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  • il y a 4 semaines
Sacha Belissa, responsable du centre d'analyse du terrorisme, était invité de 180 Minutes Info week-end ce dimanche 14 décembre sur CNEWS. «Les sanctions pénales ne dissuadent pas les individus à passer à l'acte», a-t-il estimé.

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Transcription
00:00Effectivement, le contexte géopolitique est propice à la commission d'actes antisémites.
00:06Il y a d'ailleurs eu deux projets d'attentats qui ont été déjoués sur les six derniers mois
00:11qui visaient deux synagogues et qui impliquaient deux mineurs.
00:17Mais effectivement, en tout cas, les seules solutions qui s'imposent à nous en général en Europe,
00:24ça passe en partie par la sanction pénale.
00:26C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en France, le sujet du djihadisme est une thématique que je suis devant les tribunaux français depuis très longtemps.
00:37On sait que, évidemment, la majorité et même l'intégralité de ces djihadistes possèdent un front idéologique éminemment antisémite.
00:45Et les sanctions pénales qui suivent des infractions à caractère terroriste, en l'occurrence, sont souvent extrêmement faibles
00:50et empêchent de dissuader ces individus de passer à l'acte.
00:55Il y a eu de la naïveté, quand on lit les propos et quand on entend Benjamin Netanyahou
01:00et quand on sait également que la communauté juive australienne a vraisemblablement alerté
01:06les autorités sur la menace qui pesait sur elles.
01:10On se dit qu'il y a eu au pire de la naïveté.
01:13Je ne sais pas si on peut mettre en cause encore une fois le gouvernement australien en particulier.
01:18En tout cas, encore une fois, c'est un cancer métastasé dans l'intégralité des djihadistes.
01:21Vous êtes sur une plage, dans un événement qui est connu et celui de tous,
01:27puisque vous êtes dans une fête qui est programmée.
01:30Dans une plage, on sait qu'il y a des précédents.
01:32On parlait tout à l'heure de ce drame, il y a quelques années en Tunisie notamment,
01:36que quand bien même vous mettez de la sécurité privée et des forces de police autour,
01:40vous ne sécurisez jamais vraiment une place.
01:41Est-ce que ce type d'événement, dans le contexte australien qu'on est en train de décrire depuis un moment,
01:46et à Sydney plus précisément, est-ce que cet événement aurait dû se tenir ?
01:49C'est une des premières questions qui sera posée, et les dirigeants australiens seront forcés d'y répondre.
01:53Mais encore une fois, on traite les problèmes a posteriori et jamais a priori.
01:57C'est-à-dire que c'est, évidemment, le problème du djihad doit être traité en réglant d'abord le problème de l'islamisme.
02:03Et là, on a vu il y a quelques semaines le sondage de l'IFOP, qui est extrêmement inquiétant et qui ne laisse rien présager de bon,
02:12où on voit que presque la moitié des individus qui ont été interrogés dans ce sondage,
02:19pour reprendre les chiffres, c'était 57% placer la charia au-dessus des lois de la République,
02:24et 42% avaient des sympathies pour la mouvance islamiste.
02:27Alors ça, c'est une question importante.
02:28Est-ce que placer la charia au-dessus des lois de la République fait de vous un assassin en puissance ?
02:35Absolument pas, non, absolument pas.
02:36Mais en tout cas, c'est l'embryon, en fait, du passage à l'acte djihadiste.
02:39L'intégralité des islamistes ne sont pas djihadistes.
02:43En revanche, l'intégralité des djihadistes sont islamistes.
02:45L'intégralité des islamistes ne sont pas djihadistes.
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