Passer au playerPasser au contenu principal
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:05A la une ce matin, direction Montrouge, où les censeurs ont la cote.
00:10Historoc, un spectacle musical sur l'histoire de France, prévu le 18 décembre prochain
00:16et destiné aux enfants, a été déprogrammé sous la pression d'idéologues zélés
00:21et une alliance d'élus locaux, PSLFI, accusant ce show musical de propagande réactionnaire,
00:28de dévoiement de l'histoire par l'extrême droite.
00:31Après 43 concerts et 10 ans, a sillonné la France pour le plus grand bonheur de 22 000 gamins de 8 à 15 ans.
00:39Pour son fondateur, Dimitri Casali, c'est la douche froide.
00:42Offrir en musique une autre manière de découvrir les grandes figures de l'histoire de France,
00:46de Clovis à De Gaulle, voilà qui fait scandale.
00:49Faire chanter la marseillaise guitare électrique à la main,
00:52constitue désormais un crime de lèse-majesté.
00:56J'ai reçu Dimitri Casali hier, ancien professeur d'histoire dans les zones d'éducation prioritaire.
01:02J'ai tenté d'esseler en lui l'odieux réac, persona non grata à Montrouge.
01:08J'ai découvert un homme sidéré par tant de bêtises, tant d'intolérance.
01:12Cette déprogrammation n'a rien d'anecdotique.
01:15Cette sous-médiatisation non plus, fascinante.
01:18Et l'indifférence, pour ne pas dire la lâcheté, des pouvoirs publics face à cette odieuse censure.
01:24Une partie de la gauche, qui a perdu le monopole du cœur, entend désormais imposer son récit national.
01:31Les tartuffes qui hurlent à la liberté d'expression, à la liberté de créer, à la liberté académique,
01:36sont les mêmes qui poussent désormais à la déprogrammation de spectacles.
01:42Et on va en parler ce matin.
01:44Parce qu'Elisabeth Lévy, elle m'a dit, j'avais entendu parler de la polémique,
01:46mais je ne savais même pas que ça avait été déprogrammé.
01:48Je croyais qu'il y avait des demandes, mais je ne pensais pas que ces demandes avaient été satisfaites.
01:53Il faut saluer la ville de Montrouge, déprogrammée.
01:57Et on vous salue de m'informer.
01:59Il y a 36 000 communes en France.
02:01On pourrait avoir l'effet Strézande.
02:03Ils vont peut-être bosser encore un peu plus, historique.
02:05Parce que les gens vont découvrir.
02:07Les Français qui nous regardent, c'est une histoire de fou.
02:11Ça pose problème.
02:12Ils chantent la marseillaise guitare à la main, mais c'est d'extrême droite.
02:16Chanter la marseillaise avec des enfants, c'est désormais d'extrême droite.
02:19On fait le point sur l'information.
02:21Fasciste, vous dites-vous.
02:22Le point sur l'information avec Marine Sabourin.
02:24Bonjour Marine.
02:25Bonjour Elliot, bonjour à tous.
02:26La colère des agriculteurs ne faiblit pas contre l'abattage des troupeaux affectés par la DNC.
02:3143 actions ont été recensées en France ce samedi.
02:34Elles ont réuni 2000 manifestants.
02:36Le gouvernement défend sa politique et tente de rassurer.
02:39Selon la ministre de l'Agriculture à nos confrères de Sud-Ouest,
02:41l'épidémie est bien sous contrôle.
02:43À 16h hier, il n'y avait plus aucun foyer actif de dermatose nodulaire sur le territoire français.
02:48Un collège a été détruit par un incendie criminel au quartier des Grésilles, à Dijon.
02:52Cet acte pourrait être une nouvelle fois l'effet du narcotrafic.
02:55Les élèves ne pourront pas retourner à l'école demain.
02:58Ce n'est pas la première fois que l'établissement est ciblé avec des tirs de mortier.
03:01Et puis aux Etats-Unis, une fusillade a eu lieu hier dans l'université Brown.
03:04L'une des plus prestigieuses du pays.
03:06Deux personnes sont mortes et huit autres ont été blessées.
03:08Le suspect n'a pas encore été arrêté.
03:10On ne connaît pas ses motivations.
03:13Et puis ne ratez pas, à 10h, le grand rendez-vous.
03:15Pierre Deville nous reçoit.
03:16Manon Aubry, députée européenne LFI.
03:18Merci, chère Marine Sabourin, pour le point sur l'information.
03:21Vous l'avez vu, Elisabeth Lévy est avec nous.
03:24Arnaud Benedetti également, toujours avec le JDD le dimanche entre les mains.
03:28On est avec Éric Revelle.
03:31J'ai le seul JDD là-bas.
03:32Oui, vous l'avez lu.
03:33Et Olivier Vial.
03:36Alors vous travaillez aussi un peu pour Historoc ?
03:38Oui, j'aide à Dimitri Casali, justement, à développer ce super projet qui a touché...
03:43Il y a plus de 40 concerts, ça s'est à chaque fois extrêmement bien passé.
03:46C'est soutenu par les plus grands universitaires,
03:48parce que le spectacle est soutenu notamment par Jean Tullard.
03:52Donc c'est scientifique.
03:53Un grand historien de la Révolution.
03:54Mais attendez, attendez, attendez, attendez.
03:57J'ai peut-être me poussé un peu, car j'ai peur d'être vu en votre compagnie.
04:01Bon, on va en parler tout à l'heure.
04:03Mais c'est toujours la même chose.
04:05Le silence des médias.
04:06Mais ce n'est pas que le silence des médias, c'est la lâcheté des politiques.
04:09Parce qu'il devrait y avoir une levée de bouclier,
04:11en disant qu'on tombe dans une situation de fou, là.
04:15C'est des élus, une alliance, LFI, PS, il y a des syndicats également de professeurs.
04:19Juste après que Jean-Luc Mélenchon, dans l'audition,
04:21dise qu'il était le défenseur de la liberté d'expression.
04:24La liberté académique et la liberté d'expression.
04:26Non, mais c'est des génies.
04:28C'est de la tartufferie XXL.
04:30Mais le maire de Montrouge est le bienvenu.
04:31Si j'ai le droit, si j'ai du temps de parole,
04:33alors là, je l'invite ce soir,
04:34qui m'explique en quoi il fallait déprogrammer Historoc.
04:38Mais dans quelle étiquette, pardon ?
04:40UDI, ce n'est pas un maire de gauche.
04:43Ah bon ?
04:44Je ne sais pas s'il est de gauche ou de droite.
04:46En tout cas, je sais qu'il déprogramme.
04:48Les politiques...
04:48Du moins, il n'appelle pas au soutien massif de ce spectacle.
04:52Les politiques manquent souvent de courage
04:54lorsque les élections arrivent aussi.
04:57Vous avez remarqué, là, il y a des municipales au mois de mars.
05:00Merci de me le rappeler.
05:01C'est pour ça que ce serait bien que le maire de Montrouge...
05:02Il est le bienvenu.
05:04Je lance l'invitation, parce que moi, je n'y comprends rien.
05:07Vraiment, nous, on est des amateurs.
05:10Donc, je l'invite ce soir à 20h, s'il le souhaite,
05:12si j'ai du temps de parole,
05:13et qui m'explique pourquoi il ne soutient pas publiquement Historoc,
05:19en disant, mais attendez, depuis quand on déprogramme des spectacles
05:22qui ont fait le Tour de France pendant 10 ans,
05:24avec 22 000 enfants ?
05:26Alors, puisqu'on ouvre avec ça,
05:28je voulais qu'on en parle après,
05:29mais vous avez lancé le débat.
05:31Et c'est vous, c'est vous qui donnez le tempo de cette émission.
05:34Moi, je ne suis qu'un passeur de plat.
05:38Voilà, je vous propose de voir le sujet.
05:41Je rappelle l'effet.
05:42Un spectacle musical sur l'histoire de France,
05:43prévu le 18 décembre prochain,
05:45et destiné aux enfants,
05:47a été déprogrammé sous la pression
05:49de syndicats et d'élus locaux LFI et PS,
05:54accusant ce show musical de propagande réactionnaire,
05:57de dévoiement de l'histoire par l'extrême droite.
06:01Voyez ce sujet qui est signé Mathilde Ibanaise.
06:04Programmé à Montrouge le 18 décembre prochain,
06:08le spectacle musical Histo-Rock a été annulé
06:11sous la pression d'élus de gauche.
06:16Là, c'est la liberté d'expression,
06:18la liberté de création qui est en jeu.
06:20Un show éducatif qui présente 20 tableaux
06:22de l'histoire de France sur des musiques contemporaines.
06:24Mais le spectacle est jugé comme étant
06:36de propagande réactionnaire
06:37ou encore un dévoiement de l'histoire
06:39par l'extrême droite, selon la gauche.
06:42Maintenant, Histo-Rock en question
06:43comporte beaucoup d'erreurs historiques.
