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  • il y a 2 jours
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:0119h, ravi de vous retrouver ce soir. Bonsoir Adrien Fontenot pour les infos du soir.
00:00:05Bonsoir Christine, bonsoir à tous. La réponse d'Emmanuel Macron à Benyamin Netanyahou.
00:00:10La lutte contre l'antisémitisme ne saurait être un sujet d'instrumentalisation et ne peut nourrir aucun désaccord entre Israël et la France, selon le chef de l'État, Emmanuel Macron, qui insiste sur la protection des Juifs de France.
00:00:20Je cite, priorité absolue de mon action depuis le premier jour. Et sur la création d'un État palestinien, Emmanuel Macron persiste et signe, cette paix durable passera par la création d'un État palestinien souverain.
00:00:29reconnaissant Israël et son droit à la sécurité démilitarisé, vivant dans la paix à vos côtés.
00:00:34François Bayrou appelle les députés à choisir entre le chaos ou la responsabilité au moment du vote de confiance prévu le 8 septembre prochain.
00:00:41Face aux militants de la CFDT, le Premier ministre présentait un changement de cap ce mardi en Essonne.
00:00:45Le pensionnaire de Matignon souhaite redonner aux partenaires sociaux la gestion de la protection sociale et se dit prêt à demander un effort spécifique aux plus hauts revenus pour atteindre les quelques 44 milliards d'économies souhaitées.
00:00:54Et puis un an jour pour jour après la mort de l'adjugant chef Eric Comine, victime d'un refus d'obtempérer.
00:00:59La France se souvient. Un hommage lui a été rendu ce mardi à Mandelieu-Lanapoule.
00:01:03La veuve du militaire dénonce aujourd'hui à notre micro le laxisme de la justice.
00:01:06Le 26 août 2024, le militaire de 54 ans avait été percuté par un conducteur multirécidiviste lors d'un contrôle routier à Mougins.
00:01:12Merci beaucoup mon cher Adrien. David Lissnard est l'invité exceptionnel de Face à l'Info ce soir.
00:01:20Le maire de Cannes est président de Nouvelle Énergie, fait sa rentrée sur CNews.
00:01:25Lui qui, dans son livre « Ainsi va la France, véritable manifeste libéral pour nous sortir de l'impasse » propose 70 milliards d'économies en un an.
00:01:35300 sur 10 ans. Est-il en phase avec François Bayrou ?
00:01:39Alors que LR est prêt à voter la confiance au Premier ministre, mais lui, David Lissnard, serait-il prêt à se désolidariser ?
00:01:46Confiance ou pas ? Stabilité ou pas ? Déficit ou laxisme ? Effort ou pas ? Dissolution ou pas ?
00:01:52Quelle question se poser ce soir alors que la France est au pied du mur ?
00:01:57David Lissnard est l'invité de Face à l'Info.
00:01:59Non, les Français ne sont pas coupables de l'endettement du pays.
00:02:05Les Français sont-ils responsables, coupables ? À qui la faute de l'endettement et de la crise du pays ?
00:02:09Comment la France s'est-elle endettée ? L'édito de Mathieu Bock-Côté.
00:02:15Des émeutants en Suisse, oui, je dis bien en Suisse.
00:02:18Après ce qui ressemble beaucoup à une affaire Naël.
00:02:22Est-ce à dire qu'aucun pays occidental n'est donc préservé ?
00:02:25Faut-il y voir les prémices de cette guerre civile ?
00:02:28Annoncée comme probable par une très sérieuse étude du King's College cet été ?
00:02:33L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:35La Grèce a su gérer sa crise financière.
00:02:38La Grèce est en train de gérer sa submersion migratoire.
00:02:42Le ministre des Migrations a été nommé au sein du gouvernement grec.
00:02:46Et ce gouvernement lance la chasse aux ONG qui iront à l'encontre de la politique migratoire du gouvernement.
00:02:54Elles seront suspendues.
00:02:55L'Europe entière prend-elle des mesures alors que la France fait l'autruche ? Le regard de Marc Menon.
00:03:01Dix jours après le décès en direct sur le net de Jean-Port Manoff, la ministre Clara Chapaz va attaquer en justice la plateforme Kik pour manquement.
00:03:11La ministre du Numérique avait été critiquée pour son silence alors qu'elle avait été alertée des maltraitances subies par la victime en direct il y a plusieurs mois.
00:03:25Que peut faire le gouvernement ? Ce drame aurait-il pu être évité ? Le décryptage de Charlotte Dornay.
00:03:31C'est puis, Rima Hassan aurait été choisie pour être la marraine de la promotion 2025 à l'Université libre de Belgique, l'une des plus importantes du pays.
00:03:41Comment la militante la plus anti-occidentale du moment gagne-t-elle le cœur de la jeunesse occidentale ?
00:03:48L'édito pointu de Mathieu Bocqueté ce soir aux chaussettes rayées.
00:03:52Une heure avec nos bousquetaires pour tous à dire et sans tabou.
00:03:56Vous ne voyez pas les chaussettes mais moi alors là je ne vous dis pas.
00:03:58C'est parti !
00:04:01D'abord on ne peut pas ne pas commencer par ce cri du cœur de notre journaliste Isabelle Piboulot, agressée.
00:04:19Son compagnon a été agressé, poignardé. Elle s'exprime directement à Emmanuel Macron.
00:04:25Il est temps que les consciences s'éveillent. Vraiment. Et ma parole aujourd'hui elle est pour ça. Parce que ma première agression, j'ai eu honte d'en parler.
00:04:35Des amis proches étaient au courant mais certains de mes copains l'ont appris là, quand j'en ai parlé sur les réseaux sociaux, un an après, parce que j'avais honte d'avoir été une femme qui touchait dans la rue.
00:04:46Et aujourd'hui la honte doit changer de camp. La honte elle n'est pas à nous. Mon copain n'a rien cherché, il n'a pas cherché la bagarre, il m'a juste protégée.
00:04:54Avec tout le respect que je dois à notre président de la République, monsieur Emmanuel Macron, est-ce que vous pensez qu'un drame comme ça relève du brainwashing ?
00:05:02Est-ce que vous pensez que les larmes d'une mère qui est inquiète pour son enfant, qui pense que son enfant va mourir alors qu'elle est rentrée chez elle ?
00:05:09C'est du lavage de cerveau.
00:05:12Très émouvant.
00:05:15On parle encore aujourd'hui de la conférence de presse de François Bayrou et plusieurs célèbrent le courage qu'il aurait eu de parler franchement aux Français de la dette.
00:05:24Mais que pensez Mathieu Bocoté du diagnostic proposé par le Premier ministre alors qu'il affirme que les Français sont globalement co-responsables de la dette de l'État ?
00:05:35Sont-ils en droit de répondre non coupables ? Tel est le sujet de votre premier édito, Mathieu.
00:05:40Et oui, je crois qu'ils sont tout à fait en droit de dire non coupables. Je dirais pourquoi.
00:05:44Alors, parce que je suis un peu agacé, je vous avouerai, depuis hier par cette espèce de petite musique qui s'installe,
00:05:49qui célèbre le courage du Premier ministre, qui aurait eu le courage de parler du surendettement de la France.
00:05:57Allô, François Pillon ?
00:05:58J'ai vaguement l'impression que c'est un sujet qui est installé dans le débat public depuis très longtemps.
00:06:03Et là, on nous présente ça comme un moment vérité.
00:06:05Or, je cherche en quoi c'est un moment singulier là-dedans.
00:06:09Ce qui est intéressant, par ailleurs, c'est lorsqu'il nous dit « nous sommes globalement tous coupables ».
00:06:12C'est ce qu'il dit. Tous ceux qui ont profité des droits sociaux, des services sociaux, qui en demandaient toujours davantage.
00:06:17« Nous sommes tous responsables de ce qui se passe ».
00:06:20Ce qui me fait penser, soit dit en passant, à Gérard Larcher, qui en 2023, à propos de l'immigration, disait
00:06:25« Nous sommes tous responsables de ce qui est arrivé. Personne n'a vu venir les drames liés à l'immigration massive,
00:06:30avec l'antisémitisme qui monte dans certains quartiers et tout ça ».
00:06:33Certains, à l'époque, lui avaient dit « Non, non, non, non, non. Certains avaient été lanceurs d'alerte et vous les aviez traités de fascistes ».
00:06:39Donc, dans les circonstances, certains ont été lanceurs d'alerte autour de la question de la dette
00:06:43et on les a traités généralement d'ultralibéraux, de sans-cœur, de personnes qui n'avaient aucunement le souci des plus démunis.
00:06:50Donc, il y a eu des lanceurs d'alerte, on les a balayés.
00:06:53Ensuite, la question qu'on doit se poser, c'est quelle est l'histoire de cette dette ?
00:06:57On peut la raconter sur le mode très technique, mais on peut aussi, c'est ce que je propose, la raconter de manière politique.
00:07:02C'est-à-dire, l'histoire de la dette est un phénomène politique en France et c'est ce qu'on doit comprendre, je crois.
00:07:07Point de départ, si on raconte souvent l'espèce de moment de bascule, 1974.
00:07:12On pourrait dire 1958, De Gaulle arrive au pouvoir, restaure les finances publiques pour plus d'une décennie, c'est très vrai.
00:07:17Mais 1974, pourquoi ? Dernier budget à l'équilibre en France.
00:07:22Dernier budget à l'équilibre, à partir de là, chaque année, il y aura déficit.
00:07:26Et quand les déficits s'empilent, ça fait à la fin une dette significative, une dette considérable.
00:07:32Mais quand on fait l'usage de la dette au tout début, 1974, en ce qui suit de budget déficitaire récurrent,
00:07:39on traite ça alors comme une forme d'emprunt circonstanciel.
00:07:44Oui, il faut emprunter un peu, mais on remboursera demain pour être capable d'assurer les finances de l'État.
00:07:50Le vrai moment tournant, c'est un tournant idéologique et c'est 1981.
00:07:541981, c'est le basculement dans le socialisme mental, le basculement dans le socialisme d'État.
00:07:59Et un socialisme qui a été beaucoup plus loin qu'on ne l'a dit.
00:08:01Parce que si on connaît l'histoire officielle du Parti socialiste, de la Mitterrandie,
00:08:05on nous dit en 1983-84, tournant de la rigueur, Mitterrand abandonne le socialisme, retour au libéralisme en économie.
00:08:12Mais c'est faux.
00:08:13Parce qu'à partir du début des années 80, s'installe une idée toute simple.
00:08:17Le modèle social français se financera par la dette.
00:08:20Le modèle social ne se financera pas en fonction de la richesse produite dans la société.
00:08:26Et là, on voit quels sont nos moyens.
00:08:27Et puis on décide de se financer tel ou tel programme.
00:08:30On dit certains programmes sont nécessaires en soi.
00:08:33Certaines dépenses sociales sont nécessaires en soi.
00:08:35Nous n'allons plus vérifier si nous avons les moyens de financer ces dépenses.
00:08:39Nous miserons sur la dette pour financer ces dépenses.
00:08:43Alors très rapidement, le rapport à la dette change.
00:08:45La dette devient structurelle.
00:08:47Ce n'est plus une dette circonstancielle.
00:08:48Ce n'est plus je vous emprunte 20 $, je vous le rembourse après-demain.
00:08:51Non, c'est plus ça.
00:08:52Là, la dette devient structurelle et très rapidement s'installe une autre idée dans le débat public.
00:08:57La dette, on ne pourra pas la rembourser.
00:08:59On renonce à l'idée de rembourser la dette.
00:09:01Elle est irremboursable.
00:09:02Ça pose un nouvel objectif.
00:09:04On va chercher à...
00:09:05À partir de quand on se dit justement que la dette est née ?
00:09:07Franchement, les années 90, on commence à l'entendre.
