidé
00:44:28de soutenir Franck Alizio
00:44:29donc ça c'est déjà
00:44:30le blasphème
00:44:31est déjà total
00:44:32et en privé
00:44:33rapportent certains journalistes
00:44:34cette éventualité
00:44:35d'un accord
00:44:35serait évoquée
00:44:36dans l'entourage
00:44:37de Martine Vassal
00:44:38option
00:44:39que certains
00:44:40de nos chers confrères
00:44:40jugent d'autant plus plausible
00:44:42que selon eux
00:44:43la candidate porte
00:44:44je cite
00:44:45un discours
00:44:45proche du RN
00:44:46alors on saura pas sur quoi
00:44:47mais il est proche du RN
00:44:49et traite la municipalité
00:44:51actuelle
00:44:51d'islamo-gauchiste
00:44:52nous informe-t-il
00:44:54parce que ce sont des confrères
00:44:55je vais pas citer les noms
00:44:56mais probablement
00:44:56ils auraient le label
00:44:57les yeux fermés
00:44:58qui oublie au passage
00:45:00de préciser
00:45:00que c'est un terme
00:45:01islamo-gauchiste
00:45:02utilisé il y a des années
00:45:03et des années
00:45:04par Pierre-André Taguiev
00:45:05qui n'y est pour rien
00:45:06dans la fondation
00:45:07ni la poursuite
00:45:08du Front National
00:45:09avant d'être institutionnalisé
00:45:11en quelque sorte
00:45:12il y a quelques années
00:45:13par Jean-Michel Blanquer
00:45:14qui n'était pas ministre
00:45:15de Marine Le Pen
00:45:16me semble-t-il
00:45:17mais comment comprendre
00:45:18la situation
00:45:19Charlotte
00:45:20étant réellement
00:45:20au seuil
00:45:21d'une telle alliance
00:45:22renaissance
00:45:23RN
00:45:24on aimerait comprendre
00:45:25puisqu'il est question
00:45:26de fake news
00:45:27ces derniers temps
00:45:27franchement
00:45:28j'ai lu les articles
00:45:29de presse
00:45:29avant d'entendre
00:45:30Martine Vassal
00:45:31et tout le monde titre
00:45:32les dixos
00:45:33vers une alliance
00:45:34bon encore une fois
00:45:35on verra à ce moment-là
00:45:36j'ai connu des alliances
00:45:37et des projets d'alliances
00:45:38quand même plus clairs
00:45:39dans la bouche
00:45:40des uns et des autres
00:45:40bon elle d'ailleurs
00:45:42a réagi
00:45:43à la propre polémique
00:45:44qu'elle a engendrée
00:45:45en parlant de fake news
00:45:46tiens donc
00:45:46ça va devenir pénible
00:45:47le débat public
00:45:48je vous le prédis
00:45:49je fais des prévisions
00:45:51plus sérieuses
00:45:52que les miens
00:45:52mais voilà
00:45:53alors le parti renaissance
00:45:56lui a activé
00:45:56le mode liberté surveillée
00:45:57de sa candidate
00:45:58je cite
00:45:59aucune discussion
00:45:59aucun accord
00:46:00aucune alliance
00:46:01n'a et n'aura lieu
00:46:02avec le rassemblement national
00:46:03et ses alliés
00:46:04ni avant
00:46:05ni pendant
00:46:05ni après les élections
00:46:06il continue
00:46:08c'est le cas aussi
00:46:09pour Martine Vassal
00:46:09à Marseille
00:46:10fermez les guillemets
00:46:11le ton est assez clair
00:46:12mais il n'empêche
00:46:13que l'ambiance
00:46:14n'est plus exactement
00:46:14la même qu'il y a 30 ans
00:46:16les responsables
00:46:17d'abord
00:46:18vous avez les responsables
00:46:19politiques
00:46:19des différents partis
00:46:20qu'on appelle de droite
00:46:22alors je vais laisser
00:46:23le soin à chacun