06:44Moi, je ne trouve pas que c'est une bonne idée
06:46d'emmener des gamins voir des choses
06:47qui ont des erreurs historiques.
06:48Mais ce spectacle dit des bêtises.
06:50Réponse immédiate de Dimitri Cassali,
06:52le fondateur d'Histo-Rock.
06:53On voit bien leur ignorance.
06:55On voit bien leur ignorance crasse
06:57et leur méconnaissance.
06:58Ce sont des ignars.
06:59Ils sont non seulement incapables,
07:01ils ne connaissent même plus leur histoire,
07:03leur histoire de France, on le voit.
07:05Et surtout, surtout,
07:06ils sont incapables d'en faire autant.
07:08Ils n'ont aucune créativité,
07:10aucune imagination.
07:11Comme disait Napoléon,
07:11c'est l'imagination qui dirige le monde.
07:13Eux, ils sont nuls et archi-nuls.
07:15Le créateur de ce spectacle déplore quant à lui
07:17la pression de neuf conseillers municipaux
07:19d'opposition de la ville
07:20qui ont menacé, selon lui,
07:22de venir perturber la représentation,
07:25privant ainsi des centaines d'enfants
07:27qui devaient assister à ce show.
07:31Je reçois déjà des messages
07:33de téléspectateurs avertis
07:35qui me disent
07:35« Mais c'est quoi cette histoire ? »
07:36On salue Anthony Océane, par exemple,
07:38qui est une histoire de dingue.
07:40Dimitri Casali est connu,
07:41il a fait quand même beaucoup de livres,
07:42c'est une personnalité qu'on connaît.
07:46Et vous savez, moi, tout de suite,
07:47j'ai pensé à un truc qui faisait fureur
07:50quand j'étais ado, gamine, je ne sais plus.
07:53C'était les Martin Circus
07:54qui chantaient la Révolution française.
07:56Et c'était, si vous voulez,
07:58un truc totalement agéographique,
08:00les gentils, les bons,
08:01l'ombre à la lumière.
08:02Tout ça pour vous dire
08:03qu'en réalité,
08:04l'histoire n'est jamais une science neutre.
08:06Bien sûr.
08:06Et qu'il y a toujours derrière
08:08une présentation historique
08:10une conception de l'histoire.
08:14Une ligne, en quelque sorte.
08:15Donc ça, ça ne me dérange pas.
08:16Mais ce que je constate,
08:17c'est l'extension du domaine de la réaction.
08:20Et moi, je vois une chose arriver,
08:22c'est que maintenant,
08:23vous savez, on parle beaucoup de labels.
08:25Ah, les labels !
08:27Je pense que Réac va devenir
08:29le label du bon goût
08:31et de la subversion en même temps.
08:33Vous savez qu'il y a des députés
08:34qui imaginent mettre des labels
08:36pour les médias
08:37sous le même concept
08:39et le principe
08:39que les labels
08:40pour les aléments.
08:42Les Nutriscores !
08:43A, B, C, D, E, N, T.
08:44Ça veut dire qu'ils veulent bouffer
08:45du journaliste ?
08:46Ah, peut-être.
08:47Souvent, c'est indigeste
08:48de manger du journaliste.
08:49C'est vrai.
08:50Olivier Vial.
08:50Effectivement, en fait,
08:51on a une volonté
08:52d'imposer une histoire
08:55qui soit une histoire
08:55de la repentance.
08:56Alors que Dimitri Casali,
08:57c'est le contraire.
08:58L'objectif, c'est pour des enfants,
08:59c'est d'offrir un spectacle
09:02qui fait aimer l'histoire.
09:04Et c'est à la fois
09:05la faire découvrir
09:06mais surtout la faire aimer.
09:08C'est un spectacle
09:09extrêmement fédérateur
09:10et qui, en plus,
09:11permet aux équipes enseignantes
09:12derrière
09:13de travailler sur les sujets.
09:14Mais évidemment.
09:15C'est juste...
09:15Mais quelle bêtise !
09:17Mais quelle bêtise, Éric.
09:18Mais il y a quoi de réac
09:19à part la marque ?
09:20Plutôt que de dire bravo,
09:21on a des enfants
09:22qui ont oublié
09:24l'histoire de France.
09:24Ils sont plus connectés
09:26aujourd'hui
09:26que sur TikTok,
09:28Instagram,
09:29Facebook,
09:29WhatsApp,
09:30les réseaux sociaux.
09:31On va avoir un spectacle.
09:33Bon, ça reste un spectacle.
09:35Avec des figures,
09:35ça va de Clovis
09:36jusqu'à De Gaulle.
09:37D'accord ?
09:38Je chante la Marseillaise.
09:39Clovis, De Gaulle ?
09:41C'est d'extrême droite.
09:42C'est très populaire.
09:43Non, non.
09:43Clovis, c'est De Gaulle, c'est sûr.
09:45C'est très intéressant.
09:46Clovis, c'est trop.
09:46Comme la gauche est en train,
09:48à mon sens,
09:49de perdre le terrain
09:50des idées,
09:52en réalité.
09:53Voyez bien ce qui se passe.
09:54C'est au monopole,
09:54parce qu'ils ont quand même
09:55pas un majoritaire.
09:55Oui, mais si vous voulez,
09:56en fait,
09:56pendant des années et des années,
09:58on appelait ça le gramschisme,
10:00mais en fait,
10:01l'ensemencement du terrain culturel,
10:03il portait en fait
10:04à accéder à un pouvoir
10:06qui était,
10:07comme par hasard,
10:07De Gaulle.
10:08Aujourd'hui,
10:08en fait,
10:09quand vous remettez
10:09le roman national
10:11comme ligne directrice
10:13dans un spectacle,
10:14oui, c'est vrai que ça fait penser
10:15un peu au Martin Circus.
10:16Vous rappelez.
10:17Ils avaient raison.
10:18Mais en fait,
10:18ils voient bien le danger pour eux,
10:19c'est que si vous commencez
10:21à reparler de l'histoire nationale,
10:23de la naissance d'une nation,
10:25des cathédrales jusqu'à De Gaulle,
10:26en réalité,
10:27vous faites quoi ?
10:28Vous déplacez leurs curseurs
10:29et ils vont être encore plus perdus
10:31dans la façon
10:32d'imposer des idées
10:34et donc de pousser
10:36comme une évidence
10:37à l'arrivée au pouvoir.
10:38Donc en fait,
10:38c'est une bataille idéologique.
10:40Non, mais parler de bataille
10:41sur un spectacle d'histoire...
10:42Mais si !
10:43Mais la raison,
10:44c'est la bataille culturelle.
10:45Bien sûr,
10:45mais on appelle
10:46la bataille culturelle
10:47l'intolérance.
10:48C'est ça qui a des chagrines.
10:50Vous découvrez
10:50l'intolérance de Bush ?
10:52Non.
10:52Mais enfin,
10:53c'est ça le fond du sujet.
10:54Écoutez-vous le dimanche matin.
10:55On n'est qu'amour.
10:56Ah oui, c'est vrai.
10:57Vous avez raison.
10:58Ça va oublier.
10:58C'est une mauvaise nouvelle
10:59puisque je respecte
11:01à la lettre
11:02évidemment les temps de parole.
11:04On n'a plus du tout,
11:05du tout,
11:08la caisson identique.
11:09En revanche,
11:10je dis au maire de Montrouge
11:11puisque j'essaie de chercher
11:13une condamnation
11:14de cette déprogrammation
11:16qu'il nous envoie
11:17un message,
11:18une sorte de communiqué
11:19et je le lirai.
11:21Pas trop long,
11:22s'il vous plaît.
11:22Faites pas une Jean-Michel Apathy.
11:24Mais en moins,
11:25je lirai la réaction
11:26du maire de Montrouge
11:27qui nous explique
11:28pourquoi il n'a pas soutenu
11:29corps et âme
11:30Dimitri Casali
11:32et ce spectacle
11:33qui va se produire.
11:34C'est le directeur de la salle
11:36qui a déprogrammé ?
11:37Non, non.
11:37C'est la caisse des écoles
11:38et c'est le maire.
11:39C'est le maire donc.
11:40C'est le maire.
11:40J'attends d'avoir une explication.
11:42Il n'a pas soutenu,
11:43je ne sais pas qu'il n'a pas soutenu.
11:44Il y a la manœuvre.
11:45Il y a une déprogrammation.
11:46C'est ça ?
11:46Un dernier mot avec vous
11:47et ensuite on parle
11:47des agriculteurs.
11:48Je rejoins tout ce qui a été dit.
11:49L'histoire a toujours été
11:50un champ de bataille idéologique.
11:52Ce n'est pas nouveau forcément.
11:53Surtout l'histoire de la révolution.
11:54On voit que...
11:55Mais c'est vrai,
11:56ce que dit Elisabeth Lévy,
11:57c'est tout à fait juste,
11:58c'est qu'il y a une extension
11:59du domaine de la fascisation aujourd'hui.