00:09:10Dans les années 2000, c'est presque considéré comme le bon sens économique.
00:09:14Il va de soi qu'on ne peut pas rembourser la dette.
00:09:15Je ne connais personne sur Terre qui dit qu'il va de soi qu'on ne peut pas rembourser la dette, sauf les gouvernements.
00:09:19Alors, quoi qu'il en soit, ils nous disent qu'on ne peut plus rembourser.
00:09:23Il y a un nouvel objectif.
00:09:24On peut la maîtriser.
00:09:26Qu'est-ce que ça veut dire maîtriser la dette ?
00:09:27Ça veut dire faire en sorte que les intérêts sur la dette ne soient pas à ce point considérable
00:09:32qu'ils écrasent les autres postes budgétaires de l'État.
00:09:34Donc, ce qu'on est capable de faire, c'est maîtriser les intérêts sur la dette.
00:09:38Ça, ça devient une forme de réalisme économique, nous dit-on.
00:09:40Pendant ce temps-là, la dette continue de croître et elle croit massivement.
00:09:44Et à partir des années 90, je ne dis pas que ce n'était pas le cas auparavant,
00:09:47mais dans les années 90, on prend conscience qu'un facteur nouveau joue un rôle massif
00:09:52dans l'augmentation de la dette, c'est évidemment l'immigration massive.
00:09:55Mais ce facteur nouveau ne peut être mentionné parce que critiquer l'immigration,
00:09:59on le sait, on en a souvent parlé ici, c'est racisme, xénophobie et ainsi de suite.
00:10:03Donc, la question de l'immigration, le facteur central, un des facteurs centraux
00:10:07qui deviendra le facteur central, ne peut être mentionné.
00:10:10Donc, on va chercher mille autres raisons pour expliquer la croissance de la dette,
00:10:13mais on n'a pas le droit de le mentionner.
00:10:15Vous noterez que François Bayrou, en l'espace de six mois, a évolué là-dessus.
00:10:18Il y a six mois, il nous parle de submersion migratoire.
00:10:21Théoriquement, s'il y a submersion migratoire, il y a des conséquences à cela.
00:10:24Hier, il nous dit parler du coup de l'immigration dans tout ça, c'est une logique de démagogue.
00:10:29Ensuite, il y a quelque chose qui va, j'ajoute sur l'immigration un instant,
00:10:32c'est que c'est aussi générateur de droits sociaux sans fin.
00:10:35C'est la logique. Quelqu'un arrive ici, il a des droits sociaux immédiatement,
00:10:38ils ne sont pas soumis à la délibération démocratique,
00:10:41ils ne sont pas soumis à la capacité de payer.
00:10:43Vous êtes obligé de payer les droits sociaux de populations qui arrivent
00:10:45et qui n'ont pas contribué au fameux modèle social.
00:10:48Eh bien, qu'est-ce que vous voulez? Vous taxez les Français, vous surtaxez les Français,
00:10:51et l'État-providence que financent les Français, ils en profitent de moins en moins.
00:10:55Ajoutons d'autres éléments dans cette histoire politique de la dette,
00:10:58l'histoire des associations.
00:11:00Les associations qui sont financées systématiquement pour demander de nouvelles dépenses sociales,
00:11:06de nouvelles dépenses, de nouveaux investissements.
00:11:08Chaque fois, qu'est-ce que ça veut dire concrètement?
00:11:10C'est que l'État finance les associations qui lui mettent une pression
00:11:13pour qu'ils dépensent toujours davantage.
00:11:16Donc, quand on voit cette logique s'installer,
00:11:19on pourrait dire que la dette nous a complètement échappés.
00:11:21Il y a une classe politique, je pense que c'est un facteur à ajouter.
00:11:23La France a une originalité en Occident.
00:11:25C'est une classe politique issue essentiellement du monde administratif,
00:11:28de l'administration d'État.
00:11:30Donc, on est devant des gens pour qui tout ce qui n'est pas touché par l'État est imparfait.
00:11:34L'État doit s'occuper de toute dimension de l'existence.
00:11:37Et ce qui n'est pas encore été touché, c'est comme ça, c'est imparfait.
00:11:40Ce n'est pas encore pur.
00:11:41Donc, une classe politique qui ne pense que par l'État
00:11:44cherche toujours des solutions non seulement étatiques, mais étatistes.
00:11:47Ce qui fait en sorte qu'on multiplie encore une fois les programmes.
00:11:50Le résultat des courses, c'est la crise d'aujourd'hui.
00:11:52Mais les Français jouissent de vrais services sociaux néanmoins.
00:11:56Et ils ne voudraient pas qu'on les leur retire.
00:11:58Est-ce qu'ils ne sont pas quand même attachés à ce modèle social?
00:12:00On les en a convaincus.
00:12:02Vous savez, quelquefois on dit qu'est-ce qu'une religion, c'est une secte qui a réussi.
00:12:07De la même manière, on va dire qu'est-ce que l'État, c'est une mafia qui a réussi.
00:12:10C'est une mafia qui a exercé un monopole.
00:12:12Et qu'est-ce qu'une mafia, elle fonctionne toujours sur un racket de protection.
00:12:14Donne-moi de l'argent et en échange, je te protège.
00:12:17Eh bien, cette logique-là, on peut dire que ça fonctionne assez bien avec les fameux droits sociaux.
00:12:21En soi, on se comprenne bien.
00:12:22Personne n'est contre le fait que l'État assure la santé des gens, il assure l'éducation.
00:12:27Mais le fait est que les droits sociaux n'ont pas été pensés, en France et ailleurs en Occident aussi,
00:12:32sur le mode, il faut flécher certaines demandes en fonction des demandes des uns des autres,
00:12:36des besoins légitimes de la population.
00:12:38Chaque fois qu'un droit social est proclamé, on crée la bureaucratie pour le gérer.
00:12:43Donc, une bureaucratie qui est créée, immédiatement, vous pouvez être certain d'une chose,
00:12:47jamais elle ne se remettra en question.
00:12:49Dès qu'une bureaucratie est créée, son objectif, c'est de se maintenir, c'est de croître
00:12:53et de générer sans cesse de nouvelles raisons pour s'étendre et étendre sa gestion de la société.
00:12:58Donc, qu'est-ce qu'on a créé au fil du temps?
00:13:00Une classe bureaucratique, une classe administrative, une classe de gestionnaire, une classe de manager,
00:13:06le multi-étagé, le millefeuille administratif français à tous les niveaux.
00:13:10Et ça, qu'est-ce que c'est? C'est une authentique classe sociale, comme dirait les marxistes.
00:13:15C'est une vraie classe sociale avec ses propres intérêts.
00:13:17Et l'intérêt de ça, de cette classe, c'est de toujours s'étendre, toujours croître.
00:13:21Et ça coûte beaucoup d'argent aux Français de financer cette classe, de financer cette caste.
00:13:26Et quand je parle de cette caste, je ne parle pas simplement de quelques politiques
00:13:29qui se distribuent les postes les uns des autres.
00:13:32On est quelquefois devant des postes qui ne se légitiment, les fameuses autorités indépendantes,
00:13:36mais dans les ministères, les différents paliers administratifs régionaux, communes.
00:13:40Tout ça, c'est une espèce d'appareil qui vampirise en quelque sorte la nation.
00:13:44Mais il y a un interdit. On ne peut pas le remettre en question
00:13:46parce qu'apparemment, c'est des services publics.
00:13:48Finalement, nous y revenons. Mathieu Léta, à vous entendre, étouffe la France.
00:13:53Est-ce que vous ne versez pas un peu dans l'anti-étatisme primaire?
00:13:56Secondaire et tertiaire.
00:13:59Je suis généreusement anti-étatiste en ces matières.
00:14:01Vous savez, en Union soviétique, au début des années 20, il y a eu ce qu'on appelait l'ANEP.
00:14:06L'ANEP, c'est une nouvelle politique économique.
00:14:08Qu'est-ce qu'on constate après la Révolution?
00:14:09Le socialisme condamne la Russie à la faillite. Surprise.
00:14:13Donc, qu'est-ce qu'on fait pour lui redonner un peu d'oxygène?
00:14:16On dégage un peu d'espace pour l'entreprise privée, pour l'initiative privée, pour la liberté.
00:14:20Autrement dit, une mini-économie de marché qui aura comme responsabilité de soutenir
00:14:25le gros état qui se met en place, le monopole public, les monopoles étatiques.
00:14:28Eh bien, à bien des égards, j'ai l'impression que partout en Occident, mais peut-être
00:14:32un peu plus en France, hélas, il y a aujourd'hui la logique de l'ANEP.
00:14:35Donc, on accepte l'idée qu'il y a un secteur privé qu'on peut pressuriser, qu'on peut
00:14:39fiscaliser, qu'on peut braquer, qu'on peut ponctionner sans arrêt pour alimenter
00:14:43la grosse machine, pour alimenter le mammouth, pour alimenter le vampire étatique.
00:14:47Et ça, de temps en temps, on lui donne un peu d'oxygène parce que si on l'étouffe
00:14:50trop, il n'y a plus de richesse à aller confisquer.
00:14:52C'est le problème.
00:14:53Et c'est là qu'on arrive à ce dont parlait Gabriel hier.
00:14:55On va alors chercher l'épargne.
00:14:56Est-ce que vous n'auriez pas un peu trop d'argent, chère Christine ? On pourrait
00:14:58peut-être le récupérer pour le donner à d'autres.
00:15:00Si je suis l'État, moi, je pense que vous avez trop d'argent.
00:15:04Alors, le problème, et nous tous, en soit dit en passant, et même ceux qui n'en
00:15:06ont pas.
00:15:07Alors, tout ça pour dire qu'on est dans une logique de NEP en Occident et en France
00:15:10là-dessus.
00:15:10Il y a un secteur privé que l'on tolère, qui est vu comme étant immoral parce qu'il
00:15:14fonctionne selon le profit, mais on en a besoin pour entretenir la grosse machine.
00:15:18Mais il arrive un moment où le commun des mortels, le commun des producteurs, le commun des
00:15:22travailleurs se sent exagérément exploité.
00:15:24Le véritable visage de la lutte des classes aujourd'hui, c'est peut-être justement
00:15:27entre les travailleurs exploités et l'appareil bureaucratique qui en profite.
00:15:31Je pense que David Lissner serait d'accord avec vous, avec un édito.
00:15:35Je crois que sur ce point, nous sommes d'accord.
00:15:37Oui, alors on va le recevoir dans un instant.
00:15:39On verra un peu si ce désolidaire est au pas des LR qui sont prêts à voter la motion
00:15:44de confiance à François Bayron.
00:15:46On va marquer une pause et on revient avec Gabriel Cluzel qui va nous parler de la Suisse.
00:15:51Figurez-vous que même en Suisse, oui, même en Suisse, il y a des émeutes un peu
00:15:55comme Alain Naël.
00:15:57A tout de suite.
00:15:57David Lissner est notre invité exceptionnel.
00:16:05Ce soir, il fait sa rentrée sur CNews d'en face à l'info.
00:16:07On lui posera beaucoup de questions.
00:16:09Est-ce qu'il va se désolidariser ?
00:16:11DLR qui pense voter la motion de censure, enfin la confiance à François Bayrou.
00:16:17On lui demandera s'il est prêt peut-être à être Premier ministre là si jamais il y a
00:16:20une dissolution.
00:16:21Ouh là là, beaucoup de questions pour David Lissner.
00:16:23Il a intérêt à se préparer.
00:16:24J'espère qu'il ne m'entend pas.
00:16:25Qui l'eut cru ?
00:16:26Même la Suisse et le théâtre d'émeutes dimanche et encore hier soir, Gabriel Cluzel,
00:16:32des violences urbaines ont éclaté à Lausanne.
00:16:36Incroyable.
