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NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Périco Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 2 juin 2026, la France est dans tous ses états, bien
00:00:14sûr particulièrement aujourd'hui.
00:00:16A mes côtés, Maud Coffler qui a programmé cette émission, face à moi, face à moi Julien Delmas qui en
00:00:21assure la réalisation dans les conditions les meilleures.
00:00:24Et évidemment, l'inévitable, incontournable et précieux Emmanuel Galasso qui attend vos appels au 0826 300 300 parce que je
00:00:32pense que vous allez remplir en masse vu les sujets dont nous allons parler aujourd'hui.
00:00:36Et Emmanuel Galasso est très attentif à vos appels donc ne vous bousculez pas.
00:00:40Et puis Elvin qui est là pour s'assurer que les propos pertinents que nous allons prononcer pendant ces deux
00:00:44heures seront retranscrits finalement sur le site de Sud Radio.
00:00:47Vous pouvez consulter tous les jours de 0h à minuit si vous avez une insomnie ou un coup de cafard,
00:00:52vous allez voir, ça vous redonne du baume.
00:00:54Au cœur, Duralex mais pas Sedlex puisque après une tentative de résurrection, le fleuron français du verre de table, les
00:01:03verres et les assiettes, replonge dans les difficultés.
00:01:06Nous verrons ce qui s'est passé avec Gilles Attaf, président de Certification Origine France et des Forces Françaises de
00:01:12l'Industrie.
00:01:13On aura un décryptage réel sur les tragédies de cette société.
00:01:16A midi 45, nous entendrons les confessions d'un ancien policier de la BAC 18, condamné à 8 ans de
00:01:22prison pour des faits graves avant d'être totalement blanchi par la justice.
00:01:26L'ancien brigadier Karim Manège sera avec nous en studio pour témoigner de son calvaire.
00:01:31Soyez là, écoutez, c'est absolument hallucinant.
00:01:35Mais où est donc passé la cinquième République ?
00:01:36Non, ce n'est pas un pastiche du film de cette même compagnie.
00:01:39Pour autant, on se pose des questions sur cette pauvre France et nous allons recevoir l'homme le plus indiqué
00:01:44pour nous signaler les errements de la République.
00:01:47C'est Henri Hainaut, ancien conseiller du président de la République Nicolas Sarkozy et ancien député des Yvelines,
00:01:53avec lequel nous évoquerons, entre autres sujets épineux, le vote sans conviction.
00:01:57Les Français vont voter, mais y a-t-il encore une conviction ?
00:01:59C'est ce qui peut arriver de pire à une démocratie, c'est d'aller voter sans la foi dans
00:02:04la République.
00:02:04Et puis, Maud, il y a d'autres infos aujourd'hui.
00:02:07Oui, les premières peines sont tombées pour les émeutiers arrêtés samedi en marge de la victoire du PSG.
00:02:12Et puis, Vincent Jambrun, le ministre de la Ville et du Logement, veut lui aussi, à sa façon, punir les
00:02:17casseurs de samedi soir.
00:02:19Et puis, peut-être que la Corse acquérira bientôt son autonomie.
00:02:22Voilà, c'est en débat aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
00:02:24Et puis, Boilem Sansal qui règne ses comptes.
00:02:26La sortie du livre de Boilem Sansal aujourd'hui.
00:02:29Voilà le menu d'aujourd'hui.
00:02:31Sud Radio. La France dans tous ses états. L'humeur de Pericot.
00:02:37Pour les déclarations de l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
00:02:40qui est revenu lundi sur les incidents du week-end dans la capitale,
00:02:43suite à la victoire du PSG en Ligue des Champions.
00:02:46Pour ce dernier, l'injustice des mineurs n'est plus adaptée à l'intensité de la violence qui sévit actuellement.
00:02:52C'est le moins qu'on puisse dire.
00:02:53Un comportement de barbare, a-t-il dit, après un week-end ayant vu plus de 800 attrapédations à travers
00:02:59le pays.
00:02:59Suite à la victoire des Parisiens et des Saints du Saint-Germain à la Ligue des Champions,
00:03:03Bruno Retailleau a dénoncé les jasissements de nombreux jeunes.
00:03:07Et on le comprend.
00:03:08L'injustice de l'Intérieur en poste, lors des heures de l'an dernier, a créé que beaucoup de ces
00:03:12délinquants n'aient pas fait le moindre jour de prison.
00:03:14Encore que là, on vous dira tout à l'heure, ça y est, il y a une rectification.
00:03:18Quand on touche un uniforme, pour moi, c'est clair, dit Bruno Retailleau, c'est la case prison tout de
00:03:23suite.
00:03:23Tant que vous aurez cette justice qui ne sera pas suffisamment ferme,
00:03:27vous aimerez les délinquants, notamment des mineurs, à ce genre de comportement.
00:03:30Le juge Bruno Retailleau, qui estime également que la justice des mineurs en France n'est plus du tout adaptée
00:03:36à la violence actuelle
00:03:37et propose plusieurs alternatives, comme celle de supprimer la loi Belloubet ou même les juges d'application des peines.
00:03:42Le président des Républicains veut également faire payer les dégâts aux casseurs et non à l'État,
00:03:47en instaurant la responsabilité financière solidaire, mais aussi pouvoir les identifier grâce à la reconnaissance faciale,
00:03:53qui aujourd'hui est interdite.
00:03:55Enfin, l'ancien ministre de l'Intérieur dit qu'il faut régler le problème à la source.
00:04:00C'est-à-dire à l'immigration.
00:04:02Même si je dois choquer, dit Bruno Retailleau, je fais le lien plus généralement entre les désordres migratoires,
00:04:06ceux qui ne veulent pas s'assimiler ou s'intégrer, et les désordres sécuritaires.
00:04:10À moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle, Bruno Retailleau lance un avertissement aux Français.
00:04:15Ne pas répondre à cette nouvelle violence nous rend complices et coupables.
00:04:18On se souvient que Bruno Retailleau avait parlé de mexicanisation de la France.
00:04:22Ça avait suscité un émoi terrible, mexicanisation.
00:04:26Quelques semaines après ce qui se passait à Marseille, avec les crimes du narcotrafic,
00:04:29prouver que cette appréciation n'était pas loin de la réalité.
00:04:32Et là, les scènes auxquelles nous avons assisté, parler de barbares, c'est la moindre des choses.
00:04:36L'ancien ministre de l'Intérieur a tout simplement utilisé les bons mots de la langue française,
00:04:40utilisé avec du bon sens et du courage politique.
00:04:43Et j'aurais personnellement apprécié que M. Laurent Lunez, autour des dignitaires de la police,
00:04:48nous expliquant qu'en gros on a maîtrisé la situation, que ça pourrait être plus grave,
00:04:51que la fête s'est finalement bien terminée,
00:04:53utilise les mêmes mots que son ancien chef Bruno Retailleau.
00:04:56Si on est encore là au sommet d'État, on risque d'avoir des jours difficiles.
00:05:00Donc face aux barbares, il n'y a qu'une solution, la fermeté, la sanction et la répression.
00:05:06La célèbre verrerie Duralex, dont on a tant parlé il y a deux ans,
00:05:09qui avait été sauvée par ses propres salariés, est de nouveau en danger.
00:05:13On en parle dans un instant avec le président de la certification Origine France Garantie, Gilles Attaf,
00:05:17pour comprendre comment cette entreprise peut de nouveau se retrouver dans la panade, c'est ça ?
00:05:22Dans la panade, dans la mouise.
00:05:23Pour le dire gentiment.
00:05:26Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:05:31Deux ans après son sauvetage, la célèbre verrerie Duralex a été placée en redressement judiciaire
00:05:36en raison de tensions de trésorerie.
00:05:38Elle avait été reprise en 2025-2024, passé salarié en coopérative,
00:05:42mais l'entreprise fait aujourd'hui face à de nouveaux obstacles,
00:05:44malgré le soutien communiqué par le ministère de l'économie,
00:05:47malgré une campagne de communication réussie et un nombre de partenariats records.
00:05:51Mais alors, comment faire pour sauver ce petit patrimoine français ?
00:05:54On en parle avec le président de la certification Origine France Garantie, Gilles Attaf.
00:05:58Bonjour.
00:05:58Bonjour.
00:05:59Bonjour Gilles Attaf.
00:06:00Merci d'être avec nous en direct et en studio à cette antenne sur ce jeu.
00:06:03Bonjour Péricault.
00:06:04Pour parler de ce douloureux problème Duralex.
00:06:07Du coup, moi j'en achète tout le temps.
00:06:09Je ne bois que dans du Duralex.
00:06:10Je mange du Duralex.
00:06:11C'est bien.
00:06:22Maintenant qu'il y a un acte politique dans le soutien de Duralex,
00:06:25c'est plus motivant de manger dans Duralex,
00:06:27ce qui n'est pas Cédlex pour le coup.
00:06:29La loi est dure avec elle, avec cette société qui allait s'en sortir.
00:06:33On avait bon espoir.
00:06:35Toujours le même territoire que Brant, donc c'est le Loiré.
00:06:38Il y a incroyable cet épicentre de gens qui se battent pour sauver leur activité.
00:06:43Et puis là, on replonge dans le rouge.
00:06:46Gilles Attaf, en dehors du fait que le contexte politique est difficile
00:06:50avec les lois européennes, le libre-échange, cette concurrence déloyale,
00:06:53est-ce que structurellement, Duralex avait une faiblesse en soi ?
00:06:58Est-ce que vous pouvez nous décrypter ce qui s'est passé ?
00:06:59Pourquoi échec ? Pourquoi sauvetage ? Et pourquoi retour aux difficultés ?
00:07:03Alors déjà, on ne peut pas se permettre de laisser partir des fleurons comme ça français,
00:07:06de marques emblématiques.
00:07:08Je pense qu'on a tous des souvenirs.
00:07:10Et c'est important d'avoir des marques comme ça,
00:07:13qui incarnent les territoires, comme le fait Duralex.
00:07:16Ça a commencé avec Manu France il y a 50 ans, je vous signerais.
00:07:18Absolument.
00:07:20Et c'est pour ça qu'il ne faut pas reproduire les mêmes erreurs.
00:07:23À Saint-Etienne.
00:07:23Le problématique, c'est qu'on ne met jamais assez de moyens
00:07:25et qu'on partait de loin.
00:07:29En tout cas, moi, je crois que Duralex avait besoin de...
00:07:32Il y avait beaucoup de sujets à traiter.
00:07:34Je trouve que les sujets commerciaux,
00:07:36les sujets de stratégie commerciale, de marketing, ont été excellentes.
00:07:39D'ailleurs, il y a eu une levée de fonds citoyenne qui a très bien fonctionné.
00:07:43Donc, ça veut dire que, vraiment, il y avait une dynamique, une solidarité.
00:07:47Mais surtout, un produit exceptionnel.
00:07:49Il n'y a pas de raison.
00:07:50Un produit avec un savoir-faire incroyable.
00:07:52Donc, il faut absolument faire perdurer.
00:07:54Après, c'est toujours le même problème en France.
00:07:56On ne met pas les moyens nécessaires.
00:07:58Je pense qu'aujourd'hui, il y a certainement eu des problèmes,
00:08:01peut-être, de pilotage financier.
00:08:05Peut-être des problématiques de production à régler.
00:08:08Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'encore une fois,
00:08:11on fait les choses à petits bras pour des entreprises traditionnelles.
00:08:15Et qu'à côté de ça, on met des millions sur des medtech,
00:08:18sur des projets.
00:08:20Je ne vais pas citer des noms, mais comme...
00:08:22Allez, je vais en citer un, comme Insect, par exemple,
00:08:24où il y a eu énormément d'argent qui a été mis sur la table.
00:08:27Alors que là, on a des entreprises historiques
00:08:30qui ont besoin, effectivement, plus de fonds.
00:08:32Parce que, vous savez, ce genre de métier,
00:08:34ça a besoin de fonds de roulement,
00:08:36donc de beaucoup d'argent, de trésorerie.
00:08:40C'est évident.
00:08:41Et donc, c'est clair qu'en plus, le système...
00:08:44Alors, moi, je suis vraiment un militant des scopes.
00:08:48Parce qu'en fait, ça a été repris dans ce code.
00:08:50C'est tout en deux mots.
00:08:50C'est une forme de coopérative.
00:08:51Oui, c'est ça.
00:08:52Avec les salariés, ça permet un partage de la valeur.
00:08:55C'est toujours très intéressant.
00:08:56Mais la faiblesse des scopes,
00:08:58c'est quand même sur l'investissement
00:08:59et sur la difficulté à ouvrir le capital
00:09:01pour structurer...
00:09:04Parce que, vous savez, l'industrie,
00:09:05ça demande beaucoup de moyens.
00:09:06Ça demande du temps long et du moyen.
00:09:07Donc, déjà, en France,
00:09:08le temps long sur l'industrie, on a du mal.
00:09:11Et lorsque l'on parle de scopes,
00:09:13effectivement, c'est un peu compliqué
00:09:14quand vous savez que les salariés
00:09:16doivent garder 51%.
00:09:20Gilles Lataf, nous sommes bien d'accord.
00:09:21La doxa européenne interdit les États
00:09:23d'aider leurs entreprises en difficulté.
00:09:26Directement.
00:09:27Dura l'extrait en Chine,
00:09:28il y aurait eu tout de suite
00:09:285 milliards de l'équivalent.
00:09:31Déjà, il aurait été sur-subventionné
00:09:32comme le font les Chinois,
00:09:35surtout dans le secteur d'activité.
00:09:36Donc, ça aurait été sur-subventionné.
00:09:38Et ces produits sur-subventionnés
00:09:39sur le marché européen et français
00:09:41à des coûts, évidemment...
00:09:42Avec une concurrence déloyale
00:09:44parce qu'en plus,
00:09:44on sait très bien que
00:09:45les normes environnementales
00:09:48ne sont pas les mêmes que chez nous
00:09:50et on les laisse rentrer
00:09:51sur le territoire français.
00:09:52Donc, je vous dis,
00:09:52sur un secteur d'activité
00:09:53comme la verrerie, par exemple,
00:09:54c'est absolument scandaleux.
00:09:56La concurrence est très violente
00:09:57pour Duralex.
00:09:58Est-ce qu'on pourrait concevoir
00:10:00que des institutions européennes
00:10:02qu'on repense cette Europe
00:10:03en disant, voilà,
00:10:04on a un secteur industriel
00:10:06en fragilité,
00:10:06le concurrent de ce secteur
00:10:08industriel en fragilité
00:10:09va être taxé spécialement
00:10:10parce qu'on a besoin de protéger.
00:10:12Je ne donne pas d'argent.
00:10:12Je ne donne pas d'argent
00:10:13à Duralex
00:10:14mais je mets 20 ou 15%
00:10:16sur le verre chinois
00:10:17qui est produit, voilà,
00:10:19parce que...
00:10:19Et je ne cible que ça.
00:10:21Alors, évidemment,
00:10:21c'est des hurlements,
00:10:22on va dire, mais vous êtes...
00:10:23Bah oui, mais c'est des hurlements,
00:10:24mais il y a...
00:10:24À un moment donné,
00:10:25il faut faire des choix politiques.
00:10:26Oui, puis il faut appliquer des textes
00:10:27parce que ça existe, hein.
00:10:28Vous savez,
00:10:29lorsque des produits sont...
00:10:30Quand on identifie
00:10:31que c'est subventionné
00:10:32comme ça l'a été
00:10:33sur les voitures électriques
00:10:35chinoises,
00:10:35il y a eu des barrières
00:10:37d'adaptes douanières
00:10:38qui ont été faites.
00:10:39Donc, il faudra être plus pointu
00:10:41sur tous les secteurs d'activité
00:10:42parce qu'effectivement,
00:10:44nos entreprises font face
00:10:46à une concurrence
00:10:46totalement déloyale.
00:10:48Et le cas de Duralex,
00:10:49je trouve très emblématique
00:10:51parce que, encore une fois,
00:10:52c'est une société
00:10:53qui était en croissance,
00:10:54qui avait été reprise
00:10:55par des salariés
00:10:56avec des dirigeants
00:10:58qui avaient mis en place
00:10:59une stratégie
00:10:59qui avait fonctionné.
00:11:00Encore une fois,
00:11:017% de chiffre d'affaires
00:11:02en croissance,
00:11:03je crois qu'ils vont finir
00:11:04à plus de 30 millions d'euros.
00:11:05Donc, c'est quand même pas rien.
00:11:06Et puis, surtout,
00:11:07je vous rappelle quand même
00:11:08qu'il y a 240 personnes
00:11:09enfin, le sujet,
00:11:10c'est que c'est toujours
00:11:11le même sujet.
00:11:12C'est les emplois
00:11:13et ce que ça peut coûter
00:11:14la perte d'emploi
00:11:14sur le temps long.
00:11:15Et on oublie toujours
00:11:16un peu cette...
00:11:17Voilà.
00:11:17Moi, aujourd'hui,
00:11:18les cantines françaises,
00:11:19on devrait les obliger
00:11:20toutes à avoir
00:11:21des verres Duralex
00:11:22et il n'y aurait pas de souci.
00:11:23Pour Brandt,
00:11:24qui est à quelques kilomètres
00:11:25de Duralex,
00:11:25le problème était un peu différent.
00:11:27C'est une technologie
00:11:28qui est plus en concurrence.
00:11:29C'est de l'électromène
00:11:30petite, électroménager.
00:11:31Là, on peut comprendre.
00:11:32C'était structurellement,
00:11:33je pense, déficitaire
00:11:36avec, pour le coup,
00:11:37des gros problèmes
00:11:38d'investissement
00:11:39qui n'ont pas été faits
00:11:40à la hauteur.
00:11:41Donc, je pense
00:11:42qu'on ne peut pas comparer
00:11:43Duralex.
00:11:45Duralex, aujourd'hui,
00:11:46c'est une société
00:11:46qui doit s'en sortir,
00:11:47qui va s'en sortir.
00:11:48Parce qu'encore une fois,
00:11:49il faut être très vigilant
00:11:50en France
00:11:51parce que là,
00:11:52on parle de redressement judiciaire.
00:11:53Le redressement,
00:11:55ce n'est pas une fin.
00:11:57Encore une fois,
00:11:58ça peut être un...
00:11:59Il y avait eu un dépôt de bilan.
00:12:00Oui, il y avait eu
00:12:01une reprise par les salariés
00:12:02via une scope
00:12:02aidée par la région.
00:12:06Mais, encore une fois,
00:12:07c'est un outil de gestion
00:12:09aujourd'hui.
00:12:09Peut-être qu'il faut passer
00:12:10par là pour restructurer,
00:12:12pour changer aussi certainement...
00:12:14Il y a certainement
00:12:15des choses à faire,
00:12:15encore une fois,
00:12:18stratégiquement.
00:12:18Mais je crois
00:12:19qu'il y avait eu
00:12:19une stratégie
00:12:21qui avait été de dire
00:12:21déjà, on remet à plat
00:12:24la stratégie commerciale
00:12:26et après,
00:12:26on investira certainement
00:12:28qu'il y a besoin
00:12:28d'investissement
00:12:29dans l'outil de production.
00:12:30Aujourd'hui,
00:12:31pour être compétitif en France,
00:12:32il faut investir
00:12:32dans des outils
00:12:34effectivement plus performants.
00:12:36Vous savez,
00:12:36aujourd'hui,
00:12:36il y a la robotique,
00:12:37l'automatisation,
00:12:38il y a beaucoup de choses
00:12:38à faire.
00:12:39Mais je pense que c'était
00:12:40une deuxième étape
00:12:42et on n'a pas réussi
00:12:43à aller à cette deuxième étape.
00:12:45Enfin, c'est comme ça
00:12:45que moi,
00:12:46je le perçois
00:12:46de l'extérieur,
00:12:48de Duralex.
00:12:49Mais en tout cas,
00:12:49moi, j'ai beaucoup d'espoir
00:12:50pour que cette société
00:12:51soit sauvée.
00:12:52Gilles Attaf,
00:12:53on ne commande pas
00:12:53les décisions de justice,
00:12:54mais est-ce que les tribunaux
00:12:55de commerce français
00:12:56sont comme les autres tribunaux ?
