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00:00:01...
00:00:03Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:09Pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ?
00:00:14Érico Légas.
00:00:17Bonjour et bienvenue en ce jeudi 21 mai 2026 sur Sud Radio, la France est dans tous ses états.
00:00:22Et nous allons vous direz, précision dans lesquels elle est, j'ai autour de moi mes 4 biquets.
00:00:27Oui, Albin Tessera qui m'accompagne dans la présentation de cette émission.
00:00:32Bonjour Kérico, bonjour à tous.
00:00:35Julien Delmas qui nous donne un son d'une impidité totale et une qualité de réalisation irréprochable.
00:00:41Et Manuel Galasso qui attend vos appels au 0 826 300 300 et qui va vous permettre de participer à
00:00:47cette émission,
00:00:48de donner votre avis, d'interpeller nos invités, de parler vrai sur Sud Radio puisqu'on ne sait faire que
00:00:53ça.
00:00:54Et puis Elvin Defazio qui nous amène ses relents italoïdes avec les...
00:00:59Il a toujours avec lui des petits spaghettis.
00:01:01Quand je le prends, il a des spaghettis, des pâtes, enfin il est...
00:01:05C'est l'Italien plongé.
00:01:06Ah non mais il est d'une sensualité, il est d'une sensualité.
00:01:09Je ne peux pas me marier avec lui parce que j'ai 67 ans, mais si je devais faire ma
00:01:12vie, je la referais avec Elvin Defazio.
00:01:15Appel aux candidatures, c'est ça ?
00:01:15Appel aux candidatures.
00:01:16Alors, qu'est-ce qu'on va raconter aujourd'hui, Albin ?
00:01:20Eh bien, on va parler d'une enquête de l'IFOC qui indique que 7,5 millions d'électeurs sont
00:01:27issus de l'immigration.
00:01:29Sujet à prendre avec des pincettes.
00:01:31Cette donne peut-elle avoir une incidence sur le paysage électoral français ?
00:01:35Nous aurons à 12h15 l'avis de Gilles Platré qui est bien connu sur cette antenne,
00:01:39qui est souvent avec notre amie Valérie Expert, qui est maire de Chalons-sur-Saône
00:01:44et surtout un élu très vigilant sur les valeurs républicaines.
00:01:48On verra avec lui ce que cela peut supposer.
00:01:51Le dépistage obligatoire du cholestérol dès l'âge de 6 ans est-elle la solution idéale pour prévenir l'obésité
00:01:58chez les jeunes ?
00:01:58Qui est un vrai fléau, un fléau national.
00:02:01Et à 12h45 nous aurons le diagnostic du docteur Guillaume Pourchet, médecin chirurgien viscéral, spécialiste des questions de l'obésité
00:02:10et ex-responsable du centre de l'obésité à l'Institut Mutualiste Montsouris.
00:02:18Et puis de 13h à 13h45 nous allons aborder un sujet politiquement épineux qui est le rôle du Conseil constitutionnel.
00:02:28Le Conseil constitutionnel, les sages, est-il vraiment garant de la Vème République ?
00:02:35Il y a souvent des contestations parce que certains observateurs élus et responsables politiques
00:02:40considèrent que le Conseil constitutionnel s'octroie des prérogatives ou des pouvoirs
00:02:45que lui considère avoir et que d'autres considèrent qu'il n'a pas.
00:02:50C'est une subtilité sur des institutions.
00:02:52Nous aurons un débat très franc avec Pierre Gentilet, avocat et spécialiste de ces questions de citoyenneté et de droit
00:03:00constitutionnel.
00:03:01Et puis mon cher Allemagne, il n'y a pas que ça.
00:03:03Mais oui, on va revenir sur l'affaire Patrick Bruel.
00:03:06Doit-il encore chanter ? Doit-il annuler sa tournée ? On va en parler.
00:03:12On va également...
00:03:12Parce qu'il joue, il joue au terme.
00:03:13Exactement, on va aussi évoquer le périscolaire, encore des rebondissements et notamment une sortie d'Emmanuel Grégoire.
00:03:20Et puis, on va aussi évoquer le Roland-Garros, les joueurs de tennis qui vont débuter ce dimanche, menace de
00:03:26boycotter le tournoi, on en parlera ensemble.
00:03:29Voilà, voilà le programme du jour.
00:03:31Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricot.
00:03:37Avez-vous des nouvelles de Vidal ?
00:03:39Aucune.
00:03:39Alors trouvez-le.
00:03:41Dites-tu qu'aujourd'hui était un grand jour pour la France et que nous sommes enfin unis ?
00:03:44Et que bientôt nous sommes libres.
00:03:47Vous reconnaissez la voix de Gilles Lelouch dans le film Moulin de l'Asselon et Mèche qui fait partie des
00:03:52quatre films, des trois films qui traitent de l'occupation, la bataille de De Gaulle de Anthony Baudry.
00:03:57« Notre salut d'Emmanuel Marc » et puis il y a quelques semaines, « Les rayons et l'ombre
00:04:01» de Xavier Giannoli avec Jean Dujardin.
00:04:04« Mon humeur, elle est simple, pas de récupération sur le cinéma français, s'il vous plaît. »
00:04:09Le cinéma français fait différents hommages à la Résistance pour évoquer la collaboration avec l'occupant allemand et le régime
00:04:16du maréchal Pétain, c'est ce que l'on voit en ce moment.
00:04:18Je dis bien régime du maréchal Pétain, je ne dis pas Vichy pour ne pas accabler la belle cité thermale
00:04:23qui est une ville française respectable.
00:04:25Et les Vichysoises et les Vichysois en ont marre de voir leur bonne ville assimilée à ce régime de la
00:04:31collaboration.
00:04:32Nous entendons ici et là des observateurs orientés et des commentateurs inclinés saluer cette profusion cinématographique évoquant la Deuxième Guerre
00:04:40mondiale
00:04:41et les heures tragiques de l'occupation pour raviver l'esprit de résistance dont nos héros firent preuve face à
00:04:46la barbarie nazie.
00:04:48Et de rappeler que la bête immonde rôde encore dans les couloirs de l'histoire sous les traits de mouvements
00:04:53politiques maquillés et de discours politiques aux relances inquiétants.
00:04:57Ces gens-là remercient le cinéma d'éveiller les consciences à une époque où certaines idéologies nauséabondes viendraient à menacer
00:05:04nos libertés.
00:05:05Mais comme ils disent juste et vrai, oui, il y a de grandes raisons de s'inquiéter.
00:05:10Car la bête immonde, en effet, sous un autre visage, avec d'autres slogans, avec d'autres méthodes,
00:05:15en vœu au monde libre, à la démocratie, à notre république laïque et sociale.
00:05:20Et s'il est aujourd'hui un ennemi farouche aux aguets qu'il faut combattre à tout prix,
00:05:24c'est bien l'intégrisme musulman et le terrorisme islamique.
00:05:27Je dis cela avec le plus grand respect et une sincère considération pour l'immense majorité de nos compatriotes de
00:05:33confession musulmane
00:05:35qui aiment et respectent la république.
00:05:37Et c'est bien en pensant à eux, qui sont souvent les premières victimes du totalitarisme salafiste,
00:05:42du totalitarisme wahhabite ou frériste,
00:05:44que je considère que tout ce qui peut contribuer à une mise en garde et à un rappel des tragédies
00:05:49qui ont ravagé le monde est le bienvenu.
00:05:52Mais ne détournons pas le débat, ne daignons pas la réalité et n'allons pas nous inventer des ennemis qui
00:05:57n'en sont pas,
00:05:58sinon des adversaires politiques dont les idées peuvent être contestées et combattues,
00:06:02alors qu'un danger réel nous menace chaque jour davantage.
00:06:05Nous ne nous trompons surtout pas de cible et ne réécrivons pas l'histoire en fonction de nos délires et
00:06:10de nos fantasmes,
00:06:11car eux, les intégristes qui détournent le Coran pour nous vouer aux gémonies,
00:06:15ne se trompent pas de cible quand ils passent à l'acte.
00:06:17Samuel Paty et Dominique Bernard n'ont pas été massacrés par des nostalgiques du totalitarisme itérien,
00:06:23même si l'on vit le grand moufti de Jérusalem en 1943 faire le salut nazi devant la Croix-Gammée,
00:06:29mais par des fanatiques religieux ayant revendiqué leurs crimes avec fierté.
00:06:33C'est à eux et aux centaines de victimes tombées sous leur coup en 2015-2016
00:06:38qu'il faut dédier la mémoire de Jean Moulin et de Charles de Gaulle,
00:06:42et pour ça nous saluons le Sanima français.
00:06:45Dans un instant, dans la France, dans tous ses états,
00:06:48on va évoquer ce chiffre donné par l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
00:06:537,5 millions d'électeurs potentiels seraient issus de l'immigration en France.
00:06:58Alors quelles conséquences cela aurait pour nos scrutins nationaux ?
00:07:01On va en parler avec Gilles Plâtré, maire de Chalons-sur-Saône,
00:07:04et puis vous pouvez nous appeler au 0826 300 300.
00:07:08Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07:13Un nombre, 7,5 millions d'électeurs potentiels issus de l'immigration
00:07:18pourraient voter au prochain scrutin nationaux.
00:07:21Alors quelles conséquences cela pourrait avoir sur notre vie politique ?
00:07:24On va en parler avec Gilles Plâtré, maire de Chalons-sur-Saône.
00:07:29Bonjour Gilles Plâtré.
00:07:32Vous êtes un habitué de la maison, notamment avec Valérie Expert, je vois souvent.
00:07:38Et hier nous abordions cette question, je vous ai demandé de revenir parler justement de ce sondage de l'INED.
00:07:43Moi-même j'avais des chiffres de l'Observatoire de l'immigration avec cette indication.
00:07:497,5 millions, 8 millions d'électeurs qui sont des citoyens français à part entière,
00:07:53mais qui sont issus d'immigration.
00:07:55Voilà, et peut-on avoir, j'allais dire, une analyse qui nous porte à croire qu'il y aurait une
00:08:01incidence
00:08:02sur le paysage électoral français en bien, en mal, à long terme, à moyen terme ?
00:08:08On a vu les derniers résultats au municipal, il semblerait qu'il y ait effectivement quelquefois des corrélations
00:08:12entre le vote dit immigré et des choix politiques.
00:08:16Et je vous ai demandé de venir en parler, Gilles Plâtré, parce que vous êtes le maire de Châlons-sur
00:08:20-Saône.
00:08:21Vous vous êtes courageusement illustré sur des prises de position, notamment sur les cantines, sur la crèche.
00:08:28On peut tout vous reprocher, vous êtes irréprochable sur le problème de la laïcité, des valeurs républicaines, de la citoyenneté.
00:08:33Vous connaissez ça par cœur, alors ça froisse certaines personnes, mais vous êtes de ce côté-là d'une intégrité
00:08:38totale.
00:08:38Donc vous me semblez indiqué pour décrypter avec bon sens et sans froid, voilà, ce chiffre.
00:08:44Vous, vous arrivez avec votre sondage de l'INED.
00:08:47C'est une réalité ? Est-ce qu'il faut vivre avec ? Est-ce qu'il faut la redouter
00:08:52?
00:08:52Ou est-ce qu'il faut accompagner cette réalité avec des valeurs républicaines
00:08:57et faire de ses électeurs ce qu'ils sont déjà des citoyens français, s'assurer qu'ils sont dans les
00:09:02valeurs de la République ?
00:09:03Alors ça, vous posez la question de fond, mais c'est une question en réalité qu'on s'est posée
00:09:06depuis que l'immigration est devenue un fait social important dans le pays.
00:09:09On se rappelle qu'il y a eu plusieurs vagues d'immigration dans le pays
00:09:12et que les choses ont véritablement commencé à s'accélérer à partir des années 60-70
00:09:17et qu'elles continuent jusqu'à nos jours.
00:09:19Mais surtout, ce qui compte, et je pense que c'est un élément de réponse à votre question,
00:09:22c'est l'origine de l'immigration.
00:09:24Parce que les comportements électoraux des immigrés devenus citoyens français avec le temps,
00:09:30par la naissance ou par l'acquisition de la nationalité,
00:09:33varient, et on le sait, et ça a été objectivé par un certain nombre d'études,
00:09:36en fonction de l'origine. Vous avez des immigrés ou descendants d'immigrés
00:09:41ou ex-immigrés devenus citoyens français qui sont d'origine européenne
00:09:47et qui, bon an, mal an, adoptent, grosso modo, les mêmes principes politiques,
00:09:52les mêmes tendances politiques que le reste de la population.
00:09:54On peut parler d'intégration ou d'assimilation politique ?
00:09:57Pour moi, c'est sans doute une preuve, en tout cas, oui, il y a une vertu assimilationiste.
00:10:01Et c'est leur volonté, et c'est leur volonté à eux.
00:10:03Alors, c'est là où les choses se corsent.
00:10:06C'est que l'autre partie de l'immigration, c'est celle qui n'est pas originaire d'Europe.
00:10:11Et là, les comportements liés face à l'intégration et à l'assimilation changent fondamentalement,
00:10:17puisque l'intégration et l'assimilation, encore plus, viennent beaucoup plus difficilement.
00:10:21Et les comportements électoraux, eux aussi, diffèrent régulièrement et substantiellement
00:10:27du reste du corps électoral de la France.
00:10:30Donc, on voit bien, en réalité, qu'il y a deux réalités dans l'immigration.
00:10:33Il y a une immigration européenne qui se fond dans la population française,
00:10:37y compris jusqu'aux comportements électoraux.
00:10:40Et c'est très bien, encore une fois, objectivé par nos études.
00:10:42Et puis, vous avez une autre partie de la population qui n'a pas la culture européenne
00:10:47et qui, elle, par contre, conserve des us et coutumes.
00:10:51Une approche du pays, une relation à la place de la religion dans la vie républicaine
00:10:56et un comportement électoral qui est différent, substantiellement différent,
00:11:01du reste de la population française.
00:11:02Gilles Platré, nous avons connu aujourd'hui, majoritairement,
00:11:05depuis que la République est république,
00:11:07les étrangers qui venaient en France et la France,
00:11:10j'allais dire, par essence, elle s'est constituée avec ces strates
00:11:14d'étrangers qui sont venus.
00:11:16Les Romains sont les premiers, ils ont fait la...
00:11:18J'allais dire, la première créolisation, pour faire plaisir à Jean-Luc Mélenchon,
00:11:21c'est la civilisation galoromaine.
00:11:23Donc, on n'a absolument pas peur de la créolisation, pourvu qu'il y ait intégration.
00:11:26La période des invasions barbares a été un peu plus compliquée.
00:11:28Ce n'était pas des masses aussi importantes que ça ne pourrait être aujourd'hui.
00:11:32Mais ça a donné la France du Moyen-Âge.
00:11:34Et puis, la France, aujourd'hui, elle est ce conglomérat de cultures,
00:11:37d'origines différentes, qui donne cette France république,
00:11:41laïque et sociale, avec un esprit citoyen.
00:11:43Et les étrangers que nous avons connus depuis le début du XXe siècle,
00:11:46sont des gens qui venaient pour devenir français,
00:11:48au point, quelquefois même, d'oublier leur origine,
00:11:50de donner des prénoms français à leur enfant, et Éric Zemmour a soulevé le problème.
00:11:54Et là, nous assistons, depuis quelques années,
00:11:58à des gens qui viennent en France,
00:11:59pas forcément pour devenir français,
00:12:01et qui nous disent, d'une certaine façon,
00:12:03c'est vous qui allez vous aligner sur nos valeurs,
00:12:06et les territoires où nous nous trouvons,
00:12:08nous nous appliquerons les cultures, les mœurs, l'idée.
00:12:12Voilà, la sensibilité qu'elle est nôtre.
00:12:14Et la République s'adaptera, c'est pas à nous de nous adapter à la République.
00:12:17Ça, ça pose problème.
00:12:18C'était une contravention complète avec l'histoire de l'État français.
00:12:21C'est-à-dire que la France s'est constituée d'abord parce que l'État s'est constitué,
00:12:25et l'État a enfanté de la nation française,
00:12:27avec un certain nombre de prérogatives.
00:12:29C'est pas un hasard si dans le Code civil,
00:12:31il y a encore l'impératif d'assimilation lorsqu'on est étranger.
00:12:34Le mot existe toujours.
00:12:36Sauf que vous avez, dans l'histoire,
00:12:37et ça, je me suis passionné,
00:12:39je me passionne toujours sur le plan local,
00:12:40vous avez rappelé mes fonctions municipales,
00:12:42pour voir comment les choses se sont articulées dans les années 70-80.
00:12:45Parce que je pense qu'il y a là un moment de bascule.
00:12:47C'est-à-dire que, face aux immigrés, notamment musulmans,
00:12:50vous avez une partie du corps politique français,
00:12:52en l'occurrence, à l'époque, le Parti communiste,
00:12:54soutenu par le Parti socialiste,
00:12:56et une partie de l'Église catholique,
00:12:58qui ont dit, en fait, d'abord et avant tout,
00:13:01c'est pas l'assimilation, c'est le respect de la culture d'origine.
00:13:03Et ça, si vous voulez, c'est un renversement multiculturaliste,
00:13:06qui n'était pas du tout dans la veine française.
00:13:08Et je dis bien, il y a le PC d'un côté,
00:13:10et une partie, je dis bien une partie,
00:13:11de l'Église catholique, issue de Vatican II,
00:13:14ces prêtres un peu rouges,
00:13:16qui ont été les premiers à offrir des salles de prière aux musulmans
00:13:18qui n'en avaient pas encore.
00:13:20Donc, à partir de là,
00:13:21et les années 80, évidemment,
00:13:23les années Mitterrand n'ont rien arrangé,
00:13:25ce qui s'est passé des choses,
00:13:26vous avez une veine des chercheurs,
00:13:28des penseurs, des politiques,
00:13:30qui pensent qu'en réalité,
00:13:31le vieux modèle national français d'assimilation
00:13:34a vécu et qui doit exploser.
00:13:36Et hélas, je pense que c'est une erreur fondamentale,
00:13:38parce que ça nous prépare forcément à des conflits.
00:13:41Ils existent déjà sur le terrain entre populations.
00:13:43À partir du moment où vous avez une partie de la population
00:13:45qui ne veut pas faire l'effort d'adopter les us et coutumes,
00:13:49le respect des lois,
00:13:52une certaine, comment dirais-je,
00:13:54réserve dans l'expression de la religiosité,
00:13:56ce qui est typiquement français,
00:13:58avec la loi de 1905, etc.,
00:14:00alors vous allez au clash.
00:14:01Et nous y allons en courant avec un certain nombre de penseurs.
00:14:04C'est pour ça que ce rapport qui vient de sortir,
00:14:06qui sort ce matin de l'Institut national des études démographiques,
00:14:09est totalement orienté politiquement,
00:14:11parce qu'à chaque fois qu'il nous dit
00:14:13qu'il y a une différence de traitement
00:14:15sur le chômage, sur le logement,
00:14:17au dépend des immigrés venant d'Afrique,
00:14:20et du Maghreb et d'Afrique,
00:14:21c'est la faute de la société française.