00:16:37Pourquoi ces émeutes helvétiques nous semblent particulièrement inquiétantes, peut-être
00:16:41plus inquiétantes même que dans d'autres pays ?
00:16:45Oui, alors peut-être d'abord précisons le contexte, c'est vraiment une affaire qui
00:16:49ressemble à l'affaire Naël Suisse.
00:16:52La raison de ces émeutes est en effet la mort d'un jeune de 17 ans dans le quartier
00:16:56du Préla, il s'appelle Marvin, un jeune d'origine congolaise qui roulait à bord d'un
00:17:01scooter volé.
00:17:02Et il est donc décédé dans la nuit de samedi à dimanche alors qu'il fuyait la police,
00:17:06il a foncé dans le mur d'un garage.
00:17:08Et quelques heures plus tard, une centaine d'individus cagoulés, alors je trouve que
00:17:13ça a son importance, je vous dirai pourquoi après, s'en sont pris aux policiers en voyant
00:17:17des tirs de mortier d'artifice, mettant le feu aux poubelles.
00:17:21Et on voit même sur les réseaux sociaux, je ne sais pas si vous l'avez vu, l'agression
00:17:24d'un élu de l'UDC, vous savez l'UDC en Suisse c'est la droite conservatrice quelque
00:17:29part entre le RN et Reconquête.
00:17:32Donc c'est un garçon qui s'appelle Thibaut Chalère, il a été reconnu par un groupe
00:17:35d'Antifa qui donc semble-t-il était venu prêter main forte aux émeutiers de la cité.
00:17:41Alors pourquoi je dis que le port de la cagoule n'est pas un détail ? Parce que cela prouve
00:17:45que c'était organisé, aller trouver une cagoule un dimanche, ça ne se trouve pas sous
00:17:49le pas d'un cheval.
00:17:51C'est donc qu'ils les avaient, ils n'en sont peut-être pas à leur coup d'essai
00:17:54et on peut rappeler qu'en 2023, au moment du décès du jeune Naël en France, il y
00:18:00avait eu déjà des émeutes à Lausanne, des magasins avaient été pillés.
00:18:05Alors vous avez raison de dire pourquoi elles nous inquiètent plus qu'ailleurs, je vais
00:18:08le dire peut-être de façon un peu cynique mais quand ça se passe en Belgique ou en
00:18:11Angleterre, on se dit bon c'est des pays qui sont un peu foutus si vous me permettez
00:18:16l'expression.
00:18:17Alors que la Suisse apparaît un peu comme quelque chose de mythique, peut-être un refuge
00:18:24possible, un endroit de prospérité, de richesse, un petit pays malin qui a mis en
00:18:31place des réforandums, qui permettent une démocratie apaisée, qui gèrent son immigration.
00:18:38Enfin bref, tout cela nous inquiète beaucoup parce que si la Suisse elle-même est touchée,
00:18:44eh bien j'ai envie de dire qu'il n'y a plus qu'à tirer l'échelle.
00:18:47Alors il faut quand même préciser ici qu'on ne parle pas des campagnes suisses, on parle
00:18:50de Lausanne. Lausanne c'est une ville qui pour la Suisse est une grande ville, une
00:18:55grande ville de Suisse, Suisse romande, dans le canton de Vaud, on y parle français, on
00:19:00n'est pas si loin de la France. De là à dire que la France a contaminé la Suisse, il
00:19:05n'y a qu'un pas et je vais le franchir, voilà.
00:19:09Alors les habituelles excuses avancées par la gauche ne devraient pourtant pas fonctionner
00:19:15en Suisse.
00:19:15Oui, vous avez raison, déjà prenons la misère sociale, c'est vrai que les salaires
00:19:19de certains stagiaires en Suisse font pâlir d'envie les salaires de certains cadres
00:19:24en France. Et puis l'esprit de revanche lié à l'empire colonial a priori n'existe
00:19:30pas puisque la Suisse n'a pas colonisé. Sauf que dans une ville comme Lausanne, vous
00:19:36savez Lausanne donc dirigée par les écolos socialaux, une ville universitaire de surcroît,
00:19:42eh bien le wokisme a fait son lit. Et donc le wokisme a trouvé des parades, c'est très
00:19:48intelligent, pour contourner, pour accuser la Suisse de crime colonial même si la Suisse
00:19:55n'a pas colonisé. Vous voyez, il faut aller chercher loin. Donc ils disent que la Suisse
00:19:59n'a pas colonisé officiellement parce que l'état helvétique en soi du reste n'existait
00:20:03pas tel qu'il est aujourd'hui. Mais elle a colonisé indirectement, elle est coupable
00:20:07de crimes coloniaux parce qu'il y a des banques suisses qui ont financé des fortunes ou des
00:20:14entreprises coloniales. Il y a des gens très riches qui ont même financé la traite des
00:20:20Noirs, disent-ils. Alors par exemple, j'ai vu qu'un historien, professeur, que je retrouve
00:20:26son nom, suisso-iranien, Bouddha et Temad, professeur à la faculté de sciences économiques
00:20:31et sociales de Geneviève et Lausanne, a écrit un livre qui s'appelle La Suisse et l'esclavage
00:20:35des Noirs. Donc vous voyez qu'on est fait ou pas fait d'empire colonial. À la fin, on arrive
00:20:39toujours au même résultat. Alors on répète aussi là-bas à l'envie que la police tue.
00:20:45Vous voyez, visiblement, il n'y a pas que la police française qui est accusée. Alors
00:20:49on revient sur sept personnes qui ont trouvé la meurtre pendant ces quinze dernières années.
00:20:55Alors moi, j'ai lu la presse. Peu importe que si à la fin, on rajoute que les policiers
00:20:59ont été innocentés ou que si l'affaire a été classée sans suite. On parle quand même
00:21:03de ces affaires. Puis ça, quelque chose de paradoxal parce qu'il se trouve que Lausanne, c'est
00:21:09un Suisse qui me l'a dit cet après-midi, a une caractéristique propre. C'est que normalement,
00:21:13il y a une police cantonale. Et bien à Lausanne, il y a une police municipale. Donc a priori,
00:21:17elle dépend de cette ville de gauche. Donc c'est quand même curieux qu'elle soit accusée
00:21:23de tous ces maux.
00:21:26Alors on dit que si la Suisse est en proie à ses émeutes, c'est que toute l'Europe,
00:21:30au sens géographique, est donc menacée.
00:21:33Oui, au sens géographique, puisque elle ne fait pas partie de l'Europe stricto sensu
00:21:36l'Union Européenne. Mais on pense évidemment à l'étude. Alors je ne sais pas si vous
00:21:40l'avez notée, on n'en a pas beaucoup parlé parce que c'était en août. En août, on
00:21:43peut faire passer n'importe quoi et personne n'en parle. C'est l'étude publiée par
00:21:46David Betts, qui est un professeur de stratégie militaire au très réputé King's Collège
00:21:51de Londres, dans le numéro 12 du Military Strategy Magazine. Alors c'est une étude qui
00:21:56fait froid dans le dos, pas tellement pour les faits qu'elle décrit, parce que finalement
00:22:00nous pourrions dire que nous les décrivons aussi tous les soirs ici, mais parce qu'elle
00:22:04introduit une probabilité chiffrée de guerre civile. Et c'est ça qui fait assez peur.
00:22:09C'est une étude très étayée, donc avec des statistiques et des prospections. Et
00:22:13pour ce professeur, le déclenchement d'une guerre civile, il choisit deux pays européens
00:22:17en particulier, en France et au Royaume-Uni, et dans les années à venir est probable.
00:22:23Il s'appuie même sur des chiffres de probabilité, donc comme s'il avait des espèces d'abacs de
00:22:28guerre civile. Il s'appuie sur les guerres civiles passées. Et il dit qu'il y a, sur
00:22:325 ans, 18,5%, presque 20%, c'est quand même pas rien, de risques de guerre civile en
00:22:37France et en Grande-Bretagne. Alors pourquoi spécifiquement ces deux pays ? Parce qu'il
00:22:43dit que les conditions dans ces deux pays sont spécialement réunies pour le déclenchement
00:22:48d'une guerre civile, des fractures fortes, des identités minoritaires concurrentes de
00:22:54l'identité majoritaire favorisées par le politique. Donc elles prospèrent. Une stagnation
00:22:59économique, une perte de confiance dans le monde politique, un rejet des élites. Et
00:23:07il parle aussi de feral cities, de villes sauvages, s'agissant des grandes métropoles
00:23:12avec des zones de non-droit, de la corruption, l'effondrement industriel, une sécurité publique
00:23:17défaillante. Ça rappelle quand même beaucoup de choses, une dette abyssale. Et donc il parle
00:23:22spécifiquement de la France et de la Grande-Bretagne. Mais il parle aussi de 10 pays européens,
00:23:26autres qui pourraient faire aussi l'objet d'une guerre civile. Et il va même au-delà,
00:23:32il parle même de 15. Et pour les 10 premiers, il parle de 87% de chances que l'un d'entre eux
00:23:41sombre dans la guerre civile dans les cinq prochaines années. Et s'il va jusqu'à 15 pays,
00:23:45la probabilité grimperait, enfin ce sont ces chiffres qui lui appartiennent, mais c'est
00:23:49quand même une étude sérieuse, à 95%. Et il parle aussi, et c'est là ce qui nous rapproche
00:23:54du sujet de tout à l'heure avec la Suisse, il parle aussi de contagion, de chances de contagion
00:23:58d'un État à un autre qui serait de 60%. Vous voyez, quand on parlait de porosité
00:24:01entre la France et les Suisses, ce n'est pas une vue de l'esprit entre la France et la Suisse.
00:24:09Donc pour lui, les gouvernements européens devraient prendre, c'est quand même assez grave,
00:24:13ce qu'il dit, des mesures sur le plan militaire pour anticiper, d'ailleurs peut-être le font-ils
00:24:18sans nous le dire, c'est un autre sujet, mais pour anticiper cette menace.
00:24:22Alors, Betz pointe donc la menace d'une guerre civile à venir. On peut quand même
00:24:28faire deux bémols. Est-ce une guerre civile et est-elle à venir ? Parce qu'une guerre
00:24:34civile, ça suppose que les deux belligérants se reconnaissent du même drapeau. Je pense
00:24:39que les émeutiers se sentent à peu près aussi suisses en Suisse que les émeutiers français
00:24:46en France. Et puis, est-ce que cette guerre civile, elle est vraiment à venir ? Est-ce qu'elle
00:24:51n'a pas déjà commencé ? Vous savez, on peine toujours à reconnaître une nouvelle
00:24:55forme de guerre. On croit toujours qu'elle va ressembler à la guerre précédente. La
00:24:58ligne Maginot, c'est l'exemple frappant. Donc pour le moment, il y a ces émeuts de
00:25:03basse intensité, mais qui se reproduisent de façon extrêmement répétée. On peut
00:25:07imaginer que ce sont les débuts d'une guerre civile. Et je voulais simplement terminer
00:25:12par un point. Vous savez qu'Antoine Léomand, ça n'a pas été relevé. Antoine Léomand,
00:25:16aux universités de la France insoumise, dit lui-même que c'est un processus historique,
00:25:21ces émeutes. Vous savez ce qu'il a dit ? Il a fait l'apologie de ces émeutes en disant
00:25:24qu'elles s'inscrivent dans la grande et glorieuse histoire de France. En plus, vous
00:25:28voyez, elles sont soutenues politiquement, ces émeutes. Donc il ne faut pas prendre ces
00:25:31émeutes, qu'elles soient en Suisse ou en France, pour une question annexe ou anecdotique.
