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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-06-03##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:07Ce peuple luthérien qui a vécu les transformations des dernières décennies n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement.
00:00:16Érico Légas.
00:00:18Quelquefois on aimerait bien qu'il le soit ce peuple réfractaire.
00:00:23Bonjour et bienvenue sur Sud Radio ce mardi 3 juin 2026.
00:00:29L'actualité je vous le dis n'est pas réjouissante.
00:00:32Il y a des jours meilleurs.
00:00:33On va vous parler de sujets qui sont inquiétants ou crispants.
00:00:36A mes côtés, Maud Coffler qui a programmé cette émission.
00:00:40Julien Delmas qui va veiller à sa parfaite diffusion.
00:00:45Et Zacharias qui remplace Emmanuel Galasso.
00:00:51Mais qui aura le même charme et la même attention pour recevoir vos appels au 0 826 300.
00:00:56300, n'hésitez pas à appeler.
00:00:58Je crains, enfin bon, je crains que ce dont on parle aujourd'hui n'incite chez vous un besoin de
00:01:04vous exprimer et de nous contacter.
00:01:06Vous savez que c'est la radio du Parlons Vrai.
00:01:07Nous allons parler vrai et évidemment vous parlerez vrai aussi si vous avez besoin de vous exprimer sur cette antenne.
00:01:13Et puis Elvine est là pour s'assurer que le contenu de ce programme sera retranscrit avec fidélité et précision
00:01:19sur le site de Sud Radio que vous pouvez consulter en permanence.
00:01:22Si vous avez un doute sur quelque chose, sur votre destin ou sur l'existence, consultez le site de Sud
00:01:27Radio.
00:01:28Vous aurez toujours une réponse.
00:01:30Il faut sauver les bistrots à la française et la restauration en général qui traversent une crise culturelle de vocation
00:01:37économique.
00:01:38Voilà, il y a un projet de classement des bistrots au patrimoine immatériel de l'humanité.
00:01:42Il y a des problèmes sur la définition du fait maison.
00:01:45Nous en discutons à 12h15 avec Alain Fontaine qui est président de l'association française des maîtres restaurateurs.
00:01:51C'est une institution qui s'assure de la pérennité du restaurant français.
00:01:56Reviendrait-on sur la séparation des églises et de l'État avec la loi, le projet de loi, la tentative
00:02:02de loi sur le secret de la confession ?
00:02:04Eh bien, je confesserai à ce sujet Pierre-Hugues Barré, docteur en droit, enseignant à Sciences Po Paris et co
00:02:09-auteur de La séparation impossible.
00:02:11On sera en plein dans le sujet.
00:02:14Êtes-vous passé à côté d'un tueur en série ?
00:02:18Nous aurons à 13h les révélations de notre confrère et ami Thibaut Salano, directeur adjoint de la rédaction de Marianne,
00:02:25qui publie une grande enquête sur ce thème aux éditions Robert Laffont.
00:02:29Oui, peut-être qu'on a côtoyé sans savoir des gens extrêmement dangereux.
00:02:32On verra ce qu'il en est, comment la police et la justice française font en sorte que l'on
00:02:36puisse quelquefois croiser ces gens-là avant de sévir.
00:02:39Et puis à 12h40, on aura Sylvain, notre confrère bien connu sur cette antenne, Sylvain Lévy-Vanassi,
00:02:47qui nous parlera en direct du Salon du logement sur la crise du logement en France,
00:02:51qui prend des proportions tout à fait inquiétantes.
00:02:54Et puis, Maud, d'autres informations aussi aujourd'hui ?
00:02:56Oui, d'autres informations pas flamboyantes, puisqu'on parlera de la justice qui peine à suivre certains dossiers.
00:03:00C'est le cas notamment dans l'affaire de Liana.
00:03:03On parlera aussi des librairies qui ferment.
00:03:06Il n'y a pas que les bistrots, malheureusement, qui ferment.
00:03:07Il y a aussi les librairies, mais ça, ce n'est pas nouveau.
00:03:10Et puis, Xavier Dupont-de-Ligonnais, c'est peut-être parmi nous.
00:03:13Voilà, c'est la grande nouvelle qui fait son chemin.
00:03:15Alors, aux Etats-Unis ou en France, on ne sait pas encore, mais voilà, ça repart.
00:03:18Il est là !
00:03:26Cette fois-ci, les émeutiers sont entrés dans l'immeuble.
00:03:30C'est ça, votre nouvelle France ?
00:03:32Aujourd'hui, je ne suis plus dans l'humeur, mais dans la colère, l'indignation,
00:03:36et je l'avoue, je dois le dire, la peur, au vu des images que nous avons pu observer
00:03:44avec sidération et consternation de cette horde de jeunes barbares
00:03:50qui rentraient dans un immeuble parisien.
