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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Bienvenue dans Face à l'Info, 19h, c'est l'heure.
00:03Augustin Denadio va faire court puisqu'il est déjà à 19h01.
00:07Eh oui, ça passe vite, chère Christine.
00:09Bonsoir à tous, bonsoir Christine.
00:10L'assaillant de Marseille voulait mourir.
00:13Lors de sa conférence de presse, le procureur de Marseille a précisé que l'assaillant avait crié
00:16« Alahogbar, moi aussi je veux mourir ».
00:19L'auteur des faits avait déjà été mis en cause et condamné pour des faits de violence avec armes,
00:24notamment sur son neveu.
00:25La mobilisation du 10 septembre inquiète les renseignements territoriaux.
00:31D'après une note que CNews a pu consulter, une quarantaine de cortèges sont annoncés partout en France.
00:35Les manifestants prévoient notamment de bloquer les transports, des ronds-points et certains axes routiers.
00:41Et enfin, le Mercosur est prêt à voir le jour.
00:44La Commission européenne a appelé les 27 à approuver rapidement l'accord commercial avec les pays latino-américains.
00:50Puisqu'ici, seule la France menait la fronde au sein de l'Union au sujet de l'agriculture.
00:55Mon cher Augustin et au sommaire ce soir, invité de face à l'info, Pierre Gattaz, ancien patron du MEDEF.
01:04Il vient de publier chez Fayard « Gagnez plus ».
01:07Et maintenant, votre travail mérite d'être bien payé.
01:11Restez à l'écoute.
01:12Il propose des mesures pour augmenter le pouvoir d'achat des Français de 30%.
01:16Selon lui, la France a les leviers pour permettre aux Français de gagner mieux leur vie à condition de repenser radicalement les cadres socio-économiques.
01:26Sans céder au dogmatisme ou à la fatalité.
01:29Quelles sont ces mesures ?
01:30Sont-elles un règlement applicable ?
01:33Pierre Gattaz est l'invité de face à l'info ce soir.
01:36Alors qu'Emmanuel Macron appelle ses ministres à multiplier les négociations avant le vote de confiance prévu dans cinq jours,
01:43la crise politique française s'aggrave et interroge l'image du pays à l'international.
01:49La France est-elle en train de redevenir l'homme malade de l'Europe ?
01:54La France traverse-t-elle une simple crise institutionnelle passagère ?
01:58Ou entre-t-elle dans une recomposition historique de son paysage politique ?
02:03L'édito de Mathieu Bock-Côté.
02:05Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, a déclaré sur Europe 1 que des patrons d'entreprises lui ont confié, je cite,
02:14« Que pour faire tourner la boutique, on a besoin d'immigrer, car aucun Français ne veut venir. »
02:18A l'inverse, Bruno Rotaillot plaide pour un renforcement du contrôle de l'immigration.
02:22Entre impératif économique et exigence politique, la France peut-elle enfin bâtir une politique migratoire qui rime avec souveraineté ?
02:32L'analyse de Gabriel Kuzel.
02:35On n'en sait plus sur le péril criminel de l'assaillant de Marseille.
02:39On n'en sait plus sur le profil d'Abdel Kader, le tunisien, auteur de l'attaque au couteau.
02:44Il souffrait d'une forte addiction à l'alcool, à la cocaïne, de problèmes psychiatriques.
02:48Il devrait être jugé le 2 octobre à Montpellier pour des propos antisémites.
02:52Il avait déjà été condamné à de la prison ferme pour des violences au couteau sur son neveu, dans un contexte apparemment homophobe.
03:00Encore une fois, des problèmes psychiatriques sont affichés, telle une porte ouverte à la victimisation.
03:07Le regard de Marc Meuron.
03:09À cinq jours du vote de confiance, le gouvernement veut durer ainsi à l'accès à l'aide médicale d'État,
03:13comme nous vous l'annoncions hier soir dans Face à l'Info.
03:17François Bayrou y voit, je cite, « du bon sens ».
03:20D'autres exigent sa suppression, tandis que des médecins et soignants défendent un outil vital de santé publique.
03:27L'AME est-elle une dépense de plus ?
03:29Le reflet de ce que la France veut être comme société.
03:34Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:36Le président chinois Xi Jinping réunit à Tianjin, sous l'égide de l'organisation intercoopération de Shanghai,
03:43une vingtaine de chefs d'État, autour d'un sommet qui prend les allures d'un contre-monde face à l'Occident.
03:51Face à cette puissance émergente, l'Europe apparaît fragile, hésitante, parfois même reléguée au rang de spectatrice.
03:59Le rend pas-t-elle encore les moyens de peser sur l'avenir du monde ou est-elle condamnée à n'être que la gardienne mélancolique de son passé ?
04:08L'édito de Mathieu Bocoté.
04:10Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire, ou presque, non, tout se dire, tout se dire, tout se dire.
04:16Et sans tabou.
04:16Et sans tabou, c'est parti.
04:18J'aime bien parce que Gabriel, je vous avais dit « Tu nous raconteras la bonhomie ».
04:33Non, je ne sais pas, ça reste entre Marc et moi.
04:37Si, peut-être en off, alors peut-être.
04:39Bonhomie, c'est notre nom de tabou, en fait, c'est lui.
04:42C'est un nouveau signe.
04:43J'adore, oui, tabou, mais je n'écure la langue.
04:45Ça va ensemble.
04:46La présente crise politique affecte-t-elle l'image de la France dans le monde ?
04:54La réputation de notre pays ne risque-t-elle pas d'être durablement abîmée, Mathieu,
05:00par cette crise politique en forme de crise de régime ?
05:04Alors, c'est la question que je me suis posée ce matin, me disant une crise aussi forte...
05:08Dès 7h du matin, j'ai vu vos SMS.
05:12Il faut chercher à voir dans quelle mesure une crise comme celle-là affecte l'image d'un pays.
05:16L'image d'un pays, ça veut dire sa crédibilité financière, politique, militaire.
05:20Donc, normalement, d'autant que la France fut autrefois une grande puissance,
05:25il lui arrive de croire qu'elle l'est encore.
05:27Donc, il faut voir de quelle manière cette histoire est traitée.
05:31Donc, la crise politique au jour le jour, le gouvernement va-t-il tomber ?
05:34Et ce qui m'a frappé...
05:35Alors, je ne dis pas que j'ai lu tous les journaux du Monde, bien évidemment,
05:37mais j'ai quand même passé à travers quelques-uns des grands titres nord-américains, européens,
05:42et ainsi de suite.
05:43Et ce qui m'a frappé, c'est le peu d'attention que l'on porte à la crise politique française.
05:48Alors qu'il y a 5 ans, il y a 10 ans, il y a 15 ans, j'ai l'intime conviction,
05:52à tout le monde, mon expérience de lecteur de ces journaux,
05:54d'autrefois, on aurait suivi, si ce n'est jour après jour,
05:57à tout le monde avec beaucoup d'attention, cette crise politique.
06:01Là, par exemple, dans le New York Times, ce qu'on voit, c'est qu'on parle du fait
06:08que la France pourrait être dans une situation de crise politique
06:10qui conduirait à une crise budgétaire, une crise financière réelle.
06:14Ailleurs, on va nous dire, oui, bon, la France, ça ne va pas très bien en ce moment,
06:18mais globalement, on en parle assez peu,
06:21comme si la France n'était plus un sujet d'intérêt comme elle l'était autrefois.
06:26Et je regarde ça avec tristesse et inquiétude,
06:29parce que ça veut dire, finalement, qu'on traite la France,
06:31dans la grande presse internationale, un peu comme une province européenne
06:35dont le destin n'importe plus au reste du monde.
06:39Ce qui me frappe aussi à travers cela,
06:41on nous dira peut-être, la presse internationale est une presse généralement de gauche,
06:46de centre-gauche, centriste, oui et non.
06:49C'est-à-dire que les pages internationales, normalement, ont le souci de raconter ce qui se passe.
06:52Alors, ce qui se passe dans le monde en ce moment, on en parlera en deuxième partie,
06:55c'est le sommet qui se passe en Chine,
06:58c'est évidemment la crise au Moyen-Orient,
07:02c'est à la rigueur, Trump est-il mort ?
07:05C'est la question qui s'est posée pendant le week-end, est-ce qu'il est mort ?
07:07Mais finalement, la crise politique française importe assez peu.
07:09Ça m'a frappé.
07:10Alors, qu'est-ce que ça nous dit ?
07:11Ça laisse croire que l'intérêt porté à la France,
07:14à la manière d'une puissance politique
07:16et pas simplement d'une destination touristique,
07:19elle descend un peu.
07:20Ensuite, il faut poser la question un peu autrement.
07:22Donc, quelle est l'image de la France dans le monde à travers cela ?
07:25Subdivisons la question en plusieurs sous-questions.
07:28Est-ce que quand on regarde, par exemple, les dirigeants européens,
07:30le regard porté sur la France,
07:32ce qui finit par percer d'une manière ou de l'autre ?
07:34Ce qui est frappant, quand on regarde la liste des commentaires
07:36au fil du temps des différents dirigeants européens,
07:38ils tiennent globalement pour acquis que la France
07:40est en ce moment un peu l'homme malade de l'Europe.
07:43L'homme malade de l'Europe, pourquoi ?
07:45Parce qu'il est enfoncé dans une crise que, vu de l'extérieur,
07:48il juge pour un temps insurmontable.
07:50Donc, le récit, quelquefois, dans la presse,
07:53c'est Emmanuel Macron, bon, tient tête aux extrêmes,
07:55Emmanuel Macron a ses rêves européens,
07:57Emmanuel Macron est encore là,
07:59mais cela dit, ce qu'on en dit, c'est que c'est l'homme malade de l'Europe,
08:02la France, c'est le pays qui, aujourd'hui, traîne la patte.
08:05Et quand on va dans la presse un peu plus à droite,
08:06on nous dit, vous savez, c'est le pays déjà submergé.
08:08Donc, la France, c'est une forme de pré-Belgique, en quelque sorte.
08:11La submersion, la conquête a eu lieu en Belgique,
08:13elle viendra en France,
08:14et souvent, dans les journaux d'Europe de l'Est,
08:16notamment, on dit, ils sont un peu perdus,
08:20dit-on néanmoins. Par ailleurs, je parle des dirigeants,
08:23il y a aussi cette idée, quand on regarde la France,
08:25et c'est intéressant, on nous dit, bon, sur le plan industriel,
08:27ce n'est plus vraiment le cœur de l'Europe,
08:30c'est le moins qu'on puisse dire,
08:31elle pourrait redevenir très importante, cela dit,
08:33à cause de la question de la défense.
08:34Si la question de la défense s'impose autant qu'on le dit dans les prochaines années,
08:37la France a une capacité militaire,
08:38une capacité industrielle sur le plan militaire,
08:41que n'ont pas d'autres pays européens.
08:42Donc, on se dit qu'elle pourrait encore compter sur ce point.
08:44Ça vaut la peine de le dire.
08:46Les pays du Sud global,
08:47quel regard jette-t-il sur la France en ce moment?
08:51En gros, pas beaucoup.
08:52Peu de regards, sinon pour dire que globalement,
08:54quand on voit ici la France percer,
08:56l'Europe plus généralement, c'est vu comme terre de décadence.
08:59Ils sont un peu perdus, donc une forme de regard,
09:01une forme de supériorité morale sur le mode,
09:03ils sont perdus là-bas, alors que nous, nous sommes en ascension.
09:06Un petit rictus.
09:07Oui, exactement, le rictus vengeur.
09:10Les États-Unis, alors ça, c'est intéressant
09:11quand on regarde ce que dit Donald Trump,
09:13notamment, pas seulement lui,
09:15mais la classe politique américaine.
