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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-04-14##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 14 avril 2026.
00:00:13On disait avec Maud à l'instant que l'actualité va trop vite à les fournir,
00:00:16mais écoutez, c'est pas pour, on va pas s'en plaindre à nous qui sommes journalistes.
00:00:19Donc Maud Coffler est à mes côtés.
00:00:21Notre bêtier c'est courir après finalement.
00:00:22C'est courir après, Maud a programmé cette émission.
00:00:24Julien Delmas s'assure de la qualité de la diffusion qui est toujours 5 sur 5.
00:00:29et je dirais même 19 et demi sur 20 parce que le vin n'existe pas.
00:00:32Et nous avons Emmanuel Galasso, pièce essentielle de cet édifice,
00:00:36puisque c'est lui qui nous relie à nos auditrices et à nos auditeurs
00:00:39que je vais demander d'appeler sur la totalité de l'émission
00:00:42en leur rappelant que désormais, dès 13h30, ils peuvent appeler,
00:00:46nous sommes à leur disposition, nous sommes à leur écoute.
00:00:48Ils peuvent intervenir pour poser des questions, donner leur avis, interpeller l'invité.
00:00:52Voilà, cette émission est la leur parce que cette radio est celle du Parlons Vrai
00:00:55et que le Parlons Vrai, c'est d'abord les auditeurs qui savent le conduire,
00:00:59qui savent le vivre et le partager avec nous.
00:01:02Merci d'être là à tous.
00:01:04Donald Trump n'est-il pas en train d'embarquer le monde vers des horizons hasardeux ?
00:01:09Je disais tout à l'heure dans le teasing, en après,
00:01:11c'est pas Simbal Demarin, c'est Donald Demarin.
00:01:14L'échec de son coup de force contre l'Iran l'autorise-t-il à prendre le risque
00:01:18d'une catastrophe économique mondiale ?
00:01:21Nous en discutons à 12h10 avec l'amiral Alain Houdot de Dainville,
00:01:26ancien chef d'état-major de la Marine Nationale.
00:01:29L'échange va être très sérieux.
00:01:31Le gouvernement a finalement reculé sur son projet de 1er mai ouvré.
00:01:35Nous en évaluons la portée politique de façon, à mon avis,
00:01:40assez réjouissante pour lui à 12h45,
00:01:42avec Nicolas Boné-Houlage, adjoint communiste à la mairie de Paris,
00:01:46précisément chargé du commerce et de l'artisanat.
00:01:50De 13h à 14h, on va parler d'un sujet qui est autrement ou aussi inquiétant
00:01:55que le détroit d'Holmuse.
00:01:58Le monde veut éviter la guerre, mais il n'évitera pas celle de la cocaïne,
00:02:02dont les dimensions relèvent déjà du cataclysme.
00:02:05C'est ce que nous dit Alain Delpirou, auteur de Cocaïne sans frontières,
00:02:09fait enquête sur une drogue mondialisée aux éditions du CERF
00:02:13et pendant une heure, une demi-heure, trois quarts d'heure,
00:02:16on va discuter avec lui, voilà, où en est-on sur cette guerre contre la cocaïne ?
00:02:20Est-ce que le narcotrafic va devenir le grand fléau de la planète à échelle mondiale ?
00:02:25Et faut-il s'en inquiéter ?
00:02:26Bien entendu qu'il faut s'en inquiéter.
00:02:28Maud, on ne va pas parler que de ça.
00:02:30Non, il n'y a pas que des bonnes nouvelles.
00:02:32Enfin d'ailleurs, ce n'était pas des bonnes nouvelles jusqu'à présent, je crois.
00:02:34Non.
00:02:35Non, on va parler des solutions du groupe de rachet à Paris
00:02:38pour lutter contre le harcèlement à l'école, la violence, les agressions des profs,
00:02:43des caméras, des caméras dans les écoles.
00:02:45On verra, c'est vraiment une bonne solution.
00:02:47Et puis l'islamisme dans les universités,
00:02:50on en avait parlé un tout petit peu hier lorsqu'on évoquait les perles,
00:02:52on en parle aujourd'hui.
00:02:54Vous allez voir, c'est assez inquiétant quand même.
00:02:56Alors que des sujets qui nous font peur.
00:02:58Et qui vont sans doute vous faire réagir.
00:03:00Et on attend vos appels maintenant et tout à l'heure,
00:03:03effectivement à partir de 13h30, 13h45.
00:03:06Au 0826-300-300,
00:03:07qui est la clé d'information.
00:03:09Voilà, bienvenue sur Sud Radio.
00:03:11Restez avec nous pendant ces deux heures
00:03:13et partagez à la fois nos émotions
00:03:15et nos besoins de communiquer et de vous informer.
00:03:19Sud Radio.
00:03:20La France dans tous ses états.
00:03:22L'humeur de Perico.
00:03:24Mon humeur porte sur les deux personnalités
00:03:27que sont Donald et Bibi.
00:03:29Donald Trump, président des Etats-Unis d'Amérique.
00:03:32Et Bibi, Benjamin Netanyahou, premier ministre d'Israël.
00:03:34Est-ce qu'on n'est pas en train, à partir là, d'aujourd'hui,
00:03:39de s'aventurer vers des horizons qui sont confuses ?
00:03:43Tout ça parce que le premier ministre israélien,
00:03:46c'est quand même un élément fondamental dans ce conflit
00:03:48qui dure depuis le 7 octobre 2023,
00:03:50cette tragédie abominable du 7 octobre 2023.
00:03:53Mais est-ce que le premier ministre d'Israël,
00:03:56Benjamin Netanyahou,
00:03:56n'est-il pas en train de trouver tous les prétextes
00:03:59et tous les moyens pour prolonger cette guerre ?
00:04:00Car nous savons que le moment où il ne sera plus premier ministre,
00:04:03son mandat prendra fin comme celui de Victor Orban,
00:04:06il aura des comptes à rendre devant la justice israélienne.
00:04:09Et la justice israélienne n'étant pas plus tendre,
00:04:13ni moins objective que la française,
00:04:15et bien comme Nicolas Sarkozy,
00:04:17il pourrait peut-être faire un tour par la case prison.
00:04:19Et donc pour s'en préserver,
00:04:20tous les moyens sont bons.
00:04:21Alors évidemment, on ne sait jamais à quel seuil on est confronté,
00:04:24mais tous les moyens sont bons pour poursuivre cette guerre.
00:04:26Là-dedans, le président Trump qui s'est pris...
00:04:30Vous savez, dans Astérix et Caillus Bonus,
00:04:33au début, dans le premier numéro,
00:04:35il veut tester s'il a la force de la potion magique.
00:04:39Il commence par soulever un rocher,
00:04:41il n'y arrive pas.
00:04:41Il déplace une pierre un peu moins grosse,
00:04:44il n'arrive pas non plus.
00:04:45Il essaie de déplacer une grosse pierre,
00:04:47il n'arrive pas.
00:04:47Finalement, il tombe sur un caillou,
00:04:49il arrive à le déplacer,
00:04:50il croit qu'il y a la potion magique,
00:04:51qu'il y a la force éternelle.
00:04:52Eh bien, on a l'impression que Donald Trump,
00:04:55après son succès à Caracas,
00:04:57après son succès à Caracas,
00:04:58s'est dit, mais le monde est à moi,
00:05:00je peux faire ce que je veux.
00:05:01Et il s'est lancé dans cette aventure périlleuse,
00:05:05à la suite de l'attaque de l'Iran
00:05:07par Netanyahou, par les fusées israéliennes,
00:05:09et s'il dit, je vais faire une bouchée des Iraniens.
00:05:12ça n'en prend pas le chemin,
00:05:15on est en train de s'enliser,
00:05:16il est en train de s'enliser,
00:05:17il est en train d'entraîner le monde,
00:05:18le monde occidental, l'économie mondiale,
00:05:20vers un chaos énergétique.
00:05:22Le détroit d'Ormus est bloqué,
00:05:24il décide de rajouter au blocus des Iraniens
00:05:26le blocus de la flotte américaine.
00:05:29On va en discuter avec l'amiral Houdo d'Enville,
00:05:31justement, et là, on est confronté,
00:05:34on est dans l'impasse.
00:05:34Alors, le détroit d'Ormus est une impasse.
00:05:36Vers où nous embarquent ces deux personnages ?
00:05:39Voilà, alors on leur dit tout simplement,
00:05:41avec beaucoup de respect,
00:05:42Bibi et Donald,
00:05:44vous commencez à nous les briser menus.
00:05:46Dans ce brouhaha international,
00:05:49la voix française peine à se faire entendre.
00:05:51On en parle avec l'amiral Alain Houdo de D'Enville
00:05:53dans un petit instant.
00:05:54Il est l'ancien chef d'état-major de la marine.
00:05:55Et n'hésitez pas à l'appeler,
00:05:57à nous appeler en direct sur Sud Radio.
00:06:00C'est l'occasion au 0826 300 300.
00:06:03A tout de suite.
00:06:05Midi 14h, Sud Radio,
00:06:08la France dans tous ses états,
00:06:10le fait du jour.
00:06:11Le blocus du détroit d'Ormus est entré en vigueur hier à 16h.
00:06:14Les Etats-Unis ont ainsi pris le contrôle
00:06:16de cette voie maritime stratégique
00:06:18pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
00:06:20Hier, Emmanuel Macron a annoncé une conférence
00:06:22entre la France et le Royaume-Uni
00:06:23en vue d'une mission multinationale pacifique
00:06:26destinée à restaurer la navigation dans le détroit.
00:06:29On en parle aujourd'hui avec l'amiral Alain Houdo de D'Enville,
00:06:31l'ancien chef d'état-major de la marine.
00:06:32Bonjour.
00:06:34Mes respects, amiral.
00:06:36Merci d'être en direct à l'antenne sur Sud Radio.
00:06:38Je rappelle brièvement les étapes de votre glorieuse carrière.
00:06:42Vous êtes un marin, vous êtes un tacticien, vous êtes un stratège.
00:06:45Vous avez commandé le Clémenceau et le Victor Schoelcher
00:06:48dans le détroit d'Ormus, dans le Golfe.
00:06:51Vous avez été chef de cabinet du général Jean-Pierre Kech,
00:06:55chef d'état-major des armées,
00:06:58entre 2005 et 2008,
00:06:59c'est-à-dire sous la présidence de Jacques Chirac,
00:07:03et ensuite chef d'état-major des armées de 2005 à 2008,
00:07:06sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
00:07:08Non, de la marine, de la marine.
00:07:10Chef d'état-major de la marine, de la marine nationale.
00:07:12Voilà, vous étiez le chef des marins.
00:07:15Donc vous avez les pieds sur mer, c'est le cas de dire,
00:07:18vous êtes marin, vous connaissez cette situation.
00:07:21Ma question est très simple, amiral,
00:07:24j'ai dit que vous étiez tacticien, stratège et marin à la fois.
00:07:27Est-ce que le blocus décidé par le président Donald Trump
00:07:31face au blocus des Iraniens,
00:07:33sur un périmètre, j'ai vu la carte,
00:07:35le périmètre va de la côte pakistanaise jusqu'à Oman,
00:07:39puisqu'il ne peut pas faire ce blocus sur le littoral iranien.
00:07:42Est-ce que techniquement ça peut porter ses fruits,
00:07:45ou est-ce que c'est une opération qui est juste un effet de manche,
00:07:48et qui peut ne pas avoir d'effet aussi positif
00:07:51que le président des Etats-Unis l'attend ?
00:07:54D'abord, il y a d'un côté le blocus américain qui est tout récent,
00:07:58et de l'autre côté, ce n'est pas un blocus, c'est un blocage,
00:08:01c'est-à-dire un contrôle très serré sur ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz.
00:08:06Alors le détroit d'Hormuz, c'est un endroit assez resserré,
00:08:10et qui est formé d'eau territoriale.
00:08:14D'un côté, au nord, ce sont les eaux territoriales de l'Iran,
00:08:17et au sud, les eaux territoriales d'Oman.
00:08:19Donc toute action que l'on peut entreprendre doit être avec l'accord,
00:08:25juridiquement parlant, d'un des deux pays.
00:08:28L'Iran, l'accord semble un peu difficile dans le cas actuel,
00:08:32et de l'autre côté, Oman.
00:08:33Donc toute action militaire ne peut être que soumise
00:08:37à l'appréciation et à l'accord d'Oman.
00:08:41Quand on voit la configuration du détroit d'Hormuz,
00:08:43on a cette pointe, ce cap qui part de Oman,
00:08:46qui rentre comme un poignard dans le littoral iranien,
00:08:48ça crée une courbe d'ailleurs.
00:08:49Donc vous nous expliquez clairement, il y a des eaux territoriales respectives,
00:08:53les iraniennes et les omanaises.
00:08:55Ce qui veut dire que la libre circulation,
00:08:57c'est là où on a du mal à comprendre.
00:08:59Sur les eaux territoriales omanaises,
00:09:01le trafic pétrolier pourrait passer sans problème.
00:09:04Ou est-ce que l'Iran bombarde également,
00:09:06envoie également des drones sur les pétroliers
00:09:08qui sont en eaux territoriales omanaises.
00:09:12Et ensuite, le blocus tel qu'il est,
00:09:14effectivement c'est un blocage,
00:09:15puisque l'Iran a décidé de bombarder tous les pétroliers.
00:09:19Le président Trump a décidé que lui qui ferait une sélection,
00:09:21il n'empêchera que les vaisseaux qui transportent du pétrole iranien.
00:09:26Est-ce que vous pensez réellement que la marine des Etats-Unis
00:09:29peut détruire des pétroliers,
00:09:31qui par exemple exporteraient du pétrole iranien vers la Chine,
00:09:34ils peuvent les couler dans le détroit d'Ormuz,
00:09:38ou à la sortie du Golfe ?
00:09:39Sûrement pas.
00:09:40Non, il n'est pas question de couler des bateaux dans le détroit.
00:09:44Le remède serait pire que le mal.
00:09:47D'abord, la menace iranienne,
00:09:49c'est une menace présumée de mines.
00:09:53Et de mines qui ont été posées dans le dispositif de séparation de trafic,
00:09:59c'est-à-dire dans l'endroit,
00:10:01la route que doivent prendre les bateaux pour entrer et sortir,
00:10:04agréés par les Nations Unies,
00:10:06et qui se trouvent dans les eaux territoriales omanaises.
00:10:08Et c'est là-dedans que l'Iran a proclamé avoir mis des mines.
00:10:13Donc ils ont miné tout le détroit ?
00:10:15Ils ont proclamé avoir miné.
00:10:18Il y a une différence qui est notable.
00:10:20Est-ce que c'est vérifiable ?
00:10:21Oui, avec des drones sous-marins,
00:10:24normalement amenés par des bâtiments de chasse aux mines,
00:10:26mais qu'on peut peut-être utiliser à partir de terre,
00:10:29parce que c'est tout près de la terre,
00:10:31c'est tout près de la presqu'île du Nord dont vous parliez,
00:10:33la presqu'île de Mouzendam,
00:10:36ou sur laquelle il y a un sémaphore
00:10:39qui permet aux omanaises de surveiller tout ce qui se passe dans la région.
00:10:42Rappelons la largeur du détroit,
00:10:43à son endroit le plus étroit,
00:10:45c'est de 29 kilomètres de mémoire.
00:10:49Donc un périmètre extrêmement restreint,
00:10:51parfaitement contrôlable,
00:10:53pour le mouvement en tout cas des grands pétroliers,
00:10:55qui sont des vaisseaux énormes.
00:10:57Le blocus américain consiste en quoi ?
00:11:00Il interdit le passage,
00:11:01M. Trump menace d'interdire le passage,
00:11:04alors donc il ne le coule pas,
00:11:05en espérant qu'il ne passe pas à l'acte militaire,
00:11:08en envoyant un missile,
00:11:09il interdirait le passage dans les deux sens,
00:11:12à des pétroliers qui seraient chargés de pétrole iranien,
00:11:14vers des pays importateurs.
00:11:16Non mais les pétroliers chargés de pétrole,
00:11:18c'est vers la sortie.
00:11:19Oui, mais est-ce qu'il peut aussi empêcher
00:11:21ceux qui viennent le chercher ?
00:11:22Ils pourraient dire aussi,
00:11:22où est-ce que vous allez ?
00:11:23Je vais en Iran chercher du pétrole.
00:11:24Ah bah s'ils vont vers un port iranien,
00:11:27il peut, selon les termes de son blocus,
00:11:30mais un blocus qui n'est pas,
00:11:32qui est illégal,
00:11:33parce que c'est un blocus,
00:11:34c'est un acte de guerre
00:11:35qui doit être sous résolution des Nations Unies.
00:11:37Il n'y a pas de résolution.
00:11:38On entend qu'il s'en passe.
00:11:39Mais, malgré tout,
00:11:40vous vous rappelez que même cette procédure-là
00:11:42doit répondre à une autorisation
00:11:44du Conseil des Nations Unies.
00:11:46Le Conseil de sécurité des Nations Unies.
00:11:47Sur lequel il s'assoit.
00:11:48Ça peut porter ses fruits à un moment donné,
00:11:50c'est-à-dire qu'en fait,
00:11:51il bloque totalement le trafic iranien,
00:11:54du pétrole iranien,
00:11:55et il laisserait passer les autres pétroliers.
00:11:57Ah bah il a intérêt, oui,
00:11:59à laisser passer les pétroliers,
00:12:01par exemple chargés de pétrole saoudien,
00:12:03qui viennent de ports d'Arabie saoudite,
00:12:07ou des Émirats, ou d'ailleurs,
00:12:09il a tout intérêt à les laisser passer.
00:12:11Sinon, il se met à dos tous ses alliés,
00:12:13tous les pays qui sont plutôt dans son camp,
00:12:17qui forment le sud du golfe arabo-persique.
00:12:20Est-ce que le risque amiral n'est pas
00:12:22que si les Iraniens se sentent coincés,
00:12:25ils s'en prennent aux pétroliers
00:12:26ne transportant pas leur pétrole ?
00:12:28On a vu un ou deux pétroliers
00:12:30au tout début du conflit
00:12:32que les Iraniens ont attaqué avec des drones.
00:12:34On les a vus en flamme.
00:12:35Ça veut dire qu'ils ont quand même,
00:12:36depuis le littoral iranien,
00:12:38la possibilité d'envoyer des drones
00:12:39ou peut-être des missiles
00:12:40sur des pétroliers qui ne seraient pas
00:12:42ou c'est plus difficile comme action ?
00:12:44Ils ont différents moyens d'attaque.
00:12:47Ce n'est pas uniquement les drones,
00:12:48parce que les drones,
00:12:48normalement, ça va vers une cible fixe.
00:12:52Quand le bâtiment est au mouillage,
00:12:53on peut envoyer un drone.
00:12:55Quand ils naviguent, très difficile.
00:12:56C'est plus difficile,
00:12:57mais il y a d'autres moyens
00:12:58de faire du tort.
00:13:00On peut torpiller,
00:13:00ils n'ont pas de sous-marins ?
00:13:02Ils en avaient.
00:13:03Ils en avaient ?
00:13:03Mais non, ce n'est pas torpiller,
00:13:05c'est avoir une embarcation rapide,
00:13:07un peu hybride.
00:13:09Si vous voulez,
00:13:09une embarcation qui sert à faire du tourisme,
00:13:10et vous mettez dessus des armes,
00:13:12vous pouvez faire du tort à un bateau.
00:13:15C'est ce qu'on a vécu
00:13:17dans les années 1987-88,
00:13:19pendant la guerre des pétroliers,
00:13:20où la menace principale,
00:13:22c'était des attaques
00:13:23par des petites embarcations.