00:03:52Chaque étape nous réserve une escalade supplémentaire dans la violence
00:03:56confirmant que ce qui était jugé impensable par les rationalistes de l'ordre public
00:04:00vire au réel.
00:04:01Et là, à chaque fois, on dit, mais non, ça, ce n'est pas possible.
00:04:03Mais il s'est passé ça.
00:04:05Il y a eu, alors, ça peut être sur les terroristes, Mohamed Béra, mais non,
00:04:07il ne pourra pas y avoir Charlie.
00:04:09Puis quand il y a Charlie, il ne pourra pas y avoir ce qui s'est passé au Bataclan.
00:04:12Et on ne cesse de progresser, progresser, ou régresser dans cette escalade absolument infernale.
00:04:19Je vous disais, les images montrant cette horde de barbares,
00:04:21il faut appeler un chat un chat, et encore, tous les barbares n'étaient pas décérébrés,
00:04:26sont aussi glaçantes que le cynisme du ministre de l'Intérieur, M. Laurent Lunez,
00:04:30affirmant à l'Assemblée Nationale que tout est sous contrôle.
00:04:34Oui, il répondait à une question de Laurent Laballet, député du Rassemblement National,
00:04:37qui disait, M. le ministre, non, non, alors il y avait les chiffres.
00:04:40J'avais l'impression que le ministre de l'Intérieur avait pris son discours sur l'intelligence artificielle,
00:04:44qu'il avait demandé à Tchadjipiti, qu'est-ce que je dois répondre aux députés,
00:04:47aux parlementaires qui vont me poser des questions.
00:04:50Cette scène vue des millions de fois sur les réseaux sociaux,
00:04:53et diffusée par quelques médias, est-elle le nouveau visage de la France ?
00:04:56C'est la question qu'ils font poser.
00:04:58Est-ce que c'est ça, le nouveau visage de la France ?
00:05:00On se souvient du discours d'André Malgros,
00:05:03quand les cendres de Jean Moulin sont rentrés au Panthéon,
00:05:07dans une cérémonie absolument mémorable, en 1964,
00:05:10où il dit, voilà, s'il était le visage de la France, Jean Moulin,
00:05:13est-ce que le nouveau visage de la France, c'est cette horde de barbares
00:05:15qui rentre dans cet immeuble parisien ?
00:05:16Le contexte est fort en symboles, car il s'agit d'un arrondissement parisien huppé,
00:05:21le 16ème, où les habitants se croyaient en sécurité.
00:05:23Je pensais qu'en France, le domicile particulier, la demeure,
00:05:28était un sanctuaire de protection,
00:05:29où, malgré qu'il y ait des heurts et du désordre dans la voie publique,
00:05:33on ne se sentait protégé.
00:05:34Eh bien, on ne se sent plus protégé en France.
00:05:36En général, je dis, ce genre de situation s'observe en banlieue,
00:05:40dans les quartiers populaires, les zones sensibles, comme on dit.
00:05:43Mais samedi soir, c'était au cœur de la capitale,
00:05:46un endroit censé être protégé,
00:05:48comme ces voyous qui mitraillaient la police
00:05:50avec des mortiers d'artificiers trafiqués
00:05:52pour en faire des armes à répétition.
00:05:54Je ne vais pas extrapoler,
00:05:55mais ce mec que l'on voit bombarder les policiers
00:05:57avec son mortier,
00:05:59on se demande que s'il avait un autre instrument dans les mains,
00:06:02je ne vais pas extrapoler.
00:06:03Est-ce qu'il l'utiliserait de la même façon ?
00:06:04Je crains que oui, cette jeunesse est française pour l'essentiel,
00:06:08mais représente-t-elle la France républicaine
00:06:10de la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens
00:06:11ou au contraire la déshonore-t-elle ?
00:06:13On aura la réponse.
00:06:15Ces gamins, ils sont nulle part.
00:06:17Ce sont des citoyens français
00:06:17qui sont allés sur les bancs de l'école de la République.
00:06:20On ne sent pas qu'ils aient été transformés en citoyens français
00:06:24et quand ils repartent chez eux,
00:06:25pour ceux qui ne sont pas d'origine française,
00:06:27et je fais allusion à l'Algérie et au Maroc,
00:06:29en Algérie et au Maroc,
00:06:30on ne se comporte pas comme ça.
00:06:31Et ils ne se comporteraient pas comme ça
00:06:33parce que ce sont des pays où l'ordre public est respecté
00:06:35par la population.
00:06:37Rendons hommage à ces deux régimes,
00:06:38malgré qu'ils soient controversés.
00:06:40En République française,
00:06:41cette jeunesse peut se comporter comme ça.
00:06:43Donc je ne sais pas où on est exactement.
00:06:45Voilà.