09:16Alors, on le sait, la France n'est plus sujet d'intérêt,
09:19sauf globalement sur ce qu'on pourrait dire
09:20la vieille côte Est américaine,
09:22la côte Est qui est enracinée dans l'expérience européenne.
09:25Sinon, on considère aujourd'hui,
09:27c'était presque la boutade lancée par Donald Trump récemment.
09:29On l'a vu notamment quand il y a eu la coalition des volontaires
09:32qui veulent poursuivre le conflit en Ukraine.
09:34Donald Trump les a accueillis
09:36comme une collection de chefs d'État
09:37de la taille de pygmée,
09:39ce qui n'est pas très à l'honneur du président américain
09:41parce qu'il méritait plus de respect.
09:42Mais dans son esprit, qu'est-ce qu'on voyait?
09:44On avait l'idée qu'il y avait une personne très influente en Europe aujourd'hui.
09:47Il s'en désole.
09:48C'est von der Leyen.
09:49Et ensuite, il y a des gens qui se présentent
09:51et qui ne sont pas élus.
09:52Et on sent que ça agace un peu Donald Trump.
09:54Et on voit que la relation par ailleurs avec Emmanuel Macron,
09:56qui est une relation qui a évolué avec le temps,
09:58n'est plus une relation au bout fixe, disons-le ainsi.
10:02Et ça, j'y arrive.
10:03Quant à la Chine et aux autres pays asiatiques,
10:07alors le regard porté sur la France,
10:09et plus largement sur l'Europe encore une fois,
10:11c'est le continent vaincu en quelque sorte.
10:12C'est le continent d'hier.
10:14C'est le continent où, j'irai, on ira faire ses courses.
10:17C'est le continent musée.
10:18C'est le continent de la nostalgie et ménancolique,
10:20comme vous avez dit.
10:21C'est un continent qui, finalement, s'est disdélandifié,
10:24en quelque sorte.
10:25Mais ce n'est plus aujourd'hui la puissance que c'était autrefois.
10:28Et il y a le regard de l'ancien colonisé
10:30ou de l'ancienne puissance dominée par l'Europe,
10:33qui, encore une fois, regarde avec quelques commissérations,
10:35quelques tendresses,
10:36cette vieille Europe autrefois si puissante
10:39et qui, aujourd'hui, se perd terriblement.
10:42Alors, quand on regarde ça, tout simplement,
10:44je vous dirais que la crise politique française,
10:45en ce moment, qui obsède la classe politique française
10:48et les médias français,
10:50est plutôt absente de la presse internationale,
10:52qui regarde plutôt cet épisode comme un autre
10:54dans l'idée du long récit,
10:56de la submersion et de la chute
10:58de la Maison France et de la Maison Europe.
10:59Cette crise, Mathieu, n'est pas la première
11:02dans l'histoire de France.
11:03Est-ce qu'elle s'inscrit toutefois
11:05dans la crise plus large
11:07de l'autorité politique en Occident ?
11:11C'est l'analyse, ce qu'on pourrait dire,
11:13qui spontanément nous viendrait à l'esprit.
11:15Partout en Occident, il n'y a pas un pays
11:16qui ne se questionne pas sur
11:17qu'est-ce que la démocratie aujourd'hui.
11:19Il n'y a pas un pays qui n'a pas la question,
11:21qui n'a pas à se poser la question du populisme.
11:23Et qu'est-ce que le populisme ?
11:24Est-ce que c'est la démocratie véritable qui renaît ?
11:26Ou est-ce que ce sont les ennemis de la démocratie
11:28qui prétendent parler en son nom ?
11:30Il n'y a aucun pays qui fait l'économie de ça.
11:33Et pourtant, encore une fois,
11:34puis on pourrait dire, soit dit en passant,
11:35à l'échelle de l'histoire française,
11:37à l'histoire politique française,
11:39l'histoire des mentalités françaises,
11:40cette crise, elle s'explique assez facilement.
11:43La France vit à coups de régimes
11:45qui sont renouvelés au bout de quelques décennies.
11:47Un régime est là, on croit qu'il est installé,
11:49on croit qu'il a finalement restauré le pouvoir.
11:52Et finalement, qu'est-ce qu'on voit à terme ?
11:53C'est une crise de régime aujourd'hui,
11:54la cinquième comme la quatrième,
11:55comme autrefois d'autres républiques,
11:57comme autrefois d'autres régimes.
11:58Donc, il y a quelque chose là-dedans
11:59qui fait partie du cycle politique français.
12:02Cela dit, plus important, je crois,
12:04puisqu'on en a parlé récemment,
12:05c'est de voir comment, en Europe,
12:06qui a été l'homme malade au fil des ans
12:08et pourquoi c'est la France aujourd'hui.
12:09Pendant longtemps, quel était le pays
12:11qui symbolisait l'instabilité gouvernementale absolue ?
12:14Le pays qui, en politique,
12:15relevait du grand guignol, c'était l'Italie.
12:18L'Italie était le pays pas très sérieux en politique.
12:21L'Italie était le pays des coalitions successives.
12:23C'est une forme de politique, fiction, moqueuse.
12:26Alors, qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ?
12:28L'Italie est vue comme le pays
12:29qui a réussi à sortir de cette impuissance politique
12:32et qui, pour plusieurs, donne le signe.
12:34Ils ont reconstruit autour de Mélanie,
12:36mais pas seulement, autour de Mélanie,
12:37une capacité d'action.
12:38Pourquoi ?
12:39Parce qu'ils ont fait sauter
12:40tous les espèces de tabous bizarres,
12:41tous les cordons sanitaires du monde.
12:43Ils ont été capables aussi,
12:45ce n'est pas un détail,
12:46de générer une nouvelle classe politique
12:49qui n'est pas engoncée simplement
12:51dans les réflexes de l'ancienne.
12:53Et de ce point de vue,
12:53l'Italie, qui était le contre-modèle,
12:55devient pour certains le modèle
12:56de l'action politique en Europe.
12:59De ce point de vue,
13:00ça peut donner de l'espoir à la France,
13:01de contre-modèle à modèle,
13:03d'homme malade à homme renaissant,
13:04c'est toujours possible.
13:05La Grande-Bretagne, comparaison.
13:07La Grande-Bretagne, en ce moment,
13:09en fait, racontons les dix dernières années,
13:11il y a eu le Brexit.
13:12Qu'est-ce qu'on a vu ?
13:13Toutes les élites se sont mobilisées,
13:14ou l'essentiel, pour l'empêcher d'advenir.
13:16Ils y sont à moitié parvenus.
13:19C'est très particulier,
13:20parce que le Brexit a eu lieu à moitié.
13:21C'est un semi-Brexit qu'on a eu.
13:23C'est un Brexit où les Britanniques
13:24continuent encore de se soumettre
13:26à des normes européennes,
13:27même si c'est pas aussi direct qu'on le dit.
13:29Mais qu'est-ce qu'on a vu ?
13:30Comment réagissent les Britanniques
13:31lorsqu'on leur vole leur Brexit ?
13:33Mais quel est le premier parti
13:34dans les sondages aujourd'hui
13:36en Grande-Bretagne ?
13:37C'est Reform UK, de Nigel Farage,
13:39qui est l'homme qui a porté le Brexit
13:40à bien des égards.
13:41Donc, qu'est-ce qu'on voit
13:42en Grande-Bretagne aujourd'hui ?
13:44Un peuple qui ne veut pas se laisser
13:45voler ses décisions politiques.
13:48Donc, ça témoigne d'une certaine
13:49vitalité politique.
13:50Il me fait toujours grand mal
13:51de dire du bien de l'Angleterre.
13:52Mais dans les circonstances,
13:54je pense que ça s'applique.
13:55L'Allemagne.
13:56Alors, c'est intéressant.
13:57L'Allemagne ressemble beaucoup
13:58à la France ici.
13:59Voilà les deux pays en Europe
14:00qui tiennent à tout prix
14:01au cordon sanitaire.
14:02Les deux pays qui considèrent
14:03qu'il est légitime de congeler
14:05dans un bloc électoral infréquentable
14:07une bonne partie de la population.
14:09Et de ce point de vue,
14:09ce qui fait en sorte que Merz,
14:10qui est le nouveau chancelier,
14:12est obligé de s'entendre
14:13avec des gens avec qui il est en désaccord
14:15complètement, les Verts notamment,
14:16et ainsi de suite.
14:17Alors qu'il a beaucoup de points communs
14:19avec l'AFD,
14:20mais qui est à l'extérieur
14:21du cordon sanitaire.
14:22De ce point de vue,
14:22l'Allemagne ressemble un peu
14:23à la France.
14:24Et si on veut y arriver,
14:25une dernière comparaison,
14:26les États-Unis.
14:27Les États-Unis étaient...
14:29Là où c'est intéressant,
14:30c'est que c'est le pays
14:31qui a remis de l'avant,
14:33qui a remis de l'avant
14:33le politique comme jamais.
14:36Avec Trump,
14:36on peut ne pas apprécier le personnage,
14:37mais voilà quelqu'un
14:38qui a décidé de ne pas se soumettre
14:39aux règles artificielles
14:40de la bureaucratie toute puissante.
14:43Un dernier mot.
14:44Un dernier mot sur la sortie de crise.
14:47Pensons-y,
14:47Nicolas Sarkozy était à Bruxelles hier.
14:49Et il a interviewé tout ça.
14:50Ce qui est intéressant,
14:51il a fait une remarque
14:52qu'il vaut la peine de mentionner.
14:54Il dit, à propos du RN,
14:55parce qu'il dit,
14:56oui, c'est un parti républicain
14:57qui existe.
14:58Il faut arrêter
14:58de l'anti-républicaniser,
15:00de le dérépublicaniser.
15:01Et puis, il dit,
15:02ils veulent le pouvoir,
15:04je crois qu'ils l'auront.
15:05Je crois qu'ils l'auront.
15:06Autrement dit,
15:07qu'est-ce qu'il nous dit
15:07à travers ça?
15:08C'est que c'est une force légitime
15:10qu'on peut ne pas apprécier,
15:11mais qu'on ne doit pas juger
15:12moralement,
15:13mais qu'on doit juger politiquement.
15:14Et il nous invite finalement
15:15à intégrer le RN
15:16dans l'analyse politique
15:17comme un parti légitime.
15:19Il n'y adhère pas.
15:20Il dit simplement
15:20que ce ne sont pas des monstres.
15:21De ce point de vue,
15:22c'est peut-être éclair-t-il
15:23la classe politique française
15:24et son propre parti.
15:25Très intéressant.
15:26Merci beaucoup, Mathieu.
15:28Pour faire tourner la boutique,
15:29on a besoin d'immigrer.
15:30Vous le savez,
15:31c'est Agnès Pagno,
15:31de la Chie qui le dit.
15:32On marque une pause
15:33et on revient avec Gabriel Kuzel
15:35et on reçoit Pierre Gattaz
15:36dans un instant.
15:40Retour sur le plateau
15:41de Face à l'Info.
15:42Dans un instant,
15:43nous recevons Pierre Gattaz
15:44pour son livre
15:46Gagnez plus.
15:47C'est maintenant
15:47votre travail
15:49mérite d'être bien payé.
15:51Il a quelques bons conseils
15:53à nous donner.
15:54On le reçoit
15:55dans quelques instants.
15:56D'abord, on va écouter...
15:56C'est un titre très intéressant.
15:57Oui, le titre est hyper motivant.
16:00Je viens de parler avec lui.
16:02Je peux vous dire
16:02qu'il a de belles solutions
16:03pour les entreprises.
16:06Évidemment,
16:06on lui posera
16:07toutes les questions.
