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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0119h, c'est l'heure, ravi de vous retrouver ce soir pour Face à l'Info, le JT, Adrien Fontenot, bonsoir Adrien.
00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous. Il n'avait que 19 ans, il a été victime d'un refus d'obtempérer.
00:12Matisse, samedi, a perdu la vie, mortellement fauchée dans le centre-ville de Lille par un chauffard de 31 ans déjà connu des services de police.
00:19Cet après-midi, Laurent Nouniès parle des refus d'obtempérer comme d'actes, je cite, intolérables, insupportables.
00:24Le ministre de l'Intérieur a fortement encouragé les forces de l'ordre à prendre en charge et interpeller leurs auteurs.
00:28Un carton plein pour Duralex, l'entreprise de verrerie a lancé une levée de fonds ce lundi.
00:32Et en quelques heures, plus de 5 millions d'euros de promesses d'investissement ont été reçues.
00:36La marque avait failli disparaître en avril 2024 avant d'être reprise par ses salariés quelques semaines plus tard.
00:42Et puis la Cour pénale internationale s'inquiète de la situation au Soudan.
00:45Les attaques commises à El Facher pourraient constituer des crimes de guerre et crimes contre l'humanité depuis avril 2023.
00:51Le pays se déchire entre l'armée d'un côté et les forces de soutien rapides de l'autre.
00:55Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères français, appelle à un cessez-le-feu.
00:58Chère Adrien, et au sommaire ce soir, le Royaume-Uni a à nouveau frappé par la terreur.
01:06Ce week-end, une attaque au couteau a semé la panique qui fait 11 victimes dans un train.
01:11Pas de mort pour l'instant, mais 9 blessés, graves, avec pour nos styles vital engagés.
01:16L'auteur est soupçonné d'être impliqué dans trois autres incidents.
01:19Un drame qui interroge, insécurité grandissante, perte de repères ou simple fatalité d'une société sous tension.
01:26Ce soir, nous reviendrons sur cette tragédie et sur ce qu'elle dit de l'Europe avec l'édito de Mathieu Bocotti.
01:31Mathis avait à 19 ans, il vivait simplement sa vie quand tout s'est arrêté sur un passage piéton.
01:39Renversé par un multirécidiviste après un refus d'obtempérer, le chauffeur roulait sans permis,
01:44déjà condamné dans des affaires de trafic de drogue ou des affaires de séquestration de violence.
01:50La victime Mathis s'appliquait dans ses projets avec ses parents aimants qu'il avait adoptés quand il avait 16 mois d'Haïti.
01:59Son nom résonne comme un cri, sa mère Laetitia en larmes a témoigné sa souffrance.
02:04Que justice soit faite, on m'a enlevé mon fils.
02:07Ce soir, Gabrielle Cluzel nous dresse le portrait de cette énième victime de délinquants, Mathis.
02:14Populicide, voilà un mot qui vient frapper la France aujourd'hui en plein cœur.
02:19« Populicide », c'est le titre du dernier livre de Philippe de Villiers.
02:23Plus de 80 000 exemplaires vendus en trois semaines,
02:25Philippe de Villiers dénonce l'éclipse de la conscience nationale,
02:29la haine de la France, la trahison des élites, un peuple qui meurt.
02:33L'ancien ministre parle d'un génocide par substitution,
02:37le pronostic vital de la nation est engagé.
02:40Qu'est-ce que ce « populicide » ? Philippe de Villiers est notre invité ce soir.
02:44Un peuple ne se voit jamais mourir.
02:47Sommes-nous réellement en train de mourir ? Pourquoi ?
02:50Nous dresserons le constat avec Philippe de Villiers,
02:53puis nous demanderons comment meurent les peuples.
02:55Mais également, comment renaissent-ils ?
02:57Y a-t-il un espoir, une espérance, une clé pour redémarrer la France ?
03:01Philippe de Villiers nous livrera ses trois cordes de rappel,
03:04lui qui a alerté depuis 40 ans.
03:07« Populicide » est aussi un cri d'espérance.
03:10Philippe de Villiers, invité de face à l'info ce soir.
03:12Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
03:16Je ne veux pas que mon pays meure.
03:34Nous sommes face à un crime perpétré par une jante politicienne échappant au jugement de l'instant.
03:40Nous sommes en train de changer de peuplement.
03:44Nous sommes en train de changer d'art de vivre.
03:46Nous sommes en train de changer de civilisation.
03:51Quand on tue un homme, ça s'appelle un homicide.
03:55Quand on tue un peuple, cela s'appelle un populicide.
04:01Nous y sommes, mais on nous le cache.
04:03Voilà pour l'introduction du livre de Philippe de Villiers
04:08qui va nous rejoindre dans quelques instants en direct en face à l'info.
04:13D'abord, Mathieu Bocoté, l'attaque au couteau à grande échelle
04:17qui a frappé le Royaume-Uni ce week-end demeure nébuleuse.
04:21Il nous faut pourtant y revenir car elle suscite de vives interrogations.
04:26Se pourrait-il même qu'elle parle indirectement de la France ?
04:30On en a l'impression, ce qui se passe aujourd'hui dans un pays d'Europe
04:33se passe dans tous les pays d'Europe en même temps.
04:35Je crois que c'est la première chose à se dire.
04:36Premier élément, on voit donc quelqu'un dans le métro,
04:40poignard dix personnes, gravement, c'est le moins qu'on puisse dire.
04:44Et premier réflexe, évidemment, c'est de se dire
04:46que c'est un attentat terroriste.
04:48C'est un attentat terroriste, quelqu'un qui décide de lancer une telle frappe.
04:51Et on se dit que ça ne peut être autre chose.
04:54Très rapidement, les autorités nous disent,
04:56et c'est important parce que le récit politique accompagne la description des faits,
05:00très rapidement, les autorités politiques nous disent,
05:02un instant, on n'en sait pas beaucoup, donc n'en parlons pas si possible.
05:06Je cite ici l'équivalent de la ministre de l'Intérieur,
05:10Shabana Mahmoud, qui nous dit,
05:12premier commentaire, le 1er novembre.
05:14Elle nous dit,
05:15j'invite la population à éviter tout commentaire et toute spéculation
05:19à ce moment particulier de l'enquête, au tout début de l'enquête.
05:23Donc, n'en parlez pas, s'il vous plaît.
05:25Et, le lendemain, elle nous dit, finalement,
05:29nous en savons davantage grâce aux policiers.
05:30Et nous savons que les deux personnes qui ont été arrêtées
05:32sont British Born, donc nées en Grande-Bretagne,
05:35et British National, donc de nationalité britannique.
05:38Donc, circuler, il n'y a rien à voir,
05:40c'est un fait divers comme il y en a tant.
05:42Le problème, ne l'oublions pas,
05:43c'est qu'il y a un contexte au Royaume-Uni en ce moment
05:45où il y a une multiplication d'agressions au couteau
05:47de cette manière ou d'une autre.
05:48Par exemple, à Manchester, il y a un mois,
05:51un homme a frappé dans une synagogue.
05:53L'attaquant était Djihad Al-Shami,
05:55qui avait quitté la Syrie pour s'établir en Grande-Bretagne.
05:58Il avait obtenu la nationalité britannique en 2006
06:00et plus récemment, une attaque d'un Afghan de 22 ans
06:03entré clandestinement au Royaume-Uni en 2020.
06:06Donc, qu'est-ce qu'on voit?
06:07Ces événements se multiplient
06:08et la première réaction du politique consiste à dire
06:11ne parlez pas et finalement, il ne s'est rien passé.
06:14C'est un fait divers, tragique, mais rien de plus.
06:16Soit dit en passant, et c'est un élément important,
06:20voilà comment l'événement est traduit
06:21dans le journal Le Monde en France.
06:22Premier paragraphe qui nous explique ce qu'on doit en penser.
06:25On nous dit que c'est une frappe,
06:27une personne est dans un état tragique,
06:28donc c'est tragique.
06:30La police écartait un motif terroriste dimanche.
06:34Mais ce brutal fait divers
06:36a aussitôt redonné du carburant à l'extrême droite,
06:40qui, dans un contexte social tendu,
06:42exploite les peurs collectives
06:44et n'hésite pas, souvent on méprie des faits,
06:46à établir un lien entre migration et criminalité.
06:49Premier paragraphe.
06:50Autrement dit, il n'y a pas de lien avec l'immigration ici.
06:53Non, parlez pas.
06:54Donc d'un côté, les autorités britanniques,
06:56ensuite la Pravda française,
06:59et par ailleurs, là, on nous donne quelques faits ensuite
07:01sur le profil des deux personnes.
07:03Et là, les Britanniques comprennent
07:04qu'ils ne peuvent plus se contenter de dire citoyens britanniques.
07:07Ils doivent donner des données ethniques, entre guillemets,
07:09parce que ça compte aujourd'hui, on peut s'en désoler.
07:11Mais on cherche à les réduire à leur part minimale
07:13pour empêcher toute réflexion.
07:15Donc on nous dit, et pour l'instant, on n'en sait pas davantage,
07:17le premier suspect est un homme de 32 ans,
07:20un citoyen britannique noir.
07:22Le deuxième suspect, qui n'est plus en concerné,
07:24est un homme de 35 ans,
07:26britannique d'origine caribéenne.
07:28Tous deux ont été arrêtés pour tentative de meurtre
07:30et sont nés au Royaume-Uni.
07:31Alors on dit noir, donc on comprend.
07:32Par là, le signal est envoyé.
07:34Nous ne cachons pas les faits,
07:35mais vous n'en saurez pas davantage.
07:38Pourtant, ce qui est intéressant là-dedans,
07:40c'est, on comprend qu'il y a une dimension,
07:42je crois que c'est le sentiment dominant au Royaume-Uni,
07:44les tensions interethniques sont de plus en plus vives.
07:47On peut se désoler de ce vocabulaire,
07:49je ne suis pas de ceux qui s'en réjouissent,
07:50mais on doit constater qu'il existe en ce monde
07:52des tensions interethniques, interraciales,
07:54et que le Royaume-Uni en est probablement le théâtre.
07:57Est-il possible de le mentionner?
07:59On nous dit, il n'y a pas de terrorisme.
