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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:01C'est News, il est 19h et je suis ravie de vous retrouver.
00:04On va commencer par le Flash Info, les dernières nouvelles avec Sandra Chombeau.
00:08Bonsoir Sandra.
00:09Bonsoir Clélie, bonsoir à tous.
00:11Et on démarre avec cette déclaration de Catherine Vautrin, la ministre de la Santé.
00:15Là où il y a des enfants, le tabac doit disparaître.
00:18Dès le 1er juillet prochain, il ne sera plus possible de fumer aux abords des écoles, plages, parcs ou encore jardins publics.
00:24En cas de non-respect de l'interdiction, vous serez passible d'une amende de 135 euros.
00:28L'automobiliste qui a foncé sur la foule lors de la parade du club de football de Liverpool a été inculpé cet après-midi.
00:36Ce Britannique de 53 ans est soupçonné d'avoir conduit sous l'emprise de drogue notamment.
00:40Il a été arrêté après avoir percuté les supporters ce lundi.
00:43Le dernier bilan fait état d'au moins 79 blessés.
00:47Et puis la marche était trop haute pour Richard Gasquet à Roland-Garros.
00:50Le Français a mis un terme à sa carrière après une défaite en 3-7 au deuxième tour.
00:54C'était cet après-midi contre le numéro 1 mondial Yannick Siner.
00:57Il a tout de même été salué par une ovation sur le cours Philippe Châtrier.
01:01La foule a rendu hommage au tricolore de 38 ans et ses 23 ans de carrière professionnelle.
01:06Merci beaucoup Sandra.
01:07Au sommaire de Face à l'Info ce soir, un nom franc et massif.
01:12C'était il y a 20 ans.
01:13Les Français tournaient le dos à la poursuite de la construction européenne telle que proposée.
01:17Et pourtant, on verra les conséquences de ce référendum détourné avec Mathieu Bock-Côté.
01:22Bonsoir.
01:23Bonsoir.
01:24Deuxième édito, quel est le lien entre la polémique initiée par Mathieu Kassovitz,
01:27le rapport sur les frères musulmans et le vote de la loi sur la fin de vie ?
01:31Vous ne voyez pas ?
01:32Arthur Devatrigan vous aidera à y voir plus clair et vous expliquera son point de vue.
01:36Bonsoir Arthur.
01:37Bonsoir.
01:37On est ravis de vous accueillir ce soir.
01:39Avec Marc, nous irons dans les cimes enneigées de l'Everest.
01:42C'était en 1953 que l'homme a gravi l'Everest pour la première fois.
01:47L'aventure existe-t-elle encore ?
01:49Ou pour la rendre possible à tout un chacun, n'a-t-on pas tué les rêves ?
01:54Un rapport sur le port d'armes blanches pour les mineurs vient d'être rendi à François Bayrou.
01:59Bonne nouvelle.
02:00Mais Charlotte Dornelas ne cache pas sa déception face aux mesures annoncées.
02:03Bonsoir Charlotte.
02:05Enfin, les députés ont voté contre les ZFE, les zones à faibles émissions.
02:10Faut-il y voir une revanche du peuple ?
02:11Ce sera le second édito de Mathieu Bock-Côté.
02:14Face à l'info, c'est parti pour une heure.
02:29Mathieu, c'était il y a 20 ans et c'est assurément un des moments les plus importants de l'histoire de France depuis 50 ans.
02:35Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne.
02:39On connaît forcément son résultat, on s'en souvient.
02:41On sait aussi ce qu'a fait la classe politique de ce résultat d'ailleurs.
02:46En quoi ce nom, racontez-nous, a-t-il marqué l'histoire ?
02:50Alors, c'est un moment majeur assurément.
02:53Un moment de rupture, un moment de déchirure, un moment de révélation, de dévoilement en quelque sorte.
02:58Entre deux conceptions de la démocratie, d'un côté, je résume, une conception de la démocratie selon les élites au sens large, progressistes, qui consiste à dire, la démocratie consiste à toujours démanteler davantage les frontières, à pousser toujours plus loin la logique diversitaire, à pousser toujours plus loin la construction européenne.
03:17Et si vous êtes contre ça, vous n'êtes pas démocrate, vous êtes populiste.
03:20Et de l'autre côté, un peuple qui constate que lorsqu'il vote, eh bien, normalement, il s'attend à ce que son vote soit pris en considération.
03:27Il constate que ce n'est pas le cas.
03:30Alors, on se souvient, 2005, la nature du débat.
03:33D'un côté, il y a le parti élitaire, appelons ça ainsi, qui est très majoritairement, dans les médias, rallié au camp du oui.
03:42Parce que ça va de soi.
03:43C'est-à-dire, on va faire un référendum sur l'Europe s'il le faut, parce qu'il faut le consentement des Français, mais on ne peut pas imaginer la possibilité d'un non.
03:50Parce que l'Europe est tellement dans un petit milieu sous-oxygéné à bien des égards, un milieu endogame, un milieu qui se parle à lui-même.
03:58Alors, ce milieu est à ce point habitué à fréquenter les mêmes idées qu'on n'imagine pas la possibilité d'un non.
04:05Ça n'existe pas comme possibilité.
04:07Donc, on va faire un référendum s'il le faut.
04:09Les mêmes méchants diront qu'ils sont contre, comme d'habitude.
04:12Et au final, l'Europe passera.
04:14Mais qu'est-ce qui se passe?
04:15On le sait très bien.
04:16Le référendum a lieu et une coalition hétéroclite se met en place.
04:21Une coalition hétéroclite composée essentiellement de souverainistes, des souverainistes de gauche, des souverainistes de droite,
04:29quelques figures du système qui décident de se rallier.
04:32Et le résultat, nous le savons, 55% pour le non.
04:35Je reviendrai sur cette coalition dans un instant, mais rappelons-nous que cette opposition, ce non à l'Europe,
04:40est le point d'aboutissement d'une dissidence qui s'inscrit sur presque un quart de siècle.
04:45Point de départ, parce qu'il y a eu Maestrich entre-temps.
04:47Je reviendrai aussi sur Maestrich dans un instant, mais le point de départ de tout cela, les années 80.
04:51L'Europe devient comme sujet et comme moment, c'est-à-dire les élections européennes notamment,
04:56le moment d'affirmer un désaccord profond avec le système.
04:59Le système électoral permet notamment à des listes des partis qui, dans le système électoral mainstream français,
05:05ne peuvent pas percer, mais au niveau européen, ils peuvent émerger.
05:09Et on le voit en 1984 avec le Front national qui, pour une première fois,
05:13réussit une vraie percée électorale au niveau européen.
05:17On le voit aussi en 1992.
05:20Maestrich, je l'ai dit.
05:21Donc, encore une fois, on fait le référendum.
05:23On juge inimaginable la possibilité d'un nom.
05:27Or, qu'est-ce qu'on voit prend en forme une coalition un peu inattendue.
05:31Cette coalition passe à deux doigts de bloquée, en fait, Maestrich.
05:36On se souvient, il y avait tout dans cette coalition.
05:38Il y avait Jean-Marie Le Pen, il y avait Philippe De Villiers,
05:40il y avait Jean-Pierre Chevènement, il y avait Philippe Séguin, il y avait Charles Pasqua.
05:43Il y aurait pu avoir aussi Jacques Chirac.
05:44On l'oublie, Jacques Chirac n'était pas spontanément un neurophile enthousiaste.
05:49Mais, on lui explique à ce moment, si vous refusez l'Europe, vous ne serez jamais président.
05:54La condition d'entrer dans le club des présidentiables, c'est d'accepter l'Europe telle qu'elle se construit aujourd'hui.
06:00Et Chirac, n'écoutant évidemment que son ambition, plutôt que le sentiment patriotique, décide de se rallier au camp du oui à l'Europe, au camp du oui à Maestrich.
06:10Ce qui marque un moment étonnant, c'est le moment où les gaullistes, ou à tout le moins ceux qui prétendent se revendiquer de l'héritage général de Gaulle,
06:17se retournent explicitement pour la première fois contre la souveraineté nationale.
06:22Ce qui n'est pas très gaulliste, théoriquement.
06:25Résultat, 51-49.
06:27Donc, qu'est-ce qu'on voit ? Il y a une vraie, vraie coalition qui avait pris forme à ce moment-là pour dire, nous ne voulons pas de ce type de construction européenne.
06:34Mais le système avait été tellement violent, en quelque sorte.
06:37Jacques Delors, cette formule à l'époque, il dit, si vous êtes contre la construction de l'Europe, vous devez tout simplement quitter la vie politique.
06:42Ce n'est plus pour vous. Vous êtes des rebuts de l'histoire, en un sens de très actionnaire, aurait-il pu dire.
06:47Mais l'opposition à la construction européenne s'exprime encore, 1999, avec la liste Pasqua Villiers.
06:53Vous noterez en soi-disant passant, celui qui se trompe assez rarement sur cette question-là, c'est Philippe De Villiers.
06:57Encore aujourd'hui.
06:58La coalition, la liste Pasqua Villiers, en 1999, qui dépasse la liste de la droite classique aux élections européennes.
07:04Et encore une fois, l'euroscepticisme s'exprime.
07:07Je note qu'à ce moment-là, Philippe Séguin décide de basculer chez les européistes, globalement.
07:12Encore une fois, les gaullistes, finalement, c'est assez étonnant.
07:15Les gaullistes décident de trahir un peu, à tout le monde, de renier leurs convictions.
07:182002, autre moment de rupture, avec évidemment cette fois-là de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle.
07:25Auparavant, il y avait eu la rumeur, la possibilité que Jean-Pierre Chevènement soit le troisième homme de cette campagne.
07:29Donc, qu'est-ce qui s'écrit sur une vingtaine d'années?
07:31C'est un désaccord profond avec une Europe qui prend forme à la manière d'un fantasme technocratique.
07:37Et en 2005, nous y sommes.
07:39Deux noms.
07:40Le nom de droite, celui de Dupont-Aignan, de Le Pen, de Villiers, de plusieurs autres,
07:45qui disent que cette Europe est une Europe qui va nous ensevelir.
07:49En fait, qui est une Europe qui nie l'identité profonde de l'Europe.
07:52On le verra notamment sur la question des racines chrétiennes de l'Europe.
07:55On nous dit, oui, il faut construire l'Europe, mais à condition que ce ne soit pas l'Europe civilisation.
07:59C'est une forme d'Europe fantasme technocratique.
08:01Donc, le camp du non existe à droite.
08:04Il existe aussi à gauche, généralement au nom du socialisme,
08:07d'une méfiance envers le fédéralisme européen,
08:09avec un opportuniste de circonstances qui, à ce moment-là, croit à la souveraineté populaire.
08:14Mais il va depuis, il va changer d'idée, c'est Laurent Fabius,
08:17qui se joint au camp du non à ce moment-là,
08:19parce qu'il croit y voir une occasion pour se renouveler politiquement.
08:23Et le non, il est définitif.
08:2655%.
08:26Ce n'est pas un 51-49, ce n'est pas 50,5 contre 49,5.
08:3055% à ce niveau.
08:32Et quand on, je le rappelle, avec les conditions du débat,
08:36une propagande médiatique massive qui impose vraiment le récit,
08:41si vous êtes pour le progrès, vous êtes pour la démocratie,
08:43vous êtes pour l'Europe, sinon dehors.
08:44Malgré tout, malgré tout, le peuple s'empare de cette question pour dire
08:49cette construction européenne n'est pas la nôtre, ce n'est pas la nôtre.
08:53Théoriquement, à 55%, on se dit c'est réglé.
08:55Là, il faut mettre à jour nos institutions,
08:57il faut ramener la souveraineté nationale au premier rang.
09:00Ce n'est pas exactement ce qui s'est passé.
09:02En 2007, deux ans plus tard, en élection présidentielle,
09:05Nicolas Sarkozy considère qu'il dit qu'il va avoir un mini-traité
09:08qui va au moins aménager pratiquement l'Europe après coup.