00:14:23Et c'est un biais systématique qui l'entend,
00:14:25et je pense que c'est une erreur,
00:14:27parce que c'est refuser la main tendue
00:14:29que la France offre toujours,
00:14:31à condition qu'on la respecte,
00:14:33et qu'on adopte ses us et ses coutumes.
00:14:34Ce n'est pas le cas aujourd'hui,
00:14:35et on incite au contraire les populations
00:14:37à ne pas les respecter.
00:14:38Et pourtant, dans d'autres grandes démocraties,
00:14:40l'immigration, elle est choisie,
00:14:43elle est contrôlée,
00:14:44sur un principe humaniste,
00:14:45nous ne pouvons accueillir que les gens
00:14:47à qui nous sommes sûrs de donner des garanties de vie.
00:14:49Et ça reste l'honneur de la France
00:14:51de pouvoir accueillir aussi les personnes
00:14:52qui demandent l'asile là-dessus,
00:14:53il n'y a pas de difficulté.
00:14:54Et nous l'avons toujours prouvé,
00:14:55et nous ne l'avons jamais renié.
00:14:58Vous savez, dans l'étude dont je parle,
00:15:00il est dit, et c'est très emblématique,
00:15:02que un cinquième des personnes interrogées,
00:15:04l'étude porte sur 30 000 personnes,
00:15:05pratiquement,
00:15:06donc c'est une étude solide.
00:15:07Ce n'est pas 1 000, c'est 30 000.
00:15:08C'est 30 000,
00:15:09ça a duré 3 ans,
00:15:11les conclusions ont été rédigées avec le temps,
00:15:12pas de souci sur la méthode,
00:15:14c'est les conclusions qui m'interpellent,
00:15:15mais pas de souci sur la méthode.
00:15:16Mais l'étude dit très clairement
00:15:17que sur les 27 000 personnes interrogées,
00:15:20un cinquième s'est retrouvé
00:15:23en situation d'être sans-papiers
00:15:26sur le territoire français
00:15:27après son arrivée,
00:15:29ou au moment de son arrivée.
00:15:30Ça veut dire que
00:15:30un cinquième, potentiellement,
00:15:32si j'extrapole,
00:15:33un cinquième des 7 millions et quelques
00:15:35d'immigrés en France
00:15:37sont en réalité,
00:15:38ont été des sans-papiers
00:15:39que donc la République a généreusement régularisés.
00:15:42C'est ça que ça veut dire.
00:15:43Donc voyez bien que ce laxisme-là,
00:15:45cette incapacité de l'État
00:15:46à faire respecter la loi,
00:15:47c'est un appel d'air, évidemment,
00:15:49et vous savez très bien
00:15:49que si vous arrivez sans-papiers en France,
00:15:51vous avez 8 chances et demie sur 10
00:15:53de pouvoir y rester
00:15:55malgré l'obligation de quitter le territoire
00:15:57parce qu'elle ne sera pas appliquée.
00:15:58Et par conséquent,
00:15:59ça jette dans le paysage français
00:16:02des personnes qui, peut-être,
00:16:03ont un meilleur niveau de vie
00:16:05que dans leur pays d'origine,
00:16:06mais qui, j'allais dire malgré elles,
00:16:08en tout cas,
00:16:08qui n'adoptent pas les us et coutumes
00:16:10et qui, par leur nombre,
00:16:12par leur nombre,
00:16:13posent un vrai défi
00:16:14à la cohésion nationale,
00:16:15tout simplement.
00:16:15Alors nous allons aborder le sujet
00:16:18qui blesse ou qui fâche.
00:16:19Est-ce que c'est une question politique
00:16:21que je vous pose ?
00:16:22Est-ce que ces 7 millions et demi
00:16:24d'électeurs français
00:16:25issus de l'immigration
00:16:26ou 8 millions,
00:16:27peuvent-ils constituer
00:16:28cette nouvelle France
00:16:29sur laquelle Jean-Luc Mélenchon compte
00:16:32pour dire,
00:16:33eh bien,
00:16:33il va y avoir un remplacement,
00:16:35un remplacement politique.
00:16:37Jean-Luc,
00:16:37Jean-Luc,
00:16:38va-t-on délivrer ce pays xénophobe
00:16:40et bouter les Français
00:16:42de l'ancienne France
00:16:43pour les remplacer
00:16:45par la nouvelle France ?
00:16:46Est-ce qu'il compte
00:16:47sur ce terreau électoral-là,
00:16:48quelque part,
00:16:49dans son calcul politique ?
00:16:49C'est son pari.
00:16:50C'est son pari.
00:16:51Vous savez comme moi
00:16:52que c'est le pari de la gauche.
00:16:53Ça a marché à Roubaix,
00:16:54ça a marché à Saint-Denis.
00:16:55Ça a marché.
00:16:56Partiellement.
00:16:57Partiellement.
00:16:58Il compte là-dessus.
00:16:59Alors moi,
00:16:59je vais vous dire mon sentiment.
00:17:01Je pense que ceux qui croient
00:17:02que Jean-Luc Mélenchon
00:17:04ne peut pas finir à l'Elysée
00:17:06se trompent.
00:17:07Aujourd'hui, peut-être.
00:17:08Moi, je pense que...
00:17:09Je vais vous dire mon sentiment.
00:17:11Mais rien n'est impossible.
00:17:12Parce qu'il mise très clairement
00:17:13sur l'immigration.
00:17:15Oui.
00:17:15Il sait qu'il n'aura pas...
00:17:17Il aura une partie
00:17:18correspondant au reste
00:17:19du corps électoral
00:17:19de l'immigration européenne,
00:17:21de descendants d'immigrés européens.
00:17:23Mais il aura plus de la moitié
00:17:25des électeurs issus
00:17:27de l'Afrique subsaharienne
00:17:28et du Mabreb,
00:17:30électeurs français,
00:17:31bien évidemment,
00:17:32qui voteront pour lui,
00:17:33selon les derniers sondages,
00:17:34autour de 59%.
00:17:35Voilà.
00:17:35Alors 59% des CSP+,
00:17:37issus d'immigration.
00:17:39Et c'est pas une histoire de niveau...
00:17:40Et 58% des CSP-.
00:17:41Voilà.
00:17:42Donc c'est pas une histoire
00:17:42de niveau social et de revenu.
00:17:44Ça veut dire que...
00:17:46Et Jean-Luc Mélenchon,
00:17:47la France insoumise,
00:17:48mise là-dessus.
00:17:49J'avais dénoncé en janvier,
00:17:50j'étais le seul, hélas,
00:17:52à l'avoir fait,
00:17:53le risque sur les listes insoumises.
00:17:54On voit arriver des éléments,
00:17:56non pas musulmans,
00:17:57parce que ça c'est pas grave,
00:17:58c'est normal.
00:17:59Les religions sont admises en France.
00:18:01Absolument.
00:18:01Mais des éléments...
00:18:02Défendues et protégées.
00:18:03Mais elles sont protégées
00:18:04par la loi de 1905.
00:18:05Mais des éléments islamistes
00:18:07qui ont donc un projet
00:18:08théocratique pour le pays.
00:18:09Et donc c'est ce qui s'est passé
00:18:10aujourd'hui.
00:18:11Et on voit bien que Mélenchon
00:18:12mise là-dessus.
00:18:12Je vais vous donner une petite anecdote
00:18:13pour ne pas être trop long.
00:18:15Lors de la dernière élection présidentielle,
00:18:16vous savez qu'il s'en est fallu de peu
00:18:17qu'il se finisse
00:18:18au deuxième tour.
00:18:19Bon.
00:18:20Eh bien, il lui a manqué
00:18:21400 000 voix et quelques-unes.
00:18:24Le dimanche après-midi,
00:18:26sur les portables
00:18:27des communautés musulmanes
00:18:28de France,
00:18:29sont arrivés des messages
00:18:31d'imams,
00:18:33X ou Y,
00:18:34qui disaient
00:18:35après une analyse approfondie
00:18:36de tous les candidats
00:18:37se portant au premier tour,
00:18:38nous concluons
00:18:39que même s'il n'est pas parfait,
00:18:41le meilleur des candidats
00:18:42pour les musulmans,
00:18:43c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:18:44Alors, outre que ces baneufs
00:18:45de propagande sont interdites
00:18:46le jour du vote,
00:18:46mais il n'en reste pas moins
00:18:47qu'il y ait une mobilisation.
00:18:48Donc, oui, il compte là-dessus.
00:18:49Et s'il arrive au deuxième tour,
00:18:52rien ne dit que,
00:18:53en fonction d'adversaire
00:18:54qui sera en face,
00:18:55la gauche ne se réunifie pas
00:18:56autour de lui
00:18:57comme elle sait très bien le faire.
00:18:58Donc, l'hypothèse de Mélenchon
00:18:59à l'Elysée l'année prochaine
00:19:00n'est pas à exclure a priori.
00:19:02Si ce n'est, mon cher Gilles Plâtré,
00:19:04que ce mécanisme
00:19:05a été tout d'un coup
00:19:06compris par la droite
00:19:08et que lorsque le ministre
00:19:09de l'Intérieur,
00:19:09Laurent Nunez,
00:19:10dit, mon cher Chême,
00:19:11au recteur de la mosquée de Paris,
00:19:13tu sais à quel point
00:19:14le président de la République
00:19:15est soucieux
00:19:15d'après la promotion de l'islam
00:19:17et les mains tendues
00:19:18que la droite
00:19:19est en train de faire
00:19:20dans certains territoires,
00:19:21ils se disent
00:19:22mais il y a aussi
00:19:22une part du gâteau pour nous.
00:19:24Et il n'est pas dit
00:19:24que des musulmans
00:19:25plutôt conservateurs
00:19:26parce que Jean-Luc Mélenchon
00:19:27peut choquer
00:19:30sur des questions sociétales,
00:19:32il n'est pas dit
00:19:32qu'une partie du vote
00:19:33issu d'immigration
00:19:34aille vers la droite.
00:19:35Donc, peut-être que la donne
00:19:36pourra...
00:19:36C'est possible.
00:19:37C'est possible.
00:19:37En tout cas, la droite
00:19:38va essayer de...
00:19:39Il n'y a pas de raison
00:19:39que Mélenchon prenne tout.
00:19:40Mais vous savez,
00:19:41un jour, il faudra juste revenir
00:19:42dans ce pays
00:19:42à une logique d'assimilation
00:19:43pour toute l'immigration
00:19:44et comme ça,
00:19:45les gens botteront
00:19:46comme le reste du corps électoral
00:19:47et on ne se posera plus de questions.
00:19:48Donc, par l'école de la République,
00:19:49mon cher Gilles Plattray.
00:19:49Et ça passe notamment par là
00:19:50et par la force de la loi
00:19:51et le respect que l'État
00:19:53peut imposer sur ces territoires.
00:19:54Ça s'appelle un rapport de force.
00:19:55On en est un peu loin pour le moment.
00:19:56Marianne, vous entendez.
00:19:58Merci Gilles Plattray
00:19:59d'avoir été là.
00:19:59Merci beaucoup.
00:20:00Et à très bientôt
00:20:01parce qu'on aura certainement
00:20:02besoin de vos avis
00:20:02pour la suite de cette actualité.
00:20:04Dans un instant,
00:20:05les perles du jour
00:20:06qui sont dans l'actu
00:20:08et juste après,
00:20:09nous allons nous demander
00:20:10si instaurer un dépistage obligatoire
00:20:12du cholestérol
00:20:13à l'âge de 6 ans,
00:20:13c'est la bonne solution
00:20:15pour éviter l'obésité
00:20:16chez notre jeunesse.
00:20:17On en parlera
00:20:18avec le docteur Guillaume Pourcher,
00:20:20médecin chirurgien viscéral
00:20:21et de l'obésité
00:20:22et vous pouvez tout de suite
00:20:24nous appeler
00:20:25au 0826 300 300.
00:20:29Sud Radio,
00:20:30la France dans tous ses états,
00:20:33les perles du jour.
00:20:34A la lune de l'actualité,
00:20:37sommé d'agir
00:20:38par l'opposition
00:20:39au Conseil de Paris
00:20:40après le choc des violences
00:20:41dans le périscolaire,
00:20:43Emmanuel Grégoire
00:20:43promet une refonte totale
00:20:45du système
00:20:46à la rentrée de septembre,
00:20:47Péricault.
00:20:47Oui, parce qu'évidemment
00:20:48la mairie de Paris
00:20:49a décidé de prendre
00:20:50un bras-le-corps.
00:20:50Il avait dit
00:20:51son élection
00:20:52qu'il allait s'attaquer
00:20:52à ce scandale
00:20:54du périscolaire.
00:20:55Face à cela,
00:20:56certains fonctionnaires
00:20:57de la municipalité
00:20:59avaient commencé à réagir.
00:21:00On a vu un panneau
00:21:00avec stop pression
00:21:02indiqué sur une école
00:21:03et Emmanuel Grégoire
00:21:04a été très ferme hier
00:21:05parce que des éléments nouveaux
00:21:06sont apparus
00:21:07après l'enquête
00:21:08qu'il y a eu interne.
00:21:09Je préfère être injuste
00:21:10pour le moment
00:21:10vis-à-vis des agents
00:21:11que de prendre
00:21:12le moindre risque
00:21:13vis-à-vis des enfants.
00:21:14Emmanuel Grégoire
00:21:15a pris son courage politique
00:21:16à deux mains
00:21:17et il a été très ferme.
00:21:18Effectivement,
00:21:19on vient de savoir
00:21:20grâce à l'enquête
00:21:21de la ville de Paris,
00:21:22il y a 84 établissements
00:21:23dans la ville de Paris
00:21:24qui étaient concernés
00:21:25par des problèmes
00:21:26des périscolaires,
00:21:26dont un de l'onzième
00:21:27où il y avait 16 agents
00:21:28dans une maternelle,
00:21:3016 agents
00:21:31qui ont été entendus
00:21:33pour des réunions.
00:21:34On voyait les parents...
00:21:35Un gros coup de filet hier
00:21:36qui a accéléré tout ça.
00:21:37Un gros coup de filet,
00:21:37voilà.
00:21:38On voyait les humeurs
00:21:39et l'état des parents
00:21:40qui disaient
00:21:40qu'on confie nos enfants
00:21:41à la maternelle
00:21:42justement pour qu'ils soient protégés
00:21:43et on apprend que c'est dans l'enceinte,
00:21:45c'est dans le sanctuaire
00:21:46de la protection des enfants
00:21:47qu'ils ont pu être abusés.
00:21:49Donc, voilà.
00:21:50Écoutez,
00:21:51Emmanuel Grégoire,
00:21:51on le suit,
00:21:53on le surveille
00:21:54et on espère
00:21:54qu'il arrivera à terme
00:21:56de ce fléau,
00:21:57de ce cancer
00:21:58qui est en train
00:21:58de ravager l'image
00:21:59de la vie scolaire parisienne
00:22:01et qu'il trouvera
00:22:01les moyens,
00:22:02le courage
00:22:03et visiblement il l'a
00:22:04et le soutien
00:22:05non seulement
00:22:06de sa municipalité
00:22:08mais de tous les fonctionnaires
00:22:09de la ville de Paris
00:22:09qui évidemment
00:22:10ont intérêt
00:22:11à résoudre ça
00:22:11parce que pour Paris
00:22:12et pour la France
00:22:13c'est une image
00:22:13absolument catastrophique.
00:22:17Patrick Uruel
00:22:18prend une nouvelle dimension,
00:22:19le chanteur va-t-il
00:22:21voir ses concerts annulés ?
00:22:22Oui, c'est déjà le cas,
00:22:23il y a déjà des endroits
00:22:24mais pour autant
00:22:26il continue
00:22:26au acteur de Nocette
00:22:28et ça se passe très bien
00:22:28pour lui.
00:22:29Exactement,
00:22:30alors qu'il est en pleine tourmente,
00:22:32le chanteur poursuit
00:22:32ses représentations
00:22:33au théâtre Édouard VII
00:22:34dans une pièce
00:22:36qui s'appelle
00:22:37Deuxième Partie
00:22:38et c'est totalement complet.
00:22:40Alors,
00:22:40les spectateurs
00:22:41s'amusent
00:22:41à venir voir l'artiste
00:22:43malgré les plaintes
00:22:44mais seulement voilà,
00:22:46nous on le voit quand même
00:22:47qu'il est mal en point
00:22:48sur scène.
00:22:49Hier par exemple,
00:22:51il était dans un pull jaune,
00:22:52dans un pantalon kaki
00:22:53et il semblait très fatigué
00:22:55selon des témoins sur place,
00:22:56le visage bouffi,
00:22:58marqué
00:22:59par cette situation
00:23:01car comme vous l'avez dit,
00:23:02il est important
00:23:02de le préciser,
00:23:03de nombreux maires
00:23:04quand même appellent
00:23:05à annuler son concert,
00:23:08c'était le cas notamment
00:23:08de Benoît Payan
00:23:09ou encore même
00:23:10au Canada
00:23:11où plusieurs de ses dates
00:23:12ont déjà été annulées.
00:23:14La mini chargée
00:23:14de l'égalité Aurore Berger
00:23:15a estimé quand même
00:23:17que la décision d'annuler
00:23:18appartient au chanteur
00:23:19donc à Patrick Bruel
00:23:20et lui,
00:23:21il l'a assuré de son côté,
00:23:23il a été catégorique,
00:23:24je continuerai
00:23:25de faire mon métier.
00:23:26Et les portes se ferment
00:23:27les unes après les autres.
00:23:28Alors,
00:23:28il est en termes de droit
00:23:29présumé innocent,
00:23:30ça personne ne le conteste
00:23:31mais effectivement
00:23:32le cumul des dénonciations
00:23:34dont on prend connaissance
00:23:35fait qu'à un moment donné...
00:23:35Plus d'une trentaine
00:23:36de témoignages,
00:23:37une dizaine de portes.
00:23:38Voilà,
00:23:38c'est une affaire sérieuse
00:23:39et là effectivement,
00:23:40donc il a le droit
00:23:41de jouer bien entendu
00:23:42mais on peut comprendre
00:23:43que certaines municipalités,
00:23:45certaines communes
00:23:46veuillent prendre des précautions
00:23:47pour éviter
00:23:48tout malentendu.
00:23:50L'ex-secrétaire général
00:23:52de l'Elysée,
00:23:53Emmanuel Moulin,
00:23:54a été élu par les parlementaires
00:23:55à la tête
00:23:55de la Banque de France
00:23:56et hier,
00:23:57sa désignation
00:23:58par Emmanuel Macron
00:23:59fait grincer
00:24:00beaucoup de gens,
00:24:01quand même,
00:24:02beaucoup de dents surtout.
00:24:03Alors,
00:24:03pas élu,
00:24:04validé.
00:24:05C'est pas un scandale d'État
00:24:07mais c'est une affaire d'État.
00:24:09Deux coïncidences
00:24:10tout à fait fortuites.
00:24:12Emmanuel Moulin,
00:24:14secrétaire général
00:24:15de l'Elysée,
00:24:17démissionne il y a un mois
00:24:18et on apprend
00:24:19que le gouverneur
00:24:21de la Banque de France,
00:24:23François Villeroy de Gallo,
00:24:24lui qui pouvait maintenir
00:24:26son mandat jusqu'à 2027,
00:24:28va démissionner,
00:24:29je crois,
00:24:30le mois prochain.