12:01En fait,
12:01quand vous regardez
12:02finalement ce qui sous-tend
12:06un spectacle de ce type,
12:07c'est le récit national
12:09de la Troisième République.
12:10La Troisième République,
12:11c'était des gens progressistes
12:12et des gens de gauche.
12:13Ça veut dire qu'aujourd'hui,
12:14la gauche renie sa propre histoire
12:15en l'occurrence.
12:16C'était en effet
12:17essayer de prendre à son compte
12:20l'ensemble de l'histoire de France.
12:21C'est la fameuse phrase d'ailleurs
12:22de Napoléon.
12:23Il disait de Clovis jusqu'à l'an 2,
12:26je suis solidaire de tout.
12:27La Troisième République,
12:28c'était ça.
12:29La Troisième République,
12:30elle a fondé finalement
12:31le sentiment d'appartenance civique
12:32aussi à travers une conception
12:34de l'histoire
12:35qui était une histoire
12:36qui finalement prenait tout
12:38dans son ensemble.
12:39Moi, je suis curieux.
12:40Il y a eu beaucoup de débats
12:41sur la terreur.
12:42Je suis curieux.
12:42Il y a eu des débats sur la terreur,
12:43mais globalement,
12:44ils assumaient la monarchie.
12:45Regardez, c'est incroyable.
12:47En image,
12:47on vient de voir quelque chose
12:48de fascinant.
12:49C'est-à-dire,
12:49Arnaud Benetetti est en train
12:51de parler à Elisabeth Lévy.
12:53Vous, vous me regardez.
12:54On n'échange pas ensemble.
12:55Mais si, on échange.
12:56Mais je voulais dire une chose.
12:57On t'a dit que c'était dimanche.
12:58Vous vous souvenez
12:59de la déprogrammation
13:00de Sacré-Cœur à Marseille.
13:01Oui.
13:02Mais ça a été reprogrammé.
13:04Vous vous souvenez
13:05de la cérémonie
13:06d'inauguration des Jeux Olympiques.
13:08La gauche préfère montrer
13:09Marie-Antoinette
13:10avec sa tête ensanglantée
13:11sous le bras
13:12plutôt que de montrer
13:13la naissance d'une nation
13:14autour des cathédrales.
13:15Voilà.
13:16C'est un combat culturel.
13:18Donc, il y a une version
13:19de l'histoire
13:19qu'on enseigne aux enfants.
13:21Ce n'est pas la même chose
13:22que si c'était
13:22des étudiants en histoire.
13:24Donc là, on est obligé
13:25de faire une histoire
13:27qui permet justement
13:27d'être fier de ce qu'on est
13:28parce que c'est le meilleur moyen
13:30justement d'éviter
13:31la violence des jeunes.
13:32Mais si ça peut donner envie...
13:33C'est évident de faire aimer
13:33notre histoire et notre civilisation.
13:34Il devait y avoir,
13:35je crois, 1500 enfants.
13:37D'accord ?
13:38Si ça peut donner envie.
13:39Allez, ne serait-ce qu'à 5%
13:41des 1500 enfants
13:42de s'intéresser encore un peu plus
13:44à l'histoire de France
13:45et puis ensuite
13:46de faire des choix
13:46sur la manière
13:47dont ils veulent s'instruire.
13:49Mais tant mieux !
13:50Allons-y !
13:51Bravo !
13:52Saluons ces initiatives
13:53plutôt que de vouloir déprogrammer.
13:55Quelle tristesse !
13:56Mais je suis sûr d'une chose,
13:57c'est qu'il va y avoir
13:59des maires qui vont se dire
14:00je ne connaissais pas Historoc
14:01et nous, maires
14:03dans certaines villes de France,
14:04on va leur dire
14:05venez nous voir.
14:07Venez nous voir.
14:07Les portes,
14:08elles sont grandes ouvertes
14:09parce que c'est intéressant
14:10d'avoir ces spectacles
14:11et de donner envie
14:12aux enfants.
14:13Je ne sais plus
14:13qui a parlé...
14:14Il y a quand même une chose,
14:16c'est vrai,
14:16je pense au Puyé du Fou,
14:18la gauche aujourd'hui
14:18a du mal à récupérer.
14:20Vous savez,
14:20il y a eu des idées
14:21après tout,
14:22pourquoi pas ?
14:22Mais pourquoi pas ?
14:23Faire un parc à thème
14:24sur le thème
14:25de la grande lutte sociale
14:26en France.
14:26Oui !
14:27Mais la gauche
14:28a beaucoup de mal
14:29à récupérer aujourd'hui
14:30cela.
14:31Le Puyé du Fou,
14:33c'est 3 millions de visiteurs
14:34en 2025.
14:36Et c'est une vision de l'histoire.
14:38C'est un record
14:39pour le Puyé du Fou.
14:40C'est un record
14:41pour le Puyé du Fou
14:41et c'est surtout
14:42le deuxième parc
14:43en France
14:44aujourd'hui
14:45devant le parc Astérix
14:47et vous avez une partie
14:48de la gauche
14:48qui enrage.
14:49J'ai vu un papier
14:50dans le Monde diplomatique
14:51cette semaine
14:53qui expliquait
14:54qu'aujourd'hui,
14:56alertait la gauche
14:57en disant
14:57vous êtes en train
14:58de perdre
14:58de la bataille culturelle.
15:00Les réacs
15:00ont pris le pouvoir.
15:01C'est comme ça
15:01que c'est présenté.
15:02Ils enragent.
15:03Alors que là,
15:04Dimitri Cazali,
15:05vraiment quand je l'ai
15:06découvert hier.
15:07Alors oui, le pauvre.
15:10C'est incroyable.
15:11Moi, j'ai envie
15:12de donner envie
15:12aux enfants.
15:13Quelle tristesse.
15:14Si c'est nous les réacs
15:15qu'il faut faire attention
15:16à ne pas gagner
15:16parce que visiblement
15:17la victoire
15:18ne produit pas
15:19des bons effets
15:20sur les esprits.
15:21Je reçois un message.
15:22Le slogan révolutionnaire
15:23du passé
15:24faisons table rase.
15:25En fait, voilà,
15:26on est en plein dedans.
15:27Oh bravo.
15:27Mais oui.
15:28La colère agricole.
15:29Faisons table rase.
15:30À la une
15:30de l'actualité ce week-end,
15:32c'est bien évidemment
15:33la colère agricole.
15:35Et je constate
15:36qu'en 48 heures,
15:37le gouvernement
15:38qui a été présenté
15:39par le Premier ministre
15:40comme le gouvernement
15:41le plus faible
15:41de la Ve République
15:42est en train
15:43de prendre conscience
15:44qu'on ne méprise pas
15:46le paysan français.
15:48Qu'on ne méprise pas
15:49les agriculteurs.
15:51Et se joue peut-être
15:52dans cette crise-là
15:53l'avenir du gouvernement.
15:55C'est-à-dire forcément
15:56en tapant dans la main
15:56du PS pour le budget.
15:57que vous avez
16:00l'avenir de ce gouvernement
16:01qui se joue.
16:02Pas uniquement
16:03à l'Assemblée nationale
16:05dans les couloirs
16:06pour taper dans la main
16:06et garder son sillage.
16:08Ça se joue actuellement
16:08avec la crise agricole.
16:10Le ton a complètement changé
16:11depuis vendredi.
16:12Les sachants
16:13sont bien plus prudents.
16:14Ils sont à l'écoute.
16:16Donc on parle
16:16vaccination massive.
16:18On parle
16:18d'appel au tact
16:20pour les forces de l'ordre.
16:21On communique
16:23sur l'accompagnement
16:23financier
16:24des agriculteurs
16:25désormais.
16:26Voilà qui semble
16:26peut-être un peu plus prudent
16:28que vendredi
16:29et jeudi
16:30quand on disait
16:31aux agriculteurs
16:31écoutez vous
16:32je résume grossièrement
16:34vous les gueux
16:34laissez faire
16:35les technocrates à Paris
16:36parce que nous on sait
16:38puisque à Bruxelles aussi
16:39on nous explique
16:39ce qu'il faut faire.
16:40Voyez le sujet
16:41de la rédaction de CNews.
16:45C'est une crise
16:46qui continue
16:47de mettre
16:47le gouvernement
16:48sous pression.
16:49Les manifestations
16:50se poursuivent
16:51dans le sud-ouest
16:51de la France
16:52et l'exécutif
16:53a étendu ce vendredi
16:54les zones de vaccination
16:56obligatoires
16:56en Occitanie
16:57et en Nouvelle-Aquitaine
16:58mais a réaffirmé
16:59sa politique
17:00d'abattage
17:01des troupeaux affectés.
17:02Un dépeuplement
17:03dénoncé
17:04avec vigueur
17:05par certains éleveurs
17:06alors que faut-il faire ?
17:08L'Union Européenne
17:09l'oblige
17:09et pour ce vétérinaire
17:10il n'y a pas
17:11d'autre solution.
