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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:02Bonsoir à tous, Sabrina Medjeber, Gilles-William Golnadel, Joseph Massescaron, Louis Dragnel,
00:07Yohann Ozaï, pour un programme très politique. Et politique et polémique. Peut-être. Parce
00:12qu'il y a des déclarations qui vont vous faire réagir.
00:15Dites qu'il avait gourmandise.
00:19Polémique. On est dans la campagne présidentielle, quasiment. On va commencer donc par le
00:24prévéture de la présidentielle 2020-2027 qui aura lieu le 18 avril et le 2 mai. Et les dates,
00:30évidemment, ont lancé déjà une polémique ce matin avec Bruno Retailleau. Je vous propose d'écouter
00:36le sujet de Pauline Trevzer.
00:38Et si les dates de l'élection présidentielle étaient un choix politique ? En 2027, elle aura lieu les 18
00:46avril et 2 mai.
00:47Une décision prise en partie par Emmanuel Macron et son ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:54Des dates qui interpellent, car à la veille du second tour aura lieu le 1er mai. Traditionnellement,
01:01des manifestations sont attendues avec, dans les cortèges, des discours et des slogans
01:06politiques marqués à gauche. Mais réserve électorale exige, ni les médias, ni la classe
01:13politique ne pourront commenter ou réagir. Sur notre antenne, Bruno Retailleau dénonce un choix
01:20qui n'est pas neutre.
01:21Évidemment, le 1er mai, ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les
01:26cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Mais on voit
01:31bien que, de toute façon, la gauche, dans cette réunion, ce que mon collaborateur qui
01:36assistait à cette réunion m'a rapporté, c'est que le choix de la gauche, c'était le
01:40choix qu'ont fait mon successeur Laurent Nunez et le président Emmanuel Macron.
01:44Un choix justifié par la Macronie, à travers les mots de la porte-parole du gouvernement,
01:50Maude Bréjon, ce matin.
01:51C'est un choix qui a été fait d'abord au regard de ce qu'impose la Constitution.
01:56On sait gérer un 1er mai en France, que ce soit avant une élection présidentielle,
02:01après une élection présidentielle.
02:03Une deuxième option de calendrier était à l'étude, pour une tenue du scrutin, les
02:0811 et 25 avril. Mais c'est l'autre calendrier qui a été retenu.
02:14Mais convenons que la date du 1er mai, je ne sais pas si ça sera un problème, mais
02:18elle pose problème. Convenons. Et quand Emmanuel Macron doit prendre une décision, il prend
02:24toujours celle qui va vers un chaos possible. C'est ça qui est étonnant. Il aurait pu mettre
02:30le 9 mai. Je ne dis pas que le 1er mai, il va se passer quelque chose, on n'en
02:33sait
02:33rien. Mais il y a possibilité.
02:36Pour la sincérité du scrutin, et ça, ce n'est pas un petit...
02:38Mais il y a possibilité. Donc, quand il peut mettre de l'huile sur le feu, il
02:43le fait. Et c'est assez amusant, d'ailleurs, parce que c'est presque...
02:46C'est dans le même esprit que la dissolution.
02:48Absolument.
02:49Voilà. Et c'est exactement la même chose.
02:50C'est exactement la même chose.
02:52C'est assez enfantin, d'ailleurs.
02:53Il est toujours.
02:54C'est extrêmement cynique, parce que jusqu'au dernier jour, il n'y a pas d'enjeu pour
02:58lui. Lui, c'est terminé, ça s'arrête. Peut-être qu'on le reverra en 2032, candidat
03:02à l'élection présidentielle. Mais il n'y a pas de sujet pour lui. Et jusqu'au bout,
03:06jusqu'au dernier moment, il politise tout. Et je trouve que s'il y a bien quelque chose,
03:09on a besoin d'apaisement, c'est sur les dates des élections. Et le deuxième sujet,
03:13c'est que moi, j'ai eu des conseillers d'Emmanuel Macron qui me disent « Mais attends, ça
03:16ne profitera pas du tout, forcément, au Rassemblement de l'Assemblée. »
03:18Mais c'est vrai, ça.
03:18Parce que, tu verras, il y aura de la casse. Mais non, mais c'est encore plus cynique
03:22de dire ça. Mais vous avez...
03:24Non, mais le sujet, ce n'est pas de savoir s'il y aura de la casse ou il n
03:26'y aura pas de
03:27casse. Et attention, un tel pourrait exploiter de telle ou telle manière. Vous vous rendez
03:30compte qu'ils sont déjà en train de trouver des arguments politiques à un choix qui est
03:33essentiel non-politique. Mais le sujet, ce n'est pas celui-là. Et ce que j'observe,
03:38et moi, je plains tous les gens de l'ARCOM et tout ça qui vont devoir faire de la comptabilité
03:42de temps de parole, parce que le vendredi soir, minuit, la campagne s'arrête sur les médias
03:46audiovisuels. Et le samedi, vous aurez donc les défis du 1er mai. Le RN, évidemment,
03:51le 1er mai ne va pas faire sa traditionnelle journée. Qu'est-ce qui va se passer s'il y
03:56a
03:56quelqu'un du PS qui monte sur une scène et qui dit « J'appelle à voter pour ou contre
04:00quelqu'un ? »
04:00Mais ce qui est amusant, c'est que personne ne sait à qui ça profitera. C'est ce que
04:04vous venez de dire. Personne le sait, si, si. Personne le sait.
04:08Mais non, parce que ça peut être contre-productif, s'il y a beaucoup de bagarres et ça.
04:12Mais pas du tout. Vous savez pourquoi ? C'est clairement fait pour désavantager
04:16le RN. Parce que toute la journée du samedi dans les manifestations, il y aura sur des
04:20pancartes des slogans, des insultes vis-à-vis du RN qui va être diffamé, qui va être
04:25insulté, qui va être caricaturé et il ne pourra pas répondre. Deuxième chose,
04:30s'il y a effectivement de la casse, s'il y a des émeutiers, les médias ne le montreront
04:36pas à la veille du second tour pour ne pas favoriser le RN. Voilà ce qui va se passer.
04:41Donc Emmanuel Macron a pensé cette stratégie lamentable pour nuire au RN. Voilà, c'est
04:46évident.
04:47– Pardon, je n'ai aucun doute que c'est pour lui nuire, mais je suis assez d'accord
04:51avec M. Praud. On ne sait pas du tout comment ça va tourner. Je ne crois pas que les électeurs
04:57putatifs du RN vont être très impressionnés par…
05:03– Par eux mais les autres.
05:04– Vous trouvez, je vais vous donner un exemple. Souvenez-vous, le front républicain
05:09des dernières élections législatives repart la diabolisation du RN et ça produit ses
05:13étrangers. Donc en fait, vous, vous pensez que tout ça c'est terminé ? Ce n'est pas
05:16terminé ? Vous allez voir, ça va marcher à l'heure.
05:18– On ne parle pas de la même chose. On ne parle pas de la même chose.
05:32– Ça peut effectivement tourner, pencher de sa côté. Je n'y crois pas du tout.
05:36– En tout cas, ce qui est intéressant, c'est la psychologie de celui qui préside
05:40la France. C'est-à-dire qu'un président est fait pour rassembler, un président est
05:46fait pour tempérer, un président est fait pour…
05:48– Pacifier.
05:49– Pacifier.
05:50– Surtout quand il s'apprête à rassembler.
05:51– Exactement. Et cette décision-là, quoi qu'il arrive, elle n'est pas faite pour ça.
05:57Et c'est ça qui est inquiétant. Je vais vous dire, je trouve ça très inquiétant.
06:01– Depuis qu'il l'est. Vous avez mis du temps pour vous inquiéter.
06:04– Mais non, mais vous comprenez bien, je trouve ça inquiétant et même terrible. Et même
06:09ça va au-delà, ça me fait de la peine. Ça me fait de la peine qu'on ait un
06:12président
06:13capable de ça. Parce que quand tu es capable de ça, tu es capable de tout. Et c'est ça
06:17qui est terrible. Voyez-vous, de précisément mettre cette élection le lendemain d'un
06:251er mai. De jouer avec ça. De jouer avec le feu. De jouer avec des allumettes.
06:31Comme si ça l'amusait. Eh bien moi, ça me fait de la peine. Et moi, ça me fait
06:36de la peine. Parce qu'on pourrait faire autre chose. On pourrait le mettre le 9 mai.
06:41– Je pense que ça a un côté plus héril. – Le 9 non, mais la semaine d'avant.
06:44– La semaine d'avant d'ailleurs. C'est ça que je veux vous dire. Moi, je retiens
06:48surtout ça. Je dis, ce président qui gouverne la France, qui a la bombe atomique au bout
06:53du doigt, il fait ça. Je trouve ça incroyable. Je ne peux pas vous dire autre chose, mais
06:58c'est vrai que… – Le malheur à un pays d'enfant, c'est un enfant.
07:01– Oui, bien sûr. Mais c'est la volonté. Alors, quand on dit jouer, bien sûr, parce
07:06qu'il y a ça qui vient à l'esprit, mais c'est cette volonté permanente, depuis
07:10d'abord, depuis son élection. C'est-à-dire de fracturer. De fracturer. De fracturer l'univers
07:16politique. Voilà. Il ne devait y avoir plus ni gauche ni droite. On a vu le résultat.