00:13:24Et c'est toujours le cas.
00:13:25Il y a un risque de dégénérescence
00:13:27du coup du conflit.
00:13:28S'il y a un vrai blocage
00:13:29des deux parties,
00:13:30est-ce que la pression peut monter
00:13:31et que les actions
00:13:33des uns et des autres
00:13:34deviennent de plus en plus violentes,
00:13:35avec carrément des pétroliers
00:13:36qui finissent quand même
00:13:37par s'enflammer ou par couler ?
00:13:39Non, je ne pense pas.
00:13:40Parce que pour le moment,
00:13:41il y a la volonté
00:13:42de reprendre les négociations,
00:13:45visiblement.
00:13:45Parce qu'on parle de rendez-vous
00:13:49qui auraient lieu à nouveau
00:13:50à Islamabad.
00:13:51Donc il y a quand même
00:13:51la volonté de dédramatiser.
00:13:53Et puis jusqu'à présent,
00:13:55le blocus américain
00:13:57est en vigueur
00:13:57depuis hier,
00:13:58mais à 16h,
00:13:59heure française.
00:14:00Et pour le moment,
00:14:01il n'y a pas eu
00:14:02d'action militaire.
00:14:03Il y a eu un ou deux pétroliers
00:14:05qui ont fait demi-tour quand même.
00:14:07Dans quel sens ?
00:14:08Ils sont repartis vers le Golfe
00:14:09ou ils sont repartis...
00:14:10Il y en a un qui est reparti.
00:14:10Les deux.
00:14:11Les deux.
00:14:11Dans les deux sens, oui.
00:14:12Voilà.
00:14:12Donc ils ne peuvent venir
00:14:13entrer ni sortir.
00:14:15Pour ceux que les Américains
00:14:16ne veulent pas laisser.
00:14:16En tout cas, ils ne veulent pas
00:14:17prendre le risque.
00:14:18Ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas,
00:14:19ils ne veulent pas prendre le risque.
00:14:21On les comprend.
00:14:21Je pense que les compagnies d'assurance
00:14:22doivent être extrêmement méfiantes
00:14:24là aussi,
00:14:24dans les garanties de remboursement
00:14:27s'il y a un accident.
00:14:29Amiral,
00:14:30Donald Trump,
00:14:31président des Etats-Unis,
00:14:32a considéré que l'Occident
00:14:34le lâchait un peu,
00:14:35que l'OTAN,
00:14:36les autres pays de l'OTAN
00:14:36n'étaient pas au rendez-vous.
00:14:38Est-ce qu'il serait légitime
00:14:41que la France s'implique
00:14:42dans ce conflit
00:14:43puisque nous sommes concernés ?
00:14:44Ou est-ce que le président
00:14:45de la République
00:14:46et le gouvernement de la République
00:14:47pour l'instant ont raison
00:14:48de ne pas s'immiscer
00:14:49dans ce conflit,
00:14:50même si on est indirectement concernés
00:14:52à cause du problème métrolier ?
00:14:55On peut difficilement s'associer...
00:14:59Un Etat de droit
00:15:00peut difficilement s'associer
00:15:02à un blocus
00:15:03qui est unilatéral.
00:15:06Vous entrez surtout
00:15:06à cette législation internationale
00:15:09qui est violée,
00:15:11mais il faut la respecter.
00:15:12Sur le blocus.
00:15:13Par contre,
00:15:13le blocage est tout aussi illégal.
00:15:15Bien sûr.
00:15:15Non, non, mais en plus
00:15:16c'est l'Iran.
00:15:17C'est l'Iran, mais...
00:15:19Oui, mais le blocage
00:15:20fait référence au droit de la mer
00:15:23parce que le droit de la mer
00:15:24impose la libre circulation
00:15:26dans les détroits.
00:15:28Or, ni l'Iran,
00:15:29ni les Etats-Unis
00:15:30n'ont signé la Convention
00:15:31sur le droit de la mer.
00:15:32Donc, ces deux pays
00:15:33sont dans l'illégalité...
00:15:35Non, ils sont exempts
00:15:35d'obligations juridiques.
00:15:37Voilà.
00:15:38Ça veut dire que,
00:15:39pour l'instant,
00:15:40nous devons rester vigilants.
00:15:42Quoi qu'il arrive,
00:15:43est-ce que la présence
00:15:44d'une flotte britannique
00:15:46ou européenne,
00:15:46enfin française, britannique,
00:15:49pourrait...
00:15:49qui viendrait un peu s'immiscer
00:15:52entre les deux parties,
00:15:54pourrait jouer les arbitres
00:15:55ou c'est inutile ?
00:15:57Non, je ne pense pas.
00:15:58Je pense que les bâtiments
00:16:01des flottes
00:16:02seront nécessaires
00:16:03quand il y aura un accord
00:16:06qui aura été trouvé.
00:16:07Ils seront nécessaires
00:16:08pour rassurer
00:16:09les équipages
00:16:10des bateaux,
00:16:11parce que j'ai connu ça,
00:16:12je peux vous dire,
00:16:12les équipages,
00:16:13on l'entrouille.
00:16:14Et surtout,
00:16:15rassurer les assureurs
00:16:17pour qu'ils puissent
00:16:19baisser leur taux de risque.
00:16:20On signale les appels
00:16:21de détresse
00:16:22de tous les équipages
00:16:22des pétroliers
00:16:23qui sont bloqués,
00:16:24qui évidemment ont peur
00:16:25pour leur vie,
00:16:25pour la sécurité du navire.
00:16:27Il y a une vraie pression psychologique,
00:16:29il y a une vraie tension,
00:16:29il y a une vraie angoisse.
00:16:31Les marins sont des hommes
00:16:32comme les autres,
00:16:32même si ce sont des militaires,
00:16:34ils peuvent craindre.
00:16:37On est au niveau maximum
00:16:39d'alerte
00:16:40où il peut y avoir,
00:16:41je vous demandais tout à l'heure,
00:16:43est-ce qu'il peut y avoir
00:16:43une dégénérescence
00:16:46que le conflit s'aggrave ?
00:16:48On ne peut pas l'exclure,
00:16:49mais ça ne va pas
00:16:50dans ce sens-là quand même.
00:16:52Parce qu'il y a,
00:16:53pour des raisons propres
00:16:55à chacun des bellégérants,
00:16:57la volonté quand même
00:16:58de calmer le jeu.
00:16:59la situation en Iran
00:17:01n'est sûrement pas très bonne.
00:17:03Les Etats-Unis sont menacés,
00:17:05enfin, menacés,
00:17:06ce n'est pas le terme,
00:17:07mais ont les élections
00:17:08de mid-terme
00:17:08qui vont arriver.
00:17:10Donc,
00:17:10ni l'un ni l'autre
00:17:11n'ont intérêt
00:17:12à faire monter les enchères.
00:17:14On aurait pu évidemment
00:17:16éviter d'en arriver là.
00:17:19Sur l'initiative israélienne
00:17:21de bombarder l'Iran,
00:17:23sans tenir compte
00:17:24de la décision de l'ONU,
00:17:26le président des Etats-Unis
00:17:27qui s'engouffre dans la brèche,
00:17:29je peux dire,
00:17:29qui participe aussi
00:17:30à ce bombardement,
00:17:31vous considérez
00:17:32que le droit international,
00:17:33vous qui avez été
00:17:34patron de la marine nationale
00:17:36et qui avez été
00:17:37chef de cabinet
00:17:38d'un chef d'état-major des armées,
00:17:40vous considérez
00:17:42que le droit international
00:17:43est très abîmé
00:17:44ou qu'on va pouvoir
00:17:45le restaurer
00:17:46une fois que ce conflit
00:17:47sera terminé ?
00:17:47On sera obligé
00:17:48de le restaurer
00:17:49parce qu'il y aura
00:17:51deux loups
00:17:52dans le marigot,
00:17:53les Etats-Unis
00:17:54et la Chine.
00:17:55Et ils ne pourront pas
00:17:57cohabiter
00:17:58s'il n'y a pas
00:17:59des règles de cohabitation
00:18:00et cela donc
00:18:01va nous amener
00:18:02à un droit international
00:18:04qui va
00:18:06très probablement
00:18:07évoluer
00:18:08pour tenir compte
00:18:10de la mentalité
00:18:12et de l'historique chinois
00:18:15pour s'apparier,
00:18:16pour être plus cohérent
00:18:18avec le droit
00:18:19de l'ONU d'aujourd'hui.
00:18:20C'est-à-dire,
00:18:20Amiral,
00:18:21que le risque
00:18:22c'est que la Chine
00:18:23considère que
00:18:23puisque les Etats-Unis
00:18:24et Israël
00:18:25se sont assis
00:18:26sur le droit international,
00:18:27la République Populaire
00:18:28de Chine peut dire
00:18:29moi aussi je m'assois
00:18:30sur le droit international,
00:18:31ils attaquent l'Iran,
00:18:32moi j'ai besoin
00:18:33de récupérer Taïwan
00:18:34et ils pourraient
00:18:35mener une offensive
00:18:35ou faire semblant
00:18:36de mener une attaque
00:18:37à Taïwan.
00:18:38Alors deux choses,
00:18:38d'abord,
00:18:38ils n'ont pas entendu
00:18:39cette guerre
00:18:40pour s'asseoir
00:18:41sur le droit international.
00:18:42Ce qui se passe
00:18:42en mer de Chine
00:18:43est déjà illégal.
00:18:47Ça c'est la première chose.
00:18:48Et puis dans la stratégie
00:18:52militaire chinoise,
00:18:54ils sont des disciples
00:18:56d'un stratège
00:18:58qui s'appelle Sun Tzu.
00:18:59Et Sun Tzu,
00:19:00sa théorie,
00:19:01c'est qu'il faut attendre
00:19:01que le fruit soit mûr
00:19:03pour qu'il tombe tout seul.
00:19:04Donc je pense
00:19:05que vis-à-vis de Taïwan,
00:19:06ils sont plutôt
00:19:07dans cette vision
00:19:07et que de toute façon,
00:19:09ils n'ont pas encore
00:19:10les moyens militaires
00:19:11nécessaires pour débarquer
00:19:12là-bas.
00:19:13Et c'est très compliqué
00:19:14parce que la situation
00:19:15des plages de Taïwan
00:19:17n'est pas du tout
00:19:18celle des plages de Normandie.
00:19:19Ils sont à l'affût
00:19:20ou aux aguets
00:19:21selon l'expression.
00:19:22Amiral,
00:19:23vous avez commandé
00:19:24la marine française
00:19:26de 2005 à 2008.
00:19:28Est-ce que nous restons,
00:19:29est-ce que nous restons
00:19:30au moins sur le plan maritime,
00:19:32une grande puissance
00:19:33militaire mondiale ?
00:19:34J'étends la question
00:19:36aux armées françaises
00:19:37en général.
00:19:39L'époque où l'état-major
00:19:40était ce qu'il était
00:19:41entre 2005 et 2008,
00:19:43il faut reconstruire
00:19:44un peu comme le suggérait
00:19:45le général de Villiers.
00:19:46Est-ce qu'il faut renforcer
00:19:47ou est-ce que les mesures
00:19:48qui ont été prises
00:19:48depuis quelques années
00:19:50contribuent au renforcement
00:19:51des armées françaises
00:19:51et de la marine en particulier ?
00:19:53Alors, il y aurait toujours
00:19:54quelque chose de plus à faire,
00:19:56mais ça,
00:19:56c'est dans la nature humaine.
00:19:57Mais les armées françaises
00:19:59sont quand même
00:20:00à très haut niveau d'opération
00:20:01parce qu'il n'y a pas
00:20:02que le matériel,
00:20:03il y a aussi les hommes.
00:20:04Et les hommes sont
00:20:05de très grande qualité.
00:20:06Et les trois armées,
00:20:07que ce soit la terre,
00:20:08l'air et la mer
00:20:09qui met cher,
00:20:09ce sont des armées
00:20:10performantes.
00:20:11On l'a vu
00:20:11lorsqu'il y avait
00:20:12les opérations
00:20:13dans le Bambel-Mandeb,
00:20:14là je parle pour les marins,
00:20:15où les frégates
00:20:16de la marine nationale
00:20:17ont assumé pleinement
00:20:18leur rôle
00:20:19et ont abattu
00:20:19les missiles
00:20:20quand les bâtiments
00:20:22marchands étaient menacés.
00:20:23Donc, surcouffé
00:20:24du Gui-Trouin
00:20:24n'ont pas à rougir
00:20:25de la marine française actuelle.
00:20:26Oui, et puis il y en a
00:20:27quelques autres aussi.
00:20:28Bien sûr, bien sûr.
00:20:29Merci Amiral
00:20:29d'avoir été en direct
00:20:30sur Sud Radio.
00:20:31Et bien sûr,
00:20:32je me permettrai
00:20:33de vous re-solliciter
00:20:33si la situation
00:20:34l'appelle.
00:20:35Merci infiniment.
00:20:36Restez bien avec nous
00:20:37sur Sud Radio.
00:20:38Dans un instant,
00:20:39les perles.
00:20:40Retenez bien les sujets
00:20:40surtout des perles
00:20:42parce qu'on va faire appel
00:20:43à vos réactions,
00:20:44à vos questions aussi,
00:20:46à vos coups de gueule,
00:20:46pourquoi pas,
00:20:47à partir de 13h30,
00:20:4845.
00:20:49Vous nous appelez,
00:20:50vous appelez Emmanuel Galasso
00:20:51et on vous prendra
00:20:52à l'antenne,
00:20:53on échangera avec vous
00:20:54sur tous ces sujets.
00:20:55On parlera d'islamisme
00:20:56dans les universités,
00:20:57de caméras à l'école,
00:20:57de lobbies cosmétiques,
00:20:59d'arrêts maladies,
00:21:00bref,
00:21:00plein de choses
00:21:01qui peuvent vous concerner.
00:21:02On vous attend donc
00:21:03sur Sud Radio
00:21:03en direct
00:21:04au 0826 300 300.
00:21:06A tout de suite.
00:21:07Sud Radio,
00:21:09la France dans tous ses états,
00:21:11les perles du jour.
00:21:12Pour lutter contre les violences
00:21:14dans le périscolaire,
00:21:15le groupe de Rachida Dati
00:21:16proposera ce mardi
00:21:17lors du Conseil de Paris
00:21:18d'installer des caméras
00:21:19de vidéosurveillance
00:21:20à l'intérieur
00:21:21des 120 écoles parisiennes.
00:21:24Voilà,
00:21:24ça concerne 104 000 élèves,
00:21:26donc il s'agit de surveiller
00:21:2915 000 animateurs
00:21:30en périscolaire
00:21:32sur 626 établissements
00:21:34en total,
00:21:34l'offération est gigantesque
00:21:35et donc Rachida Dati
00:21:36qui a besoin de se refaire
00:21:37un petit peu une,
00:21:38est-ce que je peux dire
00:21:39une beauté
00:21:39ou en tout cas
00:21:40une santé politique
00:21:41après son échec
00:21:42municipal,
00:21:43va déposer aujourd'hui
00:21:45ce projet
00:21:47de nouvelle réglementation
00:21:51c'est dur
00:21:51parce que ça veut dire
00:21:52que c'est une surveillance
00:21:53permanente
00:21:54de tous les élèves,
00:21:55de tous les animateurs
00:21:56sur la totalité
00:21:58des écoles.
00:21:59C'est une vaste opération,
00:22:00évidemment il y a un tollé
00:22:01parce qu'à un moment donné
00:22:02est-ce qu'il y a un seuil
00:22:03où la liberté individuelle
00:22:04est menacée,
00:22:05mais compte tenu,
00:22:06j'allais dire,
00:22:07du scandale,
00:22:07du traumatisme
00:22:08que suscite
00:22:09l'affaire du périscolaire,
00:22:10on se demande
00:22:11si quelque part
00:22:11ce ne serait pas
00:22:12une bonne mesure,
00:22:13je pense qu'il doit y avoir
00:22:13un coup.
00:22:14On va voir ce qu'Emmanuel Grégoire
00:22:15répond qui a dit,
00:22:16il a dit lui-même,
00:22:17je prends un bras-le-corps,
00:22:18ça c'est ma première mission,
00:22:20et bien Rachida Dati
00:22:21lutte en la perche,
00:22:22commençons déjà
00:22:22par installer
00:22:23des caméras
00:22:24et des vidéosurveillances
00:22:25et puis on verra ensuite
00:22:26s'il faut surveiller
00:22:27les individus
00:22:27les plus dangereux.
00:22:28C'est toujours un peu gros
00:22:30comme démarche je trouve
00:22:31parce que Rachida Dati
00:22:32avait aussi proposé
00:22:33de mettre,
00:22:34je ne sais plus si c'était
00:22:34Rachida Dati,
00:22:35il me semble que c'était
00:22:35elle qui avait proposé
00:22:36de mettre des grilles
00:22:37autour du trocadéro
00:22:39ou du champ de Mars
00:22:40pour éviter
00:22:41les mélanges en gros
00:22:42parce que les individus
00:22:44pénètrent dans un environnement.
00:22:45Si elle avait été émire de Paris,
00:22:45elle aurait protégé
00:22:46les lieux publics
00:22:47de façon à savoir
00:22:48qui rentre, qui sort.
00:22:49Là on est dans une mesure
00:22:50de police.
00:22:50Mais là c'est dans
00:22:51les établissements colères,
00:22:52des caméras,
00:22:53dans les 626 établissements,
00:22:55il y a un gros budget.
00:22:56Alors si j'étais marchand
00:22:56de caméras,
00:22:57je serais content,
00:22:58je pense qu'il faudrait investir.
00:22:59C'est le moment
00:22:59de faire des devis.
00:23:00On verra bien ce que ça donne.
00:23:02Réponse cet après-midi.
00:23:05Maud,
00:23:07l'islamisme est en train
00:23:09de pénétrer
00:23:10les universités.
00:23:11C'est l'élection
00:23:12d'un membre du syndicat
00:23:13des étudiants musulmans
00:23:14de France au CRUS
00:23:15qui a mis le feu
00:23:16aux poudres.
00:23:17Vous savez,
00:23:17tous les deux ans,
00:23:18les étudiants sont appelés
00:23:19à voter pour leurs représentants
00:23:20au conseil d'administration
00:23:21des CRUS,
00:23:22les centres régionaux
00:23:23des oeuvres universitaires
00:23:24et scolaires.
00:23:25Ce sont des établissements
00:23:26publics qui permettent
00:23:26de traiter de la vie
00:23:28des campus
00:23:28et des conditions d'études
00:23:29des étudiants,
00:23:30bourses, logements,
00:23:31aides, restaurations, etc.
00:23:33Donc le 1er avril,
00:23:34les 181 élus
00:23:35des CRUS
00:23:35étaient appelés à voter
00:23:36pour élire
00:23:37leurs 8 représentants nationaux
00:23:38pour les deux prochaines années.
00:23:40Et alors,
00:23:40pourquoi l'élection
00:23:41d'un membre
00:23:41des étudiants musulmans
00:23:42de France fait scandale ?
00:23:43Parce qu'il a été démontré
00:23:44par Florence Bergeau-Blacler,
00:23:46chargée de recherche
00:23:47au CNRS,
00:23:48bien connue
00:23:48pour ses enquêtes
00:23:49sur l'islamisme,
00:23:49que cet organisme
00:23:50est la branche étudiante
00:23:51des frères musulmans
00:23:52de France,
00:23:53une filiation confirmée
00:23:54par Mohamed Louisi,
00:23:56ancien cadre de l'Union
00:23:57des organisations islamiques
00:23:58de France.
