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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0019h, c'est l'heure, les mousquetaires sont là, bravo vous si vous êtes là.
00:00:07Vous rougissez ?
00:00:09Oui, je vous rougis, je vous attends ça.
00:00:11Je vous préviens, nous sommes en forme.
00:00:14Monsieur Thomas Menand, on fera un petit tour de table dans un instant.
00:00:17D'abord, une question pour vous.
00:00:19Alors, hashtag face à l'info, racontez-nous vos vacances.
00:00:22Connaissez-vous Auriole ?
00:00:24Merci.
00:00:25Miguel de Santos connaît Auriole.
00:00:28N'est-ce pas, c'est là que vous avez passé vos vacances ?
00:00:30Exactement, Christian.
00:00:31Il y a 10 ans que vous avez passé vos vacances.
00:00:32C'était très bien, c'était début juillet, depuis que j'ai fait quelques heures d'entête sur Facebook,
00:00:36mais c'était fort sympathique, en tout cas, de passer l'été avec les téléspectateurs.
00:00:39En tout cas, bon retour à vous, bonne rentrée.
00:00:41Merci, mon cher Michael, c'est un plaisir de vous recevoir ce soir.
00:00:45Et on va commencer avec vous, avec les infos du soir.
00:00:47Eh bien, allons-y.
00:00:48François Bayrou va se soumettre, ça ne vous aura pas échappé, à un vote de confiance.
00:00:51Pour faire adopter son budget, le Premier ministre va engager sa responsabilité devant les députés
00:00:57le 8 septembre prochain.
00:00:58Le Rassemblement National, la France Insoumise, le Parti Communiste et les écologistes
00:01:02ont d'ores et déjà annoncé qu'ils voteraient contre.
00:01:05Le gouvernement pourrait donc tomber.
00:01:07Et puis, à l'heure où la France est accusée d'inaction dans la lutte contre l'antisémitisme
00:01:11par l'ambassadeur américain, les actes antisémites, eux, ont diminué au premier semestre 2025.
00:01:17646 faits ont été enregistrés entre janvier et juin, soit une baisse de 27,5% par rapport à l'an dernier.
00:01:23Des chiffres à relativiser. Néanmoins, les actes antisémites ont augmenté de plus de 112% depuis 2023.
00:01:31Et puis enfin, Donald Trump a signé un décret contre la profanation du drapeau américain.
00:01:37Cet acte est désormais interdit et criminalisé dans tout le pays.
00:01:40Si vous brûlez un drapeau, vous allez un an en prison, a déclaré le président des États-Unis.
00:01:44En parallèle, les étrangers coupables de tels actes pourront voir leur visa révoquée
00:01:48ou leur permis d'immigration interdit ou annulé.
00:01:51Merci beaucoup, Mickaël de Santos. Vous savez, vous nous avez manqué.
00:01:55C'est gentil, mais vous aussi.
00:01:58Je parlais au téléspectateur, Mickaël. Mais vous aussi, Mickaël.
00:02:02Mais je vous le dis, on a le droit, non ? Je peux se flatter un peu.
00:02:07Vous êtes là demain, Mickaël ?
00:02:09Je suis là, non, je suis là jeudi et vendredi.
00:02:11Bon, ben, on reviendra jeudi et vendredi.
00:02:13Peut-être pas vendredi.
00:02:14Merci beaucoup. Allez, au sommaire ce soir,
00:02:17François Bayrou a tenu une conférence de presse de rentrée
00:02:20pour annoncer aux Français que la situation financière du pays est grave.
00:02:26Et qu'il faut en avoir conscience.
00:02:28Qu'il demandera un vote de confiance aux députés le 8 septembre
00:02:32avant de passer aux propositions qui demanderont l'effort de tous.
00:02:36Peut-on oser dire que les Français sont déjà très conscients
00:02:40de la gravité de la situation ?
00:02:42Mais qu'ils demandent que les efforts arrêtent de se tourner vers eau ?
00:02:46Peut-on oser dire que les Français, déjà très conscients,
00:02:49demandent que les dépenses publiques soient réduites
00:02:51avant de faire la poche des Français ?
00:02:54La colère des Français du 10 septembre a d'ailleurs été confisquée
00:02:57par l'extrême gauche et confisquée ce soir aussi par François Bayrou.
00:03:01L'édito de Mathieu Bocody.
00:03:03François Bayrou voit donc la rentrée en deux étapes.
00:03:07D'abord, se mettre d'accord sur la gravité de la situation
00:03:10avec le vote de confiance le 8 septembre
00:03:12et ensuite passer aux mesures qui seront proposées parmi elles,
00:03:16parmi celles qui sont sur la table depuis cet été,
00:03:18la suppression de deux jours fériés
00:03:20ou encore les retraités.
00:03:22Ces retraités qui sont dans la cible du gouvernement,
00:03:25ils ont travaillé, ils ont cotisé,
00:03:27mais ils sont ciblés pour croire se retraiter bashing l'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:34La dette publique britannique est moins élevée que celle de la France.
00:03:39Nous nous rendrons ce soir en Grande-Bretagne,
00:03:41car comme il y a un an, il y a un sujet qui bouleverse le pays.
00:03:44De nombreuses protestations ont eu lieu ces jours-ci
00:03:47à Liverpool, Newcastle, Bristol, Londres, Exeter,
00:03:52dans plus de 40 localités.
00:03:53Pourquoi ?
00:03:54Pour dénoncer le manque de mesures contre l'immigration.
00:03:59Les Anglais demandent d'abolir le système d'asile,
00:04:02des voix que certains veulent étouffer.
00:04:04Comment ce pays, exemple du vivre-ensemble il y a quelques années,
00:04:08en est arrivé à multiplier les manifestations contre l'immigration incontrôlée ?
00:04:13Quelle leçon pour la France ?
00:04:15Le regard de Marc Menon.
00:04:18Le silence sur un tueur en série à Paris.
00:04:21Quatre corps dans la scène ces derniers jours.
00:04:24Des corps repêchés à proximité d'un endroit
00:04:26connu pour être un lieu de rencontre homosexuelle.
00:04:30Un fait divers qui n'en est pas un et qui marque les esprits.
00:04:34Les victimes auraient été tuées en conséquence de leur orientation sexuelle.
00:04:38C'est la piste qu'empruntent les enquêteurs.
00:04:40L'acte aurait été commis par un immigré du Maghreb
00:04:45en situation irrégulière, algérien ou tunisien.
00:04:48En garde à vue, l'auteur présumé brouille les pistes de ses origines.
00:04:52Pourquoi la cohorte des bonnes âmes intégrationnistes
00:04:56est-elle curieusement affonne pour dénoncer ses crimes homophobes ?
00:05:00Le dériptage de Charlotte Dornelas.
00:05:03L'antisémitisme, il est bon d'en parler, mais qu'à moitié.
00:05:06Ce fléau a marqué tout l'été en France.
00:05:09L'ambassadeur américain en France a été convoqué au Quai d'Orsay
00:05:14pour sa lettre dénonçant l'inaction de la France en la matière.
00:05:18Tous ou presque constatent les chiffres et les faits.
00:05:21Mais qui dénonce les origines de cet antisémitisme ?
00:05:24Fait-on le bon diagnostic à propos de cette montée ?
00:05:28Ou regardons-nous cette réalité avec des œillères et des interdits ?
00:05:30L'édito de Mathieu Bocoté en pleine forme ce soir.
00:05:35Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
00:05:39Excellente rentrée.
00:05:40Bon, alors, je disais, vous nous avez manqué, vous, téléspectateurs.
00:05:57Pendant tout cet été, on a pensé à vous.
00:06:00On s'est dit, on a hâte de les retrouver et tout.
00:06:02On est trop content d'être là.
00:06:03Et si on se faisait des bisous ?
00:06:05Bon, d'accord, ok.
00:06:08Bon, alors, on fait un petit tour de table.
00:06:12Mathieu, comment ça va ?
00:06:13Je vous trouve beau.
00:06:14Vous avez changé de lunettes.
00:06:16Oui, mais d'une humeur constante et joyeuse et conquérante.
00:06:19J'ai faim.
00:06:20Mais tout va bien.
00:06:23Non, vous avez faim ?
00:06:24Toujours.
00:06:24Attendez, vous avez vu sur Instagram au régime.
00:06:27Oui, c'est insupportable.
00:06:28Vous savez, je suis à ce moment du régime où je regarde,
00:06:30il y a des gâteaux partout, il y a des gaufres, il y a des fromages.
00:06:33Et de l'autre côté, il y a une pastèque.
00:06:34Et je cherche à me convaincre que la pastèque est délicieuse.
00:06:38Charlotte va nous faire des petits gâteaux.
00:06:40Vous êtes certain d'avoir le mot de la fin, maintenant.
00:06:43Je ne sais pas.
00:06:44Maë Gabrielle, qu'est-ce que vous avez fait cet été ?
00:06:46Alors, moi, je suis restée longtemps en Aveyron.
00:06:49Alors, je veux dire, trois jours, c'est vraiment spécialement marqué.
00:06:52Pardonnez-moi, je vous prie de bien voir la mecque.
00:06:53Excusez-moi, mais Mathieu, vous étiez où ?
00:06:55Essentiellement au Québec.
00:06:56Et ensuite, un peu passage en crête,
00:06:58mais essentiellement au Québec, à terminer mon prochain livre.
00:07:00On vous a vu en maillot de bain, pardon.
00:07:01Non, mais dites-nous où.
00:07:04Qu'on puisse s'y rendre aussi.
00:07:05Un mancré, c'est une île formidable.
00:07:07Au Québec, le maillot de bain, c'est moins conseillé.
00:07:10Pardonnez-moi, ma chère Gabrielle.
00:07:12Alors, dites-nous tout.
00:07:12Oui, alors moi, j'ai été frappée par trois choses.
00:07:16La première chose, je suis allée voir un très joli spectacle
00:07:18qui s'appelle, je ne sais plus la peine qu'il y a essayé d'y aller,
00:07:20ce sera pour l'an prochain,
00:07:21mais qui s'appelle Hier, un village,
00:07:22dans un village d'Aveyron qui s'appelle Flagnac,
00:07:24qui parle de la vie des paysans d'autrefois.
00:07:26C'est un instituteur qui avait vu le Puy du Fou dans les années 70
00:07:29et qui a monté ça avec tout son village.
00:07:31Ça a grandi sous les radars, personne ne s'en est rendu compte.
00:07:36Et maintenant, ça rencontre un succès immense.
00:07:38Donc, je suis très heureuse pour eux.
00:07:40Et c'est en juillet, c'est en août ?
00:07:41C'est fin juillet, début août.
00:07:43Donc, il y a quelques représentations,
00:07:44mais ça a un succès incroyable.
00:07:46Donc, c'est vraiment magnifique.
00:07:48C'est à noter.
00:07:49J'ai aussi rencontré des avéronnés,
00:07:52des téléspectateurs fidèles.
00:07:54Il y a même l'un d'entre eux qui m'a offert des boucles d'oreilles pour vous
00:07:56et puis je les ai oubliées ce matin.
00:07:57Donc, je suis un peu pardonnable.
00:07:58C'est ça, vous les gardez, notre petite gardez.
00:07:59Voilà, j'ai essayé.
00:08:01Voilà, dans un salon de luxe à la Fouillade.
00:08:03Et puis aussi, je suis très contente.
00:08:05Et ça, je le dis, parce que j'ai croisé des vaches.
00:08:07Vous savez...
00:08:08Vous êtes bien sûr, passe à l'info.
00:08:12C'est le jour de la rentrée.
00:08:13Tout est permis ce soir.
00:08:14Non, mais autrefois, il y avait beaucoup de paysans.
00:08:16Vous voyez beaucoup de vaches traverser les routes.
00:08:19Aujourd'hui, on en voit beaucoup moins.
00:08:20Et là, j'en ai croisé beaucoup qui m'ont retardé,
00:08:22mais c'est mieux que les embouteillages sur la 86.
00:08:25Excellent débrief de vacances.
00:08:27Ma Charlotte, vous êtes belle, vous êtes bronzée,
00:08:29vous êtes magnifique.
00:08:30Le verre est en avant, donc l'espérance.
00:08:33Exactement.
00:08:34Le verre est dans le frit.
00:08:35Le verre est dans le frit, je ne sais pas.
00:08:37C'est l'un ou l'autre.
00:08:38Non, mais j'ai passé de très bonnes vacances.
00:08:41J'étais en Corse, dans la magnifique Corse.
00:08:43Et ensuite, chez moi, dans le centre,
00:08:46entre la Sologne et Orléans, la famille, les amis.
00:08:48C'est magnifique.
00:08:48Magnifique.
00:08:49Est-ce que vous êtes en forme ?
00:08:50Je suis en forme.
00:08:51Ça va mieux là, tout ?
00:08:52Parce que l'année dernière, vous toussez un peu, est-ce que ça va ?
00:08:54Ça va probablement revenir avec l'hiver.
00:08:56C'est un petit abonnement, mais pour l'instant, ça va.
00:08:59Vous resplendissez de bonheur.
00:09:01Non, vraiment, vous êtes resplendissant.
00:09:03Vous êtes resplendissant aussi, mon cher Marc.
00:09:06Vous étiez en Slovénie.
00:09:08Alors, j'ai fait tout un périple d'abord.
00:09:11J'ai suivi les traces de Napoléon, toutes les batailles d'Italie.
00:09:14Il y a du boulot.
00:09:15Ensuite, la Slovénie, un petit détour par l'Autriche, la Croatie.
00:09:19Voilà, une épopée avec ma compagne,
00:09:22qui subit les kilomètres, les kilomètres, les kilomètres.
00:09:24Enfin, un rallye, et puis un petit instant.
00:09:27Mais ce qui serait extraordinaire, quel que soit l'endroit,
00:09:30il y a toujours des téléspectateurs de Face à l'Info.
00:09:33Même en Slovénie ?
00:09:34Même en Slovénie, même en Croatie, et même à Venise.
00:09:37J'adore, même à Venise.
00:09:39Et puis après, je me suis retrouvé dans une station d'autoroute,
00:09:42aller pour une libération.
00:09:43Il y a le monsieur qui m'a donné un grand coup de coude.
00:09:45Il faisait la même chose que moi.
00:09:46Il m'a dit, je vous adore, vous et toute l'équipe, tous les soirs.
00:09:49J'ai dit, on reprends un petit quelque chose.
00:09:54Je suis beaucoup en train de rougir.
00:09:55Alors, regardez, vous nous permettez,
00:09:58c'est la rue, on prend le temps, on se fait des bisous et tout.
00:10:01Regardez ce beau bouquet de fleurs que j'ai reçu.