07:20On a vu ce que ça donnait. De fracturer la pratique politique. De tout fracturer.
07:24De fracturer les institutions. De fracturer la constitution. Au passage, d'ailleurs, l'opposition
07:28pourrait, et je crois, enfin, ceux qui sont opposés à ces dates, pourraient saisir le
07:33conseil constitutionnel. Le problème, c'est que le conseil constitutionnel est présidé
07:36par un certain Richard Ferrand. Voilà. Donc, si vous voulez, en fait, il a vraiment…
07:42– C'est la fascination pour le chaos, vous savez. Il y a assez peu de gens. Moi, je connais
07:45assez peu de gens qui sont fascinés par ça. Mais Emmanuel Macron, c'est assez flagrant.
07:48– Oui, il doit trop aimer Mélène Farmer. – Je crois que c'est plus que fracturer
07:53la société. Je pense que c'est réellement attiser les radicalités, montrer des scènes
07:58chaotiques, parce que Arcom ou pas Arcom, médias officiels ou pas médias officiels,
08:02il reste les réseaux sociaux. Donc, les citoyens seront informés du grabuge de l'extrême
08:05gauche parce que l'extrême gauche va s'en donner à cœur joie. C'est une évidence.
08:08Et donc, il y a une volonté réellement d'attiser les foules, d'attiser les radicalités
08:13et montrer, en réalité, si potentiellement l'ERN arrive au pouvoir, voilà ce qui pourrait
08:17se passer en France.
08:18– Et puis, il y a aussi cette volonté qu'il y ait ce débat précisément ce soir autour
08:25de cette table, que des éditorialistes disent ce que nous avons dit. Il y a une forme de
08:29jouissance, peut-être, à avoir.
08:32– On peut se dire qu'il est toujours maître des horloges alors que les horloges sont
08:34arrêtés. C'est le cas de le dire.
08:36– De dire, voilà, une nouvelle fois, j'ai réussi.
08:39– On parle de moi, c'est vraiment égotique.
08:43– Parlons de Franck Alizio, qui a effectivement réagi lui aussi le député RN et qui s'était
08:52présenté à la mairie de Marseille.
08:54– Le 1er mai, forcément, ça va se transformer en défi de l'Antifa. Forcément, moi, j'ai
09:01vécu encore une fois, la veille du 1er tour et la veille du 2nd tour à Marseille, le
09:05samedi, il y a eu des grands défilés, évidemment orchestrés par la gauche, des grands défilés
09:11contre l'extrême droite fantasmée. Ils auraient pu très bien être interdits par le préfet
09:16parce que la veille d'une élection, on n'aurait plus d'interdits. Ils n'ont pas été interdits.
09:21Évidemment qu'il y a une arrière-pensée politique. La stratégie du chaos, c'est celle du
09:24président public. Et le meilleur exemple du chaos, c'est évidemment pour faire peur
09:28aux Français. C'est le projet de peur. Pour faire peur aux Français, la veille d'un
09:33second tour, très important pour notre pays, on met le chaos dans la rue.
09:37Alors justement, puisqu'il parlait d'Antifa, alors là, vous avez écouté France Inter ?
09:41Oui.
09:43Vous avez écouté ? Non mais vous avez...
09:44C'est mon métier.
09:45Mais je pensais que vous auriez...
09:47Je pensais que vous auriez réagi.
09:50Bien sûr.
09:51Pour la première fois depuis 1972, sur France Inter, quelqu'un a dit que le RN n'était
09:56pas d'extrême droite.
09:57Pour être juste, c'est que cette personne, monsieur Tavoyot, affrontait quelqu'un
10:04de Jean Jaurès. Il n'était pas seul à dire les choses.
10:10Quand même.
10:10Non mais je ne vous dis pas le contraire.
10:12Mais quand même, c'est-à-dire quand même que...
10:14Ils ne peuvent pas contrôler tout non plus.
10:15Non mais attention, il s'est passé quand même quelque chose cette saison.
10:19France Inter, le service public, a été montré parfois du doigt.
10:22Non, aucune amélioration.
10:25D'accord. Alors écoute, là quand même, Pierre-Henri Tavoyot, il est philosophe.
10:29Et sur l'antenne de France Inter, il explique que le RN n'est pas d'extrême droite.
10:34Donc j'imagine que ça a quand même dit que la maison ronde a dû bouger.
10:38Écoutez.
10:39Pour moi, le RN n'est pas un parti d'extrême droite.
10:42Si on se s'accorde sur la définition de l'extrême droite, l'extrême droite, c'est quoi ?
10:45C'est trois traits.
10:46L'antiparlementarisme, c'est une conception réactionnaire, révolutionnaire, conservatrice
10:51de l'histoire.
10:52Et c'est troisièmement, une vision de la pureté ethnique.
10:55C'est-à-dire que la nation n'est pas un plébiscite de tous les jours, un choix,
10:58elle n'a pas une volonté, c'est une sorte de substance ethnique.
11:01C'est ces trois traits.
11:01De ce point de vue-là, le RN aujourd'hui ne coche aucune de ces trois éléments.
11:05On peut l'accuser de xénophobie, mais c'est un usage.
11:07Et donc il y a une stratégie par rapport à ça de diabolisation.
11:10Or cette stratégie de diabolisation arrange le Rassemblement National,
11:14parce que ça l'évite de sortir du bois.
11:15Ça l'évite de clarifier.
11:16Ça l'évite effectivement de révéler en quelque sorte ces contradictions.
11:21Et de demander clairement sur ces trois points, quelle est votre position ?
11:24Très clair.
11:24Sur les institutions, sur la vision de l'histoire, sur...
11:28Au fond, est-ce qu'il s'agit simplement d'un contrôle migratoire sur les questions migratoires,
11:32ou est-ce qu'il s'agit effectivement de xénophobie ?
11:34Il faut poser les choses clairement.
11:36Il ne va pas être invité souvent, M. Tavoyeux, sur France Inter.
11:39La thématique principale reposait quand même sur le fait,
11:43est-ce que finalement M. Bardella n'est pas fragile ?
11:48C'est une question qu'on peut se poser, mais on peut s'imposer pour tous les candidats.
11:51J'eusse aimé qu'on pose la question, est-ce que M. Mélenchon n'est pas dangereux ?
11:58On n'a pas posé la question après sa dernière sortie sur le 7 octobre.
12:02Personne n'a été invité pour qu'on en parle.
12:04Silence.
12:05Ah non, mais qu'on plaît, le mutisme le plus total là-dessus.
12:10M. Ozaïe...
12:11Pardon, moi je ne connais pas ce monsieur, mais à la fin, il fait semblant de s'interroger
12:17sur le fait de savoir si Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas racistes ou xénophobes.
12:23Ils n'ont jamais répondu à cette question.
12:26Enfin, pardon, ils parlent d'immigration dans tous leurs discours,
12:29ils disent précisément pourquoi est-ce qu'ils veulent préserver la France de l'immigration,
12:34c'est extrêmement clair, je ne vois pas en quoi on peut les accuser de racisme.
12:37Oui, mais ils donnent un petit peu de gage à la fin, je suis d'accord avec vous.
12:39C'est un voyau, il est un petit peu.
12:41Ben oui.
12:41Non mais c'est assez...
12:42Non mais...
12:43Non mais...
12:44Non mais...
12:47C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, je suis le plus maximaliste.
12:49Il a été une influence, vous êtes rentré dans un studio de France Inter, ça...
12:54Cela étant, au niveau de la doctrine, au moment où je parle, le parti ARN est d'extrême-droite
13:04et la France Insoumise n'est pas d'extrême-gauche dans le vocabulaire de l'odieux visuel de sévice public.
13:10On remarquera juste une chose, c'est qu'il y a quand même un élément qui caractérise les mouvements d
13:15'extrême-droite, autrefois, c'est l'antisémitisme.
13:18Et de ça, évidemment, il se garde bien d'en parler.
13:21Sur la qualification du ARN, parce qu'il y a beaucoup de fake news, le Conseil d'État, par exemple,
13:26a-t-il qualifié le ARN d'extrême-droite ?
13:28La réponse est non.
13:29Non.
13:30Le Conseil d'État n'a pas qualifié le ARN d'extrême-droite.
13:32Dans sa décision du 11 mars 2024, il s'est prononcé sur la légalité d'une circulaire administrative organisant un
13:38nuancier politique utilisé pour les élections et non sur une classification idéologique des partis.
13:43Mais le ministère de l'Intérieur a classé le LFI à l'extrême-gauche et pour autant, France Inter n
13:51'a pas changé son langage.
13:53Ça reste le même.
13:55Bon, alors là, nous allons ouvrir le débat de la présidentielle à droite avec Laurent Wauquiez.
14:01Un grand moment.
14:02Laurent Wauquiez, le patron des députés de la droite républicaine, qui tend la main à Edouard Philippe pour la présidentielle.
14:08Il y a une interview dans Le Figaro et Laurent Wauquiez, effectivement, a émis l'idée qu'il pourrait se
14:15rapprocher sa main tendue à Philippe, ses conditions à Thal.
14:20Que dit-il ?
14:20Si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possible, nous serions comme à l'époque du RPR
14:24avec un candidat de la droite qui s'impose naturellement comme le candidat légitime.
