Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-06-10##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Eric Olegas.
00:00:30Parce que c'est une ville absolument merveilleuse.
00:00:32Donc nous délocalisons à Nîmes.
00:00:34Alors on délocalise rien du tout.
00:00:35Puisque nous sommes des gens du Sud, Sud Radio.
00:00:38Je rappelle que Sud Radio est né dans le Midi, dans les Pyrénées, puis à Toulouse.
00:00:42Et puis ensuite on s'est étendu à toute la France.
00:00:44Et le studio, le vrai studio de Sud Radio, c'est toute la France.
00:00:48Les Françaises et les Français et ses élus.
00:00:51Voilà, nous sommes ici à Nîmes à l'invitation du conseil départemental du Gard.
00:00:55A l'occasion des journées nationales de l'association.
00:00:57Un plus bio réseau national des collectivités qui construisent de nouveaux paysages alimentaires.
00:01:04Ça c'est une phrase politique.
00:01:05Et nous sommes reçus ici par Cathy Chollet, vice-présidente chargée de l'agriculture et de la qualité alimentaire.
00:01:12Vous nous recevez au nom de madame Françoise Laurent Perrigot, présidente du conseil départemental,
00:01:17qui est affairée, qui est occupée, mais vous la représentez avec beaucoup de dignité, chère Cathy Chollet.
00:01:22Et je peux vous dire notre joie d'être à Nîmes.
00:01:25Parce que Nîmes, c'est toute une histoire de France, c'est une histoire du Languedoc.
00:01:29C'est une partie de nos valeurs et de nos croyances.
00:01:32Et on se sent un peu ici chez nous.
00:01:33Merci Cathy Chollet de nous recevoir.
00:01:35Merci, bonjour Perrigot, bonjour sur Sud Radio.
00:01:39Ravi de vous accueillir à Nîmes.
00:01:40Et vous l'avez dit, à l'occasion des journées nationales d'un plus bio.
00:01:44Et donc, heureux de vous rencontrer dans l'hôtel Édouard Mouret,
00:01:49qui est un site exceptionnel du département du Gard.
00:01:52Avec un jardin, une fontaine, et puis ce petit vent, ce petit vent de mistral qui était...
00:01:55C'est un poème, en fait, c'est un poème.
00:01:57C'est un poème, mais on est des poètes.
00:01:58Je ne sais pas si...
00:01:59Voilà, je suis avec Arthur Boulot et Anne-Lise Ekman,
00:02:02qui m'accompagnent ici à Nîmes pour s'assurer de la bonne tenue de l'émission.
00:02:06Henri J. Maud Coffler, qui a programmé cette émission.
00:02:08Bonjour à tous !
00:02:09Et Julien Delmas, qui est presque un pays, puisqu'il est de Kian, lui, mais il n'est pas très
00:02:13loin.
00:02:14Voilà, donc on est vraiment dans une âme méridionale qui s'assure, voilà, aussi de la bonne diffusion de cette
00:02:19émission.
00:02:20C'est un peu un banquier républicain en cinq services que nous vous convions aujourd'hui.
00:02:25On va parler, on va savoir pourquoi la cantine scolaire, pourquoi la cantine scolaire doit réapprendre à manger.
00:02:30Très important de réapprendre.
00:02:31Il n'y a pas seulement un acte alimentaire, il y a un acte pédagogique avec un plus bio.
00:02:36C'est Sandrine Lafargue, la présidente de l'association un plus bio, qui est à mes côtés,
00:02:40qui nous dira ce qu'est un plus bio, en quoi consiste cette démarche.
00:02:43Cathy Chollet restera avec nous, puisqu'elle a appliqué.
00:02:45Elle est maire de Saint-Privat de Chanclot, donc elle connaît bien le dossier.
00:02:48Et puis elle était à la genèse de cette initiative des cantines scolaires en bio.
00:02:52On essaiera de comprendre qui veut la peau de l'agriculture bio,
00:02:55avec Dominique Granier, qui est ancien président de la Chambre d'agriculture du Gard,
00:02:58et président de la SAFER Occitanie, organisme très important,
00:03:00Patrick Viala sera là également, président du Bienvenue à la Ferme,
00:03:04et président du Mase des Agriculteurs, un supermarché agricole départemental
00:03:08où les prix sont fixés à la production.
00:03:10Et puis on verra aussi comment une collectivité locale échappe à la malbouffe,
00:03:14avec Julien Aigoui, directeur de la restauration de la ville de Mio,
00:03:18là où il y a le viaduc commune qui se distingue par son combat anti-malbouffe.
00:03:22Nous verrons comment les cantines de Marseille votent pour la vraie cuisine,
00:03:25mais oui, une aussi grande ville.
00:03:26Ce sera Lucas Langozamino, délégué aux cantines scolaires et à l'alimentation,
00:03:31qui nous en parlera.
00:03:32Et puis le cinquième service sera sur le clou de cette émission.
00:03:36Manger est un acte politique, c'est tout l'esprit de notre contenu,
00:03:40des échanges qu'on va avoir avec les élus,
00:03:42puisque ce sont surtout des maires et des élus locaux.
00:03:44Et ce sera Stéphane Vérin, directeur et cofondateur de 1plusbio,
00:03:47concepteur du repas scolaire durable et auteur
00:03:49« Quand les cantines se rebellent » aux éditions du court-circuit,
00:03:52avec lesquels j'échangerai pour comprendre la finalité de cette philosophie,
00:03:56le courage qui fut le leur pour mener à bien cette opération.
00:03:59Et puis on recevra, dans le dernier quart d'heure,
00:04:01nous n'avons pas d'auditeur en direct,
00:04:02on aura une maman qui viendra témoigner,
00:04:04la maman de Tom, de son fils au Collège des Oliviers,
00:04:06et puis on aura deux élus,
00:04:08Didier Thévenet et Emmanuel Delmotte,
00:04:09qui viendront nous raconter comment on applique concrètement un plus bio,
00:04:14comment on fait de la bonne cantine scolaire,
00:04:16aujourd'hui en France, en payant pas trop cher,
00:04:19et en donnant à nos enfants des aliments bons, justes et sains,
00:04:22qui permettent de vivre à nos agriculteurs.
00:04:25Voilà le programme du jour.
00:04:27Voilà ce bancaire républicain en cinq services.
00:04:30Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:04:34l'humeur de Péricault.
00:04:36Nos enfants nous accuseront,
00:04:38oui,
00:04:39nos enfants nous accuseront de ne pas avoir créé des institutions
00:04:42qui les protègent contre les prédateurs pervers,
00:04:45voulant attenter à leur corps et à leur vie.
00:04:47Nos enfants nous accuseront d'avoir laissé l'école
00:04:49ne plus leur transmettre le savoir et la connaissance
00:04:52dont ils auront besoin pour vivre adultes,
00:04:54ni les valeurs et les codes dont ils auront besoin pour vivre ensemble.
00:04:57Nos enfants nous accuseront d'avoir laissé détruire les industries et les artisanats
00:05:01dont les emplois assurent un revenu décent
00:05:03et engendrent des cotisations
00:05:05qui doivent leur permettre, un jour,
00:05:07de prendre une retraite au soir d'une vie professionnelle accomplie.
00:05:11Nos enfants nous accuseront d'avoir laissé venir des gens payés à batterie
00:05:15auxquels on ne peut garantir des conditions de séjour et de travail
00:05:17conformes à leur dignité.
00:05:19Nos enfants nous accuseront d'abîmer notre planète
00:05:21et les ressources naturelles nécessaires à la survie d'humanité.
00:05:24Oui, nos enfants nous accuseront d'avoir hérité de nos parents
00:05:27un monde d'espoir que nous transformons en cauchemar
00:05:30et ils ont raison.
00:05:31Mais, aujourd'hui,
00:05:33à Nîmes, ici,
00:05:34s'il est aujourd'hui une accusation qui nous touche encore plus près,
00:05:37c'est celle d'avoir laissé leur assiette
00:05:39se remplir d'aliments qui les rendent malades,
00:05:41ruinent nos agriculteurs
00:05:42et détériorent un environnement essentiel à leur avenir.
00:05:46Nos enfants nous accuseront,
00:05:47et précisément le titre du documentaire réalisé par Jean-Paul Jaude,
00:05:50diffusé en 2008,
00:05:52tourné dans le Gard,
00:05:53autour du village de Barjac,
00:05:54au nord du département à la limite de l'Ardèche,
00:05:56ce long-métrage révélé comment,
00:05:58sous l'impulsion de son maire Edouard Cholet,
00:06:00une commune rurale avait pris la décision
00:06:02de faire passer la cantine municipale
00:06:03de l'école primaire au bio.
00:06:05Non sans l'hostilité de son opposition
00:06:07et le scepticisme de certains administrés,
00:06:10la municipalité a assuré les surcoûts de l'opération
00:06:13afin qu'aucune famille ne soit lésée financièrement.
00:06:16Tout en signalant les méfaits de la malbouffe
00:06:18et l'urgence pour le consommateur
00:06:20à prendre conscience des conséquences
00:06:21d'un acte alimentaire insouciant et irresponsable,
00:06:25Barjac donnait le signal
00:06:26d'un formidable mouvement politique
00:06:27dont l'aboutissement bouleverse
00:06:29et bouleversera encore
00:06:30bien des certitudes économiques et sociales.
00:06:33Près de 20 ans plus tard,
00:06:34pour avoir moi-même participé à cette aventure,
00:06:36je me réjouis de voir, à l'occasion de ces journées nationales
00:06:39de l'association Implus Bio,
00:06:41combien cette prise de conscience
00:06:42est devenue une réalité nationale
00:06:44sur tous les territoires
00:06:45et à tous les échelons de la vie politique.
00:06:47Une avancée certes insuffisante,
00:06:49mais inespérée au vu des enjeux de 2008.
00:06:52Et c'est ici dans le Gard,
00:06:53berceau de la civilisation gallo-romaine,
00:06:55terre de résistance et de révolte,
00:06:57que bourgeonna cette idée.
00:06:58Et c'est ici à Nîmes,
00:07:00au pied de cette tourmagne
00:07:01du haut de laquelle 20 siècles d'histoire nous contemplent,
00:07:03que Sud Radio salue cet élan
00:07:05et donne la parole aux acteurs
00:07:06ayant permis à cette république
00:07:08de faire en sorte que nos enfants
00:07:10cessent un jour de nous accuser.
00:07:13Midi 14h, Sud Radio,
00:07:16la France dans tous ses états,
00:07:18le fait du jour.
00:07:21Nous allons parler cantine scolaire,
00:07:23je suis avec Cathy Chollet,
00:07:26vice-présidente du conseil départemental du Gard,
00:07:29qui présente la présidente Françoise Laurent-Périgaud.
00:07:31Cathy Chollet, merci encore,
00:07:33parce que l'endroit où nous nous trouvons,
00:07:34cet hôtel mouré au cœur de Nîmes,
00:07:37avec cette douceur méditerranéenne,
00:07:40langue d'eau sienne,
00:07:42ces bâtiments, ce jardin,
00:07:43cette fontaine qui est derrière nous,
00:07:44c'est un petit endroit de paradis,
00:07:46comme quoi cette France,
00:07:48ce midi de la France,
00:07:48nous réserve quelquefois des instants
00:07:49tout à fait privilégiés.
00:07:51Et surtout, pour aborder ce thème
00:07:52des cantines scolaires,
00:07:53pourquoi la cantine doit réapprendre à manger,
00:07:55c'est la question que je vous pose.
00:07:56À vos côtés, Sandrine Lafargue,
00:07:58je le disais tout à l'heure,
00:07:58présidente de l'association 1 plus bio,
00:08:00vice-présidente du conseil départemental
00:08:02des Pyrénées-Atlantiques,
00:08:03présidée par Jean-Jacques Lasserre.
00:08:05Vous êtes chargée de la transition environnementale
00:08:07et déléguée à la souveraineté alimentaire,
00:08:09rien que ça.
00:08:10Alors, vous êtes béarnaise de Subasque,
00:08:11ça va très bien se passer ?
00:08:12Oui, bien sûr.
00:08:13On a quelques fois eu des divergences,
00:08:15mais voilà, sur cette chose-là,
00:08:16on est solidaires,
00:08:16et on se tient les coudes.
00:08:18Et puis Cathy Chollet fera l'arbitrage,
00:08:20parce que c'est une élue,
00:08:21alors maire de Saint-Privat de Chanclos,
00:08:23je rappelle que vous êtes une élue communiste,
00:08:25et qu'ici dans le Gard,
00:08:26le département a longtemps été président
00:08:27dans le Parti communiste,
00:08:28il y a eu des mines,
00:08:29il y a eu des luttes sociales,
00:08:31on ne va pas remonter jusqu'au camisard,
00:08:32mais je disais,
00:08:33c'est une terre de résistance et de révolte,
00:08:35et Cathy Chollet,
00:08:36vous ne vous laissez pas marcher sur les pieds,
00:08:37et vous n'avez pas votre langue dans votre poche.
00:08:39Alors, puisque vous connaissez cette aventure,
00:08:42depuis Barjac,
00:08:43on se connaît, on peut le dire,
00:08:45de près de 20 ans,
00:08:46il y a même une sympathie qui nous lie,
00:08:48parce qu'on se bat pour cette cause commune,
00:08:50pourquoi, Cathy Chollet,
00:08:51la cantine doit réapprendre à manger,
00:08:53pas seulement donner bien à manger,
00:08:55elle doit réapprendre à manger ?
00:08:56De manière éducative,
00:08:59de manière essentielle,
00:09:00de manière associative et citoyenne,
00:09:04pour ne pas laisser des enfants,
00:09:07je crois qu'il faut réapprendre le goût,
00:09:09le goût des choses,
00:09:11le goût du vivant,
00:09:12le goût du partage,
00:09:13parce que la table,
00:09:14c'est aussi le partage,
00:09:15et ensuite,
00:09:17la richesse des territoires
00:09:18et de tout ce qu'on fabrique à côté.
