Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4


##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-05-06##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Périco Légas.
00:00:08Ah c'est sport aujourd'hui Périco !
00:00:09Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mercredi 6 mai 2026.
00:00:14Dans la France, dans tous ses états, ils sont là, ils sont autour de moi, ils sont beaux, ils sentent
00:00:19bon, le sable chaud, ce sont mes légionnaires.
00:00:23Maud Coffler qui a programmé l'émission, Julien Delmas qui est en train de la réaliser,
00:00:27et Emmanuel Galasso qui attend vos appels au 0826 300 300, ne vous départissez jamais de ce chiffre qui est
00:00:34le chiffre de la vie, de l'espoir
00:00:37et surtout de vos interventions sur Sud Radio sous la bénédiction d'Elvin qui est là
00:00:42et qui fera en sorte que toutes les formules magiques qui ont été prononcées pendant deux heures se retrouvent sur
00:00:47le site de Sud Radio
00:00:49dont vous ne pouvez pas vous passer de zéro heure à minuit, tous les jours, toute l'année.
00:00:54C'est là où vous avez le parlons vrai, la vérité de l'information.
00:00:59Eh bien, les prisons françaises vont peut-être rejoindre la corte des grandes enseignes de la distribution,
00:01:05vous savez, Auchan, Leclerc, Carrefour.
00:01:07Oui, parce que maintenant il y a des livraisons par drone dans les prisons françaises.
00:01:12On a atteint la somme de 2200, un peu plus de 2200 livraisons par drone,
00:01:17notamment chez les narcotrafiquants dans les prisons françaises malgré les mesures de sécurité.
00:01:22Il y en avait 411 en 2024, plus de 2200 en 2025 et peut-être 10-15 000 en 2026.
00:01:31On aura le député de la Saône-et-Noir, le député Éric Michoud, spécialiste de la question,
00:01:36qui viendra en parler avec nous, savoir quelles sont les mesures que l'État,
00:01:40que les pouvoirs publics peuvent prendre pour mettre un terme à cette forfaiture,
00:01:46cette anomalie absolument inaliénable, inacceptable et pour l'instant inaliénable.
00:01:53Il y avait les lettres persanes, maintenant nous avons les maires de persanes de M. Trump
00:01:58qui nous entraînent dans sa mouise.
00:02:00Est-ce qu'on va vers l'enlisement ?
00:02:02Est-ce qu'on va continuer à payer la facture des facéties de M. Trump et de M. Netanyahou ?
00:02:07On va en discuter avec le général Dominique Trinquant, spécialiste des géostratégies,
00:02:12qui nous donnera son avis et son expérience, surtout à 12h45.
00:02:18Produire en France et consommer français, c'est la devise du jour.
00:02:23Voilà, ils sont tous devenus souverainistes,
00:02:25à commencer par le président de la République.
00:02:29Et on va voir, est-ce que vraiment ça signifie quoi ?
00:02:32Qu'est-ce que ça implique comme engagement politique de produire et consommer français ?
00:02:35C'est tout à fait possible, c'est tout à fait réalisable.
00:02:38Mais à un moment donné, il était interdit de le suggérer et de le dire.
00:02:40Et là, on va voir avec Laurent Moisson, cofondateur des FFI,
00:02:43la force française de l'industrie,
00:02:46pourquoi effectivement produire et consommer français, c'est possible,
00:02:48à condition qu'on prenne des positions et des décisions politiques courageuses
00:02:52et qu'on repense un petit peu les relations de la France avec l'Union Européenne
00:02:55et avec la mondialisation.
00:02:57Et puis, il y aura évidemment d'autres informations, ma chère Maud,
00:02:59dont certaines qui ne sont pas hyper réjouissantes.
00:03:02Jeanne Bassier, qui est devenue paria de France Télévisions,
00:03:05Jeanne Bassier qui doit participer à une émission bientôt sur France Télévisions,
00:03:08et bien les syndicats ne veulent pas.
00:03:10Et puis, on parlera du départ fracassant d'Elisabeth Borne,
00:03:13bien sûr, annoncé ce matin.
00:03:14En direct sur le service public,
00:03:15et puis les vitreaux de Notre-Dame,
00:03:17qu'il va falloir remplacer.
00:03:18Les travaux ont commencé, mais certains tentent encore de s'y opposer.
00:03:21Mais c'est épouvantable.
00:03:22Voilà le programme du jour.
00:03:29Alors, j'ai été interpellé par l'information
00:03:32comme quoi Amazon, cette grande plateforme,
00:03:34ce géant du e-commerce,
00:03:35va installer quatre grandes plateformes en France
00:03:38pour créer 7000 emplois,
00:03:40et bien entendu, augmenter la diffusion de ces produits de vente en ligne.
00:03:45Un des sites sur lesquels Amazon va installer sa plateforme
00:03:48n'est autre qu'Ilié Combré, dans le département de Rélois.
00:03:51Ilié Combré, c'est la commune de Combré.
00:03:54Le nom officiel de la commune de la Beauce, c'est Ilié.
00:03:57Elle s'appelle Ilié Combré,
00:03:58parce que c'est le Combré dont Marcel Proust parle
00:04:01dans A la recherche du temps perdu,
00:04:03une des plus grandes œuvres du patrimoine littéraire français.
00:04:07Le village d'Ilié Combré, qui est formidable.
00:04:09Il y a la maison de la tante Léonie,
00:04:11où Marcel Proust allait,
00:04:13il se souvenait le goût des madeleines de Proust,
00:04:15parce que sa tante Léonie lui donnait ça avec une tisane.
00:04:18Et bien, ce village va être frappé.
00:04:21Dans le programme de la France défigurée,
00:04:23qui existe depuis Michel Péricard dans les années 70,
00:04:26on va défigurer la France avec ces espèces de vaisseaux spatiaux gigantesques,
00:04:30comme on voit dans les films de science-fiction,
00:04:32qui va se poser dans la campagne de Beaustron.
00:04:34Il y en a un autre à Beauvais,
00:04:35un autre à Eisinsheim dans le Haut-Rhin,
00:04:37et à Colombier-Saunieux dans le Rhône.
00:04:40Celui qui symboliquement me heurte le plus,
00:04:43évidemment, c'est celui d'Ilié Combré.
00:04:44C'est quoi ces plateformes Amazon ?
00:04:46Ce sont des plateformes qui,
00:04:47alors on vous annonce,
00:04:48ça va créer 7000 emplois.
00:04:49C'est un désastre.
00:04:51Amazon est le symbole de cette e-commercialisation
00:04:55qui importe des produits en France et en Europe,
00:04:58des produits qui détruisent des industries et nos emplois.
00:05:01C'est un scandale absolu.
00:05:04On autorise cette plateforme américaine,
00:05:06il fait partie des GAFAM,
00:05:08à diffuser partout dans le monde
00:05:10des produits qui sont produits et fabriqués dans des pays,
00:05:12dans des conditions évidemment innommables à bas coût.
00:05:16On inonde le marché européen et le marché français
00:05:18avec cette production industrielle
00:05:19qui ruine nos industries, qui ruine nos emplois,
00:05:21et on s'en réjouit parce que ça crée des emplois.
00:05:23On estime aujourd'hui que pour un emploi créé par Amazon,
00:05:27il en détruit 2,2 dans le commerce traditionnel.
00:05:31Ça veut dire que 7000 emplois créés par Amazon,
00:05:34ça veut dire que 15000 emplois vont disparaître.
00:05:37Notre France défigurée, nos campagnes abîmées,
00:05:40une industrie encore plus menacée,
00:05:42et puis surtout cette profusion du commerce en ligne
00:05:44qui nous vend des produits qui viennent essentiellement de Chine
00:05:46ou d'Asie du Sud-Est à bas coût.
00:05:48Évidemment, aujourd'hui la grande distribution s'en inquiète
00:05:51parce que ça lui fait une concurrence terrible.
00:05:53On avait eu beau annoncer la catastrophe
00:05:55et prévenir que tout ça allait mal finir,
00:05:57aujourd'hui ça prend des proportions absolument tragiques
00:05:59à un moment où la France est à plat,
00:06:00et savoir que dans nos campagnes de France,
00:06:02on va avoir ces monstres, ces plateformes de stockage
00:06:06avec ces hangars gigantesques
00:06:07pour cette firme qui participe à la destruction de la France.
00:06:10Il y a de quoi s'indigner et à il y écombrer
00:06:12la ville, le village de Marcel Proust.
00:06:14Il y a de quoi s'en offusquer et s'en scandaliser.
00:06:17J'espère que les élus locaux,
00:06:19j'espère qu'il y aura des voix pour s'élever
00:06:20contre cette forfaiture.
00:06:22Les prisonniers français se font livrer par drone en France.
00:06:25Ça, vous le saviez sans doute déjà,
00:06:26mais ce que vous ne saviez peut-être pas,
00:06:28c'est que ces livraisons explosent.
00:06:30Depuis plusieurs années, en 4 ans,
00:06:32il y a eu une augmentation de 1100%, c'est pas rien.
00:06:35Alors comment on lutte contre ce phénomène ?
00:06:37On en parle dans un instant avec le député UDR de Saône-et-Loire,
00:06:40Éric Michoud.
00:06:40N'hésitez pas à nous appeler en direct sur Sud Radio
00:06:42au 0826 300 300.
00:06:45A tout de suite.
00:06:46C'est un phénomène hors normes
00:06:48que les autorités ne parviennent pas à endiguer.
00:06:50Chaque nuit, les établissements pénitentiaires français
00:06:52sont survolés par des dizaines d'aéronefs,
00:06:55des drones,
00:06:55sous le regard démunis des agents pénitentiaires.
00:06:582,5 millions d'engins sont actuellement en circulation en France,
00:07:01dont une partie est entre les mains de la criminalité organisée.
00:07:05Les narcotrafiquants s'en servent pour livrer directement en prison.
00:07:09Le nombre de livraisons illicites a augmenté de 1100%.
00:07:12Entre 2021 et 2025,
00:07:15peut-on y mettre un terme ?
00:07:16C'est le vœu et le projet du député UDR de Saône-et-Loire,
00:07:19Éric Michoud.
00:07:19Bonjour, M. le député.
00:07:20Bonjour.
00:07:21Bonjour, Éric Michoud.
00:07:22Merci d'être en direct.
00:07:23Puis en studio sur Sud Radio aujourd'hui,
00:07:25avant d'aborder cette question de distribution,
00:07:27de grande distribution dans les prisons françaises avec des drones,
00:07:30un mot, puisque vous êtes presque touché territorialement,
00:07:33avec Amazon qui s'installe dans les campagnes françaises
00:07:36à 189 000 hectares transformés,
00:07:39et vous me disiez hors antenne,
00:07:40pour vendre des produits qui ne sont pas toujours aux normes.
00:07:42On est là aussi dans de la grande distribution.
00:07:45On va parler de la grande distribution de produits illicites dans les prisons.
00:07:48Mais là, c'est la grande distribution de produits illicites
00:07:50qui viennent de Chine,
00:07:52qui sont connus,
00:07:53et qu'on va distribuer en France de manière industrielle.
00:07:56C'est une catastrophe absolue
00:07:57pour nos entreprises, pour nos artisans,
00:08:00pour nos commerçants dans le petit village.
00:08:02Comme vous le savez, j'ai été maire d'une petite commune.
00:08:04Chaque fois qu'on ouvre un de ces grands sites Amazon,
00:08:07on ferme des centaines de commerces,
00:08:10et de commerces de proximité,
00:08:11et de commerces qui vendent du made in France.
00:08:13Alors là, on installe l'industrialisation de la vente de daube.
00:08:17Qui peut s'opposer ?
00:08:18L'État ?
00:08:19Les collectivités territoriales ?
00:08:20Les collectivités, l'État, on peut s'opposer.
00:08:23On n'est pas obligé d'accepter.
00:08:24Il y a un permis de construire, on est d'accord.
00:08:26Il faut un permis de construire,
00:08:26il faut un accord de l'agglomération,
00:08:28de la communauté de communes,
00:08:29différents accords,
00:08:30sur des sites qui vont être énormes.
00:08:33Oui, la France devient la plaque tournante européenne
00:08:37de la mafia chinoise,
00:08:39qui livre tous ses produits frôlatés.
00:08:42Pourquoi ?
00:08:42Parce qu'en France, vous pouvez toucher en moins,
00:08:46au centre de la France,
00:08:47parce que j'ai été maire d'une commune du centre de la France,
00:08:49en Saône-et-Loire,
00:08:50vous pouvez toucher 60 millions de consommateurs
00:08:53dans la journée de travail d'un transporteur routier.
00:08:57La France a une position géographique unique en Europe,
00:09:01et bien sûr, cette grande distribution s'installe chez nous.
00:09:03Alors, vous m'offrez une transition toute cuite,
00:09:06alors combien de détenus,
00:09:08aujourd'hui, l'autre mafia,
00:09:10celle des drones,
00:09:11peut-elle toucher avec des livraisons
00:09:13qui viennent par le ciel ?
00:09:14C'est le chiffre mascottier.
00:09:162.121 livraisons en 2025,
00:09:20de janvier à octobre 2025,
00:09:23411 en 2024,
00:09:24et je pense que vous allez m'annoncer
00:09:26un chiffre encore plus terrifiant pour 2026.
00:09:28On estime que depuis 2026,
00:09:29c'est plus de 50 000 drones
00:09:31qui ont survolé nos prisons français.
00:09:34Ah, c'est explosif !
00:09:35Mais c'est même pas explosif,
00:09:36c'est exponentiel !
00:09:39Ah mais alors, Eric Michoud dans le D3 dormus,
00:09:41c'est des stagiaires !
00:09:42Ah moi, c'est des stagiaires !
00:09:43Ils prennent des liens en France !
00:09:44C'est des petits joueurs !
00:09:45C'est des petits joueurs !
00:09:46C'est des rigolos, là !
00:09:47Parce qu'en fait,
00:09:48on appelle même ça la distribution,
00:09:49dans les prisons,
00:09:49on appelle ça la distribution Amazon.
00:09:51Non mais c'est fabuleux !
00:09:52C'est fabuleux !
00:09:53Comment ça se passe ?
00:09:55J'allais dire,
00:09:56des réseaux utilisent des drones
00:09:59dans lesquels ils mettent des produits.
00:10:01J'ai vu que c'est souvent les narcotrafiquants,
00:10:02on a besoin d'eux !
00:10:04Ils envoient le drone
00:10:05qui arrive à se poser
00:10:06quelque part dans la prison
00:10:07pour livrer le destinataire.
00:10:09Expliquez-moi le protocole.
00:10:11Moi, je parle de la prison,
00:10:12je suis de temps en temps à Varennes.
00:10:14Jusque-là,
00:10:15les produits illicites étaient...
00:10:17Qu'est-ce que c'est une centrale
00:10:17ou une maison d'arrêt ?
00:10:18Qu'est-ce que c'est une maison d'arrêt ?
00:10:19Une maison d'arrêt.
00:10:21Il y a d'ailleurs deux catégories,
00:10:22il y a des très jeunes
00:10:23et puis il y a des moins jeunes
00:10:25et c'est important quand même parce que...
00:10:26Expliquez-nous ça !
00:10:27Je vous expliquerai.
00:10:28Je vous dirai en quoi.
00:10:29Jusque-là,
00:10:30les produits illicites
00:10:31étaient catapulqués
00:10:32depuis l'extérieur de la prison
00:10:34vers la prison.
00:10:35C'était compliqué.
00:10:36À l'ancienne.
00:10:36À l'ancienne.
00:10:37Ils catapulquaient,
00:10:38ils prenaient un risque.
00:10:38Donc, il y avait toujours
00:10:39les gendarmes dans les parages.
00:10:40Là, maintenant,
00:10:41avec les drones,
00:10:41les personnes sont à plusieurs kilomètres,
00:10:43un, deux, trois kilomètres,
00:10:45ce qui fait que les gendarmes
00:10:46ne peuvent plus les repérer.
00:10:47Les drones arrivent
00:10:48et alors,
00:10:49ils déposent,
00:10:50ils déposent le produit
00:10:53par moments sur les appuis,
00:10:54pratiquement les appuis de fenêtres.
00:10:56D'accord.
00:10:56Ils peuvent les larguer
00:10:58dans les cours,
00:10:58dans les coursives.
00:11:00Qu'est-ce qui est largué ?
00:11:01Quels sont ces produits
00:11:02en réalité ?
00:11:03Il y en a trois sortes.
00:11:04Les premières,
00:11:04ce sont les armes blanches,
00:11:06les couteaux en particulier,
00:11:07mais pas que.
00:11:08Les deuxièmes,
00:11:09c'est tout ce qui va toucher
00:11:11autour de la relation
00:11:12du détenu avec l'extérieur.
00:11:14Donc, téléphone portable
00:11:15et auto-laïfé.
00:11:16Les téléphones portables,
00:11:17ce qu'on appelle d'ailleurs
00:11:17les téléphones pouces.
00:11:18Ils sont gros comme un pouce.
00:11:19Ah oui.
00:11:20Et ils passent absolument partout.
00:11:21D'accord.
00:11:21Téléphones pouces,
00:11:22mais pas que,
00:11:23comme dirait Lotte à nouveau.
00:11:23Et le troisième,
00:11:25c'est la drogue
00:11:25qui rentre de manière
00:11:26presque industrielle
00:11:27puisque les dernières statistiques,
00:11:29les détenus disent,
00:11:30pour 50% d'entre eux,
00:11:32avoir consommé de la drogue
00:11:33à l'intérieur de la prison.
00:11:35Quand 50% dit
00:11:36j'ai consommé,
00:11:38vous pouvez imaginer
00:11:39que c'est plutôt plus
00:11:40que plutôt moins.
00:11:41C'est-à-dire que là,
00:11:41on est en train de rentrer
00:11:42quelque chose d'incroyable
00:11:43dans nos centrales,
00:11:45dans nos prisons,
00:11:46qui crée d'une part
00:11:48de l'insécurité
00:11:49pour les agents pénitentiaires
00:11:50qui sont déjà
00:11:51en sous-effectif en France.
00:11:53Et bien sûr.
00:11:53Plus de 6 à 7 000 personnes,
00:11:55quand ils ouvrent une prison,
00:11:57ils ont toujours l'angoisse
00:11:58de dire
00:11:59qu'est-ce qui va se passer.
00:12:00D'ailleurs,
00:12:00ils ouvrent rarement
00:12:00une prison tout seul.
00:12:02Une cellule tout seul.
00:12:03Ils sont toujours
00:12:03deux, voire trois.
00:12:04Parce que là,
00:12:05quelqu'un peut avoir une arme.
00:12:07Le problème,
00:12:08c'est que tout le narcotrafic,
00:12:10une grande partie
00:12:11du narcotrafic
00:12:11est géré depuis des caïds
00:12:13à l'intérieur des prisons
00:12:15avec les téléphones portables.
00:12:16J'ai dit tout à l'heure,
00:12:17les téléphones pouces.
00:12:18Et puis,
00:12:19et puis enfin,
00:12:20après,
00:12:20cette drogue
00:12:21et puis ces armes à feu,
00:12:24la téléphonie.
00:12:25Ce qui fait que là,
00:12:25on a tout un écosystème
00:12:27de mafieux
00:12:28à l'intérieur de nos prisons
00:12:30qui créent en plus
00:12:30de l'insécurité.
00:12:31Monsieur le député,
00:12:32j'ai fait un jour
00:12:33un tournage
00:12:34pour Public Sénat
00:12:35au château de Chinon.
00:12:36On avait un drone
00:12:37pour filmer la ville.
00:12:38Dès minutes après,
00:12:38j'ai une voiture
00:12:39de gendarmerie
00:12:40qui est arrivée
00:12:41pour s'assurer
00:12:41que nous avions
00:12:41l'autorisation de tourner.
00:12:43Il n'y a pas
00:12:44des moyens électroniques.
00:12:45Vous dites,
00:12:45la gendarmerie,
00:12:46c'est loin de kilomètres,
00:12:47mais il n'y a pas
00:12:47des moyens de contrôle électronique
00:12:49pour savoir
00:12:49s'il y a un drone
00:12:50qui se balade.
00:12:51Bien sûr.
00:12:51Ou vu le nombre,
00:12:53c'est pour un cas,
00:12:53ça serait possible,
00:12:54c'est sur le nombre
00:12:55que ce n'est pas vérifiable,
00:12:56que ce n'est pas contrôlable.
00:12:57Les moyens électroniques,
00:12:58il en existe.
00:12:59Alors aujourd'hui,
00:12:59ce n'est pas des moyens électroniques
00:13:00puisqu'aujourd'hui,
00:13:01qu'est-ce qui se passe,
00:13:01c'est que nos gardiens de prison
00:13:03sont un peu comme
00:13:04des veilleurs.