00:46:24de se définir
00:46:24mais peu importe
00:46:25qui partagent
00:46:27au moins
00:46:27une partie
00:46:28de leurs idées
00:46:29en commun
00:46:29au minimum
00:46:30de quoi constituer
00:46:31par exemple
00:46:31un programme
00:46:32pour s'opposer
00:46:33à un adversaire politique
00:46:34qu'ils identifient
00:46:35tous de la même manière
00:46:36et qui désormais
00:46:37s'affichent ensemble
00:46:38on a vu passer
00:46:39beaucoup les images
00:46:40de Marion Maréchal
00:46:42avec François-Xavier Balami
00:46:43il y a des années
00:46:43c'était inimaginable
00:46:44Sarah Knafo et David Lissner
00:46:45il y a quelques jours
00:46:46ça a beaucoup fait parler
00:46:48ils assument désormais
00:46:49d'avoir des choses
00:46:50à se dire
00:46:50devant la situation
00:46:51ça ne veut pas dire
00:46:52qu'ils sont des photocopies
00:46:53ça ne veut pas dire
00:46:53qu'ils n'ont pas des désaccords
00:46:54ça veut dire
00:46:55qu'ils ont des choses
00:46:56à se dire
00:46:57et leurs électeurs
00:46:57le savent depuis longtemps
00:46:59parce que quand on étudie
00:46:59le parcours des électeurs
00:47:01qu'on va appeler de droite
00:47:02ils parcourent ces parties
00:47:04de manière assez sereine
00:47:06ensuite Renaissance
00:47:08qui explique
00:47:08ni avant
00:47:09ni pendant
00:47:09ni après
00:47:10ni jamais
00:47:10à l'Assemblée nationale
00:47:12c'est un peu plus compliqué
00:47:13que ça si je puis me permettre
00:47:14la survie des gouvernements
00:47:15récents
00:47:16dépend de la non-censure
00:47:17de Marine Le Pen
00:47:18dans bien des cas
00:47:19donc on a été
00:47:20plus aimable
00:47:20à son endroit
00:47:22et certaines lois
00:47:22sont même passées
00:47:23ou pas
00:47:24grâce à elle
00:47:25donc on a bien vu
00:47:26que cela affaiblissait
00:47:27un peu le discours
00:47:28du fascisme absolu
00:47:29dont on a besoin parfois
00:47:30et dont on a peur souvent
00:47:31donc on ne sait pas très bien
00:47:33et par ailleurs
00:47:34on voit bien le glissement
00:47:35en 98
00:47:36Charles Millon
00:47:37arrête sa carrière politique
00:47:38en voulant faire un accord
00:47:39pour gouverner sa région
00:47:40et il y a quelques semaines
00:47:42on entend Carucci
00:47:43qui dit qu'il votera
00:47:44pour le RN
00:47:45plutôt que LFI
00:47:46alors je laisserai à Mathieu Leçon
00:47:47de faire une prochaine chronique
00:47:48sur Quid au-delà de LFI
00:47:50il n'empêche qu'avant
00:47:51le principe
00:47:52de la ligne écarlate
00:47:54pour reprendre les mots
00:47:55dépassait surtout
00:47:56et enfin
00:47:57cette idée de primaire
00:47:59de la droite
00:48:00qui est proposée
00:48:01initialement par David Lysnard
00:48:02portée désormais
00:48:03par Laurent Wauquiez
00:48:04Laurent Wauquiez
00:48:05qui était un
00:48:06comment dire
00:48:07un chef de file
00:48:09du cordon
00:48:10qui révèle
00:48:11l'élargissement
00:48:12d'une famille politique
00:48:13puisque c'est ça
00:48:13dont il s'agit
00:48:14dans une primaire
00:48:15portée de renaissance
00:48:16à reconquête
00:48:17pour Laurent Wauquiez
00:48:18et Gérald Darmanin
00:48:19a dit que pour lui
00:48:19ce serait mieux quand même
00:48:20si ça allait de renaissance
00:48:21à retaillot
