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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Bonsoir à tous, 19h c'est l'heure, tout va bien, je suis habillée, c'est parti pour l'info.
00:00:05Au sommaire ce soir, 255 pour, 146 voix contre, la suspension de la réforme des retraites a été adoptée,
00:00:14le Sénat devra ensuite se prononcer. Que révèle cette adoption ?
00:00:19Un pays bloqué où chaque ajustement devient une bataille existentielle,
00:00:23entre élites déconnectées et peuples méfiants, la France semble irréformable,
00:00:28non par fatalité mais par choix politique.
00:00:31On préfère faire payer les actifs que remettre en cause les tabous du système.
00:00:36C'est la survie même du modèle français qui est en jeu.
00:00:39Et si la question des retraites devenait finalement la question de la prochaine présidentielle,
00:00:43en quoi serait-ce un scandale ? L'édito de Mathieu Bocoté.
00:00:47Salah Abdeslam, seul survivant du commando du 13 novembre, s'est marié religieusement depuis sa prison par téléphone.
00:00:54Un mariage sans valeur civile mais toléré par certains imams.
00:00:58Ce cas met en lumière un phénomène méconnu.
00:01:01Ces unions religieuses non déclarées, parfois utilisées, pour contourner les lois sur la polygamie
00:01:07ou faciliter la répudiation.
00:01:10Derrière le fait divers, un vrai débat.
00:01:12Comment une république peut-elle protéger le droit des femmes,
00:01:16quand certains mariages se célèbrent hors du droit ?
00:01:19L'analyse d'Eric Tegner.
00:01:20Boalem Sansal, 75 ans, romancier franco-algérien, l'un des écrivains francophones les plus récompensés
00:01:29et traduits de sa génération, vient d'être gracié.
00:01:33Après un an de prison en Algérie, à la demande du président allemand.
00:01:39Boalem Sansal s'impose dès son premier roman,
00:01:43Le serment des barbares, pris du premier roman,
00:01:45comme un écrivain sans peur.
00:01:47Ses livres, depuis le village de l'Allemand à 2084, la fin du monde,
00:01:53couronnés par l'Académie française,
00:01:54ses livres dénoncent la corruption, le fanatisme et l'étouffement des libertés.
00:01:59Gracie, après un an de détention, je vous le disais,
00:02:00il incarne plus que jamais la résistance par les mots, le regard de Marc Menon.
00:02:05C'est 81 ans.
00:02:07Juste un petit truc comme ça.
00:02:08Ah oui, 81 ans, pardon.
00:02:10Boalem Sansal est donc libre.
00:02:12Après un an de détention en Algérie,
00:02:14l'écrivain franco-algérien a été gracié à la demande du président allemand.
00:02:18Emmanuel Macron, lui, remercie le président algérien
00:02:20et se dit disponible pour poursuivre le dialogue.
00:02:23Un geste humanitaire, dit Alger,
00:02:25mais aussi un signal politique dans un climat de tension entre la France et l'Algérie.
00:02:30Derrière la grâce, une question demeure.
00:02:32Fallait-il attendre l'intervention de Berlin
00:02:35pour qu'Alger libère l'un de ses plus grands esprits ?
00:02:39Est-ce une victoire de la diplomatie ?
00:02:41Le décryptage de Charlotte Dorneras.
00:02:44France Info nous alerte contre la désinformation russe
00:02:46à l'approche de la présidentielle, mais oublie sa propre bourde.
00:02:50Un graphique, truqué, une échelle, faussée, une erreur humaine,
00:02:55invoquée pour toute excuse, alors incompétence ou manipulation ?
00:03:00Le média public se présente en rempart démocratique,
00:03:03pourtant il illustre lui-même la crise de confiance qui mine l'information.
00:03:07Les erreurs sont criantes, mais les sanctions sont absentes.
00:03:10Et si le vrai danger pour nos démocraties
00:03:12était cette perte de crédibilité de nos médias et du service public,
00:03:17payée avec notre argent ?
00:03:18L'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:21Et puis elle avait dédié son livre à Boilem Sansal,
00:03:24dans Les enfants perdus de la République,
00:03:26Sonia Zadig explore un sujet aussi rare que bouleversant,
00:03:31celui de celles et ceux qui ont quitté l'islam.
00:03:35À travers leur récit, elle met en lumière le courage,
00:03:38la solitude et la quête de liberté de ces enfants oubliés
00:03:42que la République peine à protéger.
00:03:44Un livre puissant, à la fois enquête, un cri d'alerte et appel à la conscience.
00:03:50Selon l'auteur, l'islam n'est pas une religion, mais une loi, une identité.
00:03:55On lui demandera pourquoi.
00:03:56Qu'est-ce qui fait le plus peur à la société française ?
00:03:58L'apostasie ou le fait d'en parler ?
00:04:00On se posera aussi la question de cette République silencieuse face à ses destins.
00:04:05Que faudrait-il pour que la liberté de conscience devienne une réalité
00:04:08pleinement vécue et protégée ?
00:04:10Sonia Zadig est l'invité de Face à l'info pour son livre qui sort aujourd'hui.
00:04:15Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
00:04:17Et c'est parti !
00:04:31Par quoi on va commencer ?
00:04:33Boilem sans salle ou bien la suspension de la réforme des retraites ?
00:04:36Comment vous le sentez Mathieu ?
00:04:37La suspension de la réforme des retraites ?
00:04:39Avec joie !
00:04:39On commence avec vous.
00:04:40On a tant de sujets.
00:04:41La suspension de la réforme des retraites a donc été adoptée à l'Assemblée nationale
00:04:45et le débat se poursuivra donc au Sénat
00:04:48et risque d'accompagner la vie politique jusqu'à la présidentielle.
00:04:53Mathieu, comment comprendre et analyser le vote de cet après-midi ?
00:04:58Alors, je ne m'attarderai pas sur ce qu'on cherche à faire passer pour le plus important
00:05:02et qui ne l'est pas.
00:05:03C'est-à-dire la tambouille parlementaire.
00:05:05Je vois comment s'est composé le vote, l'appui des uns, le retrait des autres.
00:05:10C'est très bien.
00:05:12C'est parfait, en fait, pour ceux qui se passionnent pour le commentaire de la politique
00:05:15comme on se commenterait pour commenter le foot ou autre sport.
00:05:18Donc ça, je ne dis pas que ce n'est pas important.
00:05:21Nous irons plus loin.
00:05:22Je ne dis pas que ce n'est pas important, juste que ce n'est pas intéressant.
00:05:24Donc, allons, je crois, sur ce qui me semble l'essentiel.
00:05:28C'est ce que certains présentent comme une France irréformable.
00:05:33Mais est-ce que c'est aussi clair que ça ?
00:05:34Est-ce que c'est vraiment le signe d'une France irréformable
00:05:36ou pas d'autre chose que l'on voit aujourd'hui ?
00:05:39Point de départ, il faut le redire, cette réforme des retraites,
00:05:42vue à l'échelle occidentale européenne, c'est une réforme mineure.
00:05:46Vue à l'échelle occidentale, c'est une réformette.
00:05:48C'est presque un ajustement technique.
00:05:50Et pour peu qu'on tienne compte de l'allongement de la vie,
00:05:53de l'espérance de vie, que dis-je,
00:05:55pour peu qu'on tienne compte des finances publiques,
00:05:57l'état des finances publiques aujourd'hui,
00:05:58on pourrait se dire que cette réforme, ailleurs, dans une société plus apaisée,
00:06:02aurait fait l'objet d'une discussion secondaire,
00:06:04probablement dans la nuit du mercredi au jeudi, aurait été facilement adoptée.
00:06:08C'est toute autre chose qui s'est passée ici, évidemment.
00:06:12Cette réforme a été présentée comme une contre-révolution,
00:06:15une contre-révolution antisociale,
00:06:17une contre-révolution absolument illégitime,
00:06:19et dès lors, il fallait la bloquer à tout prix.
00:06:22Et on a vu, rappelez-vous, les débats autour de ça pendant des mois,
00:06:26et des mois, rappelez-vous, les gens dans la rue,
00:06:27l'ensemble des énergies mobilisées pour bloquer cette réforme.
00:06:31Donc, c'était en fait toute une partie de la société qui disait
00:06:35« Nous en ferons une question de principe,
00:06:36elle ne passera pas, nous passerons à la réforme des retraites. »
00:06:40Aujourd'hui, elle est suspendue.
00:06:42Suspendue, bloquée, reportée, qu'est-ce que...
00:06:43Elle est suspendue.
00:06:45Première chose à dire, du point de vue du pouvoir,
00:06:48il peut y avoir un sentiment d'une forme de lassitude totale.
00:06:51C'est-à-dire, on se dit « Est-ce que ce pays est réformable ? »
00:06:54On l'a entendu toute la journée.
00:06:55On se dit « Est-ce que c'est possible ? »
00:06:57Tant qu'on met autant d'énergie pour une réforme,
00:06:59on se bat, on l'imposait.
00:07:01À terme, après l'avoir imposé, on peut la faire sauter, tout simplement.
00:07:04Est-ce que, finalement, la politique n'est que vaine agitation
00:07:07sans conséquences concrètes ?
00:07:09De l'autre côté, il y a une forme de sacralisation
00:07:13de la mystique de l'insurrection.
00:07:15Le peuple rassemblé dans la rue a été capable
00:07:17de faire reculer le pouvoir injuste.
00:07:20Il fallait le bloquer.
00:07:21« Nous avons gagné, dit ceux qui prétendaient parler en son nom. »
00:07:25Donc, d'un côté, un pouvoir désespéré
00:07:27qui se dit « Rien n'est possible, on ne peut plus réformer. »
00:07:30De l'autre côté, une partie de la population
00:07:32qui croit que son seul pouvoir aujourd'hui
00:07:35est de bloquer un pouvoir qu'elle croit injuste.
00:07:38Avec une crise de confiance immense derrière ça,
00:07:40c'est la certitude dans une partie de la population
00:07:42que toute réforme qui vient d'en haut
00:07:44est nécessairement mauvaise.
00:07:46Que toute réforme qui vient d'en haut
00:07:47est non seulement mauvaise, mais mal intentionnée.
00:07:49que toute réforme qui vient d'en haut
00:07:51est fondamentalement illégitime
00:07:52et doit être bloquée.
00:07:54Donc, tout ce qui reste à travers ça,
00:07:56ce ne sont plus les arguments.
00:07:57Vous savez, en politique, de temps en temps,
00:07:58les arguments, ça compte.
00:07:59Donc, les arguments des uns,
00:08:00les arguments des autres ne sont plus entendus.
00:08:03On veut n'y voir que des ruses,
00:08:04ruses du puissant, ruses de l'opposant.
00:08:07Il n'y a plus que des rapports de force.
00:08:09Alors, à travers cela,
00:08:10on y revient à ce diagnostic par plusieurs imposés,
00:08:13mais est-ce qu'il est vrai ?
00:08:14On y reviendra dans un instant.
00:08:15La France serait devenue tout simplement irréformable.
00:08:19Certains décident d'en désespérer.
00:08:22Alexandre Devecchio,
00:08:23dans sa plus récente chronique au Figaro,
00:08:25revient sur l'histoire de cette réforme
00:08:28et il conteste justement l'idée d'une France irréformable.
00:08:31Et c'est probablement le texte le plus important
00:08:33que vous pouvez lire aujourd'hui ou cette semaine
00:08:36sur cette réforme.
00:08:37C'est un texte qui prend ce sujet
00:08:39à partir d'un autre angle
00:08:41et qui l'éclaire autrement.
00:08:42Devecchio nous dit dans son papier
00:08:44« Est-ce que cette réforme pouvait se justifier
00:08:46rationnellement, intellectuellement ? »
00:08:47Il dit oui, il y avait de bons arguments pour cette réforme.
00:08:50Mais il pose une question centrale.
00:08:52Il nous dit « Est-ce qu'on peut véritablement
00:08:54réformer la France contre les Français ? »
00:08:57Quand vous avez une très nette majorité de Français
00:08:59qui vous disent « On n'en veut pas. »
00:09:01Comprenez le message, on n'en veut pas.
00:09:04Est-ce qu'on doit à tout prix
00:09:05enfoncer dans la gorge d'un peuple
00:09:06des réformes auxquelles ils s'opposent
00:09:08très majoritairement au-delà de la gauche et de la droite ?
00:09:10On l'a fait pour la peine de mort,
00:09:11mais je ferme la parenthèse tout de suite.
00:09:12Ah ben vous avez raison.
00:09:13Je vais me noter les réformes qu'on impose à la population
00:09:15malgré son désaccord, son nombreuse.
00:09:17Mais là, il y avait des gens dans la rue en plus.
00:09:19Vous le noterez.
00:09:20Or, il y a, on pourrait dire,
00:09:21c'est peut-être la mythologie jupéiste.
00:09:23La mythologie jupéiste, ça consiste à dire
00:09:25qu'une réforme est d'autant plus nécessaire
00:09:26qu'elle est refusée par le peuple.
00:09:28Les seules bonnes réformes sont les réformes impopulaires.
00:09:31Les seules bonnes réformes sont celles
00:09:32qui vous donnent l'impression d'être un homme
00:09:34ferme, droit dans ses bottes, presque rigide,
00:09:36qui est devant une populace,
00:09:38qui hurlerait et qui ne comprendrait rien.
00:09:39Ça, normalement, la tendance jupéiste,
00:09:42qui culmine peut-être en Édouard Philippe,
00:09:43selon certains,
00:09:44elle n'aime rien tant que tenir tête
00:09:47à un peuple qu'on décide de présenter
00:09:49comme une collection d'abrutis.
00:09:50Mais il se pourrait que ce soit faux.
00:09:53C'est-à-dire que le peuple ne soit pas
00:09:54contre toute réforme.
00:09:55Il se pourrait d'ailleurs que la France
00:09:56soit très réformable
00:09:57si on décidait de se pencher,
00:10:00de porter des réformes désirées
00:10:02par la population,
00:10:03des réformes nombreuses,
00:10:04qui peuvent avoir des effets
00:10:05sur les finances publiques,
00:10:07qui pourraient être très avantageuses
00:10:08sur le plan des finances publiques,
00:10:10mais ce sont des réformes
00:10:11dont la caste ne veut pas.
00:10:12Devecchio nous dit, par exemple,
00:10:14on pourrait supprimer l'AME.
00:10:17Ça, c'est un symbole.
00:10:18C'est peu de choses, l'AME,
00:10:19mais c'est un premier symbole.
00:10:20Les accords de 68,
00:10:21les prestations sociales
00:10:22non-contributives pour les étrangers,
00:10:24les agences d'État
00:10:25qui se multiplient,
00:10:26les contributions réduirent,
00:10:28la contribution à l'Union européenne,
00:10:30les dépenses liées à l'aide au développement,
00:10:32les subventions pour les associations.
00:10:33Il y en a quand même
00:10:34des milliards qui traînent ici et là.