00:23:59Pour l'Uni,
00:24:00l'entrée des étudiants
00:24:00musulmans de France
00:24:01au CRUS
00:24:02représente une menace.
00:24:03Le syndicat étudiant de droite
00:24:05dénonce une association
00:24:06qui porte
00:24:06l'agenda idéologique frériste
00:24:08dont l'objectif
00:24:09est d'imposer
00:24:10des idées contraires
00:24:10aux valeurs de la République.
00:24:12Pour l'heure,
00:24:12le délégué national
00:24:13de l'Uni indique
00:24:14que le programme
00:24:14des EMF
00:24:15n'évoque qu'une meilleure
00:24:16traçabilité des plats
00:24:17en présence d'alcool
00:24:18et de porc
00:24:18dans les restaurants universitaires,
00:24:20donc rien de gravissime
00:24:21pour l'instant.
00:24:22Il craint néanmoins
00:24:22des dérives idéologiques
00:24:23et religieuses.
00:24:24Un mandat à suivre.
00:24:25On est dans un cas
00:24:27caractéristique de l'entrisme.
00:24:28Donc j'espère
00:24:29que les pouvoirs publics
00:24:30et les autorités
00:24:31concernées et compétentes
00:24:32prendront les mesures
00:24:33pour éviter
00:24:33que ça n'aille plus loin.
00:24:36Le lobby Cosmetics Europe
00:24:38qui défend les intérêts
00:24:39des géants du secteur
00:24:40a fait une demande
00:24:41un peu osée
00:24:42auprès de l'Union Européenne.
00:24:43Eh bien justement,
00:24:44je vous pose la question
00:24:44aux prises éditeurs
00:24:46de...
00:24:46Est-ce que vous utilisez
00:24:47des shampoings,
00:24:48des produits cosmétiques,
00:24:50des rouges à lèvres,
00:24:51voilà,
00:24:52des produits pour la douche ?
00:24:53Moi je ne lève jamais donc...
00:24:53Et voilà,
00:24:54je le sais bien
00:24:55et pourtant vous vous sentez bon
00:24:56malgré tout.
00:24:57Oh non merci.
00:24:57Et pourtant,
00:24:58ces produits sont chargés
00:24:59de substances toxiques,
00:25:01nocives.
00:25:02On parle de produits
00:25:03cancérogènes,
00:25:03mutagènes,
00:25:04en tout cas c'est dangereux.
00:25:06Eh bien,
00:25:06le Parlement Européen
00:25:08qui avait décidé
00:25:08de réglementer ces produits
00:25:10en demandant le retrait
00:25:11au lobby.
00:25:12Parce qu'il y a
00:25:12un lobby cosmétique Europe,
00:25:14figurez-vous.
00:25:14On leur a demandé
00:25:15de retirer ces produits.
00:25:17Et donc,
00:25:17il y avait des dispositions
00:25:18qui avaient été prises
00:25:19et le puissant lobby
00:25:21cosmétique européen,
00:25:22alors chez nous on a quoi ?
00:25:23On est LVMH,
00:25:24on a L'Oréal,
00:25:25eh bien ont obtenu
00:25:26de la droite du département
00:25:27du Parlement Européen,
00:25:28obtenu de cette droite,
00:25:30donc du Parlement,
00:25:31qu'on repousse le délai
00:25:33au-delà duquel
00:25:34ils ne pourront pas utiliser
00:25:35ces substances
00:25:35qui sont nocivées.
00:25:36Hier,
00:25:37je vous parlais
00:25:37des polluants éternelles,
00:25:39voilà,
00:25:39le Parlement a fait reculer
00:25:41une fois de plus
00:25:41la date dans laquelle
00:25:42on devra évacuer
00:25:44les polluants éternelles
00:25:45de nos biens de consommation
00:25:46et là,
00:25:46c'est le Parlement Européen
00:25:47qui,
00:25:48sous la pression
00:25:49du lobby cosmétique européen
00:25:50très efficace
00:25:51et très puissant,
00:25:52eh bien reporte
00:25:53l'application
00:25:54de ce règlement.
00:25:54Donc attention,
00:25:55quand vous lavez les dents,
00:25:56quand vous lavez les cheveux,
00:25:58quand vous allez sous la douche,
00:25:59vérifiez ce qu'il y a
00:26:00comme produit de dents.
00:26:01En tout cas,
00:26:02appelez-nous,
00:26:02voilà l'occasion
00:26:03de vous manifester
00:26:04au 0826-300-300,
00:26:06Emmanuel Galasso
00:26:07attend votre appel,
00:26:08dites-nous,
00:26:08si vous êtes inquiet,
00:26:09quand on fait sa toilette
00:26:10le matin,
00:26:10quand on prend sa douche,
00:26:11quand on se lave les dents,
00:26:12est-ce qu'on n'est pas sûr
00:26:13d'ingurgiter des substances
00:26:14qui sont mauvaises
00:26:15pour notre santé ?
00:26:16Enfin,
00:26:16on en est là,
00:26:17en 2026,
00:26:18malgré toutes les précautions,
00:26:19j'allais dire,
00:26:20les prises de conscience
00:26:21qu'ont été faites
00:26:21des consommateurs
00:26:22et des pouvoirs publics,
00:26:23on est encore en train
00:26:24de se battre
00:26:24dans des parlements,
00:26:25que ce soit à Paris
00:26:25ou à Bruxelles,
00:26:26pour demander aux gens
00:26:28qui nous pourrissent la vie
00:26:28de faire attention
00:26:29à nous la pourrir
00:26:30un petit peu moins.
00:26:32L'ex-PDG de Lafarge,
00:26:34Bruno Laffont,
00:26:35a été condamné
00:26:36et incarcéré
00:26:37pour financement
00:26:37de groupes terroristes
00:26:38en Syrie.
00:26:39Énorme affaire,
00:26:40que là aussi,
00:26:41sur laquelle aussi
00:26:41vous pouvez réagir,
00:26:42donc,
00:26:43les ciments Lafarge
00:26:44pendant la guerre
00:26:45du Proche-Orient,
00:26:46en Syrie,
00:26:47eh bien,
00:26:48pour continuer
00:26:49leur activité,
00:26:50ils ont tout simplement
00:26:51accepté de passer
00:26:52des accords
00:26:53pour ne pas dire
00:26:54sous-doyer
00:26:54des formations terroristes
00:26:56des groupes
00:26:57terroristes syriens.
00:26:59C'est pas rien,
00:27:00c'est quand même
00:27:01des sommes assez gigantesques,
00:27:03c'est plusieurs millions
00:27:04d'euros qui ont été,
00:27:05on parle de 5,6 millions
00:27:06d'euros
00:27:07qui ont été donnés
00:27:08dans les échanges
00:27:09aux groupes terroristes syriens
00:27:10pour que Lafarge
00:27:11puisse continuer
00:27:12à mener ses activités
00:27:13dans ce pays-là,
00:27:14dans ce terrain.
00:27:15C'est terrible,
00:27:15quand on a...
00:27:16Un total,
00:27:17à un moment donné,
00:27:17avait été accusé
00:27:18aussi d'aller en Birmanie.
00:27:19Je comprends,
00:27:20je comprends l'enjeu
00:27:21pour ces grandes multinationales,
00:27:23pour ces grandes sociétés,
00:27:24mais enfin,
00:27:24il y a un seuil de moralité
00:27:25auquel on ne peut pas
00:27:26continuer à travailler
00:27:27avec les salauds.
00:27:28Et donc là,
00:27:29Bruno Lafant a été condamné
00:27:30à 7 ans de prison ferme,
00:27:33le directeur général adjoint
00:27:34Christian Ayrault
00:27:35aussi à 6 ans,
00:27:37et puis ensuite,
00:27:38il y a entre 6 et 18 ans
00:27:39de prison
00:27:40pour tout le staff
00:27:41des ciments Lafarge.
00:27:43ça s'est passé
00:27:44entre 2013 et 2014,
00:27:46ça prend quand même du temps,
00:27:47envoyé 12 ans après,
00:27:49ça peut être plus réglé
00:27:50plus tôt que ça.
00:27:51Mais enfin voilà,
00:27:51donc il paye cher
00:27:52le fait d'avoir continué,
00:27:53j'allais dire,
00:27:54à faire du fric et du trafic
00:27:55avec les terroristes syriens.
00:27:57Un homme se faisant passer
00:27:59pour médecin
00:28:00a été mis en examen
00:28:01après avoir vendu
00:28:0244 000 faux arrêts maladie
00:28:04sur Internet.
00:28:05Alors,
00:28:06nos épaules seraient
00:28:07avec des fermetures éclaires,
00:28:08les bras nous ont tomberés,
00:28:10Maud,
00:28:10parce que ce genre d'anecdotes,
00:28:12on vous en a parlé souvent
00:28:13sur Sud Radio
00:28:14et notamment dans la France
00:28:15sous les états,
00:28:16souvent c'est pour en rire
00:28:17parce que c'est
00:28:18une petite fraude,
00:28:19mais enfin on s'est dit
00:28:19quand même,
00:28:20où est le contrôle
00:28:21de la sécurité sociale ?
00:28:23Aujourd'hui,
00:28:23tout est sur Internet,
00:28:24nous-mêmes,
00:28:24quand nous faisons des démarches,
00:28:25on les contrôlait
00:28:26au centime près,
00:28:27à la minute près
00:28:27si vous dépassez les délais,
00:28:29et là,
00:28:29il y a un faux médecin
00:28:30de 25 ans
00:28:31qui a émis
00:28:3244 000 faux arrêts maladie
00:28:35sur une plateforme.
00:28:36On peut émettre
00:28:37un arrêt maladie
00:28:38sur une plateforme,
00:28:39ça veut dire
00:28:39qu'on ne consulte pas,
00:28:40on n'a pas le malade,
00:28:41on lui envoie
00:28:4244 000 faux arrêts maladie
00:28:44qui ont circulé
00:28:45dans le monde
00:28:46de la sécurité sociale,
00:28:47de la caisse primaire
00:28:47d'assurance maladie
00:28:48qui ont circulé
00:28:49pour un montant
00:28:50de 1 million d'euros.
00:28:52Il s'est fait
00:28:521 million d'euros
00:28:53en émettant 44 000 faux arrêts.
00:28:55Évidemment,
00:28:56il est en détention prévisoire
00:28:57et il risque
00:28:58que des pays gros.
00:28:59Bon,
00:28:59qu'il y ait des escrocs,
00:29:00il y en a eux partout,
00:29:01il est malin,
00:29:01il a trouvé la combine,
00:29:02des gens évidemment
00:29:03sont ravis.
00:29:04J'imagine,
00:29:05que pensent les gens
00:29:06qui ont bénéficié
00:29:07de tels arrêts maladie ?
00:29:09On dit oui,
00:29:09il ne faut pas soupçonner
00:29:10les arrêts maladie aujourd'hui,
00:29:12est-ce qu'il y a un abus
00:29:13de la part des médecins ?
00:29:14Là, en tout cas,
00:29:1444 000 qui ont été faits
00:29:15par un médecin bidon.
00:29:16Ça interpelle quand même
00:29:17l'opinion publique,
00:29:18j'espère que l'administration
00:29:19suivira et j'espère
00:29:21qu'on se donnera
00:29:21sur tous les moyens
00:29:21de contrôler
00:29:28chez l'ondonien.
00:29:29Ça ne se passe pas en France,
00:29:30mais quand même,
00:29:30ça pourrait très bien arriver ici.
00:29:32Elle a été licenciée
00:29:33après 17 ans de carrière
00:29:34pour avoir arrêté
00:29:35un voleur à l'État-là.
00:29:37Ça m'a rappelé
00:29:38cette scène sidérante
00:29:38d'un restaurateur
00:29:39qui chasse un voleur
00:29:40de sa terrasse à Paris
00:29:41et qui se fait rappeler
00:29:42à l'ordre par des policiers
00:29:43dans la foulée
00:29:43qui lui demandent
00:29:44de ne pas se faire justice
00:29:45lui-même.
00:29:46Et bien là,
00:29:47c'est à peu près aussi aberrant
00:29:48puisqu'un Britannique
00:29:49de 54 ans
00:29:50a perdu son travail
00:29:51pour avoir empêché
00:29:52un homme de voler
00:29:53des chocolats de Pâques
00:29:54dans le magasin
00:29:54où il travaillait.
00:29:55Il s'appelle Walker Smith
00:29:57et il y travaillait
00:29:58depuis 17 ans.
00:29:59Gage de constance,
00:30:00de professionnalisme.
00:30:01Et bien son contrat
00:30:02s'est achevé
00:30:02en un claquement de doigts,
00:30:03en un claquement de portes,
00:30:04la porte de derrière,
00:30:05en l'occurrence,
00:30:05près des poubelles,
00:30:06dit-il.
00:30:07Tout ça pour un excès
00:30:08de vigilance.
00:30:09L'histoire est banale.
00:30:10Walter Smith est alerté
00:30:11par un client
00:30:12qui remarque
00:30:13qu'un homme se tire
00:30:13avec un sac entier
00:30:14de chocolat.
00:30:15Smith lui arrache
00:30:16son sac des mains.
00:30:17Les deux hommes bataillent
00:30:18pour récupérer le butin
00:30:19jusqu'à ce que les chocolats
00:30:20tombent par terre.
00:30:20Le voleur s'enfuit
00:30:22et le responsable
00:30:23du magasin
00:30:24signifie à son employé
00:30:25Walter Smith
00:30:26que son comportement
00:30:28est inacceptable.
00:30:29Alors il se défend.
00:30:30Je ne suis pas
00:30:31une mauvaise personne
00:30:31ni violente
00:30:32ni agressive.
00:30:33J'étais juste frustrée
00:30:34de voir ça
00:30:35jour après jour
00:30:36sans que White Rose,
00:30:37l'enseigne anglaise,
00:30:38ne fasse grand chose
00:30:39pour y remédier.
00:30:40Mais malgré ses excuses
00:30:41et ses années d'ancienneté,
00:30:42il a donc été licencié.
00:30:43Aujourd'hui,
00:30:44il craint de perdre son logement
00:30:45et de se retrouver à la rue.
00:30:46Comme quoi, décidément,
00:30:47la justice,
00:30:48ce n'est pas pour tout le monde.
00:30:48En France,
00:30:49les policiers font
00:30:50très attention
00:30:51à l'usage de leurs armes.
00:30:52Ils ont l'IGS,
00:30:52ce qu'on appelle
00:30:53les bœufs-carottes
00:30:53qui sont là pour surveiller
00:30:54si l'acte a été
00:30:55totalement légitime.
00:30:57Et là,
00:30:57c'est un salarié
00:30:57qui défend les intérêts
00:30:58de son employeur,
00:30:59de son patron de la boîte
00:31:00et il est viré
00:31:01parce qu'il a empêché,
00:31:02il a voulu empêcher
00:31:03un payeur de...
00:31:04Alors on est en Grande-Bretagne,
00:31:05il y a l'ABIAS Corpus,
00:31:06ce sont des valeurs
00:31:08morales et sociales
00:31:09très particulières.
00:31:10On est quand même
00:31:10très loin dans la...
00:31:12Alors là,
00:31:12on n'est plus dans la résilience
00:31:13ni la résignation.
00:31:14Là,
00:31:14on est dans la collaboration
00:31:15carrément.
00:31:15C'est limite, oui.
00:31:17Allez,
00:31:17vous restez bien avec nous,
00:31:18on va revenir
00:31:18sur la proposition de loi
00:31:20sur le 1er mai
00:31:21qui permettrait
00:31:22d'autoriser le travail
00:31:23des salariés
00:31:24dans les commerces de bouche
00:31:25de proximité
00:31:25de travailler le 1er mai.
00:31:27Sur lequel le gouvernement
00:31:28a reculé.
00:31:28Absolument,
00:31:29hier matin.
00:31:30N'hésitez pas à nous dire
00:31:31ce que vous en pensez.
00:31:32Est-ce que vous êtes pour
00:31:32ou contre cette proposition de loi ?
00:31:34En tout cas,
00:31:34on en parle dans un petit instant
00:31:36avec Nicolas Bonnet-Houlage,
00:31:38adjoint à la mairie de Paris,
00:31:400826 300 300
00:31:41pour nous appeler en direct.
00:31:42A tout de suite.
00:31:43Midi 14h,
00:31:44Sud Radio,
00:31:45la France dans tous ses états,
00:31:47Péricault-Légas,
00:31:49Maud Coffleur.
00:31:50La proposition de loi
00:31:51sur le 1er mai
00:31:52qui devait permettre
00:31:52d'autoriser le travail
00:31:53de salariés
00:31:54dans des commerces
00:31:55de bouche de proximité
00:31:56est en panne.
00:31:57Après le recul du gouvernement
00:31:58sur cette loi portée
00:31:59par Gabriel Attal,
00:32:00le Premier ministre
00:32:00Sébastien Lecornu
00:32:01a fait savoir
00:32:02que son équipe
00:32:03fera des propositions
00:32:04pour les commerces
00:32:04de proximité
00:32:05et recevra les professions
00:32:06concernées à Matignon
00:32:07dès cette semaine.
00:32:08Mais à qui profiterait
00:32:10vraiment cette loi ?
00:32:11De quoi parle-t-on
00:32:12concrètement
00:32:12nous sommes avec
00:32:13l'adjoint
00:32:14à la mairie de Paris
00:32:15précédemment chargé
00:32:16du commerce
00:32:16et de l'artisanat
00:32:17aujourd'hui en charge
00:32:17de l'emploi
00:32:18et de l'insertion.
00:32:19Bonjour Nicolas Boné-Houlage.
00:32:20Bonjour.
00:32:21Merci Nicolas Boné-Houlage
00:32:23d'être en direct
00:32:23avec nous en studio
00:32:24sur Sud Radio
00:32:25j'imagine.
00:32:26Alors vous sortez
00:32:27de l'euphorie
00:32:27de la victoire municipale
00:32:29aux élections municipales
00:32:30et maintenant
00:32:30je suppose
00:32:32non seulement
00:32:32en tant qu'élu communiste
00:32:33mais en tant qu'homme de gauche
00:32:34très content
00:32:35que le gouvernement
00:32:35ait fait marche arrière
00:32:36sur ce projet
00:32:37de 1er mai
00:32:39ouvré.
00:32:40Alors je pense
00:32:41que les patrons
00:32:42veuillent ouvrir
00:32:42ça ne vous pose pas de problème
00:32:43mais l'imposer aux salariés
00:32:44c'était ça
00:32:45qui vous chagrinait
00:32:45alors qu'il n'y a pas
00:32:47d'accord de branche.