00:24:31Et comme par hasard,
00:24:32eh bien,
00:24:33le président de la République,
00:24:34Emmanuel Macron,
00:24:35propose Emmanuel Moulin
00:24:36au poste de gouverneur
00:24:38de la Banque de France.
00:24:40La nomination du gouverneur
00:24:41de la Banque de France
00:24:42doit être validée
00:24:43par le Parlement,
00:24:44par les commissions
00:24:46finances
00:24:46de l'Assemblée nationale
00:24:47et du Sénat
00:24:48qui s'est réuni
00:24:50pour statuer.
00:24:51et donc,
00:24:52alors,
00:24:52c'est paradoxal,
00:24:53je vais vous expliquer pourquoi.
00:24:55Donc,
00:24:55les sénateurs
00:24:56et les députés
00:24:56ont approuvé
00:24:57la nomination
00:24:57de Emmanuel Moulin
00:25:00comme gouverneur
00:25:01de la Banque de France
00:25:01par 52 voix pour
00:25:03et 58 contre.
00:25:05Alors,
00:25:0552 voix pour
00:25:06et 58 contre,
00:25:07donc,
00:25:08il a été rejeté,
00:25:09non,
00:25:10il faut les deux tiers
00:25:10des membres
00:25:12de ces commissions
00:25:13pour avoir
00:25:14un rejet valide.
00:25:15Donc,
00:25:15comme il n'y a pas eu
00:25:16les deux tiers,
00:25:17il n'y a eu que 58,
00:25:18il aurait fallu,
00:25:19je crois,
00:25:1978 ou 79,
00:25:22eh bien,
00:25:23eh bien,
00:25:24monsieur Emmanuel Moulin
00:25:25sera donc gouverneur
00:25:26de la Banque de France.
00:25:27Donc,
00:25:28après,
00:25:29après Madame de Montchalin
00:25:30à la Cour des Comptes,
00:25:32le Conseil d'État,
00:25:35eh bien,
00:25:35là,
00:25:35le Président de la République
00:25:36avant de partir,
00:25:37il fait ses courses,
00:25:38il place des gens,
00:25:40j'ose pas dire ses copains
00:25:41parce que
00:25:41toutes ses personnalités
00:25:43ont une compétence.
00:25:44Alors,
00:25:44est-ce qu'ils ont
00:25:44la vraie compétence légitime
00:25:46pour diriger
00:25:47ces institutions ?
00:25:48Je ne sais pas.
00:25:48En tout cas,
00:25:49voilà,
00:25:49ce sont trois proches
00:25:50du Président de la République
00:25:51qui sont postés,
00:25:53qui sont nommés
00:25:54à des postes clés
00:25:55de la République
00:25:56au cas où
00:25:57la prochaine majorité
00:25:58et le prochain chef d'État
00:26:00n'iraient pas exactement
00:26:01dans le sens
00:26:01que veut Emmanuel Le Grand.
00:26:02On sent qu'il voudra encore
00:26:04gouverner un peu la France.
00:26:05Il sera parti,
00:26:06il ne sera plus rien.
00:26:06Il a l'objectif de 1032.
00:26:07Il aura encore des petites ficelles
00:26:09pour pouvoir tirer
00:26:09sur l'actualité.
00:26:10C'est extraordinaire,
00:26:11il est formidable Emmanuel.
00:26:12Il ose tout,
00:26:13c'est à ça qu'on le reconnaît d'ailleurs.
00:26:16Roland-Garros
00:26:17commence ce dimanche
00:26:18officiellement
00:26:18et les joueurs de tennis
00:26:19sont prêts à rentrer en conflit
00:26:20avec la direction du tournoi.
00:26:22Déjà ?
00:26:22Oui, c'est le cas.
00:26:23Les meilleurs joueurs
00:26:23de la planète
00:26:24sont en colère
00:26:25contre tous les tournois
00:26:26du Grand Schlem.
00:26:27Donc Roland-Garros,
00:26:28Wimbledon,
00:26:29l'Open d'Australie
00:26:29et l'US Open
00:26:30qu'ils accusent
00:26:31de ne pas les rémunérer
00:26:33suffisamment.
00:26:35Suffisamment.
00:26:36Exactement.
00:26:37Concrètement,
00:26:37les Grand Schlem
00:26:38redistribuent environ 15%
00:26:39de leurs revenus
00:26:41aux joueurs
00:26:42contre 22%
00:26:43sur le circuit classique
00:26:44ATP et WTA.
00:26:46pour les joueurs,
00:26:47c'est juste
00:26:47inacceptable.
00:26:49Demain,
00:26:50lors de la journée
00:26:51obligatoire
00:26:51des conférences de presse,
00:26:53la plupart des top joueurs
00:26:54ont prévu
00:26:55de quitter la salle
00:26:55après exactement 15 minutes
00:26:57pour montrer
00:26:58leur désaccord
00:26:59sans accorder
00:26:59la moindre interview
00:27:00supplémentaire.
00:27:02Une réunion est d'ailleurs
00:27:02prévue entre la direction
00:27:03du tournoi
00:27:04et les agents de joueurs.
00:27:05L'enjeu est simple,
00:27:06évitez un boycott
00:27:07qui serait inédit
00:27:08dans l'histoire
00:27:09des Grand Schlem
00:27:09car les joueurs
00:27:10le disent clairement.
00:27:10On est prêt à boycotter
00:27:12si vous ne nous rémunérez pas assez.
00:27:14Seulement,
00:27:14c'est important de le rappeler,
00:27:16la dotation est en augmentation
00:27:18tout de même.
00:27:18Si vous perdez au premier tour,
00:27:20Perico,
00:27:21vous touchez 87 000 euros.
00:27:23Vous connaissez beaucoup de métiers
00:27:25qui vous font perdre.
00:27:25Je vais m'entraîner au tennis,
00:27:26ça ne risquerait tant.
00:27:27Vous jouez deux heures,
00:27:28vous perdez en trois sets,
00:27:30vous prenez 87 000 euros
00:27:31et le vainqueur cette année
00:27:32prendra 2,8 millions d'euros
00:27:34alors que l'année dernière
00:27:35il prenait 2,55 millions d'euros
00:27:37donc c'est en augmentation
00:27:38mais pas assez pour les joueurs
00:27:40paraît-il.
00:27:42Le ministre israélien
00:27:44de la sécurité nationale
00:27:45Itamar Ben Gvir
00:27:46a diffusé hier une vidéo
00:27:48montrant des militants
00:27:48de la flottie Gaza
00:27:50dans une mise en scène humiliante
00:27:51et les images ont suscité
00:27:53l'indignation de plusieurs pays
00:27:54dont la France.
00:27:56Absolument,
00:27:56il a montré cette vidéo,
00:27:57il l'a brandi.
00:27:58Il avait déjà ouvert le champagne
00:27:59quand la Knesset avait voté
00:28:01une peine de mort
00:28:01réservée uniquement aux Palestiniens
00:28:03et là il diffuse ces images
00:28:06comme une situation de victoire.
00:28:07Il n'y a pas qu'à l'étranger
00:28:09qu'il a suscité un scandale
00:28:12et là elle a été critiquée
00:28:14Itamar Ben Gvir
00:28:15a même été critiquée
00:28:16au sein même
00:28:17du gouvernement israélien.
00:28:18Le ministre des Affaires étrangères
00:28:19israélien Jideon Saar
00:28:20a été le premier à réagir
00:28:22la jugeant honteuse
00:28:23accusant son collègue
00:28:24de porter un poil image d'Israël.
00:28:25Il lui dit
00:28:26vous avez sciemment nué
00:28:27un autre état
00:28:27avec ce spectacle honteux
00:28:29et ce n'est pas la première fois
00:28:30écrit Jideon Saar sur X
00:28:32à l'intention d'Itamar
00:28:33de son collègue
00:28:34du gouvernement Itamar
00:28:35Benvir.
00:28:36Vous avez réduit à néant
00:28:37les efforts immenses
00:28:38professionnels et fructueux
00:28:39fournis par tant de personnes
00:28:41des soldats de Tsa
00:28:42l'un seul armée israélienne
00:28:43aux personnels du ministère
00:28:44des Affaires étrangères
00:28:45et bien d'autres encore
00:28:46non
00:28:46vous n'êtes pas
00:28:47le visage d'Israël
00:28:49s'insurge
00:28:49le ministre israélien
00:28:50des Affaires étrangères
00:28:51pour le coup
00:28:52c'est M. Barraud
00:28:55notre ministre des Affaires
00:28:56étrangères français
00:28:57qui a convoqué
00:28:58l'ambassadeur d'Israël
00:29:00M. Sakhar
00:29:02au Quai d'Orsay
00:29:03pour une explication
00:29:04et pour dire
00:29:04l'indignation de la France
00:29:05d'autres démocraties
00:29:06aussi européennes
00:29:06ont fait la même chose
00:29:07voilà
00:29:08mais la France
00:29:08n'est pas contente
00:29:09ce M. Benvir
00:29:12Itamar Benvir
00:29:13est un excité
00:29:14c'est un fanatique
00:29:15c'est quelqu'un
00:29:15de très dangereux
00:29:16il ne grandit pas
00:29:17le gouvernement israélien
00:29:18il a fait faire
00:29:19les pires erreurs
00:29:20à Benyamin Etanaou
00:29:21qui du bout
00:29:22du bout des lèvres
00:29:24a dit oui
00:29:24effectivement
00:29:24c'est maladroit
00:29:25ça n'est même en mauvaise posture
00:29:26pour autant
00:29:27la flottie de Gaza
00:29:28ce sont des gens
00:29:29qui venaient nous agresser
00:29:30voilà
00:29:31donc ça l'affaire
00:29:31pour le gouvernement israélien
00:29:32mais on a eu
00:29:33la dignité
00:29:34de J.D. Ansar
00:29:35qui lui a défendu
00:29:36l'honneur d'Israël
00:29:37et la réaction de la France
00:29:38qui quand même
00:29:38alors je ne sais pas
00:29:39si M. Barraud
00:29:40fait très peur
00:29:41quand il convoque
00:29:41les ambassadeurs
00:29:42souvent il est imité
00:29:43il est imité
00:29:45par Daniel Morin
00:29:46sur le service public
00:29:47de façon pas
00:29:48j'allais dire
00:29:49pas glorieuse
00:29:50donc on espère
00:29:51que l'ambassadeur d'Israël
00:29:52a quand même
00:29:52transmis le message
00:29:53à M. Détaniaou
00:29:54qu'il y a des choses
00:29:54qu'on ne peut pas faire
00:29:55quand on représente
00:29:57un état démocratique
00:29:58tout de suite
00:29:59dans la France
00:29:59dans tous ses états
00:30:00cette idée
00:30:01que Yannick Neudeur
00:30:03nous a mis en place
00:30:03instaurer un dépistage
00:30:05obligatoire
00:30:05de cholestérol
00:30:06à l'âge de 6 ans
00:30:07alors est-ce que
00:30:08c'est la solution idéale
00:30:10pour éviter l'obésité
00:30:11chez notre jeunesse
00:30:12on en parlera
00:30:13avec le docteur
00:30:13Guillaume Pourcher
00:30:14médecin chirurgien viscéral
00:30:16et de l'obésité
00:30:17auteur de l'obésité
00:30:19maladie du siècle
00:30:20ni une faute
00:30:20ni une fatalité
00:30:21aux éditions XO
00:30:23et vous pouvez bien sûr
00:30:25nous contacter
00:30:26au 0826 300 300
00:30:28comment éviter l'obésité
00:30:33chez notre jeunesse
00:30:34il y a cette idée
00:30:35de Yannick Neudeur
00:30:36l'ancien ministre
00:30:37d'instaurer un dépistage
00:30:38obligatoire du cholestérol
00:30:39à l'âge de 6 ans
00:30:40alors est-ce que
00:30:41c'est la bonne solution
00:30:42on en parle avec
00:30:43docteur Guillaume Pourcher
00:30:45médecin chirurgien viscéral
00:30:46et de l'obésité
00:30:47auteur de l'obésité
00:30:49maladie du siècle
00:30:50ni une faute
00:30:51ni une fatalité
00:30:52bonjour docteur
00:30:54bonjour
00:30:55bonjour docteur
00:30:56merci d'être à l'antenne
00:30:57en direct
00:30:57sur Sud Radio
00:30:58sur ce sujet crucial
00:30:59pour notre société
00:31:00on débat de bien des choses
00:31:02dans l'actualité
00:31:03aujourd'hui
00:31:04qui nous inquiètent
00:31:05et pourtant l'obésité
00:31:06est un véritable fléau
00:31:07aux conséquences
00:31:08non seulement
00:31:09sanitaires
00:31:10sociales
00:31:11économiques
00:31:12voilà
00:31:12à tous les points de vue
00:31:13et c'est l'avenir du pic
00:31:14qui est en cause
00:31:15votre ouvrage
00:31:16que j'ai lu
00:31:16que je peux dire
00:31:18que j'ai savouré
00:31:19si vous me permettez l'expression
00:31:20l'obésité maladie du siècle
00:31:21ni une faute
00:31:22ni une fatalité
00:31:23et vous dites bien
00:31:24et ça va être le sujet
00:31:25de notre échange
00:31:25aujourd'hui
00:31:26dépisté
00:31:27déculpabilisé
00:31:28soigné
00:31:28vous n'avez que des solutions
00:31:30à nous apporter
00:31:31pour autant
00:31:31il faut faire
00:31:32de la préventive
00:31:33est-ce que vous pensez
00:31:35que ce genre de mesures
00:31:36un peu maximalistes
00:31:37voilà
00:31:37allez on fait un dépistage
00:31:39systématique
00:31:39du cholestérol
00:31:40à l'âge de 6 ans
00:31:40ça peut être un des éléments
00:31:42qui permettent
00:31:43de prévenir la maladie
00:31:44au lieu de devoir
00:31:45la guérir
00:31:46quand il est trop tard
00:31:47alors moi je soutiens
00:31:49totalement
00:31:49ce genre de démarche
00:31:51même si ça paraît
00:31:52un petit peu
00:31:54coercitif
00:31:55mais
00:31:56l'enjeu aujourd'hui
00:31:57de l'obésité
00:31:57c'est de la reconnaître
00:31:58comme une maladie
00:31:59c'est à dire que
00:32:00malheureusement
00:32:01on en parle comme tel
00:32:02mais ce n'est pas le cas
00:32:04il n'y a pas
00:32:05d'affection longue durée
00:32:07les médicaments
00:32:08ne sont pas remboursés
00:32:09enfin ce n'est pas encore
00:32:10objectivement le cas
00:32:11et l'enjeu
00:32:12il est qu'on ne soigne
00:32:15cette maladie
00:32:16pour les patients
00:32:16qui ont des formes graves
00:32:17seulement que dans
00:32:18moins de 4%
00:32:19donc il y a un enjeu
00:32:20majeur pour la société
00:32:22de dépister les personnes
00:32:23en situation de maladie
00:32:24et donc l'outil de dépistage
00:32:26aujourd'hui qu'on a
00:32:26depuis très longtemps
00:32:27maintenant
00:32:28c'est l'indice de masse corporelle
00:32:29où vous allez
00:32:30simplement calculer
00:32:32en quelques secondes
00:32:33et permettre
00:32:34de déterminer
00:32:35une zone de risque
00:32:36où si vous êtes
00:32:38au-dessus de 35
00:32:39d'indices de masse corporelle
00:32:40par exemple
00:32:40et bien il ne faut pas
00:32:41rester seul
00:32:42on ne peut pas s'en sortir
00:32:43ça ne va pas être
00:32:44un régime
00:32:44ou de l'activité physique
00:32:46qui va vous sortir
00:32:47de la maladie
00:32:48il faut vraiment
00:32:49une prise en charge
00:32:50médicalisée
00:32:50avec parfois des chirurgies
00:32:52les nouveaux médicaments
00:32:53et donc
00:32:54chez les adolescents
00:32:55c'est encore plus le cas
00:32:56le sujet
00:32:57il est encore plus tabou
00:32:59on culpabilise les enfants
00:33:00en leur disant
00:33:00ne mange pas ci
00:33:01ne mange pas ça
00:33:03mais le sujet
00:33:04il est qu'ils ont
00:33:05une maladie
00:33:05dans un certain nombre
00:33:06de cas
00:33:07et qu'on les laisse
00:33:08tout seul
00:33:08avec leur maladie
00:33:09et d'avoir
00:33:10une démarche de dépistage
00:33:12enfin
00:33:13c'est des choses
00:33:14positives
00:33:15Docteur Pourchet
00:33:16vous convenez
00:33:17qu'évidemment
00:33:17cette obésité
00:33:18qui est un fléau
00:33:19un fléau national
00:33:20un on arrive
00:33:21à la chiffrer
00:33:23on peut dire
00:33:24les maladies
00:33:24origines
00:33:25d'une mauvaise
00:33:25originaire
00:33:26d'une mauvaise
00:33:27alimentation
00:33:28on va dire
00:33:28la malbouffe
00:33:29l'obésité
00:33:30en particulier
00:33:31bien entendu
00:33:32les mœurs
00:33:33et les codes alimentaires
00:33:34aujourd'hui
00:33:34où le gras
00:33:35et le sucre
00:33:36sont diffusés
00:33:37en grande quantité
00:33:38par la grande distribution
00:33:39à l'agro-industrie
00:33:40c'est aussi
00:33:41une éducation
00:33:42qu'il faut avoir
00:33:43j'allais dire
00:33:43en milieu scolaire
00:33:44en milieu familial
00:33:47éduquer
00:33:48c'est aussi prévenir
00:33:49bien entendu
00:33:50en plus de dépister
00:33:52c'est bien que
00:33:53dépister
00:33:54c'est prévenir
00:33:55c'est de la prévention
00:33:56secondaire
00:33:56c'est à dire
00:33:57qu'on va dépister
00:33:58une personne
00:33:59en situation de maladie
00:34:00pour le soigner
00:34:01ça il faut le faire
00:34:01dans l'obésité
00:34:02ça il faut absolument le faire
00:34:04l'obésité augmente
00:34:05aujourd'hui
00:34:07pas tellement
00:34:07parce qu'on mange mal
00:34:09parce que c'est plutôt
00:34:10l'évolution
00:34:10dans les pays
00:34:11comme la France
00:34:12elle est plutôt mieux
00:34:13on mange
00:34:14moins mal
00:34:16moins mal
00:34:17qu'il y a 20 ans
00:34:17il y a eu des efforts
00:34:20mais ça ne marche pas
00:34:21ça ne marche pas
00:34:22pourquoi ?