00:06:46La République des droits de l'homme,
00:06:48et bien samedi soir,
00:06:49les droits de l'homme,
00:06:50ils n'étaient pas du tout garantis,
00:06:52ni par la police, ni par la justice,
00:06:53malgré que les policiers faient tout ce qu'ils pouvaient.
00:06:55Mais avec un tel ministre de l'Intérieur,
00:06:57moi je ne dors pas tranquille.
00:06:58Les restaurants français,
00:07:00les bistrots traditionnels,
00:07:01disparaissent à la louche,
00:07:03disparaissent par dizaines de milliers chaque année.
00:07:06C'est un drame.
00:07:07Comment lutter contre la disparition
00:07:09de ce patrimoine français ?
00:07:10On en parle dans un instant
00:07:11avec Alain Fontaine,
00:07:12président de l'Association française
00:07:13des maîtres restaurateurs,
00:07:15qui tirera la sonnette d'alarme avec vous.
00:07:17Si vous avez la moindre question,
00:07:19si vous avez même des conseils à donner,
00:07:220826 300 300.
00:07:23A tout de suite.
00:07:25Midi 14h, Sud Radio,
00:07:27la France dans tous ses états,
00:07:29le fait du jour.
00:07:30En 2025, 36 746 cafés, hôtels, restaurants et discothèques
00:07:35ont été radiés,
00:07:36soit plus de 100 établissements
00:07:37qui disparaissent chaque jour
00:07:39sur l'ensemble du territoire.
00:07:40Le secteur de l'hôtellerie-restauration est en crise.
00:07:43A cela s'ajoute la multiplication
00:07:44des établissements de fast-food.
00:07:46Le président de l'Association française
00:07:48des maîtres restaurateurs
00:07:49tire la sonnette d'alarme.
00:07:50Alain Fontaine, bonjour.
00:07:51Bonjour.
00:07:52Bonjour Alain Fontaine.
00:07:53Merci d'être ici en studio,
00:07:55présent sur Sud Radio,
00:07:56pour parler de ce sujet
00:07:57qui nous tient à cœur,
00:07:58vous et moi particulièrement,
00:08:00mais aussi pour ceux qui nous écoutent
00:08:01et beaucoup de Français.
00:08:03Voilà, j'ai lancé tout à l'heure
00:08:05dans ma présentation le cri d'alarme.
00:08:06Il faut sauver les bistrots
00:08:08et les restaurants à la française.
00:08:10Nous savons qu'il y a plusieurs dispositions
00:08:12qui sont sur le bureau du gouvernement
00:08:14et de l'Assemblée nationale.
00:08:15Donc, j'allais dire,
00:08:17la République va s'occuper un petit peu
00:08:19de légiférer
00:08:20et d'organiser,
00:08:22de codifier
00:08:22cette grande profession
00:08:23qui en a besoin.
00:08:25Vous-même,
00:08:26vous êtes un chef bistrottier.
00:08:29C'est un restaurant.
00:08:30Tout à fait.
00:08:30Le Mesturé,
00:08:31on va donner son adresse,
00:08:32Rudrich Cholieu,
00:08:34célèbre pour son tartare
00:08:36d'œuf au couteau.
00:08:38Voilà, non, non,
00:08:38mais j'ai pas...
00:08:40et le bar de Brest.
00:08:41Voilà, un vrai bistrot à la française
00:08:42où, d'ailleurs,
00:08:43beaucoup d'étrangers viennent
00:08:44parce qu'ils savent que vous êtes
00:08:45représentatif de cette bistrologie,
00:08:48de cette bistronomie
00:08:48à la française.
00:08:50Alors, Alain Fontaine,
00:08:50on va parler politique,
00:08:51on ne va pas s'en cacher
00:08:52parce que la restauration,
00:08:53l'hôtellerie,
00:08:54c'est aussi de la politique,
00:08:55c'est d'économie,
00:08:56c'est du social,
00:08:57c'est du culturel,
00:08:58c'est un thème national.
00:09:00Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
00:09:01La profession est secouée
00:09:02par la crise,
00:09:02on le sait,
00:09:03crise des vocations.
00:09:05Ensuite,
00:09:05il y a un projet
00:09:06du fait maison,
00:09:08je rappelais,
00:09:09il y a,
00:09:09hors antenne à l'instant,
00:09:10que j'ai déjeuné
00:09:10avec Carole Delga en 2015
00:09:12qui était secrétaire d'État
00:09:13au commerce à l'artisanat
00:09:15qui portait déjà le projet
00:09:16du fait maison,
00:09:17c'est-à-dire bien distingué
00:09:18les restaurants
00:09:19où la cuisine,
00:09:20les produits sont transformés
00:09:21sur place
00:09:21et préparés par un cuisinier
00:09:22professionnel
00:09:23et servi à la clientèle.