00:10:36Mais on décide,
00:10:37on considère finalement
00:10:38que ces réformes
00:10:39qu'on pourrait mener,
00:10:40qui seraient soutenues
00:10:41par la population,
00:10:42des réformes structurelles,
00:10:44des réformes qui auraient
00:10:44des conséquences réelles
00:10:46sur la vie des Français,
00:10:47il y a une très nette majorité
00:10:48de la population.
00:10:49On pourrait même dire
00:10:49qu'il y a presque
00:10:50un consensus populaire.
00:10:52Mais voilà,
00:10:52les élites ne veulent pas
00:10:54de ces réformes.
00:10:55Pour mille et une raisons,
00:10:56ils se disent que
00:10:56s'ils destinaient de telles réformes,
00:10:57les intérêts catégoriels,
00:10:59les syndicats peut-être,
00:11:00si ce n'est pas les syndicats,
00:11:01c'est les différentes
00:11:01associations subventionnées.
00:11:03Si ce ne sont pas
00:11:04les associations subventionnées,
00:11:05ce seront les différentes
00:11:05institutions publiques
00:11:06comme le service public
00:11:07qui militera contre eux.
00:11:09Donc, les politiques se disent
00:11:10eh bien, on ne fera pas
00:11:12ces réformes souhaitées
00:11:12par les Français,
00:11:14ces réformes par plusieurs
00:11:15jugés nécessaires,
00:11:16on va faire les seules réformes
00:11:17qu'on se sent capable de faire,
00:11:20eh bien, on va décider
00:11:21de taxer les actifs,
00:11:23d'imposer les actifs,
00:11:25la catégorie de la population
00:11:26qui, autrement dit,
00:11:27a l'impression d'être
00:11:28dans le rôle du cochon de payant.
00:11:29Vous savez, celui qui paye
00:11:30toujours, toujours.
00:11:31On voit très bien.
00:11:32Et lui, on se dit,
00:11:33on peut encore le pressuriser.
00:11:35Ce crétin a une tête de citron
00:11:37pas parfaitement pressée.
00:11:38On peut encore en prendre un peu.
00:11:40Eh bien, on est dans la logique
00:11:41d'un État qui a identifié
00:11:42ceux qu'on peut tondre
00:11:44et tondre et tondre encore.
00:11:45Et il arrive un jour
00:11:46que les tondus en émarrent un peu.
00:11:48Et qu'est-ce qu'il y a
00:11:49derrière la réforme des retraites,
00:11:50nous dit Devecchio?
00:11:51Il y a peut-être le fait
00:11:52que les actifs se sont révoltés aussi.
00:11:54Il y a peut-être aussi
00:11:55une dimension générationnelle
00:11:56des gens qui se disent
00:11:57à l'instant, là,
00:11:58pour assurer la retraite,
00:11:59pour certains,
00:12:00des boomers qui ont une société
00:12:03qui les a avantagés,
00:12:04eh bien, le commun immortel,
00:12:05lui, va devoir payer, payer,
00:12:06payer longtemps,
00:12:07payer toute sa vie,
00:12:08tout en sachant
00:12:08qu'il n'en profitera jamais.
00:12:10C'est sûr et certain,
00:12:11quand on vous explique
00:12:12que vous allez devoir
00:12:12payer toute votre vie,
00:12:13mais vous n'en profiterez pas,
00:12:14il est possible
00:12:15que ce ne soit pas enthousiasmant.
00:12:17Et de ce point de vue,
00:12:18on est dans un système,
00:12:19aujourd'hui,
00:12:19nous dit Devecchio à sa manière,
00:12:20ce ne sont pas ses mots ici,
00:12:21ce sont les miens,
00:12:22d'une forme de socialisme étrange
00:12:23qui taxe toujours
00:12:24les plus vaillants
00:12:25pour soutenir plus largement
00:12:27une population qui vit
00:12:28de la cistana.
00:12:29Et de la cistana,
00:12:30il y en a des riches,
00:12:30des moyens, des pauvres.
00:12:31La cistana, c'est bien généralisé.
00:12:33Mais finalement,
00:12:33les actifs payent pour tout le monde.
00:12:35Il se peut que ceux-là
00:12:36en aient assez diges
00:12:38de payer, en effet.
00:12:39Alors, je l'évoquais
00:12:40en première question,
00:12:41Mathieu,
00:12:41la réforme des retraites
00:12:42risque-t-elle de se retrouver
00:12:44au cœur de la présidentielle
00:12:45qui vient?
00:12:46Oui, et je le crains.
00:12:47Je le crains pourquoi?
00:12:48Parce que cette réforme,
00:12:49je le disais en point de départ,
00:12:51c'est quand même globalement
00:12:51une réforme.
00:12:53Le sujet des retraites
00:12:54est important lui-même, certes,
00:12:56mais il y a des questions
00:12:56un peu plus fondamentales.
00:12:57Je me permets de les évoquer
00:12:58en racontant l'histoire
00:12:59récente des présidentielles.
00:13:012017,
00:13:02deux ans après
00:13:03les attentats.
00:13:05Qu'est-ce qui est au cœur
00:13:06de la présidentielle?
00:13:06Dans un pays agressé,
00:13:07dans un pays assiégé,
00:13:08dans un pays mutilé,
00:13:09dans un pays blessé,
00:13:11qu'est-ce qui est au cœur
00:13:11de la présidentielle?
00:13:13Les costumes de François Fillon.
00:13:15Le fait, la réputation,
00:13:16la sale réputation
00:13:17qu'on fait un homme
00:13:17en disant,
00:13:17on va le dégager de quelle manière?
00:13:19En attaquant son intégrité personnelle.
00:13:21Et alors,
00:13:21surgit de nulle part,
00:13:23soutenu évidemment
00:13:23par aucun milieu
00:13:24et aucun intérêt puissant.
00:13:26Un candidat inattendu,
00:13:27Emmanuel Macron,
00:13:27qui remporte la présidentielle
00:13:29à la surprise de tous,
00:13:30car il n'était soutenu
00:13:31par personne,
00:13:31je le dis.
00:13:32À tout le moins,
00:13:32c'est ce qu'on nous a dit.
00:13:33Quoi qu'il en soit,
00:13:34présidentielle,
00:13:35confisquée.
00:13:362022,
00:13:38enjeu central.
00:13:38Rappelez-vous,
00:13:39la question de l'immigration
00:13:39massive se pose,
00:13:40la question de l'avenir
00:13:41de la France se pose.
00:13:42Il y a une invasion en Ukraine,
00:13:43absolument condamnable,
00:13:44sans le moindre doute,
00:13:45mais on profite de cela
00:13:46pour balayer complètement
00:13:47les enjeux spécifiquement
00:13:49français de la présidentielle.
00:13:51Et cette élection
00:13:52devient en quelque sorte
00:13:53une reconduction du pouvoir
00:13:54en temps de guerre.
00:13:55Ne débattez pas du reste,
00:13:57le reste n'est pas important.
00:13:59Eh bien,
00:13:59je crains qu'en 2027,
00:14:00je le crains sincèrement,
00:14:02dans un pays ruiné,
00:14:03je parle des comptes publics,
00:14:04dans un pays submergé,
00:14:05on parle d'immigration massive,
00:14:06dans un pays où l'insécurité
00:14:08est partout et s'étend
00:14:09et n'est pas à la veille
00:14:10de se renverser,
00:14:11dans un pays qui s'islamise,
00:14:13eh bien,
00:14:13on va encore une fois
00:14:14trouver le moyen
00:14:14de faire une élection présidentielle
00:14:15sur le sujet préféré
00:14:16de la caste,
00:14:18les retraites.
00:14:18Une belle élection,
00:14:19on va nous dire,
00:14:19la question sociale
00:14:20et tout ce qui compte,
00:14:21la question économique
00:14:22et tout ce qui compte,
00:14:23elles sont importantes,
00:14:24évidemment,
00:14:24mais on va les détacher
00:14:25complètement de la question
00:14:26migratoire,
00:14:26on va la détacher
00:14:27complètement de la seule
00:14:28question qui vaille.
00:14:29On en a une forme
00:14:30de hold-up générationnel,
00:14:31soit dit en passant,
00:14:32la seule question qui vaille,
00:14:33c'est est-ce que dans 5 ans,
00:14:34dans 10 ans,
00:14:35dans 15 ans,
00:14:35dans 20 ans,
00:14:35la France sera encore française?
00:14:37Je ne dis même pas
00:14:37la France souveraine,
00:14:38ça c'est déjà oublié,
00:14:39mais est-ce que la France
00:14:40sera encore culturellement,
00:14:41elle sera encore,
00:14:42sur le plan de son identité,
00:14:43sera-t-elle encore française?
00:14:45Sera-t-elle encore
00:14:50question fondamentale,
00:14:52existentielle,
00:14:52sera encore le présidentiel
00:14:53ou est-ce qu'on va encore
00:14:54chercher à réparer
00:14:55encore une fois
00:14:55les écrous,
00:14:56les boulons,
00:14:57à coups de marteau,
00:14:58avec le tournevis,
00:14:59est-ce qu'on va chercher
00:14:59à réparer un système
00:15:00de retraite
00:15:00qui ne fonctionne déjà plus,
00:15:02enfermé dans un modèle
00:15:03social périmé
00:15:04auquel nous devrions tous
00:15:05vouer l'écrit d'admiration,
00:15:07je crains que de la 2027,
00:15:09soit une élection confisquée?
00:15:10Très bonne analyse,
00:15:12mon cher Mathieu,
00:15:12dans un instant,
00:15:13on parlera de Boilem-Sonsal,
00:15:14d'autant plus
00:15:14qu'Emmanuel Macron
00:15:15s'est entretenu,
00:15:16on l'apprend à l'instant
00:15:17par téléphone
00:15:18avec Boilem-Sonsal,
00:15:19rappelons que c'est
00:15:20le président allemand
00:15:22qui a obtenu
00:15:23la grâce
00:15:23de Boilem-Sonsal,
00:15:25on en parle dans un instant,
00:15:26mais d'abord,
00:15:27je voulais vous faire
00:15:27écouter sur les retraites,
00:15:30Ludovic Herzlikovic
00:15:32qui était sur Europe 1
00:15:33ce midi
00:15:34et qui est fondateur
00:15:35de Retraite.com
00:15:36et qui expliquait,
00:15:37Mathieu,
00:15:37comment il revenait
00:15:38sur la jeunesse
00:15:39de ce système
00:15:40de retraite
00:15:41qui est déséquilibré
00:15:43et que les Français
00:15:43portent sur leur dos.
00:15:45Écoutez-le.
00:15:46On est dans tous les cas
00:15:47le pays d'Europe
00:15:48quasiment avec l'âge
00:15:49de retraite le plus bas
00:15:50mais peut-être revenir
00:15:51un petit peu en arrière
00:15:51parce que la genèse
00:15:52aujourd'hui de notre déficit
00:15:54il date de 1980
00:15:55et il ne faut pas oublier
00:15:55qu'avant 1980
00:15:56on travaillait jusqu'à 65 ans.
00:15:58Aujourd'hui,
00:15:58on se bat péniblement
00:15:59depuis quasiment 30 ans
00:16:01à essayer de remonter
00:16:01sa tâche de la retraite
00:16:03donc François Bitterrand
00:16:04qui passe la retraite
00:16:05de 65 ans à 60 ans
00:16:06dans un système de retraite
00:16:08qui a été élaboré
00:16:09pour que 4 actifs
00:16:11financent un inactif
00:16:12un retraité en l'occurrence.
00:16:14Donc un système
00:16:15qui avait été fait
00:16:16à l'époque
00:16:17et qui est complètement
00:16:17déséquilibré
00:16:18depuis plus de 45 ans
00:16:19et donc nos politiques
00:16:20se battent
00:16:21pour essayer
00:16:22de rééquilibrer
00:16:24un système
00:16:25qui ne l'est plus.
00:16:26Et donc effectivement
00:16:26la solution
00:16:27il n'y en a pas à 12 000
00:16:28puisqu'on a surtaxé
00:16:29aujourd'hui des salariés
00:16:30l'âge de départ
00:16:32en retraite
00:16:33a augmenté
00:16:33au fur et à mesure
00:16:34et donc aujourd'hui
00:16:34la seule solution
00:16:35c'est d'augmenter.
00:16:36On ne peut pas taxer plus
00:16:37enfin si on peut
00:16:37puisqu'on a encore augmenté
00:16:38d'un virgule de plus
00:16:39mais on arrive à un moment
00:16:40où de toute façon
00:16:41le système ne sera plus viable.
00:16:43Et ce système
00:16:44imaginez que
00:16:45pour tenir 100 kilos
00:16:47il faut 4 personnes
00:16:47imaginez s'il faut
00:16:491,7 personnes.
00:16:50Aujourd'hui
00:16:50on a un système
00:16:51où les Français
00:16:52tirent sur leur dos
00:16:53un système
00:16:54qui n'est plus du tout équilibré.
00:16:55En rappelant
00:16:56une chose importante
00:16:57c'est qu'aujourd'hui
00:16:57les actifs
00:16:59payent les retraites
00:17:00des retraités.
00:17:02Donc aujourd'hui
00:17:02on est un système
00:17:03on ne cotise pas
00:17:04enfin c'est important
00:17:05de le rappeler
00:17:05mais aujourd'hui
00:17:06on ne cotise pas
00:17:07autour de la table
00:17:07pour notre propre retraite.
00:17:08C'est clair.
00:17:09On cotise pour les retraités.
00:17:10Donc aujourd'hui
00:17:11refuser
00:17:12de voir la vérité en face
00:17:14c'est faire payer
00:17:15à nos enfants
00:17:15une dette
00:17:17qui sera de toute façon
00:17:18absolument pas tenable.
00:17:20Qui sera pas tenable.
00:17:22C'est important.
00:17:23C'est clair.
00:17:23Il se moque de moi
00:17:25parce que je dis tout le temps
00:17:26c'est clair
00:17:27je dis tout le temps
00:17:27justement
00:17:28je ne suis pas parfaite
00:17:28Marc Menand.
00:17:31On se confond
00:17:31on se ressent ?
00:17:32Non non pas du tout.
00:17:33Il a pris du poing
00:17:34j'en ai perdu.
00:17:34La corpulence.