00:32:48Oui le 1er mai
00:32:49est quand même
00:32:50une tradition
00:32:51très ancienne
00:32:52internationale
00:32:53On peut dire sacrée
00:32:55et qui est un moment
00:32:56d'ailleurs de revendication
00:32:58pour les travailleurs
00:32:59pour les salariés
00:33:00notamment
00:33:01on pourra en parler
00:33:02mais sur l'augmentation
00:33:02des salaires
00:33:03sur les conditions de travail
00:33:04sur la formation
00:33:05sur plein de sujets
00:33:06et donc
00:33:07avoir l'idée
00:33:08de faire une proposition
00:33:09de loi
00:33:10qui est en recul
00:33:11sur les conditions de travail
00:33:13sur les salaires
00:33:13et sur le jour férié
00:33:15qui est le 1er mai
00:33:16était quand même
00:33:16assez scandaleux
00:33:17surtout avec la volonté
00:33:18de le passer
00:33:19dans une commission
00:33:20mixte paritaire
00:33:21et sans débat parlementaire
00:33:22alors que
00:33:23il y a un an exactement
00:33:25j'ai été saisi
00:33:26à l'époque
00:33:26j'étais adjoint au commerce
00:33:27aujourd'hui je suis adjoint à l'emploi
00:33:28j'ai été saisi
00:33:29par les boulangers
00:33:30sur cette situation
00:33:31
00:33:31toutes les boulangeries
00:33:33et les fleuristes d'ailleurs
00:33:34peuvent ouvrir
00:33:35quand il s'agit du patron
00:33:36qui ouvre
00:33:37mais ils ne peuvent pas
00:33:38faire travailler
00:33:39leurs salariés
00:33:40et donc
00:33:40leur demande était simple
00:33:42c'était d'étudier
00:33:43une dérogation
00:33:44qui peut se comprendre
00:33:45qui peut s'étudier
00:33:46et qui aurait pu s'étudier
00:33:48dans un accord
00:33:48de branche professionnelle
00:33:49or ce gouvernement
00:33:51qui n'a pas l'habitude
00:33:52de la démocratie
00:33:52ni du dialogue social
00:33:54on l'a vu à plusieurs reprises
00:33:55plutôt que
00:33:56d'ouvrir
00:33:57une négociation de branche
00:33:58entre
00:33:59les syndicats professionnels
00:34:00les syndicats des travailleurs
00:34:01les représentants du personnel
00:34:03après faire une loi
00:34:04pour ouvrir
00:34:05le jour chômé
00:34:06qui est le 1er mai
00:34:07à tous
00:34:08les commerces
00:34:09et faire d'ailleurs
00:34:10la part mère
00:34:10aux industries
00:34:12plutôt qu'aux petits artisans
00:34:14que sont les boulangers
00:34:15d'ailleurs
00:34:15vous l'avez bien vu
00:34:16ça a été dit
00:34:16ça profite beaucoup plus
00:34:18à des industriels
00:34:19comme la brioche dorée
00:34:20comme d'autres enseignes
00:34:22plutôt qu'à l'artisan
00:34:24qui est seul
00:34:25avec sa famille
00:34:25et qui a un salarié
00:34:26qui ne sont pas des petits artisans
00:34:28la brioche dorée
00:34:28et ses grandes marques
00:34:29qui ne sont pas des multinationales
00:34:31enfin des grands groupes
00:34:32et qui
00:34:32les produits
00:34:33qu'ils mettent à disposition
00:34:34n'ont pas forcément
00:34:35la précision
00:34:36et l'exigence qualitative
00:34:38que les petits artisans
00:34:39ce n'est pas ceux
00:34:39qui gagnent le concours
00:34:40du prix de la baguette tradition
00:34:42tous les ans
00:34:42que j'ai présidé
00:34:43plusieurs années
00:34:44et qui nécessitent
00:34:46un certain savoir-faire
00:34:48qui nécessitent
00:34:49du travail
00:34:51derrière le four
00:34:52or bien souvent
00:34:53on a des boulangeries
00:34:54dans l'industrie
00:34:55qui sont le contraire
00:34:57qui font du réchauffé
00:34:58qui congèlent les pâtes
00:34:59et ce n'est pas bon
00:35:01donc faire la pas belle
00:35:02à ce type d'emploi
00:35:04et d'ailleurs
00:35:05c'est souvent des salaires précaires
00:35:06parce que ce qu'on oublie aussi
00:35:07c'est que derrière
00:35:08ces boutiques
00:35:09c'est souvent des CDD
00:35:10ce n'est pas des CDI
00:35:11c'est souvent des gens
00:35:12qui sont en vente
00:35:13et ce n'est pas forcément
00:35:14des artisans boulangers
00:35:16comme on défend
00:35:17donc derrière
00:35:18il y a aussi la question
00:35:18des conditions de travail
00:35:20et moi
00:35:20je suis venu aussi
00:35:21aujourd'hui
00:35:22en tant qu'adjoint
00:35:23à l'emploi et à l'insertion
00:35:24pour dire qu'il y a des enjeux
00:35:26avec le 1er mai
00:35:27c'est d'améliorer
00:35:28les conditions de travail
00:35:29d'augmenter les salaires
00:35:31d'augmenter aussi
00:35:32les parts de formation
00:35:33et d'être vraiment
00:35:34sur un travail digne
00:35:37respectueux
00:35:37et des formations de qualité
00:35:39Deux questions
00:35:40concomitantes
00:35:40Nicolas Bobonnet
00:35:42ou Latch
00:35:43Premièrement
00:35:43est-ce que vous seriez d'accord
00:35:44au moins au niveau
00:35:45de la commune de Paris
00:35:47au niveau municipal
00:35:48que tous les autres artisans
00:35:50et commerces de proximité
00:35:51outre que les fleuristes
00:35:54et les boulangers
00:35:55puissent s'ouvrir
00:35:56si c'est le chef d'entreprise
00:35:57si c'est le patron
00:35:57qui le décide
00:35:58si c'est une cacaillerie
00:36:00si c'est un marchand
00:36:00de vêtements
00:36:01ou de chaussures
00:36:01le patron tout seul
00:36:03est-ce que ça déjà
00:36:04c'est une idée
00:36:05qu'on pourrait envisager
00:36:06si ça se limite au patron ?
00:36:08Moi
00:36:08mon premier réflexe
00:36:10c'est laisser la place
00:36:11au dialogue social
00:36:13et laisser la place
00:36:14au dialogue
00:36:15dans les branches professionnelles
00:36:16il faut aussi
00:36:17que les salariés
00:36:17s'expriment
00:36:18ce n'est pas
00:36:19une expression
00:36:20sur micro-trottoir
00:36:22de rue
00:36:22est-ce qu'il faut
00:36:22que ça soit ouvert
00:36:23etc
00:36:23même si ça concerne
00:36:24quel patron ?
00:36:25un marchand de chaussures
00:36:26dit moi j'ouvre le 1er mai
00:36:28voilà je suis seul
00:36:29je n'impose pas mes salariés
00:36:30est-ce que c'est quelque chose
00:36:31qui vous choque ?
00:36:32Oui parce que je considère
00:36:34que le 1er mai
00:36:35ne doit être ouvert
00:36:35que les commerces
00:36:37qui sont utiles
00:36:38et nécessaires
00:36:39et obligatoires
00:36:39Ah vous interdisez
00:36:40un patron de travailler
00:36:41s'il veut travailler
00:36:42c'est votre droit
00:36:42je veux dire
00:36:43Non non
00:36:43je n'interdis rien
00:36:44je dis qu'aujourd'hui
00:36:46la loi
00:36:47fait des dérogations
00:36:49pour des services
00:36:51nécessaires et obligatoires
00:36:52c'est le cas des hôpitaux
00:36:53c'est le cas des transports
00:36:55et je considère
00:36:55que dans l'alimentaire
00:36:56c'est le cas des restaurateurs aussi
00:36:58dans l'alimentaire
00:36:59oui c'est une nécessité
00:37:00après acheter des chaussures
00:37:01on peut en acheter
00:37:02on n'achète pas des chaussures
00:37:03tous les jours
00:37:04il y a certains produits
00:37:05qu'on achète une fois
00:37:06voire deux fois
00:37:07voire une fois
00:37:08tous les deux ans
00:37:09donc regardons d'abord
00:37:11la nécessité
00:37:12qui contribue
00:37:13à l'utilité du pays
00:37:15et à l'utilité de chacun
00:37:16et je considère aussi
00:37:18que le 1er mai
00:37:18doit être un moment d'ailleurs
00:37:20où on peut se retrouver
00:37:22en famille
00:37:23où on peut avoir
00:37:24un peu de souffle
00:37:25de respiration
00:37:25dans une vie
00:37:26et que ces jours fériés
00:37:28sont aussi des moments
00:37:29où il y a matière
00:37:30à commémoration
00:37:31parce que le 1er mai
00:37:32est aussi un moment
00:37:33de commémoration
00:37:34par rapport à des travailleurs
00:37:35qui ont manifesté
00:37:37pour avoir la journée
00:37:38des 8 heures
00:37:38et qui sont morts pour ça
00:37:39et c'est un jour
00:37:40de revendication
00:37:41donc moi je considère
00:37:43que c'est comme
00:37:44on a eu tout le débat
00:37:45sur les jours fériés
00:37:46par rapport aux commémorations
00:37:47par rapport à des armistices
00:37:49ou autres
00:37:50je considère
00:37:51qu'il faut les préserver
00:37:51parce que ça fait république aussi
00:37:53et ça fait nation
00:37:54donc vous êtes d'accord
00:37:55pour interdire
00:37:56à un patron
00:37:57d'un commerce
00:37:58autre que fleuriste
00:37:59et boulanger
00:38:01de travailler le 1er mai
00:38:02si son entreprise
00:38:03est en difficulté
00:38:04et qu'il a besoin
00:38:04de ce petit complément
00:38:05de chiffre d'affaires
00:38:06pour préserver
00:38:07les emplois
00:38:07de ses salariés
00:38:08vous dites
00:38:09et bien non
00:38:09tu n'as pas
00:38:10vous n'avez pas
00:38:11à travailler le 1er mai
00:38:12même si c'est pour sauver
00:38:12votre entreprise
00:38:13cette démarche m'étonne
00:38:14je parle bien
00:38:15de ce cas de figure là
00:38:16je ne suis pas
00:38:17vous savez que ça existe
00:38:17s'il y a des patrons aujourd'hui
00:38:19des commerces
00:38:19qui sont un peu en difficulté
00:38:20ils aimeraient bien
00:38:21augmenter leur chiffre d'affaires
00:38:22ce qui est le fait
00:38:23de travailler le 1er mai
00:38:23je vais leur répondre
00:38:24je vais leur répondre
00:38:25au patron
00:38:26qui va augmenter
00:38:26leur chiffre d'affaires
00:38:27le problème
00:38:28ne se règle pas
00:38:28un jour
00:38:29et un jour férié
00:38:30le problème aujourd'hui
00:38:32le problème aujourd'hui
00:38:33je vais vous dire
00:38:33très simplement
00:38:34c'est que
00:38:35quand on regarde
00:38:36l'évolution des salaires
00:38:37et des pouvoirs d'achat
00:38:39de 2020
00:38:41à 2025
00:38:42il y a eu plutôt
00:38:44il n'y a pas eu
00:38:44d'augmentation des salaires
00:38:45et du pouvoir d'achat
00:38:46et on a plutôt
00:38:47une baisse du pouvoir d'achat
00:38:48à la hauteur de 3%
00:38:49c'est-à-dire qu'un salarié
00:38:51sur un salaire moyen
00:38:52a perdu 1000 euros par an
00:38:54donc il consomme moins
00:38:55donc la première chose
00:38:57si on veut augmenter
00:38:58c'est augmenter les salaires
00:38:59pour que les gens
00:38:59puissent consommer
00:39:00la deuxième chose
00:39:01les étrangers qui viennent à Paris
00:39:02ne sont pas confrontés
00:39:03à un problème salarial
00:39:03si ils veulent acheter
00:39:05des chaussures le 1er mai
00:39:06et que le commerçant
00:39:07est content de vendre
00:39:07ces chaussures
00:39:08pourquoi lui interdire ?
00:39:09la deuxième chose
00:39:10c'est que dans le même temps
00:39:11qu'on a une baisse
00:39:12du pouvoir d'achat
00:39:13pour l'ensemble
00:39:13des salariés dans le pays
00:39:14on a eu une augmentation
00:39:17des entreprises du 440
00:39:18qui ont été reversées
00:39:19en dividendes aux actionnaires
00:39:20à hauteur de 55%
00:39:23vous répondez pas à ma question
00:39:25je vous parlez
00:39:26du petit patron
00:39:26commerçant à Paris
00:39:27qui va ouvrir le 1er mai
00:39:29pour vendre aux étrangers
00:39:30et améliorer le chiffre d'affaires
00:39:31de son emploi
00:39:32pour préserver ses emplois
00:39:33le problème c'est qu'aujourd'hui
00:39:35les grandes entreprises
00:39:36qui sont au 440
00:39:38font des bénéfices
00:39:39et reversent ça
00:39:40en profit
00:39:41et en dividendes
00:39:42à leurs actionnaires
00:39:42plutôt que de relancer l'économie
00:39:45et notamment
00:39:46par
00:39:47l'augmentation des salaires
00:39:48qui permettrait
00:39:49une meilleure consommation
00:39:50vous avez totalement raison
00:39:51quel rapport
00:39:52avec l'ouverture
00:39:52d'un petit commerce
00:39:53du 1er mai à dimanche
00:39:54le rapport
00:39:55c'est qu'un patron
00:39:57comme tout le monde
00:39:57peut se reposer le 1er mai
00:39:58et peut revendiquer
00:39:59des meilleures conditions
00:40:00de travail
00:40:01une meilleure formation
00:40:02et plein de choses
00:40:03et faire du chiffre d'affaires
00:40:05toute l'année
00:40:05et ce que je suis en train
00:40:06de vous dire
00:40:07c'est que
00:40:07si on investit
00:40:08dans l'augmentation des salaires
00:40:10dans le plein emploi
00:40:10et bien il y aura
00:40:11une meilleure consommation
00:40:12et il n'y a pas besoin
00:40:13d'ouvrir le 1er mai
00:40:13le patron de magasin
00:40:14qui vous dit
00:40:15il me manque
00:40:153 ou 4 000 euros
00:40:16pour boucler mon bilan
00:40:18de cette année
00:40:18sinon je dépose le bilan
00:40:19et j'ai besoin pour ça
00:40:20de travailler le 1er mai
00:40:21et quelques jours fériés
00:40:22vous lui dites
00:40:23tant pis
00:40:23pour des raisons
00:40:23pour des principes
00:40:24pour des valeurs
00:40:25vous n'avez pas
00:40:26et donc vous déposerez le bilan
00:40:27je ne lui dis pas tant pis
00:40:28je lui dis qu'il y a
00:40:28une autre dynamique économique
00:40:29qui peut être mis en place
00:40:31dans ce pays
00:40:31que le gouvernement a refusé
00:40:33le gouvernement a théorisé
00:40:34la théorie du ruissellement
00:40:35qui ne fonctionne pas
00:40:36nous on a une autre logique
00:40:38qui est la sécurité
00:40:39d'emploi formation
00:40:40pour l'ensemble des salariés
00:40:41comme pour les patrons
00:40:42et qui est l'idée
00:40:43de réinjecter l'argent
00:40:45qui part
00:40:45qui part
00:40:46en dividende
00:40:47sur des actionnaires
00:40:48et notamment des actionnaires
00:40:49étrangers
00:40:49plutôt que d'être réinvesti
00:40:51notamment dans l'augmentation
00:40:52des salaires
00:40:53et dans l'emploi
00:40:53ça ne concerne pas
00:40:54le petit commerçant
00:40:54une grande ville
00:40:56il n'est pas concerné
00:40:56par les multinationales
00:40:57il veut ouvrir le dimanche
00:40:58pour sauver sa boîte
00:40:59vous lui dites non
00:40:59tu n'ouvriras pas le dimanche
00:41:01je pense que beaucoup
00:41:02de multinationales
00:41:03font beaucoup de concurrence
00:41:04aux petits patrons
00:41:04et notamment aux petits artisans
00:41:06si vous voulez
00:41:07vous avez une réponse
00:41:08un peu langue de bois
00:41:09ça m'étonne de vous
00:41:10en général
00:41:10vous êtes plus dans le parlons vrai
00:41:13je vais à la deuxième question
00:41:14vous allez me dire
00:41:15c'est en deux questions
00:41:15et si des salariés
00:41:17vous disent
00:41:17Nicolas Bonéoulade
00:41:18je suis d'accord moi
00:41:20j'ai besoin d'améliorer
00:41:21un petit peu mes revenus
00:41:22je suis d'accord
00:41:23je suis d'accord
00:41:24je n'oblige personne
00:41:25je suis d'accord
00:41:25pour travailler le dimanche
00:41:27avec mon patron
00:41:27qui me le demande
00:41:28de temps en temps
00:41:28est-ce que là
00:41:29vous acceptez
00:41:30qu'il puisse
00:41:31je refais ma réponse
00:41:33qui était la même
00:41:33que tout à l'heure
00:41:34c'est-à-dire que pour ça
00:41:34il y a des accords de branches
00:41:36et d'ailleurs
00:41:37il y a des dérogations
00:41:37il y a des accords de branches
00:41:39et je pense que
00:41:40tout ça
00:41:40ça doit passer
00:41:41par le dialogue social
00:41:42or
00:41:42on a plusieurs gouvernements
00:41:44qui sont succédés
00:41:45qui ont réduit
00:41:46les espaces de dialogue social
00:41:47c'est tout simplement
00:41:47la loi travail
00:41:48d'Emmanuel Macron
00:41:49qui a cassé
00:41:50les instances
00:41:51qui existaient
00:41:52et donc
00:41:52toutes ces questions
00:41:53c'est pas
00:41:55moi en tant qu'élu
00:41:57adjoint au maire de Paris
00:41:58à l'emploi
00:41:59qui le règle
00:41:59c'est des accords
00:42:01professionnels
00:42:01et de branches
00:42:02ça avait commencé
00:42:03sous François Hollande
00:42:03les restrictions
00:42:04un petit peu de branches
00:42:05la loi travail
00:42:06c'est sous François Hollande
00:42:07sous François Hollande
00:42:08tout à fait
00:42:08et M. Macron
00:42:09d'ailleurs elle n'a pas porté son nom
00:42:10c'était Miriam El Khomri
00:42:11d'ailleurs
00:42:11qui était ministre
00:42:11qui était ancienne élue de Paris
00:42:13ça avait vexé M. Macron
00:42:14que la loi ne porte pas son nom
00:42:15alors que c'était lui