00:09:24J'allais dire,
00:09:25dans une situation
00:09:25de fraîcheur,
00:09:26d'immédiateté.
00:09:27Et puis,
00:09:28les revendeurs de bouffe,
00:09:30les mangeoires
00:09:30où on sort de la nourriture
00:09:32industrielle
00:09:33tout à fait comestible
00:09:34qui a été ouverte
00:09:35avec un ciseau
00:09:36dans une poche en plastique
00:09:37et réchauffée au micro-ondes
00:09:38et auquel il y a
00:09:39le mot restaurant
00:09:39et que c'est...
00:09:40Voilà,
00:09:40donc ça fait longtemps
00:09:41que la République
00:09:41veut faire la part des choses.
00:09:43Où est-ce qu'on en est ?
00:09:44J'ai l'impression
00:09:44que toute la profession
00:09:46de l'hôtellerie-restauration
00:09:47n'est pas d'accord
00:09:48sur l'interprétation
00:09:49et la lecture
00:09:50de ce concept
00:09:51du fait maison.
00:09:52On est sur le parlons vrai
00:09:53à La Fontaine.
00:09:53J'ai besoin que vous me disiez
00:09:54la vérité.
00:09:55Alors,
00:09:55en ce moment,
00:09:55c'est l'actualité,
00:09:56c'est le décret
00:09:57fait maison
00:09:58qui devrait sortir
00:09:59dans le jour
00:09:59qui vienne.
00:10:01Décret fait maison,
00:10:01alors,
00:10:02pour la petite histoire,
00:10:02le décret fait maison,
00:10:03dès qu'il sort,
00:10:04le nouveau décret
00:10:05des maîtres-restaurateurs
00:10:07peut sortir.
00:10:08Donc,
00:10:08on est bloqué
00:10:08par ce décret fait maison
00:10:09qui va ensemble.
00:10:10Un maître-restaurateur,
00:10:11c'est quelqu'un
00:10:12qui fait du fait,
00:10:12qui propose,
00:10:13qui sert du fait maison.
00:10:13Qui fait 100%
00:10:14fait maison
00:10:15à Passe-de-Broux-du-Broux.
00:10:16Et c'est certifié
00:10:16par la préfecture.
00:10:17C'est certifié
00:10:18par l'État
00:10:19et on est audité
00:10:21tous les 5 ans.
00:10:22Le sujet qu'il y a
00:10:23sur le fait maison
00:10:23et vous avez eu
00:10:24tout à fait raison
00:10:25de rappeler
00:10:25que Carole Delgale
00:10:27a sorti en 2014
00:10:29et c'est incroyable
00:10:30parce qu'on n'a pas
00:10:31beaucoup avancé.
00:10:32Pourquoi ?
00:10:32Parce que tout le monde
00:10:33a sa version du fait maison.
00:10:35C'est un peu
00:10:36comme le cassoulet
00:10:37ou le couscous.
00:10:38Tout le monde
00:10:39a sa façon
00:10:39de voir le fait maison.
00:10:40Il y a des interprétations
00:10:42et des versions
00:10:43très différentes.
00:10:44Et là,
00:10:44aujourd'hui,
00:10:45le gouvernement
00:10:46et c'est sur le bureau
00:10:48de Matignon en ce moment,
00:10:51est prêt à signer
00:10:51ce décret
00:10:52mais apparemment
00:10:53il y a une organisation
00:10:54professionnelle
00:10:54qu'on ne signera pas.
00:10:56Freine un peu
00:10:57pour des raisons,
00:10:57pour des détails.
00:10:58Attendez,
00:10:58moi je vais la citer.
00:10:59C'est l'UMI
00:11:00présidé par Thierry Marx.
00:11:01Je les ai rencontrés.
00:11:03Je les ai rencontrés.
00:11:04Ils m'ont fait des proposés.
00:11:05Ils m'ont expliqué
00:11:06ce qu'ils voulaient.
00:11:07En fait,
00:11:07ils ont tellement d'adhérents,
00:11:08François,
00:11:09Alain Fontaine,
00:11:09je vais vous le dire.
00:11:10Ils ont tellement d'adhérents.
00:11:11Il y en a parmi eux
00:11:11qui ne peuvent pas faire
00:11:12du frais maison
00:11:13et qui sont quand même à l'UMI.
00:11:14Et ils sont coincés
00:11:22professionnels réunis
00:11:23représentent moins de 50%
00:11:25des restaurants.
00:11:26Donc ils ont tellement d'adhérents.
00:11:27Non,
00:11:28ils en ont très peu
00:11:28par rapport au nombre
00:11:30de restaurants.
00:11:31C'est bien le problème.
00:11:31Je dis que dans leurs adhérents,
00:11:32il y en a beaucoup
00:11:33qui ne sont pas
00:11:34des cuisiniers professionnels
00:11:35ou qui ne vendent pas
00:11:37exactement toujours.
