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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce jeudi 11 juin 2026.
00:00:12Vous êtes auditeur de la France dans tous ses états et la France aujourd'hui est comme chaque jour avec
00:00:19un état quelquefois alarmant, quelquefois rassurant.
00:00:21On va partager ses émotions avec vous à mes côtés, Maud Coffler qui a programmé cette émission, Julien Delmas qui
00:00:29en assure la réalisation pour que vous ayez une audition et j'allais dire une qualité d'émission parfaite.
00:00:36Emmanuel Galasso bien sûr attend au 0826 300 300 vos appels parce que vous ne manquerez pas de réagir à
00:00:43l'actualité, aux informations qu'on va vous transmettre.
00:00:45et vous aurez très probablement envie de donner votre avis, de participer et d'échanger avec nos invités qui auront
00:00:52beaucoup de choses à vous dire aujourd'hui.
00:00:54Elvin bien entendu est là, qui guette, qui s'assurera que tout ce qui aura été dit aujourd'hui sera
00:01:00retranscrit fidèlement, voire amélioré sur le site de Sud Radio
00:01:04que vous pouvez consulter comme je vous le rappelle tous les jours, de 0h à minuit, un instant d'informations
00:01:11exceptionnelles.
00:01:12Les gardiens de la révolution profitent-ils du chaos dans le détroit d'Ormus pour exécuter des opposants à tout
00:01:18va, notamment des femmes ?
00:01:20Une situation mais vraiment abominable, abominable.
00:01:24Que dénonce Azadeh Alemi, porte-parole du comité de soutien aux droits de l'homme en Iran, qui sera avec
00:01:30nous en studio à 12h15.
00:01:32C'est un témoignage édifiant à écouter absolument parce que cette femme engagée va évidemment nous faire part de sa,
00:01:39j'allais dire, de son angoisse et de sa révolte contre ce qui est en train de se passer.
00:01:45Pourquoi Gérald Denard-Manin ne parvient pas à réformer la justice, le garde des sceaux aux prises avec la magistrature
00:01:52et le Parlement ?
00:01:53Il ne parvient pas à faire passer ses projets de loi.
00:01:56Nous aurons l'avis avisé à 12h45.
00:02:00Jean-Paul Garou, ancien magistrat et ancien député européen, il connaît bien ce sujet.
00:02:05Actuel député européen.
00:02:06Il est toujours député européen, je pensais qu'il n'était jusqu'à 2024.
00:02:09Non, non, toujours.
00:02:11Qui pour peupler la France dans 50 ans ? On se pose carrément la question.
00:02:16Qui peuplera la France dans 50 ans et même avant ?
00:02:19Qui surtout pour cotiser et assurer la pérennité de notre système social et surtout de notre système de retraite ?
00:02:27Un rapport de l'INSEE nous donne des indications tout à fait alarmantes, des chiffres plus qu'alarmants de l
00:02:34'INSEE qui sont parus récemment.
00:02:36Nous aurons évidemment le décryptage de Nicolas Pouvromonti, directeur de l'Observatoire de l'Immigration et de la Démographie, auteur
00:02:45de l'Immigration et Mutualité.
00:02:46Et à 13h30, nous aurons l'avis d'un économiste, voilà, Thibaut Prébé, auteur de Démographie, La Bombe Tranquille,
00:02:54qui lui aussi propose les mêmes analyses, à savoir qu'il est temps de s'inquiéter de façon très urgente.
00:03:02Voilà le programme de cette journée. Il y aura ensuite des infos avec Maud.
00:03:05Oui, juste avant de recevoir Jean-Paul Garraud, on parlera des témoignages qui pleuvent et qui indignent au sujet du
00:03:10meurtre de l'INA.
00:03:12On parlera également de Delphine Ernotte qui aurait menti en commission d'enquête.
00:03:17France Télévisions dément, malgré tout, une enquête est parue dans l'hebdomadaire Marianne hier à ce sujet.
00:03:23Et puis on parlera d'un business assez improbable, les banquettes de voitures, Péricault.
00:03:27Oui, on pille les banquettes arrières.
00:03:28On peut tout faire.
00:03:29Les banquettes arrières.
00:03:35On va parler de Patrick Bruel, d'enjouant au Mister Hyde, celui qui donnait des leçons de morale.
00:03:42Aujourd'hui au cœur d'un terrible tourment, d'une terrible tourmente même, appelons-la par son nom.
00:03:49Un scandale, un énorme scandale.
00:03:51Patrick Bruel ne s'était pas contenté par son immense talent et son charme à la voix rocailleuse d'envoûter
00:03:56la jeunesse
00:03:56et de tourner la tête à des adolescentes fascinées qui hurlaient Patrick au bord de l'évanouissement.
00:04:01Il prit aussi très tôt des positions politiques considérées comme courageuses,
00:04:05notamment dans ce fameux 7 sur 7, l'émission Grand Messe de l'actualité animée par la journaliste Anne Sinclair
00:04:11sur TF1,
00:04:11un jour de 1991, engagée auprès de Dominique Troscan, qui allait devenir par ailleurs le mari d'Anne Sinclair.
00:04:19La star s'exprime ce jour-là avec un aplomb saisissant pour dire que non seulement le vote pour le
00:04:24Front National est une infamie,
00:04:26que bien entendu tous les défenseurs de la liberté doivent voter contre,
00:04:29mais que l'abstention est en soi une forme de complicité avec les idées de Jean-Marie Le Pen.
00:04:34Et Patrick Bruel de lâcher, vraiment, en regardant la caméra, ne pas voter, c'est voter pour le Front National.
00:04:40Je me souviens de la séquence comme si c'était hier.
00:04:44Le chanteur avait parfaitement le droit de penser cela et de le proclamer, ça n'y a aucun problème.
00:04:49L'effet fut immédiat, lui donnant tout à coup une dimension d'artiste engagé,
00:04:53faisant presque une offrande de sa gloire pour une juste cause.
00:04:56Lui qui était si célèbre et qui avait a priori pas besoin de s'impliquer,
00:05:00il voulait s'impliquer dans ce combat contre le Front National.
00:05:04Alors Bruel n'avait pas seulement un talent fou à l'époque,
00:05:06il avait un courage à couper le souffle, considérait-on dans tous les médias,
00:05:10refusant de se donner dans des villes acquises au Rassemblement National.
00:05:14Il prenait une position très tranchée là-dessus.
00:05:16Il considérait que c'était incompatible avec sa fonction.
00:05:19Il va de soi que le soufflet de cet engagement retombe au fur et à mesure que les révélations tombent
00:05:24elles-mêmes,
00:05:25chaque jour plus cabreuses, et qu'elles viennent ternir, pour ne pas dire briser, l'oréole de cette diva.
00:05:30Alors au-delà d'Omerta, si longtemps entretenu, ça fait longtemps qu'il sévit,
00:05:36rappelons qu'il est présumé innocent, nous respectons la loi.
00:05:40Il est clair que lorsqu'un artiste se lance dans des leçons de morale sociale ou politique,
00:05:46il est quand même préférable qu'il soit lui-même digne de pouvoir le faire.
00:05:49On imagine le désarroi de ceux qui ont pris les consignes de Patrick Bruel
00:05:53comme parole de référence d'un homme sincère et de bonne foi.
00:05:55Le problème est toujours le même que sanctionne ce cruel mais irrésistible dicton populaire antillais.
00:06:01Quand on grimpe au cocotier, il faut avoir le cas son propre.
00:06:04Allez, autre sujet d'actualité internationale.
00:06:07Le peuple iranien, grand oublié de ce conflit, pris entre les bombes et les exécutions politiques,
00:06:13tente de faire entendre sa voix.
00:06:15On en parlera avec la porte-parole du comité de soutien aux droits de l'homme en Iran, Azadeh Alemi.
00:06:20N'hésitez pas à lui poser toutes vos questions en direct sur Sud Radio au 0826 300 300.
00:06:26A tout de suite.
00:06:27Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:33Plusieurs associations tirent la sonnette d'alarme concernant l'Iran.
00:06:36La population iranienne frappée quotidiennement par les missiles et baïonnée par son régime.
00:06:41Arrestations massives, condamnations arbitraires et exécutions.
00:06:44Que se passe-t-il réellement dans ce pays et quel avenir pour ce peuple ?
00:06:48On en parle aujourd'hui avec la porte-parole du comité de soutien aux droits de l'homme en Iran,
00:06:52Azadeh Alemi.
00:06:52Bonjour.
00:06:53Bonjour, merci de m'avoir invitée.
00:06:55Bonjour Azadeh Alemi, merci à vous d'être en direct et en studio sur Sud Radio.
00:06:59Aujourd'hui, vous teniez le 10 juin une conférence de presse.
00:07:03Aux côtés de maître Patrick Baudouin, bien entendu, et de monsieur Naziri,
00:07:08vous donnez des éléments, je dirais même pas alarmants, terrifiants,
00:07:12à savoir que le régime des Mollahs et des gardiens de la Révolution
00:07:16profite, j'allais dire, du chaos entre les Israéliens et les Américains
00:07:19et le conflit dans les droits d'Hormuz,
00:07:21pour, on peut dire, purger, nettoyer à tout va,
00:07:24avec des exécutions capitales sommaires et arbitraires,
00:07:28toute l'opposition qu'ils ont emprisonné depuis 5 ans.
00:07:31Qu'est-ce qu'on a comme chiffres ?
00:07:33On a des chiffres, on est à 700.
00:07:35Les chiffres sont effroyables.
00:07:36En fait, cette année-là, depuis le mois de janvier,
00:07:39on est à plus de 700.
00:07:41733, quelque chose comme ça, je veux dire.
00:07:43733 exécutions.
00:07:44Voilà.
00:07:44Voilà.
00:07:46Exécutions, et parmi elles,
00:07:48des exécutions politiques,
00:07:50des opposants et des dissidents
00:07:52qui étaient emprisonnés,
00:07:54qui faisaient partie, par exemple,
00:07:56des unités de résistance
00:07:58des Mollahs et des Lignes du peuple d'Iran,
00:08:00ou des manifestants arrêtés lors des soulèvements,
00:08:04des Kurdes, des Balouches, enfin...
00:08:06Donc, dans l'arbitraire le plus total,
00:08:08sans aucun contre-pouvoir,
00:08:09sans aucune défense, voilà,
00:08:10en pleine dictature.
00:08:11En pleine dictature.
00:08:12Ce que ferait le pire des tyrans, il prend, il tue.
00:08:14De toute manière, ce régime tue depuis 47 ans.
00:08:17Ce n'est pas la première fois.
00:08:18Alors, les chiffres de 2025...
00:08:22Si je vous dis qu'en 2024,
00:08:25on était à près de 2000 exécutions.
00:08:311250 en 2025.
00:08:321250.
00:08:33Et en 2025, ça a doublé.
00:08:38On est à plus de 2000 exécutions.
00:08:40Donc, l'Iran est toujours du, et de très loin.
00:08:43Peut-être que la Chine, on n'a pas les chiffres,
00:08:44mais c'est notre population, en tout cas dans cet échelon de population,
00:08:47est le pays où on les exécute le plus.
00:08:50Exactement.
00:08:50Il bat le record,
00:08:52en fonction de son nombre d'habitants,
00:08:54il est le premier à exécuter dans le monde.
00:08:58Dans le monde.
00:08:59Et ça, dans un silence absolu.
00:09:02Alors que tout le monde,
00:09:03tous les regards,
00:09:04sont dirigés vers les tensions au Moyen-Orient,
00:09:08la guerre...
00:09:09Est-ce qu'on va avoir du pétrole ou pas ?
00:09:10Cette guerre,
00:09:11cette tension économique au niveau international.
00:09:14Mais ce qu'il faut savoir,
00:09:15c'est que les conflits ont toujours profité à ce régime.
00:09:19À cette dictature religieuse.
00:09:21Depuis 47 ans,
00:09:23il survit avec les conflits.
00:09:26Et ce conflit,
00:09:27lui tombe du ciel.
00:09:29Ça l'arrange,
00:09:30parce qu'en janvier,
00:09:31le soulèvement qui a surgi dans les rues iraniennes,
00:09:40ça a montré à quel point le peuple iranien était enragé
00:09:45et qu'il ne voulait plus de ce régime.
00:09:46Prêt à se soulever,
00:09:48prêt à se sacrifier,
00:09:49à se battre.
00:09:50Et le régime,
00:09:51paf,
00:09:52il y a une guerre qui tombe.
00:09:55Déjà,
00:09:55il avait tué de nombreuses personnes dans les manifestations,
00:09:58des milliers de personnes.
00:09:59Mais par la suite,
00:10:02il a commencé à tuer
00:10:03ses véritables menaces.
00:10:07Sa véritable menace
00:10:08qui sont la population iranienne.
00:10:11Et c'est là où il a commencé à exécuter
00:10:13les opposants politiques.
00:10:15Sur un autre registre,
00:10:16et sans aller jusqu'à cette tragédie-là,
00:10:18le président Erdogan turc avait profité
00:10:20du coup d'état manqué
00:10:21pour nettoyer son opposition.
00:10:22Donc on voit bien que les tyrans,
00:10:24les pseudo-tyrans,
00:10:25là, ça va bien plus loin que ça.
00:10:27Ils ont des prisonniers,
00:10:28des prisonniers politiques.
00:10:29Ils en ont fait des milliers
00:10:31lors de l'insurrection,
00:10:32de ce soulèvement populaire
00:10:33qui,
00:10:34Azadeh Halemi,
00:10:35avait quand même été encouragé
00:10:36par le président des Etats-Unis.
00:10:39Israël disait
00:10:39« Soulevez-vous ! »
00:10:41Redzacha,
00:10:42également,
00:10:43Palévi,
00:10:43avait également dit
00:10:44« Sourter dans la rue ! »
00:10:45On les a abandonnés
00:10:46à leur triste sort.
00:10:47On a arrêté,
00:10:48il y a eu une offensive
00:10:48qui a été arrêtée.
00:10:50Là, visiblement,
00:10:50le régime des Molas
00:10:51et les gardiens de la Révolution
00:10:52ont compris que ça n'ira pas plus loin.
00:10:54Et ils ont un motif
00:10:55absolument exceptionnel
00:10:56pour faire ce nettoyage barbare.
00:10:59Ce sont des barbares,
00:11:00c'est monstrueux.
00:11:00Et nous regardons,
00:11:01effectivement,
00:11:02comme vous le dites,
00:11:02nous regardons impuissants,
00:11:04il n'y a rien de plus horrible,
00:11:05terrifiant de regarder.
00:11:06C'est un massacre,
00:11:07c'est un massacre institutionnel.
00:11:08Ils sont jugés
00:11:09à la la vite et pendus,
00:11:10notamment des femmes
00:11:11sans distinction d'âge.
00:11:14Est-ce qu'il y a quand même
00:11:15un moment donné
00:11:15où on peut interpeller
00:11:17les institutions internationales
00:11:19pour dire que ça suffit
00:11:22et que c'est beaucoup plus grave
00:11:24de voir ce qui se passe
00:11:24dans les prisons iraniennes
00:11:25que, d'accord,
00:11:26le plein d'essence
00:11:27est très important,
00:11:28le carburant,
00:11:28le train d'ormuz,
00:11:29enfin,
00:11:29ce qui se passe
00:11:30dans les prisons iraniennes
00:11:31est absolument abominable
00:11:32pour nous,
00:11:32pour nous,
00:11:33l'Occident libre,
00:11:34enfin,
00:11:35le monde libre.
00:11:36C'est intenable.
00:11:37Tout à fait.
00:11:38Alors, effectivement,
00:11:39il faut comprendre
00:11:41que durant toutes ces années,
00:11:42il y avait une politique
00:11:43de complaisance
00:11:45envers ce régime.
00:11:46C'est justement
00:11:47tout ce que nous vivons
00:11:49aujourd'hui,
00:11:49c'est le résultat
00:11:50de cette politique
00:11:51menée par l'Occident
00:11:53envers l'Iran.
00:11:54Mais il faut savoir
00:11:56qu'à l'intérieur de l'Iran,
00:11:57il y a un peuple,
00:11:58il y a une résistance organisée,
00:12:00structurée,
00:12:01notamment des Kurdes,
00:12:02des Balouches,
00:12:03différentes composantes
00:12:04du régime iranien,
00:12:06différentes composantes
00:12:07de l'opposition
00:12:09au régime iranien
00:12:11et surtout,
00:12:12il y a les unités
00:12:13de résistance
00:12:13liées à l'organisation
00:12:15des Mojadines
00:12:15du peuple d'Iran.
00:12:16Et ceux-là,
00:12:18eh bien,
00:12:18ce sont la véritable menace
00:12:20pour ce régime.
00:12:21C'est pour ça
00:12:21qu'il exécute.
00:12:22Mais de l'autre côté,
00:12:23nous,
00:12:24à l'étranger,
00:12:25la diaspora iranienne,
00:12:27nous avons un devoir.
00:12:28Pas que la diaspora.
00:12:30les Français,
00:12:31le monde entier,
00:12:32doit briser ce silence.
00:12:34Et c'est pour cela
00:12:35qu'il y a un collectif
00:12:37qui s'appelle
00:12:38Voix d'Iran,
00:12:39avec plusieurs associations
00:12:40franco-
00:12:42et iraniennes.
00:12:42On organise
00:12:44une grande manifestation
00:12:4620 juin
00:12:47sur la place Vauban
00:12:48pour dire
00:12:49stop,
00:12:50stop aux exécutions
00:12:51pour un Iran libre,
00:12:53démocratique
00:12:54et laïque.
00:12:54pour mettre de côté
00:12:56toutes ces politiques
00:12:57de complaisance,
00:12:58des négociations
00:13:00inutiles
00:13:00avec ce régime
00:13:02pour dire que
00:13:02la solution,
00:13:03c'est le peuple iranien.
00:13:04Il faut soutenir
00:13:05le peuple iranien
00:13:06dans son combat
00:13:07et sa lutte
00:13:08pour la liberté
00:13:09et de reconnaître
00:13:10ce droit légitime
00:13:11de lutter
00:13:12contre les gardiens
00:13:13de la révolution.
00:13:14Mais le peuple iranien,
00:13:15là, le pauvre,
00:13:15il est désarmé.
00:13:16Les gens se tairent.
00:13:17Nous avons quelques témoignages
00:13:18quand même,
00:13:19beaucoup moins que vous,
00:13:19bien sûr.
00:13:20Ils ne bougent plus rien
00:13:21puisqu'on sait très bien
00:13:22qu'à moindre mouvement,
00:13:23la répression sera immédiate.
00:13:24et la peine de mort
00:13:25et la peine de mort
00:13:26viendra tout de suite après.
00:13:28Donc, le pays est paralysé.
00:13:29Là, aujourd'hui,
00:13:29l'opinion publique iranienne,
00:13:31elle est paralysée.
00:13:32Elle est tout à fait consciente
00:13:33de ce qui se passe.
00:13:34Je pense qu'ils seraient
00:13:35dans un état
00:13:36de désarroi total.
00:13:37Les Iraniens
00:13:38vivent une situation
00:13:40très difficile.
00:13:41Déjà, au niveau économique,
00:13:42les conséquences de la guerre
00:13:44font que...
00:13:45Double peine.
00:13:46Voilà, double peine.
00:13:47Ils subissent la guerre
00:13:48et de l'autre côté,
00:13:49la pression interne du régime.
00:13:51C'est continu.
00:13:55Mais cela ne veut pas dire
00:13:56que le peuple
00:13:57n'est pas prêt
00:13:58à se soulever de nouveau.
00:13:59Encore.
00:14:00Encore et encore.
00:14:01Il a payé cher la dernière fois.
00:14:02Il a payé cher
00:14:02et il le paiera
00:14:03jusqu'à la fin,
00:14:04le prix qu'il faut
00:14:05pour arriver.
00:14:06Vous savez,
00:14:06le peuple iranien se bat
00:14:07pour la liberté
00:14:10depuis plus de 100 ans
00:14:11pour rejeter
00:14:12toutes sortes
00:14:12de dictatures
00:14:13que ce soit
00:14:14la monarchie
00:14:15et la théocratie actuelle.