00:25:37Elles sont extrêmement importantes et peut-être que les livres d'histoire en parleront
00:25:41dans quelques années. Ça, c'est face à l'info. Effectivement, observons, regardons
00:25:46bien ce qui se passe autour de nous. Avec Charlotte Dornelas, on parlera dans un instant
00:25:50de ce streamer Jean-Port Manoff, décédé en direct. On verra comment le gouvernement
00:25:56s'attaque à la plateforme Kik. On en parle dans un instant. D'abord, avec vous, Marc
00:26:00Menon, la Grèce. Elle a suggéré la crise financière, mais elle a suggéré aussi sa
00:26:05submersion migratoire. En tout cas, elle est en train de le faire. Il y a un ministre des
00:26:09Migrations qui a été nommé au gouvernement grec. Et il a fait une déclaration assez
00:26:15surprenante.
00:26:16Oui, il a dit qu'il est temps d'agir. Alors n'oublions pas, parce qu'on parle de la
00:26:20crise financière grecque, personne ne l'a oublié, la faillite de cet État, les conditions
00:26:27épouvantables auxquelles était réduite le peuple sur le plan social. Mais la crise migratoire
00:26:34en Grèce, elle est presque concomitante et elle a débuté là-bas. C'est-à-dire
00:26:39que c'est infernal ce que vivent ces îles. Alors vu de chez nous, comme ça c'est lointain,
00:26:45puis les îles grecques c'est beau, puis la Grèce c'est l'Antiquité, la Grèce ce sont
00:26:50les philosophes. Bref, à chaque fois, on s'illumine, on rêve. Mais la réalité pour
00:26:55les populations, et en particulier en Crète, vous avez également une petite île, c'est
00:27:02l'île de Gavdos. C'est quelques jours passés, il y a eu plus de 2000 migrants qui sont
00:27:09arrivés. Alors d'où viennent-ils ? Ils viennent en particulier, apparemment, s'est instaurée
00:27:13une sorte de ligne qui permet à ceux se trouvant en Libye de gagner la Grèce. Le gouvernement
00:27:22grec, alors forcément on dit, ouais, c'est des fachos, c'est un extrême droite, Thomas
00:27:28Plévris, celui qui a été nommé ministre de la migration, et par conséquent, c'est
00:27:34inacceptable ce qui se passe. Et là, il nous faut quand même regarder la situation telle
00:27:39qu'elle est. Sur cette île de Gavdos, vous avez 70 habitants. Et là, on vous dit, il
00:27:47y a 2000 personnes qui arrivent en Crète et là. Vous imaginez comment ces gens, qui
00:27:54même s'ils ont le désir d'aider, se sentent complètement démunis, et surtout ne peuvent
00:28:00vivre ça que comme une agression. Je dirais que même les moyens naturels dont vous disposez,
00:28:05l'eau, l'électricité, enfin tout ce qui fait qu'une société est organisée dans
00:28:13la modernité. Eh bien, elle ne peut pas répondre à cela. Et par conséquent, ce ministre
00:28:19a dit, maintenant, nous prendrons des mesures, et pendant trois mois déjà, il n'y aura plus
00:28:27de reconnaissance, de demande d'exil.
00:28:30Et là, la mesure forte, c'est que toute ONG qui irait à l'encontre de la politique
00:28:35migratoire du gouvernement serait suspendue.
00:28:38Voilà. Donc, on dit, mais c'est un dictateur. Mais alors, il y a quand même des questions,
00:28:42là encore. Si on regarde objectivement...
00:28:45Certains se disent c'est un dictateur et d'autres se disent...
00:28:46Oui, non, non, mais je veux dire, non, mais ceux, et pour reprendre ceux qui...
00:28:50Oui, oui, oui.
00:28:50Eh bien, comment justifie-t-il cela ? Ça signifie que vous avez une organisation, des organisations,
00:28:59qui peuvent être dans une ingérence de l'État grec. L'État grec, confronté à cette
00:29:07incapacité d'accueil, dit, il faut agir. Alors là aussi, c'est extraordinaire, parce
00:29:12que la Commission européenne, dans sa générosité, dit, mais on vous donnera quelques petites
00:29:17piécettes, vous aurez un peu plus de budget, alors qu'ils sont dans une situation extrêmement
00:29:22pénible du côté du Trésor. Et l'ONU, là, dit, quand même, ce n'est pas bien les mesures
00:29:27que vous prenez. Mais ça nous interroge aussi sur les ONG. C'est formidable d'appartenir
00:29:32à une ONG. Là, on pourrait reprendre la philosophie en filigrane de ce que Mathieu, tout à l'heure,
00:29:38nous disait. C'est-à-dire, cette classe qui soudain se réole de quoi ? D'une âme
00:29:45en or. Je travaille pour une ONG. Dans un premier temps, vous êtes bénévole, mais vous
00:29:51oubliez le monde dans ses atrocités. Vous condamnez toutes les corruptions.
00:29:57Et vous, vous apparaissez, là, le petit magicien avec son cœur tout tambourinant. Et vous
00:30:04allez sauver ces gens qui sont en détresse. Mais on oublie quoi ? Eh bien que l'on crée,
00:30:10là encore, une sorte de bureaucratie. C'est-à-dire, au départ, vous êtes bénévole. Là, l'ONG
00:30:17devient officielle. On crée une bureaucratie. Cette bureaucratie, elle est, à ce moment-là,
00:30:25rétribuer. Vous créez des emplois. Et votre fonction, c'est quoi ? Là, on est loin de la démarche
00:30:32des dames patronesses. On est simplement dans l'intérêt, mais en se glorifiant de son action, l'intérêt de
00:30:39garder son petit boulot. C'est vrai que c'est plus agréable de pouvoir dire, je travaille pour une ONG, je lutte
00:30:45contre les injustices, que de se dire, au quotidien, je travaille et je suis exploité par les autres. Et
00:30:53tout cela, eh bien encore, en filigrane, on dit, on a besoin de ces travailleurs étrangers en Europe parce que,
00:31:01pour les métiers d'urgence, pour tous ceux qui sont mal payés, eh bien il n'y a qu'eux qui acceptent d'être
00:31:07dans cet esclavage. Vous voyez la folie dans laquelle, philosophiquement, on s'est installé, on s'est endormi.
00:31:14Excellente analyse, Marc Menon. Il rappelle donc que le ministre des Migrations grecque annonce qu'il
00:31:20suspendra toute ONG qui ira à l'encontre de la politique migratoire du pays. Charlotte Dornelas,
00:31:27à la suite du décès en direct du streamer Jean-Port Manoff, la ministre du numérique critiquée
00:31:33pour avoir été alertée sans avoir agi, a annoncé aujourd'hui qu'elle allait attaquer la plateforme
00:31:39australienne kick pour manquement. Qu'est-ce que cela signifie ? Elle considère en effet,
00:31:45puisque vous savez, plusieurs personnes se sont intéressées aux mécanismes, on va dire,
00:31:50de fonctionnement de la plateforme et comment l'Europe ou la France peuvent intervenir. Alors
00:31:54excusez-nous, on a un petit problème de synthé, c'est marqué migration, mais on parle de Jean-Port Manoff,
00:31:58mais on va essayer d'arranger ça. Ne vous inquiétez pas. Je vous écoute, pardon. Et donc elle considère que
00:32:03cette plateforme sur laquelle ce pauvre homme est donc mort, enfin sur laquelle la mort de ce pauvre homme a été
00:32:08diffusé, n'a pas fait ce qui était dans son pouvoir, je la cite, pour l'empêcher. Alors il y a plusieurs enquêtes
00:32:14distinctes, vous savez, qui ont été ouvertes. Il y en a une par le parquet de Paris, il y en a une autre par le parquet de Nice,
00:32:19puisque c'est là-bas que ça s'est passé, pour savoir si la plateforme a diffusé ces vidéos d'atteinte,
00:32:25alors là je cite la justice, d'atteinte volontaire à l'intégrité de la personne, en connaissance de cause.
00:32:30Parce que, pour vous faire les choses très simplement, l'acte européen sur les plateformes, depuis 2024,
00:32:35les plateformes ne sont pas chargées de savoir quel est le contenu diffusé par des particuliers sur sa plateforme.
00:32:42En revanche, quand ces contenus sont signalés, les plateformes doivent étudier si, oui ou non,
00:32:47elles contreviennent aux lois européennes.
00:32:49Donc, la question est par ailleurs beaucoup plus large que ce dossier, aussi dramatique soit-il,
00:32:55puisque cette plateforme Kik est accusée assez régulièrement de ce genre de débordement,
00:32:59et elle revendique une audience qui est encore faible par rapport à d'autres réseaux sociaux,
00:33:05c'est un peu moins d'un million, mais qui est en croissance depuis quelques années.
00:33:12Alors, tous sont désormais mobilisés, tous les acteurs en présence, la justice, les acteurs numériques,
00:33:17les personnes chargées de dénoncer justement les contenus de ce genre,
00:33:22mais on comprend que les allers-retours entre ces différents acteurs ces derniers jours,
00:33:26jusqu'à aujourd'hui avec la déclaration de la ministre, on comprend que le terme de souveraineté numérique
00:33:31est en France un intitulé de ministère, rien de plus.
00:33:35Je vous explique simplement, on a une enquête médiatique qui sort,
00:33:38Mediapart sort une enquête il y a quelques mois sur ce sujet en particulier,
00:33:42sur cette plateforme, sur ce problème, notamment des handicapés qui sont moqués, humiliés,
00:33:49et il cite aussi cet homme-là et les humiliations qu'il subit.
00:33:54La Ligue des droits de l'homme dans la foulée saisit l'ARCOM en lui demandant de réagir sur cette plateforme.
00:34:00Mais voilà, Kik, la plateforme australienne, n'a pas de représentant légal dans l'Union européenne,
00:34:06avec qui l'ARCOM pourrait parler.
00:34:08C'est pourtant obligatoire selon les règles de l'Union européenne, mais personne ne s'en est soucié.
00:34:13Par ailleurs, le rôle de l'ARCOM n'est évidemment pas d'apprécier la légalité des contenus de particuliers,
00:34:18elle non plus, c'est d'ailleurs ce qu'a répondu l'ARCOM immédiatement, ni d'en solliciter le retrait.
00:34:22Elle peut en revanche faire appel à un juge, pour qu'un juge judiciaire puisse donc juger si le contenu est légal ou non.
00:34:28Sauf que la France ne peut pas imposer sa loi à une plateforme qui est basée en Australie.
00:34:33Donc il faut simplement vérifier que c'est conforme aux règles de l'Union européenne.
00:34:39Mais là encore une fois, s'il y a des signalements, quels signalements ont été faits ?
00:34:43Qui y prête attention ?
00:34:44C'est la réponse que voudrait la ministre aujourd'hui.
00:34:47Tout ça est censé être régi par la loi depuis 2024.
00:34:49Et la ministre elle-même d'ailleurs, nous disait il y a quelques jours, vous disiez qu'elle avait été accusée,
00:34:54notamment parce qu'il y a quelques jours, elle expliquait qu'elle ne pouvait pas vraiment intervenir, elle comme ministre,
00:34:59directement contre cette plateforme australienne, ce qui est factuellement vrai juridiquement.
00:35:04Bon, notons toutefois, et je fais cette parenthèse à dessein, que l'autorité nationale des jeux,
00:35:09des jeux qui génèrent de l'argent, notamment pour l'État,
00:35:11elle a réussi à interdire la diffusion des contenus relatifs aux jeux d'argent pour les utilisateurs français sur Kik en 2024.
00:35:18Je referme la parenthèse.
00:35:20Et notons qu'aucun contrôle judiciaire interdisant l'exercice de ces pratiques,
00:35:25concrètement, vous savez ces deux streamers qui infligeaient des sévices à cet homme,
00:35:30aucun contrôle judiciaire n'a été requis par le parquet cette fois-ci,
00:35:34et donc aucun juge ne l'a prononcé.
00:35:35Donc il y a eu une enquête qui a été faite, ces hommes ont été entendus,
00:35:39et lui-même a expliqué qu'il était consentant.