00:13:02Est-ce qu'on peut jeter
00:13:02la suspicion
00:13:03tout en étant respectueux
00:13:04avec le droit ?
00:13:06On n'a pas compris
00:13:07le jugement
00:13:07du tribunal de commerce.
00:13:08Il y avait matière...
00:13:09Pour Brant,
00:13:10il y a eu une contestation
00:13:11sur la décision
00:13:11des juges à Nanterre.
00:13:13Il y avait quand même
00:13:13d'autres options
00:13:14avant de procéder
00:13:15à la liquidation.
00:13:16Vous savez,
00:13:16moi, c'est toujours
00:13:16le même sujet
00:13:18que je porte,
00:13:19c'est qu'on n'a toujours
00:13:19pas de vision
00:13:19sur le temps long
00:13:20quand on voit
00:13:20la destruction d'emploi,
00:13:21la destruction de valeur,
00:13:23ce que ça peut coûter
00:13:23sur le temps long.
00:13:24À un moment,
00:13:25il faut peut-être
00:13:25se poser les bonnes questions,
00:13:26peut-être mettre
00:13:27de l'argent
00:13:28et avoir cette capacité
00:13:30à relancer des outils,
00:13:32à garder des savoir-faire.
00:13:33Vous savez,
00:13:33lorsqu'on a perdu
00:13:34des savoir-faire,
00:13:34on les a perdus définitivement.
00:13:36C'est très compliqué
00:13:36de les faire revenir.
00:13:37Perico,
00:13:37ce n'est pas à vous
00:13:38que je vais l'expliquer
00:13:38parce que là,
00:13:39sur le sujet...
00:13:41Si on fait le bilan,
00:13:42Gilles Lataf,
00:13:42il y a eu combien
00:13:43de Duralex dans le passé
00:13:44à certains nombres
00:13:45et est-ce qu'il peut
00:13:46y en avoir d'autres
00:13:46qui arrivent
00:13:47de ce genre de situation
00:13:48où il y a toutes
00:13:48les raisons de vivre heureux
00:13:50et on a des entraves
00:13:51qui ne sont pas liées
00:13:52au produit lui-même.
00:13:53Non, après,
00:13:54sur un secteur d'activité
00:13:54qui demande beaucoup
00:13:55d'énergie aussi
00:13:56comme Duralex.
00:13:57Duralex,
00:13:57c'est des fours.
00:13:58C'est des fours,
00:13:58de même température.
00:14:00Beaucoup,
00:14:00beaucoup d'énergie
00:14:01et il faudrait
00:14:02dans un premier temps
00:14:03déjà donner
00:14:04une énergie compétitive
00:14:05à nos industriels français.
00:14:08Vous voulez dire
00:14:09que les aberrations
00:14:09qu'on a vues
00:14:10sur le tarif électricité
00:14:11avec l'indexation
00:14:12sur le gaz,
00:14:13tout ce qu'on a vu
00:14:13comme tragédie
00:14:14avec ces petits artisans,
00:14:15ces boulangers qui fermaient
00:14:16est en cause là
00:14:17dans le problème Duralex.
00:14:20L'électricité du four
00:14:21coûte cher
00:14:21parce qu'on a décidé,
00:14:22des crétins
00:14:23ont décidé
00:14:24qu'on allait abandonner
00:14:25le nucléaire
00:14:25et qu'on allait acheter
00:14:26de l'énergie
00:14:27et on paye à cause de ça ?
00:14:29A l'origine,
00:14:30Duralex,
00:14:30ça fait partie
00:14:31de ces problématiques
00:14:32avec une énergie
00:14:33beaucoup trop chère
00:14:34par rapport
00:14:35à la concurrence
00:14:36en sachant qu'on pourrait
00:14:37aujourd'hui
00:14:38proposer
00:14:39à nos entreprises françaises
00:14:41d'avoir une énergie
00:14:42décarbonée bon marché.
00:14:43Attendez,
00:14:44si on avait maintenu
00:14:44le programme nucléaire
00:14:45dès qu'il avait été convenu
00:14:47du temps où les gens compétents
00:14:49l'ont décidé
00:14:49il y a très très longtemps,
00:14:50on serait aujourd'hui
00:14:51dans une situation
00:14:52j'allais dire presque
00:14:53d'indépendance
00:14:54ou d'autonomie énergétique
00:14:55et ces sociétés-là
00:14:57ne seraient pas confrontées
00:14:58à des problèmes
00:14:58qu'elles auraient pu
00:14:59parfaitement éviter.
00:15:00Là,
00:15:01la responsabilité
00:15:02de la classe politique
00:15:02est majeure et totale,
00:15:04Gilles Attaf.
00:15:04Absolument,
00:15:05c'est des choix politiques
00:15:06qui ont été
00:15:08dirigés par une idéologie
00:15:10qui nous coûte
00:15:11absolument,
00:15:11qui nous coûte
00:15:12très cher aujourd'hui.
00:15:13Il ne faut pas
00:15:13Il fallait Nicolas Hulot
00:15:14au gouvernement
00:15:15pour avoir quelques voix
00:15:16de plus
00:15:16parce qu'on ne sait jamais
00:15:17et donc là,
00:15:17on perd son âme
00:15:18et on vend ses valeurs
00:15:20pour avoir quelques voix
00:15:21de plus.
00:15:21Le seul avantage compétitif
00:15:23que l'industrie française avait
00:15:24c'était son énergie
00:15:25à meilleur coût
00:15:26puisqu'on avait la chance
00:15:27d'avoir cette énergie nucléaire
00:15:30décarbonée,
00:15:30je le rappelle en plus
00:15:31parce que de l'idéologie
00:15:32en plus,
00:15:33là,
00:15:33pour le coup,
00:15:34c'est décarboné,
00:15:35ce n'est pas une énergie
00:15:37comme les centrales à charbon
00:15:39de nos amis allemands.
00:15:40de traitement des résidus nucléaires
00:15:42qui ont été en pointe
00:15:43et nos ingénieurs
00:15:44ont fui ailleurs
00:15:45puisqu'on n'en a plus besoin
00:15:46de...
00:15:47De fait,
00:15:49c'est une catastrophe
00:15:50et ces choix
00:15:51nous coûtent très très cher
00:15:52aujourd'hui.
00:15:53Alors,
00:15:54on n'est plus dans le déni déjà
00:15:55parce qu'on a été
00:15:55dans le déni très longtemps.
00:15:57Maintenant,
00:15:57ça ne sert à rien
00:15:57de ressasser le passé
00:15:58mais il faut essayer
00:15:59de prendre les bonnes décisions
00:16:00et moi,
00:16:01j'encourage vraiment
00:16:02les politiques
00:16:02à prendre les bonnes décisions
00:16:03sur ces sujets d'énergie
00:16:04et en tout cas
00:16:05à aider nos entreprises
00:16:06à avoir une énergie bon marché.
00:16:07Ça mériterait presque
00:16:09une haute cour de justice,
00:16:11alors moins violente,
00:16:12il n'y a pas eu trahison,
00:16:13il n'y a pas eu forfaiture
00:16:13mais il y a quand même
00:16:14décision politique gravissime
00:16:16qui mêle le pays
00:16:18dans le mur
00:16:18et les factures,
00:16:19les 240 emplois
00:16:20s'ils sautent là,
00:16:21merci M. Macron,
00:16:23merci M. Hollande,
00:16:24merci tous les hommes politiques
00:16:25qui ont dit
00:16:25bah non,
00:16:26le nucléaire finalement
00:16:27on va essayer de faire ça.
00:16:28Oui,
00:16:28et puis je veux vous dire,
00:16:29moi, sur ce sujet,
00:16:31je pense que tout le monde
00:16:32a sa part de responsabilité
00:16:33parce qu'aujourd'hui,
00:16:35tout le monde monte au créneau,
00:16:36à l'époque,
00:16:37il n'y avait personne
00:16:37pour défendre le fait
00:16:38qu'on avait eu la chance
00:16:39d'avoir le général de Gaulle
00:16:40qui avait décidé
00:16:41d'avoir une énergie nucléaire,
00:16:43donc moi je pense
00:16:44qu'il faut être aussi
00:16:46très humble
00:16:46par rapport à tout ça.
00:16:47C'est incroyable
00:16:48la modernité
00:16:49de ce vieux général,
00:16:50à la fin de son mandat,
00:16:51on disait le vieux,
00:16:52on le dénigrait un petit peu,
00:16:53il avait quand même
00:16:54des capacités visionnaires
00:16:56et un flair à long terme
00:16:58sur l'histoire de France.
00:16:59Qui nous sauve encore aujourd'hui
00:17:00parce que je pense
00:17:00que la résilience
00:17:01de nos entrepreneurs
00:17:02dans le contexte actuel,
00:17:03moi je suis absolument bluffé
00:17:05parce que tous nos dirigeants,
00:17:08tous nos entrepreneurs
00:17:09sont encore là,
00:17:10sont encore au charbon
00:17:11et là pour le coup,
00:17:12ils sont au nucléaire
00:17:12d'ailleurs avec la France,
00:17:13mais je trouve ça
00:17:14absolument remarquable
00:17:15qu'on arrive encore
00:17:17à tenir la barre
00:17:18et c'est grâce à,
00:17:20effectivement,
00:17:21des stratégies
00:17:22qui ont été mises en place
00:17:23et de planification
00:17:24qu'on n'est plus capable
00:17:24de faire aujourd'hui.
00:17:25Aujourd'hui,
00:17:26on n'est plus capable
00:17:26de planifier quoi que ce soit.
00:17:27On vit encore en 2026
00:17:29sur le pactole
00:17:30amoncelé par Napoléon III
00:17:31et le général de Gaulle.
00:17:32Heureusement qu'ils ont été là,
00:17:33alors il y a eu d'autres choses depuis.
00:17:34Bien sûr,
00:17:35mais la défense,
00:17:35c'est le même sujet
00:17:36sur la défense.
00:17:37Plus concrètement,
00:17:38je dis la taf,
00:17:38Duralex,
00:17:39donnez-moi les scénarios
00:17:41possibles à partir d'aujourd'hui.
00:17:43Il y a un redressement,
00:17:44on réinsuffle,
00:17:45c'est plus compliqué
00:17:46quand il y a
00:17:47une deuxième crise.
00:17:48Je pense que le tribunal de commerce
00:17:52va travailler sur un plan de continuation
00:17:55pour réétaler les problématiques
00:17:57de dette qu'il peut y avoir.
00:17:59Moi, je ne suis pas dans le dossier,
00:18:01mais j'imagine.
00:18:01Qu'est-ce qu'il faut
00:18:01pour qu'il soit tout à fait tranquille ?
00:18:03Il leur faut des clients.
00:18:04Oui, je pense que la dynamique,
00:18:05elle est là.
00:18:05Les clients,
00:18:06ça augmente.
00:18:07Il y a des nouveaux produits
00:18:09qui ont été mis en place,
00:18:10qui marchaient bien.
00:18:12Donc, je pense que vraiment,
00:18:13le sujet aujourd'hui de moyens,
00:18:15il est essentiel
00:18:16pour garder ses emplois.
00:18:17Il faut mettre des moyens
00:18:18parce que ce n'est pas une société
00:18:20qui structurellement aujourd'hui
00:18:22perd de l'argent.
00:18:23En tout cas,
00:18:23moi, ce n'est pas du tout
00:18:23les informations que j'ai
00:18:24puisque la croissance est là.
00:18:26Il faut qu'on optimise,
00:18:27retrouver de la compétitivité
00:18:29et puis peut-être aussi
00:18:30s'adosser à des nouvelles personnes
00:18:32qui connaissent bien le marché.
00:18:33De toute façon,
00:18:34je pense que le tribunal de commerce
00:18:35va faire son oeuvre
00:18:36et qu'on va demander certainement
00:18:38une ouverture vers d'autres entreprises.
00:18:41Mais en tout cas,
00:18:42il ne faut surtout pas les lâcher.
00:18:44Quel coup de main,
00:18:44j'allais dire,
00:18:45les pouvoirs publics
00:18:46pourraient donner
00:18:46ou les collectivités locales ?
00:18:48La commande publique,
00:18:48déjà, vous voyez,
00:18:49c'est quand même un énorme sujet.
00:18:50C'est un scandale.
00:18:51La commande publique
00:18:52qui est le sujet numéro un.
00:18:54C'est le levier le plus important,
00:18:55200 milliards par an chaque année.
00:18:57On est en capacité.
00:18:59Et là, pour le coup,
00:19:00ce n'est pas un problème de ressources
00:19:02puisque la commande publique,
00:19:03elle est là.
00:19:04Et aujourd'hui,
00:19:04au lieu de la donner à nos entreprises
00:19:05pour avoir un levier
00:19:07de volume de production
00:19:08de temps long,
00:19:10aujourd'hui,
00:19:11on passe par des appels d'offres
00:19:12qui sont rarement remportés
00:19:13par les entreprises françaises.
00:19:14Donc, peut-être que là,
00:19:15il y a un vrai sujet.
00:19:17Alors, les collectivités,
00:19:18de plus en plus,
00:19:18font leur travail.
00:19:19Je vois aujourd'hui en Bretagne,
00:19:21Loïc et Naft,
00:19:21avec Produit en Bretagne,
00:19:23faire un magnifique travail.
00:19:24Il faut que tous les territoires,
00:19:25aussi,
00:19:26se posent les bonnes questions.
00:19:27Je peux vous dire
00:19:27que pour la restauration collective
00:19:29et les cantines scolaires,
00:19:30les appels d'offres
00:19:30ou pour quelques centimes de moins,
00:19:32on va chercher des tomates
00:19:33ou des produits
00:19:34qui viennent de plus loin
00:19:35d'Espagne ou du Maroc
00:19:36parce qu'un préfet a décidé
00:19:37de casser un marché
00:19:39qui a été conclu
00:19:39avec l'entreprise locale.
00:19:40C'est tout simplement scandaleux.
00:19:41Gilles Attaf,
00:19:42merci d'avoir été avec nous en studio.
00:19:44Nous boirons,
00:19:44nous lèverons notre verre
00:19:46avec modération.
00:19:47Dans le Duralex,
00:19:48on boit plutôt de l'eau
00:19:49et des jus de fruits
00:19:50que d'autres types de boissons
00:19:51et on boira la santé
00:19:52à la longue vie de Duralex
00:19:54qui est un des fleurons
00:19:55de notre industrie
00:19:55et qui mérite une longue vie.
00:19:56Absolument.
00:19:56Il faut les soutenir
00:19:57et continuer à acheter
00:19:58des verres Duralex.
00:19:59Merci Gilles Attaf.
00:20:00Qui sont d'ailleurs certifiés
00:20:01à Origines France Garantie.
00:20:02Donc, vous êtes sûr
00:20:02qu'ils participent
00:20:04au modèle social
00:20:05et à l'économie française
00:20:06parce que ça aussi,
00:20:07c'est important.
00:20:07Le petit logo
00:20:08que vous portez sur votre vest
00:20:09qu'on ne voit pas,
00:20:10là il est sur les verres.
00:20:11C'est le label de la France
00:20:12qui gagne.
00:20:13Certifié Origines France Garantie,
00:20:14vous êtes sûr que derrière
00:20:15il y a des emplois
00:20:16et il y a des impôts.
00:20:17Ça c'est un acte patriotique.
00:20:18Exactement.
00:20:19Le plus prégnant.
00:20:21Merci Gilles Attaf.
00:20:21Merci à vous.
00:20:22Dans l'actualité,
00:20:23les premières peines
00:20:24prononcées contre les émeutiers
00:20:26arrêtées samedi
00:20:27en marge de la victoire
00:20:27du Paris Saint-Germain
00:20:28sont-elles suffisantes ?
00:20:29Quel avenir pour ces émeutiers
00:20:31et surtout comment lutter
00:20:33durablement
00:20:33contre ces violences ?
00:20:35Donnez-nous votre avis
00:20:37au 0826 300.
00:20:39Sud Radio,
00:20:40la France dans tous ses états,
00:20:42les perles du jour.
00:20:44Les premières peines
00:20:45sont tombées
00:20:46pour les émeutiers
00:20:47arrêtés samedi soir
00:20:48en marge de la victoire
00:20:49du PSG.
00:20:50Oui,
00:20:51Maud,
00:20:52Bruno Retailleau
00:20:53s'en inquiétait justement.
00:20:54Les sanctions,
00:20:55les premières sanctions
00:20:56sont tombées
00:20:58durant les comparisions.
00:20:59On rappelle
00:21:00qu'il y avait eu
00:21:008000 policiers mobilisés.
00:21:02Donc il y avait effectivement
00:21:02une présence policière
00:21:03suffisante.
00:21:04312 gardes à vue
00:21:05et on a insisté
00:21:07pendant cette soirée
00:21:08à des comportements,
00:21:09des attitudes
00:21:10et des gestes
00:21:10qui sont absolument
00:21:12inqualifiables.
00:21:12Quand Bruno Retailleau
00:21:13parle de barbarie,
00:21:15c'est le moins
00:21:15qu'on puisse dire.
00:21:16Barbarie,
00:21:16c'est quand il y a
00:21:17l'absence de civilisation
00:21:18et d'empathie.
00:21:19On comprend.
00:21:21On comprend
00:21:21lorsqu'il y a
00:21:22une manifestation
00:21:23dans un conflit politique
00:21:24ou une confrontation sociale,
00:21:26qu'il y ait des casseurs,
00:21:28des black blocs
00:21:28qui viennent,
00:21:29c'est dans le contexte.
00:21:30C'est pas bien,
00:21:30c'est interdit,
00:21:30c'est très mal.
00:21:31Mais bon,
00:21:32c'est dans un contexte
00:21:33où il y a...
00:21:33Mais quand on fête
00:21:34une victoire
00:21:35pour une équipe
00:21:36de foot gagnante
00:21:37et qu'on va
00:21:38dans la ville
00:21:39casser des biens
00:21:40du service public,
00:21:41des arrêts d'autobus,
00:21:42brûler des poubelles,
00:21:43brûler des voitures,
00:21:44tout ça parce qu'on a gagné,
00:21:45c'est de la barbarie.
00:21:46Alors,
00:21:46les juges
00:21:47ont quand même été
00:21:49interpellés.
00:21:50Par exemple,
00:21:51America,
00:21:5119 ans,
00:21:5210 mois de prison
00:21:53avec sursis
00:21:54pour avoir distribué
00:21:55des mortiers
00:21:56avec sa voiture le soir.
00:21:57Avec sa voiture,
00:21:57il distribuait
00:21:58des mortiers
00:21:58à tout le monde.
00:21:59Il dit,
00:21:59non, non,
00:21:59mais moi,
00:22:00je les ai distribués
00:22:01pour faire la fête
00:22:02pour célébrer
00:22:02la victoire du PSG.
00:22:03Les juges
00:22:03n'ont pas entendu
00:22:04de cette oreille.
00:22:05Donc,
00:22:0510 mois de prison
00:22:06avec sursis.
00:22:06Hichem S,
00:22:0710 mois de prison
00:22:08avec sursis
00:22:09pour avoir arraché
00:22:09une chaîne en or
00:22:10quelqu'un qui fêtait
00:22:11la victoire du PSG
00:22:12sur les Champs-Elysées.
00:22:13Hop,
00:22:13il a été pris
00:22:14en fin de grand délit.
00:22:15Et un an de prison,
00:22:17dont 6 mois fermes
00:22:18pour Raphaël D,
00:22:19qui a traité
00:22:19les policiers,
00:22:20lui dit que non,
00:22:21évidemment,
00:22:22de fils de pute,
00:22:23de nazi
00:22:23et de fasciste.
00:22:24Donc,
00:22:24les magistrats
00:22:24ont su être sévères.
00:22:27Voilà.
00:22:27Pour autant,
00:22:28les dégâts sont considérables.
00:22:29La justice est passée.
00:22:31Je pense que les sanctions
00:22:32auraient pu être
00:22:32beaucoup plus sévères que ça.
00:22:34Le sursis,
00:22:34c'est pas sévère.
00:22:34Et le sursis,
00:22:35voilà,
00:22:35c'est pas sévère.