00:48:22j'aimerais qu'il réponde
00:48:23à la question
00:48:24lui ou un autre
00:48:25peu importe
00:48:25quelle distance sépare
00:48:27exactement Bruno Retaillot
00:48:28du centre
00:48:29de renaissance
00:48:29et quelle distance
00:48:31sépare Bruno Retaillot
00:48:32de reconquête
00:48:33j'aimerais vraiment
00:48:33qu'on ait la réponse
00:48:34à cette question
00:48:35et sur les autres sujets
00:48:36par exemple
00:48:38l'immigration
00:48:38et l'insécurité
00:48:39sont-ils plus loin
00:48:41de la gauche alliée
00:48:42par exemple
00:48:42avec LFI
00:48:43avec lesquels
00:48:44ils s'étaient alliés
00:48:45ou du rassemblement national
00:48:46avec lesquels
00:48:47ils votent leur loi
00:48:48à destination
00:48:49des français
00:48:50dans notre situation
00:48:51il y a des dangers
00:48:51qui apparaissent désormais
00:48:52plus grands qu'autrefois
00:48:54aux yeux
00:48:55des droites
00:48:55quels sont ces dangers
00:48:58qui sont évoqués
00:49:00aujourd'hui justement
00:49:01la réponse de Martine Vassal
00:49:02était intéressante
00:49:03parce qu'elle était
00:49:03aussi inimaginable
00:49:04dire qu'on partage des valeurs
00:49:05même sur un sujet précis
00:49:06avec le rassemblement national
00:49:07alors qu'on a
00:49:08l'étiquette renaissance
00:49:09d'hiver droite
00:49:10c'était inimaginable
00:49:12elle dit sur la politique
00:49:13d'immigration
00:49:13et sur l'insécurité
00:49:14elle insiste bien
00:49:15sur le fait
00:49:15qu'on ne me fasse pas dire
00:49:16ce que je n'ai pas dit
00:49:17à mon tour
00:49:18elle insiste bien
00:49:19qu'elle n'a rien en commun
00:49:20sur le reste etc
00:49:21il n'empêche qu'elle le dit
00:49:22là dessus
00:49:23nous sommes à Marseille
00:49:24probablement sur le narcotrafic
00:49:25et la manière d'y répondre
00:49:26il y a plus de points communs
00:49:28également
00:49:29mais ce n'est pas tout
00:49:30en réagissant
00:49:30Martine Vassal
00:49:31a retourné l'accusation
00:49:33on pourrait appeler ça
00:49:34un contre-feu
00:49:35mais elle le fait quand même
00:49:36je cite
00:49:37je dénonce l'ambiguïté
00:49:38absolue et permanente
00:49:39de Benoît Payan
00:49:40l'actuel maire de Marseille
00:49:41qui gouverne déjà
00:49:42avec LFI
00:49:42et qui veut encore
00:49:43malgré ses résultats
00:49:44pour la ville
00:49:45nous donner des leçons
00:49:46donc c'est absolument
00:49:47abominable aujourd'hui
00:49:48que la gauche gouverne
00:49:49ou s'entende
00:49:50avec LFI
00:49:51dans sa bouche
00:49:52mais ça l'était moins
00:49:53il y a quelques mois
00:49:54quand il s'agissait
00:49:54de faire une alliance
00:49:55pour contrer
00:49:56la menace éventuelle
00:49:57d'une majorité du RN
00:49:59donc il est inévitable
00:50:00pour la droite désormais
00:50:01de se poser la question
00:50:02différemment aujourd'hui
00:50:04par rapport aux décennies
00:50:05de lignes écarlates
00:50:07l'alternative historique
00:50:08et relativement indolore
00:50:10n'existe plus
00:50:11entendez
00:50:12l'alternance
00:50:13entre la gauche
00:50:14et la droite
00:50:15qui n'engageait pas
00:50:16certains sujets
00:50:17en politique
00:50:18les alliances sont indispensables
00:50:20elles existent aujourd'hui
