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Avec François Cérésa, auteur de "Nos amis les traîtres" éd. du Cherche Midi

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##LE_FACE_A_FACE-2026-06-16##

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Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:08Bien sur Sud Radio, en ce mardi 16 juin 2026, il est 13h05, et j'ai à la fois le
00:14plaisir et l'honneur ou la satisfaction de recevoir François Séréza,
00:19que j'ai connu quand j'étais au matin de Paris, François était à l'Obs, on se voyait à
00:22l'atelier de fabrication et les œuvriers du livre, c'était tout un univers,
00:25et François Séréza ensuite a fait son chemin, il est aujourd'hui directeur de service littéraire, le mensuel de l
00:33'actualité romanesque,
00:34avec cette semaine, c'est un hebdomadaire, ce mois-ci, Théophile Gautier, un bretteur en scène, personnage truculent Théophile Gautier,
00:44je vous invite à lire cette publication, le numéro 203, qui vous coûtera 3 euros, pour la promotion méritée.
00:52Mais ce n'est pas pour ça que je reçois François Séréza aujourd'hui, c'est pour son œuvrage sur
00:57les traîtres.
00:58La trahison est-il un phénomène très français ou bien français, il y a eu des traîtres partout dans le
01:03monde,
01:03mais on dirait quand même qu'en France, c'est comme un phénomène de terroir, on a la rayette du
01:09Mans, on a les traîtres.
01:12Alors l'ouvrage s'appelle Nos amis les traîtres, il dit bien nos amis, parce qu'il y en a
01:16qui sont très sympathiques,
01:18on sent d'ailleurs que dans cet inventaire sur lequel on n'est pas d'accord, on va un peu
01:22se disputer,
01:23parce que je considère qu'il y en a qui ne sont pas tout à fait ou que traîtres.
01:27Il y en a combien, je ne sais pas compter, il y en a une cinquantaine, c'est ça à
01:30peu près ?
01:30Il y en a 52.
01:3152, vous en avez un par semaine, vous avez de la chance.
01:34Retour sur une spécialité française, la trahison, aux éditions du Cherche Midi.
01:39Alors, François Zérezat, des observateurs tels que vous, des journalistes,
01:44ont déjà disserté, avec notamment sur les girouettes, cette spécificité française,
01:49vous, vous avez mis Nos amis les traîtres.
01:51Alors, d'abord, pourquoi maintenant, aujourd'hui, vouloir faire cet inventaire de la trahison,
01:55qui continue, qui se porte bien, on est d'accord, la trahison en coréenne.
01:59Pourquoi Nos amis les traîtres ? Parce que finalement, ils font un peu partie de la famille ?
02:02Évidemment, attendez, on n'est jamais aussi bien trahi que par les siens, vous connaissez.
02:07C'est une formule qui est vraie.
02:11Donc, en fait, c'est un choix éditorial.
02:14Moi, je n'avais pas tellement choisi Nos amis les traîtres, c'est l'éditeur qui trouve ça amusant.
02:19Moi aussi, d'ailleurs, je trouve ça plutôt amusant.
02:21Mais bon, Nos amis les traîtres, pour répondre à votre question directement,
02:25encore une fois, c'est parce que ce sont des gens qui sont tout proches de nous.
02:29Regardez, par exemple, dans la fiction.
02:31Moi, je n'ai pas mis de traître de fiction, j'ai mis que des traîtres de vrai.
02:35Mais dans les traîtres de fiction, si vous regardez Les Trois Mousquetaires,
02:40si vous regardez Le Comte de Monte Cristo,
02:43si vous regardez, puisque vous parliez gentiment de Théophile Gautier,
02:48dans Le Capitaine Fracas, il y a un traître, c'est Gonzague, je crois.
02:54Dans Le Bossu, il y a un traître.
02:57Vous avez partout des traîtres.
02:59S'il n'y a pas de traître dans les histoires, il n'y a plus d'histoire.
03:01C'est vrai que ça fait partie du paysage culturel, littéraire, français.
03:06Alors, on a besoin du traître.
03:08On l'invente, s'il n'existe pas.
03:09Oui, international, vous savez.
03:12Je pourrais prendre comme exemple aussi les westerns.
03:14Moi, j'ai écrit un petit livre sur le western, j'adore le western.
03:17S'il n'y a pas de traître, s'il n'y a pas de trahison, on s'ennuie.
03:20Je veux dire, s'il n'y a pas Iago, Othello, il n'existe pas.
03:23Bien, bien sûr.
03:23S'il n'y a pas Judas, Jésus, problème.
03:29Alors, il y a des traîtres historiques quand même.
03:31Le plus ancien va remonter à Ganelon, le plus célèbre.
03:35Donc, Roland est à Roncevaux.
03:38C'est une fiction.
03:39C'est une fiction.
03:40Sauf que Ganelon existait, le personnage.
03:43Voilà, je ne sais plus comment il s'appelait, mais c'était un ecclésiastique.
03:47qui est mort de sa belle mort, alors que Ganelon, comme vous le savez,
03:52quand Charlemagne apprend qu'il a trahi son neveu, Roland, il le fait carteler.
03:58Alors, Roland n'est pas le neveu de Charlemagne.
04:00Il s'appelle Rottualde.
04:02Il est préfet des Marches de Bretagne.
04:03Mais ensuite, la chanson de Roland qui a été écrite depuis le siècle,
04:06après l'épisode de Roncevaux, 15 août 778, où ce sont des Basques.
04:10Et non pas des Sarazins.
04:11C'est pas des Sarazins.
04:11Mais parce que les Basques étaient alliés aux Sarazins.
04:13Bien sûr.
04:14Charlemagne avait résé les murs des Pamplunes.
04:15Et Ganelon, le village, son château, existe à côté de Cloy-sur-la-Mer.
04:19Montigny, le Ganelon.
04:21Mais là, c'est de la romance.
04:23Vous êtes du sud-ouest.
04:24Je suis, j'ai des attaches, plus que des attaches et des racines aux Pays-Basques.
04:29Donc, on ouvre la danse avec Ganelon.
04:31Alors, il y en a eu d'autres.
04:32Dans les guerres, évidemment, beaucoup de traîtres.
04:35Certains dans l'histoire, comme le célèbre Biron, qui trahit en Récart.
04:38Ils sont tous, les traîtres à l'époque, ils sont tous, ils sont oxy.
04:41Ils passent à la casserole, systématiquement.
04:43C'est-à-dire qu'une fois que leur trahison est prouvée, en effet,
04:47ce sont des traîtres qui sont, en général, d'ailleurs, des hommes d'armes, pour la plupart.
04:52Car, comme vous savez, les traîtres, ils sont aussi tout proches des suzerains.
04:59Il y a, on a l'exemple de la femme de Louis XIII, la fameuse Anne d'Autriche, dont Alexandre
05:07Dumas a fait une héroïne formidable.
05:09Avec le duc de Buckingham, bien entendu, les ferrets de la reine.
05:13Non, mais ça, c'est une chose, mais elle trahit quand même un petit peu, aussi, Louis XIII, au moment
05:17où il y a des problèmes avec l'Espagne.
05:19Bien sûr.
05:20Heureusement que Richelieu est là, et c'est l'histoire de 5 Mars.
05:235 Mars, qui voudrait tout avoir, mais qui n'a pas tout eu, s'allie avec qui ?
05:29Il s'allie avec le frère de Louis XIII et avec Anne d'Autriche.
05:36Donc, sédition contre l'intérêt d'Autriche.
05:37Mais Anne d'Autriche et Gaston d'Orléans n'ont rien, seront indemnes, ne sont pas condamnés,
05:42même pas envoyés de la cour, alors que ce pauvre 5 Mars est décapité à la hache.
05:47Alors, dans les femmes, vous avez soit des femmes d'origine étrangère,
05:50qui défendent âprement le royaume et le trône de leur fils.
05:53Je pense à Blanche de Castille, qui va être héroïque, même Catherine de Médicis.
05:57Et puis, vous avez Isabaud de Bavière, la femme de Charles VI, qui vend le royaume aux Anglais avec le
06:02fameux Té de Troyes.
06:03Elle dit de son propre fils, soi-disant dauphin.
06:07C'est-à-dire qu'elle reconnaît dans un acte légal qu'elle a commis l'adultère,
06:10et que Charles VI n'est pas le fils de Charles V.
06:16Mais vous savez, il y a toute une ragouniasse à propos de ça.