08:00Ne vous inquiétez pas, il n'y a pas de terrorisme.
08:02Mais on oublie que le terrorisme n'est pas la seule manière
08:04qu'on les peuple de se confronter.
08:07Et ce qui existe aussi aujourd'hui,
08:08c'est justement une forme de délinquance conquérante du quotidien,
08:12entre groupes qui se font la lutte,
08:14sans le savoir quelquefois les uns et les autres au quotidien.
08:16Et qu'est-ce qu'on voit dans ce contexte au Royaume-Uni?
08:19C'est une réalité qui remonte, tensions interethniques,
08:22que le pouvoir ne veut pas nommer,
08:24que le pouvoir veut interdire de nommer,
08:26mais qui est pourtant une réalité.
08:28– Revenons à une question importante, Mathieu,
08:30que vous venez de soulever.
08:32La nationalité est-elle si importante?
08:34– Et vous avez raison de le dire, la nationalité,
08:36c'est le « British national ».
08:38Autrement dit, ce sont des citoyens britanniques.
08:39Ne réfléchissez plus.
08:40Est-ce que la nationalité est une donnée importante?
08:43Assurément.
08:44D'abord parce que c'est une donnée autorisée.
08:45C'est une dernière manière de nommer le réel,
08:47et encore là, quelquefois qu'il recouvre.
08:49Donc, elle est importante en France, par exemple,
08:51quand on parle des gens qui sont tout simplement
08:52des étrangers formels ou des OQTF,
08:55ça nous donne un indice sur, quelquefois,
08:57le portrait de la délinquance telle que nous la connaissons.
09:00Mais c'est aujourd'hui une donnée insuffisante.
09:02C'est une donnée insuffisante, pourquoi?
09:04Parce que partout en Occident,
09:06et au Royaume-Uni davantage qu'en France, je crois,
09:08il y a une dissociation de plus en plus marquée
09:10entre la nationalité administrative ou juridique
09:13et la nationalité existentielle
09:14ou l'identité culturelle première.
09:17Et qu'est-ce qu'on voit, c'est que les gens peuvent se dire
09:18« Je suis britannique, tu es britannique »,
09:19mais dans les faits, leur identité juridique,
09:22ils s'en fichent, parce que leur première appartenance,
09:24elle est davantage tribale, comme dirait Maffé Soli,
09:27elle est davantage ethnique, raciale, culturelle,
09:29choisissez le terme que vous voulez,
09:31mais cette part du réel remonte à la surface aujourd'hui.
09:34Tout récemment, en France, si je peux me permettre,
09:36ça vaut la peine de le dire,
09:38il y a une...
09:40La question est posée, je crois, c'est à Robert Bénard,
09:43maire de Béziers,
09:44qui dit « Vous savez, il y a un lien entre délinquance
09:45et immigration dans ma ville ».
09:47Et la présentatrice dit « Comment savez-vous ? »
09:50Il me dit « Il suffit de regarder ».
09:51Elle dit « Ah, regardez ! »
09:53Donc, délit de faciès.
09:54Il dit « Non, mais est-ce que je peux au moins nommer
09:56ce que je vois ? »
09:57Et on comprend que dans le régime diversitaire,
09:59l'aveuglement est un devoir moral,
10:01presque un devoir civique.
10:02Notez qu'en France aussi,
10:03après la séquence de Crépole,
10:04gardez ça à l'esprit,
10:05qu'est-ce qu'on disait ?
10:06On avait peur que les prénoms des agresseurs
10:09sortent publiquement.
10:11Pourquoi ?
10:11Parce que le commun est mortel,
10:12davantage qu'une couleur de peau soit dit en passant,
10:15est capable d'identifier des comportements culturels,
10:17est capable d'identifier les tensions,
10:19est capable d'identifier, autrement dit,
10:20cette réalité qu'on cherche à recouvrir, absolument.
10:23Mais le pouvoir ne veut pas rendre visible cette réalité
10:26parce qu'apparemment, nous devons continuer à croire
10:28que le vivre-ensemble fonctionne bien.
10:31Qu'est-ce qu'on pourrait dire, Mathieu,
10:32que le Royaume-Uni est une forme de laboratoire
10:34pour la dissimulation idéologique en matière d'insécurité ?
10:38Et plus encore, c'est non seulement la dissimulation,
10:41parce que c'est la dissimulation,
10:42telle Ford, on en a parlé, telle Ford,
10:44rappelons-nous, on a sacrifié des jeunes femmes
10:46par milliers pour ne pas compromettre
10:48le récit du vivre-ensemble diversitaire qui va bien.
10:51Donc, je dis dissimulation, mais sacrifice.
10:53Il faut comprendre que nos sociétés,
10:55globalement, je ne dis pas chaque dirigeant,
10:57pas chaque premier ministre, pas chaque ministre,
10:58mais nos sociétés, globalement, la technostructure,
11:01considèrent que le récit de la diversité heureuse
11:03est tellement important
11:04qu'il y a quelquefois des populations à sacrifier
11:06pour que tout se maintienne médiatiquement.
11:09Dès lors, à telle Ford, on a sacrifié,
11:11on a sacrifié des jeunes femmes,
11:13des milliers de jeunes femmes,
11:14et les Britanniques ont poussé ça très loin.
11:16De la même manière, aujourd'hui,
11:17connaissez-vous en Europe, à part la Belgique,
11:19un pays où le basculement démographique,
11:21le populicide, pour reprendre la formule de notre invité,
11:24le populicide, l'effacement culturel,
11:26le changement de population est aussi avancé qu'au Royaume-Uni.
11:30Sachez par ailleurs qu'en ce pays,
11:31ça se conjugue avec une islamisation agressive
11:33que l'on voit tous les jours.
11:36Il y a un grand écart dans nos sociétés aujourd'hui
11:37entre l'expérience vécue du quotidien
11:40et le discours officiel autorisé.
11:42Tout le monde sait, tout le monde sait,
11:45tout le monde sait, pour reprendre la formule,
11:46mais personne ne peut le dire sans risquer beaucoup,
11:50surtout en ce pays,
11:51et je termine là-dessus,
11:52ou à 6 heures du matin,
11:53si vous avez fait un tweet il y a deux mois ou deux ans
11:55pour vous désoler de ce que devient votre pays,
11:57la police peut cogner chez vous pour dire tweet et nœud,
11:59tout ça, un petit parfum de Stasi.
12:01Excellente analyse, mon cher Mathieu.
12:03Samedi soir, 1er novembre à Lille,
12:06Mathis, 19 ans, a été fauché
12:08par un chauffard qui fuyait la police.
12:10Sa mère s'est exprimée ce matin sur Europe 1
12:12et ensuite aussi sur CNews.
12:14Pour elle, c'était important de le faire.
12:16Elle a voulu parler de son fils
12:18pour que les Français se souviennent de lui.
12:20Qui était Mathis ?
12:22Avant de se poser la question,
12:23écoutons qui est celui
12:25qui conduisait la voiture,
12:28ce délinquant multirécidiviste.
12:30Amoury Bucco était sur Europe 1 ce matin.
12:33Le chauffard est interpellé
12:34un peu plus loin par la police.
12:37Il a 31 ans.
12:38Il s'appelle Shaouliya Abed E.
12:41Et il a déjà 16 mentions
12:43à son traitement des sans-décédents judiciaires.
12:45C'est-à-dire qu'au moins 16 fois,
12:46la police a eu l'occasion de l'interpeller.
12:48Connu des services de police
12:50et les multirécidivistes
12:51qui nous ont plus sur son profil.
12:53Voilà, on appelle ça un très bon client.
12:54C'est comme ça que les policiers
12:55le disent en orange à rond.
12:58Son permis avait été annulé en 2023.
13:01Et il avait d'ailleurs été arrêté en 2024
13:03pour conduite malgré cette suspension de permis.
13:06Donc effectivement,
13:07il était en récidive de cette conduite sans permis.
13:10Mais c'est surtout un délinquant chevronné
13:12puisqu'il est impliqué dans le trafic de drogue
13:14depuis assez longtemps.
13:16En fait, on retrouve assez facilement
13:17avec son nom des archives de la presse locale.
13:20En 2020, il avait été condamné
13:21à trois ans de prison,
13:22dont deux fermes,
13:23pour avoir séquestré, violenté,
13:25j'ai envie de dire même torturé
13:26un homme d'une cinquantaine d'années.
13:27En fait, lui et des complices
13:29se servaient de son appartement
13:30qui était au 11e étage d'une tour
13:32à Lille
13:33pour faire de leur trafic de drogue.
13:36En fait, il squattait son appartement,
13:38il séquestrait cet homme
13:39et il le faisait subir des violences.
13:40Par exemple, on a retrouvé
13:41beaucoup de brûleurs de cigarettes sur lui.
13:43Il avait le crâne à moitié rasé, cet homme.
13:45Il avait finalement réussi à s'échapper
13:46pour prévenir la police.
13:47Il avait expliqué ce qui lui arrivait.
13:49Donc, il avait été condamné pour ces faits.
13:51Et même encore avant, en 2013,
13:52on retrouve ça toujours dans la presse locale.
13:54Son nom apparaît
13:55dans une affaire de trafic de drogue.
13:57Et la presse précisait déjà à l'époque
13:59que Shaouliya Abed-E
14:02avait déjà été condamné
14:03pour des faits de trafic de drogue.
14:05Comme dit Mathieu Bocoté,
14:06tout le monde sait.
14:07Mais qui est Mathis ?
14:09On marque une pause et on revient.
14:14Retour sur le plateau de Face à l'Info.
14:16De quoi vous parlez, là, tous les deux ?
14:18Des impôts.
14:19Des impôts.
14:21Je suis très angoissée en ce moment.
14:23Comme tout humain normalement constitué,
14:25ils veulent s'emparer de l'épargne.
14:27Regardez un petit cadeau
14:28que nous ont fait des téléspectateurs
14:29qui sont en coulisses
14:31avec une petite photo.
14:33Marc, il fait 20 ans.
14:34On dirait qu'il a 20 ans et tout.
14:35C'est la réalité.
14:37Il est mieux en dessin.
14:39Il est mieux en dessin.
14:41Dans un instant, nous accueillons
14:42Philippe de Villiers
14:43pour son livre Populicide.