00:10:03Il n'est pas beau, non ?
00:10:04Magnifique.
00:10:05Alors, je vais vous lire la carte.
00:10:07C'est marqué Christine Kelaï.
00:10:09J'ouvre, suspense.
00:10:13Chère Christine.
00:10:15Très bonne rentrée, amitié, Gérald Brice, Miré et Serge Nedjar.
00:10:18Donc, la direction vous souhaite à tous une belle rentrée
00:10:21et à vous aussi, téléspectateurs.
00:10:23Merci infiniment de nous être fidèles pour cette septième saison.
00:10:29Aujourd'hui, beaucoup d'actualité avec François Bayrou.
00:10:32On a hâte de vous entendre, mon cher Mathieu, sur la question.
00:10:36Cette rentrée tant attendue, puisqu'on a espéré,
00:10:38on a attendu les mots de François Bayrou sur sa conférence de presse
00:10:43pour avoir un débrief avant d'entendre votre édito.
00:10:45Si vous permettez, on va rejoindre Dunia Tengour,
00:10:48qui a suivi la conférence de presse de François Bayrou.
00:10:51Qu'en avez-vous retenu ?
00:10:53Alors, chère Christine, c'est surtout, ce qu'on retient,
00:11:00c'est que c'est un pari risqué pour le Premier ministre
00:11:02qui joue définitivement sa place dans deux semaines.
00:11:05Alors ici, avenue de Ségur, le ton était grave,
00:11:07avec la dette ou plutôt le sur-endettement
00:11:10comme étant la menace majeure pour les générations futures.
00:11:13Pour François Bayrou, plus question de détourner le regard,
00:11:16quitte à jouer sa carrière politique, il faut le dire.
00:11:18Il a aussi parlé du 10 septembre, ce mouvement bloquant tout.
00:11:23Le Premier ministre a pointé du doigt l'irresponsabilité
00:11:26du leader des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon,
00:11:29qui appelle à faire entendre la rue.
00:11:31Et pour sa part, François Bayrou veut montrer, lui,
00:11:33qu'il engage la responsabilité de son gouvernement
00:11:36avec, vous le savez, cette convocation en session extraordinaire
00:11:39du Parlement le 8 septembre prochain.
00:11:41Après accord, il l'a dit, du président de la République,
00:11:44qu'il y aura donc un débat suivi d'un vote de confiance
00:11:47pour savoir si François Bayrou a été ou non entendu.
00:11:51Une chose est sûre, Christine, le Premier ministre
00:11:54n'a pas voulu attendre la motion de censure brandie par la gauche
00:11:57pour connaître son avenir politique et celui de son gouvernement.
00:12:03Merci beaucoup, ma chère Andounia Tengour,
00:12:06pour toutes ces précisions.
00:12:08L'été, tous l'ont constaté, a été riche d'une actualité tourmentée,
00:12:12le sentiment de décomposition du pays s'intensifie,
00:12:17le sentiment de désespoir également, mon cher Mathieu.
00:12:20On parle ainsi d'un antisémitisme qui monte,
00:12:23mais dont il n'est pas permis de nommer les causes.
00:12:26On parle de la poussée d'un mouvement protestataire,
00:12:29mais pourront-ils se faire entendre ?
00:12:31On en parlait tout à l'heure avec Donia Tengour,
00:12:34ce rassemblement du 10 septembre
00:12:36qui devrait faire monter la révolte fiscale des Nicolas,
00:12:39qui paie de ce pays, mais qui a été détournée par la gauche.
00:12:44Nous y reviendrons dans un instant.
00:12:46D'abord, François Bayrou, c'est, comment dirais-je,
00:12:53s'est invité dans cette manifestation du 10 septembre.
00:12:56Dites-nous comment vous voyez les choses.
00:12:58Vous avez tout à fait raison de faire référence à cela,
00:13:00parce que je pense que cette prise de parole,
00:13:02et surtout ce vote de confiance annoncé pour le 8 septembre,
00:13:05est directement liée à la peur de la rue du 10 septembre,
00:13:09et nous y reviendrons dans un instant.
00:13:10Mais d'abord, quelques mots sur ce qu'a dit François Bayrou.
00:13:13Globalement, peu de choses.
00:13:15C'est-à-dire, il a pris la pause du professeur de rigueur,
00:13:18il nous a dit avec une voix qui se voulait grave, je crois,
00:13:22des banalités par tous connues,
00:13:24tout en nous expliquant par ailleurs,
00:13:26parce que la question de la dette était au cœur de son propos,
00:13:29l'endettement, le sur-endettement des Français,
00:13:31de la France plutôt,
00:13:32il nous a expliqué que fondamentalement, certes,
00:13:35c'était la faute des gouvernements
00:13:36qui ne savaient pas gouverner avec un minimum de raison
00:13:38et de bon sens depuis 40 ans,
00:13:41mais c'était peut-être surtout la faute des Français
00:13:43qui eux-mêmes avaient peut-être abusé le service,
00:13:46demandé trop de droits,
00:13:47demandé trop d'interventions publiques,
00:13:49trop de dépenses publiques,
00:13:50donc globalement, c'est la faute de tout le monde,
00:13:52et pas particulièrement la sienne.
00:13:53Et lui, depuis 20 ans,
00:13:55explique à tout le monde qu'on doit faire des coupes,
00:13:57depuis 20 ans, il explique qu'on doit réduire la taille de l'État,
00:14:00mais on ne l'a pas entendu,
00:14:00donc là, il décide justement de mettre son gouvernement en jeu.
00:14:04De quelle manière entend-il le faire ?
00:14:06Dans ce qu'il appelle un grand exercice de clarification.
00:14:09Vous avez noté, au tout début, soit dit en passant,
00:14:11il y avait une mise en scène du contexte international
00:14:13pour donner encore plus de gravité à son propos,
00:14:16mais au final, tout ça culmine dans cette idée de clarification,
00:14:20un vote de confiance le 8 septembre.
00:14:23Et qu'est-ce qu'on trouve dans ce vote de confiance ?
00:14:25Sur quoi les parlementaires sont-ils invités à voter ?
00:14:29On ne le sait pas exactement.
00:14:31Si je comprends bien le vote de confiance,
00:14:32c'est faites-vous confiance à François Béroux
00:14:34pour être capable de porter un débat
00:14:36sur l'exercice de rigueur difficile en des temps laborieux.
00:14:40Et là, on se dit d'accord,
00:14:41mais est-ce qu'il faut vraiment un vote de confiance
00:14:42pour être d'accord sur le fait que la situation budgétaire va mal,
00:14:45pour dire que la situation de la dette va mal ?
00:14:47Est-ce qu'un vote de confiance est vraiment nécessaire
00:14:49dans de telles circonstances ?
00:14:51Il a ajouté à la rhétorique, c'est une chose importante,
00:14:54il nous dit « tous vont devoir faire un effort ».
00:14:57Et j'entendais ce matin, je crois, Aurore Berger dire la même chose,
00:15:00« tous vont devoir faire un effort ».
00:15:02Mais j'aimerais savoir qui est ce « tous ».
00:15:04Qui est ce « tous » qui doit faire des efforts dans les circonstances ?
00:15:07Est-ce que « tous », c'est vraiment, par exemple,
00:15:09ceux qui arrivent tout récemment,
00:15:11qui viennent d'arriver en France,
00:15:12qui arrivent du bateau,
00:15:13qui arrivent sans en avoir le droit dans le pays,
00:15:15mais qui ont immédiatement droit à un logement social
00:15:18ou à tout le moins d'être logé,
00:15:19ont droit aux aides sociales,
00:15:20ont droit à toute une série de financements
00:15:23et de programmes sociaux
00:15:24financés par les Français
00:15:25qui, eux, les payent directement.
00:15:27Est-ce que « tous »-là doit faire des efforts
00:15:29ou eux ne doivent pas faire d'efforts ?
00:15:30Est-ce que ceux qui vivent d'assistana
00:15:31doivent faire un effort
00:15:33ou eux sont exclus aussi au jeu de l'effort ?
00:15:35Est-ce que finalement,
00:15:36tous ceux qui existent à la manière
00:15:38d'un immense vampire à travers l'État,
00:15:40cette espèce de métastases administratives nombreuses
00:15:43qui existent dans l'État,
00:15:44est-ce que ça aussi, ça doit faire un effort ?
00:15:45Ou finalement, est-ce que ceux qui devront faire un effort,
00:15:47ce sont les fameux Nicolas
00:15:48dont on a tant parlé depuis quelques mois,
00:15:52ces travailleurs qui voient leur travail confisqué
00:15:54au nom d'une forme de redistribution
00:15:56qui ose s'appeler justice sociale
00:15:58mais qui est dans l'effet braquage fiscal.
00:16:00J'ajoute une chose qui me semble importante ici.
00:16:03François Bérou est conscient de la colère
00:16:05qui monte dans le pays.
00:16:07Il est conscient de cette colère.
00:16:08Il a d'ailleurs évoqué
00:16:10le projet de blocage,
00:16:13enfin une grande manifestation,
00:16:14le 10 septembre,
00:16:16en disant que c'est notamment un mouvement
00:16:17dont s'est emparé Jean-Luc Mélenchon,
00:16:20ce qui n'est pas complètement faux,
00:16:21mais ce qui est une partie de la vérité seulement.
00:16:22Donc il dit,
00:16:23il y a une tentation du blocage qui vient,
00:16:25Jean-Luc Mélenchon s'en est emparé,
00:16:27donc il nous dit finalement
00:16:28le blocage, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:16:29On va voir que c'est plus compliqué.
00:16:31Mais quoi qu'il en soit,
00:16:31et dernier point,
00:16:32je pense qu'il faut le dire,
00:16:33on est dans un moment
00:16:34où la parole de François Bérou
00:16:34n'est plus entendue.
00:16:35Soyons sérieux.
00:16:36Il parle aujourd'hui
00:16:37avec un air solennel,
00:16:38avec un air de professeur grave.
00:16:40Au final, tout le monde se dit,
00:16:41il parle encore,
00:16:42mais que peut-il?
00:16:42Il est à la tête
00:16:43d'un gouvernement contradictoire.
00:16:45Il porte aujourd'hui,
00:16:47je ne dirais pas ça de lui,
00:16:47mais de ceux qui tournent autour de lui.
00:16:49Il y a toute une élite politique
00:16:50assez médiocre
00:16:51qui est installée aujourd'hui
00:16:52dans l'extrême-centre,
00:16:54installée,
00:16:54qui se redistribue des postes.
00:16:55C'était la chronique de l'été.
00:16:57Quel poste peut-on donner
00:16:58à tel incompétent
00:16:59pour qu'il soit capable
00:17:00d'avoir une rente publique à vie
00:17:01à la tête de telle administration?
00:17:03Et il se distribue entre les postes,
00:17:04il se distribue entre les avantages,
00:17:06il se distribue entre les privilèges,
00:17:08il se distribue entre les prébandes.
00:17:09Il nous explique ensuite
00:17:10qu'on doit tous payer
00:17:11pour les maintenir en place.
00:17:12Ça fait partie aussi,
00:17:13je crois, du climat général.
00:17:15Je crois que vous avez manqué
00:17:16énormément aux téléspectateurs.
00:17:18J'aimerais bien
00:17:19qu'on me change juste l'oreillette
00:17:20parce qu'elle a un petit souci.
00:17:21En attendant,
00:17:21si vous permettez,
00:17:22on va écouter un extrait
00:17:23de François Bayrou
00:17:24sur le danger.
00:17:26Vous le disiez,
00:17:26il a mis l'accent
00:17:27sur le danger du surendettement.
00:17:29Peut-être comme si les Français
00:17:30n'en avaient pas conscience.
00:17:33Un danger immédiat pèse sur nous.
00:17:36auquel nous devons faire face,
00:17:40non pas demain ou après-demain,
00:17:43mais aujourd'hui même,
00:17:46sans retard d'aucune sorte,
00:17:49sans quoi l'avenir nous sera interdit
00:17:51et le présent durement
00:17:54et lourdement aggravé.
00:17:59Notre pays est en danger
00:18:01parce que nous sommes au risque
00:18:02du surendettement.
00:18:03Alors, voilà.
00:18:05C'est ce que vous disiez,
00:18:06Mathieu.
00:18:07On sait que les Français
00:18:08sont plutôt conscients.
00:18:09Ils attendaient peut-être
00:18:10que le chef du gouvernement
00:18:12aille plus loin.
00:18:13Alors,
00:18:14vous évoquiez tout à l'heure,
00:18:15Mathieu,
00:18:16le 10 septembre.
00:18:17On nous annonce donc
00:18:18cette grande journée
00:18:19de blocage
00:18:20du 10 septembre.
00:18:22Mais qui cherchera
00:18:24à bloquer quoi ?
00:18:25Alors,
00:18:25je pense qu'on est devant
00:18:27ce qu'on pourrait appeler
00:18:28le détournement
00:18:29à grande échelle
00:18:30d'un mouvement
00:18:31de protestation populaire
00:18:32par la gauche.
00:18:33Alors,
00:18:33qu'est-ce qui va se passer
00:18:34le 10 septembre ?
00:18:34À l'origine,
00:18:35il faut voir qui a demandé
00:18:36de faire du 10 septembre
00:18:37une journée de protestation
00:18:39à grande échelle.
00:18:40On pourrait dire globalement
00:18:41que c'est un mouvement
00:18:42qui vient de la mouvance
00:18:43Nicolas qui paye.
00:18:44Je vais de manière assez simple.
00:18:46Mais,
00:18:46des travailleurs,
00:18:47des indépendants,
00:18:48des artisans,
00:18:48des gens qui travaillent
00:18:49et qui profitent très peu
00:18:51d'un état-providence,
00:18:52d'un état social
00:18:52qu'ils payent généreusement.
00:18:54Donc,
00:18:55c'est la catégorie
00:18:56des surendettés,
00:18:57la catégorie
00:18:57des surexploités
00:18:58par le fisc.
00:18:59La catégorie des surtaxés,
00:19:01cette catégorie
00:19:02de la population
00:19:02qui se dit,
00:19:02il y en a marre.
00:19:03Est-ce qu'on peut
00:19:04se faire entendre une fois ?
00:19:05Il y a quand même
00:19:06des limites
00:19:06avec le cochon payant
00:19:07à l'intérieur d'un système.
00:19:09Donc,
00:19:09cette petite colère
00:19:10monte d'abord
00:19:10sur les réseaux sociaux.
00:19:12Essentiellement,
00:19:13d'ailleurs,
00:19:13c'était assez bien raconté
00:19:14par,
00:19:14il y a eu une espèce
00:19:15de vérification,
00:19:16je crois que c'est
00:19:16sur le site de France 1,
00:19:18donc TF1.