00:22:36Donc,
00:22:36il y a une condamnation,
00:22:37mais elle n'est pas
00:22:38à la hauteur
00:22:38de ce qu'on pourrait attendre
00:22:39selon certains responsables politiques.
00:22:41Et ils ont raison.
00:22:41Quant aux commerçants,
00:22:42n'en parlons pas.
00:22:43Ceux qui ont l'envie
00:22:44de se dévaster,
00:22:45c'est la croix et la bannière
00:22:46pour avoir un remboursement,
00:22:48un dédommagement
00:22:49parce que,
00:22:49évidemment,
00:22:50le constat doit venir
00:22:51des services publics.
00:22:52Et vous avez des compagnies
00:22:53d'assurance aujourd'hui
00:22:53qui,
00:22:53dans certains quartiers,
00:22:54aux Champs-Élysées
00:22:55ou à la porte de Saint-Cloud,
00:22:57résilient les contrats d'assurance
00:22:58parce que la zone est trop risquée.
00:23:00Il y a d'ailleurs
00:23:00à chaque fois qu'il y a
00:23:00une match de foot.
00:23:01Et donc,
00:23:02il y a aujourd'hui
00:23:02les commerçants
00:23:02qui non seulement
00:23:03ont des frais de réparation
00:23:05parce qu'ils ont dû fermer
00:23:05et qu'ils ont dû refaire
00:23:07leur aventure
00:23:07et en plus,
00:23:08ils ne sont pas sûrs
00:23:08d'être assurés.
00:23:09Donc,
00:23:10on attend vraiment
00:23:11beaucoup de fermeté
00:23:12de la part de la justice
00:23:13pour que nos institutions
00:23:14fonctionnent
00:23:15et que ceux qui commettent
00:23:16des actes barbares
00:23:18soient un tout petit peu
00:23:19intimidés
00:23:19au moment de passer à l'acte.
00:23:24Le ministre de la Ville
00:23:25du Logement,
00:23:25Vincent Jean Brun,
00:23:27veut punir à sa façon
00:23:28les casseurs du samedi soir.
00:23:29On reste sur le même sujet.
00:23:31Oui,
00:23:31Gabriel Attal
00:23:31avait marqué les esprits
00:23:32avec sa célèbre mise en garde.
00:23:34Tu casses,
00:23:34tu répares,
00:23:35tu salis,
00:23:35tu nettoies,
00:23:36tu défies l'autorité.
00:23:37On t'apprend à la respecter.
00:23:38Des promesses vaines,
00:23:39évidemment,
00:23:40parce que la volonté politique
00:23:41si la politique ne suit pas,
00:23:43on peut sortir
00:23:44toutes les plus belles punchlines.
00:23:45Ça ne va pas loin.
00:23:46Cette fois,
00:23:46c'est le ministre de la Ville
00:23:47et du Logement,
00:23:48Vincent Jean Brun,
00:23:48qui a fait une déclaration explosive
00:23:50hier matin sur France Info.
00:23:51Il souhaite priver
00:23:52de logements sociaux
00:23:53les casseurs qui en bénéficient.
00:23:55Selon lui,
00:23:56toute personne
00:23:56qui bénéficie
00:23:57de la solidarité nationale
00:23:58doit être exemplaire
00:23:59dans son comportement.
00:24:00Ça semble être une évidence
00:24:02présentée comme ça.
00:24:02Une déclaration
00:24:03qu'il avait pourtant déjà faite
00:24:05en octobre 2025
00:24:06au sujet des familles
00:24:07de squatteurs,
00:24:07de trafiquants et de voyous.
00:24:09On attend toujours.
00:24:09Ça serait la moindre des choses,
00:24:11mais ça serait la moindre des choses
00:24:13quand vous vivez de l'argent
00:24:15du soutien de la République,
00:24:16vous la respectez.
00:24:17Si vous ne respectez pas la loi,
00:24:20les avantages que vous avez,
00:24:21ils sont coupés.
00:24:22C'est comme ça
00:24:22dans n'importe quel pays,
00:24:23mais on ne se poserait
00:24:24même pas la question.
00:24:25Il n'y a qu'en France
00:24:25où on continue
00:24:26à se faire casser la gueule
00:24:27et on continue
00:24:28à donner de l'argent
00:24:28à ceux qui nous insultent.
00:24:29C'est comme ça.
00:24:31L'autonomie de la Corse
00:24:32est débattue aujourd'hui
00:24:33à l'Assemblée nationale,
00:24:34un projet de réforme constitutionnelle
00:24:36très attendu.
00:24:37Oui, c'est un projet
00:24:38de loi constitutionnelle
00:24:39relatif à l'autonomie de la Corse
00:24:40qui est présenté
00:24:40à la Commission des lois
00:24:41de l'Assemblée nationale
00:24:42aujourd'hui.
00:24:45Plus de 28 ans
00:24:46après l'assassinat du préfet
00:24:47et 4 ans après celui
00:24:49de celui qui fut condamné
00:24:50pour ce crime,
00:24:50Yvan Colonna,
00:24:51puis la levée de ce tabou
00:24:53par Emmanuel Macron
00:24:54et Gérald Darmanin
00:24:54sur l'autonomie de la Corse
00:24:55qui est un vieux sujet.
00:24:56La Corse n'a jamais été aussi prête
00:24:58d'obtenir ce statut d'autonomie
00:24:59pourtant très banal
00:25:00sur les îles du bassin bétéranéen.
00:25:01C'est vrai que la Sicile,
00:25:03la Sardaigne
00:25:05sont aussi des îles
00:25:06qui ont un statut particulier
00:25:07dans le cadre
00:25:07de la République italienne.
00:25:09Alors, le texte va-t-il trop loin
00:25:10sur le pouvoir donné
00:25:11en matière législative
00:25:12et normative ?
00:25:13Il y en a qui pensent que oui,
00:25:13évidemment,
00:25:15les Jacobins sont hirsutes.
00:25:17C'est sur ce curseur
00:25:18que toutes les attentions
00:25:19seront sans doute portées
00:25:20au cours de ces débats
00:25:21que je suppose un peu houleux.
00:25:23Ce texte propose concrètement
00:25:25de créer un nouvel article
00:25:2672-5
00:25:26dans la Constitution de 1958
00:25:29consacré exclusivement
00:25:30à la Corse
00:25:30et dû conférer
00:25:31un statut d'autonomie
00:25:32en raison de ses intérêts propres
00:25:34liés à sa communauté historique,
00:25:35linguistique et culturelle.
00:25:37La collectivité de Corse
00:25:38pourrait ainsi adapter
00:25:39ou abroger des lois
00:25:40et règlements
00:25:41dans différents domaines
00:25:42précisés
00:25:42par une loi organique
00:25:43à l'exclusion
00:25:44des missions régaliennes
00:25:45de l'État, évidemment.
00:25:46Les électeurs inscrits
00:25:47sur la liste électorale de Corse
00:25:48pourraient être consultés
00:25:49sur le nouveau statut d'huile.
00:25:50Voilà.
00:25:51Les Jacobins,
00:25:51je vous le disais,
00:25:51sont furieux
00:25:52dans un état d'exaspération absolue
00:25:54et parlent de dislocation
00:25:55de la République.
00:25:56Les mêmes Jacobins
00:25:58qui, pour la dislocation
00:25:59du Canada,
00:26:00sont tout à fait d'accord
00:26:01pour disloquer le Canada
00:26:02lorsqu'il s'agit de soutenir
00:26:03la légitime loi d'éducation
00:26:04de l'indépendance du Québec.
00:26:05Vous voyez,
00:26:06donc il y a deux poids,
00:26:06deux mesures.
00:26:07On dirait,
00:26:07mais les Basques,
00:26:08les Bretons,
00:26:08les Alsaciens et les Savoyards,
00:26:09ancrés dans leur territoire
00:26:10et des territoires spécifiques,
00:26:12n'ont aucune raison
00:26:13d'accepter un traitement
00:26:14moins favorable
00:26:14que les Corse.
00:26:15Mais on verra bien.
00:26:16Pourquoi pas ?
00:26:17Aux élus,
00:26:17aux habitants d'en décider
00:26:18selon les lois de la République.
00:26:19Il faut toujours respecter
00:26:20les lois de la République.
00:26:21Il faut toujours être conforme
00:26:22aux institutions.
00:26:24Mais voilà,
00:26:25il y a un droit.
00:26:26Il y a un droit
00:26:26et aujourd'hui,
00:26:27on sait bien que
00:26:28si on est d'accord
00:26:28pour que l'Ecosse
00:26:30et son indépendance,
00:26:31les Catalans ont essayé
00:26:31d'avoir aussi
00:26:32ce sont des revendications
00:26:33légitimes de populations
00:26:34qui ont une histoire
00:26:35et un passé.
00:26:36Il est tout à fait normal
00:26:37qu'elles essayent
00:26:37d'obtenir des statuts particuliers,
00:26:39une reconnaissance législative
00:26:40particulière,
00:26:41pour peu que ce soit
00:26:42dans le cadre de la loi,
00:26:43que ça soit été voté
00:26:43par le Parlement
00:26:44et adopté au suffrage
00:26:45universel par les citoyens
00:26:46et les citoyens.
00:26:49Les urgences ne se portent
00:26:50pas mieux que l'an dernier,
00:26:51ça va de soi,
00:26:52et les temps d'attente
00:26:53battent tous les records,
00:26:54Péricault.
00:26:55Ah, c'est une catastrophe.
00:26:56Tout ça a explosé.
00:26:57Il y a des chiffres terrifiants.
00:26:58Alors, on parle de
00:26:592h, 4h, 6h, 8h.
00:27:01Il y a des gens
00:27:01qui passent la nuit
00:27:02dans des couloirs.
00:27:04Le corps médical
00:27:04est affolé.
00:27:06Le ministère a été interpellé.
00:27:08Il y a des témoignages,
00:27:09évidemment, de patients.
00:27:10Le personnel soignant
00:27:12dit que ça n'est pas tenable.
00:27:13Vous imaginez l'ambiance
00:27:14dans une urgence
00:27:15où des gens attendent.
00:27:15C'est quelquefois
00:27:16pour des pathologies
00:27:17très graves
00:27:19sans parler de ceux
00:27:19à qui on dit
00:27:20qu'on ne peut pas
00:27:21les prendre aujourd'hui.
00:27:22Et puis, quand on vous dit
00:27:23c'est fermé.
00:27:24Là, on ne peut pas
00:27:24vous prendre.
00:27:25Donc, voilà.
00:27:25Situation absolument dramatique
00:27:26qui n'est pas celle
00:27:28d'une démocratie
00:27:29comme la France.
00:27:30Je parle bien de démocratie
00:27:31parce que c'est un droit minimum.
00:27:32On a des institutions,
00:27:34on a un ministère de la Santé,
00:27:35on a un corps médical
00:27:36qui est composé
00:27:37de gens extrêmement compétents
00:27:38et tout ça est désorganisé
00:27:39parce que la partie administrative
00:27:41de l'autre santé
00:27:42est faite
00:27:43en dépit du bon sens.
00:27:45Donc, c'est un très mauvais signe.
00:27:46C'est un peu comme
00:27:47les conditions
00:27:47des détenus dans les prisons
00:27:48et pour les personnels pénitentiaires.
00:27:50Les urgences,
00:27:51c'est ce qui témoigne
00:27:51de l'état d'un pays.
00:27:52Eh bien, les urgences
00:27:53de la France aujourd'hui,
00:27:54elles témoignent
00:27:54que la France est très malade
00:27:55et que surtout
00:27:56au niveau de l'état,
00:27:58on a des gens
00:27:58qui sont particulièrement
00:27:59irresponsables
00:28:00aux commandes
00:28:00de cette grande institution.
00:28:06Les eurodéputés
00:28:07et les états européens
00:28:09ont trouvé un accord
00:28:10hier soir
00:28:10pour dourcir
00:28:11la politique migratoire
00:28:12de l'Union européenne.
00:28:13Mais il était temps, Maude.
00:28:14Avec la possibilité
00:28:15de créer des centres
00:28:16à l'étranger
00:28:16où renvoyer
00:28:17les migrants illégaux.
00:28:18C'était Georgia Meloni
00:28:19qui avait fait cette proposition
00:28:20et qui l'avait elle-même appliquée
00:28:21d'ailleurs en envoyant
00:28:22des migrants illégaux
00:28:23en Albanie.
00:28:24Elle avait été vivement critiquée
00:28:26mais finalement,
00:28:26l'Union européenne
00:28:27dépassée par l'immigration illégale
00:28:29a décidé de lui donner une chance.
00:28:30Elle devrait être votée
00:28:32la semaine prochaine.
00:28:33Certains pays européens
00:28:34comme le Danemark,
00:28:35l'Autriche ou l'Allemagne
00:28:36commencent déjà
00:28:37à imaginer
00:28:38où installer ces centres.
00:28:39Par exemple,
00:28:40au Rwanda,
00:28:40en Ouganda
00:28:41ou en Ouzbékistan.
00:28:42Il faudra quand même
00:28:43du temps aux états
00:28:44pour développer ces projets
00:28:45en accord avec les pays tiers
00:28:47qui les accueilleraient.
00:28:47Quant à la France,
00:28:48elle s'est montrée
00:28:49plutôt sceptique.
00:28:50L'Espagne s'y est opposée
00:28:51au prétexte d'une menace
00:28:53pour le respect des droits humains.
00:28:54Le renvoi des migrants
00:28:55contre leur gré
00:28:56serait aussi accompagné
00:28:57d'une durée d'interdiction
00:28:58d'entrée dans l'Union européenne
00:29:00allongée à 10 ans
00:29:01voire 20 ans
00:29:02contre 5 ans actuellement.
00:29:04Aujourd'hui,
00:29:04environ 20%
00:29:05des décisions d'expulsion
00:29:06aboutissent réellement.
00:29:07Avec les nouvelles règles,
00:29:08l'Union européenne
00:29:09disposerait d'un meilleur contrôle
00:29:10pour garantir
00:29:11que les retours
00:29:11soient effectués à suivre.
00:29:13Il aura fallu du temps.
00:29:14On n'est pas fait encore.
00:29:15On n'est pas au bout de nos peines.
00:29:16On est d'accord.
00:29:18L'écrivain franco-algérien
00:29:19Boualem Sansal
00:29:20sort son livre aujourd'hui
00:29:22intitulé La légende.
00:29:23Il revient sur sa détention
00:29:24et critique aussi bien
00:29:25l'Algérie que la France.
00:29:26Oui, après son départ
00:29:27mouvementé de chez Gallimard,
00:29:29Boualem Sansal
00:29:29est de retour en librairie
00:29:30chez Grasset.
00:29:31L'écrivain franco-algérien
00:29:32il publie ce mardi 2 juin
00:29:33La légende,
00:29:35un livre sur sa détention
00:29:36en Algérie
00:29:36qui a déjà fait couler
00:29:37beaucoup d'encre
00:29:38en plaçant son auteur
00:29:39au centre des polémiques
00:29:40diplomatiques,
00:29:42intellectuelles et politiques.
00:29:43Il disait
00:29:43« J'étais le prisonnier
00:29:45du président ».
00:29:47Si l'écrivain franco-algérien
00:29:48ne cite aucun nom,
00:29:49celui-ci se montre
00:29:50particulièrement sévère
00:29:51contre son ancien éditeur
00:29:52Gallimard
00:29:53et plusieurs titres
00:29:54du presse dans le monde.
00:29:56La légende n'est pas
00:29:57un livre neutre,
00:29:58c'est un livre de combat.
00:29:59Il nomme, il accuse
00:30:00et écrit Boualem Sansal
00:30:01dans cet ouvrage
00:30:03de 240 pages.
00:30:04L'octogénaire
00:30:05y met en cause
00:30:06le régime algérien
00:30:07au nid
00:30:07qu'il a placé
00:30:08derrière les barreaux
00:30:08pendant 361 jours
00:30:10et l'a condamné
00:30:11à 50 prisons
00:30:11avant de le gracier.
00:30:12Boualem Sansal
00:30:13explique pourquoi
00:30:13il aurait préféré
00:30:14que Paris engage
00:30:16un rapport de force
00:30:17avec le pouvoir algérien
00:30:17pour obtenir la libération
00:30:18plutôt que de privilégier
00:30:19la négociation diplomatique
00:30:20quitte à rester
00:30:21et à mourir en prison
00:30:23à Fermatine.
00:30:23Il parle de ceux
00:30:24qui l'ont poignardé
00:30:25à lire absolument.
00:30:27Il n'y va pas
00:30:28par le dos de la cuillère
00:30:29et il dit ce qu'il pense.
00:30:31Je pense que
00:30:31le dossier n'est pas clos.
00:30:34On termine
00:30:35avec le traditionnel
00:30:36anniversaire
00:30:36d'une personnalité politique.
00:30:38Cette fois, Péricault,
00:30:38je vais vous donner
00:30:39trois indices
00:30:39pour deviner
00:30:40de qui il s'agit.
00:30:41À 10 ans,
00:30:42il assiste
00:30:43à son premier meeting,
00:30:44celui de François Mitterrand.
00:30:45Ça vous donne
00:30:46un petit indice
00:30:46sur sa génération.
00:30:47En 2001,
00:30:48il devient maire de Cherbourg,
00:30:50un mandat qui va durer 11 ans.
00:30:51Mais c'est en 2002
00:30:53que débute sa notoriété nationale
00:30:54à cause de l'attentat
00:30:55de Karachi
00:30:56puisqu'il devient rapporteur
00:30:57de la mission
00:30:58d'information parlementaire
00:30:59sur l'attentat
00:30:59dans lequel sont morts
00:31:0011 salariés français
00:31:02de la direction
00:31:02des constructions navales.
00:31:03Qui est-ce ?
00:31:04Je pense à Bernard Cazeneuve.
00:31:05Exactement.
00:31:06Bernard Cazeneuve
00:31:07fête ses 63 ans
00:31:09et on attend toujours
00:31:10de savoir
00:31:10s'il sera candidat
00:31:11en 2027.
00:31:12Bon anniversaire,
00:31:13M. le Premier ministre.
00:31:14Bon, mais Cherbourg
00:31:14est une très belle ville aussi.
00:31:16Je suis toujours épaté
00:31:17par la façon
00:31:17son français,
00:31:19son délocution impeccable,
00:31:20sa petite pochette.
00:31:22Voilà, c'est quelqu'un
00:31:22qui est...
00:31:22Et puis c'est le Parti Socialiste
00:31:23à l'ancienne.
00:31:24Il est nickel.
00:31:25Voilà, c'est une mission.
00:31:26Allez, la suite.
00:31:27Il était brigadier
00:31:28dans un quartier chaud
00:31:29de Paris
00:31:30à la BAC 18.
00:31:31Il a été jugé
00:31:32et condamné à tort.
00:31:33Karim Mamesh sera notre invité
00:31:35dans un petit instant
00:31:36sur Sud Radio.
00:31:37Si vous souhaitez
00:31:37l'interpeller,
00:31:38lui posez vos questions.
00:31:400 826 300 300.
00:31:43Midi 14h, Sud Radio.
00:31:45La France dans tous ses états.
00:31:47Perico-Legas.
00:31:49Maud Koffler.
00:31:50Il était brigadier
00:31:51dans un quartier chaud de Paris.
00:31:52Policier exemplaire
00:31:53à la BAC 18.
00:31:54Karim Mamesh,
00:31:55surnommé Bilka,
00:31:56a vu sa carrière
00:31:57s'effondrer en 2019
00:31:58après de fausses accusations.
00:32:00Condamné à 8 ans
00:32:01de prise en ferme
00:32:02alors qu'il était en exercice.
00:32:03Il revient aujourd'hui
00:32:04sur cette affaire exceptionnelle
00:32:05et sur les dérives
00:32:06d'un système à bout de souffle
00:32:07à travers un livre.
00:32:08Bilka.
00:32:09Karim Mamesh,
00:32:10bonjour.
00:32:10Bonjour,
00:32:11merci de me recevoir
00:32:12sur votre plateau.
00:32:12Bonjour Bilka,
00:32:13alias Karim Mamesh,
00:32:15ancien flic
00:32:16qui est allé sur le terrain,
00:32:18j'allais dire,
00:32:19de la peur,
00:32:20de la violence.
