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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00A 19h, envie de vous retrouver ce soir pour Face à l'Info.
00:00:04Au sommaire ce soir, pas de démonstration de force, pas de raz-de-marée.
00:00:08Malgré l'union syndicale aujourd'hui, 500 000 personnes étaient dans les rues,
00:00:13selon le ministère de l'Intérieur.
00:00:15Des revendications multiples, des casseurs et des affrontements avec les forces de l'ordre.
00:00:20Question ce soir, comment la gauche radicale s'est-elle emparée de la rue
00:00:24et quelle conception du peuple l'anime ?
00:00:27L'édito de Mathieu Bocoté, avec qui on commence ce soir pour information.
00:00:31Des journalistes de CNews ont été pris pour cible lors des manifestations aujourd'hui à Rennes et à Lyon.
00:00:37Ces incidents ont eu lieu sur le terrain le jour même
00:00:40où les présidentes de Radio France et France Télévisions ont publiquement critiqué CNews.
00:00:45Elles ont interpellé l'ARCOM dans une lettre publiée par le quotidien Le Monde
00:00:49en accusant CNews d'être une chaîne d'extrême droite.
00:00:52Pourquoi souligner le non-respect de la loi,
00:00:55c'est-à-dire le manque de neutralité du service public,
00:00:58avec l'argent des Français en pleine crise budgétaire,
00:01:02vaut-elle d'être insultée d'extrême droite ?
00:01:04L'analyse de Gabrielle Cruzel.
00:01:07Un discours violent produit,
00:01:09des actions violentes a déclaré Bruno Retailleau sur la haine anti-flics.
00:01:14Les policiers sont ciblés dans la rue,
00:01:16tabassés, frappés en manifestation aujourd'hui,
00:01:19mais également dans leur service au quotidien,
00:01:22même hors service et en civil.
00:01:24Après la libération de 4 des 5 agresseurs du policier de Tourcoing,
00:01:29le parquet de Lille a décidé de faire appel pour le cas de l'agresseur majeur
00:01:34afin que ce dernier retourne en détention provisoire.
00:01:37Gérald Darmanin avait affiché son mécontentement
00:01:40après la libération des agresseurs, le regard de Marc Meland.
00:01:43L'ultra-gauche casse en France, en toute impunité,
00:01:48mais pas aux Etats-Unis.
00:01:49Donald Trump a décidé de reconnaître les antifas
00:01:52comme organisation terroriste, une décision sans précédent.
00:01:56Le président américain qualifie les antifas
00:01:59de terrorisme intérieur de gauche.
00:02:01Il veut aussi s'en prendre à ceux qui les financent.
00:02:04Est-ce possible en France ?
00:02:05Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:02:07Quelle est la psychologie de l'ultra-gauche
00:02:10entre rituel, violence, fantasme révolutionnaire,
00:02:13une jeunesse européenne en quête d'appartenance et de confrontation,
00:02:16de désir de renverser l'ordre établi ?
00:02:19Qu'est-ce qui peut pousser l'ultra-gauche dans la rue ?
00:02:22Que cherche-t-elle dans la violence et l'affrontement
00:02:24avec les forces de l'ordre ?
00:02:26Analyse, décryptage, édito de Mathieu Bocoté.
00:02:29Et puis, notre invité ce soir, Anan Bakhioui,
00:02:32commissaire de police, secrétaire générale adjointe
00:02:35du syndicat des commissaires de police.
00:02:37Membre fondateur du Cercle 2,
00:02:39cercle de réflexion sur la sécurité.
00:02:42Question, quel est l'état d'esprit des policiers ?
00:02:45A-t-on une crise de l'autorité ?
00:02:47Le manque d'autorité entraîne-t-il une crise au sein de la police ?
00:02:50Pourquoi la peur des forces de l'ordre a-t-elle disparu ?
00:02:54Anan Bakhioui est notre invitée de Face à l'Info ce soir.
00:02:58Une heure avec nos mousquetaires pour tout ce dire et sans tabou.
00:03:01Et c'est parti !
00:03:07Édition spéciale ce soir, un œil sur le terrain.
00:03:18On garde un œil sur le terrain sur ce qui se passe et on fait également nos chroniques.
00:03:22Alors d'abord avec vous, Mathieu Bocoté.
00:03:24Il fut un temps où la rue était disputée par les différentes tendances politiques.
00:03:30Ce n'est plus le cas aujourd'hui, on l'a vu dans les manifestations du jour.
00:03:35La rue est dominée par la gauche et même par la gauche radicale, Mathieu.
00:03:40Alors, c'est une histoire qui, enfin, on pourrait l'écrire en...
00:03:45Si on a une très longue mémoire, on se rappellera que la rue n'a pas toujours été contrôlée par la gauche
00:03:50ni même par la gauche radicale.
00:03:52L'histoire de la rue en France, l'histoire de la foule parisienne.
00:03:55Je pense qu'à l'échelle du monde occidental, il y a un acteur à part entière qui s'appelle la foule parisienne.
00:04:01Mais la foule parisienne, c'est un acteur qui pouvait passer au fil des temps à gauche, à droite.
00:04:05L'épisode boulangiste, parmi tant d'autres, au 19e siècle, au 20e siècle.
00:04:09Ça s'affrontait assez le 6 février 1934, qui était un événement marqué par la droite plus radicale dans ce cas-là.
00:04:15Dans les années 60 même, 70, même si on venait jusque-là,
00:04:19les tendances de gauche radicale et de droite radicales s'affrontaient au quartier latin à coups de barre de fer et ainsi de suite.
00:04:23Et la rue n'appartenait pas nécessairement à quelqu'un en particulier.
00:04:27Mais il y a un basculement qui s'opère, franchement, à partir des années 70,
00:04:31qui devient presque définitif à ce moment.
00:04:33Et qu'est-ce qu'on voit?
00:04:35C'est que la droite déserte la rue en quelque sorte.
00:04:38La droite renonce à partir de là à occuper la rue de quelque manière que ce soit.
00:04:42Donc la gauche dit, parce que c'est toujours dans son état d'esprit,
00:04:45la gauche croit à la révolution, la gauche croit au peuple presque en armes,
00:04:49la gauche croit au peuple dans la rue, la gauche croit à l'insurrection,
00:04:51alors que la droite, de plus en plus, se replie sur une conception tranquille du peuple,
00:04:55sur une conception, c'est l'enracinement tranquille, c'est l'inertie.
00:04:59Le peuple, de temps en temps, on peut l'appeler par référendum,
00:05:02on peut le mobiliser par un chef,
00:05:04mais le peuple lui-même, à droite, préfère de l'économie, des affaires,
00:05:07plutôt qu'aller dans la rue sous le signe du militantisme.
00:05:09C'est ça.
00:05:09Bon, ça, c'est le principe, c'est la longue histoire.
00:05:12Plus, il ne faut pas oublier une chose, si je peux me permettre, dans les années 80-90,
00:05:16la gauche, de son côté, conserve son unité.
00:05:17Gauche radicale, gauche modérée, tous ces gens là se parlent.
00:05:20À droite, droite modérée, droite plus radicale, nationale,
00:05:24ne se parlent plus parce qu'on l'a frappé l'anathème.
00:05:27Par définition, les militants qui vont dans la rue,
00:05:28ce n'est pas exactement des notaires centristes.
00:05:30Les militants qui vont dans la rue, ce ne sont pas exactement des messieurs
00:05:33tout à fait calmes et correctement bedonnants
00:05:35qui vont dans la rue pour jouer à la Révolution
00:05:37avec une montre en gousset.
00:05:38Bon, ce n'est pas exactement comme ça que ça se passe.
00:05:40J'imagine, l'image.
00:05:42Non, non, c'est terrifiant, je me suis identifié, en fait.
00:05:45C'est la montre gousset qui manque.
00:05:46Donc, ça viendra.
00:05:48Mais de l'autre côté, donc, la droite dite dure,
00:05:50la droite nationale, elle, elle occupe encore la rue.
00:05:53Mais elle est refoulée dans les marges et condamnée par tout le monde.
00:05:56Donc, elle est stigmatisée.
00:05:57Les militants, ceux-ci, à l'époque, au Front national,
00:05:59aux différentes tendances comme ça, sont stigmatisés,
00:06:02violentés, souvent attaqués.
00:06:04Mais on les présente toujours comme les agresseurs,
00:06:06soit dit en passe.
00:06:07Alors, et le fait est que la gauche, aujourd'hui, occupe la rue.
00:06:09On s'est demandé, après Londres, rappelez-vous,
00:06:11on s'est demandé est-ce qu'une telle manifestation serait possible en France?
00:06:14Et la réponse est globalement non.
00:06:15De temps en temps, la droite bourgeoise manifeste pour l'école libre
00:06:18ou au moment de la manif pour tous.
00:06:21Mais globalement, elle rentre chez elle, tranquille,
00:06:23et s'excuse si elle a, comment dire, saboté la pelouse.
00:06:28Alors, une fois que c'est dit,
00:06:29une fois que c'est dit,
00:06:31il faut comprendre quelle conception du peuple à la gauche,
00:06:34c'est le peuple dans la rue.
00:06:35Pour la gauche, le peuple, c'est un mot vide.
00:06:38C'est un mot slogan.
00:06:39Ça ne réfère pas à une culture, une identité, une mémoire.
00:06:41Derrière le mot peuple,
00:06:42il faut entendre quelque chose d'autre à gauche.
00:06:44C'est le mot avant-garde.
00:06:45Et quelles sont les avant-gardes?
00:06:47Ce sont les catégories susceptibles
00:06:49de porter un élan révolutionnaire.
00:06:51Donc, qu'est-ce que ça veut dire?
00:06:52La gauche, au fil du temps,
00:06:53va nommer peuple le prolétariat,
00:06:56mais va vite renier le prolétariat
00:06:57quand le prolétariat ne l'embrassera pas.
00:06:59Il va nommer peuple les différentes minorités.
00:07:01Il va nommer peuple les différents groupes
00:07:02qui, d'une manière ou de l'autre,
00:07:03sont investis du rôle de faire la révolution.
00:07:05Et elle se donne toujours le beau rôle
00:07:08et elle se veut la force qui porte le peuple.
00:07:10C'est l'avant-garde militante.
00:07:12Donc, la gauche, dans son esprit,
00:07:13il y a le peuple qui ne manifeste pas,
00:07:15le peuple qui n'est pas en insurrection,
00:07:17le peuple qui n'est pas en colère,
00:07:18le peuple qui mène sa vie.
00:07:19C'est le faux peuple.
00:07:20Et le vrai peuple,
00:07:21ce sont ceux qui veulent aller contre le système
00:07:23porté par la gauche.
00:07:25Il fut autrement.
00:07:25Au temps de Lénine, c'était le parti.
00:07:27Aujourd'hui, c'est les différents mouvements sociaux.
00:07:29Donc, pour la gauche,
00:07:30il y a deux peuples.
00:07:31Il y a le peuple réel, dont on se fiche,
00:07:33et il y a le super peuple.
00:07:34Ça, c'est le super peuple,
00:07:35dont elle est la seule interprète légitime
00:07:37et qui est capable, ensuite,
00:07:38de faire la révolution si on le commande bien.
00:07:40Et pourquoi il y a autant la rue?
00:07:42Pourquoi la rue?
00:07:42Parce que la rue, ça permet à ce peuple
00:07:44de se rassembler physiquement,
00:07:46de ritualiser l'affrontement avec le pouvoir,
00:07:47de faire peur au pouvoir,
00:07:49de mobiliser le peuple
00:07:50pour faire en sorte que le super peuple de la gauche,
00:07:53pour que le pouvoir se dise
00:07:53on ne peut rien faire,
00:07:55ces gens-là sont dangereux,
00:07:56d'autant qu'ils ne contrôlent pas toujours leurs extrêmes.
00:07:58De ce point de vue, la gauche s'est occupée la rue
00:08:00pendant que la droite rentre dans ses jardins.
00:08:01– Alors, on a vu, je le disais en titre,
00:08:05que ce sont 500 000 manifestants
00:08:06selon le ministère de l'Intérieur.
00:08:08Aujourd'hui, un million selon les organisateurs.
00:08:11Bon, ce n'est pas beaucoup, finalement,
00:08:13parce qu'à cause de l'union syndicale,
00:08:16les syndicats, justement,
00:08:16sont assez peu représentatifs, Mathieu, des Français.
00:08:19Et pourtant, ils ont une forte capacité
00:08:21de mobilisation, en théorie.
00:08:22– 500 000, ce n'est pas rien non plus.
00:08:25Ce n'est pas immense, mais ce n'est pas insignifiant.
00:08:27Alors, qu'est-ce qui est intéressant là-dedans,
00:08:28c'est qu'imaginons que des organisations dites de droite
00:08:30veuillent rassembler 500 000 personnes dans la rue
00:08:32ou un million.
00:08:33Bonne chance, les amis.
00:08:34Mais la gauche est capable de mobiliser,
00:08:36en toutes circonstances, plusieurs dizaines de milliers,
00:08:38sinon plusieurs centaines de milliers de personnes
00:08:40pour les jeter dans la rue.
00:08:41Alors, quelle est la force des syndicats?
00:08:43C'est qu'ils sont assez peu représentatifs
00:08:45des travailleurs français, il ne faut pas l'oublier.
00:08:47C'est qu'ils ont compris une chose,
00:08:48à défaut de contrôler l'État,
00:08:49il faut contrôler la société.
00:08:51Et qu'est-ce que ça veut dire, contrôler la société?
00:08:52Ça veut dire contrôler l'outil de travail.
00:08:54Et qu'est-ce que ça veut dire,
00:08:55contrôler l'outil de travail?
00:08:56Ça veut dire avoir la capacité de temps en temps
00:08:58et quelquefois à grande échelle
00:09:00de paralyser la société en empêchant
00:09:02l'honnête travailleur d'aller travailler
00:09:04s'il le souhaite.
00:09:05Donc, il faut être capable de paralyser la société,
00:09:07il faut être capable de la bloquer,
00:09:09il faut être capable de l'entraver,
00:09:11de l'empêcher.
00:09:12Et ça, c'est de là l'importance
00:09:13que donne la gauche aux syndicats.
00:09:14Je ne suis pas dit, c'est en passant.
00:09:15Bloquer les transports, assez souvent,
00:09:17c'est presque une tradition française.
00:09:18Bloquer les villes s'il le faut.
00:09:20Étouffer toute forme de révolte libérale,
00:09:22on l'a vu avec la conversion des Nicolas qui payent,
00:09:24qui se sont convertis en, s'il vous plaît,
00:09:26taxe Zuckman.
00:09:27Donc, on est dans une étrange séquence,
00:09:29en quelque sorte,
00:09:30où les syndicats qui ne sont plus représentatifs
00:09:32contrôlent néanmoins suffisamment la société
00:09:35pour être capables d'empêcher,
00:09:37je dirais, d'empêcher les réformes libérales,
00:09:40et je dirais presque de se substituer au peuple
00:09:42qui, quelquefois, s'exprime de mille et de manières.