00:42:16qui avait été le concepteur
00:42:17donc pour l'instant
00:42:19statu quo
00:42:19sur oui
00:42:20non je ne suis pas
00:42:22pour le statu quo
00:42:22je suis pour des améliorations
00:42:23et je le redis
00:42:24je considère que
00:42:26si on veut sortir
00:42:27de cette situation économique
00:42:29qui n'est pas bonne
00:42:29aujourd'hui dans notre pays
00:42:30il y a besoin de relancer
00:42:31pour relancer
00:42:32il y a peut-être
00:42:33qu'il faut revoir
00:42:34le rapport
00:42:35entre la valeur
00:42:36travail
00:42:36et le capital
00:42:38et qu'aujourd'hui
00:42:38le capital
00:42:39va sur des banques
00:42:40va sur des dividendes
00:42:42tous les profits
00:42:42aujourd'hui sont engrangés
00:42:44par des actionnaires
00:42:45par des dividendes
00:42:46or peut-être
00:42:47qu'il faut mieux encadrer ça
00:42:48peut-être qu'on peut aussi
00:42:50réindexer les salaires
00:42:51augmenter les salaires
00:42:51et je pense que
00:42:52les revendications
00:42:54parce qu'on a un mouvement social
00:42:55qui a été fort quand même
00:42:56parce que s'il y a un recul
00:42:57du gouvernement
00:42:57c'est parce qu'il faut se rendre compte
00:42:59qu'aujourd'hui
00:42:59le mouvement social
00:43:00est assez fort
00:43:01surtout que c'était
00:43:01une initiative
00:43:03de Gabriel Attal
00:43:03qui n'est pas désintéressée
00:43:05sur le plan
00:43:05sur le plan
00:43:06de la candidature
00:43:06à la présidentielle
00:43:07tout à fait
00:43:08donc ce que je veux terminer
00:43:10c'est qu'on peut attendre
00:43:11de ce 1er mai
00:43:12quand même
00:43:12des évolutions
00:43:13en termes d'emplois
00:43:14de nombre d'emplois
00:43:16d'augmenter le nombre
00:43:17d'employés dans ce pays
00:43:18en augmentation
00:43:19des salaires aussi
00:43:20et sur des formations
00:43:21on a eu ce matin
00:43:22le débat sur le périscolaire
00:43:23à Paris
00:43:24moi ce que je retiens
00:43:25de ce débat ce matin
00:43:26sur le périscolaire
00:43:26c'est évidemment
00:43:27il faut régler
00:43:29cet problème
00:43:30et sanctionner les personnes
00:43:31je vous réinviterai
00:43:32mais en tout cas
00:43:33dans ce débat
00:43:34est venue fortement
00:43:35la question
00:43:35de déprécariser
00:43:37les animateurs
00:43:38sur des statuts
00:43:39à longue durée
00:43:40et sur des salaires
00:43:41de meilleure qualité
00:43:41donc non au 1er mai
00:43:43ou vrai
00:43:43mais oui à l'augmentation
00:43:44du pouvoir d'achat
00:43:45on a compris votre message
00:43:46et à l'augmentation
00:43:47des salaires
00:43:47des salaires
00:43:47merci Nicolas Boulé-Houlad
00:43:49à très bientôt
00:43:49parce que les sujets parisiens
00:43:50sont toujours d'actualité
00:43:51sur ce radio
00:43:52vous restez avec nous
00:43:53on va parler
00:43:55guerre du narcotrafic
00:43:57cocaïne sans frontière
00:43:58enquête sur une drogue mondialisée
00:43:59je reçois Alain Delpiron
00:44:01qui a fait cette enquête
00:44:02absolument gigantesque
00:44:03et qui nous menace
00:44:05d'une apocalypse
00:44:06si les pouvoirs publics
00:44:07si les gouvernants
00:44:08ne prennent pas
00:44:08les mesures efficaces
00:44:09contre le narcotrafic
00:44:10qui est en train
00:44:11de nous pourrir la vie
00:44:11et si vous vous sentez menacé
00:44:13par le narcotrafic
00:44:14si vous vous êtes confronté
00:44:15avec cette situation
00:44:16d'une drogue mondialisée
00:44:17qui pourrit la vie
00:44:18d'environnement
00:44:19dans lequel vous êtes
00:44:20dans les grandes villes
00:44:20si vous habitez Lyon
00:44:21Marseille, Toulouse
00:44:22il y en a partout
00:44:23et Paris bien entendu
00:44:24appelez-nous
00:44:24donnez-nous votre avis
00:44:25discutez avec Alain Delpirou
00:44:26de cet enjeu
00:44:27au 0826-300-300
00:44:29Emmanuel Galasso
00:44:30attend votre appel
00:44:31au 0826-300-300
00:44:33à tout de suite
00:44:33midi 14h
00:44:35la France dans tous ses états
00:44:38midi 14h
00:44:39Sud Radio
00:44:40la France dans tous ses états
00:44:43le face à face
00:44:45vous êtes bien sur Sud Radio
00:44:47en ce mardi 14 avril 2026
00:44:49il est 13h05
00:44:50nous allons parler
00:44:52d'un sujet
00:44:53qui nous concerne tous
00:44:54et qui pourrait prendre
00:44:56des dimensions désastreuses
00:44:58si les pouvoirs publics
00:45:00la classe politique
00:45:01les autorités policières
00:45:02pourtant qu'ils font déjà
00:45:03on l'estime beaucoup
00:45:04ne passent pas à la vitesse
00:45:07à la vitesse supérieure
00:45:08je reçois
00:45:09je reçois monsieur
00:45:11c'est un géographe
00:45:13Alain Delpirou
00:45:14on peut penser que c'est un sociologue
00:45:15c'est un policier
00:45:16non
00:45:16c'est un géographe
00:45:17et dans son livre
00:45:19Cocaïne sans frontière
00:45:20enquête sur une drogue mondialisée
00:45:22Alain Delpirou
00:45:24explique que le phénomène
00:45:25il est aussi territorial
00:45:27et c'est curieux
00:45:28que ce soit un géographe
00:45:29qui ait mené cette enquête
00:45:30une enquête révélatrice
00:45:32de l'ampleur
00:45:34de l'ampleur du problème
00:45:35mais surtout
00:45:36elle montre bien
00:45:37que le phénomène
00:45:38il est local
00:45:39et qu'il y a des endroits
00:45:40où ça se passe
00:45:40d'autres où ça se passe pas
00:45:41et pourquoi ça se passe
00:45:42à cet endroit là
00:45:44et pas à tel endroit
00:45:45on parle des territoires
00:45:46perdus de la république
00:45:47à un moment donné
00:45:47c'était pour l'éducation nationale
00:45:48la sécurité
00:45:49et là aujourd'hui
00:45:50en France
00:45:51on a des points
00:45:51effectivement plus chauds
00:45:53que d'autres
00:45:53Alain Delpirou
00:45:54merci d'avoir accepté
00:45:55notre invitation
00:45:56merci d'être présent
00:45:57à l'antenne
00:45:57sur Sud Radio
00:45:58je voudrais d'abord
00:45:59que vous nous expliquiez
00:46:02quel est le processus
00:46:04de distribution
00:46:05de production
00:46:06et diffusion
00:46:07de la drogue
00:46:08ça part de quelque part
00:46:09il y a quand même
00:46:09un aspect agricole
00:46:11c'est produit
00:46:12dans des contextes
00:46:13géoclimatiques précis
00:46:14et géologiques
00:46:15et ensuite
00:46:16il y a un système
00:46:17de transport
00:46:17et de trafic
00:46:19et puis il arrive
00:46:20et ensuite
00:46:20il y a la distribution
00:46:21sur place
00:46:22tout ça de façon
00:46:23illégale
00:46:23et pourtant
00:46:24ça fonctionne
00:46:25formidablement bien
00:46:27vous avez tout à fait raison
00:46:28de partir à la racine
00:46:30du problème
00:46:30à savoir
00:46:31les pays producteurs
00:46:33les pays agricoles
00:46:34les pays qui
00:46:35transforment
00:46:36la feuille de coca
00:46:37en cocaïne
00:46:38à l'heure actuelle
00:46:40on estime
00:46:42que trois grands pays
00:46:43d'Amérique du Sud
00:46:44Colombie
00:46:45Pérou
00:46:46et Bolivie
00:46:47produisent à peu près
00:46:484000 tonnes
00:46:49de cocaïne
00:46:50par an
00:46:51bien entendu
00:46:53à cela
00:46:54s'ajoutent
00:46:54deux autres pays
00:46:55maintenant
00:46:55qui sont rentrés
00:46:56dans la danse
00:46:57et ça c'est un élément
00:46:58nouveau
00:46:59à prendre en compte
00:47:00c'est le Honduras
00:47:01et le Guatemala
00:47:02Amérique centrale
00:47:03donc même zone géographique
00:47:04c'est quand même
00:47:05l'Amérique centrale
00:47:06l'Asie pourrait aussi
00:47:07pour des raisons climatiques
00:47:08peut-être en produire
00:47:09ou l'Afrique
00:47:10c'est l'Amérique centrale
00:47:11qui concentre
00:47:11le principal de la production
00:47:12Oui tout à fait
00:47:14avant de poursuivre
00:47:15vous avez évoqué l'Asie
00:47:17peut-être qu'on y reviendra
00:47:19puisque d'un point de vue historique
00:47:21ça s'est produit
00:47:22l'Asie a été un territoire
00:47:24une région géographique
00:47:27qui a produit de la coca
00:47:28à un tel point
00:47:29Alors
00:47:29il y a eu l'opium en Asie
00:47:30bien entendu
00:47:31là c'est le pavot
00:47:32c'est une autre variété végétale
00:47:33Oui mais ce que j'essaye
00:47:35d'attirer votre attention
00:47:35sur le fait qu'en Asie
00:47:37on a eu aussi
00:47:38dans les années 1920-1930
00:47:41de la production
00:47:42de feuilles de coca
00:47:43Entre deux guerres
00:47:43il y a eu une production
00:47:44de feuilles de coca
00:47:44à un tel point
00:47:45et ça ça peut nous étonner
00:47:47à un tel point
00:47:47qu'ils ont eu
00:47:48la suprématie
00:47:49de la culture de coca
00:47:51au niveau mondial
00:47:52c'est-à-dire que
00:47:53les cultures
00:47:54que l'on connaît
00:47:54de nos jours
00:47:56Colombie, Pérou
00:47:57et Bolivie
00:47:57ça n'a pas toujours été
00:47:59l'apanage de l'Amérique latine
00:48:00ça veut dire qu'en Asie
00:48:02du Sud-Est
00:48:02on a eu des cultures
00:48:04de coca
00:48:04et qui ont été
00:48:05très performantes
00:48:06c'est un aspect historique
00:48:08à ne peut-être pas
00:48:09n'oublier
00:48:09ou négliger
00:48:10parce qu'on ne sait jamais
00:48:11au vu de ce qui se passe
00:48:13au vu du Honduras
00:48:14du Guatemala
00:48:15on voit que
00:48:16les superficies
00:48:17de cultures de coca
00:48:18sont en train
00:48:19d'exploser
00:48:20d'une façon exponentielle
00:48:22Alain Delpirou
00:48:23pour bien éclairer
00:48:24nos auditrices
00:48:24et nos auditeurs
00:48:25que j'appelle
00:48:26à appeler tout à l'heure
00:48:27parce qu'on sait bien
00:48:28que c'est un sujet
00:48:28qui touche aujourd'hui
00:48:29le pays
00:48:29même le monde en entier
00:48:30vous dites bien
00:48:31que l'ampleur est mondiale
00:48:33faisons un petit peu
00:48:33de botanique
00:48:34et d'horticulture
00:48:35c'est quoi
00:48:35la coca
00:48:36comme type de végétal
00:48:37comment on le cultive
00:48:38comment on le récolte
00:48:40alors je vais vous répondre
00:48:41sur deux formulations
00:48:42la première
00:48:43dans les années 1980
00:48:46la culture de la coca
00:48:48était en général
00:48:49une récolte
00:48:50à disons
00:48:52un niveau
00:48:53de trois fois par an
00:48:54on récoltait
00:48:55trois fois par an
00:48:55cette culture
00:48:56c'est quelle variété végétale
00:48:58c'est une plante
00:48:58c'est une herbe
00:48:59c'est une plante
00:49:00c'est une plante
00:49:01c'est une plante
00:49:01il y a à peu près
00:49:02250 espèces
00:49:04de coca différentes
00:49:05oui de par le monde
00:49:06et il y en a une dizaine
00:49:08qui donne
00:49:08l'alcaloïde de cocaïne
00:49:09on peut la classer
00:49:10dans une famille
00:49:11de plantes
00:49:12qu'on connait
00:49:13ou c'est une plante
00:49:13à part
00:49:14quelle est sa cousine
00:49:16quelle serait sa cousine
00:49:17le paradoxe veut
00:49:19que d'un point de vue botanique
00:49:20cette plante existe
00:49:21partout dans le monde
00:49:22sauf en Europe
00:49:24elle ne se plaît pas en Europe
00:49:25pour des raisons climatiques
00:49:26ou géologiques
00:49:27très certainement
00:49:28de point de vue
00:49:29de son histoire
00:49:30ça remonte très loin
00:49:32c'est la dislocation
00:49:33des continents
00:49:33au niveau européen
00:49:35on n'a pas de présence
00:49:36de l'érythrocylum coca
00:49:39avérée
00:49:39donc on la connaît
00:49:42présente en Amérique du Nord
00:49:43en Amérique du Sud
00:49:44en Afrique
00:49:45elle est présente en Asie
00:49:47mais pas en Europe
00:49:49qu'est-ce qu'on utilise
00:49:50sa feuille
00:49:50sa tige
00:49:51sa racine
00:49:52uniquement sa feuille
00:49:53que sa feuille
00:49:54que sa feuille
00:49:54qui est une jolie feuille verte
00:49:56on pourrait la confondre
00:49:57avec une plante
00:49:57tout à fait
00:49:58c'est
00:49:59vert émeraude
00:50:00qui est magnifique
00:50:02qui a
00:50:04la particularité
00:50:05d'avoir trois nervures
00:50:07sur l'intérieur
00:50:09de la feuille
00:50:09ce qui permet
00:50:10de l'identifier
00:50:11très rapidement
00:50:12on l'accueille
00:50:13à une saison donnée ?
00:50:14alors de nos jours
00:50:15maintenant
00:50:16de nos jours
00:50:17on arrive à
00:50:187 voire 8 récoltes
00:50:20par an
00:50:21mais avec quoi ?
00:50:21avec des engrais ?
00:50:22ou avec une technologie ?
00:50:23alors bien entendu
00:50:23avec des engrais
00:50:24puis surtout
00:50:25il y a eu un travail
00:50:26par certains agronomes
00:50:27d'une manière illicite
00:50:29qui ont favorisé
00:50:31un type de culture
00:50:33un type de plante
00:50:34qui a été sélectionné
00:50:36et de mal empli
00:50:38on a réussi
00:50:39à avoir une plante
00:50:40qui donne une production
00:50:41jusqu'à 6, 7
00:50:43voire 8 récoltes par an
00:50:44elle existe
00:50:45depuis la nuit des temps
00:50:46on sait que les incas
00:50:47ont consommé
00:50:48ils mâchaient la feuille
00:50:49je crois
00:50:49c'est ça ?
00:50:49tout à fait
00:50:50c'est une plante
00:50:51qui est connue
00:50:52depuis l'existence
00:50:54de l'espèce humaine
00:50:55en Amérique du Sud
00:50:56elle est médicinale
00:50:57au départ en plus ?
00:50:58tout à fait
00:50:59elle a 15 000 ans
00:51:00à peu près
00:51:00et elle est connue
00:51:02justement
00:51:03pour son aspect médicinal
00:51:05on a des exemples
00:51:06il y a peu de temps
00:51:07il y a eu une exposition
00:51:09sur les momies
00:51:10à Paris
00:51:11on sait que
00:51:12les personnes
00:51:15qui vivaient
00:51:16à l'époque
00:51:17du régime incaïque
00:51:18utilisaient la feuille de coca
00:51:20d'un point de vue chirurgical
00:51:21à travers les trépanations
00:51:23quelles sont ses vertus
00:51:24thérapeutiques
00:51:25à l'état
00:51:26non stupéfiant
00:51:27bien entendu ?
00:51:27alors
00:51:28elle joue deux rôles
00:51:30le premier
00:51:31elle peut jouer le rôle
00:51:32d'anesthésiant
00:51:32quand les gens
00:51:34l'utilisaient
00:51:35pour faire des opérations
00:51:36oui
00:51:36et la deuxième
00:51:37elle a un rôle
00:51:38plus étonnant
00:51:39c'est un rôle alimentaire
00:51:41c'est à dire
00:51:42qu'il y a eu des études
00:51:43qui ont démontré
00:51:44qui ont prouvé
00:51:45qu'elle apportait
00:51:46jusqu'à 300 calories
00:51:48par jour
00:51:49pour les personnes
00:51:50qui consommaient
00:51:51la feuille de coca
00:51:52alors sans faire
00:51:53de la gastronomie
00:51:53mais cuite
00:51:54en salade
00:51:55en poudre
00:51:56comment ?
00:51:56alors tout simplement
00:51:57en la mettant
00:51:58à l'intérieur
00:51:59de la bouche
00:51:59oui
00:51:59et entre la gencive
00:52:01et les dents
00:52:02oui
00:52:03et là ça permettait
00:52:04avec un ajout
00:52:06alcalin
00:52:07ça peut être
00:52:07une petite pierre
00:52:09en calcée
00:52:09ou autre
00:52:10ça provoque
00:52:11une
00:52:12une action
00:52:15chimique
00:52:15et ça dégage
00:52:17les quelques
00:52:18alcaloïdes
00:52:19de cocaïne
00:52:19c'est de l'ordre
00:52:20de 1 à 2%
00:52:21donc tout simple
00:52:22il n'y a pas besoin
00:52:22de cuisson
00:52:22de préparation
00:52:23on l'ingurgite
00:52:24on met ce petit aspect
00:52:25ce complément minéral
00:52:26et elle diffuse
00:52:27ses propriétés
00:52:28alors là c'était
00:52:29il y a encore
00:52:30un ou deux ans
00:52:30maintenant de nos jours
00:52:32puisque vous parlez
00:52:33de gastronomie
00:52:34sachez qu'en Colombie
00:52:35vous avez de très grands chefs
00:52:37en matière de cuisine
00:52:39qui cherchent
00:52:40à inclure
00:52:40dans leurs recettes
00:52:42dans leurs préparations
00:52:43la feuille de coca
00:52:44sur un plan aromatique
00:52:45tout simplement
00:52:45peut-être
00:52:46ou en vertu
00:52:47nutritionnelle
00:52:48nutritionnelle
00:52:49et autres
00:52:50sauf que
00:52:51ils ont un souci
00:52:52ils ne sont pas en phase
00:52:54avec la législation
00:52:55internationale
00:52:56pourquoi ?