00:32:21Vous avez touché
00:32:21la criminalité française
00:32:22comme jamais
00:32:23avec la BAC 18.
00:32:24Ça fait penser
00:32:25à d'autres films
00:32:25qui ont mis
00:32:26ces situations
00:32:27en valeur.
00:32:28Et puis,
00:32:29patatrasse,
00:32:30la machine
00:32:31vous tombe dessus,
00:32:32vous écroise,
00:32:32vous broie.
00:32:34Et puis finalement,
00:32:35ah,
00:32:35on s'est trompé,
00:32:36c'était pas tout à fait ça.
00:32:37Du coup,
00:32:38vous avez pris votre plume,
00:32:39vous avez posé votre flingue,
00:32:40vous avez pris votre plume
00:32:41mais la plume,
00:32:41elle n'est pas tendre
00:32:42et vous racontez
00:32:43ce qui s'est passé.
00:32:45Bilka,
00:32:45l'affaire de la BAC 18,
00:32:48voilà,
00:32:49aux éditions
00:32:50à la manufacture,
00:32:51un document à lire
00:32:52parce qu'il nous raconte,
00:32:54il nous raconte
00:32:54et je pense que
00:32:55vos collègues
00:32:56et confrères policiers
00:32:57qui ont lu
00:32:58ou qui vont le lire
00:32:58vont se retrouver là-dedans.
00:33:00Il nous raconte
00:33:01la souffrance
00:33:01et la détresse
00:33:02de la police française
00:33:03d'aujourd'hui
00:33:04qui n'est pas une sainte,
00:33:05elle est comme toutes les polices,
00:33:06elle a ses bavures
00:33:07mais en France,
00:33:09on a l'impression,
00:33:09j'en discutais hier
00:33:10avec Rudimana,
00:33:11malgré tout,
00:33:12les policiers français
00:33:13subissent en France
00:33:14des choses
00:33:15qu'on ne subit pas
00:33:15dans d'autres démocraties
00:33:16au nom du droit,
00:33:18des droits de l'homme
00:33:18et tout ça,
00:33:19on vous fait penser
00:33:20pour des monstres.
00:33:21Là,
00:33:21ce que vous avez vécu,
00:33:22c'est édifiant.
00:33:23Comment,
00:33:24d'abord,
00:33:25comment vous avez pu
00:33:28être broyé par la machine
00:33:29à ce point-là ?
00:33:31Tout a commencé
00:33:32par une dénonciation
00:33:33calomnieuse d'un collègue
00:33:35et vous le verrez
00:33:36dans le livre,
00:33:37il va très rapidement
00:33:38se rétracter
00:33:39quand on va lui dire
00:33:40au tribunal,
00:33:41enfin,
00:33:41quand la juge
00:33:42va lui poser la question
00:33:43qu'avez-vous constaté,
00:33:44qu'avez-vous vu ?
00:33:45Il va dire
00:33:46moi j'ai jamais rien vu,
00:33:47c'est mon flair policier
00:33:48qui me fait dire ça.
00:33:49Tiens donc.
00:33:49Voilà.
00:33:50Et la machine
00:33:51va s'emballer.
00:33:52Elle va s'emballer
00:33:55lourdement.
00:33:55Malgré ce recul
00:33:56de ce policier,
00:33:57de collègue
00:33:58qui vous dénoncent
00:33:58et vous passez
00:33:59par toutes les étapes
00:34:00de l'humiliation,
00:34:02de la sanction.
00:34:03Oui.
00:34:03Huit ans de prison.
00:34:05Première instance.
00:34:05Première instance.
00:34:07Et finalement,
00:34:07vous êtes blanche.
00:34:08Alors,
00:34:08qu'est-ce qui fait
00:34:09que vous êtes blanchi ?
00:34:10Ben,
00:34:11il fait que...
00:34:13Vous avez un très bon avocat
00:34:14ou vous avez aussi des collègues ?
00:34:15J'avais deux bons avocats.
00:34:16Est-ce que vos collègues
00:34:17vous ont aidé
00:34:17dans la contre-enquête,
00:34:18j'allais dire ?
00:34:19Est-ce qu'il y a des collègues
00:34:19qui vous ont aidé ?
00:34:20Non, non, non.
00:34:21Parce que souvent,
00:34:21dans les films,
00:34:21il m'envoie le flic attaquer.
00:34:23C'est son collègue
00:34:24qui remonte la feuille
00:34:25et qui prouve que...
00:34:26Non,
00:34:26pas dans mon cas.
00:34:27Pas dans mon cas à moi.
00:34:30Ce qui s'est passé,
00:34:31c'est que
00:34:32lors des sonorités,
00:34:34nos véhicules BAC
00:34:35étaient sonorisés.
00:34:37Il y avait des micros
00:34:37à l'intérieur.
00:34:39Et comme je le décris
00:34:40dans le livre,
00:34:42ils vont découvrir,
00:34:44l'IGPN,
00:34:44la police des polices,
00:34:45va découvrir
00:34:46énormément de malversations
00:34:48commises par d'autres collègues,
00:34:49mais pas moi.
00:34:50Donc c'est ce que je décris bien dans mon livre.
00:34:52Comme quoi le micro,
00:34:52c'est une arme à double tranchant.
00:34:54Ça peut vous mettre en difficulté,
00:34:56mais là,
00:34:56pour l'occasion,
00:34:57ça vous a tiré d'affaires.
00:34:59Donc il faut écouter
00:35:00ce que disent les policiers
00:35:01quand ils sont dans la barre.
00:35:02C'est même plus profond que ça,
00:35:04c'est que lors des retranscriptions
00:35:05au tribunal,
00:35:07il y a eu un problème
00:35:09sur l'écran.
00:35:11Donc le président demandait
00:35:15de se brancher
00:35:17indépendamment
00:35:17pour le son.
00:35:19Et ensuite,
00:35:21il va y avoir
00:35:21les retranscriptions
00:35:22me concernant.
00:35:24Et il y aura marqué en bas
00:35:26fin de retranscription
00:35:27concernant Mamesh Karim,
00:35:28sauf que la bande sonore
00:35:29va continuer
00:35:30à diffuser.
00:35:32Et là,
00:35:33on va s'apercevoir
00:35:33qu'il y a des collègues
00:35:35qui ont commis
00:35:35des malversations.
00:35:36L'IGPN était au parfum,
00:35:39bien évidemment.
00:35:39Les bluff carottes étaient au cours.
00:35:40Bien sûr,
00:35:41mais ils n'ont pas parlé
00:35:42de tout ça.
00:35:43Voilà.
00:35:44Aïe !
00:35:44Aïe !
00:35:45Et c'est pour ça
00:35:46que la machine s'est emballée.
00:35:47Mais oui,
00:35:48mais oui.
00:35:49Et donc,
00:35:50vous passez par les épreuves.
00:35:52Vous vous sentez lâché
00:35:53ou non à un moment donné ?
00:35:55Ou il y a quand même
00:35:56toujours quelqu'un qui...
00:35:57Au début,
00:35:58non,
00:35:58puisque je me suis dit
00:35:59qu'ils vont sûrement intervenir.
00:36:01Non, mais quand la sanction tombe,
00:36:02oui, là vous vous...
00:36:03Ah, là,
00:36:03je me suis senti lâché,
00:36:05trahi,
00:36:05meurtri.
00:36:06Y compris des gens
00:36:07que vous estimiez,
00:36:08des proches,
00:36:08qui vous ont tourné le dos ?
00:36:10Eh bien, écoutez,
00:36:11la colonne vertébrale
00:36:12de ce livre,
00:36:13c'est un chef
00:36:15avec lequel
00:36:15j'ai travaillé toute ma vie.
00:36:17J'ai été sous César
00:36:18toute ma vie.
00:36:19Et il m'a lâché
00:36:20quand on lui a demandé
00:36:21est-ce que Karim Mamesh
00:36:23travaillait avec des informateurs.
00:36:25Il a dit non.
00:36:26S'il l'a fait,
00:36:26il l'a fait à mon insu.
00:36:28C'est courageux, ça, hein ?
00:36:29Ça se voit souvent
00:36:30dans les procès politiques, hein ?
00:36:31Le Lampis se pèche.
00:36:31C'est dans la seule vie.
00:36:32C'est même pas Lampis.
00:36:34Là, il vous fait porter
00:36:34un chapeau que vous n'aviez pas.
00:36:36C'est...
00:36:36Complètement.
00:36:37Ça doit être un choc, quand même.
00:36:39Karim Mamesh,
00:36:40que raconte ce livre
00:36:41aujourd'hui
00:36:42de la police française ?
00:36:44D'abord,
00:36:44les conditions
00:36:44de boulot extrêmement difficiles.
00:36:46Je vous disais,
00:36:47en rentaine,
00:36:47que la classe politique,
00:36:48les ministres,
00:36:49ont eu des fonds secrets
00:36:50pour faire en annexe
00:36:51des choses
00:36:52qu'ils ne pouvaient pas faire
00:36:53tout à fait officiellement.
00:36:54Je ne dis pas
00:36:54que c'était illégal.
00:36:55Il y a eu les dotations
00:36:56parlementaires
00:36:57pour les députés.
00:36:57Ça permet d'arrondir les angles,
00:36:58de donner un coup de main.
00:37:00Un policier
00:37:00qui monte au front
00:37:01parce qu'on est en guerre,
00:37:02lui, il n'a pas
00:37:03ce genre d'aide.
00:37:04Et donc,
00:37:05quelquefois,
00:37:05effectivement,
00:37:06pour financer
00:37:07les indicateurs,
00:37:08pour avoir des informations,
00:37:09mais pour faire fonctionner
00:37:10le travail,
00:37:11il faut quelquefois
00:37:12avoir des moyens annexes.
00:37:13Et c'est là
00:37:13où on peut déraper.
00:37:14Il y en a un qui se dit
00:37:15à un moment donné,
00:37:16bon, ben,
00:37:17allez, j'ai besoin de 10
00:37:18et je vais en garder un pour moi.
00:37:19C'est ça l'idée.
00:37:22Oui, alors,
00:37:23en fait,
00:37:24ce livre,
00:37:26il a fait que,
00:37:27au jour d'aujourd'hui,
00:37:29les fonctionnaires
00:37:29de la Bac 18
00:37:32peuvent référencer
00:37:33officiellement
00:37:34des informateurs
00:37:35et peuvent les rémunérer,
00:37:37chose qui n'existait pas avant.
00:37:39C'est vous qui avez débloqué
00:37:40la situation.
00:37:41Grâce à ce livre,
00:37:42Bill Kahn,
00:37:44il y a une condition,
00:37:46il faut qu'ils aillent
00:37:48en stage
00:37:48pour pouvoir
00:37:50gérer des sources,
00:37:51pour apprendre
00:37:52à gérer des sources.
00:37:52C'est réglementé,
00:37:54chose qui n'était pas avant.
00:37:55Et grâce à ce livre,
00:37:57eh ben,
00:37:57aujourd'hui,
00:37:58ils se font tranquilles
00:37:58et ils me remercient.
00:38:00C'est incroyable
00:38:00parce qu'on sait,
00:38:01alors ça ne sera jamais révélé
00:38:02par écrit,
00:38:03on sait que les agents secrets
00:38:04de toutes les puissances mondiales,
00:38:05quand il y a des services secrets,
00:38:06tous les pays disposent
00:38:07de fonds quelquefois gigantesques
00:38:08parce que c'est la raison d'État
00:38:09et s'il faut mettre
00:38:11plusieurs millions de dollars
00:38:11ou plusieurs millions d'euros
00:38:12pour l'obtention
00:38:14de quelque chose,
00:38:15il a les moyens,
00:38:16il a quasiment
00:38:17le chèque en blanc.
00:38:17Un policier
00:38:18qui combat le narcotrafic,
00:38:20qui a besoin de passer
00:38:21par, j'allais dire,
00:38:22les voies que la société offre
00:38:23aujourd'hui,
00:38:24c'est-à-dire la délation,
00:38:27quelqu'un qui balance,
00:38:28voilà,
00:38:28une balance,
00:38:29il faut bien le rétribuer,
00:38:31ça, le payer.
00:38:32Et jusqu'à présent,
00:38:33on ne pouvait pas.
00:38:34A la BAC 18,
00:38:35non,
00:38:36en PJ,
00:38:36en police judiciaire,
00:38:39il y a des gestionnaires de sources,
00:38:42il y a un protocole,
00:38:43à la BAC 18,
00:38:44à l'époque,
00:38:44non.
00:38:44Dans aucune BAC,
00:38:46d'ailleurs,
00:38:47Karim Hamer.
00:38:48Avant,
00:38:48dans aucune BAC.
00:38:49Mais depuis mon affaire...
00:38:50On faisait comme ça,
00:38:51on se démerdait.
00:38:52A l'époque,
00:38:53on se démerdait
00:38:53sous couvert de la hiérarchie
00:38:54et c'est pour ça
00:38:55que moi,
00:38:56j'ai été formé comme ça
00:38:56toute ma vie
00:38:57et ça me paraissait naturel
00:38:59de travailler
00:39:01avec des informateurs,
00:39:03de conclure des accords
00:39:05avec eux
00:39:05sous couvert de la hiérarchie.
00:39:07Pourquoi votre chef vous lâche ?
00:39:09Il a peur d'être impliqué
00:39:10et que ça lui retombait
00:39:11directement dessus
00:39:12à un moment donné ?
00:39:13Alors,
00:39:13sans spoiler le livre,
00:39:15je dis tout à l'intérieur.
00:39:17Je vais le croiser
00:39:21à ma sortie de prison
00:39:24et il va me dire,
00:39:26pour dégrossir,
00:39:27il va me dire
00:39:28que pour éviter
00:39:29un deuxième BAC Nord,
00:39:30pour ne pas que la BAC 18
00:39:32soit dissoute intégralement,
00:39:35ils ont la hiérarchie,
00:39:38ils ont décidé
00:39:38de m'exécuter
00:39:39et j'ai servi de fusible.
00:39:41Vous êtes le bœuf
00:39:41qu'on jette au piranha
00:39:42pour que le troupeau
00:39:43puisse passer sans...
00:39:44C'est bien,
00:39:45c'est extraordinaire.
00:39:47Vous avez dit
00:39:47merci, j'espère,
00:39:48merci d'avoir pensé à moi,
00:39:49je suis très flatté
00:39:50de cet honneur
00:39:50qui m'a été fait.
00:39:51D'ailleurs,
00:39:52j'ai subi tout ça
00:39:52avec un grand E.
00:39:53La réparation est totale
00:39:54ou les blépés restent ?
00:39:56Les blépés restent ?
00:39:57Je me suis permis
00:39:58de rigoler
00:39:59quelques secondes,
00:40:00mais c'est dramatique.
00:40:02On ne sent pas la vengeance.
00:40:03Non, non.
00:40:03Vous avez envie de dire
00:40:04les choses quand même.
00:40:05Non, on ne sent pas la vengeance.
00:40:06Je ne suis pas là
00:40:07pour taper sur l'institution,
00:40:10mais il fallait
00:40:11que les gens sachent
00:40:12qu'il se passe des choses
00:40:14dans les coulisses
00:40:14de la police
00:40:16et si la BAC
00:40:17et les policiers
00:40:18travaillent sur le fil,
00:40:20ce n'est pas
00:40:20pour un enregistrement personnel.
00:40:22L'ouvrage a été accueilli
00:40:23comment ?
00:40:24Par l'autorité ?
00:40:25Il y en a qui nous ont dit
00:40:26qu'il fallait le dire,
00:40:26c'est bien,
00:40:27et puis d'autres qui ont dit
00:40:27que tu n'aurais pas dû dire ça.
00:40:28Il a été accueilli,
00:40:30en tout cas,
00:40:31dans les rangs
00:40:32de la dernière roue du carrosse.
00:40:34Quand je dis
00:40:34la dernière roue du carrosse,
00:40:35ceux qui sont sur le terrain
00:40:36au quotidien,
00:40:37il a été vraiment bien accueilli,
00:40:39ce livre,
00:40:40et tout le monde est content
00:40:43que j'aille dire
00:40:44les choses comme elles sont,
00:40:46réellement.
00:40:46Voilà.
00:40:47Et grâce à ça,
00:40:48il y a eu,
00:40:49maintenant,
00:40:49il n'y a plus de politique
00:40:50du chiffre.
00:40:51Avant,
00:40:52on devait rendre
00:40:5230 interpellations par mois,
00:40:54quoi qu'il arrive,
00:40:54sinon on était embêté.
00:40:55Et grâce à ce livre,
00:40:57ça n'existe plus.
00:40:58On ne peut plus les embêter.
00:41:00Maintenant,
00:41:00les informateurs
00:41:01sont référencés,
00:41:03rémunérés,
00:41:04chose qui n'existait pas avant.
00:41:05Voilà.
00:41:05Votre calvaire,
00:41:06car il m'a rassuré
00:41:07à quelque chose.
00:41:08C'est bien.
00:41:09Livre bouleversant,
00:41:10livre touchant,
00:41:11vous en avez dédicacé
00:41:12un ou deux
00:41:12à l'autorité politique,
00:41:13M. Retailleau,
00:41:14M. Nunes,
00:41:14quand même,
00:41:15qui...
00:41:16Donc, oui,
00:41:16il faut le faire.
00:41:17Non, mais j'aimerais bien le faire,
00:41:18je le ferais.
00:41:20Voilà, bien sûr.
00:41:21Je prends que l'un et l'autre,
00:41:23Nunes,
00:41:23c'est un vrai flic,
00:41:24il lira ça avec attention.
00:41:25Je pense, oui.
00:41:25Et Bruno Retailleau,
00:41:26soit il verra des choses
00:41:27qu'il pense
00:41:28qui seront confirmées,
00:41:29soit ça lui donnera des idées
00:41:30pour plus tard.
00:41:31Mais c'est un document
00:41:32qu'il faut...
00:41:33On parle de police
00:41:33tous les jours
00:41:34avec les narcotrafiques.
00:41:35Bien sûr.
00:41:35Ce que vous avez vécu là
00:41:36en République française,
00:41:37c'est quand même
00:41:37une anecdote assez exceptionnelle.
00:41:39Merci d'avoir été avec nous,
00:41:41Bilka.
00:41:41Bilka,
00:41:42l'affaire de la BAC 18.
00:41:43Donc, c'est Karim Mamesh.
00:41:44Vous avez eu le coup de main
00:41:45de Jean-Marc Michelangeli.
00:41:47C'est ça.
00:41:47Vous avez aidé
00:41:48à rédiger ce livre
00:41:49aux éditions
00:41:50La Manufacture des Livres.
00:41:51Un document d'histoire
00:41:53de notre époque.
00:41:54Je salue votre courage,
00:41:55votre abnégation,
00:41:56votre sérénité
00:41:56et votre épublicanisme
00:41:58parce que je vois
00:41:58que vous continuez
00:41:59à aimer la France
00:42:00malgré tout.
00:42:01Oui, complètement.
00:42:01Et ce pays, monsieur.
00:42:02Vous avez quelle origine,
00:42:03monsieur Mamesh ?
00:42:04D'origine algérienne.
00:42:05Ou en Algérie ?
00:42:06La Kabylie.
00:42:07La Kabylie.
00:42:07Donc, vous êtes Kabylie ?
00:42:09Oui.
00:42:09Ben voilà, bon.
00:42:10C'est Bilka en Vernon.
00:42:11Kabylie en Vernon.
00:42:12Mais absolument,
00:42:13je n'ai pas marqué.
00:42:15Une pensée pour la Kabylie.
00:42:16Eh ben merci beaucoup.
00:42:17Où nous avons des compatriotes.
00:42:18Et un grand bonjour à eux
00:42:19parce qu'il y en a beaucoup
00:42:20qui vous écoutent.
00:42:20Ils sont aussi en souffrance.
00:42:22Voilà.
00:42:22Bon, mais vous restez avec nous
00:42:23pour l'instant.
00:42:24Bien sûr.
00:42:25Plaisir.
00:42:26Merci.
00:42:26Merci d'avoir été là.