00:14:17Donc,
00:14:18c'est pour cela
00:14:18que nous,
00:14:19de ce côté du monde,
00:14:20nous avons un devoir.
00:14:22C'est d'être la voix
00:14:22de ce peuple
00:14:24qui n'a pas de voix.
00:14:25Est-ce qu'une manifestation,
00:14:26bien sûr,
00:14:26symboliquement très importante,
00:14:27il y a 100 000 personnes
00:14:28qui vont arriver ?
00:14:29Il faudrait qu'elles soient
00:14:30dans le monde entier,
00:14:31pas seulement à Paris,
00:14:31il faudrait qu'elles soient
00:14:32à Londres,
00:14:33à New York,
00:14:33toutes les démocraties occidentales,
00:14:35toutes les démocraties
00:14:36impliquées par ce conflit
00:14:37doivent se mobiliser.
00:14:38Effectivement,
00:14:39les gens se mobilisent,
00:14:40les Iraniens se mobilisent
00:14:41à travers le monde.
00:14:42Le Conseil National
00:14:43de la Résistance
00:14:44se mobilise.
00:14:45Mais cette manifestation,
00:14:47elle est unique.
00:14:48Parce qu'il y a
00:14:49du monde entier,
00:14:52il y a plus de 300 associations
00:14:54qui se mobilisent
00:14:57pour venir du monde entier
00:14:59à cette grande manifestation.
00:15:01Nous attendons
00:15:02plus de 100 000 personnes
00:15:03à Paris.
00:15:04Et c'est pour ça
00:15:05que je veux dire aux Français
00:15:06qu'il faut venir soutenir
00:15:10ce combat du peuple iranien.
00:15:12Bien sûr, bien sûr.
00:15:13Et ce jour-là,
00:15:13cette date du 20 juin
00:15:16sur la place Vauban
00:15:17est une date historique
00:15:19et il ne faut pas le manquer.
00:15:21C'est quelques heures
00:15:22de notre après-midi
00:15:24de samedi.
00:15:24Donc, pour être la voix
00:15:26de ceux qui n'ont pas de voix.
00:15:28Je suppose que tous
00:15:28les partis politiques
00:15:29se sont rassemblés
00:15:31autour de cette démocratie.
00:15:32Il y a énormément
00:15:33de personnalités politiques,
00:15:35des députés
00:15:36de tous bords,
00:15:38transpartisanes,
00:15:38qui soutiennent...
00:15:39Les syndicats également,
00:15:40je pense qu'ils sont
00:15:41impliqués parce que les syndicatistes...
00:15:42Différentes associations
00:15:44françaises
00:15:44qui soutiennent
00:15:45cette manifestation
00:15:48pour dire stop
00:15:49aux exécutions,
00:15:50pour dire non
00:15:51à la peine de mort
00:15:52et pour qu'un Iran
00:15:53libre et démocratique
00:15:54et laïque
00:15:55puisse voir le jour
00:15:56très bientôt.
00:15:57Je suppose que le comité
00:15:58de soutien aux droits
00:15:59d'hommes en Iran
00:16:00agit dans le monde entier.
00:16:01Je vous parlais
00:16:01autour d'autres...
00:16:03Nous, nous sommes
00:16:03la voix en France.
00:16:05En France ?
00:16:06Quel est l'équivalent ?
00:16:06Il y en a aussi en Grande-Bretagne,
00:16:07il y en a aux Etats-Unis ?
00:16:08Oui, oui, tout à fait.
00:16:10Il y a différentes
00:16:12associations.
00:16:13Iran Human Rights Monitor,
00:16:15par exemple,
00:16:16qui se trouve
00:16:16vous êtes en Grande-Bretagne
00:16:19et d'autres,
00:16:19je n'ai pas tous les noms
00:16:21en tête,
00:16:22mais la diaspora iranienne
00:16:24autour du programme
00:16:26du Conseil National
00:16:27de la Résistance Iranienne
00:16:29qui défend
00:16:31un Iran libre,
00:16:33sans peine de mort,
00:16:34sans nucléaire,
00:16:37avec la séparation
00:16:39de la religion
00:16:39et de l'État,
00:16:41l'égalité hommes-femmes,
00:16:42tout ça s'est défendu
00:16:43par le Conseil National
00:16:44de la Résistance Iranienne
00:16:45et le plan 10 points
00:16:47de Mme Mariam Rajavi.
00:16:48Et c'est pour cela
00:16:49que nous devons être
00:16:50tous unis
00:16:52autour de cette
00:16:57belle image
00:16:58de démocratie
00:16:59pour l'Iran de demain.
00:17:00On sent le président
00:17:01des Etats-Unis,
00:17:02Donald Trump,
00:17:02totalement englué
00:17:03dans le conflit
00:17:04du Golfe.
00:17:05Il ne sait pas
00:17:06comment sortir de là,
00:17:07il a été entraîné
00:17:08visiblement,
00:17:08les choses sont claires,
00:17:10par Benjamin Netanyahou
00:17:11qui voulait aller
00:17:11jusqu'à la surenchère
00:17:12maximum.
00:17:13Est-ce qu'on peut espérer
00:17:15que le président
00:17:16des Etats-Unis
00:17:16dans sa négociation
00:17:17avec l'Iran
00:17:18puisse demander,
00:17:19c'est un argument
00:17:19qui tient la route,
00:17:20écoutez,
00:17:21moi je suis prêt
00:17:21effectivement à faire
00:17:22des concessions,
00:17:23arrêter les exécutions.
00:17:25Est-ce que ce sont
00:17:25des garanties
00:17:26que vous avez reçues ?
00:17:27Est-ce que le gouvernement
00:17:27de Washington
00:17:28formule ce genre
00:17:29et exerce ce genre
00:17:30de pression sur Terre ?
00:17:31Aujourd'hui,
00:17:32malheureusement,
00:17:33nous n'avons pas vu
00:17:34quelques freins
00:17:35par-ci par-là.
00:17:37Mais c'est ce que nous demandons
00:17:39de la fermeté
00:17:40vis-à-vis de ce régime.
00:17:41Tant que le régime
00:17:43utilise l'outil
00:17:44de répression,
00:17:46c'est-à-dire
00:17:46les exécutions,
00:17:47la peine capitale,
00:17:48le peuple iranien
00:17:50est à les mains liées.
00:17:52Donc pour cela,
00:17:53si les puissances occidentales,
00:17:57l'Occident met sur la table
00:18:00des négociations
00:18:04cette demande
00:18:04qui est l'arrêt
00:18:05des exécutions
00:18:06avant toute chose,
00:18:08nous sommes évidemment
00:18:12très très ravis.
00:18:14C'est ce que nous demandons
00:18:15depuis 40 ans.
00:18:15On ne rendra pas l'avis
00:18:16à ceux qui l'ont perdu.
00:18:17Hélas,
00:18:18ils sont beaucoup trop nombreux
00:18:19à être morts,
00:18:20mais vraiment,
00:18:21ce n'est pas seulement
00:18:21le terme pour rien.
00:18:22C'est une façon absolument
00:18:24abjecte
00:18:24et ce régime
00:18:25est disqualifié
00:18:26à tout jamais.
00:18:26quand je pense
00:18:27que M. Trump estime
00:18:30qu'on peut avoir
00:18:30un arrangement,
00:18:30il n'y a pas d'arrangement
00:18:31à avoir avec ce régime
00:18:32et c'est sans concession.
00:18:34Est-ce que vous craignez
00:18:34qu'une surenchère de la guerre
00:18:36puisse encore aggraver
00:18:37le phénomène ?
00:18:38On se dit,
00:18:39est-ce que les Etats-Unis,
00:18:39on a un doute en ce moment,
00:18:40les hostilités ont un peu repris,
00:18:42s'ils décident
00:18:43de retaper un coup très fort,
00:18:45ça ne pourrait qu'aggraver
00:18:46la situation ?
00:18:47Ça aggrave la situation
00:18:48de toute manière
00:18:49pour le peuple.
00:18:50Ça, on est bien d'accord.
00:18:51Oui, oui.
00:18:52Mais de l'autre côté,
00:18:54le régime
00:18:55veut gagner du temps.
00:18:56C'est ce qu'on voit.
00:18:57Il ne tombera pas
00:18:58par les armes étrangères,
00:18:59vous êtes d'accord ?
00:19:00Non.
00:19:00C'est clair aujourd'hui ?
00:19:01Il est clair que ce régime
00:19:03ne tombera pas
00:19:04ni par l'intervention militaire,
00:19:06ni par les bombardements.
00:19:08La seule solution
00:19:09viendra de l'intérieur,
00:19:10du terrain,
00:19:11le peuple iranien
00:19:12et sa résistance organisée
00:19:15sur le terrain en Iran.
00:19:16Donc, objectif,
00:19:17soutenir, soutenir,
00:19:18voilà,
00:19:19cet espoir gigantesque
00:19:20et cette ferveur,
00:19:22malgré la souffrance
00:19:23et l'horreur
00:19:23d'un peuple
00:19:24qui veut se libérer
00:19:25du joug,
00:19:25de tyran,
00:19:26un des pires régimes
00:19:27qu'on aura connu
00:19:27sur Terre
00:19:28depuis l'époque moderne.
00:19:30Merci.
00:19:30Effectivement.
00:19:31Le premier pas,
00:19:31c'est le 20 juin
00:19:32sur la place Vauban.
00:19:34On lance l'appel
00:19:35sur Sud Radio,
00:19:36bien sûr.
00:19:36Merci,
00:19:37merci Azadeh Halimi
00:19:38d'avoir été avec nous,
00:19:39porte-parole
00:19:39du comité de soutien
00:19:41aux droits de l'homme
00:19:41en Iran.
00:19:42Et bien sûr,
00:19:42nous restons en contact
00:19:43pour la suite
00:19:44de ces événements.
00:19:45Merci beaucoup.
00:19:46Delphine Ernotte
00:19:47a-t-elle menti
00:19:48devant la commission d'enquête
00:19:49le 8 avril dernier ?
00:19:51C'est l'une des polémiques
00:19:52du jour
00:19:52qui vous a beaucoup
00:19:53fait réagir
00:19:54ces derniers mois.
00:19:55Alors, on attend
00:19:55vos réactions
00:19:56sur Sud Radio
00:19:57au 0826 300 300.
00:19:59A tout de suite.
00:20:01Sud Radio,
00:20:03la France
00:20:03dans tous ses états,
00:20:05les perles du jour.
00:20:06Patrick Bruel,
00:20:07dont vous parliez
00:20:08en début d'émission,
00:20:08est donc ressorti libre
00:20:09sous contrôle judiciaire
00:20:11hier soir, Perico.
00:20:12Oui, le chanteur
00:20:13de 67 ans
00:20:13a été mis en examen
00:20:14pour quatre différentes affaires
00:20:16survenues
00:20:17entre 2010 et 2019.
00:20:19Il a été passé
00:20:20sous le statut
00:20:21plus favorable
00:20:21de témoin assisté
00:20:22dans quatre autres.
00:20:23Il a quand même fallu
00:20:24quatre juges d'instruction
00:20:26suite aux enquêtes
00:20:27pour procéder
00:20:28à cette mise en examen.
00:20:30Évidemment,
00:20:31tout s'est révélé.
00:20:32Les langues se délient.
00:20:34On a les détails.
00:20:35Bien entendu,
00:20:35évidemment,
00:20:36tout à fait escabreux.
00:20:37On rappelle,
00:20:38bien entendu,
00:20:38que Patrick Bruel
00:20:39est présumé innocent.
00:20:40Enfin,
00:20:40la procédure,
00:20:41la machine judiciaire
00:20:42s'est mettant en place.
00:20:43Elle est très lourde.
00:20:44Elle est inhabituelle.
00:20:45Il a été,
00:20:46alors qu'un des magistrats
00:20:47avait demandé ça,
00:20:48avait demandé sa mise
00:20:49sous détention.
00:20:50Il a été,
00:20:51évidemment,
00:20:51laissé en liberté provisoire.
00:20:53Il devra recomparaître,
00:20:55bien entendu,
00:20:55avec la suite des affaires.
00:20:57Enfin,
00:20:57en tout cas,
00:20:57voilà,
00:20:57ça a pris une proportion
00:20:58qui fait qu'aujourd'hui,
00:20:59on n'est plus dans la suspicion,
00:21:00on n'est plus dans la rumeur,
00:21:02on n'est plus dans la médisance,
00:21:05comme dénonçait le chanteur.
00:21:06On est dans des faits réels
00:21:07que la justice a considéré
00:21:08être très grave
00:21:08et très sérieux
00:21:09pour cette mise en examen.
00:21:11Et je pense que,
00:21:12quand on a vu
00:21:13que la machine judiciaire
00:21:14pouvait être en panne,
00:21:15là,
00:21:15je pense qu'au contraire,
00:21:16elle est en train
00:21:16de se mettre en place
00:21:17et que les procédures
00:21:18iront à terme.
00:21:20Bien sûr,
00:21:20ce sont les magistrats
00:21:21du siège
00:21:21qui décideront
00:21:23effectivement
00:21:23de ce qui s'est passé.
00:21:24Mais le cumul
00:21:25des faits accablants
00:21:26sur tant d'années,
00:21:28et j'ai lu les détails,
00:21:30qui sont concordants,
00:21:31c'est-à-dire qu'à chaque fois,
00:21:32les victimes racontent
00:21:33les mêmes scènes
00:21:33avec les mêmes pratiques.
00:21:35Je ne sais pas
00:21:36s'il doit donner le détail,
00:21:37on l'a vu,
00:21:37mais enfin bon,
00:21:38c'est clair.
00:21:38Et surtout,
00:21:40la dichotomie,
00:21:41si les faits sont avérés
00:21:42entre ce personnage,
00:21:43ce chanteur charmant,
00:21:45plein de talent,
00:21:46séducteur,
00:21:47je le disais dans mon humeur,
00:21:48dont j'ai un Mr. Hyde,
00:21:49et qui pouvait à un moment donné
00:21:51se comporter comme ça,
00:21:52alors que c'est quelqu'un
00:21:53qui a peut-être un charme
00:21:55qui lui permet
00:21:56de séduire facilement.
00:21:57Pourquoi cette surenchère
00:21:58dans cette forme
00:21:59d'obsession sexuelle,
00:22:00c'est carrément pathologique.
00:22:02La justice dira la vérité
00:22:03ce qui s'est passé,
00:22:04mais enfin là,
00:22:05aujourd'hui,
00:22:05les faits sont accablants,
00:22:06ils sont avérés,
00:22:07et je pense que la machine,
00:22:08ira jusqu'au bout
00:22:09de sa mission.
00:22:11Les témoignages
00:22:13pleuvent et indignes
00:22:14au sujet du meurtre
00:22:15de Liana,
00:22:15notamment celui
00:22:16de la mère
00:22:16d'une précédente victime
00:22:18qui n'a jamais été entendue.
00:22:19Oui, là aussi,
00:22:20autre tragédie,
00:22:21il s'agit de la maman
00:22:22de Rosa,
00:22:23qui le 14 février
00:22:26dernier,
00:22:27est désignée
00:22:28et dénoncée
00:22:28à la gendarmerie
00:22:29de plaisance
00:22:30du Touche
00:22:30en Haute-Garonne.
00:22:31Les agissements
00:22:32de Jérôme Bardella
00:22:33les fait remonter
00:22:34au 22 août 2025.
00:22:36Cette maman
00:22:37d'origine roumaine
00:22:39voulait signaler
00:22:40que Jérôme Bardella
00:22:41qui appelait
00:22:42la petite...
00:22:42Barrella.
00:22:43Jérôme Bardella
00:22:44qui appelait
00:22:44la petite Moncoeur
00:22:45et la maman avait demandé
00:22:46à Jérôme Bardella
00:22:47de ne l'appeler pas
00:22:47Moncoeur,
00:22:49avait eu des comportements
00:22:50absolument inacceptables
00:22:51et puis jusqu'au jour
00:22:52où il y a,
00:22:53on va dire,
00:22:53un viol caractérisé
00:22:54puisqu'il y a des traces
00:22:55physiques,
00:22:56avec des traces péniennes,
00:22:58des lésions
00:22:58qui étaient constatées
00:22:59ensuite,
00:23:00qu'on a vues
00:23:00de façon médicale,
00:23:01qui ont été certifiées.
00:23:02Donc la maman
00:23:03ne lâche pas prise,
00:23:03la maman de Rosa,
00:23:04qui est d'origine roumaine,
00:23:06elle va à la gendarmerie,
00:23:07elle insiste,
00:23:08son avocat lui aussi insiste
00:23:10et on dit
00:23:11oui, oui,
00:23:11l'affaire est en cours.
00:23:12Le jour où elle va
00:23:13ce fameux 14 février,
00:23:16la fonctionnaire
00:23:16était en train
00:23:17de regarder visiblement,
00:23:18dit la maman de Rosa,
00:23:19elle était sur Facebook,
00:23:20elle n'avait pas l'air
00:23:20très impliquée
00:23:22et donc la maman de Rosa
00:23:23a décidé d'appeler
00:23:24tous les lundis
00:23:24pour avoir sa voix en été
00:23:26et au bout d'un moment
00:23:27on lui a répondu
00:23:27Madame,
00:23:28l'affaire est en cours,
00:23:28l'affaire est en cours
00:23:29visiblement pas grand chose
00:23:30parce que si elle avait été en cours
00:23:32le 14 février 2026,
00:23:33peut-être que Jérôme Barrella
00:23:35aurait été interpellé
00:23:36ou en tout cas
00:23:36qu'il y aurait une démarche
00:23:37qui fait qu'il ne serait pas
00:23:39allé plus loin
00:23:39et en tout cas
00:23:40qu'il ne s'en serait peut-être pas pris
00:23:41à la jeune Yama
00:23:42et donc elle a reçu
00:23:44la menace
00:23:45de dire
00:23:46si vous continuez
00:23:47nous vous poursuivons
00:23:48pour un harcèlement
00:23:48nous ferons une main courante
00:23:49et c'est vous
00:23:50qui serez convoqué
00:23:52parce que vous noircelez
00:23:53à la gendarmerie
00:23:53alors qu'on vous dit
00:23:54que c'est en cours.
00:23:55Voilà,
00:23:55c'est le point,
00:23:56en fait c'est une affaire
00:23:57dans l'affaire,
00:23:57l'affaire Rosa
00:23:58est un scandale
00:23:59dans le scandale
00:23:59et c'est ça
00:24:00qui a fait comprendre
00:24:02au ministre de la Justice
00:24:03et à notre exécutif
00:24:04que la justice
00:24:05avait dysfonctionné
00:24:06et visiblement
00:24:07la gendarmerie également.
00:24:09La présidente de France Télévisions
00:24:11Delphine Ernot
00:24:12pourrait avoir menti
00:24:13en commission d'enquête.
00:24:14Oui,
00:24:14Delphine Ernot
00:24:15aurait-elle commis
00:24:16un délit de par jour ?
00:24:17La présidente de France Télévisions
00:24:18est accusée d'avoir menti
00:24:19sous serment
00:24:20devant la commission d'enquête
00:24:21sur la neutralité,
00:24:22le fonctionnement
00:24:23et le financement
00:24:23de l'audiovisuel public.
00:24:25Elle avait été auditionnée
00:24:26le 8 avril dernier
00:24:28et elle avait en effet
00:24:29affirmé sous serment
00:24:30qu'aucune entreprise
00:24:31n'avait été sollicitée
00:24:32pour préparer
00:24:33les salariés
00:24:33de France Télévisions
00:24:34à être entendues
00:24:35par la commission d'enquête.
00:24:37Sauf que,
00:24:37surprise,
00:24:38l'hebdomadaire Marianne
00:24:39révélait hier
00:24:40qu'un cabinet privé
00:24:41avait bien été mandaté
00:24:42par France Télévisions
00:24:43pour cette mission.
