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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Quand Margot nous montrait son visage, bonsoir Margot, le JT du soir.
00:05Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:07Un adolescent de 13 ans mis en examen à Besançon pour viol complicité de viol et enregistrement d'images d'atteinte aux personnes.
00:15Il aurait participé au viol d'un garçon de 9 ans.
00:18Il a été placé sous contrôle judiciaire. Un autre enfant de 8 ans serait aussi impliqué.
00:22François Affion débouté ce jeudi du recours qu'il avait déposé devant la Cour européenne des droits de l'homme
00:28contre sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs.
00:30Il a donc été définitivement condamné à 4 ans de prison avec sursis pour détournement de fonds publics.
00:37Et puis un soldat britannique jugé pour 2 meurtres et 5 tentatives de meurtres lors du Bloody Sunday
00:41a quitté ce jeudi par un tribunal de Belfast en déni de justice, estime la première ministre d'Irlande du Nord,
00:48le frère de l'une des victimes, dénonce également la responsabilité de l'État britannique.
00:53Margot, ne passez pas devant la caméra.
00:58Merci au sommaire ce soir.
01:01Invité exceptionnel, il nous fait l'honneur, comme Éric Zemmour, il y a quelques jours,
01:06de nous accorder sa première interview pour la sortie de son nouveau livre.
01:10Gilles William Gonnadel publie chez Fayard, un essai aussi brillant qu'impertinent,
01:15vol au-dessus d'un nid de cocu.
01:18Un texte coup de poing où l'homme blanc, le français, le juif ou l'hétérosexuel
01:23devienne les nouveaux perdants de l'époque roquiste.
01:27Une plume libre, drôle, provocatrice, mais en fond, dans cette grande comédie idéologique,
01:33qui sont vraiment les cocu consentants ?
01:36Réponse avec Gilles William Gonnadel ce soir.
01:39Entretien inédit pour son dernier livre dans Face à l'Info ce soir.
01:42Après le djihad par le droit, voici, je cite, le djihad par le marché.
01:50Nom du dernier livre explosif de Florence Bergeau-Blaclaire,
01:54la chercheuse de l'université, que l'université voudrait faire taire.
01:59En plus clair, il s'agit du djihad par le halal.
02:03Voilà ce qui se joue en France.
02:05La chercheuse Florence Bergeau-Blaclaire montre comment une norme alimentaire
02:10est devenue un marché mondial, une arme culturelle, un cheval de troie idéologique.
02:15Le consommateur occidental était le premier complice inconscient de sa propre soumission.
02:21Comment le halal s'est fait le levier économique d'un assaut civilisationnel silencieux ?
02:27L'édito de Mathieu Bocoté.
02:30La place Vendôme à Paris est le symbole du raffinement à la française.
02:34La place Vendôme est considérée comme la plus luxueuse place du monde,
02:37avec ses hôtels particuliers, ses joailliers de légende,
02:40son architecture parfaitement symétrique, signée Jules Ardouin Mansart.
02:45Si vous êtes passé ces derniers jours, vous l'avez peut-être aperçu,
02:47cette grenouille géante verte, la tête à moitié dégonflée,
02:51posée là comme un défi au bon goût, les fesses en l'air.
02:54Oeuvre d'un artiste américano-vénézuélien censé célébrer la culture populaire.
02:59Elle déchaîne surtout les sarcasmes sur les réseaux sociaux.
03:02Entre vol des bijoux, de la couronne et le détournement du goût,
03:07qui dépouille vraiment la beauté française ?
03:09L'analyse de Gabriel Eucluse.
03:12A Marseille, le maire Benoît Payan a déprogrammé à la dernière minute le film Sacré Coeur,
03:17estimant qu'il portait atteinte à la laïcité.
03:21C'est un docu-fiction, pourtant inspiré de l'histoire spirituelle de la ville.
03:26Cette ville qui regorge des vestiges des racines chrétiennes de la France.
03:29La décision fait donc polémique. La laïcité protège-t-elle encore la liberté d'être,
03:33d'être français, d'être français de racines chrétiennes, de vivre, d'évoluer comme français de racines chrétiennes ?
03:39Le regard de Marc Menand, le laïka, ce soir.
03:43Pour la première fois, le Japon élit une femme premier ministre, Sanae Takahashi.
03:51Un tournant historique, mais pas pour les raisons que l'on croit.
03:55« Nationaliste, conservatriste, hostile à l'immigration de masse,
04:00elle défie tous les codes du féminisme occidental.
04:03Et si la vraie révolution, c'était une femme qui refuse le progressisme obligatoire ? »
04:09Décryptage de Eric Tegner.
04:11Il y a un an, un article de Libération accusait un candidat du Rassemblement national d'antisémitisme et de négationnisme,
04:19sauf que tout était faux.
04:21Sa vie a basculé, son parti l'a lâché, et personne ne s'est excusé.
04:26Aujourd'hui, les journalistes sont mis en examen.
04:28Alors, dans une démocratie, qui doit rendre des comptes ?
04:32Celui qu'on accuse ou celui qui fabrique le faux ?
04:35L'édito de Mathieu Boccote.
04:37Une heure pour tous se dire et sans top.
04:40C'est parti.
04:53Musique
04:53Émission très riche ce soir.
04:55Dans un instant, nous allons accueillir notre invité exceptionnel,
04:57Gilles-William Golnadel, qui nous fait l'honneur de nous accorder sa toute première interview
05:01pour son livre qui est sorti il n'y a même pas 24 heures.
05:05On commence avec vous, Mathieu Boccote, puisque vous aussi, vous avez sorti votre livre.
05:09Aujourd'hui même.
05:10Aujourd'hui même.
05:11Vous faites la une du Figaro.
05:13Alors, j'ai montré, du Figaro Magazine, j'ai montré le livre hier.
05:16Racontez-nous de quoi il s'agit, mon cher et tendre Mathieu Boccote.
05:21Alors, il s'agit de penser un basculement d'époque dont nous sommes témoins.
05:25Alors, je résume en un mot.
05:26Partout en Occident, depuis 30 ans, 40 ans,
05:28on voit se déployer une forme de révolte populiste qui toujours était matée,
05:33toujours était écrasée.
05:35Mais, ou alors, elle le remportait, mais à la périphérie de l'Empire.
05:38Or, qu'est-ce qui s'est passé il y a un an environ ?
05:40Victoire aux États-Unis de la révolution populiste, pour le meilleur et pour le pire.
05:44Et de l'autre côté, à l'Est, à l'Est, c'est-à-dire dans l'Europe de l'Ouest,
05:48aujourd'hui, il y a un braquage antidémocratique sans précédent.
05:52On le voit au nom de l'État de droit, au nom d'une conception falsifiée de la démocratie.
05:56À quoi assistons-nous partout en Europe occidentale ?
05:59Une volonté de verrouiller les institutions le plus possible
06:02pour empêcher à cette révolte populaire de se traduire,
06:05pour mater les insurgés, mater le peuple rebelle,
06:08mater les gueux, dirait Alexandre Jardin.
06:10Donc, je cherche à comprendre ce basculement d'époque dans ce livre.
06:13J'ai hâte de le lire.
06:15J'avoue que je n'ai pas encore eu le temps, mais je vais le lire.
06:18J'ai hâte de vous lire, moi qui ai la chance de vous avoir tous les jours.
06:21Merci infiniment.
06:22À mes côtés, bravo encore pour ce livre.
06:24Je ne sais pas où est-ce que vous trouvez né le temps pour écrire.
06:27Pour l'éternité, pour dormir.
06:29Celui qui ne dort jamais.
06:32Marc Menand, je vais commencer avec vous ce soir,
06:34puisqu'à Marseille, vous êtes monsieur laïcité.
06:36Et à Marseille, Benoît Payan, le maire, a déprogrammé,
06:40à la dernière minute, le film Sacré-Cœur,
06:42estimant qu'il portait atteinte à la laïcité.
06:44C'est un docu-fiction pourtant inspiré de l'histoire spirituelle, même de la ville.
06:49En quoi porte-t-il atteinte à la laïcité, selon vous, Marc Menand ?
06:54Je crois qu'il faut que je lui envoie, pas spécialement dédicacé, ça l'offenserait,
06:58mais mon livre, La Laïcité, dévoilé.
07:01Parce que cet homme n'a rien compris à ce qu'est la laïcité.
07:05Là, on n'est même pas dans l'abus d'interprétation.
07:08On est dans une sorte d'aveuglement, un refus de considérer l'histoire.
07:13Alors, sans doute qu'il est énormément occupé, monsieur Payan.
07:16Il a commencé très tôt dans la politique et alors s'enrichir en essayant de comprendre
07:22ce à quoi nos ancêtres ont été confrontés, en particulier au XIXe siècle,
07:27ça leur est permis de voir germer la loi de 1905 et enfin éclore.
07:34Et il saura exactement quel est son contenu.
07:37Et par conséquent, il ne pourrait pas demander à ce qu'un film comme celui-ci
07:42ne puisse être diffusé. En plus, j'avoue que, en admettant qu'il en ait la bonne intuition,
07:51il eût fallu qu'il le fasse non pas une heure avant, mais au moins la veille.
07:56Quel manque de correction vis-à-vis de quiconque.
07:58Alors vous voyez, non seulement il a des cours de laïcité à prendre,
08:02mais des cours de civilité et donc de citoyenneté.
08:05Voilà, monsieur Payan.
08:06Non, non, mais je ne pourrais pas...
08:07Payan, Payan. Benoît Payan.
08:08Oui, pardon.
08:09On a compris.
08:10Voilà, Payan.
08:10Non, mais ça m'intéresse parce que ça a vraiment créé la polémique.
08:15Non, mais c'est terrifiant.
08:16Les réalisateurs ont appelé au réveil des Français de racines chrétiennes
08:21pour dire qu'il ne faut pas non plus se laisser voler leur identité.
08:25Oui, mais moi, je ne vais même pas là.
08:28C'est-à-dire qu'on a eu des films sur Sainte-Thérèse de Lisieux
08:31qui ont été diffusés.
08:33On peut faire des films sur Sainte-Bernadette
08:36et puis se dire que c'est de la foutaise.
08:38On s'en moque.
08:39Il y a, même si c'était de l'imaginaire, les apparitions,
08:42il n'en reste pas moins que ces faits ont marqué notre histoire
08:47et que par conséquent, ils méritent d'être traités dans un document artistique.
08:56Au pire, il aurait pu aussi dire,
08:59écoutez, pour moi, d'ailleurs, ça serait une interprétation très personnelle,
09:03c'est un film prosélite.
09:05Or, là, ce n'est pas un film prosélite.
09:07C'est un film qui raconte comment une sœur, un jour,
09:11a vu, devant un portrait du Christ,
09:14le cœur du Christ apparaître,
09:16et cela à trois reprises,
09:18avec des épines autour.
09:20C'est une histoire qu'elle a vécue.
09:22Fiction ou pas fiction,
09:23mais c'est une réalité,
09:25d'où le Sacré-Cœur.
09:26M. Payan était, il y a huit jours où,
09:31il était bien à la remise en place de la couronne de la bonne mère.
09:37Et il est allé et il a tenu son petit discours.