09:11Mais dans les faits, ce qu'on voit, c'est qu'il reconduit.
09:14En fait, c'est comme si le oui avait gagné.
09:15C'est comme si le oui avait gagné, finalement.
09:17Donc, ça ne s'appelle pas ensuite la constitution européenne,
09:21mais c'est comme si le oui l'avait emporté.
09:22Et dès lors, l'Europe poursuit sa marche.
09:25Et depuis ce manque de respect global pour le résultat référendaire,
09:30il y a une béance dans la démocratie française.
09:32Alors, quelles sont les conséquences de l'adoption du traité de Lisbonne en 2007,
09:35puisque vous l'abordez ?
09:36Alors, globalement, c'est-à-dire que le vote ne veut plus rien dire.
09:39C'est-à-dire qu'on convoque le peuple en référendum.
09:41On organise une grande consultation populaire.
09:43Cette consultation a pour vocation de lui permettre de trancher sur une question
09:46qui touche au principe même qui constitue la cité, qui constitue la nation.
09:51On vous dit, vous pouvez voter, et ce vote engage la nation,
09:54parce que la nation se constitue politiquement pour voter à ce moment-là.
09:57Ah, le résultat n'est pas le bon.
09:59Eh bien, on décide alors de ne pas tenir compte du résultat.
10:02On pourrait dire que c'est presque le moment inaugural,
10:05de ce qu'on pourrait appeler une annulation de résultats référendaires, sans le dire,
10:09en une forme de préroumanie.
10:10Donc, puisque les gens ont mal voté,
10:13eh bien, aussi bien ne plus tenir compte de leur vote, tout simplement.
10:17Et dès lors, dès lors, on va nous dire, il faut de moins en moins de référendums.
10:20D'ailleurs, de mémoire, il n'y en a pas eu depuis.
10:22Donc, la souveraineté populaire n'est légitime dans la vision nouvelle qui s'impose.
10:27La souveraineté populaire est légitime s'il s'agit de pousser toujours plus loin
10:31ce qu'ils appellent le progrès.
10:32Par exemple, peut-être demain un référendum sur la fin de vie.
10:34Mais lorsque ça entraverait la vision progressiste dominante,
10:38par exemple, un référendum sur l'immigration, on ne dit plus jamais ça.
10:42C'est le plus jamais ça appliqué à la politique référendaire.
10:44D'ailleurs, à l'époque, un grand éditorialiste qui, globalement, ne se trompait pas trop,
10:49mais sur ça, c'est Jacques Julliard, il s'est un peu trompé,
10:51il dit, mais il n'aurait pas fallu consulter le peuple.
10:54On savait qu'il voterait mal.
10:56À quand on sait que le peuple va mal voter, on ne le consulte pas
10:58et on décide tout simplement de faire ce qu'il faut faire.
11:02Je précise qu'en 2015, 2016, pardon, au moment du référendum sur le Brexit,
11:08on a eu le même argument.
11:09On a dit, pourquoi on décide de consulter le peuple si le peuple risque de mal voter?
11:15N'est-ce pas la forme suprême, en fait, de délinquance que de voter pour des populistes
11:19ou pour des projets portés par les populistes?
11:21Et la question qu'on se pose depuis, c'est comment faire en sorte que ça n'arrive plus jamais?
11:26Comment?
11:26La meilleure manière, évidemment, c'est de ne pas tenir de référendum.
11:29Mais Jacques Attali, autre figure intellectuelle importante,
11:33qui dit, au moment du Brexit, il nous dit, je cite,
11:37« Une génération devrait y réfléchir à deux fois avant de modifier une situation
11:42ayant un impact sur les générations qui suivent.
11:44Il faudrait ensuite modifier la procédure de réforme constitutionnelle
11:48pour s'assurer qu'un vote de circonstance
11:50ne puisse pas avoir des conséquences de long terme non désirées. »
11:53Non désirée par qui, on me dira.
11:55« Toute décision ayant un impact lourd sur le sort des générations suivantes
11:59ne devrait pas pouvoir être prise par une majorité de moins de 60 % des votants
12:03réaffirmés à trois reprises à au moins un an d'écart. »
12:08Alors, qu'est-ce qu'il nous dit à ce moment-là, Jacques Attali,
12:10au moment du Brexit, mais on comprend que c'est la suite de 2005,
12:12il nous dit, puisque le peuple ne vote pas comme on lui demande de voter aujourd'hui,
12:18puisqu'il s'égare, puisqu'il fait preuve d'incivilité démocratique en votant pour les méchants,
12:23eh bien, ce qu'il faut, c'est désormais limiter l'usage du référendum le plus possible.
12:27Et si on le consulte néanmoins, on doit le faire voter et re-voter et re-voter encore
12:32pour s'assurer qu'il ne soit pas manipulé par les populistes.
12:35Parce qu'on comprend que dans l'esprit de M. Attali, à ce moment-là,
12:37lui n'est évidemment pas dans le camp des manipulateurs de peuple,
12:40ce sont ceux qui ne pensent pas comme lui qui manipulent.
12:43Et depuis, qu'est-ce qu'on a vu, par ailleurs, plus largement en Europe et en France,
12:47eh bien, non seulement, j'ai dit, on a tout fait pour limiter le référendum, on n'en tient plus,
12:51on dit que si jamais on en tient un, il ne peut pas porter sur les questions qui concernent le peuple,
12:55le référendum sur l'immigration aujourd'hui,
12:56le travail des cinq ou six dernières années, même des dix dernières années,
12:59consiste à limiter et à verrouiller l'usage du référendum,
13:02et on décide aussi de limiter, de verrouiller la portée des élections
13:06en traçant toujours un cordon sanitaire de plus en plus étroit
13:09pour s'assurer que les partis qui pensent mal ne soient pas pris en considération
13:13dans la construction de la volonté populaire.
13:15On appelle ça le front républicain, on appelle ça le cordon sanitaire.
13:19Puisqu'on parle de la construction européenne, où en est, Mathieu, l'Union européenne, aujourd'hui, d'après vous ?
13:23Alors, vingt ans plus tard, on peut dire que l'Union européenne,
13:27son plus grand défaut, c'est de ne pas être européenne.
13:29L'Union européenne n'est pas une traduction politique de la civilisation européenne,
13:34ce qui serait pas mal à la largueur, on comprendrait à la lumière de l'histoire cette ambition,
13:38c'est plutôt une forme d'utopisme technocratique, diversitaire, immigrationniste, multiculturaliste,
13:45qui entend prendre l'Europe comme laboratoire pour proposer une civilisation nouvelle
13:49qu'il y a peu à voir avec les nations européennes,
13:52avec la civilisation européenne, avec la culture européenne.
13:55Je note, on se souvient, en 2005, on avait refusé d'inscrire les racines chrétiennes
13:59de l'Europe dans la Constitution.
14:01Ça, parce que l'inquiétude, c'est qu'on disait, si on fait ça, c'est contre la diversité,
14:06et surtout, ça limite l'entrée possible de la Turquie.
14:08Donc, il faut ramener à la baisse, au minimum, la définition de l'Europe
14:12pour ne pas heurter les peuples nouveaux qui voudraient y adhérer,
14:15qui ne sont pas culturellement européens.
14:17Donc, l'Europe est un laboratoire, aujourd'hui, qui a accouché sur le mode soviétique
14:20d'une nomenclatura nouvelle, avec, par exemple,
14:23on pourrait dire la présidente de l'Europe suprême,
14:25qui est Mme von der Leyen, avec la nomenclatura des temps présents
14:29qui s'est installée, et d'une classe politique proprement européenne
14:32qui évolue dans les institutions de l'Europe,
14:35qui considère que les vies politiques nationales sont des vies politiques
14:37provinciales, paroissiales, secondaires, sans envergure,
14:41avec des peuples qui s'agitent, attachés à des identités mortes
14:43qui, de toute façon, seront balayées par les vents de l'histoire
14:46et les vagues migratoires.
14:47Je note, par ailleurs, et on l'a vu, que de 2000 à 2025,
14:512000, c'est en Autriche, 2025, c'est en Roumanie,
14:54quand on voit des élections qui ne semblent pas donner
14:56les résultats attendus, on considère désormais
14:58qu'un résultat électoral peut être suspendu,
15:00on ne peut ne pas en tenir compte,
15:02on peut annoncer que si les gens votent mal,
15:04on va donner un tour de vis pour qu'ils s'assurent
15:06qu'ils votent bien la prochaine fois.
15:08Donc, l'Europe d'aujourd'hui,
15:09ça prend pour un modèle de démocratie,
15:11mais l'Union européenne est moins démocratique que jamais.
15:13Je note que même, on le voit en France,
15:15on est conscient que lorsqu'on est un peu détaché de l'Europe,
15:17on a plus de liberté, de souveraineté nationale.
15:19C'est ce que disait Gérald Darmanin à propos du Danemark.
15:21Il dit que le Danemark peut faire des choses qu'on ne peut pas faire.
15:23Ils n'ont pas l'ensemble des contraintes européennes.
15:25On pourrait dire que la suite, ça consiste à avoir
15:27une position plus danoise qu'européiste.
15:29Et je termine sur cela.
15:32L'idée d'un Frexit,
15:33c'est-à-dire que ce n'est plus l'idée très à la mode
15:35pour différentes raisons, le degré d'intégration
15:37est tellement avancé qu'il n'y a pas
15:39d'adhésion populaire à un Frexit immédiat.
15:42Mais ce qu'on voit un peu partout,
15:43c'est l'idée du Bruxite qui s'impose.
15:46Le Bruxite, ça consiste à rompre avec Bruxelles.
15:49Donc si la France, si la Roumanie, si la Hongrie,
15:52si l'Italie, si d'autres pays d'un instant,
15:54les ordres de la Commission,
15:55les ordres du Soviet suprême ne nous conviennent pas,
15:58eh bien nous menons notre propre politique.
15:59Nous entrons dans une politique de bras de fer
16:01avec la technostructure bruxelloise.
16:04Et de ce point de vue, je ferai une dernière comparaison
16:06avec l'histoire de l'URSS
16:07qui me semble éclairer l'histoire de la construction européenne
16:10des dernières années.
16:11L'URSS, à l'époque, était traversée
16:14par des mouvements nationalistes,
16:15dans le bon sens du terme, et démocratiques
16:17qui contestaient la structure impériale.
16:20De la même manière, aujourd'hui,
16:21il y a des mouvements semblables de nature en Europe,
16:23mais on préfère les nommer populistes et identitaires.
16:26Il n'en demeure pas moins que la technostructure
16:27est aujourd'hui plus contestée que jamais
16:29par les peuples qui la subissent.
16:31Merci beaucoup.
16:32Ça fait plaisir.
16:32Oui, ça fait plaisir.
16:35Tout eu.
16:36J'étais sur le mode centriste.
16:38Il manque que l'écologie,
16:39ça sera pour le second édito.
16:41Bien sûr, mais j'en pense que t'entends bien.
16:42Vous souhaitez-vous revenir sur la séquence des derniers jours ?
16:47Des trois séquences, en fait.
16:48Il y en a eu.
16:49Pour vous, cette séquence-là,
16:50la première séquence a débuté,
16:52c'était la polémique initiée par Mathieu Kassovitz.
16:54Ensuite, il y a eu la déclassification du rapport
16:56sur les frères musulmans.
16:58Et cette séquence, pour vous,
16:59s'est terminée avec le vote de la loi sur la fin de vie
17:02qui a légalisé le suicide assisté
17:05et l'aide au droit à mourir.
17:06Pour vous, tout est lié.
17:08Ça peut paraître étonnant.
17:09Expliquez-nous.
17:10Ce n'est pas si étonnant que ça.
17:11Mais on va commencer par Mathieu Kassovitz
17:13parce qu'il y a peut-être des gens qui n'ont pas suivi.