00:24:44Selon Marianne,
00:24:45Delphine Ernot
00:24:46aurait même participé
00:24:47en personne
00:24:48à un déjeuner de travail
00:24:50avec les dirigeants
00:24:50du cabinet de conseil
00:24:51Forward Global
00:24:53spécialisé dans
00:24:54l'accompagnement
00:24:54d'entreprises
00:24:55face aux risques numériques.
00:24:56économiques
00:24:57et informationnelles.
00:24:58Le député Charles Aloncle
00:24:59en a donc profité
00:25:00sur ses réseaux sociaux
00:25:01pour rappeler
00:25:02que le délit de parjure
00:25:03devant une commission
00:25:04d'enquête parlementaire
00:25:05est passible
00:25:05de 5 ans d'emprisonnement
00:25:07et de 75 000 euros d'amende.
00:25:09Mais France Télévisions
00:25:10ne se démonte pas.
00:25:11Selon son secrétaire général,
00:25:12cette affaire
00:25:13est une fumisterie de plus.
00:25:15Il assure que son groupe
00:25:16n'a jamais eu recours
00:25:17ni payé aucun cabinet de conseil
00:25:18pour préparer ses auditions.
00:25:20Et s'il ne nie pas
00:25:21que le déjeuner
00:25:21mentionné par Marianne
00:25:22a bien existé,
00:25:24il explique que le cabinet
00:25:25de conseil Forward Global
00:25:26a simplement partagé
00:25:27son expérience
00:25:28des commissions d'enquête
00:25:29à deux reprises
00:25:30en début de travaux
00:25:31comme l'ont également fait
00:25:32d'anciens ou actuels parlementaires.
00:25:34Un simple partage
00:25:35d'expériences.
00:25:36Donc, il faut quand même
00:25:36préciser que ce cabinet de conseil
00:25:38accompagne déjà
00:25:39France Télévisions
00:25:39depuis 2022
00:25:40sur un certain nombre
00:25:41de sujets légaux
00:25:42comme la protection
00:25:43des données
00:25:43ou la cybersécurité.
00:25:45Alors, va-t-il y avoir
00:25:46une enquête
00:25:46sur la commission d'enquête ?
00:25:47On n'est plus
00:25:48à une aberration près,
00:25:50pourquoi pas ?
00:25:50Je pense qu'on aura
00:25:51la suite assez vite.
00:25:53Et je fais juste
00:25:54une parenthèse,
00:25:55l'ARCOM vient d'annoncer
00:25:56qu'elle mettait en demeure
00:25:58Radio France
00:25:58pour sous-représentation
00:25:59du Rassemblement National
00:26:00en journée.
00:26:01Il n'y a pas plus
00:26:02d'informations pour le moment.
00:26:03Donc, c'est plutôt
00:26:03dans un sens
00:26:04et pas dans l'autre.
00:26:04C'est bien que l'ARCOM
00:26:06mette les points
00:26:06sur les îles.
00:26:08Deux Mauritaniens
00:26:09ont été mis en examen
00:26:10pour avoir blanchi
00:26:11des millions d'euros
00:26:12issus du trafic de drogue.
00:26:13Oui, affaire hallucinante.
00:26:15Deux jeunes ressortissants
00:26:17mauritaniens
00:26:17qui avaient mis en place
00:26:18un système de blanchiment
00:26:19de l'argent
00:26:20avec le narcotrafic
00:26:21lié à des maisons
00:26:23de refuge,
00:26:24des foyers sociaux
00:26:26où on accueillait
00:26:27des ressortissants africains.
00:26:29Et donc, ça a commencé
00:26:29par un jour un contrôle
00:26:30avec 200 000 euros sur eux.
00:26:32Donc, évidemment,
00:26:33les douanes se sont
00:26:33un peu inquiétées.
00:26:34On a remonté la filière.
00:26:35On a vu qu'il y avait
00:26:36tout un réseau de blanchiment.
00:26:37La structure,
00:26:39la plaque tournante
00:26:39étant en Belgique.
00:26:40La Belgique est souvent
00:26:41à l'origine
00:26:41de ce genre de pratiques.
00:26:43Et puis,
00:26:44on a découvert
00:26:45qui avait 377 000 euros
00:26:47dans un foyer
00:26:48du Val-de-Marne.
00:26:49Et puis, quand on a remonté
00:26:49la ficelle,
00:26:50on a vu que c'est tout simplement
00:26:51l'organisation
00:26:51d'un formidable système
00:26:53de blanchiment d'argent,
00:26:55de la drogue,
00:26:56mais couvert, évidemment,
00:26:57sous des activités sociales
00:26:58avec des personnes âgées.
00:26:59Tout ça très, très bien construit,
00:27:01très, très bien monté.
00:27:02Les deux mauritaniens
00:27:03ont évidemment été mis en examen.
00:27:05La justice se penche
00:27:06sur le dossier.
00:27:07On s'étonne
00:27:07que ça ait pu l'ir
00:27:08et si longtemps
00:27:09de façon impunie
00:27:11alors qu'ils étaient
00:27:12assez maladroits
00:27:12à finalement se trimballer
00:27:13sur eux
00:27:14avec des sommes aussi conséquentes,
00:27:15eh bien, voilà,
00:27:16un jour,
00:27:16ils se sont fait prendre
00:27:16et maintenant,
00:27:17on remonte la filière.
00:27:19On suppose
00:27:19que les sommes concernées
00:27:21vont être un peu plus importantes
00:27:22et peut-être plus graves
00:27:23que ce qu'on a pris
00:27:24jusqu'à présent.
00:27:26Autre business
00:27:27qui tourne bien,
00:27:28celui des banquettes
00:27:28de voitures, Perico.
00:27:30Un peu surréaliste,
00:27:31donc on a constaté ça,
00:27:32c'est dans le Val-de-Marne,
00:27:33c'est spécialisé
00:27:34dans ce département.
00:27:36On pique
00:27:37les banquettes arrières,
00:27:38donc une fois,
00:27:38deux fois,
00:27:39trois fois,
00:27:39on a constaté
00:27:40qu'il y avait
00:27:40ces vols à la tire.
00:27:43Pourquoi la banquette arrière ?
00:27:44On ne le sait toujours pas,
00:27:45on se pose sur la question,
00:27:46je ne sais pas
00:27:46s'il va y avoir
00:27:47une commission d'enquête,
00:27:48mais en tout cas,
00:27:49ça fait floreste,
00:27:50peut-être pour la revente
00:27:51vers des pays étrangers
00:27:52où on manque,
00:27:53ou peut-être
00:27:53qu'on les retransforme.
00:27:55Ça veut dire
00:27:56qu'aujourd'hui,
00:27:56en France,
00:27:57vous prenez un produit donné,
00:27:59ça peut être
00:27:59de la clé à mollet,
00:28:00de la pince à linge,
00:28:01et on fait du trafic.
00:28:02Maintenant,
00:28:02c'est des banquettes arrières,
00:28:03évidemment,
00:28:03il faut casser la voiture.
00:28:04Là aussi,
00:28:05on pouvait penser
00:28:06que c'était un cas isolé,
00:28:08et non,
00:28:08c'est une filière,
00:28:09c'est un vrai business.
00:28:10On remonte,
00:28:11on remonte,
00:28:12évidemment,
00:28:12aujourd'hui,
00:28:13petit à petit,
00:28:13et on suppose
00:28:14que ce sont des trafics
00:28:15qui sont destinés
00:28:16aux pays de l'Est
00:28:16où on peut-être
00:28:17en remeubleurait,
00:28:18on compléterait
00:28:19des voitures fatiguées
00:28:20avec ces banquettes arrières.
00:28:21Donc,
00:28:21si vous avez
00:28:21des banquettes arrières,
00:28:23attachez-les,
00:28:23vérifiez-les bien.
00:28:24Voilà,
00:28:25c'est devenu une denrée rare.
00:28:26Il y avait le cuivre,
00:28:26à un moment donné,
00:28:27sur les voies ferrées,
00:28:28et maintenant,
00:28:28ce sont les banquettes
00:28:29arrières des voitures.
00:28:31Une jeune britannique,
00:28:33membre d'un mouvement féministe,
00:28:34est portée disparue à Paris
00:28:35depuis le soir
00:28:36de la victoire du PSG.
00:28:37On en approche
00:28:38chaque jour
00:28:39d'une information nouvelle.
00:28:40Lucie Stemp,
00:28:41une jeune femme de 28 ans,
00:28:42n'a plus donné signe de vie
00:28:43depuis le 30 mai dernier,
00:28:45soirée de victoire
00:28:45et d'émeute.
00:28:46Le ministère des Affaires
00:28:47étrangères britannique
00:28:48a bien confirmé
00:28:49cette disparition
00:28:49au Figaro
00:28:50et affirmait
00:28:51mettre en contact
00:28:52avec les autorités françaises.
00:28:54Une enquête
00:28:54a donc été ouverte.
00:28:55Lucie Stemp
00:28:55a été localisée
00:28:56pour la dernière fois
00:28:57par ses proches
00:28:58dans le quartier de Bercy,
00:28:59dans le 12e arrondissement de Paris.
00:29:01Elle est décrite
00:29:01par son beau-père
00:29:02comme très vulnérable
00:29:04et c'est le collectif
00:29:05féministe Némésis
00:29:06qui a relayé
00:29:07sa disparition en France.
00:29:08Lucie Stemp
00:29:08fait elle-même partie
00:29:09d'un collectif féministe
00:29:11identitaire en Angleterre.
00:29:12Selon le Télégraphe,
00:29:13la police du Kent,
00:29:14le ministère
00:29:15des Affaires étrangères
00:29:16britannique et Interpol
00:29:17collaborent pour tenter
00:29:18de retrouver cette jeune femme.
00:29:20Je vous invite
00:29:21à consulter Internet
00:29:21pour avoir son visage en tête
00:29:23et aider les services de recherche.
00:29:24C'est à l'affaire,
00:29:25visiblement.
00:29:25Encore une.
00:29:26J'espère qu'on en saura
00:29:27assez vite
00:29:27avec des résultats
00:29:28plutôt rassurants.
00:29:32On commence carrément
00:29:34avec l'hymne de la Coupe du Monde.
00:29:35Elvin, bonjour.
00:29:36L'administration Trump
00:29:38qui a refusé l'admission
00:29:39de l'arbitre somalien
00:29:41Omar Arthane,
00:29:42c'est justifié ?
00:29:42Oui, la Coupe du Monde
00:29:43n'a pas encore officiellement débuté.
00:29:45Que les polémiques
00:29:46sont déjà d'actualité,
00:29:47l'arbitre somalien
00:29:48Omar Adoul Khadir Arthane
00:29:50devait officier
00:29:51lors du Mondial
00:29:51mais il a été refoulé
00:29:52lors de son arrivée
00:29:53aux Etats-Unis
00:29:54après près de 10 heures
00:29:56d'interrogatoire
00:29:57la police de l'immigration
00:29:58lui a désigné la sortie
00:30:00il a dû quitter le pays
00:30:01en quelque sorte
00:30:02c'est une humiliation
00:30:03avant une éviction.
00:30:04L'arbitre explique
00:30:05qu'il avait tous les papiers
00:30:06en règle
00:30:07ajoutant
00:30:07je pense qu'ils ont un problème
00:30:09avec mon pays.
00:30:10L'administration Trump
00:30:11justifie ça
00:30:12par des liens
00:30:12entre l'arbitre
00:30:13et des membres
00:30:14présumés d'organisations terroristes.
00:30:16Et puis que dit
00:30:17la FIFA dans tout ça ?
00:30:18Gianni Infantino
00:30:19le président a réagi hier
00:30:20il a dit
00:30:20c'est malheureux
00:30:21ce qui lui est arrivé
00:30:22mais nous ne contrôlons pas tout
00:30:23nous cherchons toujours
00:30:24des solutions
00:30:25mais nous ne sommes pas
00:30:26les maîtres du monde
00:30:27bon malgré tout
00:30:28bonne coupe du monde à tous
00:30:29c'est le début de ce soir
00:30:30à 21h avec Mexique
00:30:31Afrique du Sud.
00:30:32Ce qui est aberrant
00:30:33dans cette affaire
00:30:33c'est que les Etats-Unis
00:30:34vous faites une demande
00:30:35de visa
00:30:36avec j'allais dire
00:30:37un dossier complet
00:30:38en amont
00:30:39avant que vous partiez
00:30:40dans les consulats compétents
00:30:42donc on vous donne
00:30:42l'autorisation
00:30:43de venir aux Etats-Unis
00:30:44et ils savent
00:30:44qui vous êtes
00:30:45et pourquoi vous venez
00:30:45et on attend
00:30:46que vous arriviez
00:30:47sur le territoire américain
00:30:48vous êtes accueilli
00:30:49par un policier
00:30:49qui regarde votre dossier
00:30:50on vous met de côté
00:30:51et là on vous dit
00:30:51on vous renvoie chez nous
00:30:52je trouve que c'est un sadisme
00:30:53sans nom
00:30:54si on ne veut pas quelqu'un
00:30:55et je pense que les charges
00:30:56qui étaient portées
00:30:56contre ce monsieur
00:30:57étaient suffisantes
00:30:59pour justifier qu'il ne vienne pas
00:31:00on le laisse venir
00:31:01et c'est ensuite
00:31:02qu'on décide
00:31:02finalement vous partez chez vous
00:31:03je trouve ça absolument
00:31:05insupportable
00:31:06Et Elvin, j'en profite
00:31:07pour annoncer que Sud Radio
00:31:08aura sa propre émission
00:31:10pour suivre la Coupe du Monde
00:31:11ça s'appellera
00:31:11Les Tontons du Mondial
00:31:12ça commence lundi 15 juin
00:31:14jusqu'au 19 juillet
00:31:16vous pourrez suivre
00:31:17la Coupe du Monde
00:31:18sur Sud Radio également
00:31:20On est bon sur Sud Radio
00:31:21en foot
00:31:21Toujours
00:31:22On fait même des diagnostics
00:31:25qui s'avèrent souvent exact
00:31:26Bravo Elvin
00:31:28Jamais les premiers
00:31:29Gérald Darmanin
00:31:30est-il sur la bonne voie
00:31:31pour réformer la justice
00:31:33on en parle dans un petit instant
00:31:34avec le député européen
00:31:36Jean-Paul Garraud
00:31:37qui sera avec nous
00:31:38dans un petit instant
00:31:39n'hésitez pas
00:31:40à l'interroger en direct
00:31:41sur Sud Radio
00:31:420826 300 300
00:31:43à tout de suite
00:31:44Sud Radio
00:31:44la France dans tous ses états
00:31:46Péricault Légas
00:31:47Maud Koffler
00:31:49Gérald Darmanin
00:31:50aurait-il dû présenter
00:31:52sa démission
00:31:53comme l'aurait clamé
00:31:54hier une tribune
00:31:54parue dans Libération
00:31:55est-il en mesure
00:31:57de porter à lui seul
00:31:58la responsabilité
00:31:58d'un tel chantier
00:31:59pour réparer
00:32:00les défaillances
00:32:01du système juridique
00:32:02le garde des Sceaux
00:32:03a dû peint sur la planche
00:32:04à quelques mois
00:32:04de la présidentielle
00:32:05on en parle avec un magistrat
00:32:07justement
00:32:07aujourd'hui député européen
00:32:08du Rassemblement National
00:32:09Jean-Paul Garraud
00:32:10bonjour
00:32:12bonjour
00:32:13bonjour Jean-Paul Garraud
00:32:14merci d'être en direct
00:32:15avec nous
00:32:15à l'antenne
00:32:16de Sud Radio
00:32:18Gérald Darmanin
00:32:19le garde des Sceaux
00:32:20est en difficulté
00:32:21évidemment
00:32:23les dessous
00:32:24de l'affaire Yana
00:32:24où on a vu
00:32:25qu'il y a quand même
00:32:25des carences de la justice
00:32:26qui sont absolument inacceptables
00:32:29sa tentative
00:32:29de réformer
00:32:30la justice
00:32:31je vois que
00:32:31son projet de loi
00:32:32sur le plaid des coupables
00:32:33a été repoussé en commission
00:32:36est-ce que le ministre
00:32:37s'agite
00:32:38en fait
00:32:38parce qu'il se sent
00:32:39en difficulté
00:32:40ou est-ce que c'est quelqu'un
00:32:41dont certains disent
00:32:42qu'il a vraiment essayé
00:32:43de réformer la justice
00:32:44qu'il a eu courageusement
00:32:46la volonté
00:32:46de prendre des décisions
00:32:47et que c'est le système
00:32:48qui l'empêche
00:32:48d'aller plus loin
00:32:49qu'est-ce qu'il faut déduire
00:32:50de ce blocage
00:32:52Oui
00:32:53Écoutez
00:32:54M. Darmanin
00:32:54est au centre
00:32:56du système
00:32:57qui existe
00:32:58déjà depuis
00:32:58de nombreuses années
00:33:00il a été
00:33:01dans plusieurs gouvernements
00:33:03il arrive actuellement
00:33:05en bout de course
00:33:06puisqu'il y a
00:33:07des élections
00:33:08donc de 2027
00:33:09donc s'il avait dû
00:33:10faire des choses
00:33:11en faveur de la justice
00:33:12elles auraient déjà
00:33:12été faites
00:33:13c'est au début
00:33:14d'un mandat
00:33:14naturellement
00:33:15qu'il faut aller
00:33:16vraiment au fond
00:33:17des choses
00:33:17en ce qui concerne
00:33:18le système judiciaire
00:33:19parce que la maison justice
00:33:20elle s'écroule
00:33:22malheureusement
00:33:22elle s'écroule
00:33:23et on le sait
00:33:23depuis longtemps
00:33:24j'étais mon ami magistrat
00:33:25j'étais
00:33:27une des raisons
00:33:28d'ailleurs
00:33:28pour laquelle
00:33:28j'ai fait la politique
00:33:29c'est pour essayer
00:33:29de contribuer
00:33:30à la restauration
00:33:32de cette maison justice
00:33:33parce que
00:33:34évidemment
00:33:34c'est un des pouvoirs
00:33:35régaliennes de l'Etat
00:33:37et naturellement
00:33:38je savais malheureusement
00:33:39que si rien n'était fait
00:33:41nous allions arriver
00:33:42à des extrémités
00:33:43comme ce qui s'est passé
00:33:44avec cette terrible affaire
00:33:45d'Eliana
00:33:46donc nous le voyons
00:33:48il faut agir
00:33:49maintenant le ministre
00:33:51essaye de se débrouiller
00:33:53comme il peut
00:33:54il fait de la communication
00:33:55mais il est évident
00:33:56qu'il ne fera rien
00:33:57que ça soit lui
00:33:59ou un autre
00:34:00rien ne bougera
00:34:01parce que
00:34:02le système
00:34:02il est tel qu'il est
00:34:03avec ceux
00:34:04tels qu'ils sont
00:34:05et donc
00:34:06en réalité
00:34:07rien ne bougera
00:34:07il faut prendre
00:34:09sous plusieurs aspects
00:34:12ce sujet
00:34:13de fond
00:34:13à la fois
00:34:14bien entendu
00:34:15par rapport
00:34:16à l'affaire elle-même
00:34:17et au niveau
00:34:18d'une réforme
00:34:19structurelle
00:34:19de la justice
00:34:20car les choses
00:34:21ne peuvent pas durer
00:34:22comme cela
00:34:22moi si vous voulez
00:34:23je suis
00:34:25même en tant que
00:34:25professionnel
00:34:26et en tant que politique
00:34:27je suis révolté
00:34:29par tout ce qui se passe
00:34:30parce que
00:34:31ce sont des millions
00:34:32de nos concitoyens
00:34:33qui souffrent
00:34:33de tout cela
00:34:35et parmi eux
00:34:36les plus vulnérables
00:34:37en général
00:34:38comme des enfants
00:34:39donc c'est
00:34:40l'émotion
00:34:41naturellement
00:34:42est là
00:34:42d'autant plus
00:34:43que tout ceci
00:34:44devait être pris en compte
00:34:45il y a longtemps
00:34:46et je précise
00:34:48que ceci
00:34:49n'est pas que
00:34:49de la responsabilité
00:34:50de M. Macron
00:34:51et de M. Darmanin
00:34:52les choses remontent
00:34:53à bien plus longtemps
00:34:55et si vous voulez
00:34:56je ne veux pas
00:34:57politiser le discours
00:34:58naturellement
00:34:59mais quand vous avez
00:35:00des discours
00:35:01justement
00:35:01qui sont très permissifs
00:35:03sur les délinquants
00:35:05sur la violence
00:35:06enfin
00:35:07je pourrais vous en parler
00:35:08en détail
00:35:09bon évidemment
00:35:09il ne faut pas s'étonner