00:13:05Ils regardent,
00:13:06ils sont sur leur mirador
00:13:07et ils observent
00:13:08est-ce qu'il y a des drones
00:13:08ou pas.
00:13:09Parce qu'en fait,
00:13:09les moyens électroniques,
00:13:11essentiellement,
00:13:11on peut localiser.
00:13:13Le drone peut avoir
00:13:13des systèmes de brouillage
00:13:14lui-même
00:13:15qui le rend invisible.
00:13:16Parce qu'on a pris
00:13:17une technologie
00:13:18avec l'Ukraine
00:13:18qui fait que les drones,
00:13:20ça devient carrément
00:13:20des systèmes technologiques
00:13:22incroyables.
00:13:24L'armée française
00:13:24est en train de s'y mettre
00:13:25d'ailleurs.
00:13:25En connaissant qu'elle a
00:13:26beaucoup de retard.
00:13:27J'ai vu un officier général
00:13:28hier qui expliquait
00:13:29on va commencer à s'y mettre
00:13:30mais on va en faire
00:13:313 ou 4 000
00:13:32alors qu'on aurait besoin
00:13:32de 40 000.
00:13:33On n'a pas l'industrie pour.
00:13:35On ne pouvait faire.
00:13:35On savait faire.
00:13:36Est-ce qu'il y a des systèmes ?
00:13:37Alors, il y a des grillages,
00:13:38il y a des grilles,
00:13:40il y a des fils de fer.
00:13:41Pour autant,
00:13:41ça ne suffit pas.
00:13:43Aujourd'hui,
00:13:43il n'y a pas.
00:13:44Il y en a certains
00:13:45qui sont équipés.
00:13:47Très peu.
00:13:49Aujourd'hui,
00:13:50qu'est-ce qu'il y avait ?
00:13:51Des systèmes de brouillage
00:13:52anti-drone
00:13:53qui coûtent très cher
00:13:54puisque je reprends
00:13:55les chiffres qui sont connus
00:13:55d'ailleurs sur la prison
00:13:57de Barène Legrand.
00:13:58Ça coûte entre 80 et 100 000 euros.
00:14:00Mais ce système de brouillage,
00:14:01il est pratiquement obsolète
00:14:02en quelques semaines.
00:14:04Ça aboutit à quoi.
00:14:04Le drone tombe,
00:14:05il est pris au...
00:14:06On ne voit rien du tout.
00:14:07Le drone,
00:14:07il continue son job tranquillo ce drone.
00:14:09Non mais le but,
00:14:09c'était quoi ?
00:14:10Quand il y a un système de brouillage,
00:14:11l'onde ne passe plus.
00:14:13Le drone,
00:14:13se perd,
00:14:15il ne puisse pas trouver le lieu.
00:14:16C'est bidon ça.
00:14:18La seule solution qui existe
00:14:20et tout le monde aujourd'hui
00:14:21est d'accord là-dessus
00:14:22et j'ai rencontré les syndicats
00:14:23dans ce cadre-là
00:14:23et je suis dans les prisons,
00:14:24c'est les filets anti-drone.
00:14:26C'est basique.
00:14:27Vous mettez sur les coursives
00:14:29des maisons d'arrêt
00:14:31un filet
00:14:32qui permet d'éviter
00:14:34que le drone puisse
00:14:35larguer son matériel
00:14:36ou si il le largue,
00:14:37il tombe sur le filet.
00:14:38A plus forte raison de se poser
00:14:39et en tout cas,
00:14:40s'il largue,
00:14:40ça tombe sur le filet.
00:14:41Ça tombe sur le filet.
00:14:41Il faut couvrir la totalité
00:14:42de la prison
00:14:44ou sur certains endroits
00:14:46où il est sûr ?
00:14:46Certains endroits stratégiques
00:14:47parce que les endroits,
00:14:48de toute façon,
00:14:48il y a quand même
00:14:49beaucoup de surveillance,
00:14:49il n'y a pas besoin,
00:14:50mais certains endroits stratégiques
00:14:51donc on n'a pas besoin
00:14:52de couvrir toute la prison.
00:14:53J'ai fait des calculs financiers
00:14:55pour vous donner un chiffre.
00:14:57Donnez des chiffres,
00:14:57toujours.
00:14:59Couvrir une coursive
00:15:00de 1000 m²
00:15:02coûte environ
00:15:03entre 120 et 150 000 euros.
00:15:05Un système de brouillage
00:15:07anti-drone
00:15:07coûte à peu près le même prix,
00:15:09100 000 euros.
00:15:09C'est terminé.
00:15:12Dès lors que vous avez
00:15:13une structure porteuse
00:15:14du filet,
00:15:16si le bâtiment
00:15:17ne peut pas porter
00:15:17complètement le filet,
00:15:18vous faites une structure
00:15:19à côté,
00:15:20ça amène 50%
00:15:21à 100% d'augmentation.
00:15:22C'est-à-dire que globalement,
00:15:23si vous n'avez pas
00:15:23de structure porteuse...
00:15:242121 livraison en 2025,
00:15:27on peut peut-être
00:15:28commencer à se poser
00:15:28la question
00:15:29et à s'intéresser au sujet.
00:15:31D'autant plus
00:15:31qu'on a l'exemple
00:15:33en Martinique
00:15:34qui a été mis en route
00:15:35des filets anti-drone
00:15:36et les résultats
00:15:37sont très bons.
00:15:38Il n'y a plus rien qui rentre
00:15:39ou pratiquement rien.
00:15:40Ou ça revient
00:15:41les anciennes techniques
00:15:41au parloir
00:15:42avec les gens qui...
00:15:44L'ancienne...
00:15:45Les autorités compétentes
00:15:46que vous interpellez
00:15:47en personne
00:15:47quand vous les croisez
00:15:48à l'Assemblée nationale,
00:15:50gouvernement
00:15:50et autres ministres
00:15:52de l'Intérieur
00:15:52ou de la Justice
00:15:53vous disent
00:15:53oui, on va prendre
00:15:54le dossier
00:15:56sérieusement ou non ?
00:15:57Ils disent...
00:15:57Enfin, c'est non...
00:15:58Me semble-t-il,
00:15:59c'est un projet de...
00:15:59M. Darmanin,
00:16:00il est sensible à la question
00:16:02quand même.
00:16:02Je pense que M. Darmanin
00:16:03est sensible à la question.
00:16:04En tout cas,
00:16:05tous les syndicats
00:16:05sont sensibles
00:16:06et eux,
00:16:06s'ils ont une seule demande
00:16:07aujourd'hui à faire
00:16:08sur sécuriser la prison
00:16:10au-delà des effectifs,
00:16:11il faut vraiment
00:16:11leur tirer le chapeau
00:16:12à tous ces derniers de prison.
00:16:14C'est des gens extraordinaires.
00:16:16D'ailleurs,
00:16:16ils ont fait une manifestation,
00:16:18ça m'a fait...
00:16:19Ça a été très peu couvert d'ailleurs.
00:16:20Ils ont fait la manifestation
00:16:21pour dire leur mal-être.
00:16:22Mais oui, mais oui.
00:16:22Mais ça a été assez peu couvert.
00:16:24C'est assez étonnant d'ailleurs.
00:16:25Parce que là,
00:16:26si on n'a pas nos gardiens de prison,
00:16:27il n'y a plus de liberté.
00:16:28Non, mais l'affaire Grasset
00:16:29est beaucoup plus importante.
00:16:30Ça, c'est très grave
00:16:31ce qui se passe chez Grasset.
00:16:32Exactement.
00:16:33Pierre-Laura,
00:16:33mais alors que les gardiens de prison
00:16:35qui sont maltraités
00:16:36et qui sont menacés,
00:16:37ça, c'est pas très grave.
00:16:37Vous avez malheureusement
00:16:38tellement raison.
00:16:40Et donc là,
00:16:41M. Darmanin,
00:16:42me semble-t-il,
00:16:42a évoqué la question
00:16:44des filets antidrones.
00:16:45J'ai fait une proposition de loi,
00:16:47mon groupe aussi,
00:16:48sur l'installation des filets antidrones.
00:16:50Tout le monde les demande
00:16:51parce que c'est de la sécurité.
00:16:53De la sécurité aussi
00:16:54pour les détenus.
00:16:55Parce qu'il existe
00:16:55des maisons d'arrêt
00:16:56où vous avez encore des jeunes.
00:16:58Il y a une partie
00:16:58de la maison d'arrêt
00:16:59avec des moins de 18 ans
00:17:01qui sont en contact
00:17:02avec des plus de 18 ans
00:17:04et qui se trouvent
00:17:05être en contact directement
00:17:07avec les problèmes de la drogue,
00:17:08les problèmes des armes
00:17:10et les problèmes des téléphones.
00:17:11C'est-à-dire que ces jeunes,
00:17:13à 18 ans,
00:17:14on peut encore imaginer
00:17:15et il faut espérer,
00:17:16même pour les plus anciens,
00:17:17qu'on va les sauver,
00:17:18qu'ils vont pouvoir refaire une vie.
00:17:19Mais quand ils rentrent
00:17:20dans un système
00:17:21où il y a de la drogue
00:17:22à peu près à tous les étages,
00:17:24ils sont, on va dire,
00:17:26touchés par ce problème
00:17:27comme les autres.
00:17:28Est-ce que...
00:17:29Rapprochez un peu votre micro.
00:17:30Oui, bien sûr.
00:17:31Est-ce que le brouillage
00:17:32peut servir par contre
00:17:33à neutraliser ceux
00:17:34qui ont un portable
00:17:35dans la prison ?
00:17:36Parce qu'on ne peut pas
00:17:37contrôler toutes les cellules.
00:17:39Par contre,
00:17:39un système de brouillage
00:17:40qui ferait que
00:17:41l'utilisation des téléphones
00:17:42soit...
00:17:43C'est aussi envisageable.
00:17:44C'est la même chose.
00:17:45Brouillage du portable
00:17:46très compliqué.
00:17:47Les technologies sur le portable
00:17:48font qu'ils passent
00:17:48les systèmes de brouillage.
00:17:50D'ailleurs,
00:17:50ça serait assez compliqué
00:17:51parce qu'à l'intérieur même
00:17:52de la prison,
00:17:54il y a besoin de communiquer
00:17:54avec l'extérieur.
00:17:56Donc là,
00:17:56il faut des fois revenir
00:17:57sur des solutions
00:17:58beaucoup plus simples
00:18:00et basiques.
00:18:01Vous mettez
00:18:02un filet anti-drone
00:18:03et là,
00:18:03ça s'appelle filet anti-drone.
00:18:05Ça a même un nom.
00:18:06Alors,
00:18:06le portable peut rentrer
00:18:07quelquefois dans des visites
00:18:08et pourtant,
00:18:09c'est contrôlé.
00:18:10c'est plus difficile
00:18:11déjà d'introduire.
00:18:12Parce que là,
00:18:13il est arrivé une technique
00:18:14où il y a des livraisons
00:18:15qui sont bons
00:18:15et moi,
00:18:16j'ai assisté
00:18:16dans les zones de livraison
00:18:18en moins d'une journée
00:18:19où le terrain
00:18:20où se livrent
00:18:21les matériels
00:18:22est couvert
00:18:23de petits sacs blancs.
00:18:25Bien sûr.
00:18:25C'est des petits sacs blancs
00:18:26qui sont largués.
00:18:27Pouf,
00:18:28ça tombe là.
00:18:28C'est récupéré après
00:18:30d'une manière
00:18:30d'une manière
00:18:30délésée et variée.
00:18:31Et puis,
00:18:32ça peut être livré aussi
00:18:33à l'aplomb
00:18:34des fenêtres.
00:18:36c'est extraordinaire.
00:18:37Où est-ce que vous en êtes ?
00:18:38Est-ce qu'il y a une démarche parlementaire ?
00:18:39Est-ce que cet intergroupe,
00:18:40je suppose que vous n'êtes pas
00:18:41les seuls à l'UDR
00:18:42et vous êtes associés ?
00:18:43Ça va aboutir à quoi ?
00:18:46Ça va aboutir
00:18:47à ce que la loi soit présentée.
00:18:49Elle va être présentée
00:18:50et après,
00:18:51les députés vont voter.
00:18:52C'est un projet de loi
00:18:52ou une proposition ?
00:18:53Proposition de loi.
00:18:54Proposition de loi
00:18:55qui imposerait
00:18:56les filets anti-drone
00:18:57sur les coursives
00:18:59des prisons.
00:19:00Ça passe par quelle commission
00:19:01à l'Assemblée nationale ?
00:19:02Je pense que ça va être
00:19:03la commission des lois.
00:19:03La commission des lois
00:19:05et ensuite,
00:19:06l'application.
00:19:06Et après,
00:19:06les moyens pour mettre en place ?
00:19:09Les moyens,
00:19:10ça coûte pour
00:19:111000 mètres carrés
00:19:11100 000 euros.
00:19:13Il faut 2-3 000 mètres carrés
00:19:14par prison.
00:19:15Il y a 52 ou 56 prisons.
00:19:16Faites le calcul.
00:19:17De l'investissement à faire
00:19:19pour s'éviter
00:19:19la gestion du narcotrafic,
00:19:21pour améliorer
00:19:22la sécurité
00:19:23de nos agents
00:19:25et pour éviter
00:19:26que les prisonniers
00:19:30rentrent dans la drogue.
00:19:32Parce qu'en même temps,
00:19:33il faut comprendre une chose.
00:19:34Il faut y aller
00:19:35dans les prisons.
00:19:35Vous avez des gens,
00:19:36ils se retrouvent en prison.
00:19:37On n'est pas là
00:19:38pour juger les gens.
00:19:39On n'est pas là
00:19:39pour juger les gens.
00:19:40Ils sont en prison,
00:19:41ils ont une peine.
00:19:42Mais il y a des gens
00:19:43qui rentrent,
00:19:43à la limite,
00:19:44ils ne touchent pas
00:19:44à la drogue.
00:19:45Mais à l'intérieur
00:19:46de la prison,
00:19:47ils vont être en contact
00:19:49obligatoirement
00:19:49avec des gens
00:19:50qui touchent à la drogue.
00:19:51Et quand vous êtes
00:19:51dans l'univers carcéral
00:19:53où pratiquement aujourd'hui,
00:19:54il y a une surpopulation
00:19:55dont on n'imagine même pas
00:19:56puisque vous donnez des chiffres
00:19:58et vous avez bien raison,
00:19:59aujourd'hui,
00:20:00il y a 66 000 places.
00:20:01Et on pense
00:20:02qu'en 2027,
00:20:04dans un an,
00:20:05il y aura 100 000 détenus.
00:20:06On est passé,
00:20:07en moins d'un an,
00:20:08de 82 000.
00:20:09Là, au mois d'août,
00:20:10à 88 000.
00:20:11On ne remerciera jamais assez
00:20:14Mme Taubira
00:20:16d'avoir commis
00:20:18cette tragédie politique
00:20:20de supprimer
00:20:21les créations
00:20:21de places de prison.
00:20:22Pour quelqu'un de gauche
00:20:23qui se souciait
00:20:23des conditions de détention,
00:20:25c'est quand même elle
00:20:25qui est responsable
00:20:27du cauchemar
00:20:27que c'est devenu.
00:20:28Bon, Eric Michaud,
00:20:29il y a des priorités.
00:20:30J'espère que le gouvernement
00:20:31prendra compte
00:20:32de ses priorités.
00:20:33À la rigueur,
00:20:33il livrera des poulets de braise,
00:20:35vous qui êtes députés
00:20:35de Sonnay-Loire.
00:20:36J'aurais compris,
00:20:36ça a fait ce qu'il y a.
00:20:37À chaque fois que vous venez,
00:20:38il y a un endroit à ça.
00:20:39C'est comme ça,
00:20:40je suis content de vous dire.
00:20:42Un député est élu d'un territoire
00:20:43et chaque territoire de France
00:20:44a une histoire
00:20:45à nous raconter
00:20:45et des messages de pays d'amour.
00:20:46Il n'est pas que,
00:20:47il n'est pas que.
00:20:48Il y a les corniotes,
00:20:49il y a la crème,
00:20:49il y a le fourmande.
00:20:50Voilà,
00:20:51et puis un petit peu de vin
00:20:51avec modération,
00:20:52monsieur le député.
00:20:53À très bientôt
00:20:53parce que je pense
00:20:54qu'on a envie de suivre ce dossier
00:20:55où vous viendrez nous dire
00:20:56l'avancée de ce projet,
00:20:58de cette proposition-là.
00:20:58Merci.
00:20:59Ne dites plus
00:20:59chemin de croix,
00:21:01dites chemin de croissant.
00:21:02On vous en dit plus
00:21:03dans un instant.
00:21:04Préparez-vous à réagir
00:21:04au 0826 300 300
00:21:07sur Sud Radio.
00:21:08A tout de suite.
00:21:10Sud Radio,
00:21:11la France dans tous ses états,
00:21:13les perles du jour.
00:21:15Une nouvelle pericot
00:21:16qui a fait trembler
00:21:17le monde politique ce matin.
00:21:19Elisabeth Borne
00:21:20a claqué la porte
00:21:20de son parti Renaissance.
00:21:22Oui,
00:21:22l'ancienne première ministre
00:21:23était sur les ondes,
00:21:25sur la matinale
00:21:25du service public.
00:21:27Elle présentait son livre
00:21:29dans lequel elle dit
00:21:30qu'il faut s'intéresser
00:21:32à l'économie,
00:21:33à la jeunesse,
00:21:33qu'il faut repenser
00:21:34nos institutions.
00:21:36Elle propose
00:21:37que le conseil des ministres
00:21:38soit présidé par le premier ministre
00:21:40et pas par le président
00:21:40de la République
00:21:41en fonction de l'article 20.
00:21:43C'est des choses
00:21:43qu'on a beaucoup entendu
00:21:44ici sur cette antenne.
00:21:46Et puis elle dit
00:21:47à un moment donné
00:21:48j'abandonne la direction
00:21:49du parti Renaissance.
00:21:52D'abord on pensait
00:21:54que c'était déjà fait
00:21:54mais pas du tout.
00:21:56Elle le fait au moment.
00:21:57On se souvient
00:21:58avec quel enthousiasme
00:21:59cette élite politique.
00:22:00Elle vient du parti social
00:22:02et elle vient de la gauche.
00:22:03Avec quel enthousiasme
00:22:03ils ont rejoint
00:22:05l'équipe d'Emmanuel Macron
00:22:07au gouvernement,
00:22:08dans la Macronie,
00:22:09dans les instances politiques.
00:22:10C'était le renouveau
00:22:11de la France.
00:22:12On y venait avec ferveur
00:22:13et tous ceux
00:22:13qui n'y venaient pas
00:22:14n'avaient rien compris.
00:22:15C'était les gens
00:22:15tournés vers le passé
00:22:17qui voulaient couper
00:22:18avec la réalité.
00:22:19Et aujourd'hui on sent que
00:22:20alors je ne vais pas
00:22:21donner le nom des animaux
00:22:22parce que je ne veux pas
00:22:23être dénigrant
00:22:24mais on sent que c'est rongeur
00:22:25qui te navire
00:22:27avec beaucoup de forme.
00:22:28Voilà quelqu'un de
00:22:30Madame Bande
00:22:30qui a toujours une façon
00:22:31très technocratique
00:22:32d'expliquer,
00:22:33de justifier
00:22:34ses engagements.
00:22:35Eh bien écoutez,
00:22:35elle claque la porte
00:22:36de son parti renaissance.
00:22:37Je ne sais pas
00:22:38si le président de la République
00:22:39dira ça m'en fait
00:22:40comme disait Jacques Chirac
00:22:41ça m'en touche une
00:22:42sans faire bouger l'autre.
00:22:43Mais voilà.
00:22:44En tout cas je ne pense pas
00:22:45que ça fasse un traumatisme.
00:22:46Mais ce matin
00:22:46c'était quand même
00:22:47l'événement politique.
00:22:48Est-ce que vous l'écoutez
00:22:49justement
00:22:49comment elle a annoncé ce matin ?
00:22:51On écoute.
00:22:52Alors en fait
00:22:52je ne me retrouve pas
00:22:53complètement dans la ligne
00:22:54qui n'est pas forcément
00:22:56débattue
00:22:57au sein de Renaissance
00:22:59donc j'ai décidé
00:23:02de démissionner
00:23:03du Conseil National
00:23:04de Renaissance
00:23:05de me mettre
00:23:06en retrait
00:23:07du bureau exécutif
00:23:09et de me consacrer
00:23:11à la structure
00:23:12que j'ai créée
00:23:13bâtissons ensemble.
