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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-05-28##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses Ă©tats, Érico LĂ©gas.
00:00:07Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce jeudi 28 mai 2026.
00:00:11La France est dans tous ses états, je vous le confirme, et on a de bonnes raisons de le penser.
00:00:17Je suis flanqué aujourd'hui, comme tous les jours, de Maud Coffler,
00:00:20qui a veillé à la pertinente programmation de cette émission, vous allez voir, c'est du gùteau.
00:00:26Julien Delmas est là, dans les starting blocks, j'allais dire, totalement impliqué dans la réalisation de cette émission,
00:00:35qui va ĂȘtre au-dessus de la moyenne, parce que je vois dĂ©jĂ  que ça va ĂȘtre Ă  quelque chose
00:00:40d'un grand moment,
00:00:40et puis Emmanuel Galasso va ĂȘtre obligĂ© de contenir la masse des appels des auditeurs de Sud Radio,
00:00:46au 0826 300 300, parce qu'ils vont se précipiter sur leur téléphone portable,
00:00:51ou sur tout simplement leur téléphone, on peut appeler de la maison aussi,
00:00:54il n'y a plus le téléphone à cadran maintenant, vous savez qu'ils aient bien,
00:00:57mais voilà, vous nous appelez quand vous voulez, au 0826 300 300, ici c'est le Parlombré,
00:01:01cette radio est Ă  vous, et j'ai Elvin, qui est lĂ , qui vient s'assurer qu'il va tout
00:01:05comprendre,
00:01:06ce qu'il va devoir retranscrire sur le web, et quelquefois quand il ne comprend pas, on lui explique,
00:01:10il m'a dit en deux mots, et ça se passe trÚs trÚs bien.
00:01:14Voilà pour l'équipe qui constitue le fleuron, le fleuron qui est cette France dans tous ses états,
00:01:19comment aider le pape Léon XIV à nous protéger des méfaits de l'intelligence artificielle,
00:01:25l'autre jour j'avais fait chanter Edie Mitchell, le pape a dit,
00:01:27moi on avait été un petit peu, un petit peu, j'aime ça à bras, un moustou,
00:01:30mais qu'est-ce qui vous arrive maintenant ?
00:01:32Et sur la chanson d'Edie Mitchell, parce qu'Edie Mitchell il ne parlait pas de l'intelligence artificielle,
00:01:38Mais vous me prenez vraiment pour une sainte-nix-touches, c'est dingue, je ne suis pas une rue de
00:01:41l'église-tienne.
00:01:41Vous ĂȘtes tellement des votes, ma chĂšre Monde, vous ĂȘtes tellement des votes.
00:01:43Alors nous aurons Ă  cet effet les recommandations du pĂšre Laurent Stala-Bourdillon,
00:01:50qui est enseignant au CollĂšge des Bardardins,
00:01:52et directeur du service diocésain pour les professionnels de l'information,
00:01:55autrement dit, le porte-parole de l'archevĂȘque de Paris et de l'Ă©glise de France,
00:02:00si on veut élargir le concept.
00:02:02« Surveillons nos enfants », et oui, en 2025, 40 953 disparitions de mineurs ont été signalées,
00:02:09soit 6% de plus qu'en 2024,
00:02:1495% de fugues, dont 38, qui concernent des enfants de moins de 15 ans.
00:02:18Nous aurons, nous en discutons, nous aurons l'avis Ă  12h45 de Julien Landuro,
00:02:22porte-parole des droits d'enfants.
00:02:24C'est un sujet aujourd'hui qui commence Ă  prendre une grande importance,
00:02:27et qui inquiĂšte les parents, bien entendu.
00:02:29Que dirait le général de Gaulle s'il revenait dans ce monde-là, par un miracle ?
00:02:34Eh bien, il serait peut-ĂȘtre inquiet.
00:02:36La France dispose-t-elle des moyens nécessaires à sa défense extérieure et intérieure ?
00:02:41Et les politiques suivies sont-elles celles qu'il faut pour assurer une souveraineté militaire de la France ?
00:02:46Nous en débattrons de 13 à 14h avec le général Christophe Gomart,
00:02:51qui est député européen pour les Républicains,
00:02:53et le politologue Christophe Boutin, qui lui s'intéressera plutÎt aux questions intérieures.
00:02:57Et puis, il y a d'autres choses encore.
00:02:59Oui, et il sera beaucoup question d'enfants aujourd'hui,
00:03:01puisqu'on va parler notamment du gouvernement qui a enfin décidé de prendre des mesures
00:03:04sur l'encadrement justement des enfants, des mineurs, il serait temps.
00:03:08Et Madame Tourdelier ?
00:03:08Et Madame Tourdelier qui veut créer l'Assemblée Nationale des Enfants.
00:03:11Elle veut remplacer les vieux députés par des jeunes députés.
00:03:13C'est un concept.
00:03:14Voilà, et ça sera tout ça.
00:03:15A tout de suite.
00:03:16Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:03:21Alors, les climato-sceptiques pĂštent un cĂąble,
00:03:24et les journalistes météo voix rouges.
00:03:27Voilà, des utilisateurs des réseaux sociaux reprochent notamment
00:03:30Ă  certaines chaĂźnes d'info en continu le choix de la couleur rouge
00:03:34pour représenter les températures exceptionnelles en France ces jours-ci.
00:03:38Ça se traduit par des insultes, par des menaces,
00:03:42des noms d'oiseaux dans tous les sens,
00:03:43parce que les climato-sceptiques considĂšrent que ce qui se passe aujourd'hui,
00:03:47voilà, ces températures que l'on a au mois de mai,
00:03:49eh ben, c'est pas si exceptionnel que ça,
00:03:51que ça s'est déjà vu dans le passé,
00:03:52et que donc, il y en a ras-le-bol de mettre de la couleur rouge.
00:03:55Vous savez, c'est la couleur qui fait peur.
00:03:57Ce sont des codes couleurs qui sont ceux convenus par Météo France.
00:03:59Vous savez, je demande Ă  ces gens
00:04:01s'ils ont l'eau chaude et l'eau froide chez eux, le robinet.
00:04:04Je crois que le robinet froid, c'est le bleu,
00:04:07et que le robinet d'eau chaude, c'est le rouge.
00:04:09Bon, ben, pour signaler une couleur, effectivement,
00:04:11quand il fait froid, c'est plutĂŽt du bleu, du blanc,
00:04:14des couleurs claires,
00:04:15et puis que, ben, le rouge, c'est la couleur un peu du soleil,
00:04:18de la chaleur, du feu,
00:04:19eh ben, orange, rouge foncé,
00:04:21et quand il fait trÚs chaud, 30, 35, 38, 39 degrés,
00:04:24au mois de mai, dans des endroits oĂč, au maximum,
00:04:26il devrait faire 22, 23.
00:04:27Effectivement, on peut parler,
00:04:30alors que, je disais hier, avec Mac Lesgui,
00:04:33est-ce que c'est un dérÚglement,
00:04:35est-ce que c'est une évolution, un changement climatique ?
00:04:37Enfin, en tout cas, les infos ont le droit de nous signaler,
00:04:40les infos métés ont le droit de nous signaler
00:04:42qu'il y a des zones qui sont plus rouges que d'autres,
00:04:44parce que c'est plus chaud.
00:04:45Mais de lĂ  en venir, Ă  l'insulte, Ă  l'invective,
00:04:47Ă  la menace,
00:04:48comme si c'était un complot ourdi,
00:04:50c'est-Ă -dire qu'on invente la modification climatique,
00:04:53pourquoi ?
00:04:53Pour conditionner les gens,
00:04:54pour leur prendre de l'argent,
00:04:55pour leur restreindre des libertés,
00:04:56et on en vient Ă  des actes violents,
00:04:58alors qu'il s'agit juste d'un code couleur
00:04:59qui ne leur convient pas.
00:05:01Je me souviens que quand il y avait des...
00:05:02à un moment donné,
00:05:03les défenseurs des animaux
00:05:05s'en prenaient aux vétérinaires
00:05:07qui pratiquaient la vivisection,
00:05:09jusqu'Ă  des menaces de mort,
00:05:10donc pour défendre la vie des animaux,
00:05:12et puis voilĂ ,
00:05:13là aussi les véganes
00:05:15s'en prennent aussi physiquement
00:05:16Ă  des bouchers ou Ă  des charcutiers
00:05:18avec des actes violents.
00:05:20Donc quand on défend une idée,
00:05:21et ils ont le droit de défendre,
00:05:22nous sommes voltairiens,
00:05:23on donnerait notre vie
00:05:24pour que les climatosexiques
00:05:25puissent continuer à délirer
00:05:26et Ă  nous raconter leurs fantasmes
00:05:28et leurs visions du complot,
00:05:30mais de lĂ  Ă  passer Ă  l'invective,
00:05:33Ă  l'insulte et Ă  la menace,
00:05:34je trouve que c'est disproportionné.
00:05:36Donc, alors,
00:05:37est-ce que le climat déconne ?
00:05:39En tout cas, eux,
00:05:41ils n'ont pas la tĂȘte dans les nuages,
00:05:42mais ils ont le ciboire
00:05:44qui est dans la calabasse.
00:05:46Allez, bonne journée.
00:05:47C'était quoi cette expression ?
00:05:49Le pape Léon XIV veut lutter
00:05:51contre l'influence néfaste
00:05:53de l'intelligence artificielle.
00:05:54C'est le sujet de sa premiĂšre encyclique.
00:05:56On en parlait il y a deux jours.
00:05:57On en reparlera dans un instant
00:05:58avec le pĂšre Laurence Talla.
00:06:00Bourdillon.
00:06:01N'hésitez pas à l'interpeller,
00:06:02Ă  lui poser toutes vos questions
00:06:03en direct sur Sud Radio
00:06:04au 0826 300 300.
00:06:07A tout de suite.
00:06:08Midi 14h, Sud Radio.
00:06:11La France dans tous ses états.
00:06:13Le fait du jour.
00:06:14Le pape Léon XIV a rendu public lundi
00:06:16sa premiĂšre encyclique
00:06:17qui consacre Ă  l'intelligence artificielle
00:06:19avec des mots forts.
00:06:20Il appelle à désarmer
00:06:21l'intelligence artificielle
00:06:22et Ă  remettre l'humain au centre.
00:06:24Il considÚre la révolution technologique actuelle
00:06:26aussi importante que celle
00:06:27de la fin du 19e siĂšcle.
00:06:29et que les algorithmes opaques
00:06:31contrÎlés par des firmes privées
00:06:33menacent de faire apparaĂźtre
00:06:34de nouvelles formes de déshumanisation.
00:06:36On en parle avec le pĂšre
00:06:37Laurence Talla-Bourdillon,
00:06:38enseignant au CollĂšge des Bernardins
00:06:40et directeur du service
00:06:41pour les professionnels de l'information.
00:06:43Bonjour mon pĂšre.
00:06:43Bonjour.
00:06:44Bonjour mon pĂšre.
00:06:45Merci d'ĂȘtre en direct et en studio
00:06:47sur Sud Radio.
00:06:49Je consacrais mon humeur d'avant-hier
00:06:50Ă  ce que je considĂšre
00:06:52comme une initiative courageuse
00:06:53et importante de la part du Saint-PĂšre.
00:06:55Et j'avais mis la chanson
00:06:57de Dimitrielle.
00:06:58Le pape a dit,
00:06:58et bien oui,
00:06:59pour une fois,
00:06:59le pape a dit
00:07:00et il l'a dit courageusement
00:07:02Ă  travers une encyclique
00:07:05qui nous rappelle
00:07:06celle de Rerum Nova Rom
00:07:08en 1891
00:07:09du pape Léon XIII
00:07:09dont il a gardé le prénom.
00:07:11Rerum Nova Rom,
00:07:12c'était,
00:07:12voilĂ ,
00:07:13l'Ăšre industrielle arrive.
00:07:16Est-ce que l'ĂȘtre humain
00:07:17va ĂȘtre rĂ©duit
00:07:18Ă  une forme d'utilisation,
00:07:20de manipulation,
00:07:20pas d'esclavage,
00:07:21mais enfin voilĂ ,
00:07:22le pape de l'époque,
00:07:23et pourtant c'était une époque
00:07:24oĂč l'Ă©glise Ă©tait considĂ©rĂ©e
00:07:25comme conservatrice,
00:07:26il s'inquiétait
00:07:27et évidemment,
00:07:28Rerum Nova Rom disait
00:07:29attention,
00:07:29si l'église ne prend pas
00:07:31ce dossier Ă  bras-le-corps,
00:07:32d'autres la prendront
00:07:33sur d'autres idéologies
00:07:34et il y avait un rythme
00:07:35que le marxisme
00:07:37remplace quelquefois
00:07:38l'église
00:07:39dans la conscience
00:07:40des pauvres
00:07:41et le débat
00:07:41est toujours d'actualité
00:07:43et plus que jamais mon pĂšre,
00:07:45voyez,
00:07:45Léon XIII
00:07:45Ă©tait extrĂȘmement visionnaire.
00:07:47Exactement,
00:07:48on est Ă  peu prĂšs
00:07:48dans les mĂȘmes termes
00:07:49du débat aujourd'hui.
00:07:50Pionz aussi fut un grand prélat
00:07:52qui s'occupa
00:07:53et qui lui combattit
00:07:54le fascisme,
00:07:55le nazisme,
00:07:55comme quoi le pape
00:07:56pĂšse encore
00:07:57dans nos débats internationaux
00:07:59et sociaux.
00:08:00Laurent Stella Bourdillon,
00:08:02vous ĂȘtes directeur
00:08:03du service du diocésain
00:08:04pour les professionnels,
00:08:05alors pas du diocésain.
00:08:06Du diocésain,
00:08:07il est du diocĂšse de Paris.
00:08:08VoilĂ ,
00:08:09enfin son nom,
00:08:10on va dire
00:08:11que c'est une forme
00:08:12de porte-parole
00:08:12mais pas précisément.
00:08:14C'est vous qui rencontrez
00:08:15les journalistes
00:08:15quand il y a des questions
00:08:16que nous voulons débattre
00:08:17de questions religieuses.
00:08:18VoilĂ ,
00:08:19et vous représentez
00:08:20l'église catholique parisienne
00:08:21sur ce sujet.
00:08:23On est dans la...
00:08:24Léon XIV
00:08:25s'inscrit dans la ligne droite
00:08:27de François,
00:08:28c'est-Ă -dire qu'on prend
00:08:28des positions
00:08:30fermes et courageuses
00:08:31sur des enjeux
00:08:31de société,
00:08:32de civilisation.
00:08:33absolument.
00:08:34C'est tout Ă  fait juste.
00:08:36Cette lettre encyclique
00:08:37s'inscrit dans le droit fil
00:08:39des deux trĂšs grandes lettres
00:08:40encycliques du pape François
00:08:42qui furent en 2015,
00:08:43lĂ ,
00:08:43datent aussi sur les questions
00:08:44de l'environnement
00:08:46et en 2019,
00:08:48Fratelli Tutti.
00:08:49Et on voit bien qu'en fait,
00:08:50et donc celle-ci
00:08:51est une encyclique sociale
00:08:53Ă  proprement parler.
00:08:54Alors,
00:08:54elle a deux versants,
00:08:55un versant social
00:08:56et un versant théologique,
00:08:57on pourra en reparler
00:08:58parce qu'il y a des questions
00:08:59théologiques par derriÚre.
00:09:00Mais en fait,
00:09:01la problématique du pape,
00:09:03c'est d'accompagner
00:09:05l'évolution des sociétés,
00:09:07en particulier lorsqu'il voit
00:09:09qu'elles sont percutées,
00:09:11parce qu'on peut parler
00:09:11d'un uppercut des technologies,
00:09:14et qu'elles peuvent,
00:09:15par lĂ ,
00:09:16ces sociétés,
00:09:16en ĂȘtre blessĂ©es
00:09:17et finir par blesser
00:09:19les citoyens
00:09:20et les membres
00:09:20de cette société.
00:09:21Donc,
00:09:22son intention,
00:09:23c'est d'opérer
00:09:24une réflexion critique
00:09:26sur ces transformations
00:09:27qui ont cours
00:09:28en vue de protéger
00:09:30de protéger
00:09:31l'ĂȘtre humain
00:09:32qui vit dans un environnement
00:09:33naturel,
00:09:34la date aussi,
00:09:35qui vit dans une société mondiale,
00:09:38dans une famille humaine,
00:09:39c'était Fratelli Tutti,
00:09:40et qui maintenant vit,
00:09:41alors on pourrait dire,
00:09:42à l'intérieur
00:09:43d'une sorte de cocon numérique,
00:09:44d'infrastructure sociotechnique
00:09:45globale,
00:09:46à l'intérieur de laquelle
00:09:47nous sommes tous immergés.
00:09:49Ce sont tous les outils
00:09:50Ă  travers lesquels
00:09:51nous laissons des traces
00:09:52en permanence,
00:09:53et qui semblent commencer
00:09:55Ă  reconfigurer
00:09:56la maniĂšre
00:09:56dont les ĂȘtres humains
00:09:57interagissent,
00:09:58vivent.
00:09:59Donc les humains
00:10:00font des technologies,
00:10:02mais les technologies,
00:10:02en retour,
00:10:03transforment la vie sociale
00:10:04et la vie des humains.
00:10:05Alors précisément,
00:10:06sans aller jusqu'Ă  faire
00:10:07un cours de latin,
00:10:08je sais toujours
00:10:08qu'il y a dans la signification
00:10:10d'une encyclique
00:10:10et dans la formulation latine,
00:10:12un message trÚs précis.
00:10:13Là nous avons deux idées,
00:10:14magnificat, humanitas.
00:10:16Mon pÚre décryptez-nous
00:10:17pourquoi le pape
00:10:18Pio XIV a titré,
00:10:20intitulé
00:10:21cette encyclique
00:10:21avec ces deux mots-lĂ ,
00:10:23magnificat,
00:10:23qui pour moi est un cantate
00:10:24Ă  la Vierge Marie,
00:10:25et puis humanitas,
00:10:26ça on comprend trÚs bien.
00:10:27Et c'est l'humanité.
00:10:28Alors,
00:10:29il y a plusieurs choses.
00:10:29D'abord,
00:10:30une lettre encyclique
00:10:31porte toujours comme nom
00:10:32les deux premiers mots
00:10:33du texte.
00:10:35VoilĂ ,
00:10:35donc ça c'est un principe.
00:10:36Ça c'est un code.
00:10:37C'est un code,
00:10:38exactement.
00:10:38Donc on sait
00:10:39quand on a son titre,
00:10:40aprĂšs il faut lire
00:10:41le sous-titre.
00:10:42Et le sous-titre,
00:10:43c'est
00:10:45magnificat humanitas
00:10:45pour la protection
00:10:47de la personne humaine
00:10:48Ă  l'Ăšre
00:10:49de l'intelligence artificielle.
00:10:50Ce qui indique donc
00:10:52que le texte
00:10:53est de façon majeure
00:10:54centré sur une protection.
00:10:56Et je pense pouvoir dire
00:10:58qu'on voit
00:10:58Ă  travers ce titre
00:11:00la posture qu'aura
00:11:01Léon XIV
00:11:02dans son pontificat.
00:11:03Il ferait un trĂšs bon journaliste
00:11:04parce que la formule
00:11:05dit déjà tout.
00:11:06On a déjà compris
00:11:07l'essentiel du sujet.
00:11:09Mais dans le mot
00:11:10la protection,
00:11:11le pape Léon
00:11:12sera,
00:11:13je le devine,
00:11:16un protecteur en fait.
00:11:17Il intervient
00:11:18comme un protecteur.
00:11:19Un pape, tout simplement.
00:11:21Oui, mais en fait
00:11:22on peut dire par exemple...
00:11:23C'est sa premiĂšre vertu.
00:11:24Oui, mais regardez,
00:11:25Jean-Paul II
00:11:26a été comme un acteur.
00:11:28Oui.
00:11:28BenoĂźt XVI
00:11:29a été comme un penseur.
00:11:31Oui.
00:11:31François a été
00:11:32comme un serviteur
00:11:33des plus petits.
00:11:34Et bien voilĂ 
00:11:34que Léon se présente
00:11:36comme un protecteur.
00:11:38Il va protéger.
00:11:39Et donc il veut protéger
00:11:40la personne humaine,
00:11:42ce qui veut dire
00:11:42qu'elle a une nature,
00:11:44la personne humaine.
00:11:45Alors,
00:11:45magnificat humanitas
00:11:46et la suite du texte
00:11:48immédiatement,
00:11:49virgule,
00:11:49créée par Dieu.
00:11:50Créée par Dieu.
00:11:51C'est ça le texte complet.
00:11:52Bien sûr.
00:11:53On garde les deux premiers mots
00:11:54mais elle est immédiatement
00:11:55créée par Dieu.