00:50:20à gauche
00:50:21alors la droite
00:50:22et le centre
00:50:22doivent choisir
00:50:23plutôt toute la gauche
00:50:25qui finit toujours
00:50:26par s'allier
00:50:26ou plutôt
00:50:27toute la droite
00:50:28même avec les gens
00:50:29qu'on ne supportait pas
00:50:30hier
00:50:30il y a là
00:50:31indiscutablement
00:50:32une fracture
00:50:33certains referont
00:50:34l'alliance des législatives
00:50:35pour évacuer
00:50:36la menace d'une victoire
00:50:37d'autres feront désormais
00:50:38l'inverse
00:50:38ou au moins
00:50:39s'abstiendront de commentaires
00:50:40je dirais
00:50:41c'est pas un pas de géant
00:50:43mais la tonalité
00:50:45a changé
00:50:45c'est intéressant
00:50:47de voir effectivement
00:50:48comment les lignes bougent
00:50:49merci beaucoup
00:50:50Charles
00:50:51pour cette analyse
00:50:52nous allons recevoir
00:50:54maintenant
00:50:54notre invité
00:50:56Emma Valin
00:50:57assistante parlementaire
00:50:58RN
00:50:59renversée
00:51:00à Oléron
00:51:01alors elle va prendre
00:51:01le temps
00:51:02de rentrer
00:51:03de s'installer
00:51:04elle a des béquilles
00:51:05c'est la première fois
00:51:06qu'elle vient
00:51:07vraiment
00:51:08de visu
00:51:09témoigner
00:51:09prenez tout votre temps
00:51:11chère Emma Valin
00:51:13et merci infiniment
00:51:13de nous accorder
00:51:14votre témoignage
00:51:16et votre confiance
00:51:17le 5 novembre dernier
00:51:18rappelons les faits
00:51:20ensuite les mousquetaires
00:51:21vous poseront
00:51:21des questions
00:51:22merci Marc
00:51:23pour votre aide
00:51:23sur l'île d'Oléron
00:51:25un homme
00:51:26installez-vous tranquillement
00:51:28mettez bien la hauteur
00:51:29pour qu'on puisse y être bien
00:51:30aidez-la mon cher Marc
00:51:32ça va ?
00:51:34non c'est pas
00:51:34il ne puisse pas être trop
00:51:35haut par rapport à vous
00:51:36je vais me baisser
00:51:37je vais me baisser
00:51:39je suis très émue
00:51:40de vous recevoir
00:51:41merci
00:51:42vraiment parce que
00:51:43j'ai vu des photos
00:51:44de vous évidemment
00:51:44avant
00:51:45et puis vous voir
00:51:46c'est quand même
00:51:47quelque chose
00:51:49c'est quelque chose
00:51:49de toucher du doigt
00:51:51une rescapée
00:51:52de quelqu'un
00:51:53qui a quand même
00:51:53voulu vous ôter la vie
00:51:54le 5 novembre dernier
00:51:56je disais
00:51:56sur l'île d'Oléron
00:51:57un homme a lancé
00:51:58une course folle
00:51:59de 35 minutes
00:51:59percutant
00:52:01délibérément
00:52:02plusieurs patients
00:52:03parmi les deux
00:52:05victimes graves
00:52:05vous
00:52:06Emma Valin
00:52:0722 ans
00:52:08attachée parlementaire
00:52:10du RN
00:52:10vous avez été projetée
00:52:12à plus de 15 mètres
00:52:14retrouvée
00:52:14inconsciente
00:52:16le suspect
00:52:17un pêcheur
00:52:18de 35 ans
00:52:19a déclaré avoir
00:52:20agi pour Allah
00:52:21mais l'enquête
00:52:22écarte
00:52:22toute piste
00:52:23terroriste
00:52:24un drame
00:52:25qui soulève
00:52:26de nombreuses questions
00:52:27que nous allons
00:52:27aborder ensemble
00:52:28et les mousquetaires
00:52:29aussi
00:52:29nous poseront
00:52:30leurs questions
00:52:31d'abord
00:52:32comment vous sentez-vous
00:52:33ce soir ?