00:19:19Donc,
00:19:19d'abord,
00:19:19on nous dit...
00:19:19Pardonnez-moi.
00:19:21C'est en fait que vous...
00:19:22Oui,
00:19:22alors attendez,
00:19:23il y a eu les vacances
00:19:24qui l'ont perdu Mathieu.
00:19:26Le truc avec un un.
00:19:28Donc,
00:19:29ça commence un peu
00:19:29sur Telegram,
00:19:30ça commence sur TikTok,
00:19:31ça commence sur les réseaux sociaux
00:19:32plus militants,
00:19:33plus périphériques en quelque sorte,
00:19:34qui ne structurent pas
00:19:35le débat public,
00:19:35mais où s'expriment
00:19:36des tendances militantes.
00:19:38Donc,
00:19:38un ras-le-bol fiscal.
00:19:40Un vrai,
00:19:40vrai ras-le-bol fiscal
00:19:42contre l'incompétence
00:19:43par ailleurs
00:19:43d'une classe politique
00:19:44dépensière et nulle
00:19:45qui abuse de tous ses privilèges,
00:19:46pour le dire
00:19:47avec des termes techniques.
00:19:48Ensuite,
00:19:49ça déborde mi-juillet
00:19:50après les annonces
00:19:51de François Bayrou,
00:19:51notamment au moment
00:19:52où il dit
00:19:52qu'on va supprimer
00:19:53deux jours,
00:19:54deux congés fériés.
00:19:56On les supprime là,
00:19:57ça déborde
00:19:57sur globalement Twitter,
00:19:59sur X comme on dit aujourd'hui,
00:20:00et sur Facebook,
00:20:01sur des réseaux sociaux
00:20:02beaucoup plus populaires.
00:20:03Et là,
00:20:04on sent que monte
00:20:05véritablement
00:20:05cette révolte fiscale
00:20:07qu'elle pourrait se cristalliser
00:20:08en cette journée
00:20:09du 10 septembre.
00:20:11Apparaissent à ce moment-là
00:20:12on pourrait dire
00:20:12les protestataires professionnels
00:20:14qui,
00:20:15depuis plusieurs années,
00:20:16des mouvements
00:20:16qui cherchent
00:20:16à s'emparer
00:20:17de toute crise
00:20:18pour la phagocyté,
00:20:19pour la confisquer.
00:20:20Donc on pourrait dire
00:20:21les différents mouvements
00:20:22anti-ci,
00:20:23anti-ça,
00:20:23anti-1,
00:20:242,
00:20:243,
00:20:24ces mouvements-là
00:20:25cherchent à se greffer,
00:20:26mais là,
00:20:27le seul élément
00:20:27c'est que ça a un effet
00:20:28de maximisation.
00:20:29Tout le monde comprend
00:20:29qu'il y a une colère
00:20:30dans le pays
00:20:31qui cherche à s'exprimer
00:20:32et qui a trouvé
00:20:33une date pour s'exprimer.
00:20:34Autrement dit,
00:20:34ce n'est plus une colère flottante,
00:20:35c'est une colère
00:20:36avec un objectif.
00:20:37Les politiques comprennent cela.
00:20:39Je précise que c'est
00:20:40une colère de droite,
00:20:41une colère libérale,
00:20:43une colère d'exaspération,
00:20:44une colère antifiscale.
00:20:45Mais les politiques comprennent,
00:20:47il y a cette crise,
00:20:48on est capable
00:20:49de la détourner
00:20:49à notre avantage
00:20:50et qui réussit
00:20:51à s'en emparer
00:20:52au mois d'août?
00:20:53Jean-Luc Mélenchon.
00:20:54Ce n'est pas le seul.
00:20:55Mais Jean-Luc Mélenchon
00:20:56dit,
00:20:56je comprends cette colère,
00:20:58je comprends ce malaise,
00:20:59je comprends...
00:21:00Là, c'est une colère
00:21:00qui vide de son contenu.
00:21:02C'est une colère
00:21:03qu'il récupère
00:21:04à son avantage
00:21:04et quel est le résultat
00:21:05de cela?
00:21:06Il dit,
00:21:06je suis solidaire
00:21:07de cette colère.
00:21:09Donc là,
00:21:09ce qui est particulier,
00:21:10c'est qu'on a une colère
00:21:11née à droite
00:21:11qui est détournée
00:21:12par la gauche
00:21:13et la gauche,
00:21:14quelle qu'elle dit,
00:21:14maintenant,
00:21:15c'est une colère
00:21:15au service de ceux
00:21:16qui veulent plus de taxes,
00:21:18plus d'impôts,
00:21:19plus d'État,
00:21:19plus de gouvernement,
00:21:20plus de règles,
00:21:21plus d'État dans vos vies.
00:21:23Donc, c'est un détournement
00:21:24d'une colère populaire
00:21:25qui fait penser
00:21:25à bien les égards
00:21:26à ce qui s'est passé
00:21:27avec les Gilets jaunes.
00:21:28Parce qu'on tend
00:21:29à l'oublier,
00:21:29mais les Gilets jaunes,
00:21:30d'abord et avant tout,
00:21:31c'est encore une fois
00:21:31une colère.
00:21:32D'abord, c'est une colère,
00:21:32c'est une révolte
00:21:33antifiscale
00:21:41d'entrepreneurs,
00:21:42des petits entrepreneurs souvent,
00:21:43de gens qui sont...
00:21:44Cette France qu'on n'entend pas.
00:21:45Exactement,
00:21:45mais qui veut se faire entendre
00:21:47et chaque fois qu'elle parle,
00:21:48des mouvements de gauche,
00:21:50de gauche radicale,
00:21:51en soyons sérieux,
00:21:52des mouvements de gauche radicale
00:21:53réussissent parce qu'eux
00:21:54sont organisés
00:21:55à la manière
00:21:55de mouvance militante,
00:21:56s'emparent de cela,
00:21:58détournent cette colère
00:21:59au moment des Gilets jaunes
00:22:00et finalement,
00:22:00à la fin,
00:22:01les Gilets jaunes,
00:22:02c'était la fête des antifas.
00:22:03Donc, il faut bien comprendre
00:22:04comment chaque fois
00:22:05que le peuple français
00:22:06veut dire son ras-le-bol,
00:22:08il voit sa colère détournée,
00:22:09neutralisée
00:22:11et à la faire retourner
00:22:12contre lui.
00:22:13C'est quand même
00:22:13très particulier
00:22:14et la question
00:22:15qu'on se posera,
00:22:16c'est est-ce qu'il est possible
00:22:16qu'un mouvement social
00:22:17de droite dure
00:22:18ou est-ce que tous
00:22:19les mouvements sociaux
00:22:20sont condamnés
00:22:20à être récupérés
00:22:21par la gauche?
00:22:22On peut répondre
00:22:23par les États-Unis.
00:22:24Aux États-Unis,
00:22:25comment s'est construit
00:22:25le mouvement conservateur
00:22:26au sens large,
00:22:27de pas de manière péjorative?
00:22:29Essentiellement,
00:22:29en se donnant des moyens
00:22:30dans la société civile,
00:22:31des instituts,
00:22:32des tink-tanks,
00:22:33des mouvements sociaux,
00:22:33des mouvements citoyens,
00:22:35des rassemblements,
00:22:36un mouvement social de droite
00:22:37qui dit non, non, non,
00:22:38nous ne nous laisserons pas
00:22:39récupérer parce qu'on n'est
00:22:40pas simplement une colère
00:22:41sans chef,
00:22:42on n'est pas une colère
00:22:42sans leader,
00:22:43on n'est pas une colère
00:22:44sans encadrement,
00:22:45on est une colère
00:22:46qui se donne un mouvement,
00:22:47on est une colère
00:22:47qui se donne des leaders,
00:22:49on est une colère
00:22:49qui se donne une élite
00:22:51en quelque sorte
00:22:52qui est capable
00:22:52de canaliser politiquement
00:22:54cette colère
00:22:54pour qu'elle ne soit pas
00:22:55détournée par le camp
00:22:57d'en face.
00:22:58C'est pas comme ça
00:22:58que ça fonctionne,
00:22:59la France fonctionne
00:23:00un peu autrement,
00:23:01c'est comme si l'ensemble
00:23:02de l'activisme social
00:23:03entre guillemets
00:23:03est récupéré par la gauche
00:23:05et à la droite
00:23:05quand elle se dit
00:23:06bon, au moins on a
00:23:07les Yvelines,
00:23:08au moins on a à la rigueur
00:23:09l'école privée hors contrat,
00:23:11au moins on a la possibilité
00:23:12d'avoir des carrières
00:23:12d'excellence,
00:23:14mais c'est comme si
00:23:14on abandonnait le pays,
00:23:15le pays était abandonné
00:23:16à la gauche
00:23:17donc le peuple subit,
00:23:18subit et subit encore.
00:23:19J'ajoute une chose
00:23:20qui n'est pas un détail
00:23:21dans cette histoire,
00:23:22quelle est l'autre
00:23:22petite musique
00:23:23autour du 10 septembre
00:23:25qui se fait entendre
00:23:25dans les médias ?
00:23:26Finalement,
00:23:27est-ce que tout ça
00:23:27ne serait pas le fruit
00:23:28d'une ingérence étrangère ?
00:23:29Est-ce que ce n'est pas
00:23:30le coup des Russes ?
00:23:31Est-ce que ce n'est pas
00:23:31le coup de l'Iran ?
00:23:32L'Iran s'en mêlerait apparemment.
00:23:34Donc la colère française
00:23:35n'est pas une colère
00:23:36qui existe vraiment,
00:23:37c'est un coup de Téhéran,
00:23:39c'est un coup de Moscou,
00:23:40mais à la différence
00:23:40des élections en Roumanie,
00:23:41on ne peut pas abolir
00:23:42la colère populaire
00:23:43comme on a annulé
00:23:44les élections là-bas.
00:23:45Quelle forme prendra
00:23:46cette colère ?
00:23:47Ça reste à voir.
00:23:48Excellente analyse.
00:23:49Vous nous présentez
00:23:50quand même un peuple
00:23:51aliéné dans ces institutions.
00:23:54L'automne risque-t-il
00:23:55de virer au chaos ?
00:23:56François Bayrou n'a-t-il pas eu
00:23:58justement des paroles
00:23:59responsables aujourd'hui ?
00:24:01François Bayrou a raison
00:24:01de dire que la situation
00:24:02de l'endettement est telle
00:24:03qu'elle peut étouffer
00:24:04tout un pays.
00:24:05Mais le fait est que
00:24:06du diagnostic au diagnostic
00:24:07au diagnostic au diagnostic,
00:24:09ça ne suffit pas.
00:24:10La question c'est
00:24:11qu'est-ce qu'on fait
00:24:11pour sortir de là ?
00:24:12Est-ce qu'une classe politique
00:24:13qui globalement,
00:24:14quoi qu'en pense François Bayrou,
00:24:15qui est un homme estimable
00:24:16sans le moins de redoutes,
00:24:17mais quoi qu'en pense François Bayrou,
00:24:18ce n'est pas le commun des mortels
00:24:19qui est responsable
00:24:20de la situation présente.
00:24:20C'est une classe politique
00:24:21qui a fait faillite.
00:24:23Mais si on fait un diagnostic,
00:24:25mais on n'est jamais capable
00:24:25d'avoir les mesures nécessaires,
00:24:27les décisions nécessaires,
00:24:28ça entraîne une dépolitisation
00:24:29de la population.
00:24:30Ça entraîne même
00:24:31une forme de dépression collective.
00:24:33Vous êtes conscient de la réalité,
00:24:34rien n'est fait.
00:24:35Finalement, vous dites
00:24:36qu'on me fiche la paix.
00:24:37Qu'on me fiche la paix
00:24:38tout simplement.
00:24:39Donc, une forme de dépolitisation,
00:24:40de découragement,
00:24:42de perte d'espoir
00:24:42dans le collectif,
00:24:43de perte d'espoir
00:24:44dans la nation.
00:24:45Donc, c'est une colère détournée,
00:24:46en fait, qui était retournée
00:24:47contre le peuple.
00:24:48Par ailleurs,
00:24:49si on veut parler
00:24:50d'un rapport trouble,
00:24:51je parle d'un détournement
00:24:52de mouvement social,
00:24:53on pourrait parler aussi
00:24:54d'une crise
00:24:55entre les institutions
00:24:55d'un côté
00:24:56et les préférences
00:24:57de la population.
00:24:58D'un sondage après l'autre,
00:24:59on sait, par exemple,
00:25:00que l'immense majorité
00:25:01des Français
00:25:01ont des positions très fermes
00:25:02sur l'immigration
00:25:03et sur la sécurité
00:25:04et que le gouvernement
00:25:05refuse systématiquement
00:25:07d'endosser.
00:25:08Donc, les élites
00:25:08refusent avec obstination
00:25:10de comprendre
00:25:11ce que demande le peuple
00:25:12en matière d'immigration.
00:25:13On pourrait pousser plus loin.
00:25:15La question de la guerre
00:25:15en Ukraine.
00:25:16Je n'ai jamais caché
00:25:17mes sympathies pour l'Ukraine
00:25:18sans le moindre doute là-dedans.
00:25:19Mais une fois que c'est dit,
00:25:20est-ce que les Français
00:25:21sont d'accord pour financer,
00:25:22financer encore,
00:25:23financer encore
00:25:23de mille et une manières
00:25:24une intervention possible,
00:25:27soit directe ou indirecte
00:25:28en Ukraine,
00:25:29dans ce conflit
00:25:29dans lequel ils ne se sentent
00:25:30pas nécessairement engagés?
00:25:31Les normes environnementales
00:25:32qui étouffent
00:25:33l'existence quotidienne
00:25:35de tant et tant de gens.
00:25:36Est-ce que les Français
00:25:36ont accepté ces règles-là
00:25:37ou est-ce qu'on leur impose,
00:25:38finalement?
00:25:39Les subventions
00:25:40en répétition
00:25:40aux associations de militants
00:25:42qui finalement finissent
00:25:42par leur casser les pieds
00:25:43pour ne pas dire autre chose.
00:25:44ces milliards gaspillés
00:25:46dans le monde associatif
00:25:47pour faire vivre
00:25:48un parti de gauche militant,
00:25:49d'extrême-gauche militant
00:25:50à temps plein,
00:25:51à même les fonds publics.
00:25:52Est-ce que les Français
00:25:53sont d'accord avec cela?
00:25:54Donc je pense qu'avec tout cela,
00:25:55on peut se poser une question.