00:34:23parce qu'en fait
00:34:24quand on parle de maladie
00:34:25et d'obésité
00:34:25c'est des situations
00:34:26sévères
00:34:26graves
00:34:27ce n'est pas juste
00:34:27du surpoids
00:34:29et dans ces situations
00:34:30là
00:34:30ce n'est pas juste
00:34:31l'alimentation
00:34:31ou le comportement
00:34:33ou l'éducation
00:34:34toutes ces visions
00:34:36de la maladie
00:34:36elles sont à mon sens
00:34:38dangereuses
00:34:38parce que fausses
00:34:39et stigmatisantes
00:34:41c'est à dire
00:34:41qu'on va culpabiliser
00:34:42la personne
00:34:43qui est en situation
00:34:45d'obésité
00:34:45alors que le problème
00:34:46il n'est pas tellement là
00:34:46le problème
00:34:47il est de le soigner
00:34:49et puis aussi
00:34:50quand quelqu'un
00:34:51a de l'obésité
00:34:52une maman
00:34:53ou un papa
00:34:53a de l'obésité
00:34:55maladie
00:34:55et bien
00:34:56il va transmettre
00:34:57cette tendance
00:34:57via des mécanismes
00:34:58génétiques
00:34:59et le fait
00:35:00de le laisser
00:35:01obèse
00:35:02augmente
00:35:03le taux de transmission
00:35:04de le soigner
00:35:05ça diminue
00:35:06la transmission
00:35:06ça c'est des notions
00:35:07qu'on n'a pas toujours
00:35:08ça c'est avéré
00:35:09c'est une information
00:35:11c'est une information
00:35:13majeure
00:35:15cette transmissibilité
00:35:16de l'obésité
00:35:17alors je ne pense pas
00:35:18dans 100% des cas
00:35:19mais il y a des cas
00:35:20de pathologie
00:35:21où c'est vérifiable
00:35:24tout à fait
00:35:24et là c'est vérifié
00:35:25il y a des études scientifiques
00:35:26alors c'est pas un gène
00:35:28comme la mycoviscidose
00:35:29mais c'est des expressions
00:35:30de gènes normaux
00:35:32qui sont ciblées
00:35:33et qui permettent
00:35:34une transmission
00:35:35intergénérationnelle
00:35:36de la pathologie
00:35:36donc en fait
00:35:37quand on parle de dépistage
00:35:39c'est aussi pour pouvoir
00:35:40traiter
00:35:40et diminuer
00:35:41l'augmentation
00:35:42de la pathologie
00:35:42et la transmission
00:35:43la sédentarité
00:35:44mais vous avez
00:35:45oui
00:35:46voilà
00:35:46ce qu'il faut dire
00:35:47c'est que vous avez raison
00:35:49tout ce qui est du comportement
00:35:50donc sédentarité
00:35:52alimentation
00:35:53sommeil
00:35:54et gestion des émotions
00:35:55c'est les trois grands axes
00:35:56personnels
00:35:57c'est plutôt des facteurs
00:35:58aggravants de la maladie
00:35:59plutôt que des facteurs
00:36:01éthiologiques
00:36:02comme on dit en médecine
00:36:03c'est plutôt que des causes
00:36:04donc ça c'est un changement
00:36:06de paradigme
00:36:06que nous devons avoir
00:36:08puisque tout le monde croit
00:36:09qu'on est obèse
00:36:10parce qu'on le veut bien
00:36:12alors que c'est faux
00:36:13c'est faux
00:36:13c'est une vraie maladie
00:36:14c'est pas de la faute
00:36:15des personnes en situation
00:36:17c'est vrai que si on mange mal
00:36:18eux ils vont grossir très vite
00:36:19alors que quelqu'un
00:36:20qui n'a pas la maladie
00:36:21il ne va pas trop grossir
00:36:23mais voilà
00:36:23donc de travailler
00:36:25sur les facteurs aggravants
00:36:26c'est essentiel
00:36:27et c'est le but
00:36:28de toute politique
00:36:29de santé publique
00:36:30il y a des plans
00:36:31de santé nutrition
00:36:31en France
00:36:32qui est très avancé
00:36:33mais c'est pas ça
00:36:34qui va éviter
00:36:35d'être malade
00:36:36c'est ça qu'il faut comprendre
00:36:38donc solution
00:36:39solution politique
00:36:40vous soutenez
00:36:41vous comprenez
00:36:42vous approuvez
00:36:44cette idée
00:36:45de prévenir l'obésité
00:36:46par un contrôle
00:36:48chez les jeunes
00:36:49tout simplement
00:36:50on les met
00:36:51sur une balance
00:36:52et puis on fait
00:36:53le calcul
00:36:54de la masse
00:36:57il n'y a pas plus simple
00:36:58mais c'est valable
00:36:59pour les adultes
00:36:59aussi
00:36:59c'est à dire que
00:37:01il faut savoir
00:37:03que quelqu'un
00:37:03qui a un indice
00:37:04de masse corporelle
00:37:05donc c'est le poids
00:37:06divisé par la taille
00:37:07au carré
00:37:08et cet indice
00:37:10de masse corporelle
00:37:10très facile à calculer
00:37:11une fois qu'on s'est pesé
00:37:12et bien
00:37:13si on est au-dessus
00:37:15de 40
00:37:16c'est ce qu'on appelle
00:37:17l'obésité morbide
00:37:18et bien
00:37:18on a moins de 50%
00:37:20de chances
00:37:21de vivre
00:37:22jusqu'à 70 ans
00:37:23est-ce qu'on peut faire
00:37:26une équation
00:37:26comme me l'a fait
00:37:27mon gastro-entérologue
00:37:28tant de poids
00:37:29de dépassement
00:37:30c'est tant de minutes
00:37:31en vie
00:37:31en moins
00:37:32vous avez votre capital
00:37:33vous faites ce que vous voulez
00:37:34faites votre calcul vous-même
00:37:35et vous aurez à peu près
00:37:36sans être un ordinateur
00:37:38vous avez l'âge
00:37:39de votre mort
00:37:40en fonction de votre masse corporelle
00:37:42c'est mathématique
00:37:43c'est prouvé
00:37:44c'est relié
00:37:45directement
00:37:45la mortalité
00:37:46est reliée
00:37:47au poids
00:37:50et indépendamment
00:37:50des autres facteurs
00:37:51parce que si on a du diabète
00:37:52c'est encore plus grave
00:37:53si on a de l'hypertension
00:37:54c'est encore plus grave
00:37:54si on a des maladies cardiaques
00:37:55donc si vous voulez
00:37:56juste les kilos
00:37:57ça va vous faire mourir plus vite
00:37:59c'est prouvé scientifiquement
00:38:00là il n'y a pas de doute
00:38:01par contre
00:38:02les kilos
00:38:03le problème
00:38:03ce n'est pas juste
00:38:04votre alimentation
00:38:05ou votre volonté
00:38:05les kilos
00:38:06quand on est dans des stades sévères
00:38:09et bien c'est un dérèglement
00:38:10plus compliqué
00:38:12du métabolisme
00:38:13de plein plein de choses
00:38:14et qui correspond à une vraie maladie
00:38:16Docteur
00:38:17est-ce que l'on a des cas
00:38:18en Europe occidentale
00:38:19en France notamment
00:38:20de ce que l'on peut voir
00:38:21aux Etats-Unis
00:38:22avec des phénomènes d'obésité
00:38:23absolument monstrueux
00:38:25des gens d'ailleurs
00:38:26c'est souvent l'objet
00:38:27de reportages télévisés
00:38:29moi je croise
00:38:31de plus en plus souvent
00:38:32dans la rue
00:38:32des formes d'obésité
00:38:33qui sont massives
00:38:34qui sont majeures
00:38:35des gros
00:38:36il y en a
00:38:37toujours eu
00:38:37mais là
00:38:38cette obésité là
00:38:39on la sent
00:38:40et souvent dans des milieux sociaux
00:38:41plutôt défavorisés
00:38:43C'est vrai que ça touche
00:38:45au niveau statistique
00:38:47mais c'est plutôt
00:38:48à mon sens
00:38:50une sorte de biais statistique
00:38:52c'est-à-dire
00:38:52que ce n'est pas
00:38:52les pauvres
00:38:53qui sont plus bêtes
00:38:54heureusement mon Dieu
00:38:55Non mais peut-être
00:38:56une alimentation moins soignée
00:38:58C'est bien
00:39:00Alors malheureusement
00:39:01ce n'est même pas
00:39:02aussi simple que ça
00:39:03c'est probablement
00:39:04plus relié
00:39:05à une tendance
00:39:06qu'on appelle épigénétique
00:39:07qui est beaucoup plus présente
00:39:09dans des populations
00:39:10qui ont une ancestralité
00:39:11de pauvreté
00:39:12de famine
00:39:12de difficultés sociales
00:39:14Et ça
00:39:15c'est tout à fait passionnant
00:39:16c'est-à-dire que
00:39:17par exemple
00:39:17au Mektik
00:39:18des pays
00:39:19qui sont excessivement touchés
00:39:21par les grandes obésités
00:39:22plus de 68%
00:39:23de la population
00:39:24est en obésité
00:39:26là-bas
00:39:27et bien
00:39:27c'est relié au fait
00:39:28qu'ils ont vécu
00:39:29des périodes de famine
00:39:30sur plusieurs générations
00:39:31avec près de 95%
00:39:33des populations
00:39:33qui étaient en situation
00:39:35de famine
00:39:35et qui sont rentrées
00:39:36il y a 80 ans
00:39:37dans le système américain
00:39:38donc hyper favorisant
00:39:40de la maladie
00:39:42autrefois
00:39:42la maigreur
00:39:44était le symbole
00:39:44de la pauvreté
00:39:45quand on voit
00:39:45les peintures
00:39:46les clichés
00:39:46les photos
00:39:47on voyait des gens
00:39:48décharnés
00:39:49parce qu'ils ne mangeaient pas
00:39:50à leur faim
00:39:50et la phénomène
00:39:51de la famine
00:39:51et cette
00:39:52j'allais dire
00:39:53cette catégorie sociale-là
00:39:54aujourd'hui
00:39:55est dans l'obésité
00:39:56vous n'allez pas
00:39:57vous n'allez pas me dire
00:39:58que ce n'est pas
00:39:58quand même lié
00:39:59à la façon
00:40:00dont l'agro-industrie
00:40:01et la grande distribution
00:40:04diffusent
00:40:05de façon massive
00:40:06à des masses
00:40:07des formes alimentaires
00:40:08qui
00:40:09elles valent
00:40:10ce qu'elles valent
00:40:10mais si on en abuse
00:40:11s'il y a addiction
00:40:12et s'il y a boulimie
00:40:13on arrive
00:40:14inévitablement
00:40:15à une situation
00:40:15pathologique
00:40:16tragique
00:40:17alors
00:40:18c'est vrai
00:40:20c'est-à-dire
00:40:20que c'est un facteur
00:40:21favorisant
00:40:22si vous mangez mal
00:40:23vous allez grossir
00:40:24et ça
00:40:25je parle du sucre
00:40:26je parle du sucre
00:40:28soda, boisson sucrée
00:40:29bonbon
00:40:30enfin voilà
00:40:31le sel aussi
00:40:32là il y a la pandémie
00:40:33de sel
00:40:34et puis
00:40:35les produits transformés
00:40:37les édulcorants
00:40:38on a énormément
00:40:38de facteurs toxiques
00:40:40et aggravants
00:40:40de ces pathologies-là
00:40:41et il faut lutter
00:40:42donc moi je suis complètement
00:40:43d'accord avec vous
00:40:44il ne faut surtout pas
00:40:44laisser évoluer
00:40:45ce genre de pratiques
00:40:46mais par contre
00:40:47ce n'est pas
00:40:48une cause en tant que telle
00:40:50c'est-à-dire
00:40:50qu'il y a une prédisposition
00:40:51ou pas
00:40:52il y a des dérives
00:40:53des règlements
00:40:53qui se mettent en place
00:40:54et qui font
00:40:55que ce n'est pas égal
00:40:57et ce n'est pas juste
00:40:58les gens grossissent
00:40:59d'autres ne grossissent pas
00:41:00avec des alimentations semblables
00:41:02donc vous voyez
00:41:02la preuve
00:41:03elle est là aussi
00:41:04est-ce que
00:41:06vous pensez
00:41:06qu'il
00:41:07va être
00:41:09envisageable
00:41:09que le gouvernement
00:41:10prenne une disposition
00:41:11en fonction de cette proposition
00:41:14mesure de santé publique
00:41:15mesure de salurité publique
00:41:17au-delà du combat
00:41:18contre la malbouffe
00:41:19qui est un combat culturel
00:41:20qui est un combat d'information
00:41:21qui est un combat d'éducation
00:41:23est-ce que
00:41:23un gouvernement
00:41:24pourrait prendre
00:41:25aujourd'hui la norme
00:41:26et bien nous allons faire
00:41:27l'IMC
00:41:27l'indice de masse corporelle
00:41:29des enfants en un premier temps
00:41:31et ensuite des adultes
00:41:32de ceux qui voudront
00:41:32et de même qu'on dépiste
00:41:34le cancer colorectal
00:41:35avec un protocole
00:41:36est-ce qu'on peut mettre en place
00:41:37un protocole public
00:41:38qui soit viable
00:41:38est-ce que vous y croyez ?
00:41:40moi j'appelle
00:41:41je le souhaite totalement
00:41:44et alors bien sûr
00:41:46il ne faut pas rentrer
00:41:46dans une stigmatisation inverse
00:41:48mais le fait d'alerter
00:41:52une personne qui est en danger de mort
00:41:54pour moi c'est la base
00:41:55du soin et de la médecine
00:41:56et j'appelle depuis des années
00:41:59à ce genre de campagne
00:42:00de dépistage
00:42:01comme on dépiste le cancer
00:42:02on dépiste aussi le diabète
00:42:04et d'autres pathologies
00:42:05mais il n'y a rien de choquant
00:42:06de dépister une pathologie
00:42:08qui est très sévère
00:42:09qui est dure à assumer
00:42:11parce qu'elle est stigmatisante
00:42:12d'un point de vue sociétal
00:42:14culpabilisante
00:42:14donc c'est pas facile
00:42:17à aborder comme sujet
00:42:18mais je crois que la santé
00:42:19de nos populations
00:42:21en a besoin
00:42:22c'est une initiative
00:42:23sur laquelle nous sommes
00:42:24tout à fait prêts
00:42:24à vous accompagner
00:42:25sur Sud Radio
00:42:26avec des parlementaires
00:42:27voilà
00:42:27si vous voulez organiser
00:42:28quelque chose
00:42:29qui attire les consciences
00:42:30avec plaisir
00:42:30et bien écoutez
00:42:31on se reparle
00:42:32vous venez nous en parler
00:42:33on essaiera de lancer
00:42:34une dynamique
00:42:34pour aller dans le sens
00:42:35qui fait du bien au pays
00:42:36surtout à la santé
00:42:37de nos enfants et de nos concitoyens
00:42:38merci docteur
00:42:38d'avoir été sur Sud Radio
00:42:40je rappelle le titre
00:42:41de votre ouvrage
00:42:42l'obésité
00:42:43maladie du siècle
00:42:45ni une faute
00:42:46ni une fatalité
00:42:48dépistée
00:42:48déculpabilisée
00:42:50soignée
00:42:50merci docteur
00:42:51dans un instant
00:42:53le face à face
00:42:54quelle place
00:42:55pour le conseil constitutionnel
00:42:56dans les institutions
00:42:57de la 5ème république
00:42:58on va parler
00:42:59des institutions
00:43:00venez nous poser
00:43:01toutes vos questions
00:43:02au 0826 300 300
00:43:03et on sera
00:43:04en studio
00:43:05avec Pierre Gentil
00:43:06avocat
00:43:07et spécialiste
00:43:08de ces questions
00:43:10constitutionnelles
00:43:18vous êtes bien
00:43:19sur Sud Radio
00:43:20en ce jeudi 21 mai
00:43:222026
00:43:23deuxième heure
00:43:23de la France aux Etats
00:43:24le face à face
00:43:25et je reçois
00:43:26Maître Pierre Gentilet
00:43:28avocat
00:43:29spécialiste
00:43:30de questions
00:43:30institutionnelles
00:43:31gentillet
00:43:34gentillet
00:43:34gentillet
00:43:35j'ai dit gentillet
00:43:35je crois
00:43:36je m'excuse
00:43:37Pierre Gentilet
00:43:37en plus je sais bien
00:43:38que vous êtes gentillet
00:43:39donc je connaissais
00:43:40votre patronyme
00:43:41la prononciation par coeur
00:43:42je disais avocat
00:43:43spécialiste de questions
00:43:44constitutionnelles
00:43:45et institutionnelles
00:43:46et politiques
00:43:47par la même occasion
00:43:49nous allons parler
00:43:50de cette grande institution
00:43:51républicaine
00:43:52qui est le conseil
00:43:53constitutionnel
00:43:54institué par la
00:43:55constitution du 23 octobre 1958
00:43:57sur la volonté
00:43:58du général de Gaulle
00:43:59on appelle ça
00:44:00une cour suprême
00:44:00elle existe
00:44:01dans d'autres démocraties
00:44:02avec d'autres noms
00:44:03tribunal constitutionnel
00:44:04en Espagne
00:44:04cour suprême aux Etats-Unis
00:44:05il y a des pays
00:44:06où ça n'existe pas
00:44:07en France
00:44:08nous nous en sommes dotés
00:44:09en Suisse par exemple
00:44:10et en Suisse
00:44:11puisque le général de Gaulle
00:44:12lorsqu'il a fait cette constitution
00:44:14voulait qu'il y ait
00:44:14une institution
00:44:15qui arbitra
00:44:16les lois françaises
00:44:17pour savoir si
00:44:18elles étaient bien conformes
00:44:20à l'esprit de la constitution
00:44:22démarche légitime
00:44:22d'un chef d'état
00:44:23tout ça a été approuvé
00:44:24par un référendum
00:44:25cette constitution
00:44:25a été validée
00:44:26avec le conseil
00:44:27qui l'a régi
00:44:28mais le conseil constitutionnel
00:44:30a élargi ses pouvoirs
00:44:31il a évolué
00:44:32il s'est octroyé
00:44:33toujours avec l'accord
00:44:34du parlement
00:44:35et de l'exécutif
00:44:36des prérogatives
00:44:37et des leviers
00:44:38qu'il n'avait pas au début
00:44:39et nous arrivons
00:44:40aujourd'hui à une situation
00:44:42maître Pierre Gentillet
00:44:43où certaines voix
00:44:45commencent à s'étonner
00:44:46voire s'inquiéter
00:44:47voire protester
00:44:48contre des dispositions
00:44:49du conseil constitutionnel
00:44:51qui ne sont pas toujours
00:44:51conformes à l'esprit
00:44:52de la démocratie
00:44:53voilà où nous en sommes
00:44:54est-ce que ce tableau
00:44:55est à peu près celui
00:44:56à lequel on est confronté
00:44:57aujourd'hui ?