00:52:35déjà merci beaucoup
00:52:36de m'accueillir ici
00:52:37et de votre invitation
00:52:39ce soir je me sens
00:52:41le mieux possible
00:52:43au vu de la situation
00:52:44je me remets
00:52:45très bien
00:52:47mais doucement
00:52:48quand même
00:52:48j'ai encore
00:52:50de nombreuses fractures
00:52:51des cicatrices
00:52:53et les souvenirs
00:52:55qui reviennent
00:52:56au fur et à mesure
00:52:56aussi
00:52:57qu'est-ce que vous avez eu
00:52:58comme fracture
00:52:59concrètement ?
00:53:00j'ai eu une fracture
00:53:01tibia péronée
00:53:02qui a été opérée
00:53:03et ensuite
00:53:04j'ai eu
00:53:05de nombreuses fractures
00:53:06au crâne
00:53:07à la pommette
00:53:08à l'os sous-orbitale
00:53:10au cervical également
00:53:13et ensuite
00:53:14j'ai fait des hémorragies
00:53:15à l'abdomen
00:53:17et au cerveau
00:53:19ce matin-là
00:53:20le 5 novembre
00:53:22on ne vous avait pas
00:53:22encore rencontré
00:53:23Marc Menand
00:53:24a fait une chronique
00:53:25sur vous
00:53:25et il a dit
00:53:26que vous êtes levé
00:53:27un matin
00:53:27et vous êtes mise
00:53:29à faire votre footing
00:53:30c'est ça
00:53:31c'est comme ça
00:53:31qu'a commencé votre journée
00:53:32c'est ça
00:53:33comme tous les matins ?
00:53:34comme tous les matins
00:53:35je ne fais pas toujours
00:53:36du footing
00:53:36mais je fais du sport
00:53:37tous les matins
00:53:38et ce matin-là
00:53:40j'aurais peut-être
00:53:40mieux fait de choisir
00:53:41une autre activité
00:53:42ça m'aurait évité
00:53:43pas mal de séquelles
00:53:44mais bon
00:53:45c'est comme ça
00:53:46que s'est-il passé ensuite ?
00:53:49alors
00:53:49j'étais sur la fin
00:53:51de ma course
00:53:52je rentrais
00:53:53en fait
00:53:53moi après
00:53:54j'allais en cours
00:53:55à la Rochelle
00:53:56donc à une heure de route
00:53:57et j'avais globalement
00:53:585 minutes de retard
00:53:59sur mon planning
00:54:00donc j'accède
00:54:01quel cours
00:54:02si vous permettez
00:54:03pardon
00:54:03pas de soucis
00:54:04je suis en master 2
00:54:06d'audit financier
00:54:07et d'expertise comptable
00:54:08et donc je me souviens
00:54:11vraiment très très bien
00:54:12des quelques minutes avant
00:54:14et puis d'un coup
00:54:16plus rien
00:54:16et j'ai repris conscience
00:54:19au moment où
00:54:21une des personnes
00:54:22qui m'a trouvée
00:54:23a appelé les pompiers
00:54:24et je me souviens
00:54:25très nettement
00:54:26de ses paroles
00:54:27il disait que
00:54:29c'était très grave
00:54:31que j'étais vraiment
00:54:32en très mauvais état
00:54:33qu'il fallait intervenir
00:54:34très vite
00:54:34et donc
00:54:36sur le moment
00:54:37j'ai repris conscience
00:54:38et moi ma première pensée
00:54:39c'est que je réalisais pas
00:54:40tout ce qui se passait
00:54:41je me disais
00:54:42bah non
00:54:43enfin
00:54:43moi je suis juste en retard
00:54:45en cours
00:54:45globalement je vais me lever
00:54:46on va inquiéter personne
00:54:47ça va aller
00:54:48et en fait
00:54:49j'ai senti le sang couler
00:54:51sur mon visage
00:54:52et à ce moment là
00:54:53je me suis dit
00:54:53il y a peut-être
00:54:55un petit souci quand même
00:54:56et j'ai senti
00:54:57que j'étais sur le sol
00:54:58que je pouvais pas bouger
00:54:59je pouvais pauvrir les yeux
00:55:00du coup
00:55:01on a sagement attendu
00:55:02les pompiers
00:55:03et la journée a été
00:55:04un peu longue
00:55:05et j'ai reperdu connaissance
00:55:06plusieurs reprises
00:55:07au cours de la journée
00:55:08vous êtes venue à Paris
00:55:09entre autres
00:55:10vous avez reçu des soins
00:55:12à Paris
00:55:12non à Poitiers
00:55:13j'ai été transférée
00:55:16au CHU
00:55:16et là aujourd'hui ?
