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00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue en ce septième jour du mois d'avril 2026 sur Sud Radio pour la France dans tous
00:00:13ses états et dans quels états.
00:00:16Écoutez, c'est un beau printemps, c'est un printemps estival, les cœurs sont joyeux, sabbatifoles dans tous les sens,
00:00:22par bonheur j'ai pu garder Maud Coffler qui est resté à côté de moi.
00:00:25Vous pensiez que j'allais aller où ? Parce qu'avec le printemps, quand le printemps est là, Julien, vous
00:00:30dès qu'il y a comme ça les fleurs, vous partez butiner comme ça, ça papillonne dans tous les sens.
00:00:33Mais là vous êtes fidèle à votre poste et je vous en félicite, ce qui n'est pas le cas
00:00:38d'Emmanuel Galasso qui lui de toute manière serait toujours resté à son poste même s'il aime bien bâtir
00:00:42Follet aussi.
00:00:42C'est un très joli garçon, qu'est-ce que vous croyez ? Il a du succès ?
00:00:46Bah oui, voilà, mais en même temps c'est un cœur fidèle, voilà.
00:00:50Et puis il y a Elvin qui est là, qui vient toujours, comme c'est un peu la, je ne
00:00:54vais pas dire la meilleure émission, ils sont toutes très bonnes, mais Elvin il a une faiblesse pour la France
00:00:58dans tous ses états,
00:00:59parce que quelquefois on raconte des bêtises et ça, ça le fait rire parce qu'Elvin il aime rigoler.
00:01:03Bon, reprenons nos esprits et ma chère Maud, voyons quel est le menu du jour.
00:01:11Retour des ZFE, explosion des tarifs des carburants, mon Dieu, qu'est-ce qui fait mauvais être automobiliste en France
00:01:16aujourd'hui ?
00:01:17Peut-on parler d'une nouvelle ségrégation ? Est-ce qu'il y aurait des citoyens de deuxième zone parce
00:01:21qu'ils conduisent la voiture ?
00:01:22C'est à se poser la question, nous recevrons Eric Michaud, député de la Saône-et-Loire, pour moi c
00:01:29'est le député de la Bresse, c'est le député de la Bresse,
00:01:31mais c'est un député, c'est un élu de terrain. Vous avez encore parlé poulets de Bresse ?
00:01:34Ben oui, mais est-ce que vous voulez ? Attendez, c'est le symbole de la France, Cocorico, voilà, il
00:01:38a la volaille de France.
00:01:40Député UDR de Saône-et-Loire, je vous disais, c'est un homme, c'est un élu de terrain, et
00:01:43c'est un sujet qui le passionne, qui l'interpelle,
00:01:46et nous verrons avec lui à 12h10 ce qu'il en est. Est-ce que la France est en train
00:01:50de maltraiter ? Elle l'a toujours fait, mais est-ce qu'un peu plus cette fois-ci ?
00:01:56À 12h45, on restera un peu sur l'économie, on l'a été hier pendant une heure avec Pascal Périne,
00:02:00un échange passionnant.
00:02:01Est-ce que le choc pétrolier est d'autant plus douloureux pour la France et pour les Français, que la
00:02:07Macronie a ruiné le pays ?
00:02:08Il faut dire que le bilan économique dans lequel le Mozart de la finance laisse le pays a de quoi
00:02:14effectivement se poser, susciter des interrogations,
00:02:17et on recevra l'excellente économiste Marc Loaty, conseillé chez Itoro à 12h45, qui nous expliquera ce qu'il pense
00:02:24de cette équation.
00:02:25Choc pétrolier est douloureux parce que France ruinée.
00:02:28De 13h à 14h, restez avec nous, je recevrai Mme Diane de Boiguedon, qui est une consultante en stratégie et
00:02:37communication,
00:02:37qu'on lit souvent dans le JDD et dans le Figaro Vox.
00:02:41Elle a écrit un essai qui s'appelle « Les indésirables », en quelque sorte le nouveau visage de la
00:02:47prolophobie,
00:02:48et elle nous explique pourquoi, alors là on parlait de ségrégation,
00:02:51il y a visiblement, selon ses analyses à elle, ses études,
00:02:55il y a un traitement différent selon que l'on soit français blanc ou pas français blanc dans les tribunaux,
00:03:01dans l'administration.
00:03:02Il y aurait, on n'a pas parlé de racisme, mais il y a quand même un traitement différent d
00:03:07'une catégorie sociale à l'autre.
00:03:09En tout cas, sujet passionnant, et puis bien sûr, appelez-nous au 0826 300 300, Emmanuel Galasso prendra votre appel.
00:03:15Je pense que c'est un sujet qui touche beaucoup plus de gens qu'on ne pensait plus,
00:03:20et bien sûr, de jolies et pétillantes perles.
00:03:23On reviendra notamment sur, vous savez, l'arrachage de l'épée de Jeanne d'Arc,
00:03:27l'épée de Jeanne d'Arc sur la statue de Sainte Jeanne d'Arc, même d'ailleurs,
00:03:31place de la Mâleine, non pas de la Mâleine, Saint-Augustin, pardon, à Paris, dans le 8ème, absolument.
00:03:37Et qui dit Jeanne d'Arc, dit Puy du Fou, Perico ?
00:03:39Et le Puy du Fou, on en parlera aussi, l'histoire de France.
00:03:41Donc allez, on va faire un petit tour à l'histoire de France.
00:03:43On va le répondre.
00:03:44Voilà, des belles histoires de la France.
00:03:47Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Perico.
00:03:52Mon humeur revient sur un débat qui anime le pays depuis des années,
00:03:57qui a pris quelquefois des dimensions un peu plus acides depuis quelque temps,
00:04:03et là, qui est carrément au cœur d'un débat très animé,
00:04:07qui est le racisme et l'antiracisme.
00:04:10Attention, je pense que l'antiracisme s'érige lentement,
00:04:15comme la nouvelle doctrine politique d'une certaine gauche de la France insoumise en particulier,
00:04:21pour justifier une crispation, justement, du débat politique.
00:04:25Ça m'inquiète énormément parce que le racisme, bien sûr, c'est quelque chose qu'il faut combattre,
00:04:30mais décider qu'il est partout en France et qu'aujourd'hui la moindre opposition dite de droite
00:04:38serait motivée par le racisme de ses représentants est quelque chose de très inquiétement.
00:04:42Le racisme a toujours existé et existera toujours dans une humanité de plus en plus confrontée
00:04:47à des fractures sociales, économiques et culturelles.
00:04:51Si l'on y trouve du racisme, comme dans tout pays,
00:04:54la France est de loin le pays où il y en a le moins en Europe.
00:04:57Je ne dis pas qu'il n'y a pas de racisme, il y a toujours eu des racistes en
00:05:00France,
00:05:01mais en Europe, franchement, moi qui voyage énormément,
00:05:04lorsque l'on va en Italie et en Espagne,
00:05:06je parle, et de gens que je connais,
00:05:08la façon dont les Italiens parlent des étrangers,
00:05:11ou des Italiens du Sud,
00:05:12la façon dont les Espagnols,
00:05:14moi je suis bas, je vois aux Pays Basques, en Catalogne,
00:05:17la façon dont on parle des Andalous, des Espagnols du Sud,
00:05:21ce sont des termes souvent très violents,
00:05:23avec des connotations effectivement quelquefois tout à fait discriminantes.
00:05:27Bon, ça fait partie du paysage social, il faut le combattre.
00:05:29Il est combattu, il y a une prise de conscience énorme.
00:05:32Mais aujourd'hui, décider, comme l'a dit M. Bagayoko,
00:05:35que le nouveau combat de la démocratie, de la liberté, de la République,
00:05:39c'était de combattre le racisme, comme si le racisme s'était répandu,
00:05:41partout en France.
00:05:43Mais non, non, la preuve que la France n'est pas le pays le plus raciste,
00:05:46c'est qu'aujourd'hui, la proportion de gens depuis des siècles
00:05:49venus s'installer, qui sont devenus français,
00:05:52est un cas majoritaire.
00:05:54Le problème, quel est le problème ?
00:05:55C'est que nous sommes une machine,
00:05:57la France a tiré ses gloires de la capacité formidable d'intégration que nous avions.
00:06:01Et lorsque vous rencontrez des Polonais, des Yougoslaves,
00:06:04des Italiens, des Espagnols,
00:06:06ils vous disent que quand leurs grands-parents sont arrivés dans les années 20,
00:06:09c'était pas très sympathique, c'était pas idéal,
00:06:11il y avait évidemment une méfiance de l'étranger,
00:06:13il y en a toujours eu dans tous les pays du monde, voilà.
00:06:15Et pourtant, il y a eu une intégration formidable,
00:06:17et les gloires de la France, c'est d'avoir su intégrer,
00:06:19depuis des siècles, je dis bien depuis des siècles,
00:06:21on peut dire que les premiers intégrés,
00:06:23c'est les Romains qui sont venus conquérir la Gaule,
00:06:25depuis des siècles, cette intégration a formidablement marché,
00:06:28parce qu'on avait une école, une éducation nationale performante,
00:06:30une administration, un sentiment national de citoyenneté,
00:06:34qui permettait de s'intégrer,
00:06:35et la fierté des étrangers, c'était de devenir français.
00:06:38Aujourd'hui, il y a simplement des gens qui en ont marre,
00:06:40qui en ont marre de se faire agresser,
00:06:42qui sont dans la fracture sociale,
00:06:44qui sont dans la rupture,
00:06:45qui ne sont plus contents d'être dans des quartiers
00:06:48où il n'y a plus d'ordre public,
00:06:49il n'y a plus d'État, il n'y a plus d'école,
00:06:51il n'y a plus de police, voilà.
00:06:52Donc ce ras-le-bol engendre effectivement des mouvements de colère,
00:06:55des propos maladroits,
00:06:56et des tensions entre communautés.
00:06:58Qui est raciste aujourd'hui ?
00:06:59Le plus raciste des deux,
00:07:01c'est celui qui, dans la communauté,
00:07:02décide que la communauté des autres porte un problème.
00:07:06Celui qui dit que le français blanc,
00:07:08c'est lui qui pose le problème.
00:07:09Celui qui dit que le républicain,
00:07:10que le citoyen, que la laïcité,
00:07:12voilà, ça c'est une forme de racisme,
00:07:14de rejet idéologique.
00:07:15Il n'y a pas de racisme en France, vraiment.
00:07:17C'est inadmissible de dire ça,
00:07:18dans ce pays où, toujours, toujours, toujours,
00:07:21l'étranger a toujours été accueilli,
00:07:23les bras ouverts, hormis quelques points de tension.
00:07:25Voilà.
00:07:25Donc, je regrette que la France insoumise
00:07:27prenne ce thème de l'antiracisme,
00:07:29qui est une noble cause,
00:07:30très importante,
00:07:32pour nourrir ces arguments.
00:07:34On sent qu'on va vers la confrontation violente.
00:07:37Évidemment que c'est un risque de guerre civile.
00:07:39Évident, si on met le racisme,
00:07:40aujourd'hui, au cœur du débat politique,
00:07:42et que l'on accuse tous ceux qui sont contre la France insoumise
00:07:44de faire du racisme,
00:07:45nous allons, inévitablement,
00:07:47à une confrontation très violente.
00:07:48Je pense que la classe politique doit se ressaisir.
00:07:52Ça justifierait, peut-être, des états généraux,
00:07:54pour démontrer que la République française
00:07:56est encore une terre,
00:07:56même si c'est affaibli,
00:07:58une terre d'intégration,
00:07:59et que le racisme,
00:08:00qui est un défaut terrible dans ce pays,
00:08:03dans notre époque,
00:08:04est peut-être le moins,
00:08:06en France,
00:08:07est peut-être le pays
00:08:07où on en souffre le moins.
00:08:09Voilà.
00:08:09J'aimerais qu'on établie ces vérités,
00:08:10et tous les gens,
00:08:12tous les étrangers,
00:08:13je connais,
00:08:13qui sont en France
00:08:14et qui sont de renettes,
00:08:14peuvent témoigner
00:08:15qu'ils n'ont pas été victimes de racisme
00:08:17et qu'ils ont été plutôt bien accueillis,
00:08:18ou mieux accueillis,
00:08:19que dans d'autres pays.
00:08:20Les prix du carburant explosent,
00:08:22tout autre sujet,
00:08:22et au secours,
00:08:23les ZFE reviennent.
00:08:24On en parle dans un instant
00:08:25avec le député de Saône-et-Loire,
00:08:26Éric Michoud.
00:08:27N'hésitez pas à nous appeler en direct
00:08:28sur Sud Radio,
00:08:290826 300 300.
00:08:31A tout de suite.
00:08:31Le fait du jour.
00:08:32En juin dernier,
00:08:33les députés de droite
00:08:34avaient fait adopter
00:08:35la suppression des ZFE,
00:08:36les zones à faible émission,
00:08:38avec le soutien d'une partie de la gauche,
00:08:40en dénonçant
00:08:41une mesure injuste
00:08:42pour les automobilistes,
00:08:43les plus modestes.
00:08:44Une suppression ensuite confirmée
00:08:45en commission mixte paritaire,
00:08:47mais depuis,
00:08:48l'exécutif cherche une porte de sortie,
00:08:49un moyen de les réintégrer
00:08:51dans le projet de loi de simplification.
00:08:52On en parle avec le député
00:08:54de Saône-et-Loire,
00:08:54Éric Michoud.
00:08:55Bonjour, monsieur le député.
00:08:56Bonjour, merci de m'accueillir.
00:08:57Bonjour, Éric Michoud.
00:08:58Merci à vous d'être en direct
00:08:59aujourd'hui sur Sud Radio.
00:09:00Cette ZFE,
00:09:01on l'a pensé enterrer.
00:09:02Je pense que le gouvernement
00:09:04a peut-être d'autres chats
00:09:05à fouetter
00:09:06plus important que celui-là
00:09:07et on nous remet ça
00:09:08sur le plan de travail.
00:09:11C'est une petite démarche politique,
00:09:12ce n'est pas une nécessité
00:09:14économique et sociale.
00:09:14C'est une démarche idéologique,
00:09:16c'est une démarche politique ?
00:09:17C'est une démarche idéologique,
00:09:18évidemment.
00:09:19Enfin, ça avait été traité
00:09:20à l'Assemblée Nationale.
00:09:22On est devant un déni de démocratie.
00:09:24L'Assemblée Nationale
00:09:25est complètement maîtrisée
00:09:26dans cette affaire-là.
00:09:28On se pose la question,
00:09:29au fond, finalement,
00:09:29pourquoi on réinstaure
00:09:30ces ZFE ?
00:09:32On est au moment,
00:09:33remarquez,
00:09:33de la pollution,
00:09:34il y en aura moins
00:09:34et puis on va plus pouvoir
00:09:35se déplacer à cause
00:09:35du prix du gasoil.
00:09:36Au prix où est le gasoil aujourd'hui,
00:09:38on va plus pouvoir se déplacer,
00:09:40on ne va peut-être
00:09:40pas tellement polluer.
00:09:41si tant est qu'il y avait
00:09:42des pollutions aux carbures
00:09:43avec le gasoil.
00:09:45Mais on se demande
00:09:46pourquoi l'État
00:09:47réinstalle ce sujet-là.
00:09:48Mais je pense qu'ils sont
00:09:49en train de réinstaller
00:09:50tout le discours
00:09:51sur l'électrique.
00:09:53On ne baisse pas
00:09:53le prix du gasoil
00:09:55parce qu'on explique
00:09:55que si le gasoil est cher,
00:09:56passez à l'électrique.
00:09:57On installe à nouveau
00:09:59les ZFE en disant
00:09:59si vous voulez arrêter
00:10:01de polluer et de tuer,
00:10:02parce que c'est carrément
00:10:03incroyable,
00:10:04on entendait le chiffre
00:10:05de 40 000 personnes.
00:10:06Tous les ans,
00:10:07on tue 40 000 personnes.
00:10:07Tous les ans,
00:10:08on n'en sait rien d'ailleurs.
00:10:08Si c'est en 15 jours,
00:10:09en 1 an, en 2 ans, en 3 ans,
00:10:1040 000, c'est 40 000.
00:10:12Donc on est en train
00:10:12de culpabiliser tout le monde
00:10:14en disant, vous voyez,
00:10:15il faut aller vers l'électrique.
00:10:17Vous n'avez pas d'autre choix
00:10:17que d'aller vers l'électrique.
00:10:19Mais quand on regarde
00:10:19la pollution,
00:10:21quand on la globalise
00:10:22sur la planète,
00:10:23toutes les voitures thermiques
00:10:24que nous sommes en train
00:10:24de retirer en France,
00:10:26on va les envoyer où ?
00:10:28Les 200 000 voitures
00:10:28tous les ans ?
00:10:29Elles vont en Afrique,
00:10:31en Afrique du Nord
00:10:32ou elles vont dans
00:10:33les pays de l'Est.
00:10:33Donc, continue à polluer là-bas.
00:10:35Et puis,
00:10:36quand on commence
00:10:36à regarder de près
00:10:37la pollution liée
00:10:39à l'électrification,
00:10:42que ce soit les éoliennes,
00:10:43les panneaux photovoltaïques,
00:10:45les batteries,
00:10:46tout ça,
00:10:46ça implique la notion
00:10:47et la gestion des terres rares.
00:10:49Et les terres rares,
00:10:50c'est devenu un problème
00:10:51de stratégie pour nous
00:10:52puisque 95% des terres rares
00:10:54viennent de Chine.
00:10:56Et quand on regarde
00:10:57les aspects écologiques
00:10:59et la déglingue écologique
00:11:01que ça représente,
00:11:02pour traiter des terres rares,
00:11:04pour faire un kilo de terres rares,
00:11:05environ 1,5, 2 tonnes,
00:11:06voire 3 tonnes de roches.
00:11:07On passe ça dans des acides.
00:11:09Il y a des lacs d'acide
00:11:10en Chine.
00:11:11Personne n'en parle.
00:11:12Et les terres rares,
00:11:13pour les sortir,
00:11:14certaines viennent du Congo,
00:11:15on utilise des enfants,
00:11:16les enfants du Congo
00:11:17qui viennent tirer
00:11:18les terres rares.
00:11:19On se fait une bonne conscience.
00:11:21Nous, on est bien.
00:11:22On est électrique.
00:11:23Il n'y a plus de pollution.
00:11:23Mais notre pollution,
00:11:24on l'a exportée.
00:11:25Autrement dit,
00:11:26on délocalise la pollution.
00:11:28On l'a confié à d'autres.
00:11:29Voilà, voilà, débrouillez-vous avec.
00:11:31Pourtant, des terres rares,
00:11:32on aurait pu en avoir peut-être
00:11:33dans les territoires d'outre-mer
00:11:35ou en Guyane ?
00:11:36Il y en a partout.
00:11:37En fait, il y en a partout.
00:11:38Le problème, c'est que
00:11:40pour avoir un kilo de terres rares,
00:11:41il faut démonter beaucoup de terres.
00:11:42Elles sont rares.
00:11:43On va dire,
00:11:44non pas par la qualité
00:11:46de la matière elle-même,
00:11:47mais par leur potentialité,
00:11:49leur existence sur les volumes.
00:11:51Donc, il faut ravager
00:11:52beaucoup de terrain
00:11:52pour trouver.
00:11:53Voilà, c'est les nouveaux
00:11:54concepts écologiques.
00:11:55C'est un nouveau remembrement.
00:11:56Alors, celui-là,
00:11:57il est catastrophique.
00:11:58Il est catastrophique.
00:11:59Ah oui, vraiment.
00:12:00Éric Michoud,
00:12:01cette démarche,
00:12:02elle est venue du socle commun,
00:12:03bien entendu,
00:12:03c'est lui qui détient
00:12:04aujourd'hui le pouvoir
00:12:06gouvernemental.
00:12:07Mais je suis sûr
00:12:08qu'ils ne sont pas unanimes
00:12:08sur la question
00:12:09dans le socle commun.
00:12:10Ou est-ce que c'est un peu
00:12:11pour avoir quelques voix
00:12:12écologistes également ?
00:12:13C'est quoi le calcul ?
00:12:14Bien évidemment,
00:12:15ça retombe comme un cheveu
00:12:16sur la source.