00:44:59disons que
00:45:02on a rarement autant
00:45:03parlé du conseil constitutionnel
00:45:05et rarement autant
00:45:06critiqué le conseil constitutionnel
00:45:08que ces deux
00:45:09trois dernières années
00:45:10il y a eu plusieurs épisodes
00:45:12marquants
00:45:13alors on peut remonter
00:45:14un peu plus loin
00:45:14jusqu'à l'affaire Cédric Heroux
00:45:15souvenez-vous
00:45:16ce passeur de migrants
00:45:17dont le conseil constitutionnel
00:45:18avait
00:45:19je vais très très vite
00:45:20mais effectivement
00:45:21avait permis
00:45:22le passage
00:45:23et surtout
00:45:24l'hébergement
00:45:25des migrants
00:45:26en situation clandestine
00:45:27mais je pense
00:45:28à d'autres décisions
00:45:29du conseil constitutionnel
00:45:30qui ont été favorables
00:45:31aux étrangers
00:45:33en situation régulière
00:45:34en leur offrant
00:45:34l'aide juridictionnelle
00:45:35quand bien même
00:45:36ils seraient entrés
00:45:37sur le sol français
00:45:38en situation régulière
00:45:39et puis bien sûr
00:45:40il y a eu
00:45:41la nomination
00:45:42du président du conseil
00:45:43constitutionnel actuel
00:45:44monsieur Richard Ferrand
00:45:45ancien président
00:45:47de l'Assemblée nationale
00:45:47et surtout
00:45:49compagnon de la première heure
00:45:50d'Emmanuel Macron
00:45:51ce qui pose
00:45:53repose
00:45:54en permanence
00:45:55la question
00:45:56de la légitimité
00:45:57de l'impartialité
00:46:00plutôt
00:46:00de cette institution
00:46:02donc oui
00:46:02le conseil constitutionnel
00:46:04est décidément
00:46:04un sujet d'actualité
00:46:06il le sera
00:46:06d'autant plus
00:46:07à partir de 2027
00:46:09je pense
00:46:09alors on peut être
00:46:10ami du président
00:46:11de la république
00:46:11entre guillemets
00:46:12et avoir
00:46:13les compétences
00:46:14et la légitimité
00:46:15pour présider
00:46:15le conseil constitutionnel
00:46:16je fais allusion
00:46:17à Robert Badinter
00:46:18avec Roland Dumas
00:46:19c'est moins évident
00:46:20on est déjà dans le
00:46:21vous savez
00:46:21François Mitterrand
00:46:22disait
00:46:22pour le droit
00:46:23je consulte
00:46:24Robert Badinter
00:46:25et pour le tordu
00:46:25je consulte Roland Dumas
00:46:26et il le nomme
00:46:27au conseil constitutionnel
00:46:28donc tout ça
00:46:29est assez paradoxal
00:46:34est-ce que
00:46:35on peut considérer
00:46:36que l'évolution
00:46:37des prérogatives
00:46:38du conseil constitutionnel
00:46:39aujourd'hui
00:46:39sont très éloignées
00:46:40de celles
00:46:41qu'elles étaient en minutes
00:46:42pouvez-vous nous rappeler
00:46:43maître
00:46:44le conseil constitutionnel
00:46:45tel qu'il est en 58
00:46:46il a quoi
00:46:47comme marge
00:46:48de pouvoir
00:46:48alors
00:46:49un peu d'histoire
00:46:50mais je pense
00:46:51que je peux développer
00:46:52un petit peu
00:46:52très important
00:46:53pour qu'on puisse comparer
00:46:54savoir d'où ça vient
00:46:55déjà peut-être
00:46:56expliquer ce que c'est
00:46:57parce qu'on parle
00:46:57d'un conseil
00:46:58je pense qu'une partie
00:47:00importante des français
00:47:00ignore les prérogatives
00:47:02très importantes
00:47:02de ce conseil
00:47:03j'en cite une
00:47:03c'est la plus importante
00:47:04le conseil constitutionnel
00:47:05a la capacité
00:47:06d'annuler une loi
00:47:07quand bien même
00:47:08celle-ci serait-elle votée
00:47:09par l'unanimité
00:47:10du parlement
00:47:11c'est-à-dire
00:47:11de la priver des faits
00:47:12s'il considère
00:47:13le conseil constitutionnel
00:47:15que cette loi
00:47:16est contraire
00:47:17à une ou plusieurs
00:47:20dispositions
00:47:20de la constitution
00:47:21et des textes constitutionnels
00:47:22ça c'est le cas
00:47:23c'est un tribunal
00:47:24on va rappeler
00:47:25simplement
00:47:25il y a trois tribunaux
00:47:26suprêmes en France
00:47:27le conseil d'état
00:47:28sur l'administratif
00:47:29c'est le sommet
00:47:29de l'ordre administratif
00:47:30la cour de cassation
00:47:32judiciaire
00:47:33et effectivement
00:47:34alors là
00:47:35ce n'est pas une juridiction
00:47:36de dernier instant
00:47:37c'est une juridiction
00:47:38de premier et dernier ressort
00:47:40si tant est
00:47:41qu'on l'appelle juridiction
00:47:41effectivement
00:47:42c'est le conseil constitutionnel
00:47:43il y a un autre
00:47:44une autre juridiction
00:47:45qu'on appelle
00:47:45le tribunal des conflits
00:47:46qui arbitre entre
00:47:47l'ordre administratif
00:47:48et l'ordre judiciaire
00:47:48comme ça le tableau
00:47:49il est clair
00:47:50maintenant sur le conseil
00:47:51constitutionnel
00:47:52lui il s'intéresse
00:47:52à la constitutionnalité
00:47:54des lois
00:47:54et alors
00:47:55tout à l'heure
00:47:56vous parliez d'historique
00:47:56je pense qu'effectivement
00:47:57c'est important de comprendre
00:47:58pourquoi
00:47:58d'où sort ce conseil constitutionnel
00:48:00que sont ses prérogatives
00:48:00en 1958
00:48:01alors en 1958
00:48:02alors déjà
00:48:03ce qu'il faut comprendre
00:48:03c'est que c'est un élément nouveau
00:48:05c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:48:06de conseil constitutionnel
00:48:07avant 1958
00:48:08il y avait
00:48:09si vraiment je veux être
00:48:10tout à fait complet
00:48:10un comité constitutionnel
00:48:12de 1946
00:48:13à 1958
00:48:15mais qui n'a ouvert la bouche
00:48:17qu'une seule fois
00:48:18et dont les compétences
00:48:19étaient en réalité
00:48:20assez restreintes
00:48:21mais je passe cet épisode
00:48:22mais je veux être complet
00:48:23à partir de 1958
00:48:25le général de Gaulle
00:48:26sous l'impulsion décisive
00:48:28de Michel Debré
00:48:29quand on regarde
00:48:30l'élaboration
00:48:31les travaux relatifs
00:48:32à l'élaboration
00:48:32de la constitution
00:48:33de la 5e publique
00:48:33c'est très clair
00:48:34c'est Michel Debré
00:48:35qui insiste le plus
00:48:36pour la création
00:48:37de ce conseil
00:48:37pourquoi ?
00:48:38et c'est là où
00:48:39ça nous paraît
00:48:40très éloigné
00:48:40le conseil constitutionnel
00:48:42était conçu
00:48:43selon le mot de Michel Debré
00:48:44comme un fusil braqué
00:48:45par l'exécutif
00:48:46contre le parlement
00:48:47c'est-à-dire que
00:48:48le conseil constitutionnel
00:48:49était une garantie
00:48:52pour que l'on ne retombe pas
00:48:53dans la 4e publique
00:48:54la 4e publique
00:48:55c'était l'ultra-parlementarisme
00:48:56je caricature
00:48:58le conseil constitutionnel
00:48:59est là précisément
00:49:00pour faire en sorte
00:49:00que le parlementarisme
00:49:01ne sorte pas de son lit
00:49:02en un sens
00:49:03que le parlement
00:49:07ne légifère pas
00:49:08sur des questions
00:49:10qui concernent
00:49:11les pouvoirs du gouvernement
00:49:12c'est-à-dire
00:49:13le pouvoir réglementaire
00:49:14vous savez
00:49:14il y a deux articles
00:49:15dans notre constitution
00:49:15l'article 34
00:49:16qui définit les pouvoirs
00:49:17de la loi
00:49:17et l'article 37
00:49:18qui nous dit
00:49:19que tout ce qui n'est pas
00:49:19du domaine de la loi
00:49:20est du domaine
00:49:20du pouvoir réglementaire
00:49:21le pouvoir réglementaire
00:49:22c'est le pouvoir
00:49:23de l'exécutif
00:49:23exactement de l'exécutif
00:49:24donc au départ
00:49:25le rôle du conseil constitutionnel
00:49:27je le redis
00:49:28c'est la citation
00:49:29de Michel Debré
00:49:29c'est un fusil braqué
00:49:31de l'exécutif
00:49:32sur le parlement
00:49:33au cas où il se comporte très mal
00:49:35au cas où il se comporte très mal
00:49:35et d'ailleurs
00:49:36le conseil constitutionnel
00:49:37rend assez peu
00:49:38de décisions
00:49:39jusqu'à la fameuse décision
00:49:40de 1971
00:49:41et le conseil constitutionnel
00:49:43je précise aussi
00:49:43une deuxième attribution
00:49:44est le juge
00:49:46de l'élection parlementaire
00:49:47c'est-à-dire
00:49:48que c'est devant lui
00:49:49que sont soumis
00:49:50les recours
00:49:51relatifs à une éventuelle
00:49:53l'irrégularité
00:49:53à l'occasion d'un scrutin
00:49:55et il valide le président de la république
00:49:56également
00:49:56et l'élection des députés
00:49:57et il prononce
00:49:58et alors
00:49:58c'est pas il valide
00:49:59mais effectivement
00:50:00il prononce
00:50:01les résultats
00:50:02de l'élection présidentielle
00:50:04et effectivement
00:50:04il vérifie avant les parrainages
00:50:06et les comptes
00:50:07et il vérifie bien sûr
00:50:08les comptes
00:50:09il peut annuler
00:50:10ou il peut même faire passer
00:50:11de manière frauduleuse
00:50:12comme Roland Dumas l'a fait
00:50:13tout à fait
00:50:13s'agissant des comptes
00:50:14de Jacques Chirac
00:50:14si ma mémoire est bonne
00:50:15donc si vous voulez
00:50:16le tableau est donc le suivant
00:50:17c'est-à-dire
00:50:18il est à la fois juge de l'élection
00:50:20et il est juge de
00:50:21la conformité
00:50:24des lois
00:50:24à la constitution
00:50:26qui peut le saisir ?
00:50:27alors en 1958
00:50:28seules trois autorités
00:50:30ont cette capacité
00:50:31aujourd'hui c'est beaucoup plus large
00:50:31le président de la république
00:50:33le président de l'Assemblée nationale
00:50:35et le président du Sénat
00:50:36donc vous voyez bien
00:50:36que pour l'opposition
00:50:38surtout que le président
00:50:39de l'Assemblée nationale
00:50:40il est de la même couleur
00:50:41que la majorité
00:50:42forcément
00:50:42l'opposition a très peu
00:50:44de moyens en réalité
00:50:45de se servir
00:50:46du conseil constitutionnel
00:50:47pour annuler une loi
00:50:48donc c'est un outil
00:50:50qui je ne veux pas dire
00:50:51qui est au service
00:50:51de l'exécutif
00:50:52ce serait tout à fait caricatural
00:50:54mais qui en tout cas
00:50:54n'est pas au service du Parlement
00:50:56et d'ailleurs le général de Gaulle
00:50:57place un de ses proches
00:50:59et c'est systématiquement
00:51:01de la même couleur
00:51:02que le président de la république
00:51:03on se souvient de Roger Fré
00:51:04alors Roger Fré est arrivé
00:51:05un petit peu avant
00:51:06mais effectivement
00:51:07Roger Fré était un gaulliste
00:51:09tout à fait
00:51:09il y a eu avant
00:51:10Gaston Poniatowski
00:51:12qui était un proche
00:51:12du général de Gaulle
00:51:13etc
00:51:14et donc le conseil
00:51:16Palewski je crois
00:51:18Palewski
00:51:18pardon excusez-moi
00:51:19j'ai dit Poniatowski
00:51:20oui non Poniatowski
00:51:20c'est Giscard
00:51:21c'est après
00:51:21Gaston Palewski
00:51:23tout à fait
00:51:23et le conseil constitutionnel
00:51:25de 1958 jusqu'à 1971
00:51:28rend assez peu de décisions
00:51:30au fond
00:51:31et se contente
00:51:33et ça c'est important
00:51:34de ne vérifier que la conformité
00:51:36de la loi votée par le Parlement
00:51:38à la constitution
00:51:41de 1958
00:51:42c'est-à-dire
00:51:43le texte fondamental
00:51:46le texte le plus important
00:51:48si vous voulez
00:51:48c'est la loi des lois
00:51:49comme on l'appelle
00:51:49notre constitution
00:51:50de 89 articles
00:51:52et c'est tout
00:51:53tout le texte
00:51:54mais rien que le texte
00:51:55mais absolument rien que le texte
00:51:56et tous les auditeurs
00:51:58tous les français
00:51:58peuvent aller lire
00:51:59et je leur conseille de lire
00:52:00ce texte qui est assez court
00:52:01et qui est assez bien rédigé
00:52:03et assez clair
00:52:04sur lequel l'interprétation
00:52:05n'est pas excessive
00:52:07et vous voyez bien
00:52:07jusque-là il fonctionne normalement
00:52:09et on le conçut de temps en temps
00:52:10et en 1971
00:52:11tout d'un coup
00:52:12révolution
00:52:14le conseil décide
00:52:15d'élargir ses prérogatives
00:52:16tout à fait
00:52:17à l'article premier
00:52:18de la déclaration
00:52:19alors à toutes
00:52:20alors c'est plus
00:52:20c'est plus que ça encore
00:52:22à partir de 1971
00:52:24donc à partir
00:52:25d'une décision
00:52:25dite du 16 juillet 1971
00:52:28liberté d'association
00:52:29sous la présidence
00:52:30de Georges Pompidou
00:52:31sous la présidence
00:52:31de Georges Pompidou
00:52:32Jacques Chabon-Delmas
00:52:33c'est en premier ministre
00:52:34absolument
00:52:34le conseil constitutionnel
00:52:37considère
00:52:37que
00:52:40est constitutionnel
00:52:41non pas simplement
00:52:43à valeur constitutionnelle
00:52:44non pas simplement
00:52:45le texte
00:52:45de 89 articles
00:52:46mais
00:52:47le préambule
00:52:49de la constitution
00:52:50et le préambule
00:52:51de la constitution
00:52:52de 1958
00:52:53fait référence
00:52:53au préambule
00:52:54de la constitution
00:52:54de 1946
00:52:55à la déclaration
00:52:56des droits de l'homme
00:52:57et des citoyens
00:52:58etc
00:52:58et là si vous voulez
00:52:59on bascule dans autre chose
00:53:00pourquoi ?