00:25:56Est-ce que l'État
00:25:57est encore au service
00:25:57des Français
00:25:58ou est-ce que les Français
00:25:59sont tout simplement
00:25:59au service de l'État?
00:26:03Merci beaucoup
00:26:03pour cette analyse,
00:26:05Mathieu Bocoté.
00:26:06Dans un instant,
00:26:07on parlera avec
00:26:07Gabriel Cluzel
00:26:08de les retraités
00:26:11qui sont quand même
00:26:11dans le viseur
00:26:12du Premier ministre.
00:26:14D'abord,
00:26:15juste écouter
00:26:16François Bayrou
00:26:17s'il engage
00:26:18sa responsabilité
00:26:19le 8 septembre.
00:26:21J'ai demandé
00:26:22au président de la République
00:26:23qu'il a accepté
00:26:24de convoquer le Parlement
00:26:27en session extraordinaire
00:26:29le lundi 8 septembre
00:26:30dans 15 jours.
00:26:33J'engagerai ce jour-là
00:26:34la responsabilité
00:26:35du gouvernement
00:26:36sur une déclaration
00:26:38de politique générale
00:26:39conformément
00:26:40à l'article 49
00:26:41alinéa 1er
00:26:42de notre Constitution.
00:26:44J'ai la conviction
00:26:45inarrachable
00:26:46que les Français
00:26:48auront conscience,
00:26:50prendront conscience
00:26:50de la gravité
00:26:51de la situation.
00:26:54J'ai la conviction
00:26:55qu'ils accepteront
00:26:57de participer
00:26:58à l'effort
00:26:58pourvu que l'effort
00:27:01soit juste.
00:27:02pourvu que l'effort
00:27:04soit juste.
00:27:05CF la chronique
00:27:06de Mathieu Bocoté.
00:27:07Pas une seule fois
00:27:08François Bayrou
00:27:09n'a évoqué
00:27:10les retraités.
00:27:11Personne non plus
00:27:12ne l'a interrogé
00:27:13sur le sujet.
00:27:14Aujourd'hui,
00:27:15il a dit que tout
00:27:16pouvait être discuté
00:27:17et amendé
00:27:18mais il n'a été question
00:27:19que des jours fériés.
00:27:21Comme si les deux mesures
00:27:23touchant les retraités,
00:27:24l'année blanche
00:27:25sur les pensions
00:27:26et la fin
00:27:27de l'abattement fiscal
00:27:28remplacé par un forfait
00:27:29annuel
00:27:30était quasiment
00:27:31enterrinée.
00:27:32L'idée
00:27:33de demander
00:27:33des sacrifices
00:27:34aux retraités
00:27:35n'est-elle pas
00:27:36finalement
00:27:36la plus facile
00:27:38à faire passer ?
00:27:39Gabrielle Cluzel.
00:27:40Oui,
00:27:41les non-dits
00:27:42en disent parfois
00:27:43plus que les dits.
00:27:45Et c'est vrai
00:27:45qu'il n'a absolument
00:27:46pas parlé des retraités
00:27:47comme si finalement
00:27:48ces deux mesures
00:27:49ne posaient pas de problème.
00:27:50Je suis pressante
00:27:50des gens fériés
00:27:51c'est un problème.
00:27:52Ces sacrifices
00:27:53demandés aux retraités
00:27:54ce n'est pas un problème.
00:27:55Et il le sait sans doute
00:27:57taper sur les retraités
00:27:58c'est facile
00:27:59et les taper
00:28:01au sens imagé du terme
00:28:02c'est-à-dire
00:28:03leur faire les poches
00:28:04c'est très simple également
00:28:06c'est très populaire
00:28:07parce que le retraité
00:28:08bashing est à la mode.
00:28:10Alors non
00:28:11il n'a pas explicitement
00:28:12parlé des retraités
00:28:13mais quand il dit
00:28:14qu'il faut penser
00:28:15aux générations
00:28:15il faut être responsable
00:28:16pour les générations futures
00:28:18il s'adresse évidemment
00:28:19aux générations passées
00:28:20et quand il dit
00:28:21qu'il y a des partis
00:28:22qui ciblent
00:28:24les économies à faire
00:28:26sur les étrangers
00:28:27ou sur les riches
00:28:28et que cela
00:28:29c'est simpliste
00:28:30et bien c'est qu'il annonce
00:28:32qu'il va cibler
00:28:33les classes moyennes
00:28:35françaises.
00:28:36C'est écrit.
00:28:37Alors revenons à nos
00:28:38retraités.
00:28:39Vous savez
00:28:39il y a un slogan
00:28:40bien connu
00:28:41de l'extrême gauche
00:28:42qui dit
00:28:42tout le monde déteste
00:28:43la police
00:28:43et bien on peut dire
00:28:44aujourd'hui
00:28:44tout le monde déteste
00:28:45les retraités
00:28:46sous ce qualificatif
00:28:48aujourd'hui commun
00:28:49de boomers.
00:28:50donc à gauche
00:28:52on défend
00:28:53les retraites à venir
00:28:54mais on ne défend pas
00:28:54les retraités passés
00:28:55parce que les retraités
00:28:58actuels
00:28:59si vous voulez
00:28:59ceux qui aujourd'hui
00:29:00touchent leur pension
00:29:01de retraite
00:29:02ce sont des français
00:29:03de souche
00:29:03considérés comme des
00:29:04petits bourgeois
00:29:05par la gauche
00:29:05donc ça c'est Berck
00:29:07et à droite
00:29:08et au centre
00:29:09et bien on considère
00:29:10que les retraités
00:29:12devraient participer
00:29:13à l'effort collectif
00:29:14on dit même
00:29:15qu'ils refusent
00:29:16d'aider leurs enfants
00:29:17c'est un peu
00:29:17la petite musique
00:29:18que l'on entend
00:29:19en creux
00:29:19donc c'est grave
00:29:20pour des parents
00:29:21de refuser
00:29:22d'aider leurs enfants
00:29:23mais si on creuse
00:29:25on se rend compte
00:29:25que ce récit facile
00:29:27du boomer bashing
00:29:28et bien est inexact
00:29:30et qu'en réalité
00:29:31il faut le savoir
00:29:31il sert le gouvernement
00:29:34alors pendant les retraites
00:29:35je vous ai dit
00:29:36pendant les vacances
00:29:38pardon
00:29:38j'ai regardé
00:29:40c'est pas encore la retraite
00:29:41c'est qu'une retraite
00:29:42oui
00:29:43pas mal
00:29:44pas mal
00:29:44et j'ai pas regardé
00:29:46seulement les vaches
00:29:47j'ai regardé aussi
00:29:49un peu les réseaux sociaux
00:29:50et moi j'ai été très frappée
00:29:52je sais pas si vous l'avez vu
00:29:53comme moi
00:29:53le 19 juillet dernier
00:29:55il y a un internaute
00:29:56sur X
00:29:57qui a posté
00:29:58une photo
00:29:59très emblématique
00:30:00de l'esprit délétère
00:30:02qui règne aujourd'hui
00:30:03s'agissant des retraités
00:30:06vous voyez on y voit
00:30:06donc vous la voyez
00:30:07une dame aux cheveux blancs
00:30:09qui est à la caisse
00:30:10dans un supermarché
00:30:10en train de régler ses courses
00:30:12et le commentaire
00:30:13est très court
00:30:13mais très clair
00:30:14c'est un samedi matin
00:30:16comme les autres
00:30:17trois petits points
00:30:17donc les commentateurs
00:30:18ont bien compris
00:30:19ils disent
00:30:20ils font exprès
00:30:21c'est insupportable
00:30:22orange chéri et un autre
00:30:23ils ont toute la semaine
00:30:24tous les après-midi
00:30:25pour faire leur course
00:30:26mais non
00:30:26il faut qu'ils le fassent
00:30:27le week-end
00:30:28et une caissière dit
00:30:30véridique
00:30:30c'est une vraie phobie
00:30:31pour moi
00:30:32les vieux
00:30:33le samedi et le soir
00:30:34à la fermeture
00:30:35alors certains
00:30:36heureusement
00:30:36vaut le secours
00:30:37de cette dame âgée
00:30:39ils rappellent la solitude
00:30:40des personnes
00:30:42de cet âge-là
00:30:42dont le seul moment
00:30:43de sociabilité
00:30:44est parfois dans les commerces
00:30:45ils rappellent qu'avec l'âge
00:30:47on peine à porter ses courses
00:30:49et qu'il faut donc
00:30:50fractionner ses achats
00:30:51mais on a envie de dire
00:30:52pourquoi cette dame
00:30:53aurait-elle à justifier
00:30:54de faire ses courses
00:30:55elle a évidemment
00:30:56le droit de les faire
00:30:57comme elle veut
00:30:57sans être photographiée
00:30:58par quiconque
00:31:00à son insu
00:31:00et accablé
00:31:01par des inconnus
00:31:02mais c'est très emblématique
00:31:04du boomer bashing
00:31:05qui est actuellement
00:31:06en roue libre
00:31:07et pas un jour
00:31:09qui ne se passe
00:31:10sur les réseaux sociaux
00:31:11ou dans la presse
00:31:12sans qu'on accable
00:31:13ces supposés privilégiés
00:31:15alors comment l'expliquer
00:31:17cette dame âgée
00:31:18pourrait être
00:31:18notre mère
00:31:19notre grand-mère
00:31:20oui alors je pense que
00:31:22il y a un phénomène
00:31:24psychologique
00:31:24assez humain
00:31:25c'est à dire que
00:31:26dans un pays
00:31:27qui va bien
00:31:28chaque génération
00:31:29apporte sa pierre
00:31:30à l'édifice
00:31:31et fait la courte échelle
00:31:32à la génération suivante
00:31:34tous les parents
00:31:34souhaitent que
00:31:35leurs enfants réussissent
00:31:36toujours un peu mieux
00:31:37qu'eux-mêmes
00:31:37n'ont réussi
00:31:38qu'ils aient plus de confort
00:31:39le problème c'est qu'aujourd'hui
00:31:40l'association sociale
00:31:41en France
00:31:42est en panne
00:31:43c'est même devenu
00:31:44un toboggan
00:31:45les classes moyennes
00:31:47dégringolent
00:31:47et l'on tient pour responsable
00:31:49les boomers
00:31:50à écrire
00:31:50boomers
00:31:51b-o-u-e-m-e-r-s
00:31:52la France a fait boom
00:31:54avec eux
00:31:54elle s'est effondrée
00:31:55il ne reste plus que
00:31:56des décombres
00:31:56et puis vous pouvez rajouter
00:31:57à cela que cette génération
00:31:58est réputée
00:32:00aussi c'est très englobant
00:32:01mais avoir plébiscité
00:32:03Emmanuel Macron
00:32:04alors toute la détestation
00:32:05dont celui-ci
00:32:07fait l'objet aujourd'hui
00:32:08et bien s'étend
00:32:09à tout son électorat
00:32:10et c'est vrai
00:32:11que c'est assez paradoxal
00:32:12parce que c'est un
00:32:13c'est un candidat
00:32:13très jeune
00:32:14qui était censé
00:32:16faire un nouveau monde
00:32:17qui a été plébiscité
00:32:19par les français
00:32:19les plus âgés
00:32:20ils ont apprécié
00:32:21sa prestance
00:32:22et puis
00:32:23il faut se souvenir
00:32:24que cette génération
00:32:25elle est née
00:32:25après deux guerres
00:32:26elle a cru à l'Europe
00:32:27de la paix
00:32:28elle a cru à la mondialisation
00:32:30heureuse
00:32:30vous savez l'Europe
00:32:31c'était
00:32:31la France
00:32:33la communauté européenne
00:32:34du charbon et de l'acier
00:32:35et ils ne voyaient pas
00:32:36les dangers du mondialisme
00:32:37et puis pour beaucoup
00:32:38ils allaient encore
00:32:39à la messe
00:32:39et donc ils ont été
00:32:40biberonnés
00:32:41au serment irénique
00:32:43de leur curé progressiste
00:32:45qui leur a expliqué
00:32:46que l'immigration
00:32:46c'était une richesse
00:32:48pour la France
00:32:48donc voilà un petit peu
00:32:50l'explication de ce vote
00:32:51mais aujourd'hui
00:32:52on peut dire
00:32:53que ces générations
00:32:53ont vraiment
00:32:55ouvert les yeux
00:32:56en tout cas
00:32:56de leur point de vue
00:32:57sur Emmanuel Macron
00:32:58alors vous savez
00:32:59dans la famille
00:32:59Nicolas Kippé
00:33:01il porte un nom
00:33:02il s'appelle
00:33:03Bernard et Chantal
00:33:04non
00:33:04si
00:33:05ah bon
00:33:06il ressemble
00:33:07à une couverture
00:33:08pas par menant
00:33:09non
00:33:09il ressemble
00:33:12vous connaissez
00:33:12cette revue
00:33:13Notre Temps
00:33:14il ressemble
00:33:15à une couverture
00:33:16de Notre Temps
00:33:16donc ils ont
00:33:17les cheveux gris
00:33:18qui scintillent
00:33:19comme leur sourire
00:33:20et quand ils ne jouent
00:33:21pas au golf
00:33:22ils courent
00:33:22sur la plage
00:33:23pieds nus
00:33:26main dans la main
00:33:27voilà
00:33:27cette plage
00:33:28sur laquelle
00:33:29ils ont fait escale
00:33:29avec leur paquebot
00:33:30on leur reproche
00:33:32de refuser
00:33:34de sacrifier
00:33:35leur train de vie
00:33:36ils sont donc devenus
00:33:36un peu les boucs émissaires
00:33:38et on leur dit
00:33:40mais comment
00:33:40vous ne voulez pas
00:33:41sacrifier votre retraite
00:33:42alors que vous n'avez pas
00:33:43eu suffisamment d'enfants
00:33:45pour le renouvellement
00:33:45des générations
00:33:46alors rappelons quand même
00:33:48parce que c'est un peu
00:33:48la paille et la poutre
00:33:50que ceux qui leur disent ça
00:33:51les générations d'en dessous
00:33:52qui leur disent ça
00:33:52ont encore moins d'enfants
00:33:54puisque la natalité
00:33:55est au plus bas
00:33:56depuis 1945
00:33:58alors mais pour vous
00:34:00Gabriel Cluzel
00:34:01ce retraité bashing
00:34:03est-ce que c'est un piège
00:34:04bien pratique
00:34:04finalement pour le gouvernement
00:34:05non ?