00:09:21Et vous l'avez dit,
00:09:23le Gard est un territoire
00:09:24de résistance,
00:09:25et de résistance,
00:09:27y compris dans l'assiette.
00:09:28Et l'actualité nous prouve
00:09:29que les enfants ont besoin de protection,
00:09:31bien entendu sur des situations
00:09:33absolument tragiques,
00:09:34abominables,
00:09:35mais l'acte alimentaire,
00:09:36à cet âge-là,
00:09:38à cette génération,
00:09:39est très important,
00:09:40et très important aussi
00:09:41de faire en sorte
00:09:42que nos agricultrices,
00:09:43nos agriculteurs,
00:09:44qui se battent,
00:09:45qui meurent,
00:09:45ces gens qui se font,
00:09:47qui se donnent tant de mal
00:09:47pour nous faire tant de bien,
00:09:48c'est aussi les respecter
00:09:50que de faire en sorte
00:09:50que les marchés publics
00:09:51s'adressent à eux
00:09:52pour nourrir nos enfants,
00:09:55nos personnes âgées,
00:09:56nos malades,
00:09:57et même les gens
00:09:58qui sont privés de liberté.
00:10:00Sandrine Lafargue,
00:10:01vous êtes une femme politique,
00:10:03vous êtes élue
00:10:04du département des Pires des Atlantiques,
00:10:05élue municipale de l'Escar,
00:10:07à côté,
00:10:08dans ce beau Béarn,
00:10:09où il fait bon vivre aussi.
00:10:11Peut-être un jour
00:10:11on sait de lequel il sera
00:10:12du côté de Pau,
00:10:14je sais qu'on sera bien accueillis.
00:10:15Donc vous êtes la président
00:10:16de l'association Implus Bio,
00:10:18c'est une présidence
00:10:19qui de temps en temps
00:10:19c'est toujours un élu,
00:10:21Implus Bio est surtout composé
00:10:22d'élus locaux,
00:10:23notamment de maires,
00:10:24c'est une initiative municipale
00:10:26puisque les cantines,
00:10:27les cantines de la primaire
00:10:28sont des cantines municipales,
00:10:29je rappelle que le collège
00:10:30dépend du département
00:10:31et que les lycées,
00:10:32les lycées ont aussi
00:10:35la région
00:10:36et dirigent les,
00:10:37c'est qui s'occupe
00:10:38des cantines des lycées.
00:10:41Pourquoi la cantine
00:10:42doit réapprendre à manger ?
00:10:43C'est un combat que vous menez,
00:10:45on peut dire
00:10:45que c'est un combat politique ça aussi.
00:10:47Tout à fait,
00:10:47c'est un combat politique
00:10:48et un choix politique.
00:10:52Dans les Pyrénées Atlantiques,
00:10:53donc c'est un exemple,
00:10:54à Barjac,
00:10:55ou dans beaucoup de collectivités,
00:10:56on a choisi
00:10:58de bien nourrir les enfants,
00:11:00alors s'agissant des collèges,
00:11:02mais pas que,
00:11:02on s'occupe aussi
00:11:03des crèches,
00:11:04des EHPAD,
00:11:05pourquoi bien manger ?
00:11:06parce qu'il faut vraiment
00:11:08recréer ce cercle vertueux
00:11:10de la terre à la fourchette,
00:11:13à l'assiette,
00:11:14toutes les grandes phrases.
00:11:15Il y a beaucoup d'affichages
00:11:17dans ces slogans,
00:11:19dans ces éléments de langage,
00:11:20mais on a,
00:11:22nos territoires souffrent,
00:11:23nos agriculteurs souffrent,
00:11:25le juste prix.
00:11:26Moi, j'aime beaucoup mettre,
00:11:28je ne suis pas issue
00:11:29du monde agricole,
00:11:30je ne suis pas ingénieure agronome,
00:11:31on est vraiment,
00:11:32nous,
00:11:32des élus
00:11:33qui portons ces sujets,
00:11:35et des fois,
00:11:36on nous dit,
00:11:37mais vous,
00:11:37vous parlez de quoi ?
00:11:38Vous ne savez pas
00:11:38de quoi vous parlez,
00:11:39mais moi,
00:11:40j'aime bien le bon sens paysan.
00:11:41Alors,
00:11:42moi,
00:11:42je suis une fille de paysan.
00:11:43Oui,
00:11:44mais moi,
00:11:44je suis une petite fille
00:11:46d'un commerçant
00:11:48en plein centre de Pau
00:11:49qui livrait les fermes
00:11:51avec des produits
00:11:55locaux,
00:11:55voilà,
00:11:56des pommes de terre,
00:11:58des engrais,
00:11:59des choses pas belles du tout,
00:12:01mais pour produire
00:12:02des produits locaux,
00:12:03malgré tout,
00:12:03qui à l'époque,
00:12:04évidemment,
00:12:05étaient,
00:12:05j'allais dire,
00:12:06cultivés,
00:12:06pas forcément
00:12:07de façon saine et propre.
00:12:09Et saine et propre,
00:12:09mais je me suis toujours battue
00:12:11avec une grand-mère
00:12:12au Halle de Pau
00:12:13qui vendait des fruits
00:12:14et des légumes propres,
00:12:16elle,
00:12:16et son mari vendait
00:12:17des choses moins propres,
00:12:19voilà,
00:12:19donc rééduquer,
00:12:20rééduquer même
00:12:21les professionnels
00:12:22de la cuisine.
00:12:23Est-ce que
00:12:24la classe politique,
00:12:25les élus locaux,
00:12:26les collectivités territoriales
00:12:27ont pris conscience
00:12:28de l'importance
00:12:29de donner
00:12:30à cet instant de table
00:12:32scolaire ?
00:12:33Cathy Chollet,
00:12:33vous savez,
00:12:34puisque vous êtes
00:12:35une élue proche du peuple,
00:12:36qu'il y a des enfants
00:12:37qui, quelquefois,
00:12:38n'ont pour ça
00:12:38le repas principal
00:12:39que celui de la cantine.
00:12:40Le soir,
00:12:41ça ne se passe pas
00:12:41toujours aussi riche.
00:12:44et je dirais que
00:12:46dans notre département,
00:12:47c'est vraiment une priorité
00:12:48et d'ailleurs,
00:12:49la politique
00:12:50du conseil départemental,
00:12:52c'est d'avoir fixé
00:12:54un prix
00:12:55qui ne peut pas
00:12:56aller au-delà
00:12:58de 3,50 euros
00:12:59pour l'ensemble
00:13:01des collégiens,
00:13:02même si
00:13:03ce sont les établissements
00:13:05qui fixent le tarif,
00:13:06néanmoins,
00:13:06nous avons mis
00:13:07un montant maximum
00:13:09et...
00:13:10Et s'il y a un surplus,
00:13:11le principe d'un plus bio,
00:13:12c'est d'accompagner
00:13:13les municipalités
00:13:14à prendre en charge
00:13:15sur le budget municipal
00:13:16de façon
00:13:17de cette émission
00:13:18à Barjac.
00:13:19Le maire,
00:13:19le maire,
00:13:20Edouard Chollet,
00:13:20était le premier
00:13:21à avoir pris la décision.
00:13:22Vous vous souvenez,
00:13:23c'était pas facile.
00:13:24Il y avait une partie,
00:13:25d'abord l'opposition municipale
00:13:26de...
00:13:40...
00:36:32Et c'est vrai que ces anciens, ils utilisaient 40 kg de cuivre par an.
00:36:37Aujourd'hui, en agriculture biologique, on utilise 4 kg.
00:36:39Et les années qui sont favorables, on ne les utilise pas.
00:36:42Pour vous dire que quelque part, vous voyez, le cuivre est attaqué aujourd'hui.
00:36:47C'est vrai que le cuivre est de façon un peu quand même pas très honnête par l'agro-industrie,
00:36:52peut-être pour vendre autre chose.
00:36:53Et je trouve ce combat...
00:36:55Deux casquettes qui peuvent être sujettes à polémique.
00:36:58Vous avez été président de la Chambre d'agriculture du Gard, au nom de la FDSEA, vous êtes une fédération
00:37:04nationale, c'est le syndicat d'exploitation agricole,
00:37:07et président de cet organisme terrifiant qui s'appelle la SAFER.
00:37:10Et vous êtes encore président de la SAFER de toute l'Occitanie.
00:37:14Vous vous rendez compte de pouvoir que vous avez ?
00:37:16Vous avez le pouvoir de distribuer les terres, de retirer, voilà.
00:37:19Est-ce que vous êtes quand même, pour autant, en tant que président de la FDSEA, que vous avez été
00:37:24de la Chambre d'agriculture du Gard,
00:37:25et président de la SAFER Occitanie ? Est-ce que vous êtes convaincu qu'il faut quand même, autant que
00:37:30faire se peut, encourager l'agriculture biologique ?
00:37:34Entièrement, Péricault, entièrement. J'étais président de la Chambre d'agriculture, j'étais en conventionnel.
00:37:38C'est atypique, si vous dites tout de suite entièrement, d'accord, pour passer au bio ?
00:37:41Entièrement, parce que j'étais 18 ans président de la Chambre d'agriculture, et j'étais en conventionnel.
00:37:45Mais le dernier mandat, je me dis, je poussais le bio, j'étais partisan de l'association Plus Bio, avec
00:37:50mon ami Stéphane Vérat et son équipe,
00:37:53et j'étais le paradoxe. Je poussais le bio, mais je n'étais pas en bio.
00:37:56Et puis, il y a une dizaine d'années, quand même, j'ai fait le pas, une exploitation familiale que
00:38:01je gère, agricole, pas que viticole,
00:38:05et j'ai poussé en disant, ben voilà, je vais changer un petit peu mes cultures, je vais continuer à
00:38:10faire du vin, tout en bio.
00:38:11J'ai fait des céréales bio, des chênes truffiées, j'ai même planté des clémentines et des pommes de terre,
00:38:17et j'ai transformé mon domaine en agritouristique.
00:38:21Voilà, donc à partir de là, ça me fait. Et maintenant, je ne reviendrai plus du tout sur le conventionnel.
00:38:25Donc, le terme conversion qui est utilisé, en termes, j'allais dire, techniques agricoles, c'est aussi une conversion philosophique.
00:38:31Vous l'avez découvert, ça ? Vous l'avez... Vous vous êtes dit, quoi ? On ne peut pas continuer
00:38:34comme ça ?
00:38:35Les sols ne peuvent pas supporter ces intrants, et certainement, l'organisme humain n'a pas à subir,
00:38:41les agressions de la chimie.
00:38:42Je dirais que je me suis soucié quand j'ai commencé à avoir des enfants,
00:38:47et qu'ils mangeaient, comme disait votre compère Jean-Pierre Coff, qu'ils mangeaient de la merde chez eux.
00:38:51Donc, je me suis dit, on va se rapprocher d'une association, qu'on met plus bio,
00:38:54et qui développe, je dirais, les cantines où on mange mieux.
00:38:57Donc, mon rôle de président de la Chambre de la Culture à l'époque, ça a été de dire, comment
00:39:01on fait manger mieux ?
00:39:01Donc, on a été, avec Patrick Gallat et bien d'autres, à la création, à l'initiation de la création
00:39:06de ce masque d'agriculteurs.
00:39:08Rapprocher le consommateur du producteur.
00:39:11Qu'est-ce qu'on y vend dans ce masque d'agriculteurs ?
00:39:12Je voulais créer des consommateurs, que le consommateur soit acteur.
00:39:17Très bonne formule.
00:39:18Acteur. Et donc, on est arrivé.
00:39:19On est arrivé, et au bout de neuf ans, ce fameux masque des agriculteurs,
00:39:23fait plus de 7 millions de chiffres d'affaires, et rapproche le consommateur du producteur.
00:39:26Donc, c'est un supermarché agricole.
00:39:28Donc, vous êtes sur le concept, j'allais dire, de la grande distribution,
00:39:31c'est-à-dire, vous distribuez en masse.
00:39:32Pour autant, vous préservez des tarifs tout à fait accessibles, ça c'est normal,
00:39:36avec, à l'intérieur, une éthique du produit, une rigueur, une qualité qui respecte l'environnement.
00:39:41C'est le producteur qui fait le prix.
00:39:43Mais ça, c'est révolutionnaire.
00:39:44C'est le producteur qui fait le prix, je le répète.
00:39:46Mais c'est pas normal, vous savez bien que c'est la grande distribution qui doit passer le prix.
00:39:49Et en plus, on a pris un cadre de la grande distribution pour nous gérer le magasin.
00:39:53Donc, il a tout compris l'éthique que nous voulons donner.
00:39:56Bien entendu, Patrick Viala a été le premier président,
00:40:01parce qu'il était président de Bienvenue à la Ferme, le plus gros actionnaire,
00:40:04mais on est nombreux actionnaires.
00:40:06Et ça, bien entendu, on développe maintenant de plus en plus l'agriculture biologique,
00:40:10et c'est un tremplin aussi pour la restauration collective.
00:40:13Ce n'est pas uniquement que les particuliers de Nîmes et de Ligard.
00:40:16Vous fournissez aussi, donc, des restaurations collectives, des cantines scolaires.
00:40:21Les restaurations collectives et les cantines et le rapprochement.
00:40:23Je peux vous dire aussi que le conseil régional et le conseil départemental,
00:40:28ici même d'ailleurs, l'association plus vieux et partie prenante du conseil départemental,
00:40:32nous ont aidé à construire les villes.
00:40:33Donc, Françoise Laurent Perrigo et Carole Delga, sur ce dossier-là,
00:40:37C'était Denis Boisde à l'époque et Daniel Harry, c'était les présidents.
00:40:41Mais la continuité, elle est là, on travaille main dans la main avec les collectivités locales.
00:40:45Mais c'est les producteurs qui gèrent.
00:40:47Qu'est-ce qu'on trouve au moins des agriculteurs ?
00:40:48Aujourd'hui, en saison, au mois de juin, c'est une saison...