06:21On pourrait parler d'Eléonore d'Aquitaine, qui a été à la fois reine de France et reine d'Angleterre.
06:26Oui, mais elle a trahi, au contraire.
06:28Elle trahit quand même son mari Henri II.
06:31Elle le trahit pour Richard Cœur de Lyon.
06:33On va rentrer dans le cœur du sujet.
06:34Vous avez une vision de la trahison à angle variable.
06:39Je parle d'Eléonore d'Aquitaine, pour moi elle n'est pas française.
06:42Bon, phénomène trahit pas.
06:43Alors, est-ce que, pourquoi ?
06:45Vous avez votre dernier chapitre qui est fabuleux, c'est sur les têtes d'aujourd'hui.
06:48On sent que vous avez quelques têtes.
06:52On rappelle la phrase d'Edgar Faure,
06:55ce n'est pas la girouette, avec son ossement,
06:57ce n'est pas la girouette qui tourne,
06:59c'est le vent qui sort de direction, c'est ça ?
07:01Et quand elle est fixe, c'est parce qu'elle est rouillée.
07:03C'est-à-dire que, oui, je crois que c'était une phrase d'ailleurs de Jacques Chirac.
07:09Lui, c'est une girouette, il attend d'être rouillé pour se fixer.
07:13Alors, on va venir à l'actualité,
07:15parce qu'on a quelques traîtres, j'allais dire,
07:18constitutifs de la trahison dans les 20, 30, 40 dernières années.
07:21Il y a des épisodes très précis,
07:23et l'opinion publique n'est pas du plat dessus.
07:25Les grands traîtres de l'histoire,
07:27dans la Révolution, il y en a quelques-uns.
07:29Dumourien, Pichegrue, et l'Empire, ou Dino.
07:31Il y a des généraux qui ont été des héros,
07:33et qui, à un moment donné, basculent.
07:35Est-ce qu'ils ne sont pas poussés à la trahison
07:37par un régime qu'ils détestent à la fin ?
07:39Premièrement, vous avez la Révolution.
07:41La Révolution, la plupart, ils veulent être les héros de cette Révolution.
07:46Vous parlez de Dumouriez,
07:47Dumouriez aurait bien voulu être consul à la place du consul.
07:52Il va être jaloux de Bonaparte.
07:54Vous avez Pichegrue.
07:56Vous savez, Dumouriez, quand même, c'est la bataille de Valmy.
07:59Oui, bien sûr, c'est un des héros, je vous dis, héros militaires,
08:03Pichegrue, il pacifie la Hollande.
08:04Bien sûr, il prend la flotte hollandaise sur les glaces,
08:07si vous vous rendez compte.
08:08Alors, ce Pichegrue, il a un petit avantage,
08:12raison pour laquelle je pense aussi que Bonaparte ne l'aimait vraiment pas du tout,
08:16contrairement à Dumouriez,
08:18c'est que Pichegrue est aussi un artilleur.
08:20Donc, il y a des choses qu'ils ont en commun.
08:23Parce que je souviens que Bonaparte est général d'artillerie au départ.
08:25C'est ce que je vous dis, c'est que Bonaparte,
08:28et donc, il a affaire à un type qui a été, en plus, son professeur.
08:32Oudino, qui est un héros de la Révolution et de l'Empire,
08:36baissé 26 fois, on l'a appelé la passoire,
08:38tellement il avait des trous de balles dans le corps,
08:39il a été sabré, il tombe de cheval, il se casse,
08:42et quand il dit à Napoléon, j'ai besoin d'hommes,
08:44et Napoléon lui répond,
08:45le seul qui est en danger là où vous êtes, c'est vous,
08:47parce que vous êtes quelqu'un, voilà.
08:48Et c'est un héros, il est nommé finalement maréchal.
08:50En quoi il trahit ?
08:51À un moment donné, ça va,
08:52quand on peut lâcher à Fontainebleau,
08:54on a le droit de dire à Napoléon,
08:55on arrête le massacre,
08:56mais il fait la même chose,
08:58et s'il rabdique, il y a 12 ans.
08:59Attendez, ils font tous la même chose.
09:01C'est-à-dire qu'au bout de 20 ans,
09:03vous imaginez,
09:03toutes les campagnes,
09:04toutes les tueries,
09:05il y a des gens,
09:06ils sont morts,
09:07comme l'âne,
09:08comme le fameux Lassalle,
09:10qui disait tout au Hussard,
09:11qui n'est pas mort à 30 ans,
09:12est un genre de foutre.
09:13Tous ces gens qui meurent,
09:15s'ils n'étaient pas morts,
09:16est-ce qu'ils auraient trahi ?
09:17François Sérésa,
09:18je vais vous prendre au mot
09:19sur un exemple tragique.
09:20Vous voulez dire que
09:21les généraux allemands
09:22qui ont commis l'attentat
09:23à l'opération Valkyrie
09:24le 20 juillet 1944
09:25sont des traîtres ?
09:25Vous allez me dire sur le fond,
09:27oui, c'est des traîtres au niazisme ?
09:28Oui, ce sont des traîtres.
09:31Dommage qu'ils n'aient pas raté,
09:32qu'ils n'aient pas réussi.
09:33Voilà, exactement,
09:33mais ça c'est autre chose.
09:34Je reçois François Sérésa
09:36pour nos amis des traîtres
09:37aux éditions du Cherche-Midi.
09:39Retour sur une spécialité française,
09:40de la trahison.
09:41Je sais que vous avez
09:42des idées sur la question.
09:44La trahison,
09:44c'est quelque chose
09:45qui vous concerne.
09:46Vous en connaissez des traîtres,
09:47vous venez en dénoncer
09:48aujourd'hui dans l'histoire.
09:49La trahison,
09:50est-ce que c'est un phénomène français ?
09:51Est-ce que vraiment
09:51on est un peuple
09:52qui est plus apte à la trahison
09:53que d'autres ?
09:54Appelez-nous au 0826 300 300
09:56à interpeller François Sérésa.
09:58Dites-lui si vous êtes d'accord.
09:59Alors, vous n'avez pas
10:00toute la liste des traîtres.
10:01Est-ce que Talleyrand
10:02et Henri IV sont des traîtres ?
10:03Est-ce que récemment,
10:04dans l'histoire politique récente,
10:06je cite des noms au hasard,
10:07Jacques Chirac en 74,
10:09Nicolas Sarkozy en 95,
10:11vous voyez que je vous en cite
10:12depuis récemment.
10:12Est-ce que vous avez
10:13des idées de traîtres récents
10:14qui ne sont pas présentées
10:16comme telles
10:16mais que vous,
10:16vous considérez ?
10:17Il faut avoir une certaine carure
10:18pour être un traître.
10:19Regardez,
10:19François Hollande
10:20n'est pas un traître.
10:22Non, non, justement.
10:22Ah oui,
10:23il ne faut pas être Guimauve
10:23le conquérant.
10:250826 300 300,
10:260826 300 300,
10:27à tout de suite sur Sud Radio.
10:30Midi 14h,
10:31la France dans tous ses états.
10:32Vous êtes bien sur Sud Radio,
10:34il est 13h19,
10:35je reçois François Céréza.
10:36On a commencé déjà
10:37à jouter hors antenne
10:38sur, j'allais dire,
10:40la validité du terme trahison
10:42pour certains personnages historiques.
10:44Il y en a qui le sont carrément,
10:45François Céréza,
10:46à 100%,
10:46à 150%.
10:47Et d'autres,
10:48je me permets de plaider
10:49leur cause
10:50parce que je considère
10:51que leur trahison
10:52était dans l'intérêt national.
10:54Ils étaient des hommes d'État.
10:56On va commencer par Talleyrand.
10:58Donc,
10:59rappelons qu'il a été évêque,
11:00en plus,
11:01c'est évêque d'Autin.
11:01Évêque d'Autin.
11:02Voilà.
11:02Monarchiste,
11:03bien entendu.
11:04Il accompagne la Révolution.
11:05Il devient ministre.
11:07Il accompagne plus
11:07que ça,
11:08la Révolution.
11:09Il y participe,
11:10il la monte,
11:10il soutient l'Empire.
11:11Il y a un moment,
11:12il veut supprimer
11:13même les ecclésiastiques.
11:14Ah oui,
11:14non,
11:14non,
11:14mais lui,
11:15de ce côté-là,
11:16il était prêtre,
11:18comme vous êtes archevêque
11:19de Marseille.