00:11:55Donc elle est magnifique
00:11:56parce qu'elle vient de Dieu,
00:11:57parce qu'elle a une origine,
00:11:58parce que c'est une nature humaine
00:12:00et une nature,
00:12:01ça a une origine,
00:12:02ça a une fin,
00:12:03donc ça a un développement.
00:12:04Et ce qui va l'intéresser,
00:12:05c'est d'apprécier
00:12:06les conditions de possibilité
00:12:08du développement serein
00:12:10et harmonieux
00:12:10de la personne humaine
00:12:12dans un environnement
00:12:13sociotechnique comme le nĂŽtre.
00:12:14Donc qu'est-ce qui va nous manquer ?
00:12:15Qu'est-ce qui va...
00:12:16ce Ă  quoi il va falloir faire attention ?
00:12:18Est-ce qu'il va falloir
00:12:19qu'on apprenne
00:12:19Ă  se priver
00:12:20d'un certain nombre de choses ?
00:12:21Est-ce qu'il faut par exemple,
00:12:23je crois que c'est l'une
00:12:23des grandes intuitions du texte,
00:12:25mais qui est extrĂȘmement audacieuse,
00:12:27de faire de l'intelligence artificielle
00:12:28un bien commun ?
00:12:29Pour l'instant,
00:12:30c'est dans les mains
00:12:30d'une petite oligarchie
00:12:32qui domine.
00:12:33Alors,
00:12:33il y a de la conflictualité possible.
00:12:35Est-ce qu'il ne faudrait pas
00:12:36que ce soit quelque chose
00:12:37qui puisse servir tout le monde ?
00:12:38Parce que sinon,
00:12:38comme vous l'avez dit tout Ă  l'heure,
00:12:40ça peut donner naissance
00:12:41Ă  nouveau
00:12:41Ă  des nouvelles formes d'esclavage.
00:12:43Alors,
00:12:43pour autant,
00:12:44le pape ne dit pas
00:12:45I.A.
00:12:46va des rétro-satanasses.
00:12:47Absolument.
00:12:48Bon,
00:12:48on sent qu'il y a une méfiance.
00:12:50Pour autant,
00:12:51il essaie de faire la part des choses.
00:12:53Et est-ce qu'on peut se permettre
00:12:54de dire
00:12:55que c'est une transcription pontificale
00:12:57de la phrase de Rabelais
00:12:58« Science sans conscience
00:12:59n'est que ruine de l'ùme » ?
00:13:00Ah oui,
00:13:00c'est une remarquable application.
00:13:02C'est exactement ça.
00:13:03Il voudrait essayer
00:13:05de mettre de la conscience,
00:13:06de réveiller les consciences
00:13:08face au développement
00:13:09extrĂȘmement rapide
00:13:10de ces technologies,
00:13:11qui s'invitent
00:13:12dans nos existences.
00:13:13Une maniĂšre de dire,
00:13:15c'est comment
00:13:16intégrer l'intelligence artificielle
00:13:18sans perdre son cƓur.
00:13:19Je crois que c'est
00:13:20une petite phrase
00:13:21qui arrive dans le texte.
00:13:22L'idée,
00:13:23c'est évidemment
00:13:23de ne pas
00:13:24oui ou non,
00:13:25pour ou contre,
00:13:27c'est
00:13:27de quelle maniĂšre
00:13:28ces développements technologiques
00:13:30qui sont le fruit
00:13:31du génie
00:13:32de l'ĂȘtre humain,
00:13:33et il n'y a pas peur
00:13:34de le dire,
00:13:35peuvent effectivement
00:13:36devenir un progrĂšs
00:13:37car,
00:13:38dans quelques circonstances,
00:13:40elles peuvent
00:13:41se retourner
00:13:42contre l'ĂȘtre humain
00:13:43et elles peuvent
00:13:43le blesser.
00:13:44Donc,
00:13:44il peut y avoir
00:13:45une violence
00:13:46faite Ă  l'ĂȘtre humain
00:13:47aux sociétés,
00:13:48et ma surprise
00:13:49Ă  la lecture,
00:13:50c'est que tout Ă  la fin
00:13:51du texte,
00:13:52il n'hésite pas
00:13:53Ă  dire que potentiellement,
00:13:54il y a des facteurs
00:13:55de violence et de guerres
00:13:56trĂšs profondes
00:13:57qui sont présentes.
00:13:58Donc,
00:13:59il est extrĂȘmement lucide
00:14:01et il intervient
00:14:03comme un interlocuteur,
00:14:05il se présente
00:14:05comme un interlocuteur
00:14:06qui apporte
00:14:07un trésor de sagesse
00:14:08pour pouvoir passer
00:14:10au crible
00:14:10d'un certain nombre
00:14:11de principes
00:14:12la possibilité
00:14:14que ces technologies
00:14:14développent
00:14:15correctement
00:14:16l'ĂȘtre humain
00:14:17ou de façon harmonieuse.
00:14:18Évidemment,
00:14:19il y a quelques anticléricaux
00:14:20qui disent
00:14:21de quoi je me mĂȘle.
00:14:23On peut considérer
00:14:24qu'au contraire
00:14:24sur ces questions-lĂ ,
00:14:26Ă  premiĂšre vue,
00:14:27on se dit
00:14:27que l'intelligence artificielle
00:14:28c'est un problĂšme
00:14:29de technologie.
00:14:30Qu'est-ce que l'est ici ?
00:14:31L'Église catholique,
00:14:32la parole de l'Évangile
00:14:33a son mot Ă  dire.
00:14:34C'est trÚs intéressant
00:14:35parce que c'est justement
00:14:36ça la question.
00:14:37C'est que c'est une encyclique.
00:14:38Alors,
00:14:39depuis Rerum Novarum,
00:14:40tout ce qui touche
00:14:41à le développement
00:14:42des sociétés
00:14:43concerne l'Église.
00:14:44L'Église s'intĂ©resse
00:14:45Ă  la vie humaine,
00:14:46individuelle et sociale.
00:14:48Donc,
00:14:49elle estime
00:14:49qu'elle a un mot Ă  dire
00:14:51sur ce développement-là.
00:14:53Ça concerne l'Église
00:14:54d'un point de vue
00:14:55du salut aussi
00:14:55parce que c'est aussi
00:14:56une encyclique théologique.
00:14:57Pourquoi ?
00:14:58Parce que dans le texte,
00:14:59il va se confronter
00:15:00à deux idéologies
00:15:02trÚs prégnantes aujourd'hui
00:15:03qu'on appelle
00:15:03le transhumanisme
00:15:04et le post-humanisme.
00:15:05Ben oui.
00:15:06C'est-Ă -dire que
00:15:07on n'avait pas l'habitude
00:15:08de dire
00:15:09que c'était
00:15:09des idéologies religieuses,
00:15:11entre guillemets religieuses.
00:15:13Pourquoi ?
00:15:13Parce qu'elles proposent
00:15:15une sorte de salut
00:15:16de l'humanité
00:15:16par la technologie.
00:15:17C'est-Ă -dire
00:15:18qu'on va permettre
00:15:20Ă  l'ĂȘtre humain
00:15:20de devenir plus
00:15:22parce qu'il y a toujours
00:15:23une volonté en nous
00:15:24de devenir plus.
00:15:25Chaque jour qu'on vit,
00:15:26on se dit
00:15:26demain je serai plus heureux,
00:15:28je serai plus intelligent,
00:15:29je serai plus amoureux,
00:15:30je serai plus...
00:15:31Et donc,
00:15:32ce mouvement
00:15:33vers un ĂȘtre plus
00:15:34a été comme capté
00:15:36par une technologie
00:15:37qui se propose
00:15:38de transformer l'ĂȘtre humain.
00:15:40Alors,
00:15:40soit de le transformer
00:15:41en l'augmentant,
00:15:42c'est le transhumanisme,
00:15:43soit,
00:15:45plus violemment encore,
00:15:46le post-humanisme,
00:15:47de le faire sortir
00:15:49de sa condition
00:15:50de nature,
00:15:51d'ĂȘtre humain
00:15:52dans une nature limitée.
00:15:53Nous sommes Ă  quelques jours
00:15:54de la PentecĂŽte
00:15:55oĂč dans la liturgie
00:15:56l'Esprit Saint vient
00:15:57sur les ĂȘtres humains
00:15:59représentés par une petite flamme
00:16:00qui est la lucidité,
00:16:01la conscience,
00:16:02la lumiĂšre.
00:16:03Est-ce qu'il y a un risque
00:16:04à un moment donné
00:16:05que l'Esprit Saint
00:16:06vient artificiel ?
00:16:07C'est-Ă -dire que l'IA
00:16:08s'empare,
00:16:09j'allais dire,
00:16:10de codes liturgiques,
00:16:11canoniques,
00:16:12et invente une église
00:16:14formatée par une machine,
00:16:15d'une parole divine,
00:16:17une lecture des...
00:16:18Que des prĂȘtres
00:16:18se mettent Ă  prĂȘcher
00:16:20au moment de faire
00:16:21leur prĂȘche,
00:16:24eh bien,
00:16:25ça soit fait
00:16:26par un ordinateur,
00:16:27comme certains députés
00:16:28le font à l'Assemblée nationale,
00:16:30certains profs
00:16:30dans leurs cours,
00:16:31et certains élÚves
00:16:31au moment de remettre la copie.
00:16:32Donc vous voyez
00:16:33que l'intelligence artificielle
00:16:34arrive partout
00:16:35de ce point de vue-lĂ ,
00:16:35et pourquoi pas,
00:16:36elle pourrait évidemment
00:16:37venir dans ces domaines-lĂ .
00:16:40La question que vous posez,
00:16:41elle est absolument majeure,
00:16:43parce qu'elle est en train
00:16:44de toucher quelque chose
00:16:46qui s'appelle la pensée.
00:16:48Ces technologies sont capables
00:16:49de coloniser nos pensées.
00:16:51Et finalement,
00:16:53ce que l'ĂȘtre humain
00:16:54a de plus grand,
00:16:55c'est sa capacité de penser.
00:16:57Et ce qui est le propre
00:16:58de l'ĂȘtre humain,
00:16:59je le dis avec mes mots,
00:17:01ça n'est pas dans l'encyclique,
00:17:02mais c'est ça le cƓur,
00:17:03c'est qu'il est sujet
00:17:04Ă  inspiration.
00:17:05C'est-Ă -dire qu'il est capable
00:17:06de recevoir une inspiration,
00:17:08des pensées qui lui viennent,
00:17:09comme on va chercher
00:17:10de l'inspiration quelque part.
00:17:12Précisément,
00:17:13dans le christianisme,
00:17:13l'Esprit Saint,
00:17:14c'est celui qui inspire
00:17:15l'ĂȘtre humain,
00:17:16pour qu'il pense
00:17:16des pensées bonnes.
00:17:18Et la grande tentation,
00:17:19ce serait de dire,
00:17:20en fait,
00:17:20il n'y a plus besoin
00:17:21de se laisser inspirer
00:17:22par un Dieu transcendant,
00:17:23hypothétique,
00:17:24etc.,
00:17:24si vous y croyez,
00:17:26puisque les bonnes idées
00:17:27vont vous venir
00:17:28du génie de la machine
00:17:29qui va ĂȘtre capable
00:17:30de générer pour vous
00:17:32les bonnes choses
00:17:33qui viennent.
00:17:34Eh bien,
00:17:35lĂ ,
00:17:35il y a vraiment un risque
00:17:36de ce que moi j'appelle
00:17:37une colonisation
00:17:38de nos pensées.
00:17:39Donc,
00:17:39il faut qu'on garde
00:17:40souverainement
00:17:41une liberté de pensée,
00:17:42une liberté poétique,
00:17:44une capacité
00:17:44d'inspiration
00:17:46et vraiment de liberté.
00:17:47Tchad Gipiti,
00:17:48peux-tu me dire
00:17:49si Dieu existe ?
00:17:49Il vous répond,
00:17:50je ne dépose pas
00:17:51des éléments nécessaires
00:17:52pour apporter
00:17:53une réponse définitive.
00:17:54Il est un peu
00:17:55jésuite,
00:17:56Tchad Gipiti,
00:17:57dans cette affaire.
00:17:57C'est surtout que lui,
00:17:58ça ne le concerne pas du tout.
00:18:01Lui n'a pas d'avenir
00:18:02plus qu'un moment
00:18:04d'hors-service,
00:18:05alors que l'ĂȘtre humain,
00:18:06lui,
00:18:06entre dans une relation
00:18:07avec Dieu.
00:18:08C'est dans cette relation
00:18:09qu'il trouve son accomplissement.
00:18:11N'est-ce pas l'occasion
00:18:12pour l'Église
00:18:13de se rapprocher
00:18:14des réalités de ce monde,
00:18:15des grands enjeux
00:18:17du capitalisme,
00:18:20des financiers,
00:18:21des gars-femmes ?
00:18:23On sent l'Église
00:18:24pas forcément
00:18:24avoir envie
00:18:25de se confronter.
00:18:26Si, François avait commencé
00:18:27Ă  dire attention,
00:18:28il ne faut pas
00:18:28que ça aille trop loin,
00:18:29lĂ , passez-moi l'expression,
00:18:31le souverain pontife
00:18:32met les pieds dans le plat.
00:18:33Alors, il met les pieds
00:18:33dans le plat,
00:18:34il interpelle,
00:18:35mais il est vraiment
00:18:36dans un dialogue
00:18:37puisque Ă  l'occasion
00:18:38de la présentation
00:18:40du texte,
00:18:41il y avait le numéro 2
00:18:42d'Anthropic
00:18:44qui a développé
00:18:45le modĂšle de langage
00:18:46Claude
00:18:46qui était présent,
00:18:47qui a pris la parole.
00:18:47C'est vraiment
00:18:48dans un échange
00:18:49et dans une collaboration
00:18:50de réflexion,
00:18:51d'amitié,
00:18:52on peut vraiment dire ça,
00:18:54de considération
00:18:55les uns avec les autres.
00:18:56Bon, il va mettre
00:18:57des signaux d'alerte,
00:18:58il appelle une régulation,
00:19:00c'est absolument clair,
00:19:01parce qu'il faut
00:19:02prendre la mesure
00:19:03des conséquences
00:19:03de ce qui peut arriver
00:19:04devant nous,
00:19:05mais il est trĂšs
00:19:06au fait des choses
00:19:07et je pense que
00:19:08ce texte
00:19:09est le fruit
00:19:10de la collaboration,
00:19:11de l'écoute
00:19:12de trĂšs nombreux
00:19:13professionnels
00:19:13de ce domaine.
00:19:15Il t'est mis ça
00:19:15en honneste,
00:19:16donc la messe
00:19:16n'est pas dite
00:19:17si je comprends bien.
00:19:18Il y aura des suites,
00:19:19de mon point de vue,
00:19:20personnellement,
00:19:21j'aspire Ă  ce que
00:19:22le magistĂšre du pape
00:19:24appelle des développements
00:19:25ultérieurs
00:19:26sur des questions
00:19:27plus précises.
00:19:28LĂ , il fait
00:19:28un tour d'horizon
00:19:29de ces enjeux.
00:19:30Merci,
00:19:31PĂšre Laurence
00:19:31Talabourdillon
00:19:32d'avoir accepté
00:19:32notre invitation
00:19:33sur Sud Radio
00:19:33et j'étais trÚs honneur
00:19:34de vous avoir
00:19:35dans ce studio
00:19:36Ă  cette antenne.
00:19:36A trĂšs bientĂŽt,
00:19:37merci d'ĂȘtre venu.
00:19:38On continue avec
00:19:38un certain nombre
00:19:39d'informations
00:19:39qui vont forcément
00:19:41vous intéresser,
00:19:44l'auteur du meurtre
00:19:45d'Alban Gervais,
00:19:46ce médecin qui avait
00:19:47été égorgé en 2022
00:19:48devant l'école
00:19:48de ses enfants.
00:19:50On attend vos réactions
00:19:51au 0826 300 300.
00:19:52Est-ce que sa libération
00:19:53vous choque ?
00:19:54Et puis,
00:19:55si votre enfant
00:19:55se prend pour un chien,
00:19:56un chat ou un lémurien,
00:19:57écoutez bien ce qui suit.
00:19:59C'est cocasse,
00:20:00c'est encore marginal,
00:20:01mais ça inquiÚte
00:20:02quand mĂȘme les mĂ©decins
00:20:04et les vétérinaires
00:20:04en particulier.
00:20:05A tout de suite
00:20:05sur Sud Radio.
00:20:06Perle du jour.
00:20:07Le gouvernement a annoncé
00:20:09enfin l'élargissement
00:20:10des contrÎles d'honorabilité
00:20:11pour travailler
00:20:12au contact d'enfants
00:20:13et de personnes vulnérables.
00:20:15Oui,
00:20:16une surprise
00:20:17parce qu'on s'attendait
00:20:19quand mĂȘme
00:20:19Ă  ce que le gouvernement
00:20:19réagisse depuis les affaires
00:20:21dans le périscolaire
00:20:21surtout qui bousculent
00:20:23la ville de Paris.
00:20:24Et bien lĂ ,
00:20:24l'exécutif a pris
00:20:25le taureau par les cornes
00:20:26et le gouvernement
00:20:27a annoncé l'élargissement
00:20:28des contrÎles d'honorabilité
00:20:29pour travailler
00:20:29au contact d'enfants
00:20:30et de personnes vulnérables.
00:20:32Les personnes
00:20:32avec antécédents judiciaires
00:20:34mineurs y compris,
00:20:37devront passer un test
00:20:38d'honorabilité
00:20:41dans des conditions
00:20:41trĂšs strictes.
00:20:42Tout va ĂȘtre surveillĂ©,
00:20:44le passé.
00:20:45Alors,
00:20:45si vous avez eu une activité,
00:20:46si vous avez eu le moindre doute,
00:20:47s'il y a eu un dossier
00:20:48sur cette personne,
00:20:49et bien sachez que
00:20:50vous serez contrÎlé.
00:20:52C'est une mesure juste.
00:20:53Alors,
00:20:53ça grince un peu
00:20:54parce que,
00:20:55j'allais dire,
00:20:56le cadre est élargi
00:20:57Ă  des gens
00:20:57qui ont juste
00:20:58peut-ĂȘtre eu un problĂšme.
00:21:00Enfin,
00:21:00tous les signalements
00:21:01devront ĂȘtre eux.
00:21:02Et surtout,
00:21:02il va y avoir
00:21:04comparaison des fichiers
00:21:05du ministÚre de l'Intérieur
00:21:06et de l'Éducation nationale.
00:21:08Toute personne
00:21:09qui aurait eu,
00:21:09ne serait-ce qu'un signalement,
00:21:10un petit souci,
00:21:11sera tout de suite
00:21:12mis de cÎté.
00:21:12Mais il s'attend, oui.
00:21:13VoilĂ ,
00:21:13on prend des préconvents.
00:21:15J'allais dire,
00:21:15on ratisse large,
00:21:16mais vu la tragédie
00:21:18et l'ampleur du problĂšme,
00:21:19il était normal
00:21:19que l'exécutif,
00:21:20que le gouvernement
00:21:21s'empare de ce dossier
00:21:22et prenne les mesures adéquates.
00:21:24On ne peut que saluer
00:21:24cette courageuse initiative.
00:21:27Espérons
00:21:27qu'elle sera suivie
00:21:28des faits.
00:21:31La chef des écolos,
00:21:33Marine Tondelier,
00:21:34qui concourt Ă  la primaire
00:21:35de la gauche
00:21:35et des écologistes,
00:21:36a réuni mardi
00:21:37une vingtaine d'enfants
00:21:38ùgés de 4 à 15 ans,
00:21:40un peu tĂŽt
00:21:40pour faire de la politique
00:21:41et pourtant,
00:21:42Péricault.
00:21:42Eh oui,
00:21:44la chef des écologistes,
00:21:45Marine Tondelier,
00:21:45a proposé mardi
00:21:46la création
00:21:47d'une assemblée nationale
00:21:48des enfants
00:21:48lors d'une réunion
00:21:49réservée au moins de 15 ans.
00:21:51C'est dans le cadre
00:21:51de sa campagne présidentielle
00:21:52de 2027
00:21:53et elle place l'enfant
00:21:54au cƓur de son programme.
00:21:56Au cƓur de son programme,
00:21:57Marine Tondelier,
00:21:58qui concourt Ă  la primaire
00:21:59de la gauche
00:21:59et des écologistes
00:22:00prévues le 11 octobre,
00:22:02a réuni en son siÚge
00:22:03des enfants.
00:22:03Donc,
00:22:03elle a lancé ça.
00:22:07ùge électoral,
00:22:08donc la majorité,
00:22:09Ă  l'Ăąge de 16 ans.
00:22:11VoilĂ .