00:42:27Merci de m'avoir reçu.
00:42:27A bientôt.
00:42:28Vous restez avec nous.
00:42:30Je reçois pour parler
00:42:31un peu dans le même ton.
00:42:34Mais où est passée
00:42:34la Ve République ?
00:42:37Pauvre France
00:42:37avec Henri Hainaut
00:42:39qui fait partie des experts.
00:42:40Il a été conseiller spécial
00:42:41du Président de la République
00:42:42Nicolas Sarkozy
00:42:43ancien député des Yvelines.
00:42:44Il n'a pas sa langue
00:42:44dans sa poche.
00:42:45Nous allons faire un point
00:42:46global sur la situation
00:42:47et surtout où en est
00:42:48l'électorat français.
00:42:49Est-ce que les gens
00:42:50vont voter avec autant
00:42:51de conviction qu'autrefois
00:42:52ce n'est pas évident ?
00:42:53Vous restez avec nous.
00:42:54Vous nous appelez aux yeux
00:42:54en 826-300-300.
00:42:56Emmanuel Galasso
00:42:57prendra votre appel.
00:42:58A tout de suite
00:42:58sur Sud Radio.
00:43:00Midi 14h,
00:43:01la France dans tous ses états.
00:43:03Sud Radio,
00:43:04la France dans tous ses états.
00:43:06Le face à face.
00:43:08Vous êtes bien sur Sud Radio
00:43:10en ce mardi 2 juin 2026.
00:43:12La France dans tous ses états
00:43:13est dans un drôle d'état.
00:43:15Je reçois une personnalité
00:43:17politique importante
00:43:19parce que c'est un observateur
00:43:23quelqu'un qui s'est impliqué
00:43:24de façon convaincue
00:43:26dans la politique française.
00:43:27Il s'agit d'Henri Guénaud
00:43:28que l'on connaît bien
00:43:29sur cette antenne
00:43:30mais partout ailleurs.
00:43:31Je rappelle,
00:43:32même si on vous connaît,
00:43:33je rappelle que vous avez été
00:43:35conseiller du président
00:43:36de la République
00:43:37Nicolas Sarkozy
00:43:38à l'Élysée.
00:43:38Je me souviens à l'époque
00:43:39qu'on disait
00:43:39c'est le Jacques Attali
00:43:40de Sarkozy.
00:43:41Je ne sais pas
00:43:41si c'était un compliment.
00:43:43Vraiment.
00:43:43Puis vous avez continué
00:43:44après la présidente
00:43:46de Nicolas Sarkozy.
00:43:47Vous avez poursuivi
00:43:48votre combat politique.
00:43:49Vous avez été élu député
00:43:50des Yvelines
00:43:51et vous continuez
00:43:52aujourd'hui à défendre
00:43:53cette certaine idée
00:43:53de la France.
00:43:55Voilà.
00:43:55Un peu gaullienne
00:43:57représentée par des gens
00:43:58comme Philippe Séguin
00:43:59ou Jean-Pierre Chevènement.
00:44:00Vous croyez en la République.
00:44:01Vous croyez en la force
00:44:02de l'État.
00:44:02Vous croyez en la démocratie.
00:44:03Et vous êtes malheureux,
00:44:05Henri Guénaud.
00:44:05On le sait,
00:44:06on vous entend
00:44:06de ce que ces gens-là
00:44:08sont en train de faire
00:44:08de la France.
00:44:09Je pose souvent la question
00:44:11à des personnalités
00:44:11comme vous.
00:44:12Je reprends cette scène
00:44:13des 18 brumaires
00:44:14devant les Tuileries
00:44:15où le général Bonaparte
00:44:16interpelle les directeurs
00:44:18qui savent
00:44:18« Qu'avez-vous fait
00:44:19de cette France
00:44:19que je vous avais laissée
00:44:20si brillante ? »
00:44:21C'est le général de Gaulle
00:44:22si on le ressuscitait
00:44:23juste à l'instant
00:44:24qui prenne,
00:44:25à part Pompidou
00:44:26ou tous ses autres successeurs
00:44:27et qui leur disent
00:44:28« Qu'avez-vous fait
00:44:29de cette France
00:44:29que je vous avais laissée
00:44:30si brillante ? »
00:44:31Ils répondraient quoi ?
00:44:32Pardon, général.
00:44:33Moi, je ne sais pas
00:44:33faire parler
00:44:34le général de Gaulle
00:44:35et honnêtement
00:44:38je préférerais
00:44:39qu'ils ne se réveillent
00:44:40à point
00:44:41mais ils n'ont rien
00:44:42à répondre.
00:44:44Ils n'ont rien
00:44:45à répondre.
00:44:47Il faut parler
00:44:49de ma vie.
00:44:50Ma vie n'a pas commencé
00:44:51en 2007
00:44:52mais j'ai toujours fait
00:44:56de la politique
00:44:56mais je me suis toujours
00:44:57intéressé
00:44:58et moi,
00:44:59quand je suis rentré
00:45:00dans ma famille politique
00:45:01qui n'existe plus aujourd'hui
00:45:03dont je rêve
00:45:04qu'elle ressuscite un jour
00:45:06il y avait
00:45:07des chabans
00:45:08des messmers
00:45:09Elle s'arrête quand ?
00:45:10A l'UDR ?
00:45:10L'UDR de l'époque ?
00:45:11Non, elle s'arrête
00:45:11à la fin du RPR.
00:45:13Après, il y a toujours
00:45:14eu des divisions.
00:45:16Donc, vous croyez quand même
00:45:16à Chirac ?
00:45:17À un moment donné, oui.
00:45:18L'appel de Cochin
00:45:19c'est quelque chose
00:45:19qui vous fournit.
00:45:20Je crois au RPR.
00:45:21L'appel de Cochin
00:45:23était...
00:45:23Il y a peut-être
00:45:24quelques excès
00:45:25dans l'appel de Cochin.
00:45:26On rappelle où Chirac
00:45:27met en garde
00:45:27contre le renoncement
00:45:28de souveraineté
00:45:29pour l'Europe
00:45:29avec Marie-France Garou
00:45:34Il y avait au RPR
00:45:36un ciment
00:45:39qui était un ciment
00:45:40hérité du gaullisme.
00:45:43Une conscience.
00:45:43J'y reviens.
00:45:44Moi, quand je suis rentré
00:45:45au RPR
00:45:46Bon, il y avait Chirac,
00:45:47d'accord ?
00:45:48Et puis, il y avait
00:45:49des messmers
00:45:50des chabans
00:45:51des debrés
00:45:53des séguins
00:45:54des pasquois
00:45:54etc.
00:45:55Donc, le seul fait
00:45:57d'énumérer ces noms
00:45:59montre à quel point
00:46:00nous avons
00:46:01descendu plusieurs marches
00:46:03dans le niveau
00:46:07intellectuel et moral
00:46:08de la classe politique.
00:46:09Voilà, il faut quand même
00:46:10c'est comme si vous citez
00:46:13Dans la littérature ?
00:46:15Non, mais au ministère
00:46:15de la Culture
00:46:16vous prenez
00:46:16André Malraux
00:46:18et puis après
00:46:19C'est pas Fleur Pellerin
00:46:21qui le dit pas
00:46:22On est d'accord.
00:46:23Ou même Druon
00:46:23et puis après
00:46:24vous avez Fleur Pellerin
00:46:26quoi, voilà.
00:46:26Bon, j'ai rien contre
00:46:27Fleur Pellerin
00:46:28mais vous n'avez pas besoin
00:46:30de commenter d'avantage.
00:46:31On a quand même touché
00:46:31le fond au ministère
00:46:32de la Culture
00:46:32de tous les ministères
00:46:33qui ont connu
00:46:34des maillons faibles
00:46:35le ministère de la Culture
00:46:36s'est quand même
00:46:36offert les champions
00:46:37des maillons faibles.
00:46:38Oui, parce que
00:46:41quand le général de Gaulle
00:46:42c'est intéressant
00:46:43comme expérience
00:46:44quand le général de Gaulle
00:46:44nomme Malraux
00:46:45ce ministère n'existe pas
00:46:46il avait existé
00:46:47un ministère des Beaux-Arts
00:46:48et des choses comme ça
00:46:48qui dépendait d'ailleurs
00:46:49de l'instruction publique
00:46:50qui a souvent dépendu
00:46:51de l'instruction publique.
00:46:54Bon, c'était
00:46:56une innovation formidable
00:46:59de comment l'État
00:46:59va s'occuper de la culture
00:47:00scandaleux pour beaucoup.
00:47:03Mais en fait
00:47:04il nomme Malraux
00:47:06c'est-à-dire qu'il nomme
00:47:09une politique culturelle
00:47:11incarnée par un homme
00:47:12par une personnalité
00:47:15légitime
00:47:15mais qui connaît
00:47:17l'ensemble du champ culturel
00:47:19qu'il maîtrise
00:47:20qui le domine
00:47:20qui a une idée
00:47:21très précise
00:47:23de ce qu'il veut faire
00:47:24et qui le fait
00:47:25et qui l'incarne.
00:47:26Un projet
00:47:27qui a un vrai projet
00:47:28un vrai projet
00:47:29c'est lui le projet
00:47:31Malraux le projet
00:47:32et De Gaulle le prend
00:47:33pour ça
00:47:34comme les français
00:47:35ont choisi De Gaulle
00:47:35parce que c'était
00:47:36De Gaulle
00:47:37pas parce qu'il avait
00:47:39arrivé avec un programme
00:47:40de mille mesures
00:47:4335 alliances de partis
00:47:44etc
00:47:4610 caminaisons
00:47:47embrouillées
00:47:48non
00:47:50les gens savaient
00:47:52qui était le général De Gaulle
00:47:55et le général De Gaulle
00:47:55savait qui était Malraux
00:47:57bon
00:47:57c'est
00:47:58tout ça
00:47:59a disparu
00:48:00de la politique française
00:48:01c'est un luxe
00:48:03qui n'existe plus
00:48:04mais non
00:48:04c'était pas un luxe
00:48:05c'est une nécessité
00:48:06mais aujourd'hui
00:48:06ça paraît quand même un luxe
00:48:08d'avoir des gens
00:48:08de cette trempe
00:48:09avec cette culture
00:48:10et cette vision
00:48:10il y a eu la guerre
00:48:11il y a eu l'histoire
00:48:12bon très bien
00:48:13mais Pompidou
00:48:14bien qu'il avait fait
00:48:15il avait fait la guerre
00:48:16à la fin de la seconde guerre mondiale
00:48:18mais Pompidou
00:48:20qui n'était pas
00:48:20le général De Gaulle
00:48:21qui n'était pas
00:48:21Napoléon Bonaparte
00:48:23mais
00:48:24qui était un personnage
00:48:25avec une épaisseurité
00:48:26à la fois humaine
00:48:28culturelle
00:48:29et intellectuelle
00:48:32considéra
00:48:32il n'a plus rien à voir
00:48:33on va parler d'homme d'état
00:48:35c'est un homme d'état
00:48:35un homme d'état
00:48:36c'est un homme d'état
00:48:37aujourd'hui
00:48:38ils sont à des responsabilités
00:48:39d'homme d'état
00:48:40ils n'en ont pas toujours la carrière
00:48:41on ne peut pas conduire une nation
00:48:42quand il n'y a pas d'homme d'état
00:48:43voilà
00:48:43on ne peut pas avoir une politique
00:48:44à la hauteur de
00:48:45ou femme d'état
00:48:46oui oui mais
00:48:47c'était générique
00:48:49voilà
00:48:49s'il n'y a pas d'homme
00:48:50ou de femme d'état
00:48:51dans la politique
00:48:52alors la politique
00:48:53ne conduit plus rien
00:48:54ne maîtrise plus rien
00:48:55ne fait que se servir elle-même
00:48:57que vivre dans son
00:48:59elle se replie sur elle-même
00:49:03on n'aurait qu'à appeler ça
00:49:04les termites
00:49:05oui tout à fait
00:49:07et elle ne conduit plus
00:49:09le destin du pays
00:49:11dans un monde
00:49:12où il se passe tous les jours
00:49:14des événements importants
00:49:16qu'elle est confrontée
00:49:17à des catastrophes
00:49:18à des épidémies
00:49:20à des guerres
00:49:21à des tensions
00:49:22voilà
00:49:23et dans un pays
00:49:24dans des sociétés
00:49:26qui elles-mêmes
00:49:27sont traversées
00:49:28de tensions profondes
00:49:29et pour lesquelles
00:49:31le combat
00:49:32pour l'unité
00:49:33est un combat permanent
00:49:35qui ne peut revenir
00:49:36qu'à la politique
00:49:37en réalité
00:49:37voilà
00:49:37la politique
00:49:38c'est l'irruption
00:49:41de la volonté humaine
00:49:42dans l'histoire
00:49:42voilà
00:49:43c'est bon
00:49:43alors il y en a
00:49:44je voudrais qu'on fasse
00:49:45un bilan
00:49:45on ne va pas le faire
00:49:46en 45 minutes
00:49:47de la France
00:49:48depuis 1958
00:49:50non mais vous ne comprenez
00:49:51le bilan
00:49:51de ce qui se passe
00:49:52que quand vous avez compris ça
00:49:53quand vous avez compris
00:49:53ce qu'est la politique
00:49:54justement
00:49:54on a un pas de recul
00:49:56ça ne nous empêche pas
00:49:57de jeter un oeil
00:49:58sur l'actualité
00:50:00nous avons vécu
00:50:00ce week-end
00:50:01des scènes hallucinantes
00:50:02et nous avons
00:50:02la confrontation
00:50:03de deux frances
00:50:05celle que j'appelle
00:50:06de Bruno Retailleau
00:50:07qui dit que l'État
00:50:07a été au-dessous
00:50:08de ses responsabilités
00:50:09d'abord dans la réponse
00:50:11aux émeutiers
00:50:11dans la sanction
00:50:12ensuite de la justice
00:50:13et puis vous avez
00:50:14Laurent Lunez
00:50:14ministre de l'Intérieur
00:50:15en exercice
00:50:16qui dit
00:50:16on a maîtrisé la situation
00:50:17ça aurait pu y être pire
00:50:18c'était quand même la fête
00:50:19voilà
00:50:19et ensuite des débats
00:50:21entre commentateurs
00:50:22je pense à M. Apathy
00:50:23face à M. Bellamy
00:50:25voilà
00:50:25qui s'insurgent
00:50:26parce qu'on a utilisé
00:50:27le mot barbare
00:50:28les scènes qu'on a vues
00:50:29ça veut dire qu'aujourd'hui même
00:50:31quand on est dans le réel
00:50:32on n'a plus le droit
00:50:34sans se passer pour un xénophobe
00:50:36un raciste ou un fasciste
00:50:37oui vous avez raison
00:50:41mais il faut arrêter
00:50:42de se gargariser
00:50:42avec les mots aussi
00:50:43oui
00:50:45si on est d'accord
00:50:47pour considérer
00:50:48non pas seulement
00:50:49qu'il y a des barbares
00:50:50mais qu'il y a une montée
00:50:51de la barbarie
00:50:52c'est-à-dire un recul
00:50:53de la civilité
00:50:54et de la civilisation
00:50:54alors on en tire des conséquences
00:50:57voilà
00:50:57on ne se contente pas
00:50:58vous maintenez ces termes
00:50:59recul de la civilité
00:51:00de la civilisation
00:51:01on est bien
00:51:01qu'il y a un recul
00:51:01de la civilisation
00:51:02et un recul de la civilité
00:51:04voilà
00:51:04qui est imputable
00:51:06à un certain nombre de causes
00:51:08certaines dont on parle tout le temps
00:51:09d'autres dont on parle jamais
00:51:10je pense à l'école
00:51:11où finalement on ne parle pas tellement
00:51:12bien sûr
00:51:14dans une société
00:51:15où il n'y a plus de transmission
00:51:17une société où il n'y a plus de transmission
00:51:19il n'y a plus d'imaginaire commun
00:51:20il n'y a plus de culture commune
00:51:22il n'y a plus de politesse commune
00:51:24cette petite chose dérisoire
00:51:26mais qui permet aux gens
00:51:26de vivre ensemble
00:51:28on appelle civilité
00:51:29en d'autres termes
00:51:29quelquefois
00:51:30moi je préfère
00:51:31le terme de politesse
00:51:33parce que
00:51:33au fond
00:51:34c'est ainsi
00:51:35que nous l'avons toujours nommé
00:51:36aujourd'hui on dit civilité
00:51:37pour ne pas dire politesse
00:51:38comme si c'était dérisoire
00:51:39ça arrive de l'éducation
00:51:40vous avez dit
00:51:41mais oui
00:51:41mais ça fait partie
00:51:42de l'éducation
00:51:43et de la formation
00:51:45comme fait partie
00:51:46de l'éducation
00:51:46et de la formation
00:51:47le fait que l'enfant
00:51:48puisse de temps en temps
00:51:49rencontrer un refus
00:51:50que l'enfant puisse expérimenter
00:51:54la frustration
00:51:56que lui provoque l'interdit
00:51:58ou le refus de ses parents
00:52:00ou de ses enseignants
00:52:02tout ça est absolument indispensable
00:52:05à la formation d'une personne
00:52:08comme à la continuité
00:52:11d'un peuple
00:52:12d'une société
00:52:13c'est un souvenir
00:52:15ce que vous racontez là
00:52:16non mais
00:52:16alors le problème est là
00:52:17c'est qu'on peut se dire
00:52:18souvenir tout ça
00:52:19c'est fini
00:52:21mais ça ne peut pas être fini
00:52:22c'est ça le problème
00:52:23le problème
00:52:24c'est aussi quelque chose
00:52:25qu'on a évacué
00:52:26c'est la nature humaine
00:52:29on ne parle jamais
00:52:30de la nature humaine
00:52:31c'était même devenu
00:52:32pour certains philosophes
00:52:33un gros mot
00:52:33mais la nature humaine
00:52:34ça compte
00:52:35la nature humaine
00:52:36ça ne change pas beaucoup
00:52:38voilà
00:52:39les civilisations
00:52:40déjà ça change très
00:52:41très lentement
00:52:42vous savez
00:52:43Ferdinand Brodel disait
00:52:44ce sont les personnages
00:52:45de l'histoire
00:52:45qui ont la plus grande longévité
00:52:46mais la nature humaine
00:52:48c'est encore
00:52:48ça ne meurt pas
00:52:53la nature humaine
00:52:54ça évolue
00:52:55très très peu
00:52:56alors on peut dire
00:52:57que ça a évolué
00:52:59à la préhistoire
00:53:00très bien
00:53:01mais
00:53:01en gros
00:53:02ça n'évolue pas beaucoup
00:53:03donc
00:53:03de toute façon
00:53:04quand vous niez
00:53:05les impératifs
00:53:06de la nature humaine
00:53:07vous allez vers la catastrophe
00:53:09et c'est la nature humaine
00:53:10qui finira par avoir
00:53:11le dernier mot
00:53:12voilà
00:53:12c'est pas
00:53:13la civilisation
00:53:14c'est quoi
00:53:15c'est
00:53:15l'effort
00:53:18pour essayer
00:53:19tant que faire se peut
00:53:21de canaliser
00:53:22ce qui dans la nature
00:53:23de l'homme
00:53:24ce qui dans la nature humaine
00:53:26conduit à la violence
00:53:28à la sauvagerie
00:53:29etc
00:53:29voilà
00:53:30parce qu'au fond
00:53:31de l'être humain
00:53:31il y a
00:53:32il y a une animalité
00:53:34primitive
00:53:35originelle
00:53:36oui mais pour ça
00:53:36la société Henri Haino
00:53:37fixe des repères
00:53:38oui mais si elle ne les fixe pas
00:53:39il n'y a plus de repères
00:53:40alors déjà en fixant les repères
00:53:41ça ne marche pas toujours
00:53:42oui
00:53:43mais si vous n'en fixez plus
00:53:44ça ne marche plus
00:53:45seulement
00:53:45ça finit dans la violence
00:53:48mais la violence
00:53:49ne finit
00:53:49on ne finit jamais
00:53:50par la violence
00:53:52c'est à dire
00:53:52la violence débouche
00:53:53sur autre chose
00:53:54ce qui nous menace
00:53:55aujourd'hui
00:53:56c'est un abîme de violence
00:53:57qui débouchera
00:53:58sur un besoin
00:53:59ça c'est la nature humaine
00:54:01qui le veut
00:54:01sur un besoin
00:54:02est perdu d'ordre
00:54:03mais en passant par un chaos
00:54:04et à ce moment là
00:54:05oui le chaos de la violence
00:54:06mais après vous avez
00:54:08le besoin est perdu d'ordre
00:54:09pourquoi ?