11:21Il y a une anecdote célèbre,
11:22d'ailleurs,
11:22quand à la fête
11:23de la Fédération
11:24le 14 juillet 1790,
11:26il est sur l'hôtel,
11:27il est en train de dire la messe.
11:28Il y a Lafayette
11:29qui s'approche de lui
11:30comme ils avaient fait
11:31la bringue ensemble
11:32dans les bordels parisiens.
11:33Il lui dit surtout
11:33de me faire pas rire,
11:34dit Talleyrand.
11:36Il devient ministre
11:37des Relations extérieures.
11:39Excusez-moi de vous couper,
11:40mais à propos de Lafayette
11:42dont on parlait tout à l'heure,
11:43vous savez,
11:45vous me disiez,
11:46oh, Lafayette,
11:47quand même,
11:47il n'est pas si traître que ça.
11:48Si, c'est un traître.
11:49Vous savez,
11:49il est tellement traître,
11:50d'ailleurs,
11:51que Marie-Antoinette
11:52dira à propos de lui,
11:54monsieur de Lafayette
11:56veut nous garder
11:57des révolutionnaires,
11:58mais qui nous gardera
11:59de monsieur Lafayette ?
12:00Il a tout fait
12:00pour leur sauver leur tête,
12:02s'il l'avait écouté.
12:02Il l'écrivait.
12:03François Cérésa,
12:04Marie-Antoinette
12:05qui écrivait des lettres
12:05à son frère
12:06pour donner les instructions
12:07sur l'armée française.
12:08Elle a payé de sa vie.
12:09L'armoire de fer,
12:10le pauvre Louis XVI,
12:11elle a payé de sa vie.
12:12Talleyrand devient ministre
12:13des Affaires étrangères,
12:14des Relations extérieures
12:16du Premier Empire
12:17de Napoléon.
12:18Il accompagne,
12:18c'est un grand diplomate
12:19et puis 1814
12:20quand il voit
12:21que l'affaire va tourner,
12:22eh bien il lâche son preuve.
12:23Il va retrouver
12:24les Bourbons le 18.
12:25Il est au Congrès de Vienne
12:27mais alors que c'est
12:28la puissance vaincue
12:29qui doit être au pylori,
12:30il est au Congrès de Vienne.
12:31C'est lui qui organise
12:32le Congrès,
12:33qui distribue la carte de l'Europe
12:34et sauve l'honneur
12:35de la France.
12:36C'est une prouesse
12:37absolument incomparable.
12:38Comment vous pouvez le mettre
12:38dans la trahison ?
12:40Il n'a que ça,
12:42je dirais,
12:42dans sa besace
12:43qu'il soit positif.
12:44C'est pas mal quand même.
12:44Oui, mais enfin bon,
12:45je veux dire,
12:46il a trahi tout le monde,
12:47il trahi la Révolution,
12:48il trahi Napoléon.
12:49Pour la France !
12:50Oui, pour la France.
12:51Alors je vais vous dire une chose,
12:52Laval aussi,
12:53il a trahi pour la France.
12:54Non, non, justement,
12:55on va en parler.
12:56Donc Talleyrand,
12:56voilà, grande figure.
12:57Alors non,
12:58je reviens sur Henri IV.
12:59Vous savez,
13:00c'était un être assez méchant,
13:01Talleyrand,
13:01il faut le savoir.
13:02Il est épouvantable.
13:02Il est tombé de son perso,
13:03il s'est pété le pied,
13:04il a eu un pied beau.
13:05Toute sa vie,
13:06il sera boiteux,
13:06on l'appellera le diable boiteux,
13:07le film de Guitry,
13:08vous savez bien.
13:09Est-ce qu'on peut dire
13:09que c'est un génie ?
13:10Absolument,
13:10c'est un homme d'État,
13:11c'est un génie,
13:12c'est un pervers,
13:12c'est une crapule.
13:13Non, c'est une crapule.
13:14Vous avez exactement le mot,
13:16c'est les deux crapules,
13:18Fouché et Talleyrand.
13:19Avec un charisme et une culture.
13:20Et je pense que grâce à lui,
13:21nous avons évité le pire
13:22en 1814,
13:23en 1815.
13:24Alors Henri IV,
13:24je suis scandalisé
13:25que vous me mettiez Henri IV
13:26dans les traits de tout ça
13:27parce qu'il a changé de religion.
13:28Il a changé de religion
13:29du protestantisme au catholicisme
13:31pour sauver la paix civil en France.
13:33Enfin, comment vous pouvez
13:33faire lui faire ce reproche
13:34d'une mauvaise foi,
13:35François Cérézard ?
13:36C'est pour être méchant
13:37avec François Béroux.
13:38Oui.
13:39Dont il dit,
13:40c'est mon frère,
13:40François Béroux.
13:41Je me souviens
13:42quand il avait fait le livre,
13:43il était ministre
13:44de l'éducation nationale
13:46et j'avais fait un article
13:47dans l'événement du génie
13:48en disant
13:48comment il trouve le temps
13:50pour écrire un livre
13:51alors qu'il est dans un ministère
13:52qui prend beaucoup de temps.
13:53Et donc,
13:54alors Henri IV,
13:55parce qu'il change de religion,
13:56c'est tout ?
13:56Henri IV,
13:57vous savez,
13:58vous connaissez cette histoire,
14:00Alexandre Dumas
14:01l'a décrit encore mieux
14:02que certains historiens.
14:03Oui.
14:05Lorsque vous prenez
14:07la Dame de Monsereau,
14:08la Reine Margaux,
14:09les 45,
14:10on a tout ce qui se passe
14:11et c'est romancé
14:13mais c'est quand même
14:13un sacré reflet
14:15de la réalité.
14:16Et finalement,
14:17on a de la sympathie
14:18pour Henri IV.
14:18Henri IV,
14:19c'est son pseudonyme,
14:22son diminutif.
14:23C'est celui qui va se marier
14:25comme vous le savez.
14:25Avec Margot !
14:28Marguerite de Valois
14:29qui venait de Marguerite de Navarre
14:30qui était...
14:32Elle aimait les hommes.
14:33Oui,
14:34ça c'est le moins
14:34qu'on puisse dire.
14:35Elle aimait bien Bussi aussi,
14:36le bras de Bussi.
14:37Mais on voit que c'est
14:39d'une certaine façon
14:41la chute des Valois
14:42et l'avènement des Bourbons.
14:43Oui.
14:44Voilà.
14:45Henri IV,
14:46c'est l'édit de Nantes.
14:46Il fait la paix civile,
14:47il réconcilie,
14:48il arrive.
14:49Si Louis XIV
14:49n'avait pas révoqué
14:51l'édit de Nantes,
14:51c'était un traité
14:52de paix exceptionnel.
14:54Je ne vous dis pas,
14:54mais Henri IV,
14:55comme vous le savez,
14:56alors qu'il est encore
14:58roi de Randhavar,
15:00le Béarnet,
15:00comme on l'appelle.
15:01Le Béarnet.
15:03Le Vergadon.
15:04Oui.
15:04Il est quand même
15:05très attentif
15:06à ce que lui dit
15:08Madame de Bédicis,
15:10Catherine.
15:11Tellement d'ailleurs
15:12qu'il va adopter
15:15la religion catholique.
15:16Elle est en partie élevée,
15:17je vous signale.
15:17Bien sûr.
15:18Oui,
15:19il y a quand même sa mère aussi.
15:21Jean d'Abré.
15:21Voilà,
15:22qu'il aimait beaucoup.
15:22Oui,
15:22mais on arrache
15:23Jean d'Abré parce qu'il va
15:24s'échapper,
15:25comme vous savez.
15:26Il va s'échapper.
15:27Il va aller ranquer.
15:27Et qu'est-ce qu'il va faire ?
15:28Il va de nouveau,
15:29évidemment,
15:29épouser la religion protestante.
15:31Il y a la sienne,
15:32d'origine.
15:32Non,
15:32mais je ne vous dis pas.
15:34Oui,
15:34je vous comprends.
15:34Vous êtes exigeant.
15:36Évidemment,
15:36il faut être exigeant.
15:37Il le fait pour le bien
15:37de l'État et du Royaume.
15:39Eh bien,
15:39dites-moi,
15:40la marche est étroite avec vous.
15:41Oui,
15:42c'est très étroite.
15:42C'est très étroite.
15:43Bon,
15:43allez,
15:44on progrise dans l'histoire.