00:12:17On est toujours dans
00:12:18ces démarches.
00:12:18J'essaie de s'acoquiller
00:12:19un peu avec les écolos,
00:12:21les socialos,
00:12:22tous les gauchistes,
00:12:22là, à travers des sujets
00:12:24qui peuvent rapatrier
00:12:25quelques voix.
00:12:26Il reste un an à tirer,
00:12:27c'est tout, je signe.
00:12:28Pourvu qu'ils doivent se dire,
00:12:30pourvu que ça dure
00:12:33limite, vente père et mère,
00:12:34allons-y.
00:12:34Maintenant, on se remet
00:12:35le ZFE là-dedans
00:12:37qui avait eu un accord
00:12:38unanime,
00:12:39pas unanime,
00:12:40en tout cas majoritaire
00:12:41à l'Assemblée.
00:12:42Et on est en train
00:12:43de continuer à installer
00:12:44en France une psychose,
00:12:45une angoisse
00:12:46sur la pollution
00:12:48qui tue,
00:12:49sur le gasoil
00:12:50qui coûte cher,
00:12:51sur la désertification
00:12:53médicale,
00:12:54sur tous ces sujets-là
00:12:56pour créer l'angoisse.
00:12:57Alors, bien évidemment,
00:12:58les guerres
00:12:58qu'on trouve partout
00:12:59à toutes nos portes.
00:13:00Et donc, on a encore besoin
00:13:01d'une pseudo-stabilité
00:13:03dans notre pays
00:13:04où aujourd'hui,
00:13:05on s'aperçoit
00:13:05que cet État
00:13:06est devenu un État fantoche.
00:13:08C'est le Titanic
00:13:09gaudillé
00:13:10et bientôt,
00:13:11il va couler le Titanic.
00:13:12Ça serait un effet de manche,
00:13:13ce projet de réhabilitation
00:13:15de la ZFE
00:13:15qui n'aboutira pas
00:13:16ou ça peut aboutir ?
00:13:18Alors, il me semble
00:13:19qu'on a trouvé l'astuce
00:13:20et qu'aujourd'hui,
00:13:21on délocalise la décision
00:13:22sur les collectivités.
00:13:23C'est-à-dire,
00:13:24ce sont les villes
00:13:25qui auront la possibilité
00:13:27dans leur âme et conscience
00:13:28de décider
00:13:29que l'accès de leur ville
00:13:31sera possible
00:13:32aux ruraux
00:13:32ou pas.
00:13:34Voilà,
00:13:34je suis proche
00:13:35à la fois de Dijon
00:13:36dans ma circonscription
00:13:37et de Lyon.
00:13:37Donc, ceux qui voudront
00:13:38de ma circonscription
00:13:40qu'est la Bresse
00:13:40aller faire soigner
00:13:42à Lyon,
00:13:43il faudrait qu'ils demandent
00:13:44encore l'autorisation.
00:13:45Ceux qui voudront
00:13:46aller voir leurs parents
00:13:47à l'hôpital ou quoi,
00:13:48il faudrait qu'ils demandent
00:13:49l'autorisation.
00:13:49L'État déléguera
00:13:50à des collectivités locales,
00:13:51notamment les communes,
00:13:52la possibilité,
00:13:53en quelque part,
00:13:53de légiférer à sa place
00:13:55pour décider ou pas.
00:13:56C'est ça qui se prévoit
00:13:57si on qu'est-ce que
00:13:58ça peut être d'autre.
00:13:59Il y a une espèce,
00:13:59et en plus, bien sûr,
00:14:00ils vont s'avaler
00:14:01sur les communes.
00:14:02C'est pour ça qu'on donne
00:14:03un petit peu de grain à moudre
00:14:04aux socialos,
00:14:04aux écolos.
00:14:05Vous allez pouvoir installer
00:14:06contre vents et marées
00:14:07vos principes idiots
00:14:09et crétins
00:14:10de fausse écologie.
00:14:12Sauf qu'il n'est pas sûr
00:14:13que toutes les communes
00:14:15et les municipalités
00:14:15acquiissent.
00:14:16Il y en a peut-être
00:14:16qui ne vont pas le vouloir.
00:14:17Du coup,
00:14:18on pourra peut-être
00:14:19freiner l'opération.
00:14:21J'espère bien,
00:14:21mais il y en a toujours
00:14:22qui cherchent à se distinguer.
00:14:23Vous voyez bien,
00:14:24ils cherchent à se distinguer.
00:14:25Non, mais c'est un vrai scandale.
00:14:26C'est un déni de démocratie.
00:14:27Plus personne n'en veut.
00:14:28Est-ce qu'il y a un lobby derrière,
00:14:29à votre avis ?
00:14:29Est-ce qu'il y a quand même
00:14:30un intérêt économique
00:14:30qui n'est pas...
00:14:31L'intérêt économique,
00:14:32il est clair,
00:14:32c'est l'intérêt économique
00:14:33de la Chine.
00:14:34C'est qu'aujourd'hui,
00:14:35on a déplacé
00:14:36toute notre industrie en Chine,
00:14:38alors qu'on aurait pu
00:14:38continuer les voitures thermiques
00:14:39avec les carburants de synthèse.
00:14:41Pas de nouveau photovoltaïque chinois,
00:14:43éoliennes chinoises,
00:14:44batteries chinoises,
00:14:44voitures chinoises,
00:14:45toutes nos industries
00:14:45sont délocalisées.
00:14:46Donc, il faut sauver
00:14:47le moteur électrique chinois,
00:14:48si je comprends bien.
00:14:49Il faut sauver
00:14:50le moteur électrique chinois.
00:14:52Importé par les Français,
00:14:53bien entendu.
00:14:54Importé par les Français,
00:14:54parce que même si on regarde
00:14:55la nouvelle Renault
00:14:55qui est la Twingo,
00:14:56Renault vive la France,
00:14:57c'est la voiture française.
00:14:58En fait,
00:14:59elle a été fabriquée,
00:15:00étudiée en Chine
00:15:01par 150 ingénieurs chinois
00:15:03en moins de deux ans.
00:15:05Là-dedans,
00:15:05il y aura pratiquement
00:15:0670% de pièces
00:15:07qui viennent de Chine
00:15:08et en plus,
00:15:08elle sera certainement montée
00:15:09dans les pays de l'Est,
00:15:10probablement en Hongrie.
00:15:11Donc, on ne voit pas
00:15:12ce que ça a à voir
00:15:13avec la voiture française.
00:15:14Peut-être des bouts de carrosserie,
00:15:16je ne sais pas.
00:15:16Donc, voilà.
00:15:17Donc, on est en train
00:15:17de sauver l'industrie chinoise
00:15:19grâce à nos financements
00:15:20parce que ce sont
00:15:21les impôts des Français
00:15:22qui financent l'industrie chinoise
00:15:24à travers les aides
00:15:25qu'on apporte.
00:15:26Et puis, d'un autre côté,
00:15:27toute la notion,
00:15:28toute la gestion de la donnée
00:15:29est confiée aux Etats-Unis.
00:15:31D'un côté, la Chine.
00:15:32L'autre côté, les Etats-Unis.
00:15:34Et nous,
00:15:34dans une espèce
00:15:35de continent d'oisiveté,
00:15:38on va être là
00:15:38dépendant stratégiquement
00:15:40de ces deux grands...
00:15:41On continue cette dépossession
00:15:43de souveraineté
00:15:43de la France
00:15:44de façon institutionnelle.
00:15:46C'est un scandale.
00:15:47On le voit dans tous les axes.
00:15:48Si vous prenez,
00:15:49on revient sur l'histoire
00:15:50des terres rares,
00:15:52il n'y a plus de défense en France,
00:15:53il n'y a plus de terres rares
00:15:54puisqu'aujourd'hui,
00:15:54pour faire de l'électronique,
00:15:56il faut des terres rares.
00:15:57Fabriquer un avion,
00:15:57nous sommes tributaires de l'étranger
00:15:59pour nos défenses nationales
00:16:00sur certaines armes.
00:16:01Bien évidemment.
00:16:02C'est-à-dire que demain,
00:16:04la Chine dit
00:16:05je livre plus de terres.
00:16:05D'ailleurs,
00:16:06dans mon métier,
00:16:06je suis industriel,
00:16:08il y a un inox
00:16:09qui s'appelle l'inox 62,
00:16:11je crois,
00:16:1262,
00:16:12qui aujourd'hui,
00:16:13il y a une terre rare dedans
00:16:14et la Chine a bloqué
00:16:16cette terre rare.
00:16:16Ce qui fait que les inox 62
00:16:18sont très utilisés
00:16:19dans les systèmes
00:16:21à haute température.
00:16:21On n'en trouve plus
00:16:22en Europe.
00:16:23C'est incroyable.
00:16:24Demain,
00:16:24ils décident
00:16:25de nous mettre à sec.
00:16:27ils bloquent les terres rares,
00:16:28il n'y a plus rien
00:16:28qui fonctionne chez nous.
00:16:29Donc là,
00:16:29on a Trump qui dit
00:16:30j'attaque l'Iran,
00:16:31mais au passage,
00:16:32j'essaie d'asphyxier la Chine
00:16:34avec ses carburants,
00:16:34finalement,
00:16:35ça n'a pas marché.
00:16:37On procède par asphyxie mutuelle
00:16:39des uns et des autres,
00:16:40couper le robinet.
00:16:40C'est ça la mondialisation heureuse ?
00:16:42C'est la mondialisation
00:16:43que M. Macron,
00:16:44il a installé.
00:16:45On est quand même là.
00:16:46La mondialisation heureuse,
00:16:47il n'y aura plus de pollution,
00:16:48sauf que les pollutions,
00:16:49vous l'avez bien expliqué,
00:16:50on est en train
00:16:51de les exporter,
00:16:51de les donner aux autres.
00:16:53On va vivre
00:16:54dans une espèce de facilité.
00:16:56Le numérique sera géré
00:16:57par les Américains,
00:16:58l'industrie sera gérée
00:16:59par les Chinois.
00:17:00L'équilibre du monde
00:17:01se fera entre la Russie
00:17:02et les pays arabes.
00:17:06Vive l'Europe là-dedans
00:17:07qui a été
00:17:08la plus grande puissance
00:17:09de la Terre,
00:17:10la France.
00:17:11Et qui potentiellement
00:17:12qu'il le reste.
00:17:13Potentiellement.
00:17:13Ce n'est pas un du 19ème siècle.
00:17:14Elle ne veut pas le devenir.
00:17:15Elle était la France
00:17:16la première puissance mondiale.
00:17:19On est bientôt un pays
00:17:20en voie de développement.
00:17:21Mais on a une théorie pour ça.
00:17:22C'est parce qu'on avait
00:17:23la meilleure agriculture.
00:17:24Et qu'à l'époque,
00:17:24c'était l'agriculture
00:17:25qui engendrait l'énergie
00:17:26et la puissance d'une nation.
00:17:28Eric Michoud,
00:17:28quelle est l'alternative ?
00:17:29Il faut continuer à rouler.
00:17:30Est-ce qu'on n'a pas
00:17:31exploré des pistes ?
00:17:33Alors, il y a la voiture
00:17:33à hydrogène,
00:17:34il y a d'autres possibilités,
00:17:36il y a du mixte.
00:17:37Est-ce qu'il y a une solution
00:17:37européenne et française
00:17:39pour l'avenir de l'automobile
00:17:40qui soit respectable
00:17:41de l'environnement
00:17:42tout en permettant
00:17:43aux citoyens
00:17:43et aux braves gens
00:17:44de circuler ?
00:17:45Évidemment,
00:17:52carburant de synthèse.
00:17:53Alors, pour faire
00:17:53des carburants de synthèse,
00:17:54il faut avoir
00:17:54de l'électricité.
00:17:55Et c'est la force de la France,
00:17:57grâce à ses centrales nucléaires,
00:17:58de pouvoir délivrer
00:17:59de l'électricité
00:18:01avec une grande puissance
00:18:02pour pouvoir créer
00:18:03des carburants de synthèse.
00:18:04C'est notre force.
00:18:05Alors, il paraît
00:18:05que l'agrocarburant aussi
00:18:06peut avoir des aspects négatifs,
00:18:08des forestations
00:18:09en Amazonie.
00:18:10Est-ce qu'on peut avoir
00:18:10un agrocarburant
00:18:11pas trop nuisible
00:18:13pour l'environnement ?
00:18:14Non, mais il faut partir
00:18:14par les carburants de synthèse.
00:18:15Mais l'agrocarburant,
00:18:16on travaille sur des plantes
00:18:19qui vont permettre
00:18:20d'avoir ces carburants.
00:18:21On a vraiment l'axe.
00:18:22En plus, la voiture
00:18:23a moins de 2 litres au 100.
00:18:26Oui.
00:18:26Les études avaient été faites.
00:18:27Donc, on peut réduire
00:18:28la consommation de la voiture
00:18:29et on peut aller vers
00:18:30d'autres carburants.
00:18:31On peut continuer
00:18:32à avoir une partie
00:18:33de carburants fossiles.
00:18:35Grâce, d'ailleurs,
00:18:36à la débloue.
00:18:37On ne pollue plus beaucoup.
00:18:38Oui, bien sûr.
00:18:38Donc, on a cette solution-là.
00:18:40D'ailleurs, il faut reconnaître
00:18:41qu'il n'y aura
00:18:42que sur la planète
00:18:43que l'Europe,
00:18:44ces 500 millions d'habitants
00:18:45qui vont se mettre
00:18:46à l'électrification
00:18:47alors que tout le reste
00:18:48de la planète,
00:18:49les 8 milliards
00:18:49vont continuer
00:18:50avec les carburants fossiles.
00:18:52Il ne s'est jamais
00:18:53autant produit
00:18:54de carburants fossiles
00:18:55que maintenant.
00:18:56Il s'est continué
00:18:57à s'en produire.
00:18:58Jusqu'au jour,
00:18:59il n'y en aura plus.
00:19:00Un jour, ça va se tarir
00:19:01comme une vache année.
00:19:02À un moment donné,
00:19:03il n'y en a plus.
00:19:03C'est fort prépable.
00:19:04On dit ça depuis 20 ans.
00:19:05Mais au fur et à mesure,
00:19:06on a des technologies
00:19:06qui nous permettent
00:19:07de puiser de plus en plus profond.
00:19:09Oui, mais c'est
00:19:10de plus en plus cher également.
00:19:11C'est pour ça.
00:19:11Oui, oui, c'est possible.
00:19:13En tout cas, on a une ressource.
00:19:18Voyez les responsables politiques
00:19:19qui se reprend
00:19:19la bonne décision.
00:19:21À mon avis,
00:19:21on va s'en parler,
00:19:22Eric Michaud.
00:19:22Avec plaisir.
00:19:23Merci d'être venu
00:19:24sur ce radio.
00:19:25A très bientôt.
00:19:26Vous restez avec nous.
00:19:28Nous allons évidemment
00:19:30traiter des perles du jour.
00:19:31On vous a parlé
00:19:32du puits du fou,
00:19:32d'un avion qui a failli
00:19:34ne pas se poser.
00:19:35Et ensuite,
00:19:36je recevrai Marc Toiti
00:19:37pour discuter avec lui
00:19:38de la situation économique
00:19:39de la France
00:19:40qui fait que le choc pétrolier
00:19:41est encore plus douloureux
00:19:43parce que la France
00:19:44a été très mal gérée
00:19:45et que notre situation économique
00:19:46est absolument catastrophique.
00:19:48Donc, France dans tous ses états,
00:19:50les perles du jour.
00:19:51À Orly,
00:19:52un avion a bien failli
00:19:53ne jamais atterrir dimanche
00:19:54pour une raison pas commune.
00:19:56Hallucinant.
00:19:56Donc, dimanche 5 avril,
00:19:5817h40,
00:19:58un avion de la compagnie
00:19:59EasyJet
00:20:00en provenance de Venise,
00:20:01des gens qui rentraient
00:20:02peut-être de week-end.
00:20:03Le pilote est sur le point
00:20:04de se poser
00:20:05sur la piste d'Orly
00:20:06et là, tout d'un coup,
00:20:06il voit des projections,
00:20:08des feux d'artifice,
00:20:09des espèces de fusées.
00:20:10Dans le doute,
00:20:11il applique les consignes de sécurité,
00:20:12il remet des gaz
00:20:13et voilà,
00:20:15il repart
00:20:15et refait une boucle complète.
00:20:17Bon, et puis finalement,
00:20:17il finit par se poser
00:20:18parce que les phénomènes
00:20:19avaient cessé.
00:20:21Bien entendu,
00:20:22tout de suite,
00:20:22les autorités de l'aéroport
00:20:23ont commencé à savoir
00:20:24ce qu'il s'est passé.
00:20:25Enquête de gendarmerie,
00:20:26c'était tout simplement
00:20:27un mariage
00:20:28qui avait avec...
00:20:29Voilà,
00:20:30il y avait des mortiers,
00:20:31il y avait des feux d'artifice
00:20:32tirés depuis des voitures,
00:20:33depuis des quads,
00:20:34qui étaient sur la route
00:20:35qui bordaient la piste
00:20:36d'atterrissage.
00:20:37Donc,
00:20:37sur les communes
00:20:38de Villeneuve-le-Roy,
00:20:39à Blond-sur-Seine,
00:20:40on ne sait pas exactement,
00:20:41il y a eu une enquête
00:20:41de gendarmerie,
00:20:42on n'a pas trouvé les causes.
00:20:43Enfin,
00:20:43ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:20:45les gens sont dans
00:20:46une conséquence totale
00:20:47et on fait une fête,
00:20:48un mariage,
00:20:48ce qu'on veut,
00:20:48ce n'est pas interdit.
00:20:50Mais envoyer des fusées
00:20:52avec des mortiers
00:20:52sur le bord
00:20:53d'une piste d'atterrissage,
00:20:54vous imaginez
00:20:55qu'il y ait un autre avion
00:20:56qui arrive en même temps.
00:20:56Enfin, peu importe.
00:20:57Ça peut être très grave.
00:20:57Voilà,
00:20:58ça aurait pu être une catastrophe.
00:20:59Donc voilà,
00:21:07puis un jour,
00:21:07peut-être qu'on en verra
00:21:08sur l'avion.
00:21:08C'est drôle pour voir
00:21:09ce que fait le pilote
00:21:10qui fait,
00:21:10ah,
00:21:10il a fait un looping
00:21:11grâce à nous.
00:21:12On se marre,
00:21:12c'est pour pas cher.
00:21:15Alors,
00:21:16l'homme qui avait arraché,
00:21:18détaché,
00:21:18ce qu'il a arraché,
00:21:19parce que je la vois très bien,
00:21:20cette statue de Jeanne d'Arc
00:21:21devant l'église Saint-Augustine,
00:21:22il y en a une autre,
00:21:23place des pyramides.
00:21:24Et effectivement,
00:21:24je ne voyais pas l'épée.
00:21:25Je dis,
00:21:26bon,
00:21:26elle doit être en restauration.
00:21:27Pas du tout.
00:21:28C'est quelqu'un
00:21:28qui s'en était à Paris.
00:21:29Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:21:30La personne a été condamnée
00:21:31et s'il ne l'avait pas été,
00:21:32je crois que ça n'aurait
00:21:33choqué personne
00:21:33puisqu'il ressort libre,
00:21:35d'autant que visiblement,
00:21:36la mairie de Paris
00:21:37s'en foutait royalement.
00:21:38Je rappelle quand même
00:21:39que la statue appartient
00:21:40à la mairie de Paris.
00:21:41Elle ne s'était même pas
00:21:42portée civile
00:21:43alors qu'elle est propriétaire
00:21:44de la statue.
00:21:45Vous vous souvenez peut-être
00:21:46le 2 janvier dernier,
00:21:47place Saint-Augustin
00:21:48près de la gare Saint-Lazare
00:21:49à Paris,
00:21:50un homme a escaladé
00:21:51la statue de Jeanne d'Arc
00:21:52pour lui voler son épée
00:21:53qu'il a donc
00:21:54totalement détruite
00:21:55avant de se faire interpeller
00:21:56quelques minutes plus tard.