00:35:10qu'il y ait une explosion
00:35:11de la violence
00:35:12que l'institution judiciaire
00:35:14soit débordée
00:35:15d'autant plus
00:35:16qu'elle a
00:35:16d'une façon endémique
00:35:18naturellement
00:35:19elle est dans la misère
00:35:20depuis longtemps
00:35:21alors après
00:35:22il y a bien sûr
00:35:23les personnels
00:35:24on peut en parler
00:35:25je l'écoute
00:35:25parfaitement bien
00:35:27mais bon
00:35:28il y a peut-être aussi
00:35:29quelques réponses à faire
00:35:30mais vous voyez
00:35:31je peux vous dire cela
00:35:33Jean-Paul Garraud
00:35:34est-ce qu'on veut parler
00:35:35de scandale
00:35:36pour l'affaire
00:35:36pour l'affaire Liana
00:35:37et ensuite évidemment
00:35:38les tentatives
00:35:39du garde des Sceaux
00:35:40de j'allais dire
00:35:41de reprendre la situation
00:35:42en main
00:35:42est-ce que ce n'est pas
00:35:43plutôt un problème
00:35:44structurel de nos institutions
00:35:46de la façon
00:35:46dont fonctionne
00:35:47le gouvernement
00:35:48de la façon
00:35:49dont les ministères
00:35:50sont constitués
00:35:51et sont structurés
00:35:52est-ce qu'un ministre
00:35:53tel qu'il est
00:35:54il aurait pu
00:35:57éviter
00:35:57d'arriver
00:35:58là où nous en sommes arrivés
00:35:59en prenant
00:36:00des dispositions
00:36:01sur le fonctionnement
00:36:02de la magistrature
00:36:03des juges d'instruction
00:36:04des enquêtes
00:36:05avec la gendarmerie
00:36:06ou est-ce que finalement
00:36:07il est
00:36:08dites-moi la vérité
00:36:09est-ce qu'il n'est pas coupé
00:36:10à un moment donné
00:36:10est-ce que l'administration
00:36:12cette grosse machine
00:36:13ne le tient pas
00:36:14à l'écart
00:36:15et fait en sorte
00:36:16que ce soit lui
00:36:16ou un autre
00:36:17qu'il en sache
00:36:17le moins possible
00:36:18pour qu'elle puisse
00:36:19continuer à agir
00:36:20à sa guise
00:36:20en fonction des méthodes
00:36:21qui sont les siennes
00:36:22non
00:36:24franchement
00:36:24le ministre
00:36:25évidemment
00:36:26il a des pouvoirs
00:36:28entre guillemets
00:36:28limités
00:36:28sur la justice
00:36:29en tant qu'exercice
00:36:31de la justice
00:36:31parce qu'il n'a rien à dire
00:36:32dans le cours normal
00:36:34des affaires
00:36:34mais par contre
00:36:35sur tout ce qui entoure
00:36:37la justice
00:36:38structure
00:36:39la structure
00:36:39la justice
00:36:40l'administration
00:36:41de la justice
00:36:42la politique pénale
00:36:44notamment
00:36:44il est maître d'oeuvre
00:36:46c'est lui
00:36:46qui évidemment
00:36:47sous l'autorité
00:36:48du premier ministre
00:36:49et du président
00:36:50de la république
00:36:50met en oeuvre
00:36:52une vraie politique pénale
00:36:54issue
00:36:54bien entendu
00:36:55d'un gouvernement
00:36:56enfin d'une politique
00:36:58qu'il a expliqué
00:37:00précédemment
00:37:01et c'est pour cela
00:37:02d'ailleurs
00:37:02qu'il a été nommé
00:37:03c'est pour ça
00:37:03que le gouvernement
00:37:05a été élu
00:37:06voilà
00:37:07donc il a la maîtrise
00:37:08il peut le faire
00:37:09sauf que
00:37:10si vous voulez
00:37:10ce n'est pas un an
00:37:11avant la fin
00:37:13d'un quinquennat
00:37:15qu'on commence
00:37:15à se réveiller
00:37:16véritablement là-dessus
00:37:17c'est clair
00:37:18tout ce qui arrive
00:37:18aujourd'hui
00:37:19tout ce qui arrive
00:37:20aujourd'hui
00:37:20est malheureusement
00:37:22déjà arrivé
00:37:22parce que nous avons
00:37:23eu déjà
00:37:24des cas terribles
00:37:25je ne peux pas même
00:37:27c'est terrible
00:37:27citer tout le nombre
00:37:29de ces jeunes
00:37:30qui ont été tués
00:37:32dans des conditions
00:37:33épouvantables
00:37:33avec cette augmentation
00:37:35considérable
00:37:36des violences
00:37:36d'ordre sexuel
00:37:37notamment
00:37:38bon
00:37:38et bien
00:37:39si vous voulez
00:37:39au début d'un mandat
00:37:41au début d'un mandat
00:37:42on s'attelle
00:37:42à un chantier
00:37:43et vous savez
00:37:44sur un chantier
00:37:45comme celui-là
00:37:465 ans
00:37:47c'est pas si
00:37:48c'est assez court
00:37:49en fait
00:37:50parce qu'il faut
00:37:51que les mesures
00:37:51aient des mesures
00:37:52d'urgence à prendre
00:37:53et puis ensuite
00:37:54il y a des mesures
00:37:55à plus long terme
00:37:56qui nécessitent
00:37:57évidemment
00:37:57des réformes
00:37:58en profondeur
00:38:00notamment législatives
00:38:01mais sans aller
00:38:02sur de nouvelles lois
00:38:04des lois
00:38:04des circonstances
00:38:05sont déjà
00:38:06tous les outils
00:38:07en main
00:38:07mais sauf que
00:38:09les magistrats
00:38:10les personnels
00:38:11de justice
00:38:12et puis en ce qui concerne
00:38:13le pénal
00:38:14la gendarmerie
00:38:15la police
00:38:15bon
00:38:16on a besoin
00:38:19véritablement
00:38:19d'une action politique
00:38:20derrière
00:38:21qui soutienne
00:38:22qui donne
00:38:23un flux
00:38:23qui donne les ordres
00:38:25en ce qui concerne
00:38:25les forces de l'ordre
00:38:27et qui font en sorte
00:38:28de restaurer
00:38:28l'autorité de l'état
00:38:29et de combattre
00:38:30cette violence
00:38:31qui est en augmentation
00:38:33évidemment
00:38:34très très très importante
00:38:36précisément
00:38:36Jean-Paul Garot
00:38:37vous êtes ancien magistrat
00:38:38vous êtes député européen
00:38:39donc vous connaissez bien
00:38:40l'aspect politique
00:38:41et l'aspect judiciaire
00:38:42de la problématique
00:38:43est-ce que le fait
00:38:44que ce gouvernement
00:38:44n'ait pas une majorité
00:38:46nette
00:38:47franche
00:38:48qui représente
00:38:49la majorité
00:38:49du peuple français
00:38:50qu'il n'y ait pas de vision
00:38:51qu'il n'y ait pas
00:38:51de programme politique
00:38:52fait qu'on est là
00:38:53et qu'on vivote
00:38:54quelque part
00:38:55on s'agite au gouvernement
00:38:56mais qu'il faut
00:38:57quand on a de telles réformes
00:38:58qu'il y ait une majorité
00:38:59solide
00:38:59là je vois son projet
00:39:00de plaidé coupable
00:39:01a été repoussé
00:39:02par la commission
00:39:03de 18 voix contre 12
00:39:04le rassemblement national
00:39:05s'est abstenu
00:39:06il aurait pu la faire passer
00:39:07pourquoi il y a eu
00:39:08abstention du rassemblement national
00:39:09sur le projet
00:39:10de réforme de la justice
00:39:11de M. Darmanin ?
00:39:12parce que ce sont
00:39:13des réformes
00:39:14ce sont des réformes
00:39:15à la marge
00:39:15c'est quelque chose
00:39:17d'assez superficiel
00:39:19ce n'est pas avec cela
00:39:20qu'on va régler
00:39:21l'engorgement
00:39:22des tribunaux
00:39:23qu'on va rendre
00:39:24une meilleure justice
00:39:25ce sont des phénomènes
00:39:27parcellaires
00:39:27donc ça n'a pas
00:39:28d'importance
00:39:29en réalité
00:39:29si vous voulez
00:39:30donc et sur
00:39:31le plaidé coupable
00:39:32en particulier
00:39:33il y a
00:39:34moi
00:39:34vous êtes personnellement
00:39:36favorable ou non ?
00:39:37vous êtes favorable
00:39:37à ce sujet personnellement ?
00:39:53vous comprenez
00:39:54je ne veux pas schématiser
00:39:55entre une affaire
00:39:56entre une affaire complexe
00:39:58et une autre
00:39:58qui ne l'est pas
00:39:59en général
00:40:00on a les mêmes procédures
00:40:01donc c'était
00:40:02un gâchis de temps
00:40:03d'argent
00:40:04etc
00:40:04bon donc d'ailleurs
00:40:05l'une des clés
00:40:06l'une des clés
00:40:08qui consistera
00:40:09à faire des économies
00:40:10et qui permettra
00:40:12effectivement
00:40:12d'aller plus
00:40:13c'est la simplification
00:40:14de la procédure
00:40:15pour cela
00:40:16il faut reprendre
00:40:16de la souveraineté
00:40:17de la souveraineté
00:40:18juridique et judiciaire
00:40:19il faut ne plus être
00:40:21sous la coupe
00:40:21évidemment de Bruxelles
00:40:22ça nécessite
00:40:23quelques réformes
00:40:25dont un référendum
00:40:26que nous avons prévu
00:40:26dès évidemment
00:40:272027
00:40:28voilà
00:40:28ça fait partie
00:40:29d'un des aspects essentiels
00:40:30mais si vous voulez
00:40:31tout ce qui peut être fait
00:40:33bon qui peut être
00:40:34un peu favorable
00:40:35on le votera
00:40:35mais ça ne changera rien
00:40:38rien
00:40:38absolument rien
00:40:39Est-ce que Jean-Paul Garraud
00:40:40il en est du ministère
00:40:42de la justice
00:40:42comme de celui
00:40:43de l'éducation nationale
00:40:45et voire de l'agriculture
00:40:47ce sont des ministères
00:40:48très lourds
00:40:49avec des corporations
00:40:50très solides
00:40:51qui font bloc
00:40:52qui font face
00:40:53et pour lesquels
00:40:54il faut vraiment
00:40:54une énergie
00:40:55une volonté politique
00:40:57courageuse
00:40:57pour busculer
00:40:59vous vous souvenez
00:40:59de M. Alec
00:41:00qui parlait de
00:41:00bousculer le mammouth
00:41:01est-ce qu'il n'y a pas
00:41:01finalement différents types
00:41:02de mammouth
00:41:03à bousculer en France ?
00:41:05Oui mais moi je connais
00:41:07très très bien
00:41:07l'appareil judiciaire
00:41:08si vous voulez
00:41:09il peut y avoir
00:41:10du corporatisme
00:41:11Il y a la résistance
00:41:12c'est un grand débat
00:41:13oui oui bien entendu
00:41:15et d'ailleurs
00:41:16j'ai quelques idées
00:41:17là-dessus
00:41:17notamment en ce qui concerne
00:41:19la politisation
00:41:20de la justice
00:41:20ça c'est un vrai
00:41:21grand sujet
00:41:22et notamment
00:41:23ah oui
00:41:24ah oulala oui
00:41:25et notamment au sujet
00:41:26du conseil supérieur
00:41:27de la magistrature
00:41:27composé évidemment
00:41:29des organisations syndicales
00:41:30et sur lesquelles
00:41:30on peut imaginer
00:41:31un autre système
00:41:32notamment évidemment
00:41:33des magistrats
00:41:34auquel je tiens
00:41:35c'est un système
00:41:35qui pourrait être désigné
00:41:37tiré au sort
00:41:38et non plus passé
00:41:39par des organisations
00:41:40syndicales
00:41:41très politisées
00:41:41comme bien entendu
00:41:42le syndicat
00:41:43de la magistrature
00:41:44ça fausse tout
00:41:45donc ça fausse
00:41:46les carrières des magistrats
00:41:47ça fausse énormément de choses
00:41:48donc il y a beaucoup
00:41:48à faire
00:41:49de ce côté-là
00:41:50mais vous savez
00:41:51le corps de la magistrature
00:41:52est composé de gens
00:41:53et pas que la magistrature
00:41:54tous les personnels de justice
00:41:55les greffiers et autres
00:41:56qui fondamentalement
00:41:58veulent rendre justice
00:42:00souvenez-vous
00:42:01de cette tribune
00:42:02qui a été
00:42:03qui est passée
00:42:04c'était en 2021
00:42:06signée par 3000 magistrats
00:42:08et même ça a été ouvert
00:42:10aux greffiers
00:42:10à d'autres
00:42:11il y a eu 5000 signatures
00:42:12après le suicide
00:42:13de cette jeune magistrate
00:42:15Charlotte je crois
00:42:16de 29 ans
00:42:17bon
00:42:17qui ne
00:42:19qui ne pouvait plus
00:42:20être dans ce dilemme
00:42:21épouvantable
00:42:22qui était de dire
00:42:23bon je fais ce que je peux
00:42:24mais je vais forcément
00:42:24juger mal
00:42:25parce que je ne peux pas
00:42:26arriver à juger bien
00:42:27je n'ai pas le temps
00:42:28je n'ai pas les moyens
00:42:29je n'y arrive pas
00:42:30etc
00:42:30et donc il y a beaucoup
00:42:32beaucoup beaucoup
00:42:33il y a une grande majorité
00:42:34des magistrats
00:42:35qui sont comme cela
00:42:36il y a d'ailleurs
00:42:36une majorité des magistrats
00:42:37qui ne sont pas forcément
00:42:39politisés
00:42:39mais si vous voulez
00:42:40c'est une minorité
00:42:42agissante
00:42:43qui est virulente
00:42:44je dirais
00:42:44dont il faut
00:42:46mais naturellement
00:42:47s'occuper
00:42:47car il n'y a pas lieu
00:42:48à ce qu'il y ait
00:42:49de la politique
00:42:51dans la magistrature
00:42:52de quelque nature
00:42:53ce soit
00:42:53et que c'est l'impartialité
00:42:54qui doit prévaloir
00:42:55nous sommes bien d'accord
00:42:56et on espère que ça ira
00:42:57dans ce sens
00:42:57en tout cas
00:42:58que le prochain gouvernement
00:43:00qui sortira des unes
00:43:01en 2027
00:43:02prendra les dispositions
00:43:03qui s'imposent
00:43:03merci Jean-Paul Garraud
00:43:04d'avoir été avec nous
00:43:05pour ce témoignage
00:43:05et je n'hésiterai pas
00:43:06à faire appel à vos services
00:43:07parce que j'aurai besoin
00:43:08de décryptage
00:43:09sur l'affaire judiciaire
00:43:10merci
00:43:12vous restez avec nous
00:43:13nous allons parler
00:43:14démographie française
00:43:15une étude de l'INSEE
00:43:16donne des chiffres alarmants
00:43:18sur la population française
00:43:19en 70 ans
00:43:20voilà
00:43:21pourra-t-on préserver
00:43:22notre système social
00:43:23système de retraite
00:43:24est-ce que l'immigration
00:43:25est en train de prendre
00:43:26une place
00:43:26effectivement
00:43:27à un moment donné
00:43:28qui constituerait un déséquilibre
00:43:29dans la démographie française
00:43:30on en discute avec
00:43:32Nicolas Pouvreau-Monti
00:43:33directeur de l'observatoire
00:43:35de l'immigration
00:43:36et de la démographie
00:43:37auteur de
00:43:37Immigration-Mitéralité
00:43:39et puis à 13h30
00:43:39nous aurons l'opinion
00:43:41d'un économiste
00:43:42Thibaut Prébé
00:43:43lui qui est auteur
00:43:44de Démographie
00:43:45et la bombe tranquille
00:43:45voyez la conjonction
00:43:46des deux observables
00:43:48midi 14h
00:43:49Sud Radio
00:43:50la France dans tous ses états
00:43:53le face à face
00:43:55vous êtes bien sur Sud Radio
00:43:57en ce jeudi 11 juin 2026
00:43:59il est 13h05
00:44:00et nous allons
00:44:01aborder un sujet
00:44:03qu'on peut qualifier
00:44:04de grave
00:44:05très important
00:44:06et même alarmant
00:44:08une récente enquête
00:44:10de l'INSEE
00:44:10nous annonce
00:44:12donc si bien de l'INSEE
00:44:13nous annonce
00:44:13que la démographie française
00:44:14va évoluer
00:44:16que la population
00:44:17va baisser
00:44:17et que évidemment
00:44:19cette évolution
00:44:20cette régression démographique
00:44:21va entraîner
00:44:22bien entendu
00:44:23des complications
00:44:24pour ne pas dire
00:44:25d'une certaine façon
00:44:26peut-être une probabilité
00:44:28de chaos
00:44:28je reçois pour en parler
00:44:29Nicolas Pouvreau-Monti
00:44:31que vous connaissez bien
00:44:32sur cette antenne
00:44:33qui est venu nous parler souvent
00:44:34il est directeur
00:44:35de l'observatoire
00:44:36de l'immigration
00:44:36et de la démographie
00:44:38donc c'est un sujet
00:44:38qui n'est pas nouveau
00:44:39c'est un sujet
00:44:40qui est au coeur
00:44:40de l'actualité
00:44:41qui interpelle les français
00:44:42qui interpelle la classe politique
00:44:44et puis nous aurons
00:44:45un appoint
00:44:46d'avis à 13h30
00:44:48avec l'économiste
00:44:48Thibault Prébé
00:44:50qui lui a écrit
00:44:51démographie
00:44:51la bombe tranquille
00:44:52vous voyez
00:44:52entre les deux titres
00:44:53voilà
00:44:54l'immigration
00:44:54mites et réalités
00:44:55de Nicolas Pouvreau-Monti
00:44:57et démographie
00:44:58la bombe tranquille
00:44:58on voit bien
00:44:59qu'il y a un problème
00:44:59avec deux analyses complémentaires
00:45:02Nicolas Pouvreau-Monti
00:45:03merci d'être à l'antenne
00:45:04avec nous en studio
00:45:05dites-moi
00:45:06l'oiseau de mauvaise augure
00:45:07que vous étiez
00:45:08qui nous racontait
00:45:08des choses terribles
00:45:09très inquiétantes
00:45:10sur la démographie
00:45:12et l'immigration
00:45:12qui s'est fait montrer du doigt
00:45:13traiter de d'exignophobie
00:45:15un genre d'extrême droite
00:45:16j'en passe
00:45:16et des meilleurs
00:45:18finalement
00:45:19l'INSEE
00:45:19vous donne un petit peu raison
00:45:20quelque part
00:45:21vous n'êtes pas si
00:45:22de mauvaise augure
00:45:23que ça
00:45:23vous aviez
00:45:23vous aviez féré quelque chose
00:45:25ou vous avez simplement
00:45:26fait votre travail
00:45:27écoutez alors
00:45:28si on veut être
00:45:29complètement juste
00:45:30envers l'INSEE
00:45:31démographique se trompent toujours
00:45:33ça fait partie de leur nature
00:45:34quand on projette une situation
00:45:36il est vrai néanmoins
00:45:37que les dernières projections
00:45:38de l'INSEE
00:45:39qui avaient été publiées
00:45:40avant celle-ci
00:45:40avant celle dont nous parlons
00:45:41aujourd'hui
00:45:42qui date d'il y a 5 ans
00:45:43avaient été très clairement
00:45:44d'un optimisme exagéré
00:45:47quant aux perspectives
00:45:48de la fécondité
00:45:49et de la natalité en France
00:45:50d'où cette mise à jour
00:45:51effectivement
00:45:52avec un scénario central
00:45:53dans lequel l'INSEE
00:45:55nous explique
00:45:55que l'indice de fécondité
00:45:56c'est-à-dire
00:45:57le nombre moyen
00:45:57d'enfants par femme
00:45:59descendrait autour
00:46:00d'un enfant 45
00:46:011,45 enfants par femme
00:46:02pour mémoire
00:46:03on était encore à 2 enfants
00:46:04en France en 2010
00:46:05donc il y a eu un décrochage
00:46:06très rapide
00:46:07on était à 1,56 l'an dernier
00:46:08et on serait à 1,45 demain
00:46:09et en 70
00:46:10on était à 4,5 je crois
00:46:12quelque chose comme ça
00:46:12formidable
00:46:13en 1970 ?