00:34:06oui parce que
00:34:07c'est en fait
00:34:08un piège en forme
00:34:09de division
00:34:11intrafamiliale
00:34:12vous voyez
00:34:12il est tendu l'air de rien
00:34:15consciemment ou non
00:34:16par le gouvernement
00:34:17en tout cas il s'en sert
00:34:18d'abord parce qu'il n'y a pas
00:34:18plus de boomeristan
00:34:19qu'il y a de jeunistan
00:34:20vous savez quand on parle
00:34:21des jeunes c'est agaçant
00:34:22parce qu'on se dit
00:34:22non tous les jeunes
00:34:24ne vont pas casser
00:34:25dans la rue
00:34:26et bien c'est pareil
00:34:27pour les boomers
00:34:28si j'ose dire
00:34:29alors on se dit
00:34:30que l'amalgame
00:34:30c'est pas bon
00:34:31pour certains segments
00:34:32de population
00:34:32mais c'est bon
00:34:33pour d'autres
00:34:33là on n'hésite pas
00:34:34à faire de l'amalgame
00:34:36pour les boomers
00:34:37à les essentialiser
00:34:38puis non tous les retraités
00:34:39ne sont pas riches
00:34:40il y en a qui n'osent pas
00:34:41aller chez le dentiste
00:34:42il y en a qui n'osent pas
00:34:44changer de lunettes
00:34:45et c'est spécialement
00:34:46vous savez ça
00:34:46c'est l'angle mort
00:34:47du féminisme
00:34:48le cas des mères
00:34:49des personnes âgées
00:34:50qui ont parfois sacrifié
00:34:52leur carrière
00:34:53pour élever leurs enfants
00:34:54des enfants
00:34:54qui aujourd'hui cotisent
00:34:55pour d'autres
00:34:56mais elles-mêmes
00:34:56ont une retraite de misère
00:34:58et ce sont souvent elles
00:34:59qui vivent le plus longtemps
00:34:59et dans les EHPAD
00:35:00c'est quand même
00:35:00très compliqué
00:35:01de régler leurs factures
00:35:05en plus
00:35:06il faut se rendre compte
00:35:06que quel que soit
00:35:07leur niveau de vie
00:35:08ces retraités
00:35:08n'ont pas triché
00:35:09ils ont joué le jeu
00:35:10ils ont même cotisé
00:35:11sur 39 heures
00:35:12donc plus que ceux
00:35:14qui cotisent aujourd'hui
00:35:15sur 35
00:35:16puisque c'est sur ces 39 heures
00:35:17qu'ont été calculées
00:35:19leurs propres cotisations
00:35:20par ailleurs
00:35:22donc ce retraité bashing
00:35:24est tout bénef
00:35:25alors moi j'ai été très frappée
00:35:26pour le gouvernement
00:35:27par une déclaration
00:35:28de l'économiste
00:35:29François Langot
00:35:30dans La Croix
00:35:30vous savez ce qu'il a écrit
00:35:31à propos des mesures
00:35:34proposées par le Premier ministre
00:35:35on sait que les retraités
00:35:37je cite
00:35:37peuvent amortir
00:35:38cette baisse de revenus
00:35:40grâce à leur épargne
00:35:41et on a besoin
00:35:42de demander des efforts
00:35:44à ceux qui épargnent
00:35:45incroyable
00:35:45donc vous voyez
00:35:46vous voyez on y est
00:35:46là ça y est
00:35:47le gouvernement
00:35:48il a trouvé un gisement
00:35:49de cette épargne
00:35:50autour de laquelle
00:35:50il tourne depuis
00:35:51des années
00:35:52des mois
00:35:53et pourtant
00:35:54il est bien normal
00:35:55que les retraités épargnent
00:35:56je vais vous dire
00:35:56pour une raison très simple
00:35:57parce qu'ils ne peuvent pas
00:35:58emprunter
00:35:58donc s'ils ont un coup dur
00:35:59il faut qu'ils aient quand même
00:36:00un matelas
00:36:01pour l'amortir
00:36:02et par ailleurs
00:36:03ils servent aussi
00:36:04d'assurance vie
00:36:05ou de matelas également
00:36:06à leurs enfants
00:36:07en cas de coup dur
00:36:09de leur vivant
00:36:10ou post-mortem
00:36:11parce qu'il faut savoir
00:36:11c'est une étude
00:36:12de la fondation
00:36:13Jean Jaurès
00:36:13de novembre 2024
00:36:15il y aura un transfert
00:36:16entre 2025 et 2040
00:36:18de 9000 milliards d'euros
00:36:20aux générations suivantes
00:36:21donc les générations
00:36:22qui se plaignent
00:36:23des boomers
00:36:24qui sont privilégiés
00:36:27et quand eux
00:36:27ne le sont pas
00:36:28et bien évidemment
00:36:29par les mécanismes
00:36:30de succession
00:36:30ils auront accès
00:36:32à ces sommes
00:36:33en revanche
00:36:34cet argent
00:36:35qui est fléché
00:36:36par le mécanisme
00:36:37de succession
00:36:37rien ne dit
00:36:39qu'il sera donné
00:36:39aux générations
00:36:40du dessous françaises
00:36:42si l'Etat
00:36:44fait les poches
00:36:45de ces retraités
00:36:46vous savez
00:36:46ce vaste communiquant
00:36:47entre générations
00:36:48ça fonctionnerait
00:36:49dans un état
00:36:50fermé
00:36:51aux frontières
00:36:53bien délimitées
00:36:54aujourd'hui
00:36:54la France
00:36:55est devenue
00:36:55un tonneau
00:36:56des danaïdes
00:36:56ouvert à tout vent
00:36:58donc ces sommes
00:36:59ainsi collectées
00:37:00seront aspirées
00:37:01par le grand
00:37:02trou noir
00:37:02de la redistribution
00:37:03et donc
00:37:05ces populations
00:37:05ne seront plus là
00:37:06ces retraités
00:37:07ne seront plus là
00:37:07pour aider
00:37:08leurs propres enfants
00:37:09pour transmettre
00:37:10à leurs propres enfants
00:37:11on aura déjà
00:37:12séché
00:37:13leurs économies
00:37:13alors donc
00:37:14il faut le dire
00:37:15à Nicolas
00:37:15ruiner
00:37:16Bernard et Chantal
00:37:17ça ne va pas
00:37:17l'enrichir
00:37:18ça va diviser
00:37:20les familles
00:37:21semer la rancœur
00:37:23et les ruiner
00:37:24la famille
00:37:24ne sera plus en mesure
00:37:25de s'entraider
00:37:26donc en plus
00:37:27de contrevenir
00:37:27au respect naturel
00:37:28que l'on doit
00:37:29à nos anciens
00:37:29et bien
00:37:30le retraité
00:37:31bashing
00:37:31est un leurre
00:37:33dangereux
00:37:34excellente analyse
00:37:35Gabrielle Cusel
00:37:36elle aussi
00:37:36en forme
00:37:37bronzée
00:37:38souriante
00:37:39non mais attendez
00:37:40les mousquetaires
00:37:40ils sont la forme
00:37:42ce soir
00:37:42Marc Menand
00:37:43comment ça va ?
00:37:44très bien
00:37:45on va partir avec vous
00:37:46au Royaume-Uni
00:37:47parce qu'au Royaume-Uni
00:37:48il faut rappeler
00:37:49il y a un pilonance
00:37:50qu'ils étaient passés
00:37:51au Royaume-Uni
00:37:52bien sûr
00:37:52les manifestants
00:37:53ont fait les émeutes
00:37:53suite au meurtre
00:37:54de jeunes filles
00:37:55dans le cours de danse
00:37:56notamment
00:37:56oui parce qu'on me parle
00:37:58en même temps
00:37:59la fille qui n'est pas du tout
00:38:00habituée
00:38:00j'ai passé des vacances
00:38:00on me parle
00:38:01l'un après l'autre
00:38:03il y avait eu
00:38:04un meurtre
00:38:05absolument terrible
00:38:06il y avait des émeutes
00:38:07et ensuite
00:38:07le gouvernement
00:38:08avait cherché à mettre en prison
00:38:09les émeutes
00:38:10qui protestaient
00:38:11contre l'immigration massive
00:38:11au point de libérer
00:38:12des criminels
00:38:13des droits communs
00:38:13pour faire de la place
00:38:14aux délinquants idéologiques
00:38:15c'est ça
00:38:16la démocratie
00:38:16l'état de droit
00:38:18alors qu'est-ce que vous me disiez
00:38:19ma chère France
00:38:20qu'on avait
00:38:20non pas de soucis
00:38:22un doc-doc
00:38:24de manifestants
00:38:25au Royaume-Uni
00:38:25c'était début août
00:38:27juste avant de vous donner
00:38:28la parole
00:38:29les anglais
00:38:30descendent
00:38:31dans la rue
00:38:32pour crier
00:38:33contre
00:38:34l'immigration
00:38:35illégale
00:38:37ils disent
00:38:38qu'ils sont submergés
00:38:39écoutez
00:38:40et on en parle
00:38:40avec Marc Menon
00:38:41ce pourquoi
00:38:43nous manifestons
00:38:44aujourd'hui
00:38:44s'appelle
00:38:45la remigration
00:38:45cela permet
00:38:46de mettre en lumière
00:38:47le scandale
00:38:48des gangs
00:38:48de proxénètes
00:38:49et la corruption
00:38:49de notre gouvernement
00:38:50actuel
00:38:51nos hôtels
00:38:55sont remplis
00:38:55d'immigrants
00:38:55nous avons
00:38:56nos propres
00:38:56sans-abri
00:38:57dans les rues
00:38:57qui mendient
00:38:58pour manger
00:38:59mais qui n'ont
00:38:59nulle part
00:39:00où vivre
00:39:00ils sont obligés
00:39:02de vivre
00:39:03dans la rue
00:39:03et nous logeons
00:39:04tous ces étrangers
00:39:05dans des hôtels
00:39:05ce n'est pas un problème
00:39:13lié à l'immigration
00:39:14en soi
00:39:15c'est l'immigration
00:39:15illégale
00:39:16que la plupart
00:39:17des gens
00:39:17désapprouvent
00:39:17et la façon
00:39:18dont cela affecte
00:39:19le système britannique
00:39:20nos traditions
00:39:21et nos modes de vie
00:39:22on va un peu réagir
00:39:28à tout ça
00:39:28dans un instant
00:39:29Charlotte Dornelas
00:39:31va nous parler
00:39:31de ce tueur en série
00:39:32à Paris
00:39:33de ses quatre corps
00:39:34qu'on a retrouvé
00:39:35dans la scène
00:39:35et puis un certain silence
00:39:37qu'on observe un peu
00:39:38sur ce sujet
00:39:39on en parle
00:39:39et avec Mathieu
00:39:40on se posera la question
00:39:41de l'antisémitisme
00:39:42oui tout le monde
00:39:42en parle
00:39:43on ne parle pas
00:39:44des origines
00:39:45de l'antisémitisme
00:39:46mais on va se pencher
00:39:47là-dessus
00:39:47Marc Menand
00:39:48comment expliquer
00:39:51justement ça
00:39:52toutes ces manifestations
00:39:53qui aient lieu
00:39:54dans 40 localités
00:39:55entre autres
00:39:56notamment
00:39:56comme ça
00:39:57au Royaume-Uni
00:39:58alors que
00:39:58le Royaume-Uni
00:39:59était quand même
00:40:00l'exemple même
00:40:01du vivre ensemble
00:40:02ça c'est
00:40:03depuis des années
00:40:04le symbole
00:40:05regardez
00:40:07les Anglais
00:40:09ont su comprendre
00:40:11qu'il y avait
00:40:12un enrichissement
00:40:13comme dirait
00:40:14certains en France
00:40:15à accueillir
00:40:16les étrangers
00:40:17dans la générosité
00:40:19la plus totale
00:40:20et il n'y a pas
00:40:21la moindre contrariété
00:40:23tout le monde
00:40:24s'embrasse
00:40:24on oubliait
00:40:26de regarder
00:40:26la réalité
00:40:27la réalité
00:40:28c'est que
00:40:29ce communautarisme
00:40:30était de plus en plus
00:40:31dans la fermeture
00:40:32des quartiers entiers
00:40:34dans lesquels
00:40:35vous ne pouviez pas
00:40:36pénétrer
00:40:37souvenez-vous
00:40:38de ce qui s'est passé
00:40:39l'année dernière
00:40:40où
00:40:40les bus
00:40:42ont été
00:40:43une ligne de bus
00:40:45a été érigée
00:40:46pour pouvoir
00:40:47permettre
00:40:47à des petits juifs
00:40:49de passer
00:40:49d'un quartier
00:40:50à un autre
00:40:50car sinon
00:40:51ils étaient en péril
00:40:53mais donc
00:40:54cette image
00:40:55d'une unification
00:40:56d'une loi du cœur
00:40:58qui l'emporte
00:40:59sur les racistes
00:41:01elle tombe
00:41:03aujourd'hui
00:41:03pourquoi ?
00:41:04alors
00:41:04je vais faire mon malin
00:41:06il y a les chiffres
00:41:07très sincèrement
00:41:09si je vous parle
00:41:10de mon opinion
00:41:11très tôt
00:41:12j'ai été
00:41:13pour l'accueil
00:41:14des étrangers
00:41:15oui
00:41:16je pensais
00:41:17à tous ces pauvres
00:41:18bougres
00:41:18qui au bout du monde
00:41:19subissaient
00:41:21d'une certaine manière
00:41:22notre
00:41:23propre
00:41:24émancipation
00:41:25ils avaient
00:41:26les boulots
00:41:27les plus infects
00:41:27chez eux
00:41:28ils vivaient
00:41:28dans les bidonvilles
00:41:29et c'est encore
00:41:30le cas
00:41:30aujourd'hui
00:41:31alors
00:41:32la logique
00:41:33c'était
00:41:34oui
00:41:34il nous faut avoir
00:41:36ce principe
00:41:38de respect
00:41:40de l'autre
00:41:41il faut tendre
00:41:42la main
00:41:42mais la réalité
00:41:44aujourd'hui
00:41:45c'est qu'il y a
00:41:46on ne peut pas le cacher
00:41:47une véritable submersion
00:41:48et c'est ce qui apparaît
00:41:49aujourd'hui
00:41:50en Angleterre
00:41:51avec les manifestations
00:41:52telles qu'elles se déroulent
00:41:54dans les rues
00:41:54là Mathieu
00:41:56a parlé des manifestations
00:41:57mais il y en avait
00:41:58d'autres manifestations
00:41:59l'année dernière
00:41:59en Angleterre
00:42:00qui étaient plutôt
00:42:01encore
00:42:02pour l'immigration
00:42:03et aujourd'hui
00:42:04ceux qui descendent
00:42:05dans la rue
00:42:05on l'a vu par l'extrait
00:42:06que vous avez diffusé
00:42:07il y a quelques instants
00:42:08ce sont des mères de famille
00:42:10ce sont des pères de famille
00:42:13ce sont des gens
00:42:14qui au quotidien
00:42:15dans une Angleterre
00:42:17qui malheureusement
00:42:18économiquement
00:42:20est des plus faibles
00:42:21ces gens sont
00:42:22dans la souffrance
00:42:23alors ils ne montrent pas
00:42:25spécialement les autres
00:42:26pour les montrer du doigt
00:42:28non
00:42:28il y a ces dysfonctionnements
00:42:30d'un nombre
00:42:31qui aujourd'hui
00:42:32vient troubler
00:42:34l'ordre public
00:42:35et c'est parti
00:42:36les premières manifestations
00:42:37il y a un mois et demi
00:42:38sont partis de quoi ?