00:22:11Et donc,
00:22:11elle considĂšre
00:22:12un peu comme les pédagogues.
00:22:13Le maĂźtre doit apprendre
00:22:14de l'enfant.
00:22:15Eh bien lĂ ,
00:22:15il faut que les enfants
00:22:16aient leur mot Ă  dire
00:22:17sur la politique,
00:22:18sur les sujets de société.
00:22:20Elle en a interrogé certains.
00:22:22Elle a refusé
00:22:23d'aborder le sujet
00:22:23d'un maltraitance de l'enfant
00:22:24considérant que les petites
00:22:26tĂȘtes blondes
00:22:27et pas blondes
00:22:27et moins blondes,
00:22:28peu importe,
00:22:29n'étaient pas à hauteur.
00:22:30Mais lĂ ,
00:22:30elle pense qu'il faudra
00:22:31aujourd'hui,
00:22:32vu,
00:22:32j'allais dire,
00:22:33les dissensions
00:22:34qu'il y a dans cette société,
00:22:35les injustices,
00:22:36les discriminations
00:22:38qu'il peut y avoir
00:22:38d'une génération à l'autre.
00:22:39Eh bien,
00:22:40il faudra consulter les enfants
00:22:41pour eux.
00:22:41Dans les grandes orientations
00:22:42du pays,
00:22:43il faut entendre des enfants
00:22:44de moins de 16 ans
00:22:45donner leur avis
00:22:46sur la façon
00:22:46dont il faut gérer ce pays
00:22:47et leur confier
00:22:49une partie de la République.
00:22:50C'est totalement stupéfiant,
00:22:52c'est d'une démagogie
00:22:53sans nom.
00:22:54Je pense que les enfants
00:22:55sont toujours consultés
00:22:56par les parents
00:22:57quand on a envie
00:22:58d'avoir de leur avis.
00:22:59Mais de lĂ ,
00:22:59ce qu'on leur donne,
00:23:00la sensation
00:23:00qu'ils ont un mot Ă  dire
00:23:02dans la direction du pays,
00:23:03c'est catastrophique.
00:23:04L'école n'est pas là
00:23:06pour appliquer la démocratie
00:23:07aux enfants.
00:23:08Elle est lĂ 
00:23:08pour leur apprendre
00:23:09ce qu'est la démocratie.
00:23:10VoilĂ .
00:23:11Et donc,
00:23:11si il y a un Parlement
00:23:13des enfants
00:23:13qui sera consulté,
00:23:14évidemment,
00:23:15il y aura le Conseil
00:23:16constitutionnel
00:23:17et puis le Parlement
00:23:18des enfants.
00:23:18Ah mais j'imagine
00:23:19que c'est la gueule
00:23:21des débats
00:23:22à l'Assemblée nationale
00:23:23des enfants.
00:23:24Oh ben,
00:23:25si il y a du fast-food
00:23:26et du soda sucré,
00:23:27je pense que ça se passera
00:23:28beaucoup plus facilement.
00:23:29Vous vous souvenez
00:23:30sans doute
00:23:30de Barbara Butch
00:23:31qui trĂŽnait
00:23:32Ă  la table messianique
00:23:33des Jeux Olympiques
00:23:34lors de la cérémonie
00:23:35d'ouverture.
00:23:35Elle avait été la cible
00:23:36de railleries
00:23:37et d'attaques
00:23:37de la part de la droite
00:23:38et de l'extrĂȘme droite.
00:23:40Eh bien aujourd'hui,
00:23:40c'est l'extrĂȘme gauche
00:23:41qui la chahute.
00:23:42Eh ben oui,
00:23:43elle a eu le malheur.
00:23:44Alors aprÚs avoir été
00:23:45fustigĂ©e par l'extrĂȘme droite
00:23:46parce qu'elle avait pris
00:23:47des positions,
00:23:48on va considérer
00:23:49qu'elle disait
00:23:50que c'était humaniste.
00:23:51LĂ ,
00:23:51elle a eu le malheur
00:23:52de soutenir une pétition
00:23:54sur ce qui se passe
00:23:55en Israël.
00:23:56Contre l'antisémitisme.
00:23:57Contre l'antisémitisme.
00:23:58VoilĂ  cette campagne,
00:23:59cet antisémitisme
00:24:00qui a explosé
00:24:01depuis le 7 octobre
00:24:042023.
00:24:06Et donc,
00:24:07elle se prend
00:24:08une bordée d'injures
00:24:09y compris allusion
00:24:10Ă  sa conformation physique,
00:24:13à sa réalité.
00:24:14C'est d'une violence.
00:24:15Ça fait penser
00:24:16vraiment Ă  une espĂšce
00:24:18de dialectique
00:24:18un peu fasciste.
00:24:19Donc,
00:24:20elle n'a pas échappé.
00:24:21Donc,
00:24:22la preuve qu'elle doit ĂȘtre
00:24:22un peu dans le juste milieu
00:24:23puisqu'elle s'en prend
00:24:25de tous les cÎtés.
00:24:25C'est toujours bon signe
00:24:26quand on est attaqué
00:24:26de part et d'autre.
00:24:27Le style,
00:24:28la nature des insultes
00:24:29est absolument abject.
00:24:31L'auteur du meurtre
00:24:33d'Alban Gervaise,
00:24:34vous savez,
00:24:34Ă  Marseille,
00:24:35cet homme qui avait été
00:24:36poignardé
00:24:36et on avait des doutes
00:24:37parce que l'homme
00:24:38avait été,
00:24:40celui qu'il avait poignardé
00:24:41avait été un peu
00:24:42considéré
00:24:43comme une déficience mentale,
00:24:45eh bien,
00:24:46a obtenu justement
00:24:47Ă  ce titre
00:24:47un assouplissement
00:24:48de sa peine.
00:24:49Le meurtrier
00:24:50d'Alban Gervaise,
00:24:51ce pĂšre de famille,
00:24:52médecin militaire
00:24:52égorgé devant l'école
00:24:53de ses enfants
00:24:54Ă  Marseille en 2022,
00:24:56avait été déclaré
00:24:57effectivement pénalement
00:24:58irresponsable
00:24:58en raison de troubles psychiatriques.
00:25:00Eh bien,
00:25:00figurez-vous
00:25:01qu'il va pouvoir quitter
00:25:02dans les prochains jours
00:25:03le cadre d'une hospitalisation
00:25:04complĂšte sous contrainte.
00:25:06ConcrĂštement,
00:25:07Mohamed sera pris en charge
00:25:08en hĂŽpital de jour
00:25:10du lundi au vendredi
00:25:11avant de pouvoir
00:25:12regagner son domicile
00:25:13chaque soir
00:25:14et les week-ends
00:25:14chez ses parents a priori.
00:25:15Son suivi médical
00:25:17restera obligatoire
00:25:18dans le cadre
00:25:18de cette nouvelle
00:25:19prise en charge
00:25:19mais comme vous pouvez
00:25:20l'imaginer,
00:25:21cette décision
00:25:21est incomprise
00:25:22du cÎté des proches
00:25:23d'Alban Gervaise.
00:25:24Son épouse Christelle
00:25:25a déclaré ressentir
00:25:26un profond sentiment
00:25:27de colĂšre,
00:25:28d'injustice,
00:25:29de tristesse
00:25:29et surtout d'inquiétude
00:25:31aprĂšs avoir appris
00:25:32la sortie progressive
00:25:33du cadre hospitalier strict.
00:25:35Je vous propose
00:25:35de l'écouter.
00:25:36Elle était ce matin
00:25:37l'invité de BFM TV.
00:25:38Vous avez sans doute
00:25:39déjà dit par écrit
00:25:40à Gérald Darmanin,
00:25:42le garde des Sceaux.
00:25:44J'ai envie de dire
00:25:44qu'on entend
00:25:45beaucoup en ce moment
00:25:46parler des victimes
00:25:48mais en fait
00:25:48moi j'aimerais vraiment
00:25:49voir des actes.
00:25:50Déjà je trouve
00:25:51que son silence
00:25:52depuis bien le temps
00:25:53de 2022
00:25:54parce que j'avais interpellé
00:25:55déjà à l'époque
00:25:55au équipe ministre
00:25:56de l'Intérieur
00:25:56par rapport
00:25:57aux dossiers policiers
00:25:59je pense que
00:26:00c'est inacceptable.
00:26:02Par respect
00:26:02il aurait dĂ» au moins
00:26:03me répondre à minima
00:26:05et je lui demande
00:26:06vraiment d'avoir
00:26:07ce courage
00:26:07de lancer le débat
00:26:08sur les responsabilités pénales.
00:26:10C'est un sujet
00:26:10qui est difficile
00:26:11vraiment
00:26:11qui est Ă  la limite
00:26:13du médical
00:26:14et du judiciaire.
00:26:14Je suis médecin
00:26:15de formation moi-mĂȘme
00:26:15je sais trĂšs bien
00:26:16que c'est un sujet difficile
00:26:17mais je pense
00:26:17qu'il faut qu'il ait
00:26:18le courage
00:26:18de le faire
00:26:18parce que
00:26:21c'est insupportable
00:26:22en fait
00:26:22de voir Ă  quel point
00:26:23nous famille de victimes
00:26:25nous souffrons
00:26:25et j'échange avec
00:26:26vraiment beaucoup
00:26:26de familles de victimes.
00:26:27Voilà c'était
00:26:28la femme d'Alban Gervaise
00:26:30qui s'était exprimée
00:26:31ce matin sur FM TV
00:26:32et qui interpellait
00:26:33le ministre de la Justice
00:26:33Gérald Darmanin.
00:26:34On imagine
00:26:34la détresse de cette femme
00:26:35l'atrocité du crime
00:26:37dans les conditions
00:26:37oĂč ça s'est passĂ©.
00:26:41C'est vrai qu'on se plaint
00:26:43beaucoup contre
00:26:43l'inégibilité
00:26:44d'hommes politiques
00:26:45qui sont condamnés
00:26:46ou de femmes politiques
00:26:47et là on décrÚte
00:26:48que non il n'était pas responsable
00:26:49parce qu'on ne conteste pas
00:26:51le fait qu'il y ait
00:26:52effectivement des pathologies
00:26:53qui justifient ça.
00:26:54Est-ce que ça a bien été fait
00:26:55dans les bonnes conditions
00:26:56et qu'est-ce que l'on réserve
00:26:58comme traitement
00:26:59Ă  la famille des victimes ?
00:27:01Qu'est-ce qu'on leur dit ?
00:27:01Tac tes yeux pour pleurer.
00:27:03Bah oui.
00:27:03Ton mari a été assassiné
00:27:05dans des conditions épouvantables.
00:27:07Et donc justice
00:27:08ne sera jamais vraiment rendue.
00:27:09Et puis voilĂ 
00:27:10il y a des gens dans la rue
00:27:11qui circulent
00:27:12avec des gens dangereux
00:27:13et puis bah oui
00:27:14mais comme il a
00:27:15un petit pĂšte au casque
00:27:16et bah ça n'ira pas plus loin.
00:27:18Je trouve ça absolument terrifiant
00:27:20et ça ne va pas
00:27:21dans le sens de l'apaisement
00:27:22ni de la confiance des citoyens
00:27:24envers la justice
00:27:25et envers la police
00:27:26qui font leur boulot
00:27:27comme il faut.
00:27:28Mais lĂ  voilĂ 
00:27:28les responsabilités pénales
00:27:29je pense que c'est quelque chose
00:27:30d'un sujet
00:27:30qu'il faudra revoir.
00:27:32Rima Hassan a rendu visite
00:27:33à un détenu incarcéré
00:27:35pour terrorisme
00:27:36Ă  la prison d'Hosny
00:27:37dans le cadre
00:27:37d'une visite parlementaire
00:27:38et ça passe moyen.
00:27:39Oui Maude
00:27:40c'était à la PentecÎte
00:27:41elle n'était pas de seule
00:27:42avec Gabriel Catala
00:27:43Thomas Porte
00:27:43et Rima Hassan
00:27:44accompagné de députés écologistes
00:27:45Sabrina Sébahi
00:27:46ont exercé
00:27:48Ă  la maison d'Aredoni
00:27:49dans le Val d'Oise
00:27:50leur droit de visite
00:27:51des lieux de privation
00:27:51de liberté
00:27:52prérogative
00:27:53attachée à leur mandat
00:27:54parlementaire.
00:27:55Si cette visite
00:27:56a été rendue publique
00:27:57par les Ă©lus eux-mĂȘmes
00:27:57la nature des charges
00:27:59pesant sur les détenus
00:28:00qui sont venus voir
00:28:00n'est pas mentionnée.
00:28:02Il s'agit
00:28:03d'un détenu
00:28:06palestinien
00:28:07d'origine ressortissant
00:28:08palestinien
00:28:08qui s'appelle Ali
00:28:09défendu par Maitre
00:28:11Raphaël Knoff
00:28:12évidemment
00:28:13Rima Hassan
00:28:14considĂšre
00:28:15qu'il a perdu
00:28:16son statut
00:28:16de réfugié politique
00:28:17parce qu'il est
00:28:19accusé
00:28:19de tentative
00:28:20d'assassinat
00:28:21en lien
00:28:21avec une entreprise
00:28:22il est mis en examen
00:28:23pour compliciter
00:28:24tentative d'assassinat
00:28:25en lien
00:28:25avec une entreprise
00:28:26terroriste
00:28:26par conséquent
00:28:27il est détenu
00:28:28dans des conditions
00:28:29trÚs précises
00:28:30dans le quartier
00:28:32d'évaluation
00:28:32de la radicalisation
00:28:33de Vandin
00:28:34le vieil oĂč il Ă©tait
00:28:35donc c'est quelqu'un
00:28:35considéré comme dangereux
00:28:37et elle va le visiter
00:28:39comme s'il était victime
00:28:40de la justice française
00:28:41victime d'une injustice
00:28:42c'est son droit
00:28:43et c'est trĂšs bien
00:28:43que les parlementaires
00:28:44aient visité
00:28:44et les prisonniers
00:28:45les détenus
00:28:46ont droit d'avoir
00:28:46des visites parlementaires
00:28:47parce que bon
00:28:48tous les cas
00:28:49sont à prendre en considération
00:28:50c'est le fait
00:28:51qu'elle ait occulté
00:28:51la personnalité
00:28:52de ce
00:28:52de ce
00:28:53de ce mise en examen
00:28:55et ensuite
00:28:56la façon dont
00:28:56elle et l'avocat
00:28:57présentent cet homme
00:28:58comme une victime
00:28:59d'un état
00:29:00quasiment totalitaire
00:29:01il n'y a pas
00:29:02le mot fascisme
00:29:03donc la victime
00:29:05c'est lui
00:29:05et les salauds
00:29:06ce sont ceux
00:29:06qui l'ont mis en prison
00:29:07qui le maintiennent
00:29:08en prison
00:29:08Ă  la prison d'Hosni
00:29:10chacun jugera
00:29:11selon sa conscience
00:29:14sur les réseaux sociaux
00:29:15de plus en plus
00:29:16de jeunes
00:29:17se revendiquent
00:29:18Thérians
00:29:18alors Thérians
00:29:19j'ai vu la photo
00:29:20j'ai eu peur
00:29:20je pensais que vous vouliez
00:29:21mettre un masque
00:29:22de Thérians
00:29:24ils se déguisent en animaux
00:29:25c'est ça ?
00:29:25il y a ceux
00:29:26qui se sentent radiateurs
00:29:27Ă  son dentable
00:29:27et puis il y a les Thérians
00:29:28ces jeunes gens
00:29:29qui se sentent animaux
00:29:30ça peut prĂȘter Ă  rire
00:29:31personnellement je trouve ça grotesque
00:29:32mais ça prend de l'ampleur
00:29:33sur TikTok
00:29:34par exemple
00:29:34le hashtag Thérians
00:29:35a atteint les 1,8 millions
00:29:37de publications
00:29:38avec des vidéos de jeunes
00:29:39déguisés en chat
00:29:39en chien
00:29:40ou en renard
00:29:41un phénomÚne encore marginal
00:29:42mais qui inquiĂšte pourtant
00:29:43l'ordre des médecins vétérinaires
00:29:44et d'ailleurs
00:29:45l'ordre des médecins vétérinaires portugais
00:29:47a été contraint d'annoncer
00:29:48qu'ils ne soigneraient pas
00:29:49les Thérians
00:29:49une sortie plutĂŽt surprenante
00:29:51qui va de soi
00:29:51mais aujourd'hui
00:29:52on n'est plus sûr de rien
00:29:53donc ça va toujours mieux
00:29:54en le disant
00:29:55vous vous sentez plutĂŽt quoi
00:29:56vous Péricault ?
00:29:57alors moi je me sens
00:29:57cuisse de cochon
00:29:59version jambon
00:29:59ascendant jambon
00:30:00ah oui d'accord
00:30:00carrément direct
00:30:01ok
00:30:02oui bah écoutez
00:30:02si on a la possibilité
00:30:03je ne vais pas me gĂȘner
00:30:04ascendant sauce barbecue
00:30:05c'est bien
00:30:06je peux vous faire
00:30:09oeuf d'esturgeon
00:30:10ascendant caviar
00:30:11si vous voulez
00:30:11ça va me foutre plus cher
00:30:12voilĂ  on termine
00:30:14avec l'anniversaire
00:30:14de la disparition
00:30:15d'un humoriste Péricault
00:30:16je vous propose
00:30:17d'écouter l'extrait
00:30:17de l'un de ses sketchs
00:30:18les plus connus
00:30:19il faut l'imaginer
00:30:20dansant avec une femme
00:30:21qui s'en passerait bien
00:30:22elle est pas mal ma cavaliĂšre
00:30:24elle n'est pas terrible
00:30:25terrible mais elle est pas mal
00:30:26pour une fois
00:30:27j'ai pas hérité
00:30:28de la plus moche
00:30:29j'ai laissé
00:30:31Guy Bedos
00:30:33avec son
00:30:34comment s'appelle
00:30:35cette danse
00:30:35un slow
00:30:37enfin c'est quelque chose
00:30:38oui oui
00:30:39serré
00:30:39qui nous a quitté
00:30:40le 28 mai 2020
00:30:41et ce sketch
00:30:42c'est la drague
00:30:43avec Sophie Domier
00:30:44Domier
00:30:45Domier
00:30:46Domier
00:30:47Domier pardon
00:30:47excusez-moi
00:30:48n'importe quoi
00:30:48un sketch
00:30:49qui n'aurait plus sa place
00:30:50aujourd'hui
00:30:50vous l'imaginez bien
00:30:51parce qu'Ă  la fin
00:30:51Bedos l'embrasse de force
00:30:53et mĂȘme si c'est de l'humour
00:30:53vous imaginez bien
00:30:54que ça poserait un problÚme
00:30:55de morale
00:30:55et de mauvaise influence
00:30:57sur la société
00:30:58et sur les jeunes
00:30:58vous m'avez rajeuni lĂ 
00:31:00toujours
00:31:00tous les jours
00:31:01je suis là pour ça
00:31:02je vais les jardiner
00:31:02allez on va parler
00:31:03d'un sujet
00:31:04bien plus grave
00:31:06qu'on a commencé
00:31:07à évoquer
00:31:07déjà en début d'émission
00:31:08les nombres de signalements
00:31:10de disparitions de mineurs
00:31:11qui progressent
00:31:12qui augmentent
00:31:13gravement
00:31:13on en parlera dans un instant
00:31:14avec le porte-parole
00:31:15de la fondation
00:31:16Droits d'enfance
00:31:17n'hésitez pas
00:31:18Ă  nous donner
00:31:19vos témoignages
00:31:20au 0826 300 300
00:31:22Ă  tout de suite
00:31:25le nombre de signalements
00:31:27de disparitions de mineurs
00:31:28a progressé
00:31:29de 6,4%
00:31:30en 2025
00:31:31rompant avec la tendance
00:31:33Ă  la baisse
00:31:33observée ces derniÚres années
00:31:34au total
00:31:3540 953 disparitions
00:31:37de mineurs
00:31:38ont été signalées
00:31:38aux forces de l'ordre
00:31:39en 2025
00:31:40ce qui représente
00:31:41112 enfants par jour
00:31:42selon la fondation
00:31:43Droits d'enfance
00:31:44dont nous recevons
00:31:45aujourd'hui
00:31:45le porte-parole
00:31:46Julien Landuro
00:31:48bonjour
00:31:48bonjour
00:31:49bonjour Julien Landuro
00:31:51merci d'ĂȘtre en direct
00:31:52avec nous sur Sud Radio
00:31:53oui le chiffre
00:31:53est alarmant
00:31:5440 953 disparitions
00:31:57de mineurs
00:31:57ont été signalées
00:31:58en 2025
00:31:58soit comme le disait
00:31:59Maud Coffler
00:32:00Ă  l'instant
00:32:00plus 6%
00:32:0295% de fugues
00:32:03et à l'intérieur
00:32:04c'est 95%
00:32:0538%
00:32:05concernent des enfants
00:32:06de moins de 15 ans
00:32:07je disais
00:32:08surveillons nos enfants
00:32:09bon
00:32:09ce n'est pas
00:32:10ce n'est pas
00:32:11du kidnapping
00:32:11pour autant
00:32:1340 000
00:32:1441 000 enfants
00:32:15qui disparaissent
00:32:17en France
00:32:17en 2025
00:32:18ça signale quand mĂȘme
00:32:20un malaise
00:32:21un malaise social
00:32:22un malaise de société
00:32:24un malaise de civilisation
00:32:25comment est-ce qu'on peut arriver
00:32:27Ă  des chiffres aussi
00:32:27alarmants ?