00:46:13oui oui
00:46:14on était encore au-dessus des deux
00:46:16mais on était sur la fin
00:46:17du baby boom
00:46:17et on était au-delà
00:46:18du seuil de la nouvelle
00:46:19c'est après la guerre
00:46:20je pense que c'était
00:46:20après la guerre
00:46:20on était dans les années 50
00:46:22c'est 1950
00:46:22absolument
00:46:23c'est ça
00:46:23on était au-dessus de 3
00:46:244,5
00:46:25alors là on était tranquille
00:46:26et il y a eu
00:46:27effectivement un décrochage
00:46:28très fort de la natalité
00:46:29depuis 2010
00:46:30alors le décrochage en France
00:46:32il s'inscrit dans une dynamique
00:46:33constatée dans tous les pays
00:46:34développés
00:46:35il y a vraiment une chute
00:46:36de la fécondité
00:46:37qui a des raisons structurelles
00:46:38qui sont les mêmes
00:46:39un peu partout
00:46:40le report de l'âge
00:46:41au premier enfant
00:46:42aujourd'hui une femme
00:46:43en moyenne a son premier enfant
00:46:44autour de 30 ans
00:46:44contre 24 ans
00:46:46dans les années 70
00:46:48le changement des modes de vie
00:46:50et notamment le déclin
00:46:50de la conjugalité
00:46:51étonnamment
00:46:52comme on vit
00:46:53beaucoup moins fréquemment
00:46:54en couple
00:46:54dans tous les pays occidentaux
00:46:55on a aussi moins de chances
00:46:56d'avoir des enfants
00:46:58des éléments liés
00:46:59au mode de vie
00:47:00à des préférences individuelles
00:47:02liés aussi au fait
00:47:04qu'on vit de plus en plus loin
00:47:05du lieu où on travaille
00:47:06un changement complet
00:47:06des modes de vie
00:47:07donc ça c'est structurel
00:47:08en revanche c'est vrai
00:47:09qu'en France
00:47:10on s'en sortait plutôt pas mal
00:47:11par rapport à nos voisins
00:47:12jusqu'aux alentours
00:47:14de l'an 2010
00:47:15et dans les années 2010
00:47:16il y a eu un enchantement
00:47:17de choix politiques
00:47:18qui ont été mis en oeuvre
00:47:19de ruptures
00:47:20avec ce qui relevait
00:47:21du modèle français
00:47:22de la politique familiale
00:47:23avec notamment
00:47:24cette idée
00:47:24qu'on devait transformer
00:47:25la politique familiale
00:47:26en une simple politique sociale
00:47:28de redistribution
00:47:29vous savez
00:47:29on a conditionnalisé
00:47:31les allocations familiales
00:47:32au revenu
00:47:32on a raboté
00:47:33les heures familiales
00:47:33M. Hollande
00:47:35absolument
00:47:35et évidemment
00:47:36si ces mesures à elles seules
00:47:37n'expliquent pas le décrochage
00:47:38il est évident
00:47:39qu'elles ont eu un impact
00:47:40un impact qui est d'ailleurs
00:47:41attesté par des études scientifiques
00:47:42menées dans la situation française
00:47:44et donc la question
00:47:45de la responsabilité du politique
00:47:46sur un sujet
00:47:47qui est aussi culturel
00:47:48et intime
00:47:48est très clairement posée
00:47:50la projection de l'INSEE
00:47:52donne des chiffres
00:47:53qui sont
00:47:53à cette heure-ci
00:47:55très précis
00:47:55la France
00:47:56contrait
00:47:57dans 44 ans
00:47:5965,9 millions d'habitants
00:48:01soit 3,2 millions
00:48:03de moins
00:48:04qu'en 2026
00:48:05de cette année
00:48:05ça veut dire quoi
00:48:063,2 millions d'habitants
00:48:08en moins
00:48:08il y a des implications
00:48:10on se dit
00:48:11ah ben c'est bien
00:48:11la démocratie
00:48:12parce qu'on a peur
00:48:13de la démographie mondiale
00:48:14voilà
00:48:15c'est un chiffre énorme
00:48:163,2 millions
00:48:17c'est une baisse
00:48:18qui serait absolument
00:48:19historique en temps de paix
00:48:20très clairement
00:48:21dans l'histoire de France
00:48:22il y aurait à la fois
00:48:23cette baisse globale
00:48:24de la population
00:48:24que vous décrivez
00:48:25mais il y aurait aussi
00:48:27un remaniement général
00:48:28de la pyramide des âges
00:48:29c'est-à-dire que dans cette France
00:48:30redescendue
00:48:31à 66 millions d'habitants
00:48:32la part des personnes
00:48:33âgées de 65 ans et plus
00:48:34serait beaucoup plus forte
00:48:36qu'aujourd'hui
00:48:36et ça pose évidemment
00:48:37un ensemble de questions
00:48:39pour la plupart
00:48:40de nos dispositifs
00:48:41de solidarité
00:48:41c'est même un taux
00:48:42de plus de 80 ans
00:48:43qui battrait tous les corps
00:48:44c'est ça
00:48:44et par ailleurs
00:48:45qui va arriver assez vite
00:48:45le très grand âge
00:48:47tout à fait
00:48:47parce que l'espérance de vie
00:48:48devrait continuer à augmenter
00:48:49et c'est évidemment
00:48:49plutôt une bonne nouvelle en soi
00:48:51mais il se trouve
00:48:52que nos systèmes sociaux
00:48:53ont été conçus
00:48:54à une époque
00:48:55où la pyramide des âges
00:48:56était vraiment une pyramide
00:48:57c'est-à-dire avec un socle
00:48:58très large de jeunes
00:48:58et une petite pointe de gens
00:49:00qui arrivaient jusqu'à
00:49:01l'âge de la retraite
00:49:01aujourd'hui on va plutôt
00:49:03vers une pyramide renversée
00:49:05une sorte d'entonnoir
00:49:06finalement
00:49:06avec de moins en moins
00:49:07de classes d'âge jeunes
00:49:08de moins en moins
00:49:09de personnes qui entrent
00:49:11sur le marché du travail
00:49:12qui entrent dans les classes
00:49:13d'âge actives
00:49:14et une population âgée
00:49:16de 65 ans et plus
00:49:17qui correspond globalement
00:49:18aujourd'hui à l'âge de la retraite
00:49:19qui a vocation
00:49:20à continuer à croître
00:49:22donc ça pose des questions
00:49:22pour le système de retraite
00:49:23ça pose aussi des questions
00:49:24pour le système de santé
00:49:25parce qu'une population
00:49:26plus âgée
00:49:27c'est aussi une population
00:49:28qui consomme plus de soins
00:49:29c'est normal
00:49:29et c'est vraiment une révolution
00:49:31à laquelle on a trop tardé
00:49:32à se préparer
00:49:33et à laquelle on a aussi
00:49:34trop tardé
00:49:35à tenter d'apporter
00:49:36des réponses politiques
00:49:36Mais, bonne nouvelle
00:49:38il y a l'immigration
00:49:39on nous annonce
00:49:40qu'on pourra compenser
00:49:41les bébés que nous ne faisons pas
00:49:42par ceux qui viennent
00:49:43de l'extérieur
00:49:44Alors, immigration, mitérialité
00:49:45c'est le thème de votre livre
00:49:46c'est votre axe central
00:49:48Est-ce qu'en partie
00:49:50oui
00:49:51une immigration choisie
00:49:53pourrait j'allais dire
00:49:54colmeter une partie de la brèche
00:49:56ou non
00:49:57il faut vraiment
00:49:58que ce pays
00:49:58ait une politique
00:49:59de natalité
00:50:00et de fécondité
00:50:01très concrète
00:50:02et très différente
00:50:03de ce qu'elle applique
00:50:04jusqu'à présent
00:50:05Structurellement
00:50:05il me semble qu'il y a
00:50:06trois écueils majeurs
00:50:07dans cette idée
00:50:07de l'immigration
00:50:08comme solution miracle
00:50:09comme palliatif absolu
00:50:10à la dénatalité
00:50:11d'abord le fait
00:50:12qu'on le fait déjà
00:50:13c'est-à-dire qu'on a
00:50:14aujourd'hui en France
00:50:15plus de 30% des naissances
00:50:16qui sont issues
00:50:17d'au moins un parent
00:50:18néant dehors de l'Union Européenne
00:50:19une part de naissances
00:50:20issues de l'immigration
00:50:21qui a beaucoup augmenté
00:50:22depuis les années 2000
00:50:23ça ce sont vos dernières statistiques
00:50:24absolument
00:50:25qui sont fondées
00:50:25sur les données de l'INSEE
00:50:26et elles s'avèrent réelles
00:50:28elles sont complètement exactes
00:50:29en l'occurrence
00:50:29elles viennent des recensements
00:50:30de l'état civil
00:50:31l'INSEE vous savez
00:50:32suit les naissances
00:50:33par lieu de naissance
00:50:33des parents
00:50:35en l'occurrence
00:50:35et on sait que depuis l'an 2000
00:50:37le nombre de naissances
00:50:38d'enfants
00:50:38dont les deux parents
00:50:39sont nés en France
00:50:40a baissé de 28%
00:50:41alors que le nombre
00:50:42de naissances
00:50:43dont les deux parents
00:50:44sont nés hors de l'Union Européenne
00:50:45a augmenté de 73%
00:50:46donc il y a une natalité native
00:50:47qui se rétracte
00:50:48c'est sans appel
00:50:49et une natalité issue
00:50:50de l'immigration
00:50:51qui est très dynamique
00:50:52parce qu'augmentation
00:50:52de l'immigration
00:50:53et aussi parce que
00:50:54plus fort indice de fécondité
00:50:55de certaines populations immigrées
00:50:57donc un, on le fait déjà
00:50:58deux, les réserves démographiques
00:51:00au niveau mondial
00:51:01sont en train de s'épuiser
00:51:02parce que l'Europe
00:51:03n'est pas la seule zone du monde
00:51:04loin sans faux
00:51:07la France n'est pas la seule
00:51:08dans l'Europe
00:51:09l'Europe n'est pas la seule
00:51:09absolument
00:51:10l'Europe est vraiment
00:51:11l'une des pointes extrêmes
00:51:12du phénomène
00:51:12avec l'Asie de l'Est
00:51:13avec des pays comme
00:51:14la Corée du Sud
00:51:14par exemple
00:51:15le cas de pire c'est quoi
00:51:16Corée du Sud
00:51:17Espagne ou Italie
00:51:18je crois
00:51:18c'est ça
00:51:19l'Espagne est aujourd'hui
00:51:20à 1,1 enfant par femme
00:51:21l'Italie à 1,2
00:51:22et la Corée du Sud
00:51:23est autour de 0,8
00:51:24donc c'est l'un des indices
00:51:25les plus faibles du monde
00:51:26il y a plus de vieux
00:51:27qui survivent
00:51:28que de jeunes
00:51:28que de bébés qui naissent
00:51:30si on peut le présenter comme ça
00:51:32et aujourd'hui
00:51:33en France déjà
00:51:34depuis l'an dernier
00:51:34il y a plus de décès
00:51:36que de naissances
00:51:36c'est un renversement historique
00:51:37oui c'était l'an dernier
00:51:38que c'est arrivé
00:51:39tout à fait
00:51:39donc les réserves démographiques
00:51:41s'épuisent
00:51:42y compris d'ailleurs
00:51:43dans nos zones
00:51:44traditionnelles d'immigration
00:51:45si je puis dire
00:51:46l'indice de fécondité en Tunisie
00:51:48il est descendu
00:51:48à 1,6 enfant par femme
00:51:50l'an dernier
00:51:50il est passé sous
00:51:51les deux enfants par femme
00:51:52au Maroc
00:51:52qui reste un peu plus élevé
00:51:53en Algérie
00:51:54la seule zone du monde
00:51:55qui va garder durablement
00:51:56un surplus démographique
00:51:58pour employer cette expression
00:51:59un peu malheureuse
00:51:59c'est l'Afrique subsaharienne
00:52:01c'est là où justement
00:52:02il faudrait qu'elle soit jugulée
00:52:03pour des raisons sociales
00:52:04et des raisons alimentaires
00:52:06c'est ça
00:52:06ça pose à la fois
00:52:07la question du besoin
00:52:08qu'ont les populations
00:52:09de se fixer sur place
00:52:10pour assurer le développement
00:52:10des pays
00:52:11mais ça pose aussi
00:52:12la question du profil
00:52:13de l'immigration
00:52:13en provenance de cette zone
00:52:15qui est marquée globalement
00:52:16par ce qu'on appelle
00:52:17un faible niveau
00:52:17de développement humain
00:52:18c'est à dire
00:52:18faible niveau du système de santé
00:52:21faible niveau du système éducatif
00:52:23défaillance du système éducatif
00:52:24faible niveau de revenu
00:52:25et donc ça pose
00:52:26toutes les questions
00:52:27d'intégration
00:52:27qu'on devine
00:52:29non seulement qu'on devine
00:52:30mais qu'on constate
00:52:30si demain on souhaitait
00:52:31recourir massivement
00:52:32à cette zone
00:52:33qui sera la seule
00:52:34à continuer à faire
00:52:34beaucoup d'enfants
00:52:35dans les décennies qui viennent
00:52:35et puis enfin
00:52:36peut-être un troisième point
00:52:37même dans l'hypothèse
00:52:39où on effacerait
00:52:40ces deux premiers arguments
00:52:40l'immigration
00:52:42comme palliatif
00:52:42à la dénatalité
00:52:43c'est une solution sans fin
00:52:44il y a de ça
00:52:45un peu plus de 20 ans
00:52:46les Nations Unies
00:52:46avaient produit un rapport
00:52:47dont le titre
00:52:48lui a valu
00:52:49une certaine carrière
00:52:50sur internet
00:52:50ces dernières années
00:52:51qui était titré
00:52:52rapport sur l'immigration
00:52:53de remplacement
00:52:54donc on a dit
00:52:54l'ONU promeut
00:52:55le grand remplacement
00:52:56c'est pas du tout le cas
00:52:57il y avait le mot remplacement
00:52:59quand même dedans
00:52:59c'est ça
00:53:00simplement les Nations Unies
00:53:01avaient cherché
00:53:02à faire un exercice
00:53:03de projection
00:53:03pour savoir
00:53:04quels seraient
00:53:05les flux migratoires
00:53:05nécessaires
00:53:06dans les pays développés
00:53:07pour maintenir le ratio
00:53:08population de plus de 65 ans
00:53:10population d'âge actif stable
00:53:11et dans un pays
00:53:12comme la France
00:53:13sur 50 ans
00:53:13ça aurait impliqué
00:53:14ou ça impliquerait
00:53:15une immigration nette
00:53:16de 90 millions de personnes
00:53:18parce que les immigrés
00:53:19même quand ils travaillent
00:53:20vieillissent
00:53:20et ont droit à une retraite
00:53:21c'est très heureux
00:53:22et c'est très heureux
00:53:23mais donc il faut faire rentrer
00:53:24de nouveaux travailleurs
00:53:25pour payer la retraite
00:53:26des anciens travailleurs immigrés
00:53:27c'est une sorte de pyramide
00:53:28de Ponzi
00:53:28et au mieux
00:53:29c'est un pansement
00:53:30à des natalités
00:53:31mais ça n'est certainement
00:53:32pas une solution de long terme
00:53:33qui pour popper la France
00:53:34dans 50 ans
00:53:35et même avant
00:53:36et qui pour cotiser
00:53:38et assurer la pérennité
00:53:39de notre système social
00:53:40et de notre système
00:53:41de retraite
00:53:42j'en discute avec
00:53:43Nicolas Pouvromonti
00:53:45directeur de l'Observatoire
00:53:46de l'immigration
00:53:47et de la démographie
00:53:48auteur d'Immigration
00:53:50Mété Réalité
00:53:50vous avez vu que le débat
00:53:51est concret
00:53:52très précis
00:53:52nous débattons
00:53:54parce que l'INSEE
00:53:55vient d'envoyer des chiffres
00:53:56que l'on peut qualifier
00:53:57d'alarmants
00:53:57et on essaie de les décrypter
00:53:58avec Nicolas Pouvromonti
00:54:00vous nous appelez bien entendu
00:54:01au 0-826-300-300
00:54:03Emmanuel Galasso
00:54:03attend votre appel
00:54:04je sais que vous avez
00:54:06des choses à dire là-dessus
00:54:07je sais que vous avez
00:54:07votre opinion
00:54:08je sais que vous avez
00:54:09envie d'intervenir
00:54:10et ici c'est le parlons vrai
00:54:12on ne se cachera pas la face
00:54:13mais peut-être que le moment
00:54:15est venu de dire
00:54:16les choses telles qu'elles sont
00:54:16et de mettre les points
00:54:18sur le zi
00:54:18comme le monti
00:54:19de Nicolas Pouvro
00:54:20qui nous permet
00:54:21de dire la vérité
00:54:22toute la vérité
00:54:23rien que la vérité
00:54:23à tout de suite
00:54:24sur Sud Radio
00:54:33je reçois Nicolas Pouvromonti
00:54:36directeur de l'observatoire
00:54:37de l'immigration
00:54:37et de la démographie
00:54:38pour commenter
00:54:41décrypter les résultats
00:54:42de cette étude de l'INSEE
00:54:43qui annonce une régression
00:54:44de la démographie en France
00:54:45dans 70 ans
00:54:47moins 3 millions
00:54:48moins 3 millions d'habitants
00:54:50voilà
00:54:50mais d'ores et déjà
00:54:53un Nicolas Pouvromonti
00:54:55l'INSEE les révèle
00:54:57ça ne sort pas d'hier
00:54:59on a l'impression
00:54:59qu'ils découvrent
00:55:00tout d'un coup
00:55:01une situation
00:55:01qu'ils avaient peut-être
00:55:02sous-estimée
00:55:03c'est un organisme
00:55:04très sérieux
00:55:06il y a un autre organisme
00:55:07qui s'appelle
00:55:07l'INET
00:55:08qui lui est beaucoup
00:55:09plus politisé
00:55:10si je puis dire
00:55:10et qui a des analyses
00:55:12malgré tout
00:55:13et vous-même
00:55:13je fais allusion
00:55:14à votre rapport
00:55:14que vous avez publié
00:55:15il y a quelques semaines
00:55:17il y a quelques mois
00:55:17qui a provoqué
00:55:18il faut dire ce qui est
00:55:20un scandale
00:55:20dans une partie
00:55:21de la classe politique
00:55:21française
00:55:22vous annonciez
00:55:23vous étiez la petite
00:55:24fille d'Andersen
00:55:26qui disait que le roi
00:55:26était nu
00:55:26voilà
00:55:27en général
00:55:27c'est très dangereux
00:55:28de dire que le roi est nu
