- il y a 14 minutes
- #sudradio
Avec Ludovic Franceschet, éboueur et influenceur
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:06Et si on revenait sur les conséquences lamentables de la fête de la musique à Paris,
00:10puis des célébrations en marge de la victoire du PSG,
00:13en marge de tous les événements qui s'achèvent systématiquement dans le mépris du travail des autres,
00:18des éboueurs qui héritent à chaque fois d'une ville souillée.
00:20Depuis quelques années, l'un d'eux sonne l'alarme et mieux encore montre le réel.
00:24Il s'appelle Ludovic et il est avec nous aujourd'hui sur Sud Radio.
00:26Bonjour Ludovic.
00:27Bonjour Ludovic, merci d'être avec nous en direct sur Sud Radio dans le studio.
00:32Vous avez un chapeau d'enfer, une tenue de joie.
00:35Et vous faites un métier pourtant qui est pénible, il faut dire les choses telles qu'elles sont.
00:39J'ai titré les éboueurs, on en râle la poubelle.
00:43Ah oui, oui, là je pourrais dire que j'en ai râle le bol, râle le bob.
00:48Mais le fait de la musique, vous l'avez dit.
00:51On sort d'une période particulière, en plus avec des chaleurs.
00:54Il y a encore des restes.
00:55Il y a encore des restes.
00:56Mais on les a vus, on les a vus.
00:58Comment vous expliquez ça ?
01:00Manque d'effectifs, manque de moyens, mauvaise organisation de cette administration ?
01:04Il y a des moyens qui ont été rajoutés mais ils ne sont pas respectés.
01:07Au lieu de mettre à la poubelle, ils vont les brûler.
01:09Ah !
01:11Expliquez-moi la différence.
01:13Mais c'est, pardon pour le terme, mais c'est des fous les gens.
01:16Pourquoi vous faites ça en fait ? Je ne comprends pas.
01:19Ils ont mis des îlots.
01:20Il y en avait de plus en plus et tant mieux et merci.
01:23Mais ça ne suffit pas encore.
01:25Ils en font encore beaucoup plus.
01:26Mais ce qu'il faudrait, c'est de la sensibilisation.
01:29Parce qu'on a beau mettre les moyens, je suis désolé, je vais me faire des ennemis, mais tant pis.
01:34On a beau mettre les moyens, mais si vous ne changez pas les mentalités, le mec il jetera toujours par
01:39terre.
01:39C'est le parlons vrai ici Ludovic, on parle parlons vrai.
01:43On a vu dans des images, au pied des arbres, vous savez il y a un petit espace, des pyramides
01:48de bouteilles en plastique.
01:49C'est affolant.
01:50C'est les gens qui faisaient ça ou ce sont les services qui pouvant les ramasser ?
01:52C'est les gens, c'est les gens.
01:54Et les protoxydes d'azote, on en parle des protoxydes, c'est une horreur ces trucs-là.
01:57Mais j'étais, moi j'ai fait la fête, j'ai fait la fête le 21, comme tout le monde
02:00j'étais à Châtelet.
02:01Mais à minuit, sur rue de Rivoli, il y avait tous ces gens qui étaient avec les ballons de baudruche
02:07et les bouteilles de protoxydes d'azote.
02:09C'est bonbonne.
02:10Mais comment ça se fait qu'il y en ait eu autant ?
02:12Alors l'alcool était interdit, mais par contre les protoxydes, waouh !
02:16Donc ça a été remplacé par les protoxydes.
02:19Vous sentez quand même qu'il y a eu un peu moins de désordre, entre guillemets, avec cette interdiction de
02:23consommation d'alcool que d'habitude ?
02:25Il y a eu un arrêté préfectoral vers la Fontaine des Innocents, donc ils ont supprimé des DJs.
02:31Mais pour le coup, non, il y a toujours eu autant d'incévidité.
02:36Non, vraiment, non, ils sont toujours aussi dégueulasses.
02:38Les gens, je suis désolé, ils sont dégueulasses.
02:39À un moment donné, arrêtez, arrêtez de jeter par terre, jeter à la poubelle, on déduit.
02:44Il ne faut pas croire qu'il faut...
02:45Je ne dis pas ça parce que jeter par terre, vous n'allez pas donner du boulot aux gens.