00:53:00je pense que ça
00:53:00c'est très important
00:53:01de comprendre
00:53:01parce que c'est le basculement
00:53:02fondamental
00:53:04ces textes
00:53:04ce sont des textes
00:53:06sont des textes
00:53:07d'essence
00:53:08plus philosophique
00:53:10que juridique
00:53:11et moraux
00:53:12oui et moraux
00:53:13si vous voulez
00:53:14on en arrive là
00:53:14à un moment donné
00:53:15ce sont de grandes proclamations
00:53:17ce ne sont pas des textes
00:53:17qui sont là pour arbitrer
00:53:18les pouvoirs
00:53:19des différentes institutions
00:53:21ce qui est l'essence
00:53:22de la constitution
00:53:23de 89
00:53:24c'est à dire
00:53:24pouvoir du parlement
00:53:25pouvoir du président
00:53:26les juges
00:53:27etc
00:53:28le préambule
00:53:29de la constitution
00:53:29et la déclaration
00:53:31des droits de l'homme
00:53:32et du citoyen
00:53:32sont des textes
00:53:34qui sont des proclamations
00:53:36vagues
00:53:37généreuses
00:53:37mais qui ne peuvent pas
00:53:39avoir une application
00:53:40directe et concrète
00:53:41le conseil constitutionnel
00:53:42peut se prévoir
00:53:43lors de cette phrase
00:53:43les hommes laissent
00:53:44libres et égaux en droit
00:53:45pour juger
00:53:46la validité d'une loi
00:53:47en 2026
00:53:48du parlement français
00:53:49c'est hallucinant
00:53:50bien sûr
00:53:51au nom d'ailleurs
00:53:52d'un principe
00:53:52qu'il dégage
00:53:53la valeur constitutionnelle
00:53:53le principe d'égalité
00:53:54la difficulté
00:53:55c'est que
00:53:56ce principe
00:53:57ces différents principes
00:53:59qui sortent du chapeau
00:54:00du conseil constitutionnel
00:54:01sur la base
00:54:02de l'interprétation
00:54:03de ces textes
00:54:03ont fait floraison
00:54:04et la dimension
00:54:06est évidemment politique
00:54:08donc en fait
00:54:08c'est même pas
00:54:09on va donner au juge
00:54:10c'est le juge
00:54:11s'est approprié
00:54:12des textes
00:54:13dont la subjectivité
00:54:14est si puissante
00:54:15qu'il est devenu
00:54:16à partir de cet instant
00:54:17une institution
00:54:19véritablement politique
00:54:20vous voyez
00:54:20et c'est ça
00:54:21ce que je pense
00:54:21moi c'est ce que
00:54:22j'essaye de dire
00:54:23c'est que
00:54:23on dit souvent
00:54:24que le problème
00:54:25du conseil constitutionnel
00:54:26et c'est un problème
00:54:26qu'il est composé
00:54:28de politique
00:54:28à majorité de politique
00:54:29qu'il est nommé
00:54:30par des politiques
00:54:31etc
00:54:31c'est un sujet
00:54:32mais ce sujet
00:54:33occulte l'autre
00:54:34et l'autre
00:54:35c'est bien
00:54:36la dimension matérielle
00:54:37des textes
00:54:38que le conseil constitutionnel
00:54:39a sous sa compétence
00:54:40c'est à dire
00:54:41le préambule de la constitution
00:54:43la déclaration
00:54:44des droits de mes citoyens
00:54:45et en 2005
00:54:46la charte de l'environnement
00:54:48bien sûr
00:54:49qui est aussi
00:54:50une proclamation généreuse
00:54:51mais vague
00:54:52et qu'il faut
00:54:53nécessairement
00:54:54interpréter
00:54:54et cette interprétation
00:54:55elle devient
00:54:56au fil du temps
00:54:57et des décisions
00:54:58politiques
00:54:59voilà
00:55:00le point est fait
00:55:01sur cette première étape
00:55:02nous avons posé
00:55:04maître Pierre Gentillier
00:55:06a posé
00:55:06le cadre
00:55:07dans lequel
00:55:08le conseil constitutionnel
00:55:09peut agir
00:55:10vous restez avec nous
00:55:11vous nous appelez
00:55:12au 0 826 300 300
00:55:13Emmanuel Galasso
00:55:14attend votre appel
00:55:15vous n'êtes peut-être
00:55:17pas concerné directement
00:55:18mais si
00:55:19parce que
00:55:20les décisions
00:55:21du conseil constitutionnel
00:55:22ont une incidence
00:55:23sur le droit de ce pays
00:55:24sur la vie politique
00:55:25sur la vie sociale
00:55:26et peut-être
00:55:27pouvez-vous considérer
00:55:28vous aussi
00:55:28que quelquefois
00:55:29dans certaines situations
00:55:31le conseil constitutionnel
00:55:32a outrepassé
00:55:33peut-être
00:55:34les prérogatives
00:55:35qui devraient être
00:55:36démocratiquement
00:55:36légitimement les siennes
00:55:37et Pierre Gentillier
00:55:38répondra à vos questions
00:55:40ou participera à un échange
00:55:41si vous avez un avis à donner
00:55:42et surtout
00:55:43n'hésitez pas
00:55:44sur Sud Radio
00:55:44nous parlons vrai
00:55:45et nous attendons
00:55:46votre avis
00:55:47et votre appel
00:55:47au 0 826 300 300
00:55:49à tout de suite
00:55:57Vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:59il est 13h20
00:56:00et nous parlons
00:56:01avec Maître Pierre Gentillier
00:56:03avocat spécialiste
00:56:04de questions constitutionnelles
00:56:06et institutionnelles
00:56:07des prérogatives
00:56:08du conseil constitutionnel
00:56:09pendant ce premier quart d'heure
00:56:11merci Maître
00:56:11d'avoir fait ce décryptage
00:56:14cette explication
00:56:15recadré ce qu'était
00:56:16le conseil constitutionnel
00:56:17à sa naissance
00:56:18à sa création
00:56:19en octobre 1958
00:56:21lorsque la constitution
00:56:23a été promulguée
00:56:23et approuvée par référendum
00:56:25par le général de Gaulle
00:56:26on a vu qu'il a élargi
00:56:27ses pouvoirs en 1971
00:56:28en intégrant le préambule
00:56:31de la déclaration
00:56:32des droits d'hommes
00:56:32et du citoyen
00:56:33qui lui donne
00:56:34un champ d'action
00:56:34on passe de l'hélicoptère
00:56:36à l'avion à réaction
00:56:37au niveau
00:56:38d'extinction de ses pouvoirs
00:56:40et là je voudrais voir
00:56:41je voudrais voir
00:56:41avec vous concrètement
00:56:42quels sont les cas
00:56:44depuis une quinzaine
00:56:45ou une vingtaine d'années
00:56:46où on peut considérer
00:56:47que le conseil constitutionnel
00:56:49s'est octroyé
00:56:50un pouvoir
00:56:51ou a pris
00:56:52une décision
00:56:53qui n'est peut-être
00:56:54pas conforme
00:56:55à la volonté démocratique
00:56:56du peuple français
00:56:57Là la question d'emblée
00:56:58que vous posez
00:56:59c'est la question
00:57:00de savoir
00:57:00qui est souverain
00:57:01en démocratie
00:57:02c'est-à-dire que
00:57:03si demain
00:57:04le conseil constitutionnel
00:57:05pose par lui-même
00:57:06et par sa compétence
00:57:07cette question
00:57:07si demain une loi
00:57:09est votée à l'unanimité
00:57:10des parlementaires
00:57:10parlementaires
00:57:11qui je vous rappelle
00:57:11sont détenteurs
00:57:12d'une partie de la souveraineté
00:57:13Je vous pose une question
00:57:13très concrète
00:57:14demain le parlement
00:57:14de la république française
00:57:15Sénat et l'Assemblée nationale
00:57:17réunis
00:57:18décident de modifier
00:57:19le droit du sol
00:57:20je ne veux pas dire
00:57:20de l'abroger
00:57:21mais de le modifier
00:57:22c'est pas congrès
00:57:22attention c'est différent
00:57:23On va vers l'Assemblée nationale
00:57:25majorité
00:57:26nouvelle majorité
00:57:26à l'Assemblée nationale
00:57:27on modifie
00:57:28c'était un peu
00:57:29l'idée de Bruno Retailleau
00:57:31quand il a parlé
00:57:32d'état de droit
00:57:32il faut le repenser
00:57:33est-ce qu'on peut repenser
00:57:34le droit du sol
00:57:35de façon à ce qu'il soit
00:57:37plus conforme
00:57:37à l'attente des Français
00:57:38aux besoins de la république
00:57:39qu'est-ce que peut faire
00:57:40le conseil constitutionnel
00:57:41dans ce cas-là
00:57:43ou est-ce que cette loi
00:57:44est-elle envisageable
00:57:46depuis la disposition
00:57:48voulue par Robert Badinter
00:57:49quand il était président
00:57:50du conseil constitutionnel
00:57:51Alors en effet
00:57:52il y a beaucoup de choses
00:57:52dans ce que vous dites
00:57:53si demain
00:57:54une majorité
00:57:56à l'Assemblée nationale
00:57:57écrasante
00:57:58écrasante
00:57:58même à l'unanimité
00:57:59si vous voulez
00:58:00décider de voter une loi
00:58:02par exemple
00:58:03pour abroger
00:58:04le droit du sol
00:58:05le conseil
00:58:06il y a toutes les chances
00:58:07pour que le conseil constitutionnel
00:58:09censure cette loi
00:58:10et qu'elle ne passe pas
00:58:11puisque
00:58:11on parlait des grandes décisions
00:58:12du conseil constitutionnel
00:58:13j'ai évoqué
00:58:14la décision de 71
00:58:15il y en a une autre
00:58:16celle de 1993
00:58:17souvenez-vous à l'époque
00:58:18c'est Charles Pasquois
00:58:19qui décide
00:58:20et la droite est repère
00:58:21qui est au pouvoir
00:58:22il est ministre de l'intérieur
00:58:23il est ministre de l'intérieur
00:58:24effectivement
00:58:26de légiférer
00:58:26de manière assez énergique
00:58:28sur les questions migratoires
00:58:29et le conseil constitutionnel
00:58:30qui est présidé à l'époque
00:58:31par un proche
00:58:32de François Mitterrand
00:58:33Robert Badinter
00:58:34décide
00:58:35au nom
00:58:36non pas de la constitution
00:58:37de 1958
00:58:38mais du préambule
00:58:39de la constitution
00:58:40ou de la déclaration
00:58:41des droits de l'homme
00:58:41un des deux textes
00:58:42en tout cas
00:58:42de la disposition de 71
00:58:43c'est la première fois
00:58:44qu'il l'utilise
00:58:45de censurer
00:58:47la loi Pasqua
00:58:48et il y a un ensemble
00:58:49de principes
00:58:51qui ont été posés
00:58:51effectivement ce jour-là
00:58:53qui
00:58:54même pas seulement
00:58:55me font dire
00:58:56mais qui font dire
00:58:56en fait à tous les juristes
00:58:57attentifs
00:58:57qu'aujourd'hui
00:58:59la suppression du droit du sol
00:59:00n'est pas possible
00:59:01par une simple loi
00:59:03ou alors
00:59:04elle est très
00:59:05très fortement improbable
00:59:07du fait d'une censure
00:59:08du conseil constitutionnel
00:59:10donc voilà typiquement
00:59:11la question qui est posée
00:59:13de savoir
00:59:13qui est souverain
00:59:14est-ce que ce qui est souverain
00:59:16c'est
00:59:17le peuple français
00:59:18les représentants
00:59:19du peuple français
00:59:20ou alors
00:59:21effectivement
00:59:22des juges
00:59:23qui sont censés appliquer
00:59:24un ensemble normatif
00:59:25abstrait
00:59:26mais qu'ils interprètent
00:59:27à leur volonté
00:59:28Maître Gentiller
00:59:29quel serait le biais
00:59:30institutionnel
00:59:31par lequel
00:59:31si le peuple français
00:59:33souverain décide
00:59:34de modifier
00:59:34ce droit du sol
00:59:35il faut passer
00:59:36par quelle procédure légale
00:59:37il y en a une
00:59:39et c'est la seule
00:59:40c'est le référendum
00:59:42alors
00:59:43au nom de l'article 11
00:59:45il y a deux voies possibles
00:59:46la voie de l'article 49
00:59:48est assurément
00:59:49la plus complexe
00:59:49puisque le référendum
00:59:50n'est pas direct
00:59:51il faut passer d'abord
00:59:53par l'Assemblée Nationale
00:59:54puis par le Sénat
00:59:55et enfin
00:59:55un référendum
00:59:56ou alors vous réunissez
00:59:57le congrès
00:59:58mais je ne vais pas
00:59:58rentrer dans ces détails
00:59:59l'autre
01:00:00qui est le sujet
01:00:01c'est l'usage
01:00:02de l'article 11
01:00:03l'article 11
01:00:04de la constitution
01:00:05permet
01:00:07au président
01:00:08de la république
01:00:08de soumettre
01:00:09tout projet
01:00:11de loi
01:00:13avec un certain nombre
01:00:14de domaines limités
01:00:15auxquels n'est pas
01:00:16référencée
01:00:17l'immigration
01:00:19un référendum
01:00:21et donc
01:00:21effectivement
01:00:22la question qui va se poser
01:00:23c'est que si demain
01:00:24admettons effectivement
01:00:25cette loi est censurée
01:00:26au parlement
01:00:26le président de la république
01:00:27décide de passer par un référendum
01:00:28article 11
01:00:29le conseil constitutionnel
01:00:31n'a pas la compétence
01:00:32pour s'opposer
01:00:33à un référendum
01:00:35qui a déjà été prononcé
01:00:36c'est sûr ça
01:00:37certain
01:00:37en revanche
01:00:38le conseil constitutionnel
01:00:40c'est technique
01:00:40mais
01:00:41peut
01:00:42s'opposer
01:00:43au décret
01:00:44de convocation
01:00:45des électeurs
01:00:45au référendum
01:00:46c'est une jurisprudence
01:00:48de 2000
01:00:50c'est la jurisprudence
01:00:51du début des années 2000
01:00:52la jurisprudence
01:00:53Hochweil
01:00:53pour son nom
01:00:54et dans cette jurisprudence
01:00:55sur laquelle je ne vais pas me lancer
01:00:57dans un grand mouvement
01:00:57on le voit mal se risquer
01:00:58cette hypothèse
01:00:59le conseil constitutionnel
01:01:00a laissé dire
01:01:01mais je prends des
01:01:02grands guillemets
01:01:03a laissé dire
01:01:04qu'il pourrait effectivement
01:01:05censurer un décret
01:01:07de convocation
01:01:08au référendum
01:01:09alors si demain
01:01:10faisons le cas pratique
01:01:11le conseil constitutionnel
01:01:13était saisi
01:01:14sur un décret
01:01:16de convocation
01:01:16sur un référendum
01:01:17portant suppression
01:01:18du droit du sol
01:01:20je pense
01:01:21qu'il y a
01:01:22de fortes chances
01:01:23pour que le conseil constitutionnel
01:01:25censure ce décret
01:01:25et là
01:01:27effectivement
01:01:28s'ouvre
01:01:29un grand moment
01:01:31une grande béance
01:01:32dans notre droit
01:01:33un grand vide normatif
01:01:35que la constitution
01:01:37n'a pas prévu
01:01:37c'est que se passe-t-il
01:01:38et bien là
01:01:39il y a deux possibilités
01:01:40la première
01:01:41c'est que le président
01:01:42de la république
01:01:42décide de se soumettre
01:01:43à la décision du conseil constitutionnel
01:01:44et la réforme
01:01:45le référendum est enterré
01:01:46ou alors
01:01:47il décide
01:01:48d'aller outre
01:01:49la décision du conseil constitutionnel
01:01:51et alors là
01:01:52il y a deux trois semaines
01:01:53de débats
01:01:54qui vont être assez agités
01:01:55sur le plan politique
01:01:57médiatique
01:01:57mais par contre
01:01:58une fois que le référendum
01:01:59est passé
01:02:00dans l'hypothèse
01:02:01où ce référendum
01:02:02rendrait raison
01:02:03au président de la république
01:02:04alors le conseil constitutionnel
01:02:06et ça c'est une jurisprudence
01:02:07de 1962
01:02:08n'a pas la compétence
01:02:10pour s'opposer
01:02:10à la décision souveraine
01:02:12du peuple français
01:02:12voilà
01:02:12encore heureux
01:02:13oui
01:02:14encore heureux
01:02:14mais il faut le préciser
01:02:15que faudrait-il
01:02:16pour qu'un nouvel exécutif
01:02:18président de la république
01:02:19gouvernement
01:02:20et puis ensuite
01:02:21pouvoir législatif
01:02:21le parlement
01:02:22décide d'annuler
01:02:24cette disposition
01:02:25de 1971
01:02:26octroyant au conseil constitutionnel
01:02:28la possibilité
01:02:29de prendre ces décisions
01:02:31en vertu du préambule
01:02:32de la constitution
01:02:32est-ce qu'on peut revenir
01:02:33à 1970 ?
01:02:35techniquement ça se passerait comment ?
01:02:36vous savez
01:02:37je veux quand même rappeler une chose
01:02:38le droit
01:02:38c'est ce que les hommes
01:02:40décident d'en faire
01:02:40oui bien sûr
01:02:41bon alors parfois
01:02:42il y a des dérives
01:02:42on l'a vu
01:02:43c'est la dérive de 71
01:02:44si demain
01:02:45on veut l'annuler
01:02:46on veut effectivement
01:02:47revenir sur cette décision
01:02:48qui je le rappelle
01:02:49pour les auditeurs
01:02:50qui nous prendraient
01:02:50en cours de route
01:02:51permet au conseil constitutionnel
01:02:53de censurer une loi
01:02:54au nom non pas
01:02:55de la constitution
01:02:56mais de principes
01:02:57philosophiques
01:02:57assez floues
01:02:58assez vagues
01:02:59assez peu juridiques
01:03:00de la déclaration
01:03:01du droit de citoyen
01:03:02etc
01:03:02c'est open bar
01:03:03alors c'est très simple
01:03:05il suffit simplement
01:03:05pour le
01:03:08pour le congrès
01:03:09ou simplement
01:03:10par référendum
01:03:11de décider une modification
01:03:12de la constitution
01:03:13et à l'article 61
01:03:15qui prévoit la compétence
01:03:16du conseil constitutionnel
01:03:17vous avez simplement
01:03:18à rajouter
01:03:19il est dit
01:03:20le conseil constitutionnel
01:03:21vérifie de la conformité
01:03:22des lois à la constitution
01:03:23point
01:03:23vous rajoutez deux mots
01:03:24de 1958
01:03:26voilà
01:03:26ou si vraiment
01:03:27vous voulez aller plus loin
01:03:28à l'exception
01:03:29de son préambule