15:45Oui,
15:45parce que,
15:46bon,
15:46Henri IV,
15:47je veux dire,
15:47ce n'est pas le personnage
15:48pour qui j'ai le plus d'antipathie,
15:49bien sûr.
15:50Bien sûr.
15:51On l'appelait le bon roi Henri.
15:53Il aime manger.
15:55Il mange beaucoup d'ail.
15:56Il aime les dames.
15:57Ah,
15:58c'est un personnage truculent.
15:59Il est truculent.
16:00Et c'est aussi,
16:01en effet,
16:01comme vous le dites,
16:01quelqu'un qui essaye de faire la paix.
16:03Mais il n'y arrivera pas.
16:04Il n'y arrivera pas.
16:05Il y a un ministre qui s'appelle
16:06Sully, formidable,
16:07à bourrage et pâturage.
16:07Il n'y arrivera pas
16:08à faire la paix.
16:09Oui,
16:09la preuve,
16:10il se fait assassiner
16:11par ce fou de Ravaillac.
16:13Avec Louis XI et Philippe Lebel,
16:14c'est un des plus grands souverains
16:15de France.
16:15Mais ça sera l'objet
16:16d'un autre...
16:17Voilà.
16:18On arrive à la période
16:19de la vraie trésorité
16:20donc la collaboration
16:221900,
16:231940,
16:241945
16:24avec l'élite
16:25de la classe politique française
16:26le 10 juillet 1940
16:28à Vichy
16:29où le Parlement du Front Populaire
16:30donne les pleins pouvoirs
16:31au maréchal Pétain.
16:32Bien sûr.
16:33Pierre Laval est nommé
16:34vice-président du Conseil.
16:35Laval,
16:35ancien député socialiste
16:38ancien président du Conseil.
16:39Bien sûr.
16:41Anciemment socialiste.
16:42Rejoit ensuite
16:42dans la collaboration
16:43par D.A.
16:44ancien socialiste
16:45d'Oriou,
16:45ancien maire communiste
16:46d'Aubervilliers.
16:47Non,
16:47de Saint-Denis.
16:48De Saint-Denis.
16:49Aubervilliers.
16:50Aubervilliers,
16:50c'est Laval
16:51qui est l'épée d'Aubervilliers.
16:53Et puis bon,
16:53alors Darnan
16:54qui n'est pas collabo,
16:56quel degré de trahison
16:57on a quand même
16:57toujours au nom
16:58de la juste France.
16:59On est d'accord,
16:59c'est pour protéger la France.
17:00Et pour prendre Darnan
17:01puisque vous parlez de lui,
17:02vous savez que c'est
17:02un ancien militaire.
17:03Héros de la guerre de 14.
17:04Voilà.
17:04C'est ce que j'aime
17:05pour vous dire.
17:06Et héros aussi
17:06de la guerre de 40 d'ailleurs.
17:07Les deux.
17:08Il est allé chercher
17:08son officier sur les épaules
17:10dans les rangs ennemis.
17:12Bon,
17:12vous savez,
17:12on trahit en fait
17:13pourquoi ?
17:14Par vengeance,
17:14par lâcheté,
17:16par ambition.
17:17Rancœur, frustration.
17:18Par ambition.
17:19Et surtout,
17:20moi,
17:20pour ce qui est
17:21les gens de la collaboration,
17:23je le trouve
17:23par déception.
17:25C'est-à-dire que
17:25quand on n'a pas obtenu
17:26ce que l'on voulait,
17:27en l'occurrence
17:30pour D.A.,
17:31qui est quand même
17:31quelqu'un de brillant.
17:32Ancien socialiste,
17:33on est d'accord.
17:34Ancien socialiste,
17:34proche de Léon Blum,
17:36membre de la ligue
17:38anti-fasciste,
17:39membre de la ligue
17:40contre l'antisémitisme,
17:41et qui en 1943
17:43deviendra le parrain
17:43de la Bafé-NSS.
17:44Mais bien sûr.
17:45Bien sûr.
17:45Et pourquoi ?
17:46Est-ce que c'est parce
17:47qu'il n'est pas devenu
17:48le patron du parti socialiste ?
17:50Ou pas nommé ministre,
17:51il le sera à la fin de sa vie
17:52parce que les avantages...
17:53Agrégé de philosophie,
17:53en plus,
17:54donc je suis quand même...
17:54Ah non, non,
17:54c'est pas des nuls.
17:55Voilà, c'est pas...
17:57J'allais dire,
17:58c'est pas Doriot,
17:59parce que Doriot,
17:59lui, c'est un ancien ouvrier.
18:01Bien sûr.
18:03Mère communiste
18:03de Saint-Denis-la-Rouge.
18:04De Saint-Denis-la-Rouge,
18:05bien sûr.
18:06Ça nous rapporte
18:07à ce que maintenant est...
18:08Avant Balibagayoko.
18:10Et lui,
18:11alors il bascule
18:11dans carrément
18:12le pro-nazisme absolu.
18:13Ah oui, oui.
18:14Sous-uniforme allemand.
18:15Alors, est-ce que c'est parce
18:16qu'il n'a pas été
18:17l'enfant chéri de Staline ?
18:19Maurice Thorez...
18:20Donc là, ce sont des frustrations.
18:21Et Laval...
18:22C'est la déception.
18:23C'est la déception.
18:24Laval qui a été
18:24deux fois président du Conseil.
18:26De la droite,
18:26pas de la gauche.
18:27Il a été député socialiste.
18:28Deux fois président du Conseil
18:30et qui dit
18:30je souhaite la victoire
18:31de l'Allemagne.
18:32Oui, enfin,
18:32il faut prendre ça
18:33dans le discours en entier.
18:34Ça, c'est la phrase
18:35qu'on retire à chaque fois.
18:36Pour sa lutte
18:37contre le bolchevisme.
18:38Oui, oui, voilà.
18:39Donc, bon,
18:42on ne peut pas avoir
18:43de sympathie
18:43pour un homme comme Laval
18:44parce que c'est un traître.
18:47On peut avoir
18:47de la sympathie pour lui
18:48parce que lorsqu'il a été
18:50condamné à mort,
18:52il a avalé
18:54du poison
18:55et on lui a fait
18:55des lavages d'estomac
18:57pour qu'il soit
18:59quand même fusiable.
19:00Bon, c'est pas formidable.
19:02Pétain, gâteux,
19:03trahison du gâtisme
19:04ou revanche sur le front populaire,
19:06le temps de jouissance.
19:07Et voilà,
19:08donc la Révolution nationale
19:09doit remettre la France
19:09au travail.
19:10C'est bon de ma personne
19:11à la France.
19:11Voilà, et je souhaite...
19:13Et nous entrons dans une...
19:14C'est lui qui dit
19:14nous entrons dans une période
19:16de collaboration.
19:17Vous savez,
19:17c'est aussi...
19:18l'histoire des hommes politiques,
19:19que ça soit ceux-là,
19:21que ça soit ceux actuels
19:22dont vous parliez tout à l'heure
19:23dans mon dernier chapitre.
19:24Vous savez,
19:24il y a une phrase formidable
19:26de Georges Clémenceau.
19:27Ils savent tout,
19:28ils comprennent rien.
19:29Ils comprennent rien.
19:30Voilà.
19:31Alors, vous citez
19:31à un moment donné
19:32Louis-Ferdinand Céline
19:33dans une phrase,
19:35ils sont tombés
19:35dans la traîtrise
19:36de façon magistrale.
19:38Et vous oubliez
19:39une autre phrase
19:40de Voyage au bout de la nuit,
19:42même les traîtres étaient faux.
19:43Ça, c'est quand même
19:44une phrase...
19:45Je reçois François Ferreza
19:47pour nos amis des traîtres
19:48aux éditions du Cherche-Midi.
19:49Vous avez compris,
19:50nous parlons
19:51des trahisons françaises.
19:52Est-ce une spécificité,
19:54une caractéristique nationale ?
19:56Sommes-nous un peuple
19:57où la trahison
19:57est plus expressive,
19:59plus significative
20:00qu'ailleurs ?
20:00Vous nous appelez
20:01au 0 826 300 300.
20:03Il va être 13h30.
20:04C'est l'heure
20:04où vous avez la parole.
20:05Vous nous appelez.
20:06Bien entendu,
20:07je vous demande,
20:07est-ce que vous avez
20:08des noms de traîtres
20:09à nous donner
20:10dans l'histoire
20:10ou dans l'actualité
20:11dont vous considérez
20:12qu'ils ont trahi ?