00:52:57puisque
00:52:58jusqu'à nos jours
00:53:00la feuille de coca
00:53:01elle est considérée
00:53:02comme un stupéfiant
00:53:04au même titre
00:53:05que le nitazen
00:53:06ou le fentanyl
00:53:07ou l'héroïne
00:53:07d'accord
00:53:08et en décembre 2025
00:53:12il y avait eu
00:53:12une demande justement
00:53:13de ces trois pays
00:53:14pour retirer
00:53:15la feuille de coca
00:53:16dans la liste
00:53:17des stupéfiants
00:53:18ou alors sur ordonnance
00:53:19éventuellement
00:53:19oui
00:53:20on n'en est pas là
00:53:23cette demande
00:53:24à l'OMS
00:53:25n'a pas été acceptée
00:53:26ce qui est une
00:53:27quelque part
00:53:29un peu une hérésie
00:53:29de mettre au même plan
00:53:31cette plante
00:53:32avec sa transformation
00:53:34la poudre blanche
00:53:35donc l'usage est illégal
00:53:36et alors quant à
00:53:37au célèbre soda américain
00:53:39dont le nom est composé
00:53:40pour moitié de coca
00:53:41au départ
00:53:42il y en a un petit peu
00:53:42le pharmacien d'Atlanta
00:53:43qui crée cette boisson
00:53:45il utilise de la noix
00:53:47de la feuille de coca
00:53:48tout à fait
00:53:49encore de nos jours
00:53:50cette grande maison américaine
00:53:52utilise la feuille de coca
00:53:54il l'importe
00:53:56aux Etats-Unis
00:53:57et il décocaïnise
00:53:58la feuille
00:53:59pour pouvoir l'inclure
00:54:01dans la recette
00:54:02pour la petite histoire
00:54:03je me permets quand même
00:54:05bien sûr
00:54:05de vous préciser un point
00:54:07c'est que
00:54:08Pemberton
00:54:08s'est inspiré
00:54:10à imiter
00:54:11et même
00:54:13il déclare publiquement
00:54:14qu'il s'est
00:54:15qu'il a même
00:54:18utilisé
00:54:18une autre formule
00:54:19qui avait été inventée
00:54:21par un corse
00:54:23un pharmacien
00:54:25qui s'appelait
00:54:25Ange-François Mariani
00:54:27et qui avait lancé
00:54:28ce produit
00:54:31à très grande échelle
00:54:32à tel point
00:54:33que son produit
00:54:34était présent
00:54:35à Atlanta
00:54:35dans les années
00:54:361885
00:54:37et Pemberton
00:54:39reconnaît
00:54:40qu'il a usurpé
00:54:42cette recette
00:54:43et qu'il a
00:54:44après bien entendu
00:54:44il l'a transformée
00:54:46mais là encore
00:54:47le Coca-Cola
00:54:49est un produit
00:54:50avec une inspiration
00:54:52française
00:54:52donc la Corse
00:54:53peut revendiquer
00:54:54une certaine paternité
00:54:55sur la formule
00:54:56de création
00:54:57du
00:54:57alors
00:54:58dernier point
00:54:59sur cet aspect
00:55:00je tiens à signaler
00:55:03rendre hommage
00:55:03à une personne
00:55:04qui s'appelait
00:55:05Christophe Mariani
00:55:06qui avait relancé
00:55:08ce vin
00:55:08dans les années
00:55:092016
00:55:10et qui nous a quittés
00:55:12il y a peu
00:55:13et j'ai une pensée
00:55:14émue pour cette personne
00:55:15et bon
00:55:16si on retrouve ce vin
00:55:16on boira
00:55:17à sa mémoire
00:55:17non pas à sa santé
00:55:18avec grand plaisir
00:55:19je suis avec
00:55:20Alain Delpirou
00:55:21auteur de
00:55:22Cocaïne sans frontière
00:55:23enquête sur une ronde
00:55:24mondialisée
00:55:24Alain Delpirou
00:55:25je vous le disais
00:55:26est un géographe
00:55:26donc il a pris
00:55:27la dimension territoriale
00:55:28et géographique
00:55:29du phénomène
00:55:30de la cocaïne sans frontière
00:55:32alors
00:55:33on va rentrer
00:55:34dans le débat
00:55:34tout à l'heure
00:55:34est-ce que c'est une mafia
00:55:35ou pas une mafia
00:55:36en tout cas
00:55:36il y a des réseaux
00:55:37et il y a
00:55:37j'allais dire
00:55:38une trame
00:55:40de production
00:55:41de la cocaïne
00:55:42dans le monde
00:55:43vous nous appelez
00:55:43au 0 826 300 300
00:55:45parce que bien entendu
00:55:46ça concerne
00:55:47les narcotraffics
00:55:47ça concerne
00:55:48les quartiers de France
00:55:49où justement
00:55:51les stupéfiants
00:55:51font des ravages
00:55:53et où la police
00:55:54a du mal
00:55:54à rentrer
00:55:55la justice
00:55:56à agir
00:55:56parce qu'il est aux mains
00:55:57des trafiquants
00:55:58des trafiquants
00:55:59de drogue
00:56:00mais ce n'est pas
00:56:00forcément le sujet
00:56:01d'Alain Delpirot
00:56:03mais il vous répondra
00:56:03quand même
00:56:04à la question
00:56:04si vous avez
00:56:06envie de partager
00:56:06avec lui
00:56:07au 0 826 300 300
00:56:08Emmanuel Galasso
00:56:09attend votre appel
00:56:10à tout de suite
00:56:18vous êtes bien sûr
00:56:20sur Sud Radio
00:56:21on est quoi
00:56:22on est mardi 14 avril
00:56:24je pense
00:56:24parce que c'est
00:56:25l'anniversaire
00:56:25de la république espagnole
00:56:26pour moi
00:56:26en 1931
00:56:27elle a été proclamée
00:56:28le 14 avril
00:56:29au balcon
00:56:30de la mairie
00:56:31d'Eyba
00:56:31allez
00:56:31on revient
00:56:32sur notre sujet
00:56:33je reçois
00:56:34Alain Delpirou
00:56:35cocaïne son frontière
00:56:36enquête sur une drogue
00:56:37mondialisée
00:56:38très très belle enquête
00:56:39mais Alain Delpirou
00:56:41c'est un auvergnard
00:56:42il connaît la terre
00:56:43il connaît le sol
00:56:44et il a fait le lien
00:56:45entre la territorialité
00:56:46de la cocaïne
00:56:47le trafic
00:56:48le transport
00:56:49et le commerce
00:56:51bien sûr
00:56:51vous pouvez nous appeler
00:56:52au 0826 300 300
00:56:54parce que
00:56:55ce terme cocaïne
00:56:56vous touche
00:56:56vous interpelle
00:56:57voilà
00:56:58vous avez peut-être
00:56:58dans votre famille
00:56:59des gens qui ont consommé
00:57:00un peu de cocaïne
00:57:01ou d'autres stupéfiants
00:57:03enfin là
00:57:03on est vraiment sur
00:57:04botaniquement parlant
00:57:05on est sur le sujet
00:57:06de la cocaïne
00:57:07Alain Delpirou
00:57:08on a vu là
00:57:08tout à l'heure
00:57:09quelle était
00:57:10cette variété de plantes
00:57:11ce règne végétal
00:57:13cette feuille verte
00:57:14que l'on consomme
00:57:15avec différentes façons
00:57:16de le préparer
00:57:17y compris en cuisine
00:57:18et les Incas
00:57:19le mâchouiller comme ça
00:57:20et puis ensuite
00:57:21évidemment transformé
00:57:22par des produits chimiques
00:57:24elle peut devenir
00:57:24le stupéfiant
00:57:25redoutable
00:57:26que l'on sait
00:57:27comment se passe
00:57:29la récolte
00:57:29on la récolte
00:57:30on la moncelle
00:57:31on la traite sur place
00:57:32le protocole
00:57:33ressemble à quoi ?
00:57:35alors de nos jours
00:57:36on a élevé
00:57:37un peu
00:57:38cette idée de récolte
00:57:40à un point très poussé
00:57:41à travers des cueilleurs
00:57:43qui sont professionnels
00:57:44les raspachines
00:57:45qui permettent
00:57:47très rapidement
00:57:48d'enlever
00:57:49sans abîmer la plante
00:57:50les feuilles
00:57:51afin de les transporter
00:57:53dans des laboratoires
00:57:54souvent rudimentaires
00:57:56et on arrive déjà
00:57:58à une nouvelle étape
00:57:59elle est vivace
00:58:00ou il faut la ressemer
00:58:00tous les ans ?
00:58:01ou elle est vivace
00:58:02elle se reproduit d'elle-même ?
00:58:03elle est vivace
00:58:03elle se reproduit
00:58:05c'est
00:58:07ce qui n'arrange pas
00:58:07les choses évidemment
00:58:08tout à fait
00:58:10alors si on voulait
00:58:11la supprimer
00:58:11il y aurait deux techniques
00:58:12il y a l'arrachage manuel
00:58:14et après il y a aussi
00:58:16une autre technique
00:58:16qui est là très dangereuse
00:58:17d'un point de vue écologique
00:58:18c'est de pulvériser
00:58:20du round up
00:58:21donc on a
00:58:21il y a du défoliant
00:58:22anti-anti
00:58:23ça existe
00:58:24sauf que les populations
00:58:26sur place
00:58:27refusent
00:58:27cette action
00:58:29c'est compréhensible
00:58:30parce que
00:58:30quand vous déversez
00:58:33des quantités
00:58:33de défoliant
00:58:34ça touche
00:58:35toutes les cultures
00:58:36vivrières
00:58:36qui sont autour
00:58:37c'est un ravage
00:58:37pour l'environnement
00:58:38tout à fait
00:58:39vous vous souvenez
00:58:40de l'agent orange
00:58:41au Vietnam
00:58:41exactement
00:58:42on a vu ce que ça a donné
00:58:43donc on serait prêt
00:58:44c'est vrai qu'on se pose
00:58:45la question
00:58:45comment éradiquer
00:58:46si ce n'est
00:58:48supprimer la production
00:58:49à la base
00:58:50inenvisageable
00:58:51alors c'est très
00:58:52très difficile
00:58:53à une époque
00:58:54qu'on a eu un président
00:58:55monsieur Chirac
00:58:55pour ne pas le nommer
00:58:56qui lui avait eu
00:58:57une idée judicieuse
00:58:59c'était d'acheter
00:59:00les produits sur pied
00:59:02mais on s'est rendu compte
00:59:03qu'il fallait faire ça
00:59:06sur plusieurs années
00:59:07ah oui
00:59:07et on n'a pas
00:59:09on n'a pas donné suite
00:59:10à sa proposition
00:59:12et de fil en aiguille
00:59:13on s'est rendu compte
00:59:14maintenant on arrive
00:59:15dans les années
00:59:16par exemple 1980
00:59:17on avait 50 000 hectares
00:59:19de feuilles de coca
00:59:20présentes
00:59:21on a la superficie plantée
00:59:22aujourd'hui à peu près
00:59:23tout à fait
00:59:23grâce aux images
00:59:25satellitaires
00:59:25on arrive à peu près
00:59:27à 400 000 hectares
00:59:28ce qui est énorme
00:59:29mais pas énorme
00:59:30à la fois sur la surface
00:59:31planétaire
00:59:31mais c'est quand même
00:59:32oui
00:59:33vous avez raison
00:59:34dans le sens que
00:59:35ça ne parle pas
00:59:37excepté si on donne
00:59:38quelques chiffres
00:59:39Paris
00:59:39intramuros
00:59:40c'est 100 km²
00:59:43oui
00:59:43et les 400 000 hectares
00:59:46c'est à peu près
00:59:464000 km²
00:59:48un département
00:59:49comme le Tarn et Garonne
00:59:50ne suffirait pas
00:59:52à englober
00:59:53toute cette superficie
00:59:55de feuilles de coca
00:59:56alors si on prend
00:59:57un département
00:59:57si je prends le Cantal
00:59:58par exemple
00:59:59ou la Gironde
01:00:00qui sont des grands départements
01:00:01alors là oui
01:00:01ça marcherait
01:00:02voilà
01:00:02mais c'est quand même
01:00:03à l'échelle
01:00:04d'un grand département français
01:00:05tout à fait
01:00:06pour la production planétaire
01:00:07tout à fait
01:00:08alors Alain Delpirou
01:00:10si M. Bill Gates
01:00:11M. Musk
01:00:12qui sont les plus grosses fortunes
01:00:13plus les Émirats du Golfe
01:00:15si on prend
01:00:16les 100 plus grands milliardaires
01:00:18de la Terre
01:00:19et qu'on leur dit
01:00:20est-ce que vous pourriez acheter
01:00:21la totalité
01:00:22de la production mondiale
01:00:23techniquement
01:00:23c'est envisageable
01:00:24en pratique
01:00:25c'est peut-être différent
01:00:25mais 400 000 hectares
01:00:27de cocaïne
01:00:30de coca
01:00:30c'est pas insurmontable
01:00:32pour leur trésorerie
01:00:32c'est un petit peu à ça
01:00:33que pensez Jacques Chirac
01:00:34en partie
01:00:35mais l'avantage
01:00:37de la réflexion
01:00:38de M. Jacques Chirac
01:00:39c'était aussi
01:00:39qu'il englobait
01:00:41l'idée
01:00:42que dans la culture
01:00:43de coca
01:00:43il y a une partie illicite
01:00:4590%
01:00:46mais il y a aussi
01:00:47une partie licite
01:00:4810%
01:00:49c'est-à-dire que
01:00:50en Bolivie
01:00:51tout comme au Pérou
01:00:52la coca
01:00:53est tout à fait légale
01:00:54elle fait partie
01:00:55d'une consommation
01:00:56régulière
01:00:57j'allais dire
01:00:58quasiment quotidienne
01:00:59et légale
01:01:00et légale
01:01:01à un tel point
01:01:01qu'elle est même inscrite
01:01:02dans la constitution
01:01:03en Bolivie
01:01:04ah oui
01:01:04d'accord
01:01:05donc en Colombie
01:01:07c'est pareil
01:01:07les populations
01:01:08amérindiennes
01:01:09utilisent la coca
01:01:10donc il y a des exceptions
01:01:12à la règle
01:01:13et ça va même plus loin
01:01:14et ce qui complique la chose
01:01:16puisqu'on a des
01:01:19consommateurs
01:01:20de feuilles de coca
01:01:20en Argentine
01:01:21dans certaines provinces
01:01:23du nord de l'Argentine
01:01:24où c'est légal
01:01:25les gens ont droit
01:01:26de consommer
01:01:27la coca
01:01:27ce qui n'est pas légal
01:01:28par contre
01:01:29c'est de la consommer
01:01:30à Buenos Aires
01:01:30donc au niveau
01:01:31de la législation internationale
01:01:33rien qu'au niveau
01:01:34de la plante
01:01:35on a une disparité
01:01:38très importante
01:01:39donc elle fait partie
01:01:40du paysage sud-américain
01:01:42et elle est entrée
01:01:42dans la consommation courante
01:01:44pour ses vertus nutritionnelles
01:01:45des populations locales
01:01:47est-ce qu'on peut faire
01:01:48une petite nuance
01:01:48pour que nos auditrices
01:01:49et nos auditeurs
01:01:50se retrouvent bien
01:01:51la cocaïne
01:01:52le terme est très violent
01:01:54il y a d'autres plantes
01:01:55qui sont productrices
01:01:57de stupéfiants
01:01:57il y a le pavot
01:01:58pour l'opium
01:01:59qui est une drogue
01:02:00le chanvre
01:02:01pour le cannabis
01:02:02je rappelle toujours aux marseillais
01:02:04que la cannebière
01:02:04en provençal
01:02:06ça veut dire la chanvrerie
01:02:07comme c'était une rivière
01:02:08il y avait du chanvre
01:02:09de chaque côté
01:02:09pour faire du tissu
01:02:11non pas pour faire de la drogue
01:02:12et des cordes
01:02:14et des cordes
01:02:14des tissus et des cordes
01:02:17un bateau à l'époque
01:02:18c'était 20 km de cordage
01:02:20donc il fallait des chanvreries
01:02:21ça allait ensuite à Rochefort
01:02:22pour tendre les cordes
01:02:24dans la corderie
01:02:25de Rochefort et de la Palisse
01:02:27mais aujourd'hui Marseille
01:02:28on parle du chanvre
01:02:29et de la cocaïne
01:02:30pour autre chose
01:02:32et pour le cannabis aussi
01:02:34ce sont des variétés
01:02:36végétales stupéfiantes
01:02:37avec des vertus
01:02:38stupéfiantes très différentes
01:02:39ou non ?
01:02:40ou le résultat est à peu près le même ?
01:02:42que ce soit du pavot
01:02:43de la cocaïne
01:02:43ou du cannabis
01:02:46ce n'est pas les mêmes effets ?
01:02:47non pas du tout
01:02:48d'autant que
01:02:49et là on va peut-être faire attention
01:02:50au niveau des termes
01:02:51qu'on utilise
01:02:52puisque quand on parle
01:02:53de narcos
01:02:55il faut faire attention
01:02:57dans ce sens
01:02:58que la terminologie
01:02:59ne correspond pas
01:03:00à la réalité
01:03:01par rapport à la cocaïne
01:03:02la cocaïne
01:03:03n'est pas un narcotique
01:03:04la cocaïne
01:03:05c'est un stimulant
01:03:06c'est encore autre chose
01:03:09donc il faut être
01:03:11très très précis
01:03:12quand on évoque
01:03:13ces points-là
01:03:16et surtout
01:03:17parce que ça n'a pas
01:03:17les mêmes effets
01:03:18on sait que des grandes personnalités
01:03:20de l'histoire
01:03:21en ont utilisé
01:03:23encore aujourd'hui
01:03:23on ne va pas citer de noms
01:03:24mais on dit celui-là
01:03:25il doit y aller à la coque
01:03:27parce qu'il a
01:03:27il a des pressions professionnelles
01:03:29il a des capacités intellectuelles
01:03:30on le voit
01:03:31un peu
01:03:32voilà
01:03:32des êtres humains
01:03:33qui se dépassent
01:03:34on se dit souvent
01:03:35ils sont stimulés
01:03:36par des produits
01:03:37adjacents
01:03:39Hitler disait
01:03:40en parlant de Goering
01:03:40ce cocaïnoman
01:03:41on savait que
01:03:43Goering utilisait la cocaïne
01:03:44donc
01:03:45vous voulez dire
01:03:46la cocaïne
01:03:46ce n'est pas forcément
01:03:47le stupéfiant
01:03:49la drogue violente
01:03:50que peut être
01:03:50le cannabis
01:03:51ou l'héroïne
01:03:52carrément
01:03:53plutôt l'héroïne d'ailleurs
01:03:55alors l'héroïne
01:03:56elle vient d'où elle-même
01:03:56elle-même
01:03:57alors elle vient
01:03:58de l'Asie du Sud-Est
01:04:00et là par exemple
01:04:01c'est intéressant
01:04:02d'un point de vue géographique
01:04:03d'analyser ces espaces
01:04:05puisqu'on s'aperçoit
01:04:06que la culture du pavot
01:04:08notamment
01:04:10dans cette partie du monde
01:04:11elle peut fluctuer
01:04:13en Afghanistan
01:04:14qui a été un des gros points
01:04:15un des gros pays
01:04:16producteurs
01:04:17de pavots
01:04:18du jour au lendemain
01:04:1990%
01:04:20de sa production
01:04:21a disparu
01:04:22sous la demande
01:04:25exigeante
01:04:25des talibans
01:04:26qui ne voulaient plus
01:04:27de cette plante
01:04:28sur son sol national
01:04:30mais l'héroïne
01:04:31vient du pavot
01:04:31indirectement ?
01:04:32tout à fait
01:04:32d'accord
01:04:33donc l'opium et l'héroïne
01:04:34c'est la même source
01:04:35c'est le même végétal
01:04:37alors
01:04:37tout à l'heure
01:04:38vous parliez de gastronomie
01:04:40gardons aussi à l'esprit
01:04:41qu'au niveau du pavot
01:04:42des graines de pavot
01:04:43parfois elles sont même utilisées
01:04:45mais j'en vois souvent
01:04:46dans les plats
01:04:46et puis n'oublions pas
01:04:48que nous cueillons le printemps
01:04:49des coquelicots
01:04:49et que le coquelicot
01:04:50c'est la fleur
01:04:51c'est une des variétés
01:04:52de fleurs du pavot
01:04:54alors c'est pour ça
01:04:54que j'aime bien faire
01:04:55le distinguo
01:04:56entre les plantes
01:04:57et les produits
01:04:58de transformation
01:04:59qui sont en récent
01:05:01puisque ça date
01:05:02à peu près du 18ème
01:05:0319ème
01:05:0420ème siècle
01:05:05et avant cette période
01:05:08ces plantes
01:05:09ne posaient pas
01:05:09trop de problèmes
01:05:10à l'humanité
01:05:11pour autant
01:05:12est-ce qu'on peut dire
01:05:13Alain Delpirou
01:05:13que la cocaïne
01:05:14n'est pas la plus redoutable
01:05:16des drogues
01:05:17aussi
01:05:17c'est quand même
01:05:18un stupéfiant
01:05:19dangereux
01:05:20alors c'est un stupéfiant
01:05:22dangereux
01:05:22puisque quand on regarde
01:05:24les statistiques
01:05:25au niveau
01:05:26de la mortalité
01:05:28par surdose
01:05:29on s'aperçoit
01:05:30que c'est pas rien
01:05:33c'est la plus consommée
01:05:34ou non ?