00:23:15Eh bien voilà.
00:23:16Est-ce qu'on ne prendrait pas
00:23:16les paris
00:23:17sur son devenir politique ?
00:23:18Ah peut-être.
00:23:19Qui va-t-elle rejoindre ?
00:23:20Qui va-t-elle créer ?
00:23:21Plus on est de fous
00:23:22plus on rit.
00:23:23Donc est-ce qu'elle a envie
00:23:23aussi de se présenter
00:23:24à la candidature suprême ?
00:23:26Enfin pour l'instant
00:23:27au Renaissance
00:23:28la formule c'est
00:23:29Ciao Babette !
00:23:33Sur France 2 lundi soir
00:23:34une candidate
00:23:35qui participait
00:23:35à un jeu télévisé
00:23:36s'est fait reprendre
00:23:37par l'animateur
00:23:38pour en prononcer
00:23:39une expression
00:23:40apparemment inacceptable
00:23:41qui est le chemin de croix.
00:23:43Ah oui alors
00:23:43je ne savais pas trop
00:23:44comment aborder le sujet
00:23:44parce que je vous avoue
00:23:45qu'en voyant ça hier
00:23:46je me suis d'abord dit
00:23:47comme vous sans doute.
00:23:48J'ai revérifié
00:23:49pour voir la scène
00:23:49parce que je croyais
00:23:50que c'était une blague.
00:23:51Je pensais que c'était
00:23:52une blague aussi
00:23:52et je pense
00:23:53comme tout le monde
00:23:53je suis rapidement
00:23:54restée sans voix
00:23:55en entendant cette séquence
00:23:56tragicomique
00:23:57qui nous a donc été offerte
00:23:58par France 2
00:23:59dans l'émission
00:24:00Chacun son tour.
00:24:01On écoute.
00:24:01Ça fait partie un peu
00:24:04du chemin de Chacun son tour.
00:24:07Alors de croix
00:24:08ou d'étoiles
00:24:10on n'est pas attaché
00:24:12ou de croissant
00:24:13on n'est pas attaché
00:24:13à une religion en particulier
00:24:15mais ça fait partie
00:24:16du cheminement de l'émission.
00:24:17Melissa ?
00:24:18On ne va pas disserter
00:24:19pendant 4 heures Perico.
00:24:20On a compris que Bruno Guillon
00:24:21n'était pas à l'aise
00:24:23avec l'expression
00:24:23Chacun de croix
00:24:24parce que c'est une référence chrétienne.
00:24:25Il tente de se rattraper
00:24:26au nom de je ne sais
00:24:27quel principe
00:24:29laïcard
00:24:29de neutralité religieuse
00:24:30et d'égalité républicaine
00:24:32la croix
00:24:32le croissant
00:24:33l'étoile
00:24:33et hop
00:24:33tout le monde se prend par la main.
00:24:35Son propos est aussi confus
00:24:36que sa pensée
00:24:37et est surtout très limité
00:24:38parce que naturellement
00:24:39on n'assiste pas
00:24:39à une quelconque apologie
00:24:41du chemin de croix
00:24:42ou de prosélytisme déguisé
00:24:44non.
00:24:44C'est juste une expression
00:24:45qui veut dire qu'on galère
00:24:47et là je peux vous dire
00:24:47que Bruno Guillon
00:24:48il a parcouru quelques mètres
00:24:49avec sa panique sur le dos
00:24:50ça lui a fait les pieds.
00:24:51Alors par contre
00:24:52si quelqu'un pouvait prévenir Bruno
00:24:53que des expressions
00:24:54issues de la Bible
00:24:55il y en a un paquet
00:24:56ça va être dur de tout contrôler
00:24:57je vous en cite quelques-unes
00:24:59Toï-Bohu
00:24:59œil pour œil
00:25:00dent pour dent
00:25:00la traversée du désert
00:25:02colosse aux pieds d'argile
00:25:03rien de nouveau
00:25:04sous le soleil
00:25:05pleurer comme une madeleine
00:25:06rendre à César
00:25:07ce qu'est cette A César
00:25:08à chaque jour
00:25:09suffit sa peine
00:25:10je m'arrête là
00:25:10ça pourrait lui donner des idées.
00:25:12Ben oui
00:25:12nom de Dieu
00:25:14Vous osez
00:25:16Non mais en vrai
00:25:17c'est quand même dramatique
00:25:18En plus
00:25:19la scène
00:25:19elle n'est pas méchante
00:25:20elle n'est pas violente
00:25:21mais on sent qu'il est gêné
00:25:22bon c'est une expression anodine
00:25:24ben voilà
00:25:25qu'est-ce que vous voulez
00:25:25ben lui aussi
00:25:26il ira un jour
00:25:27sur le Golgotha
00:25:31Eugénie Bastier
00:25:31est dans le viseur
00:25:32des syndicats
00:25:32de journalistes
00:25:33de France Télévisions
00:25:34qui refuse de voir débarquer
00:25:35une journaliste
00:25:36d'extrême droite
00:25:37sur le service public
00:25:38Vive la diversité
00:25:39En plein débat
00:25:41sur le service audiovisuel public
00:25:44au moment où on avait ici
00:25:46le président de la commission
00:25:49avec le rapport de Charles Aloncle
00:25:50où on sait que les services publics
00:25:53sont sur la sellette
00:25:54que l'on ait une police politique
00:25:56comme ça
00:25:56qui disent que Eugénie Bastier
00:25:57n'est pas digne de rejoindre
00:25:58l'équipe de France 2
00:25:59pour l'heure de vérité
00:26:00mais on se demande
00:26:01si ces gens-là
00:26:01ne sont pas suicidaires
00:26:02à un moment donné
00:26:03mais ça veut dire
00:26:04on parlait de chemin de croix
00:26:05tout à l'heure
00:26:06là on est vraiment
00:26:07dans la crucifixion
00:26:08d'une fustigation
00:26:10d'une journaliste
00:26:12Eugénie Bastier
00:26:12c'est une journaliste
00:26:13très compétente
00:26:13qui écrit au Figaro
00:26:14qui est reconnue
00:26:15qu'à ses opinions politiques
00:26:16et bien oui
00:26:17le service public
00:26:19alors je ne sais pas
00:26:19si c'est Mme Ernaud
00:26:20qui a suggéré
00:26:21que Eugénie Bastier
00:26:22soit engagée
00:26:23le service public
00:26:24s'ouvre enfin
00:26:25tel qu'il en a été convenu
00:26:27et débattu
00:26:27durant cette commission
00:26:28très houleuse
00:26:29et très agitée
00:26:30le service public
00:26:31s'ouvre enfin
00:26:32à la diversité
00:26:33des opinions
00:26:33qui représentent
00:26:34le peuple français
00:26:36les opinions différentes
00:26:37voilà
00:26:37et puis en alternance
00:26:38après Eugénie Bastier
00:26:39il pourrait y avoir
00:26:39quelqu'un de plus à gauche
00:26:40et voilà
00:26:41on fait tourner
00:26:43le service public
00:26:43avait créé
00:26:44à un moment donné
00:26:44à la matinale
00:26:45c'était en toute subjectivité
00:26:46le matin
00:26:47dans la matinale
00:26:48qui faisait qu'on avait
00:26:49des gens
00:26:50qui venaient donner
00:26:50un avis un peu différent
00:26:51de ce que Patrick Cohen
00:26:52ou Dominique Seux
00:26:53pouvaient donner
00:26:53on reconnaissait
00:26:54qu'il y avait donc
00:26:55une pluralité à accepter
00:26:56on reconnaissait surtout
00:26:57qu'il n'y avait pas
00:26:57de pluralité
00:26:58quand on crée
00:26:58la rubrique
00:26:59en toute subjectivité
00:27:00ça veut dire que nous
00:27:01service public
00:27:02nous sommes en totale objectivité
00:27:03et bien nous
00:27:04donc j'espère que
00:27:05Eugénie Bastier
00:27:06sera soutenue
00:27:07qu'elle s'accrochera
00:27:08et sa présence
00:27:09à l'antenne
00:27:10nous fera beaucoup de bien
00:27:11ça sera une raison de plus
00:27:12pour des gens
00:27:13qui ne coûtent pas
00:27:13le service public
00:27:14de regarder ces émissions
00:27:15qui sont de qualité
00:27:16parce qu'il y a
00:27:16de très grands journalistes
00:27:18sur le service public
00:27:19c'est dommage
00:27:19qu'ils soient à ce point
00:27:21enfermés
00:27:21dans une idéologie
00:27:22et qu'on ait aujourd'hui
00:27:23ce que j'appelle
00:27:24une police politique
00:27:25une acquisition
00:27:26qui dit
00:27:26qui doit venir
00:27:27et pas venir
00:27:27à l'heure de vérité
00:27:28en tout cas
00:27:29c'est l'heure de la connerie
00:27:30pour un procès genre
00:27:30je peux vous dire
00:27:31Et puis alors que
00:27:32les travaux ont déjà
00:27:33commencé à Notre-Dame
00:27:34une association
00:27:35vient de déposer
00:27:36un référé
00:27:37contre le remplacement
00:27:37des vitraux
00:27:38d'Eugène Violet-le-Duc
00:27:39Mais oui
00:27:39c'est un acte inacceptable
00:27:41c'est un inacceptable
00:27:42qui se prépare sous nos yeux
00:27:436 vitraux
00:27:44conçus par Eugène Violet-le-Duc
00:27:46enfin la demande
00:27:46d'Eugène Violet-le-Duc
00:27:47à l'époque
00:27:48par des artisans
00:27:48du 19ème siècle
00:27:50qui ont meublé
00:27:51la partie essentielle
00:27:52des vitraux de Notre-Dame
00:27:53classés monuments historiques
00:27:54intacts
00:27:54restaurés nettoyés
00:27:55vont être arrachés
00:27:57de la cathédrale
00:27:58Notre-Dame de Paris
00:27:59pourrait être remplacés
00:28:00par des créations contemporaines
00:28:01Mais attention
00:28:02c'est pas le problème
00:28:02c'est non seulement
00:28:04ils ne sont pas endommagés
00:28:06ces vitraux
00:28:07c'est parce qu'ils sont
00:28:09irréparables
00:28:09non parce qu'ils sont irréparables
00:28:11mais parce que
00:28:11le président de la République
00:28:12a décidé seul
00:28:13d'y laisser sa marque
00:28:14c'est M. Emmanuel Macron
00:28:15qui a décidé
00:28:16qu'il allait
00:28:18remplacer ces vitraux
00:28:19inestimables
00:28:19installés du temps
00:28:20de Violet-le-Duc
00:28:21qui sont quand même
00:28:21des œuvres d'art reconnues
00:28:22classées monuments historiques
00:28:24forcément comme la cathédrale
00:28:25et bien du fait du prince
00:28:26on décide
00:28:27on va les remplacer
00:28:28par des vitraux
00:28:30modernes
00:28:30la commission nationale
00:28:31du patrimoine
00:28:32et d'architecture
00:28:33a voté contre ce projet
00:28:34tout le monde s'y est opposé
00:28:35même Rosine Bachelot
00:28:38l'ancienne ministre
00:28:39de la culture
00:28:40a trouvé que c'était regrettable
00:28:41voilà
00:28:42comment le fait du prince
00:28:43qui vient
00:28:44lui qui se targue
00:28:45d'avoir fait
00:28:46reconstruire Notre-Dame
00:28:47en 5 ans
00:28:48la toiture
00:28:48qui avait volé en éclat
00:28:51après l'incendie
00:28:51et bien c'est lui
00:28:52qui mutile Notre-Dame
00:28:53après l'avoir restauré
00:28:54mais on est dans la schizophrénie
00:28:55la plus totale
00:28:56c'est lamentable
00:28:58une forfaiture de plus
00:28:59un dénoncé
00:29:03les travaux ont commencé
00:29:04à Notre-Dame
00:29:05et bien non
00:29:05on vient de le traiter
00:29:06c'est le problème des fiches
00:29:08ça c'est normal
00:29:08ça arrive
00:29:09un poissonnier était
00:29:10violemment attaqué
00:29:10dans le marais à Paris
00:29:11oui alors comme moi
00:29:12vous avez la référence
00:29:14du poissonnier
00:29:14dans Astérix et Obélix
00:29:15qui provoque sans arrêt
00:29:16des baguères
00:29:16parce qu'il est accusé
00:29:17de vendre du poisson pas frais
00:29:18on n'est pas très loin
00:29:19de ce scénario
00:29:20ça s'est passé dimanche soir
00:29:21dans le troisième arrondissement
00:29:22de Paris
00:29:23tout est parti d'un problème
00:29:24de voisinage
00:29:25il y a deux ans
00:29:25Eric s'installe
00:29:26dans sa nouvelle poissonnerie
00:29:27située dans une petite rue
00:29:29très commerçante du Marais
00:29:30en arrivant il remarque
00:29:31que la petite fenêtre
00:29:32de son local
00:29:33qui donne sur la cour intérieure
00:29:34de l'immeuble
00:29:34est scellée
00:29:35la raison c'est que
00:29:36le poissonnier
00:29:37qui occupe ces lieux
00:29:38depuis plusieurs années
00:29:38est en conflit
00:29:39avec un voisin
00:29:40qui ne supporte pas
00:29:41les odeurs
00:29:42Eric refuse de laisser
00:29:44cette fenêtre fermée
00:29:45et c'est là
00:29:45que les problèmes commencent
00:29:46une nuit
00:29:46Eric surprend son voisin
00:29:48à nouveau
00:29:48en train d'essayer
00:29:49de clouer sa fenêtre
00:29:50quelques jours plus tard
00:29:51rebelote
00:29:52mais cette fois
00:29:52le voisin est équipé
00:29:53d'un manche à balai
00:29:54avec un couteau scotché au bout
00:29:56Eric parvient à le désarmer
00:29:58et porte plainte
00:29:59une plainte classée sans suite
00:30:00dimanche soir
00:30:01le voisin renverse
00:30:02une poubelle
00:30:02par la fenêtre
00:30:03de son local
00:30:03Eric voit rouge
00:30:04et fonce dans la cour
00:30:05il se contente
00:30:06de placer symboliquement
00:30:07des pots de fleurs
00:30:08devant sa porte
00:30:09pour l'enquiquiner un peu
00:30:09mais le voisin sort
00:30:11cette fois
00:30:11avec un nouveau manche à balai
00:30:13sur lequel
00:30:13il a fixé des clous
00:30:15il prend un violent coup
00:30:16au niveau de la tempe
00:30:17de la tempe droite
00:30:18juste à côté de l'oeil
00:30:19il sera hospitalisé
00:30:20et opéré dans la nuit
00:30:21le voisin a été interpellé
00:30:23alcoolisé
00:30:23quant à Eric
00:30:24il espère obtenir
00:30:25une condamnation
00:30:25mais surtout
00:30:26pouvoir récupérer son oeil
00:30:27qui a été sérieusement amoché
00:30:28c'est incroyable
00:30:30ce niveau de violence
00:30:30les conflits de voisinage
00:30:31ça peut souvent aller très loin
00:30:32maintenant on arrive
00:30:33avec des trics
00:30:34avec des clous
00:30:34enfin on peut dire
00:30:35autrement c'était des insultes
00:30:36peut-être des noms d'oiseaux
00:30:37aujourd'hui on tape
00:30:38on tape avec un manche
00:30:39avec des clous
00:30:42on continue
00:30:42et on termine
00:30:43la série des anniversaires
00:30:44aujourd'hui
00:30:45si vous connaissez vos classiques
00:30:46vous devriez le reconnaître
00:30:47tout de suite Perico
00:30:48je crois reconnaître
00:31:17j'allais vous faire une blague
00:31:19en disant que c'était Bourville
00:31:20je crois reconnaître Christian Clavier
00:31:21absolument
00:31:22Christian Clavier
00:31:22qui célèbre aujourd'hui
00:31:23ses 74 ans
00:31:24merci Julien
00:31:25pour le montage d'exception
00:31:26alors Christian Clavier
00:31:27les bons effondus qui
00:31:28le père Noël est une ordure
00:31:29les visiteurs
00:31:29Astérix
00:31:30plus récemment
00:31:31qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu
00:31:32je ne dis pas
00:31:33les chiffres d'entrée
00:31:34qu'il a fait
00:31:34mais il a fait parfois
00:31:36plus de 10 millions d'entrées
00:31:37pour ses films
00:31:38ce qui est un exploit
00:31:39ça n'arrive pas à tout le monde
00:31:40surtout en ce moment
00:31:41voilà
00:31:41donc joyeux anniversaire
00:31:42on a quelques scènes épiques
00:31:43Christian Clavier
00:31:44immortalisé
00:31:45voilà ça
00:31:46il fait partie
00:31:46et évidemment
00:31:48dans le père Noël est une ordure
00:31:50qui fut un de ses premiers rôles
00:31:51on a évidemment joué un rôle
00:31:54absolument cocasse
00:31:55et c'est vrai que ça fait
00:31:55le plus de vues
00:31:56ce que vient de dire Julien
00:31:57dans l'oreillette
00:31:59Donald Trump
00:32:00met le bazar
00:32:01dans le détroit d'Hormuz
00:32:02c'est le bordel
00:32:03dans le détroit d'Hormuz
00:32:03je crois qu'on peut le dire comme ça
00:32:04on va faire un point
00:32:05dans un instant
00:32:06avec le général Dominique Trinquant
00:32:07si vous avez des questions
00:32:09et vous en avez sans doute
00:32:10n'hésitez pas à nous appeler
00:32:11c'est le moment
00:32:12sur Sud Radio
00:32:13au 0826 300 300
00:32:15à tous
00:32:17Midi 14h
00:32:18Sud Radio
00:32:19la France dans tous ses états
00:32:21Perico-Legas
00:32:22Mot de Coffleur
00:32:24Donald Trump a annoncé ce matin
00:32:26la suspension du projet
00:32:27Liberté
00:32:28d'escorte de navires
00:32:29dans le détroit d'Hormuz
00:32:30le temps de voir
00:32:31si un accord
00:32:32peut être finalisé
00:32:33et signé avec l'Iran
00:32:34le projet Liberté
00:32:35qui doit permettre
00:32:36à des centaines de bateaux
00:32:37bloqués dans le golfe
00:32:38de franchir le détroit
00:32:39avait été lancé lundi
00:32:40Emmanuel Macron
00:32:41qui appelle à une réouverture
00:32:42concertée d'Hormuz
00:32:44a de son côté condamné hier
00:32:45le regain de tension
00:32:46et les tirs
00:32:47contre l'Iran
00:32:47et les Etats-Unis
00:32:48dans le détroit
00:32:49ce matin
00:32:49un navire français
00:32:51a par ailleurs été touché
00:32:52par une frappe
00:32:52selon le chef de l'état
00:32:53la France n'était
00:32:54en aucun cas la cible
00:32:55on fait le point
00:32:56avec le général Dominique Trinquant
00:32:58bonjour général
00:32:59bonjour
00:33:00bonjour mon général
00:33:01merci d'être à l'antenne
00:33:02de Sud Radio
00:33:02en direct aujourd'hui
00:33:03avec nous
00:33:04bon c'est un sujet
00:33:05sur lequel
00:33:06tous les experts
00:33:07se sont pensés
00:33:08penchés
00:33:08tous les observateurs
00:33:10ont donné leur idée
00:33:12aujourd'hui le constat
00:33:13n'est-il pas
00:33:14mon général
00:33:15de dire que les Etats-Unis
00:33:16Donald Trump
00:33:17cherche à se désengager
00:33:18de ce conflit
00:33:19qui a été très mal préparé
00:33:21et très mal entamé
00:33:22et qu'ils ont du mal
00:33:24finalement
00:33:24à trouver la porte de sortie
00:33:26et on voit des hésitations
00:33:27des allées
00:33:28des venues
00:33:28des menaces
00:33:29est-ce que vous pensez vraiment
00:33:31que Washington
00:33:32aujourd'hui
00:33:33est désemparé ?