00:55:29et là vous avez l'INSEE
00:55:30qui dit
00:55:31le roi n'est pas nu
00:55:32mais il va être à poil
00:55:32assez vite finalement
00:55:34donc est-ce qu'on peut avoir
00:55:36un petit peu occulté
00:55:37ces chiffres
00:55:37ou les avoir atténués
00:55:38de façon très officielle
00:55:39ou est-ce qu'il y a des façons
00:55:41de les lire
00:55:41qui fait que
00:55:42mais c'est pas si grave que ça
00:55:44il y aura forcément
00:55:44une solution
00:55:45on se cache la face
00:55:46bien sûr
00:55:47je dirais qu'il y a un mélange
00:55:48de deux raisons
00:55:49une part effectivement
00:55:50d'aveuglement idéologique
00:55:51que vous décrivez
00:55:52dans une part des institutions
00:55:53que vous venez de citer
00:55:54notamment l'INED
00:55:55on se garde depuis très longtemps
00:55:57de tout ce qui pourrait être perçu
00:55:58comme un discours
00:55:59dit nataliste
00:56:00comme on se garde
00:56:01de nourrir toute forme
00:56:02d'inquiétude
00:56:02extraordinaire
00:56:03alors que c'est pour le coup
00:56:04plutôt l'origine de l'INED
00:56:05l'INED qui a été créé
00:56:06après 45
00:56:07a été pensé pour
00:56:08rappelez-nous ce qu'est l'INED
00:56:09l'INED c'est l'Institut National
00:56:11des Études Démographiques
00:56:12c'est absolument
00:56:12qui est une institution
00:56:13de recherche publique
00:56:14qui traite de ces questions
00:56:15de population
00:56:15organisme public
00:56:16organisme public effectivement
00:56:18qui a été créé après-guerre
00:56:19avec notamment la volonté
00:56:20de comprendre
00:56:21et de soutenir
00:56:22la dynamique démographique
00:56:23de la population française
00:56:25depuis on se méfie fortement
00:56:27parce qu'il y a eu
00:56:27de grands mouvements
00:56:28à l'INED
00:56:28dans les années 80-90
00:56:30avec un certain nombre
00:56:31de figures
00:56:32qui se sont élevées
00:56:32contre ce qu'on appelait
00:56:33l'obsession nataliste
00:56:34il y a très clairement
00:56:36cet aveuglement là
00:56:36qui est très présent
00:56:37et il y a peut-être
00:56:39un deuxième facteur
00:56:40d'explication
00:56:40qui là n'est pas complètement
00:56:41de la responsabilité
00:56:42de ces institutions
00:56:43qui est la rapidité
00:56:44du décrochage français
00:56:45c'est-à-dire que depuis 2010
00:56:47nous avons perdu
00:56:48plus de 20%
00:56:49de nos naissances
00:56:49chaque année
00:56:49ça s'accélère
00:56:50absolument
00:56:50par rapport à 2010
00:56:52on a perdu quasiment
00:56:53200 000 naissances
00:56:54on a maintenant
00:56:55un nombre de naissances
00:56:56qui est le plus bas
00:56:57depuis la fin
00:56:59de la seconde guerre mondiale
00:57:00nous avons un indice
00:57:01de fécondité
00:57:02c'est-à-dire un nombre
00:57:02moyen d'enfants par femme
00:57:03qui est le plus bas
00:57:04depuis la première guerre mondiale
00:57:06et c'est un décrochage
00:57:07d'autant plus spectaculaire
00:57:08que pendant assez longtemps
00:57:09la France faisait
00:57:10plutôt bonne figure
00:57:12sur ces questions démographiques
00:57:13au milieu de difficultés
00:57:15structurelles de l'Europe
00:57:16sur ce plan-là
00:57:17il y a beaucoup de pays d'Europe
00:57:18qui sont plongés
00:57:18dans ce qu'on appelle
00:57:19l'hiver démographique
00:57:19c'est-à-dire le fait
00:57:20que structurellement
00:57:21on fait moins d'enfants
00:57:22que ce qu'il faudrait
00:57:23pour renouveler naturellement
00:57:25les populations
00:57:25et donc la rapidité
00:57:27du phénomène
00:57:28accélérée par certaines
00:57:28des décisions politiques
00:57:29dont on a pu parler
00:57:30a sans doute surpris
00:57:31une partie des observateurs
00:57:32Nicolas, pour vous remonter
00:57:33est-ce que je peux vous poser
00:57:35brutalement la question
00:57:36d'un néophyte
00:57:37mais elle m'a l'air
00:57:38comme ça assez évidente
00:57:39vous me dites
00:57:40200 000 naissances
00:57:41en moins
00:57:42et j'apprends
00:57:43qu'il y a 450 000 étrangers
00:57:45qui arrivent
00:57:46tous les ans
00:57:48je ne suis pas
00:57:49je ne suis pas mathématicien
00:57:50mais ça ne va pas faire le compte
00:57:51à un moment donné ça
00:57:52ou est-ce que c'est
00:57:53une très mauvaise lecture
00:57:54il ne faut pas regarder
00:57:54les choses comme ça
00:57:55ou est-ce que j'ai le droit
00:57:56de vous poser la question
00:57:57vous pouvez absolument
00:57:58me la poser
00:57:58aujourd'hui
00:57:59si la population française
00:58:00continue de croître légèrement
00:58:01et si elle devrait
00:58:02selon le scénario de l'INSEE
00:58:03continuer à croître
00:58:04jusqu'en 2037 environ
00:58:06pour atteindre
00:58:06quasiment 70 millions d'habitants
00:58:08elle ne le doit
00:58:09elle ne le devrait
00:58:11qu'à la poursuite
00:58:12d'une immigration
00:58:13nombreuse
00:58:14c'est-à-dire que
00:58:14dès aujourd'hui
00:58:16on a besoin en France
00:58:17de plus de cercueils
00:58:18que de berceaux
00:58:18et donc l'augmentation
00:58:20de la population
00:58:20est portée par ces flux migratoires
00:58:22qui ont pris une ampleur
00:58:23inédite depuis 25 ans
00:58:25évidemment ça pose
00:58:25beaucoup de questions
00:58:26avec des provenances
00:58:27géographiques très précises
00:58:28il y a toujours eu
00:58:29des flux migratoires en France
00:58:30et la France s'est faite
00:58:31de flux migratoires
00:58:31on est d'accord
00:58:32depuis la civilisation
00:58:34gallo-romaine
00:58:35tant sur le plan des nombres
00:58:37que sur le plan
00:58:37effectivement de la structure
00:58:38géographique
00:58:38l'immigration
00:58:39que nous recevons aujourd'hui
00:58:40est absolument inédite
00:58:41elle marque une rupture
00:58:42beaucoup plus qu'une continuité
00:58:43maghrébine et subsaharienne
00:58:44oui c'est-à-dire qu'on a
00:58:46on a la moitié des immigrés
00:58:47en France
00:58:47qui sont d'origine extra-européenne
00:58:49très fort poussée
00:58:50de l'Afrique subsaharienne
00:58:50effectivement depuis l'an 2000
00:58:52maintient un niveau très haut
00:58:53du maghreb
00:58:54c'était vos statistiques
00:58:54tout à fait absolument
00:58:55absolument
00:58:57mais cette idée
00:58:58très mathématique
00:58:58qu'on peut remplacer
00:58:59des enfants
00:59:00qui ne naissent pas en France
00:59:01par de l'immigration
00:59:02d'abord c'est avoir
00:59:04une vision des réalités humaines
00:59:05qui est un peu simpliste
00:59:06les personnes ne sont pas interchangeables
00:59:08les peuples ne sont pas interchangeables
00:59:10et un pays qui choisirait
00:59:11de faire faire ses enfants
00:59:12par d'autres pays
00:59:13mettrait assez gravement en péril
00:59:15à la fois sa capacité
00:59:16de continuité dans l'histoire
00:59:17et même sa capacité
00:59:18de cohésion sociale
00:59:20mais par ailleurs
00:59:21c'est un palliatif
00:59:22qui est sans fin
00:59:23et qui est sans fin
00:59:24parce qu'il faut toujours
00:59:25apporter de nouveaux immigrés
00:59:26pour payer les retraites
00:59:28de ceux qui sont entrés précédemment
00:59:30sachant que les immigrés
00:59:31en France font en moyenne
00:59:32plus d'enfants
00:59:33que les natifs
00:59:33l'indice de fécondité
00:59:35des femmes nées au Maghreb
00:59:37et qui vivent en France
00:59:37est supérieur de moitié
00:59:38à celui des femmes nées en France
00:59:39c'est le double
00:59:40pour les femmes d'Afrique subsaharienne
00:59:41mais ça baisse assez vite
00:59:42à la deuxième génération
00:59:43et même dans une logique
00:59:45purement mathématique
00:59:45où on mettrait de côté
00:59:46tous les enjeux culturels
00:59:47sociaux
00:59:48peut-être même civilisationnels
00:59:49ça ne marcherait pas
00:59:50Nicolas Vouvonti
00:59:51vous vous rendez compte
00:59:52de l'ampleur de la démission
00:59:53on fait fabriquer
00:59:55à des pays
00:59:56dans le sud-est asiatique
00:59:57des biens de production
00:59:58qui ruinent nos industries
01:00:00et détruisent nos emplois
01:00:01mais on délègue
01:00:02et puis la grande distribution
01:00:03les importe
01:00:04parce que c'est pas cher
01:00:05formidable
01:00:05on ruine la France
01:00:06et là on délègue
01:00:07à des étrangers
01:00:08de faire les enfants
01:00:08que nous ne faisons pas
01:00:09vous vous souvenez
01:00:10de la phrase du général de Gaulle
01:00:11il faut donner l'indépendance
01:00:13à l'Algérie
01:00:14sans quoi mon village
01:00:15ne s'appellerait plus
01:00:15Colombais-les-deux-églises
01:00:16mais Colombais-les-deux-mosquées
01:00:17là
01:00:18tel que je suis en train
01:00:19de décrypter les chiffres
01:00:20de l'INSEE
01:00:21ça sera peut-être pas
01:00:22Colombais-les-deux-mosquées
01:00:23mais ça sera Colombais-la-mosquée
01:00:24et le clocher
01:00:25voyez
01:00:26on est en train quand même
01:00:27de modifier
01:00:27le paysage démographique français
01:00:29alors l'intégration marcherait
01:00:31il n'y aurait aucun problème
01:00:32je ne parle même pas
01:00:33d'assimilation
01:00:33la machine à intégrer
01:00:35qui est l'école de la République
01:00:36marcherait
01:00:36elle ne marche pas
01:00:37je suis désolé
01:00:38Nicolas Pouvromonti
01:00:39on va dans le mur là
01:00:41dites-moi franchement
01:00:42on a atteint
01:00:43un niveau de saturation
01:00:44dans notre système migratoire
01:00:46et donc aussi
01:00:46dans nos politiques d'intégration
01:00:47qui fait que
01:00:49rien ne pourra s'arranger
01:00:50si la pente continue
01:00:50alors la pente
01:00:51n'a rien de naturel
01:00:52il n'y a pas de fatalité
01:00:53dans nos politiques d'immigration
01:00:54ce sont des choix politiques
01:00:55qui peuvent être changés
01:00:56mais si on prend effectivement
01:00:57qu'un exemple
01:00:58qui est celui de l'école
01:00:59aujourd'hui
01:01:00vous avez au niveau national
01:01:01plus de 20%
01:01:02des élèves de CM1
01:01:03qui ne parlent jamais
01:01:05ou seulement parfois
01:01:06le français à la maison
01:01:07je ne parle pas de ceux
01:01:08qui parlent le français
01:01:08et un peu une autre langue
01:01:09je parle de ceux
01:01:10qui ne le parlent jamais ou peu
01:01:1120% en moyenne
01:01:12ça veut dire 40, 50, 70%
01:01:14dans certaines classes
01:01:15ça pose évidemment
01:01:16des difficultés en chaîne
01:01:17dans la mécanique
01:01:19de l'enseignement
01:01:21et aujourd'hui
01:01:22je pense qu'il y a
01:01:23peu d'autres questions
01:01:23que l'immigration
01:01:24qui engage aussi
01:01:25largement l'avenir du pays
01:01:26sa capacité à se projeter
01:01:28dans l'avenir
01:01:28parce qu'un pays
01:01:29qui devient méconnaissable
01:01:30à lui-même
01:01:31ou qui craint
01:01:31de le devenir demain
01:01:32c'est un pays
01:01:32qui n'envisage pas
01:01:34son avenir collectif
01:01:36il y a sans doute
01:01:36à terme aussi
01:01:37peu d'autres questions
01:01:38qui mettent en cause
01:01:39jusqu'à la capacité
01:01:40à vivre dans une forme
01:01:42de paix civile
01:01:42et il me semble
01:01:43que c'est pour ça
01:01:44qu'on doit réussir
01:01:44à faire en sorte
01:01:45collectivement
01:01:46que cette question
01:01:46soit à la fois discutée
01:01:47et tranchée clairement
01:01:48lors de l'élection présidentielle
01:01:50parce qu'une présidentielle
01:01:51c'est fait notamment
01:01:51pour traiter de ce genre
01:01:53de grandes questions nationales
01:01:54plus ça va
01:01:54plus on suppose
01:01:55que le clivage
01:01:56va se poser
01:01:57de façon peut-être
01:01:59violente
01:02:00en tout cas tendue
01:02:01dans le débat
01:02:02de l'élection présidentielle
01:02:03ça c'est clair
01:02:04et pour ça
01:02:05un certain nombre
01:02:06de nos voisins européens
01:02:07servent d'éléments
01:02:08d'avertissement
01:02:09il faut voir ce qui se passe
01:02:10au Royaume-Uni
01:02:10vous voyez
01:02:11les Britanniques
01:02:12en 15 ans
01:02:12manifestations massives
01:02:14les Britanniques
01:02:14en 15 ans
01:02:15ont voté 5 fois
01:02:16pour une réduction
01:02:17drastique de l'immigration
01:02:18ils ont donné
01:02:194 majorités électorales
01:02:20au parti conservateur
01:02:21qui s'est fait élire
01:02:21sur cette promesse
01:02:23et ils ont voté
01:02:23pour le Brexit
01:02:24qui quoi qu'on en pense
01:02:25s'était fait d'abord
01:02:26sur la promesse
01:02:27d'une reprise en main
01:02:27d'immigration
01:02:28et qu'est-ce que ça a donné
01:02:29ça a donné une immigration
01:02:30record
01:02:31parce que les gouvernements
01:02:32post-Brexit
01:02:33ont fait un peu n'importe quoi
01:02:34sur la question
01:02:35immigration nette
01:02:35de 2 millions de personnes
01:02:36en 3 ans au Royaume-Uni
01:02:38entre 2022 et 2024
01:02:39même en France
01:02:40on n'a pas connu ça
01:02:41et ce sentiment
01:02:42de trahison démocratique
01:02:43qui génère
01:02:44le genre de discorde civil
01:02:45qu'on voit aujourd'hui
01:02:46au Royaume-Uni
01:02:46il arrivera évidemment
01:02:48en France
01:02:48si on ne traite pas
01:02:49cette question
01:02:49comme on traite normalement
01:02:50les questions politiques
01:02:51par la voie démocratique
01:02:52par la voie parlementaire
01:02:54et peut-être
01:02:54par la voie du référendum
01:02:55car bien entendu
01:02:56les détecteurs du Brexit
01:02:57se réjouissent
01:02:58de dire
01:02:58regardez la situation
01:02:59est catastrophique
01:02:59parce qu'un des éléments
01:03:00fondamentaux du Brexit
01:03:01qui était cette protection
01:03:02contre une immigration
01:03:03non choisie
01:03:04est en train d'avoir
01:03:05des effets calamiteux
01:03:05sur l'économie
01:03:06de Grande-Bretagne
01:03:08je reçois Nicolas Pouvromonti
01:03:09il est bientôt 13h30
01:03:11sur Sud Radio
01:03:13La France dans tous ses états
01:03:14nous allons avoir
01:03:15le point de vue
01:03:16dans quelques instants
01:03:17de Thibaut Prébé
01:03:18qui est un économiste
01:03:18auteur de Démographie
01:03:19la bombe tranquille
01:03:20entre Démographie
01:03:21la bombe tranquille
01:03:21et Immigration
01:03:22puis des réalités
01:03:23on va avoir une synthèse
01:03:24qui va être très intéressante
01:03:24vous nous appelez
01:03:25au 0826 300 300
01:03:28dès 13h30
01:03:28vous avez la parole
01:03:29et vous prenez possession
01:03:30de cette émission
01:03:30on a évidemment
01:03:32impérativement besoin
01:03:33de votre avis
01:03:33et je sais qu'il sera pertinent
01:03:35et Nicolas Pouvromonti
01:03:36il répondra avec la ferveur
01:03:37et la pertinence
01:03:38qu'on lui connait
01:03:38à tout de suite
01:03:39sur Sud Radio
01:03:40midi 14h
01:03:41la France dans tous ses états
01:03:43midi 14h
01:03:45Sud Radio
01:03:45la France dans tous ses états
01:03:47Péricault Légas
01:03:49vous êtes bien sur Sud Radio
01:03:51il est 13h32
01:03:52vous avez la parole
01:03:52vous qui nous écoutez
01:03:53bien entendu
01:03:54que le thème
01:03:55dont nous débattons
01:03:55avec Nicolas Pouvromonti
01:03:56vous passionne
01:03:57vous interpelle
01:03:58vous inquiète
01:03:58la démographie en France
01:04:00la natalité
01:04:003 millions d'habitants
01:04:02en moins
01:04:03dans 50 ans
01:04:04et évidemment
01:04:05des conséquences économiques
01:04:07et sociales absolument tragiques
01:04:09si rien n'est fait
01:04:10pour j'allais dire
01:04:12pallier à ce problème
01:04:12nous sommes en ligne
01:04:14avec l'économiste
01:04:15Thibaut Prébé
01:04:17auteur de Démographie
01:04:18la bombe tranquille
01:04:19vous voyez je disais
01:04:19bonjour Thibaut Prébé
01:04:21avec le titre
01:04:21Immigration mit et réalité
01:04:22nous allons avoir
01:04:23deux visions complémentaires
01:04:25j'ai besoin de votre avis
01:04:25en tant qu'économiste
01:04:27est-ce que si on ne fait rien
01:04:29les statistiques de l'INSEE
01:04:31sont très précises
01:04:32c'est pas du fantasme
01:04:33c'est pas de l'idéologie
01:04:34je vais vous parler crûment
01:04:35est-ce que la facture
01:04:36peut être douloureuse
01:04:37si on ne prend pas
01:04:38les mesures qu'il faut
01:04:39pour repeupler la France