00:32:31il faut dire
00:32:33Ă  vos spectateurs
00:32:34d'abord
00:32:34que 95%
00:32:36de ces disparitions
00:32:37ce sont des fugues
00:32:38et que
00:32:39ça ne veut pas dire
00:32:40pour autant
00:32:41que ce n'est pas grave
00:32:41dans le sens oĂč
00:32:42nous on insiste beaucoup
00:32:43pour rappeler
00:32:45que la fugue
00:32:45c'est un espace
00:32:46de mise en danger
00:32:47et qu'elle est toujours
00:32:48l'expression
00:32:49d'un mal-ĂȘtre
00:32:49pour le jeune
00:32:51qui y recourt
00:32:52et donc
00:32:53lĂ  oĂč c'est essentiel
00:32:54et c'est notamment
00:32:54le travail
00:32:55qu'opĂšre le 116 000
00:32:57au quotidien
00:32:57c'est d'essayer
00:32:58de comprendre
00:32:59ce qui a pu
00:33:00conduire
00:33:01un jeune
00:33:01à décider
00:33:02de partir
00:33:02volontairement
00:33:03quelle est la situation
00:33:04qu'il a cherché à fuir
00:33:05pour pouvoir y trouver
00:33:07une solution
00:33:07et il est trĂšs clair
00:33:10que la question
00:33:11de la santé mentale
00:33:12des jeunes
00:33:12notamment
00:33:14doit nous préoccuper
00:33:15et explique en partie
00:33:17ces chiffres
00:33:18Est-ce que
00:33:19Julien Landuro
00:33:20ça signifie
00:33:21je vais ĂȘtre trĂšs schĂ©matique
00:33:22que les enfants
00:33:23sont moins tenus
00:33:24que les principes
00:33:25et les valeurs familiales
00:33:26sont bien appliquées
00:33:27qu'il y a moins de surveillance
00:33:28ou que les enfants
00:33:29considĂšrent
00:33:30qu'ils ont une marge
00:33:31d'autonomie
00:33:31de liberté
00:33:32j'en ai marre
00:33:32je m'en vais
00:33:33je me casse
00:33:33est-ce que ça peut ĂȘtre ça aussi ?
00:33:37Non ça je ne crois pas
00:33:38parce que
00:33:39en fait c'est un chiffre
00:33:41qui est relativement stable
00:33:42dans le temps long
00:33:43celui des disparitions de mineurs
00:33:44c'est-Ă -dire qu'avant le Covid
00:33:45on Ă©tait mĂȘme au-delĂ 
00:33:46des 50 000
00:33:47donc
00:33:48si on devait comparer
00:33:50Ă  10 ans auparavant
00:33:51on se retrouve tout de mĂȘme
00:33:52avec un chiffre
00:33:53qui a diminué
00:33:54surtout quand on regarde
00:33:55les raisons
00:33:55pour lesquelles
00:33:56les jeunes s'en vont
00:33:58le désir d'indépendance
00:34:00nous dans les chiffres
00:34:01qu'on a au niveau
00:34:01du numéro d'urgence
00:34:03il apparaĂźt
00:34:03comme cause de la fugue
00:34:05que dans 10%
00:34:05des cas
00:34:06pour la moitié
00:34:08il s'agit
00:34:09d'un conflit
00:34:10avec le parent
00:34:11ou le tuteur
00:34:11qui parfois
00:34:12peut aussi
00:34:15dissimuler
00:34:16des violences
00:34:16intrafamiliales
00:34:18l'enfant peut avoir
00:34:19de trĂšs bonnes raisons
00:34:19de partir parfois
00:34:20et pour le reste
00:34:24aussi
00:34:24les questions d'emprise
00:34:26et qu'est-ce qu'on met
00:34:27derriĂšre les questions
00:34:28d'emprise
00:34:28ce sont
00:34:29ce qu'on peut appeler
00:34:30les fugues amoureuses
00:34:31par exemple
00:34:31mais aussi malheureusement
00:34:33les situations
00:34:34d'exploitation sexuelle
00:34:35en particulier
00:34:36pour les jeunes filles
00:34:36ou d'exploitation
00:34:37dans des réseaux
00:34:38de délinquance
00:34:39Julien Landuro
00:34:40qu'est-ce qu'on sait
00:34:41de la finalité
00:34:42de la fugue
00:34:43ça se finit
00:34:43ça se finit plutÎt bien
00:34:44ça se finit plutÎt mal
00:34:46ça se résout
00:34:47ça se résout pas
00:34:48ou il y a quand mĂȘme
00:34:48un certain nombre
00:34:49de tragédies
00:34:50c'est-Ă -dire de fugues
00:34:51qui ont engendré
00:34:53une souffrance
00:34:54chez les parents
00:34:55chez l'enfant
00:34:56avec des conséquences
00:34:58j'allais dire
00:34:58psychologiques
00:34:59et sentimentales
00:35:00trĂšs violentes
00:35:02alors fort heureusement
00:35:03la trÚs grande majorité
00:35:06de ces disparitions
00:35:07et de ces fugues
00:35:09se finissent bien
00:35:11dans le sens
00:35:11oĂč il y a un retour
00:35:12rapide de l'enfant
00:35:14et bien souvent
00:35:14un retour volontaire
00:35:16de sa part
00:35:17il n'empĂȘche
00:35:18que certaines fugues
00:35:20elles peuvent durer
00:35:21beaucoup plus longtemps
00:35:21plusieurs semaines
00:35:23plusieurs mois
00:35:24voire plus longtemps encore
00:35:26et bien souvent
00:35:27dans ces cas-lĂ 
00:35:28effectivement
00:35:28le lien qui peut exister
00:35:30avec l'enfant
00:35:31au début
00:35:31a tendance Ă  se distendre
00:35:33voire devenir inexistant
00:35:35et c'est bien souvent
00:35:38dans ces cas-lĂ 
00:35:39que la fugue
00:35:40est alors requalifiée
00:35:41en disparition inquiétante
00:35:42et oĂč le travail
00:35:43qu'on opĂšre
00:35:44avec les parents
00:35:45est essentiel
00:35:46notamment de
00:35:47soutien psychologique
00:35:48pour leur permettre
00:35:48de les accompagner
00:35:50dans ces moments
00:35:50trĂšs difficiles
00:35:51Julien Landuro
00:35:52est-ce qu'il faut faire
00:35:52une distinction
00:35:53entre la fugue
00:35:54entre 16 et 18 ans
00:35:56l'ùge de la majorité
00:35:58ce qui n'interdit pas
00:35:59qu'il y ait des disparitions
00:36:00en 18 ans
00:36:00et les 38%
00:36:02qui sont au-dessous
00:36:03de moins de 15 ans
00:36:04ça signale quand mĂȘme
00:36:05lĂ  une
00:36:06entre guillemets
00:36:06une fracture sociale
00:36:07c'est-Ă -dire
00:36:08il y a beaucoup d'enfants
00:36:09qui sont malheureux
00:36:10et qui ne veulent pas
00:36:11rester dans un milieu
00:36:12oĂč ils ne se sentent pas
00:36:13reconnus ou aimés
00:36:14oĂč ils sont maltraitĂ©s
00:36:15ou ce n'est pas aussi
00:36:16grammatique que ça
00:36:19alors le rajeunissement
00:36:21des départs en fugue
00:36:23c'est effectivement
00:36:23quelque chose
00:36:24qu'on observe
00:36:26sur le temps long
00:36:28puisque c'est
00:36:29la moyenne d'Ăąge
00:36:30et fugueur
00:36:31a tendance Ă  baisser
00:36:32d'année en année
00:36:33ça c'est quelque chose
00:36:34qui nous interpelle beaucoup
00:36:35parce qu'évidemment
00:36:37la fugue
00:36:37elle est dangereuse
00:36:38c'est un espace
00:36:40de mise en danger
00:36:40pour tous les enfants
00:36:41mais plus ils sont jeunes
00:36:43plus les risques sont grands
00:36:46maintenant
00:36:47la question est de savoir
00:36:48pourquoi les enfants
00:36:49s'en vont
00:36:50il peut exister
00:36:51des situations
00:36:52dans lesquelles
00:36:52effectivement
00:36:53les enfants s'en vont
00:36:54ce qu'on appelle
00:36:55des fugues
00:36:56de fuite
00:36:57ou de sauvegarde
00:36:58ils s'en vont
00:36:59pour fuir une situation
00:37:00de violence intrafamiliale
00:37:01mais en réalité
00:37:03dans d'autres cas
00:37:04ça peut aussi
00:37:04ĂȘtre des fugues
00:37:05qui vont suivre
00:37:06des situations
00:37:07de harcĂšlement
00:37:08ou de cyber harcĂšlement
00:37:09des situations
00:37:10oĂč le jeune
00:37:11se pose des questions
00:37:12sur son identité de genre
00:37:13ou son orientation sexuelle
00:37:14et cherche au travers
00:37:16de la fugue
00:37:16Ă  trouver un moyen
00:37:18d'échapper
00:37:19justement Ă  cette situation
00:37:20qui lui paraĂźt inexplicable
00:37:21et l'essentiel
00:37:23c'est de pouvoir
00:37:23assurer un dialogue
00:37:25avec cet enfant
00:37:26c'est de pouvoir faire en sorte
00:37:27qu'il se sente compris
00:37:28entendu
00:37:28et qu'il puisse se dire
00:37:31que s'il revient
00:37:32dans son lieu d'accueil
00:37:34il pourra trouver
00:37:35toute l'écoute
00:37:36dont il a besoin
00:37:37sans ĂȘtre jugĂ©
00:37:38et que la fugue
00:37:39n'est pas une solution
00:37:40Ă  partir de quel seuil
00:37:41Julien Andureau
00:37:42une fugue
00:37:43peut relever
00:37:44d'une procédure policiÚre
00:37:46ou d'un traitement judiciaire
00:37:48est-ce que la loi
00:37:49est précise là-dessus
00:37:50à un moment donné
00:37:52ça devient
00:37:52quelque chose
00:37:53de délictuel
00:37:54ou en tout cas
00:37:54avec intervention
00:37:55des pouvoirs publics
00:37:58alors
00:37:58c'est pas délictuel
00:37:59mais toute disparition
00:38:00de mineurs
00:38:01est considérée
00:38:02comme inquiétante
00:38:02par la loi française
00:38:04donc lorsqu'il y a
00:38:06une fugue
00:38:07ce qu'il faut faire
00:38:08c'est aller immédiatement
00:38:09signaler
00:38:10la fugue
00:38:11auprĂšs des policiers
00:38:12et gendarmes
00:38:12il n'y a aucun délai
00:38:14déjà la disparition
00:38:15avant de savoir
00:38:15si c'est une fugue
00:38:16la disparition
00:38:17bien sûr
00:38:17il faut la signaler tout de suite
00:38:19et si c'est une fugue
00:38:20il y a quand mĂȘme
00:38:21une procédure à suivre
00:38:23bien sûr
00:38:24si c'est une fugue
00:38:25c'est considéré
00:38:25comme une disparition
00:38:26donc il faut aller
00:38:28signaler cette disparition
00:38:29et de toute façon
00:38:30il y aura une enquĂȘte
00:38:31qui va se mettre
00:38:32en route
00:38:32Ă  partir du moment
00:38:34oĂč il y a
00:38:34l'inscription du jeune
00:38:35au fichier des personnes
00:38:36recherchées
00:38:37ce qui arrive automatiquement
00:38:38aprĂšs le signalement
00:38:39donc ça c'est vraiment
00:38:40le premier réflexe
00:38:41Ă  avoir
00:38:43aprÚs évidemment
00:38:44il peut y avoir
00:38:45une qualification
00:38:46que l'on appelle
00:38:47de disparition inquiétante
00:38:49oĂč lĂ 
00:38:50si certains critĂšres
00:38:51sont réunis
00:38:52qui permettent
00:38:53de penser
00:38:54que l'intégrité physique
00:38:55de l'enfant
00:38:56est mise en danger
00:38:56Ă  court terme
00:38:57cela peut déployer
00:38:58permettre de déployer
00:38:59des moyens d'enquĂȘte
00:39:00supplémentaires
00:39:01si le mineur
00:39:02part de lui-mĂȘme
00:39:03il n'y a pas de sanction
00:39:03ça ne tombe pas
00:39:04sous le pénal
00:39:05en revanche
00:39:06si des parents
00:39:07ont incité
00:39:08l'enfant Ă  partir
00:39:09poussé à partir
00:39:10voire s'ils l'ont viré
00:39:11comme on voit
00:39:12quelques fois
00:39:13dans les faits divers
00:39:13là on est sur le pénal
00:39:17oui
00:39:18alors aprĂšs
00:39:18c'est rarement
00:39:20il a fugué
00:39:21non il n'a pas fugué
00:39:22vous avez fait en sorte
00:39:23il est cogné
00:39:24il est battu
00:39:24il s'est enfui
00:39:25et quand un enfant
00:39:26s'est enfui
00:39:27ce n'est plus une fugue
00:39:28c'est une évasion
00:39:29est-ce que la loi
00:39:30fait une petite distinction
00:39:31entre ces deux nuances
00:39:34alors non
00:39:34mais dans ce cas lĂ 
00:39:35de toute façon
00:39:36ce qui va se passer
00:39:36c'est que
00:39:37lorsqu'un jeune
00:39:38revient d'une fugue
00:39:39lorsqu'il est retrouvé
00:39:40il y a une obligation
00:39:42de faire une audition
00:39:43de ce jeune
00:39:44par la police
00:39:44et la gendarmerie
00:39:45si au cours
00:39:46de cette audition
00:39:48on se rend compte
00:39:49que le jeune
00:39:49a fui
00:39:51des violences
00:39:51intra-familiales
00:39:52dans ce cas
00:39:53il y aura un signalement
00:39:54bien sûr
00:39:55et ce signalement
00:39:56pourra potentiellement
00:39:59mener
00:39:59au placement
00:40:00de ce jeune
00:40:01Julien Landoureau
00:40:02quelle est l'approche
00:40:02de votre association
00:40:03le droit de l'enfance
00:40:04vous ĂȘtes dans la prĂ©vention
00:40:06vous ĂȘtes dans l'Ă©ducation
00:40:07vous ĂȘtes trĂšs vigilant
00:40:08je vois bien
00:40:09et trÚs impliqué
00:40:10dans ce phénomÚne
00:40:11c'est vous qui avez
00:40:11attiré notre attention
00:40:13il y a un moyen
00:40:14de limiter ce phénomÚne
00:40:15de limiter les dégùts
00:40:18ce qui est essentiel
00:40:19c'est de faire
00:40:20de la prévention
00:40:21Ă  double titre
00:40:21alors prévention
00:40:23auprĂšs
00:40:24alors avec des campagnes
00:40:25de sensibilisation
00:40:26notamment à l'échelle nationale
00:40:27auprĂšs du grand public
00:40:28pour déjà les sensibiliser
00:40:30Ă  la question
00:40:30des disparitions de mineurs
00:40:31et faire en sorte
00:40:32que tout le monde
00:40:33ait les bons réflexes
00:40:34notamment en termes
00:40:34de signalement de disparition
00:40:35et de connaissances
00:40:36des numéros d'urgence
00:40:37qui peuvent exister
00:40:38notamment le 116 000
00:40:40prévention auprÚs des jeunes
00:40:41autour des risques
00:40:43liés à la fugue
00:40:43et des dangers
00:40:44qui peuvent advenir
00:40:45durant celle-ci
00:40:46et évidemment
00:40:47formation de tous
00:40:48les professionnels
00:40:49qui travaillent auprĂšs d'eux
00:40:50les pouvoirs publics
00:40:52ont l'air assez soucieux
00:40:53et conscients
00:40:53de l'enjeu ou non
00:40:54Ă  votre avis ?
00:40:56oui oui oui
00:40:57de toute façon
00:40:58les pouvoirs publics
00:40:59soutiennent déjà
00:41:00les numéros d'urgence
00:41:01qui existent
00:41:02il y a également
00:41:03un plan national
00:41:04concernant les recherches
00:41:06de personnes disparues
00:41:07qui est actuellement
00:41:07en cours de réalisation
00:41:08et dans lequel
00:41:10le 116 000 enfants disparus
00:41:11auxquels j'appartiens
00:41:12participe
00:41:13bon
00:41:13il y a rarement
00:41:15de tragédies
00:41:15je pense que
00:41:16vous disiez tout Ă  l'heure
00:41:17en général
00:41:18c'est résolu
00:41:18on a l'explication
00:41:19et il y a évidemment
00:41:20quelquefois des situations
00:41:21plus malheureuses que d'autres
00:41:22je suppose forcément
00:41:24bien sûr
00:41:25bien sûr
00:41:26malheureusement
00:41:26il y a quelques enfants
00:41:27qu'on ne retrouve jamais
00:41:29ou qu'on retrouve
00:41:31malheureusement
00:41:31dans des circonstances
00:41:33qu'on préfÚre à autres
00:41:34et Ă  ce moment lĂ 
00:41:35effectivement
00:41:35ce qu'il faut surtout
00:41:36c'est s'assurer
00:41:37que la famille
00:41:38puisse ĂȘtre entourĂ©e
00:41:39et recevoir
00:41:40toute l'aide
00:41:40dont elle a besoin
00:41:41nous restons évidemment
00:41:42sur cette antenne
00:41:43trĂšs attentifs
00:41:44Ă  cette question
00:41:45de la disparition
00:41:46des jeunes
00:41:47et des mineurs
00:41:47merci Julien Landuro
00:41:49d'avoir été à l'antenne
00:41:49en direct
00:41:50je vous dis certainement
00:41:51Ă  bientĂŽt
00:41:51bonne journée
00:41:52vous restez avec nous
00:41:54je vais recevoir
00:41:55le général Christophe Gomart
00:41:57député européen LR
00:41:58mais surtout
00:41:59quand mĂȘme un expert
00:41:59en stratégie
00:42:00on va s'assurer
00:42:01que la France
00:42:02dispose bien des moyens
00:42:04nécessaires à sa défense
00:42:05extérieure et intérieure
00:42:06et nous aurons
00:42:08en duo
00:42:09Christophe Boutin
00:42:11qui nous parlera
00:42:12plutÎt de sécurité intérieure
00:42:14donc est-ce qu'on a bien donné
00:42:15est-ce que nous nous sommes
00:42:16bien dotés
00:42:16de moyens militaires
00:42:17aujourd'hui
00:42:18oĂč il y a
00:42:18ces conflits internationaux
00:42:19cette relation internationale
00:42:20c'est tendu
00:42:21le conflit
00:42:21au Proche-Orient
00:42:22et dans le Golfe
00:42:23est-ce que l'armée française
00:42:24est-ce que les gouvernements français
00:42:25nous ont dotés
00:42:26de l'armement militaire
00:42:27suffisant
00:42:28pour que nous puissions
00:42:28faire face
00:42:29à l'adversité
00:42:30ou Ă  des situations
00:42:31plus périlleuses
00:42:32vous restez avec nous
00:42:33vous appelez
00:42:34Emmanuel Galasso
00:42:35au 0826 300 300
00:42:36et nos deux invités
00:42:37se feront évidemment
00:42:38un honneur
00:42:39de répondre
00:42:39Ă  vos interrogations
00:42:40et si vous avez
00:42:41un avis Ă  donner
00:42:42puisque nous sommes
00:42:43dans le pardon vrai
00:42:43vous serez évidemment
00:42:44les bienvenus
00:42:45sur cette antenne
00:42:46au 0826 300 300
00:42:47Ă  tout de suite
00:42:48sur Sud Radio
00:42:57Vous ĂȘtes bien sĂ»r
00:42:59sur Sud Radio
00:42:59en ce jeudi 28 mai
00:43:002026
00:43:01il est 13h04
00:43:02nous allons parler
00:43:04actualité internationale
00:43:05géopolitique
00:43:06défense nationale
00:43:07est-ce que nous avons
00:43:08la politique militaire
00:43:10que nous méritons
00:43:11et dont nous avons besoin
00:43:12nous allons discuter
00:43:13avec le général
00:43:14Christophe Gomart
00:43:15merci mon général
00:43:16d'ĂȘtre dans ce studio
00:43:18pour nous décrypter
00:43:19pour éclairer nos lumiÚres
00:43:20parce que
00:43:21comme vous le savez
00:43:22l'information va un peu
00:43:24dans tous les sens
00:43:25les nouvelles
00:43:26les contre nouvelles
00:43:27les évolutions
00:43:28les caprices
00:43:29du président américain
00:43:30et puis une réalité du terrain
00:43:31qui ne correspond pas toujours
00:43:33Ă  ce qu'on veut bien
00:43:33nous faire croire
00:43:34et nous avons besoin
00:43:36justement
00:43:36de votre lucidité
00:43:37de votre décryptage
00:43:38et puis nous aurons
00:43:40en visio
00:43:40Christophe Boutin
00:43:41qui lui est un politologue
00:43:42qui nous parlera
00:43:43de la sécurité intérieure
00:43:44et j'attends beaucoup
00:43:45de l'échange entre vous deux
00:43:46puisque vous avez
00:43:47une vision complémentaire
00:43:49l'un et l'autre
00:43:50de ce qui se passe aujourd'hui
00:43:51en un premier mot
00:43:52la question
00:43:53voilĂ 
00:43:54que l'on répÚte systématiquement
00:43:56depuis le début
00:43:56de ce conflit
00:43:57mais mĂȘme depuis avant
00:43:58et depuis la polémique
00:43:59entre Pierre de Villiers
00:44:00le président de la république
00:44:02le chef d'état-major des armées
00:44:03ayant signalé
00:44:04que
00:44:05la France n'était pas
00:44:06forcément dotée
00:44:07des moyens militaires
00:44:08dont elle avait besoin
00:44:09est-ce qu'il y a eu
00:44:10de ce cÎté-là
00:44:11et aussi au niveau
00:44:12du renseignement
00:44:12des efforts concrets
00:44:14malgré la situation politique
00:44:15trÚs compliquée
00:44:16avec cette dissolution
00:44:18et cette chambre
00:44:18un peu ingouvernable
00:44:19est-ce qu'il y a eu
00:44:20quand mĂȘme des rĂ©solutions
00:44:21qui ont été prises
00:44:22par l'exécutif français
00:44:23pour nous doter
00:44:24d'un armement
00:44:25et d'une armée
00:44:26qui puisse faire face
00:44:26à l'adversité
00:44:27en cas de coup dur ?