20:13Vous pouvez ici,
20:13c'est le Parlons Vrai,
20:14vous pouvez parler.
20:15Zacharias attend votre appel
20:16et vous nous retrouvez
20:17dans quelques instants
20:18sur Sud Radio.
20:19A tout de suite !
20:26Vous êtes bien sur Sud Radio.
20:28Il est 13h33
20:29dans un débat passionné
20:30sur les trahisons françaises
20:31avec François Ferreza,
20:32auteur de nos amis
20:33des traîtres aux éditions
20:34du Cherche-Midi.
20:35Je ne vais pas dire
20:36qu'on s'engueule,
20:37mais on n'est pas toujours
20:37d'accord sur la définition
20:38des trahisons.
20:39Alors si,
20:39pendant la guerre,
20:40il n'y a pas de problème.
20:40C'est la trahison absolue.
20:42On va approcher
20:43l'époque moderne,
20:45on va rentrer dans l'actualité,
20:46on va parler de gens vivants
20:47à François Ferreza.
20:48Attention,
20:49soyons prudents,
20:51c'est un phénomène
20:52qui ne s'est pas du tout éteint,
20:53la trahison.
20:54Elle se porte bien.
20:54Non, vous savez,
20:55elle ne s'est pas éteint
20:56et on pourrait remonter
20:57un petit peu au calende,
20:58d'ailleurs,
20:59pour citer certaines phrases
21:01parce que je trouve
21:02qu'elles sont tellement
21:03d'actualité.
21:04Je veux dire,
21:05on prend Shakespeare,
21:06par exemple,
21:06qui a écrit beaucoup
21:08sur les traînes.
21:09Il y en a,
21:09il y en a,
21:09il y en a l'heure,
21:10il y en a l'heure.
21:12Quelle époque terrible
21:13que celle où des idiots
21:14dirigent les aveugles ?
21:15Ah, c'est pas mal ça aussi.
21:17Voilà, j'explique.
21:17Les idiots dirigent les aveugles.
21:19C'est vrai que...
21:19Je ne fais pas allusion
21:21à l'époque actuelle.
21:23Il m'est arrivé de voir
21:24des responsables politiques
21:25qui avaient joué
21:25à la compétence
21:26et à l'ignorance.
21:27Ils avaient les deux
21:27et il y en a qui sont
21:28aujourd'hui en activité
21:29et qui font beaucoup d'or au pays.
21:30Nous avons Eric
21:31qui nous appelle de Metz.
21:33Bonjour Eric.
21:35Bonjour.
21:36Voilà.
21:36Alors vous,
21:37vous avez des idées très précises
21:38sur les traînes
21:39et nous sommes d'accord.
21:41Absolument.
21:44Et vous faites allusion
21:45à un certain Nicolas Sarkozy.
21:48Alors moi,
21:48je vous dis non seulement
21:49d'avoir lâché Chirac
21:50pour Balladur
21:51en 1995
21:52pensant que Balladur
21:52allait gagner
21:53et vous,
21:54vous faites allusion
21:54à ce référendum
21:56qui a abouti
21:57au traité de Lisbonne
21:58qui s'assoit,
21:59qui piétine,
22:00qui souille le référendum
22:01sur le traité constitutionnel européen
22:03du 25 mai 2005.
22:05Là, vous considérez
22:06que c'est une trahison ?
22:07Écoutez,
22:08il a trahi
22:0855% des Français.
22:09Bien sûr.
22:10C'est tout à fait contemporain,
22:12comme vous le disiez.
22:13Donc,
22:14quand je vous ai entendu
22:15parler de trahison,
22:16j'ai tout de suite pensé
22:17à Nicolas Sarkozy
22:18qui, effectivement,
22:19lors du traité de Lisbonne,
22:20a trahi
22:20plus de la moitié
22:21de la France.
22:2254,8% des Français.
22:25C'est que Sarkozy
22:26qui ne s'estime pas
22:26être un traître.
22:27Alors, non,
22:27parce qu'il a dit
22:28dans sa campagne présidentielle,
22:30il avait annoncé
22:30qu'il ferait revoir
22:32ce traité constitutionnel
22:34par la voie parlementaire
22:35avec un traité international.
22:36N'empêche,
22:37on ne revient pas
22:38sur un référendum
22:39où le peuple français
22:41s'est exprimé
22:41qu'il est hors raison.
22:43Le peuple français
22:43s'est exprimé
22:44de façon incontestable
22:45en disant
22:45nous ne voulons pas
22:46et on revient
22:46passer par l'expression
22:47par la porte des chiottes
22:48pour le remettre en douce.
22:50Ça nous renvoie ça
22:52encore une fois.
22:53Il faut toujours,
22:53je veux dire,
22:54le passé et l'histoire
22:55c'est vachement intéressant.
22:56C'est pour ça que
22:57dans ce livre
22:58où je l'écris
23:00avec une certaine
23:01alacrité,
23:02vous avez vu.
23:02Tout à fait.
23:03Il faut que ça soit comme ça.
23:04C'est merveilleusement écrit.
23:06Parce que si ce n'est pas comme ça,
23:07c'est horrible.
23:09Voilà, les phrases
23:09sont fluides
23:10dans ce délecte.
23:10C'est drôle.
23:11Ça nous renvoie à Saint-Just.
23:13Moi, j'avais beaucoup
23:13d'admiration pour Saint-Just.
23:15J'avais lu
23:15Saint-Just ou la force des choses,
23:17le livre d'Éric Olivier,
23:19révolutionnaire
23:20véritablement
23:21Jacobin
23:23qui disait
23:23les vertus farouches
23:24font des mœurs atroces.
23:26Parce que
23:26nous avons toujours
23:27ces hommes politiques
23:28qui n'arrêtent pas
23:29de se dire
23:29vertueux.
23:30Ils sont vertueux de quoi ?
23:32Et Éric,
23:34il nous dégoute.
23:35Bien sûr.
23:35Ce que dit François Ferreza.
23:37Est-ce que vous considérez,
23:38Éric,
23:39que la trahison
23:39continue à bien se porter
23:40pas seulement
23:41dans le monde politique
23:42mais en général.
23:43Est-ce que ce soit
23:44dans le monde des affaires,
23:46dans ce monde
23:46de la diplomatie,
23:47des relations internationales
23:49et dans la politique ?
23:50Est-ce qu'il y a encore
23:50des traîtres patentés
23:51dans notre pays ?
23:53Bien sûr,
23:54bien sûr qu'il y en a.
23:55Regardez ce qui s'est passé
23:56avec Attal
23:57qui a trahi Macron.
23:59Je veux dire,
23:59on le vit tous les jours.
24:01On le vit tous les jours.
24:02Les traîtres se portent bien
24:03et c'est pas propre à la France.
24:04Éric,
24:05on va débattre vous et moi.
24:06Est-ce que vous ne croyez pas
24:07qu'avec la dissolution,
24:08c'est un petit peu Macron
24:09qu'a trahi Attal,
24:10il venait de nommer
24:11à Matignon
24:12ce jeune homme
24:13plein de ferveur
24:14qui avait des projets
24:15et six mois après,
24:16peut-être agacé
24:17par la popularité
24:18de certaines des raisons
24:20peut-être de la dissolution,
24:21il dissout
24:21et il égoupe.
24:22Est-ce que vous ne pensez pas
24:23que la trahison est un peu mutuelle
24:25dans le cas de Macron et Attal ?
24:27Écoutez, c'est possible.
24:28C'est difficile.
24:28Je ne suis pas à la tête de Macron
24:29ni dans la tête d'Attal.
24:30Non, d'accord.
24:32Mais oui, c'est possible.
24:33Vous avez raison.
24:34Vous avez raison.
24:35Ça peut effectivement jouer
24:36dans les deux sens.
24:36Non, là où je verrais trahison,
24:38peut-être,
24:38on débat librement,
24:39et François Serresa,
24:40vous participez au dossier,
24:41c'est quand Gabriel Attal ?
24:43Et même si on peut être d'accord
24:44avec eux,
24:45quand Gabriel Attal
24:46et Édouard Philippe,
24:47ancien Premier ministre
24:48d'Emmanuel Macron,
24:49lui suggère de démissionner
24:50en disant,
24:51voilà, il faut que vous partiez.
24:52Il y a des phrases
24:53à propos de ça.