14:27Je rappelle que M. Wauquiez a été largement battu quand même par les électeurs dans l'élection LR et que
14:32les LR, c'est effectivement son plus proche de Retailleau que de M. Wauquiez, que de M. Bertrand, que de
14:40M. Copé.
14:41Voilà, on le sait. Simplement, ils ne l'admettent pas. Eux, ils veulent le parti, mais pas les électeurs. C
14:48'est assez curieux. Il faudrait changer les électeurs pour M. Wauquiez.
14:53Donc, que dit-il ? Si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possible, nous serions comme
14:57à l'époque du RPR avec un candidat de la droite qui s'impose naturellement comme le candidat légitime, fédérant
15:01tout le monde et permettant une grande alliance dont on est sûr qu'il est qualifié au second tour.
15:05Mais la réalité est que le candidat LR est en dessous de 10%, c'est sympa. La campagne n'a
15:09pas commencé. C'est-à-dire que c'est Didier Deschamps qui, avant le début de la Coupe du Monde,
15:12dit qu'on va perdre tous les matchs.
15:13C'est exactement ça.
15:14C'est vraiment... Avec des partenaires, avec des coéquipiers comme ça, tu peux aller à la guerre. Vraiment, c'est
15:19parfait. Je ne sais pas ce que va dire Bruno Retailleau, d'ailleurs, mais il devrait lui dire dans son
15:23bureau, écoute, sors.
15:24Parce que si vraiment la campagne n'a pas commencé, tu m'expliques qu'on fera moins de 10%.
15:28Le risque est le suivant.
15:30Parce que vous avez parlé de Didier Deschamps et de l'équipe de France, je ne vais pas laisser passer
15:33ça.
15:33C'est-à-dire que ça doit être dans leur gêne. Parce qu'Edouard Philippe, je rappelle que chez l
15:36'équipe de France, a dit que oui, l'équipe de France était excellente.
15:39Ah d'accord.
15:40Donc, le risque est le suivant. Si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d'éliminer
15:45un candidat de droite et d'avoir permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour.
15:49Jamais de l'avis, je ne participerai à cela.
15:51Voilà. Bon. Par son histoire, par ses responsabilités qui ont été les siennes, je crois qu'Edouard Philippe peut incarner
15:55l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France.
15:58Je vais répéter cette phrase. Parce qu'on va écouter ce qu'il disait il y a un an.
16:02D'accord. Alors répéter.
16:03D'Edouard Philippe. Par son histoire, par ses responsabilités qui ont été les siennes, je crois qu'Edouard Philippe peut
16:08incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France.
16:12Alors, on parle souvent de la sincérité de Laurent Wauquiez. Lui-même dit qu'il a un problème avec sa
16:15sincérité et qu'il a travaillé dessus.
16:17Ben pas ce soir, manifestement. Écoutez ce qu'il disait d'Edouard Philippe.
16:23Mais vous avez vu le projet d'Edouard Philippe ? Qu'est-ce qu'il propose ? Il propose d
16:28'aller de Anne Hidalgo jusqu'aux Républicains.
16:30Ben ça s'appelle le macronisme sans Macron.
16:32Edouard Philippe, aux élections législatives, il a appelé à voter pour le Parti communiste.
16:36C'est lui qui a fait les 80 km heure, qui a fermé Fessenheim, la centrale nucléaire, qui a capitulé
16:42à Notre-Dame-de-Lande, qui a augmenté la CG sur les retraités.
16:45Quand il était Premier ministre, le déficit a explosé. C'est la première fois où il a été aussi grave.
16:50Ben moi, c'est pas mes convictions. Et donc, vous m'interrogez.
16:53Oui, il y a deux chemins. Il y a un chemin qui est un peu de gauche, un peu de
16:57centre, un peu de droite, beaucoup de rien du tout.
16:59Et le rassemblement de la droite. Vous avez compris que moi, c'est le deuxième.
17:02Ça, c'est la première chose. Et à notre amie Sonia Mabrouk, à qui on souhaite bonne chance, d'ailleurs,
17:08la saison prochaine.
17:09Qu'a-t-il dit il y a un an ? Il y a un an, pile.
17:13La phrase extraordinaire.
17:14Avec moi, il n'y aura jamais d'alliance avec Edouard Philippe. C'est Laurent Wauquiez.
17:18Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
17:20Alors après, on va nous dire, oui, vous critiquez les hommes politiques, vous soulignez, vous faites du populisme.
17:28Mais il a inventé la honte, Laurent Wauquiez.
17:31C'est incroyable, quand même.
17:33À ce point-là, en un an, de tout changer, de dire le contraire.
17:37Qu'est-ce qu'on doit dire, nous, les observateurs, les commentateurs ?
17:40Il est évident que si une grande partie des Français est dégoûtée des responsables politiques,
17:46c'est en partie à cause de M. Wauquiez.
17:48En partie à cause de lui, pardon.
17:50Mais quand on est capable de dire une telle chose il y a un an,
17:53on a rarement entendu des critiques aussi dures à l'encontre d'Edouard Philippe.
17:57Si Bruno Le Maire avait dit la même chose d'Emmanuel Macron.
17:59C'est vrai.
18:00Quasiment, c'était bon pour moi la même chose.
18:02C'est vrai.
18:03Il s'était rallié.
18:03C'était la même chose.
18:04Ce sont des critiques extrêmement dures qu'on n'entend pas régulièrement.
18:08Et un an après, il s'apprête à le rallier en disant c'est le meilleur pour gagner.
18:11Encore une fois, il contribue très largement à dégoûter les Français de la politique.
18:15Non mais non, il n'incarde pas à lui tout seul les politiciens.
18:18Je suis désolé.
18:19De voir un tel écart en un an, ce n'est pas tous les jours que je vois ça.
18:23Il ne faut pas exagérer non plus.
18:24Moi, je crois que singulièrement, Johan...
18:29En fait, vous dites la même chose.
18:31Oui.
18:31Non.
18:32Je ne vais pas écouter ce qu'a dit Johan.
18:34Je crois qu'il n'a pas le temps de faire.
18:36Oui, c'était très clair.
18:37Il y a quand même un truc dingue dans cette histoire, Pascal.
18:40C'est que, quand bien même il le penserait, s'il était cynique, mais il n'a aucun intérêt à
18:45dire ça.
18:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand on voit le titre...
18:48Si, il déteste Retailleau.
18:50Il déteste Retailleau, donc ça lui suffit.
18:54Son intérêt même personnel devrait le conduire à dire que Retailleau est le meilleur et montrer sa fidélité.
19:00Sauf qu'il déteste...
19:01C'est que le pari que fait Laurent Wauquiez, c'est qu'il est persuadé qu'il fait un truc
19:04génial.
19:05Qu'il est en train de se recentrer et qu'il se place dans un rôle de faiseur.
19:09Ah non, mais monsieur...
19:10C'est lui qui va faire travailler la poutre de la droite vers Édouard Philippe.
19:14C'est ça son pari.
19:15Laurent Wauquiez, il n'est pas le seul, Jean-François Copé, comme ça.
19:19Ils sont persuadés, tous qu'ils sont des génies.
19:21Ça, ils sont nés, on leur a dit, vous êtes des génies.
19:23C'est des gens qui t'emmènent dans le mur depuis 25 ans, mais ils sont persuadés d'être des
19:27génies.
19:27Les gens vont adorer ce qu'il dit.
19:30Sinon, ils ne l'auraient pas dit.
19:31Qu'on soit clair, moi qui ne connais pas grand-chose...
19:33On va marquer la poutre.
19:36Je n'ai pas de grande ambition.
19:40Il veut devenir le Premier ministre d'Édouard Philippe.
19:42Oui, c'est ça.
19:43J'ai bien compris.
19:43On est d'accord là-dessus.
19:45C'est ça.
19:45C'est ça son but.
19:46C'est ça.
19:46Il cherche un poste, on a déjà compris qu'il cherche un poste.
19:49Mais c'est ça, mais vous allez avoir...
19:51Oui, bien sûr, c'est ça.
19:53C'est exactement ça.
19:54On continue le débat tout de suite après la pause.
19:56Et il est 20h28.
19:59Et c'est un débat intéressant.
20:03Alors, on parle, s'il vous plaît, on est de retour à l'antenne.
20:06On parle de Laurent Wauquiez.
20:08Et vous disiez, c'était intéressant.
20:10D'ailleurs, quel est son intérêt, Laurent Wauquiez,
20:13d'avoir rallié à un an de la présidentielle Gabriel Attal.
20:17Gabriel Attal.
20:18Édouard Philippe.
20:19Et surtout, on s'y perd.
20:21Et surtout d'avoir...
20:23C'est un coignard dans le dos de Bruno Retailleau.
20:26Enfin, c'est vraiment des gens avec qui il ne faut pas travailler.
20:28Tu sais qu'ils vont te trahir.
20:30Ce n'est pas possible.
20:32C'est sûr qu'on ne part pas à la guerre avec.
20:34Bien sûr.
20:36Et tout ça parce qu'il a été battu.
20:38Et largement battu, humilié par les électeurs LR.
20:42Alors, Jordan Bardella a tweeté.
20:44M. Wauquiez est un retailliste pressé.
20:46Il se donne dès maintenant à Édouard Philippe.
20:48M. Retailleau attendra, lui, l'automne, pour le faire
20:50et conforter sa place au sein de la Macronie.
20:52Lorsqu'on prétend diriger la France,
20:54on ne doit pas mentir aux Français.