00:42:40et bien malheureusement
00:42:40de faits divers
00:42:41tels ceux que
00:42:42Charlotte
00:42:43ou celui que Charlotte
00:42:44va évoquer
00:42:45dans un instant
00:42:46il y a eu
00:42:48des
00:42:48en particulier
00:42:49un étranger
00:42:51au nord de Londres
00:42:52qui s'est rendu coupable
00:42:53de trois agressions
00:42:54et dans trois autres villes
00:42:56le même phénomène
00:42:57s'est produit
00:42:58ça
00:42:59c'est le côté
00:43:00je dirais
00:43:01désordre
00:43:02du quotidien
00:43:04où l'insécurité
00:43:06vient fragiliser
00:43:08les uns
00:43:09et les autres
00:43:09mentalement
00:43:10et puis
00:43:10il y a les chiffres
00:43:12je vous les ai promis
00:43:13ces chiffres
00:43:14ça donne quoi ?
00:43:16et bien ça donne
00:43:17cette année
00:43:18en personnes
00:43:20qui sont en demande
00:43:21d'asile politique
00:43:2332 058
00:43:26soit plus 8%
00:43:28néanmoins
00:43:29il y a une petite amélioration
00:43:31si on regarde
00:43:31à 2003
00:43:32on était monté
00:43:33jusqu'à 52 000
00:43:34mais dans l'année
00:43:36vous avez
00:43:36111 084 personnes
00:43:40qui sont devenues
00:43:41demandeurs d'asile
00:43:43en Angleterre
00:43:44soit plus de 14%
00:43:47et alors
00:43:48que peut-on faire
00:43:48de ces gens-là ?
00:43:49forcément les autorités
00:43:50dans ce débordement
00:43:52on ne peut pas laisser
00:43:53dans la rue
00:43:53tout du moins
00:43:54on essaie
00:43:56de les nicher
00:43:57quelque part
00:43:58et on recrute
00:43:59des hôtels
00:44:00pour certains
00:44:02ils n'ont que
00:44:03ce flambant
00:44:04le nom
00:44:05d'hôtels
00:44:06mais ce sont plutôt
00:44:07des mesures
00:44:08en décrépitude
00:44:09et il y en a
00:44:10200
00:44:11et qui payent
00:44:14ces exploiteurs
00:44:15de la misère mondiale
00:44:16ceux qui sont
00:44:17les patrons
00:44:18de ces hôtels
00:44:19c'est le gouvernement anglais
00:44:21et là
00:44:22les chiffres sont terrifiants
00:44:23ça a coûté
00:44:24pour loger
00:44:25dans de mauvaises conditions
00:44:26c'est ça
00:44:27qu'il faut remettre en scène
00:44:28c'est-à-dire que
00:44:29notre générosité initiale
00:44:32c'est de dire
00:44:32quand on accueillera
00:44:33ces gens
00:44:34on fera en sorte
00:44:36qu'ils aient l'espoir
00:44:37qu'ils puissent
00:44:38effectivement
00:44:39connaître
00:44:40un quotidien
00:44:41qui les sorte
00:44:43de l'horreur
00:44:44dans laquelle
00:44:44ils baignaient
00:44:45depuis si longtemps
00:44:46dans leur pays
00:44:46mais là
00:44:47on n'est pas capable
00:44:48de quoi que ce soit
00:44:49et en l'occurrence
00:44:50et bien ça coûte
00:44:525 milliards
00:44:53400 millions
00:44:55entre 2023
00:44:57et 2025
00:44:58pour 200
00:44:59hôtels
00:45:00minables
00:45:01alors forcément
00:45:03la population
00:45:04qui ne peut plus
00:45:05se loger
00:45:05essayer de trouver
00:45:06un logement
00:45:07à Londres
00:45:07un logement décent
00:45:08les gens s'entassent
00:45:11ils font des kilomètres
00:45:12et des kilomètres
00:45:13dans une banlieue
00:45:14pour là encore
00:45:15trouver des appartements
00:45:17en décrépitude
00:45:18ces gens
00:45:19quand ils vont
00:45:20à l'hôpital
00:45:21ou qu'ils se précipitent
00:45:23chez le dentiste
00:45:24parce qu'ils ont
00:45:24des maux de dents
00:45:25ils ne peuvent pas payer
00:45:26question
00:45:27est-ce qu'on peut dire
00:45:28peut-être
00:45:28Marc Monand
00:45:29que l'Europe se rebiffe
00:45:30lorsqu'on voit
00:45:31que l'Allemagne
00:45:32l'Autriche
00:45:33ils ont suspendu
00:45:34leur regroupement familial
00:45:35lorsqu'on voit
00:45:36ces manifestations
00:45:37lorsqu'on voit
00:45:38que le Danemark
00:45:39a réduit drastiquement
00:45:40l'immigration clandestine
00:45:41est-ce qu'il n'y a pas
00:45:42quelque chose
00:45:42qui se passe ?
00:45:43mais si
00:45:43ça prouve simplement
00:45:44que même si ça brise le cœur
00:45:47on ne peut plus avoir
00:45:48le cœur
00:45:48de l'ouverture totale
00:45:49et que les gens
00:45:51dans leur quotidien
00:45:52ayant à souffrir
00:45:53eux-mêmes
00:45:54de ces disparités sociales
00:45:56on peut reprendre
00:45:57la chronique de Mathieu
00:45:58la chronique de Gabriel
00:45:59c'est ce qui était éclatant
00:46:01dans leurs propos
00:46:02et par conséquent
00:46:03c'est pas de la jalousie
00:46:05c'est je dirais
00:46:06une sorte de légitime
00:46:07défense sociale
00:46:08et vous dites
00:46:09on ne peut pas continuer
00:46:10à dire
00:46:10on est là
00:46:10on est là
00:46:11si vous n'avez plus rien
00:46:12à manger
00:46:12ou si vous êtes
00:46:13un certain nombre
00:46:15en un lieu
00:46:16et que cet entassement
00:46:18n'est plus possible
00:46:19vous ne pouvez pas dire
00:46:19à d'autres
00:46:20je vous tends la main
00:46:20et venez vous entasser
00:46:21avec nous
00:46:22ça n'est pas entendable
00:46:24et alors
00:46:25ce qui est extraordinaire
00:46:25c'est que la justice anglaise
00:46:27a donné raison
00:46:28au nord de Londres
00:46:30et a ordonné
00:46:32qu'un hôtel
00:46:34qui accueille
00:46:35ces gens
00:46:36qui sont
00:46:37en attente
00:46:38de légitimation
00:46:41de leur état
00:46:42de demandeurs d'asile
00:46:44ça dure 53 mois
00:46:46pendant 53 mois
00:46:47ces gens sont là
00:46:4850 mois ça fait combien de temps ?
00:46:5053 mois comptez
00:46:51vous avez 24 mois par année
00:46:52ça fait 2 ans et demi
00:46:5324 mois par année ?
00:46:55ça fait 4 ans
00:46:57ah oui pardon
00:46:58c'est pour ça que je n'ai que 45 ans
00:47:0453 mois
00:47:0753 mois
00:47:08pour attendre
00:47:10la décision
00:47:11de justice
00:47:12et donc là
00:47:13il y a
00:47:15un tribunal
00:47:15qui a dit
00:47:16maintenant
00:47:16vous ne pouvez plus
00:47:18accueillir
00:47:18ces gens
00:47:19et le
00:47:21premier ministre anglais
00:47:22aussitôt
00:47:24et bien
00:47:24a porté plainte
00:47:25et il veut
00:47:27que
00:47:27ces gens
00:47:29puissent rester
00:47:30dans ces conditions
00:47:31vous voyez qu'on ne cherche pas du tout
00:47:32à débloquer la situation
00:47:34on continue
00:47:35l'aveuglement
00:47:36mais ne traitons pas ces gens
00:47:37de racistes
00:47:38comme certains le font
00:47:40de leur volume
00:47:41voilà
00:47:42ils ne sont ni que des xénophobes
00:47:44ni racistes
00:47:45malheureusement
00:47:46ils sont les victimes
00:47:47de la générosité initiale
00:47:50qui les animait sans doute
00:47:51il y a une quinzaine d'années
00:47:53et les logiques économiques
00:47:55les précipitent
00:47:57dans le gouffre
00:47:58donc
00:47:58ils réagissent
00:47:59l'âme de gauche
00:48:01de Marc Menon
00:48:02s'est réveillée ce soir
00:48:03avec un petit voile
00:48:04assombrit
00:48:05par la réalité
00:48:06merci beaucoup
00:48:07mon cher Marc
00:48:08dans un instant
00:48:09l'antisémitisme
00:48:10et ses origines
00:48:11on ne parle pas
00:48:12des origines
00:48:13de l'antisémitisme
00:48:14avec Mathieu Bocoté
00:48:15Charlotte Dornelas
00:48:16depuis hier
00:48:17nous en savons plus
00:48:18sur les cadavres
00:48:20qui avaient été retrouvés
00:48:21assez mystérieusement
00:48:23dans le val de Marne
00:48:24à la mi-août
00:48:25ils auraient été victimes
00:48:26d'un tueur
00:48:27en série
00:48:28au profil
00:48:29assez particulier
00:48:31détaillé
00:48:32par le parisien
00:48:33sur lequel
00:48:34peu s'attarde
00:48:35on va se poser
00:48:36toutes les questions
00:48:37d'abord
00:48:38que sait-on
00:48:39précisément
00:48:39de cette affaire
00:48:40je suis un peu désolée
00:48:42de commencer l'année
00:48:43avec une histoire
00:48:43aussi atroce
00:48:45honnêtement
00:48:45mais le 13 août dernier
00:48:46en effet
00:48:47il y a 4 corps
00:48:47qui ont été retrouvés
00:48:49dans la scène
00:48:50alors il y avait
00:48:50un français
00:48:51de 48 ans
00:48:52un algérien
00:48:53de 21 ans
00:48:54un autre algérien
00:48:55qui avait également
00:48:5521 ans
00:48:56mais qui lui
00:48:56était SDF
00:48:57vous allez voir
00:48:57pourquoi c'est important
00:48:58et le dernier
00:48:59un tunisien
00:49:0026 ans
00:49:01qui était également
00:49:02SDF
00:49:03alors en quelques jours
00:49:04et beaucoup de travail
00:49:05vous savez les cadavres
00:49:06ont été découverts
00:49:06un peu
00:49:07par hasard
00:49:08par quelqu'un
00:49:09qui était dans le RER
00:49:09qui en a vu un
00:49:10et la brigade fluviale
00:49:12est intervenue
00:49:12et donc la brigade criminelle
00:49:13de Paris
00:49:15a arrêté un homme
00:49:16après quelques jours
00:49:17je vous le disais
00:49:17et beaucoup de travail
00:49:18évidemment
00:49:19qu'ils ont essayé
00:49:20de faire passer
00:49:20aux aveux
00:49:21pendant les 96 heures
00:49:22de garde à vue
00:49:23sans succès
00:49:24alors l'homme
00:49:25serait tunisien
00:49:26pourquoi serait ?