16:07On va écouter
16:08Agnès Pagno-Runaché
16:10qui était sur Europe 1
16:11en micro de Pierre Devineau
16:12où elle déclare effectivement
16:14que pour faire tourner
16:15la boutique,
16:15on a besoin d'immigrer.
16:18Moi, j'avais des patrons
16:19d'entreprises
16:20qui me disaient
16:20« Nous, pour faire tourner
16:22la boutique,
16:23on a besoin d'immigrer.
16:24Aucun Français
16:25ne veut venir.
16:25J'ai travaillé
16:27avec des chefs
16:28d'entreprises industrielles
16:29dans l'aéronautique,
16:31dans la construction navale. »
16:32Et vous avez quel ratio
16:33de Français et non Français
16:35dans vos entreprises ?
16:36Vous diriez qu'en 50-50 ?
16:37En fait, je vais vous dire
16:38que je ne faisais pas
16:38la statistique.
16:40Moi, je recrutais des gens
16:41qui étaient
16:42travailleurs, motivés.
16:44Je ne leur demandais
16:45même pas
16:46parce qu'on était
16:47dans des métiers
16:47du loisir,
16:50donc du service.
16:51Je les formais moi-même.
16:53Je les accompagnais
16:54pour qu'ils aient
16:54un diplôme.
16:55Et lorsque je vous parle
16:57d'industriel,
16:58je vous parle d'industriel
16:59en 2022,
17:00en 2023.
17:02Gabrielle Cluzel,
17:03l'immigration est donc
17:04une fatalité
17:05pour faire tourner
17:06l'économie ?
17:07Non, mais vous voyez
17:07quand même la schizophrénie
17:08qu'il y a au plus haut
17:09sommet de l'État.
17:10C'est-à-dire que vous avez
17:11des ministres qui vous disent
17:11qu'il faut limiter
17:13l'immigration
17:13et d'autres qui vous disent
17:14qu'on ne peut pas
17:16s'en passer.
17:16Ça va être quand même
17:17compliqué d'avancer.
17:18Bruno Retailleau.
17:19Voilà.
17:20Le premier,
17:20c'est évidemment
17:21Bruno Retailleau
17:22et encore tout à fait
17:23récemment
17:24avec ce qui s'est passé
17:24à Marseille.
17:26Alors, cette phrase
17:27sur les Français
17:28ne veulent pas travailler,
17:30je ne veux pas manquer
17:30de respect à Agnès
17:31Pannier-Naché
17:32qui est sans doute
17:33tout à fait sympathique,
17:33mais c'est vraiment
17:34un mantra paresseux.
17:36C'est du psy-tachisme
17:38qu'on entend
17:39depuis des années.
17:41Alors, on entend
17:42on ne peut pas
17:43nous passer
17:44de main-d'oeuvre
17:44et de dégrer
17:45parce que sinon
17:45qui ramassera
17:47nos poubelles,
17:48qui fera les métiers
17:49que les Français
17:50ne veulent plus faire ?
17:51Alors, on va remarquer
17:52que c'est méprisant
17:53pour les deux catégories
17:55de population.
17:55C'est méprisant
17:56pour les Français
17:56parce qu'on dit
17:57vous êtes des couleurs,
17:58vous êtes paresseux,
17:58vous ne voulez pas travailler
17:59et c'est méprisant
18:00pour les étrangers
18:01parce qu'on se dit
18:02on va faire venir
18:03assez cyniquement
18:03des étrangers
18:04pour faire ce que l'on considère
18:05comme le sale boulot.
18:07Rappelons que
18:09quand même
18:10pour parler de cynisme
18:11que la loi immigration
18:12qui était censée
18:14précisément
18:15limiter
18:16l'immigration
18:17et bien
18:18avec cette idée
18:20partagée d'ailleurs
18:21par la bourgeoisie
18:22de droite
18:22et bourgeoisie de gauche
18:24on y reviendra
18:24et bien elle a facilité
18:26la régularisation
18:27des métiers en tension.
18:28On est parti
18:28de on va limiter
18:29l'immigration
18:29on est arrivé
18:30à on va la faciliter
18:32c'est quand même
18:32un truc là aussi
18:34complètement schizophrénique.
18:36Bon, alors ce sont
18:37les fameux métiers
18:38en tension.
18:39Alors pourquoi je dis
18:40la droite et la gauche
18:41parce que comme l'a dit
18:42Mathieu hier
18:44la droite s'est jetée
18:45pendant des dizaines
18:46d'années
18:46depuis les années 60
18:47dans le tout économie
18:48il fallait reconstruire
18:49la France
18:50donc seul compter
18:51l'économie
18:52peu importe
18:53les dégâts par ailleurs
18:54donc on a fait venir
18:55on a voulu faire plaisir
18:56au patron qui voulait
18:57avoir une main d'oeuvre
18:58pas chère
18:58et on a fait venir
18:59une immigration massive
19:01sans se demander
19:02quels autres types
19:03de problèmes
19:03cela pourrait poser
19:05et quel bouleversement.
19:07Alors déjà
19:08Agnès Spanier-Runacher
19:09ce qui est un peu choquant
19:10c'est qu'elle a l'air de parler
19:10au nom de tous les chefs
19:11d'entreprise
19:12alors non tous les chefs
19:13d'entreprise
19:14ne disent pas cela
19:15moi j'en ai retrouvé
19:15au moins deux
19:16mais je crois
19:17qu'ils ne sont pas les seuls
19:18deux qui se sont exprimés
19:19dans le Figaro
19:20dans une tribune
19:20qui s'appelle
19:21Stanislas et Godefroy
19:22de Benzman
19:23et ils ont écrit
19:24vraiment une tribune
19:25en forme de cri du coeur
19:26en février dernier
19:27qui s'appelle
19:27notre économie
19:29n'a pas besoin
19:29de plus d'immigration
19:30et c'est vrai
19:32que leur thèse
19:33elle est frappée
19:34au coin du bon sens
19:35c'est à dire
19:35qu'à quoi bon
19:37faire venir
19:37d'autres actifs
19:38alors qu'on a déjà
19:403 millions de chômeurs
19:41il faut mieux
19:42rendre le travail
19:43plus attractif
19:44et favoriser
19:45les reconversions
19:46professionnelles
19:47des français
19:47voilà ça paraît
19:48un enfant de CM2
19:49pourrait le comprendre
19:50et puis on peut citer
19:52aussi parce que
19:52le sujet de la restauration
19:54revient de façon
19:56très régulière
19:57on peut citer
19:57un restaurateur
19:59qui s'appelle
19:59Stéphane Manigold
20:00qui est connu
20:00du reste des
20:01téléspectateurs
20:03de CNews
20:04et lui aussi
20:05alors décidément
20:05ce soir je fais
20:06la fête du Figaro
20:06parce que c'est aussi
20:07dans le Figaro
20:08ils m'ont pas payé
20:09et il explique
20:13la restauration
20:15n'a pas besoin
20:16d'immigration
20:17c'est aussi le titre
20:18de sa tribune
20:18alors c'est
20:19un pavé dans la mare
20:21parce que personne
20:22n'ose dire
20:22dans le débat public
20:23que la restauration
20:24n'a pas besoin
20:24et c'est un restaurateur
20:25d'immigration
20:26alors lui il connaît
20:27il a les mains
20:27dans le cambouis
20:28si j'ose dire
20:29il connaît l'aspect concret
20:31alors lui aussi
20:32c'est de la logique
20:33il dit pourquoi
20:34voudrions-nous importer
20:36du personnel de restauration
20:37sachant que nous en avons
20:38au chômage
20:39donc il donne des chiffres
20:40il dit selon France Travail
20:42donc tout ça
20:42c'est des chiffres ouverts
20:43il y a plus de 45 000 serveurs
20:46et près de 57 000 cuisinés
20:48prêts et en mesure
20:50de travailler
20:50qui sont au chômage
20:52donc pourquoi on parle
20:53de pénurie chronique
20:54on peut rajouter à cela
20:57que le taux de chômage
20:58des immigrés
20:59de 4 points
21:00plus élevé
21:00que celui des non-immigrés
21:02et qu'à l'intérieur
21:03des populations
21:04issues de l'immigration
21:05et bien
21:06l'immigration extra-européenne
21:08est
21:08comment dire
21:10plus souvent
21:10inactive au chômage
21:12que la moyenne
21:12des immigrés
21:13donc
21:14cette thèse facile
21:16du recours
21:17à l'immigration
21:18pour des métiers
21:19en tension
21:19on voit bien
21:20qu'elle tombe
21:21très très vite
21:22alors comment expliquer
21:24cette contradiction
21:24entre besoin
21:25des restaurateurs
21:26et chômage
21:27dans le secteur
21:28alors par le
21:29le fonctionnement
21:31de ces métiers
21:31en tension
21:31qui est en fait
21:32le flux permanent
21:33c'est à dire que
21:34ce sont des métiers
21:35difficiles
21:35mal rémunérés
21:36alors on fait venir
21:38des populations
21:39immigrées
21:40des migrants
21:40certains
21:42on va pas se mentir
21:42qui sont
21:43pour ne pas dire
21:44beaucoup
21:44en situation
21:45de clandestine
21:46et ils sont prêts
21:48à tout
21:48ils avaient pas du tout
21:49les mêmes conditions
21:50c'était pas les mêmes
21:51standards sociaux
21:52dans leur pays
21:53donc ils sont prêts
21:53à tout accepter
21:54pour travailler
21:56et puis
21:57peu à peu
21:57ils comprennent
21:58qu'en France
21:58existe d'autres standards
22:00d'autres filets sociaux
22:01qui leur permettent
22:03donc de quitter
22:03ces métiers difficiles
22:04donc ils les quittent
22:05donc il faut faire venir
22:07en permanence
22:08de nouveaux
22:08immigrés
22:10c'est sans fin
22:10donc c'est un tonneau
22:12des danaïdes
22:12des métiers en tension
22:13il n'y a pas de stabilité
22:15des employés
22:16alors il y a
22:17je vais encore parler
22:18du Figaro
22:18après j'arrête
22:19je ne parle pas
22:21de libération
22:21ça va
22:22ils vont se dire
22:24je ne sais pas
22:24quelle mouche l'a piqué
22:25donc Pierre Vermeure
22:27vous savez
22:27l'historien
22:28Pierre Vermeure
22:29qui expliquait aussi
22:30ça très bien
22:31dans le Figaro
22:32il explique
22:33la bourgeoisie
22:34a trouvé
22:35dans l'immigration
22:36les domestiques
22:37qui lui manquaient
22:38alors il fait une comparaison
22:39assez drôle
22:41il dit
22:42la livraison ubérisée
22:44à vélo
22:45du dîner
22:45il la compare
22:46au pousse-pousse
22:47en Indochine
22:48vous voyez
22:48alors il dit
22:50finalement
22:51on se dit
22:52je ne sais pas si
22:52il le dit
22:53moi je le dis
22:53bah oui
22:54il connaissait
22:55les pousse-pousse
22:55en Indochine
22:56Marc peut-être
22:56voilà
22:56je suis monté
23:00dans un pousse-pousse
23:01je ne suis pas fier
23:02à Hong Kong
23:02bon bah écoutez
23:03merci pour ce moment
23:04d'histoire
23:05voilà
23:07et donc
23:08on se dit
23:09que finalement
23:09ces bobos
23:10qui votent
23:10Mélenchon
23:11et Macron
23:12ont relocalisé
23:13la colonisation
23:14que par ailleurs
23:15ils prétendent
23:16dénoncer
23:17parce qu'ils ne peuvent
23:18pas s'en passer
23:19alors
23:20j'utilise à dessein
23:21ce mot de relocalisation
23:23c'est un mot économique
23:24mais vous savez
23:25finalement
23:26cette immigration
23:28à Bakou
23:28c'est une relocalisation
23:29de l'intérieur
23:30quand on va installer
23:30une usine
23:31à l'extérieur
23:32et bien
23:33on va chercher
23:33des bas salaires
23:34à l'extérieur
23:35un restaurant
23:36évidemment
23:36en français
23:37on est obligé
23:38de le garder
23:38là où il est
23:38on ne va pas le mettre
23:39au Pakistan
23:39mais on fait venir
23:41on relocalise
23:42finalement
23:43une population
23:43qui vient d'ailleurs
23:45donc c'est rigoureusement
23:46le même système
23:48et il faut se rendre compte
23:49que ceux qui les font venir
23:50ne les considèrent
23:51que d'un point de vue économique