14:46Plus de 80 000 exemplaires vendus.
14:48Lui-même ne le sait pas,
14:49mais il vend 2 à 3 livres par minute.
14:52J'ai tout compté.
14:53Incroyable.
14:53D'abord, Gabrielle Cluzel,
14:56samedi soir, 1er novembre,
14:58à l'île de Matisse, 19 ans,
14:59fauchée par un chauffard
15:01qui fuyait la police.
15:03Qui était Matisse ?
15:04Vous êtes penchée sur son profil.
15:07Alors, Matisse était originaire d'Haïti.
15:10Il est arrivé en France à 16 mois.
15:13Ses parents sont allés le chercher à Haïti.
15:16Et il a fait l'objet d'une adoption plénière.
15:19Il a obtenu la nationalité française.
15:22C'est un tout petit garçon
15:23qui avait déjà beaucoup souffert à Haïti.
15:27Et on imagine à quel point ses parents,
15:29alors ils s'appellent eux-mêmes,
15:30papa Manu et maman Laetitia,
15:33devaient être heureux
15:34de lui donner une nouvelle vie,
15:37une deuxième chance.
15:38Alors, Manuel, ça veut dire Dieu avec nous.
15:40Et Laetitia, ça veut dire la joie.
15:41Donc, il était extrêmement bien accadré.
15:43Et il ne pouvait pas, évidemment,
15:45imaginer ses parents que,
15:47eh bien, un jour,
15:49le nom de Matisse
15:50se rajouterait à la longue liste
15:53des enfants,
15:55des adolescents,
15:56des jeunes,
15:57sacrifiés sur l'autel de l'impéritie,
16:00judiciaire, sécuritaire
16:02ou migratoire.
16:04Donc, après Timothy,
16:06Laura,
16:06Morane,
16:07Lola,
16:07Philippine,
16:08Elias et bien d'autres.
16:09Voilà, Matisse.
16:11Et c'est vrai qu'il y a quelque chose
16:12de stratégique.
16:13d'imaginer qu'il est venu en France
16:15pour fuir le malheur
16:17et qu'il y a trouvé la mort.
16:19C'est Mutatis, Mutandis,
16:20ce qui s'est passé aussi
16:21pour l'Iraquin chrétien
16:23à Sur Sarnaya.
16:24Vous vous souvenez
16:25qui a été assassiné à Lyon.
16:27Notre pays était un Eldorado,
16:29un paradis.
16:30Et ce paradis espéré
16:31est devenu pour certains
16:32un enfer et une tombe.
16:35Alors, ce matin, Christine,
16:36vous avez eu Laetitia au téléphone.
16:37J'étais là.
16:39Et vous n'avez pas pu
16:41retenir vos larmes.
16:42Et c'est vrai que
16:43c'était extrêmement émouvant.
16:46Elle était effondrée, Laetitia,
16:47mais elle tenait à parler
16:48pour rendre hommage
16:50à son fils.
16:51Alors, on verra
16:51pas seulement pour lui rendre hommage,
16:52mais déjà pour lui rendre hommage.
16:55Alors, elle parle de lui
16:56comme un gamin adorable.
16:57Ce sont ses mots.
16:59Elle dit donc
17:01que de son Matisse
17:02qui allait avoir 20 ans,
17:04il était étudiant
17:05et travaillait en parallèle
17:06dans le McDo
17:07de Marc-en-Barreuil.
17:08Originaire d'Arc,
17:10il venait de prendre
17:10une colloque
17:11avec ses quatre amis
17:12depuis un mois.
17:13Vous savez, 19 ans,
17:14c'est un peu l'âge
17:15de tous les possibles.
17:16C'est l'âge où
17:16on s'envole, en quelque sorte.
17:18On commence à prendre son envol.
17:20Sa mère le décrit
17:21comme un pitre.
17:22Ce sont ses mots encore.
17:24Il était doté
17:24d'un grand sens de l'humour.
17:27C'était,
17:27je prends ses mots encore,
17:28un adolescent enthousiaste,
17:30rêveur,
17:31créatif, volontaire.
17:32Il était musicien.
17:34Il avait déjà créé
17:35sa marque de vêtements.
17:37C'était leur rayon de soleil.
17:39Il aimait faire la fête
17:40comme beaucoup de jeunes,
17:41dit-elle encore.
17:42Et il était sorti ce soir-là
17:45avec une bande de quatre copains.
17:47Il a été fauché,
17:48projeté contre un arbre
17:49par le chauffeur
17:50qui conduisait sans permis.
17:53Alors,
17:54une partie du groupe
17:55a vu arriver la voiture.
17:58et un de ses camarades
18:00a essayé
18:00de le tirer par la main.
18:02Lui,
18:02il n'avait pas vu,
18:03malheureusement,
18:04sa main glisser.
18:05D'ailleurs,
18:05je crois que le camarade
18:06n'est pas très...
18:08Enfin,
18:08ça l'a vraiment marqué
18:09psychologiquement.
18:10Donc,
18:10c'est lui qui était à l'arrière,
18:12qui a été fauché,
18:12qui a été propulsé
18:13contre un arbre.
18:15Alors,
18:16vous savez,
18:16Lille,
18:16c'est une ville
18:17très étudiante
18:18avec de nombreux jeunes.
18:20Et à la place de Matisse,
18:21ça aurait pu être mon enfant,
18:22ça aurait pu être votre enfant,
18:23ça aurait pu être l'enfant
18:24de beaucoup de ceux
18:25qui nous regardent.
18:27Et c'est ce qu'a dit
18:27la mère de Matisse
18:28sur Europe 1.
18:29Elle a dit,
18:30aujourd'hui,
18:30c'est Matisse,
18:31mais demain,
18:31ce sera qui ?
18:33Et d'ailleurs,
18:33elle explique qu'à quelques
18:34fractions de secondes,
18:35ce que je viens de vous expliquer,
18:36c'est-à-dire que
18:37ça aurait pu être
18:38le groupe de cinq
18:39qui aurait pu donc
18:41être fauché.
18:43Alors,
18:43elle dit,
18:43et c'est vrai que
18:44pour un cœur de mère,
18:45c'est déchirant d'entendre ça,
18:47elle dit,
18:47ce qui est le plus difficile
18:48pour moi aujourd'hui,
18:48c'est de me demander
18:49si Matisse a ressenti quelque chose,
18:50lui qui avait tellement peur
18:52de la mort,
18:52s'il s'est vu mourir.
18:55Alors,
18:56aussi à votre micro,
18:57et ça aussi,
18:58c'était très émouvant,
18:58Christine,
18:59en guise de conclusion,
19:01donc Laetitia
19:01s'est adressée à Matisse
19:03lui-même,
19:04et elle a dit,
19:05je voulais te dire,
19:06Matisse,
19:06mon grand,
19:07mon bébé,
19:07que tu seras toujours mon bébé,
19:09papa,
19:09Manu et maman,
19:10Laetitia me t'aiment très fort,
19:11on est très fiers de toi,
19:12de ce que tu étais,
19:14on gardera cette image
19:15d'un enfant joyeux
19:16et qui ne demandait qu'à vivre,
19:17on t'aime très fort
19:19et on espère vivre,
19:19te retrouver là-haut,
19:20vous savez que les mères
19:21qui perdent des enfants
19:22ont déjà un pied au ciel.
19:25Au chagrin de la mère de Matisse
19:27ajoute une immense colère,
19:29Gabrielle Cluzel,
19:30n'est-ce pas aussi pour cela
19:31qu'elle veut s'exprimer ?
19:34Bien sûr,
19:34alors vous savez,
19:35quand vous perdez un enfant
19:36d'une maladie,
19:37vous avez un immense chagrin,
19:38ça c'est certain,
19:39mais quand ensuite,
19:40vous perdez un enfant
19:41dans ce type de circonstances,
19:43c'est double peine
19:44parce qu'en plus d'un immense chagrin,
19:46vous avez une immense colère.
19:47Comme disait la mère de Philippine,
19:50ce n'était pas son enfant
19:51qui était au mauvais endroit
19:52au mauvais moment,
19:53c'est le meurtrier
19:54qui n'aurait évidemment
19:55pas dû être là.
19:57Les jeunes de 19 ans
19:58devraient avoir le droit
19:59de sortir,
20:00d'aller étudier,
20:01de voir du monde,
20:03de s'amuser.
20:04Et dans notre monde,
20:05à l'avers,
20:05on se demande s'il ne faut pas
20:06confiner ses enfants à la maison.
20:08Vous savez,
20:08Philippe de Villiers,
20:09que vous allez recevoir,
20:10avait parlé il y a quelques mois
20:11à propos d'Elias
20:13de confinement sécuritaire,
20:14mais nous y sommes presque
20:16puisque déjà,
20:16nous disons à nos enfants,
20:18le 31 décembre,
20:20après un match de foot,
20:21lors de la fête de la musique,
20:22eh bien,
20:23ne va pas là,
20:23ne va pas dans cet endroit.
20:24Vous savez,
20:25on pense aux filles
20:25mais on voit bien
20:26que les garçons aussi
20:27peuvent être évidemment visés.
20:30Et la seule question,
20:31alors je ne vais pas revenir
20:31sur tout ce qu'a développé
20:34tout à l'heure
20:34Amuré et Bucault,
20:35mais on voit un peu
20:37à quel genre d'individus
20:38on avait affaire.
20:39Je crois que beaucoup de Français
20:40parmi ceux qui nous regardent
20:42se disent aujourd'hui
20:43mais que faisait-il dehors
20:45et au volant d'une voiture ?
20:47Laetitia,
20:48la maire de Matisse
20:48s'exprime pour lui rendre hommage
20:50mais aussi,
20:51a-t-elle dit,
20:51pour que l'État,
20:53le gouvernement,
20:54les gens à la tête du pays
20:56et de la justice
20:57prennent les choses en main.
20:58Est-ce que son cri sera entendu ?
21:00Oui,
21:01elle dit des choses très fortes,
21:02Laetitia.
21:02Elle dit en effet
21:03qu'elle s'exprime
21:05pour qu'on prenne conscience
21:06qu'en fait,
21:07c'est la vie,
21:08je la cite là,
21:09c'est la vie de nos enfants,
21:10c'est notre culture,
21:11tout part en vrille.