01:05:34pas forcément
01:05:35dans les drogues
01:05:36un peu violentes
01:05:37je veux dire
01:05:37si je peux m'exprimer ainsi
01:05:38d'un point de vue
01:05:41chiffre d'affaires
01:05:42la cocaïne
01:05:43vient de supplanter
01:05:44le cannabis
01:05:45d'accord
01:05:45elle est passée devant
01:05:46elle est passée devant
01:05:47donc on a des chiffres
01:05:49qui évoquent
01:05:501, 2
01:05:51voire 3 milliards
01:05:52d'euros
01:05:53en chiffre d'affaires
01:05:55c'est pas
01:05:57des petites sommes
01:05:5950 euros
01:06:00le gramme
01:06:00en France
01:06:01la cocaïne
01:06:03concerne plus
01:06:03d'un million
01:06:04de consommateurs
01:06:05tandis que les victimes
01:06:05du narcotrafic
01:06:06s'accumulent
01:06:07ça c'est votre
01:06:08base de votre analyse
01:06:101 million de consommateurs
01:06:12d'irréguliers
01:06:13irréguliers
01:06:14voilà
01:06:14mais on a
01:06:15selon les chiffres
01:06:17mêmes proposés
01:06:18par le premier ministre
01:06:19en décembre 2025
01:06:20on était déjà
01:06:22à 3,7 millions
01:06:23d'utilisateurs
01:06:25qui avaient
01:06:26d'une manière occasionnelle
01:06:28goûté
01:06:28entre guillemets
01:06:29à ce produit
01:06:30comme ces chiffres
01:06:32sont un peu datés
01:06:33puisqu'ils
01:06:34proviennent
01:06:35de documents
01:06:37qui ont été
01:06:37publiés
01:06:38en 2024
01:06:39on peut
01:06:40simplement
01:06:41penser
01:06:41sans trop
01:06:43se tromper
01:06:43qu'on est
01:06:44plutôt
01:06:44à 4 millions
01:06:45de personnes
01:06:46qui ont
01:06:47déjà
01:06:48utilisé
01:06:49au moins
01:06:49une fois
01:06:49dans leur vie
01:06:50ce produit
01:06:51en France
01:06:52je reçois
01:06:53Alain Delpirou
01:06:54auteur de
01:06:55cocaïne son frontière
01:06:56enquête sur une drogue
01:06:57mondialisée
01:06:57Alain Delpirou
01:06:59est un géographe
01:06:59et il nous donne
01:07:00la dimension
01:07:00territoriale
01:07:01de cette plante
01:07:03et des produits
01:07:04stupéfiants
01:07:05qui en résultent
01:07:06comment on la transporte
01:07:07comment on la produit
01:07:07comment on la transporte
01:07:08comment elle se distribue
01:07:09on continue avec lui
01:07:11et vous pouvez appeler
01:07:12au 0826
01:07:13300 300
01:07:14parce que peut-être
01:07:15vous sentez vous concerné
01:07:16peut-être avez-vous
01:07:16des inquiétudes
01:07:17ou des questions
01:07:18à poser
01:07:18Alain Delpirou
01:07:19à tout de suite
01:07:20sur Sud Radio
01:07:22Alain Galasso
01:07:25Emmanuel Galasso
01:07:26attend votre appel
01:07:26à tout de suite
01:07:35Vous êtes sur Sud Radio
01:07:37La France dans tous ses états
01:07:39le face à face
01:07:40le côte à côte
01:07:41entre Alain Delpirou
01:07:43auteur de
01:07:43cocaïne sans frontière
01:07:44enquête sur une drogue
01:07:45mondialisée
01:07:46et moi-même
01:07:46nous échangeons
01:07:47sur ce phénomène
01:07:48on parle beaucoup
01:07:49de géographie
01:07:49on parle de végétation
01:07:51on parle de production
01:07:52on a parlé de transport
01:07:53et on voit avec
01:07:55Alain Delpirou
01:07:56que l'expansion
01:07:57de cette production
01:07:58de cocaïne
01:07:59est en pleine
01:08:01l'expansion
01:08:02est en extension
01:08:02vous voyez
01:08:03je fais un néologisme
01:08:04nous sommes en ligne
01:08:05avec Sylvie
01:08:07Sylvie qui nous appelle
01:08:08de pouiller les coteaux
01:08:09bonjour
01:08:10bonjour Sylvie
01:08:11bonjour messieurs
01:08:12alors je vais pas vous demander
01:08:13si on produit
01:08:14de la coca
01:08:15pouiller les coteaux
01:08:16je pense pas
01:08:17mais je pense que le sujet
01:08:19vous touche quand même
01:08:20il y a pu avoir du chanvre
01:08:22ah bien sûr
01:08:23on en parlait à l'instant
01:08:24au renten
01:08:24le chanvre était très répandu
01:08:25en France
01:08:26pour faire les cordages
01:08:27des bateaux
01:08:27oui
01:08:28je voulais poser
01:08:29la question suivante
01:08:30alors j'ai bien compris
01:08:31qu'on pouvait utiliser
01:08:33la coca
01:08:33comme un simple stimulant
01:08:35c'est à dire
01:08:36comme on boit du café
01:08:37finalement
01:08:38mais
01:08:39depuis quand
01:08:40à quelle période
01:08:42et dans quel pays
01:08:43a-t-on commencé
01:08:44à industrialiser
01:08:47cette plante
01:08:49pour en faire
01:08:49la cocaïne
01:08:50qui est devenue
01:08:51un stupéfiant
01:08:52aussi dangereux
01:08:54est-ce que c'est récent
01:08:55est-ce que c'est ancien
01:08:59alors pour
01:08:59là les questions
01:09:00je me pose
01:09:01oui oui oui
01:09:01Alain Delpirou
01:09:02va vous répondre justement
01:09:03parce que c'est un des aspects
01:09:04très importants
01:09:05de son livre
01:09:06il parle des conditions
01:09:07de production
01:09:07de l'origine de la production
01:09:08et ensuite
01:09:09de la distribution
01:09:10c'est parti de quoi
01:09:11la transformation
01:09:12Alain Delpirou
01:09:13de la cocaïne
01:09:14en stupéfiant
01:09:15il y a un personnage
01:09:15qui a laissé une trace
01:09:17indélébile
01:09:18dans notre histoire
01:09:19contemporaine
01:09:20c'est le fameux
01:09:21Pablo Escobar
01:09:22qui avait fait le constat
01:09:25le parrain du cartel
01:09:26de Medellin
01:09:27en Colombie
01:09:27tout à fait
01:09:28qui était au départ
01:09:31un criminel
01:09:32de droit commun
01:09:33qui volait des voitures
01:09:35qui volait des pierres tombales
01:09:36et il s'était rendu compte
01:09:39que la foudre blanche
01:09:40avait une valeur financière
01:09:42non négligeable
01:09:43et ce personnage
01:09:44a été en Bolivie
01:09:45au Pérou
01:09:46il a fait des déplacements
01:09:47des déplacements d'études
01:09:49c'est paradoxal
01:09:50et il s'est lancé
01:09:53dans ce négoce
01:09:55et à un tel niveau
01:09:57qu'il a décidé
01:09:59d'augmenter
01:10:01les cultures de coca
01:10:02en Colombie
01:10:03et au départ
01:10:04la Colombie
01:10:05ne produisait quasiment
01:10:06pas de feuilles de coca
01:10:07mais du jour au lendemain
01:10:09on a vu arriver
01:10:11sur le territoire
01:10:12national colombien
01:10:13des cultures
01:10:14à très grande échelle
01:10:15à un tel point
01:10:16qu'on a eu ce fameux laboratoire
01:10:18je ne sais pas si vous vous rappelez
01:10:19qu'on avait surnommé
01:10:21Tranquilandia
01:10:22tout à fait
01:10:22et ce laboratoire
01:10:25tournait 24 heures
01:10:26sur 24
01:10:26et il produisait
01:10:29plus de 20 tonnes
01:10:30de cocaïne
01:10:31par mois
01:10:32c'était énorme
01:10:33que les forces de sécurité
01:10:34colombiennes
01:10:35et même américaines
01:10:36on cherchait très longtemps
01:10:36à localiser
01:10:37on savait qu'il y avait
01:10:38un centre de production
01:10:39c'était
01:10:39tout à fait
01:10:40à un tel point
01:10:41que quand les américains
01:10:42et les colombiens
01:10:43ont réussi à localiser
01:10:45ce lieu
01:10:46il y a eu
01:10:47un assaut
01:10:48d'ailleurs
01:10:49ça a provoqué
01:10:51une réaction
01:10:51violente
01:10:52de la part
01:10:53de Pablo Escobar
01:10:54mais lui
01:10:54il était déjà lancé
01:10:55il avait lancé
01:10:56cette industrie
01:10:57à grande échelle
01:10:58et il a fait assassiner
01:10:59le ministre
01:11:00de la justice
01:11:01colombienne
01:11:02l'arabonien
01:11:03l'arabonien
01:11:04c'est la preuve
01:11:05qu'on l'avait frappé
01:11:06là où ça fait mal
01:11:06et qu'ils avaient commencé
01:11:07avant qu'il soit arrêté
01:11:10Alain Espirou
01:11:11et Sylvie
01:11:13de Pouilly
01:11:14les coteaux
01:11:15vous demandez
01:11:16comment ça a commencé
01:11:17cette industrie
01:11:18elle ne cesse
01:11:19de se déployer
01:11:19aujourd'hui
01:11:20tout à fait
01:11:22regardons
01:11:23prenons un élément
01:11:25qui est tangible
01:11:26qui nous permet
01:11:27de nous faire
01:11:28un peu une idée
01:11:28ce sont
01:11:29le vecteur
01:11:30des saisies
01:11:31si on prend
01:11:32l'exemple
01:11:32de la France
01:11:33on s'aperçoit
01:11:34qu'en 2025
01:11:37les saisies
01:11:37ont atteint
01:11:38plus de 80 tonnes
01:11:41de cocaïne
01:11:42en 2024
01:11:43on était à 50 tonnes
01:11:4554 tonnes
01:11:46en 2023
01:11:47on était à 24 tonnes
01:11:48alors c'est parce
01:11:49qu'il y a plus de production
01:11:50ou parce que nos polices
01:11:51sont plus efficaces
01:11:52à mon avis
01:11:53les deux à la fois
01:11:54parce que les policiers
01:11:55les gendarmes
01:11:56les douaniers
01:11:57les militaires
01:11:58commencent à avoir
01:11:59une bonne pratique
01:12:00ils commencent à faire
01:12:01des ciblages
01:12:02commencent à bien repérer
01:12:04les routes
01:12:05et interviennent
01:12:06et comme ils disent
01:12:07dans leur jargon
01:12:07ils tapent
01:12:08au bon endroit
01:12:09au bon moment
01:12:10elle est vendue
01:12:11sous quelle forme ?
01:12:12ça ressemble à quoi ?
01:12:13la cocaïne prête à consommer ?
01:12:14alors
01:12:15avant qu'elle soit prête
01:12:16à consommer
01:12:17elle est déplacée
01:12:19d'un endroit A
01:12:20à un endroit B
01:12:21sous forme de pain
01:12:23puisqu'elle est placée
01:12:25sous plastique
01:12:26et c'est thermoformé
01:12:28quand elle est cueillie
01:12:28qu'est-ce qui lui arrive
01:12:29tout de suite ?
01:12:29elle est conditionnée
01:12:30pour être déplacée
01:12:31ou elle est déjà
01:12:32traitée un petit peu
01:12:32sur place ?
01:12:33elle est séchée ?
01:12:34elle est séchée
01:12:35puis après
01:12:35elle est transformée
01:12:36première étape
01:12:37la pâte base
01:12:38et après
01:12:39seconde étape
01:12:39le chlorhydrate
01:12:40à l'endroit de production
01:12:41ou ça peut être ailleurs ?
01:12:43alors
01:12:43jusqu'à il y a
01:12:44deux ou trois ans
01:12:45c'était sur place
01:12:46sur place
01:12:46donc en Colombie
01:12:47en Pérou
01:12:48voilà
01:12:48mais depuis quelque temps
01:12:51les trafiquants
01:12:52ont changé un peu
01:12:53leur fusil d'épaule
01:12:54puisqu'ils n'envoient plus
01:12:56le chlorhydrate préparé
01:12:57en Europe
01:12:59ou aux Etats-Unis
01:13:00ou en Océanie
01:13:00ils envoient directement
01:13:02la pâte base
01:13:02c'est-à-dire qu'on a
01:13:04des laboratoires
01:13:04maintenant en Europe
01:13:05qui se chargent
01:13:07de transformer
01:13:07la pâte base
01:13:08en chlorhydrate
01:13:09ça évite que
01:13:11si on saisit
01:13:12des cargaisons
01:13:13de pâte base
01:13:14ça coûte moins cher
01:13:15pour les trafiquants
01:13:16c'est clair
01:13:16et ça favorise aussi
01:13:19la dissimulation
01:13:20on a trouvé
01:13:21par exemple
01:13:22de la pâte base
01:13:23de cocaïne
01:13:23dans des chargements
01:13:25de charbon
01:13:27et la pâte base
01:13:28se fait dans des petits ateliers
01:13:29des petites usines
01:13:30sur place
01:13:31est-ce que ça serait
01:13:33une solution
01:13:33de les localiser
01:13:34et d'intervenir
01:13:35dès la pâte base
01:13:36ou c'est pas possible
01:13:37c'est très difficile
01:13:38puisque c'est des milliers
01:13:40de petits laboratoires
01:13:41qui sont disséminés
01:13:42sur toute l'Amérique latine
01:13:44donc c'est
01:13:45c'est un coup d'épée dans l'eau
01:13:46et donc après la pâte base
01:13:47c'est transformé
01:13:48
01:13:49en produit prêt à consommer
01:13:50tout à fait
01:13:51le prix
01:13:52à ce moment-là
01:13:53sur le territoire
01:13:54latino-américain
01:13:55c'est l'équivalent
01:13:56de 3000 euros
01:13:57le kilo
01:13:58le kilo
01:13:58et quand ça a traversé
01:14:01l'Atlantique
01:14:02et après si vous voulez
01:14:03on parlera même
01:14:04de la traversée
01:14:05du Pacifique
01:14:06Pacifique
01:14:07mais quand on traverse
01:14:08l'Atlantique
01:14:08et qu'on arrive en Europe
01:14:10sur le déplacement
01:14:13on arrive à des sommes
01:14:14de 20 000
01:14:1525 000 euros
01:14:16le kilo
01:14:17sauf que
01:14:18ensuite
01:14:19on voit déjà
01:14:20décliner les prix
01:14:22avant on avait
01:14:23il y a 2 ou 3 ans
01:14:25le kilo de cocaïne
01:14:26à Rotterdam
01:14:27à Anvers
01:14:28à Amsterdam
01:14:29c'était de l'ordre
01:14:30de 30 000 euros
01:14:31le kilo
01:14:31la consommation finale
01:14:32est en Europe ou non ?
01:14:33celle qui est prête
01:14:34à consommer
01:14:34ou pas ?
01:14:35alors bien entendu
01:14:36en Europe
01:14:37mais aussi sur le marché
01:14:38américain
01:14:38qui repart
01:14:39puisqu'il avait
01:14:40sur le lieu de consommation
01:14:42le laboratoire final
01:14:43il est sur le lieu de consommation
01:14:44oui
01:14:45en partie
01:14:46en partie
01:14:48l'industrie est en pleine expansion
01:14:49c'est-à-dire que
01:14:50comme la production de coca
01:14:52augmente
01:14:52puisqu'on peut en planter
01:14:53pas seulement l'Amérique latine
01:14:55mais il y a une extension
01:14:56ça veut dire qu'aussi
01:14:57les lieux de transformation
01:14:59se multiplient également ?