00:17:36On recevra notre invité
00:17:37Soyez sages
00:17:39on recevra notre invité
00:17:40Sonia Zadik
00:17:41dans un instant
00:17:42dans les enfants perdus
00:17:43de la République
00:17:43passionnant
00:17:44elle ne parle pas
00:17:46d'elle-même
00:17:46mais donne la parole
00:17:47à celles et ceux
00:17:48qui ont fait le choix
00:17:49enfin à ceux
00:17:50qui ont fait le choix
00:17:51un choix radical
00:17:51et dangereux
00:17:52quitter l'islam
00:17:53son livre nous plonge
00:17:54dans l'univers méconnu
00:17:55et souvent tabou
00:17:56des apostas
00:17:57ces femmes
00:17:58et ces hommes
00:17:59qui ont décidé
00:18:00de sortir de la religion musulmane
00:18:02parfois au péril de leur vie
00:18:03au prix de rejets
00:18:05de menaces
00:18:05voire de la rupture
00:18:07avec les familles
00:18:08et leurs communautés
00:18:08on se posera dans un instant
00:18:10avec son auteur
00:18:12pour ce livre
00:18:12qui sort aujourd'hui
00:18:14peut-être un lien
00:18:15mon cher Éric Tegner
00:18:16une polémique a lieu
00:18:18depuis plusieurs jours
00:18:19autour de Salab d'Islam
00:18:20et notamment sur le fait
00:18:22qu'il ait pu se marier
00:18:23religieusement
00:18:24en prison
00:18:25mais derrière son cas
00:18:26c'est toute une omerta
00:18:28sur la question
00:18:29de l'explosion
00:18:30des mariages religieux
00:18:32musulmans
00:18:33réalisés avant
00:18:34ou même sans
00:18:35mariage civil
00:18:37expliquez-nous
00:18:38concrètement
00:18:39de quoi il sèche
00:18:40en effet Christine
00:18:41c'est un tabou
00:18:42qu'on va essayer de lever
00:18:43ce soir
00:18:43Salab d'Islam
00:18:44il s'est donc offert
00:18:45en 2022
00:18:46un petit mariage religieux
00:18:47illégal évidemment
00:18:49par téléphone
00:18:50avec l'aide
00:18:51de son père
00:18:51sans passer par la case
00:18:53du mariage civil
00:18:54et ça
00:18:54c'est un véritable
00:18:55pied de nez
00:18:56à nos lois
00:18:57on a l'air de découvrir
00:18:58depuis quelques jours
00:18:58l'existence de ce phénomène
00:19:00comme s'il n'était
00:19:01né que hier
00:19:02alors qu'il existe déjà
00:19:03depuis de nombreuses années
00:19:05il est même devenu
00:19:06menée courante
00:19:07et c'est totalement
00:19:08illégal
00:19:09notre loi exige
00:19:10en effet un mariage
00:19:10civil préalable
00:19:12comme le stipule
00:19:13l'article 423-21
00:19:15du code pénal
00:19:16qui punit
00:19:17le contraire
00:19:18à 6 mois de prison
00:19:19et 15 000 euros d'amende
00:19:20mais certains musulmans
00:19:22radicaux
00:19:22s'en moquent
00:19:23de plus en plus
00:19:24ces unions
00:19:24clandestines
00:19:25elles pullulent
00:19:26aujourd'hui
00:19:27c'est un séparatisme
00:19:28conjugal
00:19:28qui nie
00:19:29au nez
00:19:30de la république
00:19:31française
00:19:31imaginez
00:19:32si un curé
00:19:33avait osé
00:19:33un tel sacrilège
00:19:35catholique
00:19:36on aurait crié
00:19:36au séparatisme
00:19:37chrétien
00:19:38et traîné ce dernier
00:19:39devant la justice
00:19:40en règle générale
00:19:41si vous allez voir
00:19:42un prêtre
00:19:42avant de vous marier
00:19:43il vous dira
00:19:44attention
00:19:44il faut bien faire
00:19:45le mariage religieux
00:19:46après le mariage civil
00:19:48sinon je finirai
00:19:49en garde à vue
00:19:50alors il faut se pencher
00:19:51justement
00:19:51sur la question
00:19:53du mariage musulman
00:19:54et comment il fonctionne
00:19:56pour tout comprendre
00:19:56le mariage religieux
00:19:58en islam
00:19:58ou nikah
00:19:59ce n'est pas
00:20:00une simple cérémonie
00:20:01c'est un contrat
00:20:02oral
00:20:03ou écrit
00:20:03qui est scellé
00:20:04par deux témoins
00:20:05masculins
00:20:06ou un homme
00:20:07et deux femmes
00:20:08car l'islam radical
00:20:09valorise si peu
00:20:10la parole féminine
00:20:11qu'il en faut deux
00:20:12pour compenser
00:20:14celle d'un homme
00:20:15il faut également
00:20:15une seconde condition
00:20:16une dot
00:20:17versée à l'épouse
00:20:18et le consentement
00:20:20du tuteur
00:20:21de la mariée
00:20:22parce que bien sûr
00:20:23une femme seule
00:20:24dans cette religion
00:20:24ne saurait décider
00:20:25de son destin
00:20:26sans aval masculin
00:20:28pas d'officiant
00:20:29obligatoire donc
00:20:30pas besoin
00:20:31d'un imam
00:20:31pas d'acte notarié
00:20:33juste une formule
00:20:34appelée une fatia
00:20:35et voilà
00:20:36le couple est uni
00:20:37aux yeux d'Allah
00:20:38aux yeux de la France
00:20:39en revanche
00:20:40rien
00:20:40alors les raisons
00:20:41qui poussent
00:20:42ces jeunes musulmans
00:20:43à s'affranchir
00:20:44de la loi française
00:20:45sont souvent
00:20:46d'ordre politique
00:20:47et ce n'est pas moi
00:20:47qui le dit Christine
00:20:48j'ai retrouvé
00:20:49un article du monde
00:20:50qui date
00:20:51non pas de 2020
00:20:52non pas de 2015
00:20:53mais de 2007
00:20:54plus d'une vingtaine
00:20:56d'années déjà
00:20:56et ces derniers temps
00:20:57plus rien à ce sujet
00:20:59pour les tenants
00:21:00d'un islam radical
00:21:02la priorité
00:21:03qui est donnée
00:21:03au mariage religieux
00:21:04leur permet
00:21:05c'est très intéressant
00:21:06de réfuter les lois
00:21:07d'une république
00:21:08qu'ils qualifient
00:21:09de couffards
00:21:10comprenez les non musulmans
00:21:11il s'agit pour eux
00:21:13de ne pas pactiser
00:21:14avec des lois
00:21:15non islamiques
00:21:16de réaffirmer
00:21:18le caractère
00:21:19protestataire
00:21:20de leur courant
00:21:20de pensée
00:21:21les salafistes
00:21:22ils rejettent
00:21:23en effet
00:21:23toute compromission
00:21:24avec les sociétés
00:21:25occidentales
00:21:26où ils vivent
00:21:27privilégiant l'emprise
00:21:28du religieux
00:21:29sur tous les actes
00:21:30de leur vie
00:21:30ils créent des poches
00:21:32de droit parallèles
00:21:32où la charia prime
00:21:34sur le droit civil
00:21:35il y a donc
00:21:36deux possibilités
00:21:37chez eux
00:21:37soit de se marier
00:21:38religieusement
00:21:39avant le mariage
00:21:40civil
00:21:40soit pire
00:21:41de ne pas se marier
00:21:42civilement
00:21:43du tout
00:21:44mais de privilégier
00:21:45le mariage religieux
00:21:46mais au-delà du fait
00:21:48de faire sécession
00:21:49avec nos valeurs
00:21:51Eric Tegner
00:21:52il existe
00:21:53de rautes raisons
00:21:54pour lesquelles
00:21:54ces musulmans
00:21:55se marient
00:21:56hors du cadre
00:21:58de la loi française
00:21:59oui c'est le plus intéressant
00:22:00parce qu'il faut comprendre
00:22:01pourquoi ils prennent
00:22:02une cerise
00:22:02pourquoi ils tombent
00:22:03dans l'illégalité
00:22:04si les nikas
00:22:05donc les nikas
00:22:06c'est le mariage
00:22:06si les nikas
00:22:07illégales
00:22:08définent aux lois
00:22:09c'est souvent
00:22:09pour une raison
00:22:10impérieuse
00:22:11la polygamie
00:22:12ce pilier coranite
00:22:13surat 4 verset 3
00:22:15qui autorise
00:22:16un homme
00:22:17à avoir
00:22:184 épouses
00:22:18en France
00:22:19évidemment
00:22:19la polygamie
00:22:20c'est une pratique
00:22:21qui est illégale
00:22:22et en particulier
00:22:23depuis 1993
00:22:24avec l'article
00:22:25423-20-21
00:22:27du code pénal
00:22:28dite la loi Pascua
00:22:30elle prospère
00:22:31donc via
00:22:32ces mariages
00:22:33religieux
00:22:33clandestins
00:22:34cette polygamie
00:22:35un mariage civil
00:22:36monogame
00:22:37pour l'état
00:22:38mais des nikas
00:22:39multiples
00:22:40pour Allah
00:22:41ils peuvent tout simplement
00:22:42se marier avec une seule femme
00:22:43devant l'état
00:22:43mais en avoir
00:22:44de l'autre côté
00:22:45grâce à la nika
00:22:46trois autres
00:22:47certains y ont recours
00:22:48pour pratiquer
00:22:49donc la polygamie
00:22:50à nouveau
00:22:51ce n'est pas moi
00:22:51qui le dit
00:22:52c'est le journal
00:22:52Le Monde
00:22:53en date de 2016
00:22:552007 pardonnez-moi
00:22:56et rien n'a changé
00:22:57au contraire
00:22:58pourquoi ?
00:22:58parce que le nika
00:22:59il est élastique
00:23:00un homme peut épouser
00:23:01plusieurs femmes
00:23:02religieusement
00:23:03sans alerter
00:23:04les mairies
00:23:05surtout s'il n'est pas
00:23:06dénoncé
00:23:06en règle générale
00:23:07ce n'est évidemment
00:23:08pas le cas
00:23:09dans ces communautés
00:23:10créant des familles
00:23:11en cascade
00:23:12où les épouses
00:23:13pardonnez-moi
00:23:14multiples
00:23:15multiplient les aides
00:23:16sociales
00:23:16c'est un fait important
00:23:17car ces unions
00:23:18illégales
00:23:19coûtent cher
00:23:20à l'état
00:23:21les aides familiales
00:23:22l'allocation
00:23:23parents isolés
00:23:24évidemment
00:23:24qui est donnée à cette femme
00:23:25qui n'est pourtant pas isolée
00:23:27un logement
00:23:27HLM par femme
00:23:29c'est donc un pillage
00:23:30discret
00:23:31qui s'opère
00:23:32auquel on ne trouve
00:23:33rien à redire
00:23:34ces musulmans
00:23:35radicaux
00:23:35qui pratiquent
00:23:36un mariage illégal
00:23:37est-ce qu'ils se moquent
00:23:38de nos lois ?
00:23:39c'est la question
00:23:39qu'on peut se poser
00:23:40quand on regarde
00:23:41un sondage
00:23:42de l'IFOB
00:23:42de 2020
00:23:43on constate
00:23:44qu'il n'y a rien d'étonnant
00:23:45puisque 57%
00:23:47des jeunes musulmans
00:23:48considèrent
00:23:49que la charia
00:23:49est au-dessus
00:23:50des lois de la république
00:23:51c'est donc
00:23:52une application
00:23:53stricto sensu
00:23:54de cette maxime
00:23:56alors l'islam
00:23:56radical
00:23:57il apporte sa polygamie
00:23:59barbare
00:23:59et nos féministes
00:24:00évidemment
00:24:00ils disent mot
00:24:01personne n'en parle
00:24:02personne n'en parle
00:24:03depuis plusieurs jours
00:24:04depuis plusieurs années
00:24:05ces NICA
00:24:06à rallonge
00:24:06elles ne sont pas
00:24:07folkloriques
00:24:08ils sapent l'égalité
00:24:09entre les hommes
00:24:09et les femmes
00:24:10et créent finalement
00:24:11des harems
00:24:12subventionnés
00:24:12par nos impôts
00:24:13Christine
00:24:14d'ailleurs pour la première fois
00:24:15et c'est intéressant
00:24:16la CEDH
00:24:17a accepté
00:24:18de juger
00:24:19une affaire
00:24:19de polygamie
00:24:20ce qui pourrait faire sauter
00:24:22cet interdit
00:24:23comment ?
00:24:24en validant
00:24:24le regroupement familial
00:24:26pour des enfants
00:24:26nés de seconde épouse
00:24:28légitimant donc
00:24:29potentiellement
00:24:30ce contournement
00:24:31des lois
00:24:32et c'est vrai
00:24:33on voyait parler
00:24:34de ce sujet là
00:24:34hier
00:24:35avec Mathieu Bocoté
00:24:36on parlera
00:24:37de cette religion
00:24:39qui est une loi
00:24:40selon notre invité
00:24:42qu'on recevra
00:24:43dans un instant
00:24:44en plus de la polygamie
00:24:45Eric Tegner
00:24:46ces hommes
00:24:47qui se marient
00:24:48religieusement
00:24:49en dehors
00:24:50de tout cadre civil
00:24:51est-ce qu'ils ne créent pas
00:24:52aussi des inégalités
00:24:53peut-être
00:24:54pour les femmes ?