21:13Il faut vraiment
21:13que notre pays
21:15se redresse
21:16dans tous les domaines
21:17et notamment
21:17dans le domaine
21:18de la justice
21:19et dans le domaine pénal.
21:21Elle dit
21:21que ça ne peut pas continuer.
21:23Par ailleurs,
21:24Laetitia attaque par avance
21:25les gens qui pourraient dire,
21:26parce qu'on en a vu
21:27sur les réseaux sociaux,
21:28ah mais oui,
21:28s'il n'avait pas été poursuivi,
21:30parce que vous savez,
21:30c'était dans le cadre
21:31d'un refus d'obtempérer
21:32par la justice,
21:33eh bien,
21:33il n'aurait pas accéléré,
21:35c'est quand même
21:37assez ahurissant.
21:39Et elle,
21:40elle dit tout simplement,
21:41mais non,
21:41les policiers,
21:42évidemment,
21:43ils faisaient leur boulot.
21:45On peut quand même
21:45se poser une question,
21:46s'ils avaient abattu
21:47Abed Shaoulia,
21:47est-ce qu'il y aurait eu
21:48des émeutes
21:48pour dire que la police tue ?
21:50Ce qui est certain,
21:51c'est qu'il n'y en aura pas
21:52pour Mathias,
21:53peut-être une marche blanche,
21:54on ne sait pas.
21:56Alors,
21:57Laetitia,
21:57laquelle on a enlevé
21:58toute joie,
21:59sera-t-elle entendue
22:00par ceux qui voient
22:01dans tous ses enfants
22:02sacrifiés
22:03de simples faits divers
22:04qui parlent de brainwashing
22:06quand on en fait état,
22:10pourront-ils soutenir
22:11son regard plein de larmes ?
22:13Je vous propose
22:14d'écouter
22:14quelques secondes
22:15de la mère de Mathias
22:17qui était en exclusivité
22:18ce matin sur Europe 1.
22:21Qu'est-ce que vous dites
22:22encore au pouvoir public
22:23et à la société
22:23aujourd'hui,
22:24ma chère Laetitia ?
22:27Je leur dis
22:27je leur dis
22:29vite,
22:30ne traînez pas,
22:32prenez les choses en main,
22:35mais il faut vraiment
22:37que les lois changent,
22:40qu'on arrête
22:41de relâcher des gens.
22:43Alors,
22:43je sais qu'il n'y a pas
22:44de place en prison,
22:45mais c'est une extrême
22:46urgence.
22:47Ce n'est plus du moyen
22:50et du long terme,
22:51c'est du court terme.
22:52Il faut vraiment
22:53que les choses bougent.
22:57je n'ai rien à dire
22:59aux chauffeurs.
23:00Je sais que j'ai la haine
23:02et je sais en plus
23:05qu'ils risquent
23:05de ressortir très vite.
23:08Et ça,
23:08c'est impossible à imaginer.
23:11Enfin,
23:11pourquoi ?
23:12Pourquoi ?
23:13Voilà pour le témoignage
23:15de la mère de Matisse,
23:18décédée, fauchée
23:19par un chauffard
23:21multirécidiviste
23:22qui est en ce moment même
23:22en détention prévisoire.
23:24Philippe Devilliers,
23:25vous nous avez rejoint.
23:26Merci infiniment
23:28pour votre présence.
23:30Vous faites partie
23:30de ceux qui n'ont jamais accepté
23:32que la France perde la mémoire.
23:35Votre voix réveille
23:36chez beaucoup
23:36cette part de France
23:38que l'on croyait endormie.
23:40Vous avez prouvé
23:40qu'on pouvait aimer la patrie
23:42sans renier l'espérance.
23:45Ce soir,
23:46vous signez avec...
23:47On est contentes
23:48de vous avoir
23:48pour ce livre,
23:49Populicide,
23:50pour lequel vous signez
23:51un nouveau succès.
23:5280 000 exemplaires vendus,
23:54je le disais,
23:54en trois semaines.
23:55J'ai compté.
23:56Ça fait 3 500 livres
23:58vendus par jour,
23:59à peu près 2 à 3 minutes par jour.
24:02Ça dit quelque chose
24:03de la France,
24:04de la soif des Français,
24:05de la soif de comprendre,
24:06de se souvenir
24:07et peut-être même
24:07de se relever.
24:09D'abord,
24:10lorsque vous publiez
24:11Populicide
24:11après Mémoricide,
24:13l'année dernière,
24:14pourquoi ce nouveau livre,
24:16Populicide ?
24:17Vous me permettrez,
24:19Christine,
24:20de vous saluer d'abord.
24:23Avec plaisir.
24:23Et de saluer
24:25les mousquetaires.
24:28Et en réalité,
24:29je suis tous les soirs
24:30avec vous.
24:32Sauf que là,
24:33j'ai un verre d'eau
24:34et normalement,
24:34c'est un verre de Ricard.
24:38Je vous regarde.
24:39C'est vrai que tous les soirs,
24:40vous dites que vous nous regardez.
24:41Tous les soirs,
24:41je vous regarde.
24:42Et tous les soirs,
24:43je vous admire.
24:44Parce que vous êtes
24:45un moment
24:46critique,
24:49de veille critique,
24:53fondatrice,
24:54métapolitique.
24:58C'est tout à fait remarquable.
25:00Et là,
25:00je suis très impressionné
25:01et intimidé.
25:03Vous en avez vu d'autres,
25:04comment ?
25:05C'est nous qui le sommes.
25:07Sous la pression
25:08des mousquetaires.
25:11Non,
25:11les mousquetaires
25:11sont très accueillants.
25:12Je vais répondre
25:13à votre question.
25:13Oui,
25:14pourquoi ce nouveau livre ?
25:15Alors,
25:15j'ai écrit ce livre
25:17avec une plume de feu.
25:21La peur au ventre,
25:22parce que j'avais peur
25:24d'être lâche
25:24et de ne pas tout dire.
25:28Dans quel état d'esprit
25:30étais-je
25:31lorsque j'ai pris la plume ?
25:34J'avais peur,
25:36j'ai peur
25:37que mon pays,
25:40que notre pays
25:41meurt.
25:43C'est-à-dire que nous sommes
25:45face à un crime
25:46perpétré par une gendre
25:48politicienne
25:48qui échappe
25:50au jugement de l'instant.
25:53Nous sommes en train
25:53de changer de peuplement.
25:55Nous sommes en train
25:56de changer d'art de vivre.
25:58Nous sommes en train
25:59de changer de civilisation.
26:03Quand on tue
26:04un homme,
26:05cela s'appelle
26:05un homicide,
26:08quand on tue
26:08un peuple,
26:10cela s'appelle
26:10un populicide.
26:12Nous y sommes
26:13et on nous le cache.
26:15Alors justement,
26:18ce mot
26:18populicide
26:19interpelle.
26:21D'où vient ce mot ?
26:22Est-ce que c'est une invention
26:23de votre part ?
26:24Alors pas du tout.
26:28C'est un mot
26:29qui a été inventé
26:30par un révolutionnaire
26:32communiste
26:33en 1794
26:35qui s'appelait
26:35Gracchus Baboff.
26:38Il a écrit un livre
26:38qui s'appelle
26:39Le système de dépopulation
26:40où il désignait
26:42avec ce mot
26:43de populicide
26:44l'extermination
26:46de masse
26:46des populations
26:47de l'Ouest.
26:49Ensuite,
26:50j'ai trouvé
26:51un projet
26:51qui était celui
26:54d'un député
26:55de l'Oise,
26:56un baron
26:57prussien
26:57qui s'appelait
26:59Anacarsis
27:00Klotz
27:01et qui voulait
27:03théoriser
27:04les droits
27:05de l'homme
27:06à l'échelle
27:06de l'humanité
27:07et donc
27:07fabriquer
27:08un seul peuple
27:09et donc
27:09se débarrasser
27:10du peuple français
27:10pour pouvoir
27:12parvenir
27:13à un bonheur,
27:15à un bien-être
27:15cosmique
27:16post-national.
27:17Mais surtout,
27:18ce qui m'a inspiré
27:19c'est la définition
27:20de Aimé Césaire
27:22qui dit
27:22un populicide
27:24c'est un génocide
27:24par substitution.
27:27Substitution
27:28de peuple
27:29concomitante
27:30avec
27:31l'effacement
27:32du peuple
27:34originel.
27:36C'est-à-dire
27:36qu'en fait
27:37depuis plusieurs
27:39années,
27:39depuis plusieurs
27:40décennies,
27:40on tente
27:41de fabriquer
27:42sous nos yeux
27:42distraits
27:44un nouveau peuple
27:46qui est un non-peuple
27:48sans identité,
27:49sans langue
27:49et sans histoire.
27:52Qu'est-ce qu'on a fait
27:52depuis 50 ans
27:53quand on réfléchit bien
27:54en prenant de la hauteur ?
27:57On a fabriqué
27:57une société
27:58où il y a
28:00deux sortes
28:00de déracinés.
28:01Les déracinés
28:02de l'intérieur
28:03et les déracinés
28:03de l'extérieur.
28:05Ils sont face à face
28:06pour résumer,
28:07on pourrait dire
28:08que c'est le migrant
28:09face à l'homme global.
28:12C'est-à-dire
28:12que c'est la rencontre
28:13des errants.
28:14On a oublié
28:15que la victoire
28:16de la vie
28:16est toujours incertaine
28:17et précaire
28:18et que
28:19c'est la nature
28:21qui porte
28:22la civilisation
28:23comme l'abîme
28:24porte l'arche
28:26au-dessus
28:26d'un tombeau
28:27entre-ouvert.
28:29Philippe,
28:30deviez-vous
28:30les mots
28:32que vous écrivez
28:32sont exceptionnels,
28:34très bien écrits.
28:35C'est une parenthèse.
28:36Pourquoi vous avez,
28:37Philippe de Villiers,
28:38si peur
28:38que le peuple français
28:40disparaisse ?
28:41Pourquoi vous avez
28:41si peur
28:42de l'effacement
28:43du peuple français ?