01:04:41avec des cotisants
01:04:42avec des gens qui contribuent
01:04:45avec des gens qui participent
01:04:46à l'économie de ce pays
01:04:48bonjour
01:04:49oui c'est deux questions
01:04:50et deux questions
01:04:50qui sont délicates
01:04:51déjà la question que vous posez
01:04:53je ne sais pas
01:04:53si elle a une réponse
01:04:54c'est-à-dire que vous dites
01:04:55est-ce qu'il faut
01:04:57repeupler la France
01:04:58on ne sait pas
01:04:58si c'est possible
01:04:59beaucoup de gens
01:05:00ont essayé
01:05:01sans forcément y arriver
01:05:01donc déjà savoir
01:05:02s'il faut
01:05:03il faudrait déjà savoir
01:05:04si on peut
01:05:04ensuite
01:05:06il y a un éléphant
01:05:06dans la pièce
01:05:07dans ce que dit
01:05:08le conseil d'orientation
01:05:08des retraites
01:05:09c'est qu'on nous parle
01:05:10aujourd'hui
01:05:11d'un problème financier
01:05:12qui est majeur
01:05:13on oublie deux choses
01:05:14la première
01:05:15c'est qu'un aggravement
01:05:16de deux points de déficit
01:05:17d'ici 2070
01:05:18si on n'avait pas déjà
01:05:19cinq à six points de déficit
01:05:21ce serait presque gérable
01:05:22donc il ne faut pas oublier
01:05:23la situation relativement
01:05:24cataclysémique
01:05:24dont on parle
01:05:25d'un point de vue budgétaire
01:05:26qui doit quand même
01:05:27être un point de départ crucial
01:05:28avant de regarder
01:05:29les dégradations évoquées
01:05:30et puis le dernier éléphant
01:05:31dans la pièce
01:05:31c'est le fait que la santé
01:05:33est un sujet
01:05:34qui est proche de la retraite
01:05:35donc beaucoup plus difficile
01:05:36on peut imaginer
01:05:37que des robots
01:05:38vont travailler à notre place
01:05:39en revanche
01:05:39les progrès en santé
01:05:40font juste qu'on vit
01:05:41plus longtemps malade
01:05:41donc ça coûte plus cher
01:05:42donc voilà
01:05:43on a beaucoup de défis
01:05:44devant nous
01:05:44je pense qu'ils sont tous
01:05:45gérables si on a le courage
01:05:46de les affronter
01:05:48je pense qu'il serait
01:05:49plus facile à gérer
01:05:50si la fécondité repartait
01:05:51je pense d'ailleurs
01:05:52que c'est possible
01:05:53mais je ne pense pas
01:05:53que ça va se décréter
01:05:54ou se manipuler
01:05:56certes
01:05:56enfin il y a des politiques publiques
01:05:57des politiques de natalité
01:05:58que la gauche a considéré
01:06:00quand même un petit peu
01:06:01je ne vais pas dire pétiniste
01:06:02mais enfin c'était une forme
01:06:03de vision de la France
01:06:05qui était patriarcale
01:06:07et donc on a remis en cause
01:06:08il complet sur le plan fiscal
01:06:09l'éditorialiste du Figaro
01:06:11mardi dernier
01:06:13Laurence de Charette
01:06:13titre
01:06:14la catastrophe qui vient
01:06:15elle dit évidemment
01:06:16inversion de la population
01:06:17en 2037
01:06:18c'est-à-dire demain matin
01:06:19en termes d'économie
01:06:20et elle ajoute
01:06:21effectivement
01:06:22et j'en discutais
01:06:23avec Nicolas Pouvromonti
01:06:24j'allais dire
01:06:25la technicisation de l'économie
01:06:26l'intelligence artificielle
01:06:28peut peut-être créer
01:06:29moins d'emplois
01:06:30et donc moins de cotisants
01:06:32et aggraver
01:06:32le phénomène démographique
01:06:33est-ce qu'on aura peut-être
01:06:34les deux lames
01:06:35qui vont passer
01:06:36au même moment
01:06:36sur le corps
01:06:39oui et c'est très prospectif
01:06:40et c'est pour ça
01:06:40que l'INSEE donne des avis
01:06:41qui sont en fait
01:06:42assez techniques
01:06:42en prolongeant des courbes
01:06:44parce que
01:06:44entre ceux qui vous disent
01:06:45qu'on va vivre 1000 ans
01:06:46ce qui rend l'équation
01:06:47quand même d'en fait
01:06:48un peu complexe
01:06:48et d'un autre côté
01:06:50l'INSEE qui a baissé
01:06:52par rapport à 2021
01:06:53son espérance de vie
01:06:54en 2070
01:06:55ce qui est cohérent d'ailleurs
01:06:56avec certains pays
01:06:56où ça baisse
01:06:57on est dans une incertitude
01:06:58qui est complète
01:06:59ce qui est sûr en tout cas
01:07:00c'est que
01:07:01s'il y a détruit des emplois
01:07:02ce qui est possible
01:07:03il n'est pas dit
01:07:03qu'on n'aura pas besoin d'autres
01:07:04on sait par exemple
01:07:05que pour la santé
01:07:06pour le son de personnes âgées
01:07:07on va avoir besoin
01:07:08d'une main d'oeuvre
01:07:09qui est colossale
01:07:09donc aujourd'hui
01:07:10on est dans une incertitude
01:07:11qui est énorme
01:07:12mais en fait
01:07:13le sujet c'est pas celui-là
01:07:14il y a deux sujets
01:07:15il y a comment on s'adapte
01:07:16quand une incertitude s'amène
01:07:17et ça j'ai envie de dire
01:07:18c'est un travail normal
01:07:19du quotidien
01:07:20et il y a comment
01:07:21sur une situation
01:07:21qui est connue
01:07:23qui est visible
01:07:25on fait
01:07:26on agit ou on n'agit pas
01:07:26je rappelle quand même
01:07:27aux auditeurs
01:07:28vous avez peut-être déjà parlé
01:07:29que la dernière fois
01:07:29que la France
01:07:30a été au seuil
01:07:31de renouvellement
01:07:31de la population
01:07:32c'était il y a 54 ans
01:07:33donc quand on tombe
01:07:34de notre chaise
01:07:35en disant à Lyon
01:07:35qu'il y a plus de morts
01:07:36que de naissances
01:07:36c'est un peu du foutage de gueule
01:07:38parce que c'est quand même
01:07:38très prévisible depuis très longtemps
01:07:40donc en fait aujourd'hui
01:07:41la question pour moi
01:07:41n'est moins de se projeter
01:07:42sur cette question
01:07:43qui est très difficile
01:07:44moi je pense
01:07:48qui ont été comme nous
01:07:49dans une période démographique
01:07:51de baisse
01:07:52qui n'ont été avant nous
01:07:52qu'un chômage qui baisse
01:07:53dans tous les pays dans le monde
01:07:54en revanche
01:07:55ça ne change rien au fait
01:07:56qu'on a un problème très concret
01:07:57qu'on doit régler
01:07:58quel que soit ses paramètres
01:07:59et qu'aujourd'hui
01:07:59on ne traite absolument pas
01:08:00vous voyez 74
01:08:02dernière année
01:08:03où il y avait un budget à l'équilibre
01:08:04et là Thibaut Prébet nous dit
01:08:0572 c'est ça
01:08:07en 1972
01:08:09dernière année
01:08:09où il y a eu un équilibre
01:08:10démographique positif
01:08:13Thibaut Prébet
01:08:13les chiffres de l'INSEE
01:08:15nous confirment
01:08:16qu'il y a une bombe tranquille
01:08:16dans la démographie
01:08:17le titre de votre livre
01:08:18est tout à fait légitime
01:08:20aujourd'hui
01:08:20il est légitimé
01:08:21parce que vous expliquez
01:08:22je l'ai lu je me souviens
01:08:22on avait dit
01:08:24qu'à un moment donné
01:08:24que vous y alliez
01:08:25un petit peu fort peut-être
01:08:26Nicolas Pouvron-Monti
01:08:27a pris lui aussi
01:08:28sa part de bois vert
01:08:30dans la gueule
01:08:32là vos deux analyses
01:08:34s'avèrent plutôt concordantes
01:08:35même si elles ne parlent pas
01:08:36du même calcul
01:08:38oui c'est gentil
01:08:39c'est vrai que moi
01:08:39je suis plus démographique
01:08:40et démographique
01:08:41que immigration et démographique
01:08:43mais il y a une réalité
01:08:44très claire
01:08:45qui est le manque de lucidité
01:08:46qui est lié au fait d'ailleurs
01:08:47que les politiques
01:08:48n'ont pas envie de répondre à ça
01:08:49et on voit que les premières réactions
01:08:50à l'orientation des retraites
01:08:51sont dans le déni
01:08:52c'est-à-dire
01:08:52sont en train de dire
01:08:53les seniors ne travaillent pas assez
01:08:54sont en train de dire
01:08:55oh là là mais on n'en sait rien
01:08:56ou c'est que des hypothèses
01:08:57du conseil d'orientation des retraites
01:08:59et c'est vrai que pour l'instant
01:09:00le sujet n'est pas traité
01:09:01mais on sait aussi
01:09:01que les réponses à ce sujet
01:09:03ne sont pas des réponses
01:09:04faciles politiquement
01:09:05et que c'est très coûteux
01:09:06pour quelqu'un aussi loin
01:09:07de la présidentielle
01:09:08de donner des réponses fortes
01:09:10donc on sait depuis le début
01:09:11que c'est un sujet
01:09:11qui va mobiliser une lucidité
01:09:13que tout le monde emploie
01:09:13et que personne n'a
01:09:14c'est vraiment le terme
01:09:15de la période
01:09:16la lucidité
01:09:16tout le monde ne parle de lucidité
01:09:17tout en racontant globalement
01:09:19n'importe quoi
01:09:19ce qui est certain
01:09:20c'est qu'on va en avoir besoin
01:09:23que les constats douloureux
01:09:25sont toujours intéressants
01:09:26mais si c'est un être facile à faire
01:09:28et par contre
01:09:29la réponse efficace
01:09:29est plus difficile à mener
01:09:31en tout cas
01:09:31il est plus difficile
01:09:32d'être élu
01:09:32sur l'idée de la monnaie
01:09:34Thibault Prébet
01:09:34au vu des statistiques
01:09:36que vous donnez
01:09:37dans Démographie
01:09:38Bon Tranquille
01:09:38que l'on corrobore
01:09:40corroboré par l'étude de l'INSEE
01:09:42et les analyses de Nicolas
01:09:45la retraite
01:09:45à moins de saigner
01:09:47à moins de saigner
01:09:48la bourgeoisie
01:09:49les grands capitales
01:09:50et de les faire cracher
01:09:51leurs tripes
01:09:52si ça continue comme ça
01:09:54la retraite à 64 ans
01:09:56ça serait une revendication
01:09:57de l'extrême gauche
01:09:58ça sera 67 ou 70
01:10:00dites-moi la vérité
01:10:01dites-moi la vérité
01:10:03mais c'est certain
01:10:04donnez-moi un chiffre
01:10:05si ça continue comme ça
01:10:07si ça continue comme ça
01:10:08on connaît le déficit
01:10:09il va augmenter
01:10:10il va augmenter
01:10:10encore une fois
01:10:11le problème c'est qu'on part
01:10:11de beaucoup trop
01:10:12on serait l'Allemagne
01:10:13on aura déficit à 2
01:10:14je vous dirais
01:10:14à la limite
01:10:15si on peut faire le choix politique
01:10:16de se dire qu'on va vers 4,5
01:10:17de déficit en 2070
01:10:18ce ne serait pas la fin du monde
01:10:19ce serait oublier la partie santé
01:10:21qui va être aussi très douloureuse
01:10:22et coûteuse
01:10:23mais on pourrait
01:10:24aujourd'hui
01:10:24de toute façon on n'a pas le choix
01:10:25et limiter nos problèmes
01:10:27de déficit ou de coûts
01:10:28au financement des retraites
01:10:30c'est le reste
01:10:31je donnerais quand même
01:10:32une raison pour laquelle
01:10:33les politiques
01:10:33n'ont pas agi
01:10:34contrairement à nos voisins
01:10:35et ça peut se comprendre
01:10:36je le rappelle
01:10:36c'est qu'on a eu un baby boom
01:10:38en France majeur
01:10:39qui a entraîné
01:10:39un chômage de masse majeur
01:10:41qui a aussi d'autres explications
01:10:42je m'en souviens
01:10:42c'était quand j'étais né
01:10:44et donc dans ce cadre là
01:10:45il est vrai qu'avec un chômage
01:10:47beaucoup plus élevé qu'ailleurs
01:10:48c'était assez logique
01:10:49de ne pas agir sous l'âge de retraite
01:10:50quand tous les seniors
01:10:50permettez au chômage
01:10:51ce temps est terminé
01:10:52le chômage structurel baisse
01:10:54l'emploi des seniors remonte
01:10:55il n'y a plus aujourd'hui
01:10:56aucune excuse pour ne pas agir
01:10:58donc on peut accepter l'idée
01:10:59qu'on a mis plus de temps
01:11:00que les autres
01:11:00mais cette excuse
01:11:01elle est terminée
01:11:02maintenant soit on agit
01:11:03soit on va laisser
01:11:04le problème de plus en plus grave
01:11:05à nos enfants
01:11:06avec le risque
01:11:07qu'ils se barrent
01:11:08Nicolas Pouvromant
01:11:09si vous entendez
01:11:10le professeur Prébé
01:11:12qui nous annonce
01:11:13des choses très concrètes
01:11:15je vais prendre le titre
01:11:16de son livre
01:11:16je vais vous le retourner
01:11:17la bombe tranquille
01:11:19elle va nous péter quand
01:11:20c'est une bombe
01:11:22à détonation lente
01:11:23parce que
01:11:24la difficulté
01:11:25c'est que
01:11:25elle se précise
01:11:27on peut prendre
01:11:28la métaphore de la bombe
01:11:29on peut aussi prendre
01:11:30la métaphore de la marée
01:11:31la marée descendante
01:11:32qui à l'oeil nu
01:11:33évidemment ne frappe pas
01:11:35d'une seconde à l'autre
01:11:35dans le fait qu'elle descend
01:11:36mais vous quittez la plage
01:11:38vous revenez une heure après
01:11:39vous vous rendez compte
01:11:39que la mer a beaucoup descendu
01:11:40il y a des petits tsunamis
01:11:41aussi quelquefois
01:11:42il peut y avoir des tsunamis
01:11:42absolument
01:11:43la question qui se pose
01:11:45de manière légitime
01:11:46c'est la marge de manœuvre
01:11:47du politique
01:11:47sur ces sujets
01:11:48parce qu'il est évident
01:11:50que nulle part dans le monde
01:11:51aucun gouvernement
01:11:52n'a jamais réussi
01:11:52à forcer sa population
01:11:54à faire des enfants
01:11:55d'abord
01:11:55aucune démocratie libérale
01:11:57ne peut avoir l'ambition
01:11:57de forcer les gens
01:11:59dans leurs choix les plus intimes
01:12:00et par ailleurs
01:12:00même les régimes autoritaires
01:12:02n'y arrivent pas
01:12:03il faut voir ce qu'est
01:12:03l'échec de la politique de Poutine
01:12:05en Russie sur ce sujet
01:12:06mais on pourrait prendre
01:12:07à peu près
01:12:07tous les exemples
01:12:08de politiques natalistes
01:12:10coercitives
01:12:10c'est quoi la cause
01:12:11et je vous pose la question
01:12:12à tous les deux
01:12:12c'est quoi la cause
01:12:13d'une bonne natalité
01:12:14un peuple qui vit heureux
01:12:15qui a envie de se reproduire
01:12:17passez-moi l'expression
01:12:18qui a envie de se faire des enfants
01:12:19parce qu'on est heureux
01:12:20dans ce pays
01:12:20parce qu'on a envie de le partager
01:12:21parce qu'on sait que la génération suivante
01:12:22va profiter
01:12:23on sait plus
01:12:24c'est quoi ce qui donne envie
01:12:26à un peuple
01:12:26de se reproduire
01:12:27et de se pérenniser
01:12:28c'est très mystérieux
01:12:29parce que vous savez
01:12:30le baby boom
01:12:30dont on parlait à l'instant
01:12:31il n'a pas commencé en 45
01:12:33il a commencé
01:12:34dans les années
01:12:35les plus sombres
01:12:36de notre histoire
01:12:36il a commencé en 42
01:12:38la natalité a reparti
01:12:39au milieu de la guerre
01:12:40c'est une espèce
01:12:40d'instinct de vie
01:12:41donc il y a des choses
01:12:42très peu prévisibles
01:12:45et parfois un peu irrationnelles
01:12:46dans les variations de la natalité
01:12:47en tout cas
01:12:48il y a quelque chose
01:12:49qui tient de la volonté
01:12:50de se projeter dans l'avenir
01:12:52la capacité parfois
01:12:54mais au moins la volonté
01:12:55à se projeter dans l'avenir
01:12:56ça tient aussi
01:12:57à un certain nombre
01:12:57de changements
01:12:58dans le mode de vie
01:12:59que j'ai pu évoquer
01:12:59mais le fait que
01:13:01le politique ne puise pas tout
01:13:02sur ce sujet
01:13:03parce que c'est évidemment
01:13:03un choix intime
01:13:04ne veut pas dire
01:13:05que le politique ne peut rien
01:13:06je pense qu'il y a vraiment
01:13:07deux lignes à tenir en même temps
01:13:09non ingérence
01:13:09non indifférence
01:13:10non ingérence
01:13:11parce que
01:13:12personne ne peut prétendre
01:13:14dicter combien d'enfants
01:13:14il faut avoir
01:13:15à qui que ce soit
01:13:15et non indifférence
01:13:16parce que
01:13:17le rôle d'un état
01:13:18c'est aussi de se soucier
01:13:19de l'avenir
01:13:21de sa population
01:13:22et dans le champ
01:13:23entre le nombre d'enfants
01:13:26que les français souhaitent avoir
01:13:28et le nombre d'enfants
01:13:29qu'ils ont vraiment
01:13:29même si le désir d'enfants
01:13:31a baissé ces dernières années
01:13:32il existe un delta
01:13:33c'est à dire que
01:13:34les français
01:13:34n'ont pas en moyenne
01:13:35le nombre d'enfants
01:13:36qu'ils souhaitent
01:13:37si on se fie
01:13:37à ce que nous en disent
01:13:39les études
01:13:39et donc le champ du politique
01:13:40peut être d'essayer
01:13:40de combler cet écart
01:13:41entre les enfants
01:13:42que les français souhaitent avoir
01:13:44et les enfants
01:13:44qu'ils ont vraiment
01:13:45Thibaut Prébé
01:13:45vous partagez cette analyse
01:13:47ou non ?