00:11:38Ce qu'ils m'ont dit,
00:11:39il y a une partie
00:11:39qui est faite maison
00:11:40mais pour la partie
00:11:41qui n'est pas faite maison
00:11:42et qui est respectable,
00:11:43si c'est un truc
00:11:44un peu industriel
00:11:44parce que comme il n'y a plus
00:11:45de personnel,
00:11:46ils ont une très bonne explication.
00:11:47On n'a plus le nombre
00:11:48de personnel suffisant.
00:11:49On ne peut pas faire 100% maison
00:11:51mais pourtant,
00:11:52on a besoin de ce label
00:11:52pour se distinguer.
00:11:53Les organisations professionnelles
00:11:54quels qu'ils soient
00:11:55ont un éventail
00:11:56effectivement de restaurateurs
00:11:57nombreux.
00:11:58Et on comprend bien
00:11:58leur position
00:12:00puisqu'ils doivent défendre
00:12:01tous leurs adhérents
00:12:02y compris,
00:12:02et vous avez raison de le citer,
00:12:04ceux qui ont des problèmes
00:12:06avec le fait maison
00:12:06qui n'en font pas du tout.
00:12:08Ça s'appelle du corporatisme.
00:12:09Après,
00:12:09c'est le concept économique
00:12:10qui fait que les patrons
00:12:11n'ont pas choisi de fait maison.
00:12:13Et donc aujourd'hui,
00:12:13si vous voulez,
00:12:14pour en revenir à ce que je disais,
00:12:15c'est que
00:12:17matignons à cela
00:12:17entre les mains
00:12:19et on souhaite
00:12:20qu'il donne
00:12:22à Serge Papin
00:12:23la possibilité
00:12:24de signer ce décret.
00:12:25Je crois que Serge Papin,
00:12:26le ministre,
00:12:26qui est un bon ministre,
00:12:28je dois le dire,
00:12:29doit signer ce décret
00:12:31le plus rapidement possible.
00:12:32Nous,
00:12:32la vérité,
00:12:33on voudrait qu'il soit fait
00:12:34dans les jours qui viennent
00:12:35parce qu'on en a vraiment besoin
00:12:37avant les vacances d'abord.
00:12:39C'est important
00:12:40et je comprends
00:12:41la position de l'UMI,
00:12:41je peux la comprendre
00:12:42mais le fait maison,
00:12:44c'est quelque chose
00:12:44qui peut se transformer
00:12:46au fil du temps.
00:12:47On ne peut pas bloquer
00:12:48aujourd'hui un décret
00:12:49dont vraiment
00:12:50tous les Français
00:12:51attendent cela.
00:12:52On attend cela,
00:12:53ils veulent être informés
00:12:53les consommateurs,
00:12:54on ne peut pas être comme ça
00:12:55dans le flou artistique
00:12:56depuis des années,
00:12:58ça fait trop longtemps
00:12:58que ça dure
00:12:59et s'il fait maison,
00:13:02on doit le changer
00:13:03sur certaines choses
00:13:05dans les détails
00:13:05à venir,
00:13:06on le fera.
00:13:07Vous l'avez cité tout à l'heure,
00:13:08on est une république
00:13:09donc les choses
00:13:09peuvent être changées,
00:13:10elles ne sont pas gravées
00:13:11dans le marbre
00:13:12mais il faut que ça se débloque maintenant.
00:13:13Alain Fontaine,
00:13:14ce sont des fontaines,
00:13:15le fait maison,
00:13:16ça veut dire que les plats
00:13:16sont élaborés sur place
00:13:18dans une cuisine
00:13:19avec des produits frais
00:13:20transformés par des cuisiniers
00:13:21professionnels dans la cuisine
00:13:22et servis ainsi aux clients.
00:13:24Les consommateurs,
00:13:25les touristes
00:13:26qui viennent,
00:13:27les étrangers,
00:13:27les françaises
00:13:28et les français
00:13:28qui vont au restaurant,
00:13:29ils ont juste le droit
00:13:30de savoir ce qu'on met
00:13:31dans leur assiette.
00:13:32Nom de Dieu,
00:13:32ça fait dix ans
00:13:33que ça dure,
00:13:34on n'arrive pas.
00:13:35Alors on a un gouvernement
00:13:36qui est composé de gens
00:13:37certainement très courageux,
00:13:38pleins de votre volonté,
00:13:39mais ce gouvernement a peur.
00:13:41Ce gouvernement a peur.
00:13:42Alors pas les ministres individuellement,
00:13:44ils vous disent tous
00:13:44moi j'ai fait ce que j'ai pu,
00:13:45mais ce gouvernement a peur.