20:56Maintenir l'illusion d'une candidature à la présidentielle
20:58n'est pas à la hauteur des enjeux.
21:00Il était avec nous ce matin, Bruno Retailleau.
21:03Alors, lui, il est confiant.
21:05Il a envie d'être en décembre, janvier à 15.
21:09Il ira au bout.
21:10Voilà.
21:11Et d'aller au-delà.
21:12Il a vraiment envie d'aller...
21:14Derrière législative, absolument.
21:16Oui, il ira au bout.
21:17Édouard Philippe a pris également la parole.
21:20Et lui, il a pris la parole sur Gabriel Attal.
21:26Et il explique pourquoi il pense qu'il est un meilleur candidat que lui.
21:31Ce qui est bien logique, d'ailleurs.
21:33Mais c'est la Macronie.
21:34Et l'un et l'autre, de toute façon.
21:35Et l'un et l'autre...
21:36Ils sont marqués au fer rouge.
21:37Ils sont marqués au fer rouge par la Macronie.
21:41Donc, plus le temps va passer,
21:43et plus ce sera quand même difficile pour eux
21:46de défendre un bilan.
21:47L'un et l'autre ont été ministres,
21:49premiers ministres d'Emmanuel Macron.
21:51Bon, ça sera aux Français de décider,
21:53mais ça ne va pas être simple.
21:54Donc, écoutez ce que dit Édouard Philippe sur Gabriel Attal.
21:58Il y a des différences politiques,
21:59il y a des différences personnelles.
22:00Elles sont d'ailleurs très respectables.
22:01Je ne dis pas que...
22:02Je suis élu local maire du Havre depuis 16 ans,
22:05élu dans une ville populaire industrielle
22:08depuis 25 ans.
22:10Comprendre, vous avez une expérience qu'il n'a pas.
22:12J'ai un âge qu'il n'a pas.
22:13On n'est pas les mêmes.
22:14Ce n'est pas dénigrant de dire ça.
22:16Comment ça va se terminer ?
22:17Ça va se jouer au duel, à pile ou face ?
22:18Il a ses caractéristiques, il a du talent.
22:21Mais moi, j'ai les miennes.
22:22Et ce n'est pas les mêmes.
22:22Je pense que la multiplication des candidatures
22:27au début de l'élection, elle est très légitime.
22:30Si les gens ont quelque chose à dire aux Français,
22:32ils le disent.
22:32Ce n'est pas moi qui...
22:33Moi, je suis candidat, je ne vais pas les dire aux autres.
22:35Mais enfin, pourquoi vous êtes candidat ?
22:36Donc, c'est normal qu'ils le fassent.
22:38S'ils ont envie de le faire,
22:38s'ils ont envie de dire des choses.
22:40Après, à partir entre novembre et février,
22:43il va falloir que chacun mesure bien,
22:44moi y compris,
22:45le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats
22:48dans le même espace politique
22:49ou dans un espace politique à peu près compatible,
22:51et le risque d'élimination
22:53qui arriverait à ce qui, pour moi, est un cauchemar absolu.
22:56Mais un cauchemar absolu,
22:57c'est un deuxième tour avec Mme Le Pen ou M. Bardella
23:00face à M. Mélenchon.
23:02Vous savez, le cauchemar absolu,
23:03d'un autre côté, pendant ces dix ans,
23:05il a été vécu par les Français.
23:07Absolument.
23:07Et les résultats, c'est un cauchemar...
23:08Il a été créé, surtout.
23:09Et les résultats, aujourd'hui, c'est un cauchemar absolu.
23:12Donc, c'est ça aussi que peut-être M. Philippe ne veut pas entendre.
23:16Le cauchemar, il vient d'être vécu.
23:20Donc, les Français, ils se disent peut-être que...
23:22Ce qui est étonnant, c'est cette manière de parler.
23:24Normalement, il y a une règle en politique
23:26quand vous êtes candidat à une élection comme la présidentielle.
23:28Vous ne parlez jamais de vos adversaires.
23:29Il en parle, il en parle, il en parle.
23:31Avec des choses que les gens ne connaissent, ne maîtrisent pas du tout.
23:34Donc, il est en train de faire un décryptage un peu...
23:36Je vais vous dire, ils sont reçus à RTL, ils sont reçus à quelle époque, ils sont reçus tout ça.
23:43Quand la campagne va commencer, je veux voir le score de M. Édouard Philippe et de M. Wauquiez des uns
23:48et des autres.
23:49On les invitera aussi.
23:50Parce qu'évidemment, bien sûr, mais le système va les soutenir.
23:54Bien sûr que le système va les soutenir.
23:57Mais j'ai bien peur qu'il soit plus soutenu par le système que par les éditeurs.
24:03Qui sont un peu échaudés quand même.
24:05Quand ils entendent Laurent Wauquiez dire le contraire d'ici à un an,
24:07ils ne sont pas idiots quand même, les gens.
24:10C'est quoi dans les réunions publiques ?
24:12C'est-à-dire ?
24:13Il n'y a pas la foule attendue.
24:15Ah bah oui, Édouard Philippe, effectivement.
24:17Il faut quand même le rappeler.
24:18Il fait maintenant des apéros d'appartements, c'est ça ?
24:23Là aussi, ça fait de la peine.
24:24Bientôt, ça va être des réunions de Tupperware.
24:26Franchement, on n'est pas loin.
24:30Ça fait de la peine.
24:31C'est tout la réunion virtuelle.
24:32La réunion virtuelle.
24:32Un soir de canicule, moi j'ai regardé un peu.
24:34Je vous assure, c'est à suivre cette nuit.
24:36Mais oui, c'est très carré.
24:38Non mais vous riez, mais tout le monde rie.
24:39Il faut regarder.
24:41Julien Aubert sur...
24:43Ce qu'est Olivier Faure à gauche avec son micro-parti sur les lucioles,
24:47c'est un peu la même ergonomie politique.
24:49Je n'avais pas cité Julien Aubert tout à l'heure,
24:51qui avait réagi évidemment sur l'interview de Laurent Wauquiez,
24:53qui a dit que c'est une interview qui sème le désordre,
24:55ce qui ne fait pas sérieux.
24:56Un ancien président des Républicains n'a pas le droit
24:58de s'asseoir sur le vote massif des militants.
25:00Si dix années d'opposition au Macronisme conduisent Laurent Wauquiez
25:03à imaginer soutenir son héritier,
25:04alors je ne le reconnais plus.
25:07En fait, tout est bon.
25:10Tout est bon.
25:11Tout est bon pour avoir un poste.
25:12Il pense effectivement qu'Édouard Philippe a une chance.
25:15Donc, il monte dans le train.
25:19L'équipe de France assure que la sélection 3-0 hier, vous le savez.
25:22C'est un match assez extraordinaire d'ailleurs,
25:24mais cette équipe de France est flamboyante,
25:26elle est joueuse, elle est déterminée,
25:28elle a une confiance tout à fait étonnante.
25:31Alors, pourquoi je vous parle de ça ?
25:32Parce qu'Édouard Philippe a aussi parlé de football,
25:35mais cet échange n'est pas non plus à la gloire des hommes politiques.
25:39Parce qu'Édouard Philippe a expliqué que l'équipe de France
25:42n'irait peut-être pas jusqu'au bout.
25:43Donc, Xavier Bertrand a sauté sur l'occasion
25:45pour lui mettre un tacle.
25:47Donc, on en est là, je vous assure.
25:49Les uns et les autres, je ne vais pas dire que c'est minable,
25:51mais on n'est pas très haut.
25:54La campagne va être dure.
25:55On n'est pas très haut.
25:56Digne d'une cour de récré.
25:57Voilà, on n'est pas très haut dans l'échange.
25:59Alors, écoutons d'abord ce qu'a dit Édouard Philippe.
26:03Ça ne serait pas Didier Deschamps le meilleur candidat pour la présidentielle ?
26:06Vous lui poserez la question.
26:07En tout cas, c'est un sacré sélectionneur d'une équipe de France
26:09qui est impressionnante.
26:11Ça ne veut pas dire qu'elle va aller au bout.
26:13Mais les personnalités qu'il y a dans cette équipe,
26:15la technique et puis maintenant la complémentarité
26:17qui manifestement est en train de se créer entre eux.
26:21Bon, il y a plein de gens qui n'aiment pas le foot.
26:23Mais pour ceux qui aiment le foot, cette équipe de France,
26:25c'est extrêmement réjouissante.
26:27Bon, moi je trouve que c'est sa meilleure déclaration
26:29depuis bien longtemps.
26:30D'abord à Édouard Philippe, ce qu'il l'a dit.
26:31Je suis à 100% d'accord avec lui.
26:32Mais alors, de ce fait, comme il l'a dit,
26:34attention, l'équipe de France n'ira peut-être pas au bout.
26:37Il n'ira peut-être pas au bout.
26:37Et c'est plutôt logique de dire ça.
26:39Il faut être toujours prudent.
26:39Ne serait-ce que par superstition.
26:41Voilà, nous-mêmes nous le disons.
26:42Alors, Xavier Bertrand, l'équipe de France est impressionnante.
26:45Ça ne veut pas dire qu'elle va aller jusqu'au bout.
26:46Avec ce genre d'état d'esprit, on ne gagne jamais, Xavier Bertrand.