09:40Notre-Dame de la Garde.
09:41Est-ce que ça avait à voir avec la laïcité ?
09:44Non.
09:45Mais il y a encore plus grave que ça,
09:48chez M. le maire à Marseille.
09:51Au mois de mars,
09:52il était où, M. le maire,
09:55au mois de mars de cette année,
09:57pour la fin du ramadan ?
09:59Il était à la mosquée,
10:02et à la mosquée,
10:04il a tenu ce discours extraordinaire, incroyable.
10:08Alors, à sa décharge, juste une question,
10:11il n'était pas dans un lieu public.
10:12C'est un personnage public en revanche.
10:14Non, mais quand vous êtes élu de la République,
10:17vous n'allez pas dans un lieu de culte,
10:20et vous ne prenez pas la parole devant des fidèles.
10:23Vous pouvez éventuellement évoquer la religion,
10:26mais dans un débat public
10:28et surtout pas dans un lieu de culte.
10:30Et alors, attendez,
10:31parce qu'il faut reprendre les extraits de ses propos.
10:34Entre autres, il dit,
10:36sans les musulmans,
10:38Marseille ne serait pas Marseille.
10:40Sans vous, nous ne sommes pas Marseille.
10:43Nous ne sommes Marseille
10:45que parce que nous sommes ensemble.
10:48C'est quand même extraordinaire.
10:49Monsieur le maire laïc,
10:51voilà ce qu'il dit.
10:52Alors moi, laïcard comme je suis,
10:53je peux vous dire que là,
10:54je trouve que ce sont des propos intolérables,
10:57inadmicides et en dehors de la loi.
11:00Là, il se rend coupable
11:02d'un laïcide,
11:05si je dois exposer un terme
11:07à la Zemmour ou à la De Villiers.
11:09Alors, il est allé plus loin.
11:12Il est allé plus loin.
11:13Il a dit aussi,
11:15vous nous avez demandé un terrain
11:17pour avoir à grandir la mosquée.
11:20Eh bien, ce terrain,
11:21je vous l'offre.
11:22Ne nous dites pas merci,
11:24ne nous dites pas merci.
11:25On vous le doit.
11:27C'est ça, un maire qui représente la laïcité.
11:30Vous vous rendez compte où nous en sommes ?
11:32Eh bien, apparemment,
11:33il n'a pas conscience de tout ça.
11:35Ou disons, si,
11:36il s'est rendu compte qu'il y a 62 mosquées
11:39à Paris, à Marseille,
11:4162 mosquées
11:42où 40% d'après le Figaro
11:45sont sous influence salamistes.
11:48Ce n'est pas rien.
11:49Il y a 34 écoles coranistes.
11:50Salafistes ?
11:51Sous influence salamistes.
11:52Salafistes, pardon.
11:5340% ?
11:5440%.
11:56Selon le Figaro.
11:57Oui, il a dit salamistes.
11:59Oui, il a dit salamistes.
11:59Excusez-moi.
12:00En l'occurrence.
12:01Non, mais ça va.
12:02En l'occurrence.
12:02Ça va, salamistes, ça va.
12:05Moi, je suis sous influence salamistes.
12:07Oui, oui, oui.
12:08Oui, pardon.
12:09Non, mais alors, reprenez.
12:10Et donc, ce qui est invraisemblable,
12:13c'est que 34 écoles coraniques
12:16se sont développées à Marseille.
12:19Mais quand il était, je ne postulant,
12:22si je puis dire, pas encore marseillais,
12:23enfin, pas encore élu,
12:25qu'a-t-il fait ?
12:26Il y avait un plan de soutien
12:27pour rénover des écoles privées.
12:31Il s'est opposé à ce plan,
12:33estimant que,
12:34comme il y aurait une participation de la ville,
12:37que c'était intolérable,
12:39que, là encore, ça violait la laïcité.
12:42Vous voyez comment cet homme,
12:44aujourd'hui, peut être suspicié...
12:47Pardon, ce soir, je bafouille beaucoup.
12:50en suspicion de, je dirais,
12:56de tendances religieuses très marquées.
13:01Je ne dirais pas laquelle.
13:03Merci infiniment, mon cher Marc Menon.
13:06Il bafouille plus que ça, ça,
13:07mais en régie, on marque une pause.
13:09On marque une pause et on revient tout de suite
13:11avec des sujets très lourds ce soir.
13:13On retourne sur le plateau de Face à l'Info.
13:19Florence Bergeau-Blaclair s'est fait connaître
13:21ces dernières années pour ses livres remarquables
13:25sur le frérisme, l'idéologie des frères musulmans.
13:27Elle publie ces jours-ci un nouvel ouvrage,
13:30un nouvel ouvrage qui fera date,
13:32le djihad par le marché.
13:34De quoi s'agit-il, Mathieu Bucoté ?
13:36C'est un livre puissant.
13:37C'est le moins qu'on puisse dire.
13:39Comme toujours chez Florence Bergeau-Blaclair,
13:41c'est non seulement une thèse,
13:42donc tout le monde le disait,
13:43mais c'est documenté, c'est rigoureux,
13:45il y a une recherche profonde.
13:46Donc c'est à la fois conceptualisé.
13:47Elle nous explique ce qui arrive,
13:49les faits sont très nombreux,
13:50ça conjugue l'histoire et la sociologie
13:52sous le signe de l'anthropologie.
13:54Donc ne serait-ce que sur la plôtre,
13:55la rigueur, c'est un ouvrage absolument essentiel.
13:58Ensuite, que nous dit-elle ?
14:00Elle explore un phénomène dont on a l'intuition
14:02mais qu'il fallait encore documenter.
14:04On sait que l'islamisme réussit à s'imposer
14:07dans nos sociétés en détournant
14:08l'état de droit à son avantage,
14:10ou même la démocratie à son avantage.
14:12Le plus à l'exemple, c'est le voile.
14:13Donc l'islamisme dit,
14:15le voile est une revendication individuelle
14:17d'une femme qui peut porter le string
14:19ou le voile ou la casquette,
14:21qu'importe, de quel droit
14:22pouvons-nous dire une femme individuelle
14:23de se vêtir autrement ?
14:25Bon, donc c'est l'instrumentalisation
14:27du droit par l'islamisme.
14:29Ce qu'elle cherche à nous montrer ici,
14:30c'est que l'islamisme s'est aussi emparé
14:32du marché, du marché de quelle manière ?
14:35Essentiellement par les pratiques
14:36de consommation alimentaire,
14:37donc le halal.
14:38Comment le halal est non seulement
14:41une préférence alimentaire
14:43pour les uns et les autres
14:44selon leur religion,
14:45mais c'est un instrument
14:47pour islamiser les sociétés occidentales,
14:50pour islamiser les cultures occidentales
14:52et les islamiser par la table,
14:54mais pas seulement parce que
14:55c'est un phénomène de déploiement
14:57qui touche ensuite
14:58toutes les dimensions de la société.
15:00Alors, point de départ très important,
15:02elle nous rappelle que le halal,
15:04et si on a tendance à l'oublier,
15:06ce n'est pas une prescription
15:07qui remonte aux temps immémoriaux
15:09des origines de l'islam.
15:11Elle nous dit,
15:11le halal tel qu'on le connaît aujourd'hui...
15:13On en avait parlé un jour ici.
15:15Exactement.
15:15Le halal tel qu'on le connaît aujourd'hui
15:16apparaît à la fin du 20e siècle
15:18et apparaît surtout, dit-elle,
15:21dans des sociétés
15:22qui ne sont pas à dominante musulmane.
15:25Donc, il apparaît de quelle manière,
15:26par exemple, en Malaisie,
15:27je crois qu'il donne l'exemple,
15:28mais ensuite, dans le monde occidental,
15:29il se déploie comment?
15:31À la manière d'une frontière culturelle
15:33imposée aux musulmans
15:35pour limiter leur interaction
15:36avec la société d'accueil.
15:38Donc, c'est comme s'il s'agissait
15:39d'imperméabiliser,
15:41pour les promoteurs du halal
15:42version islamiste,
15:44d'imperméabiliser les musulmans
15:45contre les sociétés qu'elles rejoignent
15:47pour s'assurer, en fait,
15:48qu'ils ne s'intègrent pas
15:49en ayant des pratiques différentes,
15:51culturelles différentes,
15:52des mœurs différentes,
15:54presque une identité différente.
15:56Elle ajoute une chose,
15:57le halal, ça ne tombe pas du ciel,
15:59c'est le mot qu'on peut se dire,
16:00elle nous présente ça
16:01comme un complexe juridico-religieux
16:03mondialisé.
16:04Donc, il y a des instances commerciales,
16:06des instances internationales,
16:07des instances politiques
16:08qui fabriquent la norme halal
16:11qui n'est pas, par ailleurs,
16:12une norme universelle.
16:13On verra, il y a différentes manières
16:14de penser le halal aujourd'hui.
16:16Elle nous montre,
16:17donc c'est tout un dispositif
16:18dans le monde islamique
16:19pour certifier,
16:19donc, qu'est-ce qui est halal,
16:20qu'est-ce qui ne l'est pas?
16:21Comment décider si c'est...
16:22On est la branche officielle du halal
16:23ou si ça ne l'est pas.
16:25Elle nous montre comment
16:26l'État lui-même,
16:28l'État lui-même,
16:29en permettant des exemptions,
16:30notamment sur des normes sanitaires,
16:32par exemple,
16:32ou des normes sur la souffrance animale,
16:34qui décident de faire une exception,
16:35une exemption en disant
16:36vous pouvez faire telle pratique,
16:38même si c'est contraire
16:39aux normes de la souffrance animale,
16:40aux normes sanitaires,
16:41pour des raisons religieuses,
16:43mais l'État pratique
16:44avec des accommodements
16:45raisonnables à répétition,
16:47pratique,
16:48elle dégage un espace
16:49pour que le halal puisse s'installer
16:52dans nos sociétés,
16:53se normaliser.
16:55Elle nous raconte aussi,
16:56et ça,
16:57elle a une formule qui est très bien,
16:58la production industrielle du sacré
17:01à travers l'abattage rituel.
17:02Je trouve que c'est une description,
17:04d'une finesse remarquable.
17:05Elle nous rappelle aussi
17:06que la manière de pratiquer le halal
17:08a changé depuis une quarantaine,
17:10cinquantaine d'années.
17:11Donc, au tout début,
17:12entre guillemets,
17:13le halal,
17:14c'est presque une nuance culturelle
17:16à porter pour tenir compte
17:17des désirs alimentaires
17:18spécifiques des musulmans.
17:19Donc, globalement,
17:20c'était presque une nuance
17:21faite à l'abattoir,
17:22mais pas davantage.
17:23On pouvait même respecter
17:24l'étourdissement des bêtes.
17:26C'est particulier.
17:26Donc, le halal pouvait se conjuguer
17:28avec les normes
17:29de l'étourdissement des bêtes.
17:30Et avec le temps,
17:31plus l'islam devient massif,
17:33démographiquement,
17:35plus il est travaillé
17:36culturellement et idéologiquement
17:38par l'islamisme,
17:39plus il est porté
17:40par des influences étrangères
17:42qui, à travers le contrôle du halal,
17:44exerce une influence
17:45sur les pays occidentaux.