28:45J'ai peur
28:47de l'effacement
28:48du peuple français
28:48parce que
28:49la terre de France
28:51est aujourd'hui
28:54en proie
28:56à un mal-être
28:57qui traverse
28:58toute la société,
29:01celle des héritiers
29:02et celle des arrivants.
29:05De sorte
29:06que
29:07côte à côte
29:08ces deux
29:12populations
29:13sont livrées
29:17à une souffrance
29:19intime
29:19et voisine.
29:22C'est-à-dire
29:23qu'il y a
29:25un peuple neuf
29:26qui sait
29:30d'où il vient
29:31mais qui ne sait
29:33rien
29:33de l'endroit
29:34où il arrive.
29:35Et un peuple
29:36héritier,
29:39un peuple sédentaire,
29:40un peuple millénaire,
29:41un peuple
29:41éberlué,
29:43exténué,
29:44agar,
29:45qui ne sait plus
29:46où il habite
29:47et qui ne sait plus
29:49d'où il vient.
29:51Et donc,
29:51en réalité,
29:53on a des héritiers
29:54qui se mettent
29:55à détester leur passé
29:56et des arrivants
29:57qui se mettent
29:58à détester
29:59leur présent.
30:00C'est là encore
30:02la rencontre
30:04des errants
30:05et la question
30:07que je me suis posée
30:07tout l'été
30:08en écrivant
30:08est la suivante
30:09et que je vous livre.
30:10On voudrait
30:13s'adresser
30:15aux héritiers
30:18et aux arrivants
30:19qui ne savent plus rien
30:20de l'héritage.
30:22On voudrait s'adresser
30:23aux déracinés
30:24de l'extérieur,
30:25aux déracinés
30:25de l'intérieur
30:26en leur proposant
30:28comme ciment,
30:31comme creuset
30:32pour devenir français
30:33l'hédonisme
30:34consumériste
30:35des valeurs
30:35de la République
30:36et la laïcité.
30:37Mais si on fait ça,
30:39le pays
30:39l'a séché sur pied.
30:42Et c'est déjà le cas.
30:44Beaucoup de questions
30:45à vous poser.
30:46Si vous permettez,
30:46on fait le tout.
30:47On est une équipe
30:48avec les mousquetaires.
30:49Mathieu Bocoté.
30:50Alors, vous connaissez
30:51peut-être cette formule
30:52de Louis Pawells,
30:53grand écrivain,
30:54grand éditorialiste
30:55qui disait
30:55lorsqu'on n'a qu'une vie,
30:57on est déjà mort.
30:58Alors, vous citez,
30:59je vous cite ici
31:00dans votre livre,
31:01on n'a qu'une vie,
31:02j'en ai eu trois,
31:04j'ai été gâté,
31:05trois vies dans la même.
31:06Quelles étaient
31:07ces trois vies ?
31:08Oui, j'ai...
31:10La première vie,
31:11c'est la vie,
31:11une vie de créateur.
31:13C'est-à-dire qu'à 28 ans,
31:16j'ai voulu déposer
31:17sur les flancs
31:19d'une colline
31:20de bois mort,
31:20de ruines
31:21et d'amnésie
31:22mes bonheurs d'enfance
31:24dans un esprit
31:26de gratitude
31:26pour dire merci.
31:30Et c'était un rêve
31:33d'enfance.
31:36En fait,
31:36j'ai inventé
31:36une formule
31:37que vous pouvez donner
31:39à Louis Pawells.
31:43Une formule
31:44à la bocotée.
31:46La différence
31:46entre un adulte
31:47et un enfant,
31:48c'est le prix
31:48de ses jouets.
31:49Donc,
31:50j'ai rêvé
31:50comme un enfant
31:51et j'ai accompli
31:52comme un adulte.
31:54Et en fait,
31:54j'avais deux idées.
31:56La première,
31:56c'était de faire
31:57de la Vendée
31:58le mythe
31:58de la conscience dressée.
32:01Et deuxièmement,
32:02de retrouver
32:03l'esprit
32:04de Ernest Lavis,
32:05Marx sera sensible
32:06à cette allusion,
32:08qui avait inventé
32:09le roman national.
32:10Et je me suis dit,
32:11bon,
32:11il faut réinventer
32:12un roman national
32:13sinon on est perdu.
32:16Ça,
32:16c'est ma première vie,
32:17la vie du créateur.
32:18Ça a plutôt bien marché.
32:20Mais du coup,
32:21je sais
32:21quelle est la différence
32:23entre moi
32:24et les députés.
32:25C'est que moi,
32:25je sais ce que c'est
32:26qu'un compte d'exploitation,
32:27un bilan
32:27et un édite d'un.
32:29Parce que j'ai,
32:30voilà,
32:31je sais ce que c'est
32:32qu'une entreprise.
32:34Deuxième vie,
32:34la vie du gouverneur
32:35territorial.
32:36La Vendée.
32:37Je voulais faire
32:38de la Vendée
32:38un modèle.
32:39Vendée au pôle.
32:41Vendée globe
32:42pour faire rêver
32:43la conquête du monde.
32:44Etc.
32:45Et en fait,
32:46aujourd'hui,
32:46la Vendée
32:47est un département
32:48où un taux d'emploi,
32:49un taux de création
32:50d'emploi
32:51qui est très supérieur
32:52à la moyenne,
32:53avec cette idée
32:54à laquelle je tiens beaucoup,
32:56que la sphère publique
32:57est faible
32:58par rapport
32:58à la sphère privée.
32:59Donc,
33:00les créateurs
33:00peuvent créer
33:01de la richesse.
33:03Puis la troisième vie,
33:05c'est celle
33:06qui m'a valu
33:07les pires ennuis.
33:09C'est la vie
33:10du lanceur d'alerte,
33:11du sonneur de toxin.
33:13Et,
33:13le moment
33:15le plus important
33:16de cette vie-là,
33:18c'est Maastricht.
33:19au moment
33:20de Maastricht,
33:22où je me suis dit
33:22la France
33:23est en train
33:23de perdre
33:24sa souveraineté,
33:24la France
33:25est en train
33:25de perdre
33:25son identité.
33:27Et c'est à ce moment-là
33:28que j'ai commencé
33:30à comprendre
33:30qu'en allant
33:31dans les autres médias,
33:33ces news
33:34n'existaient pas,
33:35je serais obligé
33:36de revêtir
33:38une robe de bure,
33:39tête cendrée,
33:40et avec une craisselle
33:42de lépreux.
33:43Et en fait,
33:45ça continue.
33:47Et ce que j'avais compris
33:49comme lanceur d'alerte,
33:52c'est que le clivage
33:52droite-gauche
33:53était derrière nous.
33:55Le vrai clivage,
33:56c'est souveraineté européenne,
33:57souveraineté nationale.
33:58Parce que quand vous perdez
33:59la souveraineté,
34:00vous n'avez plus rien.
34:01Alors,
34:03vous avez fait
34:03l'expérience de...
34:05Je vous cite encore une fois.
34:07J'ai connu l'éclipse,
34:08la solitude,
34:09la déréliction.
34:10Autrement dit,
34:11vous avez fait
34:11l'expérience du paria.
34:12C'est-à-dire celui
34:13qui dans une cité
34:13se permet de dire
34:14une vérité inadmissible,
34:16on le transforme en paria
34:17et on dit cet homme,
34:18on ne doit jamais lui parler,
34:19on ne doit pas lui tendre
34:19la parole,
34:20sauf pour le maudire.
34:21Vous avez fait
34:21l'expérience du paria ?
34:23Oui.
34:23En fait,
34:24c'est à partir de 2005
34:25parce que 2005,
34:26c'était trop.
34:27Par exemple,
34:28en Vendée,
34:28les entrepreneurs disaient
34:29« Non, ce n'est pas possible.
34:30Il est contre l'Europe. »
34:32Il y a des tabous.
34:34En fait,
34:35j'ai compris très vite
34:36que la souveraineté
34:38et l'identité,
34:39c'était deux mots tabous
34:40et qu'à vouloir utiliser
34:42ces deux mots,
34:42c'est-à-dire
34:43sauvegarder la souveraineté
34:45de la France,
34:45sauvegarder l'identité
34:46de la France
34:47pour pouvoir résoudre
34:48les problèmes des Français,
34:50c'était un sacrilège.
34:53Et donc,
34:53à partir de cet instant,
34:55j'ai connu
34:55la dérélection
34:56jusqu'au moment
34:58où un breton
34:59a dû me chercher.
35:01Il m'a dit
35:01« On a besoin de toi.
35:03Viens donc le vendredi
35:04pour parler aux Français. »
35:06Et en fait,
35:07le succès de l'émission,
35:08il est dû au fait
35:09qu'il y a une double cohérence
35:10pour les Français
35:11qui nous regardent.
35:12C'est ce qu'ils m'écrivent.
35:13Cohérence entre le verbe
35:14et l'action.
35:16C'est-à-dire,
35:16le mec,
35:17qu'est-ce qu'il a fait ?
35:18Parce que
35:19beaucoup de parlementaires
35:21ou de candidats
35:22avec son présidentiel
35:22aujourd'hui,
35:23qu'est-ce qu'ils ont fait avant ?
35:24C'est des professionnels,
35:25en fait.
35:27Attachés parlementaires.
35:28Et ça,
35:29c'est embêtant.
35:31Pour gérer la France,
35:33c'est bien
35:33d'avoir fait quelque chose.
35:34Et deuxièmement,
35:38est-ce que
35:38ce qu'il dit aujourd'hui,
35:39il le disait déjà
35:40il y a 30 ans ?
35:41Et alors,
35:42ce qui est merveilleux
35:42avec Elliot et Geoffroy,
35:43c'est qu'ils vont chercher
35:44les archives.
35:45Ils veulent mettre
35:46face aux archives.
35:47Et pour l'instant,
35:49il n'y a pas trop de problèmes.
35:50Gabriel Cluzel.
35:54Alors,
35:54dans votre livre,
35:55vous nous expliquez
35:56comment les peuples meurent.
35:57D'ailleurs,
35:57vous nous faites voyager,
35:59Byzance,
36:00Carthage,
36:01Rome,
36:01Tolède.
36:03Mais quels sont
36:04les traits communs
36:05entre tous ces
36:06populicides
36:07qui ont déjà
36:08déjeuné l'histoire ?