26:49Contrairement à Édouard Philippe,
26:50je crois au bleu, rendez-vous le 19 juillet.
26:52Mais à ce niveau de faire de la politique, je vous assure,
26:55c'est petit.
26:56Là aussi, ça me fait de la peine, en fait.
26:58Ces hommes politiques nous font de la peine.
27:01Parce qu'ils nous prennent pour des imbéciles.
27:04C'est nul, ce qu'il écrit, Xavier Bertrand.
27:06On est à dix mois de l'élection.
27:08Espérons qu'à partir du mois de septembre,
27:10les hommes et les femmes politiques vont se reprendre
27:12pour offrir aux Français la campagne à laquelle ils ont droit.
27:15Parce que le pays, dans un tel état,
27:18il va falloir qu'à un moment,
27:19on discute du fond et des propositions sérieuses.
27:22Donc, laissons-leur jusqu'à septembre.
27:24Après, on pourra sérieusement commencer à s'inquiéter.
27:26Je te reprends à nouveau.
27:28Monsieur Bertrand et monsieur Philippe
27:30ne représentent pas l'ensemble des hommes politiques
27:32et des femmes politiques.
27:33Je suis désolé.
27:34Non, mais d'accord.
27:35Non, on va entendre David Lissnard.
27:37C'est un autre niveau.
27:39Par exemple.
27:39C'est exactement.
27:40Vous avez raison.
27:40Ce que Johan dit, c'est que de toute façon,
27:43moi, ce qui me frappe,
27:45ils font des déclarations,
27:46mais pour leur parler,
27:49pour échanger avec eux,
27:52pour être sollicités,
27:54comme boîte à idées ou autres,
27:57ou plumes,
27:58mais moi, ce qui me frappe, pardonnez-moi,
28:01c'est qu'ils ne travaillent pas.
28:03Ils ne travaillent pas.
28:04Bien sûr.
28:04Et ça, il faut le dire avec force.
28:05C'est évident.
28:06Ils ne travaillent pas.
28:07Pardonnez-moi,
28:08ils ont 12,
28:10il y a monsieur Attala 12,
28:11je ne sais pas,
28:12Bruno Retailleau, il travaille.
28:13Retailleau, il y en a 15, etc.
28:14Bruno Retailleau, il travaille.
28:15Il y en a deux qui travaillent.
28:16C'est monsieur Retailleau et monsieur Lissnard.
28:18Exactement.
28:19Dont vous allez parler.
28:20Mais tous les autres.
28:21Ils ne travaillent pas.
28:22Le Rassemblement National a un projet
28:24et il travaille assez sérieusement.
28:26Jean-Luc Mélenchon, il travaille.
28:27Oui.
28:28Jean-Luc Mélenchon aussi, c'est vrai.
28:29Jean-Luc Mélenchon, il travaille.
28:31Et ses équipes travaillent.
28:32Et c'est pour ça, d'ailleurs,
28:33que vous êtes en train de voir,
28:34Jean-Luc Mélenchon,
28:35il y a un ralliement tous azimuts
28:36à Jean-Luc Mélenchon,
28:37de toute la gauche,
28:38les écolos,
28:40l'extrême gauche,
28:41pourquoi pas les jeunes du PS,
28:43ils font le boulot.
28:43Eux, ils travaillent.
28:44Bien sûr.
28:45Eux, ils travaillent.
28:46Jean-Luc Mélenchon,
28:47et il fait travailler.
28:47D'ailleurs, il doit faire travailler
28:48Jean-Luc Mélenchon.
28:49Oui, mais il y a une différence.
28:51Je sais que vous n'aimez pas le mot.
28:52C'est le mot narratif.
28:53C'est le mot histoire.
28:54Parce que, je suis désolé,
28:56aujourd'hui, Mélenchon,
28:57Jean-Luc Mélenchon,
28:58est le seul candidat à la présidentielle
29:00à proposer un narratif.
29:03C'est-à-dire pas simplement
29:03à proposer des propositions,
29:04à proposer un narratif global
29:06qui est contestable.
29:07C'est l'idée de Nouvelle-France,
29:08d'accord ?
29:09Mais il est cohérent.
29:10Et c'est un discours.
29:12Et pour le reste,
29:14je suis désolé.
29:15Non, mais il n'a pas échappé.
29:17Mais il ne vous a pas échappé
29:18que le Rassemblement National
29:19ne peut pas le faire
29:20parce qu'ils sont prisonniers
29:21de la justice.
29:22Ça fait quand même
29:22une grande différence.
29:24Pourquoi s'empêche ?
29:24Si, pardon.
29:25Quand vous ne savez pas
29:26qui sera le candidat de votre parti,
29:28c'est difficile d'imposer un narratif
29:29parce que la présidentielle,
29:31c'est quand même la rencontre
29:31d'un homme ou d'une femme
29:32avec les Français.
29:33Écoutons David Lissnard.
29:36Écoutons David Lissnard.
29:38Un peu, oui.
29:39Un peu, je pense que oui.
29:41Écoutons David Lissnard.
29:42C'est vrai que Xavier Bertrand
29:44surinterprète un petit mot
29:45d'Édouard Philippe.
29:47Ce n'est pas au niveau,
29:48bien sûr,
29:49ce tweet qu'on a vu tout à l'heure.
29:50En revanche,
29:51ce qui est intéressant,
29:51dans les hommes politiques,
29:52il y a ceux qui sont sincères
29:53et ceux qui ne le sont pas.
29:54Il y a ceux qui sont courageux
29:55sans doute aussi
29:55qui ne le sont pas.
29:56Et par exemple,
29:58la sincérité,
29:59c'est important quand même.
30:00David Lissnard,
30:01il est sincère.
30:01Il dit les choses.
30:02Tu lui poses la question.
30:04Dans un deuxième tour
30:05de la présidentielle,
30:06il dit les choses.
30:07C'est un des rares à droite
30:08qui dit
30:09« Je voterai davantage
30:10Jordan Bardella
30:11que Mélenchon ».
30:12C'est ça un homme politique,
30:14c'est d'avoir ce courage
30:15de dire les choses.
30:16Écoutez ce qu'il a dit.
30:18J'ai dit très clairement
30:19que face à Jean-Luc Mélenchon,
30:21je voterai pour n'importe quel candidat.
30:23Et Rennes,
30:23même un macroniste,
30:25c'est vous dire
30:25jusqu'où je vais dans l'audace.
30:27Je voterai pour n'importe quel candidat
30:29face à Jean-Luc Mélenchon.
30:30Pour vous,
30:30le plus grand danger,
30:31c'est donc Jean-Luc Mélenchon.
30:32Mais j'essaierai de voter pour moi
30:33à la présidentielle.
30:35Ça sera encore plus efficace.
30:36Alors que Laurent Wauquiez
30:37ou Édouard Philippe,
30:38entre Mélenchon et Bardella,
30:40visiblement,
30:41déjà Édouard Philippe,
30:41il avait dit
30:42« Il vote pour un communiste ».
30:43Donc, il votera Mélenchon,
30:44par exemple.
30:45Mais c'est important
30:45de le dire aux électeurs.
30:47C'est ce qu'il a dit.
30:48C'est ce qu'il avait dit.
30:49Il l'a répété plusieurs fois.
30:50Il l'a répété.
30:50C'est ce qu'il avait dit.
30:51Parce que aussi,
30:51c'était lié à un vote local.
30:53Parce qu'il courtise
30:54le vote communiste.
30:55Bref,
30:55mais c'est un peu con.
30:56Oui.
30:57Bon,
30:57M. Monteloup a pris la parole
30:58également
30:58et il n'a pas mâché ses mots
31:00pour parler cette fois-ci
31:02de Jean-Luc Mélenchon.
31:03Écoutez.
31:04Mélenchon,
31:05vous le connaissez bien
31:06puisque vous étiez au PS
31:07ensemble
31:08et depuis longtemps.
31:09Vous pensez
31:09qu'il cherche quoi actuellement ?
31:12Il veut être le chef
31:13de l'insurrection future
31:15à venir.
31:15Il a mis son col Mao
31:17et il va délivrer
31:19les sermons sur la montagne.
31:21Il va prophétiser le pire
31:22pour en être
31:23un, l'agitateur
31:24et deux, le réparateur.
31:26C'est un fou furieux
31:27à neutraliser d'urgence.
31:29Dans l'intérêt de la France.
31:30La gauche,
31:32tout ça,
31:32je ne sais pas quoi,
31:33la Nouvelle France,
31:34tout son délire,
31:35tout ça,
31:36c'est de l'agite propre
31:38de gauchos mal digérés.
31:40Voilà mon point de vue.
31:43Oui, alors,
31:43il n'a pas tout à fait tort,
31:44évidemment,
31:45mais je rejoins
31:46ce que tu disais tout à l'heure,
31:47Joseph.
31:48Oui, bien évidemment.
31:50Mais Jean-Luc Mélenchon,
31:51il est quand même assez hégémonique
31:52dans ses votes sectoriels.
31:53C'est-à-dire que la jeunesse,
31:55elle lui est acquise.
31:55Il faut regarder les chiffres.
31:57Les quartiers populaires
31:58communautarisés,
31:58la jeunesse des centres-villes,
32:01vous prenez les grandes conurbations,
32:03LFI,
32:04le NFP,
32:04fait des scores incroyables.
32:05La jeunesse,
32:06elle est très RN.