00:13:47Il a peur au ministère de l'Intérieur,
00:13:48il a peur au ministère de l'Agriculture,
00:13:50il a peur au ministère
00:13:52au secrétariat d'État,
00:13:53au commerce,
00:13:54voilà,
00:13:54on a peur de tout.
00:13:55Ça fait dix ans qu'on attend,
00:13:57on a besoin de savoir
00:13:57ce qu'on a dans notre assiette
00:13:58et les professionnels
00:13:59que vous représentez,
00:14:01les artisans restaurateurs
00:14:02de métiers,
00:14:02les cuisiniers de métiers
00:14:03veulent être distingués
00:14:05aux yeux du consommateur
00:14:06et aux yeux du public
00:14:07de ceux qui font
00:14:08de la revente de malbouffe.
00:14:10C'est tout.
00:14:10Et ça je ne comprends pas
00:14:11que le moment Lumi
00:14:12n'a pas pris ses dispositions
00:14:13de façon courageuse.
00:14:14Tu remarques que c'est quelqu'un
00:14:15de courageux,
00:14:15je ne comprends pas son...
00:14:16J'allais dire sa bivrerie.
00:14:18Tu remarques que c'est quelqu'un
00:14:19de très courageux
00:14:20et je crois que le sujet,
00:14:21il faut bien comprendre les chiffres,
00:14:23ça s'est passé il y a un an,
00:14:2552% de la restauration d'aujourd'hui
00:14:27est détenue par la restauration rapide,
00:14:30c'est-à-dire qu'on a basculé
00:14:31il y a un an.
00:14:32Ça veut dire quoi ?
00:14:33Ça veut dire que derrière cela,
00:14:34il y a un changement
00:14:35de consommation considérable.
00:14:36Il est temps de mettre
00:14:37les pieux et les remparts,
00:14:38de stopper ça,
00:14:39de dire à quel point
00:14:40la restauration traditionnelle
00:14:42est bonne,
00:14:42mais elle est bonne aussi
00:14:43pour la santé.
00:14:43Elle crée des emplois,
00:14:45c'est un système économique
00:14:46qui est bon,
00:14:47elle crée des emplois.
00:14:47Et on va nous opposer à cela
00:14:48que la restauration rapide
00:14:50répond plus au pouvoir d'achat.
00:14:52Eh bien,
00:14:53il faut bien comprendre
00:14:54que si on veut
00:14:55une restauration traditionnelle,
00:14:56il faut aussi nous aider
00:14:57à faire quoi ?
00:14:58À faire,
00:14:58à baisser nos charges sociales,
00:15:00à baisser un certain nombre de choses.
00:15:01Nous avons peut-être l'appel
00:15:03de quelqu'un
00:15:04que nous connaissons bien,
00:15:05vous,
00:15:06Jean,
00:15:06qui était restaurateur à Longueu.
00:15:08Oh là là,
00:15:08Jean Terlon.
00:15:08Jean Terlon.
00:15:09Jean Terlon,
00:15:09mon ami Jean Terlon.
00:15:10Oh ben là,
00:15:11il ne va pas être content.
00:15:12Je crois qu'il a fait savoir
00:15:14qu'il n'était pas d'accord.
00:15:15Jean Terlon,
00:15:16on l'attend au téléphone,
00:15:17on vous prend
00:15:18et on discute avec vous.
00:15:19Voilà,
00:15:20du fait maison.
00:15:21Bonjour.
00:15:22Classement,
00:15:24classement du bistrot français
00:15:27au patrimoine immatériel
00:15:28de l'humanité,
00:15:29il a aussi besoin
00:15:30de savoir qu'est-ce qu'on classe.
00:15:31Est-ce qu'on classe du...
00:15:32Alors,
00:15:33là on est sur un vrai sujet,
00:15:35ce qui est culturel,
00:15:36et là,
00:15:37la sélection doit se faire
00:15:39dans les jours qui viennent.
00:15:40Je pense qu'il est important
00:15:41que le président Emmanuel Macron
00:15:43et la ministre Catherine Pégard,
00:15:45la ministre de la Culture,
00:15:46prennent les choses en main
00:15:47et décident,
00:15:48dans les jours qui viennent,
00:15:48de la sélection française
00:15:50qui va partir
00:15:51pour une inscription à Nusco en 2028.
00:15:53Il ne peut y avoir qu'un dossier,
00:15:55c'est celui du bistrot café en France.
00:15:57C'est les pratiques sociales
00:15:58et culturelles
00:15:58dans le bistrot en France.
00:15:59Pourquoi ?
00:16:00Parce que derrière la sociabilité,
00:16:01il y a de la ruralité.
00:16:03On parlait des déserts médicaux
00:16:04dernièrement,
00:16:05mais il y a les déserts de sociabilité
00:16:06qui sont aussi graves
00:16:08que les déserts médicaux.
00:16:09Il faut qu'on puisse vivre ensemble.