00:35:43Alors la ministre veut s'assurer, je la cite encore,
00:35:45qu'on ne puisse pas monétiser les violences et étudier toutes les pistes,
00:35:48réactiver également l'observatoire de la haine en ligne,
00:35:51je rouvre une parenthèse à nouveau,
00:35:53la priorité des signalements qui sont vés, vous savez la France et l'Allemagne
00:35:56sont les plus gros pourvoyeurs de signalements sur les réseaux sociaux.
00:36:00La question de l'exploitation sexuelle, notamment des mineurs,
00:36:02de la pédopornographie et des violences, n'arrive pas du tout en tête du classement.
00:36:06Or ce sont souvent les sujets qui sont évoqués pour justifier
00:36:09tous ces observatoires de la haine en ligne.
00:36:12Les premiers, ce sont ce qui est recouvert par les atteintes à la sûreté,
00:36:16et les deuxièmes, ce sont les discours haineux.
00:36:19Je pense qu'entre les deux, il faudrait peut-être revoir les priorités,
00:36:22les discours et les actes, déjà pour commencer.
00:36:26Et enfin, évidemment, la plateforme se défendra forcément,
00:36:29en discutant du terme, juridiquement, du terme de manifestement illicite.
00:36:34La plateforme, quand elle a des signalements,
00:36:36doit réagir quand les contenus sont, je cite, manifestement illicites.
00:36:42Voilà la bataille.
00:36:43Le contenu l'était-il vraiment ?
00:36:45Et quelle est la règle exactement en cette matière ?
00:36:49En effet, certains rappellent que cet homme était consentant,
00:36:52vous l'avez dit, ce qu'il affirmait d'ailleurs
00:36:54lorsqu'il était entendu comme victime, voilà quelques mois.
00:36:56Que faire de cette donnée ?
00:36:57Il avait pourtant porté plainte à une époque, hein ?
00:36:59Oui, oui, alors il avait porté plainte,
00:37:01puis après il avait expliqué, en effet,
00:37:02quand il avait été entendu comme victime,
00:37:04il avait expliqué qu'il était consentant,
00:37:07que c'était de la mise en scène,
00:37:08et que tout ça a été fait pour générer de l'argent.
00:37:10Alors ce soi-disant consentement
00:37:12rend difficile l'appréciation d'un contenu,
00:37:15je cite encore, manifestement illégal,
00:37:17aux yeux de la justice.
00:37:19Et pourtant, tout le monde est un peu gêné de le rappeler.
00:37:21On sent bien tous, en prononçant le mot consentement,
00:37:23qu'on a envie de rajouter soi-disant.
00:37:24Parce que personne n'y croit, vraiment.
00:37:27Peut-être parce que ce consentement précisément
00:37:30que nous avons érigé en alpha et oméga
00:37:32de toute la moralité,
00:37:34notamment celle qui est enseignée aux enfants,
00:37:35vous savez, ça avait été un débat
00:37:36sur la question de la morale sexuelle,
00:37:38n'est pas suffisant.
00:37:40Évidemment, la question du consentement est légitime,
00:37:43mais elle n'est pas suffisante pour deux raisons.
00:37:45Un, il existe des actes intrinsèquement mauvais,
00:37:49quoi qu'en pense ceux qui les posent.
00:37:50Il ne s'agit pas simplement de consentir
00:37:52aux biens que l'on pense de l'acte que l'on pose.
00:37:56Il y a des actes intrinsèquement mauvais.
00:37:58La torture ou les mauvais traitements, par exemple.
00:38:00Et même des arrêts de la CEDH
00:38:02ont été dans ce sens depuis 2005
00:38:03sur la question de la torture et des mauvais traitements.
00:38:07Deuxièmement, le consentement d'une personne vulnérable
00:38:09par son profil même
00:38:11est et demeure une question.
00:38:13Ce qui est encore plus vrai pour les enfants.
00:38:15Quand on enseigne aux enfants
00:38:16que l'alpha et l'oméga de la morale,
00:38:18notamment sexuelle, c'est le consentement,
00:38:19j'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi dans le même temps
00:38:21on se bat contre la prostitution des mineurs
00:38:25avec des mineurs qui se retrouvent devant les policiers
00:38:27ou devant la justice
00:38:28en expliquant précisément qu'elles sont consentantes
00:38:31et que personne ne sait comment résoudre ce problème
00:38:33alors que tout le monde comprend bien
00:38:34qu'une gamine de 13 ans peut difficilement
00:38:36être consentante à la prostitution.
00:38:39Donc le consentement d'une personne manipulée par des pervers
00:38:41pour un peu d'argent qu'elle ne gagnera pas autrement
00:38:44dans un système de pression permanente sur les salaires d'une part
00:38:47et dans un système qui ne prend pas en considération
00:38:50précisément ce genre de profil.
00:38:52C'était un type apparemment complètement paumé
00:38:55que certaines personnes avaient essayé d'aider
00:38:57et qui s'est retrouvé dans un squat
00:38:58avec des gens beaucoup plus pervers que lui
00:39:00et quand on ne trouve pas sa place nulle part
00:39:03et rappelez-vous encore une fois des enfants dans ce sujet
00:39:05les personnes vulnérables et les enfants
00:39:07quand on ne trouve sa place nulle part
00:39:09on accepte beaucoup trop de choses
00:39:12même contre soi.
00:39:13Mais ce drame n'aurait-il pas pu être évité
00:39:18avec une plateforme qui aurait correctement fait son travail ?
00:39:22Peut-être et la justice se penchera dessus
00:39:24mais c'est un leurre à mon avis
00:39:25qu'on nous vend beaucoup trop souvent
00:39:27et en permanence.
00:39:28Ne sachant pas comment réagir
00:39:29on réagit en expliquant que la plateforme
00:39:32est responsable de tout
00:39:33c'est le rêve du progressisme numérique
00:39:36qui échoue encore une fois.
00:39:38Non la virtualité en effet
00:39:39n'est pas un espace beaucoup plus sûr que la réalité.
00:39:42Le problème ce sont les personnes qui exercent le mal
00:39:45et non l'outil qu'elles utilisent
00:39:47mais que d'autres par milliers utilisent correctement.
00:39:51Et nous réalisons alors le drame d'un effondrement
00:39:53de l'éducation, de la morale élémentaire,
00:39:55de la culture, des mœurs
00:39:57qui se transmettait auparavant.
00:39:59Il y a un état de sauvagerie, de barbarie,
00:40:01d'ensauvagement qu'on utilise dans d'autres situations
00:40:04et qu'on pourrait utiliser aujourd'hui
00:40:05c'est-à-dire de décivilisation
00:40:07qui contrairement à ce que pensent encore trop de féministes
00:40:09a libéré toutes les pulsions
00:40:12que la civilisation
00:40:13contre laquelle elle prétend de se battre
00:40:15tentait de contraindre précisément.
00:40:18C'est aussi le résultat d'une perte de la déconstruction.
00:40:21On retrouve beaucoup de gens lambda
00:40:22et on nous le dit en permanence
00:40:24qui s'abonnent ici, 200 000 personnes quand même
00:40:26qui payent pour voir les traitements infligés à cet homme
00:40:28qui se retrouvent dans le dossier par exemple
00:40:30Pellico, 90 hommes lambda encore
00:40:33nous expliquait-on
00:40:33ou dans les auditions de prostitution de mineurs.
00:40:36revoilà ces pulsions que la civilisation tentait de contraindre
00:40:39par un autre canal.
00:40:41Il ne faudrait pas se contenter de combattre le canal
00:40:46mais essayer de comprendre quel est notre échec
00:40:48pour être dans cette régression.
00:40:51Je ne pense pas qu'il puisse y avoir d'autres mots.
00:40:52Merci beaucoup Charlotte pour votre regard.
00:40:56Il y aurait tant à dire sur ce sujet
00:40:58avant de parler de Rima Hassan
00:41:00dans un instant à la star
00:41:02anti-occidentale
00:41:04occidentale.
00:41:05On va essayer d'analyser ça tout à l'heure.
00:41:07Je vous prie de bien vouloir accueillir
00:41:08David Lissnard, notre invité ce soir
00:41:11qui fait sa rentrée sur CNews.
00:41:14David Lissnard, maire de Cannes.
00:41:17Alors il papote.
00:41:17Il papote.
00:41:18Non mais alors on est en train de se dire
00:41:20oui, on fait vite pour lui donner du temps de parole.
00:41:24Il prend un petit café tranquille.
00:41:27Maître Lissnard, merci beaucoup d'être là.
00:41:32Merci d'être là.
00:41:33On vous présente, on vous attend.
00:41:35On se dit qu'il fait sa rentrée.
00:41:36Il discute.
00:41:37Avec qui vous discutiez ?
00:41:38Je discutais avec des gens charmants
00:41:39qui assurent la bonne tenue de cette maison.
00:41:43Les téléspectateurs vous attendent.
00:41:45Alors ce soir, c'est votre rentrée.
00:41:49David Lissnard, vous êtes maire de Cannes,
00:41:50président de Nouvelle Énergie.
00:41:52Beaucoup de questions à vous poser.
00:41:54Vous qui dans votre livre, je disais,
00:41:55s'il va la France, on va le voir à l'antenne,
00:41:57véritable manifeste libéral
00:42:00pour nous sortir de l'impasse
00:42:01qui propose entre autres 70 milliards d'économies
00:42:03en un an, 300 sur 10 ans.
00:42:06Est-ce que vous êtes en phase avec François Bayrou ?
00:42:08Première question ce soir, mon cher David Lissnard.
00:42:11Non, je suis en phase sur le diagnostic.
00:42:13J'ai pris la peine de relire son discours
00:42:16qui est très bien écrit
00:42:18et il pose un diagnostic très très bon, très fort
00:42:21sur la réalité de la gravité de la situation financière.
00:42:24Peut-être qu'il anticipe les prochaines d'ailleurs
00:42:26notations de la France
00:42:28qui sont prévues dès le 12 septembre prochain.
00:42:31Mais en revanche, c'est comme si on vous diagnostiquait la peste
00:42:34et puis qu'on vous prescrivait l'homéopathie
00:42:37ou des saignements ou des traitements
00:42:41qui ne règlent pas le problème.
00:42:42Donc aujourd'hui, je pense que l'enjeu, il est très fort.
00:42:45Il est de dire comment on arrive à faire tenir le pays
00:42:48pendant cette période qui n'en finit pas
00:42:51d'entre-deux situations politiques et de dégradation.
00:42:55Je pense que le mal est bien plus profond,
00:42:57qu'on est à la fin de l'État-providence.
00:43:00C'est la fin de l'État-providence.
00:43:01Il faut regarder ça en face.
00:43:02Le modèle de développement des Trente Glorieuses,
00:43:04alors qu'on avait une forte démographie,
00:43:05on faisait des enfants, on ne fait plus d'enfants.
00:43:07On a une forte immigration pauvre.
00:43:08Il n'y avait pas assez d'immigration pauvre.
00:43:10C'était une immigration de travail.
00:43:11Maintenant, c'est une immigration de peuplement.
00:43:12Donc on est au bout d'un système
00:43:14et qu'on ne peut pas régler ça par l'homéopathie.
00:43:17Donc voilà, moi, je propose depuis longtemps
00:43:20des solutions qui me paraissent très raisonnables
00:43:22parce qu'elles sont très radicales
00:43:24sur le fonctionnement de l'État.
00:43:26Comment on rend contribuable ce qu'il donne ?
00:43:29Comment on réforme ce système social
00:43:31qui va dans le mur ?
00:43:33Et donc, on assiste là à l'agonie
00:43:34d'un cycle politique.
00:43:36Alors, sur la déclaration de François Bayrou,
00:43:38les choix, qu'est-ce que c'est ?