00:55:17non non
00:55:18c'est pas pour des raisons médicales
00:55:19d'accord
00:55:20et non c'est parce qu'on m'avait dit
00:55:22que vous aviez des soins
00:55:22votre entourage
00:55:23ah oui
00:55:24oui oui
00:55:25j'ai des soins
00:55:26mais c'est les soins quotidiens
00:55:27que j'ai
00:55:28que j'ai
00:55:29d'accord
00:55:29ensuite
00:55:30lorsque vous avez pré-conscience
00:55:32de la gravité des faits
00:55:34de l'auteur des faits
00:55:36de la volonté
00:55:37de l'auteur
00:55:38cette volonté délibérée
00:55:40de vouloir tuer
00:55:41comment avez-vous réagi
00:55:42et comment a réagi
00:55:44votre entourage ?
00:55:46alors
00:55:46moi du coup
00:55:47j'ai été en soins intensifs
00:55:49à Poitiers
00:55:50pendant 10 jours
00:55:51donc
00:55:52je réalisais
00:55:54parce que je voyais
00:55:54mes parents
00:55:55tous les jours
00:55:56qui venaient
00:55:56et qui me donnaient du coup
00:55:57des nouvelles de l'extérieur
00:55:58mais
00:55:59j'ai pas vécu
00:56:02la médiatisation
00:56:03moi j'étais vraiment
00:56:04à l'hôpital
00:56:05et quand ils m'ont annoncé
00:56:08du coup ça
00:56:08j'étais assez sidérée
00:56:10parce que l'insécurité
00:56:11arrive même sur Oléron
00:56:13en Charente-Maritime
00:56:14dans des endroits
00:56:15où vraiment
00:56:15on s'y attend pas
00:56:16on peut même plus courir
00:56:18tranquille
00:56:18un matin de novembre
00:56:20sur Oléron
00:56:20j'étais assez sidérée
00:56:22moi j'ai pas de colère
00:56:24je suis juste
00:56:25atterrée par la situation
00:56:27et sincèrement
00:56:29je pense que je réalise pas
00:56:31en fait
00:56:31là pour l'instant
00:56:32niveau moral
00:56:33ça va globalement
00:56:35parce que je réalise pas
00:56:37qu'on a essayé
00:56:37de me tuer ce matin là
00:56:38donc je vis ma convalescence
00:56:40comme si je m'étais blessée
00:56:41et pas comme si
00:56:42on avait essayé de me tuer
00:56:43mes proches
00:56:45voient ça différemment
00:56:47et
00:56:47sont un peu plus
00:56:49sont beaucoup plus affectés
00:56:51moralement
00:56:52et
00:56:53on a vraiment
00:56:54des visions différentes
00:56:56de la chose
00:56:57Qui vous a contacté
00:57:00au sein du gouvernement
00:57:02l'état
00:57:03Alors au sein du gouvernement
00:57:05personne
00:57:06par contre
00:57:08tous les services de l'état
00:57:09ont été mobilisés
00:57:11la gendarmerie
00:57:12les pompiers
00:57:13un hélicoptère militaire
00:57:14m'a emmené à Poitiers
00:57:16la préfecture
00:57:17a pris de mes nouvelles
00:57:19ce qu'on est en contact
00:57:19avec eux
00:57:20ce que des journalistes
00:57:21le jour où je suis entrée
00:57:23au CHU
00:57:24ont beaucoup
00:57:26ont appelé de nombreuses fois
00:57:28à l'hôpital
00:57:28en se faisant passer
00:57:29pour des médecins
00:57:30pour ma famille
00:57:30etc
00:57:31donc la préfecture