00:21:57Oui, puisque l'épée
00:21:58bien sûr n'était pas intégrale.
00:21:59Il l'a vraiment arrachée.
00:22:00Les policiers découvrent
00:22:02qu'il s'agit d'un sans-papier
00:22:03de 23 ans
00:22:03originaire du Mali
00:22:04récemment arrivé en France.
00:22:06De plus, selon les informations
00:22:07de Valeurs Actuelles,
00:22:08l'audience avait été renvoyée
00:22:10à plusieurs reprises
00:22:10en raison de l'expertise
00:22:11psychiatrique du prévenu
00:22:12qui a opté pour une défense
00:22:14plutôt cocasse
00:22:14puisqu'il a déclaré
00:22:15avoir voulu prendre
00:22:16un selfie sur la statue,
00:22:18un selfie avec Jeanne d'Arc.
00:22:19Alors tout arrive,
00:22:22quand on veut faire un selfie,
00:22:23même avec une statue,
00:22:24on ne repart pas
00:22:24avec la moitié du patrimoine
00:22:25sous le bras.
00:22:26Et alors, cerise sur le gâteau,
00:22:27l'avocat du suspect
00:22:28a invoqué le pardon chrétien
00:22:31auprès du tribunal
00:22:32et la démarche touristique
00:22:34pour justifier l'acte
00:22:35de son client.
00:22:36Il a même tenté
00:22:36d'établir une différence
00:22:37entre le combat mené
00:22:39par Jeanne d'Arc
00:22:39contre les Anglais
00:22:40et la démarche pacifique
00:22:41et bienveillante
00:22:42du jeune homme
00:22:42lequel serait venu en France
00:22:44pour y vivre.
00:22:44En concluant par cette phrase,
00:22:46mais magistrale,
00:22:47Sainte Jeanne d'Arc
00:22:48lui aurait sûrement pardonné.
00:22:50Eh bien, il faut croire
00:22:52que la nature a été touchée
00:22:53par la grâce
00:22:53puisque la peine prononcée
00:22:55par le tribunal
00:22:56était inférieure
00:22:57à un an de prison
00:22:58avec sursis.
00:22:59Il ne retournera donc
00:22:59pas derrière les barreaux.
00:23:01Bon, ça fait partie
00:23:02des nouvelles normes judiciaires.
00:23:04Je suppose qu'on retrouvera,
00:23:06enfin, qu'on reforgera
00:23:07une épée
00:23:07et qu'un artisan
00:23:09Ça se répare toujours.
00:23:11Je pense que ça aurait été
00:23:12un autre symbole historique
00:23:14que la statue de Jeanne d'Arc.
00:23:15Je pense que peut-être
00:23:16que la réaction
00:23:16n'aurait pas été la même.
00:23:17Enfin, voilà.
00:23:18Donc, elle vise...
00:23:18Voilà.
00:23:18Si vous avez retrouvé une...
00:23:21Il l'a détruit
00:23:22Oui, il l'a arrachée.
00:23:23Donc, on ne retrouvera pas
00:23:24l'épée de Jeanne d'Arc.
00:23:26Et puis, les portes
00:23:27du meilleur parc à thème du monde
00:23:29se sont rouvertes ce week-end.
00:23:31Le Puy du Fou
00:23:32entame sa plus longue saison.
00:23:33L'occasion pour les plus
00:23:34de 3 millions de visiteurs annuels
00:23:35de découvrir
00:23:36ou de redécouvrir
00:23:37l'histoire et la légende française.
00:23:39L'occasion aussi
00:23:40pour certains historiens
00:23:41de faire parler d'eux.
00:23:42Oui, formidable manifestation.
00:23:45C'est un républicain convaincu
00:23:46qui vous parle.
00:23:47Le Puy du Fou,
00:23:48je l'ai dit souvent
00:23:49sur cette antenne,
00:23:49j'y suis allé,
00:23:50j'y ai amené.
00:23:51Mais, mes enfants,
00:23:53c'est un instant d'histoire,
00:23:54c'est un spectacle,
00:23:55c'est une manifestation
00:23:56historique
00:23:57qui mérite le déplacement.
00:23:59Et d'ailleurs, la preuve,
00:23:59c'est qu'elle attire des foules
00:24:00et que ça devient,
00:24:01aujourd'hui en France,
00:24:02une des attractions
00:24:03les plus populaires
00:24:04et les plus courues.
00:24:05Mais on trouve toujours
00:24:06des gens pour vous dire
00:24:07mais de bonne foi,
00:24:09un peu comme, vous savez,
00:24:12des théories complotistes
00:24:13qui vous disent
00:24:13il y a eu des enlèvements,
00:24:15il y a eu des...
00:24:15Et là, on a décidé
00:24:16que le Puy du Fou
00:24:17était un spectacle
00:24:18d'extrême droite,
00:24:19la connotation idéologique
00:24:21conservatrice
00:24:21parce que le fondateur
00:24:22c'est Philippe Desvilliers
00:24:23et que c'est son fils
00:24:24Nicolas Desvilliers
00:24:24qui s'en occupe.
00:24:26Est-ce qu'on peut dire
00:24:26que c'est une lecture
00:24:27de l'histoire ?
00:24:28Est-ce qu'elle est fausse
00:24:29ou pas fausse ?
00:24:29Alors, on reproche aux gens,
00:24:31il y a effectivement
00:24:32un passage
00:24:33qui est toujours des allusions
00:24:34depuis l'origine
00:24:35du Puy du Fou
00:24:36sur la tragédie vendéenne,
00:24:37le jadeau site vendéen,
00:24:38les massacres
00:24:39pendant la Révolution,
00:24:40mais ensuite,
00:24:40il y a d'autres spectacles,
00:24:41celui sur les tranchées
00:24:42de la guerre de 14,
00:24:43sur les grandes aventures
00:24:44maritimes.
00:24:45C'est un formidable outil
00:24:49de pédagogie
00:24:50pour les enfants aujourd'hui
00:24:51où l'école ne fait pas
00:24:52toujours son travail,
00:24:52où les cours d'histoire
00:24:53tels que je les vois
00:24:56transmis à l'éducation nationale
00:24:58avec des relectures
00:24:59ou des interprétations
00:25:00qui sont inacceptables,
00:25:01ce qui est raconté
00:25:02au Puy du Fou,
00:25:03c'est ce qui s'est passé.
00:25:04On passe à la polémique
00:25:05avec Patrick Boucheron
00:25:07sur un média du service public
00:25:08l'autre jour
00:25:09qui commençait à expliquer
00:25:09qu'il y était allé,
00:25:10qu'il était revenu effondrer,
00:25:12que c'était la théorie
00:25:13de la défaite,
00:25:14que c'était vraiment
00:25:14le symptôme de l'extrême droite
00:25:16qui est toujours
00:25:16dans la destruction de la France
00:25:17qui perd ou toujours
00:25:19dans des tragédies.
00:25:20C'est dramatique
00:25:21parce que c'est vraiment
00:25:21l'inverse.
00:25:22Laissons dire,
00:25:23laissons dire,
00:25:24allons au Puy du Fou.
00:25:25Si un jour il y a une dérive,
00:25:27on le verra,
00:25:28on le dira
00:25:28et puis ça sera peut-être rectifié
00:25:30et de toute manière
00:25:30c'est un spectacle privé.
00:25:31C'est une réussite économique,
00:25:33c'est une réussite culturelle,
00:25:34c'est porteur pour le territoire
00:25:35de la Vendée.
00:25:36Alors là,
00:25:36s'il y a vraiment
00:25:37quelque chose qui marche
00:25:37et qui est une invention française,
00:25:39c'est bien ça.
00:25:44Juste quelque chose,
00:25:45Péricault,
00:25:45et ça calmera peut-être
00:25:46justement les rumeurs.
00:25:49Le Puy du Fou,
00:25:49c'est le deuxième parc de France
00:25:51le plus visité
00:25:52après Disneyland,
00:25:53avant le parc Astérix,
00:25:54avant le Futuriscope.
00:25:55C'est complètement craint.
00:25:56Vraiment symboliquement,
00:25:57je préférais qu'il soit le premier.
00:25:58Donc ils peuvent bien taper dessus,
00:25:59ça ne sert à rien.
00:25:59Et j'espère,
00:26:00et j'espère que le Puy du Fou,
00:26:01j'ai tout le respect qu'on peut
00:26:03pour Disneyland
00:26:03qui représente un système
00:26:05économique et social
00:26:06et culturel
00:26:06qui n'est pas le mien.
00:26:07Voilà,
00:26:08mais j'espère qu'un jour
00:26:08le Puy du Fou
00:26:09sera le spectacle
00:26:10le plus visité,
00:26:11le premier spectacle de France,
00:26:12il le mérite.
00:26:13Et ça fera beaucoup,
00:26:14bien plus de bien
00:26:16à la France
00:26:16que Disneyland.
00:26:17Je ne dis pas
00:26:17que ça fait du mal.
00:26:18Mais le Puy du Fou
00:26:19fera plus de bien
00:26:20à la culture française.
00:26:21C'est ce que les filles de Villiers,
00:26:22en comparant justement
00:26:23Disneyland et le Puy du Fou,
00:26:24ils disent qu'on sort
00:26:24de Disneyland en vomissant,
00:26:26on sort du Puy du Fou
00:26:27en pleurant.
00:26:27Et il a raison.
00:26:28Alors c'est vrai
00:26:29que si on abuse trop
00:26:29de certaines boissons soda américaines
00:26:31et de sandwich,
00:26:33c'est vrai qu'on peut...
00:26:35Ce n'est pas la même émotion,
00:26:36pas la même conséquence.
00:26:3810 ans après l'adoption
00:26:40des grandes régions,
00:26:41une proposition de loi
00:26:42permettrait à la collectivité
00:26:43européenne d'Alsace
00:26:44de se séparer
00:26:45des ex-régions
00:26:46Lorraine et Champagne-Ardenne.
00:26:47Qu'est-ce que ça veut dire
00:26:48cet écho ?
00:26:48Écoutez, je vais vous dire,
00:26:49je n'ai rencontré
00:26:50François Hollande
00:26:51qu'une fois dans ma vie,
00:26:52c'était après
00:26:52qu'il quittait l'Elysée
00:26:54et il m'a demandé
00:26:55ce que je lui reprochais le plus.
00:26:57Et je lui dis
00:26:58le découpage régional
00:26:59de 2014-2015
00:27:00est une aberration totale,
00:27:02c'est une négation
00:27:02de l'histoire de France,
00:27:03de la cohérence des territoires,
00:27:05cohérence territoriale,
00:27:06c'est le découpage
00:27:07que les Romains avaient fait
00:27:08parce que les Romains
00:27:09avaient étudié autrefois
00:27:10l'équation entre sociologie,
00:27:12paysage, géographie, climat.
00:27:14Bon, et les régions
00:27:15telles qu'elles étaient,
00:27:16les 22 n'étaient pas idéales
00:27:17mais ça correspondait
00:27:18à une certaine réalité.
00:27:19Ce nouveau découpage,
00:27:20il y a des choses
00:27:20qui sont logiques,
00:27:21réunification de la Normandie,
00:27:22c'est bien la Normandie
00:27:23qui retrouve son intégrité,
00:27:25sa totalité.
00:27:26Bourgogne-Franche-Comté,
00:27:27la Franche-Comté
00:27:28était une partie de la Bourgogne
00:27:29qui était dans le territoire
00:27:31Saint-Empire romain germanique.
00:27:32Il y a aussi une cohérence,
00:27:33la Provence est restée Provence,
00:27:36qu'on ne dit jamais Paca,
00:27:37mon Dieu,
00:27:37c'est Provence-Côte d'Azur.
00:27:39L'Occitanie,
00:27:40à peu près légitime,
00:27:41l'Aquitaine,
00:27:42c'est n'importe quoi,
00:27:43on a mis le Limousin
00:27:44avec l'ancienne Charente-Poitou,
00:27:47avec la Gascogne
00:27:48et la Guyenne,
00:27:49ça ne veut rien dire.
00:27:50Et le pire,
00:27:51c'est quand on a rattaché
00:27:51l'Alsace
00:27:52qui est une entité territoriale
00:27:53qui a toujours été séparée,
00:27:55à part qu'elle a une culture,
00:27:56une tradition ancienne,
00:27:57ce sont les Alsaciens
00:27:58et on les a fusionnées
00:27:59dans cette région
00:28:00avec Champagne-Lorraine.
00:28:01A l'ailleurs,
00:28:02Champagne-Lorraine,
00:28:02ça peut se comprendre,
00:28:03mais avoir intégré l'Alsace,
00:28:05je comprends que les Alsaciens
00:28:06aient de vous demander
00:28:07à retrouver un statut particulier
00:28:09et là,
00:28:09il y a une démarche
00:28:10à l'initiative de Gabriel Attal
00:28:11qui veut que l'Alsace
00:28:13retrouve son statut régional
00:28:14ou un statut particulier.
00:28:16La Corse l'a obtenue,
00:28:18qui est un territoire français
00:28:19avec une culture un peu différente,
00:28:21et bien c'est tout à fait légitime
00:28:22que l'Alsace retrouve
00:28:23son statut régional
00:28:24et j'espère que ce projet aboutira
00:28:26parce qu'il n'est que bon sens
00:28:28est logique, démocratique.
00:28:31Puis il y a trop de pommes de terre
00:28:32en France,
00:28:32Péricault,
00:28:33et pas assez de consommateurs.
00:28:34Les agriculteurs lancent
00:28:35un appel urgent
00:28:35pour éviter le gaspillage.
00:28:37Oui,
00:28:37vous vous souvenez,
00:28:37il y a quelques mois,
00:28:38c'était le chou-fleur
00:28:39qui était encréé sur production.
00:28:40Les chou-fleurs,
00:28:41les lentilles qui s'effondraient
00:28:43et aujourd'hui,
00:28:44c'est la pomme de terre.
00:28:44On se dit,
00:28:45mais ce n'est pas possible
00:28:45avec toute la consommation
00:28:47de patates que l'on a en Europe,
00:28:48avec les frites,
00:28:49avec les purées.
00:28:50Et bien malgré tout,
00:28:51la pomme de terre française
00:28:54est malade,
00:28:54des prix s'effondrent.
00:28:55On est tombé de 0,35 centimes
00:28:58du kilo à 0,15 centimes.
00:29:00Ils sont aux abois,
00:29:01sur production,
00:29:01ce sont des centaines,
00:29:03des milliers de tonnes
00:29:03qui sont en train de s'entasser.
00:29:05Pourquoi ?
00:29:05Mais parce que je pense
00:29:06que les mœurs alimentaires changent.
00:29:09On ne fait plus la cuisine à la maison.
00:29:10On ne fait plus de chou-fleur.
00:29:12Et puis la pomme de terre,
00:29:13on l'achète souvent toute prête
00:29:14ou congelée,
00:29:15soit en pomme de terre,
00:29:16soit en purée.
00:29:17Ça vient de produits agroalimentaires
00:29:19importés de l'étranger.
00:29:21Et c'est pour ça
00:29:22que la pomme de terre française
00:29:24souffre parce qu'elle n'est plus
00:29:25traitée comme il se doit
00:29:26par nos cuisiniers,
00:29:27si peut-être.
00:29:28Et encore,
00:29:28il y a la pomme de terre,
00:29:29il y a l'importation.
00:29:30Donc consommons la pomme de terre française,
00:29:32refaisons acte de patriotisme,
00:29:34demandons au pouvoir public,
00:29:35au gouvernement,
00:29:36de légiférer,
00:29:37à l'Europe de protéger
00:29:38ces protections communautaires
00:29:39et nos agriculteurs méritants
00:29:40et courageux
00:29:41qui nous font de merveilleuses
00:29:42pommes de terre,
00:29:43la binch,
00:29:43la pompadour,
00:29:44enfin il y en a
00:29:44la rate,
00:29:46voilà,
00:29:47du touquet,
00:29:47tout ça,
00:29:48ce sont des pommes de terre
00:29:48exceptionnelles
00:29:49avec lesquelles on fait
00:29:50des plats simples
00:29:50et pas chers
00:29:51pour des gens
00:29:52qui n'ont pas de grands moyens
00:29:53et on peut faire
00:29:54de très très belles recettes
00:29:54de cuisine.
00:29:55Donc consommons
00:29:56de la pomme de terre française,
00:29:57ayons la patate
00:29:58et gardons les honneurs
00:30:01de la France
00:30:01sur notre production agricole.
00:30:03Les finances publiques
00:30:04se dégradent
00:30:04à cause de la crise.
00:30:05Ce sont les mots
00:30:06du ministre des Comptes Publics,
00:30:08David Damiel,
00:30:09une crise des carburants,
00:30:10des prix du carburant.
00:30:11D'ailleurs,
00:30:11il y a une pénurie
00:30:12dans pas mal de stations.
00:30:13Ça y est,
00:30:14ça commence.
00:30:14On en parle avec Marc Toiti
00:30:15dans un petit instant.
00:30:16Vous n'hésitez pas
00:30:17à nous appeler en direct,
00:30:18à lui poser toutes vos questions,
00:30:19tout ce qui vous passe
00:30:20par la tête
00:30:21au 0826 300 300.
00:30:23A tout de suite.
00:30:25Midi 14h,
00:30:26la France dans tous ses états.
00:30:28Sud Radio,
00:30:29Nicolas,
00:30:30Maud Koffler.
00:30:31Les finances publiques
00:30:32se dégradent
00:30:33à cause de la crise.
00:30:34Selon David Damiel,
00:30:35le ministre des Comptes Publics,
00:30:36la crise du carburant
00:30:37s'est pris exorbitant.
00:30:38C'est sûr que
00:30:39vu le contexte budgétaire
00:30:40légèrement tendu,
00:30:41on s'en serait bien passé
00:30:42mais le gouvernement
00:30:43entend respecter
00:30:43son objectif
00:30:44de réduire à moins de 5%
00:30:46le déficit public
00:30:46cette année.
00:30:47Réalité ou illusion ?
00:30:49On en parle avec
00:30:49l'économiste et conseiller
00:30:50littoraux,
00:30:51Marc Twatty.
00:30:51Bonjour.
00:30:53Bonjour Maud,
00:30:53bonjour Péricault.
00:30:54Bonjour Marc Twatty,
00:30:55merci d'être en direct
00:30:56sur Sud Radio aujourd'hui.
00:30:58On est confronté
00:30:59à une situation économique
00:31:01de plus en plus douloureuse.
00:31:02On dit toujours
00:31:03qu'on a touché le fonds
00:31:03mais on a toujours
00:31:04un strat supplémentaire.
00:31:06Là,
00:31:06très concrètement,
00:31:07pour parler de la réalité,
00:31:08est-ce que le choc pétrolier,
00:31:10puisque c'en est un,
00:31:11est d'autant plus douloureux
00:31:13pour la France
00:31:14que notre marge de manœuvre
00:31:15est réduite à zéro ?
00:31:16On est à l'os,
00:31:17le gouvernement n'a
00:31:18aucune marge économique
00:31:19et donc effectivement,
00:31:20là où on aurait pu
00:31:21enrayer un tout petit peu
00:31:22le choc pétrolier,
00:31:23mais on ne peut pas l'enrayer,
00:31:24on le subit de pas fouer.
00:31:25Est-ce que 7 ans,
00:31:278 ans,
00:31:279 ans d'économie macroniste,
00:31:29on réduit le pays
00:31:30dans un état
00:31:31où on ne peut même plus
00:31:32rectifier une hausse d'essence,
00:31:33une hausse de carburant ?
00:31:35Vous l'avez dit Périgo,
00:31:36c'est ça le drame,
00:31:37c'est qu'effectivement,
00:31:38on a grillé
00:31:39toutes nos cartouches
00:31:39sous l'ère Macron
00:31:40et pour rien
00:31:41ou pour pas grand chose
00:31:42si vous voulez.
00:31:42Regardez,
00:31:43j'ai le chiffre incroyable
00:31:44de la dette publique
00:31:45parce que ça,
00:31:45on ne le dit pas assez.
00:31:47Donc de 2017
00:31:47à la fin 2025,
00:31:49donc l'ère Macron
00:31:50n'est pas terminée,
00:31:51enfin on ne sait pas,
00:31:51mais pour l'instant
00:31:51ce n'est pas terminé,
00:31:52la dette publique,
00:31:53tenez-vous bien,
00:31:54a augmenté de 1 204 milliards d'euros.