02:49Il faut arrêter ça, pas du tout.
02:51Non, non, non, non, non.
02:53Notre boulot, ce n'est pas que ramasser les incivilités.
02:55On les collecte.
02:56Donc déjà, ça veut dire qu'ils sont déjà au préalable dans la poubelle.
03:00Ludovic, les autres années, je me souviens, il y avait une intervention des services de la voirie,
03:06la propreté de la ville de Paris, quasiment immédiate.
03:09C'est-à-dire que le lendemain matin, quand on arrivait, on ne voyait rien.
03:11Ça a duré jusqu'à quand, ça ?
03:13Jusqu'à...
03:14Alors, il y a toujours les médias, mais il y a peut-être un peu moins de personnel.
03:17Après, il faut prendre en compte qu'il y a des arrêts de maladie, des accidents de travail,
03:23il y a aussi des grévistes, etc.
03:26Bref, tout ça mélangé, ça fait que sur le terrain, c'est compliqué.
03:30Et un secteur comme moi, je travaille au Forum Léal, c'est hyper, méga compliqué.
03:37Racontez-nous votre journée, Ludovic. Comment ça se passe pour vous ?
03:40C'est très précis. Moi, c'est midi 24. Je commence à midi 24.
03:43Midi 24, d'accord. Jusqu'à...
03:47Jusqu'à 20h12.
03:48Jusqu'à... Pardon ?
03:50Jusqu'à 20h12.
03:51On a une pause à 16h. De 20 minutes.
03:54Le premier service peut commencer à quelle heure, le matin ?
03:57Il commence à 6h10, je crois.
03:59Il faut savoir qu'à la ville de Paris, il y a 24h64 des éboueurs.
04:02Sauf que, il y en a la nuit, mais il y en a beaucoup moins la nuit que la journée.
04:06Mais ce qu'il faudrait... Là, je lance un appel, et je n'arrête pas de le répéter depuis quelques
04:10années.
04:10Il faut créer des postes la nuit.
04:12Oui. Mais vraiment, c'est important.
04:14Il y a des quartiers comme Châtelet, comme le Trocadéro, comme le Champs-de-Mars, etc.
04:19Ça vit énormément.
04:20Là, il faut rajouter des moyens.
04:21J'ai rencontré plusieurs fois des élus de la ville de Paris,
04:24de sensibilité politique différente,
04:26qui m'ont tous dit, on ne peut plus.
04:28Je dis, mais moi, quand j'étais jeune, quand je venais à Paris,
04:31à 7h du matin, tout était terminé.
04:33Et la circulation, ensuite, là, on les voit à toutes heures,
04:35et vous confirmez, 12h24, 20h.
04:38Et vous savez ce qu'on me répondait ?
04:40En fait, les gens se plaignent quand il y a un ramassage d'ordures la nuit.
04:43Il y a du bruit parce que la benne, ça coigne, ça claque.
04:46Et qu'il y avait eu des plaintes de gens qui disant,
04:48on a envie de dormir, ne nous mettez pas les poubelles avant 6h du matin,
04:51on a envie de dormir.
04:52Ça a été le cas, quelquefois, ou non ?
04:54Dans ce cas-là, on va laisser cuiller la merde ?
04:56Oui.
04:56À un moment donné, il faut...
04:57Non, non, mais est-ce qu'il y a des gens, est-ce que vous savez qu'il y a
04:59des gens...
04:59Oui, il y a des gens qui se plaignent.
05:00Il y a des gens qui se plaignent du fait qu'on gratte avec le balai.
05:03Vous vous rendez compte ?
05:03Non, mais c'est fou, quand même.
05:05Arrêtez vos bêtises.
05:06Allez râler pour les choses qui valent le coup.
05:08Là, on est là pour vous.
05:09On est là pour nettoyer les rues.
05:11On est là pour la propreté.
05:13Et puis, je voulais dire, il faut arrêter de dire qu'on n'a pas d'argent,
05:22mettez l'argent là où il faut.
05:24Mais vraiment, c'est important.
05:27Là, il faut agir réellement, parce qu'il faut changer le comportement des gens.
05:31Et moi, je m'engage en tant que...