00:40:50Patrick, vous le direz mieux que moi, mais on va visiter cet après-midi avec une trentaine de personnes.
00:40:55On trouve d'abord les fruits et légumes.
00:40:56Je peux vous accompagner ?
00:40:57Exactement.
00:40:58Je vais venir.
00:40:58Je vais venir voir ça.
00:40:59À 4h30, on y va.
00:41:01Donnez-moi des noms de produits, là, en ce moment.
00:41:03Là, en ce moment, on a la cerise, on a la fraise, on a le melon qui arrive.
00:41:08On a, bien entendu, en conventionnel et en bio.
00:41:10Et on a toutes les farines, les pâtes qui sont faites avec le pain, le raspaillou, le pain de bio.
00:41:18Donc, vous pouvez faire un repas complet aujourd'hui, bio, bienvenue à la ferme, la masse agriculteur.
00:41:24Et je dois dire que le gars, aujourd'hui, est témoin de la possibilité du monde agricole d'offrir aux
00:41:29consommateurs, à des tarifs tout à fait accessibles, une alimentation de qualité, bonne, propre et juste.
00:41:34Je repère ce terme qui est le slogan de Slow Food.
00:41:36Bonne, propre et juste, c'est-à-dire qui fait du bien à l'organisme, qui respecte la rétribution du
00:41:41producteur et qui n'abîme pas l'environnement.
00:41:43C'est un combat essentiel.
00:41:45C'est le combat de votre vie ?
00:41:47Oui.
00:41:48Le combat aussi de préserver les terres agricoles.
00:41:52Et là, la s'affaire, elle est là aussi.
00:41:53Évidemment, les terres nourricières.
00:41:55Mon acte à la s'affaire, ça veut dire, attention, la terre nourricière, c'est la terre qui a un
00:41:58potentiel d'eau à côté.
00:42:00Parce que le problème de l'eau à côté, il est là, il est devant nous.
00:42:04Donc, nous, on a des terres nourricières, on a 150 000 hectares de friches en Occitanie.
00:42:09Et il va falloir trouver quand même des personnes pour faire manger et non pas faire venir des tomates et
00:42:14des carottes d'Espagne ou du Maroc.
00:42:16On a reçu le message.
00:42:17Vous restez avec nous, Patrick Vianna, parce que j'ai encore besoin de votre témoignage.
00:42:21On va parler comment une collectivité locale échappe à la malbouffe.
00:42:25On recevra Julien Aigoui, directeur de la restauration de la ville de Millau.
00:42:29Et puis, Patrick Vianna, on continuera à discuter comment faire de l'agriculture bio qui soit aujourd'hui, qui réponde
00:42:34aux enjeux du moment.
00:42:35A tout de suite sur Sud Radio.
00:42:55Mais qu'est-ce qu'on est bien, mais qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio, ici
00:42:58à l'hôtel du Mouret, à Nîmes.
00:42:59Rémi André, merci de nous envoyer ce petit mistral caressant.
00:43:03Il est gagnant et caressant dans cette douceur langue d'ossienne, Nîmes, avec son passé.
00:43:08Je suis entouré d'élus municipaux, territoriaux, de femmes et de hommes qui se réunissent dans les journées nationales d
00:43:15'un plus bio,
00:43:16dans leur combat pour que ce qu'on donne à manger à nos enfants soit bon, propre et juste,
00:43:20qu'il y ait du goût, fasse du bien, respecte le producteur et surtout ne fasse pas de mal à
00:43:25l'environnement.
00:43:25J'ai à côté de moi Julien Aiguille, directeur de la restauration de la ville de Millau, là où il
00:43:31y a le viaduc,
00:43:32au cœur de l'Aveyran, au cœur du Rouergue.
00:43:34Millau est une très belle ville, commune qui se distingue par son combat anti-malbouffe.
00:43:39Patrick, viens là, vous êtes resté à mes côtés parce que je vais avoir besoin de votre témoignage alimentaire.
00:43:45Julien Aiguille, comment une collectivité locale échappe à la malbouffe ?
00:43:49Ça n'a pas été simple quand vous avez pris ce dossier à Millau.
00:43:53Il a fallu mettre en place toute la procédure. Un plus bio est là pour ça,
00:43:56mais vous êtes allé assez loin, j'allais dire, dans l'exigence et dans la précision.
00:44:01Je venais tout d'abord de la restauration traditionnelle et gastronomique, avec fait des belles tables.
00:44:06Et pour moi, c'était un enfer de me dire, je vais dans une cantine.
00:44:09Mais une élue est venue me chercher et m'a dit, on va réenchanter nos cantines.
00:44:12Vous êtes cuisinier de formation ?
00:44:13Cuisinier de formation.
00:44:14Vous êtes un cuistot, vous êtes un chef.
00:44:15Et du coup, réenchanter les cantines, je me dis, mais qu'est-ce qui se passe dans ces cantines ?
00:44:19Qu'est-ce qui attend ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui va ?
00:44:21Et en fait, l'état des lieux, il a été cauchemardesque.
00:44:26Millau lutte contre la malbouffe, les luttes, José Bové qui démonte un McDo.
00:44:31Et nous, dans nos cantines, c'était la malbouffe.
00:44:35Que des plats tout près, rien n'était préparé, l'ison froide.
00:44:40Rien n'était local, rien n'était fait.
00:44:42On peut dire que nos enfants mangeaient quelquefois ce qu'il y a de pire sur le marché.
00:44:45C'était catastrophique.
00:44:48Donc, il a fallu remobiliser des équipes, des équipes qui sont complètement démotivées, ouvrent des boîtes de conserve,
00:44:57remobiliser un territoire, donner la confiance à nos agriculteurs et nos producteurs.
00:45:01Parce que quand je l'ai rencontré, ils me disaient, mais monsieur, vous n'allez jamais nous payer à la
00:45:05juste valeur.
00:45:06Mais j'ai dit, mais là, on n'est pas là pour parler de prix, on est là pour parler.
00:45:08Est-ce qu'on va arriver à faire un fonctionnement pour que vous livriez des collectivités ?
00:45:13Et après, le reste, on verra.
00:45:15Donc, vous avez mis en place une plateforme où les producteurs se rassemblent.
00:45:19Enfin, c'était une espèce de, j'allais dire, une plaque tournante.
00:45:21Où vous, collectivité locale, vous allez chercher vos produits, vos légumes.
00:45:26Tous les aliments sont compris dans cette...
00:45:29Alors, nous, on n'a même pas de plateforme à Mio.
00:45:31On est en direct avec les producteurs.
00:45:33En direct avec les producteurs.
00:45:34Donc, ça peut se faire aussi.
00:45:35Mais oui, on a des marchés publics parce qu'on est obligé d'être régi par les marchés publics.
00:45:40On les a construits de telle façon, c'est que j'ai des lots où il y a juste le
00:45:43biscuit.
00:45:44Le biscuit qui va être de 22,5 grammes différents.
00:45:48On a écrit des marchés différents pour travailler avec nos producteurs locaux.
00:45:53Donc, on peut le faire.
00:45:54On les paye au juste prix.
00:45:56Combien coûte un repas aujourd'hui ?
00:45:57À la cantine de Mio.
00:45:58On a une tarification sociale qui part de 1 euro à 5,55 euros avec un taux d'effort.
00:46:04Donc, aucune famille ne paye le même prix.
00:46:06On a voulu être plus juste des familles.
00:46:07En fonction des revenus.
00:46:08En fonction des revenus.
00:46:09Donc, j'allais dire...
00:46:11En fonction du coefficient familial.
00:46:13Un peu comme la fiscalité.
00:46:13Tout à fait.
00:46:14On multiplie par un taux d'effort.
00:46:15Et les moins favorisés payent combien, vous dites ?
00:46:171 euro.
00:46:181 euro, vous leur donnez à manger.
00:46:201 euro, on leur donne à manger.
00:46:21La même chose que ceux qui payent un peu plus.
00:46:22Des produits sains qui viennent de la terre du terroir.
00:46:25Cultivés avec amour.
00:46:26Respect dans les revenus.
00:46:26On a 35 producteurs locaux.
00:46:28Quand je vous parle de producteurs locaux, on est un peu chauvin.
00:46:32Territoire avéronnais.
00:46:32Bien sûr.
00:46:33On a cette richesse.
00:46:34On a cette faculté.
00:46:35Et nos producteurs ont une fierté incroyable de travailler pour les enfants des cantines.
00:46:39Les produits du rouergue avec les paysans et les paysans du rouergue.
00:46:41C'est ça.
00:46:42Julien Aiguille, donnez-moi un exemple de menu.
00:46:44Qu'est-ce qu'il y avait aujourd'hui, hier ou demain, quelque chose en tête ?
00:46:47Donnez-moi des exemples de menu.
00:46:49On va travailler, nous, les produits simples, traditionnels, qui se faisaient autrefois.
00:46:53Le farceau avéronnais.
00:46:55Alors c'est quoi le farceau avéronnais ?
00:46:55Le farceau avéronnais, c'est juste de la blette de l'œuf avec de la farine.
00:47:00C'est une pascade.
00:47:01Ma grand-mère me faisait des pascades avec tous les restes.
00:47:03C'est presque le poutil auvergnat.
00:47:04On voit que tout ça, c'est des cousères.
00:47:06Et aujourd'hui, on arrive à faire des pascades avec de la lentille corail.
00:47:09Avec des légumineuses, ce qui va nous faire une alternative à la viande.
00:47:12On est obligé aujourd'hui dans les cantines de faire des menus.
00:47:14Comment vous la préparez la lentille, par exemple ?
00:47:16Celle-là lentille bio, bien entendu.
00:47:17L lentille bio du Larzac ?
00:47:19Avec de la saucisse.
00:47:21Alors, on peut faire avec de la saucisse, on peut faire avec des croustillous.
00:47:25Il est très heureux, je commence à s'alibler.
00:47:27Des croustillous avec du cochon avéronnais.
00:47:29On retrouve le bon cochon avec la couenne, comme avant.
00:47:31Bien sûr.
00:47:32Et là, c'est voilà.
00:47:33Là, oui, on fait de la vraie vie.
00:47:34Et les enfants sont ravis.
00:47:35Les enfants, mais bien sûr qu'ils sont ravis.
00:47:37Alors après, c'est toute une éducation.
00:47:39Il faut leur construire cette éducation, leur expliquer la saisonnalité, le produit, d'où il vient.
00:47:44Et l'enfant, il va comprendre.
00:47:46Il va essayer de comprendre.
00:47:48Les assiettes sont bien finies ?
00:47:50Sont bien finies.
00:47:51Il y a des fois, il y a des flops.
00:47:51Pour le gaspillage, oui, bien sûr.
00:47:52Il y a des flops, bien sûr.
00:47:53Mais on se remet en question.
00:47:54Les équipes de cuisine vont manger.
00:47:56Nos élus vont sur les restaurants scolaires.
00:47:59Madame la mère a été dans les restaurants scolaires.
00:48:01Voilà, c'est important.
00:48:02Mais Julien, quand ils rentrent à la maison, ils disent quoi ?
00:48:04Maman, c'est meilleur à la cantine.
00:48:05Ils disent, mais qu'est-ce qu'ils étaient bons, les épinards à la cantine.
00:48:07Et maman, elle nous dit, et alors, qu'est-ce qu'il se passe ?
00:48:09Comment vous les préparez, les épinards ?
00:48:10Tout simplement, on fait cuire nos épinards, on fait une béchamel, on mélange avec la béchamel et les enfras d
00:48:14'or.
00:48:15Mais attendez, on va tous aller manger à la cantine des Millau.
00:48:17On vous invite avec grand plaisir.
00:48:19On va vous épargner le guillemichelin parce qu'il ne sert plus à rien.
00:48:22Mais vous méritez une étoile quand même.
00:48:23Patrick vient là quand vous entendez, voilà, un responsable municipal qui explique...
00:48:27Combien vous dites de point de restauration ? 21 ?
00:48:2921.
00:48:3021.
00:48:30Ça vous fait rêver ?
00:48:32Bien entendu, quand le paysan se met en correspondance avec le politique,
00:48:35que les deux s'entendent, on peut arriver à des choses merveilleuses.
00:48:37Bien sûr. Vous faites la cuisine, Patrick Vialin ?
00:48:40Je ne fais pas la cuisine, je m'accompagne cuisine très bien.
00:48:41Alors, qu'est-ce que vous aimez qu'elle vous fasse ?
00:48:43Par exemple, je suis producteur de pois chiches et c'est une femme exceptionnelle
00:48:46parce qu'elle sait sublimer le pois chiches de toutes les façons.
00:48:49En espagnol, on dit el garbanzo, qui est un plat avec chorizo et patatas.
00:48:52C'est un plat absolument sublime, pois chiches, chorizo et patates, mais c'est exceptionnel.
00:48:57Elle le fait la bourrine, elle peut faire les tripes aussi.
00:49:00La morue aussi, ça peut être plein de salades.
00:49:03Les toficados, les toficados, les tofiches.
00:49:04Chaque fois, c'est un bonheur, ça sublime ces pois chiches-là.
00:49:08Et en plus, le pois chiche, c'est un produit qui n'est pas très très cher, qui est accessible
00:49:11au plus grand nombre.
00:49:12On est d'accord, messieurs, ça a du goût.
00:49:14Non seulement c'est sain, c'est propre et juste, ça donne à manger à celui qui produit, ça le
00:49:19nourrit,
00:49:19mais ça nous donne du bonheur et du plaisir.
00:49:21Et surtout quand on est dans ce climat, avec ce coin de paradis et ces villes merveilleuses.
00:49:25Et c'est vrai qu'en plus que quand les enfants ont la chance de pouvoir goûter des produits qui
00:49:29arrivent directement de la ferme sous plein de recettes,
00:49:33et bien du coup, ça fait la promotion de ces produits, ça les encourage à cuisiner et à aimer leur
00:49:37territoire.
00:49:37Pour autant, est-ce que vous reconnaissez que dans la, j'allais dire, dans la dialectique du bio,
00:49:42il peut y avoir des gens qui sont un peu idéologues, qui sont un peu sectaires, qui vous montrent du
00:49:47doigt.