00:24:55ah oui
00:24:55ces inégalités
00:24:56elles sont flagrantes
00:24:57et il y a un deuxième élément
00:24:58dont on va parler
00:24:59c'est la répudiation
00:25:00dans le NICA
00:25:01la femme
00:25:02n'est pas sujet
00:25:03son consentement
00:25:04par ce qu'on appelle
00:25:06le wali
00:25:07le tuteur masculin
00:25:08souvent père
00:25:09ou frère
00:25:09qui peut donc
00:25:10la donner
00:25:11comme un bien
00:25:12la polygamie
00:25:13c'est un privilège masculin
00:25:14exclusif
00:25:15reléguant les épouses
00:25:17à des parts mineures
00:25:18minimes
00:25:18pardon
00:25:19d'héritage
00:25:20bien sûr
00:25:20et la répudiation
00:25:21qu'on appelle
00:25:22le talac
00:25:23ce divorce express
00:25:24où l'homme
00:25:25la jette d'un mot
00:25:26sans juge
00:25:27sans pension alimentaire
00:25:28juste une formule
00:25:29et la femme
00:25:30est répudiée
00:25:31voilée
00:25:32de déshonneur
00:25:33nos lois
00:25:33vous le savez
00:25:34elles protègent la femme
00:25:35elles permettent
00:25:36qu'en cas de divorce
00:25:37même s'il peut y avoir
00:25:37des exceptions
00:25:38il y ait une répartition
00:25:40égalitaire
00:25:40dans ce cas là
00:25:41il suffit tout simplement
00:25:43pour l'homme
00:25:43de répudier cette femme
00:25:45il n'aura rien à payer
00:25:46évidemment
00:25:47d'où les NICA
00:25:48clandestines
00:25:48qui permettent à l'homme
00:25:49de dominer
00:25:50puis jeter sans entrave
00:25:51avec son lot de femmes
00:25:52aujourd'hui abandonnées
00:25:53sans recours légal
00:25:55alors Abdeslam
00:25:56il incarne ce mépris
00:25:57son NICA carcéral
00:25:59nargue les français
00:26:00et nos lois
00:26:01c'est un non-événement
00:26:02par la presse
00:26:03on est plutôt étonné
00:26:05d'une certaine façon
00:26:05surtout
00:26:06du non-événement
00:26:07pour les féministes
00:26:08l'ONU
00:26:09le dénonce
00:26:10la polygamie
00:26:10c'est une discrimination
00:26:11contre les femmes
00:26:12c'est un frein
00:26:13au développement
00:26:14mais en France
00:26:15on ferme les yeux
00:26:16laissant l'islam
00:26:17importer
00:26:18ses pires
00:26:19dérives
00:26:19inégalitaires
00:26:20et on posera
00:26:23la question
00:26:23effectivement
00:26:24à notre invité
00:26:25qu'est-ce que vous me disiez
00:26:26Eric Tegner
00:26:27que la loi
00:26:27qui exige
00:26:28un mariage civil
00:26:31préalable
00:26:31c'est lequel déjà
00:26:32c'est quel article
00:26:34du code pénal
00:26:35c'est l'article
00:26:36433-21
00:26:39du code pénal
00:26:41merci infiniment
00:26:42pour cette analyse
00:26:44Boilem Sansal
00:26:46a été
00:26:47enfin
00:26:47libéré
00:26:48on va parler
00:26:49de la partie
00:26:50diplomatique
00:26:51aller plus loin
00:26:52analysée
00:26:52dans un instant
00:26:53avec Charlotte Dornelas
00:26:55d'autant plus
00:26:55qu'Emmanuel Macron
00:26:57s'est entretenu
00:26:58avec Boilem Sansal
00:27:00et qu'après la libération
00:27:01de Boilem Sansal
00:27:02l'Elysée dit
00:27:03que le bras de fer
00:27:04avec l'Algérie
00:27:04je cite
00:27:05ne fonctionne pas
00:27:06et ajoute
00:27:07on n'obtient pas de résultat
00:27:08si on se fâche
00:27:09avec les gens
00:27:10dire cela
00:27:11n'empêche pas
00:27:11d'être exigeant
00:27:12on en parlera
00:27:13avec Charlotte Dornelas
00:27:15d'abord
00:27:15qui
00:27:16est Boilem Sansal
00:27:18je pense que c'est important
00:27:20Marc Menand
00:27:20de se poser
00:27:21sur cet homme
00:27:23cet homme
00:27:24qui a fait
00:27:24de ses mots
00:27:26un symbole
00:27:27une résistance
00:27:28alors comment
00:27:29devient-on
00:27:30un ferrailleur
00:27:31du verbe
00:27:32c'est
00:27:33une naissance
00:27:34dans une famille
00:27:36en Algérie
00:27:37dans un tout petit village
00:27:38alors le papa
00:27:39est marocain
00:27:40la maman
00:27:41est algérienne
00:27:42et tous les deux
00:27:43sont entichés
00:27:44de notre langue
00:27:46et cela
00:27:47très tôt
00:27:48il le découvre
00:27:49c'est à dire
00:27:50que les premiers
00:27:51bonbons
00:27:51qui lui sont offerts
00:27:53ce ne sont pas
00:27:54les sucreries
00:27:55ce sont les mots
00:27:56il commencera
00:27:58à les savourer
00:28:00à les avoir
00:28:00sous la langue
00:28:01et à les faire
00:28:02teinter
00:28:03ça lui donne
00:28:04une dynamique
00:28:05invraisemblable
00:28:06mais également
00:28:06quand on est imprégné
00:28:07de la culture française
00:28:08il est né en 1941
00:28:10on est en pleine guerre
00:28:12et l'Algérie
00:28:14se trouve
00:28:15en dehors
00:28:15c'est aussi
00:28:16presque
00:28:17un espoir
00:28:18de refuge
00:28:19pour ceux
00:28:20qui luttent
00:28:20contre
00:28:21l'Almanazie
00:28:22et qui luttent
00:28:23contre le gouvernement
00:28:24de Pétain
00:28:25mais dans ce monde là
00:28:27il y a
00:28:28l'engouement
00:28:30d'une culture
00:28:31qui donne
00:28:32l'espoir
00:28:34au quotidien
00:28:36pour les plus démunis
00:28:37et puis il y a ceux
00:28:38qui restent
00:28:39dans le refuge
00:28:40de la religion
00:28:41comme Eric
00:28:42vient de nous le décrire
00:28:44et ce qui fait que
00:28:45vous avez
00:28:46des Algériens
00:28:47qui
00:28:48viscéralement
00:28:49se sentiront
00:28:51français
00:28:52et cela
00:28:53d'ailleurs
00:28:53contrairement à ce
00:28:54que l'on nous dit
00:28:55peuvent
00:28:56et obtiennent
00:28:57la nationalité française
00:28:59alors que ceux
00:29:00qui restent
00:29:01sous
00:29:02je dirais
00:29:02la tutelle
00:29:03de la religion
00:29:04et pour les raisons
00:29:05extrêmement bien
00:29:07décortiquées
00:29:08par Eric
00:29:09et bien
00:29:09ne peuvent pas
00:29:10être considérés
00:29:12comme des français
00:29:13à part entière
00:29:14voilà la différence
00:29:15et ce jeune gamin
00:29:18a la chance
00:29:19de se retrouver
00:29:20rapidement
00:29:21à Alger
00:29:22dans un quartier
00:29:23populaire
00:29:24mais où il y a
00:29:25ce bouillonnement
00:29:25c'est-à-dire que là
00:29:26les gens
00:29:27de la classe moyenne
00:29:29qu'ils soient
00:29:29blancs, noirs, jaunes
00:29:31algériens
00:29:32se retrouvent
00:29:33dans une fraternité
00:29:34alors qu'est-ce
00:29:36qu'on lui dit
00:29:37à ce gamin
00:29:38qui aime
00:29:39notre langue
00:29:40on lui dit
00:29:41la dame
00:29:42qui passe là-bas
00:29:44la petite dame
00:29:45toute frêle
00:29:46c'est la maman
00:29:48d'Albert Camus
00:29:49alors ça
00:29:51ça attise
00:29:52forcément
00:29:53la curiosité
00:29:54du bambin
00:29:54qui dès l'adolescence
00:29:56s'empare
00:29:57d'Albert Camus
00:29:58et là
00:30:00forcément
00:30:00il y a
00:30:01l'amplitude
00:30:02de notre
00:30:04connexion
00:30:06ou de sa connexion
00:30:07avec notre culture
00:30:08ça donne
00:30:09un gamin
00:30:10qui a
00:30:11la
00:30:12le don
00:30:13de la connaissance
00:30:14il est plutôt doué
00:30:15il est rusé
00:30:16il est madré
00:30:16il a toutes
00:30:17les qualités
00:30:19qui peuvent lui donner
00:30:20un avenir
00:30:21mais la guerre d'Algérie
00:30:22elle est là
00:30:23c'est-à-dire
00:30:23c'est une guerre civile
00:30:24ça explose ici
00:30:25ça explose là
00:30:26on est dans ce climat
00:30:28invraisemblable
00:30:29où votre voisin
00:30:30paraît être le meilleur ami
00:30:32et puis on découvrira
00:30:33qu'il est l'ennemi
00:30:34et là forcément
00:30:35ça
00:30:36lui
00:30:37suscite
00:30:38des interrogations
00:30:40sur ce qu'est
00:30:41l'espèce humaine
00:30:42et sur les différences
00:30:43de culture
00:30:44quand l'Algérie
00:30:45est indépendante
00:30:47il obtiendra
00:30:49les diplômes
00:30:49et n'oublions pas
00:30:50que la première tendance
00:30:52de l'Algérie
00:30:52c'est une tendance
00:30:54socialiste
00:30:55boumédienne
00:30:55c'est un socialiste
00:30:56c'est pas du tout
00:30:57la religion
00:30:58qui l'emporte
00:30:59et lui
00:30:59il est passé par
00:31:00l'école polytechnique
00:31:02il a un doctorat
00:31:03d'économie
00:31:04et ce garçon
00:31:05extrêmement brillant
00:31:06le système
00:31:07a besoin de lui
00:31:07alors il se retrouve
00:31:09haut fonctionnaire
00:31:10il fait une carrière
00:31:11extrêmement brillante
00:31:12et lui
00:31:13avant le moment
00:31:14du côté des mots
00:31:15il n'y a que la lecture
00:31:16il n'est pas question
00:31:17d'écrire
00:31:18mais néanmoins
00:31:19de temps en temps
00:31:20il griffonne
00:31:21et puis
00:31:22il y a cette période
00:31:24sinistre
00:31:25où ce sont
00:31:26les radicaux
00:31:28de l'islam
00:31:29qui s'emparent
00:31:30du pouvoir
00:31:31ce sont
00:31:32les dix années
00:31:33immondes
00:31:34c'est à dire
00:31:35que la guerre d'Algérie
00:31:36oui
00:31:36il y avait des choses
00:31:37atroces
00:31:37qui se passaient
00:31:38mais là
00:31:39dans l'abjection
00:31:40on va encore plus loin
00:31:41c'est véritablement
00:31:43un peuple
00:31:44qui s'autodétruit
00:31:46à travers
00:31:46une religion
00:31:48et forcément
00:31:49ça lui donne
00:31:49la force propulsive
00:31:51de l'écriture
00:31:53et un de ses amis
00:31:53qui lui dit
00:31:54en 1997
00:31:55il faut que
00:31:56il faut que tu passes
00:31:57maintenant à l'écriture
00:31:58il démissionnera
00:31:59là forcément
00:32:00du côté des autorités
00:32:01non non non
00:32:02il n'a pas démissionné
00:32:04c'est nous
00:32:05qui l'avons démissionné
00:32:06forcément
00:32:06on ne peut pas
00:32:08admettre
00:32:08qu'un homme intelligent
00:32:10un homme brillant
00:32:11soit contre ce système
00:32:13et le dénonce
00:32:14car les premiers écrits
00:32:15tout de suite
00:32:16montrent
00:32:17dis-moi le paradis
00:32:18et là
00:32:19dans sa plume
00:32:20il y a non seulement
00:32:22la condamnation
00:32:23d'un système
00:32:24la dénonciation
00:32:25qui est
00:32:26ô combien nécessaire
00:32:27il le sait
00:32:28il veut croire
00:32:29en l'Algérie
00:32:30il veut croire
00:32:30en la France
00:32:31et pour cela
00:32:32il y a cette bataille
00:32:34indispensable
00:32:35bataille intellectuelle
00:32:36mais qu'est-ce qu'une bataille
00:32:37qu'est-ce que les mots
00:32:39s'il n'y a pas
00:32:39la musicalité
00:32:41il est imprégné
00:32:42de Camus
00:32:43et il n'est pas question
00:32:44d'avoir une plume
00:32:45qui soit simplement
00:32:47une plume laborieuse
00:32:48et qui tranche
00:32:49telle le couteau
00:32:50c'est vulgaire
00:32:51non
00:32:51la plume
00:32:53elle est là
00:32:53en majesté
00:32:54et ça lui vaudra
00:32:56des grands succès littéraires
00:32:58dont ce fameux
00:33:00livre
00:33:012084
00:33:04qui raconte quoi ?