17:14Oui, il commence par le début, même la chronologie.
17:16On va leur rappeler sa réflexion hautement spirituelle
17:18qui s'est passée sur France Télévisions,
17:20évidemment, pour changer.
17:21C'est The Place to be de la haine française.
17:23Et donc, il déclare,
17:24il déclarait,
17:24depuis 30 ans,
17:25rien n'a changé sur le problème de racisme.
17:28Maintenant, il n'y a plus de Français de souche.
17:29Ça n'existe plus.
17:30Donc, tout content,
17:30Mathieu Kassovitz s'est frotté les mains
17:32et ricané comme un boutonneux.
17:33Puis là, il s'est rendu compte
17:34qu'il y avait un léger problème de cohérence.
17:35Donc, le lendemain, il rectifie.
17:37Il dit, enfin, si, il y a des Français de souche,
17:39mais ça s'appelle des fins de race.
17:41Bon, c'est sympathique.
17:42Et là, aujourd'hui, il s'excuse en disant,
17:43mais je ne pensais pas être insultant.
17:44Il va évidemment insulter quelqu'un de frais,
17:46de traiter quelqu'un de fin de race.
17:47Il va être content.
17:48Donc, on pourrait se dire,
17:48c'est une transgression de boomer,
17:50mais son excuse a fait qu'on se dit,
17:52bon, il a essayé de penser quelque chose.
17:53Ce qui est le côté positif,
17:55c'est qu'en fait,
17:55on peut penser comme un parc-maître.
17:56Ça n'empêche pas d'être un acteur excellent.
17:58Il l'a prouvé.
17:59En revanche, d'autres, le problème, ont réfléchi.
18:01Par exemple, Jean-Luc Mélenchon,
18:02qui, il y a quelques mois, avait déclaré,
18:04ce qui s'appelle Français de souche
18:06pose un sérieux problème à la cohésion de la société.
18:08Donc, lui, il le pense, il le théorise,
18:10il déroule son programme pour 2027.
18:11On appelle ça le grand remplacement.
18:13Mais Cassovite, c'est autre chose.
18:14Parce qu'on va, comme on parle de Mélenchon,
18:15on va parler comme un trotskiste,
18:16on pourrait lui demander,
18:17Mathieu, en fait, d'où tu parles ?
18:19Mathieu, il parle de Vincennes.
18:20Donc, la mixité, il la connaît.
18:22Parce que Vincennes, c'est une ville, si vous voulez,
18:23où la catégorie socio-professionnelle dominante,
18:26ce sont les cadres
18:26et les professions intellectuelles supérieures.
18:29C'est une ville où la majorité des diplômes,
18:31c'est le bac plus 5.
18:32C'est une ville où les HLM, c'est 12%.
18:34La loi SRU, c'est 25%.
18:35C'est une ville où le salaire moyen
18:37est deux fois plus élevé que la moyenne nationale.
18:39Bref, c'est une ville où la mixité de vivre ensemble,
18:41c'est comme une rédaction libée.
18:42C'est-à-dire qu'on fait la promotion,
18:43mais on ne la vit absolument pas,
18:44ça n'existe pas.
18:45Alors après, pour essayer de trouver
18:46des explications psychologiques,
18:48on peut se trouver vers son père
18:49qui avait expliqué sur Mathieu Kassovic,
18:52c'est l'histoire de mon fils,
18:53c'est celle d'un type qui aurait voulu être un grand noir
18:55alors qu'il est un petit juif blanc.
18:57Donc, quelques séances de psy
18:58lui auraient peut-être épargné de dire beaucoup de bêtises,
19:00mais pas au point non plus d'aller déménager
19:02en Seine-Saint-Denis, il ne faut pas déconner.
19:03Donc, il reproche aux hommes de mettre des frontières
19:05parce qu'il a dit
19:06oui, le monde était bien en frontière avant,
19:07le problème, c'est quand les hommes ont mis des frontières.
19:10Évidemment, c'est le principe.
19:11S'il n'y a pas eu de frontières, il n'y aura pas eu la France,
19:13puis il n'y aura pas eu la France,
19:14il n'y aura pas eu le cinéma,
19:14puis il n'y aura pas eu Kassovic,
19:15mais bon, ce n'est pas grave.
19:16Et il en profite.
19:17Mais lui, les frontières, il en profite
19:19parce qu'il va avancer, c'est une frontière,
19:21mais il la refuse aux autres.
19:22Donc, si vous voulez, là, vous avez,
19:24non théorisé, mais dans la promotion,
19:26vous avez la haine de soi
19:27et l'interchangeabilité des hommes.
19:29Et ce sont les deux conditions
19:30sur lesquelles, en fait,
19:32les frères musulmans prospèrent.
19:34Bon, comme vous y allez, Arthur, quand même.
19:36On va modérer quand même un petit peu tout ça.
19:38Et expliquez-nous surtout le lien
19:40que vous faites avec le rapport
19:42sur les frères musulmans.
19:43Eh bien, alors, déjà, sur les frères musulmans,
19:45on va réexpliquer que les frères musulmans,
19:47ce n'est pas un truc nouveau,
19:48ça existe depuis un siècle.
19:49Beaucoup de gens l'ont fait remarquer.
19:51Et puis, ça n'existait pas en Europe.
19:52Ça a prospéré d'abord dans les pays musulmans,
19:54évidemment.
19:55Et puis, là, ils se sont fait battre,
19:57même furieusement.
19:58Et aujourd'hui, leur siège, c'est Bruxelles.
20:01Et puis, s'ils visent la France,
20:02ce n'est pas pour rien.
20:03Je veux dire, ce n'est pas parce que,
20:03d'un coup, il y a une source islamique
20:05qui a poussé dans la creuse
20:06ou parce qu'il y a eu une émigration massive
20:07de bouddhistes.
20:08C'est évidemment que les frères musulmans
20:10prospèrent en France
20:10parce que vous avez une communauté musulmane
20:13qui ne cesse de grossir,
20:15évidemment aidée par les vagues
20:16d'immigration massive
20:17qui emmènent dans leur bagage l'islam.
20:20Mais sauf qu'eux,
20:21ils savent très bien que l'homme,
20:22il n'est pas interchangeable,
20:23pas comme ceux qui font la promotion
20:24depuis leur petit quartier chic.
20:26Et à la différence de cassoïdes,
20:27ils ne font pas la provocation.
20:28Eux, ils sont plutôt dans le gramschisme,
20:30si vous voulez,
20:30c'est-à-dire le travail par le bas.
20:32Donc, ils font le travail par le bas.
20:34C'est,
20:35bon, on va culturellement
20:36essayer de convaincre les gens.
20:37Alors, la haine de soi,
20:38forcément, ça facilite la tâche
20:40parce qu'en plus,
20:40quand tu n'es pas désirable
20:41et que tu es impuissant,
20:42forcément, tu as envie d'aller voir ailleurs.
20:43Eux, ils arrivent avec une solution
20:44clé en main en disant
20:45« Venez chez nous,
20:45vous allez voir,
20:46il y a une communauté sympathique ».
20:47Et c'est justement
20:48ce qui a en partie révélé
20:50ce fameux rapport déclassifié.
20:52Alors, ce qui est amusant,
20:53c'est qu'on a compris
20:54dans la conférence de presse
20:56de Bruno Retailleau
20:57que s'il avait déclassifié le rapport,
20:59c'est parce que le rapport,
21:00s'il était resté classifié,
21:01il aurait fini comme tous les rapports,
21:02c'est-à-dire soit pour un repose-pied,
21:04soit pour qu'il y ait une table
21:05qui bougeait un peu.
21:06Et donc, d'ailleurs,
21:07une remarque au passage,
21:08il n'y a que la démocratie
21:09qui peut contraindre
21:10à faire des choses détonnantes
21:11comme dévoiler un plan de bataille
21:13publiquement avec des micros
21:16en désignement ennemis
21:16alors qu'on est en pleine guerre.
21:17Je ne sais pas,
21:18c'est un truc,
21:18ça m'a toujours étonné.
21:19Mais revenons à Bruno Retailleau
21:21qui a expliqué,
21:26c'est de la conquête.
21:27Pour résumer,
21:28ils n'ont pas envie de rester
21:29en Seine-Saint-Denis
21:29où il y a eu la pape,
21:30ils ont envie de se taper l'incru
21:31sur tout le territoire,
21:32surtout dans les sphères de pouvoir
21:33pour pouvoir changer les règles.
21:35Et ce qu'a dit Bruno Retailleau
21:36s'appelle les règles communes.
21:38Sauf que, là aussi,
21:39on leur a facilité la tâche
21:40parce que,
21:41quelles sont les principales règles en France ?
21:44C'est le droit individuel.
21:46Le droit individuel,
21:47c'est l'alpha et l'oméga de tout.
21:48Donc forcément,
21:48le commun, d'ailleurs,
21:50il est un peu ratiboisé.
21:51Depuis des décennies,
21:52que ce soit dans toutes les sphères
21:53de la société,
21:54toutes les strates
21:54et surtout par tous les lieux de pouvoir,
21:56on a tout tendu,
21:57on a décroché les murs,
21:58on a repeint tout en blanc.
22:00C'est la seule opération place nette
22:01de la République qui a réussi.
22:03Eh bien, eux, forcément,
22:04ils arrivent,
22:05ils accrochent leur croûte au mur
22:06parce que personne ne vit dans le vide.
22:09Personne n'est un être de nulle part.
22:11On s'identifie à des contrées
22:12où naissent nos langues,
22:14où, évidemment,
22:15reposent nos morts,
22:16où nos enfants grandissent
22:17et on essaie de les faire grandir
22:18dans des souvenirs.
22:19Bref, on appelle ça des ancrages.
22:21Et c'est l'autre problème
22:22de ce rapport.
22:24C'est...
22:24Parce que quand on lit
22:25les préconisations du rapport,
22:26on a quand même le sentiment
22:27que ce sont les frères musulmans
22:28qui, à la fin,
22:28ont tenu le stylo.
22:30Je rappelle,
22:31le projet décrit,
22:32dénoncé,
22:32c'est on fait le dentrisme,
22:33on avance par étapes.
22:34Et qu'est-ce qui préconise le rapport
22:35pour lutter contre les frères musulmans ?
22:37On va apprendre l'arabe à l'école
22:39et on va réaffirmer
22:39que la culture musulmane
22:40est aussi respectable que les autres.
22:42Donc, pour rester poli,
22:43on va dire que c'est des génies.
22:44Alors, ces préconisations
22:45ne sont pas forcément
22:46celles de Bruno Retailleau.
22:46Il a proposé d'autres solutions
22:48aussi pour lutter
22:49contre les frères musulmans.
22:50Oui, tout à fait.
22:51Il a proposé, par exemple,
22:53d'écrire dans la Constitution
22:54que nul ne puisse prévaloir
22:55de sa religion
22:56pour échapper
22:57à la règle commune.
22:58Comme si, encore une fois,
22:59c'était une affaire de religion.
23:01Le mot religion
23:02qui est un fourre-tout.
23:03C'est comme la laïcité,
23:04c'est une espèce de...
23:05Comme ça, on dit
23:06la laïcité, la laïcité.
23:07Mais voilà, encore une fois,
23:08ce n'est pas un problème de religion.
23:09C'est un problème de culture.
23:11C'est un problème
23:11d'une civilisation
23:12clé en main qui est proposée.
23:14Et, encore une fois,
23:14ils ne veulent pas échapper
23:15à la règle commune.
23:16Ils veulent imposer
23:17une nouvelle règle.
23:18Donc, il peut réécrire
23:19Bruno Retailleau
23:20la Constitution à sa guise.
23:21Dieu sera toujours
23:22au-dessus des lois humaines.
23:23Même si c'est Jupiter
23:24qui dit que les lois humaines.
23:25Et heureusement, d'ailleurs,
23:26parce que je ne sais pas,
23:27pour avoir la foi,
23:28c'est un peu le principe, en fait.