00:09:44Donc, ils contrôlent les comités d'entreprise,
00:09:46les SDJ, c'est toujours drôle,
00:09:48dans la presse, les SDJ, normalement,
00:09:50les sociétés des rédacteurs,
00:09:51les sociétés des journalistes,
00:09:52c'est normalement le comité d'extrême-gauche
00:09:54au nom des journalistes
00:09:55sans en avoir véritablement le mandat.
00:09:56Ça, c'est assez drôle, cela dit.
00:09:58Il y a les différentes associations
00:09:59qui prétendent se réclamer des droits,
00:10:00et au final, au final,
00:10:02eh bien, toujours autour de deux slogans
00:10:03lorsque la gauche se rassemble dans la rue,
00:10:04stop au fascisme,
00:10:06dans son esprit, le fascisme,
00:10:06c'est tout ce qui va à droite du centre-gauche,
00:10:08et taxer les riches, taxer les riches, taxer les riches,
00:10:11parce qu'apparemment, 200 familles
00:10:12confisqueraient les richesses du pays.
00:10:14Il faudrait simplement les dévaliser
00:10:15pour être capable de créer une société égalitaire.
00:10:17À vous entendre, Mathieu, finalement,
00:10:18est-ce que le vrai pouvoir est dans la rue?
00:10:20Oui et non.
00:10:22Oui, pourquoi?
00:10:23Parce que quand vous avez la capacité
00:10:25de bloquer toutes les réformes...
00:10:26Un gouvernement libéral en France,
00:10:27une tâcheur française arriverait,
00:10:29eh bien, elle serait bloquée,
00:10:30Paris serait paralysée,
00:10:31les grandes villes seraient paralysées.
00:10:32Un gouvernement qui voudrait couper
00:10:34dans les services publics,
00:10:35disant qu'on n'en a plus les moyens.
00:10:36Paralysé, paralysé, bloqué.
00:10:37Donc, la rue est un véritable pouvoir.
00:10:40C'est le pouvoir de la foule,
00:10:41c'est le pouvoir de la rue,
00:10:42d'autant qu'elle présente toujours
00:10:43sa propre violence quand ça dérape
00:10:44sur le mode de...
00:10:45C'est l'autodéfense,
00:10:47l'autodéfense sociale
00:10:48contre la casse sociale.
00:10:49Mais quand la gauche est au pouvoir,
00:10:51elle est liée pour vrai,
00:10:52un instant, là,
00:10:52le pouvoir change de place.
00:10:54Elle contrôle l'État,
00:10:55elle cherche à illégaliser,
00:10:57à interdire ses adversaires,
00:10:59elle étend le domaine
00:11:00de la répression des discours
00:11:01qui lui déplaisent,
00:11:02elle multiplie les administrations
00:11:04pour placer ses amis,
00:11:05pour faire en sorte que le jour
00:11:06où elle perd le pouvoir,
00:11:07elle contrôle encore l'administration.
00:11:09Elle cherche aussi,
00:11:10et c'est pas un détail,
00:11:11c'est toujours le même thème,
00:11:11rappelez-vous au moment du NFP
00:11:13et avant ça, la NUPES,
00:11:14elle nous dit,
00:11:15c'est la rupture irréversible.
00:11:16Le jour où on prend le pouvoir,
00:11:18on fait des réformes
00:11:19sur lesquelles
00:11:20nous ne pourrons pas
00:11:21revenir demain.
00:11:22Le jour où nous prenons le pouvoir,
00:11:24on chante,
00:11:25on crée une dynamique
00:11:26sur laquelle on ne peut plus revenir.
00:11:27Donc autrement dit,
00:11:28si vous vous y opposez,
00:11:29vous êtes traité de réactionnaire,
00:11:30de fasciste,
00:11:30et on se donnera le droit
00:11:31de vous sanctionner sévèrement.
00:11:33Donc, pas à la gauche,
00:11:34le vrai pouvoir est dans la rue
00:11:35jusqu'à ce qu'elle s'empare
00:11:36du vrai pouvoir au pouvoir.
00:11:37Et alors là,
00:11:38c'est compliqué pour tout le monde
00:11:39qui ne l'applaudit pas.
00:11:39Merci, mon cher Mathieu.
00:11:42On a envie de nous entendre
00:11:43dans un instant
00:11:43sur la psychologie de l'ultra-gauche.
00:11:45On va s'entraîner aussi
00:11:46avec Charles Dornela
00:11:46sur l'ultra-gauche
00:11:47puisque l'ultra-gauche
00:11:48est l'actualité aujourd'hui
00:11:50dans la rue.
00:11:51Et on va parler aussi
00:11:52ce soir de ce qui se passe
00:11:54entre l'audiovisuel public
00:11:56et notamment C-News
00:11:58avec vous,
00:11:59Gabriel Cluzel.
00:12:00Ensuite,
00:12:00je vais vous poser aussi
00:12:01des questions.
00:12:02Vous pourrez aussi réagir.
00:12:03d'autant plus que j'apprends
00:12:05à l'instant
00:12:05que C-News a réagi.
00:12:07Je le découvre
00:12:07sur le compte de Twitter
00:12:09de C-News.
00:12:11Que C-News a réagi
00:12:12et répond
00:12:12à Madame Delphine Ernot,
00:12:14présidente de France Télévisions.
00:12:15Je cite
00:12:16« Au-delà des attaques
00:12:17qui ne font qu'illustrer
00:12:18la gêne que suscite
00:12:20chez ses concurrents
00:12:21le succès de C-News,
00:12:22première chaîne d'information
00:12:23de France,
00:12:24Derphine Ernot Kounchi
00:12:27a choisi d'allumer
00:12:29de façon scandaleuse
00:12:31des contre-feux.
00:12:32Elle tente ainsi
00:12:34de masquer
00:12:35les questions légitimes
00:12:36que pose l'affaire
00:12:38Cohen-Legrand
00:12:39sur l'impartialité
00:12:41du service public
00:12:42et la gestion financière
00:12:44de France Télévisions,
00:12:46C-News
00:12:46et la chaîne
00:12:47de toutes les opinions
00:12:48que nous accueillons
00:12:50dans le dialogue
00:12:51et le débat.
00:12:52Voilà le communiqué
00:12:53de presse
00:12:53que je lis en direct
00:12:54qui est tombé
00:12:54à 18h59.
00:12:56C-News
00:12:56qui répond
00:12:57à l'audiovisuel public.
00:12:58Nous allons en parler
00:12:58avec vous,
00:12:59Gabriel Cluzel,
00:13:00parce qu'il n'y a pas
00:13:01que les policiers
00:13:01qui sont en danger
00:13:02dans les manifestations.
00:13:03Il y a aussi les journalistes,
00:13:04on l'a vu,
00:13:04les journalistes de C-News
00:13:05aujourd'hui à Rennes
00:13:07ou encore à Lyon
00:13:07qui étaient un peu ciblés.
00:13:10Et on voit qu'aujourd'hui,
00:13:12Mme Ernot a qualifié,
00:13:13a mis une cible en fait
00:13:14sur le dos
00:13:15des salariés de C-News
00:13:17en qualifiant
00:13:17la chaîne
00:13:18d'extrême droite.
00:13:19comment un journaliste
00:13:20peut-il être en danger
00:13:22en 2025 en France
00:13:24et en poursuivrant
00:13:24un peu plus loin ?
00:13:25Oui, il faut quand même
00:13:26que ceux qui nous regardent
00:13:27s'en rendent compte.
00:13:28Être journaliste en France,
00:13:30ça peut être dangereux.
00:13:33Et c'est vrai
00:13:33que c'est proprement scandaleux
00:13:35et j'ai l'impression
00:13:36que peu de monde en parle.
00:13:39D'ailleurs,
00:13:40Reporters sans frontières
00:13:41s'en moque un peu
00:13:42comme d'une guigne.
00:13:43C'est sans frontières,
00:13:44mais pas sans frontières.
00:13:45C'est sans frontières géographiques,
00:13:46mais pas sans frontières idéologiques.
00:13:48Équisiblement,
00:13:49les journalistes attaqués
00:13:50n'intéressent pas.
00:13:52Alors, vous vous rendez bien compte
00:13:53que quand Delphine Ernot
00:13:54parle de C-News
00:13:55comme d'une chaîne
00:13:55d'extrême droite,
00:13:57c'est une qualification
00:13:57irresponsable,
00:13:59de pyromanes,
00:14:00donc quelques heures
00:14:02avant cette manifestation
00:14:03où évidemment débarquent
00:14:05Black Bloc et Antifa
00:14:06dont on connaît la violence.
00:14:08Et puis quelques jours
00:14:09après l'assassinat
00:14:10de Charlie Kirk
00:14:11parce qu'il était supposé
00:14:14d'extrême droite.
00:14:14Donc on sait qu'aujourd'hui
00:14:15cette étiquette
00:14:16est en réalité une cible.
00:14:18Et il y a quand même
00:14:19une bascule.
00:14:20Parce qu'on savait aujourd'hui
00:14:20autrefois que c'était
00:14:21une mort sociale.
00:14:23On savait que c'était
00:14:24une mort sociale.
00:14:25Comme le dit souvent Mathieu,
00:14:26étiquette pour une mort sociale.
00:14:28Exactement.
00:14:28Quelqu'un qui était réputé
00:14:30d'extrême droite
00:14:31était mort professionnellement,
00:14:33socialement, etc.
00:14:34D'ailleurs,
00:14:34je l'ai un petit pas de côté,
00:14:36mais c'est sans doute pour ça
00:14:37que Marine Le Pen
00:14:38est si attachée
00:14:38à son électorat populaire.
00:14:40C'est que pendant tout le temps
00:14:41où le Front National
00:14:42était extrêmement diabolisé
00:14:44et où il y avait fort peu
00:14:45de places à prendre,
00:14:47les notables,
00:14:48les commerçants,
00:14:49les médecins,
00:14:50les notaires,
00:14:50tous ceux qui avaient
00:14:51une place dans la société
00:14:52mondaine d'une ville,
00:14:54si j'ose dire,
00:14:54et puis une place professionnelle,
00:14:56ne voulaient pas être marqués
00:14:58du fer rouge,
00:14:59du saut de l'infamie.
00:15:00En revanche,
00:15:01les petites gens,
00:15:02et ce n'est pas péjoratif
00:15:02de dire ça,
00:15:03mais ils avaient moins à perdre
00:15:05et eux sont venus
00:15:06et cela explique sans doute
00:15:07cette espèce d'osmose
00:15:09entre Marine Le Pen
00:15:11et un électorat populaire
00:15:12qui a déserté la gauche.
00:15:15Alors,
00:15:15on sait aujourd'hui
00:15:16que cette qualification
00:15:17d'extrême droite,
00:15:18elle conduit pas seulement
00:15:18à une mort sociale,
00:15:19mais elle conduit
00:15:19à une mort physique,
00:15:20tout court.
00:15:21Et c'est assez logique,
00:15:22on l'a vu avec Karl Kirk,
00:15:24Mathieu l'a expliqué,
00:15:25c'est que à partir du moment
00:15:26où on vous dit
00:15:27que c'est le diable et Hitler,
00:15:28eh bien,
00:15:28le diable et Hitler,
00:15:29qu'est-ce que vous faites ?
00:15:30Vous le tuez,
00:15:31vous cherchez à le tuer,
00:15:31vous êtes Saint-Georges,
00:15:32Stoffenberg,
00:15:33ça ne fait pas partie
00:15:33du sectoral de ces gens-là,
00:15:34mais vous voyez l'idée,
00:15:36il faut se débarrasser
00:15:37de la bête immonde.
00:15:40Et c'est en fait
00:15:40la dédiabolisation
00:15:41et la réduction
00:15:42à Hitleroum
00:15:42mènent nécessairement à ça.
00:15:44Alors moi,
00:15:44je veux quand même
00:15:45vous montrer des images
00:15:46qu'on a peu vues,
00:15:47je ne sais pas
00:15:47si on peut les voir.
00:15:50Il faut savoir
00:15:51que dans cette manifestation,
00:15:52cet après-midi,
00:15:53des militants d'extrême-gauche
00:15:54ont érigé une guillotine
00:15:56Place de la Bastille
00:15:57avec ces mots
00:15:59Bolloré, Arnaud,
00:16:00Bernard Arnaud,
00:16:01donc Sterrin,
00:16:01Quick,
00:16:03ou encore,
00:16:04formidable jeu de mots,
00:16:05cité écolo,
00:16:07plante un facho.
00:16:08Donc plante un facho,
00:16:10je traduis,
00:16:11poignarde,
00:16:12celui que tu considères
00:16:13comme d'extrême-droite.
00:16:14Pour la gauche,
00:16:14ça fait beaucoup de monde,
00:16:15je rappelle.
00:16:16Donc on les voit,
00:16:17là,
00:16:17ils se baladent
00:16:18avec la guillotine.
00:16:19Ce sont des gens
00:16:20qui sont contre
00:16:20la peine de mort
00:16:21pour les criminels,
00:16:22mais en fait,
00:16:23pour les gens ordinaires,
00:16:23en revanche,
00:16:24ils sont pour la guillotine.
00:16:26En plus d'être effrayant,
00:16:27c'est quand même
00:16:27particulièrement crétin.
00:16:29Convenons-en.
00:16:29Alors finalement,
00:16:31cette violence,
00:16:32Gabrielle Cluzel,
00:16:33que la gauche prête
00:16:34à l'extrême-droite,
00:16:35est-ce que ce n'est pas
00:16:36elle qui la pratique ?
00:16:37Oui,
00:16:38et notamment Delphine Erdott.
00:16:39On pourrait lui dire,
00:16:40vous savez,
00:16:40cette phrase d'enfant,
00:16:41c'est celui qui dit qui est.
00:16:43Alors de quoi accuse-t-on
00:16:44l'extrême-droite ?
00:16:44D'être raciste,
00:16:45c'est l'accusation habituelle.
00:16:47Et bien là,
00:16:48c'est celui qui dit qui est
00:16:49le 23 septembre 2015.
00:16:50Vous vous en souvenez peut-être,
00:16:52c'était sur Europe 1.
00:16:53Delphine Erdott avait dit,
00:16:55elle venait d'être élue
00:16:55à la tête de France Télévisions,
00:16:58on a une télévision
00:16:59d'hommes blancs
00:16:59de plus de 50 ans
00:17:01et ça,
00:17:01il va falloir que ça change.
00:17:03Je vous laisse imaginer l'inverse.
00:17:04C'est quelqu'un qui dirait,
00:17:05on a une télévision,
00:17:06il n'y a que des femmes noires,
00:17:06il faut que ça change.
00:17:07Vous voyez,
00:17:07quel effet ça aurait fait ?
00:17:09Et d'ailleurs,
00:17:10ça n'a pas traîné.
00:17:11J'imagine.
00:17:13Ça ne s'est pas pareil.
00:17:16Vous vous sentez menacé ?
00:17:18Et bien,
00:17:20en janvier 2016,
00:17:21Julien Lepers,
00:17:22par exemple,
00:17:22a été évincé
00:17:23sans ménagement
00:17:24de questions pour un champion
00:17:25qu'il présentait
00:17:26depuis 27 ans
00:17:26sur France 3.