00:33:06il raconte
00:33:07comment un pays
00:33:08l'Abistan
00:33:10se retrouve
00:33:12façonné
00:33:13par la religion
00:33:14l'individu
00:33:15n'existe pas
00:33:16il est là
00:33:18tous les jours
00:33:18assigné
00:33:19à suivre
00:33:20les rituels
00:33:21tels que la religion
00:33:23les enseigne
00:33:24et les oblige
00:33:25à tenir
00:33:26il n'est pas question
00:33:28d'avoir non plus
00:33:29le goût des mots
00:33:30d'ailleurs on a une langue
00:33:31maintenant
00:33:31qui est affadie
00:33:32pour que les uns
00:33:33et les autres
00:33:34soient encore plus
00:33:34en soumission
00:33:35il faut lire ce livre
00:33:37parce qu'il voit comment
00:33:38tel dans les sables
00:33:39mouvants
00:33:40petit à petit
00:33:41vous vous enfouissez
00:33:42et là c'est votre esprit
00:33:44qui se trouve
00:33:45englouti
00:33:46c'est là la puissance
00:33:48de Boalem Sansal
00:33:49cette puissance
00:33:51qui aujourd'hui
00:33:52il y avait un papier
00:33:53de l'AFP
00:33:54je trouvais ça
00:33:55monstrueux
00:33:55parce que comment
00:33:56disent-ils
00:33:57comment ils disent
00:33:59qu'il émerge
00:34:00avec le serment
00:34:01des barbares
00:34:02en 1999
00:34:03ils relatent
00:34:05l'influence
00:34:06des intégristes
00:34:07en Algérie
00:34:08dans une société
00:34:10où règnerait
00:34:11où règnerait
00:34:13violence
00:34:14et corruption
00:34:14vous voyez
00:34:15la belle leçon
00:34:16que nous donne
00:34:17Boalem Sansal
00:34:18dans un journalisme
00:34:20d'affadissement
00:34:21un journalisme
00:34:23de croupissement
00:34:24un journalisme
00:34:25qui se veut
00:34:26l'objectivité
00:34:27on vous parle
00:34:28d'un régime
00:34:29qu'il dénonce
00:34:30les dix années
00:34:31noires
00:34:32ça serait
00:34:33le règne
00:34:34règnerait
00:34:35la violence
00:34:36et la corruption
00:34:37la petite guillère
00:34:39le côté guillère
00:34:40du conditionnel
00:34:42merci en parlant
00:34:43de journalisme
00:34:44on parlera
00:34:45de France Info
00:34:45dans un instant
00:34:46avec Mathieu Bocoté
00:34:47qui s'est penché
00:34:48sur un cas particulier
00:34:49on va écouter
00:34:51avant de passer
00:34:52à vous
00:34:53Charlotte Dornelas
00:34:53pour analyser
00:34:54on va se demander
00:34:55est-ce qu'il s'agit
00:34:55d'une victoire
00:34:56diplomatique
00:34:57finalement
00:34:58écoutons
00:34:59Emmanuel Macron
00:35:00à Toulouse
00:35:01à propos
00:35:02de la libération
00:35:03de Boalem Sansal
00:35:03nous avons travaillé
00:35:06en transparence
00:35:07avec nos amis allemands
00:35:08comme tiers de confiance
00:35:08et je remercie sincèrement
00:35:10le président Steinmeier
00:35:11de cette rendue disponible
00:35:13notre souci a toujours été
00:35:14d'être efficace
00:35:15pour permettre
00:35:16la libération
00:35:17de monsieur Sansal
00:35:18un peu plus d'un an
00:35:21après
00:35:22son emprisonnement
00:35:24en Algérie
00:35:25et la médiation allemande
00:35:26y a contribué
00:35:27de manière décisive
00:35:28c'est le fruit
00:35:29d'efforts
00:35:29constants de la France
00:35:31et d'une méthode
00:35:32faite de respect
00:35:33de calme
00:35:33et d'exigence
00:35:34je prends acte
00:35:35de ce geste d'humanité
00:35:37du président Tebboune
00:35:37et l'en remercie
00:35:38je reste évidemment
00:35:40disponible
00:35:40pour échanger avec lui
00:35:41sur l'ensemble
00:35:42des sujets d'intérêt
00:35:43pour nos deux pays
00:35:43et nous pensons aussi
00:35:45à notre compatriote
00:35:46Christophe Gleiz
00:35:47Charlotte Dornelas
00:35:49Boalem Sansal
00:35:50est donc libre
00:35:51après un an
00:35:52quasiment jour pour jour
00:35:53de détention
00:35:55avec l'Algérie
00:35:55dimanche ça fera un an
00:35:56à la demande
00:35:57du président allemand
00:35:58est-ce qu'on peut parler
00:35:59de victoire diplomatique
00:36:00en plus à la lumière
00:36:01de ce qu'on vient d'entendre
00:36:02du président Macron
00:36:03c'est indiscutablement
00:36:04une victoire diplomatique
00:36:05mais pour la diplomatie
00:36:06allemande
00:36:07en l'occurrence
00:36:09alors pays dans lequel
00:36:10Sansal est lu
00:36:11et reconnu
00:36:12on l'apprend
00:36:13à ce moment-là
00:36:13sa femme
00:36:14avait déjà été
00:36:17soignée là-bas
00:36:17il l'est désormais
00:36:18depuis ce soir
00:36:20et on apprend
00:36:20également que
00:36:21le président algérien
00:36:23et ça à son importance
00:36:24a également été soigné
00:36:26en Allemagne
00:36:26notamment
00:36:26pendant la période
00:36:28du Covid
00:36:28le 10 novembre
00:36:31c'est-à-dire lundi
00:36:32le président allemand
00:36:33donc a formulé
00:36:34une requête
00:36:34réclamant la libération
00:36:35de Boilem Sansal
00:36:36en évoquant
00:36:37sa santé
00:36:38et son âge avancé
00:36:40je le cite
00:36:41le président allemand
00:36:41un tel geste
00:36:42serait l'expression
00:36:43d'une attitude humanitaire
00:36:45et d'une vision politique
00:36:46à long terme
00:36:47il reflèterait
00:36:48ma relation personnelle
00:36:50de longue date
00:36:50avec le président
00:36:51Tebboune
00:36:52et les bonnes relations
00:36:53entre nos deux pays
00:36:54donc écrivait
00:36:55le président allemand
00:36:57qui proposait
00:36:58donc d'accueillir
00:36:58l'écrivain
00:36:59en Allemagne
00:37:00et de le soigner
00:37:01en Allemagne
00:37:02alors dès lundi
00:37:04les mots du président allemand
00:37:05étaient repris
00:37:06dans la presse algérienne
00:37:07puis par la présidence
00:37:10algérienne
00:37:11signe relativement positif
00:37:12évidemment
00:37:12ils étaient repris
00:37:13sans aucun commentaire
00:37:14parce que
00:37:15tout ce qui est dit en France
00:37:16est également repris
00:37:17mais de manière
00:37:18assez agressive
00:37:18on va dire
00:37:19là c'était simplement
00:37:19relayé
00:37:20jusqu'à la présidence
00:37:22et aujourd'hui
00:37:22le communiqué
00:37:23de la présidence algérienne
00:37:25annonce la grâce
00:37:25du président Tebboune
00:37:27pour des raisons humanitaires
00:37:28donc reprenant
00:37:29le vocabulaire
00:37:30du président allemand
00:37:31en réponse
00:37:33à la demande
00:37:33de l'Allemagne
00:37:34c'est l'intitulé
00:37:35du communiqué
00:37:35du président
00:37:36pour que ce soit
00:37:37bien clair pour tout le monde
00:37:38il réponde
00:37:38à la demande
00:37:39de l'Allemagne
00:37:40et précisant même
00:37:41que je cite
00:37:42c'est la fin du communiqué
00:37:42qui est extrêmement court
00:37:43l'état allemand
00:37:44se chargera du transfert
00:37:46et des soins
00:37:46de la personne concernée
00:37:47à savoir
00:37:48Boilem Sansal
00:37:50ça n'était pas
00:37:51la première fois
00:37:51que l'Allemagne
00:37:52tentait une médiation
00:37:53elle avait déjà essayé
00:37:54en mars dernier
00:37:55souvenez-vous
00:37:55au moment de l'appel
00:37:56du procès en appel
00:37:58de Boilem Sansal
00:37:59qui avait refusé
00:38:00de se pourvoir
00:38:01en cassation
00:38:01précisément
00:38:02pour avoir
00:38:03j'imagine
00:38:03pour avoir
00:38:04une condamnation définitive
00:38:05et donc
00:38:05pouvoir espérer
00:38:06la grâce
00:38:07je pense que c'était
00:38:10pour avoir
00:38:10une condamnation définitive
00:38:12et pouvoir
00:38:12espérer la grâce
00:38:13plus qu'avoir
00:38:14confiance
00:38:14dans la justice
00:38:15algérienne
00:38:15j'imagine
00:38:15en ce qui le concernait
00:38:18donc l'Allemagne
00:38:19avait essayé
00:38:20une médiation
00:38:20à ce moment-là
00:38:21et médiation
00:38:22qui avait échoué
00:38:23pourquoi ?
00:38:24parce que la tension
00:38:25entre la France
00:38:26et l'Algérie
00:38:26était à son comble
00:38:27souvenez-vous
00:38:28c'était au moment
00:38:28du retour
00:38:30des allers-retours
00:38:31plus exactement
00:38:31des influenceurs
00:38:33algériens
00:38:34donc on était
00:38:35au plus fort
00:38:35de la crise
00:38:36François Bayrou
00:38:36donnait six semaines
00:38:37et puis en fait
00:38:38ça a été six mois
00:38:39et puis finalement
00:38:40il ne s'est pas passé
00:38:41grand-chose
00:38:42donc on était très forts
00:38:43preuve
00:38:44malgré tout
00:38:45que évidemment
00:38:46et d'ailleurs
00:38:47Emmanuel Macron
00:38:48l'a dit en creux aussi
00:38:50preuve évidente
00:38:51que la diplomatie française
00:38:52était en lien
00:38:53avec la diplomatie allemande
00:38:54c'est une évidence
00:38:56dans ce dossier
00:38:57et à l'inverse
00:38:59si Alger
00:39:00remercie à ce moment-là
00:39:01donc je disais
00:39:01l'Allemagne
00:39:01avait déjà essayé
00:39:02ça avait été rendu impossible
00:39:03par la relation
00:39:04entre Alger
00:39:04et Paris
00:39:05et à l'inverse
00:39:06Alger remercie
00:39:07aujourd'hui
00:39:08l'Allemagne
00:39:09pour la nature
00:39:10de sa demande
00:39:11mais la même demande
00:39:12avec les mêmes mots
00:39:13avait exactement
00:39:14été formulée
00:39:15par la France
00:39:16au même moment
00:39:17Jean-Noël Barraud
00:39:19notre ministre
00:39:20des affaires étrangères
00:39:21avait appelé
00:39:23le président algérien
00:39:25à un geste d'humanité
00:39:26au regard de l'âge
00:39:27et de l'état de santé
00:39:28du romancier
00:39:29ça n'est donc évidemment
00:39:30ni la nature
00:39:31ni le timing
00:39:32de cette demande
00:39:33ni la nature
00:39:35ni le fait
00:39:35que ce soit
00:39:36la diplomatie
00:39:37qui fasse
00:39:38cette demande
00:39:39c'est évidemment
00:39:40parce que c'était
00:39:40une porte de sortie
00:39:41pour l'Algérie
00:39:43dans un contexte diplomatique
00:39:45qui devenait un peu
00:39:46lourd pour elle
00:39:47Mais comment expliquer
00:39:49Charlotte
00:39:50que cette libération
00:39:51ait finalement eu lieu
00:39:52aujourd'hui
00:39:53pour la plus grande joie
00:39:54absolument de tout le monde
00:39:55détail notable
00:39:56dans l'ambiance actuelle
00:39:57C'est vrai
00:39:58quand on a vu
00:39:58les applaudissements
00:39:59à l'Assemblée
00:39:59c'était un spectacle
00:40:00moi je l'ai remis en boucle
00:40:01parce que ça m'a fait du bien
00:40:02c'était une joie
00:40:03sincère je pense
00:40:04et sur tous les bancs
00:40:06de l'Assemblée
00:40:07c'était déjà ça
00:40:08bon
00:40:08mais il y a donc
00:40:09autre chose
00:40:10on a expliqué
00:40:10ça a été fait aussi
00:40:11par la France
00:40:12ça a été fait il y a 6 mois
00:40:13par l'Allemagne
00:40:13alors les spécialistes
00:40:15on va dire
00:40:15où les diplomates
00:40:17anonymement cités
00:40:18ici et là
00:40:18dans les papiers
00:40:19avancent plusieurs pistes
00:40:21d'abord
00:40:21le président Tebboune
00:40:23le président algérien
00:40:24il y a quelques semaines
00:40:25a donné une interview
00:40:26dans laquelle
00:40:26il envisageait
00:40:27une visite prochaine
00:40:28en Allemagne
00:40:29or l'Allemagne
00:40:30avait déjà demandé
00:40:31la libération
00:40:31de Boalem Sansal
00:40:32c'était difficile
00:40:33d'imaginer
00:40:34que le président algérien
00:40:35se déplace
00:40:36il voyage très peu
00:40:37contrairement à son prédécesseur
00:40:38c'était difficile
00:40:39d'imaginer
00:40:40qu'il se rende en Allemagne
00:40:42avec le dossier Sansal
00:40:43entre les deux
00:40:45et par ailleurs
00:40:46c'était évidemment
00:40:46cette nouvelle demande
00:40:47du président allemand
00:40:48était une bonne manière
00:40:49de contourner
00:40:50entre guillemets
00:40:50le problème français
00:40:52et résultat
00:40:54c'est vrai aujourd'hui
00:40:55que dans le communiqué
00:40:56de la présidence algérienne
00:40:58il n'y a pas un mot
00:40:58sur la France
00:40:59et l'Algérie
00:40:59n'a pas l'air
00:41:00entre guillemets
00:41:01de céder à la pression française
00:41:02dans ce dossier
00:41:03elle répond à l'Allemagne
00:41:04qui a fait une demande
00:41:05gentille et aimable
00:41:06et donc elle rend
00:41:07Boalem Sansal
00:41:08à l'Allemagne
00:41:09ensuite a été également évoquée
00:41:11la visite possible
00:41:12du pape
00:41:13figurez-vous
00:41:13qui a annoncé
00:41:15son intention
00:41:16de se rendre en Algérie
00:41:17dans les prochains mois
00:41:18et là encore
00:41:20le dossier Boalem Sansal
00:41:21était un peu lourd
00:41:22évidemment
00:41:23sur les épaules
00:41:24de l'Algérie
00:41:25pour envisager
00:41:25un tel voyage
00:41:26il y a évidemment
00:41:27l'état de santé
00:41:28et d'affaiblissement
00:41:29de Boalem Sansal
00:41:29l'Algérie ne pouvait pas
00:41:30se permettre
00:41:31de risquer
00:41:32un affaiblissement réel
00:41:33voire un décès
00:41:35dans ses prisons
00:41:36étant donné
00:41:36encore une fois
00:41:37le poids
00:41:37qu'avait pris
00:41:38ce dossier
00:41:39et il y a
00:41:40et vous avez cité
00:41:41tout à l'heure
00:41:41Emmanuel Macron
00:41:41qui se dit
00:41:42prêt à reprendre
00:41:43le dialogue
00:41:43la volonté
00:41:44de rétablir
00:41:45un dialogue
00:41:45avec la France
00:41:46parce qu'Emmanuel Macron
00:41:47en parle aujourd'hui
00:41:48mais il y a deux jours
00:41:49le patron de la DGSI
00:41:50était interviewé
00:41:51et il expliquait
00:41:53qu'ils avaient
00:41:54beaucoup de signaux
00:41:55comme quoi l'Algérie
00:41:56voulait reprendre
00:41:56le dialogue
00:41:58avec la France
00:41:59et que la France
00:42:00mettait simplement
00:42:00deux exigences
00:42:01la libération
00:42:02de Boalem Sansal
00:42:02et de Christophe Glez
00:42:04Christophe Glez
00:42:05qui aura son procès
00:42:06en appel
00:42:06le 3 décembre
00:42:06de la Nation
00:42:07n'étant pas définitive
00:42:09probablement
00:42:10les canaux diplomatiques
00:42:11sont différents
00:42:12mais on apprend aussi
00:42:14qu'il y a une volonté
00:42:15de rétablir le dialogue
00:42:16parce que
00:42:17enfin
00:42:18entre guillemets
00:42:18lit-on dans la presse algérienne
00:42:19c'est pas moi qui parle
00:42:20on a un ministre de l'Intérieur
00:42:22qui est beaucoup plus conciliant
00:42:23ce qui a été très très très largement
00:42:26noté par la presse algérienne
00:42:27pourquoi ?
00:42:27parce que Laurent Nunez
00:42:28a expliqué que le bras de fer
00:42:29n'était pas la solution
00:42:30qu'il fallait établir le dialogue
00:42:32je le fais
00:42:32ce ne sont pas ses mots
00:42:33ce sont les miens
00:42:34mais je reprends les mots
00:42:35qui ont
00:42:35effleuré ces derniers temps
00:42:38dans le débat public
00:42:38et lui a par ailleurs
00:42:39pris ses distances
00:42:40avec la résolution
00:42:41votée à l'Assemblée Nationale
00:42:43pour dénoncer
00:42:45les accords de 68
00:42:46Laurent Nunez
00:42:46s'est tenu très éloigné
00:42:47de cette résolution
00:42:49de l'Assemblée Nationale
00:42:50il a par ailleurs
00:42:50expliqué que le dialogue
00:42:51était toujours
00:42:52la meilleure solution
00:42:53et nous apprenons
00:42:54dans la foulée
00:42:55que lui pourrait être
00:42:56rapidement reçu à Alger
00:42:57avant ou après
00:42:59la libération
00:42:59de Christophe Gleize
00:43:00ça n'est pas précisé
00:43:02très bien analysé
00:43:04tout ça
00:43:04ceux qui accusent
00:43:05les partisans
00:43:06du bras de fer
00:43:06d'avoir retardé
00:43:08la diplomatie
00:43:09n'ont-ils pas
00:43:10finalement raison ?