32:07La jeunesse,
32:08elle est dans ses deux parties.
32:09Ça doit être très juste.
32:10Il y a donc le vote
32:11de la jeunesse urbaine,
32:15élitaire,
32:16etc.,
32:16des centres-villes.
32:17Il y a les quartiers populaires
32:19communautarisés
32:19qui lui sont acquis.
32:20Et il y a la gauche du travail
32:21classique avec les syndicats
32:22qui lui sont également acquis.
32:24Donc Mélenchon,
32:24il n'est pas si
32:26fou furieux que ça.
32:27Il est plutôt même pragmatique
32:28parce qu'il a bien compris
32:29qu'il y a des votes,
32:30il y a des espèces de catégories,
32:32de secteurs comme ça
32:32où il est largement hégémonique
32:34dans les votes.
32:35Moi, ce que je veux dire,
32:36au-delà du jugement psychiatrique
32:39de M. Montebourg
32:40sur M. Mélenchon,
32:43je crois totalement
32:44à la sincérité
32:45de M. Mélenchon.
32:46Malheureusement.
32:46Il croit complètement
32:48à ce qu'il dit.
32:50Il disait le contraire
32:51il y a 15 ans.
32:52Sur le voile,
32:54il disait
32:54il y a des sinistres.
32:55Arrêtez.
32:56Mais pardon,
32:58il joint l'utile
33:00à l'agréable.
33:02Il sait bien
33:03que quand il parle
33:04de Nouvelle-France,
33:04c'est bon pour lui.
33:06Mais je suis certain
33:08qu'il est dans la détestation
33:11sincère
33:11du vieux peuple français blanc.
33:13Je crois complètement
33:15à sa sincérité.
33:15Il y a aussi énormément
33:17d'opportunisme.
33:19Mais ça n'empêche pas
33:20la sincérité.
33:20Parce qu'il y a une forme
33:21d'incohérence
33:22même entre son mode de vie
33:23et les gens
33:23auxquels il s'adresse.
33:24C'est vrai, c'est vrai.
33:25Les contradictions.
33:26Les modes de métier,
33:27d'abord.
33:28Non, mais c'est comme LFI.
33:29Je m'est venu
33:30quand vous parliez
33:31les vidéos de Manon Aubry.
33:33Alors je sais que
33:34c'est de la petite politique.
33:35Je sais bien,
33:36c'est microscopique.
33:38C'est le petit bout
33:39de la lorgnette
33:39qui parfois dit
33:40beaucoup de choses.
33:41Manon Aubry
33:41qu'on voit sur un bateau
33:42de 15 mètres,
33:43j'ai aucun problème
33:43avec les j'adore faire du bateau
33:44et c'est un beau voilier.
33:46Donc tant mieux pour elle.
33:46Mais dans ce cas-là,
33:47vous n'avez pas la prétention
33:48de dire que vous comprenez
33:50la misère des gens.
33:51Quand vous la voyez,
33:51elle sort du Parlement européen,
33:53elle ne regarde même pas
33:54le conduiteur de la voiture.
33:55C'est une voiture diplomatique
33:57à Bruxelles.
33:57Elle lui jette sa valise.
33:58Elle lui jette sa valise.
34:00C'est le petit bout
34:01de la lorgnette
34:02mais parfois
34:02le petit bout
34:03de la lorgnette
34:03ça veut dire beaucoup de choses
34:04et ça révèle
34:05la vraie nature des gens.
34:07C'est formidable
34:08ce que vous dites.
34:10Dans nos métiers,
34:11moi j'adorerais parler
34:12et j'adore parler
34:13aux maquilleuses
34:14parce que ce sont elles
34:16qui ont le contact
34:17le plus intime
34:19avec un homme politique.
34:20Elles sont là
34:20en train de...
34:21Ils connaissent tous les défauts
34:23et toutes les forces.
34:23Et tu vois tout.
34:25Tu vois qui est gentil,
34:26qui n'est pas gentil,
34:28qui dit merci,
34:29qui n'est pas ment.
34:30Tu vois tout.
34:31Et quand tu les fais parler,
34:33c'est assez intéressant
34:34parce que globalement,
34:35les bienfaiteurs de l'humanité
34:37sont toujours les plus horribles
34:38et se conduisent toujours mal.
34:40Mais globalement,
34:40on peut le dire.
34:41Et les gens de droite
34:42sont toujours...
34:46Ils sont toujours...
34:47Ils sont toujours...
34:48C'est vrai.
34:49C'est un témoignage
34:50que je livre.
34:51C'est vrai.
34:52Et d'abord,
34:52les gens de gauche
34:52s'y arrivent
34:53avec leur propre maquilleur.
34:55Ils n'ont pas confiance.
34:56Oui.
34:57Mais bon,
34:58là,
34:58on parle de...
34:59Non,
35:00c'est très...
35:01Discours généreux
35:02vos quittances.
35:03Bien sûr.
35:04Voilà.
35:06Celui qui a le discours
35:07le plus sévère,
35:08c'est lui le plus pervers.
35:10Non.
35:10Ça va ensemble.
35:11Vous pouvez être mal placé.
35:12Ça va ensemble.
35:13Ah non.
35:13Bon,
35:14allez,
35:14changeons de sujet
35:16et venons sur,
35:18selon une étude
35:18du service statistique ministériel
35:20de la sécurité intérieure,
35:21les tentatives d'homicide
35:23sur mineurs
35:23ont quasiment triplé
35:24en 10 ans
35:25et le nombre de mineurs
35:26mis en cause
35:27pour tentatives d'homicide
35:28a doublé.
35:29Je vous propose
35:29de voir le sujet
35:29de Félix Perola.
35:31Il s'appelait Louis,
35:3317 ans,
35:34et a été la victime
35:35d'une ultra-violence
35:36davantage juvénile.
35:38Dans le Figaro,
35:40Frédéric Lose,
35:41secrétaire général
35:42du syndicat
35:43des commissaires
35:43de la police nationale,
35:45tire la sonnette d'alarme.
35:46L'assassinat de Louis
35:48révèle une réalité
35:49de plus en plus préoccupante.
35:50Une partie de la délinquance
35:52des mineurs
35:52atteint aujourd'hui
35:53un niveau de violence,
35:55de sauvagerie
35:55et de désinhibition
35:57qu'il semblait encore
35:58inimaginable
35:59il y a quelques années.
36:00Une ultra-violence
36:01de plus en plus fréquente
36:02chez les jeunes donc,
36:03documentée
36:04par des chiffres glaçants
36:05donnés par les services
36:07statistiques
36:08de la sécurité intérieure.
36:09On observe
36:10une augmentation
36:11de 178%
36:12de hausse
36:13des tentatives
36:14d'homicide
36:15sur mineurs
36:15en 10 ans.
36:16Ce qui amène
36:17à ce triste bilan
36:19518 mineurs
36:20ont été victimes
36:22d'homicide
36:22et de tentatives
36:24d'homicide
36:24en 2025.
36:25Le passage à l'acte
36:27est plus brutal,
36:28plus collectif,
36:29plus décomplexé
36:30tandis que la valeur
36:31de la vie humaine
36:32parie parfois
36:32totalement effacée.
36:34Dans ce contexte,
36:35les autorités
36:36s'inquiètent
36:36de la banalisation
36:37des armes blanches
36:38chez certains adolescents,
36:40notamment
36:41aux abords
36:42des écoles.
36:43Taillot est revenu
36:45sur le mot
36:45en sauvagement.
36:45Là aussi,
36:46on parle de sincérité.
36:49Ce qui est intéressant
36:50dans les hommes politiques,
36:51c'est de voir
36:51s'ils peuvent dire
36:52les mots,
36:52s'ils savent dire
36:53les mots ou pas.
36:54Et Bruno Retailleau
36:54les dit.
36:55Alors après,
36:55on est d'accord
36:55ou pas d'accord.
36:56Mais il dit les mots
36:57alors que d'autres
36:58ne les disent pas.
36:59Écoutez,
37:00M. Retailleau.
37:01bien sûr,
37:02c'est de l'ensauvagement.
37:04Arrêtons.
37:04Les Français sont en colère.
37:06Pourquoi ?
37:06Pourquoi est-ce que
37:07ne croient plus
37:07en la parole publique ?
37:09Tout simplement
37:09parce que la parole publique
37:10triche.
37:12Parce que la parole publique
37:14ne colle pas
37:15à la réalité.
37:15On minimise,
37:16on relativise,
37:18on euphémise.
37:19La première chose
37:20pour que la politique
37:21retrouve sa puissance,
37:23sa puissance,
37:24notamment de conviction
37:25et l'adhésion
37:26de nos compatriotes,
37:27c'est de dire
37:28ce que l'on voit,
37:29ce que voient les Français
37:30parce qu'ils ont du bon sens.
37:32C'est une politique
37:32de bon sens,
37:33moi,
37:33que je veux mener.
37:34Quand je dis
37:34que je veux remettre
37:35la France à l'endroit,
37:37je ne vais pas aller chercher
37:38de milliers à 14 heures,
37:39je prendrai des solutions
37:40de bon sens,
37:41d'évidence
37:41qui fonctionnent
37:42en changeant,
37:43en renversant la table.
37:45Ce qu'il dit
37:45est vrai aussi
37:46pour les journalistes.