00:33:35oui
00:33:36non
00:33:36vous avez parfaitement raison
00:33:37je pense que l'opération
00:33:38a été lancée
00:33:40par le président Trump
00:33:41sous la pression
00:33:42de monsieur Netanyahou
00:33:44le premier ministre israélien
00:33:46et que le but
00:33:47était de
00:33:49renverser
00:33:49le régime iranien
00:33:51ceci n'est pas arrivé
00:33:52et donc
00:33:53le président Trump
00:33:54cherche une porte de sortie
00:33:56alors que le premier ministre
00:33:58Netanyahou
00:33:58espère
00:33:59qu'il reviendra
00:34:00au projet initial
00:34:01la conclusion
00:34:03et là je m'adresse
00:34:03au géostratège
00:34:04que vous êtes
00:34:05il y a eu
00:34:06sous-estimation
00:34:07de la puissance
00:34:08de capacité de puissance
00:34:09iranienne
00:34:10et de capacité de réponse
00:34:11il y a eu
00:34:12un préparation
00:34:13au niveau de la logistique
00:34:14il y a eu un préparation
00:34:15au niveau
00:34:15de l'extension
00:34:17du conflit
00:34:17aux autres pays du Golfe
00:34:19comment se fait-il
00:34:20aujourd'hui
00:34:21que des états-majors
00:34:22aussi performants
00:34:22dotés de moyens
00:34:23technologiques
00:34:24et techniques
00:34:24aussi pointus
00:34:25qu'ont une couverture
00:34:27avec les satellites
00:34:28aussi précises
00:34:29que la plus grande
00:34:30armée du monde
00:34:31puisse se trouver
00:34:31aujourd'hui
00:34:32confrontée au fait
00:34:33que ce sont
00:34:34des petites vedettes
00:34:34et des drones
00:34:35qui, coissant
00:34:36un détroit maritime
00:34:39bloquent
00:34:40une partie
00:34:40de l'énergie mondiale
00:34:41il n'y a pas
00:34:42un énorme écart
00:34:43entre le progrès
00:34:44technique
00:34:45la science
00:34:45et la réalité
00:34:46du terrain
00:34:47où c'est un gars
00:34:47avec un lance-pierre
00:34:48qui empêche
00:34:49un char d'assaut
00:34:50de passer
00:34:50quasiment
00:34:51non ?
00:34:52non mais c'est
00:34:53le propre
00:34:53des guerres
00:34:54asymétriques
00:34:55on a sous-estimé
00:34:57la capacité
00:34:58de résistance
00:34:58morale
00:34:59des passes d'Aran
00:35:00en fait
00:35:01les passes d'Aran
00:35:01n'arrivent pas
00:35:02à défendre
00:35:03l'Iran
00:35:04en revanche
00:35:05ils ont une capacité
00:35:06de nuisance
00:35:07importante dans le Golfe
00:35:08donc ce qui a provoqué
00:35:10toutes les escalades
00:35:11qu'on a vues
00:35:11mais leur résistance
00:35:13leur capacité
00:35:14de résister
00:35:16à la pression
00:35:17américaine
00:35:17est telle
00:35:18que les américains
00:35:20se trouvent
00:35:21désemparés
00:35:22d'autant que
00:35:23la puissance
00:35:23militaire américaine
00:35:25est complète
00:35:25elle est énorme
00:35:27mais elle se limite
00:35:28elle-même
00:35:29ils ne veulent pas
00:35:30aller au sol
00:35:30donc ne voulant pas
00:35:32aller au sol
00:35:32ils ne veulent pas
00:35:33remporter
00:35:34l'opération
00:35:35ils ne peuvent pas
00:35:36remporter l'opération
00:35:37face aux passes d'Aran
00:35:38et voilà la situation
00:35:39dans laquelle on est
00:35:40une opération
00:35:41purement aérienne
00:35:43n'atteint pas
00:35:44les objectifs
00:35:45les passes d'Aran
00:35:46continuent
00:35:46à avoir
00:35:47une capacité
00:35:47de nuisance
00:35:48et résistent
00:35:49moralement
00:35:50à la pression
00:35:51américaine
00:35:51vous nous expliquez
00:35:52très clairement
00:35:53mon général
00:35:54que s'il fallait
00:35:55passer au stade
00:35:56suivant
00:35:57ce n'est donc
00:35:58ni la force stratégique
00:36:00ni la force
00:36:01balistique
00:36:01c'est à dire
00:36:02je parle à distance
00:36:02avec des bombardements
00:36:03des missiles
00:36:04des avions
00:36:05et toute autre
00:36:06toute autre arme
00:36:07qui peut être manipulée
00:36:08de loin
00:36:08il faudra aller
00:36:09sur le terrain
00:36:10d'une façon
00:36:10ou d'une autre
00:36:11soit au sol
00:36:12soit une occupation
00:36:13partielle
00:36:13en tout cas
00:36:14le stade
00:36:15j'allais dire
00:36:16de guerre à distance
00:36:16
00:36:17à votre avis
00:36:18a atteint
00:36:18son maximum
00:36:19de capacité
00:36:20l'étape suivante
00:36:21c'est l'intervention
00:36:22directe sur le terrain
00:36:24oui mais avec
00:36:25aussi un problème
00:36:26de décalage
00:36:27dans le temps
00:36:27si vous voulez
00:36:28quand l'opération
00:36:29au mois de janvier
00:36:31quand il y a eu
00:36:32une rébellion
00:36:33interne
00:36:33à l'Iran
00:36:34et que le président
00:36:35Trump a annoncé
00:36:37nous arrivons
00:36:39nous allons
00:36:39vous aider
00:36:40c'est à ce moment là
00:36:41qu'il fallait intervenir
00:36:42c'est clair
00:36:42lorsque vous attendez
00:36:43un mois et demi
00:36:44et que les gens
00:36:45ont été massacrés
00:36:46vous n'aurez plus
00:36:47de rébellion
00:36:48à l'intérieur
00:36:49et au contraire
00:36:50les bombardements
00:36:50américains
00:36:51ont tendance
00:36:52à ressouder
00:36:53ou à effrayer
00:36:56la grande partie
00:36:57de la population
00:36:57iranienne
00:36:58est-ce qu'on peut
00:36:59considérer quand même
00:37:00que le stockage
00:37:00des armes conventionnelles
00:37:01de l'armée
00:37:02de l'armée iranienne
00:37:06est finalement
00:37:07plus important
00:37:07que ce qu'on pensait
00:37:08parce que les frappes
00:37:09au sol
00:37:10on nous a dit
00:37:10on a abîmé les stocks
00:37:12on a abîmé les rampes
00:37:13de lancement
00:37:13les avions
00:37:13ils n'ont plus de marine
00:37:14ils n'ont plus d'aviation
00:37:15pour autant
00:37:16ils gardent encore
00:37:17de la réserve
00:37:18ils ont des drones
00:37:19et des armes conventionnelles
00:37:20en quantité suffisante
00:37:21pour tenir tête
00:37:22aux Etats-Unis
00:37:23oui tout à fait
00:37:24les renseignements
00:37:25israéliens
00:37:26disent que
00:37:26en gros
00:37:27il y a un tiers
00:37:28de la force balistique
00:37:29qui a été détruit
00:37:30un tiers
00:37:31qui est difficile
00:37:31à utiliser
00:37:32mais un tiers
00:37:33qui reste utilisable
00:37:34donc quand je parlais
00:37:35de la guerre asymétrique
00:37:36et de la capacité
00:37:37de nuisance
00:37:38vous savez
00:37:38il suffit que les Iraniens
00:37:40tirent 4-5 missiles
00:37:41et quelques centaines
00:37:43de drones par jour
00:37:43les drones
00:37:44ça se recomplète
00:37:45facilement
00:37:46et donc c'est pas
00:37:48les centaines par jour
00:37:49mais dans la durée
00:37:50la capacité de frapper
00:37:52qui est une véritable
00:37:53capacité de nuisance
00:37:54est-ce qu'on peut
00:37:55considérer malgré tout
00:37:57en général
00:37:57que le fait
00:37:58que les passes d'Aran
00:37:59les passes d'Aran
00:38:00les guerriers de la révolution
00:38:01puissent résister autant
00:38:02ça veut dire
00:38:03qu'ils ont quand même
00:38:04le soutien
00:38:04j'allais dire
00:38:06structuré
00:38:06d'une partie
00:38:06de la population
00:38:07peut-être pas d'opinion
00:38:08mais qu'en tout cas
00:38:09tout l'Iran
00:38:10100% de l'Iran
00:38:11n'est pas en attente
00:38:12de l'arrivée des Américains
00:38:13pour être libérés
00:38:14on dirait qu'il y a
00:38:15quelque part
00:38:15une peut-être divergence
00:38:16au sein de la société iranienne
00:38:18sur le fait
00:38:18qu'il faut accepter
00:38:19à ce point
00:38:20l'agression
00:38:20l'agression américaine
00:38:22alors je pense
00:38:23qu'il y a deux facteurs
00:38:24le premier facteur
00:38:25c'est qu'on estime
00:38:26à 20%
00:38:26le soutien
00:38:27de la population iranienne
00:38:29pour les Pazaran
00:38:29je suis capable
00:38:30de justifier le chiffre
00:38:31mais c'est ce qui est
00:38:32couramment ennui
00:38:33ce qui n'est pas rien
00:38:35non c'est pas rien
00:38:36vous avez raison
00:38:37et puis surtout
00:38:38il y a un maillage
00:38:39extraordinaire
00:38:40dans la population
00:38:41on appelle ça
00:38:43le maillage
00:38:44qui a été mis en place
00:38:46sur le terrain
00:38:46très décentralisé
00:38:48avec bien sûr
00:38:49les Pazaran
00:38:49mais aussi les Batidji
00:38:51qui sont des miliciens
00:38:52qui sont dans tous les quartiers
00:38:53et partout
00:38:53et donc la pression
00:38:55sur la population
00:38:56est énorme
00:38:56il faudrait rappeler
00:38:57que quand même
00:38:58au mois de janvier
00:38:59ça a été 30 à 40 000
00:39:01iraniens
00:39:02qui ont été massacrés
00:39:03et les arrestations
00:39:04continuent
00:39:05et les pendaisons
00:39:06continuent
00:39:07donc il y a une pression
00:39:08sur la population
00:39:09qui l'empêche de réagir
00:39:10c'est ce qui nous permet
00:39:11de croire
00:39:12que c'était quand même
00:39:13Benyamin Netanyahou
00:39:14qui menait la danse
00:39:15à l'époque
00:39:15il considérait que les frappes
00:39:17avec les misquilles
00:39:17suffisaient pour frapper
00:39:18le régime des Mollah
00:39:20au sommet
00:39:20et c'est lui
00:39:22qui a probablement
00:39:22dissuadé Donald Trump
00:39:23d'aller au sol
00:39:25parce que ça aurait
00:39:25impliqué évidemment
00:39:26des morts humaines
00:39:27une question technique
00:39:28que l'on se pose
00:39:29une question stratégique
00:39:32l'Iran menace
00:39:33tout navire
00:39:34tout pétrolier
00:39:35qui franchirait le détroit
00:39:38s'il n'a pas
00:39:38son autorisation
00:39:39d'être frappé
00:39:40est-ce que ça ne concerne
00:39:41est-ce que l'Iran
00:39:42dit bien
00:39:42que ce sont les bateaux
00:39:43qui passeraient
00:39:44par ces eaux territoriales
00:39:45ou est-ce qu'elle menace
00:39:46également d'intervenir
00:39:47sur des eaux territoriales
00:39:48c'est-à-dire celles de Oman
00:39:50qui ne sont pas
00:39:50les eaux iraniennes
00:39:51est-ce qu'on peut passer
00:39:52par ce détroit
00:39:53sans passer par des eaux
00:39:54territoriales iraniennes
00:39:55voilà ma question
00:39:57oui oui
00:39:57alors on peut
00:39:58effectivement
00:39:59il y a des bateaux
00:39:59en particulier
00:40:00des bateaux de croisière
00:40:01qui sont sortis
00:40:02il y a quelques jours
00:40:03en passant par les eaux
00:40:03Omanais
00:40:04mais c'est à leur risque
00:40:06des périls
00:40:06de toute façon
00:40:07les passe-d'Aran
00:40:08menacent
00:40:09à partir du moment
00:40:10où vous menacez
00:40:11aucun armateur
00:40:12ne va envoyer ces bateaux
00:40:13on voit bien
00:40:14la suspension
00:40:15de l'opération américaine
00:40:16pourquoi ?
00:40:17parce qu'ils ont réussi
00:40:18à faire passer
00:40:18deux bateaux
00:40:19sous pavillons américains
00:40:20c'est-à-dire aux ordres
00:40:21de l'armée américaine
00:40:22qui sont passés
00:40:23les autres
00:40:24les armateurs
00:40:25ne veulent pas risquer
00:40:26leurs bateaux
00:40:26dans une zone de guerre
00:40:27donc les passes d'Aran
00:40:29maintiennent cette pression
00:40:30sur le détroit d'Hormuz
00:40:32il sait que c'est une clé
00:40:33importante pour la négociation
00:40:34et les américains
00:40:36avec la décision
00:40:37du président Trump
00:40:38d'hier soir
00:40:38ont baissé les bras
00:40:39sur ce sujet-là
00:40:40je vais encore faire appel
00:40:42à votre expérience
00:40:43de géostratège
00:40:44si les Etats-Unis
00:40:45décident finalement
00:40:46de se retirer
00:40:47unilatéralement
00:40:48en essayant de faire croire
00:40:49qu'ils ont remporté
00:40:50une victoire
00:40:50on les a écrasés
00:40:51on les a dominés
00:40:52et que les Etats-Unis
00:40:53se retirent
00:40:54et que la situation
00:40:54reste dans le statu quo actuel
00:40:56c'est un camouflet énorme
00:40:58pour l'Amérique
00:40:58et quelque part
00:40:59pour l'Occident
00:41:01alors c'est un camouflet
00:41:03énorme
00:41:03pour les Etats-Unis
00:41:05je n'élargirai pas ça
00:41:07à l'Occident
00:41:07il faut se rappeler
00:41:09que cette guerre
00:41:09a été menée
00:41:10exclusivement
00:41:11par les américains
00:41:12et les israéliens
00:41:13sans aucune concertation
00:41:16avec les autres
00:41:16je rappelle toujours
00:41:17qu'en 2003
00:41:18quand les américains
00:41:19ont voulu attaquer
00:41:20en Irak
00:41:20ils ont discuté
00:41:22pendant des mois
00:41:23pour constituer
00:41:24une coalition
00:41:25là rien du tout
00:41:26donc c'est une défaite
00:41:28extraordinaire
00:41:29pour les Etats-Unis
00:41:30ça veut dire que
00:41:30stratégiquement
00:41:31les Etats-Unis
00:41:32perdent une partie
00:41:33de leur crédibilité
00:41:34et singulièrement
00:41:36le président Trump
00:41:37qui dit
00:41:38mais lui
00:41:39vis-à-vis de son électorat
00:41:40il arrivera bien
00:41:41à prouver
00:41:42qu'il a gagné la guerre
00:41:44et ça suppose
00:41:45général Trinquant
00:41:46un renforcement
00:41:47de fait
00:41:47du régime iranien
00:41:48qui pourra crier
00:41:49même s'il a été
00:41:50durement frappé
00:41:50et affaibli
00:41:51il pourra quand même
00:41:52crier victoire
00:41:53en tout cas
00:41:53sur le plan politique
00:41:55vous avez parfaitement raison
00:41:56et pour la population iranienne
00:41:58c'est quelque chose
00:41:59de terrible
00:42:00mais pour nous aussi
00:42:01parce que la capacité
00:42:02de nuisance
00:42:03des passes d'Aran
00:42:04continuera
00:42:04est-ce qu'on peut tirer
00:42:06une conclusion définitive
00:42:07ça fait
00:42:09plusieurs fois
00:42:10qu'il y a des interventions
00:42:10on peut dire
00:42:11de grande puissance
00:42:12dans l'ingérence
00:42:13de régimes
00:42:14qui sont contestables
00:42:15est-ce que ça nous sert
00:42:16de leçon
00:42:16on ne règle pas
00:42:18un régime
00:42:19on ne met pas
00:42:20un terme à un régime
00:42:21en envoyant des missiles
00:42:22ou en bombardant
00:42:22ou même en Irak
00:42:23en occupant
00:42:23on a vu la catastrophe
00:42:24que ça a supposé
00:42:25est-ce que la solution
00:42:26des peuples
00:42:27qui sont confrontés
00:42:27à des régimes totalitaires
00:42:28ne doit pas rester interne
00:42:30avec le soutien
00:42:31j'allais dire
00:42:31moral et politique
00:42:33des démocraties
00:42:33mais le fait
00:42:34d'intervenir militairement
00:42:35est-ce que cette guerre
00:42:36du Golfe là
00:42:37cette troisième guerre
00:42:38du Golfe
00:42:38peut mettre un terme
00:42:40à cette forme
00:42:40d'intervention
00:42:42oui on doit se rappeler
00:42:43que la guerre
00:42:44n'est jamais que la politique
00:42:46par d'autres moyens
00:42:47et donc ça commence
00:42:48par la politique
00:42:49et si vous n'avez pas
00:42:51un objectif politique
00:42:52bien défini
00:42:52vous n'avez aucune chance
00:42:53d'y aller
00:42:54ou quand votre objectif
00:42:55politique est mauvais
00:42:56comme c'était le cas
00:42:57en Irak
00:42:58et bien vous perdez
00:42:59la partie
00:43:00ça veut dire aussi
00:43:01que l'utilisation
00:43:02de la force
00:43:02dont nous parlions
00:43:03est un échec
00:43:04on le voit bien
00:43:05avec la Russie
00:43:06en Ukraine
00:43:07c'est un échec
00:43:08on le voit bien
00:43:08avec les Etats-Unis
00:43:10en Iran
00:43:11c'est un échec
00:43:12alors que les Etats-Unis
00:43:13ont tous les moyens
00:43:14et bien on espère
00:43:15on espère ne pas
00:43:16en payer trop lourdement
00:43:17la facture
00:43:18merci Général Trinquant
00:43:19d'avoir été à l'antenne
00:43:20de Sud Radio
00:43:20en direct
00:43:21et nous avoir apporté
00:43:22ce précieux
00:43:23et avisé témoignage
00:43:24vous restez avec nous
00:43:26nous allons parler
00:43:26économie française
00:43:28nous allons parler
00:43:28avenir de la France
00:43:30produire en France
00:43:31et consommer français
00:43:32c'est dans la bouffe
00:43:33de tous les hommes politiques
00:43:34c'est bien beau
00:43:34ça fait longtemps
00:43:35que certains le prédisent
00:43:37et je vais recevoir
00:43:38Laurent Moisson
00:43:39cofondateur de FFI
00:43:40alors c'est pas les forces
00:43:41françaises de l'intérieur
00:43:42de 1939 à 1945
00:43:45ce sont de 1940
00:43:47d'ailleurs
00:43:47pas 1939
00:43:48ce sont les forces
00:43:49françaises de l'industrie
00:43:50c'est le même combat
00:43:51c'est un combat de résistance
00:43:52c'est un combat de clairvoyance
00:43:53c'est un combat courageux
00:43:54et je vais voir
00:43:55avec Laurent Moisson
00:43:56comment on peut
00:43:57concrètement
00:43:58aujourd'hui
00:43:58produire et consommer
00:43:59en France
00:44:01sans éviter
00:44:02les écueils
00:44:03d'une Europe mal construite
00:44:05et d'une mondialisation
00:44:06qui nous ruine
00:44:07vous restez avec nous
00:44:08vous nous appelez
00:44:09au 0826 300 300
00:44:10Emmanuel Gallas
00:44:12vous prendra votre appel
00:44:12c'est un sujet qui vous touche
00:44:14produire et consommer français
00:44:15et Laurent Moisson
00:44:16se fera une joie
00:44:17de répondre à vos interrogations
00:44:19ou de participer
00:44:19aux échanges
00:44:20qu'on pourra avoir avec vous
00:44:21en direct à l'antenne
00:44:22à tout de suite
00:44:22sur Sud Radio
00:44:31Bienvenue sur Sud Radio
00:44:32en ce mercredi 6 mai 2026
00:44:34il est 13h04
00:44:35le face à face
00:44:36de la France
00:44:36dans tous ses états
00:44:38je reçois Laurent Moisson
00:44:40pour parler d'un sujet
00:44:41qui nous tient tous à coeur
00:44:42produire et consommer
00:44:44en France
00:44:44évidemment c'est dans la bouche
00:44:46de tous les hommes politiques
00:44:48maintenant
00:44:49comment réindustrialiser ce pays
00:44:51mais tout le monde en convient
00:44:52pendant des années
00:44:53c'était un sujet tabou
00:44:54et quand on allait un petit peu
00:44:56trop loin
00:44:56on se traitait de souverainisme
00:44:58ou de xénophobe
00:44:59qu'on se reframait sur nous-mêmes
00:45:00qu'on était hostile
00:45:01justement à l'ouverture
00:45:02et au progrès
00:45:03et aujourd'hui
00:45:04tous les élites
00:45:05que ce soit des économistes
00:45:06des politiciens
00:45:07des universitaires
00:45:08conviennent qu'effectivement
00:45:09en tout cas
00:45:10on a le droit de poser la question
00:45:11et Laurent Moisson
00:45:13la pose avec son associé
00:45:14Gilles Attaf
00:45:14et son cofondateur
00:45:15des FFI
00:45:16alors je dis
00:45:17c'est pas les forces françaises
00:45:18de l'intérieur
00:45:19pourtant
00:45:19qui a résisté
00:45:20qui étaient les forces
00:45:21de la résistance
00:45:22c'est une force de résistance
00:45:23les FFI
00:45:24c'est les forces françaises
00:45:25de l'industrie
00:45:25parce qu'on en est là
00:45:26Laurent Moisson
00:45:27on est dans une situation
00:45:28de résistance
00:45:29et pourtant
00:45:29et pourtant
00:45:30vous qui prêchiez
00:45:31autrefois
00:45:32dans le désert
00:45:33voilà
00:45:33chez les sourds
00:45:34et les aveugles
00:45:35aujourd'hui
00:45:35cette idée
00:45:36que portent les forces françaises
00:45:38de l'industrie
00:45:38de réindustrialiser la France
00:45:40de produire en France
00:45:41de consommer français
00:45:42est une idée
00:45:43qui fait son chemin
00:45:43comment cette évolution
00:45:45s'est faite ?