17:47Mais si vous prenez
17:47tous l'ensemble,
17:48nous sommes aujourd'hui
17:49avec un phénomène
17:50d'analysation
17:51de nos sociétés,
17:53de la France en particulier,
17:55à travers des choses
17:56qui relèvent de la base,
17:57c'est-à-dire
17:58les normes alimentaires.
17:59On nous dira
18:00pourquoi s'en soucier.
18:01Elle nous explique pourquoi.
18:03Vous parlez de conquête,
18:04Mathieu,
18:04mais est-ce qu'il ne s'agit pas là
18:06de pratiques individuelles
18:07qui relèvent du droit
18:08de chacun de manger,
18:10finalement,
18:10comme il le souhaite?
18:11Alors, c'est tout le drame,
18:13je dirais,
18:13de la sociologie
18:14des temps présents.
18:15Notre sociologie,
18:16mais même l'État de droit,
18:16ne veut voir que des individus,
18:18ne veut pas voir
18:19les civilisations,
18:20ne veut pas voir
18:21les religions
18:22comme phénomène historique.
18:23On voit les religions
18:24comme des préférences
18:24personnelles, spirituelles.
18:26On ne veut pas voir
18:26les cultures,
18:27on ne voit que des pratiques
18:28culturelles, personnelles,
18:29individuelles, folkloriques.
18:31Mais l'histoire du monde,
18:32ce n'est pas des milliards
18:33d'individus,
18:34ce sont des grandes masses humaines
18:35que sont notamment
18:36les religions,
18:36les civilisations,
18:37les cultures,
18:37les identités.
18:39Donc, elle nous montre
18:39comment, finalement,
18:40des milliers,
18:41des millions
18:42de comportements individuels
18:43font une masse.
18:44Premier élément.
18:46Deuxième élément,
18:47elle nous montre
18:47comment une minorité résolue
18:50peut influencer
18:51toute une société.
18:52Donc, globalement,
18:53les musulmans,
18:54dans ce cas-là,
18:55peuvent être
18:55une proportion très faible
18:57dans la population
18:57dans son ensemble,
18:58mais puisqu'ils ont
18:59des préférences,
19:00selon son analyse,
19:01très marquées,
19:02portées par des lobbies
19:03qui prétendent
19:04parler en leur nom,
19:06eh bien, le résultat,
19:07c'est que l'ensemble
19:07de la société
19:08se sent obligé
19:08de se plier à ses normes
19:10parce qu'une immense majorité
19:11dit, bon, OK,
19:12s'ils l'exigent,
19:13si ça n'a pas de conséquences
19:14pour personne,
19:15si c'est un détail,
19:16pourquoi contrarier
19:18la demande légitime
19:19de telle ou telle minorité
19:20si ça n'a pas d'influence
19:21sur nos propres vies?
19:22Mais on ne se rend pas compte
19:23qu'en se pliant devant
19:24les règles de différentes
19:25minorités intransigeantes,
19:27peu à peu,
19:28nous nous intégrons
19:29à ces minorités.
19:30Nous prenons l'habitude,
19:32finalement,
19:33de nous plier
19:34aux pratiques culturelles
19:35ici imposées
19:37par les islamistes.
19:38Donc, on note
19:39une chose
19:39qui est très importante.
19:41On nous dit
19:41quelquefois
19:42s'opposer,
19:43et on revient sur ça,
19:44s'opposer au halal,
19:46ce serait intolérant.
19:47Qu'est-ce que ça vous change
19:48dans votre vie?
19:49Premièrement,
19:49on a dit,
19:49premièrement,
19:50dès lors qu'on cède
19:50sur une norme,
19:51on changera
19:52sur les autres normes
19:53et soit dit en passant,
19:55une fois qu'on a capitulé
19:56devant tout ça,
19:57on se demande
19:58pourquoi nos sociétés
19:58se sont islamisées
19:59à la fois par le bas
20:00et par le haut.
20:01Et je précise,
20:01pas seulement avec des grands principes,
20:03par des habitudes quotidiennes.
20:05Florence,
20:05pour Florence Berge-Bacquin,
20:06la question du halal
20:07ne se limite toutefois pas
20:09aux questions alimentaires.
20:11C'est intéressant.
20:11Ah, c'est fondamental.
20:12Vous avez raison
20:13de nous y conduire.
20:14Pourquoi?
20:15Elle nous dit,
20:15la nourriture, certes,
20:17mais le maquillage,
20:18maquillage halal,
20:19du maquillage halal
20:20ou non,
20:21il fallait y penser,
20:22la finance,
20:22la finance islamique aujourd'hui.
20:24Je note que le gouvernement canadien,
20:25il y a quelques mois,
20:27a proposé d'intégrer
20:27dans le budget fédéral
20:29des normes particulières
20:30pour intégrer
20:30les codes de la finance islamique.
20:32Donc, l'État décide
20:33d'intégrer
20:34les exigences islamistes
20:35au nom de l'inclusion
20:36et de la diversité.
20:37Elle nous dit aussi
20:38comment la volonté
20:39d'analyser nos sociétés,
20:41ça vient avec une volonté
20:42de contrôler le langage,
20:43de créer un environnement
20:45qui ne puisse pas faire obstacle
20:46au déploiement
20:47de l'islam radical,
20:49de l'islamisme,
20:50de l'islamisme conquérant.
20:52Elle nous montre
20:52comment les institutions
20:53ne devraient plus,
20:54dans cette logique,
20:55avoir les moyens
20:55de se défendre
20:56contre cette logique conquérante.
20:58Donc, autrement dit,
20:58nous devons chaque fois reculer
20:59pour qu'au nom de l'ouverture,
21:01ces pratiques nouvelles
21:02s'imposent.
21:03Et au terme de cela,
21:04je me permets
21:05de faire le lien,
21:05alors ça,
21:06c'est pas dans son livre,
21:06je précise,
21:07c'est moi qui fais le lien.
21:08Rappelez-vous,
21:08Éric Zemmour,
21:09de passage ici
21:10en début de semaine,
21:11dit,
21:11devant l'islamisme conquérant,
21:14la laïcité doit s'appliquer
21:15à tous les codes culturels.
21:16C'est-à-dire,
21:16on doit prendre la laïcité,
21:18retrouver sa fonction conquérante,
21:20eh bien,
21:20devant un islamisme
21:21qui cherche à s'emparer
21:22de tous les pans de la culture,
21:23peut-être effectivement
21:24que la laïcité ainsi comprise
21:25est peut-être une réponse,
21:27mais je me contente
21:27de poser ici
21:29le point d'interrogation.
21:30Il a raison.
21:31Merci.
21:32Merci,
21:33Mathieu Bocoté
21:34pour l'analyse
21:35de ce livre.
21:37Éric Tegner,
21:38avant votre chronique,
21:39j'aimerais qu'on parle
21:40d'un sujet assez particulier
21:42qui vous concerne.
21:43Vous avez tenu
21:46des propos
21:47dans 100% politique,
21:50vous avez été mis en cause
21:51pour ces propos,
21:51vous avez été mis en cause
21:52hier pour ces propos,
21:54vous avez été accusé,
21:55je le dis clairement,
21:56d'être antisémite,
21:57et j'aimerais avant
21:59que vous vous reconnaissez
21:59que vous vous expliquiez.
22:02Alors oui,
22:02en effet,
22:02Christine,
22:03depuis hier,
22:04je subis une véritable
22:05campagne de diffamation
22:06de la part de l'extrême-gauche
22:07qui essaye de m'affubler
22:08de l'insulte,
22:09la pire qui soit aujourd'hui,
22:10c'est-à-dire d'être antisémite
22:11parce que j'ai parlé
22:13d'Emmanuel Macron
22:14en disant que c'était
22:15un représentant,
22:15une forme de concrétisation
22:17de l'alliance
22:17entre Jacques Attali
22:18et Alain Minc
22:19et par exemple...
22:20Vous permettez
22:20qu'on regarde l'extrait ?
22:21Il ne dure pas très longtemps,
22:22on regarde.
22:24Juste pour comprendre,
22:25on pourrait expliquer
22:25qu'il y a une bonne pivée.
22:27Cette dame-là,
22:28c'est vraiment la finition
22:29du macronisme.
22:30Macron, c'est quoi ?
22:31C'est le mariage
22:31d'Alain Minc,
22:32l'argent roi
22:33et Jacques Attali,
22:33l'homme nomade.
22:34C'est-à-dire que...
22:35Alain Minc,
22:36il dit maintenant
22:36qu'Emmanuel Macron
22:37est le pire,
22:38c'est lui qui l'a en partie créé.
22:41Donc voilà la séquence
22:42qui vous met en cause.
22:43Oui,
22:43et donc j'ai voulu vous amener
22:45ce soir, Christine,
22:45un livre.
22:46Ce livre,
22:47il s'intitule
22:48L'homme nomade
22:49et son auteur,
22:50c'est Jacques Attali.
22:51Et je vais vous dire
22:51ce que dit son éditeur
22:52en quatrième de couverture,
22:53donc c'est pas moi,
22:54sur cet ouvrage
22:55que j'ai lu
22:56qui a été publié en 2003
22:57et c'est pour ça
22:57que j'en parlais.
22:58Pour Jacques Attali,
22:59l'homme est nomade
23:00depuis ses origines
23:01et il est en train
23:02de redevenir
23:02par la mondialisation
23:04un nomade
23:05d'un genre nouveau.
23:06Je parlais donc
23:07de ce livre
23:07et ce livre,
23:08il est passionnant.
23:09Je l'ai lu plusieurs fois
23:10parce qu'il replonge
23:11un petit peu
23:11dans les civilisations romaines
23:13et les civilisations grecques.
23:15Et Jacques Attali,
23:15sa théorie,
23:16c'est d'expliquer
23:16que ces civilisations
23:17se sont construites
23:19grâce à l'étranger
23:19et que toutes les civilisations
23:21aujourd'hui
23:21se sont écroulées
23:22le jour où elles ont décidé
23:23de mettre fin aux frontières.
23:25Et en cela,
23:26c'est exactement
23:27l'inspiration d'Emmanuel Macron
23:28qui tous les jours
23:29nous explique
23:30que sans l'immigration,
23:31la France ne serait pas la France.
23:33Et donc c'est de cela
23:34que je voulais parler.
23:35Alain Minck,
23:35c'est exactement la même chose.
23:37Alain Minck,
23:37j'ai lu son livre
23:38quand j'étais adolescent
23:39parce que je suis passionné
23:40des sujets d'économie,
23:41j'ai fait une école de commerce,
23:42c'est plutôt ma spécialité.
23:43Il a publié en 1990
23:45un livre qui s'intitule
23:46« L'argent fou ».
23:48Et dedans,
23:49il parle d'un concept
23:50qu'il développe
23:50qui s'intitule
23:51« L'argent roi ».
23:52Et donc c'est la raison
23:53pour laquelle
23:53j'emploie ces termes.
23:55Ce n'est absolument pas
23:56des relents antisémites passés,
23:58je me base sur des livres.
23:59Ensuite,
24:00pourquoi je parle
24:00de Yael Brown-Pivet ?