00:43:11en effet
00:43:12tout à l'heure
00:43:12vous avez lu
00:43:13même la réaction
00:43:15officielle
00:43:15de la France
00:43:17alors il y a quelque chose
00:43:18qui m'étonne
00:43:18quand même toujours un peu
00:43:19que l'Algérie
00:43:21et que les organes
00:43:22de presse
00:43:23officiels
00:43:24ou pas d'ailleurs
00:43:24parce qu'ils sont tous
00:43:25un peu officiels
00:43:25ils n'ont pas le choix
00:43:26de défendre
00:43:29les intérêts
00:43:29algériens
00:43:30parfois avec une mauvaise foi
00:43:31hallucinante
00:43:32je peux le comprendre
00:43:33maintenant que dans cette histoire
00:43:35on nous explique encore
00:43:36dans des papiers aujourd'hui
00:43:37que Bruno Retailleau
00:43:38et parfois
00:43:38on nous cite aussi
00:43:39Gérald Darmanin
00:43:40ont été des obstacles
00:43:42immenses à la libération
00:43:43de Boilem Sansal
00:43:44c'est faire peu de cas
00:43:45quand même
00:43:46des échanges entre les deux
00:43:47alors j'en ai retrouvé un
00:43:48qui me semble être
00:43:48un bon exemple
00:43:49Emmanuel Macron s'était dit
00:43:51c'était il y a quasiment
00:43:51un an maintenant
00:43:52préoccupé
00:43:53je cite
00:43:53c'est le seul mot
00:43:54qui était sorti
00:43:54entre guillemets
00:43:55dans les articles
00:43:55préoccupé
00:43:57de la situation
00:43:58de Boilem Sansal
00:43:59réponse de l'Algérie
00:44:00via l'AFP algérienne
00:44:02l'agence de presse officielle
00:44:03du gouvernement algérien
00:44:04la France
00:44:05macronito-sioniste
00:44:07se met à défendre
00:44:09un négationniste
00:44:10à savoir Boilem Sansal
00:44:11alors moi je ne sais pas
00:44:12qui fait obstacle
00:44:13aux bonnes relations
00:44:13entre les deux
00:44:14mais avec mon éducation
00:44:16en tout cas j'ai l'impression
00:44:16qu'il y en a un
00:44:17qui est plus poli que l'autre
00:44:17mais peut-être que je me trompe
00:44:19donc c'est quand même
00:44:20assez ahurissant
00:44:21de voir au bout d'un an
00:44:22cette relation
00:44:23lue uniquement
00:44:25à la lumière
00:44:25des réactions
00:44:26par ailleurs
00:44:27sur des dossiers
00:44:28politiques
00:44:28de Bruno Retailleau
00:44:30de Gérald Darmanin
00:44:30ou d'autres
00:44:31soit sur la résolution
00:44:32en effet
00:44:33concernant les accords de 68
00:44:35qui régit quand même
00:44:36les allées et venues
00:44:36des Algériens
00:44:37en France
00:44:38donc le cas
00:44:39de Boilem Sansal
00:44:40et de Christophe Glez
00:44:41est étranger
00:44:42au fait que nous pouvons
00:44:44avoir le droit
00:44:45d'interroger
00:44:46la politique d'immigration
00:44:47ou
00:44:47tous les autres sujets
00:44:49qui concernaient
00:44:51par exemple
00:44:51l'expulsion
00:44:52de ressortissants algériens
00:44:53là c'est pareil
00:44:54on reproche à Bruno Retailleau
00:44:55d'avoir été un obstacle
00:44:56à ce moment là
00:44:57il avait des ressortissants
00:44:59algériens
00:44:59jugés dangereux
00:45:01qui devaient être
00:45:02renvoyés en Algérie
00:45:03donc ils renvoient
00:45:03dans leur pays
00:45:04et l'Algérie
00:45:05renvoie ses ressortissants
00:45:07algériens
00:45:08en France
00:45:08c'est Bruno Retailleau
00:45:09l'obstacle
00:45:10très bien
00:45:10simplement
00:45:12c'est oublié
00:45:12un peu vite
00:45:13quelque chose
00:45:15très rapidement
00:45:151
00:45:16la demande a été formulée
00:45:18encore une fois
00:45:18de la même manière
00:45:19par la France
00:45:20par le canal diplomatique français
00:45:22sans succès
00:45:23pourquoi ?
00:45:24parce qu'il n'y a pas
00:45:25les litiges
00:45:26qui existent
00:45:26entre Alger et Paris
00:45:27entre Berlin et Alger
00:45:29c'est quand même pas compliqué
00:45:30de voir
00:45:30qu'en effet
00:45:31la relation est moins chargée
00:45:32et la relation est notamment chargée
00:45:34chez nous
00:45:34on nous avait dit
00:45:34il y a un cran qui a été franchi
00:45:36au moment de la reconnaissance
00:45:37du Sahara occidental
00:45:38je précise à toute fin utile
00:45:39que c'est pas Bruno Retailleau
00:45:41mais Emmanuel Macron lui-même
00:45:42qui aujourd'hui
00:45:43nous explique
00:45:44que la voie diplomatique
00:45:45est la meilleure
00:45:45qui avait déclenché cette crise
00:45:46ensuite
00:45:47j'aimerais savoir
00:45:48comment est-ce que ce dossier
00:45:49serait devenu
00:45:50encombrant diplomatiquement
00:45:52encombrant au point
00:45:53qu'Alger avait besoin
00:45:54de s'en débarrasser
00:45:55si tout le monde
00:45:56avait décidé de se taire
00:45:58aurait-il été aussi encombrant
00:45:59troisièmement
00:46:00nous avons évidemment
00:46:01de multiples sujets
00:46:03de discussions nécessaires
00:46:05avec l'Algérie
00:46:06politiquement
00:46:07et enfin
00:46:08toutes les accusations
00:46:09du pouvoir algérien
00:46:09relayées par certains français
00:46:11sont accessoirement
00:46:12les reproches
00:46:12qui étaient faits
00:46:13à Boilem Sansal lui-même
00:46:14excellente analyse
00:46:16on n'oublie pas les OQTF
00:46:17on n'oublie pas
00:46:18Dania Benkirède
00:46:19qui était sous OQTF
00:46:20on n'oublie pas
00:46:21le drame de Moulouse
00:46:22on n'oublie pas
00:46:22voilà tout ça
00:46:23ce sont de graves dossiers
00:46:25effectivement
00:46:25à traiter
00:46:27excellente analyse
00:46:28dans un instant
00:46:29avec Mathieu Bocoté
00:46:30on parlera de
00:46:30France Info
00:46:32qui a publié
00:46:34un graphique
00:46:34truqué
00:46:35une échelle faussée
00:46:36une erreur humaine
00:46:37invoquée comme excuse
00:46:38en tout cas
00:46:39on se posera
00:46:40la question
00:46:41incompétence
00:46:42ou manipulation
00:46:43dans un instant
00:46:44avec vous
00:46:45Mathieu Bocoté
00:46:46Sonia Zadig
00:46:49nous a rejoint
00:46:50pour son livre
00:46:51ici
00:46:52les enfants perdus
00:46:53de la république
00:46:54ils ont décidé
00:46:55de sortir de l'islam
00:46:57au péril
00:46:58de leur vie
00:46:59un livre
00:47:00qui sort
00:47:00aujourd'hui
00:47:01merci infiniment
00:47:02d'être avec nous
00:47:03à travers
00:47:03de nombreux témoignages
00:47:04vous montrer
00:47:05la violence morale
00:47:06et sociale
00:47:06que subissent
00:47:08ces personnes
00:47:08dans une société
00:47:09française
00:47:10où la question religieuse
00:47:11reste explosive
00:47:13vous décrivez
00:47:14des parcours
00:47:14d'émancipation
00:47:16de solitude
00:47:16mais aussi de courage
00:47:17celui de ceux
00:47:19qui refusent le dogme
00:47:21pour retrouver
00:47:21la liberté de penser
00:47:22la liberté d'aimer
00:47:24la liberté de croire
00:47:26ou de ne plus croire
00:47:27et ça c'est la France
00:47:28Sonia Zadig
00:47:29vous abordez également
00:47:30le silence médiatique
00:47:31on parlera de tout ça
00:47:32avec vous
00:47:33et politique
00:47:33qui entoure
00:47:34ce phénomène
00:47:35par peur d'être accusé
00:47:37d'islamophobie
00:47:37et qui interroge
00:47:39le rapport
00:47:39de la république
00:47:40avec la liberté
00:47:41de conscience
00:47:41d'abord
00:47:42question
00:47:43qu'est-ce qui vous a poussé
00:47:45à donner
00:47:45la parole
00:47:46à ces enfants
00:47:48perdus
00:47:49de la république
00:47:50pour reprendre vos mots
00:47:51bien
00:47:52donc
00:47:54ce qui m'a poussé
00:47:56à écrire ce livre
00:47:57c'est plutôt
00:47:57une idée
00:47:59que je me fais
00:47:59de la France
00:48:00et pardonnez-moi
00:48:01je vous interromps
00:48:02tout de suite
00:48:02mais je rappelle
00:48:03que votre livre
00:48:03a été dédié
00:48:04à Boilem sans sage
00:48:05dans le titre
00:48:06mais je vais le souligner
00:48:07exactement
00:48:07oui
00:48:08je suis très heureuse
00:48:09que la libération
00:48:11de Boilem sans salle
00:48:12coïncide exactement
00:48:13avec la sortie
00:48:14de ce livre
00:48:14je ne peux pas m'empêcher
00:48:16de voir ça
00:48:17comme un signe
00:48:18peut-être
00:48:18de liberté
00:48:20un signe
00:48:21peut-être
00:48:22d'espoir
00:48:23et d'ailleurs
00:48:23ce livre
00:48:24est un signe d'espoir
00:48:25et on reviendra
00:48:26là-dessus
00:48:27donc je disais
00:48:27que c'était tout à fait
00:48:29par hasard
00:48:29que je découvre
00:48:31l'existence
00:48:32des apostas
00:48:33venant moi-même
00:48:34d'un monde
00:48:35arabo-musulman
00:48:36je ne me suis jamais
00:48:37qualifiée
00:48:38comme une apostate
00:48:39puisque
00:48:40c'était quelque chose
00:48:42que je ne comprenais pas
00:48:44et ça a attiré
00:48:45vraiment mon oreille
00:48:46et je me suis dit
00:48:47et puis en plus
00:48:47il se cache
00:48:48et en fait
00:48:49c'est ce que je disais
00:48:50c'est l'idée
00:48:51que je me fais de la France
00:48:52pour citer Sartre
00:48:55l'idée que je me fais
00:48:55de la France
00:48:56c'est un amour
00:48:58radical de la liberté
00:49:00et je me suis dit
00:49:01comment se fait-il
00:49:02que ces enfants-là
00:49:03se cachent
00:49:04sont anonymes
00:49:05ne veulent pas parler
00:49:06et je m'étais intéressée
00:49:09à cela
00:49:09en tant que psychanalyste
00:49:10bien entendu
00:49:11voilà
00:49:12donc pourquoi
00:49:13j'ai écrit ce livre
00:49:14parce qu'il faut
00:49:15que ces personnes-là
00:49:17en entendent
00:49:18leur voix
00:49:18il n'y a pas que
00:49:19les gens
00:49:20qui sont religieux
00:49:21il faut aussi
00:49:22que la liberté de conscience
00:49:24qui est le pilier
00:49:25de notre démocratie
00:49:26soit
00:49:27quand même
00:49:30j'ai beaucoup de questions
00:49:31à vous poser
00:49:32parce que c'est très intéressant
00:49:33effectivement
00:49:34je rappelle que vous êtes
00:49:35psychologue
00:49:36psychanalyste
00:49:37linguiste
00:49:38et auteur
00:49:39et vous avez déjà
00:49:41étudié
00:49:42les enjeux
00:49:43socioculturels
00:49:44contemporains
00:49:44voilà
00:49:45pour votre profil
00:49:46mais moi
00:49:47ce qui m'a frappée
00:49:48dans votre
00:49:50analyse de l'islam
00:49:51c'est que vous dites
00:49:52que l'islam
00:49:53n'est pas une religion
00:49:54mais que c'est une loi
00:49:56exactement
00:49:56pourquoi
00:49:57alors
00:49:58je disais
00:49:59qu'on n'a pas besoin
00:50:00de croire
00:50:01ou d'être musulman
00:50:03pour l'être
00:50:04puisque de toute façon
00:50:06ce n'est pas
00:50:07à vrai dire
00:50:08on ne va pas rentrer
00:50:08dans les détails
00:50:09ce n'est pas à vrai dire
00:50:10une spiritualité
00:50:11ce n'est pas une religion
00:50:12où on cesse de croire
00:50:13comme ça
00:50:14c'est quelque chose
00:50:15de l'ordre d'abord
00:50:16de la loi
00:50:17d'une culture
00:50:18qui vous assigne
00:50:20à demeure
00:50:20le sujet
00:50:24le sujet
00:50:24comme on le dit
00:50:25en psychanalyse
00:50:26n'est pas
00:50:27n'est pas défendu
00:50:30c'est à dire
00:50:30le moi est noyé
00:50:31dans le nous
00:50:32c'est quelque chose
00:50:33de très
00:50:33et d'ailleurs
00:50:34c'est pour ça
00:50:34que la souffrance
00:50:35est atroce
00:50:36de ces apostas
00:50:37qui décident
00:50:37de claquer la porte
00:50:39c'est aussi
00:50:40ils se trouvent
00:50:41et ils se disent
00:50:42ils ont un conflit
00:50:44de loyauté atroce
00:50:45ils ont l'impression
00:50:46qu'ils ont
00:50:47trahi la humain
00:50:49etc
00:50:50donc
00:50:50c'est ça
00:50:52la dangerosité
00:50:53ce n'est pas
00:50:54une religion
00:50:54la problématique
00:50:56est là
00:50:56c'est une culture
00:50:57c'est un vivre ensemble
00:50:59c'est une identité
00:51:00qu'est-ce que vous entendez
00:51:01par identité ?
00:51:02c'est-à-dire en fait
00:51:03l'identité musulmane
00:51:05est supranationale
00:51:07on va vous dire
00:51:07je suis musulman
00:51:08avant de dire
00:51:09je suis algérien
00:51:10ou je suis syrien
00:51:11il y a quelque chose
00:51:12comme ça
00:51:12d'une humain
00:51:13finalement
00:51:14très intéressant
00:51:16parce que lorsqu'on le voit
00:51:18dans les sondages
00:51:18il a cité aussi
00:51:19tout à l'heure
00:51:20lorsque d'autres le disent
00:51:21on critique
00:51:22alors que
00:51:23vous témoignez effectivement
00:51:25de cette véracité
00:51:26comment naît le courage
00:51:27Sonia Zadik
00:51:29de quitter nos religions
00:51:30quand tout semble l'interdire ?
00:51:32et vous dites
00:51:32ils ont décidé
00:51:33de sortir de l'islam
00:51:34au péril de leur vie
00:51:35comment naît ce courage ?