05:32Je me sers, je vous donne ma vie à la ville de Paris, à la France,
05:39au monde pour pouvoir changer les choses.
05:41C'est fondamental.
05:41C'est un signe de civilisation.
05:43On est passé du Moyen-Âge à la Mondeine parce qu'on a nettoyé les rues.
05:46Il faut servir ça, les gens qui s'engagent.
05:48Ludovic, d'ailleurs, vous êtes syndiqué vous-même ou non ?
05:50Non, pas du tout. Je ne serai jamais syndiqué.
05:52Ils m'ont remoncié de mort, donc non, je suis désolé.
05:55Donc, libre-penseur et libre-parleur.
05:57C'est très bien.
05:57Combien d'effectifs il manque, à votre avis, à la ville de Paris
06:00pour que le ramassage des ordures se fasse de façon cohérente et efficace ?
06:04Moi, ce que je ferais, personnellement, parce que j'ai beaucoup d'idées,
06:07là, je suis en train d'écrire un plan de propreté.
06:10Vraiment, ça prend du temps, mais je suis en train d'écrire un plan de propreté.
06:13Arrondissement par arrondissement ?
06:14Ah oui, je suis en train de tout calculer, je suis en train de tout faire par écrit.
06:19Et celui qui le veut, il l'aura.
06:21Ensuite, qu'est-ce qui manque ?
06:23C'est très simple.
06:24Moi, je mettrai le même effectif la nuit que la journée.
06:27Vraiment.
06:27On trouvera l'argent.
06:28On le trouvera.
06:29J'en suis sûr.
06:31Mais c'est ce qu'il faut.
06:32Je vous le dis.
06:33La nuit, par exemple, pour les manifestations,
06:36on va prendre la fête de la musique.
06:38Vous mettez une personne qui change les poubelles régulièrement.
06:41Là où il y a les poubelles, qui change la poubelle régulièrement.
06:44Et là, elle ne sera pas pleine.
06:45Et les gens pourront mettre dans la poubelle et pas à côté.
06:47Il y a plein de choses à faire comme ça.
06:49Pour les défilés, par exemple, pour la Pride, pour la Technoparade.
06:54Sur le chemin, pareil, vous mettez des gens qui changent les poubelles.
06:58On compte le nombre de poubelles qu'il y a sur le chemin
07:00et on met les personnes adéquates.
07:02Tout simplement.
07:03C'est simple à faire ça.
07:04C'est très simple.
07:05Et la ville de Paris dispose des moyens financiers pour le mettre en place.
07:09Je pense et j'espère vraiment.
07:11Je pense qu'il y a des dépenses plus lourdes que ça,
07:13qui n'étaient pas prioritaires par rapport au fait
07:14qu'on ait un système de ramassage des ordures efficace.
07:16La propreté, on nous crache dessus depuis.
07:19Il faut que les gens arrêtent de nous cracher dessus.
07:21Il faut que Paris serve d'exemple pour le monde.
07:24Et moi, ça, j'y crois énormément.
07:26C'est vrai pour toute la France, Ludovic.
07:27À Lyon, à Toulouse, à Lille, il y a aussi les mêmes problèmes,
07:30les mêmes revendications, les mêmes urgences.
07:32Marseille, etc.
07:33Parce qu'on crache beaucoup sur Paris.
07:34J'ai l'impression que les ébourgs parisiens sont un peu plus malheureux qu'ailleurs.
07:37Vous allez me dire que c'est une agglomération énorme.
07:39Parce que j'ai toujours l'impression qu'il y a toujours un service en grève.
07:42Quand on va d'un quartier, on voit qu'ici, c'est pas fait,
07:46c'est vrai qu'il y a beaucoup de mécontentement qui peut se manifester par de la grève.
07:50Alors, je suis désolé.
07:51Mais moi, je vais être très honnête avec vous.
07:53Moi, j'ai un très mauvais souvenir des syndicats.
07:56Parce que moi, on m'a menacé de mort.
07:59C'est-à-dire, on vous oblige.
08:00Et au grand jamais, quand j'y pense, ça m'emmerde.
08:04Vous avez subi des pressions parce que vous ne vouliez pas faire la grève.
08:07On m'a menacé de mort.