00:43:39Confiance, pas confiance, stabilité, instabilité,
00:43:42déficit, laxisme, effort, pas effort.
00:43:45Et ensuite, je vous pose une question
00:43:46qui va peut-être vous déstabiliser,
00:43:47mais dans un instant.
00:43:49Vous vous avez déjà m'en posé quatre en dix secondes,
00:43:51ce qui est déjà très déstabilisant.
00:43:53Oui, en plus, j'en ai trois millions.
00:43:53Je vais essayer de répondre.
00:43:55Non, mais confiance, pas confiance,
00:43:57la confiance, ça se ressent.
00:43:58Moi, je ne fais pas confiance
00:44:01à ceux qui, depuis des années et des années,
00:44:04mènent le pays dans la situation
00:44:05dans laquelle nous sommes
00:44:06et nous font la morale, premièrement.
00:44:09Deuxième élément, effort ou pas effort.
00:44:11Évidemment qu'il faut dans la vie
00:44:12toujours faire des efforts.
00:44:12C'est ce qui permet le sursaut,
00:44:13le redressement.
00:44:15Et comme en 58, il y a eu des efforts
00:44:17faits par le pays.
00:44:18Et je crois que, contrairement à ce qu'on nous raconte,
00:44:20l'immense majorité de la population
00:44:21est capable de faire des efforts
00:44:22si on a conscience que ça règle le pays,
00:44:25que ça règle les problèmes du pays.
00:44:27Si on fait des efforts pour entretenir
00:44:28un système qui est en plein déclin,
00:44:30ça n'a aucun sens.
00:44:32Donc, l'effort pour le pays,
00:44:34c'est une nécessité.
00:44:35Ça s'appelle le civisme.
00:44:37L'effort pour entretenir un système étatiste
00:44:40qui est à bout de souffle,
00:44:41c'est du masochisme.
00:44:42Donc, oui au civisme, non au masochisme.
00:44:45Troisième volet de votre question...
00:44:47Déficit ou laxisme ?
00:44:48Stabilité, instabilité ?
00:44:50Si vous voulez, c'est un petit peu
00:44:52comme pendant le Covid.
00:44:54Le problème, c'est qu'on a parfois,
00:44:56face aux gens qui gouvernent,
00:44:58des personnes bien pires.
00:45:00Donc, le pire, c'est l'extrême-gauche.
00:45:02C'est LFI.
00:45:03Mais le choix,
00:45:04il ne faut surtout pas accepter ce choix-là.
00:45:07Il faut recréer de la respiration démocratique.
00:45:09Et nous devons porter une alternative,
00:45:12qui soit une alternative libérale.
00:45:13Ça veut dire quoi ?
00:45:14Parce que ce mot en France,
00:45:15il est tout de suite connoté négativement.
00:45:17C'est de dire que la source de la création,
00:45:20la source du respect des individus,
00:45:22c'est la liberté.
00:45:23Qu'ensuite, il faut un projet libéral et sécuritaire.
00:45:25Parce que rien ne peut se faire sans ordre.
00:45:28Un ordre juste, aurait dit Ségolano-Royal.
00:45:30Et puis, que le troisième plan,
00:45:32c'est l'éducation et l'instruction.
00:45:34Ça a toujours été le cas,
00:45:35mais au XXIe siècle,
00:45:36au siècle de l'intelligence artificielle,
00:45:38du numérique, de la quantique,
00:45:40l'effort fait sur la formation,
00:45:42sur l'éducation,
00:45:43est absolument fondamental.
00:45:44Et voir notre pays,
00:45:45qui chaque année régresse
00:45:46dans les classements PISA,
00:45:48alors qu'on a une belle jeunesse,
00:45:50ne pas remettre en cause
00:45:51l'égalitarisme,
00:45:52qui fait tant de mal,
00:45:54notamment aux plus pauvres,
00:45:55aux plus modestes,
00:45:56moi je ne l'accepte pas.
00:45:56Et c'est pour ça qu'avec Nouvelle Énergie,
00:45:57on propose une alternative forte.
00:46:00Avec Nouvelle Énergie,
00:46:01vous proposez une alternative forte.
00:46:03Vous êtes proche des LR,
00:46:05vous êtes...
00:46:05Je suis à LR encore.
00:46:07Vous êtes LR, voilà.
00:46:08J'avais envie de vous l'entendre dire
00:46:09aussi clairement que ça,
00:46:11puisque vous êtes aussi président
00:46:12du mouvement Nouvelle Énergie
00:46:13depuis plus de dix ans.
00:46:15Mais LR annonce,
00:46:17voter la confiance
00:46:18à François Bayron.
00:46:20Quelle est votre position ?
00:46:22Est-ce que vous êtes prêt
00:46:23à vous désolidariser
00:46:24de LR face à François Bayron ?
00:46:26Il y a eu un communiqué
00:46:27qui est sorti ce matin,
00:46:28je ne sais pas par qui
00:46:29il a été préparé,
00:46:30mais moi ce n'est pas ma position.
00:46:31Voilà.
00:46:32Donc je vais la plaider.
00:46:33Je suis un démocrate.
00:46:35Alors je ne comprends pas.
00:46:36Ce n'est pas votre position,
00:46:37mais vous êtes d'accord.
00:46:38Non, ce n'est pas ma position.
00:46:39Il faut dire que la situation
00:46:40est inouïe.
00:46:40C'est-à-dire que je me mets
00:46:41à la place des ministres LR
00:46:43qui font plus du bon boulot.
00:46:44C'est-à-dire qu'on n'est pas
00:46:45aux finances,
00:46:46on n'est pas à l'économie
00:46:47et aujourd'hui le problème
00:46:47il est budgétaire.
00:46:49Et je me mets à la place
00:46:50de Bruno Rotaillou
00:46:51que je soutiens,
00:46:52que j'ai soutenu
00:46:52et qui fait le maximum
00:46:54dans le cadre actuel.
00:46:55Mais il dit qu'il vote
00:46:56la France Parti.
00:46:57Moi je ne suis pas d'accord
00:46:57avec ça.
00:46:58Donc vous désolidarisez ce soir ?
00:47:00Non, parce que je trouve
00:47:01que ce terme désolidariser
00:47:02serait péjoratif.
00:47:05Oui, c'est le cas.
00:47:06Il y a un communiqué
00:47:06qui est sorti.
00:47:07A ma connaissance,
00:47:08les instances ne se sont pas réunies.
00:47:10Voilà, c'est le cas.
00:47:11Et mon sentiment,
00:47:13je comprends qu'on puisse dire
00:47:14il est dur de ne pas voter la confiance
00:47:16à un gouvernement
00:47:16auquel on appartient
00:47:17mais juste on a
00:47:18trois secondes là-dessus.
00:47:19François Iberoux,
00:47:20sans prévenir quiconque,
00:47:21ça a été démontré,
00:47:23il a prévenu les gens
00:47:2320 minutes avant
00:47:24Emmanuel Macron seulement.
00:47:27Rose-Bond d'ailleurs,
00:47:28a décidé de se soumettre
00:47:30à un vote de confiance.
00:47:31C'est-à-dire qu'il a pris
00:47:32le mode de soutien
00:47:37ou de défiance
00:47:38le plus dangereux pour lui.
00:47:39Par la technique parlementaire,
00:47:41si ça avait été
00:47:41une motion de censure,
00:47:42il avait beaucoup plus de chances
00:47:43de rester au pouvoir
00:47:45et de pouvoir proposer
00:47:47son projet
00:47:47que par le vote de confiance.
00:47:49Il faudrait nous expliquer
00:47:50la raison de cela.
00:47:51Lui qui est un féru
00:47:52de parlementarisme.
00:47:53Donc un choix suicidaire.
00:47:54Je ne sais pas si c'est suicidaire.
00:47:55En tout cas,
00:47:55c'est un choix
00:47:56qu'il met en péril.
00:47:58Et il faudrait parallèlement
00:47:59que LR qui,
00:48:02en exerçant
00:48:02le sens de la responsabilité,
00:48:05a dit que dans cette période
00:48:06absurde
00:48:07qui résulte
00:48:08de la dissolution,
00:48:10il fallait faire
00:48:11le moins mal possible
00:48:11en attendant un nouveau cycle
00:48:13électoral national.
00:48:15Je pense qu'on n'est pas obligé,
00:48:17dans ces circonstances-là,
00:48:18d'être les moutons de panurge
00:48:19et de plonger
00:48:22avec le capitaine du Titanic
00:48:23qui, non seulement,
00:48:24ne colmate pas,
00:48:25mais en plus,
00:48:25ouvre une autre voie
00:48:27dans la coque.
00:48:28Voilà.
00:48:28Donc, c'est mon opinion.
00:48:30Tout ça n'est pas simple
00:48:31comme choix
00:48:32parce qu'on n'a pas envie
00:48:33de donner des arguments
00:48:36notamment à l'extrême-gauche
00:48:40et à ceux qui demandent
00:48:41toujours plus de dépenses,
00:48:43toujours plus d'assistanat,
00:48:44etc.
00:48:45Mais je pense qu'aujourd'hui,
00:48:46dire qu'on est capable
00:48:47de participer
00:48:48à des coalitions,
00:48:51des conglomérats,
00:48:52de circonstances
00:48:53pour faire le moins mal possible,
00:48:55c'est une chose.
00:48:57Mais voter la confiance
00:48:58à une démarche personnelle
00:49:00de François Bayrou
00:49:01qui, sans être inconvenant
00:49:04à son égard,
00:49:05parce que je n'ai pas à l'être,
00:49:06mais il n'empêche que,
00:49:07moi, je n'oublie pas
00:49:07qu'il fait partie du problème.
00:49:09Il fait partie de ceux
00:49:10qui, depuis des années...
00:49:12Alors, il avait dénoncé la dette,
00:49:14mais il a voté tous les budgets.
00:49:15Il les a soutenus.
00:49:17Il a fait élire François Hollande.
00:49:19Il a fait élire Emmanuel Macron.
00:49:21Donc, voilà,
00:49:22c'est un petit peu contre nature
00:49:24que de dire
00:49:24que je pourrais voter la confiance
00:49:25à François Bayrou.
00:49:26Donc, vous êtes l'air
00:49:27et vous n'êtes pas d'accord
00:49:28avec ce vote de confiance
00:49:29à François Bayrou.
00:49:30On l'a bien compris.
00:49:31Allons...
00:49:32Je ne suis pas le seul.
00:49:33Oui, non, mais c'est important
00:49:34de vous l'entendre dire
00:49:35et je trouve courageux
00:49:36aussi de votre part
00:49:37de vous y le dire.
00:49:37Je dis avec respect.
00:49:38Je n'ai pas la science infuse,
00:49:39mais avec conviction.
00:49:41Est-ce que vous avez vu
00:49:41ce sondage,
00:49:43vous qui êtes libéral,
00:49:44de 71% des Français
00:49:46qui sont favorables
00:49:47à ce que la France
00:49:48devienne fédérale ?
00:49:49C'est-à-dire,
00:49:50c'est un sondage IFOP,
00:49:52voilà, favorable
00:49:53à une sorte de renforcement
00:49:53de la décentralisation.
00:49:56À l'heure qu'il l'est,
00:49:57à ce moment de crise,
00:49:58de politique,
00:49:59de régime, crise de régime,
00:50:00crise économique,
00:50:01tout ce qu'on veut,
00:50:02qu'est-ce que ça veut dire
00:50:02concrètement ?
00:50:03Alors, c'est très intéressant
00:50:05et c'est bien
00:50:06que vous le releviez.
00:50:07Pourquoi ?
00:50:08Parce que, je crois...
00:50:08Alors, moi,
00:50:09je ne suis pas favorable
00:50:09à une France fédérale.
00:50:10Je pense qu'on est attaché
00:50:11à l'État,
00:50:12un État fort,
00:50:13recentré sur ses missions régaliennes,
00:50:16un État qui assure la justice.