01:13:48pas du tout
01:13:49pas du tout
01:13:49enfin tout ce qui a été dit avant
01:13:51je suis très d'accord
01:13:51moi j'ai deux sujets
01:13:52le premier c'est que
01:13:53le plus gros changement
01:13:54pour donner ma réponse
01:13:55avant de commenter
01:13:56la précédente
01:13:57c'est qu'on a aujourd'hui
01:13:58le choix
01:13:58le progrès social
01:13:59à créer des possibilités
01:14:00on prend pour égoïsme
01:14:02la possibilité d'un choix
01:14:03qui n'existait pas avant
01:14:05avec des possibilités techniques
01:14:06des possibilités
01:14:07de travailler plus longtemps
01:14:08des possibilités pour les femmes
01:14:09de faire des carrières
01:14:09d'avoir moins de pression
01:14:10de ne pas se faire engueuler
01:14:11par ses parents
01:14:11si on n'a pas 4 enfants
01:14:12et donc en fait
01:14:13on taxe d'égoïsme
01:14:14l'existence d'un choix
01:14:15qui n'existait pas avant
01:14:16et pour vous répondre
01:14:17par exemple
01:14:17des pays qui ont tenu
01:14:18une forte fécondité
01:14:19comme l'Egypte
01:14:20en empêchant les femmes
01:14:21de bosser
01:14:21n'est pas un grand progrès
01:14:22si on prend le désir d'enfant
01:14:24moi je suis un peu plus
01:14:24inconspect
01:14:24parce que dans la dernière étude
01:14:26de l'INED
01:14:26il ressort à 1,9
01:14:27chez les femmes
01:14:28de moins de 30 ans
01:14:28on a aujourd'hui
01:14:29une fécondité de 1,56
01:14:31si on la corrige
01:14:31de ce qu'on appelle
01:14:32l'effet de tempo
01:14:41vous voyez
01:14:41à 90,70
01:14:42vous enlevez les gens
01:14:43qui sont totalement infertiles
01:14:44les gens qui n'arrivent pas
01:14:45à se trouver en couple
01:14:46parfois même
01:14:47l'effet de moyenne
01:14:47parce que si vous ne voulez pas
01:14:48autant d'enfants
01:14:50que votre conjoint
01:14:50on prend plutôt le minimum
01:14:51je trouve à titre personnel
01:14:52que la marge qui reste
01:14:53est très faible
01:14:54et je comprends
01:14:55que le politique se dit
01:14:56c'est plus sexy de dire
01:14:58on va permettre
01:14:59de réaliser le désir d'enfant
01:15:00que de dire
01:15:00il faut augmenter
01:15:01le désir d'enfant
01:15:02mais moi qui ne suis pas
01:15:02pour les politiques natalistes
01:15:03je dirais qu'il y a plus de chances
01:15:04à essayer de faire augmenter
01:15:05le désir d'enfant
01:15:06que à de le faire réaliser
01:15:07sachant de toute façon
01:15:08si vous donnez
01:15:09des bonnes conditions
01:15:10pour avoir un enfant
01:15:11en fait ça le fera
01:15:11tout autant augmenter
01:15:13que de le faire se réaliser
01:15:13donc je pense que c'est plus
01:15:15une différence sémantique
01:15:16qu'une différence fondamentale
01:15:17mais c'est vrai que je trouve
01:15:18que dans le débat public
01:15:19cette idée que le désir d'enfant
01:15:20est très contraint
01:15:21par rapport aux chiffres
01:15:22pour moi le gap
01:15:22est relativement légitime
01:15:23et je ne suis pas tellement sûr
01:15:24qu'on ait une marge
01:15:25désolé pour cette réponse
01:15:26un peu longue
01:15:26non non non
01:15:27très précise
01:15:29et qui va d'ailleurs
01:15:29engendrer une réérection
01:15:30de Nicolas Pouvont-Mondi
01:15:31qui pour popper la France
01:15:33dans 50 ans
01:15:34vous restez avec nous
01:15:35vous nous appelez
01:15:36nous avons Betty
01:15:36qui nous appelle d'Avignon
01:15:37et qui nous donnera la parole
01:15:38on assiste à un débat historique
01:15:40entre Nicolas Pouvont-Mondi
01:15:42et Thibaut Prébet
01:15:43en plus ils ont raison
01:15:44tous les deux
01:15:44ils ont peut-être tort
01:15:45je ne sais pas
01:15:46mais enfin en tout cas
01:15:46ils ont des positions
01:15:47extrêmement
01:15:48non non non
01:15:49mais attendez
01:15:49comme quoi il y a un vrai sujet
01:15:51et je pense qu'effectivement
01:15:52je prends conscience
01:15:53à l'instant qu'il est
01:15:54que ce sera un débat
01:15:55qui sera au cœur
01:15:55de la campagne présidentielle
01:15:56vous restez avec nous
01:15:57vous nous appelez
01:15:58au 0826-300-300
01:15:59on retrouve Nicolas
01:16:01Thibaut et Betty
01:16:02dans quelques minutes
01:16:09vous êtes bien sur Sud Radio
01:16:10il est 13h47
01:16:11j'ai deux pointures
01:16:13de la question démographique
01:16:14à l'antenne
01:16:15Nicolas Pouvont-Mondi
01:16:16qui est en studio
01:16:17directeur de l'Observatoire
01:16:19de l'immigration
01:16:19et de la démographie
01:16:20et puis Thibaut Prébet
01:16:22économiste
01:16:23auteur de La démographie
01:16:24bombe tranquille
01:16:25Thibaut Prébet
01:16:26vous ne saviez pas
01:16:26quel titre vous choisissiez
01:16:27quand vous avez fait ce livre
01:16:28parce qu'aujourd'hui
01:16:29les chiffres de l'NC
01:16:30non seulement vous donnent raison
01:16:32mais vous nous indique
01:16:33qu'il va falloir prendre
01:16:34le taureau par les cornes
01:16:36nous avons Betty
01:16:36qui nous appelle d'Avignon
01:16:37bonjour Betty
01:16:39bonjour à toute l'équipe
01:16:40voilà
01:16:41bon la démographie
01:16:42c'est un sujet pour vous
01:16:44je suppose évidemment
01:16:46Avignon notamment
01:16:47oui bah en fait
01:16:48bon moi personnellement
01:16:50je ne suis pas trop d'accord
01:16:51avec ce que disaient
01:16:54vos collaborateurs
01:16:56parce que
01:16:56mes invités
01:16:57mes invités
01:16:58j'ai pas encore l'honneur
01:16:59d'être leurs collaborateurs
01:17:00ce sont mes invités
01:17:01excusez-moi
01:17:02je pense
01:17:04au contraire
01:17:05que
01:17:06je ne vois pas
01:17:07non je ne pense pas
01:17:08que ça va diminuer
01:17:08je pense que ça va augmenter
01:17:10enfin peut-être pas augmenter
01:17:12tant que ça
01:17:12mais rester assez stable
01:17:14on parle de la population française
01:17:16oui
01:17:17en parlant de la population française
01:17:18vous pensez que l'INSEE
01:17:20se trompe
01:17:21l'INSEE se trompe
01:17:22écoutez moi
01:17:23je ne suis pas experte
01:17:25mais mon avis personnel
01:17:27oui ça ne va pas diminuer
01:17:29tant que ça
01:17:32Thibaut Prébé
01:17:33je vous donne la parole
01:17:33les chiffres de l'INSEE
01:17:35sont incontestables
01:17:36ou Betty
01:17:37peut avoir raison
01:17:37de dire
01:17:38c'est pas obligatoire
01:17:40si vous voulez
01:17:41il y a deux suivants
01:17:42la première c'est
01:17:43est-ce qu'il peut y avoir
01:17:43un fort rebond
01:17:44de la natalité
01:17:45ce que prouve
01:17:46l'expérience
01:17:47c'est que
01:17:47sur 195 pays au monde
01:17:49il y en a 185
01:17:50qui ont connu
01:17:50une baisse de leur fécondité
01:17:51dans les 5 dernières années
01:17:52donc il n'y a quand même pas
01:17:53beaucoup d'éléments
01:17:54qu'il est supposé
01:17:55qu'on pourrait subitement
01:17:55avoir une hausse de la fécondité
01:17:57moi je pense que la fécondité
01:17:58remontera au bout d'un moment
01:17:59quand la hausse de l'âge
01:18:00à la maternité
01:18:02montrera que ça devient une galère
01:18:03et que
01:18:04se transmettra
01:18:05d'un point de vue social
01:18:06l'idée qu'il faut
01:18:06la faire des enfants plus jeunes
01:18:07mais ça
01:18:07c'est un scénario
01:18:08auquel je crois
01:18:09mais pour dans 20 ans
01:18:09à court terme
01:18:10je ne vois aucune raison
01:18:11donc à partir de là
01:18:12il y a deux possibilités
01:18:12pour que la population monte
01:18:13soit qu'on vive
01:18:14beaucoup plus longtemps
01:18:15donc c'est possible
01:18:15avec l'IA
01:18:16je ne sais pas comment
01:18:17on finance ça
01:18:17mais c'est une possibilité
01:18:18mais c'est optimiste
01:18:19mais pourquoi pas
01:18:20et notre possibilité
01:18:20c'est qu'on ait une immigration
01:18:21qui augmente énormément
01:18:22ce qui ne me semble pas
01:18:23très réaliste
01:18:24donc j'aurais tendance à dire
01:18:25que le scénario de l'Issé
01:18:25pour moi
01:18:26qui suis plutôt statisticien
01:18:27de formation
01:18:28je n'ai pas tellement de raison
01:18:29de considérer qu'il est faux
01:18:30mais je respecte votre point de vue
01:18:32Nicolas Pouvromonti
01:18:33est-ce que ce chiffre-là
01:18:35peut un jour évoluer
01:18:36ou est-ce qu'un phénomène
01:18:37peut faire en sorte
01:18:38que finalement ça s'inverse
01:18:39écoutez
01:18:39j'espère que Betty aura raison
01:18:41et que l'Issé aura tort
01:18:42je pense néanmoins
01:18:43que la poursuite
01:18:44de la baisse de la fécondité
01:18:45et de la baisse des naissances
01:18:46dans les années qui viennent
01:18:47et sans doute
01:18:47dans les toutes prochaines décennies
01:18:49est quand même très probable
01:18:50ça ne veut pas dire
01:18:51qu'on ne peut rien y faire
01:18:52il y a un cycle très fort
01:18:53un cycle structurel
01:18:54qui est effectivement
01:18:55celui qu'on vient de décrire
01:18:56en matière de démographie
01:18:58comme en matière économique
01:18:59on peut mener
01:18:59ce qu'on appelle
01:19:00des politiques contracycliques
01:19:01qui ne vont pas forcément
01:19:02faire augmenter de 50%
01:19:03l'indice de fécondité
01:19:04du jour au lendemain
01:19:04mais qui vont à minima
01:19:06freiner la baisse
01:19:06et peut-être demain
01:19:08contribuer à un réamorçage
01:19:10de la fécondité
01:19:10qui aura évidemment
01:19:11d'autres raisons
01:19:12que les choix politiques
01:19:13ce que disait tout à l'heure
01:19:14Thibaut Prébet
01:19:15vous avez une petite divergence
01:19:16avec lui
01:19:16je suis par ailleurs
01:19:17assez d'accord
01:19:18avec ce que disait
01:19:18Thibaut Prébet
01:19:20on surjoue un peu le truc
01:19:21bien sûr
01:19:23et par ailleurs
01:19:24ce que disait Thibaut
01:19:25sur le rôle essentiel
01:19:27du changement
01:19:27dans les modes de vie
01:19:28dans les conditions de vie
01:19:29et y compris
01:19:30dans les conditions
01:19:31de maîtrise
01:19:32ou non de la procréation
01:19:33il est évident
01:19:33que ça fait partie
01:19:34des causes structurelles
01:19:35qui font effectivement
01:19:36que depuis le milieu
01:19:37des années 70
01:19:38on n'a pas dépassé
01:19:39le seuil de renouvellement
01:19:40des générations
01:19:40qui est à 2,1
01:19:41enfants par femme
01:19:42on y était quasiment
01:19:43en 2010
01:19:44on était à 2,03
01:19:45mais effectivement
01:19:45on n'est jamais repassé au-dessus
01:19:47sur la question
01:19:48du désir d'enfant
01:19:48qui est évidemment central
01:19:49là on touche
01:19:50sans doute aux limites
01:19:51de ce que peut faire
01:19:52le politique
01:19:52le politique peut accompagner
01:19:54le politique ne peut pas
01:19:55dicter les choix
01:19:56en la matière
01:19:57et d'ailleurs
01:19:58les politiques
01:19:59de communication
01:20:00slash propagande
01:20:01sur le sujet
01:20:02au niveau mondial
01:20:03ne marche pas très bien
01:20:04ce qu'on sait néanmoins
01:20:05et on l'a vu
01:20:06ces dernières années
01:20:07c'est que certains choix politiques
01:20:08de politique familiale
01:20:09peuvent accélérer
01:20:11une baisse de la fécondité
01:20:12ou peuvent peut-être
01:20:13demain si on fait l'inverse
01:20:14contribuer à la ralentir
01:20:15ou à l'augmenter
01:20:16typiquement il a pu être établi
01:20:17que le choix
01:20:19mené sous François Hollande
01:20:20de corréler le montant
01:20:22des allocations familiales
01:20:23au revenu
01:20:23ce qui n'était pas le cas
01:20:24auparavant
01:20:24on a rompu avec le principe
01:20:26d'universalité
01:20:26des allocations familiales
01:20:27ça a eu un impact mesuré
01:20:29sur la propension
01:20:30des foyers
01:20:31comptant au moins un cadre
01:20:32d'avoir ou non
01:20:33un enfant supplémentaire
01:20:34donc évidemment
01:20:34ça n'explique pas
01:20:35toute la marée descendante
01:20:36mais l'action politique
01:20:37n'est pas complètement neutre
01:20:38est-ce que vous vous connaissez
01:20:39tous les deux
01:20:39vous êtes déjà rencontrés
01:20:41Thibaut Prébé
01:20:41et Nicolas Bourg-Romonti
01:20:42je n'ai pas encore
01:20:43je pense qu'il serait bien
01:20:45que vous vous mettiez
01:20:46un jour ensemble
01:20:47autour d'une table
01:20:48que vous échangez
01:20:48vos expertises
01:20:49je veux bien vous inviter
01:20:50à déjeuner
01:20:50ou vous m'envoyez la facture
01:20:52mais je pense que
01:20:52votre rencontre concrète
01:20:53apporterait beaucoup
01:20:54à ce sujet
01:20:55sur la démographie
01:20:56parce que vous avez l'air
01:20:57de connaître votre dossier
01:20:58par cœur
01:20:58et ce que vous dites
01:20:59me semble particulièrement pertinent
01:21:00nous avons Hervé
01:21:01qui nous appelle d'Anthony
01:21:02bonjour Hervé
01:21:04bonjour
01:21:05Hervé vous êtes inquiet
01:21:06par la démographie en baisse
01:21:07ou vous êtes comme Betty
01:21:08vous considérez que non
01:21:09ça va s'arranger
01:21:10oui et non
01:21:11peut-être que si oui
01:21:12j'étais à la fois
01:21:13géographe et historien
01:21:14j'ai enseigné tout ça
01:21:16et donc moi
01:21:16j'avais été surpris
01:21:18de voir que
01:21:19le baby boom
01:21:20il commençait
01:21:21non pas après 1945
01:21:22mais en 1942
01:21:24c'est bien l'époque
01:21:24que c'est totalement irrationnel
01:21:26voilà tout à fait
01:21:26donc d'autre part
01:21:28si vous voulez
01:21:28je me souviens aussi
01:21:29avoir enseigné maintenant
01:21:30j'ai plus les chiffres en tête
01:21:31mais il y avait
01:21:33il y avait des projections
01:21:34qui avaient été faites
01:21:35dans les années 1930
01:21:36parce qu'il y avait
01:21:38pareil une baisse terrible
01:21:39de la fécondité
01:21:41la natalité
01:21:42et il était prévu
01:21:43que la population
01:21:44c'est ce qui a été dit
01:21:45il était prévu
01:21:46que la population française
01:21:47disparaisse en 1992
01:21:50donc si vous voulez
01:21:51les prévisions comme ça
01:21:53au bout d'un moment
01:21:53je n'y crois plus trop
01:21:55Jean Jaurès a dit
01:21:56que la France
01:21:56ne pouvait pas disparaître
01:21:57alors c'était sur
01:21:58d'autres paramètres
01:22:00je donne Nicolas
01:22:01je donne la parole
01:22:01à Thibaut Prébé
01:22:04est-ce que la population française
01:22:06peut un jour disparaître
01:22:07tout simplement
01:22:08non j'aurais deux choses
01:22:09à dire par rapport
01:22:10à ce que vous dites monsieur
01:22:10la première c'est que
01:22:11la première raison
01:22:13de baisse de la fécondité
01:22:13peut-être pas jusqu'au niveau actuel
01:22:15c'est la baisse de la mortalité
01:22:16c'est-à-dire
01:22:16quand on a moins de décès
01:22:18on fait moins d'enfants
01:22:19et à contrario
01:22:20quand on a beaucoup de décès
01:22:21on fait plus d'enfants
01:22:22et donc si vous dites
01:22:23qu'en fait c'est la mortalité
01:22:24qui lide quelque part
01:22:25à la fécondité
01:22:25l'idée que pendant une guerre
01:22:26où il y a beaucoup de morts
01:22:27la fécondité puisse repartir
01:22:28est en réalité
01:22:29plus logique
01:22:30que ce qu'on pourrait penser
01:22:31quand on a compris
01:22:32ce cheminement entre les deux
01:22:33ça c'est le premier point
01:22:34le deuxième point
01:22:35c'est que j'ai envie de vous dire monsieur
01:22:36moi je pense que
01:22:37pour une fois
01:22:38on se trompe peut-être complètement
01:22:39en disant que la fécondité
01:22:40va baisser
01:22:40que les populations vont baisser
01:22:41mais comme les politiques
01:22:42prennent toujours des scénarios
01:22:43trop optimistes
01:22:44pour finalement se retrouver
01:22:45en catastrophe budgétaire
01:22:46si une fois en base
01:22:47pour une fois en base
01:22:48nos scénarios
01:22:48sont des hypothèses
01:22:49qui ne sont pas très alléchantes
01:22:50ce qui nous permet
01:22:51de travailler correctement
01:22:52et en cas de bonne surprise
01:22:53de faire mieux
01:22:54et bien on survivra
01:22:55voilà
01:22:55donc j'espère qu'on se ronde tous
01:22:56mais qu'on va faire preuve de prudence
01:22:58pour qu'en cas de bonne surprise
01:22:59on soit mieux que prévu
01:23:00et pas l'inverse
01:23:01Nicolas Pouvromonti
01:23:02si je comprenais la devise
01:23:03de la France
01:23:03ça va être
01:23:04naître ou ne pas naître
01:23:05dat is the cushion
01:23:06c'est ça
01:23:07en tout cas
01:23:08on peut dire avec Jean Baudin
01:23:09qu'il n'est de richesse que d'hommes
01:23:10mais de fait
01:23:10la capacité du pays
01:23:12à se projeter
01:23:13dans son avenir économique
01:23:14dans son avenir collectif
01:23:15dépend assez largement
01:23:16de son avenir populationnel
01:23:18et sur cette question là
01:23:21je pense qu'il faut se garder
01:23:23à la fois de la pensée magique
01:23:24c'est à dire cette idée
01:23:25que demain un programme politique précis
01:23:27peut faire qu'on retrouve
01:23:28un niveau de naissance
01:23:29qui serait celui de 1950
01:23:30et dans le même temps
01:23:31il faut aussi se garder
01:23:32d'une forme de fatalisme
01:23:33et les responsables politiques
01:23:35se sont parfois convaincus
01:23:36que sur ce sujet
01:23:36il n'y avait pas grand chose à faire
01:23:38parce que finalement
01:23:38c'est des choix privés
01:23:39c'est vrai que c'est des choix privés
01:23:41les politiques familiales
01:23:42ne marcheraient jamais
01:23:43absolument jamais
01:23:45évidemment la marge de manœuvre
01:23:46est étroite
01:23:47évidemment une part de ces dynamiques
01:23:49échappe aux prévisions
01:23:50et là où monsieur a raison
01:23:51c'est que toutes les projections démographiques
01:23:52par nature
01:23:53sont vouées à se tromper
01:23:54il n'en demeure pas moins
01:23:55qu'on sait vers où on va
01:23:57et on a quelques idées
01:23:58de ce qu'on pourrait faire
01:23:58pour que la pente soit moins mauvaise
01:24:00que celle qui s'annonce
01:24:00Hervé
01:24:01Hervé est géographe et historien
01:24:03donc il a une vision plus
01:24:05Hervé écoutez
01:24:06mais merci
01:24:07merci d'avoir apporté
01:24:08cette pierre à l'édifice
01:24:10ou ce grain de sable
01:24:11dans la machine
01:24:12merci Thibaut Prébet
01:24:14démographie
01:24:15la bombe tranquille
01:24:16avec plaisir
01:24:16merci Nicolas Pouvromonti
01:24:19immigration, mitérialité
01:24:19je vous convoque
01:24:21tous les deux
01:24:22à défaut d'un déjeuner
01:24:23pour que vous vous rencontriez
01:24:25certainement pour une prochaine émission
01:24:26parce que je pense que ces sujets
01:24:27vont ouvrir beaucoup de perspectives
01:24:29beaucoup de commentaires
01:24:30et qu'on aura besoin
01:24:30de beaucoup de tâches
01:24:31à demain sur Sud Radio
01:24:34vous nous retrouvez à la Maud Beuvron
01:24:35parce que je serai en direct
01:24:37du salon de la chasse
01:24:38les chasseurs et les chasseresses
01:24:39il y aura Willy Schran
01:24:40ça va être un débat passionnant
01:24:42et puis au 0826 300 300
01:24:44vous pourrez bien sûr nous appeler
01:24:46et puis là je vous laisse
01:24:47avec Brigitte Laé
01:24:48qui va nous parler démographie
01:24:49mais certainement sous le signe de l'amour
01:24:51merci à tous les deux
01:24:52merci à tous les trois
01:24:53à demain
01:24:53bonne journée
01:24:54merci beaucoup
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