36:09Et est-ce que
36:10un destin fatal
36:11nous attend ?
36:13Oui,
36:13ce que je voudrais vous dire,
36:14c'est que,
36:15effectivement,
36:16je vais répondre
36:16à votre question,
36:17je me suis dit,
36:18mais au fond,
36:19on n'est peut-être pas
36:19les seuls à mourir
36:20dans l'histoire.
36:23Comment les peuples meurent ?
36:25Oui,
36:26et c'est mon premier chapitre,
36:28comment les peuples meurent.
36:29Et j'ai pris plusieurs exemples.
36:31Je ne vais pas revenir
36:32sur ces exemples.
36:33Chaque peuple
36:33a sa manière de mourir.
36:37Mais les traits communs
36:38sont les suivants.
36:40Premier trait commun,
36:42un peuple qui meurt
36:43ne sait pas
36:44qu'il est en train de mourir.
36:45C'est extraordinaire.
36:46Alors qu'en fait,
36:47la différence
36:48entre un homme
36:48et une civilisation,
36:50c'est que
36:51dans le cas de l'homme,
36:53la décomposition
36:54suit la mort.
36:56Alors que dans le cas
36:56d'une civilisation,
36:57elle la précède.
36:59Donc on devrait le voir.
37:01Ben non.
37:02Deuxième caractéristique,
37:03la trahison des élites.
37:04Troisième caractéristique,
37:06ça c'est partout comme ça.
37:09Et troisième caractéristique,
37:11elle a été très bien définie
37:12par l'historien
37:12Greg Polybe.
37:13aucune civilisation
37:16ne cède
37:16à une agression extérieure
37:18si elle n'a pas déjà
37:19cédé
37:19à un mal
37:21qui la ronge
37:21de l'intérieur.
37:22Voilà.
37:24Gabriel Clézelle.
37:25Oui,
37:26vous racontez
37:26vos combats
37:28pendant 40 ans,
37:29vous décrivez
37:30tous les assauts
37:31successifs
37:31contre le peuple français
37:32et vous dites
37:33que les élites
37:34ont peur du peuple.
37:35Est-ce que vous pouvez
37:36expliquer cela un peu ?
37:37Alors j'ai compris ça
37:38en 89
37:39quand j'ai commencé
37:41à écrire d'ailleurs
37:42mon premier livre
37:43et à parler
37:46avec François Mitterrand
37:47que je connaissais bien
37:49puisque j'avais été
37:50secrétaire d'État
37:51à la culture
37:51dans un gouvernement
37:53de cohabitation.
37:54Donc j'avais décrypté
37:55la Mitterrandie.
37:57Et en fait,
37:59les quatre combats
37:59que j'ai menés
38:00concernent
38:02une manière
38:03de changer le peuple.
38:04En 89,
38:07en 1989,
38:10le 14 juillet 1989,
38:12François Mitterrand
38:12a donné la consigne
38:14à Jean-Paul Goud
38:15de faire le défilé
38:16des tribus planétaires.
38:18C'est quoi
38:19le défilé
38:19des tribus planétaires ?
38:21Ce n'est pas
38:21qui invente le mot.
38:23C'est
38:23venez comme vous êtes.
38:25C'est-à-dire qu'en fait,
38:26on n'est plus au temps
38:27de Robespierre
38:28qui disait
38:28la table rase.
38:30Vous savez
38:30la phrase de Robespierre
38:31quand j'ai vu
38:33à quel point
38:33l'espèce humaine
38:34était dégradée.
38:35Je me suis convaincu
38:36moi-même
38:37de la nécessité
38:38de créer
38:38un nouveau peuple.
38:39Donc c'était
38:40un peuple
38:40tabula rasa.
38:43Il n'y a rien avant.
38:44Il n'y a pas
38:44le lec des souvenirs.
38:46Mais là,
38:47c'est bien pire.
38:48Là,
38:48on dit
38:49venez comme vous êtes.
38:51Et d'ailleurs,
38:52très vite,
38:54il va être obéi
38:55Mitterrand
38:55puisqu'il y a
38:56le voile à Creil.
38:57Le fameux
38:58voile à Creil.
38:59Et donc dans la même année,
39:00dans quelques mois,
39:01on a
39:01les tribus planétaires,
39:03le voile de Creil.
39:03Et donc en fait,
39:04c'est quoi ?
39:05On veut changer de peuple.
39:06On veut un peuple
39:07ahistorique,
39:10ahprivatif.
39:11Ensuite,
39:111992,
39:12on nous explique
39:13non,
39:13le peuple français,
39:14c'est fini,
39:14maintenant il faut un peuple
39:15européen,
39:15citoyenneté européenne,
39:17citoyenneté européenne.
39:18Et en fait,
39:19on fait un peuple
39:20apolitique.
39:22C'est-à-dire qu'il n'aura
39:22plus le droit de vote
39:23puisque de toute façon,
39:23c'est la commission
39:24qui décide.
39:25Avec une Europe
39:26sans tête,
39:27une Europe sans corps,
39:28une Europe sans âme.
39:30Et puis ensuite,
39:30troisième étape,
39:31troisième combat,
39:34l'islamisation de la France,
39:35les mosquées de Roissy.
39:36Et là,
39:36on nous explique,
39:37il faut un peuple
39:38ah national
39:39parce que c'est multiculturalisme.
39:41Il faut que le peuple soit,
39:42le peuple français soit
39:43un Liban de l'Occident.
39:45Je vous souviens
39:45de cette expression.
39:47Donc,
39:47ah national.
39:48Et enfin,
39:49la dernière étape,
39:50c'est le Covid.
39:52Là,
39:53on fait un peuple
39:54asservi.
39:55Là,
39:55c'est pas privatif,
39:56le A.
39:57Asservi par le biopouvoir,
39:59asservi par l'hygiénisme
40:01d'État.
40:02Voilà.
40:03Donc,
40:03c'est les quatre combats
40:04que j'ai menés
40:04avec cette idée
40:06que le pauvre peuple français
40:07est malmené,
40:08tuméfié,
40:10mais vivant.
40:13Marc Menand.
40:14Alors,
40:14c'est un livre
40:15qui s'avoue.
40:16Vraiment,
40:17le verbe flamboire,
40:19on est dans la pétillance,
40:20ça vous emporte
40:21et c'est d'une grande
40:22innocence.
40:23Dans ce désert
40:24de livres aujourd'hui
40:25où on est dans
40:26le secrétariat,
40:28on a enfin une plume
40:29qui s'exprime
40:29et ça m'a fait
40:30un bien fou.
40:31Pardon,
40:31je fais le flagorneur,
40:32mais je vous jure
40:32que ça m'a fait du bien.
40:33Non,
40:33mais de vous,
40:34ça me fait du bien.
40:35Alors,
40:36la faillite,
40:37vous parlez de la faillite
40:38de l'élite,
40:38vous parlez du Covid aussi.
40:40Et alors,
40:40j'aime bien parce qu'il y a
40:41les arcanes.
40:43On vous suit,
40:43par exemple,
40:44à côté de Chirac.
40:45C'est désolant.
40:47On vous suit,
40:47à peu près,
40:48à côté de Macron.
40:49C'est pitoyable.
40:50Et on vous voit
40:51à côté d'Edouard Philippe.
40:53Alors là,
40:54c'est l'effondrement.
40:55J'aimerais que vous nous parliez
40:57de cette élite
40:58qui n'est qu'un monde
40:59de pleutres,
41:00en réalité.
41:00– Je raconte tout,
41:02vous avez vu.
41:03Je raconte comment
41:04j'ai fait sauter
41:05Edouard Philippe.
41:05– Oui,
41:05c'est pour ça.
41:06– Et comment Chirac m'a dit
41:08non,
41:08non,
41:08il faut faire rentrer
41:09la Turquie
41:09parce que la Turquie
41:10est européenne,
41:11etc.
41:11– Et votre courage,
41:13parce que les uns
41:14et les autres,
41:14on les voit en boutiquier.
41:15– Oui.
41:16– Tandis que non,
41:16on vous dit tiens,
41:17je te promets,
41:19t'auras un ministère
41:20et vous rentrez chez vous.
41:22– Oui,
41:23Chirac m'a dit,
41:23il faut que tu sois ministre
41:24après le succès
41:25des Européennes
41:25en 1994
41:26et je lui dis d'accord
41:27à une condition
41:28si vous ne fassiez pas
41:29la monnaie unique.
41:30Il me dit,
41:30on s'en fout,
41:31la monnaie unique,
41:32c'est un truc de banquier.
41:34Je dis,
41:34ah ben pas du tout,
41:35non, non,
41:35la monnaie unique,
41:36c'est déterminant.
41:36D'ailleurs,
41:37c'est la monnaie unique
41:38qui nous plombe en ce moment
41:39parce que ça permet
41:40aux hommes politiques
41:41de faire n'importe quoi.
41:42C'est la lampe électrique
41:44qu'on met sous l'oreiller
41:45comme ça,
41:46il n'y a pas de lumière.
41:48– La faillite des élites.
41:49– La faillite de l'élite,
41:50je vais vous dire.
41:51Je vais être très dur
41:52mais je vais essayer
41:54de rassembler mes idées
41:55sur ce sujet
41:56pour vous répondre.
41:57En fait,
41:58nos élites,
41:58mondialisées comme on dit,
42:01ça c'est le mot de chavènement,
42:03nos élites
42:04sont écartelées
42:06entre le Luhokistan
42:08et l'Islamistan.
42:11Et elles sont dans la diminutude
42:12et la diminutude.
42:15Incapables de désigner
42:16le conquérant.
42:18Encore moins l'ennemi.
42:19En fait,
42:21je pèse mes mots,
42:22les élites aujourd'hui
42:23composent
42:25une branchitude avachie
42:27qui ne se sent plus capable
42:31de porter le récit fondateur,
42:34qui rêve d'un autre soi,
42:36qui rêve de s'abolir
42:38dans une histoire nouvelle,
42:39qui rêve de se donner
42:42à une civilisation extérieure
42:44virile.
42:46Et donc,
42:47et donc,
42:48l'hédonisme consumériste
42:50achève là sa trajectoire
42:52en venant par une sorte
42:54de ruse hypnotique
42:56se fondre
42:56dans son exact contraire.