23:52qui se fichent éperdument
23:53de ce qu'ils ont
23:53dans la tête
23:54de leur culture d'origine
23:55de qui étaient leurs ancêtres
23:56ils sont transparents pour eux
23:58ils font le métier
23:59qu'on leur dit de faire
24:01parce que s'ils n'étaient pas transparents
24:02ils se poseraient
24:03toutes ces questions
24:03de culture
24:05et des conséquences
24:06que cela pourrait
24:06évidemment avoir
24:08alors nos bourgeois
24:09de métropole
24:10disent
24:10on ne peut pas se passer d'eux
24:12mais je vais vous dire
24:13les O'Hara
24:13dans Outan
24:14n'emporte le vent
24:15ils se disaient aussi
24:16comment on va faire
24:17dans les plotations de coton
24:18qui va s'occuper
24:19de la petite Scarlett
24:20sans mama
24:21vous voyez
24:21vous souvenez de mademoiselle Scarlett
24:23voilà
24:23et bien
24:24quand on a décidé
24:26qu'il n'y avait plus d'esclaves
24:28et bien il n'y a plus d'esclaves
24:29alors la comparaison
24:29n'est pas outrancière
24:31parce que je rappelle quand même
24:32qu'il y a eu des propriétés viticoles
24:33il y a eu des procès
24:35assez retentissants récemment
24:36qui ont été accusés
24:37d'esclavage
24:38de pratiques
24:39esclavagistes
24:40donc c'est pas
24:41tiré par les cheveux
24:44donc le jour
24:45où les américains
24:46ont décidé
24:47d'abolir l'esclavage
24:47et bien ils ont trouvé
24:48des solutions
24:49donc le jour
24:50où on décidera
24:50d'arrêter
24:51de faire venir
24:52cette main d'oeuvre
24:52à Bakou
24:53et bien on trouvera
24:55par la force
24:56des solutions
24:58alors comment expliquer
24:59que ce sujet
25:00touche spécialement
25:01les grandes métropoles
25:02Gabriel Cluzel
25:03à la campagne
25:04ou dans les petites villes
25:05ceux qui s'occupent
25:05des ordures ménagères
25:07les caissières
25:07les serveurs
25:08dans les restaurants
25:09sont souvent
25:10des français de souche
25:11oui alors c'est lié
25:13à la politique
25:14des logements sociaux
25:15donc là aussi
25:16il faudrait se pencher
25:17sur la question
25:18et peut-être
25:18modifier les règles
25:20parce qu'il y a un point
25:21sournois
25:22rarement abordé
25:22on dit
25:23ah les français
25:23ils ne veulent pas travailler
25:24mais les français
25:24ils ne sont pas là
25:25en réalité
25:25dans les grandes métropoles
25:26parce qu'il y a
25:27deux populations
25:27dans les grandes métropoles
25:28il y a les populations
25:30bobos
25:31comme on dit
25:31les 16p plus
25:33qui eux
25:33ne sont pas
25:34arrêtés
25:35par la côte
25:35immobilière
25:36prohibitive
25:37et puis
25:38il y a les logements
25:38sociaux
25:39où on fait venir
25:40cette main d'oeuvre
25:42immigrée
25:42puisque mécaniquement
25:43sans autres critères
25:44et bien ce sont
25:46les plus pauvres
25:46ils n'ont pas d'argent
25:47donc c'est eux
25:48que l'on installe
25:49et c'est un peu
25:49les chambres de bonne
25:50de jadis
25:51vous voyez
25:51ils traversent
25:52la rue
25:53pour aller travailler
25:54chez les bobos
25:54comme jadis
25:55ils descendaient
25:56l'escalier
25:57de service
25:58et c'est pour ça
26:00que dans
26:00en ruralité
26:01ou dans les petites villes
26:03tous les métiers
26:04sont exercés
26:06d'ailleurs
26:06ce n'est pas des métiers
26:07déshonorants
26:08je tiens à le dire
26:08pour tous ceux
26:09qui nous écoutent
26:09tous ces métiers
26:11sont exercés
26:12par des français
26:14voilà
26:14tout simplement
26:15merci beaucoup
26:16pour votre analyse
26:17on verra ce que dit
26:18peut-être Pierre Gattaz
26:19qui est notre amie
26:20qu'on recevra
26:22dans un instant
26:22on veut savoir
26:23comment on augmente
26:23notre pouvoir d'achat
26:24et Pierre Gattaz
26:25va y répondre
26:26d'abord
26:27écoutez ce que disait
26:28le procureur de la république
26:29par rapport à l'attaque
26:30hier soir
26:31hier après-midi
26:32à Marseille
26:33l'auteur serait arrivé
26:35en France
26:36dans les Charentes Maritimes
26:38en 2019
26:40il se mariait
26:42en 2020
26:43avec une jeune femme
26:44qui le quittait
26:45semble-t-il
26:46compte tenu
26:48de sa violence
26:48et de ses problèmes
26:50d'addiction
26:50à la fois
26:51à la cocaïne
26:52et à l'alcool
26:53il était mis en cause
26:55en 2023
26:56dans une procédure
26:57de violence
26:58avec arme
26:58sur son neveu
26:59qui entraînait
27:00sa condamnation
27:01que j'avais évoquée hier
27:03du 6 mai 2025
27:04par le tribunal correctionnel
27:06de la Rochelle
27:07il interjetait
27:09appel
27:09de cette décision
27:11si bien
27:12que dans l'attente
27:13de l'appel
27:14elle n'était pas
27:15immédiatement
27:15ramenée
27:16à exécution
27:18sur le plan
27:20d'une éventuelle
27:21radicalisation
27:22à l'occasion
27:23des faits
27:24montpellierains
27:25il faisait l'objet
27:27d'un criblage
27:28dont il ressortait
27:29que l'individu
27:30n'apparaissait pas
27:31radicalisé
27:33mais souffrant
27:35de troubles
27:36psychiatriques
27:38face à de tels parcours
27:40Marc Menand
27:41Mélan
27:41je peux le dire
27:43radicalité
27:44parce qu'on sent
27:44même si on dit
27:46qu'il n'est pas radicalisé
27:47mais on sent
27:47que dans sa vie
27:48il y a une certaine
27:49radicalité
27:50dans son parcours
27:51addiction
27:51violence répétée
27:53notre société
27:54est-ce qu'elle doit repenser
27:55ces dispositifs
27:56pour tenter de prévenir
27:57ce genre de méfaits
27:59et puis autre question
28:01pourquoi encore une fois
28:03un problème psychiatrique
28:04mis en avant
28:05comme si c'était
28:06une faction
28:07on sent évidemment
28:09qu'il y a des problèmes
28:09psychiatriques
28:10mais comme si c'était
28:10une façon
28:11d'ouvrir une porte
28:12à une certaine victimisation
28:13alors oui
28:15vous avez raison
28:15mais ça c'est
28:16que ce soit
28:17quelle que soit l'origine
28:19on aime bien
28:20faire apparaître
28:21un déséquilibre
28:22psychologique
28:23alors dans un pays
28:24où il y a de plus en plus
28:24de dépressifs
28:25à quel moment
28:26on peut être
28:27classé irresponsable
28:29à un instant T
28:30parce que j'allais tellement
28:31mal dans ma tête
28:32et remonté
28:33je ne sais trop
28:34quel souvenir
28:34dont je fus otage
28:36et à ce moment-là
28:37j'ai frappé
28:38bon
28:39ça pose quand même
28:40des questions
28:41et avec
28:42le régime
28:43des experts
28:43car vous allez avoir
28:44tel psychiatre
28:45qui va dire
28:46oui là il était
28:47dans l'impossibilité
28:48d'avoir une pertinence
28:49de jugement
28:50et l'autre qui dira
28:51non non non
28:51et ce sont les experts
28:53qui à ce moment-là
28:54tranchent au lieu
28:55de la justice
28:57revenons à ce personnage
28:58parce que ce qui est intéressant
29:00de tout
29:00c'est la prudence
29:02dont fait preuve
29:03le procureur
29:04sur son parcours
29:05prudence également
29:07du côté
29:07du ministre
29:10de l'intérieur
29:11quand on les écoute
29:12tout à l'heure
29:13lors de la conférence
29:15de presse
29:15et si on ramifie cela
29:16à ce que le ministre
29:18de l'intérieur
29:18tenait comme propos
29:19hier soir
29:20apparemment
29:21eh bien
29:22on ne sait pas trop
29:23d'où qui venait
29:24mon gars
29:25on ne sait pas trop
29:27s'il était légal
29:28ou s'il n'était pas légal
29:29alors
29:30à ces news
29:33on a des enquêteurs
29:34on a un service
29:36des faits divers
29:37puisque là
29:38c'est classé
29:38comme faits divers
29:39entre autres
29:40Sabrina
29:41Biarlin
29:42Bouillet
29:43elle a fait quoi ?
29:44elle a essayé
29:45d'en savoir un peu plus
29:46et elle a retrouvé
29:47une femme
29:48qui s'est mariée
29:50avec cet homme
29:51et qui a vécu
29:52avec lui
29:52pendant deux ans
29:54et là
29:54il n'y a plus de doute
29:55là on a
29:56un éclaircissement
29:58sur le profil
29:59du personnage
30:00que nous dit-elle
30:02cette jeune
30:04enfin cette femme
30:05qui a vécu
30:06avec lui
30:07pendant deux ans
30:08alors elle raconte
30:09mais non
30:10il n'était pas du tout
30:12en situation régulière
30:13or hier
30:14le ministre de l'Intérieur
30:16a dit
30:16situation régulière
30:17aujourd'hui
30:18le procureur
30:19on ne sait pas trop
30:20il suffisait
30:21de se tourner
30:22vers cette femme
30:22qui connaît
30:23le parcours
30:26quand il est arrivé
30:26il était
30:27pas de situation régulière
30:28il est passé
30:29en France
30:30de façon
30:31clandestine
30:32et alors
30:33ce qui est encore
30:34plus étonnant
30:35en Italie
30:35il était
30:37repéré
30:38par la justice
30:38donc il avait déjà
30:39un comportement
30:40suspicieux
30:42qui le plaçait
30:43dans une situation
30:44telle
30:45qu'il lui fallait
30:46se carapater
30:47et il se retrouve
30:48en Charente-Maritime
30:49là on ne connaît pas
30:50les circonstances
30:51de la rencontre
30:52entre cette femme
30:53et lui
30:54toujours est-il
30:54qu'elle se marie
30:56car elle le trouve
30:58elle est un peu touchée
30:59par son histoire
31:00et il lui racontera
31:01ce qu'il a subi
31:02en Tunisie
31:03des scènes
31:04de barbarie invraisemblables
31:06et qui peuvent
31:06effectivement
31:07être la source
31:09de déséquilibre
31:10psychologique
31:11et c'est le grand drame
31:12de tous ces gens
31:13qui viennent de régions
31:15où malheureusement
31:16l'humanité
31:17n'existe plus
31:18quand vous avez été
31:19dès l'âge de 3 ans
31:204 ans
31:20en Syrie
31:21sur Bachar Belassad
31:23il est certain
31:24que vous avez
31:25certainement
31:26des petits dysfonctionnements
31:27dans la cohérence
31:30psychologique
31:30et on peut multiplier
31:32les lieux
31:32d'où ils viennent
31:33si vous avez été
31:34enfant soldat
31:35en Afrique de l'Ouest
31:36vous avez du mal
31:37à redevenir
31:39une personne
31:40intégrée
31:40dans la société
31:41surtout
31:42si on ne vous y aide pas
31:43alors là
31:43en l'occurrence
31:44il a la chance
31:45d'avoir cette femme
31:46qui le prend
31:48sous son aile
31:49elle se marie
31:50avec lui
31:51et soudain
31:51ah bah c'est plus du tout
31:53le gentil garçon
31:53il devient violent
31:55il la frappe
31:56il lui tire les cheveux
31:57elle panique
31:58et pour autant
32:00elle a tellement peur
32:02qu'elle reste
32:03deux ans avec lui
32:04avant de divorcer
32:06et elle raconte
32:08ce qui s'est passé
32:09un jour
32:10vis-à-vis
32:11du neveu
32:12de cet homme-là
32:13neveu
32:14il le frappe
32:17à coups de couteau
32:18en voulant le tuer
32:19c'est-à-dire
32:20quand elle décrit
32:21la scène
32:21c'est pas un mouvement
32:22de colère
32:23il veut
32:25le tuer
32:25et pourquoi ?