00:57:32a fait tout ce qu'il faut
00:57:34pour que je sois
00:57:35vraiment protégée
00:57:36en sécurité
00:57:38à l'hôpital
00:57:38et du coup
00:57:39on a aussi été en contact
00:57:40avec l'ARS
00:57:42de Charente-Maritime
00:57:43Emma Vallin
00:57:44aucun membre
00:57:45du gouvernement
00:57:46ne vous a appelé
00:57:47après cette attaque
00:57:48violente
00:57:49à l'île de Léron
00:57:49vous avez été victime
00:57:51Charlotte Dornelas
00:57:52Oui vous disiez
00:57:53que certains journalistes
00:57:54s'étaient fait passer
00:57:55pour des médecins
00:57:56ou des membres
00:57:58de votre famille
00:57:58pour vous contacter
00:57:59est-ce qu'ils ont cherché
00:58:00à vous contacter
00:58:01depuis
00:58:01pour justement
00:58:03recueillir votre avis
00:58:03votre témoignage
00:58:05sur ce qui s'était passé
00:58:06et sur la manière
00:58:06dont vous percevez
00:58:07la qualification
00:58:09notamment juridique
00:58:10J'ai eu des contacts
00:58:11avec certains médias
00:58:12et j'ai eu des interviews
00:58:14mais je pense
00:58:16que c'est pas forcément
00:58:17les mêmes médias
00:58:18parce que
00:58:19les journalistes
00:58:21avec lesquels
00:58:22j'ai eu des contacts
00:58:22quand je leur ai appris
00:58:24que j'étais
00:58:25en personne
00:58:26vraiment
00:58:27enfin j'étais anonymisée
00:58:28en fait
00:58:28à l'hôpital
00:58:29pour pas qu'on puisse
00:58:31rentrer en contact
00:58:31avec moi
00:58:32ils étaient choqués
00:58:33de la situation
00:58:33donc j'ai eu des contacts
00:58:35et des journalistes
00:58:36mais je pense pas cela
00:58:37Mathieu Bocoté
00:58:38Question toute simple
00:58:39est-ce que vous considérez
00:58:40que vous avez été victime
00:58:40de l'attentat terroriste ?
00:58:42Oui
00:58:43oui oui
00:58:44complètement
00:58:44on a essayé d'attenter
00:58:46à ma vie
00:58:46et de semer la terreur
00:58:48donc c'est vraiment
00:58:49la sémantique
00:58:49de l'attentat terroriste
00:58:51je ne comprends pas
00:58:52Rappelons que ça n'a pas
00:58:53été retenu
00:58:53Et j'ajoute un qualificatif
00:58:55de l'attentat islamiste ?
00:58:57Je pense aussi
00:58:58parce que
00:58:59pour l'instant
00:59:01tout a l'air
00:59:01de le montrer
00:59:02ensuite
00:59:03la police
00:59:04enfin
00:59:04les enquêteurs
00:59:05feront
00:59:07leur travail
00:59:08mais je ne comprends pas
00:59:10qu'on ne se pose pas
00:59:12plus la question
00:59:13que ça
00:59:13Gabrielle Cluzel
00:59:16Pour parler franchement
00:59:17est-ce que vous pensez
00:59:18que si vous aviez été
00:59:18attachée parlementaire
00:59:20d'un autre parti
00:59:21vous auriez rencontré
00:59:23la même indifférence
00:59:25des politiques
00:59:25du gouvernement
00:59:26ou est-ce que vous croyez
00:59:29que ça a fait une différence
00:59:30le fait que vous soyez
00:59:31attachée parlementaire
00:59:32du RN ?