00:51:37sur les 247 témoignages
00:51:42que j'ai recueillis
00:51:43ce qui revient
00:51:45c'est
00:51:45j'ai lu le Coran
00:51:47alors je vais revenir là-dessus
00:51:48où j'ai pensé
00:51:49en fait
00:51:49il y a quelque chose
00:51:50de l'ordre de la pensée
00:51:51qui se met en route
00:51:52et là
00:51:53ils voient
00:51:54et du coup ils sortent
00:51:55mais une sortie
00:51:56qui est longue
00:51:57qui est très laborieuse
00:51:59qui met en cause
00:52:02leur santé psychique
00:52:03il y a énormément
00:52:04de décompensations
00:52:06psychotiques
00:52:08dépressives
00:52:09anxieuses
00:52:10etc
00:52:10et à la fin du livre
00:52:12j'en appelle
00:52:13justement
00:52:14au public
00:52:15de considérer cela
00:52:17comme une problématique
00:52:18de santé publique
00:52:20ce sont des personnes
00:52:21qui ne vont pas bien
00:52:21qui ne vont pas bien
00:52:23du tout
00:52:23du tout quoi
00:52:24parce que
00:52:25quand vous sortez
00:52:26vous êtes un traître
00:52:29vous êtes un
00:52:29vous êtes
00:52:31tous les collibés
00:52:32et vous êtes aussi
00:52:36ostracisé
00:52:36par votre propre famille
00:52:37il y a certains apostats
00:52:39qui m'ont dit
00:52:40c'est écrit dans le livre
00:52:41ma mère
00:52:42aime la humain
00:52:44plus qu'elle n'aime
00:52:44son fils
00:52:45ou sa fille
00:52:45voilà
00:52:47est-ce que vous avez été
00:52:48surprise
00:52:49chère Sonia Zadig
00:52:51par le
00:52:51le silence
00:52:53ou la peur
00:52:54qui entoure encore
00:52:55ces questions
00:52:56ces questions de l'apostasie
00:52:57parce que
00:52:57dans cette émission
00:52:58nous on a déjà reçu
00:52:59des apostats
00:53:00je sais
00:53:00mais vous savez
00:53:02à chaque fois
00:53:03c'était leur première télé
00:53:04vous avez été surprise
00:53:07par ce silence médiatique
00:53:08alors c'est ce qui m'a poussé
00:53:09à écrire
00:53:10c'est ce qui m'a poussé
00:53:11cette passion radicale
00:53:12de la liberté
00:53:12c'est celle-là
00:53:13c'est-à-dire de dire
00:53:14mais comment se fait-il
00:53:15que la démocratie
00:53:16aujourd'hui
00:53:17a peur
00:53:18pourquoi elle chavire
00:53:19pourquoi ce silence
00:53:20et finalement
00:53:21on est silencieux
00:53:22parce que
00:53:23on n'a plus le droit
00:53:24c'est devenu tabou
00:53:25de parler de religion
00:53:26ou de non-religion
00:53:27il y a une assignation
00:53:30à résidence
00:53:30de part et d'autre
00:53:31et d'ailleurs
00:53:32je conteste ça
00:53:33dans le livre
00:53:34où je dis
00:53:34on a le droit
00:53:35d'être arabe
00:53:37maghrébin
00:53:38et de ne pas
00:53:38être musulman
00:53:39or ce n'est pas possible
00:53:41vous êtes assigné
00:53:42des deux côtés
00:53:43de l'autre côté
00:53:44c'est votre identité
00:53:45première
00:53:45et en France
00:53:47on vous remet
00:53:49dans cette
00:53:49dans cette identité-là
00:53:51voilà
00:53:52j'aime bien
00:53:54parce que vous dites
00:53:55au tout début
00:53:56que c'est déjà
00:53:59ici un acte éthique
00:53:59il y a des personnes
00:54:00qui souffrent
00:54:00pour revenir un peu
00:54:01sur la souffrance
00:54:02qui souffrent
00:54:02de n'avoir trouvé
00:54:03aucune écoute
00:54:04possible
00:54:05dans leur espace
00:54:06identitaire
00:54:07celui de l'islam
00:54:08où elles sont nées
00:54:09elles ont grandi
00:54:10leur souffrance
00:54:10est telle
00:54:11qu'elles ont décidé
00:54:12d'en sortir
00:54:12de rejeter explicitement
00:54:14leur islam
00:54:15d'origine
00:54:16je voulais souligner
00:54:17la souffrance
00:54:18la souffrance
00:54:19que vous évoquez
00:54:19dans le livre
00:54:20en rencontrant
00:54:21ces témoins forts
00:54:22toutes ces personnes
00:54:23que vous avez rencontrées
00:54:24ces témoins forts
00:54:25ces témoins rares
00:54:26exceptionnels
00:54:27qu'est-ce qu'il a
00:54:28le plus bouleversé ?
00:54:30je crois que c'est cette
00:54:31femme que je rencontre
00:54:34c'est le premier
00:54:35témoignage
00:54:36dans le livre
00:54:37voilà
00:54:37je la rencontre
00:54:40d'une manière
00:54:41tout à fait clandestine
00:54:42elle arrive
00:54:42elle est complètement
00:54:43habillée en noir
00:54:44et je l'invite
00:54:45à boire un café
00:54:46avec moi
00:54:47pardon
00:54:48pourquoi vous dites
00:54:49tout à fait clandestine ?
00:54:51clandestinement
00:54:51c'est-à-dire que
00:54:52ses frères
00:54:53ses enfants
00:54:54sont salafistes
00:54:55et elle a très très très
00:54:56vous voyez
00:54:58ce qui est intéressant
00:54:59à savoir
00:54:59c'est que les apostas
00:55:01se reproduisent
00:55:03sur une scène
00:55:03tout à fait virtuelle
00:55:05vous n'allez pas
00:55:06les rencontrer
00:55:06vous en avez rencontré
00:55:07bien entendu
00:55:07deux ou trois
00:55:08mais ils sont cachés
00:55:10pour la plupart
00:55:12ils cachent leur apostasie
00:55:13à leurs parents
00:55:13d'abord les apostas
00:55:15en tout cas le cercle
00:55:15des apostas
00:55:16c'est des personnes
00:55:17extrêmement jeunes
00:55:17de 20 à 25 ans
00:55:19qui sont encore
00:55:20dépendants financièrement
00:55:21de leur famille
00:55:21et qui font semblant
00:55:23encore de croire
00:55:25alors parlez-moi
00:55:25de cette femme
00:55:26cette femme
00:55:27donc je la rencontre
00:55:28elle m'écrit
00:55:30un mail
00:55:31qui est écrit
00:55:32qui est décrit
00:55:33
00:55:34en me disant
00:55:34je veux vous rencontrer
00:55:35je veux vous rencontrer
00:55:36donc je la vois
00:55:37j'ai eu un peu peur
00:55:38aussi parce que
00:55:39vous savez
00:55:39c'est tout à fait
00:55:40possible de dire
00:55:42vous êtes en train
00:55:42de faire une enquête
00:55:43je viens
00:55:43et puis bon bref
00:55:44il y avait un danger
00:55:45je l'ai pris quand même
00:55:47j'ai pris
00:55:47j'ai posé un acte
00:55:49de confiance
00:55:49et j'y suis allée
00:55:50et donc elle était
00:55:52complètement vêtue
00:55:53de noir
00:55:53et elle enlève
00:55:55ce voile
00:55:56devant la brasserie
00:55:57et elle avait 40 ans
00:55:58et c'est la première fois
00:55:59de sa vie
00:56:00qu'elle rentre dans une brasserie
00:56:02vraiment
00:56:02c'est son histoire
00:56:04et en fait
00:56:05je lui rends hommage
00:56:06ce soir
00:56:06j'espère qu'elle
00:56:07qu'elle regarde
00:56:08parce que
00:56:09elle dit
00:56:09c'est pas la dépression
00:56:10c'est pas les violences
00:56:11intrafamiliales
00:56:12c'est la pensée
00:56:13parce que je suis quelqu'un
00:56:14elle disait
00:56:15de scientifique
00:56:16et j'ai réfléchi
00:56:16et j'ai vu
00:56:17que
00:56:18à partir de la pensée
00:56:20quand on commence
00:56:20vraiment à réfléchir
00:56:21parce qu'il y a un empêchement
00:56:23de penser
00:56:23quand même
00:56:24on n'aura pas le temps
00:56:26de revenir là-dessus
00:56:27mais quand vous baignez
00:56:28dans un monde
00:56:30comme ça
00:56:30de tais-toi
00:56:32c'est la parole de Dieu
00:56:33c'est la parole révélée
00:56:34vous n'avez pas le droit
00:56:35de penser
00:56:35vous n'avez pas le droit
00:56:36ou alors
00:56:37c'est ce qu'on appelle
00:56:38le ouest-ouest
00:56:39du diable
00:56:40vous êtes complètement
00:56:42empêchés de penser
00:56:43vous ne pouvez pas
00:56:44penser le texte
00:56:45et ces personnes-là
00:56:46elle me dit
00:56:47dites
00:56:47dites
00:56:48que c'est pas la dépression
00:56:49c'est pas la violence
00:56:50c'est pas la misère
00:56:50c'est la pensée
00:56:51j'ai pensé
00:56:52et je suis sortie
00:56:53j'ai changé de logiciel
00:56:55comme ils disent
00:56:56voilà
00:56:57est-ce qu'on peut quitter
00:56:58l'islam
00:56:58sans quitter sa culture
00:56:59ses racines
00:57:01sa famille
00:57:02très très bonne question
00:57:02puisque je dis
00:57:04que l'islam
00:57:05à partir du moment
00:57:06où on le critique
00:57:07comme religion
00:57:08on n'a rien compris
00:57:09c'est quelque chose
00:57:11qui infiltre absolument
00:57:12toute la vie
00:57:13on vous dit
00:57:15comment vous habillez
00:57:16comment vous mariez
00:57:16comment parler à l'autre
00:57:18comment présenter
00:57:19vos condoléances
00:57:19etc
00:57:20et puis en tant que linguiste
00:57:21c'est aussi la langue
00:57:22quand vous avez baigné
00:57:24dans un
00:57:25quelque chose
00:57:26comme ça
00:57:27d'une jouissance
00:57:28je vais utiliser ce terme
00:57:29psychanalytique
00:57:30du Coran
00:57:32vous ne pouvez pas
00:57:34la penser
00:57:35quand vous avez
00:57:36baigné aussi
00:57:37dans la terreur
00:57:38parce qu'il y a
00:57:38beaucoup de terreur
00:57:39attention
00:57:39je veux dire
00:57:42voilà
00:57:42l'enfer
00:57:43je vous passe
00:57:44c'est très très compliqué
00:57:46de s'en sortir
00:57:47en revanche
00:57:48c'est possible
00:57:50et c'est le souhait
00:57:52vraiment
00:57:52que je forme
00:57:53c'est de sortir
00:57:54du cercle des apostas
00:57:55et de sortir
00:57:57de cette
00:57:57de cette apostasie
00:57:58qui n'est rien d'autre
00:57:59qu'un statut juridique
00:58:00qui vous condamne
00:58:02de facto
00:58:03à la mort
00:58:03vous avez trois jours
00:58:05pour revenir
00:58:05à l'islam
00:58:06et sinon
00:58:06vous êtes condamné à mort
00:58:07bon
00:58:08j'espère quand même
00:58:10qu'ils vont se
00:58:11comment vous dire
00:58:13ils en appellent à la France
00:58:14ils en appellent à l'état
00:58:16pour les protéger
00:58:16pour les accueillir
00:58:18parce que
00:58:19voilà
00:58:19alors
00:58:20pardon
00:58:21terminé pardon
00:58:22voilà
00:58:22et j'espère pour eux
00:58:24qu'en effet
00:58:25ils peuvent petit à petit
00:58:26peut-être s'identifier
00:58:27à la France
00:58:28s'identifier
00:58:29aux valeurs républicaines
00:58:30et
00:58:31justement
00:58:32ils en appellent à la France
00:58:34et au tout début
00:58:34vous avez parlé de
00:58:35cette France
00:58:35qui est définie même
00:58:37par le mot liberté
00:58:38est-ce que vous diriez
00:58:39que la république française
00:58:41en France
00:58:41protège aujourd'hui
00:58:42vraiment
00:58:43la liberté de conscience
00:58:44non
00:58:44elle ne protège pas
00:58:47la liberté de conscience
00:58:48elle est
00:58:48elle est frileuse
00:58:50on a peur
00:58:50de dire les choses
00:58:51aujourd'hui
00:58:52il n'y a pas
00:58:53je pense qu'il n'y a pas
00:58:54de liberté d'expression
00:58:55franchement
00:58:56parce que de toute façon
00:58:57tout de suite
00:58:58il n'y a pas de liberté d'expression
00:58:59il n'y a pas de liberté d'expression
00:59:00je ne pense pas
00:59:00je pense que moi
00:59:01à partir du moment où je dis
00:59:03qu'il y a un problème
00:59:03avec l'islam
00:59:05il y a un problème
00:59:05de missibilité
00:59:06dans notre culture occidentale
00:59:08il y a un problème identitaire
00:59:09en France
00:59:10il y a un récit commun
00:59:11qu'on n'arrive pas à avoir
00:59:13on ne peut pas rêver ensemble
00:59:14comment voulez-vous
00:59:16c'est pour ça qu'il y a des conversions
00:59:17à l'islam
00:59:18c'est pas l'islam
00:59:19qui serait une religion
00:59:19extrêmement intéressante
00:59:20et les gens y vont
00:59:21les gens
00:59:22aujourd'hui
00:59:23moi je suis psychanalyste
00:59:24et je le vois dans mon propre cabinet
00:59:26les gens ne savent pas
00:59:27qui ils sont
00:59:27il y a quelque chose
00:59:28d'un virage
00:59:29quand même
00:59:30anthropologique
00:59:30et civilisationnel
00:59:31et puis l'islam
00:59:33se présente
00:59:33comme un vademekom
00:59:35un contrat
00:59:36et social
00:59:37et familial
00:59:38et tout ce que vous voulez
00:59:39c'est un habit
00:59:41que vous mettez
00:59:42et ça vous empêche
00:59:43de penser
00:59:44ça vous empêche
00:59:44d'être
00:59:45d'exister
00:59:45de vous subjectiver
00:59:47d'être un sujet
00:59:48votre livre est passionnant
00:59:49un livre vraiment puissant
00:59:50sorti chez Fayard
00:59:52les enfants perdus
00:59:53de la république
00:59:53qui sort aujourd'hui
00:59:54est-ce que vous avez peur
00:59:55vous Sonia Zadig
00:59:56vous aussi
00:59:57en recueillant
00:59:58ces paroles interdites
00:59:59alors
00:59:59j'ai peur
01:00:02d'être tout de suite
01:00:04silenciée
01:00:05par le fait
01:00:07qu'on me dise
01:00:08elle est d'extrême droite
01:00:09elle est facho
01:00:09elle est ceci
01:00:10cela
01:00:11vous voyez
01:00:11on pense en binarité
01:00:14aujourd'hui
01:00:15c'est vous êtes ceci
01:00:16et vous êtes cela
01:00:16on vous oblige
01:00:17à penser en binarité
01:00:19or moi
01:00:19ce n'est pas un brûleau
01:00:21contre l'islam
01:00:21mon livre
01:00:21c'est justement
01:00:24un pont que je jette
01:00:26pour la liberté d'expression
01:00:27un pont que je jette
01:00:28pour dire
01:00:29nous sommes tous
01:00:30les enfants de la république
01:00:32pourquoi certains
01:00:32seraient
01:00:34les enfants adoptifs