32:27apparemment
32:27parce que
32:29il serait
32:30homosexuel
32:31et cet homme
32:32ne peut pas
32:33supporter cela
32:34alors
32:35le divorce
32:37est prononcé
32:38et le voilà
32:40dans la nature
32:41il est
32:42pour cette affaire
32:44de coups de couteau
32:45il est condamné
32:46à quatre ans
32:47dont un enferme
32:49et trois ans
32:51où on est
32:52sous surveillance
32:53théoriquement
32:54contrôle
32:55mais
32:55il fait appel
32:56et faisant appel
32:58forcément
32:59il est libre
33:00il est libre
33:01mais alors
33:01c'est quand même
33:02extraordinaire
33:02parce qu'on est
33:03dans un pays
33:04où si vous avez
33:05un excès de vitesse
33:06vous allez vous retrouver
33:07du jour au lendemain
33:08avec un préfet
33:09qui sans jugement
33:10vous retire le permis
33:11éventuellement
33:12vous allez perdre
33:12votre emploi du temps
33:13mais là
33:14vous avez
33:16pratiquement tué
33:17une personne
33:18et on vous laisse
33:20dans la nature
33:21et sans savoir
33:22quand vous serez
33:23reconvoqué
33:24devant la justice
33:25pour essayer
33:26et bien de faire
33:28je dirais
33:28l'analyse
33:30de la situation
33:31que faisait-il
33:32pendant les deux ans
33:33il vivait avec cette femme
33:34que faisait-il après
33:35et bien apparemment
33:37il n'a jamais travaillé
33:39on le laisse
33:40en errance
33:41comme ça
33:42avec des troubles
33:43psychiatriques
33:44Nicolas a travaillé
33:45j'aime la parenthèse
33:46et au mois de juin
33:47on le retrouve
33:48à 7
33:49et que fait-il
33:50à 7
33:51et bien là
33:52lors d'une prière
33:53à la mosquée
33:54il déclare
33:56que ce pays
33:57est mené
33:58et dirigé
33:59par des juifs
34:00il devait être passé
34:02en jugement
34:03le 2 octobre
34:04et entre temps
34:06du 22 au 29 août
34:08il est à Marseille
34:09où il est repéré
34:10dans l'hôtel
34:11où il souhaitait
34:12loger
34:12avec un personnage
34:14et dès la première soirée
34:16ils sont ensemble
34:17au premier étage
34:18et c'est lui
34:19sur lequel
34:19il va se jeter
34:20il s'est jeté hier
34:23il le poignarde
34:24et déclenche
34:25cette tuerie
34:27qui dure pendant
34:2711 minutes
34:29voilà donc
34:30le réceptionniste
34:31merci beaucoup
34:31quel parcours
34:33quel profil
34:34on n'en saura plus
34:35si on partagera
34:36avec vous
34:36merci beaucoup
34:37Marc Monand
34:38parmi les bonnes nouvelles
34:39Charlotte Dornelas
34:41on parle souvent
34:42des églises
34:42qui sont attaquées
34:43on en a parlé
34:44cette semaine
34:45et on a appris
34:46que depuis mai 2025
34:47le procureur
34:48de Dax
34:49relate 27 faits
34:51de vols
34:52d'objets religieux
34:53dans les églises
34:53dans les Landes
34:54et les Pyrénées Atlantiques
34:55on en a parlé
34:56et trois individus
34:58après enquête
34:59ont été interpellés
35:01avant-hier
35:02le 1er septembre
35:03dans la soirée
35:04la perquisition
35:05du véhicule
35:05dans lequel
35:06ils se trouvaient
35:07lors de leur interpellation
35:08a permis la saisie
35:09de plusieurs objets religieux
35:10volés
35:11le jour même
35:12dans les Pyrénées Atlantiques
35:14on va quand même
35:14prendre le temps
35:15de vous dire
35:15que trois individus
35:17ont été interpellés
35:18merci Marc Monand
35:19Charlotte Dornelas
35:20on continue avec vous
35:21avant de recevoir
35:21notre invité
35:22Pierre Gattaz
35:25le gouvernement
35:31a fait savoir
35:33à quelques jours
35:34du vote de confiance
35:35on en parlait
35:36hier soir
35:37en fin d'émission
35:38qu'il souhaitait
35:39revoir
35:40les conditions
35:41d'accès
35:42et de ressources
35:43pour percevoir
35:44l'aide médicale
35:45d'Etat
35:45quel est le projet
35:47exactement ?
35:48déjà on va
35:49on va déminer la chose
35:51parce qu'il y a deux projets
35:51dans ce projet
35:52il y a un premier projet
35:54qui est assez politique
35:55donc il s'agit de s'adresser
35:56aux droites
35:57et là je les mets un peu
35:58toutes
35:58à quelques jours
36:00du vote de confiance
36:01et d'ailleurs tout le monde
36:01a titré sur la main tendue
36:03au RN
36:03ou à Retailleau
36:04selon les différents médias
36:06il y a aussi un projet
36:08qui s'adresse aux français
36:09de manière générale
36:10puisque François Bayreau
36:10explique lui-même
36:11qu'on ne peut pas
36:12demander des efforts
36:13il se sera mis à dos
36:14à peu près toute la population
36:15lui à la fin
36:16mais bon
36:16on ne peut pas demander
36:17des efforts à tout le monde
36:18et pas aux étrangers
36:19en effet ça semblerait
36:20particulièrement injuste
36:22évidemment
36:23ce sujet de l'AME
36:25surtout traité de cette manière-là
36:27ne réglera pas
36:28un problème général
36:29entièrement
36:30celui des finances publiques
36:32c'est absolument entendu
36:33mais puisque la question
36:35est posée
36:35et que le débat est permis
36:36et que François Bayreau
36:37le qualifie de débat
36:38de bon sens
36:39de mesure de bon sens
36:40celle-là je ne l'attendais pas
36:42examine-la sérieusement
36:44il y a donc des projets
36:45de décret
36:46qui sont actuellement
36:47soumis aux instances
36:48de la Caisse Nationale
36:49de l'Assurance Maladie
36:50on découvre à ce moment-là
36:52que pour prendre le décret
36:53il faut d'abord
36:53que ce soit soumis
36:54à l'Assurance Maladie
36:56et alors l'AFP
36:57a consulté ces décrets-là
36:58alors il y a deux
36:59grands
37:00comment dire
37:02pistes de travail
37:03exactement
37:03d'abord
37:05le gouvernement
37:06voudrait exclure
37:07de l'AME
37:07je cite
37:08des actes
37:08qui ne sont pas destinés
37:10directement au traitement
37:11ou à la prévention
37:12d'une maladie
37:13pour les bénéficiaires majeurs
37:15oublier le traitement
37:17du choléra
37:17qui ne sera plus permis
37:18par l'AME
37:18on parle donc
37:19de tous les actes
37:21qui ne sont pas
37:21directement liés
37:22au traitement
37:22ou à la prévention
37:23même
37:23d'une maladie
37:24il élargit également
37:26la liste des prestations
37:27programmées
37:28et non-urgentes
37:29dont la prise en charge
37:31est soumise
37:31à un délai d'ancienneté
37:33dans le dispositif
37:34pour les adultes
37:35tout ça est très précis
37:36parce que vous savez
37:36que les mineurs
37:37de toute façon
37:37sont pris en charge
37:38à 100%
37:39quel que soit le sujet
37:40et le gouvernement
37:41souhaite par exemple
37:43exclure
37:43c'est l'exemple
37:44qui a été pris
37:44par François Bayreau
37:45lui-même
37:45les actes
37:46de rééducation
37:47réalisés
37:47en balnéothérapie
37:49fermez les guillemets
37:50le second décret
37:56lui vise à actualiser
37:58la liste des pièces
37:59justificatives
38:00à fournir
38:00je cite toujours
38:02en tenant compte
38:03en particulier
38:03des contrôles
38:04mis en oeuvre
38:05par les caisses primaires
38:06d'assurance maladie
38:07on est ravis
38:07de découvrir
38:08qu'il va falloir
38:09passer par décret
38:09et l'exemple
38:10qui est pris cette fois-ci
38:11c'est qu'il faudra fournir
38:12une pièce d'identité
38:13avec photographie
38:15pour éviter
38:15notamment
38:16les différentes fraudes
38:18j'imagine
38:18nous sommes donc ravis
38:20d'apprendre
38:20de manière générale
38:21que tous les soins
38:23compris dans l'AME
38:23ne relèvent pas
38:24du traitement urgent
38:25de maladies infectieuses
38:26et contagieuses
38:27qui protègent donc
38:28la France entière
38:28idiot que nous sommes
38:29de vouloir reposer
38:31la question
38:32et sans ironie
38:33cette fois-ci
38:33on comprend dans ce genre
38:35de débat
38:35posé par le Premier ministre
38:37cette fois-ci
38:38et par les exemples
38:39qu'il donne
38:39combien notre débat
38:41sur ce sujet
38:42et de manière plus générale
38:43est extrêmement faible
38:45binaire en toutes circonstances
38:47mensonger
38:48dans le détail
38:49et absolument irresponsable
38:51par rapport aux enjeux
38:52que ces sujets
38:53drainent pour la France
38:54tout entière
38:55alors il est vrai
38:56que certains veulent
38:57la supprimer
38:58d'autres la réformer
39:00les troisièmes
39:01notamment dans le monde
39:02de la santé
39:02la défendent
39:03au nom de la santé publique
39:04on peine à savoir
39:06exactement
39:06de quoi nous parlons
39:07Charlotte
39:08alors c'est vrai
39:08que dans le monde
39:09de la santé
39:09il y a beaucoup
39:10de personnes
39:10qui donnent de la voix
39:11pour expliquer
39:12que c'est une question
39:13de santé publique
39:13on va rentrer
39:14dans le détail
39:14il y a aussi
39:15beaucoup de personnels
39:18dans le monde
39:18de la santé
39:19qui disent l'inverse
39:20ils le disent
39:21moins publiquement
39:21et tout le monde
39:22comprendra
39:22pourquoi au nom
39:23de l'égalité
39:24évidemment
39:24dans la liberté d'expression
39:25dans le débat public
39:26certains le disent
39:27plutôt en privé
39:28mais ils existent
39:30aussi
39:30ceux qui expliquent
39:31qu'il y a des abus
39:32sur ce sujet
39:33et qu'il y a surtout
39:34comment dire
39:35que ce recours
39:37à l'AME
39:38est de plus en plus
39:39pesant
39:40évidemment
39:40sur les finances
39:41et donc sur la santé
39:42d'un pays tout entier
39:43on comprend
39:45donc dans le détail
39:46qu'il n'est pas question
39:47de laisser les gens mourir
39:48ou de vouloir les sauver
39:50c'est un peu plus compliqué
39:51que ça
39:51et on le découvre
39:53à chaque fois
39:54l'AME déjà
39:55a été créé en 2000