37:47C'est-à-dire
37:48que les journalistes
37:48ne veulent pas
37:49témoigner de la réalité,
37:50bien souvent.
37:50Non, mais attendez,
37:51Pascal,
37:51il est ministre de l'Intérieur,
37:52Laurent Nunez,
37:53et l'entendre barguigner
37:54sur le mot
37:55« ensauvagement »
37:55consécutivement
37:56au lynchage barbare
37:58du petit Louis
37:59simplement parce que
38:00Éric Zemmour
38:00aurait emprunté le mot
38:01« ensauvagement »
38:02alors que vous venez
38:03de citer les chiffres,
38:04pardon,
38:04non seulement c'est sidérant
38:06mais c'est désespérant.
38:09La mère de Théo
38:10était présente
38:11sur l'antenne
38:12de CNews
38:13aujourd'hui
38:14et vous vous souvenez
38:15évidemment
38:16de cette agression
38:18dans un hall d'immeuble
38:19des Théo
38:20à Lyon
38:21qui ne va pas bien
38:22depuis tout ce temps.
38:24Je vous propose
38:25d'écouter
38:26sa mère
38:26qui effectivement
38:28ne croit plus
38:29en la justice de France.
38:32Je pense qu'on lui
38:33encore,
38:33on lui crache au visage,
38:34c'est ce que je dis
38:35depuis le début.
38:36J'ai été ici
38:36à partir du 3 janvier
38:37sur tous les plateaux
38:38télévisions
38:38en disant
38:39SOS,
38:39on a besoin d'aide,
38:40voilà ce qui se passe
38:41dans notre jeunesse.
38:42On attend des jeunes,
38:43on les attaque,
38:43on essaye de les tuer.
38:44Je n'étais pas la première
38:45maman à parler.
38:46Je trouvais ça important
38:47parce que moi j'avais des images
38:48qui pouvaient montrer
38:49cette violence
38:49et que c'était important.
38:50Je n'avais pas de haine,
38:51mon fils m'avait dit
38:52d'être là
38:52en tant que maman
38:53et pour prouver
38:55qu'aujourd'hui
38:55la jeunesse allait mal.
38:57Le président m'a dit
38:57que c'était juste
38:58un fait divers.
39:00Aujourd'hui,
39:01il nous demande
39:01de ne plus crier.
39:02Le président de la République.
39:03Le président de la République,
39:04tout à fait.
39:05Aujourd'hui,
39:06on a une justice
39:06qui va nous donner
39:07des procès,
39:08des procès.
39:08Pour la première agression,
39:09on va avoir un procès là.
39:11On doit se présenter.
39:12On sait que ça sera repoussé
39:13parce que c'est des mineurs.
39:14On aura un résultat plus tard.
39:15Deux procès,
39:16des indemnités,
39:17donc un troisième procès.
39:18Pour la deuxième agression,
39:19on ne sait pas,
39:20on attend.
39:20Et la troisième agression,
39:21on a déjà eu trois procès.
39:22On a encore trois procès
39:23qui arrivent pour le résultat,
39:26pour une des personnes
39:27qui n'étaient tout seules
39:28qui n'étaient pas connues
39:28pour la justice
39:29et après pour l'indemnité.
39:34Après,
39:34et moi,
39:34j'en ai marre en fait.
39:35J'en ai marre
39:35de devoir me mobiliser,
39:37être là-bas au tribunal,
39:38de ne pas pouvoir rentrer
39:38parce que mon officier
39:39est majeur
39:39mais il n'est pas capable
39:40d'y aller,
39:41de crier depuis des semaines
39:42et des semaines,
39:43de recevoir des messages
39:45de, par exemple,
39:46la maman de Mayron
39:47qui a été tuée à Béziers.
39:48On n'en parle pas.
39:48Il a été tué.
39:49Elle attend aussi le procès.
39:50Et en fait,
39:50on est tous en attente
39:51d'être reconnus.
39:52Et donc,
39:53oui,
39:53on n'ira pas.
39:54Et oui,
39:54on fera appel
39:56et on fera appel
39:56et on fera appel.
39:58C'est ça qui est quand même nouveau.
39:59C'est que toutes ces maires,
40:01toutes ces personnes parlent.
40:03Ça fait maintenant,
40:03je ne sais pas,
40:0418 mois,
40:042 ans
40:05que les prises de parole
40:06alors qu'avant,
40:07on se précipitait
40:08sur les victimes
40:09pour dire
40:10surtout ne parlez pas.
40:11On musait leurs paroles
40:13et au contraire,
40:13quand il y a une parole
40:14sur le thème
40:15vous n'aurez pas ma haine,
40:16elle était mise en...
40:18Digne et silencieuse.
40:19Voilà.
40:20Il fallait la fermer.
40:21Il ne fallait pas
40:22récupérer,
40:23instrumentaliser
40:23tous ces mots
40:24qui sont dit
40:24bon ben les maires
40:25et puis les gens
40:26en ont marre.
40:26Elle est très encolorée
40:28devant la justice
40:29et pardon de vous le dire,
40:30elle a raison.
40:31La personne
40:32qui a pris la décision
40:33de séparer
40:34en matière de mineurs
40:36d'abord le jugement
40:37et après la punition,
40:39je ne sais pas ce qu'il...
40:40Je sais.
40:41Franchement...
40:41C'est Éric Dubon-Moretti.
40:42Mais c'est terrible.
40:43Dites-lui.
40:44Non mais c'est...
40:46Je n'arrive même pas
40:47à comprendre la logique.
40:48Mais la logique,
40:49c'est toujours la même.
40:50La logique,
40:50c'est de ne pas punir.
40:51La logique,
40:52c'est de ne pas voir.
40:54Il parlait de sentiments
40:55d'insécurité.
40:56C'est toujours...
40:57Ils ne veulent pas voir
40:59les choses.
41:00Qu'est-ce que vous voulez ?
41:02Ça les ennuie.
41:03Et en plus,
41:04comme l'espace médiatique
41:05ne veut pas les voir,
41:06ça te permet
41:06d'aller dans toutes les télévisions
41:08et d'être reçu
41:09en majesté.
41:10Parce que tu dis
41:11ce qu'on veut
41:11que tu dises.
41:13Voilà, c'est tout.
41:14Ils pensent à eux.
41:15C'est aussi bête que ça.
41:17Ils pensent à eux.
41:18Et qu'on ne croit pas
41:19qu'il y ait une exagération.
41:20C'est difficile
41:21quand t'es à l'extérieur.
41:23C'est difficile
41:23parce que tu prends des coups.
41:25Il n'y a pas d'exagération
41:25dans ces propos.
41:26Parce que si on va
41:27au fond des choses,
41:29le philosophe
41:29qui est la star
41:30à LFI,
41:31qui est la ganerie,
41:32qu'est-ce qu'il propose ?
41:33Il propose
41:33qu'il n'y ait plus de prison.
41:35Tout simplement.
41:37Personne n'en parle.
41:38Personne ne va dire
41:39mais comment se fait-il ?
41:40Que la droite ne parle pas.
41:41Il ne peut vous dire non plus.
41:42Il ne veut pas
41:43que la droite parle non plus.
41:44Non, il ne veut pas
41:45que la droite non plus.
41:45Mais personne ne va dire
41:49à Mélenchon,
41:49c'est votre philosophe préféré.
41:51Enfin voilà,
41:52vous faites grand cas.
41:53Qu'est-ce que vous en pensez ?
41:54Quelle est votre réaction ?
41:57Près de deux ans
41:58après le meurtre
41:58de Philippine
41:59dans le bois de Boulogne,
41:59la famille réclame
42:00des explications
42:01sur les défaillances
42:02administratives et judiciaires
42:03ayant permis
42:04la remise en liberté
42:04du principal suspect.
42:06Un ressortissant marocain
42:07sans sous-obligation
42:08de quitter le territoire français.
42:10Je vous propose
42:10de voir le sujet
42:11de Noémie Hardy
42:12parce que la famille
42:13a pris la parole
42:14dans le journal Le Figaro.
42:17Ce lundi,
42:18une reconstitution
42:19du meurtre de Philippine
42:20a eu lieu au bois de Boulogne.
42:22Une reconstitution essentielle
42:24pour comprendre
42:24ce qu'il s'est passé.
42:25Mais deux ans plus tard,
42:27pourtant,
42:27encore beaucoup de questions
42:29sans réponse
42:29et de promesses
42:30non tenues
42:31selon l'avocate de la famille,
42:33maître Virginie Leroy.
42:34Elle s'est exprimée
42:35chez nos confrères
42:36du Figaro.
42:37Nous souhaitons
42:38que les fonctionnaires
42:38responsables,
42:39chacun à leur niveau,
42:41acceptent de nous recevoir
42:42et de s'expliquer.
42:43Nous désirons
42:44que ces personnes
42:45puissent être sanctionnées.
42:46Elle dénonce
42:47des dysfonctionnements précis.
42:48Le suspect
42:49avait été condamné
42:50à 7 ans de prison
42:51pour le viol
42:52d'une étudiante.
42:53Après plusieurs années
42:54en détention,
42:55il avait été placé
42:56en centre de rétention
42:57administrative
42:58avant d'être finalement libéré,
43:00malgré une dangerosité signalée.
43:03Soumis à un pointage quotidien,
43:05son absence
43:05n'a été constatée
43:06qu'au bout de 15 jours.