00:44:28Alors
00:44:29beaucoup disent
00:44:30que le budget
00:44:32des armées
00:44:33a été doublé
00:44:34oui
00:44:35sans doute
00:44:35en euros
00:44:36mais Ă  la fin des fins
00:44:37et Ă  la fin
00:44:38de la loi de programmation
00:44:39militaire actuelle
00:44:39il n'y aura pas
00:44:40plus de chars
00:44:40il n'y aura pas plus
00:44:41d'avions rafales
00:44:42ou pas plus de frégates
00:44:43en revanche
00:44:44avec l'actualisation
00:44:45de la loi de programmation
00:44:45militaire
00:44:46qui va ĂȘtre augmentĂ©e
00:44:48ça permettra
00:44:49de recompéter
00:44:49les stocks
00:44:50qui ont été vidés
00:44:51pour deux raisons
00:44:52la premiĂšre
00:44:52c'est des stocks vidés
00:44:53parce qu'on a donné
00:44:54de l'armement
00:44:54et des munitions
00:44:55aux ukrainiens
00:44:56et la deuxiĂšme
00:44:56c'est lié à la guerre
00:44:58en Iran
00:44:58parce que
00:44:59nous avons protégé
00:45:00notre allié
00:45:02émirati
00:45:02et nos alliés du golfe
00:45:04face aux drones
00:45:05ou face aux missiles
00:45:06lancés par les iraniens
00:45:07donc de mon point de vue
00:45:08cette loi de programmation
00:45:09militaire est totalement
00:45:10insuffisante
00:45:10et le prochain président
00:45:11de la république
00:45:11devra sans aucun doute
00:45:14doubler cette loi
00:45:15de programmation militaire
00:45:16pour avoir une loi
00:45:17de programmation militaire
00:45:18de reconstruction
00:45:20car aujourd'hui
00:45:21malheureusement
00:45:21les armées françaises
00:45:22sont dotées
00:45:23de 220 chars Leclerc
00:45:25seulement 220 chars
00:45:26d'une centaine
00:45:27combien d'opérationnels
00:45:28sont les 220 chars ?
00:45:30je le sais
00:45:31un certain nombre
00:45:32lorsque j'étais capitaine
00:45:33l'armée française
00:45:34c'est dans les années 90
00:45:35début des années 90
00:45:36il y avait 1300 chars
00:45:38j'ai commandé
00:45:38un escarron de char
00:45:39j'avais 17 chars
00:45:40dans mes garages
00:45:40c'était des AMX 30 à l'époque
00:45:42c'est des AMX 30 B2
00:45:43alors aujourd'hui
00:45:44c'est du char Leclerc
00:45:44du char plus moderne
00:45:45plus performant
00:45:46sans aucun doute
00:45:46mais on voit bien
00:45:48le désarmement
00:45:49lié à la fin
00:45:50de la guerre froide
00:45:51et aujourd'hui
00:45:52compte tenu
00:45:53de l'évolution du monde
00:45:54de la résurgence
00:45:55des empires
00:45:56des états puissances
00:45:57il est temps en effet
00:45:58que la France
00:45:58prenne conscience
00:45:59la France et les français
00:46:00que les menaces sont lĂ 
00:46:02que l'Europe
00:46:02est prise en étau
00:46:04entre une Russie impérialiste
00:46:05un des Etats-Unis
00:46:07qui deviennent prédateurs
00:46:08alors qu'ils étaient protecteurs
00:46:09avec une Turquie
00:46:10qui cherche à réinventer
00:46:12l'Empire Ottoman
00:46:12avec une Chine
00:46:13qui cherche Ă  nous imposer
00:46:14son économie
00:46:16face au terrorisme islamiste
00:46:17qui demeure
00:46:18donc oui
00:46:18il est temps en effet
00:46:19de reconstruire
00:46:21et en tous les cas
00:46:22de développer
00:46:22beaucoup plus
00:46:23qu'elle n'est l'armée française
00:46:24en développant par exemple
00:46:25en ayant une loi
00:46:26sur les réserves par exemple
00:46:27pour développer
00:46:28le nombre de réservistes
00:46:29mais également
00:46:30en relançant
00:46:31des commandes
00:46:32parce que vous adressez
00:46:33aux industries de défense
00:46:33ils n'ont pas de commandes
00:46:36hier encore
00:46:36j'ai vu le PDG
00:46:38de Renko
00:46:38qui m'a dit
00:46:39mais mon chiffre d'affaires
00:46:41c'est 7%
00:46:42pour la France
00:46:42il me dit
00:46:43je n'ai pas de commandes
00:46:44de l'armée française
00:46:46c'est dire
00:46:46c'est dire
00:46:47que oui
00:46:47il est temps
00:46:48en effet
00:46:48de reconstruire
00:46:48Général Gomart
00:46:49vous me faites penser
00:46:50je relis réguliÚrement
00:46:52les ouvrages
00:46:53sur la guerre de 40
00:46:54et il y a potentiellement
00:46:56un armement français
00:46:56qui est presque comparable
00:46:57Ă  celui des allemands
00:46:58mais vous avez le témoignage
00:47:00des patrons
00:47:00des usines
00:47:01de l'armement français
00:47:01de l'époque
00:47:02qui vous dit
00:47:03la loi a été votée
00:47:04nous n'avons pas
00:47:04le bon de commande
00:47:05c'est Ă  dire
00:47:06qu'on a pris
00:47:06la décision politique
00:47:07d'armement
00:47:08donc sur le papier
00:47:08c'est formidable
00:47:09et le gouvernement
00:47:10fraude populaire
00:47:10s'est défendu
00:47:11en disant
00:47:11mais moi
00:47:12j'avais donné
00:47:12oui mais
00:47:13c'est comme le décret
00:47:14d'application d'une loi
00:47:15tant qu'elle n'est pas
00:47:16au journal officiel
00:47:17elle n'est pas appliquée
00:47:18et lĂ  on est dans une situation
00:47:19oĂč on prend la dĂ©cision d'eux
00:47:21mais on ne se donne pas
00:47:22les moyens pratiques
00:47:23de mettre en place
00:47:23et en oeuvre la décision
00:47:25c'est exactement ça
00:47:25quand le président de la république
00:47:27Emmanuel Macron
00:47:28parle du fait
00:47:29que nous soyons
00:47:30en économie de guerre
00:47:30mais ça n'est qu'un slogan
00:47:33ça n'est rien
00:47:34dans la réalité
00:47:34nous ne sommes pas du tout
00:47:36en économie de guerre
00:47:36nous sommes réellement
00:47:38dans un état
00:47:39de pré-guerre
00:47:40j'allais dire
00:47:41dans une cyber-guerre
00:47:43qui soit faite d'influence
00:47:45d'intoxication
00:47:46d'attaques cybernétiques
00:47:48mais réellement
00:47:49il est temps
00:47:50de prendre conscience de ça
00:47:51et de faire en sorte
00:47:52que notre défense
00:47:53que nos armées
00:47:55réinvestissent
00:47:56que la France
00:47:57réinvestisse de l'argent
00:47:58dans ses armées
00:47:58c'est absolument une évidence
00:48:00Christophe Gomart
00:48:01en 1989
00:48:03le mur s'effondre
00:48:04l'union soviétique
00:48:05n'a plus que quelques années
00:48:07Ă  vivre
00:48:08est-ce qu'il est cohérent
00:48:09et logique
00:48:10de la part
00:48:11d'un exécutif
00:48:12d'un gouvernement
00:48:13d'une classe politique
00:48:14et d'une armée
00:48:15de dire
00:48:15bon
00:48:15il y a une page de tournée
00:48:17on a moins besoin
00:48:18de faire le stock
00:48:19de médicaments
00:48:20l'épidémie est écartée
00:48:22puis on a un allié
00:48:23trĂšs puissant
00:48:23qui sont les Etats-Unis
00:48:24on a l'OTAN
00:48:25qui est lĂ 
00:48:25on peut baisser la garde
00:48:27c'est exactement
00:48:27ce qui s'est passé
00:48:28oui quand vous lisez
00:48:30les livres blancs
00:48:30est-ce que c'est responsable
00:48:31ça de
00:48:32ça a été un choix politique
00:48:33de
00:48:35de nos gouvernements
00:48:35successifs
00:48:36de plus dépenser
00:48:38j'allais dire
00:48:38dans le social
00:48:39ou le sociétal
00:48:40que dans notre propre défense
00:48:43finalement
00:48:43la France
00:48:44moins que les autres
00:48:46pays européens
00:48:46qui ont laissé la défense
00:48:47qui ont confié leur défense
00:48:48aux Etats-Unis
00:48:48aux parapluies nucléaires américains
00:48:50mĂȘme si la France
00:48:51dispose de son propre
00:48:52parapluie nucléaire
00:48:53mais on a laissé
00:48:54l'industrie partir en Chine
00:48:55et on a laissé
00:48:56j'allais dire
00:48:57l'énergie pratiquement
00:48:58aux Russes
00:48:59en particulier avec le gaz russe
00:49:00et on se rend bien compte
00:49:01aujourd'hui
00:49:02que l'Union Européenne
00:49:03que l'Europe et la France
00:49:04sont un peu nues
00:49:06et il serait temps
00:49:07de se rendre compte
00:49:08que ce monde
00:49:09est dangereux
00:49:10mais vous savez
00:49:12le prochain président
00:49:13de la République
00:49:13devra montrer aux Français
00:49:15le besoin de courage
00:49:16la nécessité
00:49:17de faire des sacrifices
00:49:18alors c'est des mots
00:49:19qu'on n'aime pas entendre
00:49:20mais c'est la réalité
00:49:21est bien lĂ 
00:49:21si les Français
00:49:22savaient exactement
00:49:24l'état
00:49:24de l'armée française
00:49:25ils seraient sidérés
00:49:27parce qu'on a une armée française
00:49:28qu'on voit bien
00:49:28le 14 juillet
00:49:29sur les Champs-Elysées
00:49:30qui est trĂšs belle
00:49:30j'ai connu une armée française
00:49:32expéditionnaire
00:49:33au Mali
00:49:33en Afghanistan
00:49:34on a les moyens de faire ça
00:49:36et la France a toujours
00:49:36les moyens de faire ça
00:49:37et de lĂ 
00:49:38Ă  mener une guerre
00:49:39de haute intensité
00:49:39je pense que la France
00:49:41aujourd'hui
00:49:41n'en a pas les moyens
00:49:42malheureusement
00:49:42bien sûr
00:49:43Christophe Boutin
00:49:44merci d'ĂȘtre en visio
00:49:45avec nous
00:49:46le général Gomart
00:49:47Christophe Gomart
00:49:48qui nous dit
00:49:49qu'effectivement
00:49:49on a pris du retard
00:49:50vous ĂȘtes vous un analyste
00:49:52alors lĂ 
00:49:52j'ai un analyste militaire
00:49:53lĂ  vous ĂȘtes un analyste
00:49:55un analyste politique
00:49:57vous expliquez
00:49:58ce relĂąchement
00:49:59ou cette baisse
00:50:01de la garde
00:50:01de la classe politique française
00:50:03par rapport
00:50:05Ă  un changement
00:50:06de cap de priorité
00:50:07il était plus important
00:50:08de résoudre
00:50:08le problÚme économique
00:50:09et sociétal
00:50:10et on a dit
00:50:10la défense
00:50:11n'est plus un enjeu majeur
00:50:14effectivement
00:50:14pendant longtemps
00:50:15il s'agit de tirer
00:50:16les fameux dividendes
00:50:17de la paix
00:50:17et donc d'écarter
00:50:18la défense
00:50:19ça a été trÚs clair
00:50:20ça a été affirmé
00:50:21par le pouvoir politique
00:50:22la chute
00:50:23du mur de Berlin
00:50:24l'éloignement
00:50:25de la menace
00:50:26Ă  l'est
00:50:26étaient des choses
00:50:27qui permettaient
00:50:29enfin de retrouver
00:50:30une marge financiĂšre
00:50:31et de la retrouver
00:50:32au dépend des armées
00:50:33au dépend
00:50:34de la formation
00:50:36au dépend aussi
00:50:37du matériel
00:50:37cela a conduit
00:50:39Ă  des baisses
00:50:40de stocks
00:50:41cela a conduit
00:50:42Ă  des baisses
00:50:42en personnel
00:50:43cela a conduit
00:50:44Ă  des baisses
00:50:44en formation
00:50:45ensuite
00:50:46les armées
00:50:47se sont lancées
00:50:47sur les opérations
00:50:49extérieures
00:50:50avec un format réduit
00:50:51des forces spéciales
00:50:53parfaitement adaptées
00:50:54Ă  ce type
00:50:55d'intervention
00:50:56mais trĂšs loin
00:50:57de la nouvelle dimension
00:50:59qui pourrait ĂȘtre
00:51:00celle d'un théùtre
00:51:01d'opération
00:51:02classique
00:51:02et effectivement
00:51:03comme vient le dire
00:51:04le général Gommard
00:51:05de maniĂšre trĂšs juste
00:51:06cela suppose
00:51:07de revoir
00:51:08complĂštement
00:51:09le mode de financement
00:51:10et de revoir
00:51:11notamment
00:51:11notre base industrielle
00:51:13de défense
00:51:13et le financement
00:51:15de cette base
00:51:15qui doit se tourner
00:51:16vers une véritable production
00:51:18la France
00:51:19Dieu merci
00:51:19n'a pas abandonné
00:51:20la production
00:51:21des armes
00:51:22on est un trĂšs bon exportateur
00:51:23mais encore faut-il savoir
00:51:25garder pour nous
00:51:26quelques matériels
00:51:27pour autant
00:51:27Christophe Boutin
00:51:29aujourd'hui
00:51:29on n'a qu'un seul mot
00:51:30Ă  la bouche
00:51:30quand on gouverne ce pays
00:51:31c'est la réindustrialisation
00:51:33la reproduction
00:51:33vous venez de l'évoquer
00:51:34Ă  l'instant
00:51:35l'industrie
00:51:36l'industrie militaire
00:51:37ce sont des richesses
00:51:38ce sont des emplois
00:51:40est-ce qu'on n'a pas pu
00:51:41à l'époque
00:51:42le général de Gaulle
00:51:42évidemment
00:51:43il aurait planifié
00:51:44quand je parle
00:51:44du général de Gaulle
00:51:45je parle de cette époque
00:51:46oĂč la classe politique
00:51:46avait une vision planifiée
00:51:48de l'économie
00:51:49on s'est dit
00:51:50qu'on allait pouvoir
00:51:51contourner cet obstacle
00:51:52on pleure aujourd'hui
00:51:53cette industrie
00:51:55cette capacité d'armement
00:51:56un, comme vous le dites
00:51:57ça se vend
00:51:57donc ça fait rentrer
00:51:58des richesses
00:51:59et surtout ça maintient
00:52:00l'intérieur du pays
00:52:01on voit les endroits
00:52:02oĂč les industries
00:52:03d'armement ont fermé
00:52:04il y a eu un appauvrissement
00:52:05territorial
00:52:05il y a eu une périphérisation
00:52:07à cause de ça
00:52:07comment se fait-il
00:52:08qu'on n'ait pas eu
00:52:09des dirigeants
00:52:09qui aient au moins
00:52:10cette vision
00:52:11de dire
00:52:11nous aurons toujours besoin
00:52:12d'avoir une richesse industrielle
00:52:14qui donne de l'armement
00:52:14qui en plus nous permet
00:52:15de nous défendre
00:52:16et si je me permets
00:52:18d'oublier une troisiĂšme dimension
00:52:19qui est la dimension
00:52:19de recherche
00:52:20absolument
00:52:20l'industrie d'armement
00:52:21est une industrie
00:52:23qui tire derriĂšre elle
00:52:25un énorme bloc de recherche
00:52:29absolument indispensable
00:52:31Ă  notre pays
00:52:32qui débouche
00:52:33sur bien d'autres domaines
00:52:34d'ailleurs
00:52:34que trĂšs strictement
00:52:36la production d'armes
00:52:37pour nos armées
00:52:38mais je crois
00:52:40que vous avez raison
00:52:40notamment sur le maillage
00:52:42local
00:52:43de l'industrie de défense
00:52:44qui était essentielle
00:52:46dans certaines régions
00:52:48je pense Ă  Rouen
00:52:48par exemple
00:52:49et dans d'autres secteurs
00:52:50aussi
00:52:50oĂč il y a eu
00:52:51une désindustrialisation
00:52:52et cela a frappé
00:52:55on aurait dĂ»
00:52:56Ă  ce moment-lĂ 
00:52:56prévoir éventuellement
00:52:57au minimum
00:52:57des reconversions
00:52:58ce qui n'a pas été fait
00:53:00enfin le dernier point
00:53:01qu'il faut signaler
00:53:01c'est que c'est une industrie
00:53:04de trĂšs haute technologie
00:53:06la soudure
00:53:07des coques de sous-marins
00:53:08ça ne se fait pas
00:53:08avec n'importe quelle soudeur
00:53:10il y a des savoir-faire
00:53:11qu'on ne peut pas
00:53:12se permettre de perdre
00:53:13en matiĂšre
00:53:14en oubliant
00:53:16de maintenir
00:53:17un minimum
00:53:17de formation
00:53:18et un minimum
00:53:19de suivi
00:53:20de cette industrie
00:53:21Vous ĂȘtes bien sur ceux de radio
00:53:22je reçois le général
00:53:23Christophe Gomard
00:53:24par ailleurs député européen
00:53:26et en duplex
00:53:26nous avons Christophe Boutin
00:53:28et nous sommes en train
00:53:29de décrypter la situation
00:53:31dans laquelle se trouve
00:53:32la France
00:53:32au niveau militaire
00:53:33au niveau défense
00:53:34par rapport au conflit
00:53:35au pufé du Proche-Orient
00:53:36et la guerre du Golfe
00:53:38vous nous appelez
00:53:39au 0 826 300 300
00:53:40Emmanuel Galasso
00:53:41attend votre appel
00:53:42tant Christophe Gomard
00:53:43que Christophe Boutin
00:53:44répondront à vos interrogations
00:53:45vous avez le droit
00:53:46de donner votre avis
00:53:47vous n'ĂȘtes peut-ĂȘtre
00:53:47pas content de ce qui se passe
00:53:48au contraire
00:53:49vous ĂȘtes inquiet
00:53:50vous avez besoin
00:53:50de ce désexpert
00:53:51vous rassure
00:53:51n'hésitez pas à le faire
00:53:53en nous appelant
00:53:53au 0 826 300 300
00:53:55Ă  tout de suite
00:53:55sur Sud Radio
00:54:01Vous ĂȘtes bien sur Sud Radio
00:54:03il est 13h18
00:54:04je reçois le général
00:54:06Christophe Gomard
00:54:07et nous avons Christophe Boutin
00:54:08en duplex
00:54:09nous parlons aujourd'hui
00:54:11de l'état
00:54:11de la défense française
00:54:12de la situation
00:54:14de nos armées
00:54:14et de la capacité
00:54:16de la République française
00:54:17à faire face à l'adversité
00:54:18s'il devait y avoir
00:54:19une attaque massive
00:54:21ou en tout cas
00:54:21une obligation de la France
00:54:22de se présenter
00:54:24sur le terrain
00:54:24évidemment
00:54:26quelles que soient
00:54:27les réponses
00:54:28le compte
00:54:29n'y est pas
00:54:30Christophe Gomard
00:54:32quelle est une des options
00:54:33qu'il faut envisager
00:54:34une coopération renforcée
00:54:35entre armées nationales
00:54:36un état major européen
00:54:38plus efficace
00:54:39éventuellement ?