00:31:57J'ai les chiffres
00:31:57insés sous les yeux.
00:31:58Sur la même période,
00:32:00le PIB,
00:32:00c'est-à-dire la richesse
00:32:01qu'on crée en France
00:32:02en valeur,
00:32:03donc augmenté de l'inflation,
00:32:05a augmenté de 744 milliards.
00:32:07Vous ne rêvez pas,
00:32:081 204 milliards
00:32:09de hausse de la dette,
00:32:10744 milliards d'euros.
00:32:12500 milliards d'euros.
00:32:13Il manque 460 milliards d'euros
00:32:17qui ont disparu
00:32:18du circuit économique.
00:32:19Donc on ne le dit pas
00:32:20qu'il n'y a plus d'argent,
00:32:21l'argent est là,
00:32:22simplement la mal utilisé.
00:32:24C'est là qu'est le drame.
00:32:25Et ça,
00:32:25on doit en voir évidemment
00:32:26aux dirigeants français
00:32:28qui ont fait,
00:32:29disons-le,
00:32:29n'importe quoi.
00:32:30Ils ont gaspillé
00:32:31les délires publics
00:32:32parce qu'on nous a dit
00:32:32oui,
00:32:32mais c'est pour acheter
00:32:33la paix sociale.
00:32:34Quelle paix sociale ?
00:32:36Vous vous rendez compte
00:32:36que sur la même période,
00:32:37depuis 2017
00:32:39jusqu'à aujourd'hui,
00:32:41enfin on n'a pas encore
00:32:41léché de 2025,
00:32:42mais le taux de pauvreté
00:32:44est passé de 13,8
00:32:46à près de 16%,
00:32:4815,4% exactement.
00:32:50Donc,
00:32:50où est passé cet argent ?
00:32:53C'est ça qui est dramatique,
00:32:54si vous voulez.
00:32:54C'est qu'aujourd'hui,
00:32:55évidemment,
00:32:56la guerre au Moyen-Orient,
00:32:59elle a bon d'eau.
00:33:00Évidemment,
00:33:00c'est un choc pétrolier.
00:33:01Je vous rappelle
00:33:01qu'il y a encore quelques jours,
00:33:02le ministre de l'économie
00:33:03disait,
00:33:03non,
00:33:04non,
00:33:04ce n'est pas un choc pétrolier,
00:33:05tout va bien dans le meilleur des mondes.
00:33:07Mais c'est scandaleux.
00:33:08Nous avons affaire
00:33:09à un mépris incroyable.
00:33:11Rendez-vous compte,
00:33:12on est face
00:33:12à une récession dramatique,
00:33:14on est face
00:33:14à une inflation
00:33:15qui explose
00:33:16et qui va encore
00:33:17malheureusement
00:33:18augmenter.
00:33:18Et que nous disent
00:33:20nos dirigeants français ?
00:33:21Ah ben,
00:33:21ne vous inquiétez pas,
00:33:22vous allez pouvoir utiliser
00:33:23votre ticket restaurant
00:33:24le dimanche.
00:33:26On se moque de nous !
00:33:28Vous comprenez ?
00:33:28C'est-à-dire que...
00:33:29Le Mozart,
00:33:30le Mozart de la finance,
00:33:32finalement,
00:33:32c'est le docteur
00:33:33Follamour de la finance.
00:33:35Mais ce sont
00:33:36des décisions
00:33:37structurelles
00:33:37cumulées
00:33:38où c'est en fait
00:33:39un laisser-aller
00:33:40avec le quoi qu'il en coûte.
00:33:42On laisse...
00:33:42Est-ce qu'à un moment donné,
00:33:44on se pose la question,
00:33:45dans la mesure
00:33:45où l'hypothèse
00:33:46d'un changement
00:33:47de gouvernement
00:33:48de majorité
00:33:49est probable,
00:33:50est-ce qu'il n'y a pas,
00:33:51à un moment donné,
00:33:52on m'a toujours dit
00:33:52l'idée de laisser le pays
00:33:54en état de ruine
00:33:55et que ceux qui viendront
00:33:56derrière n'auront plus rien
00:33:57dans les caisses
00:33:58pour pouvoir gérer
00:33:58la République ?
00:34:00Oui, c'est dramatique
00:34:01parce que c'est exactement
00:34:01ce qui se passe aujourd'hui.
00:34:02Ce n'est pas nouveau,
00:34:03ça fait des années
00:34:04que ça se dure.
00:34:05On a cette fuite en avant
00:34:06permanente où on dit
00:34:07que ce n'est pas grave,
00:34:08on va augmenter la dette
00:34:09et puis globalement
00:34:10tout va passer.
00:34:10Et bien non,
00:34:10ça ne peut plus passer
00:34:11parce qu'en plus,
00:34:12l'une des conséquences
00:34:13de ce qui est en train
00:34:14de se produire aujourd'hui,
00:34:15c'est que ça avait aussi
00:34:16commencé dès l'année dernière,
00:34:17donc avant le conflit
00:34:19dans le Montréal
00:34:20et le choc pétrolier,
00:34:21mais les taux d'intérêt
00:34:22de notre dette publique
00:34:23augmentent.
00:34:24Rendez-vous compte
00:34:24que l'année dernière,
00:34:25on a eu les chiffres de l'INSEE,
00:34:27juste la charge d'intérêt
00:34:28de la dette
00:34:28nous a coûté 65 milliards d'euros.
00:34:31Jeté par les fenêtres.
00:34:32On dit bien la charge,
00:34:33la charge des intérêts
00:34:34de la dette.
00:34:35La charge,
00:34:36le paiement des intérêts
00:34:37de la dette,
00:34:3865 milliards d'euros.
00:34:40Cette année,
00:34:40ça sera entre 75
00:34:41et 80 milliards d'euros.
00:34:43Bientôt,
00:34:44d'ici 2030,
00:34:45ça sera près de 120 milliards d'euros
00:34:48par an.
00:34:49Sur une année,
00:34:50vous vous rendez compte
00:34:50qu'en 15 ans,
00:34:53la charge d'intérêt
00:34:53de la dette
00:34:54dépasse les 1000 milliards d'euros.
00:34:57C'est là
00:34:57où on pourra vouloir
00:34:58remonter.
00:34:59C'est là
00:34:59où les dirigeants
00:35:00ont fait une catastrophe
00:35:01de notre économie
00:35:02et ce n'est pas encore une fois
00:35:04le choc pétrolier.
00:35:05Ça,
00:35:05c'était avant
00:35:06le choc pétrolier.
00:35:07Bien sûr,
00:35:07ce choc pétrolier
00:35:08ne va rien arranger.
00:35:09Il va nous aggraver
00:35:10la situation
00:35:11mais simplement,
00:35:12il va nous mettre
00:35:12devant le domaine,
00:35:14si vous voulez,
00:35:15sachant que là,
00:35:16les dirigeants français,
00:35:18comme ils n'ont pas
00:35:18de volonté
00:35:19de transformer
00:35:20l'économie française,
00:35:21notamment en réduisant
00:35:22les dépenses publiques,
00:35:23en réduisant les impôts.
00:35:24Alors,
00:35:25qu'est-ce qu'on va nous faire ?
00:35:25Ne l'oublions pas,
00:35:26à la fin,
00:35:27qui paye à la fin ?
00:35:28Ce sont les Français.
00:35:28On emprunte à combien,
00:35:31Marc-Toy-Ti ?
00:35:32On emprunte à combien,
00:35:33aujourd'hui,
00:35:33les taux ?
00:35:34Là,
00:35:34aujourd'hui,
00:35:35on est...
00:35:35Alors,
00:35:35la semaine dernière,
00:35:36on a touché un sommet
00:35:37depuis 2009.
00:35:38On est monté à 3,9%
00:35:40sur le taux 10 ans.
00:35:42Là,
00:35:42on est à peu près
00:35:42à 3,75%.
00:35:44Donc,
00:35:44c'est évidemment énorme.
00:35:45Il y a 70 points d'écart
00:35:47avec l'Allemagne,
00:35:48au moins pour l'Allemagne,
00:35:49bien sûr.
00:35:50Et sur le taux 30 ans,
00:35:51qui normalement
00:35:51doit nous rassurer,
00:35:52on est à 4,5%.
00:35:54Donc,
00:35:55évidemment,
00:35:55ça veut dire que ça va coûter
00:35:56très cher à l'État,
00:35:57mais également aux Français.
00:35:58Parce que tous les taux
00:35:59de nos crédits
00:36:00sont indexés
00:36:01sur le taux que paye l'État.
00:36:02C'est-à-dire que
00:36:03les crédits à la consommation,
00:36:04les crédits à l'immobilier,
00:36:06les crédits aux entreprises,
00:36:08tous ces taux d'intérêt
00:36:08vont augmenter.
00:36:09Donc,
00:36:09ce qui va casser encore
00:36:10l'activité économique.
00:36:12Et c'est ça qui est dramatique.
00:36:13On a eu,
00:36:14vendredi dernier,
00:36:15les chiffres de la Banque de France
00:36:16sur les faillites d'entreprises
00:36:18au mois de février 2026.
00:36:20Donc,
00:36:20encore une fois,
00:36:21avant le choc pétrolier,
00:36:22on attend encore
00:36:23un nouveau sommet historique.
00:36:24Si on enlève les micro-entreprises,
00:36:26on est 15% au-dessus
00:36:28du sommet
00:36:29de la récession de 2009.
00:36:31Et ça,
00:36:32c'était encore une fois
00:36:32en février.
00:36:33Donc maintenant,
00:36:34évidemment,
00:36:35ça va être beaucoup plus dramatique.
00:36:37Et donc,
00:36:38c'est ça
00:36:38qui aujourd'hui
00:36:39me rend presque fou.
00:36:41C'est que
00:36:41je dois nous dire,
00:36:42encore on fait la méthode couée.
00:36:44Non, mais ça va,
00:36:44on va s'en sortir,
00:36:45on va un petit peu rationner
00:36:47les centres,
00:36:48on va nous refaire le coup
00:36:49des rationnements, etc.
00:36:52Attendez,
00:36:52on est un pays grand
00:36:53comme la France.
00:36:53Et alors,
00:36:54en plus,
00:36:55M. Macron prend des risques énormes,
00:36:57notamment avec les pays du Golfe.
00:36:58Parce que parmi ceux
00:36:59qui achètent notre dette,
00:37:00il y a beaucoup de pays du Golfe.
00:37:01Et comme M. Macron refuse justement
00:37:03d'accepter la proposition
00:37:04des pays du Golfe
00:37:05pour sécuriser le dette
00:37:07pas dormus,
00:37:07et bien il est en train
00:37:08de se les mettre à dos.
00:37:09Et donc,
00:37:09c'est-à-dire que demain,
00:37:10ils ne vont pas acheter
00:37:11notre dette publique.
00:37:12Et donc que demain,
00:37:13les taux d'intérêt
00:37:14de notre dette publique
00:37:14vont encore augmenter.
00:37:16Par exemple,
00:37:17on joue un jeu
00:37:18extrêmement dangereux,
00:37:19et moi c'est ça
00:37:19qui m'inquiète,
00:37:20c'est qu'on a l'impression
00:37:21qu'on savait qu'il n'y avait
00:37:22pas de capitaine.
00:37:23Sauf que là,
00:37:24on a vraiment des mauvaises décisions
00:37:25qui sont prises,
00:37:26et donc qui sont très banjoieuses
00:37:27pour l'avenir de l'office.
00:37:29On ne pourra pas continuer
00:37:31comme ça éternellement.
00:37:32Marc Toiti,
00:37:33on sait que le poids
00:37:34du finissement de la retraite
00:37:35est un boulet,
00:37:36est un boulet pour le budget
00:37:37de l'État,
00:37:38bien entendu.
00:37:39On avait l'option
00:37:40d'une retraite
00:37:41qui aurait pu un tout petit peu
00:37:43rectifier,
00:37:43et encore,
00:37:44ce n'était pas insuffisant.
00:37:45Du coup,
00:37:45c'est reporté au calendre grec.
00:37:47Cet échec de la réforme
00:37:48des retraites
00:37:48ne fait qu'aggraver
00:37:49la situation,
00:37:49on est d'accord.
00:37:51Et on paye cher aujourd'hui
00:37:53ce pacte contre nature
00:37:57pour sauver des sièges
00:37:58de députés,
00:37:58on a un peu plus
00:38:00à appauvrir le pays.
00:38:02Bien entendu.
00:38:02C'est ça,
00:38:03si vous voulez,
00:38:03qui ne colle pas.
00:38:04C'est là où je parle
00:38:04de mépris vis-à-vis des Français
00:38:05parce que les Français,
00:38:06ils souffrent au quotidien,
00:38:08que ce soit les citoyens,
00:38:09les salariés,
00:38:10les artisans,
00:38:11les chefs d'entreprise.
00:38:12Au quotidien,
00:38:12ils souffrent,
00:38:13surtout dernièrement.
00:38:14Et nous,
00:38:14on a vu encore une fois
00:38:15ce budget,
00:38:15vous l'avez dit,
00:38:17pour garder les postes
00:38:18de députés,
00:38:18pour garder le gouvernement
00:38:20en place,
00:38:20pour garder M. Macron
00:38:21en place,
00:38:21etc.,
00:38:22on a finalement supprimé
00:38:23la réforme des retraites,
00:38:24ou du moins,
00:38:25on l'a décalé dans le temps,
00:38:26qui était le totem
00:38:27de M. Macron.
00:38:28La seule réforme
00:38:29qu'il avait faite encore,
00:38:30c'était une réformette,
00:38:31c'était la réforme des retraites.
00:38:32Donc,
00:38:32comme là,
00:38:32elle n'est pas là,
00:38:33évidemment,
00:38:33il faut savoir que
00:38:34ce qui nous coûte cher
00:38:34dans la réforme des retraites,
00:38:35c'est bien sûr
00:38:36le paiement des retraites
00:38:37des fonctionnaires.
00:38:38Ça nous coûte
00:38:38entre 40 et 60 milliards d'euros
00:38:40chaque année.
00:38:41Enfin,
00:38:41ça nous coûte,
00:38:41oui,
00:38:42à la puissance publique,
00:38:42donc aux Français,
00:38:44avec nos impôts,
00:38:44bien entendu.
00:38:45Donc,
00:38:46ça montre bien que
00:38:47dès le budget 2026,
00:38:54des retraites,
00:38:55c'est-à-dire plus de déficit
00:38:56des retraites,
00:38:56on va encore augmenter
00:38:57les dépenses publiques
00:38:58et encore augmenter
00:38:59les impôts.
00:39:00Vous voyez ?
00:39:01Alors,
00:39:01c'était déjà le cas avant
00:39:02et c'était déjà
00:39:04la catastrophe avant.
00:39:05Là aussi,
00:39:05la semaine dernière,
00:39:06on a eu des chiffres
00:39:06très intéressants
00:39:07de l'INSEE,
00:39:08encore une fois,
00:39:09sur le mois de février 2026.
00:39:11On a vu que
00:39:12la production industrielle
00:39:13a chuté de 0,7% en février.
00:39:15La consommation des ménages
00:39:17a baissé de 1,4% en février,
00:39:19moins 1,6% en trois mois.
00:39:22Donc,
00:39:22ça,
00:39:22c'était encore une fois en février,
00:39:23donc avant le choc pétrolier.
00:39:25Donc,
00:39:25maintenant,
00:39:25évidemment,
00:39:25ça va être pire.
00:39:26Donc,
00:39:26quand on me dit
00:39:27non,
00:39:27on va maintenir les finances publiques,
00:39:29c'est une arnaque.
00:39:30Les finances publiques,
00:39:31déjà avant le choc pétrolier,
00:39:33on savait très bien
00:39:33qu'on n'allait pas tenir
00:39:34les engagements de l'État.
00:39:35C'est-à-dire que là,
00:39:35on se dirige vers 6%
00:39:37de défis publics
00:39:38par rapport au PIB.
00:39:39Et donc,
00:39:39encore une fois,
00:39:40c'est-à-dire dérapage
00:39:40des fonds publics,
00:39:41on aura seulement une note
00:39:42de la France
00:39:43qui va être dégradée
00:39:43et puis surtout,
00:39:44encore une fois,
00:39:45les investisseurs
00:39:45n'ont pas acheté notre dette.
00:39:46Donc,
00:39:47les taux d'intérêt
00:39:47vont augmenter,
00:39:48ce qui va encore plus
00:39:49casser l'activité économique.
00:39:51Donc,
00:39:51c'est ça,
00:39:51moi qui aujourd'hui
00:39:52m'inquiète énormément,
00:39:53c'est que voilà,
00:39:54c'est la sigale et la fourmi,
00:39:55quoi.
00:39:56On est pris au dépourvu
00:39:57quand l'abysse fut venu,
00:39:58sauf que,
00:39:58en ce qui me concerne,
00:39:59ça fait des années
00:39:59que j'allais,
00:40:00même notamment
00:40:01sur ce de radio,
00:40:02mais à hier,
00:40:02pour dire,
00:40:03attendez,
00:40:04il faut arrêter aujourd'hui
00:40:05de continuer cette fuite en avant.
00:40:07Je l'avais déjà dit
00:40:08à Bruno Le Maire
00:40:09en 2021,
00:40:10malheureusement,
00:40:10il ne nous a pas écoutés.
00:40:12Donc,
00:40:12il a continué
00:40:13d'augmenter
00:40:13cette dette publique
00:40:14en dépit du bon sens.
00:40:16Il n'a fait que gagner du temps
00:40:17sur cette fuite en avant
00:40:18est dramatique
00:40:18et au mieux,
00:40:19on va faire la même chose.
00:40:20Alors qu'on pouvait
00:40:21tout simplement réduire
00:40:23la TVA qui pèse
00:40:24sur la taxe,
00:40:25vous savez,
00:40:25sur l'essence,
00:40:26ça limiterait
00:40:27le prix de l'essence
00:40:28et derrière,
00:40:29on réduirait
00:40:29les dépenses publiques.
00:40:31Mais ça,
00:40:31évidemment,
00:40:31il n'y a aucune volonté.
00:40:32Notamment,
00:40:32on ne veut pas réduire
00:40:33les dépenses de fonctionnement
00:40:34ce qui est le poste
00:40:35qui augmente le plus.
00:40:36Donc,
00:40:36tant qu'on ne regarde pas
00:40:38la réalité en face,
00:40:39tant qu'on n'a pas
00:40:39une politique sérieuse,
00:40:41eh bien,
00:40:41évidemment,
00:40:42ça va continuer.
00:40:43Et sachez qu'aujourd'hui,
00:40:45la France
00:40:45est déjà
00:40:46la risée du monde.
00:40:47C'est-à-dire que
00:40:47nous sommes le pays,
00:40:48dans la zone euro,
00:40:49où il y a le plus
00:40:50de défis publics
00:40:51et ça continue de déraper.
00:40:53Il y a quelques semaines,
00:40:54quand on a eu
00:40:54le déficit public de 2025,
00:40:56on avait 5,1%
00:40:57et le gouvernement
00:40:59présente ça
00:40:59comme un exploit.
00:41:00Oh là là,
00:41:00c'est formidable !
00:41:01Attendez,
00:41:02on se satisfait
00:41:03d'un déficit public
00:41:04de 5,1% du PIB
00:41:05qui est l'un des plus élevés
00:41:07d'Europe.
00:41:08Donc,
00:41:08encore une fois,
00:41:09ce n'est pas sérieux
00:41:10comme vous le dites souvent.
00:41:10toi,
00:41:11si,
00:41:11espérons que vous serez entendus.
00:41:13Vous serez peut-être
00:41:14un jour entendus,
00:41:14parce qu'à force de le dire...
00:41:15C'est évident que,
00:41:17tôt ou tard,
00:41:18si vous voulez,
00:41:18c'est évident que,
00:41:19tôt ou tard,
00:41:19on prendra les bonnes mesures.
00:41:20Parce que,
00:41:20simplement,
00:41:21on n'a pas voulu le faire
00:41:21dans la douceur,
00:41:22on va le faire dans la douleur.