00:45:46Par le constat du réel
00:45:47tout simplement
00:45:47d'une classe politique
00:45:48qui ne voulait pas voir
00:45:49et qui a compris
00:45:49que c'était ça l'enjeu ?
00:45:50Exactement
00:45:52qui dit le réel
00:45:53c'est quand on se cogne
00:45:54voilà
00:45:54donc on s'est cogné deux fois
00:45:55il y a eu la crise
00:45:56des gilets jaunes
00:45:57qui a été récupérée
00:45:59par des partis
00:45:59etc
00:46:00mais enfin la crise
00:46:00des gilets jaunes
00:46:01c'est quoi ?
00:46:02c'est la France
00:46:02de la désindustrialisation
00:46:04qui au bout d'un moment
00:46:05n'en pouvant plus
00:46:06exprime sa colère
00:46:07et se retrouve
00:46:07sur des ronds-points
00:46:08Le problème est antérieur
00:46:09on est bien d'accord
00:46:10Exactement
00:46:10Elle a commencé
00:46:11quand la désindustrialisation ?
00:46:12En gros
00:46:13Celle qui nous fait mal
00:46:14aujourd'hui
00:46:14elle a toujours eu
00:46:15un petit peu
00:46:15Alors en fait
00:46:16le premier signal
00:46:17c'est on va dire
00:46:18puisqu'on est dans l'actualité
00:46:20du choc pétrolier
00:46:21c'est le premier choc pétrolier
00:46:2173 ?
00:46:22Voilà
00:46:22Donc à partir de 73
00:46:24il y a une France
00:46:25qui se rend compte
00:46:26que son modèle de production
00:46:27qui était très basé
00:46:28sur le pétrole
00:46:30était finalement
00:46:31dans sa chaîne de valeur
00:46:33en danger
00:46:33donc il y a eu
00:46:34de bonnes réactions
00:46:35avec l'électrification
00:46:37avec les centrales nucléaires
00:46:38où on a accéléré
00:46:39beaucoup de choses comme ça
00:46:40mais à l'époque
00:46:41ça a créé
00:46:42des problèmes de compétitivité
00:46:43qu'ensuite
00:46:45il y a eu du chômage
00:46:46et le chômage
00:46:47a commencé
00:46:47même sous Giscard
00:46:48on le dit souvent
00:46:49Mitterrand etc
00:46:50ça a commencé sous Giscard
00:46:51avec un traitement
00:46:51un peu social des choses
00:46:53qui a fait que
00:46:54les charges sociales
00:46:55et les dépenses sociales
00:46:56ont monté
00:46:56ça a rendu
00:46:59la copie des entreprises
00:47:02un peu moins productive
00:47:05et puis les choses
00:47:05se sont ensuite accélérées
00:47:07avec l'alternance
00:47:08avec l'arrivée
00:47:09du pouvoir
00:47:10de François Mitterrand
00:47:11où là les choses
00:47:12ont été carrément
00:47:14où l'entreprise
00:47:15était suspecte
00:47:16mais droite et gauche
00:47:17ensuite
00:47:18n'ont pas démoli
00:47:20ce système là
00:47:21donc on peut dire
00:47:21oui la gauche
00:47:22oui la droite
00:47:22c'est pas ça le sujet
00:47:23c'est un système
00:47:24qui s'est mis en place
00:47:24et qui a fait que
00:47:25progressivement
00:47:27la France s'est désindustrialisée
00:47:29je dirais pas
00:47:31sous les ouras
00:47:32mais avec un certain consentement
00:47:34d'une élite politique
00:47:36qui disait
00:47:37finalement
00:47:37le monde a changé
00:47:39on est passé dans un mode
00:47:41qui est post-industriel
00:47:42et post-travail
00:47:43ça c'est Christian Saint-Etienne
00:47:44qui est un économiste
00:47:45bien connu
00:47:45qui le développe
00:47:46et donc avec cette
00:47:48on va dire
00:47:49cette vision des choses
00:47:50en disant
00:47:50voilà
00:47:51le capitalisme
00:47:52c'est derrière nous
00:47:52et donc on n'a pas vu
00:47:53la troisième révolution industrielle
00:47:55qui est celle de l'informe
00:47:55je me souviens
00:47:56j'étais adolescent
00:47:57quand il y avait des grands noms
00:47:58qui fermaient
00:47:59Péchiné
00:48:00Eugene Kuhlman
00:48:00Usine Nord Dunkerque
00:48:01ces grands noms
00:48:02de la Cédurgie du Nord
00:48:03on nous expliquait
00:48:04que c'était la modernité
00:48:05que c'était le passé
00:48:06et que la France
00:48:07allait vers
00:48:07une époque nouvelle
00:48:09avec des services
00:48:10on allait créer
00:48:10des emplois modernes
00:48:12plus conformes à notre époque
00:48:13et que voilà
00:48:13le béton, l'acier, le charbon
00:48:15tout ça a été terminé
00:48:16la facture aujourd'hui
00:48:17elle est dramatique
00:48:18parce qu'en fait
00:48:18on a des industrialisés
00:48:20en remplaçant
00:48:21par du virtuel
00:48:22du fictif
00:48:23de l'éphémère
00:48:24rien qu'il soit
00:48:25de vrais emplois marchands
00:48:27le problème il est bien là
00:48:28alors vous avez
00:48:29il y a eu la création
00:48:31de tout un tas
00:48:31de métiers
00:48:32qui n'existaient pas
00:48:33ça c'est absolument indéniable
00:48:34quand vous regardez les chiffres
00:48:36on a perdu
00:48:37par rapport à cette époque
00:48:38début des années 80
00:48:39à peu près
00:48:402 millions d'emplois industriels
00:48:42on a créé par contre
00:48:43à peu près
00:48:432 millions d'emplois
00:48:44dans la fonction publique
00:48:46donc
00:48:47on a eu un traitement
00:48:48je peux comprendre
00:48:49quand on ne connait pas
00:48:51comment fonctionnent
00:48:52les industries
00:48:52c'est des emplois
00:48:53qui coûtent
00:48:53et qui rapportent rien
00:48:54on est d'accord
00:48:55alors
00:48:55en tout cas
00:48:56c'est ce qu'on constate
00:48:57aujourd'hui
00:48:58à l'époque
00:48:59beaucoup de gens pensaient
00:49:00à droite et à gauche
00:49:02encore une fois
00:49:02que créer des emplois
00:49:04dans la fonction publique
00:49:04ça allait créer
00:49:05une richesse marchande
00:49:07bon
00:49:07force est de constater
00:49:08du consommateur
00:49:08du consommateur
00:49:09qui paye des impôts
00:49:10qui paye des charges sociales
00:49:11et qui consomment
00:49:11exactement
00:49:12alors après
00:49:12il y a de la création
00:49:14de richesses
00:49:14de services
00:49:15de choses comme ça
00:49:15le service public
00:49:16ça sert à quelque chose
00:49:17mais c'est pas marchand
00:49:18c'est pas taxable
00:49:19et par contre ça coûte
00:49:20donc vous vous retrouvez
00:49:21avec des emplois
00:49:22qui coûtent à la collectivité
00:49:23et moins d'activité
00:49:26taxable
00:49:27parce que marchande
00:49:27et donc vous avez
00:49:28un déséquilibre
00:49:29là-dessus
00:49:30et on importe
00:49:31de l'étranger
00:49:32à bas prix
00:49:33des produits
00:49:34que l'on ne fabrique plus
00:49:35en France
00:49:37quand M. Mittal
00:49:38rachète Arcelor
00:49:40pourquoi peut-il racheter
00:49:41Arcelor
00:49:42parce que Arcelor
00:49:43est au bord de la faillite
00:49:44c'est-à-dire que l'acier
00:49:44français est trop cher
00:49:45et lui amènerait
00:49:46une technologie
00:49:47de l'Inde
00:49:48qui rentabiliserait
00:49:49cette production d'acier
00:49:50en France
00:49:51ça on n'aurait pas
00:49:52su le faire à sa place
00:49:53alors
00:49:55c'est des questions
00:49:55qui sont extrêmement complexes
00:49:57mais vous avez
00:49:59d'abord
00:49:59je veux dire
00:50:00une posture
00:50:01qui est celle
00:50:02que vous avez décrite
00:50:03qui est
00:50:04une certaine méfiance
00:50:05par rapport
00:50:06au métier
00:50:06on va dire
00:50:07manuel
00:50:08industriel
00:50:08je veux dire
00:50:09la tradition
00:50:10de pensée française
00:50:11on a fait la révolution
00:50:12mais on pense encore
00:50:13comme des aristocrates
00:50:14le secteur secondaire
00:50:15on appelle ça
00:50:15le secteur secondaire
00:50:16c'est l'intendance
00:50:17c'est des choses
00:50:19qui sont un peu vulgaires
00:50:20on a un système scolaire
00:50:22qui a été très basé
00:50:22sur l'élitisme
00:50:23on va dire
00:50:24avec des gens
00:50:25qui devaient manier
00:50:25l'abstraction
00:50:26etc
00:50:26on n'a pas vu
00:50:27toute l'intelligence
00:50:28manuelle
00:50:29qu'il y avait
00:50:29et tous ces talents
00:50:31qu'on avait
00:50:31donc
00:50:32on a dénigré
00:50:33un petit peu ça
00:50:36et j'allais dire
00:50:37d'un point de vue
00:50:37quasi philosophique
00:50:39et en tout cas culturel
00:50:40c'était des métiers
00:50:41qu'il ne fallait plus faire
00:50:42il fallait s'en libérer
00:50:43on a demandé
00:50:43à l'éducation nationale
00:50:45de transformer
00:50:46tous ces enfants
00:50:48en bacheliers
00:50:49puis
00:50:49en
00:50:50je vais dire
00:50:50en diplômés
00:50:52des études supérieures
00:50:53aujourd'hui
00:50:54on a énormément
00:50:55de jeunes
00:50:56qui sont surdiplômés
00:50:59à qui on a expliqué
00:51:00que ça allait être formidable
00:51:01la clé de la réussite sociale
00:51:03c'était le diplôme
00:51:04et en fait
00:51:05il n'y a pas le boulot
00:51:06il n'y a pas le boulot
00:51:07qui est avec le diplôme
00:51:07formidable
00:51:08on a le morceau de papier
00:51:10et on n'a pas l'activité
00:51:11qui va avec
00:51:11et à côté de ça
00:51:12vous n'avez plus de soudeurs
00:51:13pas assez
00:51:13vous n'avez plus de chaudronniers
00:51:14vous n'avez plus
00:51:15d'un certain nombre
00:51:16de métiers techniques
00:51:17très bien payés
00:51:18beaucoup mieux payés
00:51:19que dans les services
00:51:20voire mieux
00:51:21qu'un bac plus 5
00:51:22qui sort d'une voie garage
00:51:24de garage quelconque
00:51:27et donc
00:51:28vous avez
00:51:28une dichotomie
00:51:30enfin un désalignement
00:51:31total
00:51:31entre la promesse
00:51:32qu'on a fait
00:51:32à des gens
00:51:33qui sont désenchantés
00:51:35qui sont
00:51:35très frustrés
00:51:36parce qu'ils disent
00:51:37le système ne marche pas
00:51:38on m'a menti
00:51:40et d'un autre côté
00:51:41ils auraient été
00:51:41très très bien
00:51:42pour un certain nombre
00:51:43à faire des métiers
00:51:44plus proches
00:51:44de l'industrie
00:51:45du secteur marchand
00:51:47de tous ces métiers là
00:51:47et tout ça en fait
00:51:48c'est une philosophie
00:51:50qui a donné un système
00:51:51et le système
00:51:52continue à fonctionner
00:51:53même si la philosophie
00:51:54en tout cas le discours
00:51:55autour de cette philosophie
00:51:56a changé
00:51:56on le voit bien
00:51:57alors l'or moi
00:51:57vous êtes surtout invité
00:51:58aujourd'hui
00:51:59pour avoir écrit
00:52:00et publié
00:52:01Comptes et légendes
00:52:02de la réindustrialisation
00:52:04aux éditions
00:52:05les déviations
00:52:05tome 1
00:52:06la France s'en va
00:52:07en guerre
00:52:08oubliant ses munitions
00:52:10Comptes et légendes
00:52:11de la réindustrialisation
00:52:12donc il y a des contes
00:52:13de la réindustrialisation
00:52:14et il y a aussi
00:52:15des légendes
00:52:15on dit tout ça
00:52:15en deux mots
00:52:16le titre
00:52:17vous verrez
00:52:20dans le bouquin
00:52:21je parle aux auditeurs
00:52:22parce que je suis certain
00:52:23qu'ils vont l'acheter
00:52:24vous allez voir
00:52:25que je manie souvent
00:52:27l'ironie
00:52:27parce qu'en fait
00:52:28nous avons des postures
00:52:29ridicules
00:52:30voilà
00:52:31quand vous avez
00:52:33autant de gens
00:52:34qui prétendent
00:52:36qu'ils vont tout faire
00:52:37pour réindustrialiser
00:52:38et quand vous regardez
00:52:39ce qu'ils font
00:52:40ce qu'ils font
00:52:41passer comme loi
00:52:41comme règlement
00:52:43comme décret
00:52:44et comment est-ce
00:52:45qu'ils traitent
00:52:46les sujets
00:52:47qui ont produit
00:52:48la désindustrialisation
00:52:49vous vous rendez compte
00:52:51que c'est de l'affichage
00:52:52alors on n'est plus
00:52:53dans le déni
00:52:53parce qu'à une époque
00:52:54comme vous le disiez
00:52:55au début d'entretien
00:52:57on n'en parlait pas
00:52:58voire même
00:52:58on disait
00:52:59c'est finalement très bien
00:53:00on va devenir
00:53:00un politique tertiaire
00:53:01et donc on sera libéré
00:53:03de ces métiers
00:53:03qui sont si durs
00:53:04etc.
00:53:05et quiconque se permettait
00:53:07d'alerter
00:53:07passer tout de suite
00:53:08pour quelqu'un
00:53:08qui était un rétrograde
00:53:09un passéiste
00:53:10qui voulait enfermer
00:53:11la France sur elle-même
00:53:11exactement
00:53:12ou alors
00:53:13lutte des classes
00:53:15patron
00:53:15machin
00:53:16truc
00:53:16etc.