23:30Je ne vois pas l'intérêt
23:30d'avoir la foi
23:31si c'est pour soumettre
23:31complètement hors conscience
23:33aux lois humaines.
23:35Et de toute façon,
23:35la loi ne triomphe jamais
23:36d'un état social contraire.
23:37Surtout en démocratie.
23:39Si on regarde les chiffres
23:40du rapport,
23:40c'est assez intéressant
23:41parce que le pourcentage
23:42qui est lié
23:43ou qui fait des liens
23:44avec les frères musulmans,
23:44il est assez faible.
23:45Ce n'est pas très massif.
23:46Et pourtant,
23:47quand on regarde
23:47toutes les dernières études
23:48qui ont été faites sur le sujet,
23:49par exemple,
23:50vous avez 38%
23:50de la population musulmane
23:52qui vit en France,
23:53qui considère que les lois islamiques,
23:54donc la charia,
23:55sont supérieures
23:56ou plus importantes
23:56qu'elles ont de la République.
23:58Et on monte à 45%
23:59chez les moins de 25 ans.
24:01Donc, je ne veux pas
24:01divulguer chez la fin du film
24:02comme on dit au Québec,
24:03mais pour éliminer
24:04les frères musulmans,
24:05ça ne va pas régler
24:06le problème, en fait.
24:07Parce qu'on ne répond pas
24:08à un projet de société
24:09par une attaque,
24:11par une opposition.
24:12On répond par un projet
24:14ou un contre-projet.
24:16Et le règne de l'individu,
24:17ça ne sera jamais un projet.
24:18Ça ne l'a jamais été,
24:19ça ne le sera jamais.
24:20Et eux,
24:21les musulmans,
24:21forcément,
24:22en tout cas,
24:22les frères musulmans,
24:23ils en profitent
24:24parce qu'ils ont trouvé
24:25le biais sur lequel
24:26ils pouvaient rentrer
24:26si ils n'ont revendu
24:27que les droits individuels.
24:28Comme vous avez dit
24:29que c'est la fin de l'oméga,
24:29moi,
24:30au nom des droits individuels,
24:31je me communautarisais.
24:33D'ailleurs,
24:33ça a été écrit en 2002
24:34par l'un des chefs spirituels
24:36qui est Dieu Mercier
24:36est mort depuis,
24:37Al-Khara Dawi,
24:38qui avait écrit,
24:38je cite,
24:39avec vos lois démocratiques,
24:41nous allons vous coloniser,
24:42avec nos lois coraniques,
24:42nous allons vous dominer.
24:44Mais le problème,
24:45c'est que nous,
24:45on avait un projet,
24:45en fait.
24:46On avait un projet
24:46qui était pas mal,
24:47qui tenait la route,
24:48ça faisait au moins
24:48quelques siècles qu'il était là,
24:49ça s'appelle
24:49la civilisation française.
24:51Et le souci,
24:52c'est qu'on a passé son temps
24:53à la détruire au fur et à mesure.
24:55Et c'est là où j'en viens
24:56à la légalisation de l'euthanasie.
24:58C'est une...
25:00C'est encore une déstructuration,
25:02une déconstruction
25:02de notre civilisation française.
25:04Alors,
25:05évidemment,
25:05j'entends les souffrances,
25:06c'est pas le sujet,
25:07tout le monde a été confronté
25:08ou va être confronté,
25:09mais encore une fois,
25:10l'argument qui est brandi,
25:11c'est encore une fois
25:12la liberté individuelle.
25:13Mais en fait,
25:14on n'est pas des individus,
25:15on a un corps social,
25:16c'est-à-dire une société,
25:17et puis dans une société,
25:18il y a une loi
25:18qu'on appelle un cadre général.
25:20Et certaines,
25:21évidemment,
25:23vous l'avez écrit pour un autre sujet,
25:24mais c'est quand même raccord,
25:25c'est des modifications nécessaires
25:27dans la loi.
25:28Qu'est-ce qu'on fait là ?
25:28En fait,
25:29l'exception devient la règle.
25:30C'est-à-dire qu'on régularise
25:31l'exception.
25:32Et cette loi,
25:33on peut l'habiller comme on veut,
25:34on peut mettre le mot dignité
25:36à tout bout de champ si on veut,
25:37ça s'appelle juste
25:37une intoloration d'un permis de tué,
25:39c'est-à-dire
25:39une rupture anthropologique majeure
25:41avec la civilisation
25:42dans laquelle nous sommes héritiers,
25:43dont on est héritiers
25:44depuis des siècles et des siècles.
25:46Alors,
25:46je rappelle que c'est
25:47votre point de vue
25:53on fait un petit tease.
25:54Allez,
25:55juste après la pub,
25:56on va marquer une courte pause
25:57et on reprend pour la conclusion
25:58juste après.
26:00A tout de suite.
26:0419h30
26:04et on reprend
26:05face à l'info
26:06le second édito
26:07avec Arthur Devatrigan.
26:09Arthur,
26:09pour recontextualiser
26:10ce qui nous rejoint,
26:11vous faisiez un lien,
26:12vous faites un lien
26:13et c'est votre opinion,
26:15votre point de vue
26:15entre la loi sur la fin de vie,
26:18on va y venir,
26:19entre le rapport
26:20sur les frères musulmans
26:21et entre les propos
26:23de Mathieu Kassovitz.
26:24Vous n'êtes pas
26:25les mains mortes sur lui,
26:26d'ailleurs.
26:27Vous n'êtes pas les mains mortes
26:28sur la France non plus.
26:29Exactement.
26:30Mais là,
26:31c'est plus personnel aussi.
26:33On en vient à la conclusion.
26:34J'aime beaucoup l'acteur.
26:35Il faut juste qu'il arrête
26:35de penser,
26:36penser,
26:36c'est tout.
26:37Mais,
26:38en fait,
26:38le lien,
26:39je veux dire,
26:39c'est...
26:39Oui,
26:40le lien,
26:40allez.
26:41Mathieu Kassovitz
26:42fait la promotion
26:42de la destruction de la France.
26:44En expliquant,
26:44je ne veux pas de français dessous,
26:45il faut qu'il disparaisse,
26:46il n'y a pas de frontières,
26:47tout ça.
26:53c'est un changement
26:54de la nature
26:55de notre civilisation.
26:56Parce que,
26:56du point de vue
26:57de notre civilisation,
26:57qu'est-ce qui définit l'homme ?
26:58C'est la dignité humaine.
26:59La dignité humaine,
27:00c'est un invariant.
27:01C'est-à-dire que nous sommes dignes
27:02parce qu'on vit sous une loi
27:03que l'homme n'a pas créée
27:04qui est l'interdiction de tuer.
27:05C'est pour ça qu'il y a une dignité.
27:07Alors,
27:07la loi qui interdit de tuer,
27:09évidemment,
27:09ne résout pas tous les problèmes.
27:11Mais,
27:11elle est indispensable
27:12parce qu'elle fixe
27:13la condition première
27:14d'une vie humaine
27:15qui est la dignité.
27:16Et ce qui caractérise
27:17de notre civilisation,
27:18c'est notre attachement
27:19non négociable
27:20à la dignité de l'homme.
27:21Or,
27:22cette loi dit
27:22que notre dignité peut évoluer.
27:24Elle peut évoluer
27:24non pas sur notre nature,
27:25sur notre condition.
27:26Donc,
27:27c'est cette idée
27:27à la fois effrayante
27:28et répugnante
27:29que la dignité
27:30n'est pas liée
27:31à notre nature,
27:31mais à notre condition,
27:33à notre état,
27:34et donc qu'on peut la perdre.
27:35Donc,
27:35c'est pas,
27:35si vous voulez,
27:36c'est pas une loi transgressive,
27:37c'est pas une loi de progrès,
27:38c'est une loi de rupture
27:39anthropologique.
27:40Et donc,
27:41on désoste la structure
27:42et après,
27:43on se plaint,
27:44notre structure arrive
27:45et propose un contre-projet.
27:48Je vois un peu
27:48votre raisonnement
27:50où vous voulez en venir.
27:51En tout cas,
27:51merci Arthur.
27:53On va prendre
27:54un petit peu des refraies
27:55avec vous Marc,
27:56on va changer totalement.
27:57C'était il y a 72 ans,
27:59le 29 mai,
28:00enfin,
28:00le 29 mai en tout cas,
28:011953,
28:02les hommes atteignent
28:03enfin le plus haut sommet
28:05du monde,
28:05l'Everest,
28:06Edmund Hillary
28:07et son cher pas
28:08Tsingin Norgay.
28:10C'était à l'époque
28:11où l'aventure
28:11était un rêve.
28:13Rêve,
28:14motivation,
28:15la transcendance,
28:17le désir
28:18de conquérir
28:19cette terre
28:20mais sans pour autant
28:21la violer.
28:22Aller dans les endroits
28:23qui semblaient
28:24non seulement inaccessibles
28:25et pour beaucoup,
28:27c'était même
28:27les lieux
28:28qui accueillaient les dieux
28:29et par conséquent,
28:31l'homme n'y avait pas
28:32sa place.
28:33Et les premiers sherpas,
28:34quand on leur a dit
28:35essayer de nous accompagner
28:37pour monter
28:38à plus de 8 000 mètres,
28:39ils refusaient.
28:40C'était le refuge des dieux
28:41mais de la même façon,
28:42quand on a voulu
28:42s'attaquer au Mont Blanc,
28:44il n'était pas question
28:45d'envisager ça.
28:47C'était des endroits
28:48offerts à la mystique
28:50et par conséquent,
28:51l'homme
28:52devait respecter
28:54ces zones
28:57où on avait
28:58plutôt la spiritualité
29:00qui vous attendait
29:01et l'homme
29:02n'avait pas
29:02à s'y manifester.
29:04Et là,
29:04ce qu'ils vivent,
29:05c'est extraordinaire.
29:06c'est-à-dire
29:06que ça demande
29:07non seulement
29:08un tempérament.
29:09La première expédition
29:11pour tenter l'Everest,
29:13c'est en 1921.
29:14Je ne vais pas vous faire
29:15le descriptif
29:16des éléments
29:17dont on dispose
29:18pour affronter le froid,
29:19pour affronter l'altitude.
29:22On est dans des conditions
29:23invraisemblables
29:24et on ne sait pas du tout
29:25la configuration
29:26des lieux.
29:27Ça demande
29:28une sorte de folie
29:30mais aussi
29:31une foi en soi
29:33et une foi peut-être
29:34en quelque chose
29:36de plus grand
29:36qui fait que l'homme
29:38peut s'offrir
29:39des dépassements
29:41qui montrent
29:42qu'il a une place
29:44particulière
29:45sur notre planète.
29:47Je reviens
29:47à cette idée,
29:48ce n'est pas
29:49conquérir pour conquérir,
29:51non,
29:51c'est pouvoir
29:52essayer
29:53de s'affranchir
29:54de tout ce qui nous diminue
29:56et s'offrir
29:57la grandeur.
29:59Alors,
30:00il y aura
30:00cette expédition
30:01avant
30:02celle-ci
30:03qui est menée
30:04par ce Néo-Zélandais
30:05qui s'appelle
30:06Edmund Hillary.
30:12Et
30:12il monte
30:13avec des charpas
30:14il y a
30:15huit camps.
30:16Imaginez
30:17au fur et à mesure.
30:18Si vous avez déjà
30:18fait un peu
30:19d'alpinisme,
30:21imaginez
30:21qu'à partir
30:22de 4000 mètres,
30:23la respiration
30:25commence
30:25à manquer.
30:27Les pas
30:27se font lourd
30:28ou vous étiez
30:29dans une sorte
30:30d'aisance
30:31de légèreté.
30:32soudain,
30:33vous levez
30:34le pied.
30:35C'est un effort
30:36terrible.
30:37Et le camp de base
30:38est à 5000 mètres.