00:41:23Ce que vous avez prédit,
00:41:25c'est souvent produit,
00:41:26donc je pense que,
00:41:27voilà,
00:41:27les gouvernements
00:41:29écouteront un jour
00:41:29vos conseils.
00:41:30Merci d'avoir été
00:41:30sur Sud Radio
00:41:31pour votre avis,
00:41:32toujours si pertinent
00:41:33et si pointu.
00:41:33Je vous dis à très bientôt
00:41:34pour un nouvel échange.
00:41:36A très bientôt.
00:41:36Merci,
00:41:37Marc Poitier.
00:41:38Vous restez avec nous.
00:41:39Je vais recevoir
00:41:40Diane de Bourguedon.
00:41:42Diane de Bourguedon
00:41:43a écrit
00:41:44Les Indésirables,
00:41:45un traité sur la prolophobie.
00:41:47Oui,
00:41:47effectivement,
00:41:47il y a aujourd'hui
00:41:48une discrimination
00:41:49envers certaines catégories
00:41:51de français,
00:41:51notamment au niveau judiciaire,
00:41:53au niveau administratif.
00:41:54Est-ce qu'il fait
00:41:55moins bon
00:41:56être français blanc aujourd'hui,
00:41:58comme disait,
00:41:59un petit blanc,
00:41:59ou quelqu'un d'origine modeste
00:42:01que d'avoir un autre statut social
00:42:04en France ?
00:42:04Vous restez avec nous.
00:42:05Évidemment,
00:42:05c'est un sujet qui vous touche.
00:42:07Est-ce qu'il y a une forme de mépris ?
00:42:08Est-ce qu'il y a une forme de rejet ?
00:42:10Je vais parler quasiment de ségrégation
00:42:12aujourd'hui en France,
00:42:13selon que l'on soit
00:42:14d'une origine ou d'une autre,
00:42:15d'une confession ou d'une autre,
00:42:16d'une croyance ou d'une autre.
00:42:17Eh bien,
00:42:18on en discute avec Diane de Bourguedon.
00:42:20Vous nous appelez au 0826 300 300.
00:42:24Emmanuel Galassot transmettra votre appel
00:42:25et vous pourrez ainsi
00:42:26vous exprimer et échanger
00:42:28avec notre invité.
00:42:29A tout de suite sur Sud Radio.
00:42:30Bonjour et bienvenue sur Sud Radio.
00:42:33En ce 7 avril 2026,
00:42:36il est 13h05,
00:42:37nous allons parler du rapport
00:42:39entre le peuple français
00:42:40et les autorités de la République,
00:42:42les institutions de la République,
00:42:44la justice notamment,
00:42:45mais aussi la police,
00:42:46parce qu'il semblerait,
00:42:47il semblerait,
00:42:48on le devinait,
00:42:49on le craignait,
00:42:50on le pressentait,
00:42:51il semblerait qu'il y ait
00:42:52une nouvelle fracture.
00:42:53Alors,
00:42:54elle n'est pas que sociale,
00:42:55elle est aussi politique,
00:42:57elle est aussi culturelle,
00:42:58peut-être philosophique.
00:43:00Est-ce qu'on découvrirait
00:43:02une nouvelle forme
00:43:02de lutte des classes
00:43:03entre ceux qui sont mal nés
00:43:06parce que trop français
00:43:07et d'autres qui sont mieux nés
00:43:09parce qu'ils ne sont pas
00:43:09tout à fait français ?
00:43:12Pas de préjugés.
00:43:13Voilà,
00:43:14je sais que le racisme aujourd'hui
00:43:15est au cœur du débat.
00:43:17Alors,
00:43:17le racisme le plus violent
00:43:19n'est pas celui forcément
00:43:20qu'on croit.
00:43:21et je reçois à ce propos
00:43:23Diane de Bourguédon
00:43:25qui a publié chez Fayard
00:43:27dans la collection
00:43:29du premier livre
00:43:30Les Indésirables.
00:43:32Les Indésirables.
00:43:33Il y avait les intouchables,
00:43:34aujourd'hui il y a
00:43:34Les Indésirables
00:43:35avec un sous-titre
00:43:36qui veut tout dire
00:43:36la prolophobie.
00:43:38Est-ce qu'il y aurait
00:43:38de la prolophobie en France ?
00:43:40Alors,
00:43:41la prolophobie,
00:43:42elle pouvait être
00:43:44l'objet
00:43:44d'un mouvement de droite,
00:43:46on n'aime pas le prolo,
00:43:47mais là,
00:43:47c'est même des forces de progrès
00:43:49qui considéraient
00:43:50qu'il y a de bons prolos
00:43:51et de mauvais prolos
00:43:52et que le bon prolo,
00:43:54eh bien lui,
00:43:55on peut le défendre,
00:43:56mais le prolo
00:43:56qui serait beauf,
00:43:58eh bien lui,
00:43:58il sent moins bon
00:43:59que l'autre.
00:44:01Diane de Bourguédon,
00:44:02merci d'avoir accepté
00:44:03notre invitation.
00:44:04Votre pamphlet
00:44:05est un traité politique,
00:44:06j'allais dire,
00:44:07extrêmement violent,
00:44:08mais qui explique
00:44:09beaucoup de choses.
00:44:10Ce n'est pas encore
00:44:11un document historique,
00:44:12j'espère qu'il ne le deviendra pas
00:44:13et vous aussi.
00:44:15Qu'est-ce qui vous a poussé
00:44:16tout d'un coup
00:44:16à vous inquiéter
00:44:17et à ce point,
00:44:18vous parlez d'affaires judiciaires
00:44:19très précises,
00:44:19vous commencez par cette tragédie
00:44:21à Marseille
00:44:22où Alban Gervais
00:44:25qui allait chercher
00:44:25sa petite fille
00:44:26qui est un médecin militaire
00:44:28se fait poignarder
00:44:28à plusieurs reprises
00:44:30par Mohamed El
00:44:31et puis,
00:44:32on décide que finalement
00:44:34Mohamed El,
00:44:34malgré la violence,
00:44:35il avait récidivé en plus
00:44:36et considéré
00:44:38comme irresponsabilité pénale,
00:44:40c'est la nouvelle mode
00:44:41des juges.
00:44:42Vous êtes inquiète aujourd'hui
00:44:43sur la façon
00:44:44dont la justice française
00:44:44traite certains dossiers ?
00:44:46Eh bien assurément
00:44:47et je ne peux que me reconnaître
00:44:49dans la plupart des Français
00:44:50qui doutent
00:44:51que la justice
00:44:51soit parfaitement impartiale
00:44:53et cela est montré
00:44:54dans plusieurs sondages.
00:44:55Ce qui m'est apparu,
00:44:56c'est que
00:44:57le parallèle
00:44:58entre deux affaires,
00:44:59donc l'affaire d'Alban Gervais
00:45:00et puis une autre affaire
00:45:01qui concerne
00:45:03qui a connu un dénouement judiciaire
00:45:05assez proche d'antan,
00:45:06celle de Lionel M.
00:45:08qui avait brûlé un coran
00:45:09devant une mosquée
00:45:10qui était de toute évidence
00:45:12atteint d'une maladie mentale
00:45:14pour laquelle il était suivi
00:45:15et mis sous curatelle,
00:45:16lui n'a pas bénéficié
00:45:18d'une certaine manière
00:45:19de l'excuse
00:45:19de responsabilité pénale
00:45:20alors qu'elle était évidente.
00:45:21Il se prend un enferme.
00:45:23Il se prend un enferme
00:45:24alors que dans le même temps,
00:45:25quelques mois auparavant,
00:45:26l'affaire Alban Gervais
00:45:27avait été traitée
00:45:28comme vous venez de le dire.
00:45:29Et je me suis rendu compte
00:45:30en fait,
00:45:31devant cette évidence iniquité,
00:45:34qu'en réalité,
00:45:35la géométrie variable,
00:45:36on ne la retrouvait pas
00:45:38seulement dans la justice
00:45:39mais dans le système médiatique,
00:45:41la façon dont les affaires
00:45:42sont traitées.
00:45:43Certaines sont très rapidement
00:45:44relayées,
00:45:45même parfois montées en épingle,
00:45:47d'autres sont tues
00:45:48et lorsque ça ne correspond pas
00:45:50aux récits médiatiques
00:45:51qu'on a envie d'imposer,
00:45:53on hurle à la récupération politique
00:45:56alors que les médias,
00:45:57la plupart des médias,
00:45:58en tout cas,
00:45:59la pratiquent eux-mêmes
00:45:59en parlant plus
00:46:02de certaines affaires
00:46:02et en taisant les autres.
00:46:04Donc cette géométrie variable,
00:46:06en réalité,
00:46:06elle est dans la justice
00:46:07et je pense qu'un minimum
00:46:09de bon sens
00:46:10permet de s'en apercevoir
00:46:12mais elle n'est pas
00:46:12que dans la justice
00:46:13et en réalité,
00:46:14elle s'étend à quasiment
00:46:15toutes les institutions
00:46:16du réglement.
00:46:17Vous citez le cas,
00:46:18la tragédie,
00:46:18tout le monde se souvient
00:46:19que Camille Traoré
00:46:20avec Sarah Halimi,
00:46:22qu'il a roué de coups,
00:46:23torturé,
00:46:24qu'il a défenestré
00:46:25et là aussi,
00:46:28on invoque
00:46:29la responsabilité,
00:46:30l'irresponsabilité pénale
00:46:31et vous donnez un chiffre éloquent.
00:46:33En 2019,
00:46:34on a compté 12 000 cas
00:46:35où les tribunaux
00:46:36ont prononcé
00:46:36l'irresponsabilité pénale,
00:46:38on est passé à 20 000 cas
00:46:39en 2023,
00:46:40plus 60%.
00:46:41vous dites dans votre ouvrage
00:46:43que vous ne continuez pas
00:46:45d'insinuer,
00:46:46vous constatez
00:46:47que l'irresponsabilité pénale
00:46:49serait peut-être une façon
00:46:50pour la justice française
00:46:51d'épargner certaines catégories
00:46:53de population
00:46:55au contraire
00:46:55pour pouvoir sévir sur d'autres.
00:46:57Pour vous,
00:46:58c'est un constat ?
00:46:58On a l'impression,
00:46:59en fait,
00:47:00tout apparaît
00:47:01comme s'il y avait
00:47:02une grille d'analyse idéologique
00:47:04avec les bons coupables
00:47:06et les bonnes victimes
00:47:06et les mauvais coupables
00:47:08et les mauvaises victimes.
00:47:09Lorsque l'affaire
00:47:11correspond à une bonne affaire
00:47:12donc bon coupable
00:47:14et bonne victime,
00:47:15la justice applique
00:47:16les peines
00:47:18conformément
00:47:18au texte de loi.
00:47:20En revanche,
00:47:21lorsque c'est une mauvaise affaire
00:47:23donc typiquement
00:47:25le coupable
00:47:26est un OQTF
00:47:27et la victime
00:47:29est une femme
00:47:30on va dire
00:47:31française de souche,
00:47:33dans ces cas-là
00:47:33ou bien on a aussi
00:47:35le cas
00:47:36de la Ligue des Champions
00:47:37il y a eu des tas
00:47:37de dégradations
00:47:38le soir de la victoire
00:47:41des déclarations
00:47:42assez martiales
00:47:43du Président de la République
00:47:45et puis on se rend compte
00:47:46qu'en pratique
00:47:46les peines
00:47:47n'ont été pas appliquées
00:47:49ou complètement minorées.
00:47:50Et donc
00:47:51tout s'apparente
00:47:52à ce que
00:47:54la magistrature
00:47:56pioche
00:47:57dans sa besace
00:47:58tout un tas
00:47:58de circonstances
00:48:00atteignantes.
00:48:00Alors l'irresponsabilité pénale
00:48:02les chiffres
00:48:02sont absolument effarants
00:48:03mais pour
00:48:04le soir
00:48:05de la Ligue des Champions
00:48:06on a dit
00:48:07que certains jeunes
00:48:08qui avaient pourtant
00:48:09visé des forces de l'ordre
00:48:10je veux dire
00:48:10une attaque physique
00:48:11violence policière
00:48:12enfin contre les policiers
00:48:14ils ont eu
00:48:15l'expression
00:48:16de leur regret
00:48:16ou la méconnaissance
00:48:18par les pouvoirs de police
00:48:19on a l'impression
00:48:19que l'excuse de minorité
00:48:21on a l'impression
00:48:22que tout est fait
00:48:22pour tout le temps
00:48:24excuser les mêmes
00:48:25et en revanche
00:48:26ces excuses-là
00:48:27ne sont pas appliquées
00:48:28aux autres.
00:48:28Vous dites
00:48:28on fouille dans l'arsenal juridique
00:48:30pour trouver
00:48:31la clause
00:48:32qui pourrait permettre
00:48:33une forme d'indulgence
00:48:34alors que la faute
00:48:35est caractérisée
00:48:36et la sanction
00:48:37est évidente
00:48:38et on trouve
00:48:39l'argument
00:48:40qui manquait
00:48:40selon des terminologies
00:48:41juridiques très précises
00:48:43pour qu'on puisse
00:48:44appliquer des sanctions
00:48:45minimales
00:48:46à des gens
00:48:46qui méritent
00:48:47d'être condamnés
00:48:47sévèrement.
00:48:48Exactement
00:48:48on a l'impression
00:48:49qu'en fait
00:48:50on tord un petit peu
00:48:51le droit
00:48:51pour permettre
00:48:53d'être plus indulgent
00:48:56envers cet intérêt
00:48:56de catégorie de personnes
00:48:57et d'ailleurs
00:48:58c'est quand même
00:48:58dans la lignée
00:48:59ça remonte quand même
00:49:00à il y a longtemps
00:49:00cette histoire
00:49:01parce que c'est dans
00:49:01la lignée
00:49:01de la fameuse
00:49:02on en parle tout le temps
00:49:03à Ranque de Baudot
00:49:04en 1974
00:49:05qui recommandait
00:49:06aux jeunes
00:49:07qui s'engageaient
00:49:08dans la magistrature
00:49:09d'être partiaux
00:49:11c'était dit.
00:49:12Je vais vous la lire
00:49:14examinez toujours
00:49:15où sont le, la
00:49:16alors on est en disrupule
00:49:17on est en inclusif
00:49:18le, la forte
00:49:19et le faible
00:49:20qui ne se confondent
00:49:21jamais avec
00:49:22la délinquante
00:49:23ou le délinquant
00:49:23et sa victime
00:49:24ayez un préjugé favorable
00:49:26pour la femme
00:49:26contre l'homme
00:49:27pour l'immigré
00:49:28et eux
00:49:28contre l'autochtone
00:49:30pour le ou la musulmane
00:49:31contre le ou la chrétienne
00:49:33pour l'homosexuel
00:49:34L.E.
00:49:35contre l'hétérosexuel
00:49:372 L.E.
00:49:38pour l'étranger
00:49:39E.
00:49:39contre la française
00:49:40E. ou le français
00:49:41pour le non-blanc
00:49:43ou la non-blanche
00:49:44contre le blanc
00:49:44ou la blanche
00:49:45pour le voyou
00:49:46contre l'honnête homme
00:49:47c'était M. Baudot
00:49:49et c'était
00:49:49alors ça
00:49:50en fait
00:49:51ça c'est un petit exercice
00:49:52que je me suis amuse à faire
00:49:53en fait j'ai repris
00:49:54vous faites la synthèse
00:49:55vous faites la synthèse
00:49:56et j'enflipre dedans
00:49:58le wokisme
00:49:59c'est à dire que
00:50:00le wokisme
00:50:01n'existait pas
00:50:02à l'époque
00:50:02de Baudot
00:50:03bien sûr
00:50:04il y avait déjà
00:50:05je dirais
00:50:05une tendance
00:50:06un prisme idéologique
00:50:08qui est celui
00:50:09de
00:50:11effectivement
00:50:11de privilégier
00:50:13le supposément faible
00:50:14en tout cas
00:50:15de ne pas appliquer
00:50:15la même justice
00:50:16pour tout le monde
00:50:17et dans ce contexte là
00:50:19c'est infiltré
00:50:20dans les années 2010
00:50:22le wokisme
00:50:23qui est rentré
00:50:24comme un couteau
00:50:25dans du beurre
00:50:25il semble que
00:50:26votre doctrine
00:50:26telle que vous l'avez conçue
00:50:27c'est une synthèse
00:50:28de ce que Baudot explique
00:50:29vous vous dites
00:50:30aujourd'hui
00:50:31elle est appliquée
00:50:31quasiment à la lettre
00:50:32dans certains tribunaux
00:50:33en tout cas
00:50:34exactement
00:50:34alors évidemment
00:50:35je ne vais pas prétendre
00:50:36que la totalité
00:50:37des magistrats
00:50:37souscrit à cette doxa
00:50:39mais dans les affaires
00:50:41qui ressortent
00:50:42en tout cas
00:50:42qui font la une des journaux
00:50:44dont on entend parler
00:50:45dans les résolutions
00:50:46des procès
00:50:47on a quand même l'impression
00:50:48que c'est celle
00:50:48qui est à l'oeuvre
00:50:49vous vous souvenez déjà
00:50:50au moment des
00:50:51il y a tout
00:50:51ça fait longtemps
00:50:52qu'il y a des attentats
00:50:53islamistes en France
00:50:54depuis 1995
00:50:55mais ces derniers temps
00:50:57lorsqu'il y a un attentat
00:50:58qui pourrait avoir
00:50:58une connotation religieuse
00:51:00ou islamiste
00:51:00on s'assure tout de suite
00:51:01que attention
00:51:02c'est peut-être
00:51:02l'acte d'un fou
00:51:03et on vérifie d'abord
00:51:05si la personne n'est pas folle
00:51:06et on creuse bien
00:51:07pour être sûr
00:51:08même Mohamed Béram
00:51:09à un moment donné
00:51:09on pensait que c'était
00:51:10quelqu'un
00:51:10qui était déséquilibré
00:51:12psychologiquement
00:51:15et que non cette personne
00:51:15est en possession
00:51:16de ses moyens
00:51:16alors là il faut trouver
00:51:17d'autres arguments
00:51:18pour dire oui
00:51:18mais il est victime du système
00:51:20il a été victime du racisme
00:51:21ou de...