00:54:39Oui le constat
00:54:41que je fais
00:54:41c'est que
00:54:42actuellement
00:54:43l'OTAN
00:54:44est en train
00:54:44sans doute
00:54:44de se dissoudre
00:54:46de se détricoter
00:54:50on voit bien
00:54:50qu'un Donald Trump
00:54:51n'arrĂȘte pas
00:54:52d'accuser les européens
00:54:53de ne rien faire
00:54:53en particulier dans le golfe
00:54:54en disant
00:54:55j'ai beaucoup dépensé
00:54:56pour les européens
00:54:57vous faites rien
00:54:57donc ma réflexion
00:54:59c'est de dire
00:54:59mais attendez
00:54:59est-ce que les européens
00:55:01face aux menaces du monde
00:55:02ne peuvent pas
00:55:02s'entendre entre eux
00:55:03pour créer leur propre défense
00:55:04leur propre architecture
00:55:05de défense
00:55:05et de ce point de vue lĂ 
00:55:07il faudrait en effet
00:55:08un conseil de sécurité européen
00:55:10et au-delà du conseil de sécurité
00:55:11qui décide rapidement
00:55:12de l'emploi
00:55:13de forces
00:55:15issues
00:55:15des nations européennes
00:55:16un état-major
00:55:17qui permette de planifier
00:55:18et conduire une guerre
00:55:19ça veut dire quoi ?
00:55:19il va y avoir des moyens de logistique
00:55:21des moyens de communication
00:55:22des moyens de commandement
00:55:23des moyens de renseignement
00:55:24qui soient partagés
00:55:25tout en gardant
00:55:27les armées nationales
00:55:29je ne crois pas du tout
00:55:30en une armée européenne
00:55:31c'est un vƓu
00:55:31totalement pieux
00:55:32un soldat
00:55:33il peut y avoir un corps
00:55:33peut-ĂȘtre europĂ©en
00:55:34éventuellement
00:55:35mais il faut que l'on garde
00:55:36quand mĂȘme
00:55:37vous ĂȘtes pour la subsidiaritĂ©
00:55:38si je comprends bien
00:55:39oui je crois beaucoup
00:55:40un état-major
00:55:40qui est capable
00:55:41de conduire
00:55:43différentes unités
00:55:45qui viennent de différents pays
00:55:46moi-mĂȘme
00:55:46j'étais sous commandement américain
00:55:47j'ai eu sous mes ordres
00:55:49des soldats américains
00:55:50donc je vois bien
00:55:50mais je restais totalement souverain
00:55:52et je répondais aux besoins
00:55:54du chef état-major
00:55:55des armées françaises
00:55:56et il n'y a pas de raison
00:55:57que ce ne soit pas le cas demain
00:55:59aujourd'hui
00:56:00l'état-major de shape
00:56:01Ă  Mons
00:56:01en Belgique
00:56:03est environ
00:56:04de 1400 personnes
00:56:05si on additionne
00:56:06l'état-major
00:56:06de l'Union Européenne
00:56:07et le record
00:56:08des moyens de communication
00:56:09des moyens de liaison
00:56:09des moyens de renseignement
00:56:11je pense qu'on est en mesure
00:56:12ensuite
00:56:12de pouvoir
00:56:14planifier
00:56:14et conduire une guerre
00:56:15de haute intensité
00:56:16avec des contingents
00:56:17fournis
00:56:17par les armées nationales
00:56:19des 27 états membres
00:56:21et en cela
00:56:22la France doit ĂȘtre
00:56:23je pense
00:56:23leader
00:56:24en tous les cas
00:56:24elle peut prendre le lead
00:56:25sans vouloir commander
00:56:26cet ensemble
00:56:27mais en tous les cas
00:56:27dire
00:56:28mais attendez
00:56:28à ses alliés européens
00:56:30les principaux alliés européens
00:56:31ceux qui dépensent
00:56:32dans leur défense
00:56:32mais attendez
00:56:33il faut qu'on soit capable
00:56:34entre nous
00:56:34de pouvoir se défendre
00:56:37face Ă  n'importe quel adversaire
00:56:38qu'il soit russe
00:56:39qu'il soit turc
00:56:40qu'il soit
00:56:41pourquoi pas chinois
00:56:42de main ou autre
00:56:43je n'en sais rien
00:56:43mais en tous les cas
00:56:44c'est absolument une évidence
00:56:45aujourd'hui
00:56:46autant il faut que l'Europe
00:56:48parle d'une seule voix
00:56:49quand elle veut se positionner
00:56:50sur des enjeux internationaux
00:56:51autant vous vous dites
00:56:52il faut absolument
00:56:52que l'on garde
00:56:53nos prérogatives nationales
00:56:54en termes d'armée
00:56:55le record est un symbole
00:56:57c'est un épisode
00:56:58mais l'armée nationale
00:57:00reste la vraie dissuasion
00:57:02bien sûr
00:57:03parce que qui décide
00:57:04de l'envoi de soldats
00:57:04qui peuvent se faire tuer
00:57:05on se souvient
00:57:06des soldats français
00:57:07qui sont tombés au combat
00:57:08et certains sont tombés
00:57:10au Liban récemment
00:57:10qui les reçoit
00:57:12dans la cour des armées
00:57:12c'est le chef de l'état
00:57:14c'est le chef des armées
00:57:14c'est lui
00:57:15quand ils sont morts
00:57:16oui c'est lui le décideur
00:57:17bien sûr
00:57:18et c'est lui
00:57:18qui emporte finalement
00:57:19la responsabilité
00:57:20quand vous en parlez
00:57:21Ă  Nicolas Sarkozy
00:57:22ou à François Hollande
00:57:23ou Ă  Emmanuel Macron
00:57:24c'est des gens
00:57:25qui sont trÚs marqués par cela
00:57:26donc oui c'est de la responsabilité
00:57:28de l'exécutif
00:57:29du chef de l'état
00:57:30d'envoyer des soldats
00:57:31donc une armée
00:57:32elle reste nationale
00:57:33elle reste souveraine
00:57:34sinon ça ne peut pas fonctionner
00:57:36Christophe Boutin
00:57:37c'est donc la preuve
00:57:38de ce que dit le général Gomard
00:57:40c'est donc la preuve
00:57:41que la dissuasion
00:57:42la dissuasion nucléaire française
00:57:43reste aujourd'hui
00:57:44l'élément le plus fort
00:57:46pour représenter
00:57:47la force de la France
00:57:48c'est par lĂ  qu'elle pĂšse
00:57:49et non plus par ses armées conventionnelles
00:57:52elle pĂšse encore
00:57:53par ses armées conventionnelles
00:57:54n'exagérons pas
00:57:55mais effectivement
00:57:56la dissuasion nucléaire
00:57:57est un élément essentiel
00:57:58maintenant cette dissuasion nucléaire
00:57:59on voit bien
00:58:00toute l'ambiguïté
00:58:01de la démarche actuelle
00:58:02du président Macron
00:58:03qui consiste Ă  associer
00:58:04les états européens
00:58:05tout en gardant
00:58:07finalement
00:58:07la décision finale
00:58:08en France
00:58:09mais jusqu'oĂč il irait
00:58:11dans ce cas lĂ 
00:58:12le parapluie
00:58:12qui est proposé
00:58:13à d'autres états européens
00:58:15je crois que personne
00:58:16n'a véritablement compris
00:58:17la pensée profonde
00:58:19une nouvelle fois
00:58:20du président Macron
00:58:21par ailleurs
00:58:22sur le rapport
00:58:23si tant est qu'il y en ait une
00:58:25c'est une autre question
00:58:26je vous laisse
00:58:27je pose la question
00:58:29l'autre question aussi
00:58:31c'est qu'au sein
00:58:32de l'Union Européenne
00:58:33il ne faut pas oublier
00:58:33que les traités
00:58:34disent trĂšs clairement
00:58:35que c'est l'OTAN
00:58:36qui est responsable
00:58:37de la défense européenne
00:58:38et que donc
00:58:39il faut revoir
00:58:40les traités
00:58:40de l'Union Européenne
00:58:41pour arriver
00:58:42Ă  autonomiser
00:58:43une force spécifique
00:58:45européenne
00:58:46or autant
00:58:47si on veut du moins
00:58:48arriver à découpler
00:58:49les deux éléments
00:58:50enfin le troisiĂšme point
00:58:51que j'aimerais signaler
00:58:53c'est que l'effort
00:58:54français actuel
00:58:55dans l'hypothĂšse
00:58:56d'un réarmement
00:58:57spécifiquement européen
00:58:58est sans commune mesure
00:59:00avec ce qui est prévu
00:59:01du cÎté allemand
00:59:02y compris financier
00:59:04y compris en nombre d'hommes
00:59:06y compris en matériel
00:59:07la France actuellement
00:59:10est en train de voir
00:59:11son leadership grignoter
00:59:13et sa position
00:59:14le général Gomart
00:59:15évoquait à juste titre
00:59:16le fait que la France
00:59:17pouvait espérer
00:59:18prendre un lead
00:59:20en la matiĂšre
00:59:21dans les années qui viennent
00:59:22cela va ĂȘtre
00:59:23d'autant plus difficile
00:59:24Ă  cause du poids allemand
00:59:26Général Gomart
00:59:27comme il y a l'OTAN
00:59:27pas la peine d'avoir
00:59:28une force de décision
00:59:29européenne
00:59:30je ne suis pas tout Ă  fait
00:59:31d'accord avec ça
00:59:31c'est qu'il existe
00:59:32dans les traités
00:59:33de l'Union Européenne
00:59:34l'article 42.7
00:59:36qui est plus contraignant
00:59:37que l'article 5
00:59:38de l'OTAN
00:59:39cet article a été joué
00:59:40une seule fois
00:59:41par la France
00:59:41suite aux attentats
00:59:43du Bataclan
00:59:43qui dit que
00:59:44si on est impliqué
00:59:45si on est impliqué
00:59:46les autres doivent venir
00:59:47vous soutenir
00:59:48par tous les moyens
00:59:49il est beaucoup plus contraignant
00:59:50que l'article 5
00:59:51de l'OTAN
00:59:51donc basons-nous lĂ -dessus
00:59:52et d'ailleurs aujourd'hui
00:59:53il y a une vraie réflexion
00:59:54au sein du Parlement européen
00:59:55en particulier
00:59:56dans lequel j'essaie
00:59:57d'apporter ma pierre
00:59:57à l'édifice
00:59:58dans lequel c'est de dire
00:59:59mais attendez
01:00:00que se passe-t-il
01:00:01Chypre a été attaqué
01:00:02par des missiles iraniens
01:00:03qui visaient une base britannique
01:00:04quelle était la réaction ?
01:00:06Elle a été désordonnée
01:00:07la France a envoyé des bateaux
01:00:08l'Italie
01:00:09l'Espagne
01:00:10la GrĂšce
01:00:10mais il n'y a pas eu
01:00:11de réaction coordonnée
01:00:12c'est-Ă -dire que
01:00:14en 2015
01:00:15lorsque la France
01:00:16a fait jouer l'article 42.7
01:00:17c'était pour libérer
01:00:18des forces
01:00:19en partie en Afrique
01:00:20pour permettre
01:00:21Ă  nos soldats
01:00:21et Ă  nos moyens
01:00:22d'ĂȘtre beaucoup plus prĂ©sents
01:00:23sur le sol français
01:00:24afin de protéger
01:00:25les français
01:00:25face aux attaques terroristes
01:00:27on peut jouer lĂ -dessus
01:00:28et cet état-major
01:00:29de l'Union Européenne
01:00:29qui existe
01:00:30qui est un état-major
01:00:31de crise
01:00:31il faut le renforcer
01:00:32pour qu'il devienne
01:00:33un véritable état-major
01:00:34de planification opérationnelle
01:00:35capable de conduire
01:00:36une guerre de haute intensité
01:00:38mais c'est des moyens
01:00:38qui ne suffisent pas
01:00:39c'est-à-dire qu'au-delà de ça
01:00:40il faut un cloud
01:00:42européen autonome
01:00:43pourquoi ?
01:00:43parce que nos données
01:00:44aujourd'hui sont hébergées
01:00:45dans les GAFAM américains
01:00:47il nous faut
01:00:48un accĂšs Ă  l'espace
01:00:49beaucoup plus important
01:00:50que nous l'avons aujourd'hui
01:00:51aujourd'hui
01:00:51Elon Musk lance
01:00:52une fusée tous les deux jours et demi
01:00:53nous l'Europe
01:00:54on en lance
01:00:55une fusée Ariane
01:00:56tous les deux ou trois mois
01:00:57c'est totalement insuffisant
01:00:59aujourd'hui
01:00:59les constellations
01:01:00qui sont autour
01:01:01de la Terre
01:01:02sur les 15 000 satellites opérationnels
01:01:0410 000 appartiennent
01:01:05Ă  Elon Musk
01:01:05c'est dire que
01:01:06on a laissé partir
01:01:08on est devenu
01:01:08un vassal numérique
01:01:09des Etats-Unis
01:01:10et il est temps
01:01:11de ce point de vue-lĂ 
01:01:11de reprendre le lit
01:01:12de prendre notre autonomie
01:01:13et donc de limiter
01:01:14nos dépendances
01:01:15qui plus est d'une société privée
01:01:16aux mains d'une personnalité
01:01:18un peu controversée
01:01:19c'est ce que j'appelle
01:01:20les proto-États
01:01:20c'est ce que j'appelle
01:01:21les proto-États
01:01:22on se souvient que
01:01:23avec Starlink
01:01:24Elon Musk a été capable
01:01:25de couper le renseignement
01:01:27Ă  la fois ukrainien
01:01:28ou de couper
01:01:29les communications russes
01:01:30ce qui a permis
01:01:30de part et d'autre
01:01:31Ă  tour de rĂŽle
01:01:32d'avancer
01:01:33parce qu'on ne pouvait plus
01:01:34communiquer entre soi
01:01:35donc si on n'a pas
01:01:36nos propres systĂšmes
01:01:37de communication
01:01:38autonomes
01:01:38et bien je crains fort
01:01:39que demain
01:01:40on ait de fortes désillusions
01:01:41Christophe Boutin
01:01:42ça c'est une perte de souveraineté
01:01:43caractérisée
01:01:45oui absolument
01:01:46et ça a été trÚs bien
01:01:47trĂšs bien dit
01:01:48on en pourrait évoquer aussi
01:01:49le fait
01:01:50on a parlé du cloud
01:01:51Ă  l'instant
01:01:52on pourrait évoquer le fait
01:01:53que nous avons des contacts
01:01:54un peu particuliers
01:01:55quand mĂȘme
01:01:56lorsque la DGSI
01:01:57bosse avec Palantir
01:01:58on peut se demander
01:01:59si on a réellement
01:02:00des problĂšmes
01:02:01de sécurité
01:02:02et oĂč sont nos donnĂ©es
01:02:03lorsque un certain nombre
01:02:06de nos services
01:02:06sont hébergés
01:02:07sur des sites américains
01:02:10et que le cloud act
01:02:10permet de piocher
01:02:12ensuite allĂšgrement
01:02:13dans les données
01:02:14y compris de santé
01:02:15on peut se demander
01:02:16oĂč est la souverainetĂ©
01:02:17enfin question cybersécurité
01:02:19si on en juge
01:02:20par la longue liste
01:02:21des sites français
01:02:22qui se sont fait exploser
01:02:24littéralement
01:02:24dans les trois derniers mois
01:02:25on est vraiment
01:02:27dans le comique troupier
01:02:28dans la NTS
01:02:28dans la NTS
01:02:29dans la NTS
01:02:30vous ĂȘtes sur Sud Radio
01:02:32il est 13h27
01:02:32je reçois le général
01:02:33Christophe Gomart
01:02:34député européen
01:02:35et Christophe Boutin
01:02:36et nous dissertons
01:02:37tous les trois
01:02:38sur l'urgence
01:02:40qu'il y a
01:02:40Ă  ce que la France
01:02:41retrouve une souveraineté militaire
01:02:42et se dote
01:02:43des moyens suffisants
01:02:44pour qu'elle puisse
01:02:45continuer Ă  dissuader
01:02:46ceux qui voudraient
01:02:48lui faire du mal
01:02:48de ne pas l'attaquer
01:02:49Ă  tout de suite
01:02:50et vous nous appelez
01:02:50au 0826 300 300
01:02:52il va ĂȘtre 13h30
01:02:53vous avez la parole
01:02:54c'est vous qui appelez
01:02:56et c'est vous qui aujourd'hui
01:02:57animez le débat
01:02:58on attend vos questions
01:02:59vos suggestions
01:03:00vos remarques
01:03:00et nous y répondrons
01:03:01tous les trois
01:03:02notamment le général Gomart
01:03:03et Christophe Boutin
01:03:04avec la ferveur
01:03:05qu'on leur connait
01:03:05Ă  tout de suite
01:03:06sur Sud Radio
01:03:06Sud Radio
01:03:07la France dans tous ses états
01:03:10Péricault Légas
01:03:10vous ĂȘtes bien sur Sud Radio
01:03:12il est 13h31
01:03:13vous avez la parole
01:03:14vous nous appelez
01:03:15juste une question
01:03:16et ensuite
01:03:16on donnera la parole
01:03:17à Flédéric qui nous appelle
01:03:18de Blagnac
01:03:19est-ce qu'il ne faut pas
01:03:20remercier Christophe Gomart
01:03:22et Christophe Boutin
01:03:22je vous pose la question
01:03:23Donald Trump
01:03:25malgré tout
01:03:25de nous avoir donné conscience
01:03:26de nos faiblesses
01:03:27et du besoin
01:03:28de recréer une puissance
01:03:30militaire européenne
01:03:31en un mot
01:03:32je dirais merci
01:03:33monsieur Trump
01:03:34car il nous avait
01:03:35prendre conscience
01:03:36de la réalité du monde
01:03:37il le dit de maniĂšre brutale
01:03:38je pense que les présidents
01:03:39Joe Biden
01:03:40ou Barack Obama
01:03:40juste avant lui
01:03:41en fait pratiquaient
01:03:42la mĂȘme politique
01:03:42vis-Ă -vis de l'Europe
01:03:43mais ça se faisait en douceur
01:03:45donc sans douleur
01:03:45donc on ne s'en rendait pas compte
01:03:46Trump le dit de maniĂšre brutale
01:03:48donc je dis merci Trump
01:03:49de nous réveiller
01:03:50Christophe Boutin
01:03:50vous ĂȘtes un peu
01:03:51sur cette longueur d'onde
01:03:53pleinement
01:03:53sur cette longueur d'onde
01:03:54tout Ă  fait
01:03:54je crois effectivement
01:03:55que le langage
01:03:57un peu cru
01:03:58peut-ĂȘtre
01:03:58parfois du président Trump
01:04:00a le mérite
01:04:00de la rude franchise
01:04:02et de montrer clairement
01:04:03les distances
01:04:04qu'il faut savoir
01:04:05parfois prendre
01:04:05et en tout cas
01:04:06on aurait peut-ĂȘtre
01:04:06pu éviter le gùchis
01:04:08qui est celui
01:04:09qui nous sépare
01:04:09de la Russie aujourd'hui
01:04:11on va y revenir
01:04:11Frédéric bonjour
01:04:12vous nous appelez Blagnac
01:04:14oui bonjour
01:04:14bonjour Ă  tous
01:04:15bonjour
01:04:15bonjour Frédéric
01:04:16vous considérez-vous
01:04:17que le budget
01:04:18de la défense
01:04:18reste malgré tout
01:04:19insuffisant ?