00:17:28Blessé,
00:17:28il a d'ailleurs accusé
00:17:29Delphine Erdott
00:17:30de discrimination.
00:17:32Alors,
00:17:33l'extrême-droite,
00:17:33on l'accuse de quoi d'autre ?
00:17:34D'être idéologue,
00:17:35d'empêcher la liberté individuelle,
00:17:38d'imposer sa vision de la société.
00:17:40Et bien là aussi,
00:17:41c'est celui qui dit qui est.
00:17:42Parce que Mme Erdott,
00:17:43en 2023,
00:17:44elle a dit
00:17:44« Je tiens à dire
00:17:45qu'on ne représente pas
00:17:46la France telle qu'elle est,
00:17:48mais on essaie de représenter
00:17:49la France telle qu'on voudrait
00:17:50qu'elle soit. »
00:17:51Vous voyez ?
00:17:51Enfin,
00:17:51telle que Delphine Erdott
00:17:53voudrait qu'elle soit.
00:17:53Parce que notre avis,
00:17:54tout le monde s'en fiche.
00:17:55Nous,
00:17:55juste là pour donner de l'argent,
00:17:57c'est pour parler vulgairement
00:17:59« Donne ton fric
00:17:59et casse-toi ».
00:18:01On accuse aussi
00:18:03l'extrême droite
00:18:03d'avoir un problème
00:18:05avec la démocratie.
00:18:06Et bien là aussi,
00:18:07c'est celui qui dit
00:18:08qui est.
00:18:09Delphine Erdott,
00:18:09donc,
00:18:09a été élue en 2015
00:18:11par l'Arcom.
00:18:13Elle en est quand même
00:18:14à son troisième mandat
00:18:16sur France Télévisions.
00:18:17Même Emmanuel Macron,
00:18:18il ne va pas avoir droit à ça.
00:18:19Du jamais vu
00:18:19de l'histoire
00:18:20de l'audiovisuel public.
00:18:21Du reste,
00:18:22les chaînes,
00:18:23enfin,
00:18:24un certain nombre,
00:18:24une bronca
00:18:25à France Télévisions
00:18:27avait dit
00:18:27qu'il y avait
00:18:28une certaine opacité
00:18:29dans l'élection
00:18:31de Mme Erdott.
00:18:32Là,
00:18:33la dernière fois,
00:18:34elle a été soutenue
00:18:35par Rachida Dati.
00:18:36Alors,
00:18:37c'est vrai que c'est un peu étonnant,
00:18:38mais on le sait,
00:18:39c'est un peu une manie
00:18:39de la droite
00:18:40ou de ceux qui sont supposés
00:18:41venir de la droite
00:18:42de voter toujours
00:18:44pour les gens de gauche
00:18:45dans ce genre d'instance.
00:18:48Et puis aussi,
00:18:49en dépit d'une gestion
00:18:50quand même
00:18:50plus que discutable,
00:18:52il faut le dire.
00:18:53Si la part d'audience
00:18:54du groupe est stable
00:18:55autour de 30%,
00:18:56les coûts de fonctionnement
00:18:57eux,
00:18:58grimpent.
00:19:00À quoi voit-on
00:19:01cependant
00:19:02que Delphine Erdott
00:19:04serait de gauche
00:19:05ou bien de gauche ?
00:19:06Alors,
00:19:06on le voit,
00:19:06quelque chose
00:19:07de très très caractéristique,
00:19:08c'est que si la droite
00:19:09frappe toujours sa culpe,
00:19:10la gauche,
00:19:11elle ne dit jamais pardon.
00:19:12Elle n'a pas fait
00:19:13son mea culpa,
00:19:14son media culpa
00:19:14comme on pourrait dire.
00:19:16Patrick Cohen
00:19:17et Thomas Grand,
00:19:17le Grand
00:19:18était pris
00:19:19la main dans le sac.
00:19:21Et puis,
00:19:21pour se défendre,
00:19:23ils se sont enfoncés,
00:19:24ils ont accusé
00:19:24le magazine
00:19:25L'Incorrect
00:19:26d'avoir fait un montage.
00:19:27Un constat d'huissier
00:19:28montre que ce n'est pas le cas,
00:19:30qu'il n'y a pas eu
00:19:31de fraude.
00:19:33Eh bien,
00:19:33ils ont dit quelque chose
00:19:35de faux.
00:19:35Eh bien,
00:19:35ce n'est pas grave,
00:19:36même s'ils ont tort.
00:19:36Ils ont raison,
00:19:37c'est la faute
00:19:38de l'extrême droite.
00:19:39Delphine Erdott
00:19:40les assure dans son entretien
00:19:42au Monde
00:19:43de soutien total.
00:19:44Moi, je ne sais pas,
00:19:44je pense que c'est
00:19:45l'extrême droite
00:19:45qui les a kidnappés,
00:19:47qui les a emmenés
00:19:47dans ce bistrot,
00:19:48qui leur a mis un flingue
00:19:49sur la tempe
00:19:49et qui leur a dit
00:19:50de raconter tout ça.
00:19:52Vous voyez,
00:19:52je n'ai pas d'autres
00:19:53explications.
00:19:56Donc,
00:19:56elle absout
00:19:56les deux journalistes.
00:19:58Je passe sur les détails.
00:20:00Et puis,
00:20:00elle rajoute cette phrase
00:20:01qui m'a semblé
00:20:01surréaliste.
00:20:03On débat à l'infini
00:20:05de la rencontre
00:20:06entre deux journalistes
00:20:07et deux responsables politiques,
00:20:08mais peut-on élever
00:20:09un peu le niveau ?
00:20:10Vous voyez,
00:20:10ça veut dire que nous,
00:20:11vous et moi,
00:20:11nous sommes un peu bêtes.
00:20:12On a un peu ras le gazon,
00:20:14vous voyez,
00:20:15alors qu'elle,
00:20:15elle veut élever le débat.
00:20:18Que se passe-t-il demain
00:20:19s'il y a la guerre en Europe ?
00:20:21Alors,
00:20:21vous voyez,
00:20:22c'est un peu Cahuzac
00:20:23qui dirait,
00:20:23écoutez,
00:20:24j'ai volé une poignée d'argent
00:20:25ou j'ai détourné.
00:20:27On ne va pas en faire une histoire
00:20:28quand on pense
00:20:28qu'il y a le cancer,
00:20:29la guerre.
00:20:30Vous voyez,
00:20:30prenons un peu de hauteur
00:20:31sur tout ça.
00:20:34Delphine Ernaut
00:20:35aurait dû se taire
00:20:36et pas seulement
00:20:37parce qu'elle en avait
00:20:38le devoir.
00:20:39Ne vient-elle pas
00:20:40de tirer une balle
00:20:42dans le papier ?
00:20:43Dans le...
00:20:43Oui.
00:20:43De tirer...
00:20:45Voilà,
00:20:45de tirer une balle
00:20:46dans le pied
00:20:46et d'ouvrir
00:20:47une certaine boîte de Pandora.
00:20:48Ensuite,
00:20:48j'ai envie d'entendre Mathieu.
00:20:50On va faire un petit tour de table
00:20:51et on reviendra aussi
00:20:52sur l'ultra-gauche.
00:20:53Oui,
00:20:53alors évidemment,
00:20:54elle aurait dû se taire
00:20:55par esprit de responsabilité,
00:20:56on l'a dit,
00:20:57parce qu'elle est tenue
00:20:58par son devoir de neutralité.
00:20:59Très honnêtement,
00:21:00ça sonne comme une faute grave.
00:21:02Et surtout,
00:21:03parce qu'elle risque bien
00:21:04de scier la branche
00:21:05sur laquelle elle est assise.
00:21:07Rappelons que la France
00:21:08est en plein effondrement,
00:21:10crève sous les dettes,
00:21:11que des manifestations
00:21:12se succèdent
00:21:13dans notre pays
00:21:14parce que les gens
00:21:15n'ont plus rien
00:21:16dans leur porte-monnaie.
00:21:16Des retraités
00:21:17n'osent pas aller
00:21:18se faire soigner
00:21:19leurs dents.
00:21:21Des églises du XIIe siècle
00:21:22vont être détruites
00:21:23faute d'entretien,
00:21:24en référence
00:21:25à un intervenant récent.
00:21:27Les hôpitaux,
00:21:27je vous rappelle,
00:21:28font quand même la manche.
00:21:29Certains hôpitaux
00:21:29vont acheter des scanners.
00:21:31Des agriculteurs
00:21:31se suicident
00:21:32parce que leur exploitation
00:21:34périclite.
00:21:35Et Madame,
00:21:362,6 milliards d'euros,
00:21:37parce que c'est le budget
00:21:38de France Télévisions,
00:21:40elle-même rémunérée,
00:21:41pardon d'être vulgaire,
00:21:42mais à hauteur
00:21:42de 400 000 euros annuels,
00:21:44dans la mesure où c'est nous
00:21:45qui payons,
00:21:45ça peut être intéressant,
00:21:46il faudrait mieux
00:21:47de ne pas trop la ramener.
00:21:49Parce que,
00:21:50si vous voulez,
00:21:51ce qui risque de se passer,
00:21:52c'est que les Français
00:21:55se disent
00:21:56mais à quel moment
00:21:57ai-je consenti
00:21:58à cet impôt ?
00:21:59À quel moment
00:22:00ai-je consenti
00:22:00à cet impôt ?
00:22:01Et vous savez,
00:22:02le consentement à l'impôt,
00:22:03c'est quand même
00:22:03le fondement
00:22:04du fonctionnement
00:22:04de notre société.
00:22:06Donc elle a probablement
00:22:07ouvert avec sa morgue
00:22:08une boîte de Pandore
00:22:10qui va être compliquée
00:22:11à refermer.
00:22:12Une boîte de Pandore
00:22:13qui va être compliquée
00:22:14à refermer.
00:22:14On suit évidemment
00:22:16ce qui se passe
00:22:16sur le terrain.
00:22:17On reviendra dans un instant
00:22:18avec Marc et Charlotte
00:22:20sur 7 ultra-gauches.
00:22:21Avec vous aussi,
00:22:22Mathieu Bocoté.
00:22:23D'abord,
00:22:23peut-être une réaction
00:22:24ensuite à vous,
00:22:24Mathieu,
00:22:25peut-être Charlotte
00:22:25et Marc
00:22:27par rapport à ce communiqué
00:22:29de CNews
00:22:29qui répond
00:22:30aux accusations
00:22:31de chaîne d'extrême droite
00:22:33de la part de Delphine Ernaut.
00:22:35Non, mais l'accusation
00:22:36en fait devient tellement
00:22:37un réflexe
00:22:39que ça en est un peu ridicule.
00:22:41On aimerait avoir
00:22:42un peu plus de détails
00:22:42dans cette accusation.
00:22:44On le dit assez régulièrement.
00:22:45Mais à la fin
00:22:45de toute cette histoire,
00:22:47si nous avions la chance
00:22:49d'avoir Delphine Ernaut
00:22:49en face de nous
00:22:50et qu'elle accepte ce débat
00:22:51et notamment sur le métier
00:22:53de journaliste
00:22:54et sur ce que ça représente,
00:22:56j'aurais juste envie
00:22:56de lui poser une question.
00:22:57Et à la fin,
00:22:59est-ce que deux journalistes
00:23:01qui expliquent
00:23:03qu'entre deux candidats,
00:23:04donc deux figures partisanes
00:23:06de la vie politique française,
00:23:08il ne faudrait pas s'inquiéter
00:23:10sur les indécis,
00:23:11les électeurs indécis
00:23:12parce que, je cite,
00:23:13ils écoutent en masse
00:23:14France Inter.
00:23:16Est-ce que cette phrase
00:23:16oui ou non
00:23:17relève de l'engagement partisan ?
00:23:20Au-delà de tous les désaccords
00:23:21qu'on peut avoir
00:23:22du cœur,
00:23:22pour reprendre l'expression
00:23:23de Patrick Cohen
00:23:25qui penche à gauche
00:23:26ou à droite ici ou là,
00:23:27au-delà de tous ces débats,
00:23:29même de la définition
00:23:29de la neutralité,
00:23:30de la définition
00:23:31de l'engagement,
00:23:32de la définition
00:23:33du regard journalistique,
00:23:35est-ce que oui ou non,
00:23:36cette phrase
00:23:37était un engagement partisan ?
00:23:39C'est une question
00:23:39qui n'est pas très compliquée,
00:23:40c'est la seule à laquelle
00:23:41tous refusent de répondre
00:23:42depuis une semaine.
00:23:44Marc Benant.
00:23:46Moi,
00:23:46ce qui me rend malade,
00:23:48entre guillemets,
00:23:49c'est par expérience
00:23:5252 ans de métier
00:23:54et j'avais l'impression
00:23:55qu'il y avait
00:23:57une sorte de respect
00:23:58qui existait
00:23:59entre les confrères.
00:24:02Éventuellement,
00:24:02on pouvait avoir
00:24:03un journaliste
00:24:07qui soit considéré
00:24:09comme appartenant
00:24:09à telle presse
00:24:10d'opinion,
00:24:11mais lorsqu'il se rencontrait,
00:24:13on s'affrontait
00:24:14sur les idées.
00:24:16Là,
00:24:16on est dans l'invective.
00:24:18Et Mme Ernotte,
00:24:19lorsque Mme Tondelier
00:24:21nous a traitées
00:24:22des nazis,
00:24:23elle n'a pas réagi.
00:24:25Elle a laissé diffuser ça
00:24:26sur son antenne.
00:24:28C'est-à-dire qu'elle admet
00:24:29que des gens,
00:24:31quel que soit leur passé,
00:24:34quelle que soit
00:24:34leur histoire personnelle,
00:24:36puissent être considérés
00:24:37comme étant
00:24:38des fanatiques
00:24:40qui soient des prosélytes
00:24:41des bourreaux
00:24:42les plus extrêmes.
00:24:43Et ça,
00:24:44ça ne l'a pas dérangé.
00:24:46Donc,
00:24:46on est là
00:24:47avec une personne
00:24:48qui est dans
00:24:50le faussoiement
00:24:52de l'intelligence
00:24:53et qui est surtout
00:24:54une activiste
00:24:56de ce séparatisme
00:24:59qui est en train
00:25:00de détruire la France.
00:25:01On continue sur ce sujet
00:25:02avant de revenir
00:25:03évidemment sur les manifestations
00:25:04sur l'ultra-gauche
00:25:05dans un instant
00:25:06et avant d'accueillir
00:25:06notre invité
00:25:07qui est commissaire
00:25:08de police.
00:25:10Mathieu Bocoté-Dérin
00:25:11Ernotte n'a pas
00:25:12nécessairement surpris
00:25:13effectivement ce matin
00:25:14en assimilant ces news
00:25:15à une chaîne
00:25:16d'extrême droite,
00:25:17je cite,
00:25:18mais elle a néanmoins
00:25:19choqué
00:25:19en assumant
00:25:20une position
00:25:21aussi militante
00:25:22en fait finalement.
00:25:23Et c'est le mot important,
00:25:24militante.