00:16:11Les violences
00:16:12que vous avez citées tout à l'heure,
00:16:13elles viennent aussi
00:16:14d'un isolement des gens
00:16:16et ça fait peur.
00:16:18Et les gens auraient moins peur
00:16:19s'ils avaient des lieux
00:16:20pour se rassembler,
00:16:21pour discuter,
00:16:22pour parler ensemble.
00:16:22Il faut une reconnaissance officielle
00:16:23pour ce côté patrimoine.
00:16:24Il faut une reconnaissance officielle.
00:16:25C'est un problème aussi
00:16:26de santé publique.
00:16:27On a Jean Terlon qui est en ligne.
00:16:28Jean Terlon !
00:16:30Oui, bonjour !
00:16:31Jean, comment allez-vous ?
00:16:33Je vais.
00:16:34Bon, vous n'êtes pas content, Jean,
00:16:35parce que vous avez une divergence
00:16:37avec, pas qu'à La Fontaine,
00:16:39avec moi aussi,
00:16:41sur le concepteur du fait maison.
00:16:42Allez-y, je vous écoute.
00:16:44J'ai toujours dit divergence
00:16:45avec La Fontaine
00:16:46parce qu'il arrange ça à sa sauce.
00:16:49C'est bien.
00:16:50Pour un cuisinier, c'est très bien.
00:16:52D'abord, je suis artisan cuisinier
00:16:54personnellement,
00:16:55maintenant à la retraite.
00:16:56Et donc, avec Hubert Jean,
00:16:57au sein de la branche restauration,
00:16:59donc de dire que l'UMI,
00:17:00ce sont des industriels,
00:17:01c'est très faux.
00:17:03Non, je n'ai pas dit que ça.
00:17:04J'ai dit qu'il y avait dedans
00:17:05des gens qui ne faisaient pas du fait maison.
00:17:07Voilà, et ça m'a été dit
00:17:07par des responsables de l'UMI.
00:17:09Une organisation patronale,
00:17:11c'est comme l'autre organisation patronale,
00:17:13il y a de tout, malheureusement,
00:17:14c'est comme ça.
00:17:14Oui.
00:17:15Par contre, nous, on est fiers,
00:17:16on est fiers, avec plus d'argent,
00:17:17d'avoir obtenu ce que personne d'autre
00:17:19avait obtenu jusqu'à maintenant,
00:17:20c'est-à-dire que le métier de cuisinier
00:17:22soit inscrit au répertoire des métiers.
00:17:24Et ça, c'est grâce à Carole Delga.
00:17:26Le fait maison, c'est avant, c'est Pinel.
00:17:28Oui, oui, oui.
00:17:29On n'a pas dit que...
00:17:30Le fait maison, la coquille, il était vide.
00:17:34Une fois qu'on avait pondu la loi,
00:17:35il n'y avait plus rien.
00:17:35On n'a pas dit que c'était Carole Delga
00:17:37qui l'avait inventée.
00:17:38C'est elle qui la première a été au gouvernement
00:17:39pour le mettre en place
00:17:40et qui a été confrontée au problème.
00:17:41Et on constate que 10 ans après,
00:17:4311 ans après,
00:17:44c'est toujours pas en place.
00:17:45Donc, il y a un vrai problème.
00:17:46Et le problème, il vient de ces problèmes...
00:17:47C'est parce qu'on n'a pas communiqué ?
00:17:48Non, Jean Thirland, Jean Thirland...
00:17:51Il fallait...
00:17:52Le fait maison,
00:17:52vous savez ce que le ministre va sortir, là ?
00:17:55Le ministre, il va autoriser
00:17:56les légumes surgelés, vous allez voir.
00:17:58Nous, on a interdit tout ça.
00:17:59Mais je sais bien, je sais bien.
00:18:01Mais parce qu'il y a peut-être des restaurateurs
00:18:03qui n'ont pas trop envie du fait maison,
00:18:04qui seraient trop contraignants
00:18:05et trop exigeants pour eux.
00:18:07Et ces restaurateurs sont souvent
00:18:09adhérents de l'humi
00:18:09dont vous avez été vice-président,
00:18:10Jean Thirland.
00:18:11Voilà.
00:18:12Oui, c'est bien.
00:18:13Je sais, je connais les adhérents de l'humi.
00:18:14Quand est-ce qu'on se met tous d'accord ?
00:18:16Jean Thirland, quand est-ce qu'on se met tous d'accord
00:18:18autour de la table ?
00:18:19Il faut nous 100% faits maisons.
00:18:21Il faut reconnaître l'artisanat
00:18:23dans la restauration
00:18:23parce que c'est le fier de l'ange
00:18:25de notre métier.
00:18:27Et c'est ça qu'il faut reconnaître.
00:18:28Il n'y a pas besoin d'association.
00:18:33Et qu'il y a des artisans dans ce métier.