39:56pour ceux qui nous invoquent
39:56une tradition
39:57on a l'impression
39:57que ça remonte
39:58à l'antiquité grecque
40:00ça a été créé en 2000
40:01l'aide médicale d'état
40:02dans sa forme actuelle
40:03et son périmètre
40:04est extrêmement large
40:05il faut être en situation irrégulière
40:08pour bénéficier de l'AME
40:09présent sur le sol français
40:11depuis 3 mois
40:12j'imagine que par ailleurs
40:13entre 0 et 3 mois
40:14les maladies infectieuses
40:15ne sont pas contagieuses
40:16je ne sais pas
40:17comment on résout ce problème
40:18mais il faut être là
40:19depuis 3 mois
40:20et gagner
40:21moins de 10 300 euros
40:23ce qui est le plafond
40:24de la complémentaire
40:25santé solidaire
40:26parce qu'elle prend le relais
40:27évidemment
40:28dans ces situations
40:29pour en bénéficier
40:30dans ces cas là
40:32quand vous êtes
40:33dans ce cas là
40:34vous avez une prise en charge
40:35des frais
40:35à 100%
40:36sans avance de frais
40:37pour les soins médicaux
40:39et dentaires
40:39les médicaments
40:40qui sont remboursés
40:41à 165 et 30%
40:43de manière générale
40:45les frais d'analyse
40:45les frais d'hospitalisation
40:46d'intervention chirurgicale
40:48les frais pour certaines vaccinations
40:49certains dépistages
40:51les frais liés
40:51à la contraception
40:52et à l'interruption volontaire
40:54de grossesse
40:55etc
40:55donc vous avez une liste
40:56de soins
40:57qui sont remboursés
40:59à 100%
40:59et sans avance de frais
41:00par ailleurs
41:01ce périmètre
41:02d'action
41:03de l'aide médicale
41:04d'état
41:04s'élargit encore
41:05après 9 mois
41:06de présence en France
41:07aux je cite
41:08pathologies
41:09non sévères
41:10encore une fois
41:11pensée choléra
41:12dans le débat public
41:12il y a un périmètre
41:14qui est un peu plus large
41:14que ça
41:15et c'est là
41:16que l'on retrouve
41:16notamment le fameux
41:17zanogastrique
41:18ou le recollement
41:19des oreilles
41:19qui avait été évoqué
41:20notamment je me souviens
41:21par Robert Ménard
41:22qui avait provoqué
41:22un tollé
41:23jusqu'à ce que tout le monde
41:23reconnaisse
41:24qu'en effet
41:25ça faisait partie
41:25de la liste
41:27et depuis 2011
41:28la PMA
41:29la procréation médicalement assistée
41:30et les cures thermales
41:31ne sont plus remboursées
41:32donc il y a certaines choses
41:33sur lesquelles on est déjà revenu
41:35sans que le ciel
41:36nous tombe sur la tête
41:37et c'est là
41:38c'est donc dans ce cadre là
41:40que François Bayrou
41:40veut ajouter
41:41par exemple
41:42la balnéothérapie
41:43ou
41:43autre exemple
41:45les transports sanitaires
41:46pour des soins programmés
41:48non urgents
41:49en ville
41:49c'est à dire
41:50l'ambulancieux
41:51auquel vous avez recours
41:51sachant que
41:53selon un rapport
41:54qui a été rendu
41:54par des sénateurs
41:55cet été
41:56la plupart des personnes
41:58qui bénéficient de l'AME
41:59sont des hommes
42:00à plus de 50%
42:01et 43% d'entre eux
42:02ont entre 20 et 39 ans
42:04donc en effet
42:05le transport sanitaire
42:06pour des soins programmés
42:07non urgents
42:08en ville
42:08qui ne nécessite pas tous
42:10évidemment
42:11d'appeler une ambulance
42:12on peut peut-être
42:13se poser la question
42:14sans qu'encore une fois
42:15le ciel nous tombe sur la tête
42:16Ces exemples de remboursements
42:18sont souvent tournés
42:19en dérision
42:20par les défenseurs de l'AME
42:21qui précisent
42:22que personne ne les utilise
42:23et qu'il reste des soins
42:25vitaux
42:25à délivrer
42:26est-ce qu'ils ont raison ?
42:27C'est vrai Robert Ménard
42:28quand il avait évoqué
42:29l'anneau gastrique
42:30et le recollement des oreilles
42:31tout le monde avait dit
42:32vous êtes ridicule
42:33personne ne s'en sert
42:34si c'est ridicule
42:35et que personne ne s'en sert
42:36on n'a qu'à les supprimer
42:37comme ça tout le monde
42:37est d'accord j'imagine
42:38puisque c'est ridicule
42:39et que personne ne s'en sert
42:40donc en effet
42:41le recollement des oreilles
42:42je crois que c'était
42:4216 personnes dans l'année
42:43supprimons-le
42:44si tout le monde éclate de rire
42:46c'est bien que c'est ridicule
42:47ensuite
42:47pourquoi hurler
42:48quand on pose le débat
42:50qu'on essaye de le poser
42:51relativement calmement
42:52en invoquant
42:53les soins d'urgence
42:54quand certains parlementaires
42:56qui soient députés
42:57ou sénateurs
42:58imaginent de faire muter
43:00l'aide médicale d'état
43:01en aide médicale d'urgence
43:02comme ça a été le cas
43:03régulièrement
43:03donc soit ce sont
43:05des soins d'urgence
43:05et donc on peut le renommer
43:06et le clarifier
43:07et tout le monde sera d'accord
43:08soit on hurle
43:09quoi qu'il arrive
43:10et donc on n'est pas
43:11extrêmement juste
43:12dans la manière
43:13d'aborder le sujet
43:14ensuite
43:15il existe
43:16évidemment
43:17je vous disais tout à l'heure
43:18les trois mois
43:18on attend trois mois
43:19ou par exemple
43:20à Mayotte
43:21il n'y a pas d'AME
43:21l'AME ne s'exerce pas
43:22à Mayotte
43:23donc j'imagine
43:24qu'avant les trois mois
43:25on laisse mourir les gens
43:26et tout le monde
43:27se satisfait de ça
43:28non évidemment
43:29pourquoi
43:30parce qu'il existe
43:30par ailleurs
43:31en France
43:32en parallèle de l'AME
43:33un panier de soins
43:34d'urgence
43:35qui vaut pour tout le monde
43:36sans aucune condition
43:37ni de ressources
43:39ni de situation
43:40dont bénéficient
43:41notamment
43:42les irréguliers
43:43non éligibles
43:44à l'aide médicale d'Etat
43:45il existe également
43:46la Puma
43:47et la complémentaire
43:48santé gratuite
43:49pour les demandeurs d'asile
43:50même déboutés
43:51en France
43:52autre situation
43:54migratoire
43:55et là c'est sans plafond
43:56avec les mêmes exigences
43:57que l'AME
43:58nous avons en France
43:59une générosité
44:00qui est absolument
44:01inédite en Europe
44:02pourquoi ?
44:03parce que la santé
44:04relève de la législation nationale
44:06donc les critères
44:07de l'Union Européenne
44:07nous allons plus loin
44:08notamment sur le cas
44:10de l'AME
44:10je imagine que l'Europe
44:11n'est pas peuplée
44:12de gens qui veulent
44:13laisser les gens mourir
44:14et infecter
44:15toute leur population
44:16or il y a un problème
44:17de finances élémentaires
44:19pour revenir
44:19à notre sujet
44:20du moment
44:21le nombre de bénéficiaires
44:23de l'AME
44:23ne cesse d'augmenter
44:24on a pour faire simple
44:26plus de 465 000 bénéficiaires
44:29en 2024
44:29ils étaient
44:30290 000
44:31en 2014
44:32vous voyez
44:33l'augmentation
44:33en 10 ans
44:35et ce sont autant de personnes
44:36évidemment
44:36qui ne cotisent pas
44:37à la sécurité sociale
44:38le coût augmente
44:39évidemment
44:40plus 67%
44:41en 10 ans
44:42c'est le rapport
44:43du Sénat
44:44de cet été
44:44qui le dit
44:45et une augmentation
44:46du coup
44:47par personne
44:47également
44:48qui est notée
44:49dans ce rapport
44:49or je citerai
44:51non pas
44:51parce que j'ai vu
44:51dans les papiers
44:52aujourd'hui
44:52je regarde toujours
44:53un peu
44:53comment le sujet
44:53est traité
44:54pour voir
44:54comment répondre
44:55on va dire
44:56aux objections
44:56ici et là
44:57et on a beaucoup
44:58entendu aujourd'hui
44:59que finalement
45:00ça faisait
45:00un appel d'air
45:01selon la droite
45:02et la droite extrême
45:03et l'extrême droite
45:03et la droite radicale
45:05alors je cite
45:06l'Office français
45:07de l'immigration
45:08et de l'intégration
45:09qui n'est pas un parti politique
45:10et qui n'est donc pas
45:11sur l'échec politique
45:12dans son rapport
45:122021
45:13sur les étrangers malades
45:15présents en France
45:15je les cite
45:16ouvrez les guillemets
45:17la France dispose
45:18d'un système unique au monde
45:20plus favorable
45:21et se situant
45:22bien au-delà
45:23des obligations
45:23qui s'imposent
45:24aux pays européens
45:25fermez les guillemets
45:26quelques lignes plus loin
45:27dans ce même rapport
45:28de l'OFI
45:28ouvrez les guillemets
45:29cette disposition
45:30est aujourd'hui connue
45:31bien au-delà
45:32de nos frontières
45:33et on observe
45:34des mobilités thérapeutiques
45:36fermez les guillemets
45:37encore un peu plus loin
45:38dans le texte
45:39il existe une immigration
45:40médicale
45:41de malades étrangers
45:42en recherche de soins
45:43gratuits
45:44récents
45:45chers
45:45ou innovants
45:46fermez les guillemets
45:47alors c'est entendu
45:49ce sujet ne réglera pas
45:50le sujet de la dette française
45:52dans son ampleur
45:52c'est 0,5%
45:54des dépenses
45:55de l'assurance maladie
45:56c'est absolument vrai
45:57mais ça ne rend pas
45:58le débat illégitime
45:59en miroir
46:00parce que ça ne résoudrait pas
46:01tout notre problème
46:02on appelle bien évidemment
46:04et dans le même temps
46:05nos hommes politiques
46:06a essayé de voir
46:06le problème globalement
46:07plutôt que d'ajouter
46:08des décisions aux décisions
46:09pour satisfaire
46:10ici et là
46:11à la veille du vote
46:12de confiance
46:12à la veille du vote
46:14de confiance
46:14merci beaucoup
46:15Charlotte Dornelas
46:16pour cette analyse
46:17je vous propose
46:18d'accueillir maintenant
46:19Pierre Gattaz
46:20ancien président du MEDEF
46:22patron des patrons
46:22entre 2013 et 2018
46:24j'espère de bien vouloir
46:25vous installer