08:08Et donc, vous alliez ramasser les poubelles.
08:09On m'a dit, ferme, ta gueule, va pas chez Sud Radio, par exemple.
08:13Eh bien, j'y suis.
08:13Ah oui, carrément.
08:13Vous y êtes.
08:14Vous êtes le bienvenu et on vous y recevra encore longtemps.
08:17Non, mais voilà.
08:17En plus, à Paris, il y a des endroits où c'est privatisé.
08:20On est d'accord, c'est un adjoint au maire qui m'a expliqué.
08:21Oui, complètement.
08:22Mais attention, je vais juste revenir sur les syndicats.
08:24C'est important, les syndicats.
08:25Ils sont là et il faut défendre l'employé.
08:27Mais vous n'avez jamais dit le contraire.
08:29Je parle de mon cas personnel.
08:31Mais voilà.
08:31Mais par contre, il faut les défendre, les employés.
08:33Oui, il faut les syndicats.
08:34Et c'est important.
08:36Vous n'êtes pas le seul, dans ce cas-là, Ludovic,
08:37à agir librement et, j'allais dire, de façon responsable.
08:42Je suis l'un des rares à la rue de Paris, quand même,
08:44qui est...
08:45Là, je suis tout seul, j'assume entièrement.
08:47Et quand on vienne me chercher à la porte,
08:49je n'en ai rien à foutre.
08:50Mais je suis vraiment seul.
08:51Vous avez une responsabilité.
08:52Ça se passe comment ?
08:53C'est un groupe ?
08:54Il y a un chef de groupe ?
08:55C'est un peu militaire comme organisation ?
08:57On fait des secteurs ?
08:58On fait des...
08:58Oui, c'est très strict.
09:00Mais il faut que ce soit strict.
09:01Alors, il y a le chauffeur.
09:02Oui, exactement.
09:03Moi, j'ai plusieurs étiquettes.
09:05Moi, je suis balayeur, je suis reaper, je suis lancier.
09:07Reaper, c'est-à-dire celui qui ramasse la poubelle,
09:09qui occule le camion.
09:09Qui occule le camion.
09:10J'aime bien dire ça.
09:11Qui la met sur la benne, qui rentre dans le camion.
09:13Exactement.
09:13Vous mettez ça, vous mettez la poubelle sur les dents qu'il y a.
09:17Voilà.
09:17Et entre le...
09:18Il y a un tablier, et là où il y a la poubelle,
09:21ça s'appelle la trémie.
09:22Un trémie.
09:22Et là, on lève avec le levier la poubelle,
09:24on secoue par le bouton.
09:24Avec les boutons.
09:25Oui, c'est ça.
09:32Donc, il y a un risque.
09:33C'est un métier.
09:33Bien sûr, bien sûr.
09:34Et l'hygiène, vous avez des gants et tout,
09:36mais il y a l'odeur.
09:37Il peut y avoir des produits toxiques,
09:38il peut y avoir...
09:38Exactement, il y a.
09:39Alors, vous connaissez l'XIVIA ?
09:41Non.
09:41C'est quoi l'XIVIA ?
09:42L'XIVIA, c'est le jus de poubelle.
09:44C'est un des jus les plus toxiques.
09:46Ah, bien évidemment.
09:46Vous savez, Veolia, par exemple.
09:47Par exemple, Veolia.
09:48Ils enterrent les déchets.
09:50Ils enterrent les déchets.
09:51C'est horrible.
09:52Et ce jus-là, il va où ?
09:53Vous, comme, arrivez au dépôt ?
09:54Après, le camion de poubelle se vide
09:57et après, ça part dans le sol.
09:58Alors, est-ce qu'il y a une rigole
09:59pour pouvoir récupérer tout ça ?
10:00Je n'en sais rien.
10:01Mais le camion est désinfecté, bien entendu.
10:02Oui, oui, il est lavé, bien sûr.
10:03Alors, non seulement c'est fastidieux,
10:05le Reaper, vous vous prenez des insultes.
10:06Parce qu'évidemment,
10:07si vous êtes à 11h du matin ou à 16h,
10:09les gens ont des rendez-vous,
10:10ils ont besoin de circuler.
10:11Ils claxonnent, ça fonctionnaire.