00:50:17C'est la base de tout.
00:50:18C'est pour ça qu'il faut
00:50:19régler le problème de la dette
00:50:20puisqu'on va rembourser
00:50:21en intérêt de la dette
00:50:22cette année,
00:50:23sept fois plus
00:50:23que tout le budget de la justice.
00:50:25Ce n'est pas virtuel.
00:50:26Je reviens à votre question.
00:50:28Donc, je ne suis pas sûr
00:50:29que le mot fédéral
00:50:30soit le bon mot,
00:50:30mais enfin,
00:50:30c'est celui qui a été posé.
00:50:32Et le débat est légitime.
00:50:33Mais je crois que ça traduit
00:50:34du bon sens
00:50:35et une perception,
00:50:36une volonté
00:50:37de beaucoup de nos compatriotes
00:50:38de libérer
00:50:39les énergies locales,
00:50:41de comprendre
00:50:42que tous les systèmes
00:50:43sont imparfaits,
00:50:44que localement,
00:50:45il y a bien sûr,
00:50:46il peut y avoir de la gabegie,
00:50:47il y a des mauvaises dépenses,
00:50:49il peut y avoir des mauvaises,
00:50:49il y en a comme dans une PME,
00:50:51comme partout,
00:50:52mais que ce qui crée
00:50:53la responsabilité locale,
00:50:55ce qui intéresse
00:50:56l'habitant à la décision,
00:50:58ce qui intéresse
00:50:59l'habitant à la dépense,
00:51:01c'est ce qui crée
00:51:01la performance.
00:51:02Et qu'aujourd'hui,
00:51:03si on veut
00:51:04que notre pays rebondisse
00:51:05et j'y aspire ardemment,
00:51:07je suis un patriote,
00:51:08on doit absolument
00:51:10trouver un système
00:51:11qui redonne
00:51:12de la respiration
00:51:12aux entreprises,
00:51:14aux associations,
00:51:15aux collectivités territoriales.
00:51:16C'est absolument nécessaire.
00:51:17Alors là,
00:51:18je pourrais vous parler longuement,
00:51:19mais j'ai bien compris
00:51:19que notre temps était compté
00:51:20sur le système
00:51:21d'organisation des pouvoirs publics
00:51:22en France
00:51:23qui est surbureaucratisé
00:51:24et qui étouffe
00:51:25malheureusement
00:51:26les vocations
00:51:26et les initiatives.
00:51:27J'ai envie de parler
00:51:28un peu de l'antisémitisme
00:51:29également,
00:51:30parce que j'ai vu
00:51:30que vous avez planté
00:51:31un arbre à la demande
00:51:32entre autres
00:51:33d'Alain Jakubowicz
00:51:34après l'arbre,
00:51:36l'Olivier Dilan-Animie
00:51:37qui a été tronçonné.
00:51:39Est-ce que vous trouvez
00:51:40qu'Emmanuel Macron
00:51:40est à la hauteur
00:51:41de ce problème
00:51:42d'antisémitisme en France ?
00:51:43Je trouve
00:51:44qu'il n'est pas à la hauteur
00:51:46depuis qu'il a refusé
00:51:48de manifester
00:51:49avec la présidente
00:51:53de l'Assemblée nationale,
00:51:54le président du Sénat
00:51:55et en province
00:51:56à l'initiative de l'AMF
00:51:57nous avions organisé
00:51:58des rassemblements
00:51:59contre l'antisémitisme
00:52:00et qu'il l'avait fait
00:52:02en motivant son refus
00:52:04parce que cela mettait
00:52:06en cause
00:52:06l'unité de la nation
00:52:07potentiellement.
00:52:09C'est-à-dire que penser
00:52:10qu'une partie
00:52:10de nos compatriotes
00:52:11pourrait être heurtée
00:52:14parce qu'on lutte
00:52:15contre une forme de racisme
00:52:16et moi je suis contre
00:52:16le racisme
00:52:17qui est une abjection
00:52:18juger quelqu'un
00:52:19a priori
00:52:21pour un élément
00:52:21de son identité
00:52:22c'est la base
00:52:24de la tyrannie
00:52:25et de l'abjection.
00:52:26L'antisémitisme
00:52:27est un racisme
00:52:28puissant dans l'histoire
00:52:29parce qu'il a toujours conduit
00:52:31il a toujours préfiguré
00:52:32tous les racismes
00:52:33et à ce titre
00:52:35depuis ce jour-là
00:52:36je pense qu'il est
00:52:37une fois de plus
00:52:38dans l'ambiguïté
00:52:39dans les contradictions
00:52:40on ne peut pas être
00:52:42en même temps
00:52:42contre l'antisémitisme
00:52:43et ne pas vouloir
00:52:44combattre l'antisémitisme
00:52:45il faut le combattre
00:52:47de façon globale
00:52:49un, par la justice
00:52:50on a un arsenal juridique
00:52:51qui honore la république
00:52:52mais il faut qu'il soit appliqué
00:52:53parce que les lois
00:52:54c'est bien
00:52:55il faut qu'elles soient exécutées
00:52:56donc par le pénal
00:52:57la justice
00:52:58le juridique
00:52:59deux, par le civisme
00:53:00planter un arbre
00:53:01ça peut paraître dérisoire
00:53:02mais c'est une volonté
00:53:03de dire on le fait
00:53:03on invite tout le monde
00:53:05quelle que soit la couleur
00:53:06pour la religion
00:53:06etc
00:53:07moi je ne suis pas juif
00:53:08mais quand il y a
00:53:09un acte d'antisémitisme
00:53:10je dis je suis juif
00:53:11et pareil pour n'importe
00:53:12quel acte de racisme
00:53:13c'est ça la république française
00:53:14qui a un sens
00:53:15on a une notion
00:53:16très particulière
00:53:17du peuple en France
00:53:18à laquelle moi
00:53:18je suis très attaché
00:53:20et le troisième élément
00:53:21c'est aussi une résistance politique
00:53:22il faut désigner
00:53:23le coupable
00:53:24ce n'est pas le retour
00:53:25d'un mal ancien
00:53:26c'est une nouvelle forme
00:53:27d'antisémitisme
00:53:28notamment portée
00:53:29par l'extrême gauche
00:53:30par l'islamo-gauchisme
00:53:31donc il faut dire les choses
00:53:32et c'est vrai qu'on en avait parlé
00:53:35avec Mathieu Bocoté
00:53:36on ne dit pas justement
00:53:37la source de ce nouvel antisémitisme
00:53:39peut-être deux autres questions
00:53:41parce que je ne vais pas
00:53:42vous laisser partir
00:53:42sans parler de la présidentielle
00:53:44David Lissnard
00:53:45vous savez que
00:53:45là nos téléspectateurs
00:53:47nous regardent
00:53:47ils ont soif de quoi ?
00:53:49ils ont soif de 2027
00:53:50ils ont soif de droite
00:53:51ils ont soif d'un chef
00:53:52ils se demandent
00:53:53qui ?
00:53:53qui ?
00:53:54qui pour porter 2027 ?
00:53:56lorsqu'on voit
00:53:57tous ces candidats
00:53:58qui sont en train
00:53:59de se préparer
00:54:00les choses peuvent aller
00:54:01peut-être plus vite que prévu
00:54:02on ne sait jamais
00:54:02Mélenchon appelle
00:54:03à la destitution
00:54:04d'Emmanuel Macron
00:54:05par exemple
00:54:05sait-on jamais
00:54:06mais pour 2027
00:54:08faut-il des primaires ou pas ?
00:54:10comment choisir
00:54:10un candidat à droite
00:54:13pour pouvoir
00:54:13pour les téléspectateurs
00:54:16de droite
00:54:16pour remporter 2027 ?
00:54:19il va falloir mener
00:54:20une politique
00:54:21je le disais
00:54:21radicale
00:54:22donc il faut
00:54:22il va falloir un projet
00:54:24clair, net, appliqué
00:54:25moi en tant que maire
00:54:27je demande
00:54:27à pouvoir expulser
00:54:28des HLM
00:54:29les délinquants
00:54:30en récidive
00:54:31c'est quand même délirant
00:54:31que la société continue
00:54:33de subventionner
00:54:34ceux qui détruisent la société
00:54:35donc c'est un exemple
00:54:37sur les finances
00:54:38le budget
00:54:39quand on nous annonce
00:54:39un budget d'économie
00:54:40il y a 15 milliards
00:54:41de prélèvements en plus
00:54:42et au moins 30 milliards
00:54:43de dépenses en plus
00:54:44donc il va falloir aller
00:54:45au fond des choses
00:54:46du système social
00:54:47cotiser moins
00:54:48pour gagner plus
00:54:49donc revoir tout le système social
00:54:50et pour cela
00:54:51il faut éviter trois travers
00:54:53la défaite
00:54:54qui vient de la division
00:54:55la compromission
00:54:56qui vient des arrangements
00:54:58et la notabilisation
00:54:59qui fait que c'est toujours
00:55:00les mêmes
00:55:01qui ont fait les mêmes écoles
00:55:01les mêmes études
00:55:02etc
00:55:03je ne vois pas d'autre système
00:55:05vu l'éparpillement
00:55:06aujourd'hui
00:55:07des propositions politiques
00:55:08dites de droite
00:55:09qu'une grande compétition
00:55:11ouverte à tous ceux
00:55:11qui veulent y aller
00:55:12et ouverte à tous les électeurs
00:55:14qui veulent y participer
00:55:15parce que autrement
00:55:16je crois
00:55:18et qui permettrait
00:55:19pour celui qui gagne
00:55:20ou celle qui gagne
00:55:22d'aller jusqu'au bout
00:55:23du geste
00:55:24et ceux qui perdent
00:55:25dans ce cas là
00:55:26je ne leur demande pas
00:55:26de soutenir
00:55:27s'ils ne sont pas tout à fait d'accord
00:55:28mais au moins de se taire
00:55:29jusqu'à l'élection
00:55:29et c'est pourquoi je pense
00:55:30que la question
00:55:31de la démission
00:55:32d'Emmanuel Macron
00:55:32va se reposer
00:55:33parce que
00:55:34vous êtes pensé à destitution ?
00:55:35non
00:55:36destitution non
00:55:37non non non
00:55:38moi je ne veux pas ajouter
00:55:39une crise
00:55:39je pense que
00:55:41quand le général
00:55:42de Gaulle
00:55:43après avoir perdu
00:55:45lors du référendum
00:55:47en 69
00:55:47démissionne
00:55:48il ne porte pas un mauvais coup
00:55:49aux institutions
00:55:50au contraire
00:55:50il dit il faut relégitimer
00:55:51le cycle démocratique
00:55:52et le système
00:55:53de la 5ème république
00:55:54fait qu'il faut
00:55:54un président de la république
00:55:55et un parlement aligné
00:55:56et ça part de l'élection
00:55:58d'un président de la république
00:55:58est-ce qu'on peut encore
00:55:59attendre 2027 ?
00:56:00je ne sais pas
00:56:00je ne le crois pas
00:56:01dernière question
00:56:02nous sommes en pleine crise
00:56:03tout peut arriver
00:56:04d'un instant à l'autre
00:56:05si aujourd'hui
00:56:06maintenant
00:56:07on vous propose
00:56:08d'être premier ministre
00:56:09de la France
00:56:10accepterez-vous
00:56:11oui ou non ?