00:54:10parce que oui
00:54:11l'homme est un animal social
00:54:12par nature
00:54:13bon par nature
00:54:14et donc
00:54:15si vous
00:54:16si vous le laissez
00:54:18soit tout seul
00:54:19l'espèce de fantasme
00:54:21de l'individualisme
00:54:22poussé jusqu'au bout
00:54:23il n'y a que l'homme
00:54:24il n'y a pas la société
00:54:24si vous le laissez tout seul
00:54:26ou si vous le privez
00:54:27de la société
00:54:28de la vie sociale
00:54:29qui ne vous est donné
00:54:31qu'en récompense
00:54:33de l'effort
00:54:34de civilisation
00:54:34de civilité
00:54:36et bien
00:54:37l'homme ne se replie pas
00:54:40sur lui-même
00:54:40il se replie
00:54:41sur ses solidarités
00:54:44proximité
00:54:44il se replie
00:54:45sur la tribu
00:54:45voilà
00:54:46le contraire
00:54:47de la civilisation
00:54:47telle que nous la connaissons
00:54:48c'est la tribu
00:54:50voilà
00:54:50et donc on va
00:54:51c'est ce à quoi
00:54:52on commence à assister
00:54:53moi je ne suis pas
00:54:54partisan
00:54:54de l'utilisation
00:54:55du terme
00:54:57guerre civile
00:54:57pour l'instant
00:54:58je pense qu'on n'est pas
00:54:59dans une guerre civile
00:54:59heureusement
00:55:00parce que sinon
00:55:00vous savez
00:55:01c'est comme en 68
00:55:03les imbéciles
00:55:04qui criaient
00:55:05CRS SS
00:55:06maintenant
00:55:06on peut ne pas être content
00:55:07de la façon dont les CRS
00:55:08se comportaient
00:55:09mais c'est ne pas savoir
00:55:10ce qu'est une guerre civile
00:55:11bon là
00:55:11c'est un peu exagéré
00:55:12c'est ne pas savoir
00:55:13ce qu'est une guerre civile
00:55:14mais la menace existe
00:55:15voilà
00:55:16cette menace
00:55:17nous la sentons
00:55:17et si nous voulons l'éviter
00:55:19il faut éviter
00:55:20le retour
00:55:21au tribu
00:55:22il faut donc
00:55:23faire regagner du terrain
00:55:24à la civilisation
00:55:25et à la civilité
00:55:26je reçois
00:55:27Henri Guénaud
00:55:28qui est une voix
00:55:29de la France libre
00:55:30je vous qualifie comme ça
00:55:31qui est un républicain
00:55:32un républicain patenté
00:55:34et tout simplement
00:55:35un citoyen
00:55:36inquiet
00:55:37et en colère
00:55:39qui pourtant
00:55:39nous dit
00:55:40on va en discuter
00:55:41qu'il y a beaucoup plus
00:55:43de solutions qu'on ne pense
00:55:43à condition
00:55:44qu'il y ait du courage
00:55:45politique
00:55:45vous nous appelez
00:55:46au 826-300-300
00:55:47Emmanuel Galassot
00:55:48attend votre appel
00:55:49vous pouvez poser
00:55:50toutes les questions
00:55:50que vous voulez à Henri Guénaud
00:55:51faire état de votre malaise
00:55:52de votre satisfaction
00:55:53dire que vous n'êtes pas
00:55:54si ainsi que ça
00:55:55enfin voilà
00:55:56c'est un homme
00:55:56c'est un républicain
00:55:57donc un démocrate ouvert au dialogue
00:55:58et il vous répondra
00:55:59avec la ferveur
00:56:00et le franc-parler
00:56:01qu'on lui connaît
00:56:01au 0826-300-300
00:56:03à tout de suite
00:56:03sur Sud Radio
00:56:04Sud Radio
00:56:05la France dans tous ses états
00:56:06Péricault Légas
00:56:08vous êtes bien
00:56:09sur Sud Radio
00:56:10ce mardi 10 juin
00:56:11il est 18h20
00:56:12dans la France
00:56:12tous ses états
00:56:13je reçois
00:56:14Henri Guénaud
00:56:15Henri Guénaud
00:56:16qui a été
00:56:16conseiller présidentiel
00:56:18député
00:56:20un politicien français
00:56:21je n'ai pas le mot politicien
00:56:23pas politicien
00:56:24homme politique
00:56:24voilà
00:56:25mais pour moi
00:56:25politicien
00:56:26c'est pas politicard
00:56:27c'est pas péjoratif
00:56:29oui on dirait
00:56:30un professionnel
00:56:31de la politique
00:56:31politicien
00:56:32vous n'êtes pas
00:56:32voilà
00:56:32vous êtes un homme engagé
00:56:33non un politicien
00:56:34c'est de bon
00:56:35l'employer comme ça
00:56:35merci pour cette précision
00:56:36c'est important
00:56:37parce que
00:56:37il revient les termites
00:56:38de Malo
00:56:39de Macron
00:56:40voilà
00:56:41il y avait le microcosme
00:56:43de Raymond Barr
00:56:44aussi
00:56:44vous voulez ça
00:56:45c'est un politicien
00:56:46vous regardez Bordeaux
00:56:47en juin 1940
00:56:50voilà vous avez
00:56:50là les politiciens
00:56:52grenouillent
00:56:53en juin 40
00:56:55la classe politique française
00:56:56fuit Paris
00:56:57parce que les allemands
00:56:58vont arriver
00:56:59et on est en train
00:57:00de redessiner
00:57:00là on a des personnages
00:57:01cynistes
00:57:02qui vont prendre le pouvoir
00:57:02d'ailleurs
00:57:03mais il y a effectivement
00:57:04des politiciens
00:57:04ils s'organisent
00:57:05pour mettre
00:57:06le maréchal péter
00:57:07à la tête du gouvernement
00:57:08mais c'est de la politique
00:57:09politicienne
00:57:10ils se haïchent tous
00:57:11ils font des calculs
00:57:12alors que les allemands
00:57:13avancent toujours
00:57:14est-ce que cette caste
00:57:14d'Henri Guénon
00:57:15a vraiment disparu
00:57:16on assiste aujourd'hui
00:57:17à une classe politique
00:57:18alors on est dans la
00:57:18on va rentrer en période électorale
00:57:20on est dans la conquête électorale
00:57:23sur un poste prestigieux
00:57:24qui est celui de président
00:57:24de la république française
00:57:25en fonction des pouvoirs
00:57:27qui lui confèrent
00:57:27à la constitution de 58
00:57:29élection au suffrage universel
00:57:30en 62
00:57:31on voit aujourd'hui
00:57:32depuis longtemps
00:57:33vous allez me dire
00:57:33j'en ai vu d'autres
00:57:34mais ceux d'aujourd'hui
00:57:35le programme
00:57:36c'est comment conquérir le poste
00:57:38c'est pas la manière
00:57:39de la France
00:57:39c'est pas ce que ça va
00:57:40à l'élection en français
00:57:41c'est quel est le stratagème
00:57:42publicitaire le plus subtil
00:57:44pour que je puisse
00:57:45laver les cerveaux
00:57:46et les convaincre
00:57:46de voter pour moi
00:57:47et là
00:57:47c'est concours
00:57:49j'allais dire
00:57:49d'imagination
00:57:50et d'audace
00:57:51pour expliquer
00:57:52je vais être meilleur
00:57:53jusqu'à je vais donner
00:57:54une prime de 1000 euros
00:57:54pour le premier bébé
00:57:55comme Gabriel Attal
00:57:57Henri Hanno
00:57:58je vous pose
00:57:58une question de fond
00:58:00est-ce que ce poste
00:58:01ne les rend pas fous
00:58:02est-ce qu'il ne faudra pas
00:58:03à un moment donné
00:58:04renoncer à cette élection
00:58:05présidentielle
00:58:06au suffrage universel
00:58:07et peut-être
00:58:08tout en gardant l'arbitre
00:58:09que voulait le général de Gaulle
00:58:10très important
00:58:10peut-être retirer
00:58:12des pouvoirs régaliens
00:58:13qui font du présent
00:58:14un souverain
00:58:14de façon à ce que le poste
00:58:16ne soit pas convoité
00:58:17par des gens
00:58:17qui sont prêts
00:58:18à tout sacrifier
00:58:18l'honneur
00:58:19la vertu
00:58:19la vérité
00:58:20voilà le sens de l'état
00:58:21pour avoir le trôné
00:58:23la couronne
00:58:23alors
00:58:25affaiblir le poste
00:58:26pour ma part
00:58:26jamais de la vie
00:58:27je ne parlais pas d'affaiblir
00:58:29jamais de la vie
00:58:30retirer des pouvoirs
00:58:31jamais de la vie
00:58:32jamais de la vie
00:58:33vous savez
00:58:33la constitution de 58
00:58:35c'est un essai
00:58:37un effort de synthèse
00:58:38de l'histoire de France
00:58:39l'histoire de France
00:58:40la France est un vieux pays monarchique
00:58:41je ne pouvais rien
00:58:42c'est comme ça
00:58:44ça vous l'actez
00:58:45vous l'actez
00:58:45ah oui oui
00:58:46c'est une réalité
00:58:46vous l'actez
00:58:47y compris
00:58:48même notre conception
00:58:50de l'égalité
00:58:50vient de là
00:58:51c'est à dire
00:58:53le roi
00:58:54qui cherche
00:58:54à être omnipuissant
00:58:55parce que quand il est omnipuissant
00:58:57les puissants
00:59:00comme les plus humbles
00:59:02sont à égalité devant lui
00:59:03et c'est d'ailleurs
00:59:04la raison pour laquelle
00:59:05pendant très longtemps
00:59:06pendant des siècles
00:59:07le roi a été
00:59:08l'appel des faibles
00:59:09contre les puissants
00:59:10voilà
00:59:11donc
00:59:12deuxièmement
00:59:12c'est l'état
00:59:13qui a fait la France
00:59:14qui a fait la société française
00:59:16et la république
00:59:17si on veut bien
00:59:18si on la regarde
00:59:19à part les folies
00:59:20de la terreur
00:59:21et de la table rase
00:59:23elle accomplit
00:59:24consciemment ou pas
00:59:25le rêve des Capétiens
00:59:26c'est à dire
00:59:27un pays
00:59:28une république
00:59:29une et indivisible
00:59:30en réalité
00:59:30il faut traduire ça
00:59:31par une nation
00:59:31une et indivisible
00:59:32qui avait été
00:59:33projet
00:59:34qui avait été poursuivi
00:59:35avec une continuité
00:59:37invraisemblable
00:59:38pendant des siècles
00:59:39et après vous avez
00:59:41Napoléon qui arrive
00:59:42qui va donner
00:59:43qui va permettre
00:59:44de reconstruire
00:59:46une société
00:59:46que la révolution
00:59:48avait détruite
00:59:49de refonder un pays
00:59:51sur la première
00:59:53synthèse
00:59:54entre l'ancien régime
00:59:56et la révolution
00:59:57que même
00:59:58ses pires adversaires
00:59:59vont lui reconnaître
01:00:01comme un vrai succès
01:00:03cette France
01:00:05elle est ainsi
01:00:06après le 19ème siècle
01:00:09c'est deux empires
01:00:11trois
01:00:11deux restaurations
01:00:13une hésitation
01:00:15en 1870
01:00:16entre
01:00:17on vit quand même
01:00:18sur les acquis
01:00:18aujourd'hui
01:00:19je disais
01:00:19Gilles Attaf tout à l'heure
01:00:21Napoléon 30 de Gaulle
01:00:22c'est quand même
01:00:22le souverain impérial
01:00:24et le président de la république
01:00:25ils se sont rassemblés
01:00:26pour donner à la France
01:00:27un saut formidable
01:00:28quand Napoléon
01:00:30instaure l'empire
01:00:31il fait
01:00:32ce qu'on appelait
01:00:33un plébiscite à l'époque
01:00:34qu'on appellera
01:00:35un référendum aujourd'hui
01:00:37le texte
01:00:38n'abolit pas la république
01:00:39c'est
01:00:40Napoléon
01:00:41en tant que
01:00:42Napoléon Bonaparte
01:00:43en tant que chef
01:00:43de la république
01:00:44qui devient
01:00:45empereur des français
01:00:46et d'ailleurs
01:00:47il y aura un ton
01:00:48dans les en-têtes
01:00:49république française
01:00:50Napoléon
01:00:50empereur des français
01:00:51voilà
01:00:51Napoléon
01:00:52donc c'est vous dire
01:00:53comme d'ailleurs
01:00:54ça s'est passé à Rome
01:00:55à Rome
01:00:56on n'a jamais
01:00:56à ma connaissance
01:00:58l'empire s'installe
01:00:59c'est la république
01:00:59qui se restera
01:01:00voilà
01:01:00absolument
01:01:01voilà
01:01:01donc c'est une espèce
01:01:04et depuis
01:01:05la révolution française
01:01:06la France hésite
01:01:07entre plusieurs régimes
01:01:08et elle cherche
01:01:10désespérément
01:01:10une figure
01:01:11de la souveraineté
01:01:11voilà
01:01:12bon
01:01:12et elle n'y arrive pas
01:01:13les anglais
01:01:14après avoir coupé
01:01:15la tête de leur roi
01:01:16ont réussi à finir
01:01:17par trouver
01:01:19une formule
01:01:19donc ils ont décapité
01:01:20avant nous
01:01:20les anglais
01:01:21bien sûr
01:01:21ils sont toujours
01:01:22en monarchie
01:01:23parce qu'ils sont revenus
01:01:24parce qu'ils ont fait
01:01:25l'expérience
01:01:25de la dictature
01:01:27de Cromwell
01:01:27mais ils ont trouvé
01:01:29leur poids
01:01:30nous
01:01:30on a trouvé
01:01:31dans un pays
01:01:32qui en a peut-être
01:01:33encore plus besoin
01:01:34compte tenu
01:01:35de la façon
01:01:35dont il s'est formé
01:01:36voilà
01:01:36qui en a encore plus besoin
01:01:37que le Royaume-Uni
01:01:38ce poste rend fou
01:01:39il se poste rend fou
01:01:40non c'est pas le poste
01:01:40qui rend fou
01:01:41si vous voulez
01:01:41c'est le poste rend fou
01:01:42mais tout rend fou
01:01:42dans ce cas
01:01:43vous nommez un général d'armée
01:01:44il devient fou
01:01:45parce que c'est
01:01:45à ce point là
01:01:46vous avez quand même vu
01:01:47les gens qui ont succédé
01:01:48au général de Gaulle
01:01:49depuis
01:01:50à part Pompidou
01:01:50évidemment
01:01:51et on ne sait se décliner
01:01:53dans l'ambition personnelle
01:01:54d'abord il y a des
01:01:55pas de projet
01:01:56pas de vision
01:01:56c'est vrai qu'en politique
01:01:58comme ailleurs
01:01:58il y a des cycles
01:01:59ils ne sont pas réguliers
01:02:00mais il y a des choses
01:02:00qui s'épuisent
01:02:01bon vous avez eu
01:02:02après la guerre
01:02:02vous avez eu
01:02:04toutes les générations
01:02:05de la France libre
01:02:06de la résistance
01:02:07des gens qui avaient été
01:02:08formés
01:02:09pendant la guerre
01:02:11ensuite
01:02:12oui mais des caractères
01:02:13c'était vrai
01:02:16pour la politique
01:02:17comme pour l'administration
01:02:18comme pour
01:02:19une partie
01:02:20des entrepreneurs
01:02:23une partie aussi
01:02:24du corps enseignant
01:02:25très bien
01:02:27ensuite
01:02:27ils ont formé
01:02:29la génération suivante
01:02:30bon il y avait encore
01:02:31on va dire
01:02:31de borrache
01:02:32et puis petit à petit
01:02:33ça s'est
01:02:35évaporé
01:02:36donc transmission annulée
01:02:37transmission qui se réduit
01:02:38qu'est-ce qui vous fait
01:02:39le plus mal
01:02:40après c'est comme ça
01:02:40il y a des périodes
01:02:41de l'entre-deux-guerres
01:02:42c'est ça en France
01:02:42et là avec des gens
01:02:43qui eux avaient tous subi
01:02:45des grandes épreuves
01:02:46mais vous savez
01:02:47ce que disait
01:02:47ce que disait Raymond Aron
01:02:48il disait
01:02:49dans les années 30
01:02:50la France n'existait plus
01:02:52que par la haine
01:02:53que chaque français
01:02:55portait aux autres
01:02:56voilà
01:02:56et on lui dit
01:02:57mais pourquoi
01:02:57il dit
01:02:58ben ça je sais pas
01:02:58mais c'est une réalité
01:03:00donc essayons pas de trouver
01:03:01c'est un précepte de guerre civile
01:03:02quand même
01:03:03qu'est-ce qui vous fait
01:03:04le plus mal à la France
01:03:05qu'est-ce qui vous fait
01:03:05le plus mal
01:03:06vous êtes en souffrance
01:03:06aujourd'hui ça se voit
01:03:07on vous l'entend
01:03:08mais vous le faites
01:03:08de façon très sereine
01:03:09et très courageuse
01:03:10vous êtes pas dans la résignation
01:03:11qu'est-ce qui vous fait
01:03:12aujourd'hui le plus mal
01:03:13à la France
01:03:13qu'est-ce qu'il faudrait
01:03:14tout de suite
01:03:14je vais vous proposer
01:03:16de modifier ce poste
01:03:17de président de la République
01:03:18qu'il est en fou
01:03:20non mais je comprends
01:03:21alors on fait quoi
01:03:21pour avoir des hommes d'état
01:03:23responsables
01:03:24qui s'investissent
01:03:25avec un projet
01:03:25et de la vision
01:03:26pour la République française
01:03:27je vais vous dire
01:03:27pourquoi je veux pas
01:03:27je veux pas parce que
01:03:29il y a des
01:03:29on vient un moment
01:03:31pour appeler Gaullien
01:03:33oui
01:03:33voilà
01:03:33ou presque consulaire
01:03:35politicien non mais Gaullien oui
01:03:36non mais Gaullien c'est-à-dire
01:03:38un moment où
01:03:38il y a
01:03:40tous des règles
01:03:40tout est déréglé
01:03:41et vous ne pouvez pas
01:03:44espérer
01:03:46réparer tout ça
01:03:47s'il n'y a pas
01:03:47une volonté incarnée
01:03:50forte
01:03:51responsable
01:03:52auquel les gens confient
01:03:53leur destin pour un temps
01:03:55ce qui veut pas dire
01:03:55les pouvoirs absolus
01:03:57etc
01:03:58mais ce qui veut dire
01:03:59que c'est pour ça
01:04:01que le général de Gaulle
01:04:02a fait l'élection
01:04:04du président de la République
01:04:04au suffrage universel
01:04:06pour que cette personne
01:04:07soit sacrée
01:04:08par le suffrage universel
01:04:09et
01:04:10pour qu'il ait
01:04:12les moyens
01:04:13de redresser le pays
01:04:14quand c'était nécessaire
01:04:15de faire face
01:04:16à des événements terribles
01:04:17vous pouvez pas
01:04:18donner ça à une assemblée
01:04:19ça ne marche pas
01:04:20ça ne marche jamais
01:04:21vous connaissez le mot
01:04:24de Voltaire
01:04:25c'est
01:04:26à la dictature
01:04:27d'une assemblée
01:04:27je préfère celle
01:04:28d'une seule personne
01:04:29parce que
01:04:31il faut un responsable
01:04:32je vous repose la question
01:04:33comment redonner
01:04:34quitte à ce qu'on lui coupe la tête
01:04:36parce que les français
01:04:37ont envie de lui couper la tête
01:04:38je vous repose la question
01:04:38différemment
01:04:39donc la volonté humaine
01:04:40dans l'histoire
01:04:40il faut qu'elle ait une figure
01:04:41vous ne vous soumettez pas
01:04:43et c'est très bien
01:04:44je vous repose la question
01:04:44comment redonner
01:04:46à nos compatriotes
01:04:46avec l'envie de voter
01:04:48pour un projet politique
01:04:49il y en a de moins en moins
01:04:50qui viennent
01:04:50on arrête de les prendre
01:04:51pour des imbéciles
01:04:53on arrête de les prendre
01:04:54pour des imbéciles
01:04:54on arrête de les prendre
01:04:55pour des cons
01:04:57moi je dis des imbéciles
01:04:58moi je dis
01:04:58est-ce qu'ils savent
01:04:59qu'on les prend
01:05:00pour des crétins
01:05:01oui je crois
01:05:02ce que je raconte souvent
01:05:03c'est très personnel
01:05:06ça peut paraître
01:05:06un peu dérisoire
01:05:07mais ce que disait
01:05:09ma grand-mère
01:05:10ma grand-mère
01:05:10était née en 1903
01:05:12elle commençait à travailler
01:05:13à l'âge de 12 ans
01:05:15elle était d'où votre grand-mère
01:05:16elle était du sud-ouest
01:05:16ma grand-mère
01:05:17et
01:05:18elle commence à travailler
01:05:19à l'âge de 12 ans
01:05:20parce que la scolarité obligatoire
01:05:21s'arrêtait à 12 ans
01:05:23et
01:05:24dans la fin de sa vie
01:05:27elle finit par avoir
01:05:28la télévision
01:05:30qui n'a pénétré
01:05:31que plus lentement
01:05:32qu'on pense
01:05:32dans les foyers
01:05:33vers la fin des années 60
01:05:34pour beaucoup
01:05:35au début des années 70
01:05:35elle avait le RTF
01:05:36alors quand elle
01:05:37elle écoutait de temps en temps
01:05:38des hommes politiques
01:05:39qui s'exprimaient
01:05:40à la télévision
01:05:41et de temps en temps
01:05:42elle disait
01:05:43ah celui-là
01:05:44il parle bien
01:05:45ça ne voulait pas dire
01:05:47je suis d'accord
01:05:47avec tout ce qu'il raconte
01:05:48je comprends tout ce qu'il dit
01:05:50parce que des gens
01:05:50ne faisaient pas
01:05:51les gens parlaient
01:05:52le français
01:05:53il ne parlait pas
01:05:53il ne savait pas
01:05:54de parler comme la conseille
01:05:55il ne savait pas
01:05:55de parler comme elle
01:05:56voilà
01:05:57mais
01:05:58elle se trompait rarement
01:05:59c'est à dire que
01:05:59il y avait
01:06:00elle sentait
01:06:01qu'il y avait une forme
01:06:01de sincérité
01:06:02de respect
01:06:03de gens comme elle
01:06:05voilà
01:06:05qui faisait que
01:06:07elle avait envie
01:06:08de faire confiance
01:06:09on continue à en parler
01:06:10Henri Hainaut