00:59:32Je n'ose pas l'imaginer
00:59:33en tout cas
00:59:34je suis quasiment sûre
00:59:36que si j'avais été
00:59:36dans un autre parti politique
00:59:37je n'aurais pas reçu
00:59:38autant de soutien
00:59:39de ma famille politique
00:59:40parce que vraiment
00:59:41tous les élus
00:59:42du RN
00:59:43et vraiment
00:59:45énormément de personnes
00:59:46m'ont soutenu
00:59:47et encore aujourd'hui
00:59:49je reçois des dizaines
00:59:49de messages par jour
00:59:50et c'est vraiment
00:59:51me touchant
00:59:52et ça assurément
00:59:52je ne l'aurais pas eu
00:59:53dans une autre famille politique
00:59:54Mais aucun membre
00:59:55du gouvernement ?
00:59:56Non
00:59:56Marc Menand
00:59:56Est-ce que vos adversaires
00:59:58puisque là c'est le terme
00:59:59que l'on doit utiliser
01:00:01est-ce que vos adversaires
01:00:02se sont manifestés ?
01:00:04Est-ce que des gens
01:00:04qui habituellement
01:00:06ne sont pas concernés
01:00:07par votre parti
01:00:08même l'exècre
01:00:09ont manifesté
01:00:11leur soutien ?
01:00:13Non
01:00:14Ni les adversaires politiques
01:00:16le monde politique
01:00:17de votre région
01:00:18n'a rien fait ?
01:00:20J'ai parlé plusieurs fois
01:00:21du fait que je n'avais pas
01:00:22reçu de message
01:00:23du député
01:00:24de ma circonscription
01:00:25qui est un député
01:00:26horizon
01:00:26après l'avoir dit
01:00:28plusieurs reprises
01:00:29il m'a finalement envoyé
01:00:30un courrier
01:00:31et il s'est empressé
01:00:33ensuite de me faire
01:00:33une leçon morale
01:00:34sur une soi-disant
01:00:35récupération politique
01:00:36de la chose
01:00:37donc voilà
01:00:38Emma Vallin
01:00:3922 ans
01:00:41victime d'une attaque
01:00:42le parquet national
01:00:43antiterroriste
01:00:44refuse de se saisir
01:00:45en expliquant
01:00:46que les propos du suspect
01:00:47manquent de cohérence
01:00:48il a crié à la Ouagba
01:00:49il transportait une arme
01:00:51de 35 cm
01:00:52il a percuté
01:00:53des innocents
01:00:54si vous avez un message
01:00:55à faire passer ce soir
01:00:56avant de terminer
01:00:57cette émission
01:00:57c'est pas une fatalité
01:01:01alors moi je vis pas ça
01:01:03comme une fatalité
01:01:04j'ai espoir de reprendre
01:01:05une vie le plus normale
01:01:06possible assez rapidement
01:01:07ça sera pas la même vie
01:01:08mais ça en sera une autre
01:01:09qui sera bien aussi
01:01:10et faut que les français
01:01:13gardent espoir
01:01:13l'insécurité
01:01:14on arrivera à en venir à bout
01:01:16si on se rend compte
01:01:17réellement des choses
01:01:19et vous personnellement
01:01:21vous parlez des français
01:01:22mais vous
01:01:22moi je reprendrai
01:01:25une vie
01:01:27et ma vie sera différente
01:01:28mais ce sera très bien aussi
01:01:29si jamais le gouvernement
01:01:31vous appelle
01:01:31si un membre
01:01:32du gouvernement
01:01:33vous appelle
01:01:34vous me ferez signe ?
01:01:35oui
01:01:35tenez-moi au courant
01:01:36ça m'intéresse
01:01:37vraiment
01:01:37Pascal Praud
01:01:39l'heure des produits
01:01:40tenez-vous
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