00:25:25Alors moi,
00:25:25j'ai l'impression,
00:25:26parce que là,
00:25:27on est dans les suites
00:25:28de la séquence
00:25:28de l'incorrect.
00:25:29L'incorrect dirigé
00:25:30par l'excellent
00:25:31Arthur Devatrigan
00:25:32qui révèle
00:25:33ce que l'on sait
00:25:34la conversation
00:25:34Le Grand Cohen
00:25:35avec deux cadres
00:25:36du Parti Socialiste,
00:25:37donc deux cadres
00:25:38et deux stratégies
00:25:38du Parti Socialiste
00:25:39qui se rassemblent.
00:25:41C'est des choses comme ça
00:25:41ou quatre militants.
00:25:43Et la réaction de panique.
00:25:44Et vous aurez noté
00:25:45l'évolution du discours
00:25:46du service public
00:25:47plus largement
00:25:48des élites
00:25:49par rapport à ça.
00:25:50D'abord,
00:25:50on nous dit
00:25:51mais c'est tout à fait
00:25:51normal que ces gens-là
00:25:52se rencontrent.
00:25:53Où est le problème?
00:25:54Alors,
00:25:55donc,
00:25:55il n'y a pas de problème.
00:25:56Argument 2,
00:25:57tout ça est un montage.
00:25:59Donc,
00:25:59ça veut dire
00:26:00qu'il y a un problème
00:26:00vu le propos
00:26:01qui se présente à nous,
00:26:02mais si on avait accès
00:26:03au vrai propos
00:26:03sans le montage,
00:26:05il n'y aurait plus
00:26:05de problème.
00:26:06Alors,
00:26:06on apprend que ce n'est
00:26:07pas un montage finalement.
00:26:08Donc là,
00:26:09prochaine étape,
00:26:09on nous dit
00:26:09c'est une barbouserie.
00:26:11Thomas Legrand l'a dit.
00:26:12Donc,
00:26:12manifestement,
00:26:12il y a une espèce
00:26:13de coup de génie
00:26:14des services secrets
00:26:14de l'incorrect
00:26:15pilotés par Vatrigan
00:26:16qui avait rasé sa barbe
00:26:17et enlevé ses lunettes
00:26:18pour être capable
00:26:19de se glisser là
00:26:20et de filmer ces gens
00:26:20dans un café
00:26:21sans nous en avertir.
00:26:22C'était pas mal.
00:26:24Ça tient pas non plus.
00:26:25Oups,
00:26:25il y en a un peu zozo
00:26:26avec ça.
00:26:27Donc,
00:26:27dernière attaque,
00:26:28dernière riposte,
00:26:28ils nous disent
00:26:29en fait,
00:26:29on assume tout.
00:26:30Soutien,
00:26:31c'est ce que dit
00:26:31Mme Ernotte,
00:26:32soutien total,
00:26:33soutien total,
00:26:34mais j'aimerais savoir
00:26:35soutien total à quoi?
00:26:36Soutien total à quoi?
00:26:37Soutien total à ce type
00:26:38de réunion
00:26:39qui semble-t-il
00:26:39cause suffisamment
00:26:40de problèmes
00:26:41pour qu'on croit
00:26:41qu'il y a une barbouserie
00:26:42derrière ça?
00:26:43Soutien total à quoi?
00:26:44Et on comprend
00:26:45dès lors que c'est
00:26:45une réaction de caste,
00:26:47une réaction corporatiste.
00:26:48Je citerai,
00:26:49si je peux me permettre,
00:26:50Franc-Tireur,
00:26:51qui est un autre
00:26:51des titres de presse
00:26:52officielle du régime.
00:26:54Vous savez,
00:26:54la question des vidéos cachées,
00:26:55les vidéos volées,
00:26:56pardonnez-moi.
00:26:57On dit,
00:26:57oui,
00:26:57mais on voit
00:26:57une conversation quand même.
00:26:59Et la réponse
00:26:59de Caroline Fourest
00:27:00dans Franc-Tireur.
00:27:02Patrick Cohen,
00:27:02lui,
00:27:03porte plainte
00:27:03pour vol de conversation privée.
00:27:05En retour,
00:27:06la rédaction de l'Incorrect
00:27:07a beau jeu
00:27:07d'invoquer les caméras
00:27:08cachées d'Élise Lucet
00:27:09et les méthodes de Mediapart
00:27:11pour justifier
00:27:11sa vidéo volée.
00:27:13En omettant
00:27:13que ces méthodes
00:27:14sont réservées
00:27:15à dévoiler
00:27:15le double discours
00:27:16de gens dangereux
00:27:17et non destinés
00:27:18à espionner
00:27:18des concurrents
00:27:19et à décontextualiser.
00:27:21Pour qu'ils sont clairs,
00:27:22espionner,
00:27:22méchant,
00:27:23droite,
00:27:24gentil,
00:27:24très bien,
00:27:25espionnons.
00:27:26Espionner,
00:27:27gens de gauche,
00:27:27très, très mal,
00:27:28interdit.
00:27:29Ça, c'est ce qu'on peut rappeler
00:27:30la morale proposée
00:27:31par Mme Fourest.
00:27:33Delphine Arnot assimile
00:27:34ces news à l'extrême droite.
00:27:35Que met-elle
00:27:36dans cette catégorie?
00:27:38Bien malin
00:27:39qu'il pourrait dire.
00:27:40Je cherchais,
00:27:41si elle dit
00:27:41l'extrême droite,
00:27:42on va savoir
00:27:42de quoi elle parle finalement,
00:27:43mais on ne le sait pas.
00:27:44Mais j'ai deux ou trois questions
00:27:46à ce sujet.
00:27:47La première,
00:27:48la première,
00:27:49elle nous dit
00:27:50c'est l'extrême droite
00:27:50et on comprend que chez elle
00:27:51l'extrême droite
00:27:52est un courant
00:27:53très puissant en France.
00:27:54Dois-je comprendre
00:27:55qu'elle cherche néanmoins,
00:27:56c'est pas mon vocabulaire
00:27:57extrême droite,
00:27:57vous le savez,
00:27:58dois-je comprendre
00:27:59qu'elle cherche néanmoins
00:27:59à faire une place
00:28:00à l'extrême droite
00:28:01sur la France Télévisions
00:28:04conforme au poids
00:28:06que pèse l'extrême droite
00:28:07sur Noël en France?
00:28:08Où est-ce qu'elle considère
00:28:09que l'extrême droite
00:28:10est une catégorie telle
00:28:11qu'on doit tout faire
00:28:13pour la bloquer,
00:28:14donc ne pas lui faire
00:28:14une place
00:28:15à France Télévisions?
00:28:17On ne doit pas lui faire
00:28:17de place
00:28:17parce que c'est la catégorie
00:28:19qu'on doit bloquer
00:28:20de la vie publique.
00:28:21Ça, j'aimerais comprendre.
00:28:22Est-ce que c'est la partie
00:28:23de la population
00:28:23qu'on doit combattre
00:28:24avec l'argent
00:28:25de l'ensemble de la population?
00:28:26C'est compliqué.
00:28:27Deuxième question,
00:28:28elle nous dit,
00:28:28ça c'est pas mal,
00:28:29ça m'a frappé.
00:28:31Elle dit, je cite,
00:28:32« S'il n'y a pas
00:28:32un soutien fort
00:28:33à l'audiovisuel public,
00:28:35à ce que nous représentons
00:28:36d'indépendance,
00:28:37ah ah ah, ça c'est moi,
00:28:38de liberté d'expression,
00:28:39double ah ah ah,
00:28:40c'est encore moi,
00:28:40de liberté d'investiguer,
00:28:42ça continue,
00:28:43alors que les réseaux sociaux
00:28:44se rangent de plus en plus
00:28:45à l'idéologie MAGA
00:28:46et que des ingérences étrangères
00:28:47nous menacent,
00:28:48on va au-devant
00:28:49de graves problèmes. »
00:28:50Elle nous dit ici,
00:28:51un petit détail,
00:28:52elle s'oppose
00:28:52à l'idéologie MAGA.
00:28:54Très bien.
00:28:55Puis-je savoir
00:28:56à quelles autres idéologies
00:28:57elle s'oppose
00:28:57et à quelles idéologies
00:28:58elles ne s'opposent pas.
00:29:00Puis-je savoir
00:29:00comment la camarade ernaute,
00:29:01je crois que c'est comme ça
00:29:02qu'on disait
00:29:03dans le pays de référence
00:29:03de ces gens-là,
00:29:04qu'est-ce que la camarade ernaute
00:29:05pense,
00:29:06quelles sont les idéologies
00:29:07autorisées,
00:29:08quelles sont les idéologies
00:29:09qui ne le sont pas,
00:29:10et elle nous dit,
00:29:11en vrai c'est encore mieux,
00:29:11elle nous dit ici,
00:29:12dans le contexte actuel,
00:29:14elle nous dit que,
00:29:15ah ça c'est excellent,
00:29:16j'ai la phrase,
00:29:17« Que se passe-t-il
00:29:18si demain il y a la guerre
00:29:18en Europe ?
00:29:19Qui va défendre
00:29:20la position française ?
00:29:21Les chaînes d'opinion
00:29:22pro-russes,
00:29:23dit-elle,
00:29:24d'abord j'aimerais savoir
00:29:25qui sont les chaînes pro-russes ?
00:29:27J'ai compris que dans son esprit
00:29:28on en était une,
00:29:29ce qui m'étonne
00:29:29si je peux me permettre,
00:29:30mais donc il y en a d'autres,
00:29:31LCI probablement,
00:29:32BFM peut-être,
00:29:34France Télévise,
00:29:34je ne sais pas,
00:29:35mais donc il y a même
00:29:36une catégorie,
00:29:37les chaînes pro-russes,
00:29:39c'est quand même étonnant,
00:29:40et elle nous dit fondamentalement,
00:29:41soit dit en passant,
00:29:42que France Info
00:29:42dans de telles circonstances
00:29:43sera un média d'État
00:29:45au service
00:29:46d'une vision politique particulière,
00:29:48soit dit en passant,
00:29:49soit dit en passant,
00:29:50on nous vante ici
00:29:50la rigueur du service public,
00:29:52c'est quand même ça leur thèse,
00:29:53c'est la rigueur,
00:29:53nous c'est l'opinion,
00:29:54eux c'est la rigueur.
00:29:55Je me permets,
00:29:56vous avez tous vu
00:29:56l'affaire Trippenbach hier,
00:29:58j'espère,
00:29:59l'affaire Trippenbach,
00:30:00c'est le journaliste
00:30:01qui falsifie la vérité
00:30:02au point où,
00:30:03à propos de Charlie Kirk,
00:30:04au point où certains
00:30:05pourraient dire
00:30:05qu'elle est en train
00:30:06de mentir clairement,
00:30:07en cette idée
00:30:08qu'il dirait
00:30:09les femmes noires
00:30:09ne sont pas capables
00:30:10de faire ta ta ta ta,
00:30:11puis quelqu'un à côté d'elle
00:30:12la corrige en disant
00:30:13non, non, non,
00:30:13il parle d'une femme
00:30:14en particulier
00:30:15qui a profité
00:30:16de la discrimination positive.
00:30:19C'est pas la même chose
00:30:19entre critiquer
00:30:20la discrimination positive
00:30:21et dire les femmes noires,
00:30:23ce qui serait complètement absurde.
00:30:24Elle a dit
00:30:24oui, oui,
00:30:24mais je voulais aller rapidement.
00:30:26Autrement dit,
00:30:26je me passe de la vérité
00:30:27pour aller rapidement,
00:30:28ça c'est la rigueur
00:30:29du service public,
00:30:30c'est l'affaire Trippenbach,
00:30:31on devrait en parler
00:30:31davantage quand même.
00:30:33Pourtant,
00:30:34France Télévisions
00:30:34se prétend pluraliste,
00:30:36ne faut-il pas
00:30:37prendre au sérieux
00:30:38quand même cette prétention?
00:30:39Ça, c'est la blague du jour.
00:30:40Alors, dans leur esprit,
00:30:42ils sont pluralistes
00:30:42désormais,
00:30:43c'est dans l'Arctique du Monde,
00:30:44parce qu'ils ont décidé
00:30:45dans leur esprit
00:30:46de dérober
00:30:47deux chroniques
00:30:48qu'un Rassénios,
00:30:49Paul Melun
00:30:50et Nathan Devers.
00:30:51Alors, j'ai tout le respect
00:30:52pour Melun et Devers,
00:30:53mais si ce sont des gens de droite,
00:30:54moi je suis une danseuse
00:30:55à claquettes moldave.
00:30:57Moldave.
00:30:58Moldave,
00:30:58parce qu'ils aiment
00:30:59la danse à claquettes
00:30:59en Moldavie,
00:31:00c'est particulier,
00:31:00je devine,
00:31:01je suppose.
00:31:02Alors, il ne faut pas
00:31:03nous prendre pour des idiots
00:31:05non plus.
00:31:05Donc là, c'est l'argument
00:31:06Nathan Devers,
00:31:07sachez, nous sommes à droite.
00:31:09Je pense que Nathan Devers
00:31:09lui-même ne serait pas heureux
00:31:10de savoir qu'il est
00:31:11la caution de droite
00:31:12du service public.
00:31:13Par ailleurs,
00:31:13s'ils veulent vraiment
00:31:14s'ouvrir à droite
00:31:15dans leur esprit,
00:31:15parce qu'apparemment
00:31:16ils sont le plus réalisme,
00:31:17je me demande
00:31:17à quel moment
00:31:18ils vont décider d'inviter
00:31:19Laurent Dandrieux,
00:31:20par exemple,
00:31:20Michel Geoffroy,
00:31:21Vincent Cousdière,
00:31:22Olivier Moulin,
00:31:23Laurent Berton,
00:31:24Jean Séville,
00:31:25Charles Gave,
00:31:26François Bousquet,
00:31:27Marc Mouinan,
00:31:27pourquoi pas Charlotte Dornelas
00:31:28régulièrement.
00:31:29Non, Charlotte,
00:31:29on en parle pour faire des sketchs,
00:31:30on décide de lui réserver
00:31:31un mauvais sort,
00:31:32mais sinon,
00:31:32on ne l'invite pas
00:31:33pour en parler.
00:31:34Elle pourrait remplacer
00:31:35Patrick Cohen
00:31:36soit dit en passant,
00:31:36elle serait excellente.
00:31:37Quoi qu'il en soit,
00:31:38quoi qu'il en soit,
00:31:40ces gens-là rient de nous
00:31:40avec notre argent.
00:31:42En tout cas,
00:31:42vous avez pu suivre en direct
00:31:44la réaction de ces news
00:31:46que j'ai pu vous lire
00:31:46tout à l'heure
00:31:47et je rappelle quand même
00:31:48que l'audiovisuel public
00:31:49a une exigence de neutralité.
00:31:51C'est la loi.
00:31:52En contrepartie,
00:31:53il bénéficie de tout
00:31:54un traitement de faveur,
00:31:55financement par l'État,
00:31:57donc par les Français.