00:49:48Or le bio, c'est quoi ? C'est l'amour, le partage, la convivialité.
00:49:51Il y a des gens qui prennent ça comme une doctrine politique et qui quelquefois sont un petit peu sévères
00:49:55dans leur jugement.
00:49:56C'est compliqué parce que nous, il faut l'expliquer aux enfants.
00:49:59Donc tout simplement, on a des enfants aujourd'hui qui arrivent à nous dire, bio, ça veut dire quoi ?
00:50:03Pourquoi ?
00:50:04Nous, on leur explique tout simplement.
00:50:06D'ailleurs, ça veut dire quoi bio ? Vivant.
00:50:08Tout à fait, mais nous, pour être très simple avec les enfants, c'est leur dire, on essaye de trouver
00:50:13l'aliment le plus sain possible.
00:50:15Parce qu'aujourd'hui, on sait que la santé est liée avec notre alimentation.
00:50:20Tout simplement.
00:50:21Alors après, oui, il y a bien sûr peut-être certains qui profitent comme toujours.
00:50:25Mais je crois qu'il est important de les éduquer à comprendre ce que c'est que bien manger le
00:50:30plus naturellement possible.
00:50:31Parce que c'est les acteurs de demain, les jeunes enfants.
00:50:35Il y a le mistral qui s'énerve.
00:50:37Puis vous parlez, je n'ai rien à l'aiguille, puis on sent que les dieux d'Occitanie sont là
00:50:40pour nous dire,
00:50:41mais bien sûr, tous ensemble, rassemblons-nous autour de ce combat essentiel.
00:50:45Enfin, nom de Dieu, ce que l'on donne à manger à nos enfants,
00:50:48on sait que les enfants aujourd'hui subissent des maltraitances que l'actualité est en train de révéler,
00:50:52dans des conditions en moins unavétrogiques.
00:50:54Le contenu de l'assiette de ces petites créatures qu'on aime, qu'on protège,
00:50:58et avec ces hommes et ces femmes qui se donnent du mal pour leur faire du bien,
00:51:01c'est un vrai combat politique quand même, Patrick Viallard.
00:51:04Mais bien entendu, assurer que nos enfants puissent manger sainement,
00:51:08assurer que demain on aura encore des paysans, des paysages sauvegardés dans ce département du Gard,
00:51:12où c'est vrai qu'on a une agriculture qui souffre.
00:51:14Et nos personnes âgées dans les EHPAD.
00:51:15Mais bien entendu.
00:51:16Les personnes, je vois souvent des anciens qui disent,
00:51:18si justement on peut avoir juste un oeuf, une omelette à la cantine,
00:51:21on a des produits qui sont totalement industriels.
00:51:23Et dans les hôpitaux, le taux de guérison, où il y a un petit peu de cuisine,
00:51:27juste une pomme de terre bouillie, quelque chose comme ça,
00:51:30vous voyez, on voit bien.
00:51:31Et à l'école, là où il y a de la bonne cantine,
00:51:34les statistiques confirment, les résultats scolaires sont meilleurs.
00:51:37On est bien d'accord que l'acte alimentaire est un acte de vie,
00:51:39et de la façon dont on remplit notre assiette, on remplit le futur,
00:51:43et on s'assure des conditions de vie meilleures, et de travail meilleures.
00:51:46Vous êtes convaincu, je dis à vous ?
00:51:47Moi je suis convaincu, on livre le portage de repas à domicile aussi, sur la ville de Mignot.
00:51:50On a 240 portages de repas individuels.
00:51:53Et quand vous parlez de cuisiner, on cuisine des oeufs frais.
00:51:57Oui, un service d'omelette, nous à Mignot, c'est 2600 oeufs qu'on casse à la main.
00:52:02Mais quel bonheur de faire des omelettes fraîches avec des oeufs bio du Larzac.
00:52:07Oui, on les casse à la main.
00:52:08Alors l'omelette, vous la faites...
00:52:10Tout simplement, on casse nos oeufs, on bat nos oeufs, pareil.
00:52:13Un peu de sel, un peu de poivre.
00:52:14Et allez, on fait nos omelettes.
00:52:15Un peu baveuse ou non ?
00:52:15Alors pas trop baveuse, parce qu'on a quand même cette réglementation,
00:52:18monter nos aliments à 33 degrés, etc.
00:52:21Mais rien à voir avec une omelette achetée industrielle.
00:52:25C'est des oeufs bio, locaux.
00:52:25Vous savez que les oeufs sont livrés en bouteille, maintenant battus.
00:52:27Parce que c'est pourquoi il paraît que l'oeuf passerait par un orifice de la poule
00:52:30qui aurait eu des microbes.
00:52:32Donc on est d'accord qu'il y a les milliards de morts qu'on a eus dans l'histoire.
00:52:34C'était et le fromage au lait cru qui tuait,
00:52:36et les oeufs qui sortaient du cul de la poule.
00:52:38C'est dangereux.
00:52:39C'est juste incroyable.
00:52:40C'est des bêtises qu'on entend quand même.
00:52:41Tout à fait.
00:52:41Dites-moi, on va tous venir vivre à Millau.
00:52:43Allons tous.
00:52:44Le bonheur.
00:52:44On vous accueillera avec grand plaisir.
00:52:47Non mais surtout, je voudrais que nos gouvernants viennent voir.
00:52:50Vous pouvez leur faire un petit stage de pédagogie ?
00:52:51On accueille, on accueille tout ce qu'on peut.
00:52:53Ils viennent voir qu'on peut y arriver.
00:52:54Tout simplement, nous, on explique que ce qu'on fait, qu'on peut le faire.
00:52:57On ne dit pas qu'il faut faire ça, mais nous, on le fait comme ça.
00:52:59Si on peut aider, accompagner, c'est avec le plus grand des plaisirs.
00:53:02Patrick, il vient là, vous demandez qu'à convaincre, qu'à expliquer, qu'à partager.
00:53:06Oui, et le masque des agriculteurs, quelque part, est un exemple.
00:53:08Mais bien sûr.
00:53:08Parce que, à un moment donné, c'est là ce rallye consommateur et agriculteur.
00:53:12Et notre obsession de tous les jours, à un moment donné,
00:53:15pour que cette nourriture locale soit accessible au plus grand nombre,
00:53:18c'est le juste prix.
00:53:19Juste prix agriculteur, juste prix consommateur.
00:53:21Vous prouvez aujourd'hui, entre l'association Impulse Bio pour toute la France
00:53:24qui accompagne les municipalités, et ce département du Gard,
00:53:27et le département de l'Aveyron,
00:53:28ces collectivités locales qui sont là, qui se battent.
00:53:31Dieu que la France est belle,
00:53:33et qu'elle est courageuse quand elle s'empare de dossiers
00:53:36aussi importants que la nourriture des enfants.
00:53:37Merci Patrick, il vient là.
00:53:39Merci Julien Agouy d'avoir été à l'antenne de Sud Radio.
00:53:42Vos propos nous font chaud au cœur.
00:53:44Et j'espère qu'ils vont donner l'idée à d'autres maires,
00:53:46à d'autres collectivités locales,
00:53:47et à des parents et à des responsables d'établissements colères
00:53:50de mener ce combat de la bonne nourriture
00:53:53et des produits sains, propres et justes pour nos enfants que nous aimons tant.
00:53:56A tout de suite sur Sud Radio.
00:53:56Vous restez avec nous, on va voir quelque chose d'aussi exceptionnel.
00:53:59Les cantines de Marseille votent pour la vraie cuisine.
00:54:02On va recevoir un élu municipal,
00:54:03Lucas Langosino.
00:54:05Julien Agouy, vous restez avec nous,
00:54:06parce que je veux que vous discutiez avec Lucas Langosino,
00:54:09le Langos Amino.
00:54:11Voilà, comment une grande métropole peut devenir aussi
00:54:13un endroit de bonne cuisine.
00:54:16midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:54:20Péricault-Légas.
00:54:22Nous sommes à Nîmes, à l'hôtel Mouret,
00:54:26avec des élus locaux, des hommes, des femmes,
00:54:30qui se battent pour que nos cantines proposent à nos enfants
00:54:33une alimentation respectueuse de l'environnement,
00:54:36de leur santé et surtout de la rétribution des agriculteurs.
00:54:41bien sûr de la culture biologique,
00:54:42enfin en tout cas de la nourriture propre.
00:54:44On dit durable, et si c'est bio, tant mieux.
00:54:46Là où aujourd'hui, j'ai en face de moi,
00:54:49on est dans la prouesse.
00:54:50Là, ce n'est pas la sardine qui bouffe le port de Marseille,
00:54:54c'est la ville de Marseille.
00:54:56Les cantines de Marseille votent pour la vraie cuisine.
00:54:58Vous avez décidé, M. Payan,
00:55:00le maire, vous-même, qui êtes conseiller municipal délégué
00:55:03aux cantines scolaires et à l'alimentation,
00:55:06c'est une mission, vous savez, gigantesque,
00:55:07que vous avez pour la ville de Marseille.
00:55:10Deuxième ville de France.
00:55:12Vous avez décidé de relever ce défi,
00:55:14de passer à l'acte.
00:55:15Ce n'est pas simple.
00:55:16Je sais s'il y a de beaux produits.
00:55:18Situation sociale toujours difficile à Marseille.
00:55:20Et pourtant, vous avez décidé de mener ce combat.
00:55:24Lucas Longosaminou,
00:55:25merci d'être en direct à l'antenne de Sud Radio.
00:55:28Comment vous vous y êtes pris ?
00:55:29Quand le maire vous a dit,
00:55:30allez, Lucas, on y va,
00:55:31on passe les cantines.
00:55:33Combien de restaurants scolaires à Marseille ?
00:55:34321.
00:55:36321.
00:55:36Combien de repas par jour ?
00:55:38Ça fait environ 60 000 repas quotidiennes.
00:55:4060 000 repas.
00:55:42Julien, oui, ça le laisse rêveur.
00:55:44Non, non, mais...
00:55:45Mais lui, il sait que c'est possible.
00:55:48Un possible n'est pas à Werga,
00:55:50n'est pas à Véronée.
00:55:52Lucas Longosaminou,
00:55:53comment il faut procéder à ce moment-là ?
00:55:55Ce sont des structures de mise en place,
00:55:57de logistique,
00:55:58et de convaincre surtout les acteurs.
00:56:00Bien sûr.
00:56:00Non, mais nous, à la ville de Marseille,
00:56:01avec le maire Bonapoyant,
00:56:02notre ambition, elle est très claire.
00:56:03Voilà, c'est proposer une alimentation saine,
00:56:05juste et durable
00:56:06pour tous les petits Marseillais
00:56:07et tous les petits Marseillais.
00:56:08Vous partiez de rien
00:56:09ou il y avait déjà quelque chose ?
00:56:09On partait quand même de très loin, effectivement.
00:56:11Bon, là, on a passé un nouveau marché
00:56:13de la restauration scolaire, derrière moi.
00:56:14Donc, ni M. Godard,
00:56:15ni les successeurs
00:56:16n'avaient commencé une politique où...
00:56:19Moi, je me concentre sur ce qu'on fait aujourd'hui,
00:56:20effectivement,
00:56:21depuis le premier mandat.
00:56:22Et effectivement,
00:56:23on a passé un nouveau marché
00:56:24avec un cahier des charges très ambitieux.
00:56:27Donc, on est passé à 50% de produits bio
00:56:29contre 28% auparavant.
00:56:32On est passé aussi de 4 à 6 repas végétariens par mois.
00:56:35On a pris de 60% des produits d'origine halibale
00:56:38qui sont labellisés.
00:56:39Les poissons sont issus de la plêche durable, etc.
00:56:42Donc, vraiment, on est en train de concrétiser
00:56:44la révolution des cantines scolaires
00:56:46qu'on porte avec le maire Bonapoyant.
00:56:47Donc, on en est très satisfait.
00:56:49En lien avec ce nouveau marché aussi,
00:56:51on a ce qu'on appelle le projet
00:56:52des cantines marseillaises de demain
00:56:54qui ont notamment pour but
00:56:55de construire ce qu'on appelle
00:56:57des cuisines de proximité
00:56:59pour justement rapprocher la cuisine de l'assiette,
00:57:01passer en circuit chaud
00:57:02et proposer des plats de meilleure qualité
00:57:04à nos enfants,
00:57:05des plats plus savoureux,
00:57:07issus d'une cuisine plus artisanale,
00:57:09plus locale,
00:57:10encore une fois,
00:57:11pour favoriser le bien-être
00:57:12et la santé de nos enfants.
00:57:14Donc, voilà, non, au contraire,
00:57:15je trouve que c'est une mission très passionnante
00:57:16et je remercie encore une fois
00:57:17le maire de Marseille Bonapoyant
00:57:18de m'avoir transmis cette mission.
00:57:21Aujourd'hui, Lucas,
00:57:22Longueux Aminou,
00:57:22comment ça se passe ?
00:57:23Vous êtes dans une ambition,
00:57:25là, pour l'instant,
00:57:25la mise en place.
00:57:26Il y a une cuisine centrale
00:57:28et aussi des cuisines qui sont in situ.
00:57:30Quel est l'objectif ?
00:57:31C'est d'avoir une grande cuisine centrale
00:57:32comme à Lange-le-Saunier,
00:57:33il y a quelques cas en France ?
00:57:35Alors, effectivement,
00:57:36c'est-à-dire que,
00:57:37les attentes de la population
00:57:38ne sont plus les mêmes
00:57:38que dans les années 80 ou 90
00:57:40quand on va faire nos courses,
00:57:42quand on va manger au restaurant,
00:57:43on veut manger des produits de qualité,
00:57:45des produits locaux
00:57:45et la cantine doit se mettre
00:57:47au diapéazon.
00:57:48Or, il est vrai que c'est compliqué
00:57:49de faire, par exemple,
00:57:50du circuit court
00:57:51avec une grosse cuisine centrale.