00:51:21Exactement
00:51:22il y a toujours une tentative
00:51:24de refaire le narratif officiel
00:51:27pour toujours essayer
00:51:29de disculper
00:51:29et puis vous avez
00:51:30un certain nombre de médias
00:51:31aussi qui changent
00:51:32les prénoms
00:51:33alors que lorsque
00:51:35la personne est
00:51:36un français ordinaire
00:51:38un français de souche
00:51:39le prénom
00:51:40il sort assez vite
00:51:41curieusement
00:51:41il sort assez vite
00:51:42et on ne peut que le constater
00:51:44et si ce n'est pas le cas
00:51:45on met souvent un pseudo
00:51:46on essaie de
00:51:46on essaie de cacher
00:51:48je reçois
00:51:49Diane de Bourguedon
00:51:50auteur des indésirables
00:51:51on est en train de décrypter
00:51:52j'allais dire
00:51:53chapitre
00:51:54rappelé chapitre
00:51:54en quoi les français
00:51:55sont devenus indésirables
00:51:57notamment à travers
00:51:58le trisme de la prolophobie
00:51:59il y a des classes sociales
00:52:00auxquelles il ne fait pas
00:52:01bon appartenir aujourd'hui
00:52:02lorsqu'on est confronté
00:52:03soit à l'autorité judiciaire
00:52:05soit à la police
00:52:06vous nous appelez au 0826 300 300
00:52:08parce que
00:52:09évidemment c'est un sujet
00:52:10qui vous touche
00:52:11vous êtes tous confrontés
00:52:12vous avez peut-être
00:52:12des témoignages
00:52:13vous avez peut-être connu
00:52:14des gens qui ont été
00:52:14confrontés à cette réalité
00:52:15et puis vous avez peut-être
00:52:16un avis à donner
00:52:17sur le fait
00:52:17est-ce que vous trouvez
00:52:18que la justice aujourd'hui
00:52:20en France
00:52:20est moins impartiale
00:52:22que ne l'a été
00:52:23est-ce qu'elle est
00:52:23est-ce qu'elle est
00:52:25sensibilisée politiquement
00:52:25on se souvient du mur des cons
00:52:27et est-ce qu'il y a matière
00:52:28à s'inquiéter
00:52:29de la façon dont l'état
00:52:30traite certaines catégories
00:52:31de citoyens
00:52:32est-ce qu'on est français
00:52:33à part entière
00:52:34devant la loi
00:52:35ou est-ce qu'on n'est pas
00:52:35toujours forcément
00:52:370826 300 300
00:52:38Emmanuel Galasso
00:52:39attend votre appel
00:52:39et Diane de Bourguedon
00:52:43à tout de suite
00:52:44sur Sud Radio
00:52:45Sud Radio
00:52:45la France dans tous ses états
00:52:48Péricault Légace
00:52:49et oui vous êtes sur Sud Radio
00:52:50en ce 7 avril
00:52:51il est 13h18
00:52:52je reçois Diane de Bourguedon
00:52:54nous discutons avec elle
00:52:55de ce que sont
00:52:56les indésirables
00:52:56qui sont les indésirables
00:52:58et bien ce sont ces français
00:52:59qui ne sont pas traités
00:53:00de la même façon
00:53:01soit par la police
00:53:02soit par la justice
00:53:02qui n'ont pas le même
00:53:04qui n'ont pas finalement
00:53:05le même
00:53:07cette même équité
00:53:08et égalité
00:53:09liberté, égalité, fraternité
00:53:10on n'est plus tout à fait
00:53:12nous ne sommes plus tout à fait
00:53:13égaux devant la loi
00:53:14selon notre origine sociale
00:53:16notre appartenance géographique
00:53:17nos convictions
00:53:19notre culture
00:53:20voilà
00:53:20c'est une réalité
00:53:22Diane de Bourguedon
00:53:23le démontre
00:53:24dans cet essai
00:53:25chez Fayard
00:53:26bien sûr
00:53:26vous pouvez nous appeler
00:53:27au 0826 300 300
00:53:28et participer à cet échange
00:53:30parce que vous avez
00:53:31certainement des choses à dire
00:53:32Diane de Bourguedon
00:53:33vous l'avez titré
00:53:35les indésirables
00:53:35il faut quoi
00:53:36pour être indésirable
00:53:37aujourd'hui en France
00:53:38alors la première chose
00:53:39c'est qu'il ne faut pas
00:53:40appartenir aux élites
00:53:42les élites
00:53:42je trouve qu'on a souvent tendance
00:53:44à avoir une conception
00:53:44un petit peu restrictive
00:53:45de ce qu'on appelle les élites
00:53:46on a l'impression que les élites
00:53:47c'est les personnes
00:53:48qui sont habilitées
00:53:49à parler sur les plateaux télévisés
00:53:50à prendre la parole
00:53:51une petite caste
00:53:53médiatico-politique
00:53:54mais en réalité
00:53:54c'est bien plus vaste que ça
00:53:56il y a tout le monde
00:53:57de la culture
00:53:58tout le monde
00:54:00intellectuel
00:54:02des écrivains
00:54:02etc
00:54:03beaucoup en tout cas
00:54:04qui partagent
00:54:05les points de vue des élites
00:54:06mais il y a également
00:54:07tout le monde
00:54:09des affaires
00:54:10c'est-à-dire
00:54:10l'élite économique
00:54:11les personnes
00:54:12qui siègent
00:54:13dans les sièges
00:54:15des grandes entreprises
00:54:16dans les directions
00:54:18du marketing
00:54:18de la publicité
00:54:19de la communication
00:54:20et toutes ces personnes-là
00:54:22leur influence
00:54:23est moins immédiatement visible
00:54:24mais en réalité
00:54:25elle est absolument considérable
00:54:26puisqu'ils contrôlent
00:54:28par les productions
00:54:29télévisées
00:54:30par les productions
00:54:31publicitaires
00:54:32par le marketing
00:54:33ils contrôlent
00:54:34une grande partie
00:54:35du narratif officiel
00:54:36donc alors d'une part
00:54:37il ne faut pas appartenir
00:54:38ça c'est la première chose
00:54:39pour être indésirable
00:54:41et par ailleurs
00:54:42il ne faut pas non plus
00:54:43appartenir
00:54:43à ce que le wokisme
00:54:45définit comme étant
00:54:46une minorité opprimée
00:54:47et en particulier
00:54:49il ne faut pas appartenir
00:54:51aux populations
00:54:52issues de l'immigration
00:54:53parce que ça
00:54:54quand vous appartenez
00:54:55à ces populations-là
00:54:56bizarrement
00:54:57d'un seul coup
00:54:57vous n'êtes plus indésirable
00:54:58vous bénéficiez
00:55:00d'une préférence diversitaire
00:55:01de la préférence à l'autre
00:55:03qui vous rend
00:55:05pratiquement
00:55:05intouchable
00:55:06ou en tout cas
00:55:07ou presque
00:55:08même parfois
00:55:08désirable
00:55:09donc les indésirables
00:55:10sont ceux qui sont
00:55:11ni des élites
00:55:12ni des populations
00:55:15identifiées
00:55:15comme étant
00:55:15les minorités opprimées
00:55:16la France a toujours
00:55:17été confrontée
00:55:18à des fractures idéologiques
00:55:19pas seulement sociales
00:55:20mais idéologiques
00:55:21au-delà
00:55:22de la lutte des classes
00:55:23monarchistes
00:55:24contre républicains
00:55:24la séparation
00:55:25de l'église et d'état
00:55:26catholique
00:55:26contre athées
00:55:28très longtemps
00:55:29le débat
00:55:29a été un débat
00:55:30à droite-gauche
00:55:31une confrontation
00:55:32à droite-gauche
00:55:32des intellectuels
00:55:33plutôt à gauche
00:55:34il y en avait aussi à droite
00:55:35des journalistes plutôt à gauche
00:55:36le parti communiste
00:55:37a été dans les années 50-60
00:55:39qui était vraiment
00:55:39le parti de la contestation
00:55:41et des intellectuels
00:55:41de gauche
00:55:42et aujourd'hui
00:55:43vous nous dites
00:55:43tout ça a été bouleversé
00:55:45par l'arrivée du wokisme
00:55:46qui transcende un peu
00:55:47toutes les classes
00:55:48qui nous vient quand même
00:55:49des Etats-Unis
00:55:50le wokisme
00:55:52vous le définissez
00:55:53de façon toujours
00:55:53là ici
00:55:54très pertinente
00:55:55c'est une façon
00:55:57de considérer
00:55:58que toute minorité
00:56:00est par nature discriminée
00:56:02et qu'une société
00:56:03qui est en ordre
00:56:04est une société
00:56:05qui discrimine
00:56:06de toutes les façons
00:56:06alors oui
00:56:07du moment qu'elle est occidentale
00:56:09avec cette connotation
00:56:10bien entendu
00:56:11qu'elle est occidentale
00:56:12le wokisme
00:56:12est une critique
00:56:13qui ne s'adresse
00:56:14qu'à la société occidentale
00:56:16qui est considérée
00:56:17comme porteuse
00:56:18de tous les maux
00:56:19et même pire
00:56:20de tous les vices
00:56:21qui a pu émailler
00:56:23l'histoire du monde
00:56:25donc en réalité
00:56:27c'est ce qui est considéré
00:56:29comme minorité
00:56:30en Occident
00:56:31et donc on parle
00:56:33il y a des notions
00:56:33d'orientation sexuelle
00:56:35de genre
00:56:36de religion
00:56:37mais la dimension
00:56:39qui a le plus de poids
00:56:40dans l'espace public
00:56:41et on le voit
00:56:42très bien en ce moment
00:56:43c'est les notions
00:56:45ethno-culturelles
00:56:46et notamment
00:56:47ce qui est lié
00:56:48à l'immigration
00:56:49c'est-à-dire que
00:56:50c'est la dimension
00:56:51non-immigré-immigré
00:56:52ou même pire que ça
00:56:55des notions ethniques
00:56:56blanc-non-blanc
00:56:57qui aujourd'hui
00:56:58domine
00:56:59le discours public
00:57:00et prend une place
00:57:01qui ne devrait pas
00:57:04occupe une place
00:57:04qu'il ne devrait pas avoir
00:57:05dans une France
00:57:07qui a les valeurs républicaines
00:57:09d'universalisme
00:57:09comment vous expliquez
00:57:10que le hawkisme
00:57:11au départ
00:57:11a été considéré
00:57:12comme une tendance
00:57:13comme une humeur
00:57:15un phénomène sociétal
00:57:16qui touchait
00:57:17certaines catégories
00:57:18aujourd'hui
00:57:19c'est pas seulement
00:57:20un discours politique
00:57:21c'est presque
00:57:22un programme politique
00:57:23vous avez des partis
00:57:24qui s'y réfèrent
00:57:25pour proposer
00:57:27des changements
00:57:28de société
00:57:28la nouvelle France
00:57:29voilà
00:57:30et quand on voit
00:57:31le discours
00:57:31de Bali Bagayoko
00:57:32nouveau maire de syndic
00:57:33qui a été tout à fait
00:57:34élu régulièrement
00:57:36sa diatribe
00:57:37contre le racisme
00:57:37érigé en doctrine politique
00:57:40a de quoi inquiéter
00:57:41je suis désolé
00:57:42tout ça peut finir mal
00:57:44et ce sont les racines
00:57:45de la guerre civile
00:57:46écoutez
00:57:47ce qui est certain
00:57:48c'est que le walking
00:57:49c'est d'abord infiltré
00:57:50dans les milieux
00:57:51universitaires
00:57:52donc des milieux
00:57:52de recherche
00:57:53plutôt intellectuel
00:57:54plutôt intellectuel
00:57:55donc assez peu de gens
00:57:56et puis petit à petit
00:57:57il a pris une emprise
00:57:58considérable
00:57:58mais il faut savoir
00:57:59que le soft power américain
00:58:01avec le cinéma
00:58:02et puis les séries télévisées
00:58:03Netflix etc
00:58:05ont diffusé
00:58:06ces valeurs là
00:58:06au point qu'elles ont
00:58:07imprégné
00:58:07des larges pans
00:58:08de la société
00:58:09et aujourd'hui
00:58:10c'est devenu
00:58:11le nouvel échelon
00:58:15par lequel
00:58:15vous considérez
00:58:16la vertu morale
00:58:17c'est à dire que
00:58:17on se positionne
00:58:19à l'aune
00:58:19de son adhésion
00:58:20au walkisme
00:58:21adhésion
00:58:22très probablement
00:58:23largement affectée
00:58:24pour la plupart des cas
00:58:25c'est à dire que
00:58:25les vrais walkistes
00:58:27convaincus
00:58:27qui pensent que
00:58:29l'homme blanc
00:58:30hétérosexuel
00:58:31de culture chrétienne
00:58:32est coupable de tout
00:58:33ils doivent être quand même
00:58:34très minoritaires
00:58:35malgré tout
00:58:35mais l'afficher
00:58:37le dire
00:58:38ça coûte pas grand chose
00:58:40et par contre
00:58:40ça rapporte beaucoup
00:58:41en termes de valeurs sociales
00:58:42lorsque Emmanuel Macron
00:58:43retoque le projet
00:58:45de Jean-Louis Borloo
00:58:47sur les projets de la ville
00:58:48et qu'il lui dit
00:58:49voilà c'est un très beau projet
00:58:50c'est beaucoup de travail
00:58:51c'est formidable
00:58:51mais c'est quand même
00:58:52la vision
00:58:53de deux mâles blancs
00:58:54depuis de 50 ans
00:58:55il met la main
00:58:56dans l'engrenage du walkisme
00:58:58ce jour-là
00:58:58Emmanuel Macron
00:58:59lui de toute manière
00:59:00il suffit de regarder
00:59:02moi je suis toujours
00:59:02très attentive
00:59:03à la représentation symbolique
00:59:04parce qu'aujourd'hui
00:59:05malheureusement
00:59:06on est dans une société
00:59:07dans laquelle la politique
00:59:08fait surtout de la communication
00:59:09donc il faut accorder
00:59:10de l'importance
00:59:10aux représentations symboliques
00:59:12et on voit bien
00:59:14que Macron
00:59:16est toujours très content
00:59:18de s'afficher
00:59:20ou de mettre en avant
00:59:21de s'afficher aux côtés
00:59:23de représentants
00:59:23de minorités
00:59:24qu'elles soient LGBT
00:59:27transsexuelles
00:59:28ou des personnes noires
00:59:31ou des personnes
00:59:32origines de l'immigration
00:59:34il est toujours tout sourire
00:59:36et dans le même temps
00:59:37il va parler
00:59:38de ceux qui ne sont rien
00:59:39des gaulois réfractaires
00:59:40donc pour les uns
00:59:41il est toujours
00:59:42tout sourire
00:59:43et très content
00:59:45et en revanche
00:59:45pour les autres
00:59:46il n'a jamais de parole
00:59:47assez dure
00:59:47donc lui
00:59:47il est vraiment
00:59:48dans cette dynamique
00:59:49là
00:59:50est-ce que vous ne pensez pas
00:59:51que cet essor du walkisme
00:59:54vous nous redirez
00:59:54un petit mot
00:59:55sur le fait
00:59:55qu'il est en train
00:59:56de pénétrer la magistrature
00:59:57enfin en tout cas
00:59:58la justice en général
00:59:59est-ce que ce n'est pas
01:00:00la conséquence
01:00:01de l'effondrement
01:00:01des capacités
01:00:02d'intégration
01:00:02de la République
01:00:03l'école ne fait plus son travail
01:00:04la citoyenneté
01:00:05n'est plus jeune
01:00:05même la conscience nationale
01:00:07aujourd'hui
01:00:08est vilipendée
01:00:09elle est considérée
01:00:09comme une tare
01:00:10est-ce que ce n'est pas
01:00:11cette défaillance
01:00:12qui fait que le wikisme
01:00:13trouve une place
01:00:13qui lui a été accordée
01:00:14par cette démission
01:00:16bien sûr
01:00:16c'est-à-dire que
01:00:17quand vous renoncez
01:00:18en fait
01:00:18quand vous renoncez
01:00:19à l'assimilation
01:00:20que vous décrétez
01:00:20que ce n'est plus
01:00:21un projet louable
01:00:22que vous considérez
01:00:23que la culture française
01:00:25et le patrimoine français
01:00:26n'est plus un trésor
01:00:28à transmettre
01:00:29vous brisez
01:00:30le lien
01:00:31avec l'amour du pays
01:00:33et puis par ailleurs
01:00:33vous laissez
01:00:35effectivement
01:00:35un vide béant
01:00:36dans lequel
01:00:37alors moi je vois ça
01:00:37même plus largement
01:00:38vous avez une américanisation
01:00:39culturelle
01:00:40à vitesse grand V
01:00:41qui s'infiltre là-dedans
01:00:42et qui est porteuse
01:00:45les Etats-Unis
01:00:46ont évolué
01:00:47en développant
01:00:48le wokisme
01:00:48et on le récupère
01:00:50parce qu'au départ
01:00:50c'était quand même
01:00:51des théories françaises
01:00:52qui sont parties là-bas
01:00:53qui ont été très valorisées
01:00:54aux Etats-Unis
01:00:55et qui nous reviennent
01:00:56en boomerang
01:00:56teinté
01:00:57on ne va pas rentrer
01:00:58dans les détails
01:00:58mais de protestantisme
01:00:59et d'une vision
01:01:00en tout cas
01:01:01communautariste
01:01:01de la société
01:01:02qui est très américaine
01:01:03et on la récupère
01:01:05et comme on a décidé
01:01:07de rompre avec
01:01:08notre vision
01:01:09à nous
01:01:09et notamment
01:01:10pour tout ce qui concerne
01:01:11l'assimilation
01:01:12des personnes immigrées
01:01:14on avait un modèle
01:01:15le modèle français
01:01:16qui a fonctionné
01:01:17pendant très longtemps
01:01:18et on a décidé
01:01:19qu'il n'était plus bon
01:01:20donc on prend le modèle américain
01:01:21qui est un modèle
01:01:21plus inclusif
01:01:22et communautariste
01:01:23je réagis juste
01:01:24vous dites
01:01:24c'est partie de la France
01:01:25est-ce que des philosophes
01:01:27comme Bourdieu
01:01:27ou Michel Foucault
01:01:28pourraient être en partie
01:01:29à l'origine
01:01:29d'un wokisme
01:01:30qui aurait été réinterprété
01:01:32est-ce que la base
01:01:33est-ce que cette espèce
01:01:34de gauchisme intellectuel
01:01:35des années 70-80
01:01:38issue de quoi ?