30:40Il faut déjà
30:41y parvenir.
30:43Vous avez
30:43ces hommes
30:44qui sont de la région,
30:45les autochtones.
30:46Et avant
30:47cette expédition,
30:49on passait
30:49par
30:50le Tibet.
30:52Mais sauf
30:53que le Tibet
30:53est maintenant
30:54fermé
30:54depuis 1149,
30:56depuis que les Chinois
30:57se le sont
30:58accaparés.
30:59Alors,
30:59les Népalais,
31:00qui pour des raisons
31:01de croyance
31:02ne voulaient surtout pas
31:03que l'homme
31:03passe par chez eux
31:05pour tenter l'Everest,
31:06enfin ouvrent
31:07les frontières.
31:09Je ne vais pas
31:09vous faire
31:10toute l'ascension.
31:11Mais n'oubliez pas
31:12donc qu'il y a là
31:14une sorte
31:15de franchissement
31:16physiologique.
31:18On pense
31:18qu'on n'est même
31:19peut-être pas capable,
31:20ayant eu
31:21l'expérience
31:22des expéditions
31:23précédentes,
31:24de franchir
31:25les ultimes mètres.
31:27On a été jusqu'à
31:288500 mètres
31:29l'Everest,
31:30c'est 8 848 mètres.
31:33348 mètres,
31:34ça ne paraît
31:34rien du tout.
31:36Et les voilà
31:37en ce 29 mai,
31:39ils ne sont plus
31:40que deux.
31:41Edmund
31:41et puis son Sherpa.
31:44C'est son anniversaire
31:45à Tsenning.
31:46Il est né en 1914
31:48et Edmund
31:50est né
31:51cinq ans plus tard.
31:52Ils sont théoriquement
31:53en pleine vigueur
31:54d'une certaine jeunesse
31:56à peine 40 ans.
31:58Mais usés déjà
32:00par
32:00toutes ces difficultés
32:03qu'ils ont réussi
32:04à conquérir
32:05et au fil
32:05des camps de base,
32:07on passe
32:08au camp supérieur
32:09et
32:10l'expédition
32:12s'amenuise.
32:14Vous laissez
32:15les copains
32:15qui vous ont aidés
32:16jusque-là
32:17et là,
32:18c'est la dernière tente.
32:20L'abîme,
32:213500 mètres.
32:23Les coups de vent,
32:24vous êtes plaqués,
32:25vous avez l'impression,
32:25vous serez embarqués.
32:29Et il faut oser,
32:30sortir de la tente.
32:32Les chaussures
32:33sont gelées,
32:34on les fait cuire
32:35pour pouvoir
32:36obtenir suffisamment
32:38de souplesse
32:38et replacer
32:39les pieds dedans.
32:42348 mètres.
32:45Comment sont-ils
32:46ces 348 mètres ?
32:48Aura-t-on
32:49assez d'oxygène ?
32:50Dans les bouteilles,
32:52il n'y a plus
32:52que deux tiers
32:53plus une réserve.
32:56Mais apparemment,
32:57le temps
32:58que l'on estime
32:59pour atteindre
33:00le sommet
33:01fait qu'on risque
33:03de manquer
33:03d'oxygène.
33:05Et dans la dernière nuit,
33:06on a arrêté
33:07de respirer
33:08avec les bouteilles
33:08pour économiser.
33:11Et les voilà
33:11qui s'enfoncent
33:12dans la neige.
33:14Et quand vous vous enfoncez,
33:15soudain,
33:16c'est l'équilibre
33:16qui vous manque.
33:17il y a les coups de vent
33:19et puis
33:19les
33:20petites pointes
33:22de glace
33:22qui vous tombent
33:23sur le crâne.
33:24Il fait beau pourtant.
33:26Où passer ?
33:28Où trouver
33:29la faille ?
33:31Et à un moment,
33:31vous avez cette corniche
33:32au-dessus de vous.
33:35Comment ça se dessine ?
33:38Est-ce qu'on passe
33:38à droite ?
33:39À l'est ?
33:40À l'ouest ?
33:41Cherchez le froid.
33:43On se regarde,
33:44ce n'est plus que par le regard
33:47que l'on se soutient.
33:49Et puis,
33:50on trouve la petite faille.
33:52On accroche le piolet,
33:54on tire sur les bras,
33:55on la poffe,
33:56on glisse.
33:57Et miraculeusement,
33:58alors qu'une plaque
33:59emporte le décor,
34:03ils arrivent à rester plaqués
34:04à la paroi.
34:06Et là,
34:07ils vont tailler des marches,
34:09les tailler petit à petit
34:11et toujours ce souffle,
34:13ce souffle qui ment
34:15d'autant plus que
34:17sensing,
34:18apparemment,
34:20ses gestes sont
34:21de plus en plus lents
34:22et nous,
34:22on les regarde
34:23et le petit tuyau
34:26qui permet la respiration
34:27est gelé.
34:29Il faut débrancher,
34:31essayer de nettoyer
34:32et on repart.
34:34On repart à cet assaut.
34:36Et enfin,
34:38alors qu'on est parti
34:39à 6h30 le matin,
34:41on est à midi moins le quart,
34:43le dernier pas,
34:46le sommet du monde
34:47est atteint.
34:49On n'a même pas la force
34:51d'hurler.
34:52Ils se prennent simplement
34:54dans les bras,
34:56ils considèrent
34:57qu'il faut fixer l'instant,
34:59bien évidemment,
35:00qu'on les croit.
35:01Edmund sort l'appareil photo
35:03et la première démarche
35:05de sensing,
35:07c'est de sortir
35:08des offrandes,
35:10des offrandes
35:10pour les dieux.
35:12Trois petits biscuits,
35:14une plaque de chocolat
35:15et du sucre.
35:18Quant à Hillary,
35:20lui,
35:20il fouille dans sa poche
35:22et sort un petit crucifix
35:25qui lui a été donné
35:26par l'un des membres
35:28de l'équipe
35:29et qui lui a dit,
35:30si tu es là-haut,
35:31il faudra remercier Dieu.
35:34Et il place
35:35le petit crucifix
35:36à côté des offrandes
35:38et maintenant,
35:39il faut redescendre
35:40alors qu'ils n'ont
35:41pratiquement plus
35:42d'oxygène,
35:43que les marches
35:45ont été effacées,
35:46que ces marches
35:46qu'ils avaient taillées
35:47dans la glace,
35:48ils réussiront,
35:49bien évidemment.
35:51Et aujourd'hui,
35:52ça donne quoi ?
35:53Cet esprit
35:54de grandeur,
35:55cet esprit
35:56qui permet à l'homme
35:57de se montrer
35:59qu'il est capable
36:00d'atteindre
36:02des situations
36:02qui mêlent en réalité
36:04la corporalité
36:06et le spirituel.
36:08Ces instants
36:09où vous êtes
36:10au-delà
36:11de votre être
36:13du quotidien.
36:14Eh bien,
36:14on a rendu ça,
36:16malheureusement,
36:17accessible à tout un chacun.
36:19On fait croire
36:19que le rêve,
36:20c'est ce que disait Arthur
36:21tout à l'heure,
36:22c'est le fameux
36:22droit individuel.
36:23Et pourquoi ?
36:24Il y aurait une Mouni Harry
36:25qui pourrait y aller
36:26et pas nous autres.
36:28Ce qui fait qu'aujourd'hui,
36:29on a près de 500 personnes
36:31qui, tous les ans,
36:33essaient de monter
36:33sur l'Everest.
36:34En début de saison,
36:36on place des cordes
36:37et puis,
36:38il y a presque
36:39la petite flèche.
36:41Vous êtes dorletés.
36:42Au camp de base,
36:43il y a du chauffage.
36:45Au camp de base,
36:46vous avez même
36:46la 4G.
36:48Au camp de base,
36:49vous êtes là
36:49dorletés
36:51comme dans un lodge.
36:52Et ça veut dire quoi ?
36:54Eh bien,
36:54qu'on a tué
36:55l'esprit d'aventure,
36:57que l'on,
36:57au nom du commerce,
36:59on veut que tout un chacun
37:00s'offre une illusion.
37:03Et s'il n'y a plus
37:04de véritable rêve,
37:06qu'il n'y a plus
37:06que d'illusion,
37:08on ne peut pas s'étonner
37:09qu'il y ait des gamins
37:10aujourd'hui
37:11qui soient en désespérance,
37:13que vous ayez des mômes
37:14qui,
37:16pour 25% envisagent
37:19le suicide,
37:20alors qu'ils ont
37:20entre 15 et 20 ans,
37:22parce qu'ils n'ont plus cela
37:24et on ne leur parle
37:25que de sécurité
37:26et de pouvoir
37:27payer sa place
37:28pour monter
37:29à l'Everest.
37:30L'Everest
37:31ne s'achète pas,
37:32l'Everest
37:33se conquiert
37:34ou plutôt
37:34s'apprivoise,
37:36c'est comme la mer.
37:37Merci beaucoup Marc
37:39et vous m'avez fourni
37:39une parfaite transition
37:41avec ce rapport
37:43qui a été remis
37:44sur le port d'armes blanches
37:45par les mineurs.
37:47Donc,
37:47il avait été commandé
37:48par François Bayrou,
37:49il vient d'être rendu
37:50au Premier ministre.
37:51Charlotte,
37:52qu'est-ce qu'on en retient ?
37:53Alors,
37:54le rapport,
37:54il avait été commandé
37:55sous niveau
37:55après la mort de Lorraine,
37:56cette jeune fille
37:57qui avait été tuée
37:57dans sa classe
37:58au sein de son établissement
37:59scolaire
38:00par un autre adolescent
38:01et le sujet
38:03qui a été instantanément
38:04identifié,
38:05c'est le couteau.
38:06Alors,
38:06on finira peut-être
38:07un jour
38:07par se demander
38:08ce qui fait basculer
38:08tant de jeunes
38:09dans la violence,
38:10quelle que soit l'arme
38:11avec laquelle
38:12ils commettent la violence.
38:13Mais là,
38:13en l'occurrence,
38:14le rapport était assez...
38:16Enfin,
38:16il était sur le port
38:17d'armes blanches
38:17par les mineurs
38:18aux abords
38:19ou dans les établissements
38:20scolaires.
38:20Donc,
38:20c'était assez précis.
38:22Et d'ailleurs,
38:23le rapport lui-même
38:23signe que c'est
38:24une partie du problème.
38:26Ça n'est qu'une partie
38:26du problème,
38:27même si elle est significative.
38:29Que dit le rapport
38:29pour dresser le constat,
38:31on va dire ?
38:32Les mineurs
38:32de 13 à 17 ans
38:33représentent 31%
38:34des auteurs présumés
38:35de vols avec armes
38:36aujourd'hui en France.
38:37Un tiers des vols
38:38avec armes
38:39sont commis
38:40par des mineurs.
38:41Depuis 2019,
38:42vous avez 16 à 23%.
38:44Alors ça,
38:45je trouve ça hallucinant.
38:4616 à 23%.
38:48Je ne sais pas
38:48comment on a
38:49un différentiel
38:49aussi énorme.
38:5116 à 23%
38:51des mises en cause
38:52pour port d'armes
38:53qui sont mineurs.
38:54Je n'arrive pas
38:54à comprendre le différentiel
38:55puisque c'est quand même
38:56pas compliqué.
38:56C'est mineur
38:56ou ce n'est pas mineur.
38:57Voilà.
38:58Alors peut-être
38:59il y en a dont on ignore
39:00l'âge.
39:01Oui, voilà ce que j'allais dire.
39:02On ne sait pas.
39:02On n'est pas tout à fait sûr.
39:04L'arme blanche
39:05est impliquée
39:06dans 57%
39:07des homicides
39:08commis par les mineurs.
39:09Donc c'est en effet
39:10une partie significative
39:11du problème.