24:54Édouard Philippe,
24:55il dit à propos de Macron,
24:56je ne lui dois rien.
24:57Mais attends,
24:58il est sorti du Havre là-bas.
25:02Personne ne le connaissait.
25:03On l'a vu barbu
25:05en train de faire de la boxe.
25:06Je me suis fait tout seul.
25:06Voilà, et on voit maintenant
25:07cette espèce de type
25:08qui ressemble
25:09à un film d'horreur
25:11des années 40.
25:13Donc, franchement,
25:14on n'a pas envie
25:15d'un Édouard Philippe
25:16comme président.
25:17Pas d'attaque sur le...
25:18Si, si, il faut.
25:20De temps en temps,
25:20il y en a marre
25:21parce que ces gens
25:21n'arrêtent pas de nous dire
25:22ce qu'il faut faire
25:23et eux ne font rien.
25:25Ce sont des perles à morale,
25:26ils n'arrêtent pas.
25:27Je veux dire,
25:27on en a ras-le-bol.
25:29Vous n'imaginez pas
25:29le ras-le-bol.
25:30Je veux dire,
25:30on peut ramener ça même
25:32à l'actualité
25:33avec ces gens
25:34qui sont assassinés.
25:37Enfin bon,
25:37c'est encore un autre sujet,
25:39mais vous voyez,
25:39quand on voit
25:41la justice,
25:42quand on voit la police,
25:43quand on voit tout ça.
25:44Et ce sont ces gens-là,
25:45ce sont eux
25:46qui sont à la tête de tout ça.
25:47Et ce sont ces gens-là
25:48qui n'arrêtent pas
25:49de nous dire
25:49ce qu'il faut faire.
25:50Ce sont des perles à morale
25:51des zéros.
25:52Ce sont des zéros.
25:53Eric,
25:54est-ce que vous pensez
25:54que c'est ce genre
25:55de comportement
25:56qui quelquefois
25:57dissuade les Français,
25:59décourage les Français
26:00et crée de l'abstention ?
26:01C'est-à-dire qu'on ne croit plus
26:01à la classe politique
26:02parce que ce sont des gens
26:03qui n'ont pas d'âme,
26:04pas de parole,
26:04pas de dignité ?
26:06Absolument.
26:10Qui ne croient plus du tout
26:11en la politique
26:12et qui d'ailleurs,
26:12il y en a beaucoup aujourd'hui
26:13qui ne savent pas pour qui
26:15voter en 2027.
26:16Ça va être très compliqué
26:17de choisir un candidat.
26:19C'est clair.
26:20C'est clair.
26:20Et pourtant,
26:21aujourd'hui,
26:22on a besoin de quelqu'un de fort
26:23pour redresser un pays malade.
26:25On a besoin d'une personnalité
26:26pleine de courage.
26:27Ce n'est pas M. Attal
26:28qui dit
26:28je ne comprends pas
26:29les réactions
26:30de M. Macron.
26:32Je ne suis pas dans sa tête.
26:34Tout à l'heure,
26:34votre auditeur parlait
26:35de ne pas dans la tête.
26:37Oui, oui.
26:37Il n'est pas dans la tête de Macron
26:38mais la tête de Macron
26:40on se demande ce que c'est.
26:41C'est une tête de l'inote
26:41la tête de Macron.
26:42Quand Lionel Jospin dit
26:43mon programme n'est pas socialiste
26:44et l'État ne peut pas tout,
26:45ce n'est pas non plus une phrase
26:46qui stimule l'opinion public.
26:48Nous avons Florian.
26:49Merci Eric pour votre témoignage.
26:50Merci.
26:51Nous avons Florian
26:52qui nous appelle d'Anthony.
26:53Bonjour Florian.
26:54Bonjour.
26:55Bon, Florian,
26:56est-ce qu'on a encore
26:56des traîtres en France ?
26:58Oui, moi je pense.
27:00La pire des traîtres,
27:01je crois,
27:02c'est de trahir ses idéaux
27:03alors qu'on les annonçait
27:04il y a un an.
27:05Je suis d'accord.
27:07Et notamment,
27:08je pense à Jean-Luc Mélenchon
27:09qui attraille tous ses idéaux,
27:11laïcistes,
27:12laïcards,
27:13etc.
27:13Et qui se retrouve,
27:15si vous voulez,
27:15avec les pires
27:16des religieux obscurantistes
27:18qui veulent revenir
27:19au 7ème siècle
27:20après Jésus-Christ.
27:20C'est vrai que c'est étonnant
27:23mais on a beaucoup
27:24de raisons aussi
27:26d'y penser,
27:26d'hommes politiques.
27:27Moi je pensais
27:27quand vous parliez
27:28des traîtres,
27:29je pensais à un radical socialiste
27:31en 1940,
27:32Thériault,
27:32qui a déclaré
27:33ville ouverte.
27:33Alors je crois que c'était Lyon
27:34si je ne me souviens pas.
27:35Oui, mère de Lyon.
27:35Mère de Lyon.
27:38Alors que vous aviez
27:39des généros,
27:41il y avait 350 000 hommes
27:42qui résistaient
27:43depuis la Bretagne
27:44jusqu'aux Alpes
27:45si vous voulez
27:45pour tenter d'empêcher
27:47les Allemands
27:48de progresser.
27:49Et donc quand on déclare
27:50la ville ouverte,
27:51c'était un coup de poignard
27:52dans le dos à l'armée
27:53dans ces cas-là.
27:55Vous voyez,
27:56aujourd'hui,
27:56c'est vrai que
27:56aujourd'hui,
27:57on a beaucoup de gens
27:58qui ont une mauvaise analyse
28:01poétique
28:01et ils n'hésitent pas
28:03à...
28:03Vous avez parlé
28:05de...
28:06Comment ça s'appelle ?
28:07D'Atal, etc.
28:08Ils n'arrêtent pas
28:08de trahir leurs propres paroles.
28:10C'est ça qui est
28:11le plus inquiétant,
28:12bien évidemment.
28:13On ne peut pas
28:13leur faire confiance
28:14et François Féréza
28:15a bien raison
28:16de dire que
28:16ce sont des girouettes.
28:18D'ailleurs,
28:18je ne pense pas
28:19que ce soit
28:19uniquement des girouettes
28:20parce qu'ils ont des idées
28:21bien précises aussi
28:22sur ce qu'ils veulent faire.
28:23Mais la pire des traités,
28:24c'est de ne pas dire
28:25ce qu'on va faire
28:26et de faire le contraire
28:27quand on arrive au pouvoir.
28:28C'est pour ça que moi,
28:29je n'ai pas très confiance
28:30dans ces gens-là
28:34vraiment le plus proche,
28:36quasiment le fils spirituel
28:37de Jacques Chirac
28:38et Jacques Chirac
28:39fait tout reposer
28:40sur Nicolas Sarkozy.
28:42Il y a eu une amitié familiale
28:43en plus avec Bernadette,
28:44avec Claude
28:44et Sarkozy le lâche
28:46parce qu'il pense
28:46que c'est Maladur
28:47qui va être...
28:49Qui lui-même avait dit
28:50à Chirac
28:50ami de 30 ans
28:51jamais je ne me présentais
28:53à la présidence
28:54de la République.
28:54C'est l'attrait du pouvoir
28:56mais c'est vrai
28:57que ça manque
28:59de rectitude.
29:01Tout ça,
29:01c'est quand même
29:02ce que disait
29:03François Zerardin
29:04est tout à fait juste.
29:05Ce sont des perles amorales
29:06mais en fait
29:06ils n'ont plus morale
29:07sinon leur propre personne,
29:10c'est le cas de Macron
29:11en particulier.
29:12Et Jacques Chirac
29:13en 74
29:13qui est vraiment
29:14le protégé
29:15de Georges Pompidou
29:15qui meurt,
29:16Jacques Chaband-Elmas
29:17est désigné
29:18par le RPR,
29:19le parti du président
29:20et de la majorité
29:21comme candidat officiel
29:22et Jacques Chirac
29:23fait l'appel
29:23des 40 députés RPR
29:25trahis Chaband-Elmas
29:26pour se rallier
29:27à Giscard d'Estaing
29:28qui gagne
29:28et qui le nomme
29:29Premier ministre.
29:30Et il trahira
29:30Giscard plus tard.
29:31Et il trahira Giscard plus tard.
29:33Il deviendra copain
29:33avec Mitterrand d'ailleurs.