42:58Passons à la partie
43:01peut-être plus positive
43:02du livre,
43:03Marc Menand.
43:04La partie positive,
43:05c'est extraordinaire.
43:06Parce que là encore,
43:07on reprend le verbe.
43:08Et vous dites,
43:09si demain,
43:10à nouveau,
43:10il y a des Français,
43:12c'est parce que nous serons
43:13de nouveau un peuple littéraire.
43:15Que ça m'a fait plaisir,
43:16un peuple littéraire,
43:18alors qu'on est avec
43:18l'écriture inclusive.
43:20Et là donc,
43:21vous nous dites,
43:22c'est par le mot,
43:24c'est par cette musique
43:25que nous renflammerons
43:27nos âmes.
43:29C'est drôle ce que vous dites,
43:30Marc,
43:30parce que je vous ai souvent
43:32entendu parler
43:32de la langue française.
43:34Et en fait,
43:35pour un Français de désir,
43:38quelqu'un qui n'est pas français,
43:40qui a envie de devenir français,
43:41la langue est souvent
43:42la porte d'entrée côté cœur.
43:44Pourquoi ?
43:44Parce qu'on devient
43:45cousin par les mots,
43:47voisin par les mots,
43:48voisin ensuite par les romances.
43:50Et
43:51donc effectivement,
43:53c'est la partie
43:54la plus importante
43:54de mon livre.
43:55Le titre est terrible.
43:57Et la réponse
43:58à l'apopulicide,
44:00ce sont les trois cordes
44:03de rappel
44:04qu'on peut
44:06lancer au peuple français
44:08pour qu'il s'accroche
44:09à la paroi
44:10et qu'il retrouve le goût
44:11de l'ascension
44:12et des cimes.
44:14Et ces trois cordes
44:15de rappel,
44:16je les énumère,
44:18je les développe longuement
44:21dans mon livre.
44:22Premièrement,
44:23le peuple français
44:24est un peuple littéraire.
44:26Effectivement.
44:27En effet,
44:28les Français ne savent plus,
44:29mais ils doivent savoir
44:30que la France
44:31est née
44:32d'un acte littéraire.
44:34C'est un cas unique
44:35dans l'histoire du monde
44:36puisqu'elle est née
44:37d'une chanson de geste.
44:38Elle est née
44:39au moment
44:40où il y a un preu
44:41qui dit à son compagnon d'armes,
44:42il est en train de mourir,
44:44tu tourneras ma tête
44:45vers France la douce.
44:46France la douce.
44:48Et ça y est,
44:48et c'est fait.
44:49Et donc,
44:49en fait,
44:49il suffit
44:50d'un seul Français,
44:52d'un seul lecteur,
44:53dans une seule bibliothèque
44:55pour garder
44:57le contact charnel
44:58avec l'épopée,
44:59la prosopopée
45:00et le panache.
45:02Ensuite,
45:02la France,
45:03le peuple français,
45:05n'est pas qu'un peuple littéraire.
45:07C'est déjà beaucoup.
45:09Il est un peuple politique,
45:11au sens fort du terme,
45:12pas au sens
45:13le corps nu.
45:15Au sens fort du terme,
45:16c'est-à-dire un peuple politique,
45:18c'est-à-dire la frontière,
45:19l'État et l'instinct.
45:21Et on sait,
45:23par expérience,
45:24qu'à chaque fois
45:25que la France
45:25était au bord de l'abîme,
45:26elle s'est arrimée
45:28à deux môles
45:28qui n'ont pas vacillé,
45:30le tronçon de l'épée
45:31et la pensée française.
45:32Et enfin,
45:33enfin,
45:34Marc,
45:36attention,
45:38le peuple français
45:39est un peuple métaphysique.
45:41Il est né
45:43d'un acte métaphysique.
45:47C'est l'onction
45:50baptismale de Clovis.
45:52Et je pense
45:53que même aujourd'hui,
45:56il reste un petit filet
45:57de saint Crème
45:58qui coule encore
46:01dans la trame
46:02et qui manifeste
46:03pour toujours,
46:05tant que la France vivra,
46:07l'éruption
46:08du surnaturel
46:11dans l'ordre naturel.
46:14La France,
46:14le peuple
46:15est un peuple métaphysique
46:16et la preuve,
46:17c'est que
46:17il a vécu
46:19avec la métaphysique.
46:20Qu'est-ce que la cathédrale ?
46:22La cathédrale,
46:22c'est une pierre suppliante.
46:25Un peuple métaphysique,
46:26je me souviens
46:26quand j'étais petit,
46:27mon père,
46:28il m'emmenait
46:28dans les villages
46:29de Corrèze
46:31et d'ailleurs,
46:31il me dit,
46:32regarde ces villages,
46:33les artisans qui sont là.
46:34En fait,
46:35c'est des artisans
46:35de la métaphysique.
46:36Pourquoi ?
46:37Il dit parce qu'ils ont mis
46:38de l'éternité
46:39dans la précarité.
46:41En fait,
46:41un peuple métaphysique,
46:42c'est un peuple
46:43qui met de l'éternité
46:44dans l'instant.
46:45Et d'ailleurs,
46:46je vais convaincre
46:47définitivement Marc,
46:48je vois que c'est fait.
46:51La preuve,
46:51c'est un peuple métaphysique,
46:52c'est quand même
46:53l'État-providence.
46:55D'où ça vient
46:55l'État-providence ?
46:57Ça vient
46:57de la clamide,
46:59c'est-à-dire
46:59de ce soldat
47:01qui,
47:02une nuit
47:03de fraîcheur,
47:04se tourne vers un pauvre,
47:05parmi les pauvres
47:06et lui tend
47:07la moitié
47:08de sa clamide.
47:10Et en fait,
47:10c'est la fondation
47:11des charités
47:12de la métaphysique française.
47:16C'est-à-dire
47:16l'acte
47:18initial
47:18de la France,
47:19c'est un acte
47:20de miséricorde.
47:22Et donc,
47:22c'est de là
47:23que vient
47:23l'État-providence.
47:25Et donc,
47:26on aura beau aujourd'hui,
47:28alors je sais
47:28que ce que je dis,
47:29c'est un peu original,
47:30mais c'est la vérité.
47:31Un peuple métaphysique
47:32né avec la métaphysique
47:33qui s'est développé
47:34avec la métaphysique,
47:35la preuve.
47:36Regardez,
47:37les Grecs qui disent
47:37« Nous,
47:38ce qui nous résume,
47:39c'est le Parthénon. »
47:41Les Romains,
47:43« Nous,
47:43ce qui nous résume,
47:44c'est le Forum. »
47:45Nous,
47:45qu'est-ce qui nous résume ?
47:46C'est les cathédrales.
47:47C'est les vaisseaux renversés
47:48pour aller à la croisade.
47:49Bon voilà,
47:50c'est pas la peine
47:50de renier ça.
47:51C'est pour ça
47:52que la France
47:53n'est pas foutue.
47:53Pourquoi elle n'est pas foutue ?
47:55Parce qu'en réalité,
47:57un pays,
47:59quand il est très vieux,
48:00va chercher
48:05dans les replis
48:07secrets
48:08de ses anciennes sagesses
48:11une force insoupçonnable
48:14pour se relever.
48:15C'est-à-dire que moi,
48:16je sens physiquement
48:17l'énigme des sédimentations invisibles
48:22qui font,
48:23qui sont des recharges de ferveur
48:25et qui font que,
48:26dans chaque petit français,
48:27même s'il l'ignore
48:28et surtout s'il l'ignore,
48:31sommeille,
48:32veille,
48:32murmure,
48:34un français millénaire
48:36qui s'adresse à lui
48:37et qui se rappelle à lui
48:40et qui le rappelle
48:41aux plus hautes vertus distinctives.
48:44Et c'est ce français
48:46des hautes nefs immémoriales
48:48qui donnera demain
48:49une conscience dressée
48:50et c'est pour lui
48:51que j'ai écrit ce livre.
48:54Charlotte Dornelas.
48:55Philippe,
48:55vous venez de nous décrire
48:56les trois cordes de rappel,
48:57ce que vous appelez
48:58les cordes de rappel
48:58du peuple pour sa survie
49:00et vous parlez beaucoup
49:01de francisation.
49:02La survie aux populicides,
49:03c'est la francisation
49:04et vous êtes passé un peu vite
49:06mais comment est-ce que pour vous
49:07on refait des français ?
49:08On comprend bien par où
49:08on pourrait redevenir français,
49:11les errants de tous bords,
49:12si je reprends vos mots,
49:14mais comment est-ce qu'on refait
49:15des français ?
49:15Est-ce qu'il y a une volonté extérieure
49:17qui peut s'imposer justement
49:18à ces petits français
49:19qui ignorent eux-mêmes
49:19qu'ils sont en train d'errer ?
49:23Je vais vous répondre
49:24en croisant à nouveau
49:26le regard de Marc.
49:29Je me suis dit
49:30comment on peut refaire
49:31une France française
49:33sans se faire gauler ?
49:36Au sens du gaulois.
49:46Et en fait,
49:47un de mes amis,
49:48professeur d'histoire,
49:49Jean-Pierre Descotte,
49:50me dit
49:50il y a un mot qui existe
49:54et qui irait très bien
49:56pour ce que tu veux dire,
49:57c'est le mot d'Edouard Heriot
49:58dans les années 20.
50:02La francisation.
50:03Édouard Heriot dit
50:05c'est la francisation
50:06ou la mort.
50:06A l'époque,
50:07c'était une immigration
50:08purement européenne.
50:10Il n'y avait pas
50:10Péril à la demeure,
50:12c'était la même culture,
50:12la même civilisation.
50:15Et donc,
50:15je réponds maintenant
50:16à la question de Charlotte.
50:19En fait,
50:20franciser,
50:23c'est
50:26faire des petits français
50:29héritiers,
50:31enracinés,
50:32propriétaires,
50:34voisins.
50:37Et pour ça,
50:39oui,
50:40pourquoi ?
50:40Parce qu'aujourd'hui,
50:41on a fabriqué
50:41un monde de nouveaux venus,
50:43un monde d'office de personnes.