24:02Parce que Yael Brown-Pivet,
24:03en tant que présidente
24:04de l'Assemblée nationale,
24:05c'est une sorte d'héritière
24:06du macronisme.
24:07Et la semaine dernière,
24:09elle a choqué
24:09une grande majorité
24:10des Français
24:11parce qu'elle a défendu
24:12l'idée
24:13des droits de succession.
24:15Et elle a eu cette formule
24:16un petit peu folle
24:17disant que l'héritage
24:18tombait d'en haut.
24:19Et donc en parlant de ça,
24:20je voulais montrer
24:20à quel point
24:21Yael Brown-Pivet
24:22était totalement déconnectée
24:24de la base des Français.
24:25Qu'elle n'arrivait pas
24:26à voir que les Français
24:27aujourd'hui se battaient
24:28matin, midi et soir
24:29pour transmettre
24:30peut-être un jour
24:31à leurs enfants
24:31et leurs petits-enfants
24:32une maison.
24:33Et que cette maison
24:33en moyenne ne vaut que
24:34130 000 euros
24:35dans l'ensemble des Français.
24:36Et donc ce n'est pas
24:37être riche pour ça.
24:38Et pour ces propos-là
24:39basés sur des livres,
24:40je suis accusé
24:41d'être antisémite.
24:42Vous allez me dire
24:42par qui vous êtes accusé
24:43d'être antisémite
24:44dans un instant
24:45mais je vous ai retrouvé
24:45sur une chaîne
24:48à médias israéliens.
24:51Si vous êtes accusé
24:52d'être antisémite,
24:53je ne sais pas
24:53si vous aurez accepté.
24:55On écoute.
24:56Pour le coup,
24:57s'il y a une envie
24:57de génocide
24:58de la part
24:59de certaines personnes,
25:00c'est un génocide
25:01contre les Juifs.
25:02C'est ça la réalité.
25:03Tout ce discours
25:04montre une seule chose,
25:06c'est qu'aujourd'hui
25:06l'antisionisme
25:08est bien de l'antisémitisme.
25:11Par qui vous êtes accusé
25:13d'être antisémite ?
25:14C'est ça.
25:14Par tous ceux
25:15qui cautionnent aujourd'hui
25:15les antisémites.
25:16Donc des médias
25:17d'extrême-gauche
25:18contre lesquels
25:18j'ai porté plainte,
25:19des députés
25:19de la France Insoumise
25:20contre lesquels
25:21j'ai porté plainte
25:22et également SOS Racisme
25:23contre lesquels
25:24j'ai porté plainte.
25:25Vous savez,
25:25moi depuis le début
25:26je défends les Juifs
25:27et les Juifs de France
25:28et notamment depuis
25:29le pogrom du 7 octobre
25:31en tant que directeur
25:31de la rédaction
25:32de mon média frontière,
25:33j'ai envoyé une équipe
25:34sur place dans les kibbutz.
25:35On a publié également
25:36énormément d'enquêtes.
25:37On était les premiers
25:38à mettre en lumière
25:39par exemple
25:40Elias Dimes,
25:40Salen,
25:41Fiché S,
25:42Antisémite
25:43et le collectif
25:43Urgence Palestine
25:44dissous aussi
25:45à la base des preuves
25:46par Bruno Retailleau.
25:48Également,
25:48on s'en souvient,
25:49on a révélé la présence
25:50de Mohamed Benyaklef,
25:52un soutien du Hamas
25:53sur la liste
25:53de Louis Boyard
25:54et c'est la raison
25:55pour laquelle aujourd'hui
25:55ils s'en prennent à moi
25:56pour me décrédibiliser.
25:58Et vous savez,
25:59face à ces types d'enquêtes
26:00de révélations
26:01où on va combattre
26:02l'antisémitisme,
26:03qu'est-ce qu'on reçoit
26:03en échange ?
26:04On reçoit notamment
26:05des menaces de mort.
26:06Il y a dix jours,
26:06on en avait parlé ensemble,
26:08un islamiste Fiché S,
26:09déjà condamné
26:10pour agression au couteau,
26:12a été condamné
26:12à un an de prison ferme
26:14pour m'avoir menacé de mort.
26:16Et pourquoi est-ce
26:17qu'il me menaçait de mort ?
26:18Qu'est-ce qu'il a même assumé
26:19devant le juge
26:20qui a fait qu'il y a eu
26:20cette décision
26:21qui soit en ce moment en prison ?
26:23Il me reprochait de défense,
26:24les Juifs de France.
26:25Il me traitait
26:26de sale sioniste.
26:27Il expliquait
26:27que j'étais à la solde
26:28de Gilles William Goldnadel.
26:30Et à l'époque,
26:31je n'ai jamais eu
26:32de soutien des SOS Racisme.
26:33Je n'ai jamais eu
26:34même une ligne
26:34de cette presse de gauche
26:36qui dit lutter
26:37contre l'antisémitisme.
26:38Je n'ai pas eu de soutien
26:39également de ces députés
26:40de gauche.
26:40La vérité,
26:41c'est qu'aujourd'hui,
26:42ils veulent me diaboliser
26:43tout comme ils nazifient Israël.
26:45C'est leur stratégie.
26:46Mais effectivement,
26:47tout le monde voit,
26:48vu le soutien depuis hier,
26:49notamment des Juifs de France,
26:50que c'est absolument faux.
26:51Non, faites pas trop long non plus.
26:53On va recevoir
26:53un gilet William Goldnadel.
26:54Mais j'aimerais quand même,
26:55juste avant,
26:56de continuer sur votre chronique.
26:57Ce sera le temps pris
26:58sur votre chronique décompté.
27:00Mais j'aimerais
27:01qu'on puisse regarder
27:02ce jour où Emmanuel Macron
27:03aussi,
27:04il avait déclaré,
27:06reconnu l'État de Palestine.
27:07Vous étiez assise
27:08à côté de qui ?
27:09Assis à côté de qui ?
27:10De Rachel Kahn.
27:11J'ai retrouvé aussi un extrait.
27:13Je veux vous dire, Rachel,
27:15et je pense à tous
27:16les Français de confession juive
27:17qui nous regardent,
27:19ne partez pas.
27:19c'est essentiel.
27:21Parce que la vérité,
27:22c'est que l'immense majorité
27:24des Français qui nous regardent
27:25et même ceux qui ne nous regardent pas,
27:27ils ne se sentent pas représentés
27:28par ce Président de la République.
27:29C'est ça que je veux vous dire, Rachel.
27:31Je le comprends parfaitement,
27:32l'envie de partir.
27:33Je le comprends vraiment.
27:34On a envie que vous restiez.
27:36En tout cas,
27:37avec des antisémites comme vous,
27:39trois points de suspension,
27:40hashtag face à l'info,
27:41terminez ma phrase.
27:42Merci beaucoup,
27:43Eric Tegner.
27:43Mais c'est important quand même
27:44de faire un point quand même
27:46sur ce sujet.
27:47Non, mais qui a quand même
27:47troublé certaines personnes.
27:51Eric Tegner,
27:51parlons maintenant de votre chronique.
27:53Le Japon vient d'élire
27:54la première femme,
27:55première ministre.
27:56C'est un événement important
27:57pour le pays,
27:58mais pas pour les raisons
27:59qu'on croit.
28:00Oui, en effet, Christine.
28:01Bizarrement,
28:01l'arrivée d'une femme
28:02à la tête d'un gouvernement
28:04n'a absolument pas suscité
28:05l'enthousiasme féministe
28:07habituel.
28:08Pas d'une des journaux nationaux,
28:10j'ai regardé toute la journée.
28:11Pas de vidéos dithyrambiques
28:13des collectifs de gauche.
28:14Pourquoi ?
28:15Eh bien,
28:15Takahichi,
28:16ça n'est pas n'importe quelle femme.
28:18C'est une première ministre
28:19anti-immigration.
28:20Eh oui,
28:21ça n'est pas très apprécié
28:22aujourd'hui.
28:23Elle a été élue
28:23après une campagne
28:24axée sur la sécurité
28:26et l'identité
28:27face à la dépression démographique
28:29et aux pressions migratoires
28:30au Japon.
28:31Le Japon,
28:32on le sait,
28:32il fait face à un vieillissement
28:33de la population
28:34qui est accéléré.
28:35Il y a un taux
28:36de fécondité
28:37d'1,2 enfants par femme.
28:38Donc,
28:38c'est absolument catastrophique
28:40et parallèlement,
28:41une espérance de vie
28:42qui est record.
28:44Pourtant,
28:44les électeurs,
28:45ils ont plébiscité
28:46une ligne dure.
28:47Takahichi,
28:48elle est connue
28:49pour ses positions patriotiques
28:50et elle a devancé
28:51pendant cette campagne
28:52ses rivaux
28:53les plus modérés
28:54sur le sujet.
28:55Parmi les nominations,
28:56d'ailleurs,
28:56c'est intéressant
28:57de regarder la composition
28:58de son gouvernement.
28:59Une autre femme,
29:00tiens,
29:01Kimi Onoda,
29:02c'est une jeune députée
29:02de 42 ans
29:03et elle fait partie
29:04un petit peu
29:04de cette nouvelle génération.
29:06Elle est donc chargée
29:07de la sécurité économique
29:08et de la politique
29:09des ressortissants étrangers.
29:11D'une certaine façon,
29:12c'est comme si en France,
29:13elle était ministre
29:14de la Remigration.
29:15Cette élection,
29:16elle a été précipitée
29:17également par des polémiques,
29:19notamment cet été.
29:20En août 2025,
29:21il y a des rumeurs
29:21qui ont circulé
29:22sur un plan gouvernemental
29:23visant à transformer
29:25quatre villes rurales
29:26en portes d'accueil
29:27pour certains pays,
29:29par exemple,
29:29des pays du Nigeria,
29:30de Tanzanie,
29:31du Ghana
29:31et du Mozambique.
29:32Il y a eu un démenti
29:33assez rapide des autorités
29:35mais malgré tout,
29:35ça a créé
29:36un véritable émoi
29:37dans l'opinion publique
29:38et ça a marqué,
29:39ça a fait basculer la balance.
29:40Alors le gouvernement,
29:42c'est donc un gouvernement
29:43de droite aujourd'hui
29:44qui est absolument intransigeant
29:45sur la question
29:46de l'immigration.
29:47Continuons avec le Japon,
29:48qu'en proposait-elle concrètement
29:49et comment ce pays,
29:51le Japon,
29:51parvient-il à assumer
29:53une politique aussi ferme
29:55alors qu'en Europe,
29:56on ne semble pas capable ?
29:57Alors Takahashi,
29:58elle n'a pas hésité
30:00avant d'affirmer
30:00ses priorités.
30:01Je vais vous les citer
30:02dans sa première déclaration officielle,
30:04elle n'a pas attendu longtemps.
30:05Elle a été claire.
30:05Le Japon n'accueillera pas
30:07d'islamistes
30:07ni de migrants illégaux
30:09et les faux réfugiés
30:10doivent être expulsés
30:11si le Japon reste le Japon.
30:13Elle a un peu fait ça.
30:14Et elle est à la tête
30:15aujourd'hui
30:15d'une grande démocratie occidentale.