29:34C'est pas mal quand même
29:35comme parti.
29:35Ils sont forts là aussi
29:36sur la trahison
29:37les anciens gaullistes.
29:38Bien sûr, bien sûr.
29:40Comment voulez-vous
29:41qu'on aime ces gens-là ?
29:42Voilà, c'est tout.
29:44Merci Florian.
29:45On ne les aime pas les politiques.
29:46On ne les aime pas.
29:47Merci Florian.
29:48Olivier,
29:49bonjour Olivier.
29:50Vous nous appelez de Maine
29:51dans le Gard
29:52il me semble à Maine
29:53dans le Gard.
29:54C'est très chaud.
29:55Je sais, je sais, je sais.
29:56Tenez bon
29:57et puis vous avez quand même
29:58vous allez vous mettre
29:59sous le pont du Gard
29:59vous serez à l'ombre
30:00et vous aurez les eaux du Gardon.
30:02Les eaux du Gardon.
30:03Olivier,
30:04est-ce que la trahison
30:05d'autrefois
30:05celle de la collaboration
30:07celle d'autrefois
30:08celle de la révolution
30:10c'est les mêmes formes
30:11de trahison
30:12ou pas tout à fait ?
30:13Non, pas tout à fait.
30:14Pas tout à fait
30:14parce que là
30:15on a engagé
30:17contre un pays
30:19que ce soit Pétain
30:20ils étaient tous
30:21une armada là.
30:22Oui, on vendait la France
30:23on vendait la France aux Allemands.
30:25Le Laval, tout ça.
30:26Voilà, on l'a vend
30:26aux Etats-Unis.
30:28Voilà, ils...
30:29ils étaient contre le pays.
30:31Mais maintenant
30:32on a des trahisons
30:33alors une qui vient en tête
30:36là c'est des députés
30:37qui ont dit
30:37tiens, les retraités
30:38on va leur enlever
30:39les 10%
30:40auxquels ils ont droit
30:42pour les frais professionnels.
30:44Ah vous vous élargissez
30:46la vache
30:46alors j'ai François
30:48qui m'aimait des traîtres
30:48qui pour moi c'est des héros
30:49et là vous les élargissez
30:51la trahison
30:51à des gens
30:52qui considèrent que
30:53alors je respecte
30:55ce que vous dites
30:56Olivier bien entendu
30:57mais est-ce qu'une simple
30:58disposition législative
30:59est déjà au seuil
31:00de la trahison pour vous ?
31:02Est-ce qu'ils avaient
31:02fait un engagement
31:03dans lequel ils allaient dire
31:04qu'ils ne toucheraient pas
31:05à cette loi ?
31:06Ils trahissent
31:07les gens qui ont voté
31:07pour eux.
31:08Ah oui.
31:10Ils vont contre
31:11à l'encontre
31:12des avantages
31:13de certains.
31:15Si on prend Macron
31:16par contre
31:16qui disait
31:17les retraites
31:18j'y toucherai pas
31:19je pense que c'était
31:19en 2017
31:21j'y toucherai pas
31:22on peut pas y toucher
31:23et puis deux ans après
31:24sinon on va aller reculer
31:26les retraites.
31:27Donc c'est une trahison
31:28il se trahit lui-même.
31:30Il avait fait d'autres promesses
31:31plus de SDF
31:32dans Paris
31:32et en France
31:33et surtout
31:34je vais réduire
31:36les causes
31:36qui font que les français
31:37votent
31:38à l'Assemblée nationale
31:39et les a multipliées
31:41par dix.
31:43Les promesses électorales
31:45sont dramatiques
31:45parce que
31:46je me suis
31:47l'autre fois
31:48j'ai discuté avec Blanc
31:49le sénateur
31:50des Boutourons
31:50Oui Etienne Blanc
31:53Etienne Blanc
31:58Seul non
31:59Seul non
31:59Seul non
32:00Mais on peut pas dire
32:01tiens mais je vais le mettre
32:02en prison
32:02mais non il y en a
32:03dix qui attendent
32:03pour prendre la place
32:04donc ce sont des promesses
32:06mais des fausses promesses
32:08donc c'est un peu
32:09trahir l'opinion publique
32:10de dire
32:11je vais faire ça
32:11alors qu'il sait très bien
32:12qu'il pourra rien faire
32:13François Sérésa
32:14Olivier
32:14est-ce qu'Olivier a raison
32:15en disant que
32:17ne pas tenir une promesse électorale
32:18un engagement auprès du peuple français
32:20est le début de la trahison ?
32:22Qu'est-ce qu'on préconise
32:23Olivier ?
32:23Qu'est-ce qu'on préconise ?
32:25Si jamais je suis comme Robespierre
32:27je dis tout gouvernement
32:28qui déplaît au peuple
32:30c'est le droit du peuple
32:31de rentrer en insurrection
32:32Ah bah là
32:34on renverse tout le monde
32:35Je parle pas en effet
32:37de M. Mélenchon
32:38qui s'est trahi lui-même
32:39comme cas
32:40il n'est pas possible de trahir
32:41C'est un patriote
32:42qui défendait la laïcité
32:43et qui défendait la laïcité
32:44et qui défendait la raison électoraliste
32:45Et maintenant
32:46on lèche les babouches
32:46Bon
32:47Oui
32:48Bah oui
32:49Il faut le dire
32:50C'est vrai
32:51Mais le problème
32:52c'est qu'il y a des trahisons
32:53à tous les niveaux
32:54tous les gens
32:55qui ont des pouvoirs
32:57ils finissent tout le temps
32:58par trahir
32:58c'est ça que je comprends pas
32:59parce que
33:00tu peux pas faire des promesses
33:01que tu peux pas tenir
33:02tu le sais très bien
33:03tu es un menteur à la base
33:05On peut pas
33:06quand Macron il dit
33:08je vais
33:08la pauvreté
33:09ben non
33:09la pauvreté elle augmente
33:10et tu peux rien faire
33:12parce que tes
33:12tes manières de gérer la France
33:14ne sont pas bonnes
33:15tes manières de gérer la retraite
33:17ne sont pas bonnes
33:18et pourtant
33:18elle est si simple
33:21de gérer les retraites
33:22c'est de revenir aux 39 heures
33:24revenir aux 39 heures
33:25c'est une option
33:272 millions d'emplois
33:272 millions d'emplois
33:29vous pouvez prendre des calculettes
33:30j'y passe des mois
33:31avec ma calculette
33:33à calculer ce que ça coûterait
33:34on peut retourner à 62 ans
33:36en passant aux 39 heures
33:38donc 2 millions d'emplois
33:39c'est à dire 2 millions de cotisants
33:42c'est à dire 2 millions de cotisants
33:43d'emplois cotisants
33:45qui vont permettre de financer
33:46les retraites des générations
33:47qui vont arriver à la retraite
33:48en plus les gens gagneront plus
33:50ils dépenseront plus
33:51il y aura plus de TVA
33:52c'est qu'un avantage
33:54j'ai pas compris
33:56quand Mitterrand
33:57a trahi le peuple
33:57en passant
33:58de 39 heures
33:59à 35 heures
34:00il fallait pas le faire
34:00alors là c'est un autre
34:01il s'appelait bien
34:02qu'à long terme
34:02à long terme
34:03mais moi le jour
34:04où ils ont fait ça
34:05j'étais chef d'entreprise
34:07j'ai dit
34:07mais ils sont malades
34:08à long terme
34:09ça tiendra pas la route
34:10en effet
34:11la facture était
34:12la facture était de heureuse
34:13merci
34:14Olivier
34:15tout est dans la marseillaise
34:16aux armes citoyens
34:19le problème
34:20je vais vous dire quelque chose
34:21je crois que c'est Raymond Barre
34:22qui a dit
34:22le français
34:23il a une mémoire à 6 mois
34:24c'est à dire
34:26le président
34:27il fait que des conneries
34:28mais
34:30passé les 6 mois
34:31après
34:326 mois avant les élections
34:33il promet des trucs
34:34qu'il va pas tenir
34:35et de Gaulle a dit
34:36les français sont dévots
34:38voilà
34:38merci
34:39merci Olivier
34:40merci Florian
34:41pour votre témoignage
34:41je reçois François Céréza
34:43nos amis des traîtres
34:44on parle de trahison française
34:45vous nous appelez
34:46au 0 826 300 300
34:47il est 13h47
34:48nous ouvrons
34:49le débat
34:50à toute l'actualité
34:51de cette antenne
34:53et de ce qui se passe