01:01:38d'une repentance
01:01:40sur la colonisation
01:01:41on est un pays
01:01:42de collabo
01:01:42et de salaud
01:01:42depuis toujours
01:01:43et on n'a que ce qu'il mérite
01:01:44à un moment donné
01:01:45on se demande
01:01:45si on ne doit pas être puni
01:01:46éternellement
01:01:47le fait d'être français
01:01:47alors eux pour le coup
01:01:48je pense que les théoriciens
01:01:50enfin ce que les américains
01:01:52ont appelé
01:01:52la French Theory
01:01:53eux-mêmes
01:01:54étaient plus sensibles
01:01:56à la reproduction
01:01:57des élites
01:01:58à l'auto-engendrement
01:01:59des élites
01:01:59et au phénomène
01:02:00de capital
01:02:02social et culturel
01:02:03qui était toujours
01:02:04transmis au sein
01:02:05d'une même classe
01:02:05et forcés de reconnaître
01:02:07que les diagnostics
01:02:08étaient en large partie
01:02:09bon
01:02:09mais eux ont préconisé
01:02:11de faire table rase
01:02:13de tout cela
01:02:13et de niveler
01:02:16finalement vers le bas
01:02:18et d'abattre
01:02:19une forme
01:02:19d'élite bourgeoise
01:02:21et en fait
01:02:22elle a été redigérée
01:02:24par des américains
01:02:25en y introduisant
01:02:25du féminisme
01:02:27et puis des notions ethniques
01:02:28qui nous sont
01:02:28très largement étrangères
01:02:30en tout cas
01:02:30à la France universelle
01:02:31c'est un phénomène
01:02:32bien décrit par Christophe Orlage
01:02:33dans la révolte des élites
01:02:34qui explique le phénomène
01:02:36et aujourd'hui
01:02:36on en est là
01:02:38donc la magistrature française
01:02:40en fac de droit
01:02:42le moquisme
01:02:43s'introduirait
01:02:44mais il n'est pas
01:02:45dans les cours
01:02:45il n'est pas dans les
01:02:46il n'est pas dans le discours
01:02:48c'est quoi
01:02:49c'est une forme
01:02:50de contamination
01:02:51idéologique
01:02:52sournoise
01:02:52oui sournoise
01:02:53et probablement
01:02:54ténue
01:02:54c'est à dire
01:02:55qu'à partir du moment
01:02:56où vous considérez
01:02:57que ce n'est pas
01:02:59le coupable
01:03:00qui est surtout coupable
01:03:01mais la société
01:03:02qui est coupable
01:03:03telle que ça a été défini
01:03:04par la doctrine sociale
01:03:05de la justice
01:03:07bien auparavant
01:03:08dans les années
01:03:08dans les années 70
01:03:09à partir du moment
01:03:10où vous avez
01:03:10ce prisme d'analyse là
01:03:11eh bien
01:03:13vous considérez
01:03:14par exemple
01:03:15que les problèmes
01:03:16des émeutes urbaines
01:03:18les problèmes
01:03:19des jeunes
01:03:19qui cassent tout
01:03:20c'est parce que
01:03:21ces personnes là
01:03:22sont victimes
01:03:23de la société
01:03:24sont victimes
01:03:24de racisme
01:03:25sont victimes
01:03:26de précarité
01:03:26et elles expriment
01:03:28leur mal-être
01:03:28en cassant
01:03:30et voire
01:03:31en étant coupables
01:03:33de violences physiques
01:03:34et donc
01:03:35vous les disculpez
01:03:37et le wokisme
01:03:39est complètement cohérent
01:03:40avec cette grille
01:03:40d'analyse là
01:03:41puisque le wokisme
01:03:42dit non seulement
01:03:43c'est la société
01:03:44qui est coupable
01:03:44mais c'est le suprémacisme blanc
01:03:46c'est l'Occident
01:03:47finalement qui est coupable
01:03:48donc c'est
01:03:49si vous voulez
01:03:49le terrain était déjà prêt
01:03:51et le wokisme
01:03:52n'a eu qu'à se poser
01:03:53dans ce terreau favorable
01:03:55nous essayons
01:03:56de savoir ce que sont
01:03:57on n'essaye pas
01:03:57nous décrivons
01:03:59ce que sont
01:03:59les nouveaux indésirables
01:04:00Diane de Bourguedon
01:04:03décrète
01:04:03qu'il y a une décrète
01:04:05explique pourquoi
01:04:05il y a une forme
01:04:06de nouvelle prolophobie
01:04:07c'est une nouvelle
01:04:08des classes
01:04:09plus idéologiques
01:04:10que sociales
01:04:11à travers cet ouvrage
01:04:12et l'on voit aujourd'hui
01:04:14qu'effectivement
01:04:14lorsque l'on procède
01:04:16dans l'examen par étapes
01:04:17de ce qui est la justice
01:04:18de ce qui est même
01:04:19quelquefois dans l'enseignement
01:04:20et dans l'administration
01:04:21et bien il y a
01:04:22certaines catégories
01:04:23de français
01:04:23qui sont moins bien traités
01:04:25moins aimés
01:04:26moins respectés
01:04:26que d'autres
01:04:27vous nous appelez
01:04:27au 0 826 300 300
01:04:29bien entendu
01:04:30vous pouvez participer
01:04:31à ce débat
01:04:31parce que
01:04:32non seulement il vous intéresse
01:04:33mais il vous concerne
01:04:34je suis persuadé
01:04:34que vous avez des témoignages
01:04:35à nous apporter
01:04:36ou des états d'âme
01:04:37à nous confier
01:04:38parce que c'est un sujet
01:04:38qui est malgré tout
01:04:39extrêmement douloureux
01:04:40vous nous retrouvez
01:04:41dans quelques instants
01:04:42avec Diane de Bourguedon
01:04:43on va tout de suite
01:04:43sur Sud Radio
01:04:51Vous êtes bien sur Sud Radio
01:04:53en ce mardi 7 avril
01:04:54il est 13h33
01:04:55et ce face à face
01:04:57ce n'est pas un face à face
01:04:58c'est peut-être un côte à côte
01:04:59d'ailleurs
01:04:59parce qu'on est assez d'accord
01:05:01sur les constats
01:05:02que Diane de Bourguedon
01:05:03fait à travers
01:05:04les indésirables
01:05:05la nouvelle pronophobie
01:05:06oui il y a la pronophobie
01:05:08alors les indésirables
01:05:09on en donnait la définition
01:05:10à l'instinct
01:05:11avec Diane de Bourguedon
01:05:12elle est symbolisée
01:05:13par un personnage
01:05:13qui s'appelle le beau
01:05:14je recevais Paul Menin
01:05:15il y a quelques jours
01:05:16qui parlait de plouk story
01:05:17alors le plouk
01:05:18et vous c'est le beau
01:05:19tel qu'il est décrit
01:05:20par Cabu
01:05:21dans les dessins
01:05:21du canard enchaîné
01:05:22alors lui on peut se manquer
01:05:23autant qu'on veut
01:05:24c'est un sous-homme
01:05:25c'est un sous-être
01:05:26qui peut subir
01:05:27tous les affronts
01:05:28toutes les humiliations
01:05:29ça fera toujours rire
01:05:30mais il faut s'en tenir là
01:05:31il ne faut pas rire
01:05:32d'autre chose
01:05:32exactement
01:05:33c'est à dire que
01:05:35on a d'abord Cabu
01:05:37qui invente ce personnage
01:05:38dans les années 70
01:05:39à un moment donné
01:05:40où la gauche culturelle
01:05:41avec le catogant
01:05:41la barre mal rasée
01:05:43un peu soufflée
01:05:44le donnant
01:05:45en marcel
01:05:46et qui fume
01:05:47et puis qui a une personnalité
01:05:47détestable
01:05:48déplorable
01:05:48il est misogyne
01:05:50il est vulgaire
01:05:50etc
01:05:51et ce personnage
01:05:53apparaît à un moment
01:05:53où la gauche culturelle
01:05:55est déçue
01:05:56par la réaction
01:05:57des ouvriers
01:05:59qui ne leur embraye pas le pas
01:06:00dans la révolution
01:06:01de mai 68
01:06:02la théorie de Terranova
01:06:03je vous signale
01:06:04au Parti Socialiste
01:06:05il faut changer de peuple
01:06:06parce qu'il vote mal
01:06:07le prolétariat
01:06:08qui votait pour nous
01:06:08le Parti Communiste
01:06:09est en train de nous trahir
01:06:10il faut s'inventer
01:06:11de nouvelles catégories sociales
01:06:12pour continuer la révolution
01:06:13exactement
01:06:14donc à ce moment-là
01:06:15la gauche culturelle
01:06:16prend ses distances
01:06:17de la classe prolétaire
01:06:19et puis ensuite
01:06:20vient se greffer là-dessus
01:06:21l'idéologie du politiquement correct
01:06:23qui nous vient
01:06:23comme souvent
01:06:25des Etats-Unis
01:06:26qui commence à restreindre
01:06:28le périmètre
01:06:28de l'humour autorisé
01:06:29donc on a tout un tas
01:06:31d'euphémismes
01:06:34qui apparaît
01:06:35dans le débat public
01:06:36et petit à petit
01:06:37ce politiquement correct
01:06:38est lui-même inclus
01:06:40dans quelque chose
01:06:40de beaucoup plus vaste
01:06:41qui est le wokisme
01:06:42qui fait que
01:06:43on ne peut plus rire de rien
01:06:45il faut prendre
01:06:46des pincettes sur tout
01:06:47et on a l'impression
01:06:48que pour se défouler
01:06:50finalement
01:06:50le défouloir universel
01:06:52c'est le beauf
01:06:53parce que lui
01:06:53il n'y a pas de restrictions
01:06:54vous ne passerez pas
01:06:56en 17ème champ
01:06:57correctionnelles
01:06:58si jamais
01:06:58vous vous moquez
01:06:59dans une chronique
01:07:00ou dans une tribune
01:07:01du beauf
01:07:02ou vous faites un film
01:07:02sur les beaufs
01:07:03donc on a l'impression
01:07:04que c'est
01:07:05tous les feux sont au vert
01:07:07pour se moquer
01:07:08du beauf
01:07:09alors on peut l'appeler
01:07:10le beauf
01:07:10le plouc
01:07:11on peut aussi
01:07:11dire les prologes
01:07:13et même entendu
01:07:13parfois les proles
01:07:14alors ça c'est vraiment
01:07:15la version
01:07:15la plus aboutie
01:07:18rien n'empêche
01:07:21le déferlement
01:07:22on avait fait que nous
01:07:22autrefois
01:07:22et Alexandre Jardin
01:07:24a inventé les gueux
01:07:24alors lui
01:07:25il s'en revendique
01:07:25donc il y a bien
01:07:26une fracture de ce sens
01:07:28Diane de Bourguedon
01:07:30le wokisme
01:07:31se dit
01:07:31la liberté d'expression
01:07:33la liberté d'expression
01:07:34le wokisme
01:07:36qui dit
01:07:36défendre la liberté d'expression
01:07:38au contraire
01:07:38il la conditionne
01:07:40et crée
01:07:40des catégories
01:07:41d'expression
01:07:42pour lesquelles
01:07:43il ne faut pas avoir
01:07:43de liberté
01:07:44ça en est clair
01:07:45exactement
01:07:45il y a une acquisition
01:07:47morale
01:07:47il y a une acquisition
01:07:48et qui va jusqu'à
01:07:49faire voter
01:07:50des textes de loi
01:07:51donc vous avez
01:07:52tous les discours
01:07:53d'incitation à la haine
01:07:55à la violence
01:07:56et si vous voulez
01:07:57ça englobe
01:07:58puisqu'il y a cette notion
01:07:59de continuum des violences
01:08:00donc ça englobe
01:08:01un champ de plus en plus large
01:08:02et tout augmente
01:08:06le périmètre
01:08:06non seulement de la censure
01:08:07mais finalement
01:08:07de ce qu'on a le droit
01:08:08de faire
01:08:08de dire
01:08:09en revanche
01:08:10pour ce qui concerne
01:08:11les moqueries
01:08:14des beaufs
01:08:15justement
01:08:15enfin de ceux
01:08:16qu'on appelle les beaufs
01:08:17il n'y a pas de limite
01:08:18et d'ailleurs vous voyez
01:08:18c'est assez frappant
01:08:20dans la parole publique
01:08:20vous aviez un François Hollande
01:08:21qui dans la sphère privée
01:08:23se moquait
01:08:24des sans-dents
01:08:25mais depuis
01:08:26qu'Emmanuel Macron
01:08:28est au pouvoir
01:08:29on a l'impression
01:08:29qu'il y a une libération
01:08:30de la parole
01:08:31de mépris social
01:08:32et lui
01:08:34ne se prive pas
01:08:34de petites phrases
01:08:36de petits mots
01:08:36le premier cordé
01:08:37il a toutes ses dents
01:08:37je pense
01:08:38il va chez le dentiste
01:08:39régulièrement
01:08:40il a un joli sourire
01:08:41exactement
01:08:41lui
01:08:43il ne s'en prive pas du tout
01:08:44et
01:08:46toute la classe politique
01:08:47lui embraye le pas
01:08:48dans cette
01:08:49dans ce mépris
01:08:50qui est craché
01:08:51à longueur de journée
01:08:52à ceux qui ne pensent pas bien
01:08:54et d'ailleurs ça va très loin
01:08:54parce que
01:08:55vous vous souvenez
01:08:56de sa phrase
01:08:57il y en a qui préfèrent
01:08:58brainwasher
01:08:59sur l'insécurité
01:09:00pendant que d'autres
01:09:01au lieu de se préoccuper
01:09:03de la pollution
01:09:04des océans
01:09:05vous avez
01:09:06une disqualification
01:09:07de la préoccupation
01:09:09des français ordinaires
01:09:11avec quelqu'un
01:09:12qui vous explique
01:09:13que
01:09:13ce qui vous inquiète
01:09:14et vos doléances
01:09:15elles sont illégitimes
01:09:16elles sont même
01:09:17un petit peu nauséabondes
01:09:18alors que
01:09:19vous devriez plutôt
01:09:20vous intéresser
01:09:21aux problèmes
01:09:22environnementaux
01:09:22alors bien entendu
01:09:23votre livre ne dit pas
01:09:24qu'il n'y a plus de racisme
01:09:25il y a encore du racisme
01:09:26on le constate
01:09:27envers les immigrés
01:09:28envers les maghrébins
01:09:28envers les africains
01:09:30c'est clair
01:09:30c'est des réalités
01:09:31à tous les niveaux
01:09:31de la société
01:09:32il n'est pas la doctrine
01:09:34majoritaire de ce pays
01:09:35même s'il existe
01:09:37et qu'il existe
01:09:37au contraire
01:09:38un antiracisme
01:09:39qui peut déboucher
01:09:40bon c'est un peu
01:09:41ce qu'explique
01:09:41Jean-Christophe Guillouy
01:09:42dans
01:09:43dans l'archipel de la France
01:09:45cette archipelisation
01:09:46est à l'origine
01:09:47de cette archipelisation sociale
01:09:48nous avons Negema
01:09:49qui nous appelle
01:09:50de Montelier
01:09:51bonjour Negema
01:09:52oui bonjour
01:09:53bon Negema
01:09:54est-ce que vous estimez
01:09:55que la liberté d'expression
01:09:56en France
01:09:56est encore totale
01:09:57ou il faut faire attention
01:09:58à ce qu'on dit
01:10:00ben moi en fait
01:10:01je pense qu'il faut
01:10:02en fait parler juste
01:10:03et faire
01:10:04voilà
01:10:05faire attention
01:10:06un peu à ce qu'on dit
01:10:07des fois
01:10:08mais en fait
01:10:09si on parle juste
01:10:10je pense qu'il n'y a pas
01:10:10de soucis
01:10:11mais oui
01:10:12alors c'est quoi
01:10:13parler juste
01:10:13à votre avis
01:10:14c'est ne pas évoquer
01:10:15certains sujets
01:10:16ne pas se moquer
01:10:17de certaines catégories
01:10:18est-ce que l'humour
01:10:19est limité par exemple
01:10:20pour vous ?
01:10:21l'humour ?
01:10:21l'humour
01:10:22est-ce que
01:10:23ah oui l'humour
01:10:24oui je pense que
01:10:25ça devrait être limité
01:10:26par rapport à
01:10:27en fait
01:10:28au respect
01:10:29de la personne
01:10:30notamment là
01:10:31ce qui s'est passé
01:10:32en Cro-Montana
01:10:34là
01:10:34les enfants
01:10:35des adolescents
01:10:36qui ont été
01:10:38victimes
01:10:38d'un accident dramatique
01:10:39et qu'on a fait
01:10:41de l'humour là-dessus
01:10:41pour moi je ne suis pas d'accord
01:10:43est-ce que vous vous considérez
01:10:44d'être parmi la catégorie
01:10:46que Diane de Bourguet
01:10:47donc qualifie
01:10:48d'indésirable
01:10:48voilà
01:10:49est-ce que vous vous sentez
01:10:49indésirable
01:10:50est-ce que vous vous sentez
01:10:51non ?
01:10:52pas du tout
01:10:52pas du tout
01:10:52pas du tout
01:10:53parce que moi
01:10:53en fait d'origine malgrémine
01:10:55j'ai toujours respecté
01:10:56le système de la France
01:11:00les professeurs
01:11:01la loi
01:11:01j'ai travaillé
01:11:03dans la fonction publique
01:11:04et avec ça
01:11:06en fait
01:11:07on a des critères
01:11:08où il faut marcher droit
01:11:10sinon on ne peut pas
01:11:11continuer à travailler
01:11:11à la fonction publique
01:11:12et pour moi
01:11:13en fait
01:11:14les gens qui se sentent
01:11:15discriminés
01:11:16c'est des gens
01:11:17qui se font remarquer
01:11:18parce qu'ils vont faire
01:11:19le fou au coin de la rue
01:11:20parce qu'ils vont voler
01:11:21parce qu'ils vont faire
01:11:22des délits routiers
01:11:23parce que
01:11:24et en plus
01:11:25s'il est noir
01:11:26ou s'il est arabe
01:11:27c'est mort
01:11:27il est discriminé
01:11:30est-ce que vous considérez
01:11:31que la justice
01:11:32est souvent plus clémente
01:11:33justement
01:11:34avec des gens
01:11:34d'origine de l'immigration
01:11:35ou pas forcément ?