30:17Cette position,
30:18elle marque un rejet frontal
30:20aujourd'hui
30:21de toute immigration incontrôlée.
30:23Historiquement,
30:23il faut avoir en tête
30:24que le Japon
30:25a toujours privilégié
30:26une immigration sélective,
30:28par exemple en provenance
30:29des Vietnamiens
30:29ou encore des Philippins
30:31pour des emplois temporaires.
30:32Mais Takashi va plus loin.
30:34Elle cible vraiment
30:34l'immigration en provenance
30:36de l'Afrique
30:36ou encore du Moyen-Orient
30:38qui est vue aujourd'hui
30:39comme des menaces
30:40à l'homogénéité culturelle
30:42au Japon
30:42alors qu'il ne représente
30:44finalement que moins
30:45de 0,1%
30:46de la population locale.
30:48Mais c'est déjà
30:48trop pour eux.
30:50Kimi Onoda,
30:51dont je parlais tout à l'heure,
30:52en tant que ministre
30:52chargée des étrangers,
30:54elle incarne totalement
30:55cette doctrine.
30:56Donc je cite,
30:56elle a annoncé un renforcement
30:57des contrôles aux frontières.
30:59Intéressant pour la France.
31:00Elle a annoncé
31:01une accélération
31:02également des expulsions,
31:03une révision des critères
31:04d'asile
31:05pour exclure
31:05les faux réfugiés.
31:07Rappelez,
31:07hier par exemple,
31:08on parlait des mineurs
31:08non accompagnés
31:09qui pour certains
31:10ne sont pas mineurs.
31:11Selon elle,
31:12il y a un concept
31:13assez intéressant
31:14qui intéressera
31:15Mathieu Boccoté.
31:16Le Japon ne peut tolérer
31:17des flux
31:17qui risqueraient de diluer,
31:19je cite,
31:19sa société de confiance.
31:21Qu'est-ce que c'est
31:21la société de confiance
31:22au Japon ?
31:23C'est cette cohésion sociale
31:24unique
31:25où les citoyens
31:26laissent leur vélo
31:27sans cadenas,
31:28où les portes
31:28restent ouvertes
31:29et où les crimes
31:29sont quasiment inexistants.
31:31Cette fermeté,
31:32elle s'explique
31:33par une vision culturelle
31:34profonde.
31:35Le Japon,
31:35il refuse
31:36le melting pot
31:37à l'européenne.
31:38Ça les catastrophe
31:39à chaque fois
31:39qu'ils voient
31:40ce qu'il se passe
31:40ici en France.
31:42Justement,
31:42en France,
31:43c'est ce qu'on a
31:43des leçons
31:43peut-être à apprendre
31:44de ces choix de société,
31:46de cette démocratie ?
31:47Ah oui,
31:48beaucoup de leçons,
31:48malgré un déclin
31:49quand même
31:50de près de 1 million
31:51d'habitants par an.
31:52Au Japon,
31:53Tokyo est mise
31:53sur la technologie
31:54plutôt que sur les migrants.
31:56Des robots
31:56pour les soins
31:57aux personnes âgées,
31:58de l'intelligence artificielle
32:00pour l'industrie
32:01et également,
32:02évidemment,
32:02des incitations fiscales
32:03pour booster la natalité.
32:05L'exemple japonais,
32:06il offre des leçons
32:07cruciales
32:08pour l'Europe occidentale
32:09engluées dans une crise
32:10migratoire
32:11dont on n'arrive pas
32:11à sortir aujourd'hui.
32:13En Europe,
32:14on le sait,
32:14l'immigration,
32:15elle est vraiment
32:15toujours mise en avant
32:16comme la solution
32:17à nos problèmes
32:18des retraites,
32:18comme la solution
32:19à nos problèmes
32:20de natalité,
32:21la solution
32:21aux problématiques
32:22d'emploi.
32:23Et pourtant,
32:23on voit aujourd'hui
32:24une grande démocratie,
32:25le Japon,
32:26qui choisit de dire non
32:27et d'utiliser surtout
32:28ce qu'on ne voit pas assez,
32:30les nouvelles technologies.
32:31Merci beaucoup,
32:32Eric Tegner.
32:33Dans un instant,
32:34nous allons recevoir
32:35un gilet William Goldnadel
32:36qui nous fait l'honneur
32:37de nous accorder
32:38sa toute première interview
32:39pour son livre
32:40sorti hier,
32:41juste avant.
32:42Tenez-vous bien,
32:43tandis que les vrais joyaux
32:45de notre histoire
32:45disparaissent au Louvre,
32:47on expose
32:47Place Vendôme,
32:48une grenoille géante
32:49censée incarner la culture.
32:51Regardez-la bien.
32:52Si vous êtes parisien
32:54ou si vous ne l'êtes pas
32:55mais que vous profitez
32:56des vacances scolaires
32:57pour visiter la capitale,
32:59vous avez peut-être vu
33:00cet objet étrange
33:02Place Vendôme.
33:03Pourquoi cette gigantesque
33:05grenouille ?
33:06Je dis bien face en l'air
33:07parce que quand même,
33:07franchement,
33:08je vous fais rire,
33:10je suis désolée,
33:11mais moi,
33:11je suis hyper choquée.
33:12Pourquoi cette gigantesque
33:14grenouille déchaine-telle
33:15tant de sarcasme
33:16sur les réseaux sociaux
33:17Gabriel Cluzer ?
33:19Oui, donc il s'agit
33:19d'une immense grenouille
33:21gonflable,
33:23vert, géante,
33:24avec la tête dégonflée,
33:26posée à quatre pas
33:27de Place Vendôme
33:28dans une fausse suggestive
33:29assez étrange
33:30qui suscite
33:31pas mal de réactions,
33:33je dirais,
33:33des esprits gaulois
33:34sur X.
33:36Alors,
33:36elle s'appelle
33:37Kay Rmit.
33:38Eh bien,
33:39nous,
33:39ce qui nous vient à l'esprit,
33:40c'est un truc qui commence
33:41pareil,
33:41c'est Kay Saffula.
33:44Alors,
33:44c'est l'oeuvre
33:45d'un artiste américain,
33:47américano-vénézuélien,
33:48pardon,
33:48qui s'appelle Alex D'Accorté,
33:51qui est officiellement exposé
33:53jusqu'à dimanche
33:54dans le cadre
33:54de la foire d'art contemporain
33:56d'Arbazel à Paris.
34:00Alors,
34:00il y a une sombre explication
34:02sur la tête dégonflée,
34:03sans souvenir
34:03d'un moment,
34:05vous voyez qu'il s'agit
34:05d'une grenouille,
34:06kermite,
34:07du meuf et de chaux,
34:08où elle aurait été dégonflée
34:09au moment d'une parade.
34:10Enfin bon,
34:11il explique ça,
34:11mais c'est ainsi.
34:13Alors,
34:14je vous dis comment
34:14le compte X de l'expo,
34:16cette fameuse expo
34:17d'art contemporain,
34:17décrit l'objet.
34:19C'est un oiseau,
34:20c'est un avion,
34:21c'est kermite.
34:23Voilà,
34:23alors il dit
34:24Alex D'Accorté
34:25transforme le langage
34:26familier
34:27de la culture populaire
34:28en œuvre saisissante
34:29et riche en émotions.
34:30Alors oui,
34:30je sais,
34:31c'est grotesque,
34:31c'est emphatique,
34:32on dirait un sketch des inconnus,
34:33mais c'est vrai.
34:35Alors non,
34:35pardon les gars,
34:36ce n'est ni un oiseau
34:37ni un avion,
34:38c'est une grenouille.
34:38On est vraiment,
34:39vous voyez,
34:39dans les habits neufs
34:41de l'empereur d'Andersen.
34:42Un enfant de deux ans
34:43est capable de dire
34:44que c'est une grenouille,
34:45donc nous sommes d'accord.
34:47Et si vous osez dire,
34:50comme nous ce soir,
34:51que c'est moche,
34:54eh bien,
34:54c'est que nous sommes
34:54des béotiens,
34:55des philistins,
34:56peut-être même
34:57des césp,
34:58comment on appelle ça ?
34:58Céspémoins,
34:59intranquilles,
35:00comme les appelle
35:02Laurence Bloch.
35:03J'ai lu par exemple
35:04d'un penseur de gauche
35:07« Nouvelle panique morale
35:09lancée par des réacs
35:10qui n'ont qu'une vision
35:12de l'art bêtement esthétique
35:13et passéiste. »
35:15Vous voyez,
35:15c'est vrai que l'esthétique
35:16c'est bête.
35:17Et merci à la mairie de Paris
35:19d'avoir accepté
35:22cette initiative.
35:24Qu'est-ce qu'il dit ?
35:25Originale.
35:25Voilà.
35:26Alors,
35:27ils disent que c'est populaire.
35:28Non,
35:28c'est absolument pas populaire.
35:29Est-ce qu'il y a un truc
35:30qui n'est pas populaire ?
35:30C'est l'art contemporain
35:31eu égard à sa code prohibitive.
35:33C'est horriblement cher
35:34et ça ne suscite pas d'émotions
35:36sauf de l'agacement.
35:37Alors,
35:37on va vous dire
35:38« Ah oui,
35:38mais c'est justement
35:39parce que vous êtes agacés
35:40que c'est de l'art contemporain
35:41parce que l'art contemporain,
35:42c'est transgressif.
35:43Il faut que ça agace le bourgeois
35:44mais il y a des tas de choses
35:45qui agacent dans la vie.
35:46Les embouteillages à Paris,
35:47les travaux,
35:48ce n'est pas du tout
35:49de l'art contemporain.
35:51Enfin,
35:51pas loin parce qu'il faut
35:52quand même savoir
35:52que cette place Vendôme
35:54est spécialement occupée
35:56par l'art contemporain
35:57régulièrement aussi
35:58par la FIAC hors les murs.
35:59Je vous parle de travaux
36:00parce qu'en 2023,
36:02dans la cadre de la FIAC hors les murs,
36:04il y avait le pionnier
36:04de l'art conceptuel
36:05Bernard Vendel
36:06avec des barres de fer
36:07qui semblaient échouer
36:08sur la place.
36:10Alors,
36:10on aurait dit des travaux
36:11d'Adinalgo
36:12mais heureusement,
36:13elle pesait très très lourd
36:15donc personne ne s'est trompé
36:16parce que vous savez
36:16qu'il y a quand même
36:17deux musées en Italie,
36:18un à Bolzano
36:20et un à Paris
36:20où les femmes de ménage
36:21ont confondu
36:22l'oeuvre d'art contemporain
36:24avec des détritus.
36:25Elles ont même dit
36:25attendez,
36:26nous on ne la fait pas,
36:27moi je vois bien
36:28que c'était des détritus
36:29et les ont foutus à la poubelle
36:30alors que ça a coûté
36:31très très cher.
36:33Mais c'est vrai
36:34qu'on ne peut pas
36:34leur faire prendre
36:35des vessies pour les lanternes
36:36et une ordure domestique
36:37pour un chef-d'oeuvre magnifique.
36:39La place Vendôme,
36:39je le disais en titre,
36:40est le symbole
36:41du raffinement à la française
36:42Gabriel Cluzel.