34:54dans le monde
34:54François Céréza
34:55est un journaliste
34:56patenté
34:56il sera répondre
34:57à vos interrogations
34:58vos remarques
34:59et vos observations
35:00au 0 826 300 300
35:02sur Sud Radio
35:03l'indispensable radio
35:04je suis épatant
35:06épatant et tenté
35:07Sud Radio
35:07la France dans tous ses états
35:09Péricault Légace
35:12vous êtes bien sur Sud Radio
35:13il est 13h51
35:14nous sommes dans un débat
35:15je vous le disais
35:16passionné avec François Céréza
35:17sur les trahisons
35:1913h51
35:20on ouvre
35:20on ouvre le débat
35:22à toute actualité
35:23mais je crois que
35:24nos auditeurs
35:25c'est Julien
35:26qui nous appelle
35:26de châle les eaux
35:28dans ce beau département
35:30de la Savoie
35:31qui ne fut pas française
35:32en 1860
35:34Liva Garibaldi
35:35Liva Garibaldi
35:36enfin lui il était niçois
35:37c'était différent
35:38bonjour Julien
35:39bonjour Julien
35:39bonjour à tous
35:40alors Niçois et Savoyard
35:42c'était la même chose
35:43puisque la Savoie
35:43avait également en elle
35:44le comté de Nice
35:45donc
35:46royaume
35:47royaume de Piémont-Sardaï
35:48avec la Savoie
35:50et Garibaldi
35:51référendum d'annexion
35:52à la France en 1860
35:54et même les Niçois aussi
35:55ce fut un
35:56mon père a été
35:57dans la légion
35:57Garibaldi
35:58ce fut une tragédie
35:59pour Garibaldi
35:59puisque sa terre natale
36:00devenait française
36:01du coup
36:02il s'est retiré
36:03à Caprera
36:04du coup
36:04après
36:04au nord de la Sardaigne
36:06Julien
36:06vous voulez nous parler
36:07de Charles Maurice
36:08de Talleyrand-Périgord
36:09est-ce que c'est un traître
36:11ou c'est pas
36:11moi je me suis engueulé
36:12à l'instant
36:12en passant l'expression
36:13avec François
36:13je dis quand même
36:14c'est un homme d'état
36:15qui a fait ça
36:16pour sauver la France
36:17est-ce que vous partagez
36:18mon avis
36:18ou vous êtes plutôt
36:19du côté de François
36:20il a fait ça
36:21pour sauver la France
36:22il a fait ça
36:23pour sauver
36:24je pense
36:24ses intérêts
36:25et il a fait ça
36:26également
36:26pour sauver
36:29le régime
36:29pour ne pas sauver
36:32le régime
36:32qu'il a défendu
36:33et combattu
36:34à savoir
36:35l'Empire
36:35donc il n'a pas fait ça
36:36pour la France
36:37puisque l'état
36:38qui était sous l'égide
36:40de l'enfant
36:40de Napoléon Bonaparte
36:41il a fait contre
36:42les intérêts
36:43de l'Empire français
36:44donc pour moi
36:44oui il doit se figurer
36:45en bonne partie
36:47parmi les traits
36:47de l'histoire française
36:48vous me lâchez Julien
36:50je pensais
36:51comme Grouchy
36:51vous allez arriver
36:54vous me lâchez
36:55et vous accablez
36:57Talleyrand
36:57qui pour moi
36:57est un grand homme d'état
36:58je reconnais qu'il y a une trahison
36:59mais je dis qu'il a fait
37:00pour la raison d'état
37:01vous vous dites
37:02il a fait pour défendre
37:03ses intérêts
37:04oui mais ça change rien
37:05en fait
37:05que ça a été
37:05un grand chef d'état
37:07et ça a été
37:07un grand traître également
37:09voilà
37:09c'est une personne
37:10qui est incontournable
37:11dans l'histoire
37:11du fin 19ème
37:12début
37:13enfin
37:15fin 18ème
37:15début 19ème siècle
37:16il est incontournable
37:17mais s'il a su durer
37:19c'est parce que ça a été
37:20une girette
37:20et donc un prêtre
37:21parce qu'il a servi
37:24le consulat
37:24l'Empire
37:25puis ensuite la monarchie
37:26sous la restauration
37:27d'abord la république
37:28d'abord la république
37:29tout à fait
37:30et donc non non
37:31s'il a réussi à tenir
37:33contrairement à d'autres
37:34c'est qu'il a été
37:36une belle girouette
37:37et qu'il a
37:37et il meurt très vieux
37:38il meurt en 1934
37:40comme souvent les traîtres
37:41oui
37:41tout à fait
37:42vous savez
37:43il y a un adjectif
37:44qui lui convient tout à fait
37:45à monsieur de Talleyrand
37:46il est tortueux
37:47tortueux
37:48voilà
37:48il est tortueux
37:50Napoléon l'appelait
37:50le vieil
37:51boiteux
37:52parce qu'il était boiteux
37:52vous savez
37:53ou de la merde
37:55dans un bas de soie
37:55vous êtes de la merde
37:57dans un bas de soie
37:58et Talleyrand répond
37:59quel dommage
37:59qu'un si grand homme
38:00ait un vocabulaire
38:01aussi châtié
38:02vous savez que
38:03Talleyrand à la fin de sa vie
38:04se prend une gifle
38:05dans une réunion publique
38:06où la faillée était là
38:06à Paris
38:07quelqu'un s'avance
38:08et le gifle en public
38:09lui qui est quand même
38:10un dignitaire
38:11voilà
38:11parce qu'on considère
38:11que sa trahison
38:12était allée un peu loin
38:14Julien
38:14vous pensez que
38:15la trahison est encore
38:16un phénomène d'actualité
38:18ou il n'y en a plus
38:19de traîtres en France ?
38:20non mais la trahison
38:21est toujours d'actualité
38:22quelle que soit l'histoire
38:23on aura toujours
38:24des traîtres
38:24malheureusement
38:25le problème
38:25c'est que quand on est traître
38:27à une cause
38:28ou quand on est traître
38:29à un parti politique
38:29on peut comprendre
38:30moi ce que je ne comprends pas
38:31c'est quand parfois
38:31on est traître
38:32à son propre pays
38:33et c'est là
38:34que ça me dérange
38:34voilà
38:36parce qu'on peut bien sûr
38:37changer parfois d'opinion
38:40évoluer
38:41dans ses opinions
38:42c'est normal
38:43je pense qu'à 20 ans
38:43on ne pense pas pareil
38:44que quand on en a 15
38:45et on ne pense pas pareil
38:46quand on a 40 ou 60
38:48merci Julien
38:49je prends
38:49là il faut se poser des questions
38:52d'accord
38:53merci pour votre avis
38:55Julien
38:55il y avait Yves
38:56qui voulait nous poser
38:56une question sur
38:57De Gaulle
38:58très 359
38:58on fera un sujet
39:00Yves de Strasbourg
39:01on fera un sujet
39:02sur la trahison
39:02je vois que ça
39:03a beaucoup intéressé
39:04ceux qui nous écoutent
39:05il m'a reproché
39:06de ne pas avoir mis De Gaulle
39:06justement
39:07parce que De Gaulle
39:07a trahi des pieds noirs
39:08à ce moment là
39:09tout le monde a trahi
39:10vive l'Algerie française
39:13je pense qu'il y aura
39:14un tome 2
39:14je pense qu'il y aura
39:15un tome 2
39:15on peut le faire ensemble
39:16et puis votre dernier chapitre
39:19donc je rappelle
39:19nos amis des traîtres
39:20retour sur une spécialité française
39:22La Trahison
39:22aux éditions du Cherche Midi
39:24pour la modique somme
39:25de 22 euros
39:26on passe un moment délicieux
39:27gastronomique
39:28c'est merveilleusement écrit
39:29c'est des friandises
39:30il y a plein de traits d'humour
39:31des jeux de mots
39:32des calembours
39:32quelquefois ils sont limites
39:34mais voilà
39:34c'est ça qui est bien
39:35mais on se barre
39:36merci François Zérezat
39:37quant à nous
39:37je vous donne rendez-vous à demain
39:39et là je vous laisse
39:40avec Brigitte Laé
39:42qui va vous parler
39:43évidemment
39:45sensualité
39:45voilà
39:46amour
39:46ça va apaiser un peu le débat
39:48à demain sur Sud Radio
39:49merci
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