00:31:58Lorsque le privé
00:31:59doit se battre
00:31:59pour aller chercher
00:32:00de la publicité,
00:32:01même en période
00:32:02de crise financière,
00:32:03l'audiovisuel public
00:32:04garde ses ressources.
00:32:06Il y a un noir derrière moi.
00:32:09Il y a un noir à l'entête.
00:32:10Ton sur ton.
00:32:11Autre avantage
00:32:12de l'audiovisuel public
00:32:13est la priorité
00:32:14pour l'obtention
00:32:15des fréquences radio
00:32:17sur tout le territoire.
00:32:19Lorsque les radios privées
00:32:20ne sont pas prioritaires
00:32:21et pas disponibles partout,
00:32:23ça aussi,
00:32:24c'est un avantage
00:32:25en contrepartie
00:32:26de la neutralité
00:32:26du service public.
00:32:27Autre avantage,
00:32:28l'audiovisuel public
00:32:29n'a pas de publicité
00:32:30systématique
00:32:31car déjà financée
00:32:32par les Français.
00:32:34Lorsque les médias privés
00:32:35doivent se battre
00:32:36dans un gâteau publicitaire
00:32:37qui se réduit.
00:32:39Tout le système
00:32:39de l'audiovisuel public
00:32:40est donc basé
00:32:41sur un traitement
00:32:42de faveur
00:32:42en échange
00:32:43de l'impartialité
00:32:45et de la neutralité.
00:32:47S'ils ne respectent pas
00:32:48cette neutralité,
00:32:49que fait la loi ?
00:32:50C'est une question
00:32:51que je pose ce soir.
00:32:52Si des médias
00:32:53constatent
00:32:53ce manque de neutralité,
00:32:55pourquoi sont-ils
00:32:57accusés
00:32:57d'extrême droite ?
00:32:59Nous allons poursuivre
00:33:00avec le reste
00:33:01de l'actualité
00:33:02aujourd'hui
00:33:03avec Charlotte Dornelas
00:33:05cette information
00:33:06à propos
00:33:07de Donald Trump.
00:33:08Puisqu'on a vu
00:33:09qu'en France,
00:33:10l'ultra-gauche
00:33:11saisit la rue
00:33:12à la gorge,
00:33:13on va dire,
00:33:13pour reprendre un peu
00:33:14le style
00:33:15de Mathieu Bocoté.
00:33:16Donald Trump
00:33:17a annoncé
00:33:17qu'il désignait
00:33:18le mouvement
00:33:19antifa
00:33:20d'organisation
00:33:21terroriste.
00:33:23Décision sans précédent.
00:33:24Pourquoi une telle décision ?
00:33:26Non seulement
00:33:27il a annoncé
00:33:28qu'il désignait
00:33:28le mouvement
00:33:29antifa
00:33:30comme une organisation
00:33:31terroriste nationale
00:33:32et il annonce
00:33:33également
00:33:33recommandé
00:33:34avec force
00:33:35que les personnes
00:33:37qui financent
00:33:38le mouvement
00:33:38fassent l'objet
00:33:39d'une enquête
00:33:40approfondie
00:33:40conformément
00:33:41aux normes
00:33:42et pratiques
00:33:42juridiques
00:33:43les plus strictes.
00:33:45Cette annonce
00:33:46intervient
00:33:46quelques jours
00:33:48après l'assassinat
00:33:49de Charlie Kirk
00:33:49par un jeune homme
00:33:51dont les motivations
00:33:51politiques
00:33:52sont au cœur
00:33:54de l'enquête.
00:33:54Alors c'est relativisé
00:33:56dans beaucoup
00:33:57d'articles
00:33:58mais le procureur
00:33:59lui-même
00:33:59quand il a fait
00:34:00le point
00:34:00sur l'enquête
00:34:00a expliqué
00:34:01qu'il y avait
00:34:02non seulement
00:34:02les inscriptions
00:34:03sur les balles
00:34:04qui étaient dans
00:34:04l'arme
00:34:05de ce jeune homme
00:34:06le témoignage
00:34:07de sa mère
00:34:07sur son évolution
00:34:09politique
00:34:09ces derniers temps
00:34:10et les revendications
00:34:12auprès de son colocataire
00:34:14et amant
00:34:14transgenre
00:34:15qui était en cours
00:34:16de transition
00:34:17tout cela a été décrit
00:34:19par le procureur
00:34:20certes l'enquête
00:34:20n'est pas terminée
00:34:22mais il a expliqué
00:34:23lui-même
00:34:23que c'était une piste
00:34:24très largement
00:34:25au cœur
00:34:26de l'enquête
00:34:26alors la Maison-Blanche
00:34:29devrait préciser
00:34:30le cadre juridique
00:34:31de la décision
00:34:31de Donald Trump
00:34:33puisque c'est la première fois
00:34:34qu'il y a
00:34:35un mouvement
00:34:36qui est inscrit
00:34:37sur une organisation
00:34:37terroriste intérieure
00:34:39les Etats-Unis
00:34:39ont une liste
00:34:40d'organisations
00:34:40terroristes extérieures
00:34:41mais ça n'existe pas
00:34:43à l'intérieur
00:34:44et Donald Trump
00:34:46lui-même
00:34:46a suggéré
00:34:46que les groupes
00:34:47pourraient être ciblés
00:34:48dans le cadre
00:34:48de la loi
00:34:49sur le crime organisé
00:34:50et notamment
00:34:51faire l'objet
00:34:52d'une révocation
00:34:52de leur exonération
00:34:53fiscale
00:34:54et il avait d'ailleurs
00:34:56très largement menacé
00:34:58de le faire
00:34:58par le passé
00:34:59ça n'est pas
00:34:59la décision se prend
00:35:01dans ce contexte-là
00:35:03aux Etats-Unis
00:35:03mais ça n'est pas
00:35:04la première fois
00:35:05qu'il en parle
00:35:06déjà en 2019
00:35:07il y avait un sénateur
00:35:08Ted Cruz
00:35:08qui avait proposé
00:35:10une résolution
00:35:10pour classer les antifas
00:35:12sur une organisation
00:35:13terroriste nationale
00:35:14et Donald Trump
00:35:15lui-même
00:35:16en avait parlé
00:35:16en 2020
00:35:17vous savez
00:35:17au moment des émeutes
00:35:19qui avaient accompagné
00:35:20le mouvement
00:35:21Black Lives Matter
00:35:22il y avait beaucoup
00:35:23de gens qui accusaient
00:35:23les antifas
00:35:24de pousser à l'émeute
00:35:25les mouvements
00:35:26qui étaient dans la rue
00:35:27et Donald Trump
00:35:28lui-même
00:35:29avait à ce moment-là
00:35:30pointé du doigt
00:35:31les mouvements antifas
00:35:31et esquissait
00:35:33l'idée de les classer
00:35:34comme terroristes
00:35:35et pendant son débat
00:35:36avec Joe Biden
00:35:37il avait demandé
00:35:39à Joe Biden
00:35:41de condamner
00:35:41la mouvance antifa
00:35:42donc preuve
00:35:43que c'était présent
00:35:45on va dire
00:35:45dans le discours
00:35:46de Donald Trump
00:35:47et Joe Biden
00:35:48avait répondu
00:35:48que ça n'était pas
00:35:49une mouvance
00:35:50mais une idée
00:35:51l'antifascisme
00:35:51rhétorique assez classique
00:35:53et rhétorique
00:35:55qui permet
00:35:56par ailleurs
00:35:56de prôner la violence
00:35:57dans le mouvement
00:35:58lui-même
00:35:58il avait expliqué
00:35:59qu'en clair
00:36:01ce ne sont pas ses mots
00:36:02pour le coup
00:36:02mais je les résume
00:36:03qu'il pourrait refuser
00:36:05de s'opposer au fascisme
00:36:06donc comment condamner
00:36:07les mouvements antifascistes
00:36:08donc c'est présent
00:36:09dans la rhétorique
00:36:10de Donald Trump
00:36:10depuis très longtemps
00:36:11enfin dans le combat
00:36:13on va dire
00:36:13de Donald Trump
00:36:14depuis très longtemps
00:36:15et là il a pris
00:36:16la décision
00:36:17qu'il avait annoncée
00:36:18à deux maintes reprises
00:36:18Alors que sait-on
00:36:20de cette mouvance
00:36:21et comment Donald Trump
00:36:22pourrait-il la combattre
00:36:23concrètement Charlotte ?
00:36:25Ce qu'on sait
00:36:26de la mouvance
00:36:27alors concrètement
00:36:28là ce qu'on comprend
00:36:29c'est qu'il veut attaquer
00:36:30la mouvance financièrement
00:36:32donc la classer
00:36:33parmi les organisations
00:36:34terroristes
00:36:34c'est-à-dire
00:36:35la classer
00:36:35dans le crime organisé
00:36:37aux Etats-Unis
00:36:38et donc il y a
00:36:39des contraintes financières
00:36:41qui peuvent s'appliquer
00:36:42à ce mouvement-là
00:36:44et éventuellement
00:36:45à leur
00:36:45comment dire
00:36:47à leur
00:36:47financier
00:36:49Alors en 2021
00:36:50il y avait un livre
00:36:51qui était sorti
00:36:51que Mathieu nous avait
00:36:52recommandé
00:36:53et qu'il avait lu
00:36:53et dont il nous avait
00:36:54parlé dans une chronique
00:36:55c'était l'oeuvre
00:36:56d'un journaliste américain
00:36:57qui s'était infiltré
00:36:58précisément
00:36:59dans ces mouvements-là
00:37:00et qui décrivait
00:37:01d'abord un
00:37:01une culture
00:37:02de l'activisme clandestin
00:37:03donc c'est bien réel
00:37:04c'est pas simplement
00:37:05des générations spontanées
00:37:06qui arrivent dans la rue
00:37:07qui se retrouvent
00:37:08et qui partagent
00:37:09leur colère
00:37:09et il évoquait
00:37:11par ailleurs
00:37:11un mouvement
00:37:11qui a l'air désorganisé
00:37:13mais qui en réalité
00:37:14ne l'est pas
00:37:14donc ça c'est important
00:37:16parce que ça explique
00:37:17pourquoi ça n'est pas
00:37:18seulement une idée
00:37:18mais bien une mouvance
00:37:20organisée
00:37:20qui par ailleurs
00:37:21évidemment vit
00:37:22de l'argent
00:37:23qu'elle récupère
00:37:24ensuite le sujet
00:37:25qui nous concerne
00:37:26qui concerne l'Occident
00:37:27plus largement
00:37:27que les Etats-Unis
00:37:28c'est que en effet
00:37:30la mouvance
00:37:30n'a pas grand chose
00:37:31à voir avec la lutte
00:37:32contre le fascisme
00:37:33au sens historique du terme
00:37:34celui sur lequel
00:37:35on pourrait tous entendre
00:37:36c'est peut-être pour ça
00:37:37qu'on a de plus en plus
00:37:37de mal à se comprendre
00:37:38les uns les autres
00:37:40et alors
00:37:41j'ai été chercher
00:37:42un article du Monde
00:37:43comme ça
00:37:44Delphine Ernaud
00:37:45ne pourra pas le contester
00:37:45parce qu'eux
00:37:46ils ne sont pas encore
00:37:47d'extrême droite
00:37:47si j'ai bien compris
00:37:48un article qui a été écrit
00:37:50en 2021
00:37:50pas en 1928
00:37:51en 2021
00:37:52dans Le Monde
00:37:53et qui expliquait
00:37:54que dès
00:37:55que l'international
00:37:57communiste
00:37:59s'est saisi
00:38:00du mouvement antifasciste
00:38:01qui initialement
00:38:02était contre Mussolini
00:38:03dès qu'elle s'en est saisie
00:38:05tout ce qui n'était pas
00:38:06communiste
00:38:07relevait de l'antifascisme
00:38:09et là en l'occurrence
00:38:09Le Monde cite l'historien
00:38:11Gilles Vernion
00:38:11qui est l'auteur
00:38:12de l'antifascisme
00:38:13en France
00:38:14édité
00:38:15aux presses universitaires
00:38:16de Rennes
00:38:17en 2009
00:38:19et dans ce même article
00:38:20la journaliste du Monde
00:38:21explique
00:38:22que des premiers antifascistes
00:38:24aux antifas
00:38:25l'ennemi a beaucoup changé
00:38:26fermez les guillemets
00:38:27donc il n'y a pas seulement
00:38:28Mathieu Bocoté
00:38:29qui nous le dit
00:38:29il y a beaucoup de gens
00:38:31qui s'entendent là-dessus
00:38:32alors désormais
00:38:33ça s'est étendu
00:38:34de manière assez stupéfiante
00:38:36c'est quasiment
00:38:37de jour en jour
00:38:37alors c'est le conservatisme
00:38:38évidemment
00:38:39l'attachement
00:38:40et l'enracinement
00:38:41le capitalisme
00:38:42pourquoi pas
00:38:43bref
00:38:44en réalité
00:38:45tout ce qui est
00:38:46occidental
00:38:47au sens historique
00:38:48et culturel du terme
00:38:49est désormais fasciste
00:38:51dès lors que l'on prend
00:38:52sa défense
00:38:53parce que l'appartenance
00:38:54ou la volonté
00:38:55d'appartenir
00:38:56vous savez
00:38:56quand on parle
00:38:57de dépossession
00:38:58c'est évidemment
00:38:59ce sentiment
00:38:59enfin pas ce sentiment
00:39:00cette appartenance
00:39:01et cette volonté
00:39:02de continuer à appartenir
00:39:04à travers les siècles
00:39:05en Occident
00:39:06serait intrinsèquement
00:39:08raciste
00:39:08xénophobe
00:39:09ou même suprémaciste
00:39:10alors ça c'est un mot
00:39:11qui est utilisé plus
00:39:12aux Etats-Unis
00:39:12mais je ne doute pas
00:39:13que dans quelques jours
00:39:15semaines ou mois
00:39:15il va s'inviter ici
00:39:17et en réalité
00:39:18ce qui n'épouse pas
00:39:19la volonté de déconstruire
00:39:21l'homme
00:39:21la femme
00:39:22la religion
00:39:23la famille
00:39:23la chrétienté
00:39:24bref
00:39:25l'Occident
00:39:26dans sa substance
00:39:27on va dire
00:39:28historique et culturelle
00:39:29relève désormais
00:39:30du fascisme
00:39:31vous conviendrez
00:39:32que la définition
00:39:32s'est relativement étendue
00:39:34je me souviens de Mathieu
00:39:34disant qu'on ne veut pas savoir
00:39:36ce que les antifascistes
00:39:37penseraient aujourd'hui
00:39:38de Churchill et de Gaulle
00:39:40mais très probablement
00:39:41ils seraient
00:39:42évidemment
00:39:43les représentants
00:39:44du fascisme
00:39:45aujourd'hui
00:39:46et pourtant
00:39:47eux ont risqué
00:39:48contre eux
00:39:49la menace
00:39:50qu'ils décrivent
00:39:50un petit peu plus
00:39:52que les antifas
00:39:53d'aujourd'hui
00:39:53Charlotte
00:39:54vous décrivez ici
00:39:55un discours
00:39:56mais est-ce qu'on peut
00:39:57réellement accuser
00:39:58le mouvement
00:39:58d'aller plus loin ?