36:43Elle est considérée
36:44comme la place
36:45la plus luxueuse du monde
36:47avec ses hôtels particuliers,
36:49ses joailleries de légende,
36:51son architecture,
36:52parfaitement symétrique.
36:54Pourquoi toujours
36:55à la place Vendôme ?
36:56Oui parce qu'à la place Vendôme
36:57il y avait eu aussi
36:58ce fameux arbre
36:59qui s'appelle Tri,
37:00vous vous en souvenez ?
37:00C'est en 2014.
37:02Ce fameux,
37:02autrement dit,
37:04plug anal,
37:05pardon,
37:05ce n'est pas très élégant,
37:06que d'aucuns disent
37:07assorti à cette grenouille
37:08voire complémentaire.
37:11Alors pourquoi
37:12toujours la place Vendôme ?
37:14Alors ce n'est pas
37:15toujours la place Vendôme,
37:16ça peut être à Versailles,
37:19vous voyez,
37:20on se souvient du vagin de la reine,
37:21là aussi très élégant,
37:22à Versailles,
37:23ça peut être des églises,
37:24mais quoi qu'il en soit,
37:24il faut que ce soit
37:24un lieu classique
37:26parce qu'en fait
37:26l'art contemporain
37:27ne naissant que de la transgression
37:28a besoin d'un écrin classique.
37:30Donc en fait,
37:31l'art contemporain
37:31ne vit qu'au crochet
37:33du classicisme
37:35et c'est l'indignation
37:36qui fait monter la côte.
37:37D'ailleurs,
37:37nous indignons,
37:38nous sommes un peu
37:38les idiots utiles.
37:40Alors cette place Vendôme,
37:41il faut savoir
37:42qu'avec la place des Vosges,
37:43la place Dauphine,
37:44la place des Victoires,
37:45la place de la Concorde,
37:46c'est l'une des cinq places
37:47très classiques.
37:48Elle a été faite
37:48par l'architecte Ardouin.
37:50Donc son harmonie,
37:52évidemment,
37:53appréciée
37:54pour choquer.
37:56Cette grenouille
37:57obèse,
37:58dégonflée,
37:59faite sans l'air,
37:59je le répète quand même,
38:00n'est-elle pas finalement
38:01assez symbolique ?
38:02Oui,
38:02puisque tous les cuistres
38:03des revues spécialisées
38:05essaient de trouver
38:06des symboles
38:07et des allégories.
38:08Moi aussi,
38:09je peux en trouver
38:09une allégorie fumeuse.
38:11Vous savez,
38:11Kermit,
38:11c'était un personnage
38:13du Muppet Show.
38:13Mais Kermit,
38:14c'était aussi un personnage
38:15de sa version française,
38:18le bébé de show.
38:20Et c'était Kermit Errand,
38:21c'était la figure
38:22de Mitterrand.
38:23Kermit,
38:23c'est peut-être,
38:25comment dire,
38:26l'allégorie
38:27de la fin du socialisme
38:29qui est née
38:29avec la Mitterrandie,
38:31vous voyez,
38:31la tête dégonflée,
38:32les fesses en l'air.
38:33Il y a peut-être
38:34quelque chose
38:35dans cette pose offerte
38:36et humiliante,
38:38tandis que les joyaux
38:39de l'histoire de France
38:40ont été dérobés.
38:41Je rappelle quand même,
38:42pour augmenter
38:43dans notre humiliation
38:44que cours actuellement
38:45sur les réseaux sociaux,
38:46une capture d'écran
38:47d'un roman de Fantomètes
38:48qui date des années 68,
38:50de la Bibliothèque verte,
38:51qui explique exactement
38:53comment on peut
38:53cambrioler
38:54la galerie d'Apollon.
38:55C'est la méthode
38:56qu'ont utilisé
38:57les cambrioleurs,
39:00donc vraiment
39:00un jeu d'enfant
39:01qui n'a pas été déjoué.
39:04Alors,
39:04peut-être pour conclure,
39:05parmi tous les courages
39:06qu'il faudrait avoir,
39:07il faudrait oser dire
39:09que l'on trouve moche
39:09ce qui est moche.
39:11Vous voyez,
39:11ça c'est un...
39:12Dans tous les effondrements
39:13qui touchent notre société,
39:14il y a celui du beau.
39:16Tant pis si France Culture
39:18et Libération
39:19disent que ce sont
39:20des préjugés.
39:22Vous voyez,
39:22mais je voudrais finir
39:23sur un point quand même
39:23intéressant.
39:24Dans la revue Luxury Tribune,
39:26vous savez,
39:26qui parle de cette
39:27foire d'art contemporain
39:29dans le cadre de laquelle
39:30il y a cette grenouille,
39:31eh bien,
39:31elle dit que le marché
39:32de l'art contemporain
39:33est complètement déprimé.
39:34Mais ça paraît logique
39:35parce qu'une transgression,
39:37quand elle devient la norme,
39:38elle n'est plus transgressive.
39:39Alors, vous savez,
39:39aujourd'hui,
39:40ce qui est transgressif,
39:40il dit qu'il y a une œuvre
39:41qui fait beaucoup parler d'elle
39:42dans cette foire.
39:44Vous savez ce que c'est ?
39:45Eh bien,
39:45c'est une Vierge en l'Enfant
39:46avec Sainte-Élisabeth
39:47et Saint-Jean
39:48qui a été peinte par Rubens.
39:49Vous voyez,
39:50c'est la transgression
39:50de la transgression.
39:52Vous voyez ?
39:52C'est le classicisme
39:53qui est la transgression
39:54de l'art contemporain.
39:55Donc, finalement,
39:57les petits bourgeois,
39:58ce sont eux.
39:59CF,
39:59cérémonie des JO.
40:01Merci beaucoup,
40:01Gabriel Cluzel.
40:03Nous allons accueillir
40:05un Gilles-William
40:06Golnadel
40:07qui nous fait l'honneur
40:08de nous accorder
40:09sa toute première interview
40:10pour son livre sorti
40:11hier chez Fayard,
40:13Vol au-dessus
40:14d'un nid de cocu.
40:15Je vous prie
40:16de bien vouloir
40:16vous escalder.
40:17Il est sorti
40:18il y a à peine 24 heures,
40:19je disais.
40:20Bonsoir,
40:21un honneur
40:21de vous recevoir
40:22chez un Gilles-William.
40:23Vous avez soutenu,
40:24d'ailleurs,
40:25Éric Tegner,
40:26accusé d'antisémitisme.
40:28Peut-être un mois
40:28à ajouter là-dessus ?
40:29Écoutez,
40:29je l'ai soutenu
40:30de bon cœur.
40:31Je disais en aparté
40:34que je suis un Juif du réel,
40:36moi.
40:36Je sais qu'Éric Tegner
40:37a défendu Israël
40:39corps et âme
40:40depuis des mois
40:42dans des conditions
40:43extrêmement difficiles
40:45et pour rire,
40:47j'ai expliqué
40:47que je venais
40:48de découvrir
40:49que j'étais antisémite
40:51puisque j'avoue
40:52que je n'ai pas
40:52une estime extraordinaire
40:54pour M. Attali,
40:55pas davantage
40:56pour M. Minck
40:57et puis,
40:58pour aggraver encore mon cas,
41:00je n'ai pas beaucoup
41:00de sympathie
41:01pour M. Georges Soros,
41:03l'internationaliste.
41:04Ça, c'est dit.
41:06Dans votre livre,
41:07Gilles William Golnadel,
41:08vous dénoncez
41:09les aveuglements
41:10idéologiques
41:11de la société française,
41:13la complaisance
41:13des médias,
41:14la peur du réel,
41:15le déni sur l'immigration,
41:16le racisme anti-blanc,
41:18sous la métaphore
41:19de cocu français.
41:20On va en parler.
41:21Cocu français,
41:22trahi par ses élites,
41:23vous livrez
41:23un cri de colère
41:24contre une France
41:25que vous jugez
41:26endormie,
41:27soumise,
41:27culpabilisée.
41:28un texte provocateur
41:30mordant
41:30que Marc Menand
41:32a beaucoup apprécié,
41:33mordant,
41:33engagé dans la lignée
41:34de vos précédents essais.
41:36Peut-être,
41:37première question,
41:38qui sont les cocus ?
41:40Je pense qu'on est
41:42tous cocus.
41:43Vous pensez ?
41:44Tous cocus.
41:45J'ai une sympathie
41:46pour le cocu,
41:48en même temps
41:49qu'une certaine sévérité.
41:51Mais j'ai fait la liste
41:53des cocus que je plains
41:54et blâme le plus.
41:57Il y a le cocu français,
41:59il y a le cocu blanc,
42:01il y a le cocu mâle,
42:03hétérosexuel,
42:04il y a le cocu juif.
42:05Et je pense que je coche
42:06toutes les cases.
42:08Voilà.
42:09Et vous, Marc Menand ?
42:11Non, moi,
42:12ce que j'ai aimé...
42:13Non, une question imposée,
42:14par exemple.
42:14Pardon !
42:15Je ne sais pas si vous êtes cocu.
42:16Non, mais ce qui est extraordinaire,
42:18c'est la manière
42:18dont il nous emballe.
42:20C'est-à-dire que ça virevolte
42:21et on est dans l'acerbe
42:24mais guillé.
42:24Et ça,
42:25c'est un moment de bonheur
42:26de savourer les propos.
42:28Gilles-William Gondadel,
42:30qui les cocu fit ?
42:32Ah !
42:34Je pense très sincèrement
42:35pour aller au bout du chose
42:37que le...
42:39l'idéologie d'extrême-gauche
42:42que je m'origène chaque jour
42:45est évidemment la puissance cocufiante
42:47la plus immense.
42:51Mais elle a évidemment des alliés
42:53dans tous les corps,
42:56dans le corps médiatique,
42:58dans le corps politique,
43:00dans le corps éducatif.
43:02Elle a su se disséminer.
43:05Et j'observe que plus elle est faible
43:08et plus elle est méchante.
43:10Et elle reste,
43:10elle a conservé quand même
43:11toute son efficacité,
43:13même si elle est maintenant
43:14extrêmement minoritaire.
43:16Est-ce que vous pouvez nous parler
43:17du cocu français ?
43:17Je dis que vous dites
43:18l'homme blanc, le français,
43:20le juif,
43:20l'hétérosexuel,
43:21l'hétérosexuel.
43:22Dites-nous un peu plus
43:23peut-être sur le cocu français.
43:24Bien sûr que le cocu français,
43:25c'est le cocu de l'immigration.
43:27C'est le cocu de l'invasion.
43:30On assiste à quelque chose,
43:32je pense, d'assez unique
43:34dans l'histoire.
43:36C'est la première fois,
43:37à mon sens,
43:39dans l'histoire du monde
43:40où l'envahi fait figure de salaud
43:46et où l'envahisseur,
43:49sans uniforme,
43:51fait figure de victime.
43:53Et c'est une des bases
43:55du cocu fiage
43:56parce que l'envahi
43:58prétendument salaud,
44:00se sent complexé,
44:03taxé de raciste.