39:13Alors vous avez
39:13couteau, machette,
39:14hachette, hache,
39:156500 armes saisies
39:18dans l'agglomération
39:18parisienne en 2024.
39:20Pour vous donner
39:21une idée.
39:23Ensuite,
39:23le rapport
39:23surtout liste
39:24des propositions.
39:26Alors on n'a pas
39:26l'intégralité
39:27des propositions.
39:27Ce rapport
39:28il a été fait
39:29par un ancien préfet
39:30et une députée
39:31et on n'a pas
39:32toutes les propositions
39:33puisque dans le document
39:34qui a été fourni
39:36il est précisé
39:37que le Premier ministre
39:38n'a pas encore fait
39:39les arbitrages
39:39et que donc
39:40nous n'avons pas
39:41l'intégralité
39:42de ces propositions.
39:43Donc quelques-unes
39:43sont énoncées.
39:45Alors un,
39:46dans le rapport
39:47il est préconisé
39:48de créer
39:49un observatoire
39:49des violences juvéniles.
39:50On sait très bien
39:51on observera correctement
39:52je n'ai absolument
39:53rien contre.
39:54La dernière fois
39:54on avait un rapport
39:55c'était très précieux
39:56notamment sur le port
39:57d'armes blanches
39:57il a été supprimé
39:58peut-être parce qu'il était
39:59trop précieux
39:59on savait trop
40:00ce qui se passait
40:01donc il a été supprimé
40:02donc c'est une
40:03pourquoi pas.
40:04Interdiction à la vente
40:05directe ou en ligne
40:06des armes zombies.
40:07Alors les armes zombies
40:08c'est des lames
40:09d'une vingtaine de centimètres
40:11qui sont la plupart du temps
40:12à double tranchant
40:12qui tranchent
40:13des deux côtés
40:14de la lame
40:16et il faudrait
40:17nous dit également
40:17le rapport
40:18les classer en catégorie A
40:19elles ne sont aujourd'hui
40:20pas classées exactement
40:21catégorie A
40:22c'est les armes de guerre.
40:24Ensuite traquer
40:24on va revenir un peu
40:25sur le détail après
40:26mais traquer la vente
40:27de couteaux
40:28sur les réseaux sociaux
40:29alors là
40:29c'est grâce à une action
40:30condinée des forces
40:31de sécurité intérieure
40:32et de la douane
40:33sur instruction
40:34des ministres compétents
40:35on va aller
40:36s'occuper des couteaux
40:37qui nous dit
40:38le rapport
40:39encore une fois
40:39sont souvent revendus
40:40illégalement
40:41on se doute
40:41et sans aucun contrôle.
40:43Ensuite renforcer
40:44la surveillance
40:45aux abords
40:45des établissements scolaires
40:46alors après
40:47on aura probablement
40:48un rapport
40:48dans deux mois
40:49dans les balles
40:49des villages
40:50après on aura
40:50un rapport
40:51bon mais là
40:52c'est les établissements
40:52scolaires
40:53inscrire dans la loi
40:54je cite
40:54le déploiement obligatoire
40:56de la vidéoprotection
40:57à l'entrée des établissements
40:58voire au sein même
40:59des établissements
41:00et ensuite
41:01il y a plusieurs propositions
41:02sur le conseil
41:03de discipline automatique
41:05quand il y a port d'armes
41:06le signalement automatique
41:07quand il y a port d'armes
41:08la prévention
41:09quand vous virez
41:10un élève
41:10puisque vous savez
41:11qu'il est obligé
41:11d'être rescolarisé
41:13dans un autre établissement
41:14public
41:14donc prévenir
41:15l'établissement
41:16dans lequel il arrive
41:17des raisons pour lesquelles
41:18il a été viré
41:19bon très bien
41:19et la pause numérique
41:21on revient à la pause numérique
41:22elle est obligatoire
41:23depuis quelques années
41:23mais de rapport en rapport
41:24on nous explique
41:25qu'il faut la mettre en place
41:26la pause numérique
41:27c'est vous savez
41:27l'interdiction du portable
41:29pendant les cours
41:30ensuite renforcer
41:31la réponse pénale
41:32en créant je cite
41:33une circonstance aggravante
41:34au délit d'un port d'armes
41:36sans motif légitime
41:37commis aux abords
41:38d'un établissement scolaire
41:39donc c'est grave
41:40d'avoir une arme
41:41sur soi
41:42sans motif légitime
41:43et c'est encore plus grave
41:44c'est ce que nous préconise le rapport
41:45aux abords d'un établissement scolaire
41:47et poursuivre la réflexion
41:48sur les peines minimales
41:50mettre enfin en place
41:52une expertise psychiatrique
41:53dans les 24 à 48 heures
41:55à partir des tout premiers signalements
41:57de désordre psychologique
41:58chez un élève
41:59quand il est signalé
42:00qu'il ait une réponse
42:01avec
42:01un rendez-vous
42:03avec un psychiatre
42:04ou un psychologue
42:05immédiatement
42:05et le premier ministre
42:06donc François Bayrou
42:07de son côté
42:08hier donc
42:09a annoncé vouloir prendre
42:11une décision d'interdiction
42:13je le cite
42:14qu'il ne soit plus accepté
42:15que des adolescents
42:15puissent se promener
42:16avec des couteaux
42:17des lames
42:18des hachettes
42:18ou des machettes
42:19ça veut dire quand même
42:20Charlotte
42:20qu'il y a une prise de conscience
42:22qu'il y a une réaction
42:23on peut quand même
42:24s'en réjouir
42:24cette réponse
42:26qui est assez bien résumée
42:27par la phrase
42:28que je viens de citer
42:29de François Bayrou lui-même
42:30met en scène
42:30de manière assez stupéfiante
42:32l'impuissance
42:33et surtout
42:33vous savez
42:34on a l'impression
42:34qu'on tourne en rond
42:35on ne peut pas imaginer
42:37d'autres solutions
42:37que celles qu'on a déjà
42:38parce que pour information
42:40porter une arme
42:41dans ces circonstances
42:42est déjà interdit
42:43par le code pénal
42:45moi je veux bien
42:45qu'on interdise par exemple
42:46aux jeunes de se promener
42:47avec des machettes
42:47en particulier
42:48dans les établissements scolaires
42:49mais c'est déjà interdit
42:51en réalité
42:52les couteaux
42:52même en catégorie D
42:54vous savez je vous ai dit
42:55ils veulent passer
42:55certains de ces couteaux
42:56en catégorie A
42:57même en catégorie D
42:58si vous portez une arme
43:00sans être capable
43:00de justifier pourquoi
43:01vous encourrez
43:04une amende
43:04de 15 000 euros
43:05j'aimerais qu'on présente
43:06une seule personne
43:07qui a eu cette amende
43:08et un an de prison
43:09et j'aimerais
43:11qu'on m'explique également
43:12quelqu'un qui a été condamné
43:13à un an de prison
43:13qui est allé en prison
43:14j'aimerais qu'on me la présente
43:15surtout depuis ces dernières années
43:17puisque l'aménagement
43:18des petites peines
43:19est rendu obligatoire
43:20par la loi
43:21même le code pénal
43:22prévoit que c'est pire
43:23quand c'est à plusieurs
43:24la peine est doublée
43:25si vous avez des armes
43:26et que vous êtes à plusieurs
43:27comme on le voit très souvent
43:28notamment dans les rixes
43:29régulières
43:30les affrontements
43:31entre bandes
43:31les règlements de compte
43:32c'est encore pire
43:33et quel que soit le couteau
43:35précise le code pénal
43:36donc même quand il n'est pas
43:37classé en catégorie D
43:38qui est la plus petite catégorie
43:39c'est de toute façon
43:40interdit d'avoir
43:41le moindre couteau
43:42dans les écoles
43:43dans les transports
43:45et dans les événements publics
43:46alors moi je veux bien
43:47qu'on renforce une loi
43:48qui n'est pas appliquée
43:48c'est assez original
43:50comme ambition
43:51par ailleurs François Bayrou
43:52évoquait hier
43:54vous savez la mort d'Elias
43:55du petit Elias
43:56qui a été tué lui
43:56avec une machette
43:57et une hachette
43:58et la lettre de sa maman
44:00qu'elle a publiée
44:01il y a quelques jours
44:02et il dit
44:02je suis du côté de sa maman
44:04quand on lit ces mots là
44:05et qu'on pense
44:06au jeune garçon
44:07qu'il était
44:07et à qui la vie
44:08a été arrachée
44:09par arme blanche
44:10alors la vie
44:11elle a été arrachée
44:12par arme blanche
44:12mais surtout par ceux
44:13qui portaient l'arme blanche
44:14en l'occurrence
44:15comme celle de Matisse
44:17dont vous savez
44:18le procès de son assassin
44:19pareil un jeune homme
44:21qui est mort à Châteauroux
44:22dans les mêmes circonstances
44:24exactement
44:24et le procès de son tueur
44:26s'est ouvert avant-hier
44:28ils ont été arrachés
44:29par des hommes
44:30qui se sont servis
44:31en effet d'arme blanche
44:32pour tuer
44:32mais non seulement
44:33c'était interdit
44:34d'en détenir
44:35mais cette interdiction
44:36leur avait été
44:37à nouveau signifiée
44:38lors d'un passage
44:39dans les cas
44:40et dans beaucoup d'autres cas
44:42devant le juge
44:43déjà
44:43donc non seulement
44:45c'était interdit
44:45ils ne pouvaient pas l'ignorer
44:46parce qu'on leur avait rappelé
44:47que c'était interdit
44:48et dans le cas d'Elias
44:50on sait aussi
44:51que les deux agresseurs
44:52les deux tueurs
44:53enfin un est tueur
44:55mais celui avec qui il était
44:57n'avait pas le droit
44:58de se voir
44:59non plus
45:00ils étaient dans la rue
45:01avec une machette
45:01une hachette
45:02ensemble
45:03et qui s'en est soucié
45:04personne
45:05alors penchons-nous
45:06sur ce qui va arriver
45:07avec ces préconisations
45:08qui ne sont pas mauvaises en soi
45:09je précise
45:10elle ne sait pas
45:10qu'elles sont mauvaises en soi
45:11c'est simplement
45:12qu'elles risquent
45:12d'être assez inadéquates
45:13on va changer
45:14les couteaux de catégorie
45:15très bien
45:16donc on a des couteaux
45:17certains
45:18qui vont se retrouver
45:18dans la catégorie
45:19des armes de guerre
45:20dont on voit
45:20qu'elles circulent
45:21quand même assez librement
45:22et qu'on peine
45:23à interdire
45:25on aura de la vidéo partout
45:27mais pour quel usage
45:28parce qu'on en aura
45:28aux abords
45:29des établissements
45:30à l'intérieur
45:31sans doute
45:32pour retrouver
45:32plus facilement
45:33des personnes
45:34qui seront ainsi
45:35mieux punies
45:36pas sûr
45:37ça ne suffira pas
45:38la vidéo toute seule
45:38combien de fois
45:39ces drames
45:40arrivent avec des gens
45:41connus
45:41et jamais punis
45:43combien de fois
45:43on a une liste longue
45:44comme le bras
45:45de gens qui sont passés
45:46entre les mains
45:47de la justice
45:47sans que la sanction
45:49ne soit arrivée
45:49on va systématiser
45:51le recours
45:51au psychologue
45:52dès le premier signalement
45:53alors là
45:54j'aimerais savoir
45:55avec quel psychologue
45:56sans doute ceux
45:56qui n'arrivent déjà pas
45:57à suivre
45:58la situation
45:59donc vous voyez
45:59que ce n'est pas
46:00forcément de mauvaises idées
46:01mais c'est
46:02quand je dis
46:03c'est une illustration
46:06de notre impuissance
46:07c'est qu'on tourne
46:08en permanence
46:08avec les mêmes solutions
46:09sans avoir l'air
46:10de réaliser