01:15:00tout à fait
01:15:01et c'est pas neutre
01:15:04en ce sens que
01:15:05les trafiquants
01:15:06ont souvent
01:15:07un ou plusieurs coups d'avance
01:15:09puisque quand il y a
01:15:10un peu de
01:15:10vraiment de trop
01:15:11de surproduction
01:15:12et que les saisies
01:15:13n'épongent pas
01:15:14ces surproductions
01:15:15les trafiquants
01:15:17mettent ça à l'abri
01:15:18on a maintenant
01:15:19l'existence
01:15:20d'entrepôts
01:15:21alors on pourrait imaginer
01:15:23une ferme abandonnée
01:15:24dans un endroit isolé
01:15:26mais souvent
01:15:27ce sont des containers
01:15:28qui sont
01:15:30enterrés
01:15:31notamment en Espagne
01:15:32dans le nord de l'Espagne
01:15:33et qui attendent
01:15:35tranquillement
01:15:35le moment venu
01:15:36pour être déversés
01:15:38sur le marché européen
01:15:39et forcément
01:15:40cette production de coca
01:15:41a engendré
01:15:42la création
01:15:43l'apparition de narco-états
01:15:44vous en parlez
01:15:44dans votre livre
01:15:45donc il y a des états
01:15:46dont l'économie repose
01:15:47sur la production
01:15:48de cocaïne
01:15:48oui
01:15:49j'ai pris deux exemples
01:15:51l'un au Honduras
01:15:53où on a eu
01:15:54un ancien président
01:15:56de ce pays
01:15:57qui durant son moment
01:15:59de huit années
01:16:00de suite
01:16:00avait permis
01:16:01le passage
01:16:02de 500 tonnes
01:16:03de cocaïne
01:16:04en Amérique
01:16:05du nord
01:16:06ça c'est le premier pays
01:16:08qui est évoqué
01:16:09dans ce livre
01:16:09et le deuxième pays
01:16:11c'est la Guinée-Bissau
01:16:13ancienne possession
01:16:14portugaise
01:16:15qui est très proche
01:16:16des côtes brésiliennes
01:16:17d'un point de vue géographique
01:16:18là où on voit
01:16:19là aussi
01:16:20des quantités astronomiques
01:16:21de cocaïne
01:16:22qui passent
01:16:23et on voit aussi
01:16:24la présence
01:16:25de narco-colombiens
01:16:27voire mexicains
01:16:28donc à un moment donné
01:16:30il y aura peut-être
01:16:30un moyen
01:16:31militaire
01:16:32policier
01:16:32judiciaire
01:16:33de contrôler
01:16:33cette production
01:16:34ou ça sera quand même
01:16:35très difficile
01:16:35alors ça commence
01:16:37d'un point de vue
01:16:39répression
01:16:40on se rend compte
01:16:41que depuis quelque temps
01:16:42la marine
01:16:43va au contact
01:16:44et intercepte
01:16:45les cargaisons
01:16:46qui sortent
01:16:47du territoire
01:16:47latino-américain
01:16:48ce qui n'était pas le cas
01:16:49des années auparavant
01:16:51donc là
01:16:52on a marqué
01:16:53un coup d'arrêt
01:16:54et d'ailleurs
01:16:55les saisir
01:16:56d'un point de vue
01:16:58de répression
01:16:59l'essentiel
01:17:00se fait maintenant
01:17:00par la marine nationale
01:17:02merci Alain Delpirou
01:17:03de nous avoir éclairé
01:17:05votre travail
01:17:06est un chef d'oeuvre
01:17:07absolu
01:17:07de recherche
01:17:08d'abord
01:17:08on en apprend beaucoup
01:17:09en termes géographiques
01:17:10et surtout
01:17:11on comprend ce qu'est ce phénomène
01:17:12sur le plan
01:17:14végétal
01:17:14politique
01:17:15économique
01:17:16voilà
01:17:16cocaïne sans frontières
01:17:18enquête sur une drogue
01:17:19mondialisée
01:17:19aux éditions
01:17:21du Cerf
01:17:21pour la modique somme
01:17:22de 19,90€
01:17:23et on en apprend
01:17:25beaucoup plus
01:17:25sur le phénomène
01:17:26de la cocaïne
01:17:27merci Alain Delpirou
01:17:27d'avoir été en direct
01:17:28et je vous dis probablement
01:17:29à bientôt
01:17:30parce que je pense
01:17:30qu'il y aura une suite
01:17:31avec une autre
01:17:31peut-être une autre variété
01:17:32avec grand plaisir
01:17:33merci
01:17:34vous écoutez Sud Radio
01:17:35et dans un instant
01:17:36ce sera nous
01:17:37qui vous écouterons
01:17:38puisqu'à partir
01:17:39de midi 45
01:17:40environ
01:17:41jusqu'à 14h
01:17:4213h45
01:17:43jusqu'à 14h
01:17:43pardon
01:17:44nous vous donnons la parole
01:17:45vous nous appelez
01:17:46en direct
01:17:47au 0826
01:17:47300 300
01:17:49et vous réagissez
01:17:49au sujet d'actualité
01:17:50au sujet que vous voulez
01:17:51quelque chose
01:17:52qui vous a marqué
01:17:52parmi ceux
01:17:53qu'on a évoqué
01:17:53durant cette émission
01:17:55des sujets d'actualité
01:17:56qui vous ont touché
01:17:57cette semaine
01:17:57on est là pour vous écouter
01:17:59pour vous répondre
01:17:59à tout de suite
01:18:00sur Sud Radio
01:18:02Sud
01:18:02Perico Légas
01:18:04et oui
01:18:04vous êtes bien sur Sud Radio
01:18:06en ce mardi 14 avril 2026
01:18:08et nous inaugurons
01:18:10cette nouvelle tranche
01:18:11en ce rapproche
01:18:12de nos auditrices
01:18:13et de nos auditeurs
01:18:14de Sud Radio
01:18:15vous avez la parole
01:18:17vous avez la parole
01:18:18tout le temps
01:18:19toute la journée
01:18:20sur Sud Radio
01:18:21et là vous avez
01:18:21un rendez-vous
01:18:22voilà
01:18:22Philippe David
01:18:22vous prend de 19 à 20h
01:18:25et mot des mois
01:18:26on est un peu jaloux
01:18:27que Philippe David
01:18:28ait le droit
01:18:28de vous parler en direct
01:18:29et on a demandé
01:18:30à notre aimable direction
01:18:31et Patrick Roger
01:18:32a dit oui
01:18:33il faut étendre
01:18:34la possibilité
01:18:35pour nos auditeurs
01:18:36de nous contacter
01:18:37d'abord parce que
01:18:38quand vous intervenez
01:18:39vous dites toujours
01:18:39des choses pertinentes
01:18:40je ne vais pas dire
01:18:41que vous êtes meilleur
01:18:42que les journalistes
01:18:42mais presque
01:18:43c'est vous dire
01:18:43voilà je ne vais pas
01:18:44vous flatter
01:18:45et là pendant ce quart d'heure
01:18:46de 13h45
01:18:47je suis changé de métier moi
01:18:48à 14h
01:18:49mais non mais on apprend
01:18:50l'auditeur est là
01:18:50pour nous apprendre
01:18:51vous savez bien
01:18:52et là de 13h45
01:18:54à 20h
01:18:56à 14h
01:18:57tous les jours
01:18:58vous avez la parole
01:18:59bien sûr vous pouvez
01:19:00aborder les thématiques
01:19:01que l'on a traité
01:19:03durant cette émission
01:19:03durant la France
01:19:04dans tous ses états
01:19:05mais s'il s'est passé
01:19:06quelque chose ce matin
01:19:07sur ce radio
01:19:07sur lequel ils avaient
01:19:08envie de réagir
01:19:09et quand bien même
01:19:10sur un autre média
01:19:11on n'est pas jaloux
01:19:12on n'est pas chauvin
01:19:12ou tout simplement
01:19:13dans l'actualité
01:19:14une question que vous avez
01:19:15envie de poser
01:19:15vous êtes ici chez vous
01:19:17vous la posez librement
01:19:18et humblement
01:19:19si mot des mois
01:19:19on est à la hauteur
01:19:20de votre question
01:19:21on essaiera d'y répondre
01:19:22avec le plus de pertinence
01:19:23et de ferveur possible
01:19:25la manifestation commence
01:19:27avec Loïc
01:19:28qui nous appelle
01:19:28de Saint-Pierre-de-Lage
01:19:30bonjour Loïc
01:19:32bonjour
01:19:33Loïc je vous écoute
01:19:34d'abord
01:19:34j'aime bien
01:19:35où est Saint-Pierre-de-Lage ?
01:19:38alors c'est à l'est
01:19:40de Toulouse
01:19:41bon parce que
01:19:41je prétends bien
01:19:43connaître la géographie française
01:19:44mais quelquefois
01:19:45il y a des communes
01:19:45qui apparaissent sur mon écran
01:19:46je dis mais
01:19:47mais où c'est Saint-Pierre-de-Lage ?
01:19:48donc vous êtes dans l'Oragué
01:19:49si je comprends bien un petit peu
01:19:51et bien dans l'Oragué
01:19:52Loïc je vous écoute
01:19:54quelle est votre
01:19:54votre question
01:19:55ou votre besoin
01:19:57d'intervention ?
01:19:58alors moi je vais être très franc
01:19:59cette histoire de premier né
01:20:02n'exaspère plus au point
01:20:04pourquoi ?
01:20:05alors un parce que
01:20:06bon je vais être très franc avec vous
01:20:08moi ça fait plus de 20 ans
01:20:105 mai, 8 mai, 11 novembre
01:20:12pour moi
01:20:13ce sont des totems
01:20:14dans le sens
01:20:15où ce sont des dates
01:20:16dans notre calendrier
01:20:17qui ont une représentation derrière
01:20:19donc elles sont importantes
01:20:21et donc entendre
01:20:22nos chers gouvernants
01:20:23passer leur temps
01:20:24à dire que
01:20:25il faut le supprimer
01:20:25il faut le supprimer
01:20:26bon pourquoi pas
01:20:27mais venant de la part de gens
01:20:29qui sont pour la plupart d'entre eux
01:20:30improductifs
01:20:31je ne vous cache pas
01:20:32que ça m'agace beaucoup
01:20:33donc Loïc
01:20:34vous vous êtes pour un premier mai sacré
01:20:36et pas pour un premier mai ouvré
01:20:38on ne touche pas au premier mai
01:20:39voilà
01:20:39après tout le débat
01:20:42moi je l'entends
01:20:42que les boulangers soient ouverts
01:20:45que les fleuristes soient ouverts
01:20:46et on réfléchit bien
01:20:48ça fait depuis 20 ans
01:20:4930 ans
01:20:4940 ans
01:20:50ça n'a jamais posé problème
01:20:51sauf depuis quelques temps
01:20:52et on se pose bien
01:20:53pourquoi du comment
01:20:54il est clair pour moi
01:20:56que si le problème
01:20:57aujourd'hui
01:20:58de nos politiques
01:20:59c'est que
01:21:00on a en France
01:21:01un problème de productivité
01:21:03ce n'est pas en supprimant
01:21:04le 1er mai
01:21:04c'est peut-être en commençant
01:21:06enfin à se poser la question
01:21:07est-ce que les 35 heures
01:21:09il ne faudrait peut-être pas
01:21:10commencer à réfléchir
01:21:11à revenir dessus
01:21:12mais si
01:21:13mais si
01:21:14et c'est un
01:21:14vous soulevez
01:21:16un des sujets
01:21:17les plus importants
01:21:18du débat sociopolitique français
01:21:20toutefois
01:21:21je
01:21:21je m'en tiens
01:21:23à ce que je disais
01:21:24tout à l'heure
01:21:24à l'élu communiste
01:21:25de Paris
01:21:26le petit commerçant
01:21:27le petit patron
01:21:28qui a sa boutique
01:21:29qui est confronté
01:21:30à des difficultés économiques
01:21:31parce qu'il y a une petite récession
01:21:33la consommation a baissé
01:21:34il demande lui seul
01:21:36en tant que patron
01:21:36il n'est pas fleuriste
01:21:38il n'est pas boulanger
01:21:38il vend des chaussures
01:21:39ou d'autres produits
01:21:40il demande à ouvrir lui
01:21:42le 1er mai
01:21:43pour améliorer un peu
01:21:44son chiffre d'affaires
01:21:45peut-être pour préserver
01:21:46les emplois qui sont les siens
01:21:47est-ce que là
01:21:48à ce moment-là
01:21:49vous êtes d'accord
01:21:49ou même ça
01:21:50vous n'êtes pas
01:21:51vous n'êtes pas forcément convaincu
01:21:53bah écoutez
01:21:53je vais être très très franc
01:21:54avec vous
01:21:55sur ce coup-là
01:21:55je ne suis pas convaincu
01:21:56pourquoi les gens
01:21:57iraient plus acheter des chaussures
01:21:59le 1er mai
01:21:59que le 2 mai
01:22:00ou le 3 mai
01:22:01il y a un moment
01:22:02il faut peut-être savoir
01:22:03aussi raison garder
01:22:04si on a un problème économique
01:22:06aujourd'hui
01:22:06ce n'est pas un jour
01:22:07de plus ou de moins
01:22:08qui va résoudre les choses
01:22:09il va bien falloir
01:22:10un moment ou un autre
01:22:11qu'on se repenche
01:22:12vraiment sur cette histoire
01:22:13de 35 heures
01:22:15et notamment
01:22:16dans la fonction publique
01:22:17parce que je vais être très franc
01:22:18moi j'en fais partie
01:22:19si demain on me dit
01:22:20on repasse à 39 heures
01:22:21payer 39
01:22:22ah ben je peux vous dire
01:22:23que les 15 jours de RCT que j'ai
01:22:25je les revends
01:22:26avec grand plaisir
01:22:26moi j'ai compris
01:22:27ce que vous êtes en train
01:22:28de nous expliquer Loïc
01:22:29et c'est très important
01:22:30parce que vous le dites
01:22:31avec vos mots
01:22:32on met un bon sens absolu
01:22:34est-ce qu'on peut se remettre
01:22:35à travailler un peu plus
01:22:36du coup on n'a pas besoin
01:22:37de s'arrêter le 1er mai
01:22:39la France a toujours été connue
01:22:40pour la productivité
01:22:41de ses salariés
01:22:42ce qui est toujours une réalité
01:22:44même si ça s'est un peu atténué
01:22:45vous vous dites
01:22:46est-ce qu'on peut retravailler
01:22:47pendant la période de travail
01:22:49travailler un peu plus
01:22:50ça nous permettra peut-être
01:22:52de prendre des 1er mai
01:22:53et des jours de congés
01:22:54plus longs
01:22:54puisqu'on aura compensé
01:22:55ces jours de congés
01:22:56par une vraie productivité professionnelle
01:22:58c'est un peu ça votre idée ?
01:23:00tout à fait
01:23:01je pense que vous êtes entendu
01:23:02quel que soit
01:23:03quel que soit le secteur
01:23:04secteur privé
01:23:05secteur public
01:23:05on est bien d'accord
01:23:06les 35 heures dans le secteur public
01:23:08a été une hérésie
01:23:08qu'on continue de payer aujourd'hui
01:23:10aux services publics
01:23:11sont à l'autre
01:23:12et malgré ça
01:23:15je vais reprendre certains mots
01:23:16de notre cher président
01:23:18ça nous coûte un pognon de dingue
01:23:19ah oui
01:23:19un pognon de dingue
01:23:20bien sûr
01:23:20les prestations sociales
01:23:21pour payer souvent des gens
01:23:22qui n'ont pas peut-être donné
01:23:23toute la productivité
01:23:24qui pourraient
01:23:25quel est votre métier Loïc ?
01:23:26vous faites quoi dans la vie ?
01:23:28moi je suis juriste
01:23:29pour le secteur agricole
01:23:30ah bah vous connaissez le dossier
01:23:31en plus
01:23:32bien sûr
01:23:32bien sûr
01:23:33et pourtant les paysans
01:23:34eux
01:23:35faut pas leur parler de 35 heures
01:23:36c'est pas eux qui sont touchés
01:23:37par la baisse de productivité
01:23:40alors oui et non
01:23:41c'est à dire que vous êtes éleveur
01:23:42vous avez des animaux
01:23:43de toute façon
01:23:44vous bossez 7 jours sur 7
01:23:45les animaux
01:23:46il faut les traire tous les jours
01:23:48il faut les soigner tous les jours
01:23:49on vérifie tous les jours qu'ils naissent
01:23:51ce serait un peu plus dubitatif
01:23:52sur les céréaliers
01:23:53qui sont plus liés au cycle de la nature
01:23:57il y a des périodes
01:23:58où les céréaliers peuvent faire autre chose
01:24:00il y a des périodes
01:24:00où de toute façon
01:24:01ils feront 48 heures en 4 jours
01:24:03point
01:24:03nous sommes bien d'accord
01:24:04nous sommes bien d'accord
01:24:06merci Loïc
01:24:06pour votre pertinent avis
01:24:09courage que vous avez eu
01:24:10parce que vous parlez franchement
01:24:11et vous avez contribué
01:24:13à l'évolution de ce débat
01:24:14on vous attend quand vous voulez
01:24:16sur Sud Radio
01:24:16vous nous rappelez
01:24:18si c'est toujours pour nous interpeller
01:24:19de cette façon
01:24:19je peux vous dire
01:24:20que vous allez faire avancer le débat
01:24:21et élever le niveau de nos échanges
01:24:24à très bientôt sur Sud Radio Loïc
01:24:26nous avons Alain
01:24:27qui nous appelle de Lyon
01:24:28alors Lyon je vous demande pas où c'est
01:24:30Alain
01:24:30mais Lyon c'est une grande ville
01:24:32je peux vous demander
01:24:33ce que vous faites dans la vie
01:24:35je suis chef d'entreprise
01:24:37bon
01:24:37donc un homme à responsabilité
01:24:39et avec des emplois
01:24:41oui
01:24:42enfin je suis en fond de carrière
01:24:44donc c'est probablement
01:24:44en train de mettre
01:24:46on va pas tarder
01:24:47à mettre l'entreprise
01:24:48en sommet définitivement
01:24:49parce qu'il n'est pas déliqué
01:24:51aïe aïe aïe
01:24:53de quoi voulez-vous
01:24:54de quoi voulez-vous nous parler
01:24:55sur cette antenne
01:24:57par rapport aux ZFE
01:24:59c'est-à-dire
01:25:00moi je suis écologiste
01:25:01deux chefs d'entreprise
01:25:03ça m'empêche pas d'être écologiste
01:25:05mais je me reconnais pas
01:25:06dans l'écologie politique
01:25:09c'est-à-dire les ZFE
01:25:10c'est que de la politique
01:25:11c'est bien sûr
01:25:12que le principe de base
01:25:13tout le monde
01:25:14tout écologiste
01:25:14voudrait une diminution
01:25:16des émissions
01:25:18mais il y a vouloir
01:25:19et pouvoir
01:25:19et puis plein de gens
01:25:21actuellement
01:25:21n'ont pas les moyens
01:25:22de pouvoir se permettre
01:25:24des conditions
01:25:25si drastiques
01:25:26qu'on veut leur imposer
01:25:27donc là
01:25:29le gouvernement
01:25:30a eu enfin
01:25:31le bon sens
01:25:32de faire passer ça
01:25:32à l'Assemblée
01:25:33ça dure depuis deux ans
01:25:34et puis comme par hasard
01:25:35on va dire
01:25:36bon on va voter la loi
01:25:37mais en fait
01:25:38après on va laisser
01:25:38chaque commune
01:25:40décider à notre place
01:25:41Est-ce que vous pensez
01:25:43Alain
01:25:43qu'on pourrait faire
01:25:44du sur-mesure ?
01:25:45Le principe
01:25:45comme vous l'avez dit
01:25:46n'est pas absurde
01:25:47si on peut limiter
01:25:48la pollution automobile
01:25:49dans des endroits
01:25:49où elle est très très néfaste
01:25:51et très très nocive
01:25:51est-ce qu'on peut tenir compte
01:25:53du contexte professionnel
01:25:56économique
01:25:57industriel
01:25:58est-ce qu'il y a des endroits
01:25:59où vous faites un petit peu
01:25:59plus exigeant
01:26:00et d'autres où vous faites
01:26:01un peu plus souple
01:26:02vous verriez un peu
01:26:02les choses comme ça ?
01:26:04Un lyonnais
01:26:04vous posez la bonne question
01:26:05vu qu'on a le couloir
01:26:06de la chimie au sud de Lyon
01:26:07qui envoie une quantité
01:26:08absolument invraisemblable
01:26:09le couloir
01:26:10le couloir
01:26:11le couloir
01:26:12il s'appelle ça la vallée
01:26:13moi je suis un vieux lyonnais
01:26:14donc je reste au couloir
01:26:15de la chimie
01:26:17et qui envoie des quantités
01:26:18absolument astronomiques
01:26:19de toutes les particules
01:26:20possibles et imaginables
01:26:21on a des autoroutes
01:26:22dans tous les sens
01:26:23donc c'est sûr que ça
01:26:24on ne veut pas l'enlever
01:26:25Lyon est un carrefour
01:26:26naturel européen
01:26:27alors les écologistes
01:26:29ils font en sorte
01:26:30c'est comme s'ils voulaient
01:26:31que les voitures disparaissent
01:26:32ben non les voitures
01:26:32elles ne vont pas disparaître
01:26:33parce que l'été
01:26:33quand les gens partent en vacances
01:26:34ils sont obligés de passer par Lyon
01:26:36donc à mon dédé
01:26:37ça coince
01:26:38et ça c'est un discours
01:26:39ben ils occultent
01:26:40il n'y a pas de réponse
01:26:41et même si
01:26:42Jean-Michel Olias
01:26:43voulait mettre un tunnel
01:26:45sauf fourvière
01:26:46bon pour l'instant
01:26:47c'est pas l'ordre du jour
01:26:48mais il faudra quand même
01:26:48continuer à passer par Lyon
01:26:50pour aller sur les bords
01:26:51de la Grande Bleue
01:26:51et donc le problème
01:26:52que vous posez
01:26:53est tout à fait entier
01:26:54merci Alain
01:26:54d'avoir manifesté
01:26:56votre opinion
01:26:57sur ce sujet
01:26:57qui à mon avis
01:26:58sera l'occasion
01:26:59de grands et longs débats
01:27:00au sein de notre république
01:27:02je vous dis
01:27:02je vous dis à tous
01:27:03à demain
01:27:04à demain
01:27:05n'oubliez pas que demain
01:27:06vous pourrez écouter
01:27:06sur internet
01:27:07le printemps de la planète
01:27:09des tables rondes
01:27:10qui vont parler
01:27:10des équations
01:27:11entre économie et environnement
01:27:12à l'initiative de Patrick Roger
01:27:14on sera tous là
01:27:15je serai moi-même
01:27:15à l'imant
01:27:16la dernière
01:27:17de 15h30 à 16h30
01:27:18sur l'alimentation
01:27:20et l'agriculture
01:27:21et puis là
01:27:21je vous laisse
01:27:22pour un peu plus
01:27:23de repos intellectuel
01:27:25dans les bras
01:27:26je ne dis pas
01:27:26dans les bras
01:27:27c'est pas bien
01:27:27dans l'esprit
01:27:28et la pensée
01:27:29de Brigitte Laé
01:27:30voilà
01:27:30continuez à rester
01:27:31sur Sud Radio
01:27:32et intervenez
01:27:33autant que vous voulez
01:27:34au 0826 300 300
01:27:35nous sommes le porte-voix
01:27:36de vos états d'âme
01:27:37et de vos convictions
01:27:38merci
01:27:38merci
01:27:38merci
01:27:39merci
01:27:39merci
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