44:05Et c'est pour ça
44:06qu'il a perdu d'ailleurs
44:07notamment ses facultés de défense
44:10à cause de ça.
44:11On l'a persuadé.
44:12On lui a expliqué d'ailleurs
44:13qu'il était victime
44:15d'un fantasme.
44:16Les premiers menteurs,
44:19ce sont les démographes
44:21qui lui ont expliqué
44:22dans un premier temps
44:23que l'immigration
44:24était un fantasme.
44:26Et puis lorsque c'était
44:27tellement énorme,
44:29on lui dit de toute manière
44:29mon vieux,
44:30c'est trop tard
44:31pour te plaindre
44:32et en plus,
44:33sois content
44:34parce que c'est quelque chose
44:35de merveilleux.
44:36Si ça,
44:37c'est pas un beau cocu fiage,
44:39alors personne n'a cocu.
44:40Ça, c'est pour le cocu français.
44:43Parlez-nous du cocu blanc.
44:44Alors le cocu blanc,
44:46il se rapproche quand même
44:47du cocu français,
44:49mais là encore,
44:50là encore,
44:51le plus grand cocu fiage...
44:52Non mais moi,
44:53je me retrouve dans le premier
44:54cocu français,
44:55je ne me retrouve pas
44:55dans le cocu blanc,
44:56donc c'est important,
44:57il y a peut-être des différences.
44:58Oui, je sais,
44:59sincèrement,
45:00je ne sais pas,
45:01mais moi,
45:01je me suis...
45:02Pardon de m'être intéressé
45:03au cocu blanc.
45:04Non mais c'est intéressant.
45:05mais là aussi,
45:08le plus grand cocu fiage qui soit,
45:10c'est qu'on lui a expliqué
45:12que le racisme blanc,
45:14anti-blanc n'existait pas.
45:16C'est ça.
45:16Pardon pour le lapsus,
45:18parce que non seulement
45:20le racisme anti-blanc n'existait pas,
45:23parce que le raciste,
45:24le blanc,
45:25était consubstantiellement raciste.
45:27Raciste.
45:27Donc il ne pouvait pas être victime.
45:30Et pourquoi le cocu blanc est coupable,
45:34c'est que les premiers racistes anti-blancs
45:37sont les blancs eux-mêmes,
45:38aussi bien aux Etats-Unis qu'en France.
45:41Ce sont ensuite les non-blancs
45:44qui s'y sont pris,
45:45qui ont fini par y croire à tout cela.
45:50Alors moi, j'ai ma propre explication,
45:52qui n'est pas celle forcément du colonialisme.
45:55Moi, mon explication,
45:56c'est qu'il existe dans l'inconscient blanc
45:59une sourde honte
46:02d'appartenir à la même espèce blanche
46:06que le diable des temps modernes
46:09qui s'appelle Adolf Hitler.
46:11D'avoir en commun la même couleur de peau
46:13qu'encore une fois un diable,
46:16c'est quand même bien imité.
46:17Adolf Hitler, c'est quand même
46:18une très belle imitation de Satan.
46:21Je pense que ça a créé
46:23une sourde inconsciente
46:24avec l'anti-nazisme devenu fou.
46:29Et maintenant, parlez-nous du cocu juif.
46:31J'aurais beaucoup de questions.
46:32Mais maintenant, le cocu français,
46:33le cocu blanc, le cocu juif ?
46:34Alors, écoutez, le cocu juif,
46:37alors réellement,
46:38c'est un terrible cocu.
46:43Parce que là aussi,
46:44c'est quelque chose, à mon avis,
46:46d'assez unique
46:46que la victime du plus grand pogrom
46:51depuis la Shoah
46:53est considérée maintenant
46:56comme un grand génocidaire.
46:59C'est sur la base d'un grand mensonge,
47:01toujours par l'idéologie d'extrême-gauche.
47:04C'est la première fois dans l'histoire,
47:06peut-être qu'un jour,
47:06j'écrirai le grand mensonge,
47:07d'ailleurs, mais j'en parle évidemment déjà.
47:09C'est peut-être les prémices de mon livre.
47:11Mais déjà, c'est la première fois
47:14dans l'histoire
47:15que c'est une organisation terroriste
47:18qui donne l'information.
47:20Non, mais ça s'est passé comme ça.
47:22J'ai passé beaucoup d'heures
47:24pour montrer que, par exemple,
47:25sur France Inter,
47:26on prenait, par exemple,
47:28la défense civile
47:29en cachant que c'était le Hamas
47:32et on donnait les bilans victimaires
47:34comme si c'était le journal officiel.
47:36Et l'AFP a repris tout ça de bon cœur.
47:39Il y a un autre phénomène,
47:41c'est l'obsession de Sion
47:42dans cette histoire-là.
47:43Il faut bien comprendre.
47:44Hier, pas plus tard qu'hier,
47:46écoutez-moi, Christine,
47:48pas plus tard qu'hier,
47:49je lisais dans Le Monde
47:50un article sur le massacre
47:53des Éthiopiennes.
47:56Un demi-million d'Éthiopiennes
47:59ont expliqué,
48:01avec moult détails épouvantables,
48:03des morceaux de clous
48:05ou de verre dans le vagin,
48:08comment elles avaient été violées
48:10par les Érythréens musulmans ?
48:13Eh bien, je peux vous dire
48:14que c'est le premier article
48:15que je lisais sur le sujet.
48:18Chaque jour que Dieu ou Diable le fait,
48:20vous avez à chaque heure
48:21des informations sur Gaza.
48:24Les gens, même de bonne foi,
48:26ont l'impression
48:27qu'il n'y a qu'une seule chose
48:28qui se passe dans le monde,
48:30c'est Gaza.
48:31On n'a jamais parlé,
48:33c'est le premier article.
48:34Et on parle de viols génocidaires.
48:37C'est le premier article
48:38depuis deux ans au moins
48:40que je lis sur le sujet.
48:42Mais bien entendu,
48:43que ce n'est pas par hasard,
48:44ce n'est pas par sympathie
48:46pour les Palestiniens.
48:47Je peux vous dire que
48:48quand les Palestiniens
48:49sont assassinés
48:51sans vergogne par le ramasse,
48:53ça ne fait pas douze lignes.
48:54Là, effectivement,
48:56ce sont des Juifs,
48:57permettez-moi de vous le dire,
48:58blancs, occidentaux,
49:00qui sont évidemment montrés du doigt,
49:02et qui sont les grands cocus,
49:04comme tout le reste.
49:05Vous parlez de la droite,
49:08la culture,
49:09du désamour,
49:10la lucidité,
49:11sur votre livre,
49:12elle est vraiment frappante.
49:13Peut-être une question
49:13sur la France
49:14et le désenchantement.
49:15Vous parlez d'un pays
49:16devenu un nid de cocus,
49:18évidemment,
49:18mais la France,
49:20vous dites qu'elle est trahie
49:21par ses élites
49:21ou par ses illusions ?
49:25Écoutez,
49:26je pense qu'il y a effectivement
49:28un grand cocufiage
49:29par les élites.
49:31C'est mon opinion.
49:32qui ne sont pas des élites.
49:34Ils sont une illusion.
49:35Non, mais attendez.
49:36C'est ça.
49:37Qui sont les élites ?
49:39Parlez-moi des élites.
49:40Qui sont les élites ?
49:41Partons de vous le dire.
49:43Je n'ai pas l'impression
49:45que le monde politique actuel
49:47soit spécialement caractéristique.
49:50Non, mais soyons honnêtes.
49:52Il y a quand même
49:53un nivellement par le bas,
49:55un nivellement de la culture.
49:57Peut-être un nivellement de la morale,
49:59mais je ne suis plus...
50:01La Troisième République,
50:03je ne veux pas non plus
50:06idéaliser le passé,
50:07mais le niveau est quand même
50:08très médiocre.
50:10Pareil pour le monde
50:10de l'enseignant.
50:12Donc, je crois quand même
50:13qu'il y a une trahison des élites,
50:17mais encore une fois,
50:18les élites sont des victimes
50:20elles-mêmes.
50:22Victimes de quoi ?
50:23Mais victimes de la désinformation.
50:25Nous subissons
50:28une véritable décérébration.
50:30Ce n'est pas
50:31de la désinformation.
50:33Nous subissons
50:34une véritable décérébration
50:36intellectuelle et morale
50:39depuis plus de 50 ans.
50:40Pourquoi voulez-vous
50:41que ces gens-là
50:42qui sont issus...
50:44Voilà.
50:45Donc, je suis effectivement sévère,
50:49mais en même temps
50:49un peu indulgent
50:50envers ces élites-là,
50:51décérébrées.
50:52J'aurais beaucoup de questions
50:53à vous poser
50:53parce que dans votre livre,
50:55il est très sérieux,
50:55mais on rit beaucoup
50:56et c'est un peu
50:57votre marque de fabrique.
50:58Je laisse un peu
50:58la place aux autres.
50:59Peut-être une question
50:59de Marc Menand,
51:00ensuite Mathieu, Gabriel.
51:02Déjà, c'est la perversion
51:03du système.
51:04À un moment donné,
51:06je vous vois
51:06triple, quadruple cocu
51:08parce que vous évoquez
51:10votre métier d'avocat,
51:12en particulier pour dire
51:14dans l'affaire Depardieu
51:15qu'il n'est plus possible
51:17aujourd'hui de plaider
51:18parce qu'aussitôt,
51:19derrière,
51:20si vous défendez
51:21l'indéfendable,
51:22il est exact,
51:24mais c'est la quatrième
51:26catégorique de cocu,
51:28c'est le mal hétérosexuel blanc.
51:31Effectivement,
51:32en tant qu'avocat,
51:33pardon de vous le dire,
51:34quand vous défendez
51:36un mal hétérosexuel blanc
51:38accusé même sans preuve
51:41de harcèlement sexuel
51:43ou de viol,
51:44vous partez plutôt battu.
51:46La réalité,
51:47elle est là.
51:47Il y a un préjugé défavorable.
51:49Voilà.
51:49Et presque une auto-censure.
51:51Et presque une auto-censure.
51:52En doute.
51:52Mathieu Bocoté.
51:53Alors,
51:54les cocus sont nombreux.
51:55Est-ce qu'on pourrait dire
51:55« Cocu de France,
51:57unissez-vous,
51:57vous n'avez que votre cocufiage
51:58à perdre ? »
51:59Y a-t-il une révolte des cocus ?
52:00Alors,
52:01c'est une bonne question
52:02parce que je pense
52:03que le livre est écrit
52:05au moment
52:06où il y a une prise
52:08de conscience
52:08du cocufiage,
52:10il y a une révolution
52:11du cocu,
52:13le cocu se rebelle,
52:15effectivement.
52:15la question que je me pose,
52:17c'est que
52:18est-ce que la belle,
52:19à savoir la France,
52:21s'est fait la belle ou pas ?
52:22C'est la question que je me pose.
52:24Gabrielle Cluzel.
52:25Alors oui,
52:25vous parlez du cocu
52:26au masculin,
52:28si j'ose dire,
52:28mais il se conjugue aussi
52:29au féminin
52:29parce que les femmes,
52:31aujourd'hui,
52:31voient leur droit reculer,
52:33notamment en matière
52:34de sécurité,
52:35dans la rue.