01:04:21bien sûr
01:04:21il est largement insuffisant
01:04:23et ce depuis
01:04:23de nombreuses années
01:04:24et puis on le voit
01:04:25ne serait-ce qu'au niveau
01:04:26de nos armements
01:04:27je crois que
01:04:27vous me contrĂŽlez
01:04:28vous m'informez en la matiĂšre
01:04:30je crois qu'on possĂšde
01:04:30un porte-avions
01:04:31voire un deuxiĂšme
01:04:32qui doit arriver
01:04:32oui en 2035
01:04:34en 2035
01:04:35en 2035
01:04:36la Chine
01:04:36on en a 3
01:04:37et on prévoit 6
01:04:38bref
01:04:39rien que cela
01:04:40déjà
01:04:40prouve
01:04:41je dirais
01:04:42notre manque
01:04:43d'armement
01:04:44en la matiĂšre
01:04:44mais on manque
01:04:45de tout
01:04:46mais ça remonte
01:04:47un peu plus loin
01:04:48moi je suis un
01:04:49boomer senior
01:04:49donc j'ai fait l'armée
01:04:51en 79
01:04:52et je regrette
01:04:53justement
01:04:54que l'armée
01:04:55comme on l'a vu
01:04:57auparavant
01:04:57le service militaire
01:04:58est disparu
01:04:58pour plusieurs raisons
01:05:00déjà pour apprendre
01:05:02ce qu'est l'armée
01:05:03ce qu'est éventuée
01:05:04les armements
01:05:05en cas de conflit
01:05:05parce qu'en cas de conflit
01:05:07il faut quand mĂȘme
01:05:07savoir un petit peu
01:05:08manier quelque chose
01:05:09est-ce qu'on a pour un armée
01:05:10vous étiez dans quelle arme
01:05:12Frédéric
01:05:12vous étiez dans quelle arme
01:05:13en 79
01:05:14alors moi j'étais
01:05:15grogné des voltigeurs
01:05:16c'est l'armée du train
01:05:17les personnes
01:05:18qu'on envoie
01:05:19en premier
01:05:20c'est en général
01:05:20les premiers
01:05:21qui vont casser leur pipe
01:05:22mais sans eux
01:05:23il n'y a pas d'offensive
01:05:25sans eux il n'y a pas d'offensive
01:05:27on envoie justement
01:05:27les plans des troupes
01:05:28Ă  tout le monde
01:05:29pour pouvoir lasser les parachutés
01:05:30et autres
01:05:30mais je dirais que moi
01:05:31ça m'a appris beaucoup de choses
01:05:33ça m'a appris aussi du civilisme
01:05:34ça m'a appris du respect
01:05:35ça m'a appris plein de choses
01:05:37et plein de choses
01:05:37qu'Ă  65 ans
01:05:38je continue Ă  faire
01:05:39comme serrer mes chaussures
01:05:40que j'ai appris à l'armée
01:05:41parce que
01:05:41SIRES et Rangers
01:05:42on s'aperçoit qu'en cas de marche
01:05:44c'est quand mĂȘme important
01:05:45de les faire tous les soirs
01:05:45mais voyez
01:05:46il y a plein de choses comme ça
01:05:47c'est-Ă -dire qu'on manque d'armement
01:05:49on manque de volonté
01:05:50et pourquoi pas
01:05:51dans ce cas-lĂ 
01:05:52développer un plan d'épargne
01:05:53puisqu'on parle de plan d'épargne
01:05:55au plan d'épargne retraite
01:05:56au plan d'épargne
01:05:56pourquoi pas
01:05:57développer un plan d'épargne
01:05:58pour l'armement
01:05:59ou un emprunt
01:06:00ou un emprunt
01:06:00un emprunt
01:06:01Christophe Gomart
01:06:02député européen
01:06:03un emprunt français
01:06:04pour la défense
01:06:05ça vous semble sauvé ?
01:06:06Moi j'ai rédigé un rapport
01:06:07d'initiative au Parlement européen
01:06:09sur le financement privé
01:06:10de l'industrie de défense
01:06:11c'est-Ă -dire avoir accĂšs
01:06:14à l'argent privé
01:06:15en effet
01:06:15pour financer nos défenses
01:06:16via des investisseurs
01:06:17via les assureurs
01:06:19via les banques elles-mĂȘmes
01:06:20Il y en a qui seraient prĂȘts
01:06:21Ă  investir ?
01:06:22Bien sûr
01:06:22mais il y avait
01:06:23jusqu'à une époque assez récente
01:06:25finalement la défense
01:06:26c'était pas
01:06:27en termes de réputation
01:06:28on n'investit pas dans une bombe
01:06:29on n'investit pas dans les munitions
01:06:31on n'investit pas dans les canons
01:06:32c'est en train de changer
01:06:33mĂȘme si c'est lent
01:06:35au changement
01:06:36la banque européenne d'investissement
01:06:38aujourd'hui refuse
01:06:39par exemple d'investir
01:06:40dans tout ce qui tue
01:06:42elle accepte d'investir
01:06:43dans tout ce qui est dual
01:06:44donc un satellite
01:06:45d'observation militaire
01:06:46on va investir
01:06:47parce que ça ne tue pas
01:06:48mĂȘme si ça permet
01:06:49de le faire ensuite
01:06:50mais on permet d'investir
01:06:52dans la construction de casernes
01:06:53mais c'est pas dans l'armement
01:06:54sonnant et trébuchant
01:06:55c'est en cela
01:06:56oĂč oui
01:06:56il faut réfléchir
01:06:57Ă  l'investissement
01:06:58maintenant sur ce que
01:06:59vient de dire Frédéric
01:07:00sur le service national
01:07:02je pense que le service national
01:07:04lorsqu'il a été
01:07:07supprimé tout simplement
01:07:08ou abandonné
01:07:08apparemment supprimé
01:07:09mais abandonné
01:07:10par Jacques Chirac
01:07:11par Jacques Chirac
01:07:12en réalité
01:07:13l'armée n'est pas là
01:07:14pour remplacer
01:07:15ce que ne font pas les familles
01:07:16ou ce que ne font pas l'école
01:07:16l'armée elle est là
01:07:17pour défendre un pays
01:07:19or on avait imaginé
01:07:20qu'il n'y ait plus de menaces
01:07:21aujourd'hui
01:07:22il y a une nouvelle menace
01:07:22donc je pense qu'il faut
01:07:24en effet développer
01:07:25un service militaire volontaire
01:07:26et il faut avoir
01:07:27une réserve opérationnelle
01:07:28beaucoup plus importante
01:07:29qu'elle n'est aujourd'hui
01:07:29et pour ça
01:07:30il faudrait avoir une loi
01:07:32réelle sur les réserves
01:07:33pour permettre aux français
01:07:35qui le souhaitent
01:07:36qui sont volontaires
01:07:37de continuer à défendre
01:07:38leur pays dans la réserve
01:07:39mais en lien avec
01:07:40leurs entreprises
01:07:40qui les laissent faire
01:07:41aujourd'hui
01:07:42on cite des conventions
01:07:43entre entreprises et armées
01:07:44c'est de mon point de vue
01:07:45insuffisant
01:07:45il faut penser à une véritable loi
01:07:46pour autant que Christophe Gomart
01:07:48ce service militaire
01:07:49était comme un instant
01:07:49de conscience nationale
01:07:50qui nous fait cruellement défaut
01:07:52au moment oĂč on n'a plus rien
01:07:52on n'a plus de repĂšres
01:07:53je sais bien que ça serait
01:07:54difficile Ă  constituer
01:07:55mais l'instant que ça supposait
01:07:56dans la mobilisation des jeunes
01:07:57est un instant
01:07:58qui nous manque
01:07:59Christophe Boutin
01:08:00vous pensez
01:08:01qu'un emprunt
01:08:03serait une solution
01:08:04on va chercher
01:08:06le monde de l'économie
01:08:07pour relancer
01:08:08la défense française
01:08:09c'est quelque chose
01:08:09de concevable pour vous ?
01:08:11Non je pense que
01:08:12au-delĂ  d'emprunt
01:08:13il faut simplement
01:08:14que l'on puisse considérer
01:08:15qu'acheter des actions
01:08:17d'une société de défense
01:08:19est un acte normal
01:08:20aussi normal
01:08:22qu'acheter des actions
01:08:23de notre société
01:08:23et arrĂȘter
01:08:24avec les éléments
01:08:26qui bloquent cela
01:08:26pour des motifs
01:08:27sociétaux
01:08:28pour des motifs
01:08:29écologiques
01:08:30qui visent Ă  limiter
01:08:31l'investissement
01:08:32dans ces sociétés
01:08:33de défense
01:08:34c'est pas la peine
01:08:35de faire un emprunt
01:08:35il y a des tas de gens
01:08:36qui sont tout Ă  fait prĂȘts
01:08:37Ă  acheter des actions
01:08:38qui d'ailleurs
01:08:39a priori ne devraient pas
01:08:40baisser des actions
01:08:42dans l'industrie
01:08:42de défense
01:08:44l'autre point
01:08:45c'est que je crois
01:08:45qu'il ne faut pas non plus
01:08:46fantasmer sur
01:08:47ce qu'était
01:08:48le service national
01:08:49il avait de multiples qualités
01:08:52ce n'était pas non plus
01:08:53le creuset
01:08:54dans lequel
01:08:54l'intégralité
01:08:55d'une jeunesse française
01:08:57se retrouvait
01:08:58d'abord parce que
01:08:59nombre de cette jeunesse
01:09:00y échappait
01:09:01pour diverses raisons
01:09:02il y avait des exemptions
01:09:03effectivement
01:09:03voilĂ 
01:09:04et ensuite
01:09:05parce que
01:09:05il faut bien le dire
01:09:06dans les corps de régiment
01:09:07d'appeler
01:09:08on avait parfois
01:09:10on notait
01:09:10on commençait à noter
01:09:11certaines tensions
01:09:13internes
01:09:14qui transcrivaient
01:09:15des tensions
01:09:15qui peuvent
01:09:16parcourir
01:09:17la vie politique
01:09:18ou la vie sociale
01:09:19française
01:09:20et qui avaient
01:09:21les mĂȘmes non-rĂ©ponses
01:09:22au sein de l'institution
01:09:23militaire
01:09:24que les non-réponses
01:09:25au sein de la société civile
01:09:26donc gardons-nous ici
01:09:28de rĂȘver
01:09:30nous avons Julien
01:09:31qui nous appelle
01:09:32de Viry-ChĂątillon
01:09:33bonjour Julien
01:09:35oui bonjour Ă  vous
01:09:36bonjour Ă  tous
01:09:36voilĂ 
01:09:37donc Julien
01:09:38vous vous considérez
01:09:39que quoi qu'il arrive
01:09:40mĂȘme si on augmente
01:09:42le budget
01:09:42on ne rattrapera
01:09:44jamais le retard
01:09:44vis-Ă -vis des Russes
01:09:45des Chinois
01:09:46et des Américains
01:09:46c'est un peu ça ?
01:09:47c'est ça dans les grandes nues
01:09:49en fait la problématique
01:09:50c'est que mĂȘme si on augmente
01:09:51le budget
01:09:51c'est pour acheter à l'étranger
01:09:52donc on n'a pas de souveraineté
01:09:53si jamais un pays
01:09:54décide de nous bloquer
01:09:55comme l'Américain
01:09:55en bloquant les F-15
01:09:56et compagnie
01:09:58on se retrouve pieds poignets
01:09:59enfin on le voit
01:10:00avec l'Ukraine
01:10:00qui est soumise
01:10:01au bon vouloir
01:10:02de tous les pays
01:10:02qui l'aident
01:10:03parce qu'ils n'ont pas le choix
01:10:04ils se sont endettés
01:10:05Ă  des hauteurs paramilieuses
01:10:07mĂȘme si la guerre s'arrĂȘte
01:10:09pour moi aujourd'hui
01:10:10économiquement
01:10:10l'Ukraine
01:10:12croue tellement
01:10:12sous des montagnes de dettes
01:10:14que soit on annulera la dette
01:10:15et c'est nous qui du coup
01:10:16serons perdants
01:10:17soit on n'annule pas la dette
01:10:18et du coup l'Ukraine
01:10:19n'aura aucunement
01:10:21les moyens de se relever
01:10:21de ça
01:10:22et la Russie
01:10:25sera gagnante
01:10:26de coups dans l'histoire
01:10:26puisque l'Ukraine
01:10:28sera tellement affaiblie
01:10:29au final
01:10:29elle ne s'en relĂšvera pas
01:10:30et je pense que c'est
01:10:31exactement le sort
01:10:31qui menace la France
01:10:32aujourd'hui
01:10:33c'est qu'on n'a aucune
01:10:34souveraineté sur pas grand chose
01:10:35et du coup
01:10:35aujourd'hui
01:10:36on est un petit peu pieds poignets
01:10:37on est au pied du mur
01:10:38et on n'a plus qu'Ă 
01:10:39regarder en pleurs
01:10:40enfin lĂ  on est Ă  2,30 euros
01:10:41de l'essence
01:10:42enfin oĂč est-ce qu'on va ?
01:10:44Et en plus
01:10:44l'accord de Budapest
01:10:46avait dit aux Ukrainiens
01:10:46vous rendez votre arsenal nucléaire
01:10:48mais on vous protégera
01:10:49si on a besoin
01:10:49on a besoin de vous
01:10:50et finalement ça s'est passé
01:10:51entre les deux
01:10:52Général Gomard
01:10:54effectivement
01:10:55pas de souveraineté
01:10:56de production
01:10:56on peut avoir
01:10:58un budget de défense formidable
01:10:59si la production
01:11:00n'est pas française
01:11:02c'est pas le mĂȘme effet
01:11:03Oui
01:11:03il faut
01:11:04l'autonomie stratégique
01:11:05européenne
01:11:05dont parle la France
01:11:06en partie
01:11:07est liée
01:11:08Ă  l'achat
01:11:09et à la préférence européenne
01:11:10c'est-Ă -dire que l'achat
01:11:11d'équipements militaires
01:11:12doit ĂȘtre fait en Europe
01:11:13il faut se rendre compte
01:11:14que depuis le début
01:11:15de la guerre en Ukraine
01:11:1580% des équipements militaires
01:11:17achetés par les Européens
01:11:18ont été en grande partie
01:11:19des Etats-Unis
01:11:20et en Corée du Sud
01:11:22et quelques pourcentages
01:11:24en Israël
01:11:25La Pologne a racheté
01:11:26des F-35
01:11:27elle a fait cadeau
01:11:28de ses avions français
01:11:29Ă  l'Ukraine
01:11:30et au lieu de racheter
01:11:30du matériel européen
01:11:31elle rachĂšte des F-35
01:11:32Oui
01:11:33on marche tout par-dessus
01:11:34tĂȘte en gĂ©nĂ©ral
01:11:35On dit ça en permanence
01:11:36préférence européenne
01:11:37on a vu émerger
01:11:38cette préférence européenne
01:11:39dans le cadre
01:11:39d'un instrument financier
01:11:40qui s'appelle
01:11:41EDIP
01:11:41pour Européenne Défense
01:11:42Industrie Programme
01:11:43dans lequel en effet
01:11:44il faut que 65%
01:11:46des composants
01:11:47d'un équipement militaire
01:11:48soient conçus
01:11:50et fabriqués
01:11:51en Europe
01:11:51mais en fait
01:11:53on veut ouvrir
01:11:53le panel
01:11:54beaucoup trop large
01:11:54au Canada
01:11:55Ă  des Etats tiers
01:11:57mĂȘme Ă©ventuellement
01:11:58Ă  l'Ukraine
01:11:58non
01:11:59il faut garder
01:11:59notre autonomie
01:12:00notre souveraineté
01:12:01en matiÚre de défense
01:12:01nous avons
01:12:02en France
01:12:03en particulier
01:12:04des industries de défense
01:12:05trĂšs trĂšs performants
01:12:06nous avons une base
01:12:07industrielle et technologique
01:12:08de défense
01:12:08qui est extrĂȘmement performante
01:12:09avec 4500 entreprises
01:12:11donc il suffit de commandes
01:12:12or il n'y a pas
01:12:13assez de commandes
01:12:14si on investit
01:12:15les chaĂźnes de production
01:12:17doubleront
01:12:17elles passeront en 2.8
01:12:18voire en 3.8
01:12:19et nous avons
01:12:20toutes les capacités
01:12:21de produire
01:12:21aujourd'hui
01:12:22ceux qui achĂštent
01:12:23des matériels américains
01:12:24par exemple
01:12:24des F-35
01:12:25ne seront pas livrés
01:12:26avant 10 ans
01:12:27aujourd'hui d'ailleurs
01:12:28Donald Trump
01:12:29a mĂȘme gelĂ©
01:12:30toutes les livraisons
01:12:30faites aux armées européennes
01:12:32parce qu'il a besoin
01:12:32de ses munitions
01:12:33aujourd'hui
01:12:34dans le cadre
01:12:34de la guerre contre l'Iran
01:12:35Christophe Boutin
01:12:36une production française
01:12:37et le gage évidemment
01:12:39de la souveraineté
01:12:39de la souveraineté
01:12:40c'est qu'on peut avoir
01:12:41toutes les dispositions
01:12:42qu'on veut
01:12:42si on est dépendant
01:12:43d'autres productions militaires
01:12:45on n'aura jamais
01:12:46l'indépendance
01:12:47de la défense
01:12:48absolument
01:12:49ça quel que soit
01:12:50le matériel d'ailleurs
01:12:51concerné
01:12:51c'est évident
01:12:52pour les avions
01:12:54avec les composants
01:12:55électroniques
01:12:55qui peuvent ĂȘtre contrĂŽlĂ©s
01:12:57mais le problĂšme
01:12:59qui a été
01:12:59par le général Gomart
01:13:00est trĂšs juste
01:13:01la question
01:13:02c'est la question
01:13:03d'échelle
01:13:03pour nos industriels
01:13:05pour pouvoir se mettre
01:13:06Ă  produire
01:13:06et derriĂšre
01:13:07avoir un carnet de commandes
01:13:09qui soit un carnet de commandes
01:13:10capable
01:13:10vous ne pouvez pas
01:13:11produire
01:13:12pour des choses
01:13:15secondaires
01:13:15inutiles
01:13:16quand vous allez faire
01:13:17trois
01:13:18regardez l'état
01:13:19de notre petit armement
01:13:20regardez l'état
01:13:21des stocks de munitions
01:13:23nous avons des industriels
01:13:24parfaitement performants
01:13:26en termes de munitions
01:13:27notamment en termes d'obus
01:13:28oĂč on est absolument remarquable
01:13:30et il n'y a pas
01:13:31de commandes
01:13:32suffisantes
01:13:32en France
01:13:33on n'arrive pas
01:13:34Ă  avoir
01:13:35clairement
01:13:37une mise
01:13:38ne serait-ce que nous
01:13:39ce n'est mĂȘme pas
01:13:39la question européenne
01:13:40ou faire acheter
01:13:41par d'autres
01:13:41nous n'achetons pas
01:13:42nous-mĂȘmes assez
01:13:43nos propres munitions
01:13:45pour avoir
01:13:45une visibilité
01:13:47suffisante
01:13:48de tir
01:13:49sur la distance
01:13:50il y a quand mĂȘme
01:13:51un problĂšme
01:13:51vous voulez dire
01:13:53que si la France
01:13:54avait été le fournisseur
01:13:55exclusif
01:13:56si dans l'Union Européenne
01:13:57il y a eu un traité
01:13:57entre les chefs
01:13:59d'état de gouvernement
01:14:00disant
01:14:01désormais
01:14:01priorité
01:14:02on se sert
01:14:03d'abord
01:14:03dans l'armement français
01:14:04si on n'a pas
01:14:05le rapport qualité-prix
01:14:06on veut ailleurs
01:14:06l'histoire
01:14:07aurait été modifiée
01:14:08c'était que nous serions
01:14:09nous
01:14:09la France
01:14:09une puissance
01:14:11trĂšs enrichie
01:14:12par nos compétences
01:14:14et nos capacités
01:14:14d'armement
01:14:15la France est déjà
01:14:16le deuxiĂšme
01:14:16ou le troisiĂšme
01:14:17exportateur
01:14:18d'équipements militaires
01:14:19au monde
01:14:19alors c'est vrai
01:14:20que c'est en grande partie
01:14:21lié à nos bateaux
01:14:22qui sont fabriqués
01:14:23par Naval Group
01:14:23ou c'est lié
01:14:25au Rafale
01:14:26mais on a une vraie capacité
01:14:27les Césars
01:14:28par exemple
01:14:28le canon César
01:14:29c'est une vraie
01:14:30performance française
01:14:31donc on a toutes les capacités
01:14:32en France en particulier
01:14:33et en Europe
01:14:34de maniÚre générale
01:14:35pour répondre
01:14:36aux besoins
01:14:37des armées
01:14:38des différents pays européens
01:14:39et en particulier
01:14:40l'armée française
01:14:40donc oui
01:14:41dépensons français
01:14:43les Allemands
01:14:44empruntent aujourd'hui
01:14:45pour leur propre défense
01:14:46ils veulent devenir
01:14:47la premiÚre armée
01:14:48conventionnelle
01:14:49en Europe
01:14:50trĂšs bien
01:14:51mais ils vont acheter
01:14:51les équipements allemands
01:14:54nous
01:14:55ils ont de l'industrie
01:14:55d'armement
01:14:56malgré tout
01:14:56en plus
01:14:57oui
01:14:57et de qualité
01:14:59mais aujourd'hui
01:15:00la France
01:15:00elle on fait des appels
01:15:01d'offres
01:15:01n'appelent pas forcément
01:15:02français
01:15:04donc achetons
01:15:05d'abord français
01:15:05l'argent français
01:15:06doit servir aux français
01:15:07et en tout cas
01:15:08l'argent des européens
01:15:09doit servir aux européens
01:15:10et non pas aux Etats-Unis
01:15:11à la Corée du Sud
01:15:12ou Ă  d'autres
01:15:12et on voit émerger
01:15:14de nombreuses industries
01:15:16de défense
01:15:16de plus en plus
01:15:18qui vont devenir
01:15:18compétitives des nÎtres
01:15:20avec
01:15:20qui n'ont pas
01:15:21les mĂȘmes rĂšgles
01:15:22du travail
01:15:22que les rĂšgles
01:15:24françaises européennes
01:15:24et donc
01:15:25qui seront moins disantes
01:15:26et donc moins chĂšres
01:15:27et on ira acheter chez eux
01:15:29c'est de la folie
01:15:30voilĂ  une disposition
01:15:31qui mériterait presque
01:15:32d'ĂȘtre inscrite
01:15:32dans la constitution
01:15:33on en parle juste aprĂšs
01:15:34voilĂ 
01:15:35vous nous appelez au 0 826 300 300
01:15:37je reçois le général
01:15:38Christophe Gomart
01:15:39et en duplex
01:15:39nous avons Christophe Boutin
01:15:40et nous en sommes en train
01:15:42nous n'ayons pas
01:15:43d'arriver Ă  nous trois
01:15:44mais nous sommes en train
01:15:45de voir
01:15:45est-ce qu'on va pouvoir
01:15:47obtenir de notre classe politique
01:15:49le courage
01:15:50et la détermination
01:15:51et la cohérence
01:15:52nécessaires
01:15:52pour que la France
01:15:53retrouve sa puissance
01:15:54son rĂŽle
01:15:55et sa légitimité
01:15:56dans les enjeux
01:15:57de défense internationale
01:15:58on est tout de suite
01:15:58sur Sud Radio
01:15:59vous nous appelez au 0 826 300 300
01:16:02Sud Radio
01:16:04midi 14h
01:16:05Sud Radio
01:16:06la France dans tous ses états
01:16:08Péricault Légas
01:16:10vous ĂȘtes bien sur Sud Radio
01:16:11il est 13h48
01:16:13je reçois le général
01:16:14Christophe Gomart
01:16:15et Christophe Boutin
01:16:16qui est en duplex
01:16:17vous avez la parole
01:16:20et lĂ  on peut ouvrir
01:16:21le débat à toute actualité
01:16:22mais je vois que
01:16:23les gens qui nous appellent
01:16:24ceux qui nous appellent
01:16:25veulent rester sur la thématique
01:16:27de la défense
01:16:28nous avons Roland
01:16:29qui nous appelle de Saint-Etienne
01:16:30bonjour Roland
01:16:32bonjour Péricault
01:16:32bonjour Ă  tous
01:16:34vous considérez
01:16:35qu'on est quand mĂȘme
01:16:36un pays
01:16:37une puissance militaire
01:16:38et nucléaire
01:16:39qui continue Ă  faire peur
01:16:40quand mĂȘme
01:16:40qui inspire le respect
01:16:41vous en ĂȘtes convaincu ?