01:06:10vous restez avec nous
01:06:11vous avez vu que le débat
01:06:12le débat est passionné
01:06:13c'est même pas un débat
01:06:14c'est un échange
01:06:15vous nous appelez
01:06:16au 0826 300 300
01:06:17il est 13h30
01:06:18vous avez la parole
01:06:19vous qui nous écoutez
01:06:21et bien entendu
01:06:22vous avez beaucoup de questions
01:06:23à poser
01:06:23ou des remarques
01:06:24et des observations républicaines
01:06:25et citoyennes
01:06:26une affaire Henri Hainaut
01:06:26qui vous répondra
01:06:27avec la pertinence
01:06:29qu'on le connait
01:06:290826 300 300
01:06:31à tout de suite sur Sud
01:06:33midi 14h
01:06:34Sud Radio
01:06:35la France dans tous ses états
01:06:37Péricault Légas
01:06:38vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:40il est 13h35
01:06:41je reçois Henri Hainaut
01:06:43plus en forme que jamais
01:06:45pas forcément rassurant
01:06:46mais déterminé
01:06:47à ce que les choses changent
01:06:48en tout cas
01:06:48on sent que cet homme
01:06:49a de la ressource
01:06:51voilà
01:06:51et qu'il est prêt
01:06:52à donner son avis
01:06:52à la personne
01:06:53qui aura le bon sens
01:06:54de le consulter
01:06:55ça arrive peut-être plus souvent
01:06:56qu'on pense
01:06:56je crois que j'ai renoncé
01:06:57à donner des avis
01:06:57oui non non
01:06:58mais attendez
01:06:58si on vient vous chercher
01:06:59je pense que vous n'allez pas
01:07:01je sais que vous ne vous déroberez pas
01:07:03oui si les français
01:07:04viennent me chercher peut-être
01:07:06si les politiciens
01:07:07viennent me chercher
01:07:08on est toujours en démocratie
01:07:09nous avons Hervé
01:07:10qui nous appelle d'Anthony
01:07:11bonjour Hervé
01:07:13bonjour
01:07:14bon qu'est-ce que vous pensez
01:07:15des propos d'Henri Guéno
01:07:17il est plutôt rassurant
01:07:18ou
01:07:19non non
01:07:19voilà ce que je lui reproche
01:07:21si vous voulez
01:07:22bon je connais
01:07:23un peu Gréguéno
01:07:24je le lis de temps en temps
01:07:26et puis je l'écoute
01:07:27non non je reconnais
01:07:28sa grande culture
01:07:29non non je suis moi-même historien
01:07:31donc si vous voulez
01:07:31je n'ai pas trop à redire
01:07:33mais moi je trouve
01:07:34qu'il ne tire aucune conclusion
01:07:36de ses connaissances historiques
01:07:38c'est ça qui me gêne un peu
01:07:39et donc
01:07:40en fait
01:07:41je veux bien moi
01:07:42recevoir des leçons
01:07:43d'histoire régulièrement
01:07:45mais
01:07:46comme lui
01:07:47c'est quand même un politique
01:07:48je trouve que
01:07:49on ne voit pas
01:07:50véritablement
01:07:51où il veut en venir
01:07:52qu'est-ce qu'il fait
01:07:53de la droite
01:07:54comment il la considère
01:07:55et quelles sont ses solutions
01:07:57en fait
01:07:57alors des solutions
01:07:58je suis sûr qu'il en a
01:07:59j'ai du mal
01:08:00j'ai du mal à les obtenir
01:08:01on va voir si
01:08:02vous n'avez pas du mal
01:08:03à les obtenir
01:08:03c'est que
01:08:04vous me posez des questions
01:08:05je réponds aux vos questions
01:08:06bon et les solutions
01:08:07c'est pas
01:08:07moi je ne vais pas arriver
01:08:08avec mon programme
01:08:09de mille mesures
01:08:10si vous me posez une question précise
01:08:11comment on fait par exemple
01:08:13pour récupérer
01:08:13une partie
01:08:14de notre
01:08:17souveraineté juridique
01:08:18la souveraineté
01:08:19on ne la perd jamais
01:08:20on peut toujours dire non
01:08:20bien sûr
01:08:21mais comment on fait
01:08:22pour se redonner
01:08:23les moyens
01:08:24de la souveraineté juridique
01:08:25et bien on change
01:08:26la hiérarchie des normes
01:08:27changer la hiérarchie des normes
01:08:28ça veut dire quoi
01:08:29je répète ça
01:08:30sur tous les plateaux
01:08:30personne
01:08:31ça n'intéresse personne
01:08:32mais c'est pas grave
01:08:33bon
01:08:33et ceux qui écoutent
01:08:34disent parfois
01:08:35oui mais c'est trop juridique
01:08:36mais non mais de temps en temps
01:08:37il faut aller au bout
01:08:37mais comment on change
01:08:38cette hiérarchie des normes
01:08:39enfin c'est facile
01:08:40non c'est un énorme
01:08:41combat politique
01:08:42c'est lequel
01:08:43c'est que
01:08:43vous ne pourrez d'abord
01:08:45changer l'article
01:08:46il faut changer
01:08:47l'article 55 de la constitution
01:08:48alors je vous rappelle
01:08:49voyez le temps que ça va prendre
01:08:51il faut faire un peu d'histoire
01:08:52parce que
01:08:52sinon on ne comprend rien
01:08:55l'article 55 de la constitution
01:08:57qui dit
01:08:58les traités sont supérieurs
01:09:00à la loi
01:09:01il a été écrit tel quel
01:09:02c'était la vieille tradition française
01:09:03mais il a été écrit tel quel
01:09:04en 1958
01:09:05bien
01:09:06en 1958
01:09:07ceux qui l'ont écrit
01:09:08ne pensaient pas un instant
01:09:09que ni les conventions internationales
01:09:11ni les traités internationaux
01:09:13ni les directives européennes
01:09:17allaient rentrer à ce point
01:09:19dans le pacte civique social
01:09:21à l'intérieur du droit interne
01:09:23voilà
01:09:23dans le droit interne
01:09:24bon
01:09:26le droit international
01:09:27c'était le droit
01:09:27de la liberté de navigation
01:09:29le droit aérien
01:09:30le droit port
01:09:31enfin il y avait beaucoup de
01:09:33les traités d'alliance
01:09:34etc
01:09:34voilà
01:09:35bon ça
01:09:36ça a beaucoup évolué
01:09:38mais à l'époque
01:09:38en plus
01:09:39c'est ce que moi
01:09:39on m'a appris
01:09:40quand j'étais jeune
01:09:42que je découvrais
01:09:43le droit public
01:09:44la tradition
01:09:47et la jurisprudence
01:09:48de nos cours suprêmes
01:09:49conseil d'état
01:09:50et cour de cassation
01:09:51c'était
01:09:51que la loi
01:09:52n'était supérieure
01:09:53n'était inférieure
01:09:55au traité
01:09:55que lorsque
01:09:56le traité
01:09:57était postérieur
01:09:58à la loi
01:09:58voilà
01:09:59c'est à dire
01:09:59la dernière expression
01:10:00de la volonté du législateur
01:10:01l'a emporté
01:10:02la cour de cassation
01:10:03a tenu cette jurisprudence
01:10:04jusqu'en 1975
01:10:06le conseil d'état
01:10:07jusqu'en 1989
01:10:08voilà
01:10:09donc
01:10:10moi je demande
01:10:11il faut revenir
01:10:12à l'état du droit
01:10:13comment on le rétablit ?
01:10:14à l'état du droit
01:10:14simplement comme
01:10:16il faut écrire
01:10:17ce qui était la jurisprudence
01:10:19il faut l'écrire
01:10:20dans l'article 55
01:10:21ça fait une phrase
01:10:22peut-être l'article 88
01:10:24là où
01:10:25on parle de l'Europe
01:10:26peut-être peut-être
01:10:26sous réserve
01:10:27des dispositions
01:10:27de l'article 55
01:10:28voilà
01:10:28et il faut soumettre ça
01:10:30au référendum
01:10:31alors
01:10:31les gens vous diront
01:10:32enfin les juristes
01:10:34les antigaulistes
01:10:35tous ceux qui détestent
01:10:35la cinquième république
01:10:36tous ceux qui détestent
01:10:37l'état
01:10:37tous ceux qui détestent
01:10:38le peuple aussi
01:10:39vous diront
01:10:39ah oui mais
01:10:40il y a une procédure
01:10:41de révision de la constitution
01:10:42c'est l'article 89
01:10:43à ce moment-là
01:10:44il faut réunir le pas
01:10:45il faut que les deux assemblées
01:10:46votent le même texte
01:10:48ensuite le président choisit
01:10:50s'il demande
01:10:50s'il fait venir
01:10:51s'il réunit le congrès
01:10:53qu'il doit voter à trois cinquièmes
01:10:54ou
01:10:54s'il soumet au référendum
01:10:56par exemple
01:10:57sur Maastricht
01:10:58il y avait des dispositions
01:10:59qui obligaient
01:11:00à des modifications
01:11:01constitutionnelles
01:11:02Litterrand
01:11:02a décidé
01:11:03une fois
01:11:04ça a été voté
01:11:05par les deux assemblées
01:11:06de passer par un référendum
01:11:07bon
01:11:08si vous faites ça
01:11:09sur un texte comme ça
01:11:10vous ne passerez pas
01:11:11voilà
01:11:12c'est exactement ce qui est arrivé
01:11:13à De Gaulle en 1962
01:11:15à propos de l'élection
01:11:16du président de la république
01:11:16au suffrage universel
01:11:17il dit
01:11:18voilà
01:11:18si je le fais
01:11:19si je prends l'article 89
01:11:20de toute façon
01:11:20j'aurai pas
01:11:21donc
01:11:21je vais utiliser l'article 11
01:11:23l'article 11 de la constitution
01:11:25qui dit notamment
01:11:26et à l'époque
01:11:26il ne disait d'ailleurs que ça
01:11:27que tout projet de loi
01:11:29portant sur l'organisation
01:11:30des pouvoirs publics
01:11:31peut être soumis
01:11:32sous proposition du gouvernement
01:11:33par le président de la république
01:11:34à référendum
01:11:35bon
01:11:36il faut utiliser l'article 11
01:11:38il a déjà été utilisé en 1962
01:11:40pour changer
01:11:41changer la constitution
01:11:42en réalité
01:11:42la constitution d'aujourd'hui
01:11:43c'est celle de 1962
01:11:45à part les réformes
01:11:46qui ne sont pas toujours
01:11:47d'ailleurs heureuses
01:11:48mais
01:11:48et qui ont déréglé
01:11:49beaucoup le système
01:11:50bon
01:11:51elle a été réutilisée en 1969
01:11:53pour le référendum
01:11:55les français ont dit non
01:11:57qui a entraîné le départ
01:11:58du général de Gaulle
01:11:59donc
01:11:59voilà
01:12:00il est réutilisé en 1992
01:12:01pour Maastricht
01:12:01voilà
01:12:02non
01:12:03non non
01:12:03Maastricht c'est 89
01:12:04c'est l'article 89
01:12:05et le président de la république
01:12:06après le vote par les deux chambres
01:12:09il a fait un référendum
01:12:10décide le référendum
01:12:11plutôt que le congrès
01:12:12tout à fait
01:12:12voilà
01:12:13l'article 11
01:12:14va directement au référendum
01:12:15au référendum
01:12:15voilà
01:12:15là l'article 55
01:12:17sur la hiarche
01:12:17il est énorme
01:12:17vous le réformez par référendum
01:12:19voilà
01:12:19par l'article 11
01:12:20il faut savoir
01:12:21que c'est un combat politique
01:12:23majeur
01:12:23et vous considérez que ça bouleverse
01:12:25la donne
01:12:25ah bah ça change tout
01:12:26ça change tout
01:12:27puisque
01:12:28ça nous remet
01:12:29d'abord ça remet la responsabilité politique
01:12:31au centre du jeu
01:12:33parce que
01:12:33aujourd'hui
01:12:34il n'y a plus de responsabilité politique
01:12:36les gens se font élire
01:12:37des programmes
01:12:38et puis après ils vous disent
01:12:40ah bah oui mais
01:12:41pour rien
01:12:42vous comprenez
01:12:42c'est pas moi
01:12:43c'est pas moi qui décide
01:12:43autrement dit la phrase
01:12:44de Jean-Claude Juncker
01:12:45il n'y a pas de démocratie
01:12:46au-dessus des traités
01:12:46et pour vous il est criminel
01:12:47politique en parlant
01:12:49ah bah oui bien sûr
01:12:50c'est pas acceptable
01:12:51enfin je veux dire
01:12:52mais ça marche pas
01:12:53comme ça d'ailleurs
01:12:53le nombre de traités
01:12:56qui ont été dénoncés
01:12:57reniés dans l'histoire
01:12:58bon ça n'a aucun sens
01:13:00c'est que
01:13:00la question est de savoir
01:13:01qui détient la souveraineté
01:13:02alors est-ce qu'elle est nationale
01:13:04c'est le peuple
01:13:05ou est-ce qu'elle est européenne
01:13:06mais pour qui il faut qu'il y ait un peuple
01:13:07la constitution
01:13:08la constitution dit que c'est le peuple
01:13:09mais même
01:13:09à un moment donné
01:13:10qu'on imagine de faire
01:13:11comme certains en rêvent
01:13:12un état fédéral européen
01:13:13encore faut-il qu'il y ait un peuple
01:13:15la souveraineté
01:13:15elle s'accorde à un peuple
01:13:17un peuple
01:13:18un peuple qui a une conscience de peuple
01:13:20qui a une histoire de peuple
01:13:21qui a une cohésion de peuple
01:13:23un imaginaire de peuple
01:13:24il y a encore un peuple français
01:13:25il y a encore un peuple français
01:13:26donc de toute façon
01:13:27on revient à la nature humaine
01:13:29c'est que
01:13:30ces peuples-là
01:13:31ils existent
01:13:32même si on a l'impression
01:13:33qu'ils sont en train de s'évaporer
01:13:34ils existent
01:13:35et à la fin
01:13:35vous aurez toujours le sursaut
01:13:38quitte à ce que ce soit
01:13:38un sursaut nationaliste
01:13:39un sursaut agressif
01:13:40mais vous aurez le sursaut
01:13:41si vous les piétinez
01:13:43et donc là on est
01:13:44il faut faire ça
01:13:45mais c'est un combat politique énorme
01:13:47les gens vous disent
01:13:48un c'est un coup d'état constitutionnel
01:13:49scandaleux
01:13:50ce n'est pas un coup d'état constitutionnel
01:13:52ou alors il faut annuler
01:13:53toutes les élections présidentielles
01:13:54depuis 1965
01:13:56ça n'a aucun sens
01:13:57vous voyez
01:13:58ils vous diront
01:14:00ah oui mais
01:14:00ça va être le chaos
01:14:02ce n'est pas le chaos
01:14:03de 1958 à 1989
01:14:051989 ce n'est pas le chaos
01:14:07ça remet de la responsabilité politique
01:14:09ce que peut-être certains ne veulent pas
01:14:11c'est la responsabilité politique
01:14:13c'est-à-dire ne plus pouvoir dire
01:14:14ce n'est pas moi
01:14:16vous pouvez toujours
01:14:17vous pourrez toujours à ce moment-là
01:14:18dire je ne suis pas d'accord
01:14:20non pas avec tout le traité
01:14:21mais avec telle disposition
01:14:22je fais une loi qui est contraire
01:14:24d'abord demander à nos partenaires
01:14:25s'ils veulent bien changer la disposition
01:14:26vous ne voulez pas
01:14:27je fais une loi qui est contraire
01:14:29ça ne s'appliquera pas
01:14:30sur le territoire français
01:14:31puisque la loi s'appliquera
01:14:32comme c'est une question de date
01:14:33il n'y aura pas
01:14:34le marge d'interprétation
01:14:35pour les juridictions
01:14:36c'est avant ou après
01:14:37donc les juridictions
01:14:38qui ne tiennent leur pouvoir
01:14:40que de la constitution
01:14:41il faut quand même le rappeler
01:14:42elles ne pourront pas
01:14:43tricher avec cette règle
01:14:45et puis on pourra dire
01:14:47quand vous vous échangez
01:14:49la disposition
01:14:50qui est contraire à ma loi
01:14:51on discutera
01:14:53sinon on se perd
01:14:54dans des
01:14:56des chemins de traverse
01:14:59ou des faux semblants
01:15:00la formule la plus
01:15:02la plus employée
01:15:03c'est
01:15:04quand on vous dit
01:15:05comment vous allez faire
01:15:06on va établir des rapports de force
01:15:09on va trouver des alliés
01:15:10établir des rapports de force
01:15:11et puis si vous n'y arrivez pas
01:15:12on l'a vu sur le Mercosur
01:15:16dont je rappelle aussi
01:15:19puisque les traités commerciaux
01:15:21sont de compétence exclusive
01:15:23de la commission
01:15:24et sont adoptés
01:15:26par le conseil
01:15:27à la majorité qualifiée
01:15:28il n'y a pas à l'unanimité
01:15:29on m'a dit
01:15:30oui mais c'est la faute de Lisbonne
01:15:31pas du tout
01:15:32la compétence exclusive
01:15:34date de 58
01:15:34du traité de Rome
01:15:35et sur ce sujet
01:15:38la majorité qualifiée
01:15:39date de 71
01:15:40donc voilà
01:15:42elle est en vigueur
01:15:42depuis 71
01:15:43donc
01:15:44mais
01:15:46on a essayé
01:15:47on a dit
01:15:48rapport de force
01:15:48je dirais non
01:15:49et le gouvernement
01:15:50savait très bien
01:15:52dire non ne servait à rien
01:15:53puisqu'il n'arrivait pas
01:15:55à avoir une majorité
01:15:55mais ça lui fait une posture
01:15:57et bien c'est ça
01:15:58il faut en finir avec ça
01:15:59il faut être responsable
01:16:01il faut que le gouvernant
01:16:04puisse venir à la télévision
01:16:05en disant
01:16:05voilà
01:16:06je prends mes responsabilités
01:16:07soit je ne fais pas
01:16:08ce qu'on appelle
01:16:09la loi écran
01:16:09parce que ça aurait des conséquences
01:16:11je l'assume
01:16:12soit je décide
01:16:13de vous faire
01:16:14de voter
01:16:15de faire voter
01:16:16à ma majorité
01:16:17une loi
01:16:18qui contredit
01:16:19le traité
01:16:19et je l'assume aussi
01:16:20on continue en rigueur
01:16:21on a discuté
01:16:22avec alors Cédric
01:16:23qui nous appelle
01:16:23vous voyez rien que cette question
01:16:24je vous prends
01:16:25je vous prends dans quelques instants
01:16:26rien que cette question
01:16:26ça prend du temps
01:16:27et vous pourrez poser votre question
01:16:28à Henri Haino
01:16:30qui reste avec nous
01:16:30vous nous appelez au 0 826 300 300
01:16:33le débat est passionnant
01:16:34peut-être en sortira-t-il
01:16:36une
01:16:37allez un espoir
01:16:38pour sauver cette république
01:16:39à tout de suite
01:16:39sur Sud Radio
01:16:43vous êtes bien sur Sud Radio
01:16:44il est 13h48
01:16:45je suis avec Henri Haino
01:16:47et nous discutons
01:16:48j'allais dire
01:16:49à bâton rompu
01:16:50de l'avenir de notre république
01:16:51des dysfonctionnements
01:16:52et surtout
01:16:53cette incapacité
01:16:54que l'on a
01:16:55à écouter des propositions
01:16:57de façon suivie
01:16:58et concrète
01:16:59les journalistes
01:17:00ont souvent besoin
01:17:01de la petite phrase
01:17:02nous avons Cédric
01:17:04qui nous appelle
01:17:04Dotignac
01:17:05bonjour Cédric
01:17:07bonjour à vous
01:17:07bonjour à votre invité
01:17:09M. Guénon
01:17:09bonjour
01:17:11ça me fait plaisir
01:17:12de pouvoir parler
01:17:13un petit peu
01:17:13parce que j'ai
01:17:14j'ai des choses à dire
01:17:15c'est vrai que M. Guénon
01:17:16a été
01:17:18le conseiller
01:17:18de M. Sarkozy
01:17:20avec les résultats
01:17:21qu'ils en sont
01:17:21donc
01:17:22c'est vrai qu'il y a quelque part
01:17:23des fois on peut se poser
01:17:24beaucoup de questions
01:17:24sur comment faire
01:17:26maintenant aujourd'hui
01:17:27mais
01:17:28je crois que
01:17:29de toutes les discussions
01:17:29que vous êtes en train de dire
01:17:30M. Guénon
01:17:31la plus importante
01:17:32ce serait déjà
01:17:32de réduire le fonctionnement
01:17:34de l'État
01:17:34déjà on arriverait
01:17:35à arriver à faire des choses
01:17:36qui sont déjà
01:17:37beaucoup plus lucides
01:17:39quand on sait que
01:17:41l'État
01:17:42moi je parle cru
01:17:43l'État se gave
01:17:44parce que quand on voit
01:17:45tout ce qui se passe
01:17:46dès qu'il manque des sous
01:17:47dans la caisse
01:17:47on va les piocher
01:17:49sur celui qui travaille
01:17:50à un moment donné
01:17:51je crois qu'il faut
01:17:52avant toute chose
01:17:53arriver à poser des choses
01:17:55et se dire
01:17:56voilà
01:17:56aujourd'hui
01:17:57on a besoin d'argent
01:17:58donc le fonctionnement
01:17:59de l'État
01:18:00qui a augmenté
01:18:00de plus de 22%
01:18:02depuis 2017
01:18:03on coupe
01:18:04on doit arriver
01:18:05à faire des choses
01:18:06qui sont claires
01:18:08nettes et précises
01:18:08et aujourd'hui
01:18:10il n'y a aucune personne
01:18:12viable
01:18:12qui peut nous dire
01:18:14on va arriver
01:18:15à avancer
01:18:16dans les prochaines présidentielles
01:18:19vous parlez de 2027
01:18:20vous attendez
01:18:22le candidat
01:18:22qui pourra redresser
01:18:23la France
01:18:24c'est la question
01:18:25que vous avez demandé
01:18:25à vous poser
01:18:26à Henri Guénon
01:18:27qui peut aujourd'hui
01:18:28redresser la France ?