00:40:00C'est évidemment
00:40:00la question
00:40:01est-ce que c'est une idée
00:40:02et même une mouvance
00:40:03qui a organisé
00:40:04pour défendre une idée
00:40:05ou est-ce que la question
00:40:06de la violence
00:40:06s'y invite ?
00:40:07Alors il y a eu un débat
00:40:08aux Etats-Unis
00:40:08cette semaine
00:40:09la ministre américaine
00:40:10de la justice
00:40:11a déclaré
00:40:12qu'elle voulait cibler
00:40:13les discours de haine
00:40:14et alors là
00:40:15l'originalité
00:40:17c'est que
00:40:17la levée de bouclier
00:40:20est venue de toutes parts
00:40:21parce qu'elle est venue
00:40:22de ses opposants
00:40:22qui très largement
00:40:24luttent contre
00:40:24les discours de haine
00:40:25mais pas quand ça vient
00:40:26de la ministre de la justice
00:40:28de Donald Trump
00:40:28donc c'est intéressant
00:40:29ce qui prouve bien
00:40:30que donc la définition
00:40:31de la haine
00:40:31n'est pas si simple
00:40:32apparemment
00:40:33et là en l'occurrence
00:40:35c'est venu de son camp
00:40:36entre guillemets aussi
00:40:37beaucoup ont expliqué
00:40:39que c'était un ressort
00:40:40potentiellement liberticide
00:40:41et ils ont légitimement cité
00:40:43Charlie Kirk lui-même
00:40:44qui se battait
00:40:45contre les législations
00:40:46qui voulaient aller
00:40:47contre les discours de haine
00:40:48alors elle est revenue
00:40:49elle a essayé
00:40:50de se défendre
00:40:51sur cette idée-là
00:40:52et elle dit
00:40:52les discours de haine
00:40:53qui vont jusqu'à la menace
00:40:54de violence
00:40:55ne sont pas protégés
00:40:56par le premier amendement
00:40:57donc en réalité
00:40:58c'est pas les discours de haine
00:41:00mais ce sont bien les menaces
00:41:01très directement
00:41:02les promesses de violence
00:41:03et la rhétorique
00:41:05de défense
00:41:05du recours
00:41:06à la violence
00:41:07parce qu'en effet
00:41:08ça n'est pas l'appréciation
00:41:10du discours
00:41:10tous les antifas du monde
00:41:12peuvent vouloir
00:41:13détruire l'Occident
00:41:14proposer un autre modèle
00:41:15et dans ces cas-là
00:41:16on débat de l'idée
00:41:17mais c'est la désignation
00:41:19d'une théorisation
00:41:20du recours à la violence
00:41:21pour imposer
00:41:22cette idée-là
00:41:23alors il y a plusieurs théoriciens
00:41:25de cette mouvance
00:41:25qui revendiquent
00:41:26clairement la violence
00:41:27tout en l'excusant
00:41:29parce qu'ils ne veulent pas
00:41:30avoir l'air
00:41:30alors il y a une phrase
00:41:31exceptionnelle
00:41:32c'est Sébastien Bourdon
00:41:33qui a écrit un livre
00:41:34qui s'appelle
00:41:34Une vie de lutte
00:41:35plutôt qu'une minute de silence
00:41:36et une enquête
00:41:37qui avait été faite
00:41:37sur les antifas
00:41:38en France en 2023
00:41:39et il a cette phrase
00:41:40pour les antifas
00:41:41la violence n'est absolument
00:41:42pas une fin en soi
00:41:43c'est un moyen
00:41:44un outil politique
00:41:46contrairement à l'extrême droite
00:41:47qui développe des idées
00:41:48et un projet de société
00:41:50qui par définition
00:41:51sont violents
00:41:52vous voyez
00:41:52les idées
00:41:53et le projet de société
00:41:54eux sont violents
00:41:55depuis la théorie
00:41:56jusqu'à on imagine la pratique
00:41:58et donc la violence
00:41:58est légitime
00:41:59contre ce que l'on appelle
00:42:01l'extrême droite
00:42:01et poursuit-il
00:42:02elle est pensée
00:42:03comme une contre-violence
00:42:05en réponse à une double
00:42:06violence originelle
00:42:07celle de la société capitaliste
00:42:09et celle de l'extrême droite
00:42:11donc là
00:42:11le serpent s'est mordu la queue
00:42:12et vous pouvez faire
00:42:13exactement ce que vous voulez
00:42:15ils intimident
00:42:16menacent et cassent
00:42:18tous les vrais membres
00:42:20de la mouvance antifa
00:42:21et aucun discours officiel
00:42:24ne les réduit
00:42:25à ces comportements
00:42:25pourtant récurrents
00:42:27pourquoi ?
00:42:27parce que la violence
00:42:28est en réalité
00:42:29présentée comme une légitime défense
00:42:31contre le fascisme
00:42:32ou l'extrême droite
00:42:33et qui voudrait être
00:42:35du côté du fascisme
00:42:36ou de l'extrême droite
00:42:37donc l'urgence absolue
00:42:39notamment
00:42:39contre le mouvement
00:42:41et pour pouvoir condamner
00:42:42la violence elle-même
00:42:43et ce recours à la violence
00:42:44c'est de définir les termes
00:42:46une bonne fois pour toutes
00:42:46voilà encore une nouvelle occasion
00:42:49d'un débat passionnant
00:42:50avec Delphine Arnaud
00:42:51si elle acceptait de le faire
00:42:52et Arnaud Lagardère
00:42:53lui aussi défend
00:42:54je vous ai lu tout à l'heure
00:42:55le communiqué de CNews
00:42:57Arnaud Lagardère défend aussi
00:42:58ses équipes
00:43:00face aux attaques
00:43:01et face à cette insulte
00:43:02de décrire
00:43:04notre groupe
00:43:05comme étant
00:43:06des chaînes
00:43:07et des radios
00:43:07d'extrême droite
00:43:08on va parler de l'ultra-gauche
00:43:10avec vous
00:43:10dans un instant
00:43:11on va recevoir aussi
00:43:12Anand Bakiaoui
00:43:14qui est commissaire de police
00:43:15pour un peu analyser
00:43:16un peu ce qui se passe
00:43:17sur le terrain
00:43:18d'abord Marc Menon
00:43:19lorsque Bruno Retailleau
00:43:21dit en prolongement
00:43:22de ce que dit Charlotte Dornelas
00:43:23un discours violent
00:43:24produit des actes violents
00:43:25c'est ce qu'il a déclaré
00:43:27pour dénoncer
00:43:28les agressions
00:43:28de policiers
00:43:29on a vu ces policiers
00:43:31qui sont ciblés dans la rue
00:43:32comme le policier à Torquoin
00:43:33et tout le monde
00:43:34a été choqué aujourd'hui
00:43:35mon cher Marc
00:43:36d'avoir
00:43:374 agresseurs
00:43:39sur 5
00:43:40libérés
00:43:41le parquet
00:43:41a même dû faire appel
00:43:42oui alors bon
00:43:43ça montre
00:43:44qu'il y a presque
00:43:45une guerre des juges
00:43:47le parquet
00:43:47fait appel
00:43:48ça veut dire quoi
00:43:49ça veut dire que
00:43:51les juges
00:43:52dans leur intime conviction
00:43:53ont une sorte
00:43:54de prééminence
00:43:55en dehors des faits
00:43:57les faits c'est quoi
00:43:58en l'occurrence
00:43:59nous avons
00:44:00un policier
00:44:01avec deux collègues
00:44:03ils sont alertés
00:44:04il y a un gamin
00:44:06qui est victime
00:44:06de harcèlement
00:44:07et on a cherché
00:44:08à lui prendre
00:44:09sa trottinette
00:44:10il y a là donc
00:44:11une nécessité
00:44:13civique
00:44:14une nécessité
00:44:15de faire valoir
00:44:16l'état républicain
00:44:18je dirais que
00:44:19leur acte
00:44:20n'a rien d'héroïque
00:44:21c'est un acte
00:44:23nécessaire
00:44:23un acte
00:44:24que tout un chacun
00:44:25doit souhaiter
00:44:26qui peut rêver
00:44:28d'une société
00:44:29dans laquelle
00:44:29le harcèlement
00:44:31est en train
00:44:31de se généraliser
00:44:33de la même façon
00:44:34quand les pompiers
00:44:35sont caillassés
00:44:36quand ils arrivent
00:44:37quelque part
00:44:37qui peut être là
00:44:39en train de dire
00:44:39mais quand même
00:44:40ils viennent nous emmerder
00:44:41on fait encore ce qu'on veut
00:44:42non on les caillasse
00:44:43et on applaudit
00:44:45il y a quelque chose
00:44:46de complètement fou
00:44:47ce qui fait que
00:44:48les juges aujourd'hui
00:44:50pour certains
00:44:51sont des gens
00:44:52qui sont encore marqués
00:44:53par l'esprit hugolien
00:44:55quand on lit
00:44:56les livres
00:44:57d'Hugo
00:44:57on ne peut être
00:44:59que bouleversé
00:45:00oui
00:45:00parce qu'à l'époque
00:45:01la misère
00:45:03la mine
00:45:04les plus déchus
00:45:06du peuple
00:45:07et ceux-là
00:45:08s'ils volent
00:45:09un petit crouton
00:45:11de pain
00:45:11ils se retrouvent
00:45:12en prison
00:45:13et certains
00:45:13arrivent même
00:45:14aux galères
00:45:15simplement
00:45:15parce qu'ils ont
00:45:16dérobé
00:45:17une pomme
00:45:18donc
00:45:19il y a quelque chose
00:45:20qui est encore inscrit
00:45:22dans la tête
00:45:23de certains
00:45:24qui se lancent
00:45:25dans la justice
00:45:26comme étant
00:45:27l'espoir
00:45:28de défendre
00:45:30l'orphelin
00:45:31d'être
00:45:31les vengeurs
00:45:33du monde
00:45:33dans ces injustices
00:45:35les plus insoutenables
00:45:36mais ils oublient
00:45:38que c'est pas du tout ça
00:45:39le contexte
00:45:39en l'occurrence
00:45:40en l'occurrence
00:45:41c'est plus je chipe
00:45:43quelque chose
00:45:44pour bouffer
00:45:44non
00:45:45c'est je refuse
00:45:47qu'il y ait
00:45:48un état
00:45:49qui a un endroit donné
00:45:50impose
00:45:51une façon d'être
00:45:53qui est celle
00:45:53nécessaire
00:45:54du civisme
00:45:55d'une pacification
00:45:57entre les uns
00:45:58et les autres
00:45:59alors vous avez
00:46:00des quartiers entiers
00:46:01où des gamins
00:46:02sont absorbés
00:46:03dès l'âge de 11 ans
00:46:04et ils servent
00:46:06au trafic de drogue
00:46:07et là
00:46:07ce sont des mômes
00:46:08qui ont 15 ans
00:46:09qui tabassent
00:46:11comme il n'est pas permis
00:46:12un policier
00:46:13et ça va plus loin que ça
00:46:15c'est-à-dire que
00:46:16dans l'horreur
00:46:18ils filment
00:46:18et il y a la jouissance
00:46:20la jubilation
00:46:20regardez
00:46:21ce que l'on a osé
00:46:23c'est-à-dire que
00:46:24la lâcheté
00:46:25a une prime
00:46:26la lâcheté
00:46:27c'est une sorte
00:46:28de légion d'honneur
00:46:29de la clandestinité
00:46:31pour dire bravo
00:46:32les gars
00:46:33il faut continuer
00:46:34comme ça
00:46:34nous sommes des exemples
00:46:36et le juge
00:46:37qui leur donne raison
00:46:39en les libérant
00:46:39comme ça
00:46:40il fait quoi ?