17:13Il faut vacciner
17:13rapidement
17:14là où il faut
17:15et dépeupler
17:16et si vous vaccinez
17:17dans des élevages
17:18où vous avez encore
17:19la maladie qui tôt
17:20et que vous ne le savez pas
17:21parce que ce n'est pas
17:22possible de le savoir
17:23parce qu'elles sont
17:24sans symptômes
17:24vous êtes en échec.
17:26Une réponse difficile
17:27pour beaucoup d'éleveurs
17:28qui continuent
17:29de se mobiliser.
17:31Annie Gennevar
17:31affirmait ce vendredi
17:33vouloir leur rendre visite.
17:35Partout où il y a eu
17:35cette maladie
17:36j'y suis allée
17:37et j'irai en Ariège
17:38j'irai en Occitanie
17:39ce samedi
17:40la ministre de l'Agriculture
17:41se contredisait.
17:43Écoutez
17:44je n'irai pas
17:45sur les points
17:46de blocage
17:47mais je suis les choses
17:49avec beaucoup d'attention
17:50je connais
17:51beaucoup des protagonistes.
17:53Emmanuel Macron
17:53lui
17:54ne s'est pas exprimé
17:55publiquement
17:56à ce sujet.
17:57Et c'est peut-être
17:58ça aussi le plus important
17:58c'est le silence radio
18:00d'Emmanuel Macron
18:01depuis maintenant
18:02le début de la semaine.
18:04C'est incroyable.
18:04D'un autre côté
18:04quand il parle
18:05c'est souvent provocation
18:06et je ne suis pas sûr
18:07que la provocation
18:07soit ce qu'il faut faire
18:08en ce moment.
18:09En 2019
18:10il expliquait
18:11qu'il était
18:12un patriote
18:13au plus près
18:14des préoccupations
18:15des agriculteurs.
18:17Aujourd'hui
18:17on vit une nouvelle crise
18:19de l'agriculture
18:20ça fait 72 heures
18:22il n'y a pas eu
18:22un mot
18:23de l'Elysée
18:24à un.
18:25Enfin franchement
18:26si il en a dit
18:28un justement
18:28qui est de nature
18:29encore à les inquiéter.
18:31Il a dit quoi ?
18:31Sur le Mercosur
18:32parce qu'en fait
18:32la crise de la dermatologie
18:33Vous parlez des 72
18:34dernières heures ?
18:35Oui c'était dans
18:36les 72 dernières heures
18:37il a dit qu'effectivement
18:38il était
18:39le le le
18:41on ne savait pas trop
18:41s'il en allait pouvoir signer
18:43parce qu'il y avait
18:43encore des changements
18:44à faire
18:44mais qu'il fallait avancer.
18:46Donc aujourd'hui
18:47effectivement
18:47la crise qu'on a
18:48c'est une crise sanitaire
18:50mais ce qui est vraiment grave
18:52c'est qu'elle vient
18:53après un taux d'endettement
18:56des agriculteurs
18:57qui est très fort
18:58l'inquiétude
18:59sur le Mercosur
19:00l'inquiétude demain
19:01sur l'entrée de l'Ukraine
19:03dans l'Union Européenne
19:03qui a priori
19:04est au programme
19:05s'il y a un traité de paix
19:07et tout ça effectivement
19:08pour nos agriculteurs
19:10c'est une concurrence
19:11qu'ils n'arrivent plus
19:12à gérer
19:12parce qu'on leur met
19:13vraiment beaucoup
19:14de contraintes
19:16ils sont les plus
19:17les mieux disants
19:18en termes de qualité
19:19et on les met en concurrence
19:21avec des gens
19:21qui font beaucoup moins bien
19:22qu'eux
19:23et en leur donnant
19:24pas les moyens
19:25de faire le combat
19:26autre chose
19:27qui a sidéré les français
19:28c'est ce face à face
19:29entre les hélicoptères
19:30les blindés
19:31et les agriculteurs
19:32et Laurent Nunez
19:33là aussi
19:33il l'a senti
19:34Laurent Nunez
19:35a demandé samedi
19:35au préfet
19:36et aux responsables
19:37de la police
19:37et de la gendarmerie
19:38de faire preuve
19:38de souplesse
19:40et de tact
19:40face aux actions
19:42des éleveurs
19:42en colère
19:43et d'intervenir
19:44en cas de violence
19:46souplesse et tact
19:47moi je résume
19:48comme ça
19:48faites attention
19:49parce que quand vous avez
19:50un hélicoptère
19:51qui vient
19:51pour balancer
19:54des bombes lacrymogènes
19:55ou des bombes
19:55de désencerclement
19:56sur des agriculteurs
19:57en dessous
19:58ça peut choquer
19:59les français
20:00il y en avait
20:00pour les émeutes
20:01il y en a eu
20:02pendant les émeutes
20:03les fameux blindés
20:04on les a vu
20:05entrer notamment
20:06dans certaines banlieues
20:06comment n'ont-ils pas
20:08imaginé
20:09qu'au vu de la situation
20:10du monde agricole
20:10je rappelle que ces gens
20:11n'ont plus rien à perdre
20:12pour certains d'entre eux
20:13ils n'ont plus de trésorerie
20:14plus rien
20:14donc ils sont littéralement
20:15pendus économiquement
20:16que ces images
20:18n'allaient pas être
20:19destructrices
20:19sur le plan politique
20:20il est évident
20:22que quand vous envoyez
20:23des hélicoptères
20:24des centaures
20:25devant des fermes
20:26vous renvoyez
20:27une image
20:28qui est absolument
20:29catastrophique
20:30et c'est vrai
20:31qu'aujourd'hui
20:32surtout quand on sait
20:33ce qui se passe
20:33parce que la mobilisation
20:34est menée principalement
20:35par la coordination rurale
20:36mais la coordination rurale
20:38je le rappelle
20:38a quand même remporté
20:39beaucoup de départements
20:40lors des élections
20:41à la chambre d'agriculture
20:42notamment dans le sud-ouest
20:44donc ils se retrouvent
20:45dans une situation
20:46qui à mon avis
20:47traduit surtout
20:48leur absence de connaissances
20:49du monde rural
20:50et du monde agricole
20:50si Macron ne parle pas
20:52c'est parce que c'est un monde
20:53qu'il ne connaît pas
20:53forcément
20:54mais il est présenté
20:54comme patriote de l'agriculture
20:56française
20:56il signe le Mercosur
21:00le 20
21:01d'ailleurs moi
21:01si j'étais un groupe d'opposition
21:02à l'Assemblée nationale
21:03je déposerais une motion de censure
21:04et c'est pour ça que je vous dis
21:06que le gouvernement
21:06est en train de trembler
21:07c'est pour ça que je vous dis
21:10que le gouvernement
21:11est en train de trembler
21:12il pensait qu'en tapant
21:13dans la main
21:14du Parti Socialiste
21:15ils allaient se sauver
21:16sur le budget
21:17avec le Mercosur
21:18faites attention
21:19parce que le Mercosur
21:21ça peut être le turning point
21:22comme on dit en bon François
21:23vous avez les deux bouts
21:24de l'omelette
21:24sur la revendication
21:26agricole aujourd'hui
21:27vous avez la coordination rurale
21:28qui est plutôt classée à droite
21:29et vous avez la confédération paysanne
21:31donc ce spectre syndical
21:33qui est plutôt placé
21:33parce qu'il faut préciser
21:34parce que moi les médias disent
21:35placer à l'extrême droite
21:36la coordination rurale
21:37c'est grotesque
21:39alors il y a ces deux bouts de l'omelette
21:41qui est un sujet politique
21:43pour le gouvernement
21:43avec la séquence que vous rappeliez
21:45c'est à dire
21:45dépeuplement
21:46comme dit la ministre
21:48abattage de troupeaux
21:49signature du Mercosur
21:51et hausse de taxes
21:53sur le gasoil
21:53donc il y a une séquence politique
21:55qui est ultra dangereuse
21:56pour le gouvernement
21:57et puis
21:57ce qui s'est passé
21:58à la coordination rurale
21:59est très intéressante
22:00c'est à dire que
22:01toute la direction
22:02a été remerciée
22:03et vous avez mis en place
22:04des gens qui ne veulent plus
22:05discuter avec le gouvernement
22:06c'est pas vrai en plus
22:07que vous dites
22:07si si si
22:08attendez
22:09attendez
22:09je vais poser la question
22:11avant qu'il rentre en plateau
22:12juste un instant
22:12j'étais avec le secrétaire général
22:14de la coordination rurale
22:15qui est échangé avec la ministre
22:16avant-hier
22:17non mais attendez
22:17avec l'ancien secrétaire général
22:20non avec l'actuel
22:21qui est un ancien
22:22qui est céréalier
22:23oui
22:23pardonnez-moi
22:24ils sont beaucoup plus radicalisés
22:28la coordination rurale