46:10qu'on ne les applique
46:11déjà pas
46:12en réalité
46:12donc on peut renforcer
46:13des applications
46:14qui ne se font pas
46:15oui mais il faut bien réagir
46:16on ne peut pas justement
46:17se contenter d'acter
46:18ce que nous n'arrivons pas
46:20à faire face
46:20à cette violence
46:21c'est un peu normal
46:22ce que fait le premier ministre
46:23
46:23oui mais certainement pas
46:25en empilant des décisions
46:26sur de précédentes
46:27qui n'ont pas été appliquées
46:28et qui donc
46:29n'ont pas porté leurs fruits
46:30c'est à dire que dans ce rapport
46:31j'aimerais qu'on m'explique
46:32ok pour renforcer
46:33certaines dispositions
46:34mais comment est-ce qu'on va faire
46:35pour qu'elles existent
46:38il y a pire que renforcer
46:39des lois indéfiniment
46:40sans conséquence
46:43enfin
46:44non pardon
46:45il y a pire que de ne pas
46:46renforcer des lois
46:46c'est de les renforcer
46:48sans qu'il n'y ait de conséquences
46:49c'est le carburant
46:49de l'impunité permanente
46:50quand vous avez un gamin
46:51qui passe devant vous
46:52qui lui dit
46:52la loi c'est ça
46:53tu l'as enfreint
46:54on va te laisser une deuxième fois
46:55une troisième fois
46:56une vingt-et-unième chance
46:57et qu'à la fin
46:58ce gamin se retrouve à tuer
46:59c'est évidemment
47:00l'exposition
47:01de son impunité
47:02il faudrait un
47:03réfléchir à la responsabilité
47:05parentale
47:06une bonne fois pour toutes
47:06je reprends l'exemple d'Elias
47:08dans l'exemple d'Elias
47:09on nous parle souvent
47:09de parents débordés
47:10Elias
47:11ses agresseurs
47:12quand ils ont été convoqués
47:13devant le juge
47:14les parents étaient également convoqués
47:15les parents ne se sont pas rendus
47:16à la convocation
47:17ça mérite peut-être une sanction
47:19ça mérite qu'on réagisse
47:20deuxièmement
47:22sauver ces jeunes
47:23sauver les jeunes agresseurs
47:24potentiels
47:25dès le premier avertissement
47:27avec un psy pourquoi pas
47:29mais avec une sanction surtout
47:30quand vous avez un couteau sur vous
47:31vous allez voir le psy
47:32mais l'état vous signifie
47:33qu'on ne supportera plus
47:35que vous fassiez cela
47:37certains ont besoin
47:38d'apprendre la limite
47:39qu'ils n'ont jamais apprise
47:41ni dans la sphère familiale
47:42évidemment
47:43ni on le constate
47:44dans la sphère publique
47:45et autrement que par des textes
47:47il faut la réalité
47:48de cette sanction
47:49définir une priorité
47:51à la justice
47:52qui ne peut pas en poursuivre
47:53150 en même temps
47:54on a des ministres
47:55qui viennent et qui nous disent
47:55ça ce serait une priorité
47:56pour la justice
47:57ça aussi
47:57ça aussi
47:58c'est impossible
47:59peut-être faut-il commencer
48:00par une chose qui inquiète
48:01de plus en plus
48:02ce sont les atteintes aux personnes
48:04en particulier
48:05par les plus jeunes
48:06et là en l'occurrence
48:07le rapport précise
48:08diffuser une circulaire
48:09de politique pénale
48:10tendant au renforcement
48:11de la politique
48:11de défermant
48:12et de prise en charge immédiate
48:14des mineurs porteurs
48:15d'une arme blanche
48:16et présentant un profit
48:17de dangerosité
48:18ça je pense que c'est
48:19une bonne idée
48:20et enfin entamer
48:21une réflexion de fond
48:22avec des psy
48:23si on veut
48:24avec qui on veut
48:25pour comprendre
48:26ce qui arrive
48:27quels sont les profils
48:28ils se répètent
48:29quelles sont les situations
48:30familiales
48:30elles se répètent
48:31quel est l'encadrement
48:32dont bénéficient ces jeunes
48:33initialement
48:34ça aussi ça se répète
48:35quelles sont les suites
48:36données aux premiers
48:37agissements
48:39à la première délinquance
48:41ça aussi ça se répète
48:42qui sont ces jeunes
48:43qui basculent
48:44il y a un constat
48:45nécessaire à faire
48:46pour savoir comment réagir
48:47réinvestir évidemment
48:49les sujets
48:49dans l'éducatif
48:50de la frustration
48:51de la stabilité
48:52de la contrainte
48:53et de l'encadrement
48:54parce que je le précise
48:56quand même aussi
48:56à tous ceux
48:57qui parlent en permanence
48:58du couteau
48:58il y a aussi énormément
49:00de jeunes
49:00qui ont des couteaux
49:01sur eux
49:01pour aller faire
49:01des pique-niques
49:02de la randonnée
49:03monter des montagnes
49:04ou aller faire
49:04des canscout
49:05et qui n'ont jamais
49:05posé de problème
49:06à personne
49:07si on se focalise
49:08que sur l'arme blanche
49:09on risque d'avoir du mal
49:09à comprendre
49:10ce qui nous arrive
49:11et la prévention
49:12est évidemment indispensable
49:14une fois qu'on aura
49:15fait ce travail là
49:16parce que je trouve
49:17ça assez triste
49:18de partir du principe
49:19qu'il y a de toute façon
49:20une partie de la jeunesse
49:21qui vivra
49:21sous régulateur chimique
49:23après être passée
49:23chez le psy
49:24comme ceux
49:25les uniques horizons
49:27Merci beaucoup
49:27Charlotte
49:28de nous avoir éclairé
49:29sur ce rapport
49:31en tout cas
49:31qui a été remis
49:32par François Bayrou
49:33Mathieu Bocoté
49:35la défaite
49:36des ZFE
49:37les zones à faibles émissions
49:39c'est les députés
49:40qui ont voté hier soir
49:41contre ces ZFE
49:42et pour l'écrivain
49:45Alexandre Jardin
49:45qui a porté ce mouvement
49:46depuis plusieurs mois
49:47d'ailleurs c'est une victoire
49:48forcément
49:48mais aussi
49:50vous dites
49:50pour les Français
49:51les plus modestes
49:52qui se voyaient
49:52par cette mesure
49:53bannie à terme
49:54des grandes villes
49:54ou de certains quartiers
49:55en tout cas
49:55ou des métropoles
49:56est-ce qu'il faut y voir
49:58comme le disaient
49:59les opposants
49:59une reconquête
50:01des libertés
50:02si on pousse un peu
50:02pas besoin de pousser
50:04beaucoup
50:04ce n'est que mon opinion
50:06comme vous le noterez
50:07mais oui assurément
50:08c'est une reconquête
50:08des libertés
50:09et de la démocratie
50:10mais prenons
50:11un autre terme
50:13pour nommer
50:13ce qui s'est passé
50:14nous sommes devant
50:15une jacquerie
50:16qui dans les circonstances
50:17a fonctionné
50:18j'entends que c'est
50:19une révolte des petits
50:20une révolte du petit peuple
50:21alors je note
50:22que le petit peuple
50:23ne se révolte
50:23que s'il a un chef
50:24en général
50:25pour être capable
50:25de fixer l'action
50:26ou un mouvement
50:27qu'il organise
50:27or Alexandre Jardin
50:29qui je crois
50:29je pense pas le vexer
50:31en disant
50:31qu'il se cherche
50:32un destin politique
50:33depuis quelques années
50:34il avait lancé
50:35il avait lancé un mouvement
50:35je crois
50:36et là il y en a un
50:37donc il se voit
50:38comme chef des gueux
50:39et le chef des gueux
50:40a été capable
50:41dans les circonstances
50:42de faire plier
50:43de faire plier
50:44les autorités
50:45donc de renverser
50:46alors ce qui est intéressant
50:47avec le sociétal
50:48et l'écologique
50:48c'est qu'on nous dit toujours
50:49que c'est inévitable
50:50une fois qu'une loi est votée
50:51on ne peut plus jamais
50:52revenir sur ça
50:53et bien il disait
50:53à un instant
50:54cette liberté
50:54qui nous avait été confisquée
50:56la liberté des plus modestes
50:57de se déplacer
50:58qu'on traitait
50:59comme des malpropres
51:00des édentés
51:01malodorants
51:02qui osaient se présenter
51:03dans de vieilles bagnoles
51:04en ville
51:04et bien désolé
51:05cette loi ne passera pas
51:07et dès lors
51:07Alexandre Jardin
51:08était capable
51:08de porter cette révolte
51:11il faut y voir
51:11je crois
51:12le signe
51:13d'une révolte
51:14qui dépasse
51:15la seule question
51:16des ZFE
51:16contre l'écologisme autoritaire
51:18l'écologisme autoritaire
51:19qui n'est pas
51:20le souci de l'environnement
51:21mais qui est
51:22l'instrumentalisation
51:23de la cause de l'environnement
51:24pour imposer
51:25une société
51:25de plus en plus autoritaire
51:27de moins en moins libre
51:28et qui est portée
51:29presque par une vision
51:30religieuse nouvelle
51:31qui a peu à voir
51:32avec les religions traditionnelles
51:34de l'Europe
51:34ou même de l'Occident
51:35mais une religion nouvelle
51:36qui est la religion de Gaïa
51:38alors le point de départ
51:39en fait
51:39c'est une religion nouvelle
51:40avec l'homme
51:41qui est de trop sur terre
51:42l'homme est ce parasite
51:43de trop sur terre
51:45qu'on doit neutraliser
51:46autant que possible
51:47et quel est le nouveau nom
51:48du péché
51:49de ce point de vue
51:50c'est l'empreinte carbone
51:51calculé aujourd'hui
51:53vous devez vous excuser
51:53autant que possible
51:54vous devez vous repentir
51:55pour votre empreinte carbone
51:56qui est l'autre nom
51:57de votre empreinte toxique
51:58sur cette planète
51:59et pour justement
52:01vous libérer de cela
52:02il faut créer une société
52:02qui va rétrécir
52:04le domaine des libertés
52:05pour permettre
52:06dans une société
52:06d'une forme
52:07de reverdir le monde
52:09dans leur esprit
52:10une société toujours
52:11plus verte
52:11alors qu'est-ce qu'il faut faire
52:13on avait ces NFE
52:15qu'on ne prend plus
52:16une forme de version
52:17écolo du pass sanitaire
52:18c'est-à-dire le pass sanitaire
52:19appliqué aux écolos
52:20donc si vous avez
52:21le bon pass
52:22vous avez le droit
52:22d'entrer en ville
52:23si vous n'avez pas le bon pass
52:23désolé vous n'êtes pas
52:24les bienvenus
52:25restez chez vous
52:26les gueux
52:27autre chose
52:28parce que les mesures
52:29sont vastes
52:30on le voit
52:30je donne des mesures
52:31qui existent
52:31dans différents pays occidentaux
52:33l'inspection des déchets
52:34on est quand même
52:35dans un monde
52:35où on paye des gens
52:36avec l'argent public
52:37pour fouiller
52:37dans vos déchets
52:39dans vos poubelles
52:40pour vérifier
52:41si vous faites
52:41un tri adéquat
52:43c'est quand même
52:43assez original
52:44donc des inspecteurs
52:45de vidange
52:46des inspecteurs
52:47de déchets
52:48de la même manière
52:49il y a l'ambition
52:50du contrôle
52:50des voyages en avion
52:51rappelez-vous
52:52cette proposition
52:52de Jean-Marc Jean-Covici
52:53qui disait
52:534 voyages en avion
52:54par vie
52:55je pose toujours la question
52:56quelle sera l'administration
52:58centrale mondialisée
52:59qui gérera
52:59le droit des uns
53:01des autres
53:01de voyager
53:02le contrôle des voitures
53:04on vient de le dire
53:05la restriction des droits
53:06à la maison individuelle
53:08l'hostilité
53:09au nom de la concentration