00:46:42et bien il ne fait
00:46:43qu'encourager
00:46:44ces jeunes
00:46:44qui se disent
00:46:46victimes
00:46:46de je ne sais trop
00:46:47quel système
00:46:48oui il peut y avoir
00:46:49des souffrances
00:46:50mais ça n'a rien à voir
00:46:51avec la volonté
00:46:53de casser du flic
00:46:55de casser
00:46:55tout ce qui représente
00:46:56l'institution
00:46:58ces jeunes-là
00:46:59ont une nécessité
00:47:00de devoir être redressée
00:47:02c'est terrible de dire ça
00:47:03alors moi en plus
00:47:04qui me veux anarchiste
00:47:05mais il n'en reste pas
00:47:06moins qu'il y avait
00:47:07des centres de redressement
00:47:08à une époque
00:47:09et on ne peut pas laisser
00:47:10des gamins repartir
00:47:11à 15 ans
00:47:12libres de tout
00:47:14avec comme condition
00:47:15de ne plus sortir
00:47:16entre 19h et 7h du matin
00:47:19et de ne pas porter d'armes
00:47:21ça j'ai quand même
00:47:22été surpris
00:47:22il est écrit
00:47:24de ne pas porter d'armes
00:47:26non mais on n'est pas
00:47:27aux états
00:47:27non mais en plus
00:47:28c'est interdit
00:47:29de porter une arme
00:47:29et vous avez besoin
00:47:31de justifier cela
00:47:32et le juge
00:47:33ne se rend pas compte
00:47:34de ce qu'il est en train
00:47:35de mettre par écrit
00:47:36alors bon
00:47:37le ministre de la justice
00:47:42démissionnaire
00:47:43comme on dit
00:47:43a donné tort
00:47:46il est offusqué
00:47:47il est ancien maire de Tourcoing
00:47:48il a raison
00:47:49mais je crois qu'aujourd'hui
00:47:51les politiques sont dépassées
00:47:52notre logique républicaine
00:47:54est dépassée
00:47:55puisque vous avez des gens
00:47:56qui simplement existent
00:47:58selon leur sensibilité
00:47:59leur intime conviction
00:48:01s'entend n'y compte
00:48:02d'une réalité
00:48:03vous allez interpeller
00:48:05mon cher Marc
00:48:06si vous le souhaitez
00:48:07notre commissaire de police
00:48:08qui va entrer
00:48:09sur le plateau
00:48:10Anan Bakioui
00:48:12commissaire de police
00:48:13secrétaire générale
00:48:14adjointe du syndicat
00:48:15des commissaires
00:48:16de la police
00:48:17membre fondateur
00:48:18du cercle K2
00:48:19le cercle de réflexion
00:48:21sur la sécurité
00:48:22bonsoir madame
00:48:23merci beaucoup
00:48:24d'être avec nous
00:48:25ce soir
00:48:26d'abord
00:48:27on voit cette journée
00:48:28et puis on rebondit
00:48:29sur la chronique
00:48:31de Marc Menand
00:48:32avec ses forces
00:48:33de l'ordre
00:48:34qui sont
00:48:35qui ont été
00:48:36toute la journée
00:48:36des cibles
00:48:37de manifestants
00:48:38comment expliquer
00:48:40cette haine du flic
00:48:42comment
00:48:42et comme le déclare
00:48:44d'ailleurs
00:48:44pour reprendre les mots
00:48:44du ministre de l'intérieur
00:48:45comment expliquer
00:48:46cette haine du flic
00:48:47cette haine
00:48:47elle a plusieurs
00:48:48sources
00:48:49d'une part
00:48:50les réseaux sociaux
00:48:51qui amplifient
00:48:51l'attaque
00:48:52qu'on fait constamment
00:48:53à la police
00:48:54en disant que la police
00:48:55tue
00:48:55que la police
00:48:55elle est raciste
00:48:56mais il n'y a pas plus
00:48:57divers que la police
00:48:58la police
00:48:59j'en suis l'émanation
00:49:00aujourd'hui
00:49:00la police
00:49:01elle m'a permis
00:49:01d'arriver
00:49:02là où je suis arrivée
00:49:03moi j'ai commencé
00:49:03moi je suis née
00:49:04à l'étranger
00:49:04je suis arrivée en France
00:49:05je ne parlais pas
00:49:06un mot de français
00:49:06et la police
00:49:07m'a permis
00:49:07de pouvoir être
00:49:08aujourd'hui
00:49:08commissaire de police
00:49:09et d'être devant vous
00:49:10donc quand j'entends
00:49:11ce genre de choses
00:49:12moi ça me met
00:49:12hors de moi
00:49:13parce que c'est quand même
00:49:14c'est l'institution
00:49:15qui est la plus diverse
00:49:16c'est une institution
00:49:17aussi qui permet
00:49:18un ascenseur social
00:49:19on parle beaucoup
00:49:19aujourd'hui
00:49:20d'ascenseur social
00:49:21mais c'est une institution
00:49:22qui permet à des jeunes
00:49:23qui n'ont aucun diplôme
00:49:24de pouvoir passer
00:49:25des concours
00:49:26et de pouvoir gravir
00:49:27des échelons
00:49:27et à réussir
00:49:28un parcours exceptionnel
00:49:30Anan
00:49:31lorsque vous voyez
00:49:33ma chère madame
00:49:34ce qui s'est passé
00:49:36aujourd'hui
00:49:36et lorsque vous voyez
00:49:37la chronique
00:49:38de Marc Menon
00:49:39sur ce policier
00:49:40de Tourcoing
00:49:41tabassé, frappé
00:49:42quel est l'état
00:49:44d'esprit des policiers
00:49:45aujourd'hui
00:49:45et quel est votre
00:49:46état d'esprit
00:49:46en tant que
00:49:48femme policière
00:49:49et commissaire de police
00:49:50être policier
00:49:50c'est avoir du courage
00:49:52c'est un engagement
00:49:52de tous les jours
00:49:53on compte ni nos heures
00:49:55on compte jamais
00:49:55on est toujours
00:49:56on répond toujours présent
00:49:57et les policiers
00:49:58sont toujours présents
00:50:00dès qu'ils sont appelés
00:50:01pour les victimes
00:50:02pour porter secours
00:50:04aujourd'hui
00:50:05on l'a vu
00:50:05la mobilisation
00:50:06est importante
00:50:07parce qu'on a 80 000
00:50:08forces de l'ordre
00:50:09qui ont été déployés
00:50:10donc les policiers
00:50:11leur état d'esprit
00:50:12aujourd'hui
00:50:14il est entamé
00:50:14parce que quand on est
00:50:15face à une violence
00:50:16telle qu'on a vu
00:50:17à Tourcoing
00:50:17telle qu'on a vu
00:50:18à Reims
00:50:19et à cette violence
00:50:20qui se multiplie
00:50:21aujourd'hui
00:50:21quand on a vu
00:50:22aujourd'hui
00:50:23lors des manifestations
00:50:23qu'on s'attaque
00:50:24aux policiers
00:50:25et que les chants
00:50:26qui sont scandés
00:50:27tout le monde déteste
00:50:28la police
00:50:29et quand on a
00:50:29une classe politique
00:50:30qui justement
00:50:31cautionne ce genre
00:50:32de choses
00:50:33forcément
00:50:33quelquefois
00:50:35le moral
00:50:35il est quand même
00:50:36difficile
00:50:36est-ce que vous
00:50:38sentez une hostilité
00:50:39de la part
00:50:40de certains juges
00:50:41est-ce que vous avez
00:50:42l'impression
00:50:43qu'ils ne tentent pas
00:50:45de comprendre
00:50:45votre situation
00:50:47et qu'ils sont
00:50:48dans une sorte
00:50:49d'idéalisation
00:50:50d'un monde
00:50:51d'où certains paumés
00:50:52méritent toutes
00:50:53les compassions
00:50:54alors moi je pense
00:50:55que quand on dit
00:50:56souvent qu'il y a
00:50:58certains qui disent
00:50:58que le problème
00:50:59de la police
00:51:00c'est la justice
00:51:00non c'est le problème
00:51:01de la police
00:51:02c'est certains magistrats
00:51:03il ne faut pas
00:51:04généraliser
00:51:05moi je ne supporte pas
00:51:06qu'on essentialise
00:51:06la police de manière
00:51:07globale
00:51:07donc je ne fais pas
00:51:08la même chose
00:51:08et je ne s'adresse
00:51:09pas à la justice
00:51:10moi j'ai beaucoup
00:51:12d'amis magistrats
00:51:13beaucoup qui soient
00:51:13procureurs
00:51:14j'ai instruction
00:51:14à tous les niveaux
00:51:15je pense qu'il y a
00:51:17un vrai souci
00:51:17avec une certaine part
00:51:19une certaine frange
00:51:20de la justice
00:51:20certains magistrats
00:51:22qui ne rendent plus
00:51:23la justice au nom
00:51:24du peuple français
00:51:24mais qui rendent
00:51:25souvent la justice
00:51:25par rapport
00:51:26à une certaine idéologie
00:51:27qui les anime
00:51:28tous les jours
00:51:28Anane Bakkioui
00:51:30est-ce qu'on a
00:51:31une crise
00:51:32de l'autorité
00:51:33aujourd'hui en France ?
00:51:34Elle est indéniable
00:51:35cette crise
00:51:35elle ne commence pas
00:51:36que l'autorité
00:51:37quand on voit
00:51:38quand on s'attaque
00:51:39aux policiers
00:51:39on s'attaque
00:51:40à l'autorité de l'Etat
00:51:40mais l'autorité
00:51:41à tous les niveaux
00:51:42l'autorité parentale
00:51:43elle n'existe plus
00:51:44on s'attaque
00:51:45aux professeurs
00:51:45l'autorité
00:51:46conférée aux professeurs
00:51:48elle est attaquée également
00:51:49l'autorité judiciaire
00:51:50ne fait plus son rôle
00:51:51non plus
00:51:51parce qu'on conteste
00:51:52finalement son autorité
00:51:53également
00:51:53donc c'est une notion globale
00:51:55mais aujourd'hui
00:51:55quand on parle d'autorité
00:51:56on a l'impression
00:51:57qu'on est radical
00:51:58ou qu'on est extrémiste
00:52:00alors que ce sont des valeurs
00:52:02qui doivent être
00:52:02inculquées tous les jours
00:52:03on a besoin d'autorité
00:52:04un enfant
00:52:04il a besoin d'autorité
00:52:06pour grandir
00:52:06donc dans la société
00:52:07on a besoin également
00:52:08d'autorité
00:52:09est-ce que le manque
00:52:10d'autorité
00:52:11entraîne une crise
00:52:12au sein de la police
00:52:13vous qui êtes justement
00:52:15au sein de
00:52:16vous êtes membre fondateur
00:52:18du cercle K2
00:52:19ce sont des questions
00:52:20ce sont des questions
00:52:21sur lesquelles on réfléchit
00:52:21bien sûr
00:52:22bien sûr
00:52:22quand on voit aujourd'hui
00:52:23on est face à une société
00:52:24qui est de plus en plus violente
00:52:25avec une décomplexée
00:52:28une violence décomplexée
00:52:30et on ne s'attaque pas
00:52:31qu'aux policiers
00:52:31on s'attaque aux gendarmes
00:52:32on s'attaque aux professeurs
00:52:33on s'attaque aux médecins
00:52:34on s'attaque aux pompiers
00:52:36comment vous vous projetez alors
00:52:36comment se projettent les policiers
00:52:37c'est toute une crise d'autorité
00:52:38qui est là
00:52:38et donc les policiers
00:52:39nous sommes les derniers remparts
00:52:40finalement
00:52:41qui faisons face
00:52:42et qui sont face
00:52:43à cette violence
00:52:44de tous les jours
00:52:45et nous on est confrontés
00:52:46tous les jours
00:52:46à cette violence
00:52:47parce que d'une part
00:52:48on est confrontés
00:52:49à ce qu'il y a de plus noir
00:52:50dans la nature humaine
00:52:51quand vous allez
00:52:51sur des constatations criminelles
00:52:53quand vous recevez
00:52:54une victime
00:52:54de violence conjugale
00:52:55une victime de viol
00:52:56un mineur
00:52:57qui vient d'être agressé
00:52:58on est quand même confrontés
00:53:00et je veux dire
00:53:00les policiers
00:53:01sont confrontés tous les jours
00:53:02à ce qu'il y a de pire
00:53:03finalement dans la nature humaine
00:53:04et quand on voit
00:53:05quand on s'attaque aux policiers
00:53:06parce qu'ils sont policiers
00:53:07pour ce qu'ils représentent
00:53:09ça me met hors de moi
00:53:10Charlotte Dornelas
00:53:11vous pose une question
00:53:12oui vous évoquez justement
00:53:14votre parcours
00:53:14et le fait
00:53:15votre ascension dans la police
00:53:16moi j'aimerais savoir
00:53:17qu'est-ce qui vous a attiré
00:53:18dans la police
00:53:19dans ce métier là
00:53:19c'est un métier
00:53:20où on est service des autres
00:53:21en fait
00:53:21on se sent utile
00:53:22c'est un métier
00:53:23où il y a un vrai sens
00:53:24à la mission
00:53:24qu'on a tous les jours
00:53:25et tous les jours
00:53:26quand on se lève
00:53:27on sait que
00:53:27on va être utile
00:53:29à la société
00:53:29on va être utile
00:53:30à la population
00:53:30parce que la police
00:53:31elle est au service
00:53:32de la population
00:53:32et ça on l'oublie
00:53:34mais on est toujours là
00:53:35un commissariat
00:53:36c'est ouvert 24h sur 24
00:53:377 jours sur 7
00:53:38365 jours par an
00:53:39donc
00:53:40et voilà
00:53:41et on accueille tout le monde
00:53:42on n'est pas
00:53:42et la police
00:53:43on la caricature
00:53:45du fait qu'à chaque fois
00:53:46on montre les images
00:53:47des violences
00:53:48lors des manifestations
00:53:49des interpellations
00:53:50du maintien de l'ordre
00:53:51mais la police
00:53:51c'est autre chose que ça
00:53:52c'est des brigades des mineurs
00:53:53c'est des brigades criminelles
00:53:55c'est des polices secours
00:53:56qui vont intervenir
00:53:57pour des violences conjugales
00:53:58pour une personne
00:54:00qui ne répond pas aux appels
00:54:00c'est tout ça la police
00:54:01c'est vrai
00:54:02à Nen Bakioui
00:54:03on se rappelle
00:54:04enfin je ne sais pas
00:54:05peut-être que c'est avant
00:54:06peut-être que c'est encore
00:54:07une partie de la population
00:54:08qui respecte
00:54:09les forces de l'ordre
00:54:10qui ont peur
00:54:11des forces de l'ordre
00:54:12si on peut dire
00:54:12où est passée
00:54:13cette peur du gendarme
00:54:14cette peur de la police
00:54:15où est-elle passée
00:54:16quelle en est la cause
00:54:17vous qui réfléchissez
00:54:18justement à ces questions
00:54:19je trouve qu'en fait
00:54:20on a basculé
00:54:21depuis quelques années
00:54:22parce que
00:54:23la majorité de la population
00:54:25aime sa police
00:54:25la majorité de la population
00:54:27a confiance en sa police
00:54:28parce qu'on est une police républicaine
00:54:30on est une police
00:54:30qui est très bien formée
00:54:31et une police
00:54:32qui est extrêmement respectueuse
00:54:33de toutes les règles
00:54:34tous les cas juridiques
00:54:35mais c'est vrai qu'aujourd'hui
00:54:37on a
00:54:37avec l'avènement
00:54:39des réseaux sociaux
00:54:39avec aussi
00:54:40des partis politiques
00:54:41qui soufflent sur les braises
00:54:44en fracturant une société
00:54:45qui n'a pas besoin
00:54:46d'être fracturée
00:54:47et en faisant en fait
00:54:47du policier
00:54:48et à la fille
00:54:49pour être parlé clairement
00:54:50oui exactement
00:54:50en faisant du policier
00:54:51finalement un bouc émissaire
00:54:53à toutes les problématiques
00:54:54aujourd'hui
00:54:54mais la police
00:54:55elle ne peut pas répondre
00:54:55à tous les maux de la société
00:54:57merci beaucoup
00:54:58pour votre présence
00:54:59restez avec nous
00:55:00on termine cette émission
00:55:01d'ailleurs le ministre
00:55:02de l'Intérieur
00:55:03Bruno Rotailleux
00:55:04doit s'exprimer
00:55:05d'un instant à l'autre
00:55:06sur CNews
00:55:08juste avant peut-être
00:55:08son intervention
00:55:09on aura peut-être le temps
00:55:10de parler avec vous
00:55:11de l'ultra-gauche
00:55:12mon cher Mathieu
00:55:12sur cette psychologie
00:55:14de l'ultra-gauche
00:55:15parce que c'est intéressant
00:55:16de se poser là-dessus
00:55:16qu'est-ce qui peut pousser
00:55:18l'ultra-gauche dans la rue
00:55:19et on voyait les propos
00:55:20d'Ananne Bakiwi
00:55:22tout à l'heure
00:55:23cette ultra-gauche
00:55:23ces policiers qui sont victimes
00:55:25de l'ultra-gauche
00:55:25que cherchent-elles
00:55:26dans la violence
00:55:27et l'affrontement
00:55:28avec les forces de l'ordre
00:55:28précisément ?