22:29qu'ils ne l'étaient avant
22:29la coordination rurale
22:31le secrétaire général
22:32était notre invité hier
22:33c'est un
22:34vous dites c'est un céréalier
22:35c'est pas qu'un céréalier
22:36c'est d'ailleurs
22:37il a un profil atypique
22:38c'est un ancien
22:40spécialiste
22:41mais pas que
22:42quasiment
22:43en fait c'est à dire
22:43qu'il a fait X
22:44il sort de
22:46c'est un conseiller
22:47dans l'ingénierie atomique
22:49ensuite il a multiplié
22:50les jobs
22:51et puis depuis 10 ans
22:52il a repris
22:53l'exploitation familiale
22:54et il se retrouve
22:55et c'est drôle
22:56la manière dont il le raconte
22:57il dit
22:58je me retrouve
22:58face à des gamins
23:00de 25-26 ans
23:01qui sont conseillers du ministre
23:02qui nous apprennent la vie
23:04alors que nous
23:05toute notre vie
23:05on a été
23:06et dans la terre
23:08et puis moi
23:08j'ai un parcours
23:09où en fait
23:10j'aurais pu être conseiller
23:11du ministre
23:11donc je leur ai répondu
23:13très gentiment
23:13éviter votre mépris
23:15je vais quand même
23:15juste faire l'avocat
23:16du diable
23:17une seconde
23:18ça n'est pas le diable
23:19j'ai quand même entendu
23:19madame Gennevard
23:20il y a deux points
23:21sur lesquels je dois vous avouer
23:23par rapport à vendredi
23:24j'ai un peu bougé
23:26premièrement
23:28je ne sais pas si c'est vrai
23:29je n'ai pas les compétences techniques
23:31mais beaucoup de gens
23:32semblent penser
23:33que cette histoire
23:34d'alternative
23:35à l'abattage
23:36n'est pas si simple
23:37et deuxièmement
23:37madame Gennevard
23:39a dit une chose
23:39qui m'a frappée
23:40elle a dit qu'un moment
23:41était arrivé dans la danse
23:43si vous voulez
23:43vraiment l'extrême gauche
23:45avec la volonté
23:46d'en découdre
23:47alors on ne peut pas
23:48ce que j'essaye de vous dire
23:49c'est quelle que soit
23:50la justesse de la cause
23:51une minorité
23:52oui mais quelle que soit
23:52la justesse de la cause
23:53quelle que soit
23:54la colère
23:55l'émotion
23:55la tristesse
23:56ne justifie pas
23:58qu'on s'en prenne
23:58aux forces de l'ordre
23:59attendez
24:00madame Gennevard
24:01c'est qu'elle a avec
24:01la formation rurale
24:02plutôt un syndicat de droite
24:04et elle ne veut pas
24:05en effet
24:06en l'occurrence
24:07montrer qu'elle stigmatise
24:08ce syndicat
24:10et donc elle dit
24:10qu'il y a quelques gauchistes
24:11il y avait certainement
24:12peut-être quelques gauchistes
24:13mais majoritairement
24:14la coordination rurale
24:15vote plutôt à droite
24:17c'est une réalité
24:18précision avant la publicité
24:20j'avais donc
24:21la confédération paysanne
24:22en direct sur Europe 1
24:24hier
24:24je lui ai demandé
24:24s'il condamnait
24:25s'il y avait des violences
24:26etc
24:26et s'il appelait au calme
24:28l'un des responsables
24:29de la confédération paysanne
24:30m'expliquait
24:31que c'était des fake news
24:32que c'était un mensonge
24:33rappelons aussi
24:34que la confédération paysanne
24:35sur Sainte-Solines
24:36est-ce qu'ils étaient présents
24:38avec le soulèvement de la terre
24:40allait creuser un tout petit peu
24:41j'ai posé la même question
24:43à la coordination rurale
24:44je peux vous dire
24:45que le secrétaire général
24:46disait
24:46nous c'est pas de violence
24:47en fait
24:48on condamne toute forme de violence
24:49la publicité
24:50on revient dans un instant
24:52on parlera du trafic
24:53de stupéfiants
24:54mais je vous ai posé
24:54la question
24:55où est passé Emmanuel Macron
24:56vous n'avez pas voulu y répondre
24:57vous nous avez parlé
24:58il va à Marseille
24:59sinon il est ailleurs
25:00il est en voyages internationaux
25:02à tout de suite
25:04il n'y en a qu'un seul
25:04sur les quatre
25:05qui a répondu
25:05je vais peut-être garder
25:06seulement Olivier Vial
25:07pour la deuxième partie
25:08à tout de suite
25:09il est 9h30 sur CNews
25:13et on va parler de Dijon
25:14c'est très grave
25:16ce qui s'est passé
25:16à Dijon
25:17un incendie criminel
25:18a eu lieu
25:19dans un collège
25:20dans la nuit de vendredi
25:20à samedi
25:21le collège sera fermé
25:23pendant plusieurs mois
25:24et on va être très prudent
25:26puisqu'il y a une enquête
25:27qui est en cours
25:28mais la piste
25:29c'est la piste
25:29des représailles
25:30sur fond de trafic
25:31de stupéfiants
25:32voilà ce qui se passe
25:33à Dijon
25:34le président de la république
25:35on parlera de Marseille
25:36dans un instant
25:37sera demain à Marseille
25:38pour faire le service
25:39après-vente
25:39de Marseille en grand
25:40Marseille en grand danger
25:42Marseille en grand échec
25:44également
25:45malgré toutes les forces
25:47vives sur place
25:48et c'est pas faire
25:49un déshonneur
25:50aux magistrats
25:50aux policiers
25:51même aux élus locaux
25:52qui se battent
25:53contre le narcotrafic
25:54peut-être falloir passer
25:55par Dijon
25:55parce que là maintenant
25:56on s'attaque au collège
25:57vous voyez le sujet
25:58de Mathilde Couvillet-Flornois
26:00et François Tiskevitch
26:01ce lundi
26:03les 490 élèves
26:05du collège Champollion
26:06ne retrouveront pas
26:07leur salle de classe
26:08un incendie
26:09s'est propagé
26:10dans la nuit
26:11de vendredi à samedi
26:12et a détruit
26:13tout le rez-de-chaussée
26:13la fumée
26:14s'est ensuite propagée
26:15dans les étages supérieurs
26:17rendant l'accueil
26:18des collégiens
26:18impossible
26:19pour le procureur
26:20de la république de Dijon
26:21il s'agit
26:22d'un incendie criminel
26:23l'expert est passé
26:24on a plusieurs départs
26:26de feu
26:26on a des accélérateurs
26:29l'usage d'hydrocarbures
26:30et puis les premières
26:31investigations des policiers
26:32confirment
26:33qu'il y a
26:35plusieurs auteurs
26:36qui sont entrés
26:37dans les lieux
26:38juste avant
26:38le déclenchement
26:39de l'incendie
26:39une enquête
26:40pour dégradation
26:41par incendie
26:42a été ouverte
26:43et d'après
26:43les premiers éléments
26:444 individus
26:45cagoulés
26:45en seraient à l'origine
26:46pour le préfet
26:47de la Côte d'Or
26:48cet incendie
26:49serait lié
26:49à la lutte
26:50contre le narcotrafic
26:51à Dijon
26:52soyons pas naïfs
26:53pour moi
26:54il y a un lien direct
26:55avec l'action
26:56déterminée
26:57que nous menons
26:58pour lutter
26:59contre les trafiquants
27:00de drogue
27:01contre le narcotrafic
27:03et cet incendie criminel
27:04le collège
27:05Champollion
27:05sera fermé
27:06pendant plusieurs mois
27:07en attendant
27:08les élèves
27:08seront replacés
27:09dans d'autres
27:09établissements scolaires
27:11le ministre
27:12de l'éducation nationale
27:13Edouard Geffray
27:14a indiqué
27:14qu'il se rendra
27:15sur place ce lundi
27:16et là on bascule
27:18dans un autre état
27:19et une autre situation
27:20on est en train
27:21de s'en prendre
27:22justement
27:22aux établissements
27:23comme les collèges
27:25les lycées
27:26incendie criminel
27:27c'est hésissant
27:29de voir ça
27:29on l'avait vu aussi
27:30lors des grandes émeutes
27:31vous vous souvenez
27:32on s'en prenait
27:32à des bibliothèques
27:33à des médiathèques
27:34à des écoles
27:34mais là
27:35on va rester prudent
27:36mais si vous voulez
27:37le symbole est très fort
27:38c'est à la fois
27:38le symbole de la république
27:40l'éducation nationale
27:41puis le symbole du savoir
27:42donc dans la construction
27:43d'une société parallèle
27:44qui est celle
27:45du narcotrafic
27:46sans prendre
27:47un symbole
27:48de son concurrent
27:49légitime