01:18:29c'est carrément ça
01:18:30aujourd'hui
01:18:30on ne sait pas
01:18:31qui on va avoir
01:18:32en face de nous
01:18:33moi je sais
01:18:34que monsieur Mélenchon
01:18:35au contraire
01:18:35il va trouer
01:18:37notre France
01:18:38parce que
01:18:38quand on voit
01:18:39qu'on nous parle
01:18:40de nouvelle France
01:18:40il n'y aura jamais
01:18:42de nouvelle France
01:18:43il y a une France
01:18:45franchouillard
01:18:46on est là
01:18:47on est présent
01:18:47on l'aime
01:18:48ou on ne l'aime pas
01:18:49si on aime la France
01:18:50on y reste
01:18:50si on ne l'aime pas
01:18:51on se casse
01:18:52c'est comme ça
01:18:53qu'il faut faire
01:18:53Henri Guénon vous répond
01:18:54on se casse
01:18:55à condition
01:18:56qu'il veuille bien se casser
01:18:57parce que
01:18:58quand on essaie
01:18:59de les expulser
01:19:00et que le pays
01:19:00d'origine
01:19:00ne va pas les reprendre
01:19:02on a un petit problème
01:19:03voilà
01:19:03il faut quand même
01:19:05je veux dire
01:19:05je suis d'accord avec vous
01:19:06il faut avoir une ligne claire
01:19:08mais il ne faut pas
01:19:09que ça se fasse
01:19:10dans le mensonge
01:19:11il ne faut pas
01:19:12qu'on la dessine
01:19:12dans le mensonge
01:19:13en disant
01:19:13il n'y a qu'à
01:19:14il n'y a qu'à
01:19:14non il n'y a pas qu'à
01:19:16on vit avec les autres
01:19:17on vit dans le monde
01:19:18on est obligé
01:19:19de tenir compte
01:19:19de ce que font les autres
01:19:20vous augmentez
01:19:20les impôts sur les riches
01:19:21les riches ils sont bons
01:19:22bon ben voilà
01:19:23vous êtes obligé
01:19:24d'en tenir compte
01:19:24même si vous trouvez
01:19:25qu'ils n'en payent pas assez
01:19:26alors est-ce qu'on a l'espoir
01:19:27d'avoir la personne
01:19:28moi je reviens un instant
01:19:29sur ce que vous avez dit
01:19:30si on me laisse
01:19:32je peux développer
01:19:33parce que
01:19:34voilà vous dites
01:19:34alors d'abord
01:19:35vous dites l'état
01:19:36il se gave
01:19:36alors moi c'est une expression
01:19:38je pense qu'il faut
01:19:39écarter du débat
01:19:40parce que l'état
01:19:41c'est nous
01:19:41c'est à dire qu'il n'y a pas
01:19:42un monsieur état
01:19:43qui s'en met dans les poches
01:19:45on peut dire
01:19:45il prélève trop
01:19:46il distribue aux mauvaises personnes
01:19:48il gaspille l'argent
01:19:49ça oui
01:19:50ça on peut le dire
01:19:51c'est à dire
01:19:52on peut critiquer
01:19:53le fonctionnement de l'état
01:19:54on peut vouloir réformer
01:19:55le fonctionnement de l'état
01:19:56mais dire
01:19:57c'est comme dans l'affaire
01:19:59d'augmentation des prix de l'essence
01:20:02bon bah
01:20:03ça augmente
01:20:04un peu les revenus fiscaux
01:20:06on dit
01:20:06l'état il s'en met plein les poches
01:20:07non l'état il s'en met pas plein les poches
01:20:09parce que l'état n'a pas de poches
01:20:10voilà
01:20:11l'état c'est nous
01:20:11cet argent
01:20:12il sert à faire d'autres choses
01:20:14bon
01:20:14qui sont pas forcément pertinentes
01:20:16mais
01:20:16ça ne sert à rien
01:20:17nous ne nous passerons pas de l'état
01:20:19il faut arrêter de taper sur l'état
01:20:20il faut arrêter
01:20:21d'en faire un bouc émissaire
01:20:23la France elle est née avec l'état
01:20:25et elle continuera à vivre avec l'état
01:20:27et que
01:20:28tous les redressements français
01:20:29tous les relèvements français
01:20:31toutes les renaissances françaises
01:20:32sont parties
01:20:33d'un relèvement de l'état
01:20:35et d'une renaissance de l'état
01:20:36voilà
01:20:37la dernière fois c'était en 1958
01:20:39bon
01:20:39voilà
01:20:40donc après on peut dire
01:20:42voilà
01:20:42l'état est trop lourd
01:20:44l'état est trop bureaucratique
01:20:45mais je voudrais vous faire une remarque
01:20:46parce que
01:20:47on ne peut plus réfléchir dans ces débats
01:20:49pourquoi
01:20:49la bureaucratie a gagné du terrain
01:20:52bon
01:20:52elle a gagné du terrain
01:20:53parce que
01:20:58l'idéologie dominante
01:20:59depuis des décennies
01:21:01c'est là le paradoxe
01:21:02on va appeler néolibéral
01:21:04si on veut
01:21:04c'est
01:21:05consiste à dire
01:21:06il faut
01:21:07il faut supprimer la politique
01:21:09il faut
01:21:09il faut extirper la politique
01:21:11de l'économie
01:21:11et de la société
01:21:12et donc
01:21:13il faut mettre
01:21:14l'économie et la société
01:21:14en pilotage automatique
01:21:15mais si vous voulez mettre
01:21:17l'économie et la société
01:21:17en pilotage automatique
01:21:18il faut tout codifier
01:21:19il faut tout codifier
01:21:21et il faut remettre
01:21:22la régulation de tout ça
01:21:23à des juridictions
01:21:24à des autorités indépendantes
01:21:25etc
01:21:26donc
01:21:26et ça
01:21:27ça crée évidemment
01:21:28plus vous codifiez
01:21:29plus
01:21:30plus enlever
01:21:32la possibilité
01:21:33de la
01:21:34de la décision discrétionnaire
01:21:37avec la responsabilité politique
01:21:39à la clé
01:21:39et plus
01:21:40vous créez
01:21:41une complexité de la société
01:21:42alors justement
01:21:42l'Europe y a beaucoup participé
01:21:44les
01:21:45les politiciens français
01:21:46aussi
01:21:47voilà
01:21:47mais il faut
01:21:48faut pas croire
01:21:49c'est même pas l'étatisme
01:21:50là en l'occurrence
01:21:50qui a provoqué
01:21:52cette extroissance
01:21:53de l'état
01:21:53ou de la bureaucratie
01:21:54c'est
01:21:55c'est tout le contraire
01:21:56en fait
01:21:56dans ce qui s'est passé
01:21:57alors justement
01:21:57on a Franck qui nous appelle
01:21:58de Valence
01:21:59et qui nous donne
01:21:59bonjour Franck
01:22:00merci de nous appeler
01:22:02et
01:22:02et vous demandez
01:22:04à Henri Guénaud
01:22:04quoi pour redonner
01:22:06espoir aux français
01:22:07c'est ça
01:22:08oui bonjour
01:22:09bonjour Perico
01:22:10bonjour monsieur Guénaud
01:22:11je vous écoute avec beaucoup d'attention
01:22:13depuis le début de votre intervention
01:22:14alors
01:22:15à la question très précise
01:22:18de Perico
01:22:18précédemment
01:22:19vous avez répondu
01:22:20que l'on arrête de prendre
01:22:22les français
01:22:23pour des imbéciles
01:22:24alors monsieur Guénaud
01:22:25je souhaiterais
01:22:26savoir
01:22:26que proposez-vous
01:22:27pour redonner l'envie de voter
01:22:29enfin d'être entendu
01:22:30pour le peuple de France
01:22:31et pas seulement écouter
01:22:33et
01:22:33pour en fait
01:22:35une espérance
01:22:35plutôt qu'une résignation
01:22:37que nous constatons
01:22:38malheureusement
01:22:38actuellement
01:22:39et plutôt pour un vote
01:22:40enfin d'adhésion
01:22:42et non pas
01:22:42un vote
01:22:43par défaut
01:22:44comme beaucoup de français
01:22:46affirment le faire
01:22:47par désespérance
01:22:48parce qu'ils n'ont pas
01:22:49de candidat
01:22:50de ce nom
01:22:51si je puis dire
01:22:51merci Franck
01:22:52vous avez tout dit
01:22:53il n'y a pas de candidat
01:22:54de ce nom
01:22:54il faut comprendre
01:22:55que le vote par défaut
01:22:57c'est devenu une stratégie
01:22:59des politiciens
01:23:00voilà
01:23:00le but
01:23:01vous savez
01:23:02quand la politique
01:23:03quand les politiciens
01:23:04n'ont plus rien à dire
01:23:05non plus
01:23:06ne sont plus capables
01:23:07de trouver les mots
01:23:08qui touchent
01:23:08les intelligences
01:23:09et les cœurs
01:23:10et bien
01:23:11il en reste quoi
01:23:12il en reste
01:23:13les manœuvres
01:23:14les manipulations
01:23:15et la manœuvre
01:23:16la plus évidente
01:23:17c'est le vote
01:23:18par défaut
01:23:18voilà
01:23:19donc on va choisir
01:23:20on va se casser la tête
01:23:20pour savoir
01:23:21s'il faut une candidature unique
01:23:22s'il faut faire une primaire
01:23:24pour y aboutir
01:23:25il faut réduire
01:23:26le choix des gens
01:23:26jusqu'à ce que ça devienne
01:23:28un vote par défaut
01:23:29voilà
01:23:29donc on a
01:23:30le vote par défaut
01:23:32il a commencé
01:23:33à vraiment
01:23:34à se manifester
01:23:35très fortement
01:23:35en 2017
01:23:36pour un tas de raisons
01:23:37mais bon
01:23:39les gens
01:23:40sont dit après tout
01:23:41bon c'est comme ça
01:23:41il y a Henri
01:23:42qui nous appelle
01:23:43de Bérit
01:23:43qui dit
01:23:43de Hattel à Zemmour
01:23:44je ne vois aucun homme d'état
01:23:45comme pensez-vous
01:23:46la même chose que vous
01:23:49voilà
01:23:49je ne veux pas citer de mots
01:23:50je ne veux pas citer de nom
01:23:51mais voilà
01:23:53il n'y a pas d'homme d'état
01:23:56on n'a plus d'homme
01:24:06de choisir entre
01:24:07quelqu'un dont il ne voulait plus
01:24:09parce qu'il l'avait expérimenté
01:24:10pendant 5 ans
01:24:11et quelqu'un dont il voulait
01:24:12encore moins
01:24:13donc ils ont pris celui
01:24:14dont il ne voulait vraiment plus
01:24:16même s'il le voulait
01:24:18si ce rejet
01:24:19était un tout petit peu
01:24:20moins grand
01:24:20que l'angoisse
01:24:23que pouvait susciter
01:24:23en face
01:24:24l'arrivée de Mme Le Pen
01:24:25ça fait du mal au pays
01:24:26ça fait du mal au pays
01:24:27donc ils se sont
01:24:28le résultat de ça
01:24:29c'est la frustration
01:24:29et le sentiment
01:24:30d'avoir été piégé
01:24:31et là
01:24:32ce qu'on est en train
01:24:33de leur fabriquer
01:24:33c'est la même chose
01:24:35sauf que ça ne peut pas durer
01:24:36peut-être que cette fois-ci
01:24:37il vous aura encore
01:24:38le vote par défaut
01:24:39mais ça sera le dernier
01:24:40voilà
01:24:41le vote par défaut
01:24:41il a cet avantage
01:24:42c'est qu'il permet au candidat
01:24:43de ne rien dire
01:24:44ou de faire semblant
01:24:44si c'est bardé là
01:24:45avec Mélenchon
01:24:46le vote par défaut
01:24:47sera beaucoup plus compliqué
01:24:48non mais après
01:24:48il faut comprendre
01:24:50une élection présidentielle
01:24:52n'a de chance
01:24:52dans la 5ème République
01:24:53que c'est une épreuve de vérité
01:24:55une épreuve de vérité
01:24:56non pas sur des programmes
01:24:57dont la plupart du temps
01:24:58les auteurs savent
01:24:59qu'ils ne les appliqueront pas
01:25:00mais sur les personnes
01:25:02voilà
01:25:03sur le caractère
01:25:05les principes
01:25:05dont ils se réclament
01:25:06sur les critères
01:25:08qui vont leur permettre
01:25:09de décider
01:25:10face à une situation
01:25:10qui est souvent imprévue
01:25:11qu'il va falloir gérer
01:25:12voilà
01:25:13c'est ça
01:25:13c'est une épreuve de vérité
01:25:15si ce n'est plus
01:25:16une épreuve de vérité
01:25:17et ça l'est de moins en moins
01:25:18et bien
01:25:19ça va mal finir
01:25:20c'est à dire que
01:25:22si la solution
01:25:23à la crise de régime
01:25:25à la crise politique
01:25:26elle ne trouve pas
01:25:27dans les urnes
01:25:28les gens iront la chercher
01:25:28ailleurs
01:25:29ça fait 200 ans
01:25:30que ça se passe comme ça
01:25:31200 ans
01:25:32on n'est jamais sorti
01:25:33d'une crise politique
01:25:34d'une impasse politique
01:25:35autrement
01:25:36qu'on n'est jamais sorti
01:25:38par les urnes
01:25:38voilà
01:25:38ça va du 18 brumaire
01:25:40jusqu'au 13 mai 1958
01:25:43ça n'est jamais sorti
01:25:44ce sera votre conclusion
01:25:45c'est sale danger
01:25:46et elle porte beaucoup
01:25:48de solutions
01:25:49en même temps
01:25:50merci Henri Guénot
01:25:51d'avoir été avec nous
01:25:52mais là il nous faisait
01:25:52toute la journée
01:25:53mais vous reviendrez
01:25:55cette antenne est à disposition
01:25:56pour ce genre de débat
01:25:57et croyez bien
01:25:59que ceux qui nous écoutent
01:26:00sont friands
01:26:00de ce genre d'échange
01:26:01merci d'avoir été avec nous
01:26:02Henri Guénot
01:26:03merci de votre invitation
01:26:04voilà
01:26:04et je vous dis à très bientôt
01:26:05pour continuer les aventures
01:26:07de cette république
01:26:08qui a besoin effectivement
01:26:09d'être reprise en main
01:26:10et de donner espoir
01:26:11à ses compatriotes
01:26:12et à ses citoyens
01:26:14je vous laisse avec
01:26:15Brigitte Laé
01:26:16qui va vous parler
01:26:17certainement
01:26:18d'une politique
01:26:19mais qu'elle
01:26:19qui est beaucoup plus sentimentale
01:26:20et je vous dis
01:26:21rendez-vous à demain
01:26:22à midi
01:26:22pour un nouveau
01:26:23La France dans tous ses états
01:26:25merci
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