46:26vous avez toujours défendu
46:28la compétitivité
46:29des entreprises françaises
46:30au nom de la baisse des charges
46:32flexibilité du travail
46:33réforme structurelle
46:34vous venez de sortir
46:35chez Fayard
46:36gagnez plus
46:38c'est maintenant
46:39votre travail
46:40mérite d'être bien payé
46:41voilà le titre
46:42de votre livre
46:43et c'est la raison
46:43pour laquelle
46:44nous avons envie
46:45de vous recevoir
46:46merci infiniment
46:47d'avoir pris le temps
46:48de nous rejoindre
46:49je sais que vous avez
46:50de m'accueillir
46:50c'est un plaisir
46:52vous avez une journée
46:52très chargée
46:53vous courez partout
46:54merci d'avoir pris le temps
46:55de nous rejoindre
46:57alors vous proposez
46:57un plan audacieux
46:58qui vise à revaloriser
47:00le pouvoir d'achat
47:02des français
47:03vous proposez une hausse
47:04de 30%
47:05à 10 ans
47:06à 10 ans
47:07du pouvoir d'achat
47:09concrètement
47:09quelles sont
47:10les 3 premières mesures
47:11on va dire prioritaire
47:12pour y répondre rapidement
47:13alors si vous voulez
47:13d'abord le geste de ce livre
47:14c'est de constater
47:15que la France
47:16a besoin de réformes
47:17depuis 40 ans
47:18et ces réformes
47:19sont toujours
47:20très mal prises
47:21très mal comprises
47:22jugées
47:22ultra libérales
47:23antisociales
47:24et on s'est dit
47:25comment on peut faire
47:25pour faire accepter
47:26ces réformes
47:27aux partis politiques
47:27et surtout
47:28à tous les français
47:29et on s'est dit
47:30il faut faire un lien
47:31entre chacune des réformes
47:32économiques
47:33et sociales à faire
47:34et le pouvoir d'achat
47:35donc chaque fois
47:36qu'on fait des économies
47:36ou qu'on fait de la croissance
47:37on a tenté de faire un lien
47:39avec le pouvoir d'achat
47:40des français
47:40pourquoi on a fait ça
47:41parce que si vous voulez
47:42on est avec mes 3 auteurs
47:44co-auteurs
47:44qui sont des patrons
47:45Xavier Fontanet
47:46Maxime Ayach
47:46Michel de Rosen
47:47on est extrêmement triste
47:49de la situation de la France
47:50qui s'enlise
47:51année après année
47:52on est passé 27ème
47:54de rang
47:55en PIB par habitant
47:57c'est-à-dire en richesse
47:57par habitant
47:58on était dans les 10 premiers
48:00il y a 30 ans
48:01tout le monde nous dépasse
48:02les Italiens sont en train
48:03de nous dépasse
48:03mais alors il y a ça
48:05et deuxièmement
48:05quand vous parlez
48:06au chauffeur de taxi
48:07à mes salariés etc
48:08tout le monde me dit
48:09mais ça paye plus
48:10le travail ne paye plus
48:11donc on n'ose plus embaucher
48:12donc il y a de plus en plus
48:14de blacks
48:14excusez-moi
48:15qui se met en place
48:16sur le cash
48:17c'est le travail au noir
48:19le travail au noir
48:20voilà
48:22et en fait tout ça
48:23pour vous dire
48:23qu'il y a un vrai souci
48:25pour les français
48:25d'essayer de gagner
48:27beaucoup plus
48:28et que le travail
48:28soit rémunéré
48:29donc c'est pour ça
48:30que dans nos mesures
48:31on a
48:32par exemple la première
48:34c'est vrai qu'elle paraît
48:35impopulaire
48:35c'est le travail
48:36de 37 heures à 40 heures
48:37on va regarder
48:38parce que je regarde
48:39des pages 144
48:40les 5 mesures
48:41les plus impactantes
48:42pendant que vous parlez
48:43on va les montrer
48:43il y a 4 blocs
48:46il y a gagner plus
48:47en travaillant plus
48:48ça c'est la première chose
48:49de passer de 37 à 40 heures
48:50c'est 3 heures de plus
48:51par semaine
48:51qu'est-ce qu'on dit
48:52c'est 8%
48:53de salaire net en plus
48:55ça c'est extrêmement important
48:56si vous voulez gagner plus
48:57en travaillant plus
48:58il faut que le travail
48:58soit rémunéré
48:59une des autres mesures
49:00c'est au-delà de 40 heures
49:01on dit que les heures supplémentaires
49:03doivent être extrêmement bien payées
49:04donc nous on dit
49:05vous gagnez 15 euros
49:06et bien ces heures supplémentaires
49:07elles pourraient monter
49:08à 22 euros
49:09net pour vous
49:09net pour l'entreprise
49:11c'est-à-dire enlever des charges
49:12sur les heures supplémentaires
49:13ensuite on dit
49:14c'est vrai avec la retraite
49:15il faut travailler plus
49:16alors il faut donner
49:18une vision
49:18aux français
49:19et à la France
49:20de tout ça
49:21pour faire quoi ?
49:22pourquoi on fait
49:22tous ces sacrifices ?
49:24c'est pour avoir plus d'argent
49:25comme les Suisses
49:26ont un SMIC net
49:27à 3800 euros
49:28à Genève
49:29ce qui est incroyable
49:30à 3 fois plus
49:31mais ils ont une vision
49:32ils ont gardé leur industrie
49:33ils ont gardé
49:34leur PME territoriale
49:36leur PME familiale
49:37et il y a une des ambitions
49:38qui est très importante
49:39dans ce livre
49:39c'est réindustrialiser la France
49:42je suis un industriel de base
49:44je fais de l'industrie
49:45depuis 40 ans
49:46et on a perdu notre industrie
49:48donc il est très important
49:49de se donner
49:50une ambition
49:51de remonter
49:52de 10% du PIB
49:53à 15% du PIB
49:54en disant
49:55c'est peut-être possible
49:56un peu compliqué
49:56quels sont les grands défis
49:58et c'est là où il faut
49:59redonner de l'espoir
50:00du souffle aux français
50:01de l'ambition aux français
50:02et bien nous avons
50:03tout le militaire
50:03à redévelopper
50:04nous avons tout ce qui est
50:05le climat
50:06l'environnement
50:06l'eau
50:07l'énergie
50:07le nucléaire
50:09vous avez toute la partie
50:10IA, data, intelligence artificielle
50:12vous avez toute la partie
50:13mieux vivre, mieux travailler
50:14mieux se loger
50:15mieux s'emporter
50:15pour faire les futurs Airbus de demain
50:17les futurs TGV de demain
50:19qui ont fait la fierté des français
50:20et la richesse des français
50:22pour être en glorieuse
50:23et aujourd'hui
50:24si vous voulez
50:24on nous a
50:24depuis 40 ans
50:25que j'appelle les 40 piteuses
50:27on nous a progressivement
50:29enlevé l'industrie
50:29on nous a fiscalisé à mort
50:31on a inventé l'ISF
50:33qui a fait fuir
50:33tous mes concurrents
50:34de Radial
50:35j'avais 20 concurrents
50:36que je suis arrivé en 92
50:37boîte territoriale
50:38formidable
50:39des PME
50:39des ETI
50:40familiales
50:41et bien la fiscalité
50:43que j'appelle politique
50:44idéologique
50:44a cassé ces outils
50:46moralité aujourd'hui
50:47en 2025
50:47vous n'avez plus que
50:485000 ETI
50:49en France
50:50à comparer avec
50:5110 000 en Italie
50:5215 000 en Allemagne
50:53donc si vous voulez
50:54il ne faut pas s'étonner
50:55que l'industrie
50:57est passée
50:58de 20%
50:58à 10%
50:59en PIB
50:59et avec toutes les conséquences
51:01que ça a
51:01le chômage qui a augmenté
51:02on a perdu 2 millions
51:03d'emplois dans l'industrie
51:04etc.
51:05et en fait
51:06il faut que les français
51:07choisissent
51:07entre un modèle social
51:09toujours très généreux
51:10alors la retraite
51:11à 62 ans
51:12le chômage
51:12très bien rémunéré
51:1435 heures
51:15et bien c'est des salaires nets
51:16faibles
51:17et en fait c'est ça le problème
51:18alors question justement
51:20lorsque vous parlez des français
51:21lorsque j'ouvre à votre proposition
51:22passer de 37 heures
51:24à 40 heures
51:25par exemple cette proposition
51:26est-ce que selon vous
51:28les français
51:29ils sont prêts
51:29à passer ce cap
51:30lorsqu'on entend par exemple
51:32comment les français
51:34ne sont pas d'accord
51:34avec la proposition
51:35des deux jours fériés
51:36de François Bayrou
51:36mais moi non plus
51:37je n'étais pas d'accord
51:37parce que je pense
51:38que ces deux jours
51:38doivent être payés
51:39le travail mérite salaire
51:41tout travail mérite salaire
51:42une heure de plus
51:43je vous adore
51:44c'est vrai
51:46vous pouvez le dire
51:47à François Bayrou
51:48c'est possible
51:48on l'appelle
51:49je lui ai dit
51:50à dire
51:51on va parler tout à l'heure
51:51de ce que vous disent
51:52elle est politique
51:53mais si vous voulez
51:54quand on est en crise
51:54dans les entreprises
51:55j'en ai vécu 4 à Réal
51:56vous faites les mesures
51:58de réforme
51:58qu'il faut qu'ils vont faire
51:59et ensuite vous redonnez un cap
52:01une vision à vos équipes
52:02un enthousiasme
52:03à vos équipes
52:03un espoir
52:04on va envahir la Chine
52:06on va attaquer les USA
52:07on va faire tel produit
52:07etc.
52:08ce qui monte dramatiquement
52:09à la France je trouve
52:10c'est cette ambition
52:11ce phare
52:12où est-ce qu'on va aller
52:13tous ensemble
52:13à 10 ans
52:14à 20 ans
52:14on ne nous le dit pas
52:15on ne nous entraîne pas
52:17on ne nous embarque pas
52:17et bien si on nous dit
52:19vous serez plus riches
52:20de 30% à 10 ans
52:21ce qui est peut-être
52:21un minimum
52:22vos enfants
52:23vous allez retrouver
52:24l'ascenseur de gel
52:24qui va remarcher
52:25parce que le taux d'emploi
52:26va baisser
52:26l'industrie à 15%
52:28c'est sans doute
52:29le plein emploi à l'horizon
52:30c'est derrière 4%
52:31et ce sont des familles
52:33qui vont retrouver
52:34de la pêche
52:34mais vous dites quand même
52:36une fenêtre de 10 ans
52:37quand même
52:37moi je dis
52:37qu'il faut une dizaine d'années
52:39il y a des mesures
52:40très vite à mettre en place
52:41ne pas remplacer
52:42un fonctionnaire sur deux
52:43oui je vois ça
52:44la réduction du fonctionnaire
52:45gain 5 milliards par an
52:46vous avez 5 milliards par an
52:48pourquoi ?