27:50qui est l'état républicain
27:51ça me semble
27:52tout à fait transparent
27:53puis mettez-vous
27:54à la place
27:55de ses familles
27:55et de ses enfants
27:56quand même
27:57qui vont être privés
27:59d'enseignement
27:59etc
28:00donc espérons
28:01que ça va progresser vite
28:02mais vous savez
28:03c'est pas la première fois
28:05c'est pas la dernière fois
28:06on va assister
28:07à ce genre de scène
28:08parce qu'encore une fois
28:09il faut le dire
28:09et le répéter
28:10vous avez deux systèmes
28:12qui sont en parallèle
28:13aujourd'hui
28:14le système républicain
28:15qu'on défend avec ses valeurs
28:16et le système
28:17des narcotrafiquants
28:18qui veut mettre par terre
28:19l'état républicain
28:21et il faut rappeler
28:22cette alerte
28:24du patron
28:25des renseignements
28:26territoriaux
28:26qui avait dit
28:27il y a deux menaces
28:28existentielles pour la France
28:29le narcotrafic
28:31et l'islamisme
28:33oui parce qu'effectivement
28:33le narcotrafic
28:34c'est aussi une volonté
28:36c'est ce qu'il vient de dire
28:37de reprendre le contrôle
28:38de quartier
28:39il y a une volonté
28:40d'imposer leurs règles
28:42d'imposer leurs lois
28:43et là effectivement
28:44si c'est une mesure
28:45de représailles
28:45ça veut simplement dire
28:46que parce que
28:47l'état essaye
28:49de faire fermer
28:49des points de deal
28:50ils sont capables
28:51de taper n'importe où
28:52pour faire mal à l'état
28:53donc il y a cette volonté
28:54de dire
28:55on n'a pas peur de vous
28:56on est en capacité
28:57de vous faire
28:58plus mal encore
28:59que vous nous faites mal
29:00c'est dangereux
29:01parce qu'en plus
29:02on sait qu'en face
29:03de l'état
29:04aujourd'hui
29:05on a un peu plus
29:06de 200 000 personnes
29:07qui travaillent
29:08dans le spectre
29:09du narcotrafic
29:10que ça génère
29:11de l'argent
29:12de façon importante
29:13il y a 7 milliards
29:14à peu près
29:15de chiffre d'affaires
29:16du narcotrafic
29:17ça fait beaucoup d'argent
29:18qui peut être mis
29:19à disposition
29:19pour faire la guerre
29:20à l'état
29:21et malheureusement
29:22en face
29:22on a l'impression
29:23qu'on n'a pas
29:24les moyens nécessaires
29:25pour armer
29:26nos forces de l'ordre
29:27pour tenir le terrain
29:28avec des forces de l'ordre
29:29et donc
29:29il y a cette distorsion
29:31de moyens
29:32qu'il va falloir remplacer
29:33et il faut qu'on investisse
29:34réellement
29:35dans la sécurité
29:36dans ces quartiers
29:36De Dijon jusqu'à Marseille
29:39il n'y a qu'un pas
29:40Emmanuel Macron
29:41se rendra demain
29:42pour un nouveau déplacement
29:43à Marseille
29:44le chef de l'état
29:45souhaite amplifier
29:46la lutte contre
29:46le narcotrafic
29:47pourtant son plan
29:49Marseille en grand
29:49lancé en 2021
29:51avait déjà cet objectif
29:52alors c'est sur le temps long
29:53bien sûr
29:54ça ne peut pas se régler
29:55en quelques mois
29:56ou quelques années
29:57mais 4 ans après
29:59quel bilan
29:59pour cette initiative
30:01présidentielle
30:01vous voyez le sujet
30:03de Maxime Leguay
30:03C'est en grande pompe
30:07en 2021
30:08mais des résultats
30:10sur le terrain
30:10qui se font
30:11toujours attendre
30:13le plan Marseille
30:14en grand
30:14prévoyait une lutte
30:15inédite
30:16contre le narcotrafic
30:17et l'insécurité
30:18avec notamment
30:19un renforcement
30:20des moyens
30:21et des effectifs
30:22de police
30:23en tout
30:245 milliards d'euros
30:25devaient être mobilisés
30:273 ans plus tard
30:28sur place
30:29le président
30:30le président
30:30avait pu constater
30:31par lui-même
30:32la persistance
30:33de ce trafic
30:34de drogue
30:34il n'y a pas de discours
30:35de défaite
30:35parce qu'on n'a pas le droit
30:36d'avoir un discours
30:36de défaite
30:37l'objectif
30:38c'est rendre l'avis
30:38des trafiquants
30:39des dealers
30:40de toute la criminalité
30:42qui les accompagne
30:42impossible
30:43un volontarisme
30:44présidentiel
30:45qui peine à masquer
30:46les retards
30:47dans son rapport
30:48publié en octobre
30:492024
30:50la cour des comptes
30:51dressait un bilan
30:53sévère
30:53l'organisation
30:54du plan Marseille
30:55en grand
30:55est insuffisante
30:56au regard
30:57des enjeux
30:57qu'il porte
30:58et des enjeux
30:59qui le caractérisent
31:00en fin d'année
31:01les sommes décaissées
31:02par l'état
31:02se limitent
31:03à 1,31%
31:04du montant
31:05total annoncé
31:05ce mardi
31:06Emmanuel Macron
31:08se rendra
31:08une nouvelle fois
31:09à Marseille
31:10pour parler
31:10de la lutte
31:11contre le narco-banditisme
31:12depuis son arrivée
31:14à l'Elysée
31:14le chef de l'état
31:15s'est rendu
31:16une quinzaine de fois
31:17dans la cité
31:18fosséenne
31:19Marseille en grand
31:20septembre 2021
31:21le rapport
31:22de la cour des comptes
31:23qui explique
31:23qu'ils ont sorti
31:251,5%
31:26du budget
31:28et des crédits
31:28c'est en 2024
31:30je précise
31:31quelques lignes
31:32dans ce rapport
31:34de la cour des comptes
31:34qui est disponible
31:35sur internet
31:36une mise en oeuvre
31:37fragilisée
31:37dû à un plan
31:38sans cadre formel
31:39et aux contours
31:40non partagés
31:41c'est pas moi qui le dit
31:42c'est la cour des comptes
31:43le plan répond
31:44à des besoins
31:44de la population
31:45mais ne les traite pas
31:46de manière globale
31:47deuxième état
31:48une organisation
31:49ne garantissant pas
31:50une mise en oeuvre
31:50effective et rapide
31:51du plan
31:52et une satisfaction
31:53des besoins
31:53visée par le plan
31:54non garanti
31:55non mais on comprend rien
31:56leur critique
31:56excusez-moi
31:57c'est un jargon
31:58franchement
31:59c'est pas très
32:00si vous avez compris
32:01c'est ni fait ni affaire
32:02si vous avez compris
32:04le défaut de ce plan
32:06avec les trucs
32:06que vous nous avez lu
32:07vous êtes fort
32:08c'est les grandes lignes
32:09ensuite il est long
32:10le rapport
32:11moi ça me paraît clair
32:12pardonnez-moi
32:13le résumé
32:13c'est ni fait ni affaire
32:16dans le plan Marseille
32:17en gros il doit y avoir
32:18des tas de trucs
32:18dans le domaine
32:19d'éducation
32:20etc
32:20ça c'est une chose
32:21et visiblement
32:22ça n'a pas tellement avancé
32:25probablement parce qu'aussi
32:26il y a des gens
32:26qui hésitent à investir
32:28des institutions
32:29et les gens
32:29qui hésitent à investir
32:30dans des quartiers
32:31où on ne sait pas
32:33comment ça va tourner
32:34la deuxième chose
32:35c'est le narcotrafic
32:36et pour autant
32:37qu'on puisse le voir
32:38j'ai l'impression
32:41que c'est un des domaines
32:42où malgré tout
32:43on n'a pas renoncé
32:46j'ai l'impression quand même
32:47qu'on essaye d'agir
32:49simplement je pose
32:50une question
32:51je ne sais pas si
32:51on peut arriver
32:52à autre chose
32:53dans cette guerre
32:53que de
32:54je veux dire
32:56de contenir l'adversaire
32:57je ne suis pas sûr
32:57qu'on puisse l'éradiquer
32:58qu'on puisse la gagner
32:59qu'on puisse
33:00certains états
33:01étrangers
33:03ont décidé
33:03de faire la guerre
33:04au narcotrafic
33:05la vraie
33:06je ne dis pas
33:07que c'est une
33:08voie
33:09qu'emprunte la France
33:10de manière aussi radicale
33:12mais en tous les cas
33:13dans la sémantique
33:14le ministre de l'Intérieur
33:15parle de guerre
33:16contre le narcotrafic
33:17vous avez 76% des français
33:19qui sont favorables
33:20à ce qu'il y ait
33:22des forces armées
33:22qui interviennent
33:24des forces militaires
33:24dans les quartiers sensibles
33:25pour lutter contre le narcotrafic