00:53:17bon
00:53:17donc on a oublié
00:53:18toute la noblesse
00:53:19de ces métiers-là
00:53:20ouvrier
00:53:21moi je rappelle aux gens
00:53:22ouvrier au Moyen-Âge
00:53:23jusqu'à la Révolution Industrielle
00:53:25c'était des métiers
00:53:26haut de gamme
00:53:27noble
00:53:27on peut dire noble
00:53:28tout à fait
00:53:29ça vient de oeuvre
00:53:30ouvrier
00:53:30c'est pareil
00:53:31c'est le même champ lexical
00:53:33bon bah
00:53:34en fait on a dit
00:53:35oh là là
00:53:36si tu travailles mal
00:53:36à l'école
00:53:37tu seras ouvrier
00:53:37bon ok super
00:53:38Moyen-Âge
00:53:39on a aujourd'hui
00:53:39des ouvriers
00:53:40super pointus
00:53:41que le monde entier
00:53:42nous envie
00:53:43qui viennent d'ailleurs
00:53:44chercher chez nous
00:53:45et ça fonctionne
00:53:46très bien pour eux
00:53:47donc en fait
00:53:48moi mon propos
00:53:49est de dire
00:53:51réindustrialiser
00:53:52c'est pas un slogan
00:53:53on ne la décrète pas
00:53:55c'est à dire
00:53:55c'est tout un système
00:53:56l'industrie
00:53:57c'est un écosystème
00:53:58qui est complexe
00:53:59avec des problématiques
00:54:00de filière
00:54:01vous pouvez pas produire
00:54:02un bout
00:54:02sans que l'autre bout
00:54:04de la chaîne de valeur
00:54:06soit sourcée par d'autres
00:54:07vous avez
00:54:08si vous voulez
00:54:09si je résume
00:54:10l'industrie
00:54:11c'est plusieurs choses
00:54:12c'est de la matière
00:54:14qu'on transforme
00:54:15avec de l'énergie
00:54:16des machines
00:54:17c'est à dire du capital
00:54:19et du travail
00:54:20de la main d'oeuvre
00:54:21ça on l'a en France
00:54:22on a tout ça
00:54:23on a tout ça
00:54:23par contre
00:54:24et en plus
00:54:24il faut que tout ça
00:54:25ça se passe dans une usine
00:54:26l'usine
00:54:27il faut la construire
00:54:27sur un terrain
00:54:28bon vous avez 5 choses
00:54:29ces 5 éléments là
00:54:30en France
00:54:31c'est les plus taxés au monde
00:54:32ou parmi les plus taxés au monde
00:54:34vous prenez
00:54:36les matières premières
00:54:37on refuse de forer ça
00:54:39dans notre sous-sol
00:54:40alors pardon
00:54:41on commence à le faire
00:54:42il y a eu dans les 150
00:54:43projets cathédrales
00:54:45Imeris
00:54:46avec la mine de lithium
00:54:48dans l'Allier
00:54:49on modifie
00:54:50parce qu'on a un patrimoine
00:54:51géologique
00:54:51évidemment
00:54:51et puis quand vous allez
00:54:53un petit peu plus loin
00:54:54notamment
00:54:54je rappelle que la France
00:54:56c'est l'un des plus grands
00:54:56domaines maritimes du monde
00:54:58en plus
00:54:58voilà
00:54:58donc on a beaucoup de choses
00:54:59à faire
00:55:00mais on se bouche un peu le nez
00:55:01en disant
00:55:02ouais
00:55:02est-ce que tout ça
00:55:03c'est pas bon
00:55:04moi je vois pas
00:55:06pourquoi
00:55:07utiliser nos matières premières
00:55:08à nous en France
00:55:09c'est plus mauvais
00:55:10pour le réchauffement climatique
00:55:11que d'utiliser
00:55:12celles qu'on nous vend
00:55:13on est bien
00:55:13on est bien d'accord
00:55:14donc c'est pareil
00:55:14c'est complètement neutre
00:55:16voire même
00:55:16si c'est nous qui le faisons
00:55:17on va le faire
00:55:17avec un peu plus de conscience
00:55:19que dans certains pays
00:55:20où c'est des enfants
00:55:21qui bossent
00:55:22et où
00:55:23on utilise
00:55:24des
00:55:24j'allais dire
00:55:25des
00:55:25des produits énergétiques
00:55:28qui sont absolument
00:55:29pas décarbonés
00:55:29absolument
00:55:30donc ça si vous voulez
00:55:31si vous prenez
00:55:32les mines
00:55:33on se bouche le nez
00:55:34ensuite
00:55:34on transforme avec des machines
00:55:36c'est du capital
00:55:37le capital c'est un gros mot
00:55:38chez nous
00:55:39ensuite
00:55:39on fait ça avec de l'énergie
00:55:40énergie beaucoup plus taxée
00:55:42en France qu'ailleurs
00:55:43et ensuite
00:55:44il nous faut du travail
00:55:45le travail c'est pareil
00:55:46on n'a plus grosse charge sociale
00:55:47on a tout ça
00:55:48à la fin
00:55:49et en plus
00:55:49on ne peut plus construire des usines
00:55:50parce qu'on a une loi
00:55:51zéro artificialisation
00:55:52nette des sols
00:55:53on a le cocktail de l'échec
00:55:55je reçois Laurent Moisson
00:55:57auteur de
00:55:58Contes et légendes
00:55:59de la réindustrialisation
00:56:01cofondateur
00:56:01des forces françaises
00:56:02de l'industrie
00:56:03avec Gilles Attaf
00:56:04son ouvrage
00:56:05porte de cette
00:56:05et nous parlons évidemment
00:56:07réindustrialisation
00:56:08produire en France
00:56:09consommer français
00:56:09c'est l'enjeu du moment
00:56:10on sait que la présidentielle arrive
00:56:12et que c'est dans la bouche
00:56:13de tous les futurs
00:56:14hypothétiques candidats
00:56:15bien sûr c'est un sujet
00:56:16qui vous touche
00:56:16produire et consommer en France
00:56:18certainement au niveau
00:56:19de vos emplois
00:56:19de votre famille
00:56:20des artisans
00:56:21qui sont autour de vous
00:56:21vous connaissez peut-être
00:56:22des industriels
00:56:23qui se battent
00:56:23pour sauver ce territoire
00:56:25et ces emplois
00:56:26appelez-nous
00:56:26réagissez
00:56:27l'antenne est à vous
00:56:28vous appelez Laurent Moisson
00:56:29qui sera ravi
00:56:30d'échanger avec vous
00:56:31d'éclairer vos lumières
00:56:32sur cette capacité
00:56:33qu'a la France
00:56:34d'un sursaut économique
00:56:36avec de la réindustrialisation
00:56:37sur son territoire
00:56:38vous restez sur Sud Radio
00:56:40vous nous appelez
00:56:40au 0826 300
00:56:42300
00:56:42à tout de suite
00:56:45Midi 14h
00:56:47Sud Radio
00:56:48la France dans tous ses états
00:56:49Péricault et Gasse
00:56:51vous êtes bien sûr
00:56:52Sud Radio
00:56:53il est 13h20
00:56:54vous êtes dans le face-à-face
00:56:56de la France
00:56:56sous ses états
00:56:57et je reçois
00:56:57Laurent Moisson
00:56:58cofondateur de FFI
00:57:00les forces françaises
00:57:01de l'industrie
00:57:01et nous discutons
00:57:03j'allais dire
00:57:04à bateau
00:57:05à fleur et boucheté
00:57:07sur les enjeux économiques
00:57:09que supposerait
00:57:10une réindustrialisation
00:57:11de la France
00:57:11qu'on faisait légende
00:57:12de la réindustrialisation
00:57:14c'est le titre
00:57:14de l'ouvrage
00:57:15qu'a écrit Laurent Moisson
00:57:16avec son sous-titre
00:57:17La France s'en va
00:57:18en guerre
00:57:19oubliant ses munitions
00:57:20on va en dire un petit mot
00:57:21aux éditions
00:57:22les déviations
00:57:24Laurent Moisson
00:57:24l'idée fait son chemin
00:57:26il faut réindustrialiser
00:57:27le pays
00:57:27là on vient de faire
00:57:28un bilan des raisons
00:57:29pourquoi on est arrivé là
00:57:30ce gâchis
00:57:31cette irresponsabilité
00:57:33voilà
00:57:33on remplaçait
00:57:34le secteur primaire
00:57:35qui était l'agriculture
00:57:36on parlait
00:57:36du secteur secondaire
00:57:37qui était l'industrie
00:57:38et maintenant
00:57:38le secteur tassure
00:57:39on nous a dit
00:57:39on va faire que des services
00:57:40et ça sera le meilleur des mondes
00:57:42tout le monde sera très heureux
00:57:43le cauchemar
00:57:43et le fiasco
00:57:44est total
00:57:45on a vraiment les moyens
00:57:47alors il y a deux temps
00:57:48il y a les moyens
00:57:49de réindustrialiser
00:57:51il y a la volonté
00:57:53de le faire ensuite
00:57:55et je dis à ceux
00:57:56qui nous écoutent
00:57:57que c'est un sujet
00:57:57qui les concerne personnellement
00:57:59appelez-nous
00:57:590826 300 300
00:58:01Laurent Moisson
00:58:02tient aujourd'hui
00:58:03des explications
00:58:04et les clés
00:58:05de l'avenir économique
00:58:06de la France
00:58:07où on va
00:58:08vers cette réindustrialisation
00:58:09on n'y va pas
00:58:09et je sais que vous êtes vous
00:58:11dans vos territoires
00:58:11qui nous écoutez
00:58:12vous êtes de près
00:58:13ou de loin
00:58:14touchés par cet enjeu fondamental
00:58:15est-ce qu'on peut reproduire français
00:58:16et consommer français
00:58:17alors là je
00:58:18voilà
00:58:19produire français
00:58:20vous avez expliqué
00:58:20on peut
00:58:21est-ce qu'il y a la volonté politique
00:58:23de le faire
00:58:24comment on acquiert
00:58:25cette volonté politique
00:58:26alors par un mot
00:58:29qui est très simple
00:58:30et qui est parfaitement absent
00:58:32du jeu politique actuel
00:58:33qui s'appelle le courage
00:58:35oui ça
00:58:35c'est une idée
00:58:37qui revient souvent
00:58:37du fait que nous manquons
00:58:38de courage
00:58:39pour certains enjeux
00:58:39exactement
00:58:39c'est-à-dire que
00:58:41vous voyez en ce moment
00:58:43il y a beaucoup de réflexions
00:58:44notamment au niveau
00:58:45des industriels
00:58:46des patrons
00:58:47qui disent
00:58:47bon il va y avoir
00:58:48un débat compliqué
00:58:49sur le budget
00:58:50on a vu le précédent
00:58:52il va y avoir
00:58:52la campagne
00:58:54donc ça va être
00:58:55un petit peu
00:58:55la grande machine à laver
00:58:56au concours
00:58:58du n'importe quoi
00:58:58sur l'économie
00:58:59donc les gens
00:59:00commencent à se dire
00:59:01comment on peut
00:59:02se positionner
00:59:03comment on peut répondre
00:59:04donc on a les moyens
00:59:07de réindustrialiser
00:59:07encore faut-il le vouloir
00:59:10et on a des tonnes
00:59:11et des tonnes
00:59:12de rapports
00:59:12c'est-à-dire que
00:59:13je ne sais pas combien
00:59:14de think tanks
00:59:16de rex et code
00:59:17jusqu'aux
00:59:18j'allais dire
00:59:19aux institutions patronales
00:59:21jusqu'au travail remarquable
00:59:23qui est fait
00:59:23notamment en commission
00:59:24par l'Assemblée nationale
00:59:25ou par le Sénat
00:59:26vous avez une commission économique
00:59:27qui travaille très bien
00:59:29on a entendu
00:59:30à peu près
00:59:30tout le monde
00:59:31s'exprimer
00:59:31depuis quelques années
00:59:32on va dire
00:59:33depuis les gilots jaunes
00:59:34où on s'est rendu compte
00:59:35que là
00:59:35il y a un petit problème
00:59:36de production
00:59:37et de souveraineté économique
00:59:39donc
00:59:39moi je dirais
00:59:40et je citerais par exemple
00:59:41l'ouvrage d'Olivier Luanzi
00:59:43qui s'appellerait
00:59:44industrialiser
00:59:44le défi d'une génération
00:59:46vous prenez ce bouquin
00:59:48vous l'appliquez
00:59:49pour moi
00:59:49c'est la suite
00:59:50un peu du rapport gallois
00:59:53c'est-à-dire
00:59:53tout est écrit
00:59:55justifié
00:59:55bon
00:59:55vous pouvez challenger
00:59:56un ou deux points
00:59:56mais enfin
00:59:57l'essentiel est quand même là
00:59:58et ça fait consensus
00:59:59le point
01:00:00c'est à quel moment
01:00:02on va avoir
01:00:03un personnel politique
01:00:04qui va dire
01:00:05on va le faire
01:00:06parce que derrière
01:00:07ça veut dire
01:00:08démonter
01:00:08tout le système
01:00:10qui a produit
01:00:11la désindustrialisation
01:00:12vous ne pouvez pas
01:00:13en fait
01:00:14il ne faut pas chercher
01:00:14l'idée nouvelle
01:00:15il faut se dire
01:00:16qu'est-ce qui a fait
01:00:17qu'avant la France
01:00:18a réussi à s'industrialiser
01:00:19et pourquoi
01:00:20est-ce qu'à un moment
01:00:20elle s'est désindustrialisée
01:00:21si vous n'avez pas
01:00:23traité les mots
01:00:23de la désindustrialisation
01:00:25vous n'aurez pas
01:00:26de réindustrialisation
01:00:27on n'est pas dans la tech
01:00:29où on peut sauter
01:00:29une génération
01:00:31et on se dire
01:00:32bon on s'en fiche
01:00:33c'est un nouveau monde
01:00:33on fait ça
01:00:34non
01:00:34vous avez besoin
01:00:36d'avoir des chaudronneries
01:00:37des assieries
01:00:38de la chimie
01:00:40si on continue
01:00:41à s'atrophier
01:00:42sur les fondamentaux
01:00:45vous n'aurez pas
01:00:47j'allais dire
01:00:48de création
01:00:49d'usines
01:00:50super
01:00:50sur les nouveaux
01:00:51produits
01:00:52nouvelle génération
01:00:52parce que
01:00:53j'allais dire
01:00:5380% de la valeur
01:00:55ajoutée de ces machins là
01:00:56de ces belles innovations
01:00:58dépendent
01:00:59des fondamentaux
01:01:01de l'industrie
01:01:02Laurent Moisson
01:01:04tout ça est très clair
01:01:05il y a deux étapes à franchir
01:01:07pour se mettre en place
01:01:08un
01:01:09qu'il y ait
01:01:10de la part
01:01:11j'allais dire
01:01:11de nos relations internationales
01:01:13l'Europe
01:01:14la mondialisation
01:01:15il faut la repenser
01:01:17sans aller jusqu'au mot
01:01:18protectionnisme
01:01:19il faut protéger
01:01:20ce patrimoine français
01:01:21que l'on
01:01:21faut le défendre
01:01:23et ensuite
01:01:23il faut que le peuple français
01:01:24consomme
01:01:25il faut qu'il y ait une consommation
01:01:26locale
01:01:27tout ça est tout à fait envisageable
01:01:28mais ça passe par des dispositions
01:01:30des réformes politiques
01:01:31des discours bien entendu
01:01:33et des actes très précis
01:01:35est-ce qu'on peut repenser l'Europe
01:01:37sur la base de la préférence communautaire
01:01:38qui était le principe du traité de Rome
01:01:40où quand même
01:01:41on fait du commerce entre nous
01:01:42et on protège nos patrimoines
01:01:44industriels et agricoles
01:01:45au passage
01:01:45et ensuite
01:01:46est-ce qu'on peut avoir
01:01:46une consommation européenne
01:01:48qui soit protégée
01:01:49des concurrences déloyales
01:01:51de produits qui viennent de l'extérieur
01:01:52qui ruinent nos industries
01:01:53qui détruisent nos emplois
01:01:54est-ce que ce discours-là
01:01:56qui est simple
01:01:56comme bonjour
01:01:57pourrait un jour
01:01:58se mettre en place
01:01:58de façon institutionnelle ?
01:02:00alors plus on est de fous
01:02:01autour de la table
01:02:01moins on se met d'accord
01:02:02c'est un peu le problème
01:02:04donc 27 c'est plus compliqué
01:02:06que 15 ou 12
01:02:06c'est ça
01:02:07alors surtout
01:02:08quand vous avez
01:02:09des pays
01:02:10qui ont un intérêt
01:02:13bien compris
01:02:15à ne pas jouer
01:02:16ce jeu-là
01:02:16je pense à l'Allemagne
01:02:17comme ça
01:02:18vous pouvez penser à l'Allemagne
01:02:20dans une certaine mesure
01:02:21qui évolue
01:02:21qui évolue
01:02:22qui évolue
01:02:22exactement
01:02:23parce que
01:02:23en fait si vous voulez
01:02:25on pose souvent la question
01:02:26est-ce qu'il y a de la naïveté européenne
01:02:28alors oui sans doute un peu
01:02:30mais il y a surtout
01:02:30de la naïveté française
01:02:31par rapport à l'Europe
01:02:33c'est-à-dire que
01:02:35on a des bons élèves
01:02:35on a toujours joué les yeux
01:02:36mais c'est une sorte de mythe
01:02:38et nous sommes les dindons de la farce
01:02:39voilà
01:02:39et quand vous commencez à dire
01:02:40non il faut réformer des choses
01:02:41on vous dit que vous êtes anti-européens
01:02:42ça a été ça pendant 20 ans
01:02:44exactement
01:02:44rappelez-vous les seguins
01:02:45les machins les trucs
01:02:46c'était pas des gens anti-européens
01:02:47c'était des gens qui voulaient
01:02:48lucide
01:02:49voilà une Europe
01:02:50où on avait quand même
01:02:51un petit peu le manche
01:02:52tout le monde y trouvait son compte
01:02:53exactement
01:02:53donc quand vous envoyez
01:02:55des super pro-européens
01:02:56qui sont tellement pro-européens
01:02:57qu'ils ont perdu
01:02:59tout
01:02:59j'allais dire
01:03:00tout rapport avec leur pays
01:03:01d'origine
01:03:02et bien ils vont pas le défendre
01:03:03donc le sujet
01:03:04c'est que si vous envoyez
01:03:06des gens
01:03:06qui se sentent citoyens européens
01:03:08avant citoyens français
01:03:09à Bruxelles
01:03:10pour défendre
01:03:10notre biftec
01:03:11il est pas défendu
01:03:12et les autres le font
01:03:13c'est-à-dire que
01:03:14l'Allemagne
01:03:15on peut reprocher beaucoup de choses
01:03:16à l'Allemagne
01:03:16elle défend son industrie
01:03:18ils sont patriotes
01:03:19exactement
01:03:20vous prenez la Hollande
01:03:21qui est un grand pays
01:03:22d'import-export
01:03:23donc qui a tout intérêt
01:03:25à ce qu'il n'y ait pas de
01:03:25eux ils jouent sur tous les tableaux
01:03:26ils sont patriotes
01:03:27et ils profitent des importations
01:03:29exactement
01:03:29donc dès qu'il y a des failles
01:03:31comme ça
01:03:31dès que nous on va pas défendre
01:03:32notre truc
01:03:33parce que
01:03:33au sein de notre propre pays
01:03:35on est même pas d'accord
01:03:36vous prenez le nucléaire
01:03:37le nucléaire a été raillé en France
01:03:38pendant deux décennies
01:03:40quasiment
01:03:41enfin non
01:03:41disons une
01:03:42une décennie
01:03:43montrer du doigt
01:03:43insulté
01:03:44maintenant c'est machine arrière toute
01:03:45pour reconstruire
01:03:46ce qu'on a détruit
01:03:47et c'est les mêmes qui reconstruisent
01:03:48ce qu'ont fermé Fessenheim
01:03:49enfin vous voyez
01:03:50donc on sait un peu quand même
01:03:53avant de critiquer
01:03:54complètement l'Europe
01:03:55qui est critiquable
01:03:56par plein de
01:03:58pour plein de raisons
01:03:59on a un mal français
01:04:01qui est celui un peu
01:04:01que je pointe dans mon bouquin
01:04:02qui est de dire
01:04:03les postures c'est super
01:04:05mais à un moment donné
01:04:06il faut que
01:04:06on fasse les choses
01:04:08vous y faites allusion
01:04:09et notamment l'acte unique
01:04:10de 1986
01:04:11avec Jacques Delors
01:04:12qui a ouvert la porte
01:04:13en disant
01:04:14il n'y a pas de mètre
01:04:15sans casser les oeufs
01:04:16on ouvre le marché européen
01:04:18au marché international
01:04:19il y aura un peu de casse
01:04:20mais finalement
01:04:21on va y gagner
01:04:21le bilan est catastrophique
01:04:23bah oui
01:04:23parce que
01:04:24si vous faites ça
01:04:25ça veut dire
01:04:26que vous devez vous mettre
01:04:27dans une situation
01:04:28de compétitivité
01:04:29c'est pour ça
01:04:30que les allemands
01:04:30par exemple
01:04:31qui ont travaillé
01:04:32leur compétitivité
01:04:33qui ont réussi
01:04:34à monter en gamme
01:04:35et qui sont aujourd'hui
01:04:36sur des
01:04:36enfin hier
01:04:37parce qu'aujourd'hui
01:04:38maintenant
01:04:38ils sont concurrencés
01:04:40même dans le haut de gamme
01:04:41par la Chine
01:04:42par leur faute
01:04:43ils ont vendu
01:04:44les brevets avec
01:04:44exactement
01:04:45mais on l'a tous fait
01:04:46j'allais dire
01:04:48aujourd'hui
01:04:48il n'est plus protégé
01:04:50donc c'est pour ça
01:04:50que comme vous le disiez
01:04:51on va avoir probablement
01:04:53un peu plus consensus
01:04:54parce que l'Europe
01:04:55était devenue
01:04:56une merveilleuse machine
01:04:58à vendre des voitures
01:04:58allemandes
01:04:59dans le monde entier
01:05:00voilà
01:05:01aujourd'hui
01:05:02ils n'en vendent plus en Chine
01:05:02ils ont du mal aussi
01:05:04avec leur industrie
01:05:05lourde
01:05:06où c'est beaucoup plus compliqué
01:05:07et même avec leur industrie
01:05:09plus technologique
01:05:09les machines outils
01:05:10des choses comme ça
01:05:11où non seulement
01:05:13les Chinois
01:05:16achètent moins allemands
01:05:17voire quasiment plus
01:05:18mais en plus
01:05:19ils exportent en Allemagne
01:05:21pour expliquer
01:05:21on vendait de la Mercedes
01:05:22et de Volkswagen
01:05:23sans problème
01:05:24quel que soit le prix
01:05:25parce que c'était la qualité allemande
01:05:26eux ils n'avaient pas de problème
01:05:27d'exportation
01:05:28et de commerce extérieur
01:05:29mais on ne vendait pas
01:05:30Renault et Peugeot
01:05:31de la même façon
01:05:31et eux nous ont dit
01:05:32pour protéger
01:05:33par exemple
01:05:34mon marché de Mercedes
01:05:35et Volkswagen
01:05:36il ne faut pas contrarié
01:05:37les Chinois
01:05:37on ne fait pas
01:05:38de panneaux phonovoltaïques
01:05:39mais vous verrez
01:05:39vous aurez aussi
01:05:40une petite compensation
01:05:41on n'a eu que dalle
01:05:42on n'a eu que dalle
01:05:43et puis prenez un autre sujet
01:05:45le Mercosur
01:05:46là ce n'est pas la Chine
01:05:48mais c'est la même démarche
01:05:49si vous voulez
01:05:50on sacrifie
01:05:51l'agriculture française
01:05:53pour
01:05:54les intérêts automobiles allemands
01:05:55voilà
01:05:56donc moi je n'en veux pas
01:05:57entre guillemets
01:05:57aux Allemands
01:05:58ils font leur job
01:05:59bon
01:05:59il y a des moments
01:06:00
01:06:01madame Van der Leyen
01:06:02est allemande
01:06:03ce n'est pas la joie
01:06:04non ce n'est pas la joie
01:06:05mais à un moment donné
01:06:07ils nous tordent le bras
01:06:08enfin c'est même pas
01:06:08qu'ils nous tordent le bras
01:06:09c'est qu'ils arrivent
01:06:09en disant
01:06:10s'il vous plaît
01:06:10on peut faire ça
01:06:11ils disent
01:06:11oui pour des raisons européennes
01:06:12bah non
01:06:13on se lève
01:06:13et on dit
01:06:14bah non
01:06:14je veux bien ça
01:06:15mais contre ça
01:06:16etc
01:06:16et on ne se réveille pas
01:06:17au dernier moment
01:06:18alors qu'il y a des négo
01:06:19qui sont depuis 20 ans
01:06:20sur des traités internationaux
01:06:22en disant
01:06:23ah bah non
01:06:23là c'est plus possible
01:06:24mais ça a déjà
01:06:25franchi tout un tas d'étapes
01:06:26c'est beaucoup trop tard
01:06:27donc on doit
01:06:29nous français
01:06:30être clair
01:06:31sur notre modèle
01:06:32on ne peut pas
01:06:34gérer la France
01:06:35comme si
01:06:36on n'était pas en Europe
01:06:37et comme si l'Europe