01:03:31et vous chassez
01:03:32tout ce qui était
01:03:33dans cette dimension
01:03:35c'est-à-dire tout le préambule
01:03:36du coup
01:03:37le préambule de 1946
01:03:39auquel il est fait référence
01:03:40la déclaration des droits de l'homme
01:03:41du citoyen etc
01:03:42et donc vous restez
01:03:43sur les 89 articles
01:03:44et donc on reste
01:03:45sur des éléments
01:03:46qui sont
01:03:47tout n'est jamais
01:03:48totalement objectif
01:03:49mais tout de même
01:03:50moins subjectif
01:03:51que la déclaration
01:03:51des droits de l'homme
01:03:52et du citoyen
01:03:52ce qui est déjà très bien
01:03:54décrivez-nous
01:03:55ce qui s'est passé
01:03:55au moment de la loi
01:03:56sur l'immigration
01:03:57comment
01:03:58on a l'impression
01:03:59que c'est l'Elysée
01:04:00qui a appelé
01:04:00le président de la République
01:04:01avait dit
01:04:01de toutes les manières
01:04:02il y a des chances
01:04:03que ce soit
01:04:03des chances
01:04:04que ce soit
01:04:05retoquée par le conseil constitutionnel
01:04:06on n'a aucune preuve
01:04:07qu'il y ait eu des coups de téléphone
01:04:09mais le président de la République
01:04:10s'il est copain
01:04:11avec le président du conseil constitutionnel
01:04:12peut lui dire
01:04:13rends-moi service
01:04:13ça va passer au Parlement
01:04:14mais invalide-moi cette loi
01:04:16c'est pas une envisageable
01:04:17de mémoire
01:04:18je ne veux pas dire de bêtises
01:04:19au moment effectivement
01:04:20de cette loi sur l'immigration
01:04:21donc c'était en 2024
01:04:23si vous parlez et bonne
01:04:25le conseil constitutionnel
01:04:26avait considéré
01:04:27c'est une expression
01:04:29encore une fois
01:04:29un peu technique
01:04:30que
01:04:32un grand nombre
01:04:33de dispositions
01:04:33de la loi
01:04:35pour lutter
01:04:36contre l'immigration
01:04:36illégale
01:04:37etc
01:04:39étaient contraires
01:04:40non pas contraires
01:04:40à la constitution
01:04:41mais constituées
01:04:42ce qu'on appelle
01:04:42des cavaliers législatifs
01:04:43c'est-à-dire
01:04:44des éléments
01:04:45désolé c'est très technique
01:04:46des éléments
01:04:47qui étaient hors sujet
01:04:49c'est-à-dire des éléments
01:04:50qui avaient été rajoutés
01:04:51par le parlementaire
01:04:51par voie d'amendement
01:04:52mais qui étaient hors sujet
01:04:54par rapport au texte initial
01:04:57sauf qu'encore une fois
01:04:58là je me souviens
01:04:59j'avais commenté
01:04:59et d'ailleurs je crois
01:05:00chez vous
01:05:01cette décision
01:05:02le conseil constitutionnel
01:05:04a fait ici
01:05:05une interprétation
01:05:06tout à fait extensive
01:05:09d'une appréciation
01:05:11alors que normalement
01:05:12ce doit être apprécié
01:05:14de manière très large
01:05:16c'est même indiqué
01:05:16dans la constitution
01:05:17le parlementaire
01:05:18pour ajouter tout amendement
01:05:19avec un lien
01:05:20même indirect
01:05:21avec le texte original
01:05:23donc voilà
01:05:23donc là le conseil constitutionnel
01:05:24effectivement a privé d'effet
01:05:26une grande partie
01:05:27de cette loi d'immigration
01:05:27mais vous savez
01:05:28le conseil constitutionnel
01:05:29il y a un dernier élément
01:05:30qui change aussi
01:05:30ça je ne l'ai pas dit
01:05:31par rapport à 1958
01:05:32c'est que le conseil constitutionnel
01:05:34il était toujours saisi
01:05:35et ça c'est très important
01:05:36j'ai oublié de le dire
01:05:37avant l'entrée en vigueur
01:05:38d'une loi
01:05:38c'est-à-dire avant
01:05:39juste après le vote
01:05:41mais avant la promulgation
01:05:42par le président de la république
01:05:43depuis 2008
01:05:44grâce ou à cause
01:05:45de Nicolas Sarkozy
01:05:46tout dépend comme on l'entend
01:05:47le conseil constitutionnel
01:05:49par ce qu'on appelle
01:05:49la question prioritaire
01:05:50de constitutionnalité
01:05:51peut à l'occasion
01:05:53d'un litige
01:05:54en cours
01:05:56être interrogé
01:05:57la QPC
01:05:57exactement
01:05:58la QPC
01:05:58question prioritaire
01:05:59de constitutionnalité
01:06:00peut être interrogé
01:06:01sur une loi
01:06:01qui est déjà en vigueur
01:06:02et vérifier
01:06:03si elle est conforme
01:06:04à la constitution
01:06:04et si elle n'est pas conforme
01:06:06il peut la censurer
01:06:07un exemple
01:06:08qu'on évoquait tout à l'heure
01:06:09c'est l'affaire Cédric Errou
01:06:10c'est-à-dire
01:06:11ce passeur de migrants
01:06:12qui étaient sanctionnés
01:06:14par une loi
01:06:15qui effectivement
01:06:16interdisait de porter
01:06:18assistance à des personnes
01:06:19en situation irrégulière
01:06:20cette loi était jugée
01:06:21contraire à la constitution
01:06:22car contraire au principe
01:06:23de fraternité
01:06:24on y revient dans un instant
01:06:26vous nous appelez
01:06:270826 300 300
01:06:28c'est un sujet
01:06:29peut-être
01:06:31précis
01:06:32ardu
01:06:32mais en même temps
01:06:33très clair à comprendre
01:06:34et qui nous concerne tous
01:06:36puisque c'est la vide
01:06:37de notre démocratie
01:06:38c'est le rôle
01:06:39de nos institutions
01:06:39c'est les capacités
01:06:41par le pouvoir
01:06:42exécutif
01:06:43et législatif
01:06:44de représenter
01:06:45la volonté du peuple français
01:06:46et de savoir
01:06:47est-ce qu'il y a une institution
01:06:47qui a le droit de dire
01:06:48et bien moi j'ai pas envie
01:06:49finalement on le fait pas
01:06:50à tout de suite
01:06:50vous restez sur Sud Radio
01:06:53vous êtes bien sûr
01:06:55Sud Radio
01:06:56il est 13h34
01:06:57donc la parole
01:06:58est à ceux qui nous écoutent
01:06:59elle est toujours
01:07:00à ceux qui nous écoutent
01:07:00mais plus particulièrement
01:07:01à 13h30
01:07:03parce que vous avez suivi
01:07:04mon échange
01:07:05avec Maître Pierre Gentiller
01:07:06spécialiste de questions
01:07:07institutionnelles
01:07:08et constitutionnelles
01:07:09nous débattons
01:07:10des pouvoirs
01:07:11et des prérogatives
01:07:12du conseil constitutionnel
01:07:13actuel
01:07:13et nous voulons savoir
01:07:15si ces décisions
01:07:16sont toujours conformes
01:07:17à la volonté
01:07:18du peuple français
01:07:19et aux réalités démocratiques
01:07:21nous sommes en ligne
01:07:21avec Pierre
01:07:22qui nous appelle de Toulouse
01:07:23bonjour Pierre
01:07:24bonjour
01:07:26vous vous êtes plutôt satisfait
01:07:27du rôle du conseil constitutionnel
01:07:29et des récentes décisions
01:07:31qu'il aurait prise
01:07:32si je comprends bien
01:07:33c'est tout à fait ça
01:07:34et la seule chose que je dirais
01:07:35c'est peut-être les membres
01:07:37du conseil constitutionnel
01:07:38qui sont peut-être à revoir
01:07:39c'est-à-dire que systématiquement
01:07:41on y met des gens
01:07:42qui sont des anciens ministres
01:07:44des anciens
01:07:44et moi ça me gêne un peu
01:07:46parce que justement
01:07:48c'est là où parfois
01:07:50selon la couleur politique
01:07:51les décisions sont prises
01:07:52alors qu'à l'inverse
01:07:53il devrait y avoir
01:07:54une totale neutralité
01:07:55bien sûr
01:07:56bon
01:07:56maître Pierre Gentilet
01:07:57ce que nous dit
01:07:58Pierre de Toulouse
01:07:58c'est que l'institution
01:08:00en elle-même
01:08:00elle n'a pas de défauts
01:08:02elle est ce qu'elle est
01:08:03par contre
01:08:03elle est composée
01:08:04par des personnalités politiques
01:08:06nommées
01:08:07par des personnalités politiques
01:08:08que sont le président de la république
01:08:09le président national
01:08:10et du sénat
01:08:11et il nomme des militants
01:08:13quelque part
01:08:13d'une certaine façon
01:08:14et ça peut peut-être
01:08:15venir de là
01:08:15le problème
01:08:16de la déviance
01:08:17j'entends ce qui est dit
01:08:20effectivement
01:08:20c'est une critique
01:08:21qui revient assez fréquemment
01:08:23sur la composition
01:08:24du conseil constitutionnel
01:08:25et si vous allez regarder
01:08:25aujourd'hui
01:08:26les membres du conseil constitutionnel
01:08:27vous y verrez
01:08:28une majorité relative
01:08:29pas absolue
01:08:30une majorité tout de même
01:08:31vous avez
01:08:33Alain Juppé
01:08:34vous avez
01:08:34l'actuel président du conseil constitutionnel
01:08:36Richard Ferrand
01:08:37vous avez
01:08:37monsieur Mézard
01:08:38si je ne dis pas de bêtises
01:08:39qui était ancien sénateur
01:08:41madame Gouraud
01:08:43Jacqueline Gouraud
01:08:44donc vous avez
01:08:46effectivement
01:08:47une composition
01:08:49relativement
01:08:50assez importante
01:08:51de façon assez importante
01:08:52politique
01:08:53pour autant
01:08:54votre auditeur disait
01:08:55tout à l'heure
01:08:55que ça permettrait
01:08:56d'amener de la neutralité
01:08:57et c'est là où moi
01:08:57je ne suis pas d'accord
01:08:58je pense que
01:09:00la neutralité
01:09:01n'est pas possible
01:09:02dès lors que les textes
01:09:03qui sont sous la compétence
01:09:05du conseil constitutionnel
01:09:06je le rappelle
01:09:07la déclaration des droits
01:09:08de l'homme et du citoyen
01:09:08la charte de l'environnement
01:09:10le préambule de la constitution
01:09:11de 1946
01:09:12sont des textes
01:09:13qui ne sont pas neutres
01:09:14ce sont des textes
01:09:15dont la teneur politique
01:09:16est évidente
01:09:18et qui oblige
01:09:19le conseil constitutionnel
01:09:20quand bien même
01:09:21il serait composé
01:09:22de juristes
01:09:23100% juristes
01:09:24à faire de la politique
01:09:26encore une fois
01:09:27j'insiste
01:09:28donc pour vous
01:09:28c'est structurel
01:09:29absolument
01:09:29le point le plus important
01:09:31c'est celui-ci
01:09:32ce ne sont pas tant
01:09:33les hommes
01:09:34que les textes
01:09:35qui sont
01:09:36sous sa compétence
01:09:37Pierre
01:09:38est-ce que
01:09:39les récentes décisions
01:09:40du conseil constitutionnel
01:09:42vous ont toujours
01:09:43satisfaites
01:09:44ou vous les avez
01:09:45conformes
01:09:46à la volonté
01:09:46du peuple
01:09:47vous les avez considérées
01:09:47conformes
01:09:48à la volonté
01:09:49du peuple français
01:09:50disons que
01:09:51j'ai souvent remarqué
01:09:52qu'elles avaient
01:09:53justement
01:09:53je le disais
01:09:54une couleur politique
01:09:55en fonction des gens
01:09:56qui prenaient décisions
01:09:56et de ceux qui avaient été nommés
01:09:58et je dirais que forcément
01:10:00le conseil constitutionnel
01:10:01reste quand même du droit
01:10:02mais il n'y a pas
01:10:03de neutralité
01:10:04dans le droit
01:10:05donc forcément
01:10:06qu'il y a à un moment donné
01:10:07une tendance politique
01:10:09bon là on est sur
01:10:10une constitution de 58
01:10:11la constitution de 58
01:10:12on sait très bien
01:10:13c'est donc
01:10:14le général de Gaulle
01:10:15et il est évident
01:10:16qu'on a une couleur politique
01:10:18qui est
01:10:21qui retransmet
01:10:22enfin on le sent
01:10:24on le sent bien
01:10:24donc moi pour moi
01:10:26considérer
01:10:27que l'on peut faire
01:10:28que l'on peut créer
01:10:29des lois
01:10:30qui soient totalement neutres
01:10:31je ne sais pas
01:10:32dans quelle mesure
01:10:33c'est possible
01:10:33vous avez raison Pierre
01:10:35et on peut même considérer
01:10:36que la constitution
01:10:37de 1958
01:10:38restreint
01:10:39les pouvoirs
01:10:40de la représentation nationale
01:10:41notamment de l'Assemblée Nationale
01:10:43par rapport à la 4ème
01:10:44et la 3ème République
01:10:45et en plus
01:10:46par mesure de précaution
01:10:48comme l'a indiqué tout à l'heure
01:10:49Pierre Gentillet
01:10:49Michel Debré dit
01:10:50on va quand même
01:10:51en plus à notre ministre de contrôle
01:10:53qui sera braqué sur le Parlement
01:10:54au cas où celui-là
01:10:55irait trop loin
01:10:56c'est un peu ce qui s'est passé
01:10:57Pierre Gentillet
01:10:58oui c'est un peu ce qui s'est passé
01:10:59alors ensuite
01:11:00je voudrais quand même
01:11:01rajouter sur cette question
01:11:03la neutralité
01:11:04c'est très important
01:11:05ce que dit votre auditeur
01:11:06Pierre il tient à cette neutralité
01:11:07il dit
01:11:07mais attention
01:11:08si ce sont des militants politiques
01:11:09forcément la neutralité
01:11:10est à le télé
01:11:11mais ça je suis d'accord
01:11:12mais ça je suis tout à fait d'accord
01:11:13avec lui
01:11:14et d'ailleurs
01:11:15même quand il dit
01:11:16que le droit n'est pas neutre
01:11:17et d'ailleurs
01:11:17vous savez
01:11:19qu'est-ce que c'est
01:11:19une loi au départ
01:11:21une loi donc c'est du droit
01:11:22une loi au départ
01:11:23c'est un débat au Parlement
01:11:23donc c'est une question
01:11:25essentiellement politique
01:11:25donc le lien entre la politique
01:11:26et le droit
01:11:27c'est évident
01:11:28mais on a vu des verdicts politiques
01:11:29dans l'histoire
01:11:30assez régulièrement
01:11:31oui bien sûr
01:11:31mais simplement justement
01:11:32le propre du droit
01:11:34c'est d'arriver
01:11:35à essayer de neutraliser
01:11:36autant que possible
01:11:38à objectiver
01:11:40ce qui au départ
01:11:41était essentiellement subjectif
01:11:42c'est-à-dire qu'on arrive
01:11:43sur une décision
01:11:44ou d'autres certains diraient
01:11:45sur un compromis
01:11:46et on le fiche
01:11:47vous voyez par exemple
01:11:48aujourd'hui la loi sur
01:11:48l'interruption volontaire de grossesse
01:11:50au départ c'était un grand débat
01:11:52aujourd'hui en fait
01:11:52c'est devenu
01:11:53une pierre angulaire
01:11:54de notre droit
01:11:55c'est-à-dire pour beaucoup
01:11:56bon
01:11:56moi ce que je dis simplement
01:11:58c'est que
01:11:58bien sûr qu'on ne peut pas arriver
01:12:00à la totale neutralité
01:12:01et d'ailleurs à l'origine
01:12:02les choses ne sont pas neutres
01:12:03pour autant
01:12:04il y a
01:12:05une échelle
01:12:06de mesures
01:12:07c'est-à-dire que
01:12:08entre le texte
01:12:09de la constitution
01:12:10qui nous dit
01:12:11le président de la république
01:12:12est élu pour 5 ans
01:12:13bon
01:12:14et je crois que c'est l'article
01:12:155 ou 6
01:12:16je ne veux pas dire de bêtises
01:12:17et de l'autre côté
01:12:19l'article
01:12:20je ne sais pas quoi
01:12:21de la déclaration
01:12:22de la réunion citoyenne
01:12:22ou même l'article le plus connu
01:12:24les hommes naissent et demeurent
01:12:25libres et égaux en droit
01:12:27vous conviendrait
01:12:28que
01:12:29entre ces deux règles
01:12:30il y en a une
01:12:31dont la marge
01:12:32d'interprétation
01:12:33et d'ailleurs
01:12:33on le voit
01:12:34avec la façon
01:12:35dont le conseil constitutionnel
01:12:36utilise
01:12:37le principe
01:12:38dit
01:12:39d'égalité
01:12:41on voit que là
01:12:41il y a une très forte
01:12:43subjective
01:12:43on va du simple
01:12:44constat administratif
01:12:45et légal
01:12:45à une interprétation
01:12:47j'allais dire
01:12:49idéologique
01:12:49du disposition légale
01:12:51le but du droit
01:12:52encore une fois
01:12:53il ne peut pas l'atteindre
01:12:53mais c'est son but
01:12:54le but du droit
01:12:55c'est d'objectiver
01:12:57au maximum
01:12:58la règle
01:12:59d'accord
01:13:00pour éviter
01:13:01l'arbitraire
01:13:02pour éviter
01:13:02sur le cas et nous
01:13:03c'était le résultat
01:13:04d'un tribunal
01:13:05la conséquence
01:13:06c'est comme si
01:13:07c'était des juges
01:13:07qui s'étaient prononcés
01:13:08sur le cas
01:13:10pardon
01:13:10héros
01:13:10celui qui est
01:13:11la personne
01:13:12qui passait des
01:13:13héros
01:13:13héros
01:13:14je ne l'ai pas entendu
01:13:15alors là
01:13:16typiquement
01:13:17excellent exemple
01:13:18c'est-à-dire qu'en 2018
01:13:18le conseil constitutionnel
01:13:20a censuré la loi
01:13:22qui interdisait
01:13:23effectivement
01:13:23et par exemple
01:13:24ici à ce passeur
01:13:25de migrants
01:13:25d'héberger des personnes
01:13:27en situation irrégulière
01:13:28au nom
01:13:29du principe
01:13:30de fraternité
01:13:31et le principe
01:13:32de fraternité
01:13:32je vais donner un exemple
01:13:33très simple
01:13:34à notre auditeur
01:13:34le principe de fraternité
01:13:36ici le conseil constitutionnel
01:13:37nous dit
01:13:37il y a un principe
01:13:38de fraternité
01:13:39à valeur constitutionnelle
01:13:39pourquoi ?