50:46Et donc,
50:48il faut franciser,
50:49c'est-à-dire
50:49refranciser l'école,
50:53qui est l'école
50:53des petits d'Himis aujourd'hui,
50:56à cause du nombre.
50:57Il faut refranciser
50:59l'État,
51:00il faut refranciser
51:00les médias
51:02de force,
51:04il faut refranciser
51:05l'espace public.
51:08C'est-à-dire qu'il faut dire
51:09la France est en France.
51:11Ça, c'est nouveau.
51:12On ne va pas se planquer,
51:13ça suffit maintenant.
51:14On a le gîte et le couvert,
51:15on est chez nous.
51:16Bon.
51:18Et
51:18qu'est-ce que ça veut dire
51:19« Refranciser » concrètement ?
51:22Il faut refranciser le pouvoir,
51:24parce que le pouvoir,
51:25il est parti.
51:25Il n'est plus français.
51:27Le pouvoir,
51:28il y a l'octoritas
51:29qui est parti au prétoire,
51:33et la potestas
51:35qui est partie à Bruxelles,
51:37la République des commissaires.
51:38Donc, il faut rapatrier le pouvoir.
51:40Et donc, il faut sortir
51:42de la broyeuse.
51:44Sinon, on est foutus.
51:46Et deuxièmement,
51:47franciser les âmes.
51:49Et franciser les âmes,
51:51qu'est-ce que ça veut dire ?
51:52Restituer à chaque petit français
51:54le récit fondateur,
51:58parce que qu'est-ce qu'une nation ?
52:01Une nation,
52:02c'est un lien amoureux.
52:05Il faut refaire un peuple amoureux.
52:09Encore trois questions et cinq minutes.
52:10Charlotte Dornelas.
52:11Vous avez indiscutablement,
52:13vous alternez, on va dire,
52:14entre le créateur et le lanceur d'alerte.
52:16Donc, il y a une lucidité
52:18qui est désespérante,
52:19et puis une créativité
52:20qui est lumineuse
52:21et pleine d'espérance,
52:22en permanence entre vous.
52:23Et vous avez un peu lié les deux
52:25dans votre livre
52:25par un chapitre qui est intitulé
52:27« Ils ont du sang sur les mains »,
52:28ce qui est assez peu réjouissant.
52:30Et vous racontez
52:31la venue de la famille de Philippines
52:32au Puy-du-Fou.
52:33Et c'est quand même
52:34une accusation grave
52:36que vous portez là
52:37contre les élites
52:38qui n'ont pas simplement failli,
52:39mais qui ont du sang sur les mains.
52:40Est-ce que vous pouvez nous en dire plus
52:41justement sur cette accusation ?
52:44Juste avant de venir,
52:48j'ai vu mon courrier
52:49de la semaine.
52:51Et dans mon courrier
52:51de la semaine,
52:53la lettre,
52:53la première lettre,
52:54c'est la lettre
52:54de Sylvie Pétard.
52:57C'est la maman
52:58de deux jeunes filles
53:00qui ont été assassinées
53:01au Bataclan.
53:03Et elle m'a dit
53:03« Est-ce que vous pouvez lire
53:04ma lettre vendredi prochain ? »
53:06Et la lettre,
53:07elle est poignante,
53:08elle est déchirante.
53:09Et je vais la lire
53:10vendredi prochain.
53:11J'ai rencontré cet été
53:12au Puy-du-Fou
53:14des victimes.
53:17C'est ainsi.
53:20Harmonie commune
53:21qui avait dit
53:22« La France a tué mon mari ».
53:24Elle voulait dire
53:24« L'État a tué mon mari ».
53:26Et puis la famille de Philippines.
53:30La maman de Philippines
53:31s'est pensée vers moi
53:31et elle m'a dit
53:33« Vous vous rendez compte
53:34de ce qu'ont fait les juges ? »
53:36C'était le 8 septembre.
53:39Non, le 8 août, pardon.
53:41Le 8 août dernier.
53:44Le 7 août,
53:45le Conseil constitutionnel
53:46avait décidé
53:46de casser la loi
53:48et de refuser
53:49l'allongement
53:50des délais de rétention.
53:53Alors maintenant,
53:54je réponds à votre question.
53:57J'ai fait une conférence de presse
53:58le 12 mars 1995
54:00avec mon ami
54:01Georges Berthus,
54:01mon ami Dominique Chouchet.
54:03Je crois bien
54:03qu'il devait y avoir aussi
54:04mon porte-parole de l'époque,
54:06Bruno Retaille.
54:06Et là,
54:12je me suis adressé à la presse
54:13en disant
54:13« Voilà, Schengen,
54:15Schengen,
54:17ceux qui font Schengen
54:18auront du sang sur les mains. »
54:22C'était en 1995.
54:25Si on n'avait pas fait Schengen,
54:29on n'aurait pas le problème
54:30des OQTF.
54:34Elias serait en vie.
54:35Philippine serait en vie.
54:39Dominique Bernard
54:40serait en vie.
54:41Samuel Paty serait en vie.
54:43Et pourquoi ils ont
54:44du sang sur les mains ?
54:45Vous savez,
54:46il y a une phrase de
54:47Mathieu Boucoté
54:50qui dit…
54:52« Notre star ».
54:53Non mais,
54:54qu'aurait pu dire…
54:55« Une intention d'autre »
55:00Non, en fait,
55:05c'est Richelieu qui a dit ça.
55:09On se connaît très bien.
55:11Richelieu qui a dit
55:13« Il y a des gens
55:16qui se sauvent
55:17comme personnes privées
55:18qui se fussent
55:20damnées
55:20comme personnes publiques. »
55:22Et quand vous êtes
55:23à la tête de l'État
55:25et que vous décidez
55:27d'abattre les frontières
55:29au moment,
55:30juste au moment
55:31où on assiste,
55:32où on va assister
55:33à l'implosion démographique
55:36au nord
55:36et à l'explosion démographique
55:38au sud,
55:39c'est plus qu'une faute,
55:41c'est un crime.
55:43Dernière question,
55:43Charlotte Donnelas.
55:44Oui, dans l'ordre
55:44des accusations,
55:45on va dire,
55:46pour accéder à la lucidité
55:47et retrouver la lumière,
55:48il y en a une autre
55:49qui est assez grave,
55:50on va dire,
55:50qui pèse cette fois-ci
55:51sur l'Union européenne.
55:52Vous dites qu'elle
55:53s'inspire de la Chine communiste,
55:55notamment pour museler
55:55ses citoyens.
55:56Qu'est-ce que vous entendez
55:57par là
55:58et quels exemples,
55:58on va dire ?
55:59Alors,
56:00Van der Leyen,
56:01etc.,
56:01la présidente de la banque,
56:03oui,
56:03de la bancaire,
56:05etc.,
56:06ils sont tous allés en Chine,
56:07ils sont fascinés
56:08par la Chine,
56:09on comprend pourquoi,
56:10et en fait,
56:11ils sont en train
56:12de préparer
56:13un système
56:13de flicage de masse.
56:15Je crois d'ailleurs
56:16que vous en avez parlé,
56:17ici.
56:18Vous avez été
56:19les premiers à en parler.
56:20C'est l'identité numérique,
56:22flanqué de l'euro numérique.
56:23Qu'est-ce que ça voudra dire ?
56:24Ça voudra dire
56:25que vous, Charlotte,
56:26vous aurez
56:27un profil algorithmique
56:28sous la férule
56:31de l'algocratie
56:32et donc,
56:35on saura tout
56:36sur vous.
56:38On se dira,
56:38tiens, tiens,
56:39elle est allée
56:39en pèlerinage
56:40au Puy-du-Four.
56:44Elle a lu,
56:45elle livre,
56:46etc.
56:47Et à un moment donné,
56:48c'est-à-dire que
56:48ce système du crédit social
56:50à la chinoise,
56:51vous connaissez ça par cœur,
56:52mais les Français
56:53découvrent.
56:54Vous allez voir,
56:54ça va changer la vie.
56:55Comportement civique,
56:56comportement écologique,
56:57comportement financier,
56:58évidemment,
56:59comportement culturel
57:00et politique.
57:01Donc là,
57:03vous, Marc,
57:03vous allez devoir
57:04rester chez vous.
57:06Philippe De Villiers,
57:07on n'a plus beaucoup de temps,
57:08on avait tellement
57:08d'autres questions.
57:09Peut-être,
57:09il nous reste quoi ?
57:1040 secondes ?
57:12J'imagine que
57:13vous n'avez pas
57:13beaucoup de temps.
57:14Pourquoi vous faites
57:15tout ça ?
57:16Parce que je suis hanté
57:23par la disparition du peuple
57:27auquel j'appartiens.
57:30Je pense souvent
57:30aux mots de Chateaubriand
57:32à propos de Fouché
57:34et de Talleyrand.
57:35je vois venir
57:38appuyer sur le bras du vice
57:41le crime
57:42et appuyer sur le bras
57:44des lâches
57:46la complaisance.
57:48Ils ont perdu la matrice.
57:51Et moi,
57:53je voudrais transmettre
57:54avant de partir,
57:56transmettre à tout prix
57:57et dire ceci,
57:59si vous m'accordez
58:00quelques instants,
58:01qui est la chose
58:02la plus importante
58:03de mon livre.
58:06La France est un être vivant.
58:08Il faut apprendre
58:10à voyager dans son âme.
58:12L'histoire
58:13n'est pas un tissu
58:18de drame sans suite.
58:21Une mêlée,
58:22un chaos
58:22dans lequel l'intelligence
58:24ne discerne rien.
58:27Non.
58:29Il y a un fil conducteur
58:30qui peut nous guider
58:32si nous considérons
58:34chaque strophe
58:38du long poème
58:39comme ayant
58:42son utilité
58:44en son temps
58:44et comme ayant déposé
58:46dans la conscience
58:47du peuple français
58:48une harmonique singulière
58:50qui désormais
58:51résonnera toujours.
58:55Dans un instant,
58:56l'heure dépend de
58:57époustouflants.
58:59Merci infiniment.
59:00deux livres
59:02à trois livres
59:02vendus par minute,
59:04c'est en dix longs
59:04de la France.
59:05Excellent titre de programme.
59:06Merci Philippe De Villiers
59:07pour votre confiance.
59:08Merci Christine.
59:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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