01:16:43oui franchement
01:16:43j'en suis convaincu
01:16:44je ne suis pas un grand spécialiste
01:16:46militaire
01:16:46donc je pense que je vais écouter
01:16:47avec attention
01:16:48nos intervenants
01:16:49mais moi de ce que j'en vois
01:16:50un petit peu de loin
01:16:51et en regardant un petit peu
01:16:52ce qui se passe
01:16:53c'est vrai que moi
01:16:53en tant que français
01:16:55personnellement
01:16:55je me sens rassuré
01:16:56on a quand mĂȘme
01:16:57on a quand mĂȘme
01:16:58un porte-avions
01:16:59d'extrĂȘme qualitĂ©
01:17:00le Charles de Gaulle
01:17:01on a des Rafales
01:17:02on a des sous-marins nucléaires
01:17:04on a quand mĂȘme
01:17:05je considĂšre
01:17:06une belle armée
01:17:08une belle armée
01:17:09qui est pro
01:17:10qui est spécialisée
01:17:13donc moi honnĂȘtement
01:17:15de ce que j'en vois
01:17:16je ne suis pas
01:17:16je ne suis pas forcément
01:17:17je ne suis pas forcément inquiet
01:17:19et puis de savoir
01:17:19que la France
01:17:20on a la dissuasion nucléaire
01:17:21dans le contexte actuel
01:17:22qu'on connait
01:17:23au niveau international
01:17:23forcément je pense
01:17:25que c'est un plus
01:17:26qui nous rassure
01:17:28en tant que français
01:17:29au niveau des menaces extérieures
01:17:31Christophe Boutin
01:17:32est-ce que vous partagez
01:17:32l'optimisme de Roland ?
01:17:35TrĂšs moyennement
01:17:36d'abord
01:17:36une bonne partie
01:17:38des matériels
01:17:38sont
01:17:39il faut savoir
01:17:39quels sont les matériels
01:17:40qui sont réellement disponibles
01:17:41c'est le premier élément
01:17:42et non pas
01:17:44ceux qui sont vampirisés
01:17:45pour servir
01:17:45de piÚces détachées
01:17:47aux autres
01:17:47il faut savoir
01:17:48combien de temps
01:17:48par exemple
01:17:49quand on est en hyper
01:17:50combien de temps
01:17:51un porte-avions nucléaire
01:17:53est bloqué
01:17:54et quand on a
01:17:55un seul porte-avions
01:17:56et bien pendant ce temps-lĂ 
01:17:57c'est toute la flotte embarquée
01:17:59qui est bloquée
01:18:01voilà des éléments
01:18:02je crois
01:18:02assez importants
01:18:03qu'il faut quand mĂȘme
01:18:04tenir compte
01:18:05Christophe Gommard
01:18:06je retiens ce que dit
01:18:07je suis d'accord
01:18:08avec Christophe Boutin
01:18:09nous avons
01:18:10d'excellents soldats
01:18:11français
01:18:12qui sont prĂȘts
01:18:13demain Ă  aller au combat
01:18:14et qui sont bien entraßnés
01:18:14bien formés
01:18:15ça c'est certain
01:18:16en revanche
01:18:16en termes d'équipement
01:18:17je pense que oui
01:18:18il faut investir beaucoup plus
01:18:19il faut arriver Ă  3,5% du PIB
01:18:22il faut au moins dépenser
01:18:23100 milliards d'euros par an
01:18:24pour notre défense
01:18:25ça c'est une évidence
01:18:26ça serait mieux
01:18:27si on n'avait pas
01:18:27les 3600 milliards de dettes
01:18:28ça serait plus facile
01:18:29sans aucun doute
01:18:30nous avons LoĂŻc
01:18:31qui nous appelle de Toulouse
01:18:32bonjour LoĂŻc
01:18:33bonjour
01:18:34donc vous vous dites
01:18:35qu'on est armé militairement
01:18:36vous n'en faites pas de soucis
01:18:37vous avez une inquiétude
01:18:38sur le cyber
01:18:39en revanche
01:18:40alors oui
01:18:42je ne vous cache pas
01:18:43que
01:18:44l'armée
01:18:45est ce qu'elle est
01:18:46c'est quand mĂȘme
01:18:47une des deux seules
01:18:48armées européennes
01:18:49capables d'ĂȘtre projetĂ©es
01:18:50aujourd'hui
01:18:50j'entends qu'effectivement
01:18:52il y a parfois
01:18:53des problématiques
01:18:54d'équipement
01:18:55mais je dirais
01:18:55comme dans toutes les armées
01:18:57il ne faudrait juste pas
01:18:58que nos politiques
01:18:59oublient que
01:19:00nous avons de trĂšs trĂšs
01:19:01grands producteurs
01:19:03d'armes en France
01:19:04et qu'il serait peut-ĂȘtre
01:19:04opportun de temps en temps
01:19:06de les mobiliser
01:19:07plutĂŽt que d'acheter
01:19:08certains matériels
01:19:10à l'étranger
01:19:11maintenant
01:19:11moi ce qui m'inquiĂšte
01:19:13depuis une dizaine
01:19:14ou une quinzaine d'années
01:19:15et de maniĂšre encore plus forte
01:19:17depuis 18 mois
01:19:18parce qu'on a subi
01:19:19nous une cyberattaque
01:19:20au boulot
01:19:20c'est qu'on a un état
01:19:22qui aujourd'hui
01:19:24enlĂšve des fonctionnaires
01:19:25digitalise énormément
01:19:26de procédures
01:19:27digitalise énormément
01:19:28de choses
01:19:29énormément de demandes
01:19:30et on se rend compte
01:19:32que derriĂšre
01:19:32malheureusement
01:19:33lĂ  aussi
01:19:34l'intendance
01:19:34ne suit pas
01:19:36alors LoĂŻc
01:19:37vous avez ici
01:19:39sur ce plateau
01:19:39le plus grand spécialiste
01:19:42l'éminence
01:19:43de la compétence
01:19:44sur le renseignement
01:19:45général Gomart
01:19:46est-ce qu'on a
01:19:48matiÚre à s'inquiéter
01:19:49sur le cyber
01:19:50et sur le cyber
01:19:51et tout ce qui peut aller
01:19:52autour du numérique
01:19:53alors qu'on soit inquiet
01:19:54c'est bien
01:19:55parce que ça veut dire
01:19:55qu'on est en alerte
01:19:57et c'est bien
01:19:58mais est-ce qu'on a
01:19:58les moyens
01:19:59parce qu'on me disait
01:20:00que j'étais en formation
01:20:02un bon chef
01:20:03est un chef inquiet
01:20:04non pas au sens
01:20:04qu'il ait peur
01:20:05mais inquiet au sens
01:20:05oĂč il est mobilisĂ©
01:20:08et toute son attention
01:20:09est concentrée
01:20:10alors on a beaucoup
01:20:11de bons chefs
01:20:12ensuite il y a les moyens
01:20:13de l'inquiétude
01:20:13oui
01:20:14en termes cybernétiques
01:20:15c'est vrai qu'on dispose
01:20:16en France quand mĂȘme
01:20:17de trĂšs bons moyens
01:20:18on est je pense
01:20:20parmi les armées européennes
01:20:22ou la défense européenne
01:20:23on a des moyens
01:20:23trĂšs trĂšs efficaces
01:20:24on a combien de drones
01:20:25pour l'instant ?
01:20:26alors c'est pas en termes
01:20:27de drones
01:20:27je parle pas en termes
01:20:28de drones
01:20:28mais c'est pas une notion
01:20:29de drones
01:20:30la guerre cybernétique
01:20:31c'est plus une notion
01:20:32de capacité réellement
01:20:33dans ce monde cyber
01:20:34on a comme en cyber
01:20:35on a réellement
01:20:37des vraies capacités
01:20:37et il ne faut pas se leurrer
01:20:38si on est attaqué
01:20:39il y a toujours une réponse
01:20:40on n'en parle jamais
01:20:41mais on a des capacités
01:20:42défensives
01:20:43comme on a des capacités
01:20:44offensives
01:20:45la France
01:20:46avise les intéressés
01:20:48la France ne se laisse pas
01:20:50faire du tout
01:20:50de ce cÎté là
01:20:51c'est vrai qu'il est
01:20:53parfois difficile
01:20:54de savoir d'oĂč vient
01:20:55l'attaque
01:20:55mĂȘme si nos services
01:20:57sont trÚs compétents
01:20:58en la matiĂšre
01:20:59que ce soit
01:20:59la DGC
01:21:00la DGCE
01:21:00la DRM
01:21:01dans les services de renseignement
01:21:02Ă  l'agence nationale
01:21:03des sécurités
01:21:04et des systĂšmes d'information
01:21:04donc oui il y a des vrais
01:21:06vrais compétences
01:21:07je peux vous le dire
01:21:07la France a investi
01:21:09énormément d'argent
01:21:10dans ce domaine lĂ 
01:21:11et depuis des années
01:21:11donc bien sûr
01:21:13il y a des attaques
01:21:13qui réussissent
01:21:14mais comme la défense
01:21:16ne se laisse pas faire
01:21:17et répond
01:21:18Gustave Boutin
01:21:19au niveau du cyber
01:21:20de la défense intérieure
01:21:22on est équipé
01:21:24raisonnablement
01:21:24par rapport aux dangers
01:21:26supposés
01:21:27écoutez
01:21:28le spécialiste
01:21:29vient de parler
01:21:29je ne dirai pas
01:21:30Ă  l'encontre
01:21:31de ce qu'il vient de dire
01:21:32le général Gomart
01:21:33sur le sujet
01:21:34sur le reste
01:21:35moi ce qui m'inquiĂšte
01:21:36plus sur le cyber
01:21:37c'est finalement
01:21:38les blocages
01:21:39dans le thĂšme
01:21:40de la guerre hybride
01:21:41c'est bien de cela
01:21:42qu'il s'agit
01:21:42pas uniquement
01:21:43des attaques dirigées
01:21:44contre les systĂšmes
01:21:45de défense
01:21:46mais des attaques dirigées
01:21:47contre d'autres systĂšmes
01:21:49qui me semblent
01:21:49actuellement
01:21:51particuliĂšrement sensibles
01:21:52qu'il s'agisse
01:21:53des barrages
01:21:53qu'il s'agisse
01:21:54des transformateurs
01:21:55qu'il s'agisse
01:21:55d'autres structures
01:21:56qui peuvent faire courir
01:21:58des risques trĂšs importants
01:22:00Ă  la population
01:22:00et conduire
01:22:02Ă  des troubles
01:22:02trĂšs importants
01:22:03sur le territoire national
01:22:04et sur lesquels
01:22:05effectivement
01:22:06je serai plus réservé
01:22:07quant Ă  leur cyberprotection
01:22:08nous avons Arnaud
01:22:10qui nous appelle
01:22:10de Vannes
01:22:11bonjour Arnaud
01:22:12oui bonjour
01:22:13vous vous ĂȘtes catĂ©gorique
01:22:15vous vous ĂȘtes catĂ©gorique
01:22:16ça va Arnaud
01:22:17merci
01:22:17merci
01:22:19vous vous ĂȘtes catĂ©gorique
01:22:21pas de
01:22:23réindustrialisation
01:22:23pas de souveraineté militaire
01:22:25sans réindustrialisation
01:22:27il n'y a pas Ă  tortiller
01:22:28il faut commencer par lĂ 
01:22:29réindustrialiser le pays
01:22:30pour se doter
01:22:31d'une force militaire
01:22:32c'est votre avis
01:22:33oui oui clairement
01:22:34et c'est surtout
01:22:35les décisions politiques
01:22:36qui doivent ĂȘtre prises
01:22:37pour l'intĂ©rĂȘt du pays
01:22:39pour l'intĂ©rĂȘt de la France
01:22:40or depuis des décennies
01:22:42on est gouverné par des
01:22:43je suis désolé
01:22:43des socialo-globalistes
01:22:45qui ne pensent qu'Ă  vendre
01:22:46aux autres
01:22:47vous faites dire
01:22:48le général de Mars
01:22:48ça veut dire
01:22:49que vous avez fait mouche
01:22:51bah oui oui
01:22:51c'est ça le problÚme
01:22:53c'est que
01:22:53c'est bon
01:22:54matérial
01:22:54on les voit en Ukraine
01:22:55on les voit un peu partout
01:22:56en Afrique
01:22:57on les voit
01:22:57bon mais on les voit
01:22:58trĂšs peu chez nous
01:22:59moi je suis un ancien
01:23:00du troisiĂšme RPIMA
01:23:02la parachutite
01:23:02ah oui d'accord
01:23:03respect
01:23:04donc vous voyez
01:23:04je vois bien
01:23:06que nos nouveaux matériels
01:23:08sont
01:23:08c'est des moteurs américains
01:23:10c'est des
01:23:11il faut vraiment centraliser
01:23:13sur le plan national
01:23:15des achats
01:23:16qui restent
01:23:17je pense
01:23:18la nécessité pour le pays
01:23:20de fabriquer français
01:23:22de produire français
01:23:23pour nos
01:23:24nos troupes
01:23:25en priorité
01:23:26en priorité
01:23:27et non pas commercialement
01:23:28comme c'est fait actuellement
01:23:29message reçu
01:23:31il nous reste
01:23:32une minute trente
01:23:32je devais la partager
01:23:33général Gomard
01:23:35le social
01:23:36en globalisme
01:23:36est-ce qu'on va pouvoir
01:23:37à un moment donné
01:23:38le contourner
01:23:39ou en tout cas
01:23:39le guérir
01:23:40je l'espĂšre
01:23:41j'espĂšre
01:23:41mais en tout cas
01:23:42la France doit rester
01:23:43une nation puissante
01:23:44si elle veut conserver
01:23:44sa liberté
01:23:45sans puissance
01:23:46malheureusement
01:23:47il n'y a pas liberté
01:23:47il faut Ă  la fois
01:23:49de la souveraineté
01:23:49et de la liberté
01:23:50si on veut
01:23:51rester la France
01:23:52telle qu'on la connaĂźt
01:23:53donc vous réhabilitez
01:23:55le concept de souveraineté
01:23:56et de gloire militaire française
01:23:58le général de Gaulle
01:23:59depuis la tombe de Colombie
01:24:01c'est réjoui
01:24:01Christophe Woutin
01:24:02vous vous alignez
01:24:03sur la considération
01:24:04du général Gomard
01:24:07souveraineté d'abord
01:24:08pleinement
01:24:09souveraineté d'abord
01:24:09en sachant que la souveraineté
01:24:11c'est une chose
01:24:11mais il faut savoir
01:24:12qui est souverain
01:24:13donc il n'y a pas de souveraineté
01:24:15sans identité
01:24:15c'est au peuple français
01:24:17à décider
01:24:19Christophe Woutin
01:24:20c'est au peuple français
01:24:21à décider
01:24:21oui
01:24:21c'est au peuple français
01:24:23de décider
01:24:23de maniĂšre
01:24:23une sorte de démocratie
01:24:24donc on peut le souhaiter
01:24:25effectivement
01:24:26gageons que le sujet
01:24:28dont nous venons de débattre
01:24:29avec courage et pertinence
01:24:31vous n'avez pas mùché vos mots
01:24:32messieurs
01:24:32et vous ĂȘtes restĂ©s
01:24:33dans le parlons vrai
01:24:34sera au coeur
01:24:35des enjeux
01:24:36de la future campagne
01:24:37présidentielle de 2027
01:24:39et que peut-ĂȘtre
01:24:41le candidat
01:24:42qui sortira
01:24:43en tĂȘte
01:24:44aura compris
01:24:45l'urgence
01:24:46Ă  redonner
01:24:47Ă  la France
01:24:48sa gloire
01:24:49son honneur
01:24:49sa souveraineté
01:24:50sa capacité de dissuasion
01:24:51mais surtout
01:24:52le message universel
01:24:53qui est celui
01:24:54d'abord d'une immense fraternité
01:24:55n'est-ce pas
01:24:56la dissuasion
01:24:57c'est pour garantir la paix
01:24:58une France forte
01:24:59dans une Europe unie
01:25:00oui
01:25:00c'est important
01:25:01bon
01:25:01merci mon général
01:25:03merci Christophe Woutin
01:25:04merci d'avoir été en direct
01:25:04sur Sud Radio
01:25:05quant Ă  nous
01:25:06je vous dis
01:25:07Ă  lundi prochain
01:25:08pour d'autres aventures
01:25:08d'information
01:25:09et lĂ  je vous laisse
01:25:10en compagnie de Brigitte
01:25:12qui va vous tenir
01:25:12des propos
01:25:13bien plus apaisés
01:25:14bien plus rassurants
01:25:15que ce qu'on a pu vous dire
01:25:16jusqu'à présent
01:25:16bonne journée
01:25:17merci Ă  bientĂŽt
01:25:19midi 14h
01:25:20la France dans tous ses états
01:25:22Sud Radio
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