01:11:39pas
01:11:40en fait
01:11:41au niveau des peines
01:11:42il y a des sanctions
01:11:43plus lourdes
01:11:43pour certains
01:11:44que pour d'autres
01:11:44et on trouve
01:11:45tout à fait
01:11:46oui
01:11:47tout à fait
01:11:48tout à fait
01:11:49il suffit
01:11:49qu'on soit
01:11:50d'origine
01:11:51malgrébine
01:11:52ou un noir
01:11:52et qu'on fait un délit
01:11:54on prend plus cher
01:11:55que je pense
01:11:56une autre personne
01:11:57qui ne serait pas
01:11:58dans cette situation
01:11:58alors c'est pas l'avis
01:11:59de Diane de Bois-Gredon
01:12:00qui souvent constate
01:12:01que dans certains jugements
01:12:02et des cas
01:12:03c'est le contraire
01:12:04c'est le contraire
01:12:05qui s'est passé
01:12:06Diane de Bois-Gredon
01:12:07la Négema
01:12:08une petite hésitation
01:12:10sur votre constat
01:12:11c'est-à-dire que
01:12:13évidemment
01:12:14on n'a pas une vision
01:12:15exhaustive
01:12:16de toutes les affaires
01:12:16qui se produisent en France
01:12:17mais ce qui transparaît
01:12:19dans les médias
01:12:19le plus souvent
01:12:21c'est que
01:12:21c'est plutôt l'inverse
01:12:22qui se produit
01:12:23on a plutôt l'impression
01:12:24que le laxisme judiciaire
01:12:26est à géométrie variable
01:12:27et plus indulgent
01:12:30en tout cas
01:12:31avec des délinquants
01:12:33ou des personnes
01:12:35issues de l'immigration
01:12:36ou des OQTF
01:12:38souvent les peines
01:12:39ne sont pas appliquées
01:12:40les OQTF
01:12:40ne sont pas exécutées
01:12:41donc on a plutôt l'impression
01:12:43que la justice
01:12:44aujourd'hui
01:12:44n'est pas tout à fait
01:12:45à géométrie variable
01:12:46et c'était d'ailleurs
01:12:47dans le cas
01:12:47de l'affaire à Crépaule
01:12:48du jeune Thomas
01:12:50qui avait été tué
01:12:51il y avait un habitant
01:12:53de Crépaule
01:12:53qui avait pris la parole
01:12:55dans les médias
01:12:56et il avait dit
01:12:57de toute manière
01:12:57on sait très bien
01:12:58comment cette histoire
01:12:59va se terminer
01:12:59on sait très bien
01:13:00que les jeunes
01:13:01qui ont commis ce crime
01:13:02ne seront pas
01:13:03n'auront pas
01:13:04la totalité
01:13:04des peines
01:13:05qu'ils devraient encourir
01:13:06Négéma
01:13:06vous êtes sur Montpellier
01:13:09vous constatez souvent
01:13:10que lorsqu'il y a
01:13:11des actes de délinquance
01:13:13ou des actes de violence
01:13:14et bien
01:13:15et d'ailleurs
01:13:16c'est au grand dame
01:13:17des policiers
01:13:17et bien le délinquant
01:13:19il est relâché
01:13:19le lendemain
01:13:20ou le surlendemain
01:13:22et puis on les voit
01:13:22refaire de la moto
01:13:25devant le commissariat
01:13:26pour venir narguer
01:13:27c'est vrai qu'il y a une réalité
01:13:27aussi
01:13:28c'est la réalité
01:13:29après
01:13:30en même temps
01:13:30c'est vrai que
01:13:31c'est vrai que
01:13:32les gens qui sont sur EQTF
01:13:33en même temps
01:13:34je l'avoue
01:13:36ils ne sont pas toujours
01:13:37sanctionnés
01:13:37ils sont toujours là
01:13:38et ils continuent
01:13:39à faire leur délit
01:13:40c'est vrai
01:13:40parce qu'en fait
01:13:41on n'applique pas
01:13:42tout à fait
01:13:43la même loi
01:13:44si on peut dire
01:13:46la loi qui mérite
01:13:47quoi
01:13:48la sanction
01:13:49qui mérite
01:13:50parce qu'en fait
01:13:51une personne
01:13:51qui est sur EQTF
01:13:54et qui commet
01:13:55des délits
01:13:56sur le territoire français
01:13:57là il n'y a même pas
01:13:58à calculer
01:13:59direct
01:14:00on traverse la mer
01:14:02comment vous expliquez
01:14:04cette indulgence
01:14:05envers les EQTF
01:14:08est-ce que la justice
01:14:09est un peu politisée
01:14:10quand même
01:14:10selon vous
01:14:11oui je pense
01:14:13je pense
01:14:13et puis je pense aussi
01:14:15qu'en fait
01:14:16il y a des dessous de temps
01:14:18ah oui
01:14:19vous n'allez plus loin
01:14:19vous encore
01:14:20vous pensez
01:14:21qu'il y a des intérêts
01:14:21ça c'est
01:14:22c'est une considération
01:14:23qui vous regarde
01:14:25vous avez le droit
01:14:25de le penser
01:14:26voilà
01:14:28mais effectivement
01:14:28c'est une question
01:14:29qui revient souvent
01:14:30sur le nom
01:14:30merci Nijima
01:14:31pour votre témoignage
01:14:33voilà
01:14:33et vous nous rappelez
01:14:34une prochaine fois
01:14:35parce qu'on aura certainement
01:14:36l'occasion de réaborder
01:14:37ce sujet
01:14:37qui va devenir
01:14:38au cœur de l'actualité
01:14:40Diane de Bourguedon
01:14:41est-ce qu'il y a
01:14:42un remède à ça
01:14:43est-ce qu'on pourrait avoir
01:14:44une qualification
01:14:46dans la magistrature
01:14:48on ne va pas faire
01:14:49un contrôle idéologique
01:14:51mais est-ce qu'on peut
01:14:52faire en sorte
01:14:53que la faculté de droit
01:14:55redevienne un terrain
01:14:56de neutralité
01:14:56où les valeurs
01:14:57de la république
01:14:58de la citoyenneté
01:14:59du droit français
01:15:00soient appliquées
01:15:01sans connotation idéologique
01:15:03déjà il faudrait
01:15:03que le diagnostic
01:15:06du dysfonctionnement
01:15:06soit partagé
01:15:07déjà
01:15:07et par les principaux
01:15:09intéressés
01:15:09c'est-à-dire
01:15:09par la majorité
01:15:11de la magistrature
01:15:11et à partir du moment
01:15:12vous avez des magistrats
01:15:13qui conviennent
01:15:14qu'effectivement
01:15:14il y a une politisation
01:15:15du droit
01:15:16mais pas tous
01:15:17donc ceux qui considèrent
01:15:18que la justine
01:15:19aujourd'hui
01:15:19fonctionne parfaitement
01:15:20c'est compliqué
01:15:21de les faire changer
01:15:23si jamais
01:15:23il y a un diagnostic
01:15:24partagé
01:15:25sur le dysfonctionnement
01:15:27du système
01:15:27il serait peut-être
01:15:28temps de se dire
01:15:29bon bah
01:15:30la doctrine sociale
01:15:31de la justice
01:15:34la partialité
01:15:36peut-être que
01:15:36c'était pas
01:15:37la bonne solution
01:15:38peut-être qu'à un moment
01:15:39donné
01:15:39ça a pu paraître
01:15:40séduisant
01:15:41et on peut
01:15:42tout à fait l'admettre
01:15:43mais aujourd'hui
01:15:43force est de constater
01:15:45on est 50 ans plus tard
01:15:46ça ne marche pas
01:15:47ça porte pas ses fruits
01:15:49les prisons sont pleines
01:15:51le sentiment d'insécurité
01:15:52explose
01:15:53et l'insécurité tout court
01:15:54d'ailleurs
01:15:54donc quand quelque chose
01:15:57ne marche pas
01:15:57c'est toujours pareil
01:15:58est-ce qu'il vaut mieux
01:15:59persévérer dans l'erreur
01:16:00ou bien changer
01:16:02et revenir
01:16:03à une forme
01:16:04de bon sens
01:16:04et d'impartialité
01:16:06précisément
01:16:06je reçois
01:16:07Diane de Bourguedon
01:16:08auteur des indésirables
01:16:10cette nouvelle
01:16:10cette nouvelle
01:16:11frolophobie
01:16:11il fait pas bon
01:16:13être français
01:16:13devant certaines institutions
01:16:14et quelle catégorie
01:16:16de français
01:16:16avec cette classification
01:16:18qui découle un peu
01:16:20de ce que Christophe Guilly
01:16:21a établi
01:16:21ainsi Jérôme Fourquet
01:16:22les indésirables
01:16:24c'est publié
01:16:25chez Fayard
01:16:25la collection
01:16:27pensée libre
01:16:28bien entendu
01:16:29et je suis en train
01:16:29d'échanger
01:16:30de disserter
01:16:32de décrypter
01:16:33cette situation
01:16:34douloureuse
01:16:35vous nous appelez
01:16:36au 0 826 300 300
01:16:37il y a des français
01:16:39qui se sentent
01:16:39moins français
01:16:41que d'autres
01:16:41parce que
01:16:42la république
01:16:43ne les traite plus
01:16:43de la même façon
01:16:44qu'elle les aurait traitées
01:16:45avec autant d'objectivité
01:16:46neutralité autrefois
01:16:47à tout de suite
01:16:48sur Sud Radio
01:16:48pense dans tous ses états
01:16:49Péricault Légas
01:16:51vous êtes bien sur Sud Radio
01:16:53il est 13h48
01:16:54je reçois
01:16:55Diane de Bourguedon
01:16:56auteur des indésirables
01:16:57allée aux éditions
01:16:58aux éditions Fayard
01:16:59collection pensée libre
01:17:00et Diane de Bourguedon
01:17:02considère que le wokisme
01:17:03est en train
01:17:04de s'emparer
01:17:05petit à petit
01:17:05des institutions
01:17:06de la république
01:17:07pas toutes
01:17:07tout le temps
01:17:08mais en partie
01:17:09et que notamment
01:17:10sur le plan judiciaire
01:17:11et quelquefois
01:17:12sur le plan policier
01:17:13le traitement
01:17:14n'est pas le même
01:17:14si on est
01:17:15un beau
01:17:16un français blanc
01:17:17que si on est
01:17:18d'autres origines
01:17:19vous concluez
01:17:20votre essai
01:17:21Diane de Bourguedon
01:17:22par le chapitre
01:17:23qui dit
01:17:23le peuple incité
01:17:25à l'extinction
01:17:26attendez
01:17:27je l'ai lu
01:17:27bien entendu
01:17:28je fais semblant
01:17:28de découvrir
01:17:29qu'est-ce que vous voulez dire
01:17:31par le peuple incité
01:17:31à l'extinction ?
01:17:33il y a des sujets
01:17:34qui sont assez rarement abordés
01:17:35que j'avais envie
01:17:36de mettre en lumière
01:17:37dans mon essai
01:17:38c'est ce qui concerne
01:17:39les enjeux bioéthiques
01:17:41et également
01:17:41de santé
01:17:43aujourd'hui
01:17:44il y a des problèmes
01:17:45de santé
01:17:46qui sont complètement
01:17:47passés sous silence
01:17:48notamment le sujet
01:17:49de ce qu'on appelle
01:17:50un peu trivialement
01:17:52la malbouffe
01:17:54pour lequel
01:17:55sujet qui m'est très cher
01:17:56puisque c'est
01:17:57c'est bon
01:17:58évidemment
01:18:00je vous dis
01:18:00c'est une des conséquences
01:18:02c'est l'américanisation
01:18:03et je fais allusion
01:18:04à un livre
01:18:04de Jacques Puzet
01:18:05qui était
01:18:05non à la magdonalisation
01:18:07de la France
01:18:07aujourd'hui
01:18:08on voit bien
01:18:08qu'elle dépasse largement
01:18:10l'élément alimentaire
01:18:11exactement
01:18:12et vous avez
01:18:13des problèmes
01:18:14de santé
01:18:14majeurs
01:18:15qui résultent
01:18:16de cette malbouffe
01:18:18avec une épidémie
01:18:19d'obésité
01:18:19notamment
01:18:20chez les enfants
01:18:21dans certaines régions
01:18:22qui sont très avancées
01:18:24fast food soda
01:18:25fast food soda
01:18:26et puis même
01:18:26dans les grandes surfaces
01:18:28vous avez
01:18:29les grandes marques
01:18:30de l'agroalimentaire
01:18:31qui font des paquets
01:18:33colorés
01:18:33lumineux
01:18:34ça s'appelle
01:18:35des merchandising
01:18:35exactement
01:18:36à la hauteur des enfants
01:18:38donc en bas
01:18:39donc si vous voulez
01:18:39quand les parents
01:18:40font leurs courses
01:18:41le week-end
01:18:42avec leurs enfants
01:18:42c'est difficile
01:18:44de dire non
01:18:46de refuser
01:18:47à son enfant
01:18:48ce genre
01:18:49de produit
01:18:50et ce qui m'a frappé
01:18:52quand j'ai étudié
01:18:54cette question là
01:18:54c'est que
01:18:55vous avez
01:18:55différentes initiatives
01:18:56qui ont été entreprises
01:18:58pour essayer de lutter
01:18:59contre la malbouffe
01:18:59et une à laquelle je pense
01:19:01c'est la loi
01:19:02dite malbouffe
01:19:03d'un député
01:19:03de la France insoumise
01:19:05et en réalité
01:19:06qui était assez
01:19:07dense comme loi
01:19:08et puis elle a été
01:19:09vidée de sa substance
01:19:09pour s'aider
01:19:11finalement
01:19:11à se plier
01:19:12devant l'industrie
01:19:13agroalimentaire
01:19:14le premier lobby
01:19:15exactement
01:19:15donc le fait
01:19:17qu'une grande partie
01:19:19de la population
01:19:19française
01:19:20soit finalement
01:19:20livrée en pâture
01:19:21parce que c'est quand même
01:19:22facile de réglementer
01:19:23notamment les teneurs
01:19:24en sucre etc
01:19:24c'est facile de faire
01:19:25des taxes
01:19:26il y a d'autres pays
01:19:26qui l'ont fait
01:19:27comme en Angleterre
01:19:27c'est facile de le faire
01:19:29et en France
01:19:29on ne le fait pas
01:19:30et je tire le fil
01:19:32jusqu'à des considérations
01:19:33bien plus dramatiques
01:19:35que ça
01:19:35puisque je m'aventure
01:19:38dans les questions
01:19:39bioéthiques
01:19:40en posant la question
01:19:42de la frénésie
01:19:44législative
01:19:44qui entoure
01:19:46ce qui est lié
01:19:47finalement à la vie
01:19:48et à la mort
01:19:49puisque j'ai constaté
01:19:50qu'en très peu
01:19:52d'années
01:19:53en 5 ans
01:19:544 lois
01:19:57ou règlements
01:19:58avaient été passés
01:19:59en ce qui concerne
01:20:00les questions
01:20:01de l'avortement
01:20:01et les questions
01:20:02de l'euthanasie
01:20:03donc évidemment
01:20:04qui sont relatives
01:20:04à la vie
01:20:05et à la mort
01:20:06et ce ne sont pas
01:20:07des questions
01:20:08qui apparaissent
01:20:08comme au premier plan
01:20:09dans les priorités
01:20:10des français
01:20:10ça ne ressort jamais
01:20:11dans les sondages
01:20:12on les connait
01:20:13mais ce n'est pas
01:20:13celle-là
01:20:14et pourtant
01:20:16depuis quelques années
01:20:18elles reviennent
01:20:19tout le temps
01:20:19sur le devant
01:20:19de la scène
01:20:20ces questions-là
01:20:21et on peut se demander
01:20:22mais finalement
01:20:23pourquoi ?
01:20:25parce que dans le même temps
01:20:26où on essaie
01:20:27de faciliter
01:20:28l'accès
01:20:29en fait
01:20:29à l'avortement
01:20:30et l'accès
01:20:31à l'euthanasie
01:20:32dans le même temps
01:20:34on pourrait dire
01:20:35mais c'est peut-être
01:20:35une pulsion de mort
01:20:36qui anime
01:20:37notre société
01:20:38mais comme dans le même temps
01:20:39vous avez d'autres
01:20:41lois
01:20:41qui incitent
01:20:42à la PMA
01:20:43et puis à la GPA
01:20:44et Gabriel Attal
01:20:45en a parlé
01:20:46à la dernière
01:20:47entrée scolaire
01:20:49vous vous dites
01:20:50ben non
01:20:50là ça favorise la vie ça
01:20:51donc qu'est-ce qui explique
01:20:53que dans le même temps
01:20:54vous avez
01:20:55une grande ambiguïté
01:20:56sur la lue
01:20:57nous avons Patrick
01:20:58qui nous appelle
01:20:59de Graniac
01:21:00bonjour Patrick
01:21:02oui bonjour
01:21:03est-ce que vous pensez
01:21:04qu'il y a des
01:21:05merci
01:21:05merci d'être sur Sud Radio
01:21:07est-ce que vous pensez
01:21:07qu'il y a des indésirables
01:21:08aujourd'hui en France
01:21:09de plus en plus nombreux
01:21:11alors je sais pas
01:21:11moi je constate un truc
01:21:13j'ai 150 bientôt
01:21:15j'ai
01:21:16moi je pense
01:21:17oui effectivement
01:21:17le fait d'être au blanc
01:21:18ou pas
01:21:19j'ai le serré
01:21:19si vous vous faites
01:21:20ramasser sur l'autoroute
01:21:21à 132 au lieu de 130
01:21:23c'est bon
01:21:24vous allez en prison
01:21:25si vous tuez
01:21:27la voisine
01:21:27bon finalement
01:21:28c'est pas trop grave
01:21:29tous ces jeunes
01:21:30qui folles
01:21:30les oeuvres en moto
01:21:31et bien on leur dit rien
01:21:32donc à un moment donné
01:21:33les gens
01:21:34ah non
01:21:34alors le bon
01:21:35moi le premier
01:21:35je suis pas
01:21:36je suis pas
01:21:37je suis pas
01:21:38comment dire
01:21:38coïnterné par la violon
01:21:39des surveilles
01:21:40moi je suis
01:21:41c'est égal
01:21:42si on ne revient pas
01:21:44à la
01:21:45disons
01:21:46à la boue
01:21:47à la gif
01:21:48t'as fait une connerie
01:21:49tu prends une gif
01:21:49on n'y arrivera pas
01:21:51on ne s'en sortira pas
01:21:51une sanction adaptée
01:21:52une sanction adaptée
01:21:54bien sûr
01:21:54bien sûr
01:21:55on parle
01:21:56de quartier
01:21:57pour les jeunes
01:21:58moi
01:21:59moi je suis radical
01:22:00le jeune
01:22:01il a fait une petite connerie
01:22:02vous le prenez
01:22:02vous l'envoyez
01:22:03moi à Cayenne
01:22:04et le moutier d'eau
01:22:04un morceau de pain
01:22:05un marteau
01:22:05voilà
01:22:06si tu recommences
01:22:07tu y passeras
01:22:08si moi
01:22:08vous allez voir
01:22:09si ça va pas
01:22:09les calmer
01:22:10il faut arrêter
01:22:11il faut arrêter
01:22:11de faire ce qu'on fait
01:22:12on a un gros gros souci
01:22:14de laxisme
01:22:14j'arrive du Maroc
01:22:16j'étais à Marrakech
01:22:17je vous garantis
01:22:18qu'à un moment donné
01:22:19problème
01:22:20dans un magasin
01:22:20la police est arrivée
01:22:22il y a deux gars
01:22:22de la gare d'institut
01:22:24je sais pas quoi
01:22:24qui sont arrivés
01:22:25je vous garantis
01:22:26qui ne se sont pas fait
01:22:27cracher dessus
01:22:27ni se caillasser
01:22:28ça a été vite réglé
01:22:29l'affaire
01:22:30donc à un moment donné
01:22:31si on ne fait pas pareil
01:22:32chez nous
01:22:33on n'y arrivera pas
01:22:34on a un gros souci
01:22:35moi j'ai été pompier
01:22:36pendant 40 ans
01:22:38on a un gros souci
01:22:39je suis désolé
01:22:39c'est pas méchant
01:22:40ce que je dis
01:22:41c'est la vérité
01:22:41après les gens
01:22:42qui votent pour le
01:22:42rassemblement national
01:22:43c'est pas pour le
01:22:44programme économique
01:22:45mais les gens
01:22:46en aura le bon
01:22:46on se fait caillasser
01:22:47toujours au même endroit
01:22:48et par les mêmes personnes
01:22:49c'est à dire
01:22:50vous avez
01:22:50la communauté
01:22:51d'Afrique du Nord
01:22:52qui
01:22:52ben voilà
01:22:53ils ne peuvent pas nous voir
01:22:54je ne sais pas pourquoi
01:22:54vous avez
01:22:55l'Afrique subsaharienne
01:22:57c'est pareil
01:22:59alors moi
01:23:00je veux bien
01:23:00tout entendre
01:23:01tout écouter
01:23:02mais non
01:23:02on n'ose pas le dire
01:23:04et ben moi je suis désolé
01:23:05je le dis
01:23:05et beaucoup de gens
01:23:06le pensent
01:23:06on n'ose pas le dire
01:23:07il n'y a rien de méchant
01:23:08moi j'ai jamais été
01:23:10caillassé par des
01:23:11des Italiens
01:23:12des Espagnols
01:23:12des Portugais
01:23:13vous êtes pour un retour
01:23:15de l'autorité
01:23:16au niveau des décisions judiciaires
01:23:18et du respect de la police
01:23:19Diane de Bois-Gredon
01:23:20c'est un petit peu
01:23:21l'esprit de ce que vous
01:23:21oui en fait
01:23:22merci à Patrick
01:23:24je pense qu'une majorité
01:23:25de français
01:23:26partage ce que
01:23:27vient de dire Patrick
01:23:28et en réalité
01:23:29c'est quand même
01:23:30une forme de bon sens
01:23:31c'est à dire que
01:23:31quand on commet un délit
01:23:33on mérite une sanction
01:23:36et on a l'impression
01:23:37qu'aujourd'hui
01:23:39les élites
01:23:40alors vraiment
01:23:40prises au sens large
01:23:41baignent dans une forme
01:23:42d'angélisme
01:23:43ou en tout cas
01:23:44d'indulgence
01:23:45qui fait que
01:23:47il faudrait toujours
01:23:48excuser
01:23:49pardonner
01:23:49et qu'en étant en plus
01:23:51en se montrant compréhensif
01:23:53et gentil
01:23:54on amènerait
01:23:55vers une forme
01:23:57de réinsertion
01:23:57ou en tout cas
01:23:58d'arrêt des délits
01:23:58mais on vient de le voir
01:23:59encore
01:23:59les exemples
01:24:01ils pleuvent chaque jour
01:24:01ceux qui ont attaqué
01:24:03la mairie de Fresnes
01:24:04et qui ont été
01:24:05immédiatement relâchés
01:24:06le lendemain
01:24:07ou deux jours après
01:24:08ils se sont pris
01:24:08à des policiers
01:24:09donc c'est bien la preuve
01:24:11que quand il n'y a pas
01:24:12de sanctions
01:24:12et d'ailleurs
01:24:13tant que
01:24:13moi j'irai quand même
01:24:14tant qu'il n'y a pas
01:24:14de peine
01:24:15d'emprisonnement ferme
01:24:18ça passe complètement
01:24:19inaperçu
01:24:19et les jeunes
01:24:20ils en arrivent même
01:24:21aujourd'hui
01:24:22vous avez des vidéos
01:24:23qui circulent
01:24:23sur les réseaux sociaux
01:24:24comme TikTok
01:24:25de jeunes
01:24:26qui sont goguenards
01:24:27et qui se filment
01:24:27en étant en garde à vue
01:24:29parce que pour eux
01:24:30c'est aussi banal
01:24:33c'est tout à fait banal
01:24:35c'est-à-dire qu'il n'y a
01:24:36aucune crainte
01:24:37aucun respect
01:24:38des forces de l'ordre
01:24:39on se montre
01:24:41avec des petits émojis
01:24:42en train de ricaner
01:24:43on n'a absolument
01:24:44pas peur de l'autorité
01:24:46et on récidivera
01:24:48éternellement
01:24:49il n'y aura pas
01:24:50d'ordre républicain
01:24:50tant que la police
01:24:51n'inspira pas la crainte
01:24:53qui justifie
01:24:54qu'on la respecte
01:24:54merci Diane de Bourguedon
01:24:56d'avoir été aujourd'hui
01:24:57pendant une heure
01:24:57je rappelle le titre
01:24:59de votre essai
01:24:59les indécirables
01:25:00sous titre
01:25:00prolophobie
01:25:02chez Fayard
01:25:02édition Pensez Libre
01:25:03pour la modique somme
01:25:05de 10 euros
01:25:06c'est un pamphlet politique
01:25:07mais c'est en même temps
01:25:08un traité sociologique
01:25:09et culturel
01:25:09qui nous raconte
01:25:11un peu l'état
01:25:11puisque l'émission
01:25:12s'appelle
01:25:12la France
01:25:13tous ses états
01:25:14voilà un des états
01:25:15dans lequel est la France
01:25:16et je vous remercie
01:25:16d'être venu témoigner
01:25:17aujourd'hui sur Sud Radio
01:25:18à très bientôt
01:25:18merci à vous
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