01:06:38n'était pas une passoire
01:06:39et si on n'était pas
01:06:40dans la mondialisation
01:06:41donc soit on ferme tout
01:06:42je ne suis pas pour
01:06:45enfin on peut avoir
01:06:45des éléments de protection
01:06:46en tout cas
01:06:47sur certaines choses
01:06:47au moins
01:06:48ne pas laisser
01:06:49les produits
01:06:50qui trichent
01:06:51rentrer
01:06:51c'est déjà ça
01:06:52on peut tout à fait dire
01:06:54vous êtes dignes de confiance
01:06:55nous on vous vend ça
01:06:57on vous achète ça
01:06:58tout le monde est content
01:06:59et c'est la compétition
01:07:00mais c'est une compétition
01:07:01qui est loyale
01:07:02on sait aujourd'hui
01:07:03qu'il y a des pays
01:07:05qui trichent
01:07:06les pays qui trichent
01:07:07on leur dit
01:07:08tu ne rentres pas
01:07:09alors après
01:07:09évidemment
01:07:10il y a des mesures
01:07:10de rétorsion
01:07:11oui mais ça
01:07:11ça on sait bien
01:07:12mais il faut savoir
01:07:13ce que l'on veut
01:07:13je reçois
01:07:14je reçois
01:07:14Laurent Moisson
01:07:15auteur de
01:07:16Comptes et légendes
01:07:17de la réindustrialisation
01:07:18aux éditions
01:07:19de la déviation
01:07:20le sous-tit
01:07:20c'est la France
01:07:21sans m'attendre
01:07:21oubliant ses munitions
01:07:22on en dira un mot
01:07:24vous nous appelez
01:07:25au 0826 300 300
01:07:26il est 13h30
01:07:27vous êtes sur Sud Radio
01:07:28la parole est à vous
01:07:30vous pouvez nous appeler
01:07:30évidemment pour discuter
01:07:31avec Laurent Moisson
01:07:32bien sûr que vous êtes
01:07:34concerné par ce problème
01:07:35au niveau des emplois
01:07:36est-ce que vous avez
01:07:37dans votre famille
01:07:38des gens qui ont perdu
01:07:38un emploi
01:07:39parce que la firme
01:07:39a été délocalisée
01:07:40est-ce que vous espérez
01:07:42aujourd'hui que la France
01:07:42pourra recréer
01:07:43de la richesse
01:07:44chez elle
01:07:44fondamentale
01:07:45en réindustrialisant
01:07:46par l'artisanat
01:07:47par une agriculture
01:07:48bien entendu
01:07:49et surtout
01:07:49est-ce qu'on peut
01:07:49consommer français
01:07:51en protégeant
01:07:52nos producteurs français
01:07:53en empêchant
01:07:54des produits étrangers
01:07:55qui n'ont pas
01:07:55les mêmes normes
01:07:56que les nôtres
01:07:56d'être importés
01:07:57sans toute impunité
01:07:58pour ruiner
01:07:59nos industries
01:07:59et nos emplois
01:08:00vous nous appelez
01:08:00au 0826 300 300
01:08:02à tout de suite
01:08:04midi 14h
01:08:05Sud Radio
01:08:06la France
01:08:07dans tous ses états
01:08:08Péricault Légas
01:08:10vous êtes bien sûr
01:08:11sur Sud Radio
01:08:11il est 13h35
01:08:12et vous avez la parole
01:08:14vous qui nous écoutez
01:08:15je suis avec Laurent Moisson
01:08:17auteur de
01:08:17Comptes et légendes
01:08:17de la réindustrialisation
01:08:19nous avons parlé
01:08:20comment
01:08:20voilà
01:08:21de réindustrialisation
01:08:22de sursaut
01:08:22de l'économie française
01:08:23produire en France
01:08:24consommer français
01:08:25tout ça
01:08:26ce sont des enjeux
01:08:27qui sont au coeur
01:08:27du débat politique
01:08:28et Laurent Moisson
01:08:29me confirme
01:08:29que à la fois
01:08:30les grands patrons
01:08:31et nos élus
01:08:32viennent vers lui
01:08:33pour en savoir davantage
01:08:35peut-être que ce sera
01:08:35le discours dominant
01:08:36bientôt pour la prochaine campagne
01:08:37ça sera produire français
01:08:39réindustrialiser
01:08:39en tout cas protéger
01:08:40l'économie française
01:08:41nous avons Xavier
01:08:42qui nous appelle de Bordeaux
01:08:44bon bonjour Xavier
01:08:45vous avez une interrogation
01:08:46ça serait comment
01:08:47devenir compétitif
01:08:48à l'international
01:08:49sur le plan industriel
01:08:51en restant français
01:08:52on est d'accord
01:08:52c'est ça votre interrogation
01:08:55oui bonjour Perico
01:08:56bonjour Laurent Moisson
01:08:57écoutez
01:08:57je vous écoute attentivement
01:09:00le constat
01:09:01c'est qu'on a affaire
01:09:01à une situation mondiale
01:09:02où désormais
01:09:03on est dans une compétition
01:09:04internationale
01:09:05qui est beaucoup plus
01:09:05exacerbée
01:09:06qu'il y a 30-40 ans
01:09:07qu'on a des pays
01:09:09beaucoup plus compétitifs
01:09:10que nous
01:09:11c'est difficile
01:09:12de rivaliser
01:09:13avec ces pays là
01:09:13j'entendais des pistes
01:09:15de solutions
01:09:15évoquées par Laurent Moisson
01:09:16qui me semble contestable
01:09:18quand on dit
01:09:19on va baisser les impôts
01:09:21ça va nous permettre
01:09:22d'être plus compétitif
01:09:23en fait
01:09:23baisser les impôts
01:09:24le revers de la médaille
01:09:26c'est qu'on a
01:09:26un service public
01:09:27qui devient moins efficace
01:09:30on a moins de capacités
01:09:31d'investissement de l'Etat
01:09:32donc baisser les impôts
01:09:33ce sera pas
01:09:33la solution
01:09:35par ailleurs
01:09:35le protectionnisme
01:09:36c'est aussi séduisant
01:09:38comme solution
01:09:38mais le protectionnisme
01:09:40on voit comment ça
01:09:41ça fonctionne
01:09:42quand vous faites
01:09:43du protectionnisme
01:09:44à votre échelle nationale
01:09:45vous avez en face
01:09:46les pays adverses
01:09:47qui font aussi
01:09:48du protectionnisme
01:09:49donc ça tire tout le monde
01:09:51un peu vers le bas
01:09:51c'est difficile
01:09:52en même cas de faire
01:09:53uniquement du protectionnisme
01:09:54et ma question
01:09:55ce serait de savoir
01:09:56est-ce que les pistes
01:09:57pour relancer
01:09:58l'industrie française
01:09:59ce ne sont pas
01:10:00les suivantes
01:10:00c'est par exemple
01:10:02de se focaliser
01:10:03sur les industries
01:10:04de pointe
01:10:04sur lesquelles
01:10:05on a déjà de l'avance
01:10:06et sur lesquelles
01:10:06il faut rester en avance
01:10:07le nucléaire
01:10:10par exemple
01:10:11et aussi
01:10:11essayer d'aller exploiter
01:10:13on en a parlé
01:10:14vous en avez parlé
01:10:15les ressources naturelles
01:10:17françaises
01:10:17notamment avec
01:10:18l'espace maritime
01:10:18dont on dispose
01:10:20et enfin
01:10:20et surtout
01:10:21la robotisation
01:10:22est-ce que la France
01:10:23ne pourrait pas devenir
01:10:24pionnière
01:10:25à un fer de lance
01:10:26de la robotisation
01:10:27parce que
01:10:28excusez-moi de vous dire
01:10:29mais l'ouvrier
01:10:29du 19ème et du 20ème siècle
01:10:31c'est fini
01:10:32on va avoir des usines
01:10:33au cours du 21ème siècle
01:10:35qui seront composées
01:10:36essentiellement de robots
01:10:37donc comment
01:10:38Laurent Moisson
01:10:39voit l'avenir
01:10:39est-ce que ces pistes
01:10:40de solutions
01:10:40que je viens d'évoquer
01:10:41lui semblent pertinentes
01:10:43est-ce que Laurent Moisson
01:10:44on a les moyens
01:10:45aujourd'hui de s'adapter
01:10:46à la réalité internationale
01:10:47tout en préservant
01:10:48nos industries
01:10:49sur le plan énergétique
01:10:51et sur le plan
01:10:51de la main d'oeuvre
01:10:52alors il faut choisir
01:10:54entre préserver
01:10:55effectivement
01:10:56l'industrie
01:10:57le fait qu'il y ait
01:10:58des salariés
01:10:59qui soient payés
01:11:00par des entreprises
01:11:01qui soient compétitifs
01:11:02à l'international
01:11:03et ensuite
01:11:04une fuite en avant
01:11:05d'un modèle
01:11:07qui aujourd'hui
01:11:08est en train
01:11:08d'asphyxier tout
01:11:09moi je pense
01:11:10qu'il faut déjà
01:11:11sortir de l'idéologie
01:11:12et des grands principes
01:11:15il ne s'agit pas
01:11:16de dire
01:11:16je suis pour le libre-échange
01:11:17ou pour le protectionnisme
01:11:20le sujet
01:11:20il est de dire
01:11:21on joue
01:11:22avec des gens
01:11:23qui sont malins
01:11:25dans un univers
01:11:27comme vous l'avez dit
01:11:28monsieur
01:11:28qui est très complexe
01:11:30donc il faut
01:11:31des mesures techniques
01:11:33efficaces
01:11:33sans être dans le dogme
01:11:35de tout ouvert
01:11:36ou tout fermé
01:11:37je suis d'accord avec vous
01:11:38il ne sert à rien
01:11:39de se fermer
01:11:41une industrie
01:11:41qui va vouloir
01:11:42s'installer en France
01:11:43elle ne le fait
01:11:44pas uniquement
01:11:44pour adresser
01:11:46le marché français
01:11:47donc il faut pouvoir
01:11:49adresser l'Europe
01:11:50adresser tout un tas
01:11:51de trucs
01:11:51donc il faut avoir
01:11:52un certain niveau
01:11:52de compétitivité
01:11:54si vous décidez
01:11:55de ne toucher
01:11:55absolument à rien
01:11:56au modèle
01:11:57notamment au prélèvement
01:11:58et là
01:11:59je ne connais pas
01:12:00votre métier
01:12:00mais si vous voulez
01:12:02la première des choses
01:12:03à faire
01:12:03c'est d'aller voir
01:12:03ce qu'ils font
01:12:04vous allez voir
01:12:05les industriels
01:12:06c'est des gens
01:12:07qui sont pragmatiques
01:12:08et ils sont en face
01:12:09des concurrents
01:12:09que vous avez listés
01:12:11donc il ne s'agit pas
01:12:12d'aller voir
01:12:12les partis politiques
01:12:13de se souvenir
01:12:14qu'on est à droite
01:12:15à gauche
01:12:15qu'on est pro comme ci
01:12:16ou pro comme ça
01:12:17vous allez voir
01:12:17ces gens là
01:12:18vous allez voir
01:12:18les agriculteurs
01:12:19qui produisent des fraises
01:12:20qui produisent
01:12:21des choux
01:12:21et des carottes
01:12:23vous allez voir
01:12:24tous ces gens là
01:12:24et vous dites
01:12:25c'est quoi votre problème
01:12:27et bien tous
01:12:28moi j'ai fait ça
01:12:28j'ai fait des dizaines
01:12:30d'interviews
01:12:31on a reçu
01:12:32des dizaines
01:12:32et des dizaines
01:12:33de personnes
01:12:34dans tous nos clubs
01:12:34de force française
01:12:35de l'industrie
01:12:36ils viennent de partout
01:12:37il y en a qui votent
01:12:38d'un côté
01:12:39d'autres qui votent
01:12:39de l'autre
01:12:39et tout
01:12:40et vous allez voir
01:12:41aussi des gens
01:12:41des collectivités locales
01:12:43je ne vous parle pas
01:12:44du parti machin
01:12:45ou du parti truc
01:12:46à Paris
01:12:46je vous parle
01:12:47du maire de Blois
01:12:49qui est un maire socialiste
01:12:51et vous prenez
01:12:51le maire d'une ville moyenne
01:12:53qui est LR
01:12:54ou je ne sais quoi
01:12:55ils ont des visions
01:12:56qui sont très proches
01:12:57parce que eux
01:12:58leur sujet
01:12:58c'est de maintenir
01:12:59les emplois
01:13:00là où ils sont
01:13:00bon
01:13:00quand vous avez fait ça
01:13:02je peux vous garantir
01:13:03qu'ils vous disent
01:13:04tous la même chose
01:13:04il y a trop de normes
01:13:06ça nous coûte cher
01:13:07ça nous retarde
01:13:09il y a trop
01:13:10de
01:13:10appeler ça
01:13:11taxes
01:13:13cotisations
01:13:13etc
01:13:13ils ne disent pas
01:13:14il n'en faut plus du tout
01:13:15il ne s'agit pas de dire
01:13:16ça y est
01:13:17on part
01:13:18dans les
01:13:19il faut garder
01:13:20il faut garder celles
01:13:20qui sont utiles
01:13:21il faut garder celles
01:13:21qui sont utiles
01:13:22qui font fonction
01:13:22du pays
01:13:22exactement
01:13:23vous prenez la France
01:13:24du général de Gaulle
01:13:25c'était un état fort
01:13:27interventionniste
01:13:28la France s'est créée
01:13:29autour de l'état
01:13:30on a fait les sécurités sociales
01:13:31ça a été une avancée majeure
01:13:33le problème
01:13:34ce sont les dérives
01:13:35si vous voulez
01:13:36c'est qu'on a mal géré
01:13:37ces bonnes idées
01:13:38que ça soit l'état français
01:13:39qui était censé être
01:13:40un état stratège
01:13:41si vous mettez
01:13:42un non stratège
01:13:43à la place du stratège
01:13:44ça donne des grandes catastrophes
01:13:45on a mis des gens
01:13:46pas compétents
01:13:46et je pense que beaucoup des narques
01:13:48qui sont des gens
01:13:48pourtant qu'on fait de grandes études
01:13:50n'ont pas toujours pris
01:13:51les bonnes décisions
01:13:53nous avons Paul
01:13:54qui nous appelle de Damazan
01:13:55alors Paul lui
01:13:56il revient un petit peu
01:13:57ce que vous avez dit
01:13:58Laurent à l'instant
01:13:59il dit
01:13:59je suis producteur de fraises
01:14:00et de poivrons
01:14:01on produit beaucoup
01:14:02malgré tout
01:14:03on continue à acheter
01:14:04à l'étranger
01:14:05c'est ça qui vous choque Paul
01:14:07c'est les cons
01:14:07oui
01:14:08moi je suis
01:14:08bonjour Perigo
01:14:09bonjour M. Moisson
01:14:10bonjour Emmanuel
01:14:11bonjour aux éditeurs
01:14:12moi je suis producteur de fraises
01:14:13on fait des légumes
01:14:14on peut de céréales
01:14:15on fait du gavage de canard
01:14:16aujourd'hui on est confronté
01:14:17à des normes
01:14:18qui sont très compliquées
01:14:19à mettre en oeuvre
01:14:20qui sont coûteuses
01:14:21et qui ne rapportent rien
01:14:22en termes de production
01:14:23c'est surtout
01:14:24des normes de sécurité
01:14:25des normes
01:14:26de la paperasse
01:14:28et on se retrouve
01:14:29en concurrence
01:14:29avec la terre entière
01:14:30qui n'ont pas ces mêmes normes
01:14:32et qui ont accès
01:14:32à notre marché
01:14:33ce qui fait que nous
01:14:34il faut qu'on court le 100 mètres
01:14:35avec un sac à dos
01:14:36de 50 kilos
01:14:36c'est ça c'est le bon exemple
01:14:38on leur donne un lanceur
01:14:39pour leur faire accélérer
01:14:41l'accès à nos marchés
01:14:42et donc ce qui fait
01:14:43qu'aujourd'hui
01:14:44le sentiment qu'on a
01:14:45le protectionnisme
01:14:46et l'indépendance alimentaire
01:14:47c'est des gros mots
01:14:47on se rend compte
01:14:48que nos politiques
01:14:49ils nous passent la même
01:14:50dans l'eau au moment
01:14:51des élections
01:14:51puis après ils nous oublient
01:14:53et on se rend compte
01:14:54qu'on a toujours
01:14:55plus de normes
01:14:55pour faire plaisir
01:14:56à quelques lobbyistes
01:14:58et ce qui fait
01:14:59qu'on détruit
01:14:59des filières entières
01:15:01et aujourd'hui
01:15:02nous l'agriculture française
01:15:03on est confronté
01:15:03à un problème à distance
01:15:04ça va être la reprise
01:15:05et l'exploitation
01:15:06parce que moi j'ai 63 ans
01:15:07et on est beaucoup
01:15:08entre 55 et 65 ans
01:15:09et aujourd'hui
01:15:11on va décourager des jeunes
01:15:12de reprendre
01:15:12des exploitations agricoles
01:15:13alors qu'il y a 10 ans
01:15:14c'était des filières d'excellence
01:15:16et ça devient très grave
01:15:17et les français
01:15:18vont manger de la merde
01:15:19importée
01:15:19excusez-moi le terme
01:15:20c'est le cas de dire
01:15:21c'est la réalité
01:15:23enfin Péricault
01:15:24vous connaissez ça
01:15:24vous êtes expert
01:15:25absolument
01:15:26c'est dramatique
01:15:27Laurent Moisson
01:15:29c'est un vrai défi
01:15:30en plus
01:15:31écoutez je pense
01:15:32c'est une excellente
01:15:33illustration
01:15:33de ce qu'on vient de se dire
01:15:35j'ai pas répondu
01:15:36sur la partie robotique
01:15:37tout à l'heure
01:15:38mais la réponse
01:15:39c'est oui
01:15:40il faut tout faire
01:15:40en même temps
01:15:41bien sûr
01:15:42il faut robotiser
01:15:43bien sûr
01:15:44il faut se mettre
01:15:44aux normes là-dessus
01:15:45c'est-à-dire que
01:15:46le sujet n'est pas
01:15:47que les taxes
01:15:47ou que le protectionnisme
01:15:49il y a aussi
01:15:49des investissements
01:15:50à faire en productivité
01:15:51je ferme ce sujet
01:15:52je reviens sur les fraises
01:15:54sur l'agriculture en général
01:15:56s'il y avait
01:15:57une chose positive
01:15:58dans ce grand malheur
01:15:59qui est le nôtre
01:15:59depuis
01:16:00on va dire
01:16:00la dégringolade
01:16:02des années 80
01:16:03c'est
01:16:03bon
01:16:04on va tous être
01:16:05dans le même bateau
01:16:06le problème de la France
01:16:07c'est qu'on ne s'occupe
01:16:08des problèmes
01:16:09que quand il nous arrive
01:16:10à nous
01:16:11donc vous avez plein de catégories
01:16:12différentes
01:16:13et on est divisé
01:16:14parce qu'on se dit
01:16:15ouais mais ça c'est le problème
01:16:16des industriels
01:16:17ça c'est le problème
01:16:17des agriculteurs
01:16:18ben là en fait
01:16:19on est tous dans le même problème
01:16:20le réel c'est quand on se choque
01:16:21vous disiez la phrase d'assurance
01:16:22exactement
01:16:22le réel c'est quand on se cogne
01:16:25et donc
01:16:28même
01:16:28les grandes surfaces
01:16:29qui ont été des machines
01:16:31à délocaliser
01:16:33parce que
01:16:33c'était
01:16:34il faut importer
01:16:35à bas prix
01:16:36on allait chercher des produits pas chers
01:16:37des produits souvent interdits
01:16:38de fabrication en Europe
01:16:39et en France
01:16:39et on les importait
01:16:40voilà
01:16:40et donc ça
01:16:41ces acteurs là
01:16:42qui jusqu'à maintenant
01:16:44jouaient leur jeu
01:16:45en disant
01:16:45nous c'est pouvoir d'achat
01:16:46on est là pour vous payer moins cher
01:16:48etc
01:16:48ben ouais
01:16:49elles ont tellement joué ce jeu
01:16:51et encore une fois
01:16:51elles avaient le droit
01:16:52il n'y a pas de problème
01:16:52moi je ne suis pas contre
01:16:53je dis simplement
01:16:54que la conception
01:16:55elles ont Amazon sur le dos maintenant
01:16:56maintenant elles ont Amazon
01:16:57elles ont chiine
01:16:58elles ont tému
01:16:58elles ont tout ça
01:16:59prise à leur propre jeu
01:17:00exactement
01:17:01le moins cher
01:17:02on peut toujours trouver moins cher ailleurs
01:17:03donc la question c'est
01:17:05est-ce qu'il ne faut pas sortir
01:17:07d'une logique de pays de consommateurs
01:17:10où dans la bouche de tous les candidats
01:17:13à les élections présidentielles
01:17:14c'est pouvoir d'achat
01:17:14pouvoir d'achat
01:17:15ok mais quel pouvoir d'achat
01:17:16est-ce qu'on fait un pouvoir d'achat
01:17:18à la Suisse
01:17:19où on a des prix chers
01:17:21mais des salaires
01:17:22très importants
01:17:23on paye bien les gens
01:17:24et vous avez une fiscalité
01:17:26qui le permet
01:17:26parce que
01:17:27vous n'avez pas une différence
01:17:28de 1 à 2
01:17:29entre votre net et votre brut
01:17:31enfin votre super brut
01:17:32ce que vous coûtez à l'entreprise
01:17:34c'est beaucoup plus bas
01:17:35donc ça veut dire
01:17:36que l'entreprise
01:17:36a les moyens de payer plus
01:17:38du coup le consommateur
01:17:39a les moyens
01:17:40d'acheter de meilleure qualité
01:17:41et surtout
01:17:42il a les moyens
01:17:42de respecter
01:17:43ce que lui-même demande à l'État
01:17:44parce que c'est là
01:17:45où on est schizophrène
01:17:46d'où mon bouquin
01:17:47où je me moque un peu de nous-mêmes
01:17:49on passe notre temps
01:17:50à demander protection
01:17:53à l'État
01:17:55va quand même vérifier
01:17:56ce que fait le voisin
01:17:57parce que je m'en méfie
01:17:57donc c'est des normes
01:17:59des machins des trucs
01:17:59à la fin
01:18:00vous agriculteurs
01:18:01vous industriels
01:18:02vous artisans
01:18:03vous supportez tout ça
01:18:04parce qu'on vous demande d'énormes
01:18:05vous faites des contrôles
01:18:06tout le temps
01:18:06là je parlais avec un industriel
01:18:08le type il a créé 3000 emplois
01:18:09bon
01:18:11il sort d'un contrôle fiscal
01:18:13il y a deux ans
01:18:13on lui recolle ça
01:18:15au bout d'un moment
01:18:16on dit
01:18:16il faut que t'aimes ton pays
01:18:17en plus
01:18:17il dit mais j'en peux plus moi
01:18:18bon
01:18:19donc tout ça
01:18:19c'est de la méfiance
01:18:20cette méfiance là
01:18:21c'est nous citoyens
01:18:22je veux dire votants
01:18:24qui mettons la pression
01:18:26à nos hommes politiques
01:18:27pour qu'ils nous contrôlent
01:18:28alors pas nous
01:18:29mais le voisin
01:18:30on leur mettra
01:18:31on leur mettra la pression
01:18:32voilà
01:18:32et donc en fait
01:18:33le point c'est
01:18:33revenons à une société de confiance
01:18:36lâchons un petit peu
01:18:39n'étons pas sur le dos
01:18:40des producteurs
01:18:41faisons-les un peu respirer
01:18:44ils vont reconstituer
01:18:46de la valeur
01:18:47c'est la valeur
01:18:47qui va être taxable
01:18:48qui va leur permettre
01:18:49d'investir
01:18:50de gagner en productivité
01:18:51de mieux payer les gens
01:18:52ces gens là
01:18:53quand je disais
01:18:54les charges sociales
01:18:54et les choses comme ça
01:18:55si on en prend un peu moins
01:18:57pour notre système
01:18:57pas parce qu'on va arrêter
01:18:59notre système
01:19:00c'est pas ça le sujet
01:19:01le sujet
01:19:02il est d'arrêter
01:19:02les gaspillages
01:19:03il est d'être
01:19:04un peu plus efficace
01:19:05en gestion
01:19:07et ça
01:19:08tous les rapports
01:19:09le montrent
01:19:10on peut faire
01:19:10des gros progrès
01:19:11autrement dit
01:19:12un libéralisme
01:19:13intelligent
01:19:14faisons preuve
01:19:14de courage
01:19:15et de bon sens
01:19:16et pas un néolibéralisme
01:19:18réjanté
01:19:19surtout pas de néolibéralisme
01:19:20et pas technocrate
01:19:21et moi je dirais
01:19:22même sans aller
01:19:23jusqu'au libéralisme
01:19:24on va dire
01:19:25des Montesquieu
01:19:26et des
01:19:27enfin je vais dire
01:19:27des Lumières
01:19:29pardon
01:19:30de Tocqueville
01:19:31et d'Adam Smith
01:19:33nous ne sommes pas
01:19:34un pays
01:19:35libéral
01:19:35on est
01:19:36la France
01:19:37s'est construite
01:19:38en tout cas
01:19:39depuis la révolution industrielle
01:19:40avec un interventionnisme
01:19:42d'état
01:19:43assumé
01:19:43qui a très bien fonctionné
01:19:45pourquoi ?