53:10urbaine aujourd'hui
53:11au nom de la forte
53:12de la densification urbaine
53:13l'idée qu'on doit limiter
53:14la maison individuelle
53:15et pourquoi pas
53:16développer la colocation
53:17mais pas à l'âge de 17 ans
53:18la colocation généralisée
53:20parce que la maison individuelle
53:21serait l'autre nom
53:22d'une forme d'égoïsme
53:23qui empêcherait
53:23la société d'être solidaire
53:24et bien on s'inquiète
53:25de cela aussi
53:26la volonté de restreindre
53:28le contrôle de la nourriture
53:29alors ça c'est très particulier
53:30sacrifier les traditions
53:32alimentaires de nos pays
53:33pour embrasser
53:33non seulement le véganisme
53:34qui est déjà original
53:35mais penser même
53:36à cette espèce de viande
53:37artificielle en laboratoire
53:38que l'on promeut
53:38en disant
53:39c'est presque aussi bon
53:40c'est même meilleur
53:41que la vraie viande
53:41pourquoi vous préférez pas ça
53:42de la même manière
53:44je dirais qu'il y a une forme
53:45de conception du monde
53:46des religieuses
53:47avec cette volonté
53:48pour l'homme
53:49de s'effacer
53:50de se dissoudre
53:51dans le vivant
53:51c'est Gaïa
53:52donc l'homme
53:53est une partie du vivant
53:54qui ne doit pas empiéter
53:56qui ne doit pas coloniser
53:57le monde
53:57quand on doit se dissoudre
53:58dans le vivant
53:59il y a quelque chose
54:00de très religieux
54:00là-dedans
54:01et demain
54:02moi ce que je redoute
54:02c'est qu'au nom de la lutte
54:03contre le réchauffement climatique
54:04plus largement
54:05nous basculions
54:06dans le confinement climatique
54:07ça je pense que c'est
54:08à l'horizon de l'esprit
54:08des écolos
54:09au moment de la pandémie
54:10rappelez-vous ce que disaient
54:10certains écolos
54:11qui disaient
54:12bon pour l'instant
54:13c'est peut-être un peu désagréable
54:14mais ça pourrait être utile
54:15demain
54:15en cas de crise climatique majeure
54:18alors la force de l'écologisme
54:20on pourrait dire
54:20de ce point de vue
54:21l'écologisme radical
54:21pas le souci de l'environnement
54:22la force de l'écologisme
54:24c'est de proposer
54:25un peu comme un certain islam
54:27un mode de vie complet
54:28dans nos sociétés libérales
54:29où les gens se cherchent
54:30ne savent plus exactement
54:31qui ils sont
54:32l'écologisme dit
54:33j'ai une vision religieuse
54:34une conception de l'homme
54:35voilà comment tu vas mener ta vie
54:36voilà de quelle manière
54:37tu vas te comporter pour être bien
54:38et voilà comment tu vas exiger
54:40de ton voisin
54:40qu'il se comporte comme toi
54:41car l'homme n'aime rien tant
54:43qu'obliger son voisin
54:44à faire la même chose que lui
54:45par ailleurs
54:46je pense que cet écologisme
54:47vient aussi avec une autre dimension
54:49c'est un instrument
54:50de contrôle social
54:50au service des élites mondialisées
54:52aujourd'hui
54:52qui permet de légitimer
54:54les inégalités de caste
54:56à bien des égards
54:57les ZFE
54:58avec les
54:59qui étaient
54:59on pourrait dire
54:59il y avait les gueux
55:00étaient les inéligibles
55:02d'un autre débat
55:03c'est-à-dire
55:04les inéligibles
55:05d'un autre débat
55:05pardonnez-moi
55:06c'est-à-dire les gueux
55:06devraient être tassés de la cité
55:08laissés le plus loin possible
55:09ne venaient pas nous contaminer
55:10et par ailleurs
55:11une élite
55:12pourra profiter
55:13de tout ce qui sera interdit
55:14aux autres
55:14donc il y aura
55:15certains auront le droit
55:16à l'avion
55:16le droit à l'avion permanent
55:17certains auront le droit
55:18à leur voiture individuelle
55:20certains auront le droit
55:20à leurs privilèges
55:21certains auront le droit
55:22à leur dacha
55:23comme on dit en l'Union soviétique
55:24et il y aura
55:24de ce point de vue
55:25les privilégiés technocratiques
55:27de la société verte et écologiste
55:28de ce point de vue
55:29encore une fois
55:29le XXe siècle
55:30se poursuit avec nous
55:31on revient directement
55:32à Alexandre Jardin
55:33si vous le voulez bien
55:34on en parlait
55:34il a fait de cette croisade
55:36un symbole de sa lutte
55:37contre un système politique
55:38de plus en plus
55:39dit-il déconnecté
55:40de la population
55:40et il plaide désormais
55:42pour le référendum
55:44d'initiative populaire
55:45le RIP
55:45est-ce que la population
55:48pourrait suivre ?
55:49la population
55:49je n'en doute pas
55:50mais depuis quand elle décide
55:51on est en démocratie
55:52ça implique qu'on ne consulte pas
55:53le peuple
55:54alors non
55:55je ne doute pas
55:56qu'effectivement
55:57il y a aujourd'hui
55:58un désir
55:58en fait c'est partout visible
56:00non pas seulement
56:01le désir de participer
56:02mais surtout
56:03le sentiment
56:03d'une dépossession
56:04je pense que
56:05contrairement à ce que croient
56:06certains anarchistes
56:06une forme d'anarchisme
56:07le peuple ne désire pas
56:09faire de la politique
56:09à temps plein
56:10les gens ont d'autres choses
56:11à faire avec raison
56:11dans leur vie
56:12que de faire de la politique
56:13à temps plein
56:13mais ils ne veulent pas
56:14être gouvernés
56:15par des gens
56:15qui globalement
56:16les méprisent
56:17et considèrent
56:17qu'on doit transformer
56:18en permanence
56:19leur mode de vie
56:20au nom de je ne sais quel
56:21plan de modernisation
56:22donc le commun des mortels
56:23voit le référendum
56:24non pas comme
56:25un espèce d'instrument
56:26de soviets
56:26des temps présents
56:27pour participer
56:28à temps plein
56:28à la délibération
56:29de la cité
56:29le référendum
56:30c'est un instrument
56:31pour fixer
56:31de grandes orientations
56:32et pour dire non
56:34de temps en temps
56:37dans quelle direction
56:39il faut aller
56:39le peuple peut s'emparer
56:40du référendum
56:41pour dire désolé
56:41là ça ne va pas du tout
56:42on va vous imposer
56:44cette direction
56:45parce que la caste
56:45n'en veut pas
56:47alors le référendum
56:48Alexandre Jardin
56:49il dit il y a deux
56:50modèles possibles
56:51il dit il y a le référendum
56:52d'initiative populaire
56:53un peu à la Suisse
56:54et le référendum
56:54d'initiative parlementaire
56:56donc d'un côté
56:57soit le peuple réussi
56:58à partir d'un certain
56:59nombre de signatures
57:00une proportion de la population
57:01du corps électoral
57:02à imposer un référendum
57:04ou alors les élus
57:05parviennent à imposer
57:06un référendum
57:06et là le référendum
57:07devient un instrument
57:08d'opposition
57:09à un souverain
57:10quelquefois capricieux
57:11je parle de personnes
57:12en particulier évidemment
57:13un souverain
57:14quelquefois capricieux
57:15qui dit je vais consulter
57:17peut-être le bon peuple
57:18cette année
57:18mais on verra bien
57:19sur quel sujet
57:20ça n'est pas encore venu
57:21mais je préfère aussi
57:22des conventions citoyennes
57:23vous savez
57:24avec des experts
57:25qui pensent tous
57:25la même chose
57:25tirés au hasard
57:26mais je pourrais aussi
57:28on ne voit pas du tout
57:29à qui vous faites référence
57:30je parle surtout
57:31de pays étrangers
57:32et lointains
57:32donc il y a
57:34le caprice du souverain
57:35qui concerne je verrai
57:36sur quoi je vous consulterai
57:37mais surtout pas
57:38sur le sujet
57:39sur lequel vous voulez
57:40être consulté vraiment
57:42aujourd'hui
57:42c'est la question
57:43de l'immigration
57:44il y a un petit livre
57:45qui est paru il y a quelques semaines
57:46qu'il faut lire vraiment
57:48c'est de Raphaël Dohan
57:49et le titre
57:50c'est
57:50faire de la France
57:51une démocratie
57:52alors vous aurez peut-être
57:53la même réaction que moi
57:53en le lisant
57:54pourquoi il n'y a pas
57:55un re au début
57:55refaire de la France
57:57une démocratie
57:58en disant
57:58elle l'était
57:59elle en a
57:59et lui défend comme thèse
58:01je rends compte de sa thèse
58:03il nous dit
58:04l'aspect
58:04la souveraineté populaire
58:05n'a jamais été vraiment intégrée
58:07dit-il
58:08plus largement qu'en France
58:09partout en Occident
58:10donc il dit
58:10il faut faire une place
58:11à la souveraineté populaire
58:12en gouvernant
58:13selon la logique référendaire
58:15pas toujours
58:15mais davantage
58:16à la rigueur
58:17ça a déjà existé
58:18au temps du général De Gaulle
58:19qui lui apparemment
58:20souverain autoritaire
58:21nous disait-on
58:21n'hésitait pas à consulter le peuple
58:23même sur des questions
58:24sur lesquelles aujourd'hui
58:24on ne voudrait plus
58:25qu'il consulte le peuple
58:26De Gaulle ne pourrait pas
58:27aujourd'hui par exemple
58:28tenir les référendums
58:29qu'il a tenus
58:29parce que le conseil constitutionnel
58:30lui dirait qu'il n'en a pas le droit
58:31c'est une autre histoire
58:33quoi qu'il en soit
58:34à travers tout cela
58:35il y a un sujet
58:36qui remonte à la surface
58:37c'est cet empêcheur
58:39de moderniser en rond
58:40cet empêcheur
58:41de gouverner en rond
58:42cet empêcheur
58:42de libéraliser en rond
58:44cet empêcheur
58:44de technocratiser en rond
58:45c'est le peuple
58:46c'est-à-dire le peuple
58:47qui n'est pas une forme
58:48de catégorie fictive
58:49juridique administrative
58:50désincarnée
58:51qui est un peuple culturel
58:52historique
58:53avec une identité
58:54qui réussit à intégrer
58:55les gens qui viennent d'ailleurs
58:56bien évidemment
58:56mais qui voudrait quand même
58:57demeurer lui-même
58:58et maître chez lui
58:59ce peuple est vu
59:00comme finalement
59:01la catégorie de trop
59:02la catégorie obstacle
59:03pour une partie
59:04de nos gouvernants
59:04voilà pourquoi
59:05on ne veut pas le consulter
59:06parce que si le peuple
59:07décidait de se manifester
59:09il pourrait contrarier
59:10les plans de nos souverains
59:12au pluriel
59:12et de ce point de vue
59:13la démocratie aujourd'hui
59:14consiste essentiellement
59:15à tout faire
59:16pour ne pas consulter
59:17ce peuple obstacle
59:18décidément vous vous êtes
59:19fait plaisir aujourd'hui
59:20Mathieu
59:20mais ce n'est que mon opinion
59:21je le précise
59:22je ne parle pas
59:24mon propre nom
59:24et au nom de tous les humains
59:25surtout le vôtre
59:27et en tout cas
59:28tous vos sujets favoris
59:29ils sont passés
59:30merci beaucoup
59:30à tous les quatre
59:31c'était un plaisir
59:31tout de suite
59:32c'est Pascal Pro
59:33et ses invités
59:34pour l'heure des pros 2
59:35bonne soirée
59:36soignez-vous
59:36au revoir
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