00:57:53Donc, encore une fois,
00:57:53c'est pour cela
00:57:54qu'on a décidé, effectivement,
00:57:55de construire ce qu'on appelle
00:57:56des cuisines de proximité.
00:57:58Donc, les travaux de la première
00:58:00doivent démarrer incessamment
00:58:00sous peu,
00:58:02dans les jours,
00:58:02dans les semaines qui viennent.
00:58:03Vous commencez par où,
00:58:04à Marseille, concrètement ?
00:58:05À Saint-Antoine-Palanque,
00:58:06dans le 15e arrondissement,
00:58:07dans les quartiers nord-de-Marseille.
00:58:08Voilà, ça sera la première cantine
00:58:10durable.
00:58:11Cuisine de proximité,
00:58:12pour approcher la cuisine de la sèche,
00:58:13pour approcher tout simplement
00:58:14la cuisine de l'école,
00:58:15en fait, du réfectoire.
00:58:16Vous sentez une attente
00:58:16dans une population
00:58:17qui est souvent confrontée
00:58:18plutôt à une fracture sociale terrible,
00:58:20des pouvoirs d'achat
00:58:20qui sont très faibles.
00:58:22Ils sont en attente
00:58:22et ils acceptent
00:58:23le projet que vous leur proposez.
00:58:24Complètement, oui.
00:58:25Tout le monde, en fait,
00:58:26est intéressé par une alimentation
00:58:27saine et durable
00:58:28et notamment les parents d'élèves
00:58:29pour leurs enfants.
00:58:30Tout simplement, aujourd'hui,
00:58:31tout le monde souhaite
00:58:32se nourrir sainement,
00:58:33de manière équilibrée.
00:58:34Et donc, oui, non,
00:58:35il y a une vraie attente
00:58:36là-dessus à Marseille.
00:58:37Bon, Paris a déjà fait
00:58:38des progrès aussi.
00:58:39Lyon aussi,
00:58:40donc les trois grandes métropoles.
00:58:41Vous étiez la dernière.
00:58:42Vous, vous y mettez.
00:58:44C'est un projet de longue haleine.
00:58:46Il y a quand même
00:58:47une somme à investir,
00:58:48malgré tout.
00:58:49Bien sûr.
00:58:49Il y a un surcoût, bien entendu.
00:58:50Bien sûr, ça prend du temps.
00:58:51Déjà, si on prend effectivement
00:58:52la mise en place
00:58:53du nouveau cahier des charges,
00:58:54ça induit des coûts
00:58:55beaucoup plus importants
00:58:56pour la ville de Marseille.
00:58:57C'est logique.
00:58:58On a aussi une nouvelle
00:58:58tarification sociale
00:58:59qui nous permet de proposer
00:59:00la gratuité des cantines
00:59:01pour près de 10 000 enfants
00:59:03issus des familles
00:59:04les plus défavorisées.
00:59:05Et on souhaite passer
00:59:06à 15 000 enfants, là,
00:59:07très prochainement.
00:59:08C'est ce qu'on portait
00:59:08pendant la campagne
00:59:09des élections municipales
00:59:10sur Marseille
00:59:11avec le printemps marseillais.
00:59:12Donc voilà,
00:59:13on va le faire très rapidement.
00:59:14Vous en saurez plus
00:59:15dans les prochaines semaines
00:59:15parce que, bien évidemment,
00:59:17la gratuité des cantines
00:59:18pour les enfants
00:59:19les plus défavorisés
00:59:20ne peut attendre.
00:59:20Vous avez vu que chaque fois
00:59:21que vous tenez
00:59:22un propos politique
00:59:22un peu ambitieux,
00:59:23il y a un coup de mistral
00:59:24qui vient sauver la table.
00:59:25C'est logique.
00:59:26On dirait qu'il y a des
00:59:27qui nous observent.
00:59:28Vous savez,
00:59:29il y avait un sketch
00:59:29où quand on montait,
00:59:30pof, il y avait un coup
00:59:30de trompette là.
00:59:31Non, non, mais là,
00:59:32ça vous accompagne,
00:59:32le mistral est là
00:59:33et vous surveille.
00:59:35Julien Agou,
00:59:36évidemment,
00:59:37vous voyez bien
00:59:38que Marseille s'y met aussi.
00:59:40Au départ,
00:59:41au départ,
00:59:42est-ce que vraiment
00:59:43ce n'est qu'une histoire
00:59:44de fric ?
00:59:45Bien sûr,
00:59:46mais il y a aussi autre chose.
00:59:47Il y a une passion,
00:59:48il y a une prise de conscience.
00:59:49On en a parlé tout à l'heure
00:59:51mais oui,
00:59:52on parle toujours d'argent
00:59:53et je crois que ce volet argent
00:59:54dans tous les projets,
00:59:55on nous parle d'argent.
00:59:56C'est essentiel.
00:59:57C'est essentiel.
00:59:58Sauf qu'aujourd'hui,
00:59:59nous, on s'aperçoit
01:00:00sur le territoire avéronné,
01:00:02tous les ans,
01:00:02on réinjecte 300 à 400 000 euros
01:00:05sur les 900 000 euros
01:00:06d'alimentation
01:00:07sur ce département,
01:00:09dans nos producteurs.
01:00:10Donc, c'est-à-dire que
01:00:11on a parié,
01:00:13ça nous coûte un petit peu plus cher
01:00:14mais on réinjecte
01:00:15dans notre économie locale.
01:00:16Et qui repart au pays.
01:00:18Qui repart au pays.
01:00:18Qui repart à ce qu'ils travaillent
01:00:19et qui nous font du bien.
01:00:19Finalement,
01:00:20je crois que Marseille,
01:00:21quand ils vont commencer
01:00:22leur projet, bien sûr,
01:00:23déjà, ils ont ciblé,
01:00:24pour moi,
01:00:24ils ont fait la bonne chose,
01:00:25ils ont ciblé une école
01:00:26et petit à petit,
01:00:27ils vont cibler des producteurs locaux,
01:00:29ils vont réinjecter.
01:00:30L'argent qu'ils ont mis
01:00:31va être réinjecté
01:00:32dans l'économie locale
01:00:33et c'est un cercle vertueux.
01:00:35Comment vous vous êtes renseigné,
01:00:36Lucas Langos Amino ?
01:00:37Vous avez consulté des gens
01:00:38comme Julien Agui
01:00:39pour comprendre,
01:00:39vous êtes vous-même
01:00:40de quelle formation professionnelle ?
01:00:43Alors moi,
01:00:43à la base,
01:00:43effectivement,
01:00:44je suis écologiste.
01:00:45D'accord.
01:00:46Je fais de la politique
01:00:46depuis quelques années.
01:00:48Effectivement,
01:00:48on s'entoure,
01:00:49notamment de producteurs locaux aussi.
01:00:50Vous êtes élu
01:00:52élevé
01:00:53avec Ecologie des Verts ?
01:00:54Tout à fait.
01:00:55Dans la majorité,
01:00:56c'est pas marseillaise.
01:00:57Donc vous êtes un militant impliqué.
01:00:59Tout à fait.
01:00:59Vous n'êtes pas un idéologue,
01:01:01comment on dit,
01:01:02l'écologie punitive.
01:01:03Vous n'êtes pas un censeur
01:01:04ni un répresseur.
01:01:07Mais vous croyez
01:01:07à vos convictions.
01:01:09Et vous l'appliquez,
01:01:09en tout cas,
01:01:10dans la politique des cantines.
01:01:11Exactement.
01:01:11Et au niveau notamment
01:01:12de l'alimentation
01:01:12et des cantines scolaires,
01:01:13c'est important pour nous,
01:01:14effectivement,
01:01:14en tant qu'écologiste.
01:01:15Mais globalement,
01:01:15je pense que pour tout le monde,
01:01:16c'est important,
01:01:17encore une fois,
01:01:17de fournir une alimentation
01:01:19de qualité à nos enfants
01:01:19et globalement
01:01:20à tous les Marseillais.
01:01:22Donc oui, non...
01:01:23Alors,
01:01:24Lucas Langosamino,
01:01:25pouvez-vous me donner
01:01:25un exemple
01:01:26de ce que des jeunes aujourd'hui
01:01:28ou des jeunes rondes de main
01:01:29ont déjeuné hier,
01:01:30les petites Marseillaises
01:01:32et les petits Marseillais
01:01:33que vous nourrissez ?
01:01:34Un exemple de plat,
01:01:35un exemple de menu municipal.
01:01:39Qu'est-ce qu'il y a ?
01:01:40Je n'ai pas entendu
01:01:41ce qu'ils aient mangé.
01:01:41Jeudi,
01:01:42pouvez-vous me donner
01:01:42un exemple de menu municipal ?
01:01:44Bien sûr.
01:01:45Alors, ça tombe bien
01:01:45parce que hier,
01:01:46du coup,
01:01:46j'étais à la cantine...
01:01:46Qu'est-ce que la ville de Marseille
01:01:47donna manger à nos petits ?
01:01:48Un exemple de plat
01:01:49ou de...
01:01:50Bien sûr.
01:01:51Quel type de cuisine ?
01:01:51Alors, écoutez,
01:01:52ça tombe bien
01:01:52parce que hier,
01:01:53j'ai mangé à la cantine
01:01:54avec des parents d'élèves
01:01:56pour justement leur faire découvrir...
01:01:57Ils viennent voir,
01:01:57évidemment, bien sûr.
01:01:58Ils viennent voir,
01:01:58effectivement,
01:01:59leur faire découvrir
01:01:59comment ça fonctionne.
01:02:05En plat principal...
01:02:06Les tomates d'où ?
01:02:08Alors, les tomates
01:02:08peuvent provenir,
01:02:09effectivement,
01:02:09de chez nous,
01:02:10de Provence.
01:02:11De Provence.
01:02:11On a beaucoup
01:02:12de produits locaux.
01:02:13La tomate,
01:02:14effectivement,
01:02:14ce n'est pas toujours le cas.
01:02:15le plus beau potager
01:02:16et le Languedoc aussi,
01:02:17cher Julien,
01:02:18le plus beau potager du monde.
01:02:19Je suis bandu.
01:02:20Qu'est-ce qu'il y avait
01:02:20après les tomates ?
01:02:21Non, non.
01:02:21Alors, effectivement,
01:02:22on avait des courgettes
01:02:23façon caponatin
01:02:24avec des coquillettes parmesan
01:02:26et en dessert,
01:02:27on avait du fromage blanc
01:02:28façon straté.
01:02:29Les enfants se sont régalés.
01:02:30Donc, les enfants se sont régalés,
01:02:31effectivement.
01:02:31Les assiettes étaient vides.
01:02:32Et pour le coup,
01:02:33c'est un menu végétarien.
01:02:34Donc, maintenant,
01:02:34encore une fois,
01:02:34on s'appuie sur un vrai réseau
01:02:35de producteurs locaux.
01:02:37Je ne l'ai pas évoqué,
01:02:37mais je vais vous donner
01:02:38quelques exemples.
01:02:39Par exemple,
01:02:39les pois chiches sont produits
01:02:40en Provence.
01:02:41Notre riz est un riz local,
01:02:43100% bio,
01:02:44produit dans les Bouches-du-Rhône.
01:02:45Notre pain aussi est un pain
01:02:46100% bio et local
01:02:47qui est d'ailleurs distribué
01:02:48par une association d'instation.
01:02:50Donc, voilà, effectivement...
01:02:50Vous êtes sous la protection
01:02:51de la bonne mère,
01:02:52que vous soyez croyants ou pas.
01:02:54Mais voilà,
01:02:54elle est là
01:02:55et on aime Marseille
01:02:56qui est une ville prodigieuse.
01:02:57Et maintenant,
01:02:57on sait que nos enfants,
01:02:58les jeunes Marseillais,
01:03:00les petites Marseillais
01:03:00et les petits Marseillais
01:03:01ont dans leur assiette municipale
01:03:03des aliments bons, propres et justes.
01:03:04Et c'est un défi politique gigantesque.
01:03:06Merci, Lucas Langues-Ami.
01:03:08Merci à vous.
01:03:08Vous avez été avec nous.
01:03:09Merci, Julien Agui,
01:03:10d'avoir témoigné
01:03:11aux côtés de Julien
01:03:12de cette progression,
01:03:14ce grand combat,
01:03:15cette belle idée.
01:03:15Vous restez avec nous
01:03:16sur Sud Radio.
01:03:17On continue ce banquier républicain.
01:03:19Et là, nous allons
01:03:21avec Stéphane Vérat
01:03:22qui est le directeur
01:03:23cofondateur de 1plusbio
01:03:24savoir pourquoi manger
01:03:26est un acte politique
01:03:27qui est au cœur
01:03:28de notre réunion d'aujourd'hui.
01:03:29A tout de suite sur Sud Radio.
01:03:31L'indicatral caressant et gagnant
01:03:34entre Tourmagne et les Arènes
01:03:36avec un vrai nîmois
01:03:37qui est Stéphane Vérat
01:03:39qui est la cheville ouvrière
01:03:40d'1plusbio.
01:03:40Stéphane, c'est quand même
01:03:41grâce à vous
01:03:42que tout ça a pu se réaliser
01:03:43à ceux qui sont autour de vous.
01:03:45Et puis nous avons
01:03:46un magicien aussi,
01:03:48Didier Thévenet
01:03:49qui est directeur
01:03:50de la cuisine centrale
01:03:51de L'Anse-le-Saunier
01:03:51où j'avais fait un reportage
01:03:52pour Public Sénat.
01:03:54M. Pellissard était maire
01:03:55de L'Anse-le-Saunier
01:03:56et j'ai vu là aussi
01:03:58c'était il y a un certain temps
01:03:59qu'une cuisine centrale
01:04:00pouvait donner à manger
01:04:03aux enfants,
01:04:04aux anciens,
01:04:05aux malades
01:04:05avec des produits
01:04:06bons propres et justes
01:04:07qui venaient du territoire.