01:00:35seraient moins légitimes
01:00:36que d'autres
01:00:36c'est un peu
01:00:37orwell
01:00:38certains animaux
01:00:39sont moins égaux
01:00:40que d'autres
01:00:40mais je serais toujours
01:00:44assignée à résidence
01:00:45assignée à dire
01:00:46voilà
01:00:47vous êtes ceci
01:00:48vous êtes cela
01:00:48c'est ça qui me fait peur
01:00:50c'est qu'on réduise
01:00:51ma pensée
01:00:52qui est très nuancée
01:00:53dans ce livre
01:00:54à quelque chose
01:00:55de radical
01:00:55je sais que
01:00:57Marc
01:00:59je vois qu'il boit vos paroles
01:01:00je lui laisse poser une question
01:01:01si vous permettez
01:01:02peut-être à la dernière question
01:01:03ensuite on passe à la première
01:01:04je vous autorise
01:01:05en l'occurrence
01:01:07vous rejoignez
01:01:08Boilem Sansan
01:01:09je rejoins absolument
01:01:10c'est pour ça que le livre
01:01:11lui est dédié
01:01:12c'est à dire qu'on a pris
01:01:12les armes
01:01:13avec notre plume
01:01:14voilà
01:01:14et c'est une plume
01:01:16qui a connu je dirais
01:01:17son activisme
01:01:19par un vécu
01:01:20exactement
01:01:21aussi
01:01:21ça vient de l'intérieur
01:01:23en fait on connaît
01:01:24de l'intérieur
01:01:24moi je connais cette musique
01:01:25je la connais
01:01:26cette jouissance là
01:01:27je la connais
01:01:27je parle d'une anecdote
01:01:29pour rentrer dans le cercle
01:01:30des apostas
01:01:31j'ai passé deux années
01:01:32à faire cette enquête
01:01:33ils ont trouvé
01:01:34une trouvaille
01:01:36il faut dire là
01:01:36parce que
01:01:37rentrer dans l'islam
01:01:38c'est un mot
01:01:39c'est du langage
01:01:41et finalement
01:01:42il faut dire la shahada
01:01:42en fait quand vous rentrez
01:01:43dans le cercle
01:01:44il faut dire la shahada
01:01:45à l'envers
01:01:45moi j'ai jamais été musulmane
01:01:47jamais cru
01:01:48bon
01:01:49pour des raisons
01:01:51très complexes
01:01:51mais
01:01:52on m'a dit
01:01:53de dire la shahada
01:01:53de dire que
01:01:54Dieu n'existe pas
01:01:55et que le prophète
01:01:56n'est pas
01:01:56voilà
01:01:57et ben
01:01:58ça m'a angoissé
01:01:59et je me suis dit
01:02:00aïe
01:02:01c'est intéressant
01:02:02aïe
01:02:03pourquoi donc
01:02:04très intéressant
01:02:05dernière question
01:02:06peut-être en 10 secondes
01:02:08j'aurais aimé vous garder longtemps
01:02:09mais
01:02:09quel message
01:02:10vous aimeriez
01:02:10que votre livre
01:02:11fasse passer
01:02:12à ceux qui hésitent encore
01:02:13à parler
01:02:14aux apostas
01:02:18vous voulez dire
01:02:18aux apostas
01:02:19oui oui
01:02:19j'aimerais tellement
01:02:22qu'ils croient tous
01:02:23à la promesse républicaine
01:02:24mais existe-t-elle encore
01:02:26j'en appelle plutôt
01:02:27à la république
01:02:28j'en appelle plutôt
01:02:29à la france
01:02:29les apostas
01:02:32et bien sûr
01:02:33qu'ils parleront
01:02:33bien sûr
01:02:34qu'ils rejoindront
01:02:34la démocratie
01:02:36les rives de la liberté
01:02:36mais
01:02:38est-ce possible
01:02:40Sonia Zadig
01:02:43les enfants ont perdu
01:02:44la république
01:02:44ils ont décidé
01:02:45de sortir
01:02:46de l'islam
01:02:47au péril
01:02:48de leur vie
01:02:48restez avec nous
01:02:49pour la dernière chronique
01:02:50de Mathieu Bocoté
01:02:51je suis sûr
01:02:51qu'elle vous intéressera aussi
01:02:52France Info ce matin
01:02:53nous mettait en garde
01:02:54pour la prochaine présidentielle
01:02:56Mathieu contre la désinformation russe
01:02:58pourtant France Info
01:02:59ne s'est-elle pas rendue coupable
01:03:01de désinformation
01:03:02elle-même
01:03:02ces derniers jours
01:03:03alors c'était un éditorial
01:03:04passionnant
01:03:05sur France Info ce matin
01:03:06c'était ce qu'on proposait
01:03:07la séquence des coquinous du jour
01:03:09on nous prend délicieusement
01:03:11pour des imbéciles
01:03:12et on est censé croire
01:03:13qu'on est devant des gens sérieux
01:03:14alors on nous dit
01:03:16le Kremlin
01:03:17de cela je ne doute pas
01:03:18mène une campagne
01:03:19de désinformation en Occident
01:03:21j'entends
01:03:21c'est probablement pas faux
01:03:22même c'est assurément certain
01:03:23mais de quelle manière
01:03:25on nous présente la chose
01:03:25on nous dit
01:03:26le Kremlin veut nous désinformer
01:03:28et quatre critères
01:03:30permettent d'identifier
01:03:31la désinformation russe
01:03:32le premier
01:03:33il s'agit
01:03:34d'une propagande
01:03:35qui veut déstabiliser
01:03:36la société
01:03:37peut-être
01:03:38mais tout de suite
01:03:39je pose la question
01:03:40est-ce qu'on a vraiment besoin
01:03:41de la propagande du Kremlin
01:03:42aujourd'hui
01:03:42pour constater que la France
01:03:44et les autres sociétés occidentales
01:03:45sont profondément déstabilisées
01:03:47de l'intérieur
01:03:48on n'a quand même pas attendu
01:03:49Vladimir Poutine
01:03:50pour aller mal
01:03:50si je peux me permettre
01:03:51deuxième élément
01:03:53on nous dit
01:03:53c'est une propagande
01:03:54qui a pour vocation
01:03:55d'alimenter la colère
01:03:57donc on comprend
01:03:58que si les français
01:03:58sont en colère aujourd'hui
01:03:59ce n'est pas parce qu'ils sont submergés
01:04:01ce n'est pas parce qu'il y a de l'insécurité
01:04:03ce n'est pas parce qu'ils ont
01:04:04des finances publiques
01:04:05complètement ruinées
01:04:06ce n'est pas parce que
01:04:06leur pouvoir d'achat s'effondre
01:04:08ce n'est pas parce qu'ils sont
01:04:09de moins en moins en France
01:04:10en France
01:04:10c'est parce que Vladimir
01:04:12organise les choses à Moscou
01:04:14on nous dit
01:04:15qu'il s'agit aussi
01:04:16d'une propagande
01:04:17qui vise à fragiliser
01:04:18les pouvoirs en place
01:04:19donc sachez que
01:04:20si les français retirent
01:04:21de plus en plus leur confiance
01:04:22à la caste politique en place
01:04:24ce n'est pas parce qu'elle a été
01:04:25en dessous de tout
01:04:26ce n'est pas parce qu'elle n'a tenu
01:04:27aucune promesse
01:04:28ce n'est pas parce qu'elle n'est pas
01:04:29capable de gouverner
01:04:30ce n'est pas parce qu'elle n'a pas été
01:04:31capable de protéger les frontières
01:04:32c'est parce qu'encore une fois
01:04:34les enfants du KGB
01:04:36à Moscou
01:04:37fragiliseraient
01:04:38les pouvoirs en place ici
01:04:39et dernier élément
01:04:41cette propagande
01:04:42voudrait démontrer
01:04:42que le modèle occidental
01:04:44est problématique
01:04:45ça va de soi qu'il va bien
01:04:46on le constate aujourd'hui
01:04:47nos sociétés vont tellement bien
01:04:48on avait besoin de Moscou
01:04:50pour penser qu'on ne va pas bien
01:04:51qu'est-ce que je retiens
01:04:53de cet éditorial
01:04:54qui est intéressant
01:04:55la journaliste nous dit
01:04:56vous savez
01:04:57si l'Union Européenne
01:04:59qui est consciente de cela
01:05:00veut créer un bouclier
01:05:01démocratique de l'Union Européenne
01:05:03pour défendre
01:05:03les valeurs démocratiques
01:05:04contre la propagande
01:05:06de Moscou
01:05:07ça qu'on peut répondre
01:05:08et qu'est-ce qu'il nous dit
01:05:09qu'est-ce qu'on doit faire pour ça
01:05:09surprise
01:05:10financer comme jamais
01:05:12le service public
01:05:13qui serait le garant
01:05:14d'une information
01:05:15fiable
01:05:16d'une information saine
01:05:17d'une information
01:05:18sans opinion
01:05:19donc plus de médias fiables
01:05:21et les médias fiables
01:05:22c'est France Info
01:05:23notamment
01:05:24derrière elle nous le dit
01:05:25c'est ce que nous cherchons
01:05:26à faire nous
01:05:26à servir la démocratie
01:05:27sous texte
01:05:28pas comme ces chaînes d'info
01:05:29qui sont des chaînes d'opinion
01:05:30nous disent-ils
01:05:31je retiens une chose
01:05:33pour l'instant
01:05:33soyez certain d'une chose
01:05:35si en 2027
01:05:36le camp des pas gentils
01:05:38l'emporte
01:05:38globalement
01:05:39à l'extérieur
01:05:40du bloc central
01:05:41les extrêmes
01:05:42si les extrêmes l'emportent
01:05:43soyez assurés
01:05:44qu'on va nous dire
01:05:45que c'est à cause
01:05:46de cette propagande russe
01:05:47qui est à l'origine de tout
01:05:49et quand on pense
01:05:49à la jurisprudence
01:05:50c'est pas la première fois
01:05:51que vous le dites
01:05:51ah c'est moi qu'on puisse
01:05:52et on va le dire
01:05:53le plus haut
01:05:53et en général
01:05:53sur le visite
01:05:54ça se voit
01:05:55il suffit
01:05:56de leur faire confiance
01:05:57jurisprudence
01:05:59Budapest
01:05:59Bucarest
01:06:00pardon
01:06:01quand le résultat
01:06:02de l'élection
01:06:02déplaît
01:06:03on peut l'annuler
01:06:04surtout si on explique
01:06:04que c'est organisé
01:06:05par une puissance étrangère
01:06:06suivez mon regard
01:06:07la Russie
01:06:07j'entendais cela ce matin
01:06:09je me disais
01:06:09France Info
01:06:10nous dit
01:06:10nous allons défendre
01:06:11la démocratie
01:06:12la liberté
01:06:12et la vérité
01:06:14de l'information
01:06:14et je me suis permis
01:06:15de rire un peu
01:06:16on a ainsi parlé
01:06:18d'un sondage
01:06:18dont la présentation
01:06:19déformait les résultats
01:06:20de quoi parlions-nous
01:06:21Mathieu
01:06:22ah c'est un sondage
01:06:23j'invite les gens
01:06:23à regarder sur les réseaux sociaux
01:06:24ou peut-être
01:06:24est-ce qu'on l'a aujourd'hui
01:06:25c'est un sondage
01:06:26qui présentait
01:06:27des chiffres
01:06:28pour la présidentielle
01:06:29de 2027
01:06:30on va les voir
01:06:31ah ben très bien
01:06:32donc vous regardez
01:06:33les chiffres
01:06:33les chiffres sont exacts
01:06:34mais la représentation
01:06:36graphique des chiffres
01:06:37relève de la propagande
01:06:38la plus grossière
01:06:39la plus gênante
01:06:41regardez par exemple
01:06:41Zemmour fait 6%
01:06:43Xavier Bertrand
01:06:44fait 5,5%
01:06:45mais Xavier Bertrand
01:06:45est plus élevé que Zemmour
01:06:46c'est quand même drôle
01:06:47quant à
01:06:48regardez chacun d'entre eux
01:06:49c'est exceptionnel
01:06:50donc vous êtes plus petit
01:06:52oui François Hollande
01:06:53un est plus grand
01:06:53l'autre est plus petit
01:06:54mais sur la photo
01:06:55c'est l'inverse
01:06:56bon
01:06:56alors à un moment donné
01:06:57tout le monde constate
01:06:58que nous sommes devant
01:06:59une opération
01:07:00de déformation du réel
01:07:02alors voilà comment
01:07:03France Info s'excuse
01:07:04parce que pris la main
01:07:04dans le sac
01:07:05il faut s'excuser
01:07:06je cite
01:07:07un graphique diffusé hier soir
01:07:08sur l'antenne de France Info TV
01:07:09présentait une grossière erreur
01:07:11d'échelle
01:07:12en effet mes enfants
01:07:12les chiffres du sondage
01:07:14en question sont corrects
01:07:15mais l'échelle du graphique
01:07:16n'est pas la bonne
01:07:16il s'agit évidemment
01:07:18d'une erreur humaine
01:07:20sans aucune intention
01:07:21de manipulation éditoriale
01:07:22certes
01:07:23de la part de nos équipes
01:07:24assurément
01:07:24à tous nos téléspectateurs
01:07:26nous présentons
01:07:28nos excuses
01:07:29alors une question
01:07:29soit ils sont absolument
01:07:31incompétents
01:07:31c'est possible
01:07:32soit ils sont absolument
01:07:33malhonnêtes
01:07:34c'est possible
01:07:35de mon point de vue
01:07:36j'ai surtout l'impression
01:07:36qu'ils se sont fait prendre
01:07:37la main dans le sac
01:07:37et disent
01:07:38c'est pas de ma faute
01:07:39c'est de la faute ou pas bon
01:07:39au final on est devant
01:07:41un exemple de désinformation
01:07:42comme il y en a eu
01:07:43sur la BBC récemment
01:07:44le service public
01:07:45de temps en temps
01:07:45désinformerait consciemment
01:07:47merci beaucoup
01:07:49mon cher Mathieu Noma
01:07:50qui est pas ce soir
01:07:51sur CNews
01:07:51l'édition spéciale
01:07:52entièrement consacrée
01:07:53à l'insécurité
01:07:54avec Gauthier Le Bret
01:07:55avec des témoins
01:07:56des politiques autour
01:07:57de la question
01:07:59de l'insécurité
01:08:00de 21h à minuit
01:08:01merci infiniment
01:08:03à Sonia Zadig
01:08:04d'avoir été avec nous
01:08:05ce soir
01:08:06je reçois plein de messages
01:08:07où on me dit
01:08:07il faut l'inviter
01:08:08tous les soirs
01:08:08si vous voulez
01:08:09on va mettre une chaise
01:08:10supplémentaire
01:08:11avec grand plaisir
01:08:12demain
01:08:13ne ratez pas
01:08:14face à l'info
01:08:15en exclusivité
01:08:16la mère de Matisse
01:08:17Laetitia
01:08:18a décidé de se déplacer
01:08:19et de venir
01:08:20sur notre plateau
01:08:21pour témoigner
01:08:22de la réalité
01:08:23d'être victime
01:08:25des refus
01:08:26d'obtempérer
01:08:27excellent titre de programme
01:08:28l'heure des produits
01:08:28Pascal Praud
01:08:29qui
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