00:56:12je pense que
00:56:12compte tenu de mes positions
00:56:13et des propos
00:56:13je ne serai pas le plus
00:56:15enclin à se voir proposer
00:56:17cette fonction
00:56:17tout est possible
00:56:18nous sommes en France
00:56:18j'ai eu une discussion
00:56:19très respectueuse
00:56:20et très intéressante
00:56:21avec le président de la république
00:56:22juste avant
00:56:23qu'il nomme
00:56:23Michel Barnier
00:56:24et ce que j'avais dit
00:56:27à l'époque
00:56:27c'est qu'il n'y avait
00:56:28plus de majorité
00:56:28donc il n'y avait plus
00:56:29d'opposition
00:56:29donc il fallait
00:56:30vu qu'on ne pouvait pas
00:56:32dissoudre
00:56:32il fallait rebattre les cartes
00:56:33mais ça nécessitait
00:56:34un engagement
00:56:34du président de la république
00:56:35sur des référendums
00:56:36sur l'immigration
00:56:36sur un grand pacte
00:56:38économique et social
00:56:39oui ou non
00:56:39David Lesnar
00:56:40je ne cherche pas
00:56:41de ligne à mon CV
00:56:41ou de point retraite
00:56:42donc si c'est pour
00:56:44diriger le pays
00:56:45et véritablement
00:56:46faire la rupture
00:56:47que l'on doit avoir
00:56:50par la liberté
00:56:50la responsabilité
00:56:51l'autorité
00:56:52oui
00:56:52je n'y crois pas
00:56:53dans le contexte actuel
00:56:54voilà
00:56:54donc je pense que
00:56:56la rupture
00:56:57elle se fera différemment
00:56:58soit en 2027
00:56:59soit avant
00:56:59et j'y travaille
00:57:00avec nouvelle énergie
00:57:01ardemment
00:57:02merci beaucoup
00:57:02et je sais aussi
00:57:03que vous pensez
00:57:04à Boilem Sansal
00:57:05je sais que vous en parlez
00:57:06à chaque fois
00:57:06on n'a pas le temps
00:57:07mais je le dis pour vous
00:57:08parce que vous n'avez pas le temps
00:57:10libérer Boilem Sansal
00:57:11vous le dites régulièrement
00:57:12on l'a oublié
00:57:13on a commencé la rentrée
00:57:14quelle est l'inefficacité
00:57:15de l'exécutif
00:57:16quand on voit le rôle
00:57:17qu'a pris l'Italie
00:57:18en Algérie
00:57:19l'Allemagne
00:57:20il faut travailler
00:57:22avec l'Algérie
00:57:22il faudra travailler
00:57:23avec l'Algérie
00:57:23alors ça pose la question
00:57:24du régime algérien
00:57:24mais aujourd'hui
00:57:25accepter qu'un compatriote
00:57:27grand écrivain
00:57:28soit dans l'indifférence
00:57:29de l'exécutif
00:57:30emprisonné
00:57:30c'est un scandale d'état
00:57:32vous reviendrez
00:57:33pour parler
00:57:33de tous ces choses
00:57:34merci infiniment
00:57:35d'avoir fait votre entrée
00:57:36sur CNews
00:57:37ce soir David Missner
00:57:38et je rappelle
00:57:39que vous êtes contre
00:57:40le vote de confiance
00:57:42à François Bayron
00:57:43je ne voterai pas la confiance
00:57:44en ce qui me concerne
00:57:46merci beaucoup
00:57:46David Lissner
00:57:48dernière partie
00:57:49c'est une polémique
00:57:49qui se passe en Belgique
00:57:51mais qui concerne
00:57:52assurément la France
00:57:53les étudiants diplômés
00:57:55de la faculté de droit
00:57:56de l'ULB
00:57:56ont choisi de donner
00:57:57le nom de
00:57:58Rima Hassan
00:57:59à la promotion de 2025
00:58:01une pétition
00:58:02s'y oppose clairement
00:58:03Mathieu Bocoté
00:58:03en dénonçant
00:58:04les discours de haine
00:58:05qu'on lui prête
00:58:06est-ce que vous pouvez
00:58:07nous résumer un peu tout ça
00:58:07on ne comprend pas
00:58:08alors allons-y
00:58:09Rima Hassan
00:58:10reine de Belgique demain
00:58:11ou à peu près
00:58:11je résume
00:58:13depuis 2018
00:58:14les étudiants
00:58:15du master
00:58:15en droit public
00:58:16si je ne me trompe pas
00:58:17à l'Université libre
00:58:17de Belgique
00:58:19peuvent choisir
00:58:20une figure
00:58:21qui incarne
00:58:21les valeurs
00:58:22de leur promotion
00:58:23donc il y a déjà eu
00:58:24Robert Badinter
00:58:24il y a eu Gisèle Halimi
00:58:26d'autres noms
00:58:27et là il y avait
00:58:28la possibilité de voter
00:58:29donc Mme Hassan
00:58:30Mme Pellico
00:58:31et deux juristes belges
00:58:33résultat
00:58:34ils votent une première fois
00:58:35Rima Hassan
00:58:36est choisi
00:58:37petite surprise
00:58:39deuxième vote
00:58:40Rima Hassan
00:58:41est confirmé
00:58:42qui a ouvert les bulletins
00:58:44je ne suis pas surpris
00:58:46on verra sur l'explication
00:58:47dans un instant
00:58:48or réaction
00:58:49pour plusieurs
00:58:50de quoi Rima Hassan
00:58:51est-elle le symbole
00:58:52aujourd'hui
00:58:53est-elle le symbole
00:58:54de la cause palestinienne
00:58:55en elle-même
00:58:56c'est-à-dire les palestiniens
00:58:57comme peuple ont droit
00:58:57à un état
00:58:58pas nécessairement
00:58:59elle est la cause
00:59:00d'un palestinisme
00:59:01en guillemets radical
00:59:02surtout fondé
00:59:03sur une diabolisation
00:59:04absolue d'Israël
00:59:05sur cette idée
00:59:06qu'il faut non seulement
00:59:06donner un état
00:59:07à la Palestine
00:59:08mais surtout abolir
00:59:09l'existence politique
00:59:10même d'Israël
00:59:11en finir tout simplement
00:59:12avec l'existence d'Israël
00:59:13et de ce point de vue
00:59:14il y a une fois
00:59:14pour elle
00:59:15parce qu'elle en rajoute
00:59:16souvent
00:59:16c'est l'ensemble
00:59:17du monde occidental
00:59:18qui est aujourd'hui coupable
00:59:19l'ensemble du monde occidental
00:59:20qui doit payer
00:59:21l'ensemble du monde occidental
00:59:22qui doit être sanctionné
00:59:23donc quel est ce paradoxe
00:59:25d'une jeunesse occidentale
00:59:26en un sens
00:59:27on verra si c'est bien le cas
00:59:28qui décide de célébrer
00:59:30l'icône
00:59:31la figure même
00:59:32de l'anti-occidentalisme
00:59:33le plus radical
00:59:34qui culmine
00:59:34dans un anti-sionisme
00:59:35que d'autres nomment autrement
00:59:37alors voyons cela
00:59:38la radicalité de Mme Hassan
00:59:39est payante
00:59:40elle a été élu
00:59:42en quelque sorte
00:59:42réélu ensuite
00:59:43et là plusieurs se demandent
00:59:45parce qu'ils dénoncent
00:59:46ces discours élu
00:59:46de Mme Hassan
00:59:47ce sont leurs termes
00:59:48que s'est-il passé
00:59:49comment l'expliquer
00:59:50alors comment les étudiants
00:59:52sont arrivés à la
00:59:52et puis ces étudiants
00:59:54est-ce qu'ils ne sont
00:59:54quand même pas en droit
00:59:55d'admirer peut-être
00:59:56qui y veulent
00:59:56on peut admirer
00:59:57qui on veut dans la vie
00:59:58même les personnalités
00:59:59les plus improbables
01:00:00mais bonne question
01:00:01comment expliquer
01:00:02qu'à l'Université libre
01:00:03de Belgique
01:00:04finalement on décide
01:00:05de choisir Mme Hassan
01:00:06alors notre ami
01:00:07Alain Destex
01:00:08qui a déjà été
01:00:08sur ce plateau
01:00:09a lancé une hypothèse
01:00:11il y a quelques jours
01:00:12il a publié
01:00:13sur Twitter
01:00:14sur X
01:00:14comme on dit aujourd'hui
01:00:15une liste
01:00:16non pas des noms
01:00:17mais des prénoms
01:00:19des gens
01:00:19qui sont inscrits
01:00:20à ce master
01:00:21et qu'est-ce qu'on voit
01:00:22selon Destex
01:00:23il y a une surreprésentation
01:00:25factuelle
01:00:25si on s'intéresse à ça
01:00:27des gens d'origine
01:00:28arabo-musulmane
01:00:29le prénom veut dire
01:00:30quelque chose dans la vie
01:00:31là on voit
01:00:32qu'il y a une surreprésentation
01:00:33des gens
01:00:33de cette communauté
01:00:34entre guillemets
01:00:35ce que dit Alain Destex
01:00:37c'est qu'il dit
01:00:37ce que vous avez
01:00:38avec le choix de Rima Hassan
01:00:39c'est la conséquence
01:00:40des changements démographiques
01:00:41qui frappent la Belgique
01:00:42et qui frappent
01:00:43l'ensemble de l'Europe
01:00:44si vous avez un pays
01:00:45qui s'arabise
01:00:46ou plutôt qui s'islamise
01:00:48soyons plus exacts
01:00:48dans les termes
01:00:49si un pays s'islamise
01:00:51à terme
01:00:52il fera des choix politiques
01:00:53inspirés par l'islamisme
01:00:55si un pays
01:00:56comme la Belgique
01:00:57change aujourd'hui
01:00:58de culture
01:00:58elle ne change pas
01:00:59seulement de culture
01:01:00elle change d'identité
01:01:01elle change de civilisation
01:01:02tout à la fois
01:01:03et de ce point de vue
01:01:04Rima Hassan
01:01:05est un peu le symbole
01:01:06de ce basculement
01:01:08de civilisation
01:01:09pour avoir nommé
01:01:10cette réalité
01:01:11pour l'avoir simplement
01:01:12désignée
01:01:12Alain Destex
01:01:14a été traité
01:01:15de raciste
01:01:16de fasciste
01:01:16de nazi
01:01:17d'extrême droite
01:01:18de tout ce qu'on voudra
01:01:19parce que c'est la tradition belge
01:01:21lorsque vous nommez le réel
01:01:22on vous nazifie
01:01:23on vous fascise
01:01:24on vous chasse
01:01:25à l'extérieur du cordon sanitaire
01:01:26non pas sa rame
01:01:27le réel ne passera pas
01:01:28telle est la doctrine
01:01:29du royaume de Belgique
01:01:30et pas que
01:01:33David Lissnard
01:01:34merci beaucoup
01:01:35d'avoir été avec nous
01:01:36merci à vous
01:01:36en une seconde
01:01:38c'est là que tout dégénère
01:01:40pour ou contre
01:01:43l'union des droites
01:01:44moi je suis pour
01:01:45la plus grande union
01:01:45autour de mon projet
01:01:46de retraite par capitalisation
01:01:48l'union des droites
01:01:49de convergence
01:01:50de convergence
01:01:51l'union des droites
01:01:52mais pourquoi je vous dis ça
01:01:52parce que quand
01:01:54tout ce que vous entendez vous
01:01:56dans l'arc de l'union des droites
01:01:57diront
01:01:58ou dira
01:01:58qu'il est d'accord
01:01:59avec ce que je propose
01:02:01je serai d'accord
01:02:01je ne veux plus
01:02:02de transaction politicienne
01:02:04voilà
01:02:04donc ce que je veux
01:02:05c'est qu'on gagne
01:02:05sur un projet fort
01:02:06et non pas
01:02:07sur des mesures étatistes
01:02:09qu'elles soient considérées
01:02:10d'extrême droite ou pas
01:02:11courageux
01:02:12David Lissnard
01:02:12ce soir
01:02:13excellente suite de programme
01:02:14Pascal Proulard
01:02:15des produits
01:02:15et non pas

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