00:49:27parce que lui
00:49:27a expliqué
00:49:28qu'il était algérien
00:49:29mais chez lui
00:49:31enfin chez lui
00:49:31dans ses affaires
00:49:32ils ont retrouvé
00:49:34un papier d'identité
00:49:37voilà pardon
00:49:38merci
00:49:38un papier d'identité
00:49:39sur lequel il y avait
00:49:40sa photo
00:49:40et qui était
00:49:41un homme tunisien
00:49:42il serait donc arrivé
00:49:44il y a 3 ans
00:49:45il est en situation
00:49:46irrégulière
00:49:47depuis 8 mois
00:49:47et il avait été placé
00:49:49en centre de rétention
00:49:50administrative
00:49:50le jour même
00:49:52de son interpellation
00:49:53depuis il a été mis en examen
00:49:54donc il n'est pas expulsé
00:49:56mais il avait été placé
00:49:57en CRA
00:49:57le jour de son interpellation
00:50:00et même sans aveu
00:50:02il a été mis en examen
00:50:04hier
00:50:04pour meurtre
00:50:06en concours
00:50:07au préjudice
00:50:07des 4 victimes
00:50:08alors c'est une formulation
00:50:09qui doit apparaître
00:50:10un peu nébuleuse
00:50:11aux gens qui nous écoutent
00:50:12c'est une infraction
00:50:13très peu connue
00:50:13et pour cause
00:50:14elle désigne les crimes
00:50:15en série
00:50:16c'est-à-dire au moins
00:50:17deux crimes
00:50:17sans condamnation
00:50:18entre les deux
00:50:19sinon vous avez
00:50:19un récidiviste
00:50:20mais voilà
00:50:20un tueur en série
00:50:21par définition
00:50:22Dieu merci
00:50:23c'est rarissime
00:50:24donc voilà
00:50:25pourquoi on connaît mal
00:50:26cette infraction
00:50:27il est depuis
00:50:27en détention provisoire
00:50:29alors qu'est-ce qui pourrait
00:50:30expliquer
00:50:31ce qu'il s'est passé
00:50:32alors c'est très difficile
00:50:33d'être catégorique
00:50:34évidemment
00:50:34le parc
00:50:35elle ne l'est pas du tout
00:50:36pourquoi
00:50:36parce que d'abord
00:50:37il n'y a pas d'aveu
00:50:38et qu'il n'y a pas
00:50:39de circonstances aggravantes
00:50:41retenues aujourd'hui
00:50:42par la justice
00:50:42en revanche
00:50:43il y a des pistes
00:50:46privilégiées
00:50:47on va dire
00:50:47par les enquêteurs
00:50:48de la brigade criminelle
00:50:50et d'autant que sa parole
00:50:52et même
00:50:52quand il dit
00:50:53tout et son contraire
00:50:54est à prendre
00:50:55avec des pincettes
00:50:55il prétend par exemple
00:50:57il a prétendu
00:50:57en garde à vue
00:50:58ne pas connaître
00:50:59ces deux premières victimes
00:51:00malgré des éléments
00:51:01accablants
00:51:02ça on le sait
00:51:02il y avait des photos
00:51:03de lui avec les victimes
00:51:05il avait par ailleurs
00:51:06dans ses affaires
00:51:07leur carte bleue
00:51:07et leur portable
00:51:08donc a priori
00:51:09il les avait au moins croisés
00:51:11les enquêteurs
00:51:12eux étudient la piste
00:51:13et vous l'avez évoqué
00:51:14tout à l'heure
00:51:14de l'homosexualité réelle
00:51:15ou supposée des victimes
00:51:17pour plusieurs raisons
00:51:19entre guillemets
00:51:20d'abord il y a eu
00:51:20des soupçons
00:51:21de rapport sexuel
00:51:22de certains
00:51:24entre eux
00:51:25enfin avec l'agresseur
00:51:27pardon
00:51:27le tueur présumé
00:51:28des corps découverts
00:51:29à proximité
00:51:30d'un lieu de rencontre
00:51:31homosexuel
00:51:31et très connu
00:51:32pour cela
00:51:33des traces retrouvées
00:51:34sur le corps
00:51:35d'une victime
00:51:36inconnue
00:51:37du tueur présumé
00:51:38alors pourquoi
00:51:40est-ce qu'il s'en prendrait
00:51:41à ces personnes
00:51:43en raison
00:51:44de leur homosexualité
00:51:45peut-être une sexualité
00:51:47contrariée
00:51:48nous disent
00:51:48les enquêteurs
00:51:49chez lui
00:51:49et doublée
00:51:51d'une pratique rigoriste
00:51:52de l'islam
00:51:53alors indépendamment
00:51:54de la question terroriste
00:51:55qui n'est pas du tout
00:51:55présente chez lui
00:51:58mais c'est un de ses amis
00:51:59un de ses proches
00:52:00qui a été placé
00:52:00un temps en garde à vue
00:52:01et qui est ressorti
00:52:02sans aucune poursuite
00:52:03et qui a expliqué
00:52:04que le suspect
00:52:05s'était récemment découvert
00:52:06une ferveur religieuse
00:52:07islamique
00:52:08donc
00:52:08et reproché régulièrement
00:52:10et récemment
00:52:11à ses amis
00:52:11de ne pas assez prier
00:52:13donc peut-être
00:52:13un gros problème
00:52:15de gestion de tout ça
00:52:17dans sa tête
00:52:18ce qui est sûr
00:52:18c'est qu'un premier examen
00:52:19psychiatrique
00:52:20qui a été fait
00:52:21de cet homme en garde à vue
00:52:22a conclu
00:52:23à l'absence totale
00:52:25de pathologies
00:52:26susceptibles
00:52:26d'abolir le discernement
00:52:27on a donc en face
00:52:28de quelqu'un
00:52:28qui apparemment
00:52:29en tout cas selon
00:52:30sa première expertise
00:52:31est responsable
00:52:32de ses actes
00:52:33très intéressant
00:52:34déjà pour les faits
00:52:36maintenant
00:52:36comment expliquer
00:52:37l'absence de réaction
00:52:39politique
00:52:40ou même
00:52:40cette relative
00:52:42discrétion médiatique
00:52:44au sujet
00:52:44de cet abominable
00:52:46drame en série
00:52:46c'est vrai que
00:52:48vous avez soit
00:52:48des faits divers
00:52:50réels
00:52:51c'est à dire
00:52:51dont on ne peut rien dire
00:52:52et tout le monde
00:52:53se passionne pour eux
00:52:54objectivement
00:52:55ça fait des heures
00:52:56et des heures
00:52:56d'antenne
00:52:57pour tout le monde
00:52:57et alors
00:52:59le monde politique
00:53:00réagit en général
00:53:02soit vous avez des faits
00:53:03dont vous pouvez dire
00:53:04certaines choses
00:53:04et alors en général
00:53:05il y a des réactions
00:53:07extrêmement bruyantes
00:53:08quand on peut en dire
00:53:09ce qu'on a envie
00:53:09d'en dire
00:53:10alors il y a
00:53:11chez certains
00:53:11je vais être juste
00:53:12il y a chez certains
00:53:14évidemment
00:53:14une prudence
00:53:15nécessaire
00:53:16devant les interrogations
00:53:17que nous avons tous
00:53:18dans ce dossier
00:53:19je vais être clair là-dessus
00:53:20rien n'est clairement
00:53:22établi par la justice
00:53:23et l'avocat
00:53:24de ce tueur présumé
00:53:25a annoncé
00:53:26qu'il s'expliquerait
00:53:27pendant l'instruction
00:53:29un juge d'instruction
00:53:29a été noté
00:53:30qu'il s'expliquerait
00:53:31pendant l'instruction
00:53:32donc peut-être
00:53:32va-t-il parler
00:53:34on en saura plus
00:53:35mais il est impossible
00:53:36de ne pas remarquer
00:53:37que cette prudence
00:53:39que je veux bien accorder
00:53:40à beaucoup de gens
00:53:41n'existe pas
00:53:42chez certaines personnalités politiques
00:53:45certaines personnalités médiatiques
00:53:47dès lors que nous avons
00:53:48d'autres
00:53:48comment dire
00:53:49éléments
00:53:50en présence
00:53:51souvenez-vous
00:53:52des hurlements
00:53:53qui ont duré
00:53:54énormément de temps
00:53:55au moment du meurtre
00:53:56qu'il y avait eu
00:53:57dans une mosquée
00:53:57sans qu'aucun élément
00:53:59ne soit connu
00:53:59je me souviens
00:54:00Mathieu avait fait une chronique
00:54:00dessus d'ailleurs
00:54:01et alors que
00:54:03pendant les jours
00:54:04qui ont suivi
00:54:05la justice
00:54:05précisément
00:54:06contestait
00:54:07la version
00:54:08politiquement
00:54:09hurlée
00:54:10à la partie
00:54:11on va dire
00:54:12LFI
00:54:12de l'échec
00:54:13politique
00:54:14et bien
00:54:14personne n'a revu
00:54:15sa copie
00:54:16à ce moment-là
00:54:16en disant
00:54:17c'est plus compliqué
00:54:18que ce qu'on imaginait
00:54:19même
00:54:19on peut se tromper
00:54:19parfois
00:54:20dans une première réaction
00:54:21personne n'est venu
00:54:22se corriger
00:54:23il y a là
00:54:24aujourd'hui
00:54:25des soupçons
00:54:26d'un quadruple meurtre
00:54:27en série
00:54:28pour éventuellement
00:54:29homophobie
00:54:30et la gauche
00:54:31reste beaucoup plus discrète
00:54:33tout le monde en conviendra
00:54:33que si du suspect
00:54:35avec les mêmes mystères
00:54:36dans l'affaire
00:54:37et avec la même prudence
00:54:38avait eu un profil différent
00:54:39je peux vous assurer
00:54:40que si on avait retrouvé
00:54:40une carte de la manif
00:54:41pour tous
00:54:41chez lui
00:54:42je pense qu'il y aurait
00:54:43un peu plus de réactions
00:54:44il est plus facile
00:54:45quand on proclame
00:54:46chaque jour
00:54:47la diversité heureuse
00:54:48le vivre ensemble
00:54:48et la créolisation
00:54:49de réduire la menace
00:54:51les menaces
00:54:52toutes les menaces
00:54:53à ce qu'on appelle
00:54:54l'extrême droite
00:54:55que ce soit
00:54:56c'est pour ça que je la citais
00:54:57la manif pour tous
00:54:58qu'on a accusé
00:54:59quand même pendant des années
00:55:00d'être la menace
00:55:01numéro un
00:55:02en France
00:55:03pour les homosexuels
00:55:04Bruno Retailleau
00:55:04ou l'école privée
00:55:05ces derniers temps
00:55:06sur la question de la sexualité
00:55:07également
00:55:08mais en général
00:55:09quand on accuse
00:55:10ce que l'on appelle
00:55:11l'extrême droite
00:55:12c'est pour empêcher
00:55:12un débat
00:55:13et là en l'occurrence
00:55:14quand tout le monde
00:55:15se tait
00:55:15même si c'est pour parler
00:55:17avec prudence
00:55:17je ne reprocherai jamais
00:55:18à personne d'avoir
00:55:19de la prudence
00:55:19sur une affaire pareille
00:55:20et là en l'occurrence
00:55:22quand vous avez
00:55:22des cadavres
00:55:23sur les bras
00:55:24et bien il y a
00:55:26beaucoup plus
00:55:26de discrétion
00:55:27c'est quand même
00:55:28une contradiction
00:55:30assez étonnante
00:55:31observons effectivement
00:55:33ce silence médiatique
00:55:34qui a un impact
00:55:35sur notre quotidien
00:55:37petit à petit
00:55:37mais peut-on
00:55:39Charlotte Dornelas
00:55:39avec une histoire
00:55:40aussi atroce
00:55:41et heureusement inédite
00:55:44parler de fait de société
00:55:46ou bien faut-il n'y voir
00:55:47malheureusement
00:55:48qu'un fait divers
00:55:49l'éternel débat
00:55:50il y a deux choses
00:55:51c'est-à-dire
00:55:52dans le fonctionnement
00:55:53dans l'accumulation
00:55:54des cadavres
00:55:55dans quatre personnes
00:55:56tuées
00:55:56a priori
00:55:57ou en tout cas
00:55:58jusqu'à ce qu'on sait maintenant
00:56:00par la même personne
00:56:01en quelques jours
00:56:02le côté tueur en série
00:56:03il est évident
00:56:04que le caractère exceptionnel
00:56:05existe dans cette affaire
00:56:08et encore une fois
00:56:09Dieu merci
00:56:09pour tout le monde
00:56:10mais le vrai fait de société
00:56:12il pourrait être
00:56:13l'aveuglement
00:56:14qui empêche tout le monde
00:56:15de voir
00:56:15le danger
00:56:16que l'on cherche
00:56:17systématiquement
00:56:18et collectivement
00:56:19j'ai cité là
00:56:20en l'occurrence
00:56:21des personnalités de LFI
00:56:22ou à l'extrême gauche
00:56:23enfin ça dépasse de loin
00:56:24les frontières de LFI
00:56:25cet aveuglement
00:56:26et qui nous font
00:56:27systématiquement identifier
00:56:28ou chercher les dangers
00:56:29au mauvais endroit
00:56:30je reprends mon exemple
00:56:32de la manif pour tous
00:56:32parce que
00:56:33à l'époque
00:56:34la question
00:56:35c'était d'interroger
00:56:36ou de s'opposer
00:56:37d'interroger la pertinence
00:56:38d'un changement
00:56:39de paradigme anthropologique
00:56:41de définition de la famille
00:56:42dans la société
00:56:42on peut être d'accord
00:56:43on peut être pas d'accord
00:56:44c'est pas un appel au meurtre
00:56:46me semble-t-il
00:56:47donc on peut avoir un débat
00:56:48mais un paradigme
00:56:50quand Christiane Taubira
00:56:51elle-même à l'époque
00:56:51dit
00:56:52on fait un basculement
00:56:53civilisationnel
00:56:54ça se discute un minimum
00:56:56donc on peut discuter
00:56:57de ce basculement
00:56:58et bien à l'époque
00:56:59la manif pour tous
00:57:00était présentée par beaucoup
00:57:02comme un danger
00:57:03pour les homosexuels
00:57:04et on refuse
00:57:05dans le même temps
00:57:06d'interroger
00:57:07les conséquences
00:57:08d'un accueil massif
00:57:09il s'agit pas de pointer
00:57:10du doigt
00:57:11les gens individuellement
00:57:12mais un accueil massif
00:57:13de personnes
00:57:14qui viennent
00:57:15pour une bonne part
00:57:16d'entre eux
00:57:16de pays où l'homosexualité
00:57:18est punie de mort
00:57:18est-ce qu'il est possible
00:57:20d'interroger
00:57:20la conséquence
00:57:21de cette culture-là
00:57:23de cette éducation-là
00:57:24qui vise
00:57:25elle les personnes
00:57:25et non pas le modèle
00:57:27anthropologique
00:57:27je le répète encore une fois
00:57:28et bien nous ne le faisons pas
00:57:30on accuse l'école privée
00:57:32et on l'a vu l'année dernière
00:57:33d'être un danger
00:57:34pour les femmes
00:57:35parce qu'elles refusent
00:57:36encore une fois
00:57:36il y a une
00:57:37comment dire
00:57:38une contradiction
00:57:38pas une contradiction
00:57:39une opposition
00:57:40pardon idéologique
00:57:41elle refuse
00:57:42pour faire gros
00:57:43la lecture 68 arts
00:57:44de la sexualité
00:57:45c'est indiscutable
00:57:46il y a un débat
00:57:47il y a une opposition même
00:57:49dans la lecture
00:57:50et donc dans l'enseignement
00:57:51de ce qu'est la sexualité
00:57:53aux enfants
00:57:53mais on refuse
00:57:54dans le même temps
00:57:54de considérer
00:57:55le traitement des femmes
00:57:56que drainent
00:57:57certaines cultures
00:57:59d'importation