00:55:29Alors ce qui est particulier
00:55:30avec l'ultra-gauche
00:55:31c'est qu'on doit la traiter
00:55:32à la fois comme un phénomène
00:55:32politique ou idéologique
00:55:34ce qu'elle est
00:55:35mais aussi comme un phénomène
00:55:36psychique en quelque sorte
00:55:38alors Charlotte faisait référence
00:55:40à un sociologue
00:55:41qui dit la violence
00:55:42de l'ultra-gauche
00:55:43est une violence
00:55:43au service d'un grand idéal
00:55:45la violence à l'ultra-droite
00:55:46est une violence
00:55:47autoréférentielle
00:55:48sauf que
00:55:49si on prend la peine
00:55:50d'étudier un peu
00:55:51l'ultra-gauche
00:55:52c'est pratique
00:55:52sa manière de fonctionner
00:55:54la violence
00:55:55y est autoréférentielle
00:55:56la violence y est vue
00:55:57comme un mode de vie
00:55:58et si on ne comprend pas ça
00:56:00d'abord et avant tout
00:56:01on ne comprend pas
00:56:01qu'on est devant
00:56:02un type de population
00:56:03je dirais dans toute société
00:56:04il y en a toujours eu
00:56:06il y a toujours une partie
00:56:07de la société
00:56:07qui rejette le confort
00:56:09ordinaire des classes moyennes
00:56:11qui refusent
00:56:12le labeur paysan
00:56:13qui refusent
00:56:14la vie tranquille
00:56:14du fonctionnaire
00:56:15qui refusent
00:56:16la vie difficile
00:56:16de l'artisan
00:56:17qui refusent
00:56:18la vie difficile
00:56:18de la famille
00:56:19une petite partie
00:56:21qui veut vivre
00:56:21dans l'exaltation permanente
00:56:23et l'ultra-gauche
00:56:24dans la société
00:56:25qui est la nôtre
00:56:25tout comme le fascisme
00:56:27dans ses franges
00:56:27les plus extrêmes
00:56:28auparavant
00:56:28l'ultra-gauche
00:56:29offre ce mode de vie
00:56:31sur le mode
00:56:32de l'exaltation permanente
00:56:34où elle dit
00:56:34à celui qui s'y engage
00:56:36tu n'es pas simplement
00:56:37un individu comme les autres
00:56:38tu appartiens
00:56:39à une aristocratie nouvelle
00:56:41tu appartiens
00:56:42à cette aristocratie nouvelle
00:56:43qui est appelée
00:56:44à faire naître
00:56:45une société nouvelle
00:56:46qui vivra
00:56:47en permanence
00:56:48dans un conflit
00:56:49ouvert
00:56:50et définitif
00:56:50contre une société
00:56:52injuste
00:56:52Dès lors
00:56:53le policier
00:56:54est la cible principale
00:56:55Pourquoi?
00:56:56Parce que le policier
00:56:57est vu comme le gardien
00:56:58en uniforme
00:57:01d'un ordre
00:57:01absolument injuste
00:57:03Donc il faut
00:57:04Il faut attaquer le policier
00:57:06dans un moment
00:57:06qui relève
00:57:07de ce que j'appelle
00:57:08quand à moi depuis longtemps
00:57:08une forme d'érotisation
00:57:09de la violence
00:57:10C'est-à-dire que la violence
00:57:11est recherchée en elle-même
00:57:12sous le signe de l'exaltation
00:57:14La violence est vue
00:57:15comme le moment
00:57:15où on vit pleinement
00:57:17où on met
00:57:18je de mémoire la formule
00:57:19si on met sa peau
00:57:20au bout de ses idées
00:57:20comme disait
00:57:21Drieu Larochelle
00:57:22qui regroupe probablement
00:57:24de ce point de vue
00:57:25l'idéologie de ces gens-là
00:57:26Drieu qui était fasciste
00:57:27c'est le moins qu'on puisse dire
00:57:28Eh bien il avait dit ça
00:57:29On est devant des gens
00:57:30qui ont une psychologie
00:57:31fascisante quelquefois
00:57:32ou communiste
00:57:33ces gens-là se parlent
00:57:34Sur le fond des choses
00:57:35on est devant des gens
00:57:36qui croient à la révolution
00:57:38permanente
00:57:38Donc on se demande quelquefois
00:57:40qu'est-ce qu'ils veulent exactement
00:57:41Qu'est-ce qu'ils veulent
00:57:42Ils savent bien
00:57:43qu'ils ne vont pas gagner
00:57:43On a vu des black blocs
00:57:45venir d'un peu partout
00:57:46Ils gagnent quand même
00:57:47Ben voilà
00:57:48Alors qu'est-ce que ça veut dire
00:57:48gagner pour eux
00:57:49On comprend
00:57:50Ils ne se sont pas dit
00:57:51On va arriver à Paris
00:57:52On va faire tomber le régime
00:57:54On va établir une société
00:57:55communiste demain matin
00:57:55On comprend que ce n'est pas ça
00:57:57Pour eux
00:57:58Qu'est-ce que c'est une réussite
00:57:59C'est confisquer une manifestation
00:58:01Pour eux
00:58:02Une réussite
00:58:02C'est être capable
00:58:03de mettre en scène
00:58:04l'affrontement avec les policiers
00:58:05et faire en sorte
00:58:06qu'on ne voit que ça
00:58:07avec toujours l'hypothèse suivante
00:58:09Alors ça c'est cultivé
00:58:10chez ces gens-là
00:58:10Le commun des mortels
00:58:12Vous, moi
00:58:13les gens ordinaires
00:58:13On serait endoctriné
00:58:15par un ordre social toxique
00:58:17Mais devant les violences policières
00:58:19qui viennent de rester
00:58:19C'est pour ça qu'il faut toujours
00:58:20Provoquer les policiers
00:58:21Provoquer les policiers
00:58:21Les agresser
00:58:22Les violenter
00:58:24Le jour où les policiers
00:58:25se défendent
00:58:26On espère que le commun des mortels
00:58:27il verra une violence policière
00:58:29dévoilant sa nature fasciste
00:58:31Et là ça provoquerait
00:58:32une forme de réveil des masses
00:58:33et le début de quelque chose
00:58:34qui s'appellerait
00:58:35la révolution
00:58:36Il y a aussi
00:58:37Pourquoi il y a autant d'affrontements ?
00:58:38Parce qu'on les voit
00:58:39ces affrontements
00:58:39Pourquoi ?
00:58:40C'est aussi un rituel
00:58:41de recrutement
00:58:42C'est un rituel de recrutement
00:58:43qui consiste à dire
00:58:45vous voyez
00:58:45prouvez votre courage
00:58:47Un rituel plus franc
00:58:48que le recrutement
00:58:49peut-être de la police
00:58:49C'est qu'à tout le monde
00:58:50on vous promet
00:58:51la violence tous les jours
00:58:52et vous pouvez taper
00:58:52comme vous le souhaitez
00:58:53et en plus vous avez
00:58:54la justice révolutionnaire
00:58:56majusculaire
00:58:57à votre service
00:58:57Ajoutons un élément
00:58:59et là c'est intéressant
00:59:00Où recrutent les antifas ?
00:59:01Où recrutent ?
00:59:02On reviendra sur les antifas
00:59:03directement dans une seconde
00:59:04Où recrutent-ils ?
00:59:05Eh bien aux deux extrêmes
00:59:06de la pyramide sociale
00:59:07C'est assez intéressant
00:59:08En France, en Europe
00:59:10souvent
00:59:10on a pris la peine de le dire
00:59:11c'est souvent des fils
00:59:12de bourgeois
00:59:12qui vont s'en canailler
00:59:13Ce qui n'est pas faux
00:59:14Il y a une partie de ça
00:59:16Mais la nouvelle vague antifas
00:59:17qui date des années 2000-2010
00:59:20on trouve souvent
00:59:21des individus
00:59:22qui viennent véritablement
00:59:23les éléments
00:59:23les plus désocialisés
00:59:24les effondrés psychiques
00:59:26des temps présents
00:59:26des individus désaxés
00:59:28qui ne savent plus rien
00:59:29et qui trouvent justement
00:59:31dans la violence
00:59:31le port de la cagoule
00:59:32la possibilité de l'affrontement
00:59:34qui trouvent une raison
00:59:35de vivre
00:59:36Donc on doit traiter
00:59:37ces gens-là
00:59:37comme un phénomène
00:59:38je l'ai dit
00:59:38politique
00:59:39mais aussi comme un phénomène
00:59:40psychiatrique quelquefois
00:59:41un phénomène
00:59:42à tout le moins
00:59:42d'effondrement psychique
00:59:43on l'a devant nous
00:59:44Je voudrais garder
00:59:45peut-être une petite minute
00:59:47à la fin
00:59:47pour qu'on puisse revenir
00:59:48sur l'audiovisuel public
00:59:50pour terminer cette émission
00:59:52en attendant
00:59:52l'intervention
00:59:54de Bruno Rotaillot
00:59:54Dernière question
00:59:55Mathieu
00:59:56on en a parlé un peu
00:59:56que Donald Trump
00:59:57veut déclarer
00:59:58les antifas
00:59:59organisations terroristes
01:00:00est-ce qu'il faut y voir
01:00:01une vraie riposte
01:00:02selon vous
01:00:03contre cette mouvance ?
01:00:04À tout le moins
01:00:05on vient de nommer
01:00:05la chose importante
01:00:06et Charlotte a fait
01:00:07un remarquable exposé
01:00:08je le complète
01:00:09en disant une chose
01:00:10il faut savoir
01:00:11d'où vient l'argent
01:00:12qui permet à ces gens
01:00:13de s'organiser
01:00:14d'où vient l'argent
01:00:15qui permet à ces gens
01:00:16d'organiser
01:00:18des véritables milices
01:00:19d'où vient quelquefois
01:00:21d'où viennent les consignes
01:00:22parce qu'il y en a
01:00:23j'ai eu l'occasion
01:00:23de parler au fil de ma vie
01:00:24à les policiers
01:00:25des deux côtés de l'Atlantique
01:00:26qui souvent me disent
01:00:27on sait exactement
01:00:28qui ils sont
01:00:29on sait lorsqu'ils arrivent
01:00:30on pourrait presque
01:00:31les identifier
01:00:31pour mille et une raisons
01:00:32on n'y va pas
01:00:33si on était devant
01:00:34des casseurs d'extrême droite
01:00:35des fascistes
01:00:36il n'y a pas de doute
01:00:36que la répression
01:00:37serait au rendez-vous
01:00:37donc quelle est la fonction
01:00:39de ces antifas
01:00:40dans nos sociétés
01:00:41est-ce qu'ils ne sont pas
01:00:42finalement l'espèce
01:00:42de bras armés
01:00:43d'une idéologie dominante
01:00:44qui dit
01:00:45ce sont des monstres
01:00:45des fascistes
01:00:46de l'extrême droite
01:00:47eux ont la permission
01:00:49et même le devoir
01:00:49d'aller les cogner physiquement
01:00:50ils sont la sanction physique
01:00:51milicienne
01:00:52d'une idéologie dominante
01:00:54alors si on peut savoir
01:00:55d'où vient l'argent
01:00:55si on peut savoir
01:00:57d'où vient le financement
01:00:58si on peut savoir
01:00:59qui sont les réseaux
01:01:00parce qu'on voit ça
01:01:01en Amérique du Nord
01:01:01quelquefois
01:01:02telle branche obscure
01:01:03dissimulée dans un syndicat
01:01:05va donner par exemple
01:01:0610 000 $
01:01:0620 000, 30 000
01:01:07et ainsi de suite
01:01:08accumuler ça
01:01:08c'est le financement
01:01:10d'une milice
01:01:10Vous applaudissez
01:01:12les propos de Mathieu Bocoté
01:01:13sur l'ultra-gauche ?
01:01:14Bien sûr
01:01:15Non mais qui est vraiment
01:01:17voilà la cible
01:01:18en tant que vous êtes
01:01:19la cible de l'ultra-gauche
01:01:20et lorsqu'on va écouter
01:01:22peut-être Bruno Rotario
01:01:23d'un instant à l'autre
01:01:24en direction CNews
01:01:25lorsqu'il parle de la haine
01:01:25anti-flics
01:01:26c'est une façon effectivement
01:01:27de dénoncer
01:01:28cette ultra-gauche
01:01:29avant de terminer
01:01:30cette édition spéciale
01:01:31entre les manifestations
01:01:32et ce qu'on a vu
01:01:33sur le terrain
01:01:33je rappelle
01:01:34500 000 manifestants
01:01:36selon la police
01:01:37selon le ministère de l'Intérieur
01:01:39et jusqu'à un million
01:01:40selon les organisateurs
01:01:41et un dernier mot
01:01:42peut-être sur ce qu'on a appris
01:01:44en cours de l'émission
01:01:44à la fois
01:01:45la réaction
01:01:46de Lagardère
01:01:47au propos
01:01:48de l'audiovisuel public
01:01:49des critiques
01:01:50de l'audiovisuel public
01:01:51et à la fois
01:01:51le communiqué
01:01:52que j'ai lu en direct
01:01:53que j'ai vu
01:01:53que j'ai découvert
01:01:54sur le compte Twitter
01:01:55de CNews
01:01:56sur la réponse
01:01:58à Delphine Ernot
01:01:59qui définit
01:02:01CNews
01:02:01de chaîne d'extrême droite
01:02:03c'est la réponse
01:02:04du simple bon sens
01:02:05de la part de CNews
01:02:06et d'Europe
01:02:06qui considère
01:02:07Lagardère
01:02:08qui dise
01:02:08un instant
01:02:09nous n'accepterons pas
01:02:10de nous faire ainsi
01:02:11diaboliser
01:02:11nous ne nous coucherons pas
01:02:13devant cette tentative
01:02:14d'exécution symbolique
01:02:15qui consiste à traiter
01:02:16des médias
01:02:18qui sont par ailleurs
01:02:18émergents
01:02:19qui rejoignent
01:02:19un immense public
01:02:20et bien on les traite
01:02:21comme des parias
01:02:22comme des infréquentables
01:02:23comme des dangers
01:02:24pour la démocratie
01:02:24et de ce point de vue
01:02:25il est bien
01:02:26que ceux qui se font accuser
01:02:27stigmatiser
01:02:28insulter régulièrement
01:02:29ne coupent pas les Chines
01:02:30ne plient pas les Chines
01:02:31et décident de contracter
01:02:32car nous sommes
01:02:33les véritables gardiens
01:02:34d'esprit pluraliste
01:02:35de l'esprit démocratique
01:02:36de la liberté d'opinion
01:02:37et vos accusations
01:02:38nous les refusons
01:02:39ne se couchent pas
01:02:40devant cette tentative
01:02:41d'intimidation
01:02:42payée avec les fonds publics
01:02:43Excellente remarque
01:02:44vous voulez rajouter un moment ?
01:02:45Oui, c'est de dire
01:02:46que Europe 1
01:02:47a été fondée
01:02:48en 1957
01:02:50c'est l'une des radios
01:02:52références
01:02:53Jean-Luc Lagardère
01:02:55on a pris
01:02:55le contrôle
01:02:56entre guillemets
01:02:57il y a 30 ans
01:02:5935 ans
01:02:59et son fils
01:03:00est le successeur
01:03:01alors je voudrais savoir
01:03:02où est la part de fascistes
01:03:04c'est ces gens
01:03:05qui ont permis
01:03:06la liberté d'expression
01:03:08Merci, en tout cas
01:03:09on voit autour de la table
01:03:10liberté d'opinion
01:03:11et j'aime bien
01:03:12ce que vous dites aussi
01:03:13dans la police
01:03:14voilà
01:03:15une intégration
01:03:16au sein de la police
01:03:17et sur CNews
01:03:18on a toutes les couleurs
01:03:19toutes les opinions
01:03:20excellent suite de programme
01:03:21je vous laisse avec
01:03:22Pascal Propouleur
01:03:23des Pro2
01:03:23Merci Anne-Becano
01:03:24Merci à vous
01:03:24Merci à vous
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