01:04:10Stéphane Vérat,
01:04:121plusbio,
01:04:13c'est l'histoire de votre vie.
01:04:15Vous êtes un enfant du Gard,
01:04:17vous êtes un enfant de Nîmes.
01:04:19Comment cette lueur
01:04:20un jour,
01:04:21cette lueur
01:04:22s'est posée sur vous
01:04:22comme le Saint-Esprit ?
01:04:25Tout d'abord,
01:04:26bonjour Péricault,
01:04:26merci de l'invitation.
01:04:27La lueur,
01:04:28je suis issu
01:04:29de ce territoire
01:04:30mais j'avais des parents
01:04:31qui étaient agriculteurs
01:04:32et j'ai cheminé
01:04:34en fait
01:04:34dans cet univers
01:04:36et il y a deux passions
01:04:37que j'ai voulu réunir,
01:04:38c'est cette histoire
01:04:40de l'agriculture
01:04:41et de la cuisine
01:04:42que j'ai adorée
01:04:43depuis le plus jeune âge.
01:04:44Et de fait,
01:04:45je n'ai cessé
01:04:46d'essayer
01:04:47d'imaginer
01:04:48comment on pouvait
01:04:48améliorer les choses
01:04:49et je travaillais
01:04:50avec des producteurs bio
01:04:51et qui avaient des enfants.
01:04:54Midi 14h,
01:04:55Sud Radio,
01:04:56la France dans tous ses états,
01:04:58Péricault-Légas.
01:05:00Voilà,
01:05:01les aléas du direct
01:05:02nous ont fait une petite blague
01:05:03mais c'est le Mistral
01:05:03qui est tellement fort
01:05:04que les ondes se sont promenées
01:05:05mais on est toujours là
01:05:06avec Stéphane Vérin
01:05:07et Didier Thévenet.
01:05:08Stéphane Vérin,
01:05:09on était en parlé
01:05:10d'un plus bio
01:05:10dont vous êtes la chevaille ouvrière,
01:05:12dont vous êtes le concepteur.
01:05:13Pourquoi la formule
01:05:14un plus bio ?
01:05:15Qu'est-ce qu'il faut déduire ?
01:05:16Il faut déduire,
01:05:17ça s'appelait
01:05:17unis à plusieurs vers la bio,
01:05:19c'est-à-dire
01:05:19de faire converger
01:05:20tous ces acteurs
01:05:21qui préparent le repas,
01:05:23que ce soit les producteurs,
01:05:25les cuisiniers,
01:05:26les élus
01:05:29qu'on ait une alimentation
01:05:30de qualité.
01:05:31L'idée est née
01:05:32il y a combien de temps ?
01:05:33Elle est née en 96.
01:05:36Ah oui ?
01:05:37Ça fait 30 ans ?
01:05:38Ça fait 30 ans.
01:05:39Comment c'était au début ?
01:05:40Au début c'était
01:05:41par petite touche,
01:05:42c'était sur une ville
01:05:43du Gard
01:05:44qui s'appelait Vauvert,
01:05:45qui s'appelle toujours
01:05:46de Vauvert,
01:05:46de là où il est parti,
01:05:47au diable Vauvert.
01:05:48Et c'est là
01:05:49où on a fait expérimenter
01:05:50toutes ces histoires-là
01:05:51avec les franca
01:05:53et où on a montré
01:05:54qu'en fait
01:05:54de mettre une qualité
01:05:55dans l'assiette,
01:05:56c'était vraiment opportun
01:05:57pour travailler
01:05:59avec son territoire.
01:06:00Et dès le début
01:06:00c'était ça,
01:06:01c'était d'éduquer
01:06:02et à la fois
01:06:02de faire travailler
01:06:03le territoire.
01:06:03Et maintenant
01:06:04c'est répandu
01:06:04sur toute la France.
01:06:05Maintenant c'est répandu
01:06:06sur toute la France.
01:06:07Et on vient vous chercher
01:06:08de toute la France
01:06:09pour savoir
01:06:09est-ce qu'on peut mettre
01:06:10chez nous dans cette commune.
01:06:11Exactement.
01:06:12Ça s'est essaimé.
01:06:14Il y a beaucoup de gens
01:06:14qui ont fait des choses
01:06:15aussi complémentaires.
01:06:16Et ce qui est joli aujourd'hui
01:06:18c'est que justement
01:06:19sur nos journées nationales
01:06:20on voit que
01:06:21beaucoup de villes
01:06:21et des lieux
01:06:22réfléchissent aux cantines de demain.
01:06:23Elles sont bio
01:06:24mais elles sont aussi locales.
01:06:26Elles sont avec des produits bruts
01:06:27et elles sont tournées
01:06:29vers la santé
01:06:29parce que tout le monde
01:06:30s'aperçoit que
01:06:31c'est le prochain défi
01:06:32qu'il va falloir relever.
01:06:33Stéphane Zvera
01:06:34c'est un bio apaisant.
01:06:36C'est un bio convivial.
01:06:38C'est un bio de conciliation.
01:06:39C'est pas une confrontation idéologique.
01:06:42Pourtant
01:06:42l'origine du produit
01:06:44qu'il soit bon propre et juste
01:06:45c'est la définition
01:06:46que je donne depuis le début
01:06:46c'est un élément important.
01:06:48C'est un élément monteur.
01:06:49En plus
01:06:49on n'a jamais compris
01:06:50pourquoi les gens
01:06:51s'éloignaient de l'agriculture
01:06:53je dirais propre
01:06:54qui est bio
01:06:54parce que c'était les bases
01:06:56je dirais d'un sol vivant
01:06:58C'est une agriculture normale.
01:06:59Normal d'un sol vivant
01:07:00avec de la diversité
01:07:02avec des animaux
01:07:03etc.
01:07:04Et d'ailleurs justement
01:07:04nous c'est pas une bio plivante
01:07:06ni une bio qui fait de leçons.
01:07:08C'est une bio
01:07:08effectivement conviviale.
01:07:10C'est des repas
01:07:11qu'on mange ensemble
01:07:12que l'on partage
01:07:13et c'est des endroits
01:07:14où les saisons
01:07:15sont l'illustration du goût.
01:07:17C'est ça comme
01:07:17il y a eu la journée nationale.
01:07:19Alors ils sont tous là.
01:07:20Ils sont tous là.
01:07:22Des maires représentants
01:07:22de communes
01:07:22de département de municipaux.
01:07:24Ils ont dégusté
01:07:24dans une fermure totale.
01:07:25Exactement.
01:07:26Et puis ils ont dégusté
01:07:27les melons
01:07:28les cerises
01:07:30tout ce qu'offre aujourd'hui
01:07:31ce territoire gardien.
01:07:31Et je vois beaucoup de passion
01:07:32et surtout une conscience politique
01:07:35très forte sur le fait
01:07:35que c'est un enjeu
01:07:36qu'il faut relever
01:07:37un défi qu'il faut relever
01:07:38avec beaucoup de pugnacité.
01:07:40C'est un combat.
01:07:41De pugnacité
01:07:42et effectivement de persévérance
01:07:43surtout à un moment donné
01:07:44où on peut avoir
01:07:45des découragements
01:07:47et qu'on se disperse.
01:07:48Nous on veut montrer
01:07:49que justement
01:07:51c'est en restant
01:07:52sur cette ligne-là
01:07:53qu'on peut faire progresser
01:07:54beaucoup de choses
01:07:55et qu'on donne aussi
01:07:56des intentions
01:07:57à ces jeunes
01:07:58des perspectives
01:07:59à un avenir
01:08:00un avenir un peu plus radieux
01:08:01avec des métiers passionnants
01:08:03autour de l'alimentation.
01:08:04De quoi s'accrocher
01:08:05j'allais dire
01:08:06à l'espoir
01:08:07d'être français
01:08:08aujourd'hui
01:08:08de vivre dans ce pays.
01:08:09Voilà un combat
01:08:09qui nous rassemble tous
01:08:10et qui peut déboucher
01:08:12sur des choses formidables.
01:08:14Des choses formidables
01:08:15et des choses
01:08:15qui aujourd'hui
01:08:18créent
01:08:19du développement
01:08:20aujourd'hui
01:08:20sur nos territoires
01:08:21créent un engouement
01:08:23pour justement
01:08:23être bien en France
01:08:24pour s'apercevoir
01:08:25qu'on peut faire
01:08:27des paysages alimentaires
01:08:28on peut y vivre
01:08:29faire des métiers
01:08:30en fait
01:08:31de se dire
01:08:32que même si
01:08:33la malbouffe
01:08:34elle s'essaime
01:08:36dans beaucoup d'endroits
01:08:37elle se porte très bien
01:08:38et elle continue
01:08:39à gagner du terrain
01:08:40nous avec les cantines
01:08:41on montre
01:08:41qu'on peut conserver
01:08:43notre terrain
01:08:44vous la contenez
01:08:44et on la contient
01:08:45en faisant des propositions
01:08:47Didier Thévenet
01:08:48quand je vous ai connu
01:08:49j'ai été scotché
01:08:51parce que vous me disiez
01:08:51j'étais avec le maire
01:08:52de Lens-le-Saunier
01:08:53monsieur Pélissard
01:08:55je viens vous voir
01:08:55vous étiez en blanc
01:08:56dans votre cuisine centrale
01:08:58un grand bâtiment
01:08:59et vous m'expliquez
01:09:00je suis en 100% local
01:09:01100% franc-comptoir
01:09:03je nourris les enfants
01:09:04je nourris les personnes âgées
01:09:05on est en train de faire
01:09:06tâche d'huile
01:09:07d'autres communes
01:09:07viennent voir comment on fait
01:09:08c'était un peu déjà
01:09:09un micro un plus bio
01:09:10et en plus on gagne de l'argent
01:09:12je dis c'est pas vrai
01:09:13vous me racontez des histoires
01:09:14ici et en plus
01:09:15on gagne de l'argent
01:09:15on vend pas cher
01:09:17et on gagne de l'argent
01:09:18parce qu'on gère ça
01:09:19avec le coeur
01:09:19vous m'aviez dit
01:09:20tout simplement
01:09:21de toute façon
01:09:21l'histoire de Lens-le-Saunier
01:09:25a commencé dans un verre d'eau
01:09:26en fait
01:09:26la question c'était
01:09:27comment on va préserver
01:09:28la ressource en eau
01:09:29on parle de ça
01:09:30il y a 30 ans
01:09:31et on parlait déjà
01:09:32de la qualité de l'eau
01:09:33qu'on allait servir
01:09:34il y a de l'eau quand même
01:09:35il y a de l'eau
01:09:35mais elle est pas forcément
01:09:36sans inquiétude
01:09:38par rapport aux contaminations
01:09:39qu'on peut avoir
01:09:40pesticides, nitrates et compagnie
01:09:41donc on est parti
01:09:42de cette question là
01:09:43de se dire
01:09:43comment on va
01:09:45protéger la ressource
01:09:45en plantant du blé bio
01:09:46sur la plaine de captage
01:09:48ce blé une fois qu'il sort
01:09:49alors il y a 30 ans
01:09:50le blé bio
01:09:50c'était pas facile à vendre
01:09:51donc nous on arrive
01:09:52sur restauration collective
01:09:53en disant
01:09:54ce blé on va le transformer
01:09:55en farine
01:09:56et cette farine en pain
01:09:57et ça fait 30 ans
01:09:58qu'on fait du pain bio
01:09:58avec la farine de notre territoire
01:10:00et 30 ans
01:10:01que ça se passe bien
01:10:02et que c'est économiquement
01:10:03intéressant
01:10:04pour l'intégralité
01:10:04des membres de la filière
01:10:05c'est à dire que
01:10:06l'agriculteur Gensavi
01:10:08le céréalier
01:10:08le meunier
01:10:09travaille
01:10:10c'est vous qui le payez
01:10:11on paye le pain
01:10:12on achète maintenant
01:10:13on achète le pain en finale
01:10:14dans le cas d'un marché public
01:10:15pour amener
01:10:17tout l'ensemble
01:10:17de la filière avec nous
01:10:18pour garder en fait
01:10:20cet ancrage territorial
01:10:20de l'alimentation
01:10:21qui est un commerce équitable
01:10:24local on va dire
01:10:25dans le principe
01:10:26de dire
01:10:26tout le monde
01:10:27gagne sa vie
01:10:27personne ne capte
01:10:30l'intégralité du bénéfice
01:10:31mais le bénéfice
01:10:32c'est le consommateur
01:10:32au final
01:10:33qu'il a
01:10:33à travers son alimentation
01:10:34vous me garantissez
01:10:35que 100%
01:10:35de ce que vous donnez
01:10:36à manger
01:10:37dans ces restaurations
01:10:38dans cette restauration
01:10:38et locale
01:10:40à part l'huile d'olive
01:10:41évidemment
01:10:41ils ont fait
01:10:42notre huile jurassienne
01:10:43vous avez des salines
01:10:45on a tout ce qu'il faut
01:10:47on arrive à trouver
01:10:48en fait
01:10:48en allant chercher
01:10:49alors ça demande
01:10:50le sourcing
01:10:51qui est le mot à la mode
01:10:52de la restauration
01:10:55il faut aller
01:10:56mettre des bottes
01:10:57et aller chercher le produit
01:10:58au début c'est ce qu'il faut faire
01:10:59et après
01:10:59le produit vient tout seul
01:11:01parce qu'on est reconnu
01:11:02sur son territoire
01:11:03comme quelqu'un
01:11:04qui paye convenablement
01:11:06le produit
01:11:06et donc du coup
01:11:07le bouche à oreille fonctionne
01:11:08et après
01:11:09c'est les producteurs
01:11:10transformateurs
01:11:11qui viennent nous voir
01:11:11pour nous proposer des produits
01:11:12pour les intégrer
01:11:13dans la restauration
01:11:13L'Anse-le-Saunier
01:11:14était quand même
01:11:15un peu pionnière
01:11:16dans le Jura
01:11:17ils sont allés loin
01:11:19on est tout à fait
01:11:20dans la logique
01:11:20d'un plus bio
01:11:20c'était dans un territoire
01:11:22qui n'était pas évident
01:11:22parce que L'Anse-le-Saunier
01:11:23ce n'est pas le midi
01:11:24la Franche-Comté
01:11:25c'est des gens sérieux
01:11:26et travailleurs
01:11:28qui gagnent leur vie
01:11:29on compte les sous
01:11:31c'est la Franche-Comté
01:11:32et pourtant vous avez fait
01:11:34une gestion très ouverte
01:11:35l'objectif c'est d'avoir
01:11:36c'est que ça ne coûte rien
01:11:37de plus que la vente du repas
01:11:38donc nous on est vraiment
01:11:39ancré dans cet esprit là
01:11:41de se dire
01:11:41avec le budget dont on dispose
01:11:43comment on va faire
01:11:44pour intégrer des produits
01:11:44l'exemple du bœuf
01:11:46quand on a commencé à dire
01:11:47on abat nos vaches
01:11:49Montbéliarde
01:11:50de réformes
01:11:50Faites-moi un peu rêver
01:11:51Didier Thévenet
01:11:52je vous interromps
01:11:53parce que je veux justement
01:11:54mettre les pieds dans le plat
01:11:54ça fait 4 ou 5 fois
01:11:55que je mets les pieds dans le plat
01:11:56depuis le début de cette émission
01:11:57c'est normal
01:11:58vous me parlez de Côte de Bœuf
01:12:00Montbéliarde
01:12:00qui est une race formidable
01:12:01qui est bien la race
01:12:02qui donne le lait
01:12:03que l'on fait le comté
01:12:03absolument
01:12:04qui est un très grand fromage
01:12:05qui est le fromage
01:12:06le meilleur fromage du monde
01:12:07ne nous cachons pas
01:12:08alors là
01:12:08on ne va pas rentrer
01:12:09dans un débat politique
01:12:10qui peut se finir
01:12:11de façon tragique
01:12:11j'adore le comté
01:12:12qui est un immense fromage
01:12:13voilà
01:12:14mais vous savez bien
01:12:15que nos 46 fromages
01:12:16d'appellation française
01:12:17d'appellation d'origine en France
01:12:18mais le comté
01:12:19c'est quelque chose
01:12:20d'un paysage
01:12:20c'est la flore des montagnes
01:12:21du Jura
01:12:22de Franche-Comté
01:12:22avec cette Montbéliarde
01:12:23et une fois qu'elle a fini
01:12:24sa carrière de laitière
01:12:25qu'elle nous a donné
01:12:26qu'elle nous a inondé le comté
01:12:27on la remet à l'air
01:12:28et ça devient
01:12:29une race à viande
01:12:30absolument exceptionnelle
01:12:31vous donnez ça
01:12:32à manger aux élèves
01:12:34dans les cantines
01:12:34de la viande
01:12:36de race Montbéliard
01:12:38bio
01:12:38quel type de morceaux ?