10:12Ils considèrent que c'est vous
10:13qui avez décidé à cette heure-là, comme ça.
10:14Pardon, pour les termes,
10:15espèce d'enculé aussi,
10:16j'ai bien entendu ça.
10:17Ah oui, à ce point-là.
10:17Oui, oui, non, non, c'est terrible.
10:19Et c'est pour ça que vous avez démarré
10:20les réseaux sociaux.
10:20Alors, vous bossez.
10:21Vous bossez comme les gens.
10:22Oui, on travaille.
10:23Moi, j'avais anticipé, tout ça, tout ça.
10:24Et ce n'est pas vous qui avez décidé
10:25« Oh, ben tiens, maintenant... »
10:27Mais non, bien sûr que non,
10:28parce qu'il y a des bouchons.
10:29Il y a des bouchons,
10:29on ne peut pas bouger quand il y a des bouchons.
10:31Donc, il faut arrêter d'être stupide
10:32à un moment donné.
10:33Élérez-vous sur des choses
10:35qui sont importantes,
10:36enfin, pas sur nous.
10:38Est-ce que M. Emmanuel Grégoire,
10:47c'était le lendemain,
10:48je ne sais plus à quel moment...
10:51C'était...
10:51Parce que Mme Dati, vous vous souvenez,
10:53elle avait fait une séquence filmée
10:54quand elle était en campagne.
10:55On la voit avec son...
10:56Je remercie Mme Dati, d'ailleurs.
10:58Elle va ramasser la poubelle elle-même,
10:59vous vous souvenez ?
11:00Je remercie Mme Dati.
11:02Pourquoi ?
11:02Parce que la vidéo,
11:03elle a fait 5 millions de vues
11:04et ça veut dire qu'elle a donné
11:06la visibilité aux médecins de l'éboueur.
11:08Et ça, c'est juste...
11:10Merci, merci, je vous remercie.
11:11Et Emmanuel Grégoire est venu vous rendre...
11:13Il est venu en vélo, vous voyez.
11:14Ah, c'était au moment, je ne sais plus quel moment...
11:16Ah, c'était quand le PSG, il avait gagné.
11:17Voilà, bon.
11:18Et là, il était venu le lendemain,
11:20c'était un désastre.
11:20Là, c'est important, c'était une horreur.
11:22Les poubelles l'avaient brûlée,
11:23c'était une horreur, une horreur.
11:24Et M. Emmanuel Grégoire,
11:25il est venu en métro.
11:26Oui, il vous a dit...
11:28Normal.
11:28Il vous a dit, les gars, merci.
11:29Voilà, il est venu aussi constater les faits
11:32avec la première maire adjointe, etc.
11:34Et le maire adjoint à la propreté,
11:36M. Lombard.
11:38Lombard.
11:38Et voilà, ils ont vu, ils ont constaté,
11:41ils vont agir en fonction.
11:43Et j'ai l'impression aussi,
11:45j'ai l'impression que M. Emmanuel Grégoire,
11:47là, il est très fort en communication
11:48parce qu'il est énormément présent
11:50sur les réseaux sociaux.
11:51Et ça, je trouve ça vraiment bien
11:53à l'époque où on vit que les réseaux.
11:54C'est bien, et il n'est pas le seul en plus.
11:56On va croire que je fais de la neige.
11:58M. Lundovic, on vous souhaite
12:00une belle victoire politique
12:01parce que vous menez un juste combat
12:02avec les autorités municipales parisiennes.
12:04Je ne suis pas dans la politique,
12:05même si on en pratique un peu.
12:06Non, mais c'est un combat politique.
12:07La propreté parisienne,
12:08c'est quand même un combat politique
12:09et vous avez le profil d'un homme politique
12:11qui parle vrai, qui a le courage de ses...
12:12Ce n'est pas 2032, ça vous dit ?
12:14Bien sûr.
12:14On y va ?
12:15En tout cas, j'espère que vous serez entendus
12:16par M. Emmanuel Grégoire et son équipe.
12:18Merci d'avoir été avec nous sur ce radio.
12:20Vous restez avec nous.
12:21Je vais recevoir un collègue journaliste,
12:25Tugdual-Denis,
12:26auteur de La Cendre et le Feu.
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