00:57:59on refuse
00:58:01d'interroger
00:58:02même les conséquences
00:58:03que ça va avoir
00:58:04d'avoir une éducation
00:58:05extrêmement différente
00:58:06on accuse de racisme
00:58:08le premier français venu
00:58:09qui s'inquiète
00:58:10des conséquences culturelles
00:58:11de l'immigration
00:58:13à partir du moment
00:58:13où elle atteint
00:58:14un certain seuil
00:58:15en France
00:58:16on l'accuse directement
00:58:17de racisme
00:58:17c'est-à-dire
00:58:18de détester les gens
00:58:19pour ce qu'ils sont
00:58:19en l'occurrence
00:58:21ethniquement
00:58:22et on balaye
00:58:23cette question-là
00:58:24sans voir
00:58:24que nous avons
00:58:25de plus en plus
00:58:26et là
00:58:26les rapports de police
00:58:27le disent
00:58:28d'affrontements
00:58:29intercommunautaires
00:58:30en France
00:58:30et qui parfois
00:58:31vont jusqu'à viser
00:58:32la communauté française
00:58:34elle-même
00:58:34puisque l'insulte
00:58:35c'est
00:58:35sale français
00:58:36on sature
00:58:37les campagnes électorales
00:58:38de rappel
00:58:39des origines
00:58:39du RN
00:58:40qui a changé
00:58:41mais quand même
00:58:41le FN
00:58:42je sais pas quoi
00:58:43pour clore tout débat
00:58:44pendant deux tours
00:58:46et on fait semblant
00:58:47de croire que ce qui arrive
00:58:48aujourd'hui
00:58:48avec l'antisémitisme
00:58:50d'atmosphère
00:58:50dont tout le monde
00:58:51parle depuis quelques jours
00:58:52est une résurgence
00:58:53de l'histoire européenne
00:58:55au sein de la population française
00:58:56dans son ensemble
00:58:57ce qui est une injustice
00:58:58majeure
00:58:59bref
00:58:59on accable des gens
00:59:00qui interrogent
00:59:01l'histoire
00:59:01les actes
00:59:02les concepts
00:59:02les modèles de société
00:59:03et non les personnes
00:59:04pour se détourner
00:59:05de ceux qui refusent le débat
00:59:06pour frapper
00:59:07agresser
00:59:08dominer
00:59:08ou tuer
00:59:09voilà
00:59:10quel est à mon avis
00:59:11le véritable fait de société
00:59:12qui se dégage de cette affaire
00:59:14dans ce qu'on en sait
00:59:14jusqu'à maintenant
00:59:15et je précise simplement
00:59:16qu'on nie tout ça
00:59:17on l'efface
00:59:19et on l'oublie
00:59:20sauf dans les tribunaux
00:59:21parce qu'il y a régulièrement
00:59:22et j'encourage les gens
00:59:23à aller dans les tribunaux
00:59:24il y a régulièrement
00:59:25des avocats
00:59:25qui dans leur stratégie
00:59:27de défense
00:59:27évoquent
00:59:28la culture d'origine
00:59:29et l'éducation initiale
00:59:30pour expliquer
00:59:31ce genre de comportement
00:59:32et chercher
00:59:33la circonstance
00:59:34atténuante en l'occurrence
00:59:35alors que tout le monde
00:59:36y voit à l'échelle de la France
00:59:37une circonstance
00:59:38évidemment aggravante
00:59:39la révélation des paradoxes
00:59:43de Charlotte Dornelas
00:59:44merci infiniment
00:59:46vous avez évoqué
00:59:47l'antisémitisme
00:59:48on va en parler avec vous
00:59:49Mathieu Bocoté
00:59:50pour terminer
00:59:50Aurore Berger
00:59:51la ministre responsable
00:59:53de la lutte
00:59:53contre les discriminations
00:59:54s'inquiétait ce matin
00:59:55sur ces news
00:59:56de la montée
00:59:57de l'antisémitisme
00:59:58dans les démocraties
00:59:59alors c'est une inquiétude
01:00:00largement partagée
01:00:02mais question
01:00:03fait-on le bon diagnostic
01:00:05à propos de cette montée
01:00:07ou bien est-ce qu'on regarde
01:00:08cette réalité
01:00:09avec des œillères
01:00:10avec des œillères
01:00:11des interdits
01:00:12est-ce qu'on se dit tout
01:00:13à propos de l'antisémitisme
01:00:15hélas non
01:00:16hélas non
01:00:16on nomme la réalité
01:00:18indéniable
01:00:19l'antisémitisme
01:00:20frappe nos sociétés
01:00:22on avait l'impression
01:00:23le récit public dominant
01:00:24c'est on avait l'impression
01:00:26d'en avoir fini
01:00:27avec ce démon
01:00:29avec cette espèce
01:00:30de tentation terrible
01:00:31avec ce fléau
01:00:32et il reviendrait
01:00:34alors la question
01:00:35qu'on va vite se poser
01:00:36c'est mais d'où vient-il
01:00:36mais on ne se la pose pas
01:00:38exactement
01:00:38alors vous avez eu raison
01:00:40de mentionner en introduction
01:00:40l'ambassadeur américain
01:00:42en France
01:00:42s'inquiète
01:00:43est-ce que la France
01:00:44fait suffisamment
01:00:45pour lutter
01:00:46contre l'antisémitisme
01:00:47qui se développe
01:00:48chez elle
01:00:49là on se pose la question
01:00:50mais on se dit
01:00:51mais alors
01:00:51s'il y a de l'antisémitisme
01:00:52et il y en avait moins
01:00:53auparavant
01:00:54que s'est-il passé
01:00:55pour qu'il y en ait moins
01:00:56presque plus
01:00:57et soudainement beaucoup
01:00:58que s'est-il passé
01:01:00alors là il y a
01:01:01deux types d'explications
01:01:02qui nous sont proposées
01:01:03pour ne pas envisager
01:01:03la troisième
01:01:04la première
01:01:05c'est l'explication
01:01:06en termes génériques
01:01:08l'intolérance
01:01:10frapperait
01:01:10l'intolérance à qui
01:01:11l'intolérance de la part de qui
01:01:13à l'endroit de quoi
01:01:13ou à l'endroit de qui
01:01:14on ne sait pas
01:01:15mais l'intolérance
01:01:16à la manière
01:01:16d'une fièvre
01:01:18d'un virus
01:01:18qui s'emparerait
01:01:19de temps en temps
01:01:20des êtres humains
01:01:20ou la haine
01:01:21ou le racisme
01:01:21s'emparerait
01:01:22de l'esprit des français
01:01:23au sens large
01:01:24et là
01:01:25les juifs seraient victimes
01:01:27de cet antisémitisme
01:01:28générique
01:01:29l'intolérance
01:01:30frapperait
01:01:30explication 1
01:01:31explication 2
01:01:33qui se veut plus profonde
01:01:34on a dit
01:01:34ah
01:01:35c'est un fléau
01:01:36qui vient de la nuit
01:01:37des temps
01:01:37qui vient des profondeurs
01:01:39de l'histoire
01:01:39et que nous ne parvenons
01:01:40jamais à vaincre
01:01:42et là
01:01:42on nous explique
01:01:42c'est une explication
01:01:43pseudo-historique
01:01:44qui consiste à dire
01:01:45que l'antisémitisme
01:01:46reviendrait en cycle
01:01:48par boucle
01:01:49à l'intérieur même
01:01:50de la civilisation européenne
01:01:51donc on n'y pourrait rien
01:01:52sinon qu'on devrait
01:01:53le combattre
01:01:53évidemment
01:01:54mais il y a une troisième option
01:01:56qui n'est jamais envisagée
01:01:57et qu'il faudrait peut-être
01:01:58envisager justement
01:01:59c'est se pourrait-il
01:02:00que cet antisémitisme
01:02:01non pas qu'il revienne
01:02:03mais qu'il arrive
01:02:04et qu'il arrive
01:02:05comment
01:02:06on l'a dit
01:02:07on l'a su
01:02:07enfin je le dis
01:02:08avec beaucoup de nuances
01:02:08parce que je crois
01:02:09que les autres autorités morales
01:02:10de la surveillance des médias
01:02:12ont déjà condamné
01:02:13des gens pour avoir
01:02:13nommé ce fait
01:02:14donc allons-y
01:02:15avec des points d'interrogation
01:02:16se pourrait-il
01:02:17que cet antisémitisme
01:02:18soit lié
01:02:19c'est une question
01:02:20je ne sais pas
01:02:20à l'arrivée
01:02:21massive de populations
01:02:23dans ces populations
01:02:25viennent de pays
01:02:26où la culture
01:02:27et la civilisation
01:02:28est marquée
01:02:29et travaillée
01:02:30par l'antisémitisme
01:02:31ce pourrait-il
01:02:32par exemple
01:02:32je dis ça comme ça
01:02:33si vous faites venir
01:02:34massivement des anglophones
01:02:35en France
01:02:36vous allez avoir
01:02:37au bout de quelques années
01:02:38beaucoup de gens
01:02:39qui parlent anglais
01:02:39il va y avoir un effet
01:02:40de normalisation de l'anglais
01:02:41comme nouvelle norme
01:02:42si vous faites venir
01:02:42des tonnes d'orthodoxes
01:02:44venus de Russie
01:02:44il y a des bonnes chances
01:02:45qu'il y ait un phénomène
01:02:46d'orthodoxie
01:02:46parce que les gens
01:02:47ramènent leur culture
01:02:47dans leur bagage
01:02:48ils n'arrivent pas
01:02:49à la porte du pays
01:02:50en disant
01:02:50je ne suis plus rien
01:02:51de ce que j'étais
01:02:52si vous faites venir
01:02:53en France massivement
01:02:54des gens
01:02:54provenant de pays
01:02:56provenant de continents
01:02:57provenant de cultures
01:02:57marqués globalement
01:02:59avec beaucoup de nuances
01:03:00par un islam
01:03:01qui est travaillé
01:03:02par la question
01:03:02de l'antisémitisme
01:03:03l'Europe a véritablement
01:03:04fait un travail
01:03:05après 1945
01:03:06pour se libérer
01:03:07à la fois évidemment
01:03:08de l'antisémitisme
01:03:08dans son expression
01:03:10exterminationniste
01:03:11c'était le nazisme
01:03:12mais même l'antijudaïsme
01:03:13chrétien
01:03:13pour le purger
01:03:14ça a été fait
01:03:15il y a d'autres régions
01:03:16dans le monde
01:03:16où ce travail
01:03:17pour purger l'antisémitisme
01:03:19n'a pas été fait
01:03:19ce peut-il que
01:03:20si vous faites venir
01:03:21des gens massivement
01:03:22d'autres pays
01:03:22qui portent en eux
01:03:24cette tentation
01:03:25qui portent en eux
01:03:26ce virus
01:03:27ce fléau
01:03:27ce pourrait-il
01:03:28que vous apportiez
01:03:29l'antisémitisme
01:03:29en même temps
01:03:30de ce point de vue
01:03:31c'est moins un phénomène
01:03:32religieux ou idéologique
01:03:33que démographique
01:03:34l'antisémitisme
01:03:35qui frappe la France
01:03:35aujourd'hui
01:03:36peut-être
01:03:36à destination des autorités
01:03:38Alors Mathieu
01:03:40c'est intéressant
01:03:41de voir comment
01:03:42il faut parler aujourd'hui
01:03:43Ah ben oui
01:03:44vous savez
01:03:44c'était comme dans l'URSS
01:03:45il fallait savoir parler
01:03:46correctement
01:03:47pour ne pas avoir
01:03:48le souci avec les autorités
01:03:49tout en cherchant
01:03:49à dire ce qu'on veut dire
01:03:50Quelle évolution
01:03:52de la société
01:03:53Alors comment
01:03:54Mathieu luttait
01:03:55contre l'antisémitisme
01:03:56quand tous conviennent
01:03:58qu'il s'agit
01:03:59d'une nécessité vitale
01:04:01C'est une nécessité vitale
01:04:02et elle concerne
01:04:03d'abord nos gouvernements
01:04:04nos gouvernements
01:04:05Alors moi je poserais
01:04:06en fait la question
01:04:06j'aurais devant moi
01:04:07un ministre
01:04:08ou le président de la république
01:04:09ou le premier ministre
01:04:09qu'en sais-je
01:04:10j'aurais dit
01:04:11faut lutter contre l'antisémitisme
01:04:12oui il faut lutter
01:04:13contre l'antisémitisme
01:04:13bon on est d'accord sur ça
01:04:14alors je leur poser
01:04:15une question simple
01:04:16est-ce qu'il y a
01:04:17par exemple une ministre
01:04:17qui serait responsable
01:04:19de la lutte
01:04:19contre les discriminations
01:04:20je lui demanderais
01:04:21est-ce qu'il y a
01:04:21un lien aujourd'hui
01:04:23en France
01:04:23entre l'antisémitisme
01:04:25et l'immigration
01:04:26issue des pays musulmans
01:04:28je poserais la question
01:04:29si elle refuse
01:04:31de me répondre
01:04:31et bien je considère
01:04:32que cette personne
01:04:33ne veut pas lutter
01:04:33contre l'antisémitisme
01:04:34elle veut d'abord
01:04:35protéger sa vertu médiatique
01:04:36pour ne pas avoir
01:04:37de sales étiquettes
01:04:37qui lui seront collées
01:04:38de la même manière
01:04:39si nos dirigeants
01:04:41refusent de poser
01:04:42cette dimension culturelle
01:04:44je considérerais
01:04:45qu'ils se contrefichent
01:04:46de l'antisémitisme
01:04:46ou alors ils décident
01:04:47d'en combattre
01:04:48l'expression publique
01:04:49sans combattre
01:04:50ces causes profondes
01:04:51et de quelle manière
01:04:51lutter vraiment
01:04:52contre l'antisémitisme
01:04:53aujourd'hui
01:04:53ce pourrait-il
01:04:54que ce soit
01:04:54en maîtrisant
01:04:55clairement l'immigration
01:04:56en marquant
01:04:56un marqueur culturel
01:04:59dans l'immigration
01:04:59dans certains endroits
01:05:00du monde
01:05:01ça s'intègre mieux
01:05:01dans d'autres
01:05:02ça s'intègre moins bien
01:05:03ensuite réprimer
01:05:04fermement
01:05:05toute forme de violence
01:05:06pas seulement
01:05:07à l'endroit des juifs
01:05:07soit dit en passant
01:05:08à l'endroit de tous
01:05:09les français
01:05:09juifs
01:05:10pas juifs
01:05:10peu importe
01:05:11réprimer toutes les violences
01:05:12sans aucune forme
01:05:13de clause d'exception
01:05:14sans aucune forme
01:05:15d'en comprendre
01:05:16par ailleurs
01:05:17faut relativiser
01:05:17et pourquoi pas
01:05:18dissoudre les associations
01:05:19islamistes
01:05:20et fermer
01:05:20les différents lieux
01:05:21de prêches
01:05:22où l'antisémitisme
01:05:23est revendiqué
01:05:23à la manière
01:05:24d'une forme de sanction
01:05:25du divin
01:05:25contre une race pécheresse
01:05:27si je comprends bien
01:05:28de ce point de vue
01:05:29sanctionner véritablement
01:05:30les propagateurs
01:05:31ardents
01:05:32de l'antisémitisme
01:05:33qui vient en France
01:05:34aujourd'hui
01:05:34je ne suis pas certain
01:05:35que ce soit
01:05:35des disciples
01:05:35de l'action française
01:05:36merci beaucoup
01:05:40Mathieu
01:05:40pour votre regard
01:05:41merci à tous
01:05:41je partage avec vous
01:05:42encore ce bouquet
01:05:43de rentrées
01:05:44offert par la direction
01:05:47excellent rentrée
01:05:48à tous
01:05:48tout de suite
01:05:49Pascal Pro
01:05:50pour l'heure des produits
01:05:51et à demain
01:05:5110h
01:05:52merci à tous
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