52:35Elles aussi,
52:36elles ont été cocufiées.
52:37On leur a vendu
52:39une grande libération
52:40par les féministes.
52:42L'arrivée de l'islamisme
52:43sur notre sol,
52:44on ne peut pas dire
52:44que ça soit
52:45une bonne nouvelle
52:46pour elles.
52:47Donc ça se conjugue aussi
52:48au féminin,
52:48le cocu fiage.
52:49Oui,
52:49mais pardon de croiser
52:51encore tous les cocu fiages,
52:54les femmes,
52:56pardon de vous le dire,
52:57sont notamment
52:57cocu fiées
52:58par l'immigration.
53:00Les féministes
53:01ne se préoccupent pas
53:03beaucoup
53:03du viol des femmes,
53:05qu'elles soient blanches
53:06dans les kiboutts
53:07ou qu'elles soient blanches
53:08en France.
53:10Et même
53:11l'affaire Lola
53:12montre à quel point
53:14je peux vous dire,
53:15vous savez bien
53:15que je suis un fidèle
53:16auditeur
53:19de France Inter,
53:20je peux vous dire
53:20que j'ai très peu
53:21entendu parler
53:22de l'affaire Lola
53:24sur France Inter
53:24parce que
53:25les premiers mots
53:26dont ils ont parlé,
53:28c'était que c'est
53:28l'ultra droite
53:30qui s'était emparée
53:31de cette affaire.
53:32Oui,
53:32c'est ça qui est grave.
53:33Et là,
53:33lorsque ma voiture
53:34cinglait vers vos studios,
53:37j'entendais,
53:38c'était sur France Info,
53:40on parlait
53:40d'une adolescente.
53:42Mais non,
53:43Lola,
53:43ce n'était pas
53:44une adolescente.
53:45À 12 ans,
53:46on est une petite fille.
53:47Et on ne rappelait
53:47certainement pas
53:49que Dabia Benkired,
53:51c'était une Algérienne
53:52au QTF.
53:53Il y a une véritable
53:54occultation,
53:56mais le cocu,
53:57maintenant qu'il y a
53:58beaucoup de choses,
53:59il y a certaines chaînes,
54:01il y a la fâcheuse sphère,
54:02ne peut plus être
54:03totalement cocu
54:04comme avant.
54:04Gilles William de Nadelle
54:07vole au-dessus
54:08d'un nid de cocu
54:10chez Fayard,
54:11sorti hier.
54:12Restez avec nous
54:13puisqu'on va regarder
54:14encore une dernière preuve
54:16de cocu-fiage
54:16avec Mathieu Bocoté.
54:18Écoutez bien,
54:19c'est une histoire
54:20qui remonte
54:21il y a un an,
54:22mon cher Gilles William,
54:23mais qui en dit
54:23peut-être beaucoup
54:24sur notre actualité.
54:25Joseph Martin,
54:26candidat du RN
54:28au moment des législatives,
54:29était accusé
54:29par Libération
54:30et par une bonne partie
54:32de la presse
54:32d'être antisémite,
54:33même négationniste.
54:35Mais tout était faux
54:36et tout remonte
54:37à la surface aujourd'hui.
54:39On est devant
54:39dans cette histoire
54:40dont on avait
54:40beaucoup parlé ici
54:42sur ce plateau
54:43à l'époque.
54:43Je crois qu'on était
54:44d'ailleurs les seuls
54:44à être obsédés par ça
54:45parce qu'on était
54:46devant la construction
54:47du faux,
54:48devant une construction
54:49de propagande pure.
54:50Donc Joseph Martin,
54:51candidat du RN,
54:53vous savez,
54:54à chaque fois
54:54qu'il y a une élection,
54:55les gens de Libération
54:57ou ailleurs,
54:57la gauche radicale,
54:58la gauche médiatique,
54:59cherchent dans le CV
55:00sur les réseaux sociaux
55:01des gens du RN
55:02à quel moment
55:03ils auraient dérapé.
55:03Et là,
55:04il tombe sur ce pauvre
55:05Joseph Martin
55:06qui s'était réjoui,
55:07je le rappelle,
55:07qui s'était réjoui
55:08de la mort
55:09de Robert Faurisson,
55:11l'historien,
55:11en guillemets,
55:12négationniste,
55:13sans guillemets.
55:14Il s'en était réjoui
55:15parce qu'on croyait
55:16à l'époque
55:16qu'il était mort
55:16d'une fuite de gaz.
55:17Donc,
55:18il retourne ça en disant
55:19le gaz a sué Faurisson,
55:21une forme de vengeance
55:22pour les juifs
55:22quand on connaît
55:23l'histoire de la Shoah.
55:25Mais nos amis
55:25de Libération
55:27décident d'extraire
55:28simplement ce tweet
55:29et là,
55:30ils nous disent
55:30que finalement,
55:31Joseph Martin
55:32serait lui-même
55:34un Faurissonien
55:35qui soit se réjouissait
55:36de la Shoah,
55:38soit niait la Shoah.
55:39Dans les deux cas,
55:40c'était un antisémite absolu.
55:42C'est une cabale
55:43effrayante
55:44qui est lancée.
55:44Les médias reprennent
55:46l'accusation en général.
55:47Il y a un négationniste
55:48chez Le Pen,
55:49il y a un négationniste
55:49chez Le Pen
55:50et là, évidemment,
55:51il est condamné
55:52de partout.
55:53Je précise qu'en temps réel,
55:54ce rêve de souche
55:54met ailleurs.
55:55Ici, l'histoire est démontée.
55:57Les faits sont rétablis.
55:58On rappelle le contexte.
55:59On a les faits.
56:00Pourtant,
56:00il continue de mentir.
56:01Il continue de mentir.
56:02Il continue de mentir.
56:04Le RN,
56:04tradition,
56:05se couche
56:06et décide de sacrifier
56:07son candidat
56:08avant de le réhabiliter
56:09discrètement ensuite
56:10en disant
56:10la pression médiatique
56:11qui est trop forte.
56:12On ne peut pas le garder.
56:13C'était les mécanismes
56:14habituels de diabolisation.
56:16Donc,
56:17on lance une accusation,
56:18pas de guillemets,
56:19on insulte sans arrêt,
56:20tout le monde reprend
56:21inévitablement,
56:22on détruit une réputation,
56:23évidemment,
56:24et quand le faux est révélé,
56:26est-ce que les diffamateurs
56:27s'excusent ?
56:28Pas du tout.
56:29Ils font comme si
56:29rien ne s'était passé.
56:31Et ce qu'on a vu là-dedans,
56:33à ce que j'en sais,
56:33Libération ne s'est pas excusée,
56:35mais les deux journalistes,
56:36entre guillemets,
56:37qui ont porté
56:37cette fausse information
56:39sont mis sous examen,
56:40si je ne me trompe pas.
56:41Libération, pardon,
56:41je m'ai mis sous examen aujourd'hui.
56:43Mise en examen
56:44de Libération
56:46pour fake news.
56:48Vous l'avez dit.
56:48Il se trouve que je suis l'avocat.
56:49Bien sûr.
56:51Monsieur Savada,
56:51ça me tient à cœur,
56:52non seulement pour le défendre
56:54contre cette injustice,
56:55mais il faut reconnaître aussi
56:57que Libération
56:57a quand même
56:58un certain secret
57:00des fake news.
57:02C'est Libération
57:03qui prétendait
57:04qu'il y avait des pogroms
57:05anti-maghrébins
57:06au lendemain
57:07du match
57:07sur France-Maroc.
57:08Mais vous l'avez dit,
57:10merci beaucoup.
57:11Restez avec nous.
57:12J'ai un dernier mot
57:13à vous dire rapidement.
57:14Vous l'avez dit,
57:14Mathieu Bocoté,
57:15le RN à ce moment
57:16avait sacrifié
57:17son candidat.
57:17Comment est-ce qu'on peut
57:18comprendre ça ?
57:19Parce que la sainte trouille,
57:20c'est-à-dire l'accusation
57:21annoncée,
57:21antisémitisme,
57:22plutôt que de défendre son homme
57:24en refusant de reculer
57:25devant les jures,
57:26on se dit
57:26on va faire le dos rond,
57:27on va sacrifier le bonhomme,
57:28c'est pas grave,
57:29on le laisse de côté.
57:30Ce n'est finalement
57:31qu'un homme tombé
57:32au front
57:33de temps en temps.
57:34Je me rappelle,
57:35j'avais parlé à des gens
57:35du RN à l'époque
57:36et je me dis,
57:37vous savez qu'il est innocent
57:38et le type m'avait répondu
57:39du RN,
57:40on le sait,
57:41mais qu'est-ce que vous voulez
57:41qu'on fasse ?
57:42On ne peut pas avoir
57:42une accusation d'antisémitisme
57:43toute la campagne.
57:44Donc sacrifions l'honneur
57:45d'un homme
57:46et nos amis politiques
57:49et dans ce cas-là
57:49des gens du RN
57:50avaient oublié
57:51une chose simple,
57:51c'est que la diabolisation
57:52ne dépend jamais
57:53du diabolisé
57:54mais du diabolisateur.
57:56Quand on vous colle
57:56une étiquette,
57:57on vous la colle,
57:58on cherche à vous salir,
57:59à vous détruire,
58:00à vous humilier
58:00mais alors vous pouvez
58:01contre-attaquer,
58:02vous pouvez ne pas
58:03vous laisser faire
58:03et alors là,
58:04la situation peut se renverser.
58:05Ce n'est pas ce qui s'est passé
58:06à l'époque
58:06mais Joseph Martin a résisté
58:08et aujourd'hui,
58:09son honneur,
58:09je crois,
58:10est la vie,
58:10il vaut la peine de le dire.
58:13Merci infiniment.
58:14Mathieu Bocoté,
58:15Jéroui-Yang Golnadel,
58:16j'ai des messages,
58:17plusieurs dans le même sens
58:19pour vous.
58:20Vous pourrez remercier
58:21Jéroui-Yang Golnadel
58:22d'avoir mis des mots
58:23sur ce que nous ressentons
58:25depuis deux ans.
58:27Pour la première fois
58:28de l'histoire,
58:29vous avez dit
58:29l'envahi
58:30à la figure de salaud,
58:32l'envahisseur
58:33à la figure de victime.
58:35Vol au-dessus
58:35de nid de cocu.
58:37Merci infiniment
58:37de nous avoir
58:38observé
58:39votre interview
58:40en exclusivité
58:41à l'excellence
58:42du programme
58:42Pascal Proleur des Pro 2.
58:44Merci à tous.
58:45Merci, ça va mieux
58:45Éric Tecner ?
58:46Très bien.
58:47Je suis ravi d'être avec vous
58:48toute la semaine.
58:49Comment vous vous sentez ?
58:50Après,
58:50j'ai le William Golnadel,
58:51je vais lui serrer la main
58:52et lire son livre
58:53tout de suite.
58:54C'est génial.
58:55Excellent.
58:55Je ne vous perdrai pas
58:56votre temps.
58:58Je ne regrette pas
58:58d'être venu.
58:59Ha, ha, ha, ha, ha.
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