01:19:45parce qu'il était concentré
01:19:46dans certains domaines
01:19:47avec une planification
01:19:48avec une planification
01:19:49et avec des rapports
01:19:51publics privés
01:19:52qui étaient très bien
01:19:52l'état était donné
01:19:54des impulsions
01:19:55et derrière
01:19:55il y avait des industriels
01:19:56des investisseurs
01:19:57ça c'est très bien
01:19:58donc des solutions
01:19:58des solutions existent
01:20:00pas d'état
01:20:01ça marche pas
01:20:02Laurent Moisson
01:20:02merci
01:20:02merci d'être venu
01:20:03vous pouvez rester avec nous
01:20:04parce qu'on continue
01:20:05à donner la parole
01:20:06à ceux qui nous appellent
01:20:08peut-être appelleront-ils
01:20:08toujours pour parler
01:20:10de votre sujet
01:20:11je rappelle le titre
01:20:12de votre ouvrage
01:20:13Contes et légendes
01:20:13de la réindustrialisation
01:20:15aux éditions
01:20:16et les déviations
01:20:16et vous nous appelez
01:20:17au 0826 300 300
01:20:18vous pouvez parler
01:20:19de toute l'actualité
01:20:20de l'émission
01:20:21de la journée
01:20:21où on peut rester
01:20:22sur le thème
01:20:23de la réindustrialisation française
01:20:24produire et consommer
01:20:27en France
01:20:27à tout de suite
01:20:27sur Sud Radio
01:20:28Péricault Légas
01:20:30vous êtes bien
01:20:30sur Sud Radio
01:20:31il est 13h50
01:20:33je reçois Laurent Moisson
01:20:34nous continuons à parler
01:20:35de réindustrialisation française
01:20:37produire et consommer
01:20:38en France
01:20:39et nous avons Fabrice
01:20:40qui nous appelle
01:20:40de Bordeaux
01:20:41Fabrice votre expérience
01:20:42elle était dans
01:20:43le secteur industriel
01:20:44c'est ça ?
01:20:45Patrice
01:20:45Patrice
01:20:46excusez-moi
01:20:47on m'a mal transcrit
01:20:48je suis très heureux
01:20:49merci de vous laisser
01:21:03moi oui
01:21:03j'ai travaillé dans l'industrie
01:21:06laquelle ?
01:21:07j'ai travaillé dans le domaine
01:21:08sur les chaînes d'ambouteillage
01:21:09dans le vin
01:21:09j'ai travaillé
01:21:10bon j'ai fait beaucoup
01:21:11de travail intérim
01:21:12dans ma vie
01:21:13j'ai travaillé dans le bâtiment
01:21:14dans les travaux publics
01:21:16mais beaucoup dans le vin
01:21:17je travaillais beaucoup
01:21:18dans le vin
01:21:18c'était sur les chaînes
01:21:20d'ambouteillage
01:21:20je crois
01:21:20à Bordeaux c'est normal
01:21:21voilà
01:21:22oui
01:21:23et j'ai connu
01:21:24bon j'ai connu
01:21:25les années 70
01:21:26c'est le début
01:21:27vous savez
01:21:28des boîtes intérim
01:21:29voilà
01:21:29les débuts de la désindustrialisation
01:21:33et tout ça
01:21:34donc c'est vrai
01:21:35que ça fait mal au coeur
01:21:36quand je vois notre pays
01:21:37comme il est
01:21:37et je suis parfaitement
01:21:39en phase avec
01:21:40avec votre monsieur
01:21:41monsieur
01:21:42Laurent Moisson
01:21:43Laurent Moisson
01:21:44les forces françaises
01:21:45de l'industrie
01:21:46retenez ce nom
01:21:46forces françaises
01:21:47de l'industrie
01:21:48parce que c'est
01:21:49ce monsieur il parle
01:21:50moi je suis parfaitement en phase
01:21:52c'est le bon sens
01:21:53c'est du bon sens
01:21:54ce qu'il dit
01:21:54parce que moi
01:21:55j'ai vu notre pays
01:21:56qui s'est désindustrialisé
01:21:58et il faut dire
01:21:59que nous avons été gouvernés
01:22:00par des gens
01:22:02il y aurait beaucoup
01:22:03de choses à dire
01:22:03il y a la financiarisation
01:22:06de la société aussi
01:22:07qui a pris le dessus
01:22:09et on a été gouvernés
01:22:10aussi par l'idéologie
01:22:13on ne voulait plus voir
01:22:14on ne voulait plus voir
01:22:14d'usines
01:22:15on ne voulait plus voir
01:22:16parce que les usines
01:22:17ça pollue
01:22:18ça fume
01:22:18des ouvriers
01:22:19un ouvrier en bleu de travail
01:22:21c'est pas beau
01:22:22c'est ça
01:22:22c'est pas beau à voir
01:22:25donc
01:22:26tout ça
01:22:27on s'est appauvris
01:22:28ça nous a complètement appauvris
01:22:30c'est à dire que vous
01:22:31même à votre niveau
01:22:32en tant qu'ouvrier
01:22:33vous avez compris
01:22:34qu'il y avait un bout
01:22:34du patrimoine économique français
01:22:35qui était en train de disparaître
01:22:36vous vous souvenez
01:22:37d'une grande firme
01:22:38une usine
01:22:39une grosse société
01:22:40qui a disparu
01:22:41vous avez vu disparaître
01:22:43ah ben déjà
01:22:43ah ben bien sûr
01:22:45on a eu
01:22:46comment ça s'appelle
01:22:46on a eu
01:22:47ben dernièrement
01:22:48il y a eu
01:22:49Macron qui l'a vendu
01:22:52Alstom
01:22:52oui bien sûr
01:22:54mais ça c'est le plus récent
01:22:55on a eu d'autres
01:22:56par le passé
01:22:57les années 70
01:22:57on avait eu Lippe aussi
01:22:59on avait eu Lippe
01:23:00on a vu
01:23:01et puis là
01:23:01maintenant ça s'aperçoit
01:23:02encore dans le domaine
01:23:03Manufrance
01:23:04Manufrance
01:23:04à Saint-Etienne
01:23:05enfin voilà
01:23:05l'automobile
01:23:06voilà
01:23:08Laurent Masson
01:23:09vous voyez
01:23:09témoignage de quelqu'un
01:23:10qui était sur le
01:23:11le problème c'est qu'on a
01:23:13on a été gouverné
01:23:14par moi je dis
01:23:15j'ai pas pour le dire
01:23:16par les traîtres
01:23:16par des incompétents
01:23:18par des gens
01:23:19qui ont pas
01:23:20qui ont plus le cesse
01:23:20de l'état
01:23:21et par des
01:23:22par l'idéologie quoi
01:23:23c'est l'idéologie
01:23:24qui a pris le dessus
01:23:25voilà
01:23:25vous entendez Laurent Patrice
01:23:26dit que c'est la classe politique
01:23:27qui est quand même responsable
01:23:28de ne pas avoir prévu
01:23:29ou éventuellement
01:23:30et lui il parle de trahison
01:23:32carrément
01:23:32est-ce que
01:23:33c'est violent
01:23:33comme on a dit
01:23:34c'est violent
01:23:35mais il y a une colère
01:23:37nous si vous voulez
01:23:37on a des clubs
01:23:38dans toutes les régions
01:23:39force française de l'industrie
01:23:40c'est un club
01:23:41c'est pas un club d'ailleurs
01:23:42d'industriel
01:23:43c'est un club pour l'industrie
01:23:44c'est-à-dire qu'il y a
01:23:44des non-industriels
01:23:45qui viennent
01:23:46qui s'acculturent un petit peu
01:23:47qui voient tout ça
01:23:48parce que l'idée
01:23:48c'est de rassembler
01:23:49et on sent cette colère
01:23:50on sent cette colère
01:23:53après
01:23:53il faut
01:23:55maintenant se dire
01:23:56qu'est-ce qu'on en fait
01:23:57de cette colère
01:23:59là où je suis
01:23:59complètement d'accord
01:24:00avec monsieur
01:24:01avec Patrice
01:24:02c'est qu'on a été gouverné
01:24:03par l'idéologie
01:24:05moi si vous voulez
01:24:06j'ai fait des études d'histoire
01:24:07donc à chaque fois
01:24:08que j'écris un bouquin
01:24:08j'essaye de revenir
01:24:10au passé
01:24:10et je suis remonté
01:24:11jusqu'à Tocqueville
01:24:13Tocqueville
01:24:13qui était un philosophe français
01:24:14qui a beaucoup parlé
01:24:15au 19ème siècle
01:24:18et qui a beaucoup
01:24:20analysé la France
01:24:21l'ancien régime
01:24:22et la révolution
01:24:23notamment
01:24:23et qui vous explique
01:24:25qu'en fait
01:24:25la France est un pays
01:24:26très sensible
01:24:28Marcel Gaucher
01:24:29dit la même chose
01:24:30de façon plus récente
01:24:30très sensible
01:24:32à l'idéologie
01:24:33beaucoup plus sensible
01:24:34que ces pays voisins
01:24:35pour plusieurs raisons
01:24:36d'abord parce qu'on a fait
01:24:37une révolution
01:24:39qui est une révolution
01:24:40sur des grandes idées
01:24:41et là aussi
01:24:42le sentiment aristocratique
01:24:44qui était avant la révolution
01:24:46c'était
01:24:46les choses de l'esprit
01:24:47on avait un certain mépris
01:24:49pour le travail manuel
01:24:50pour les gens
01:24:51qui étaient
01:24:51au contact du terrain
01:24:53et donc du bon sens
01:24:54et des réalités
01:24:54parce que vous faites
01:24:55une théorie fumeuse
01:24:57vous vous rendez compte
01:24:58qu'elle est fumeuse
01:24:58quand elle ne marche pas
01:24:59quand vous êtes en face du truc
01:25:00et ça ne marche pas
01:25:01donc on a déconnecté
01:25:03un petit peu ça
01:25:03et ça on l'a appliqué
01:25:05à la politique
01:25:05ce qui fait que
01:25:06dans ce pays
01:25:07qui est très sensible
01:25:08à l'idéologie
01:25:09vous rajoutez
01:25:10une hyper centralisation
01:25:12du pouvoir
01:25:12c'est à dire que
01:25:13les élites
01:25:14qui sont à Paris
01:25:16ne sont plus confrontées
01:25:17aux conséquences
01:25:18on a le cocktail
01:25:20on a le cocktail fatal
01:25:21et vous restez dans l'idéologie
01:25:23au bout d'un moment
01:25:23en fait
01:25:24faire des erreurs
01:25:25ça arrive à tout le monde
01:25:25moi j'ai pas de problème avec ça
01:25:26on aurait eu des erreurs politiques
01:25:28très bien
01:25:28mais quand vous faites une erreur
01:25:29qui dure 30 ans
01:25:30là c'est criminel
01:25:32on a tiré les colliers
01:25:32nous avons Daniel
01:25:33qui nous appelle
01:25:33le Carpentras
01:25:34alors vous Daniel
01:25:35vous avez travaillé en Suisse
01:25:36et comment ça se passe en Suisse ?
01:25:39alors bonjour
01:25:40bonjour Daniel
01:25:42j'adore votre émission
01:25:44une chose
01:25:45dans le sens
01:25:46par une métaphore
01:25:49imaginez
01:25:50un team
01:25:51de voitures
01:25:52de l'écurie
01:25:53d'automobile
01:25:54et bien si vous mettez
01:25:56que des ingénieurs
01:25:57ils ne gagneront
01:25:57jamais rien
01:25:58c'est clair
01:25:58si vous mettez que des pilotes
01:26:00ils ne gagneront
01:26:01jamais rien
01:26:01arrêtons
01:26:02avec cette idéologie
01:26:04d'abord
01:26:04cette idéologie
01:26:06elle est dangereuse
01:26:08et la deuxième chose
01:26:10que je trouve
01:26:10et après j'en viens
01:26:11dans la Suisse
01:26:12que je trouve dommage
01:26:13c'est que
01:26:14quand vous prenez
01:26:15une entreprise
01:26:16la première des choses
01:26:17elle fait une analyse
01:26:18elle fait un bilan
01:26:18elle ne fait pas un bilan financier
01:26:20elle fait un bilan
01:26:20de ce qui s'est fait
01:26:21et ils analysent
01:26:23le pourquoi ça marche
01:26:24et surtout
01:26:24pourquoi ça ne marche pas
01:26:25et pourquoi ils ne le font pas
01:26:27le bon sens
01:26:27alors en Suisse
01:26:28comment ça se passe en Suisse ?
01:26:30on protège ?
01:26:30j'ai eu travaillé
01:26:31parce que je faisais des piscines
01:26:32en Suisse
01:26:33parce qu'ils n'avaient pas
01:26:34de bons poseurs
01:26:34moi j'ai tué le parenthèse
01:26:36et j'étais tombé
01:26:37sur un paysan
01:26:38qui travaillait
01:26:40au niveau de l'exploitation
01:26:41de la mâche
01:26:42et la mâche là-bas
01:26:43en Suisse
01:26:44c'est simple
01:26:44c'est eux qui la produisent
01:26:45ils ont une fédération
01:26:47qui regroupe
01:26:47les exploitations
01:26:49et c'est eux
01:26:49qui ouvrent les vannes
01:26:51au niveau de la frontière
01:26:53pour approvisionner
01:26:54quand ils sont en manque
01:26:56quand ils rentrent
01:26:57ils veulent rentrer
01:26:58alors qu'ils produisent
01:26:58ils se font hypertaxer
01:27:00et quand ils sont en demande
01:27:01ils lâchent les
01:27:02comment dire
01:27:03au niveau des taxes
01:27:04et tout le monde
01:27:05trouve son compte
01:27:06à ce niveau-là
01:27:07c'est une façon
01:27:07de faire des protections
01:27:08en régule
01:27:09en régule
01:27:10Laurent Moisson
01:27:10c'était une solution
01:27:12de réguler
01:27:13c'est un pays
01:27:13qui est très très bien géré
01:27:14la Suisse
01:27:16qui fait attention à tout
01:27:17et qui est justement
01:27:18pas dans l'idéologie
01:27:19donc à certains moments
01:27:20ils vont être très généreux
01:27:21à d'autres moments
01:27:21ils vont gérer
01:27:22mais effectivement
01:27:23ils régulent
01:27:23ils font attention
01:27:24à ce qui rentre
01:27:25et pareil pour les
01:27:26je vais dire
01:27:27les salariés
01:27:27et la main d'oeuvre
01:27:28c'est un pays
01:27:30qui fonctionne très bien
01:27:30et que je résumerai
01:27:32avec une citation
01:27:34de je ne sais plus qui
01:27:34qui disait
01:27:36en France
01:27:37c'était un Suisse
01:27:38qui parlait
01:27:38et qui disait
01:27:39en France
01:27:40vous avez un supermarché
01:27:41par village
01:27:42nous on a une usine
01:27:44par village
01:27:44très belle conclusion
01:27:45Laurent Moisson
01:27:46merci d'avoir été avec nous
01:27:47pendant une heure
01:27:48sur Sud Radio
01:27:48pour parler de désindustrialisation
01:27:50je rappelle le titre
01:27:51de votre livre
01:27:52Comptez les gens
01:27:52de la réindustrialisation
01:27:54aux éditions
01:27:54les déviations
01:27:55bien entendu
01:27:56nous continuons à parler
01:27:57produire en France
01:27:58et consommer français
01:27:59c'est l'enjeu
01:28:00sans ça
01:28:00on ne sortira pas
01:28:02de ce pays
01:28:02du marasme
01:28:03dans lequel sa classe politique
01:28:04incompétente la plongée
01:28:05merci d'avoir été là
01:28:06vous restez sur Sud Radio
01:28:07et vous retrouvez Brigitte Laé
01:28:08qui elle produit
01:28:09uniquement français
01:28:10merci
Commentaires

Recommandations