52:48parce que les fonctionnaires
52:49si vous voulez
52:49vous en avez 160
52:50à la Nicolas Sarkozy
52:52oui mais si vous voulez
52:53il faut mettre ça en perspective
52:54les 70 000 personnes
52:56qu'on ne remplace pas
52:58fois 70 cas euros
52:59de charges chargées
53:00ça fait 4,9 milliards
53:02ça fait 5 milliards par an
53:03et bien
53:03toutes les économies
53:04qu'on fait
53:05on les divise en 3
53:05on fait un tiers
53:07pour le pouvoir d'achat
53:07un tiers pour réduire
53:08les déficits
53:09et un tiers pour l'investissement
53:10dans l'avenir
53:11ces 30 mesures
53:12on les a estimées
53:13autour de 400-450 milliards
53:14d'économies
53:15et de gains
53:16c'est à dire 15%
53:18du PIB
53:18alors c'est en 10 ans
53:1915 ans
53:20très bien
53:20mais si vous faites
53:21divisé par 3
53:22vous sauvez la France
53:24vous embarquez les français
53:25avec vous
53:25dans ce projet formidable
53:27de dire
53:27mais on a tous les atouts
53:29qu'il faut
53:29si on nous libère les freins
53:31si on nous libère
53:32de la fiscalité
53:32si on peut
53:35faire un carton
53:35dans tous les domaines
53:38que l'on a
53:39on peut être champion du monde
53:40partout
53:40oui oui oui
53:41mais j'entends bien
53:42ce que vous dites
53:42et on entend souvent ça
53:43on peut
53:44on peut
53:45on peut
53:45on peut
53:45si on fait ceci
53:47si on fait cela
53:47qu'avez-vous dit
53:48à nos différents
53:49politiques
53:50qu'avez-vous dit
53:51à nos différents ministres
53:52que vous ont-ils répondu
53:53est-ce que là
53:54et pourquoi
53:55c'est pas appliqué
53:56parce qu'on voit justement
53:57lorsque vous étiez
53:58patron du Midef
53:59vous avez une très bonne réputation
54:01pourquoi est-ce qu'il y a
54:03d'un côté
54:04par exemple
54:05justement
54:05ces entreprises
54:06qui donnent des propositions
54:07et de l'autre côté
54:07une sorte de politique
54:09de gouvernement
54:10de politiciens
54:11aveugles et sourds
54:11c'est terrible
54:12parce que depuis la dissolution
54:13c'est du grand n'importe quoi
54:15je dirais
54:16les discours politiques
54:17me rendent
54:18une colère folle
54:19mais comme tous mes pères
54:20chefs d'entreprise
54:21commerçants
54:21artisans
54:22la majorité
54:23grande majorité
54:23des salariés
54:24on est revenu au 19ème siècle
54:25on est revenu
54:26à la limite des classes larvées
54:27c'est ce que disait Mathieu
54:28quand j'entends le PS
54:29avec sa taxe Zuckman
54:30de 2% sur les patrimoines
54:32de 100 millions
54:32vous vous rendez compte
54:33qu'un jeune startupper
54:34qui arrive
54:34qui met 50 000 euros
54:35pour créer sa boîte
54:36c'est le programme du PS
54:37il réussit très bien
54:39il embauche
54:40il crée de la valeur
54:41sa boîte vaut 100 millions
54:42il va être obligé
54:43de payer 2 millions cash
54:44il vient d'où ?
54:46et au lieu de payer
54:472 millions cash
54:47aux impôts
54:48dans une baignoire percée
54:49de la France
54:49parce que la France
54:50c'est une baignoire percée
54:51au lieu de colmater
54:52les fuites de la France
54:54on veut rajouter
54:55des robinets partout
54:56pour remettre de l'eau
54:56dans une baignoire percée
54:57c'est totalement délire
54:59très bonne image
55:00mais non mais c'est
55:00complètement délire
55:01et plutôt que de taxer
55:03ce pauvre gars
55:03de 2 millions
55:04de startupper
55:05il pourrait le mettre
55:06dans sa boîte
55:07pour faire encore
55:08si les politiques
55:08ne vous entendent pas
55:09qu'est-ce qu'on fait ?
55:10mais il faut continuer
55:11c'est pour ça
55:12merci de m'avoir accueilli
55:14sur ce plateau
55:14j'ai fait ce livre
55:15avec mes pères
55:16pour essayer
55:17de faire comprendre
55:18comment fonctionne le monde
55:19parce que nous
55:19on n'est pas philosophes
55:20on n'est pas des économistes
55:22on est des gens
55:22qui vont voyager
55:23dans le monde entier
55:23on a vu des pays réussir
55:25la Suisse
55:26qui est la Suisse
55:26l'Allemagne
55:27la Suède
55:27le Canada
55:28Singapour
55:29y compris la Chine
55:30qui en Deng Xiaoping
55:31en 1978
55:32on va parler de la Chine
55:33la Chine si vous voulez
55:34ils ont retrouvé
55:35ils ont compris
55:36le libéralisme
55:37et le capitalisme
55:37de Chine
55:38chinois
55:38c'est pas un modèle politique
55:39bien évidemment
55:40c'est pas un modèle politique
55:41c'est un modèle économique
55:42et bien ils ont sorti
55:43de la pauvreté
55:44la moitié de leur population
55:45donc il y a des tas de réformes
55:47qu'on cite là-dedans
55:47qui ont été faites
55:48par les Suédois
55:49les Canadiens
55:50et qui ont permis
55:51de repartir
55:52avec de la croissance
55:53et des PIB par ébitant
55:54donc c'est possible
55:55pour la France
55:56il faut juste
55:56nous embarquer
55:57dans une vision
55:58extrêmement positive
55:59d'où ce livre
56:00Gagnez plus
56:01c'est maintenant
56:02votre travail
56:02mérite d'être bien payé
56:04votre livre
56:05j'ai failli à rester avec nous
56:06puisque vous parlez
56:08de la Chine
56:08Xi Jinping
56:09a réuni à Tangine
56:10dans le cadre
56:11de l'organisation
56:12de la coopération
56:13de Shanghai
56:1320 chefs d'Etat
56:14pour un grand sommet
56:16de ce qui semble être
56:17le monde anti-occidental
56:19on peut dire ça
56:20Mathieu
56:20devant ce monde
56:21qui monte
56:22l'Europe
56:22n'est-elle pas
56:23terriblement désarmée
56:25ne semble-t-elle pas
56:26appartenir au passé
56:27davantage qu'à l'avenir
56:29alors c'est une rencontre
56:30assez importante
56:31parce qu'on parle
56:31depuis des années
56:32du sud global
56:33on cherche à nommer
56:34l'émergence
56:35du choc des civilisations
56:36d'un monde multipolaire
56:37on multiplie les concepts
56:39pour nommer
56:39ce monde
56:40qui n'est plus centré
56:41sur l'Occident
56:43or qu'est-ce qu'on voit
56:44c'est que ce monde
56:45commence à se concrétiser
56:46à la manière
56:47d'une réalité géopolitique
56:48vous avez parlé
56:49de Xi Jinping
56:50qui est le grand organisateur
56:52avec la Russie
56:53c'est l'organisation
56:53de coopération
56:54de Shanghai
56:55s'ajoute à cela
56:56ne l'oublions pas
56:57Erdogan
56:58de Turquie
56:59s'ajoute à cela
57:00aussi le président
57:01de la République
57:02d'Iran
57:02s'ajoute à cela
57:03Kim Jong-un
57:04et s'ajoute à cela
57:05aussi le président
57:06aujourd'hui
57:07de Modi
57:09en Inde
57:10donc qu'est-ce qu'on voit
57:10toute une série
57:12de puissances
57:12qui ont des intérêts
57:13bien distincts
57:14des intérêts
57:14qui ne sont pas
57:15les mêmes
57:16il faut être certain
57:16on peut en être certain
57:17qui ont une chose
57:19en commun
57:19néanmoins
57:19c'est qu'ils veulent
57:20s'affranchir
57:21du monde occidentalo-centré
57:23que nous avons connu
57:24depuis 1492
57:26j'ai l'impression
57:27que ce sont des affranchis
57:28je ferme la parenthèse
57:29oui mais on est
57:30dans un moment
57:30de revanche
57:32en quelque sorte
57:32et je crois
57:33qu'on ne comprend rien
57:34de la psychologie
57:34des peuples
57:35et des civilisations
57:35si on ne comprend pas
57:36ce moteur
57:38qu'est la revanche
57:39et qu'est-ce que j'entends
57:39par là
57:40chacun y va
57:41de ses propres intérêts
57:42je l'ai dit
57:42la Chine
57:43sait qu'elle est aujourd'hui
57:44le grand rival
57:45des Etats-Unis
57:46au 21ème siècle
57:46la Russie
57:48veut s'affranchir
57:49de l'Europe
57:50rompre avec l'Europe
57:50une fois pour toutes
57:51en disant
57:51nous ne sommes plus
57:52enfin c'est la tendance
57:53anti-européenne
57:54qui existe dans l'identité russe
57:55qui domine
57:55en Inde
57:56rupture avec Trump
57:58autour de la question
57:58des droits de douane
57:59et bien on va finalement
58:00participer à ce bloc
58:01et ce qui est frappant
58:03dans cette séquence
58:04c'est que chacun
58:05a des intérêts distincts
58:06mais ils ont une chose
58:07en commun
58:07c'est cette idée
58:08que le monde doit désormais
58:09non seulement je dis
58:10sans la franchir
58:11mais un peu humilier
58:12la puissance dominante d'hier
58:14d'ailleurs aujourd'hui
58:15organisé par la Chine
58:17un défilé militaire
58:18absolument
58:19les plus méchants
58:21on dirait carnaval
58:21mais c'est incroyable
58:22on est devant
58:23une démonstration de force
58:24une démonstration de discipline
58:26c'est pas simplement
58:26une parade militaire
58:27c'est une volonté de montrer
58:28où est la puissance
58:29aujourd'hui
58:30on pense au défilé militaire
58:31de Trump
58:32il y a quelques semaines
58:33on pense peut-être
58:34à ce que ce serait
58:34un défilé militaire
58:35en Europe aujourd'hui
58:35la plupart du temps
58:37et on voit désormais
58:38que la puissance s'affiche
58:39de manière décomplexée
58:40et ça fait rêver
58:41ici certains
58:41qui se disent
58:42la puissance est ailleurs
58:43aujourd'hui
58:44l'Occident semble perplexe
58:46devant ce sommet
58:47pourquoi ?
58:48parce que nous nous croyons
58:49encore le premier monde
58:50nous nous prenons encore
58:51pour la référence du monde
58:51on croit encore
58:52on croit avoir le monopole
58:54mondial du droit
58:55on se prend pour
58:56l'universel incarné
58:57et il se trouve
58:58qu'une partie du monde
58:59nous dit non vous n'êtes
59:00vous êtes fort légitime
59:01probablement
59:01mais vous n'êtes
59:02qu'une province
59:02un peu dépassée
59:04dans le monde
59:05qui émerge aujourd'hui
59:06alors l'histoire
59:07du monde occidental
59:08depuis un siècle
59:09qu'est-ce que c'est ?
59:10c'est l'histoire
59:10d'un suicide démographique
59:12première guerre mondiale
59:13deuxième guerre mondiale
59:14la guerre civile européenne
59:15c'est la fin des empires
59:16donc la perte de puissance
59:18c'est le reflux
59:18des populations impériales
59:19coloniales
59:20qui remontent
59:21en Europe ensuite
59:22c'est la domination
59:23des idéologies folles
59:24et qui nous rendent
59:25tous fous
59:25c'est l'écrasement
59:26bureaucratique
59:26c'est ce dont on vient
59:27de parler
59:27des états
59:28qui sont condamnés
59:30à la faillite
59:31donc devant tout cela
59:32l'Europe quant à elle
59:33continue de croire
59:33au soft power
59:34l'Europe continue de croire
59:36en fait
59:36un vieux film de 1992
59:38elle est un peu enfermée
59:39dans le passé
59:40et elle fait encore
59:41la leçon au monde
59:42il se peut qu'elle soit
59:43aujourd'hui en effet
59:43déclassée
59:45merci madame
59:46pour votre analyse
59:47merci infiniment
59:47merci beaucoup
59:48merci infiniment
59:49pour votre présence
59:49sur notre plateau
59:50merci à tous
59:51excellente sud-oporame
59:52l'heure des pros de Pascal Praud
59:53je vous suivre
59:56je me dis
00:04j'aime
00:06Damit
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