43:08La famille
43:08dénonce
43:09une succession
43:10de défaillances.
43:11Il s'agit
43:12d'une succession
43:12de fautes
43:13et de manquements,
43:14de carences
43:14et d'incompréhensions
43:15sans lesquelles
43:16Philippine ne serait pas morte.
43:17Comme dans l'affaire
43:18de la petite Liana,
43:20la famille de Philippine
43:21souhaite connaître
43:22les défaillances
43:22de l'État
43:23et décide
43:24de reprendre la parole
43:25dans l'espace médiatique.
43:27Elle n'exclut d'ailleurs
43:28pas d'engager
43:28la responsabilité
43:29de l'État
43:30et de l'autorité judiciaire
43:32dans les semaines à venir.
43:34Bon, voilà ce qu'on pouvait dire
43:35sur ces sujets
43:36qui sont extrêmement graves.
43:37Gauthier Lebray
43:38est avec nous.
43:38Il va nous rejoindre
43:40dans une seconde
43:41pour nous annoncer
43:42le programme
43:43de l'émission
43:44de 21h.
43:45Mais je dois vous parler
43:46de notre ami
43:47Olivier Benkeemoun.
43:48Parce que si vous êtes
43:49sur les réseaux sociaux,
43:51vous avez peut-être vécu,
43:53vous avez peut-être vu
43:54ce qu'il a posté
43:55à 17h41,
43:57Olivier Benkeemoun,
43:58qu'on salue,
43:58qu'on embrasse.
43:59J'ai le cœur brisé.
44:00Mon chat Gina
44:01qui s'était échappé
44:03de son sac
44:03a été décapité
44:04par un train SNCF
44:05Gare de Lyon.
44:06Mon petit garçon
44:07a découvert l'horreur
44:09après le départ du train.
44:1020 minutes seulement
44:11pour tenter
44:12de le trouver
44:13alors qu'on l'entendait
44:14miauler.
44:15Alors je vois que
44:16la SNCF a répondu
44:17à Olivier.
44:18Bonsoir M. Benkeemoun,
44:20nous partageons
44:21votre peine.
44:21Nous sommes sincèrement
44:22navrés que tous les moyens
44:24et l'énergie déployés
44:25par nos équipes
44:26pour retrouver avec vous
44:27votre chat soit resté vain.
44:28Nous sommes de tout cœur
44:30avec vous.
44:31Alors je ne connais pas
44:31les circonstances
44:32mais ça rappelle
44:33l'affaire du train
44:35du petit chat
44:35qui était parti
44:37et qui avait ému
44:37beaucoup de gens d'ailleurs.
44:38Parce qu'effectivement,
44:39est-ce qu'un train
44:40doit partir
44:41tant que le chat
44:41n'est pas retrouvé ?
44:44Et là,
44:44chacun peut se poser
44:46la question.
44:47Manifestement,
44:47le train est parti
44:49si je comprends bien
44:50et c'est parce que
44:52le train est parti
44:53qu'il a écrasé,
44:54il a décapité
44:55le petit chat.
44:58En tout cas,
44:58c'est très triste.
44:59Je ne sais pas
44:59dans quelle question.
45:00Je comprends sa peine
45:01et je la partage.
45:02Ça, c'est sûr.
45:04Surtout,
45:05cette raideur
45:05de la SNCF
45:06sur partir à l'heure.
45:08Bon,
45:09je ne sais pas
45:09comment ça s'est passé.
45:10Mais là,
45:10le train a attendu
45:1120 minutes, n'est-ce pas ?
45:12Là, je vous lis.
45:16C'est ça qui n'est pas
45:17tout à fait clair.
45:18Mon petit garçon
45:18a découvert l'horreur
45:19après le départ du train.
45:21Donc,
45:2220 minutes seulement
45:23pour tenter de le retrouver
45:24alors qu'on l'entendait
45:25miauler.
45:26C'est ça que je saisis mal.
45:30Et je vous ai lu
45:31ce qu'a dit
45:33SNCF Voyageur.
45:34Dessous,
45:34il est.
45:35Voilà.
45:35Ça veut dire ?
45:36Ah oui, je comprends.
45:37Bien sûr.
45:37Il était dessous,
45:38il l'entendait miauler,
45:39ils sont partis.
45:40Oui,
45:41mais mon petit garçon
45:41a découvert l'horreur.
45:43S'il l'a découvert,
45:44c'est qu'il l'a vu.
45:45Oui,
45:45mais après que le train
45:46soit parti.
45:46Oui,
45:47mais 20 minutes...
45:47Ils sont restés,
45:48à mon avis,
45:49à quai.
45:49Ils sont restés à quai.
45:51Ils sont restés à quai.
45:51J'imagine,
45:52ils sont restés à quai.
45:54Ils l'ont entendu miauler,
45:55le train a fini par partir
45:57et les hommes
45:57avaient vu le chat
45:58sur les rails.
45:59Moi, je pense que...
46:01Et ils devaient sans doute
46:03prendre le train,
46:03ils ne l'ont pas pris
46:04puisqu'ils ne trouvaient pas
46:05leur chat.
46:06C'est ce que je comprends,
46:06c'est ce que j'imagine.
46:07C'est très très sûr.
46:09Bonsoir,
46:10M. Benkeemoun a répondu
46:11à SNCF Voyageur.
46:12Nous partageons votre peine,
46:14nous sommes sincèrement avrés
46:15que tous les moyens
46:16et l'énergie déployés
46:17par nos équipes
46:17pour retrouver avec vous
46:19votre chat
46:19soient restés vains.
46:20Je le répète,
46:21nous sommes de tout cœur avec vous.
46:23On embrasse, évidemment.
46:25Ça touche beaucoup.
46:26Moi, ça m'avait frappé,
46:28souvenez-vous,
46:28c'était il y a deux ans,
46:29trois ans,
46:30et Gérald Darmanin,
46:30lui, s'en était saisi.
46:32Parce que ça avait beaucoup frappé.
46:35Les gens,
46:36ils n'acceptent pas
46:36qu'un train parte
46:38avec un chat
46:39qui est potentiellement
46:42dessous.
46:43Les chats,
46:44un enfant,
46:46Gauthier Lebrecht.
46:47L'heure interne
46:48dans une seconde.
46:49On va revenir
46:50sur le conflit
46:51entre Russes
46:52et Ukrainiens
46:53alors qu'il y a un sommet
46:53de l'OTAN
46:53qui va se tenir
46:54dans quelques semaines,
46:56dans quelques jours
46:56plus exactement en Turquie.
46:58Et puis,
46:58c'est très intéressant,
46:59la Pologne,
46:59vous avez vu,
47:00est en train de rompre
47:00avec l'Ukraine
47:01puisque les Polonais
47:03reprochent aux Ukrainiens
47:04de commémorer
47:04d'anciens figures nazis
47:06qui ont massacré
47:07des dizaines de milliers
47:08de Polonais,
47:09de Juifs,
47:09pendant la Seconde Guerre mondiale.
47:10Et donc,
47:11le président polonais
47:12a retiré une haute distinction
47:14à Volodymyr Zelensky.
47:15Ça,
47:15personne n'en parle,
47:16donc nous,
47:16on va le faire.
47:17Souvent,
47:18d'ailleurs,
47:18Arnaud Karsfeld
47:19en a parlé.
47:20Absolument.
47:20L'Egvalenza
47:21a enlevé
47:24l'écusson ukrainien
47:25qu'il avait.
47:26Bien sûr.
47:27Et le président polonais
47:27a donc retiré
47:28quasiment la plus haute distinction
47:29du pays
47:30à Volodymyr Zelensky.
47:32Il va y avoir
47:34une publicité entre...
47:35Oui, une publicité.
47:36Bon,
47:36alors,
47:36avant cela,
47:37il est 21h,
47:38et je dois vous dire
47:40que
47:43YMCA est en deuil
47:44puisque le chanteur
47:46est décédé,
47:47il avait 74 ans,
47:48et qu'effectivement,
47:49c'est un titre
47:50que chacun connaît.
47:52Donald Trump,
47:53en particulier.
47:54Bien sûr,
47:54bien sûr.
47:55Et alors,
47:55c'est celui
47:56qu'on appelait
47:57le policier,
47:58celui qu'on appelait
48:00l'Indien
48:00est également
48:01décédé,
48:02et je ne sais pas
48:04si on entend
48:05des notes
48:05de YMCA,
48:06mais elles sont
48:08évidemment...
48:08Non, mais vous allez le chanter ?
48:09Non.
48:09Je ne souhaite pas...
48:11On ne peut rien
48:11les demander.
48:12Non.
48:14Voilà,
48:14mais Young Men,
48:16mais c'est un titre
48:18sur lequel tout le monde
48:19évidemment connaît.
48:22On va se quitter,
48:24Jérémy était à la réalisation,
48:25Fred,
48:26le messager
48:27était à la vision,
48:28Guillaume Marceau
48:28était au son,
48:29merci à Benjamin Nau,
48:30à Lucas Bézutail,
48:31à Strig,
48:32il y a Lik,
48:33qui était avec nous.
48:34Toutes ces émissions
48:35sont retrouvées
48:35sur cnews.fr.
48:37L'heure inter,
48:38avec vous,
48:38dans une seconde,
48:40et on se retrouve
48:40demain matin.
48:41Bonne soirée.
48:44Bonne soirée.
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