01:12:39on donne tous les morceaux
01:12:40nous on achète
01:12:41les animaux entiers
01:12:41donc on a quelques accords
01:12:43avec des agriculteurs
01:12:44qui vont récupérer
01:12:45leurs loyaux
01:12:45pour faire de la vente directe
01:12:47parce que ça les intéresse
01:12:47il y a quoi ?
01:12:48il y a de la bavette
01:12:48de la loyaux
01:12:49de l'ompli
01:12:49de la hampe
01:12:50du merlan
01:12:51de l'araignée
01:12:52on a tout
01:12:53donc on s'amuse
01:12:54à faire plaisir aux clients
01:12:56comme la semaine dernière
01:12:57on sert du filet de bœuf bio
01:12:59à nos papiers et mamies
01:13:00à la maison
01:13:01et en plus c'est bio
01:13:02en plus c'est bio
01:13:03vous le préparez
01:13:03alors par exemple
01:13:04un plat de viande
01:13:05dans une cantine
01:13:05aujourd'hui de l'Anson-Saunier
01:13:06qu'est-ce qu'ils vont avoir ?
01:13:07si on fait un type bourrignon
01:13:09on va faire une cuisson
01:13:10basse température de nuit
01:13:11une cuisson ajustée
01:13:13qui va durer entre 14 et 16 heures
01:13:14autour de 80 degrés
01:13:16dans un four
01:13:16vous savez on a fait
01:13:19quand on a démarré ça
01:13:20j'ai fait une remarque
01:13:21une remarque à mes collègues
01:13:22je disais
01:13:23ma grand-mère
01:13:23elle faisait le meilleur
01:13:24bœuf bourrignon du monde
01:13:26il était commencé le jeudi
01:13:27et on le mangeait le dimanche
01:13:28il ne voyait jamais une ébullition
01:13:29donc on est parti de ce projet-là
01:13:31on l'oublie 3-4 jours au frais
01:13:33et on le réchauffe
01:13:34il n'est pas trop le meilleur
01:13:35alors quel vin
01:13:37vous mettez dans le bœuf bourrignon ?
01:13:38attention
01:13:39nous on ne met pas de vin
01:13:40il y a des enfants
01:13:40on ne peut pas
01:13:41pour les personnes âgées
01:13:42on va mettre un vin français
01:13:44parce que de toute façon
01:13:45on va travailler avec un vin français
01:13:46alors on soutient les collègues du Gard
01:13:47on soutient les collègues du Gard
01:13:48on a des vins à mijos
01:13:49parce que les vins du Jura
01:13:50c'est ce qu'il faut
01:13:52charnu et généreux
01:13:53alors pour les enfants
01:13:54puisqu'on ne met pas de vin
01:13:55pour les enfants
01:13:55on va mettre une garniteur aromatique
01:13:56donc des carottes bio
01:13:58poireaux
01:13:58tout ce qu'on va trouver à l'époque
01:14:00on met ça en four mixte
01:14:0215% d'humidité
01:14:04et on va cuire à 80 degrés
01:14:06pendant 16 heures
01:14:07donc c'est ce qu'on a recopié
01:14:09le modèle de la grand-mère
01:14:10au modèle 400 kilos à la fois
01:14:12vous savez ce que j'ai fait
01:14:12pour mes enfants
01:14:13moi qui adore justement
01:14:14les bœufs en daube
01:14:14les mijotages et tout
01:14:15je mets du jus de pomme
01:14:17alors quelquefois du cidre
01:14:18qui est un peu moins alcoolisé
01:14:19mais je mets un jus de pomme
01:14:20un peu fermenté
01:14:22et ça compense
01:14:22alors il faut le faire cuire
01:14:23un peu plus longtemps
01:14:24mais dites-moi
01:14:25c'est une cantine gastronomique
01:14:27ce que vous faites à Lens-le-Saunier
01:14:28je ne sais pas si
01:14:29on est dans la belle cuisine
01:14:30on est dans la belle vraie cuisine
01:14:33avec une pièce de 2 euros
01:14:34il ne faut pas oublier
01:14:35que notre métier
01:14:36il a une contrainte énorme
01:14:37on fait le même métier
01:14:38que les 4 étoiles
01:14:39sauf que chez nous
01:14:40on y vient avec un billet de 5 euros
01:14:41avec des gens qu'on n'a pas choisis
01:14:43dans un lieu qu'on n'a pas choisi
01:14:44vous facturez combien de repas
01:14:45j'ai pas bien compris
01:14:467000 jours
01:14:477000 repas par jour
01:14:48et combien vous avez dit
01:14:482 euros
01:14:492 euros
01:14:51pour le coût alimentaire
01:14:52pour le coût alimentaire
01:14:53pour un enfant
01:14:54donc ça veut dire
01:14:54qu'il faut s'interroger
01:14:55trouver des solutions
01:14:57innovantes
01:14:57pour que ça coûte
01:14:59pas plus cher au bout
01:14:59c'est-à-dire qu'aller chercher
01:15:00du comté bio
01:15:01nous on met du comté bio
01:15:02donc AOP mais bio en plus
01:15:04et bien pour pouvoir faire ça
01:15:05il va falloir qu'on trouve
01:15:06un subterfuge
01:15:06on réduit de 5 grammes le poids
01:15:08on met que 25 grammes
01:15:09ce qui reste quand même
01:15:10pour un enfant
01:15:10un poids suffisant
01:15:11moins mais mieux
01:15:12qui est aussi
01:15:13la défis de l'anti-malbouffe
01:15:15et c'est ce qu'on dit
01:15:15à tous les consommateurs
01:15:16y compris les gens
01:15:17qui ont des peuples revenus
01:15:18réduisez peut-être
01:15:19votre candidat
01:15:20parce que quand on va
01:15:20en grande distribution
01:15:21on achète par 24
01:15:23par 36
01:15:23on entasse ça
01:15:24parce que sous présent
01:15:25c'est moins cher
01:15:26on fait des courses le samedi
01:15:27faites des courses
01:15:28un peu plus souvent
01:15:28si vous avez le temps
01:15:29essayez d'acheter du frais
01:15:31toute transformation
01:15:32que vous faites à la maison
01:15:33c'est ça de moins
01:15:34que vous donnez
01:15:34à la grande distribution
01:15:35et à l'industrie
01:15:36supprimer les perturbateurs
01:15:38endocriniens
01:15:38dans l'alimentation
01:15:39c'est par exemple
01:15:40supprimer tous les fonds
01:15:41les fonds de sauce
01:15:42nous on n'utilise plus de poudre
01:15:44je le dis toujours aux parents
01:15:45parce que ça leur parle
01:15:46c'est si pratique
01:15:47les poudres
01:15:47et les sauces industrielles
01:15:48et dedans il y a des petits perturbateurs
01:15:51il oublie Didier quand même
01:15:52de dire aussi
01:15:53que pour tout ça
01:15:53il a végétalisé l'assiette
01:15:55c'est à dire que
01:15:56il propose aussi aux enfants
01:15:58des menus végétariens
01:15:59pour leur faire découvrir
01:16:00la céréale légumineuse
01:16:02et arriver à cet équilibre budgétaire
01:16:05qui est fabuleux
01:16:06d'arriver à bien faire manger
01:16:07avec ces deux euros dans l'assiette
01:16:09alors les enfants
01:16:10les personnes âgées
01:16:11l'hôpital
01:16:12et l'hôpital aussi
01:16:13ça veut dire que vous fournissez
01:16:15des repas
01:16:15tous les jours
01:16:16pour les EHPAD
01:16:17tous les jours pour les EHPAD
01:16:18et les gens qui sont en soins
01:16:19et des personnes âgées à domicile
01:16:21et des personnes âgées à domicile
01:16:22pour le maintien
01:16:23quand on parlait de maintien
01:16:24de la personne âgée à domicile
01:16:25souvent la première chose
01:16:25c'est est-ce qu'il va pouvoir se nourrir
01:16:27donc nous on va livrer les repas
01:16:28chez les personnes âgées
01:16:30qui vont permettre
01:16:30à un prix social
01:16:32on fait de la restauration sociale
01:16:33donc il ne faut pas oublier
01:16:34qu'il faut que ça reste
01:16:35dans un budget entendable
01:16:36pour la personne qui achète
01:16:37vous savez Didier Thévenet
01:16:38l'importance pour les gens
01:16:39qui sont dans des EHPAD
01:16:40et qui sont à l'hôpital
01:16:42d'avoir un repas
01:16:43dans le plateau repas
01:16:44quelque chose qui tient la route
01:16:45qui leur apporte un peu de bonheur
01:16:49d'une personne âgée
01:16:50et pour guérir quand on est malade
01:16:52c'est essentiel
01:16:53ça c'est quelque chose
01:16:53que vous avez intégré
01:16:54garder la mastication
01:16:55le plaisir de manger
01:16:56moi je dis toujours
01:16:58on a des règles
01:16:59qui nous régissent
01:17:00au niveau de la restauration
01:17:01mais ce qu'il ne faut pas oublier
01:17:02c'est produire pour faire plaisir aux gens
01:17:04c'est le consommateur
01:17:05qui lui
01:17:05il faut remettre le consommateur
01:17:07au centre de notre intérêt
01:17:08de notre objectif
01:17:09et c'est bien pour lui
01:17:10qu'on cuisine
01:17:10c'est pas pour soi
01:17:11moi j'adore cuisiner
01:17:12mais on cuisine surtout
01:17:13pour les gens qui vont manger
01:17:13donc se faire un plat
01:17:15qui nous plaît à nous
01:17:16mais qui ne va pas être consommé
01:17:17dans la restauration
01:17:18ça ne sert à rien
01:17:19soutien de la municipalité
01:17:20c'est une initiative du maire
01:17:21c'était le pélissard à l'époque
01:17:23aujourd'hui le département
01:17:24suit également
01:17:25oui
01:17:25on travaille avec le département
01:17:27la région commence à s'intéresser
01:17:28on est
01:17:28en fait c'est trans
01:17:29pour moi
01:17:31l'alimentation c'est transpartisan
01:17:32il n'y a pas de politique
01:17:33on est bien d'accord
01:17:34c'est le coeur de la meule
01:17:35de comté bien sûr
01:17:36le coeur de la meule
01:17:37et tout le monde
01:17:38doit penser la même chose
01:17:39et on doit faire tomber
01:17:40un peu toutes ces barrières politiques
01:17:41c'est pas de verre
01:17:41je vois bien que tous les élus
01:17:42qui sont ici
01:17:43sont de partis politiques
01:17:44différents d'obédience
01:17:45je n'ai jamais vu
01:17:46et les conversations
01:17:47sont quelques fois pointues
01:17:48il n'y a pas de divergence idéologique
01:17:50on a tous un combat commun
01:17:51c'est de faire en sorte
01:17:52que les comptines
01:17:53de la République française
01:17:54et les restent en collectif
01:17:56quand vous voyez
01:17:57Didier Thévenet
01:17:57vous vous dites
01:17:58quelle belle réussite
01:17:59quand même aussi
01:17:59c'est une belle réussite
01:18:01et puis c'est inspirant
01:18:01et ça montre que
01:18:03ça peut durer
01:18:04et que ça peut transformer
01:18:05énormément de choses
01:18:06dans la vie des gens
01:18:06il ne faut pas l'oublier
01:18:07manger c'est tous les jours
01:18:08c'est un besoin fondamental
01:18:10et qu'il existe aujourd'hui
01:18:12des projets politiques
01:18:13comme le sien
01:18:15en fait c'est rassurant
01:18:17Stéphane Vera
01:18:18vous restez avec nous
01:18:18merci Didier Thévenet
01:18:19on va demander
01:18:20à Emmanuel Delmotte
01:18:22maire de Châteauneuf-du-Grâce
01:18:23de s'installer avec nous
01:18:24et nous avons une maman
01:18:25une maman des livres
01:18:26Virginie Cognou
01:18:28voilà
01:18:29installez-vous tous les deux
01:18:30on jouera avec le micro
01:18:32voilà
01:18:34bonjour madame Cognou
01:18:36merci d'être
01:18:36merci d'être en direct
01:18:38avec nous
01:18:38je suis traduit
01:18:39vous êtes la maman de Tom
01:18:40oui tout à fait
01:18:40qui est au lycée
01:18:41au collège des oliviers
01:18:43qui est à Nîmes
01:18:44sur Nîmes
01:18:45bon est-ce que vous êtes
01:18:46contente de ce qu'il mange
01:18:47au collège des oliviers Tom ?