33:27est-ce que vous êtes sûr
33:28que l'intervention
33:28de forces armées
33:29dans ces quartiers
33:29vous avez beaucoup de questions
33:30ce dimanche matin
33:31c'est à moi
33:32de vous les poser les questions
33:33vous avez raison
33:34je pose beaucoup de questions
33:35parce que sur ces sujets
33:36je me méfie
33:37des effets
33:39où on dit
33:40oh là là
33:40c'est facile à faire
33:41personne ne dirait ça
33:43autour de ce plateau
33:44non je sais
33:44encore une fois
33:45je dis simplement
33:46que vous avez dans la sémantique
33:47des responsables politiques
33:48qui appellent à faire la guerre
33:49contre le narcotrafic
33:51et puis vous avez aussi
33:52les français
33:53qui attendent
33:54à ce qu'il y ait
33:55une présence militaire
33:56c'est un sondage
33:58qu'on avait publié
33:59je crois il y a quelques mois
34:0076% des français
34:01dans les quartiers
34:02les plus fragilisés
34:04par le trafic de drogue
34:05passons à l'actualité
34:07toujours politique
34:07mais cette fois-ci
34:08à quoi que j'ai une petite pépite
34:10vous vous souvenez
34:10d'Emmanuel Macron en 2021
34:11quand il avait fait son discours
34:13Marseille en grand
34:13on l'avait beaucoup vu
34:14Emmanuel Macron
34:15alors là je ne vous demande pas
34:17de le voir
34:17je vous demande de l'écouter
34:19ah oui écoutez
34:19écoutons
34:20ceux qui ont oublié
34:21bah oui parce qu'Emmanuel Macron
34:22à Marseille
34:23il est un peu marseillais
34:25et nous poursuivrons ce travail
34:27jusqu'au bout
34:28et c'est pour ça aussi
34:29que j'ai proposé
34:30sur la suggestion
34:32du ministre de l'Intérieur
34:33à monsieur le maire
34:33que nous financions
34:34des caméras
34:36de visio-surveillance
34:37dans les quartiers nord
34:38il y a un réseau
34:39dans la ville
34:39qui fonctionne très bien
34:40qui a montré son utilité
34:42mais
34:42sa carte est en quelque sorte
34:44le négatif
34:45de la carte des trafics
34:46vous avez vu
34:47c'est passé
34:47l'accent marseillais
34:49bien sûr
34:50j'ai demandé au ministre
34:50de l'Intérieur
34:51et bien c'est une capacité
34:53d'écouter les français
34:54enfin
34:54passons à Paris
34:56à présent
34:56sur ce sondage
34:59de nos confrères
34:59du Parisien
35:00sur les municipales
35:02avec au premier tour
35:04Rachida Dati
35:04qui serait en tête
35:05c'est une photographie
35:06de l'instant
35:07bien sûr
35:08intention de vote
35:09pour la mairie de Paris
35:1127%
35:12Rachida Dati
35:14Emmanuel Grégoire
35:15PSPC à 20%
35:17David Béliard
35:17à 14%
35:19M. Bournazel
35:20Pierre-Yves
35:21de son prénom
35:21Horizon
35:22et soutenu par Gabriel Attal
35:23à 13%
35:24Sofia Chiquero à 12%
35:26Sarah Knafo
35:27et Thierry Mariani
35:28tous les deux
35:28font 7%
35:30Rachida Dati
35:30est en tête
35:31mais on voit
35:32que le combat
35:34à gauche
35:35comme à droite
35:36Paris
35:37ça va être très intéressant
35:38de voir ce qui se passe
35:39Arnaud Bédénetti
35:40parce que quand on regarde
35:41les chiffres
35:41qui sont intéressants
35:42certes elle est en tête
35:43elle bénéficie quand même
35:44d'une dynamique
35:44mais il y a un facteur
35:46qui va être très important
35:47ça va être
35:48Sarah Knafo
35:49et Thierry Mariani
35:49est-ce que Sarah Knafo
35:50sera candidate
35:51ça c'est un premier point
35:52et le score
35:54du Rassemblement National
35:55ou de Reconquête
35:57en fonction
35:57de l'issue
35:59c'est-à-dire
35:59s'ils sont au-dessus
36:00de 10%
36:01ça peut poser
36:01un vrai problème
36:02à Rachida Dati
36:04après
36:04je crois quand même
36:05qu'il faut regarder
36:06la capacité de la gauche
36:08à s'unir ou pas
36:09au second tour
36:10le résultat
36:11de Mme Chiquiru
36:12sera en effet
36:13déterminant
36:14est-ce qu'il y aura
36:15alliance ou pas
36:16ensuite
36:17entre LFI
36:18M. Grégoire
36:19et M. Béliard
36:21c'est quand même
36:21une des clés aussi
36:22de l'issue
36:23M. Bournazel
36:24appellera-t-il
36:25je ne vois pas
36:27comment M. Bournazel
36:28ne peut pas appeler
36:29à voter Mme Dati
36:30déjà il y a peut-être
36:31certains pourraient se dire
36:32quel intérêt
36:33de mettre
36:33ces deux listes là
36:35alors que
36:36vous pourriez
36:37avoir une forme
36:37de centre droit
36:39moi je suis sûr
36:40qu'il peut y avoir
36:40d'abord
36:41je ne crois pas
36:41d'abord je suis très étonné
36:43que le RN
36:43fasse 7% à Paris
36:45je ne parle pas de reconquête
36:46je ne parle pas d'idéologie
36:47normalement Paris
36:48est la ville la plus imperméable
36:49du pays
36:50à la sociologie du RN
36:51donc ça montre
36:52que la sociologie du RN
36:54est en train de changer
36:557% de Parisiens
36:56prêts à voter RN
36:57c'est très étonnant
36:58surtout pour quelqu'un
37:00qui est assez contesté
37:00moi je suis convaincu
37:02qu'en fait
37:03ils peuvent parfaitement
37:05dans ces conditions
37:06faire l'union des droites
37:07au deuxième tour
37:08et rassembler les listes
37:10tout simplement
37:10je ne vois vraiment pas
37:12ce qui s'y opposerait
37:13à Paris
37:13ça va être compliqué
37:14pourquoi ?
37:15vous verrez que ça sera compliqué
37:17médiatiquement et politiquement
37:18c'est vrai mais il y a aussi
37:19en plus
37:19le changement de mode de scrutin
37:21qui là aussi
37:22est très favorable
37:23à Rachida Dati
37:24donc elle bénéficie
37:25d'une dynamique
37:27et en plus d'un mode de scrutin
37:28qui cette fois-ci
37:29ne l'handicape pas
37:30parce que pendant très longtemps
37:31le mode de scrutin
37:32handicapait la droite
37:33on relativise la dynamique
37:34c'est la gauche
37:35qui est divisée
37:36fondamentalement
37:37non puis attendez
37:38le sondage montre
37:39quelque chose d'important
37:39c'est pas seulement
37:40une percée du RN
37:41c'est la droite nationale
37:42qui fait 14%
37:43c'est ça le plus important
37:44non mais c'est pas que le RN
37:45si vous additionnez reconquête
37:46c'est 14%
37:48c'est une percée
37:49spectaculaire
37:50de la droite nationale
37:51à Paris
37:51si les sondages sont justes
37:52voilà
37:53d'un point de vue parisien
37:54je ne suis pas sûr que
37:55on dirait Sarah Knafou
37:57dans un contexte parisien
37:59pour les parisiens
38:00je ne crois pas
38:01que ce soit sociologiquement
38:03en quelque sorte
38:03un personnage très différent
38:05politiquement
38:07je veux dire
38:08il nous reste quelques minutes
38:09les amis
38:10on reste sur le terrain politique
38:12puisque Pierre de Villeneuve
38:14pour Europe 1
38:15CNews et les échos
38:16recevra Manon Aubry
38:17eurodéputé
38:18la France insoumise
38:19alors j'ai hésité
38:20à vous présenter
38:21cette nouvelle phrase
38:23de Rima Hassan
38:24ce nouveau dérapage
38:26de Rima Hassan
38:26parce que peut-être
38:28que c'est effectivement
38:29faire une publicité
38:30trop importante
38:32pour Rima Hassan
38:34mais c'est une phrase
38:35qui dit beaucoup
38:37la députée évoquait
38:39sa détention
38:40vous savez en Israël
38:41après sa présence
38:44dans la flottille
38:45et au moment
38:46de son arrestation
38:47ça c'était dans un média
38:48qui s'appelle
38:49Parole d'honneur
38:50lors d'une émission
38:51qui lui était consacrée
38:52et elle revient
38:53sur l'échange
38:54qu'elle a pu avoir
38:55avec la juge
38:56et la juge lui m'a dit
38:58vous serez interdite
38:59de territoire
39:00pendant 100 ans
39:01et elle lui a répondu
39:02Israël ne survivra pas
39:04100 ans
39:05et c'est cette dernière phrase
39:07alors elle présente
39:09Israël comme un état génocidaire
39:11dans un état génocidaire
39:14autoritaire