01:13:40parce que
01:13:41le mot fraternité
01:13:42est dans la devise
01:13:43et il se retrouve
01:13:44à raison de deux ou trois
01:13:45occurrences
01:13:46dans le texte
01:13:47de la constitution
01:13:48premier élément
01:13:49que je trouve
01:13:50assez fou
01:13:50parce que du coup
01:13:51on va inventer
01:13:51un principe de fraternité
01:13:52on pourrait inventer
01:13:53plein d'autres principes
01:13:53à partir de plein d'autres mots
01:13:54dans la constitution
01:13:55deuxièmement
01:13:55on considère que ce principe
01:13:57de fraternité ici
01:13:58va censurer la loi
01:13:59qui sanctionne
01:14:00le passeur de migrants
01:14:01parce qu'il héberge
01:14:02des personnes
01:14:02dans une situation irrégulière
01:14:03et pardonnez-moi
01:14:04le principe de fraternité
01:14:05même dans le sens latin
01:14:06fratère
01:14:07fratère ça veut dire
01:14:08le frère
01:14:08ce qui appartient
01:14:09à la même fratrie
01:14:09pas à l'universalisme
01:14:11pas à l'humanisme
01:14:12pas à quelque chose
01:14:15qui dépasse
01:14:16la communauté nationale
01:14:16qui par ailleurs
01:14:17fraternité
01:14:18si on termine le cours de droit
01:14:19jusqu'au bout
01:14:19la fraternité
01:14:20c'est la devise
01:14:20c'est dans la devise nationale
01:14:22donc c'est la fraternité
01:14:22dans les membres de la même nation
01:14:23vous voyez bien ici
01:14:24toute la partialité
01:14:25et la subjectivité
01:14:26en l'occurrence
01:14:26le conseil constitutionnel
01:14:27s'est comporté en tribunal
01:14:29il a donné un jugement
01:14:30nous avons Eric
01:14:31qui nous appelle de Paris
01:14:32bonjour Eric
01:14:34bonjour
01:14:34non mais j'écoute
01:14:36votre émission
01:14:38et l'exposé
01:14:41de maître Pierre Gentillet
01:14:42qui est absolument
01:14:42remarquable
01:14:43très clair
01:14:44et très pédagogue
01:14:45moi personnellement
01:14:47je voulais faire apporter
01:14:48deux petites observations
01:14:51personnelles
01:14:52sur la nomination
01:14:53je n'ai aucun problème
01:14:55qu'on nomme des politiques
01:14:57ne me choque pas
01:14:58en soi
01:14:59ça a toujours été cela
01:15:00et je pense
01:15:03que c'est nécessaire
01:15:04ils ont une certaine expérience
01:15:06qui sortent
01:15:07de l'administratif
01:15:08et du juridique
01:15:09ils peuvent apporter
01:15:10une vision humaine
01:15:11qui est bonne
01:15:11en revanche
01:15:12pour moi
01:15:12le véritable problème
01:15:14c'est la décision
01:15:15de 1971
01:15:18qui élargit
01:15:19d'une manière
01:15:20considérable
01:15:21et quand on donne
01:15:21aux juristes
01:15:22ou aux pseudo-juristes
01:15:24enfin bon
01:15:24je n'en sais rien
01:15:25la possibilité
01:15:26d'interpréter les textes
01:15:28ils s'en donnent
01:15:28généralement
01:15:29à cœur joie
01:15:30ils ne s'en privent pas
01:15:30c'est presque l'ADN
01:15:32de leur métier
01:15:33de l'information
01:15:35donc je ne rejetterai pas
01:15:37la pierre
01:15:37mais l'erreur
01:15:39a été cela
01:15:39et j'ai écouté
01:15:41avec beaucoup d'intérêt
01:15:42maître Pierre Gentil
01:15:43en disant
01:15:43qu'on pouvait
01:15:44dans la constitution
01:15:45dans l'article 61
01:15:46dont il parlait
01:15:47la possibilité
01:15:48de revoir cela
01:15:50en y mettant
01:15:51donc des limites
01:15:52et en revenant
01:15:53sur cette décision
01:15:54je serais assez partisan
01:15:56de cela
01:15:57mais je pense
01:15:58que ça
01:16:00il y aurait
01:16:01un sacré
01:16:02tohu-bohu
01:16:02pour celui
01:16:04qui oserait
01:16:05présenter
01:16:05cette mesure
01:16:06alors il faudrait
01:16:07beaucoup de courage
01:16:08sans doute
01:16:08une majorité absolue
01:16:10à l'Assemblée Nationale
01:16:11et sans doute
01:16:13beaucoup de détermination
01:16:14de la case politique
01:16:15pour revoir cela
01:16:16mais je pense
01:16:17que c'est la bonne solution
01:16:18la bonne voie
01:16:19et peut-être même
01:16:20un référendum Eric
01:16:21parce qu'il n'est pas sûr
01:16:22que sur la voie parlementaire
01:16:23peut-être même
01:16:24un référendum
01:16:25mais voilà
01:16:26même être gentil
01:16:29je vous écoute
01:16:29deux remarques
01:16:30en fonction
01:16:30d'ailleurs
01:16:31des deux remarques
01:16:32qui ont été
01:16:33avancées par votre auditeur
01:16:34la première
01:16:35c'est sûr
01:16:36effectivement
01:16:37la composition
01:16:37du conseil constitutionnel
01:16:38moi je pense
01:16:38qu'effectivement
01:16:39c'est pas un problème majeur
01:16:39je vais même aller plus loin
01:16:41on critique souvent
01:16:42le fait que les présidents
01:16:44de la république
01:16:44les anciens présidents
01:16:45de la république
01:16:46puissent siéger
01:16:47au conseil constitutionnel
01:16:48pour ma part
01:16:49j'ai beaucoup réfléchi
01:16:50et je continue encore
01:16:51à y réfléchir
01:16:51et je suis
01:16:52alors je sais que c'est
01:16:53à rebrousse-poil de tout le monde
01:16:54mais je suis plutôt favorable
01:16:55au fait que les présidents
01:16:56de la république
01:16:57puissent siéger
01:16:57je vais juste vous expliquer
01:16:58pourquoi
01:16:59parce qu'on dit
01:17:00assez souvent
01:17:01bah oui ça va politiser
01:17:02encore plus l'institution
01:17:02vous savez ce que j'en pense
01:17:03vous savez que c'est pas
01:17:04de sujet majeur
01:17:04mais je pense surtout
01:17:06que
01:17:07on dit à tort
01:17:08que le conseil constitutionnel
01:17:10que le
01:17:11pardon le général de Gaulle
01:17:12a donné aux anciens présidents
01:17:13de la république
01:17:14la possibilité de siéger
01:17:15et notamment
01:17:16au fameux
01:17:17René Coty
01:17:18et soi-disant
01:17:19ce serait une manière
01:17:20pour lui d'éviter
01:17:20qu'il soit dans le besoin
01:17:21bon René Coty
01:17:22avait une carrière
01:17:23de député
01:17:24ou de sénateur
01:17:25de parlementaire
01:17:25il était largement
01:17:26à l'abri du besoin
01:17:27ça ne tient pas
01:17:27une seule seconde
01:17:28je pense en revanche
01:17:30que le général de Gaulle
01:17:32a une très bonne lecture
01:17:34de notre constitution
01:17:34en ce sens
01:17:35que le président
01:17:36de la république
01:17:36est quand même
01:17:37le garant
01:17:38ou certains diraient
01:17:39le gardien
01:17:40de la constitution
01:17:40et donc des institutions
01:17:42en se faisant
01:17:42pendant 7 ans
01:17:43puis aujourd'hui 5 ans
01:17:45il a pratiqué
01:17:46ces institutions
01:17:48et il avait pour mission
01:17:49de les garder
01:17:49de les maintenir
01:17:50tout en étant bien sûr
01:17:51un acteur politique
01:17:52il les connait de l'intérieur
01:17:53bien sûr
01:17:53il les connait de l'intérieur
01:17:54et dans la vision
01:17:54du général de Gaulle
01:17:55le président de la république
01:17:56attention il est au-dessus
01:17:57des partis
01:17:57ce n'est pas un chef de parti
01:17:59il n'a même plus
01:18:00normalement de couleur politique
01:18:01donc le fait qu'il siège
01:18:03en tant qu'il y a
01:18:04un ancien président de la république
01:18:05des anciens présidents de la république
01:18:06qui siègent au conseil constitutionnel
01:18:07ne me permet pas
01:18:09je suis complètement fou
01:18:10et ne me choque pas
01:18:11on continue la conversation
01:18:13avec maître Pierre Gentilet
01:18:15Eric vous restez avec nous
01:18:16on va poursuivre la conversation
01:18:18dans quelques instants
01:18:19vous pouvez nous appeler
01:18:21au 0826 300 300
01:18:22c'est un sujet
01:18:23qui peut vous toucher
01:18:24qui peut vous intéresser
01:18:25ou vous avez peut-être besoin
01:18:26au contraire
01:18:26de lumière
01:18:27et de précision
01:18:29sur ces enjeux constitutionnels
01:18:31n'hésitez pas à nous appeler
01:18:32Emmanuel Galasso
01:18:33attend votre appel
01:18:34à tout de suite
01:18:35sur Sud Radio
01:18:39vous êtes bien sûr
01:18:40Sud Radio
01:18:41il est 13h49
01:18:42un dernier quart d'heure
01:18:43sur le sujet
01:18:44du conseil constitutionnel
01:18:46qui même s'il est un petit peu
01:18:47ardu et précis
01:18:49nous passionne
01:18:50et je suis évidemment
01:18:50avec un spécialiste
01:18:51avocat
01:18:51Pierre Gentilet
01:18:53qui connaît comme sa poche
01:18:55notre constitution
01:18:56et parle
01:18:57de cette institution
01:18:58avec un certain franc parler
01:19:00parce que
01:19:01des problèmes ont été soulevés
01:19:02sur le fait
01:19:04est-ce que le conseil constitutionnel
01:19:05respecte la volonté démocratique
01:19:07et la souveraineté
01:19:07du peuple français
01:19:08est-ce que c'est son rôle
01:19:09est-ce que c'est son rôle
01:19:10voilà
01:19:10nous avons
01:19:11nous avons
01:19:12Jean-Paul
01:19:13qui nous appelle de Toulouse
01:19:14bonjour Jean-Paul
01:19:15oui bonjour Perico
01:19:17bonjour Maître Gentilet
01:19:18vous vous êtes catégorique
01:19:20Jean-Paul
01:19:20vous pensez
01:19:22qu'on pourrait se passer
01:19:23du conseil constitutionnel
01:19:24non seulement
01:19:25on peut s'en passer
01:19:27mais il faudrait
01:19:28que l'on s'en passe
01:19:29parce que
01:19:29quand j'ai entendu
01:19:30Maître Gentilet
01:19:31tout à l'heure
01:19:31par les super pouvoirs
01:19:34que s'est octroyé
01:19:35le conseil constitutionnel
01:19:37en 1971
01:19:39j'ai fait un bond
01:19:40quand j'ai entendu ça
01:19:41et quand j'ai entendu aussi
01:19:43que tous
01:19:43les anciens présidents
01:19:45de la République
01:19:45veulent faire partie
01:19:46du conseil constitutionnel
01:19:47plus tout un tas
01:19:49d'hommes politiques
01:19:50tous dans le besoin
01:19:51quand on gagne
01:19:5230 000 ou 50 000 euros
01:19:54par mois
01:19:54on est dans le besoin
01:19:55c'est clair
01:19:56donc c'est une honte
01:19:57vis-à-vis
01:19:58vis-à-vis des français
01:19:59cette institution
01:20:00on doit la supprimer
01:20:02ça fera des économies
01:20:04et ça
01:20:05on empêchera
01:20:07de nuire
01:20:07un certain nombre
01:20:08de personnes
01:20:09à la France
01:20:11et aux français
01:20:11parce qu'en fait
01:20:12ces gens-là
01:20:12sont nuisibles
01:20:14fondamentalement
01:20:15nuisibles
01:20:15Jean-Paul
01:20:16j'en discutais
01:20:17avec Pierre Gentillet
01:20:18au Rantenne
01:20:18il me citait
01:20:19les cas des démocraties
01:20:20qui n'ont pas
01:20:20de conseil constitutionnel
01:20:22la Grande-Bretagne
01:20:23et la Suisse
01:20:23qui sont irréprochables
01:20:24n'ont pas de conseil constitutionnel
01:20:25Maître Pierre Gentillet
01:20:27Jean-Paul suggère
01:20:28la suppression
01:20:30du conseil constitutionnel
01:20:31d'abord
01:20:31est-ce que vous êtes d'accord
01:20:32deux
01:20:33est-ce que c'est envisageable
01:20:34alors
01:20:36ici c'est le parlant vrai
01:20:37vous dites ce que vous avez envie de dire
01:20:38je vais vous le dire
01:20:38je vais vous le dire
01:20:39mais l'avantage
01:20:40c'est que je peux développer
01:20:41je vais vous le dire
01:20:42en développant
01:20:43je veux déjà rappeler
01:20:44en préambule
01:20:44que nous avons vécu
01:20:46pendant longtemps
01:20:46sans conseil constitutionnel
01:20:47je l'ai rappelé tout à l'heure
01:20:48la troisième réplique
01:20:49elle a duré plus de 70 ans
01:20:50bon c'était pas une affrosse dictature
01:20:52donc on a bien eu
01:20:53des régimes
01:20:54et même la quatrième réplique
01:20:55il n'y avait pas vraiment
01:20:56de conseil constitutionnel
01:20:57c'était un comité constitutionnel
01:20:58bref
01:20:58donc c'est tout à fait possible
01:21:00maintenant
01:21:00si vous me posez la question
01:21:01est-ce que je suis favorable
01:21:02à la suppression du conseil constitutionnel
01:21:04j'ai pas encore tranché
01:21:05moi j'aurais tendance à dire
01:21:06que le conseil constitutionnel
01:21:07peut conserver une utilité
01:21:09déjà en tant que juge de l'élection
01:21:11parce qu'on oublie
01:21:12il y a aussi cette mission là
01:21:13et aussi malgré tout
01:21:14mais je n'ai pas encore tranché complètement
01:21:17sur une forme de contrôle
01:21:18de constitutionnalité
01:21:19mais un contrôle de constitutionnalité
01:21:21qui pourrait être
01:21:22effectivement restreint
01:21:23et déjà restreint dans son périmètre
01:21:25c'est-à-dire on oublie
01:21:25la déclaration des droits de l'homme
01:21:26et du citoyen
01:21:27ça c'est très très clair
01:21:29et peut-être qu'effectivement
01:21:30les modalités de saisine
01:21:31pourraient être restreintes
01:21:32et enfin
01:21:32moi c'est ce que je pense
01:21:33ça c'est des modèles
01:21:35qui ont été imaginés
01:21:36par de grands juristes
01:21:37des cas où par exemple
01:21:39vous voyez
01:21:39on peut tout faire avec le droit
01:21:40mettons qu'une décision
01:21:41du conseil consuel
01:21:43ne nous satisfait pas
01:21:44et bien qu'il y ait
01:21:45la possibilité là-dessus
01:21:46d'un référendum
01:21:48d'initiative citoyenne
01:21:49ou même que le parlement
01:21:50puisse se prononcer
01:21:51derrière
01:21:52avec une majorité
01:21:53plus importante
01:21:54et emporte la décision
01:21:56sur le conseil consuel
01:21:56on peut imaginer des modèles
01:21:58donc je ne suis pas
01:21:58pour répondre à votre question
01:21:59moi j'y réfléchis
01:22:01ça fait des années
01:22:01que je travaille
01:22:02sur ces sujets-là
01:22:03que j'écris
01:22:05au départ
01:22:05j'étais favorable
01:22:06à sa suppression
01:22:07enfin j'étais favorable
01:22:07à la suppression
01:22:08j'étais plutôt enclin
01:22:09à sa suppression
01:22:09mais plus on avance
01:22:11plus j'avance dans ma réflexion
01:22:13plus j'aurais tendance
01:22:13à dire qu'il faut
01:22:14le conserver
01:22:15mais en tout cas
01:22:15certainement pas
01:22:16dans la version poste 71
01:22:18ça c'est certain
01:22:19donc un arbitre
01:22:20des élections
01:22:20oui
01:22:21et ensuite vraiment
01:22:22un contrôle maximum
01:22:23si un gouvernement
01:22:24violait vraiment
01:22:25la constitution
01:22:25oui oui
01:22:26je pense que ça doit
01:22:27être une institution
01:22:28de dernier recours
01:22:29c'est ça mon idée
01:22:29voilà
01:22:30donc Jean-Paul
01:22:31voyez
01:22:32Hervé Mitigé
01:22:33mais vous
01:22:33j'entends votre position
01:22:35et au vu de ce qu'il est devenu
01:22:36je comprends Jean-Paul
01:22:37qu'on puisse considérer
01:22:38que si ça doit fonctionner
01:22:39comme ça
01:22:40je le comprends tout à fait
01:22:40mieux vaut s'en passer
01:22:41on peut discuter de tout
01:22:42c'est un peu votre idée
01:22:43bien sûr
01:22:44tout à fait
01:22:45mais donc
01:22:47à l'heure actuelle
01:22:48où on cherche
01:22:49on devrait chercher
01:22:50des économies
01:22:51un petit peu partout
01:22:52je pense aussi
01:22:53que là
01:22:54ça sera un facteur d'économie
01:22:55parce que je ne sais pas
01:22:56combien coûte
01:22:56ce conseil constitutionnel
01:22:58mais à mon avis
01:22:59ça n'est pas négligeable
01:23:01ça n'est pas
01:23:02ça n'est pas
01:23:03quelques smig
01:23:05Entendu
01:23:06peut-être que des partis politiques
01:23:07prendront cette idée au vol
01:23:10nous avons Laurent
01:23:11qui nous appelle
01:23:12de Mérignac
01:23:13alors vous
01:23:14bonjour Laurent
01:23:14oui bonjour
01:23:15vous Laurent
01:23:16vous considérez
01:23:17qu'il faut quand même
01:23:17un arbitre à un moment donné
01:23:18bah oui
01:23:19il faut un gardien du temple
01:23:20parce que
01:23:21sinon
01:23:22on voit bien
01:23:23la société
01:23:23qui se durcit
01:23:24qui s'extrémise
01:23:25de plus en plus
01:23:25s'il n'y a pas un gardien du temple
01:23:27et puis un juge arbitre
01:23:29on va aller où quoi
01:23:31et on l'entend bien
01:23:32sur l'auditeur précédent
01:23:35qui ne parle que
01:23:36des gens trop payés
01:23:37etc
01:23:38mais qui ne s'attache pas
01:23:39à la fonction
01:23:40et à quoi ça sert
01:23:41bien sûr
01:23:42donc on est dans une société
01:23:43où les gens regardent
01:23:44les choses en surface
01:23:44et pas en profondeur
01:23:46et ça c'est
01:23:47ça c'est vraiment gênant
01:23:48donc oui
01:23:49oui
01:23:49il faut que les institutions
01:23:51évoluent
01:23:52les institutions évoluent
01:23:53avec leur époque
01:23:55donc ça je suis plutôt
01:23:56très d'accord
01:23:57avec l'avocat
01:23:58qui est avec vous
01:24:00voilà
01:24:01j'avais oublié le nom
01:24:02désolé
01:24:03mais
01:24:05on ne jette pas tout
01:24:06à la poubelle
01:24:06parce que
01:24:07les institutions
01:24:08c'est le socle
01:24:09de notre société
01:24:11et à force de tout
01:24:12vouloir jeter
01:24:12il va rester quoi
01:24:14et on voit bien
01:24:15qu'en marchant
01:24:16sur nos règles
01:24:17et nos principes
01:24:18c'est le bazar
01:24:20de plus en plus
01:24:20dans cette société
01:24:21bien reçu
01:24:22message bien reçu
01:24:23le maître Pierre Gentil
01:24:24il vous reste une minute et demie
01:24:25pas deux heures
01:24:26pour nous dire
01:24:27qu'il faut quand même
01:24:28un arbitre
01:24:29oui
01:24:29non mais
01:24:30bien sûr qu'il faut
01:24:31des arbitres
01:24:31et qu'il faut effectivement
01:24:32des institutions
01:24:33qui soient coordonnées
01:24:34de telle sorte
01:24:34qu'il y ait une forme
01:24:36d'équilibre
01:24:36ça c'est entendu
01:24:37mais pour autant
01:24:39moi vous savez
01:24:39je ne suis pas pour
01:24:41une sixième république
01:24:42je ne suis pas pour
01:24:42une révolution institutionnelle
01:24:44je pense que
01:24:45en tout cas moi
01:24:47personnellement
01:24:47toute ma réflexion
01:24:48me conduit à dire
01:24:48qu'il faut revenir
01:24:50à l'esprit
01:24:51de la cinquième république
01:24:52à l'esprit originel
01:24:54tel que le voulait
01:24:55le général de Gaulle
01:24:56et pas les partis politiques
01:24:57qui finalement
01:24:58ont eu la peau
01:24:59d'ailleurs
01:24:59du général de Gaulle
01:25:00en 1969
01:25:01donc je pense que finalement
01:25:02nos institutions
01:25:03on doit les préserver
01:25:04mais plus encore
01:25:05les restaurer
01:25:06et ils ont le contrôle
01:25:07indirect du conseil constitutionnel
01:25:08ce que le général de Gaulle
01:25:09ne voulait pas
01:25:09et effectivement
01:25:10avec la dérive
01:25:11qu'on a évoquée ici
01:25:12du conseil constitutionnel
01:25:12donc effectivement
01:25:13en conclusion
01:25:13moi je suis plutôt
01:25:15pour une restauration
01:25:16des institutions
01:25:17de la cinquième république
01:25:18avec un pouvoir exécutif
01:25:20fort
01:25:21certes tempéré
01:25:22par le parlement
01:25:23mais avec
01:25:24et par la magistrature
01:25:27et par les juges
01:25:27bien sûr
01:25:28par le pouvoir judiciaire
01:25:29mais en même temps
01:25:29que in fine
01:25:30l'équilibre de ces trois pouvoirs
01:25:32ne conduisent pas
01:25:32à la paralysie
01:25:33de la décision populaire
01:25:34et la décision populaire
01:25:36c'est celle qui sort
01:25:36des urnes
01:25:37et celle qui sort
01:25:37du référendum
01:25:38et elle, elle ne doit souffrir
01:25:40d'aucun contre-pouvoir
01:25:41car elle est la source
01:25:42la légitimité
01:25:45pardon
01:25:46même
01:25:46de ces différents pouvoirs
01:25:48et ça
01:25:48le président du conseil constitutionnel
01:25:51ne doit pas l'oublier
01:25:52la notion de peuple souverain
01:25:53est dans l'article 1er
01:25:54de la constitution
01:25:55il est le fondement
01:25:56de notre démocratie
01:25:57et le seul garant
01:25:59la souveraineté du peuple
01:26:00s'exerce par la voie
01:26:01de ses représentants
01:26:02et par référendum
01:26:03tout est dit
01:26:04merci maître Pierre Gentilly
01:26:05d'avoir été avec nous
01:26:06nous avons éclairé
01:26:06sur ce sujet épineux
01:26:07du conseil constitutionnel
01:26:09et je pense qu'il y aura
01:26:10d'autres occasions
01:26:11de vous recevoir
01:26:12parce que nos institutions françaises
01:26:14sont souvent sujettes à polémique
01:26:16et on a besoin d'un décryptage
01:26:17à très bientôt
01:26:18merci à vous
01:26:18quant à nous
01:26:19je vous dis à lundi
01:26:21voilà
01:26:21nous allons
01:26:22nous allons voguer
01:26:23vers d'autres
01:26:23vers d'autres horizons
01:26:24pour aimer ce pays
01:26:26et le visiter un peu plus
01:26:28et je vous retrouve
01:26:28je vous retrouve lundi prochain
01:26:29je vous laisse
01:26:30avec Brigitte Laé
01:26:32et demain
01:26:32c'est André Bercoff
01:26:34qui prend les commandes
01:26:35de la France
01:26:35dans tous ses états
01:26:36pour d'autres aventures
01:26:38informatives
01:26:38bon week-end
01:26:39midi 14h
01:26:41la France
01:26:42dans tous ses états
01:26:43sur
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