01:18:48alors je suis très contente
01:18:49de ce que Tom mange
01:18:50au sein du collège des oliviers
01:18:52d'autant que c'est un collège
01:18:54en zone prioritaire
01:18:55d'éducation prioritaire
01:18:57et que le principal
01:18:59et le chef cuisine
01:19:00je pense qu'on peut dire
01:19:01ça comme ça
01:19:03sont des gens
01:19:04qui font beaucoup de choses
01:19:06pour les élèves
01:19:07en tout cas
01:19:08dans l'accueil
01:19:10au niveau du restaurant scolaire
01:19:11le principal
01:19:12c'est quelque chose
01:19:14qui est évoqué
01:19:15lors de la journée
01:19:19de rentrée scolaire
01:19:19en fait il parle beaucoup
01:19:21il appuie sur le fait
01:19:22l'importance que les enfants
01:19:24puissent manger au restaurant
01:19:25et du coup avoir accès
01:19:28à des produits frais
01:19:29avec du bio
01:19:31en tant que maman
01:19:32vous avez été consciente
01:19:33de cet enjeu très vite
01:19:34tout à fait
01:19:35oui je suis
01:19:35je suis fille
01:19:37et petite fille
01:19:38de jardinier amateur
01:19:39bon bien sûr
01:19:40donc forcément
01:19:41j'ai cette culture en moi
01:19:43et en plus
01:19:44j'ai vraiment conscience
01:19:45que c'est important
01:19:47pour les enfants
01:19:48de bien manger
01:19:48vous vous souvenez
01:19:49de ce que vous mangez
01:19:49à la cantine ?
01:19:50je me souviens
01:19:51de ce que je mangeais
01:19:51à la cantine
01:19:52c'était comment ?
01:19:53c'était pas ça ?
01:19:53je pense que
01:19:54c'était pas toujours ça
01:19:55c'était à Nîmes également
01:19:56ou non ?
01:19:57oui vous êtes Nîmoise
01:19:57non je suis pas Nîmoise
01:19:58vous êtes doux
01:19:59je viens de la région du Nord
01:20:01mais c'est très bien
01:20:02mais vous êtes la bienvenue
01:20:03et donc du coup
01:20:05d'où du Nord
01:20:06d'été de plus
01:20:07et bien de la Vénoie
01:20:08voilà
01:20:08la boulette d'Avene
01:20:10voilà la boulette d'Avene
01:20:11formidable freinage
01:20:12le maroilles
01:20:12bien sûr
01:20:13attendez
01:20:14c'est des campagnes
01:20:15formidables
01:20:15attendez
01:20:16s'il y a des gens
01:20:17qui sont sociaux
01:20:17de ce qu'ils mettent
01:20:18dans leur assiette
01:20:18il y a la fracture sociale
01:20:20dans le Nord
01:20:20c'est bien les gens
01:20:21justement de la Vénoie
01:20:22de l'attirage
01:20:23de toutes ces contrées
01:20:24du Nord
01:20:24donc vous arrivez à Nîmes
01:20:25donc on arrive à Nîmes
01:20:27et du coup
01:20:27je suis satisfaite
01:20:29de l'attention
01:20:30qui est portée
01:20:31aux aliments
01:20:32qui sont donnés
01:20:33à nos enfants
01:20:33dans le cadre
01:20:34de l'école
01:20:35puisque bien manger
01:20:36c'est bien grandir
01:20:37est-ce qu'il vous dit
01:20:38maman
01:20:38c'est meilleur à la cantine
01:20:39non
01:20:40parce que vous faites
01:20:40la cuisine quand même
01:20:41oui je cuisine
01:20:42mais en tout cas
01:20:43il ne se plaint pas
01:20:44et il apprécie
01:20:47ce qui est proposé
01:20:49de quoi s'est-il régalé
01:20:50dernièrement
01:20:50dont il vous aurait parlé
01:20:52alors je sais
01:20:53qu'il y a quand même
01:20:55la possibilité
01:20:56en ce moment
01:20:57d'un bar à salade
01:20:59par exemple
01:20:59où il y a
01:21:00des crudités
01:21:01qui sont à disposition
01:21:03et je pense que
01:21:03c'est assez apprécié
01:21:04alors on dit
01:21:05que les enfants
01:21:05mangent peu de salade
01:21:06et pourtant
01:21:07c'est quelque chose
01:21:08qui peut
01:21:09dont il parle à la maison
01:21:11il est conscient
01:21:12de la chance
01:21:12qu'il a d'accéder
01:21:13à ce genre de
01:21:14oui oui
01:21:14parce que
01:21:15vraiment à la maison
01:21:16il y a cette culture
01:21:17aussi
01:21:18du bien manger
01:21:19et on lui explique
01:21:21mais par contre
01:21:22voilà je pense que
01:21:26le fait d'être
01:21:27dans le quartier prioritaire
01:21:28je pense qu'il y a
01:21:29d'autres choses
01:21:30qui peuvent aussi
01:21:32amener des familles
01:21:33à ne pas mettre
01:21:34leurs enfants à l'école
01:21:35et que malgré
01:21:37les efforts
01:21:37qui sont faits
01:21:38sur le bio
01:21:39sur le bien manger
01:21:39sur le coût
01:21:40qui est fait
01:21:41pour qu'on puisse
01:21:42accéder
01:21:42au menu
01:21:45de la restauration scolaire
01:21:47il y a beaucoup
01:21:48d'enfants
01:21:48qui ne mangent pas
01:21:49encore à la cantine
01:21:50et c'est un vrai problème
01:21:51parce qu'on n'arrive pas
01:21:52à ce que les parents
01:21:54fassent confiance
01:21:56finalement
01:21:58en l'éducation
01:22:00parce que bon voilà
01:22:00c'est aussi ce côté
01:22:01éducation
01:22:02et beaucoup d'enfants
01:22:04alors au niveau
01:22:05des oliviers
01:22:05finalement
01:22:06il y a très peu
01:22:07de fast food
01:22:09à proximité
01:22:10dans les environs
01:22:11donc on ne peut pas dire
01:22:11que c'est pour ça
01:22:12ils ne vont pas forcément
01:22:13bien
01:22:13ils sont moins amenés
01:22:16à y aller
01:22:16et pour autant
01:22:18je trouve que
01:22:20c'est un vrai souci
01:22:21parce qu'il y a
01:22:21une baisse de fréquentation
01:22:22et on n'arrive pas
01:22:24à amener
01:22:24ces élèves
01:22:26merci
01:22:27merci Virginie Cognou
01:22:28pour ce témoignage
01:22:29il fallait quand même
01:22:29qu'on ait
01:22:30parce que là
01:22:30j'ai des élus
01:22:31une maman de
01:22:31voilà
01:22:32Emmanuel Delmotte
01:22:34Stéphane Vérat
01:22:35vous connaissez
01:22:35le collège des oliviers
01:22:36je connais
01:22:36mais je voulais dire
01:22:37ce qui est fabuleux
01:22:38c'est de voir que
01:22:39on a pas mal de départements
01:22:40au club des territoires
01:22:41des conseils départementaux
01:22:42qui ont des collèges
01:22:43ici ils ont fait le choix
01:22:44de mettre une cuisine
01:22:45par collège
01:22:45et d'entendre
01:22:46effectivement
01:22:47que des parents d'élèves
01:22:48sont heureux
01:22:49de cette proposition
01:22:50c'est des victoires
01:22:52dont on ne peut que saluer
01:22:53et se féliciter
01:22:54Emmanuel Delmotte
01:22:55on dirait un demi de mêlée
01:22:56il a eu une carrure incroyable
01:22:57il a un tempérament d'acier
01:22:58on s'est rencontré hier soir
01:23:00il dit ce qu'il pense
01:23:01maire de Châteauneuf
01:23:02maire de Châteauneuf-de-Grâce
01:23:04à côté de Grâce
01:23:05au-dessus de Cannes
01:23:05au-dessus d'Antipolis
01:23:07vous avez vous aussi
01:23:08dans cette Alpe-Maritime
01:23:10si controversée
01:23:12qu'un urbanisme
01:23:12un peu brutal
01:23:13vous êtes arrivé à faire
01:23:14une cantine bio
01:23:15à Châteauneuf-de-Grâce
01:23:16alors bien sûr
01:23:17bonjour à tous
01:23:18et bonjour à tous les auditeurs
01:23:19je voudrais remercier
01:23:20les mamans aussi
01:23:20parce que si on travaille
01:23:21dans nos collectivités
01:23:23c'est aussi pour les parents
01:23:24les citoyens
01:23:25et les enfants
01:23:25et on a besoin
01:23:26des parents
01:23:27qui participent déjà
01:23:28aux commissions cantines
01:23:30parce que nous
01:23:30on a la chance
01:23:31d'avoir une commission cantine
01:23:32oui oui
01:23:33on a réussi
01:23:34en quelques années
01:23:35grâce à un plus bio
01:23:36mais surtout
01:23:38aux autres collectivités
01:23:39qui sont engagées
01:23:39je pense
01:23:40depuis la gourlée du GR
01:23:42sous plein de collègues
01:23:43qui ont avancé
01:23:44donc il fallait reconquérir
01:23:46l'agriculture
01:23:48donc vous avez réinstallé
01:23:49des agriculteurs
01:23:50300 hectares
01:23:51voilà
01:23:51c'est les PLU
01:23:53la maîtrise des défonciers
01:23:54sur 900 hectares
01:23:55on a orienté
01:23:56300 hectares en zone agricole
01:23:57300 hectares en zone naturelle
01:23:59et une cuisine centrale
01:24:00à Châteauneuf-de-Grâce
01:24:01et le maire d'Antibes
01:24:02M. Léonetti
01:24:03à l'époque
01:24:03celui de la loi Léonetti
01:24:04est venu vous voir
01:24:05en disant
01:24:05Emmanuel
01:24:06on y va
01:24:06et à l'heure actuelle
01:24:07il m'a fait vice-président
01:24:08en charge de cette politique
01:24:10de l'alimentation
01:24:11sur la communauté
01:24:12d'agglomération
01:24:13de Sophie Antipolis
01:24:14200 000 personnes
01:24:1524 communes
01:24:15avec un projet alimentaire
01:24:17maîtrise du foncier
01:24:18création de coopératives
01:24:20approvisionnement en bio
01:24:212 carottes
01:24:233 carottes
01:24:23l'objectif étant
01:24:24de plus de bio
01:24:25dans tous les établissements
01:24:27elle est pas belle la vie
01:24:28Stéphane Vérin
01:24:29extraordinaire
01:24:30vraiment cette émission
01:24:312 heures
01:24:32c'est une émission
01:24:32souvent je raconte
01:24:33des choses douloureuses
01:24:35angoissantes
01:24:35l'actualité est terrible
01:24:36et à Sud Radio
01:24:37on n'épargne rien
01:24:38parce que c'est le parlant vrai
01:24:39vraiment ça a été
01:24:40un instant de bonheur
01:24:40d'information
01:24:41de journalisme
01:24:42et de partage
01:24:43de convivialité avec vous
01:24:44merci Stéphane Vérin
01:24:45merci au département
01:24:46au département
01:24:47au conseil départemental
01:24:48du Gard
01:24:49à Cathy Chollet
01:24:50à la présidente
01:24:51Françoise Laurent Perrigot
01:24:53qui est là
01:24:53merci Cathy Chollet
01:24:54bon on a plus le temps
01:24:55parce que le temps a passé
01:24:56on a tellement parlé
01:24:57Stéphane Vérin
01:24:57bravo
01:24:58félicitations Cathy
01:24:59Cathy je vous vois d'ici
01:25:00voilà merci
01:25:01un tout petit mot
01:25:02dites nous au revoir
01:25:03merci de nous avoir accueillis
01:25:05dans ce paradis
01:25:06l'hôtel Mouret
01:25:07et puis il faut venir vous voir
01:25:09il faut venir dans le Gard
01:25:10venez voir les hommes
01:25:12et les femmes du Gard
01:25:14les élus
01:25:15bravo merci
01:25:16c'était un grand moment
01:25:17et ben merci à vous
01:25:20d'avoir fait cette émission là
01:25:21et puis venez nous voir
01:25:22les paysages
01:25:23les hommes et les femmes
01:25:25qui les construisent
01:25:26et qui les cultivent
01:25:27allez Brigitte Laé
01:25:28qui va nous parler
01:25:29d'amour et de sentiments
01:25:30mais c'est aussi
01:25:31ce qu'on partage ici
01:25:32vous restez sur Sud Radio
01:25:33à bientôt
01:25:35midi 14h
01:25:36la France dans tous ses états
Commentaires

Recommandations