39:15anti-démocratique
39:17colonial
39:17est-ce que vous pouvez dire
39:19les yeux dans les yeux
39:21à une juge
39:21votre état ne survivra pas
39:23100 ans
39:24apparemment
39:24visiblement
39:26dans un état
39:27démocratique
39:28vous pouvez le faire
39:28dans un état
39:29où il y a une justice
39:30vous pouvez le faire
39:31mais
39:32à Gaza non
39:34je ne suis pas sûr
39:34qu'à Gaza
39:35elle pourrait le faire
39:36dans des états
39:37effectivement autoritaires
39:39où il n'y a pas
39:39de notion justement
39:40de justice
39:41je ne suis pas sûr
39:41que vous ayez la possibilité
39:42de dire
39:43les yeux dans les yeux
39:44à un juge
39:44ou une juge
39:45votre état ne survivra pas
39:47non
39:47et par ailleurs
39:48malheureusement
39:49il faut informer
39:50Rima Hassan
39:51d'une triste réalité
39:52c'est qu'elle probablement
39:54non plus
39:54ne survivra pas
39:55100 ans
39:56c'est la santé
39:58qui veut ça
39:58j'en suis bien désolé
40:00vous préférez en rire
40:01j'en suis bien désolé
40:03non mais
40:03la réalité c'est que
40:05comment dire
40:05on voit qu'ils n'ont plus
40:07aucune peur
40:08aucune peur
40:08d'être
40:10d'apparaître
40:11comme ceux qu'ils sont
40:11mais
40:12sur le fond
40:13évidemment que c'est
40:14la position de Rima Hassan
40:16la Palestine
40:16de la mer au Jourdain
40:18je vous rappelle
40:18mais est-ce que c'est
40:19la position
40:19puisque moi c'est la question
40:20que je me pose
40:21c'est est-ce que
40:22le discours
40:23aussi virulent
40:24de Rima Hassan
40:25est celui par exemple
40:26de sa collègue
40:28à Bruxelles
40:28Manon Aubry
40:29est-ce que
40:30Manon Aubry
40:31dira dans quelques instants
40:33c'est pas la même chose
40:34Amérique Caron
40:35et Manon Aubry
40:35tout comme la semaine dernière
40:36en commission parlementaire
40:38Jean-Luc Mélenchon
40:39a dit
40:39moi je me mettrai
40:42parler de la lutte
40:43contre l'antisémitisme
40:44je suis un défenseur
40:45de tous les juifs
40:47on est rassuré
40:48voilà
40:49et il appelait
40:50au calme
40:50est-ce que cette déclaration
40:52là est de nature
40:53à apaiser
40:54les rapports
40:55elle n'est pas de nature
40:55à apaiser
40:56et je pense qu'effectivement
40:57il fallait être très prudent
40:59sur le docteur Jean-Luc
41:01qui appelait au calme
41:02et à la défense
41:03de la laïcité
41:04et Mister Mélenchon
41:05qui et ses troupes
41:07ont fait
41:07tout ce qu'il fallait
41:08pour créer
41:10la conflictualisation
41:11de notre société
41:11et pour justement
41:12faire monter
41:13une forme d'antisémitisme
41:14d'atmosphère
41:15qui aujourd'hui
41:16est totalement
41:17incarnée par Rima Hassan
41:19dans ses déclarations
41:20et ben justement
41:21dans ce contexte là
41:22où l'antisémitisme
41:23a explosé
41:25en France
41:26depuis le 7 octobre
41:28il y a aussi une question
41:29Rima Hassan
41:30on attend
41:31depuis le 7 octobre
41:32de savoir
41:32si ce qu'elle a pu dire
41:33sur le 7 octobre
41:34est pénalement répréhensible
41:35c'est long
41:37c'est très long quand même
41:38on a vu la justice
41:39agir plus rapidement
41:41dans d'autres circonstances
41:42pourquoi je vous parle
41:43de l'antisémitisme
41:44puisque le père
41:45d'Arnaud Klairsfeld
41:46Serge Klairsfeld
41:47a interpellé
41:48Emmanuel Macron
41:48sur l'antisémitisme
41:49il a proposé
41:50au président de la république
41:51qu'il prenne la tête
41:52d'une manifestation
41:53contre l'antisémitisme
41:54qui pourrait s'organiser
41:56le 27 janvier prochain
41:58écoutez
41:58son fils
41:59Arnaud Klairsfeld
42:00qui explique pourquoi
42:01le 27 janvier prochain
42:02c'est la libération
42:04de la Suisse
42:04exactement
42:0527 janvier
42:07tenu il y a deux ans
42:09il ne m'avait pas répondu
42:11et pourtant c'était
42:12un bon conseil
42:13je lui avais dit
42:13que c'était un bon conseil
42:14d'y aller
42:15il est selon moi
42:16c'est pas les mots
42:17de mon père
42:18susceptible
42:18et je crois que le fait
42:20que l'on ait dit
42:21que le rassemblement national
42:22était dans l'arc républicain
42:24et que Marine Le Pen
42:25avait fait évoluer
42:26le parti
42:27a causé chez lui
42:29une certaine aigreur
42:30et je rappelle
42:31que le 27 janvier
42:32c'est la date
42:33de la commémoration
42:34internationale
42:36de la mémoire
42:37des victimes
42:37de la Shoah
42:38donc après
42:39la question c'est de savoir
42:41déjà si Emmanuel Macron
42:42il n'y a pas eu
42:43de réponse officielle
42:43publique
42:45et puis la question
42:46c'est de savoir
42:46est-ce que
42:47trois ans plus tard
42:49ça a un sens
42:51pour le président
42:52de la république
42:52de marcher
42:53est-ce que ça a un sens
42:55franchement
42:55de marcher tout court
42:56moi je vais vous le dire
42:58les manifs
42:58contre l'antisémitisme
43:00là ça commence à
43:01il n'y en a pas eu beaucoup
43:02puisque la dernière
43:03elle date de 2023
43:03c'est très bien
43:04on se fait plaisir
43:05on est entre nous
43:06on se rassure
43:07la réalité c'est que ça ne fait
43:09ça ne change
43:10strictement rien
43:11et je pense qu'on voudrait
43:14d'autres mesures
43:16maintenant
43:16extirper les mauvaises idées
43:18des esprits
43:18c'est pas facile
43:19non mais j'entends
43:20vous dites
43:20ça ne sert strictement à rien
43:22le fait que
43:23le président de la république
43:24ne soit pas
43:24à cette marche
43:25contre l'antisémitisme
43:26en 2023
43:27ça a changé
43:28beaucoup de choses
43:29notamment
43:30pour les français
43:31de confession juive
43:32la grande majorité
43:33ou même les français
43:34de manière générale
43:35quand vous avez
43:36une manifestation
43:37aussi importante
43:37pour lutter
43:38contre l'antisémitisme
43:39comme si demain
43:40il pourrait y avoir
43:41une grande manifestation
43:42pour lutter contre
43:42tout le monde
43:42vous pensez qu'il y aurait eu
43:43moins d'antisémitisme
43:44s'il y allait ?
43:44non mais il l'a fait
43:45pour de mauvaises raisons
43:46il n'y est pas allé
43:47pour de mauvaises raisons
43:48vraisemblablement
43:49parce qu'il considère
43:50que la société française
43:51est communautarisée
43:52et qu'il ne voulait pas
43:53donner le sentiment
43:54de prendre parti
43:55pour une communauté
43:56par rapport à l'autre
43:56et c'est pas une bonne raison
43:57le président de la république
43:58doit être au-dessus de cela
43:59je suis d'accord
44:00et la question c'est
44:01pourquoi il n'y a pas eu
44:01de réponse publique
44:02à cette interpellation
44:05mais peut-être que là
44:06dans les prochains jours
44:07puisqu'il y aura
44:07j'imagine des micros tendus
44:09du côté de Marseille
44:11l'enjeu central à Marseille
44:12ça sera Marseille en grand
44:13le narcotrafic
44:14la sécurité
44:14mais il y aura peut-être
44:15une question
44:16sur l'agriculture
44:17sur la crise agricole
44:18il y aura peut-être
44:19pendant le micro tendu
44:19une question
44:20sur cette marche
44:21pour l'antisémitisme
44:22quasiment terminé
44:23allez-y en 10 secondes Olivier
44:25je pense qu'effectivement
44:25c'est nécessaire aujourd'hui
44:27même si ce n'est pas
44:28ce qui change tout
44:29c'est nécessaire de montrer
44:30qu'il y a une forme
44:31de cohésion quand même
44:32de la nation française
44:32autour de nos compatriotes juifs
44:34Merci à tous les quatre
44:36dans un instant
44:37Manon Ombry sera donc
44:38l'invité du grand rendez-vous
44:39animé bien sûr
44:40par Pierre De Villeneau
44:41pour CNews Europe 1
44:42et Les Echos
44:43Restez avec nous
Commentaires

Recommandations