00:18:36Et ça, c'est ce qui manque.
00:18:37Jean Thirland, je vous cite à comparaitre
00:18:39avec Alain Fontaine dans une prochaine émission
00:18:40puisque le sujet, le dossier est en cours.
00:18:42Il n'est pas terminé.
00:18:43Je vous prends tous les deux en face à face.
00:18:45On se fait un trio infernal.
00:18:46Et on discute à bâton rompu.
00:18:48On mettra les pieds dans le plat
00:18:49et dans la soupe pour discuter de ça
00:18:51parce que c'est un vrai sujet.
00:18:52Et je sens que cette divergence peut aboutir
00:18:54au contraire à une conciliation
00:18:55que vous parlez tous d'une même voix
00:18:56auprès du gouvernement
00:18:57pour avoir cette reconnaissance du frais maison
00:18:59dans la restauration.
00:19:00Merci Jean Thirland.
00:19:01Merci Alain Fontaine.
00:19:02D'avoir été là, ça a été rapide
00:19:04mais concis, précis, vif.
00:19:07C'était plus au piment d'Espelette
00:19:09qu'au beurre blanc.
00:19:10A très bientôt Jean Thirland.
00:19:12A très bientôt Alain Fontaine.
00:19:14Allez, on continue avec l'affaire de Liana
00:19:16et les failles de la justice
00:19:18qui pourraient être passées
00:19:20à côté du passé de l'homme arrêté
00:19:22mis en examen dans cette affaire.
00:19:23On parlera de la disparition des librairies,
00:19:26du retour en fanfare
00:19:27de Xavier Dupont de Ligonnais.
00:19:29C'est bizarre, dit comme ça.
00:19:29Et puis de la sortie du film très attendu
00:19:31De Gaulle.
00:19:32Restez bien avec nous
00:19:33et n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300.
00:19:36L'homme mis en examen
00:19:37dans l'affaire de la disparition
00:19:38d'une collégienne dans le Gers
00:19:40s'était déjà connu de la justice.
00:19:42Oui, cette affaire tient la France en haleine.
00:19:46Je peux dire qu'elle nous traumatise
00:19:48tout simplement
00:19:49parce que c'est une énième situation
00:19:52d'une enfant qui disparaît.
00:19:54On se souvient d'autres noms.
00:19:55Pour l'instant,
00:19:56l'affaire est totalement en cours.
00:19:58Donc, aucune déduction.
00:20:00Mais quand même,
00:20:01une tragédie.
00:20:02On imagine l'angoisse des parents
00:20:05qui se demandent où est leur petite fille.
00:20:07Ce que l'on sait aujourd'hui,
00:20:09c'est que cette Liana sortait de l'école,
00:20:12elle allait à la piscine.
00:20:13Et un père de famille,
00:20:15dont la fille était la copine de Liana,
00:20:18chez laquelle il y avait eu une soirée pyjama en janvier.
00:20:21Et d'ailleurs,
00:20:22on sait qu'à cette occasion,
00:20:24le comportement de ce papa
00:20:25avait été inapproprié.
00:20:26Et la maman de Liana avait dit
00:20:27« Bon, tu ne repartiras pas
00:20:30chez ces gens ».
00:20:31Pour autant,
00:20:33le papa était là
00:20:34puisqu'il est le père d'une copine.
00:20:35Et les caméras vidéo-surveillance
00:20:39voient Liana monter dans la voiture
00:20:41de ce monsieur.
00:20:43Et puis,
00:20:44on perd la trace de ce véhicule.
00:20:48le mis en examen soutient
00:20:50qu'il a déposé Liana
00:20:52à la piscine de la commune de Florence,
00:20:54dans le Gers.
00:20:55Et qu'ensuite,
00:20:56il n'a pas de nouvelles.
00:20:57Voilà.
00:20:57Sauf que l'on apprend par la suite
00:20:59que ce monsieur a eu des antécédents,
00:21:02notamment une procédure
00:21:04de tentative de viol
00:21:05sur une mineure,
00:21:06une petite fille de 10 ans,
00:21:07qui dit que ce monsieur
00:21:08a plusieurs fois abusé,
00:21:10cherché d'abuser d'elle.
00:21:10C'est ce que dit le parquet d'Auche,
00:21:12que l'affaire est en cours,
00:21:13que les gendarmeries concernées
00:21:14sont en cours d'enquête.
00:21:16Donc, on ne savait rien.
00:21:19Ce monsieur était manutentionnaire
00:21:21dans des lycées d'enseignement,
00:21:24dans des lycées,
00:21:26des centres d'enseignement
00:21:27où il a eu des comportements
00:21:28inappropriés avec les enfants.
00:21:30Donc, il y a un certain nombre
00:21:30d'éléments suffisants
00:21:32pour qu'on ait un doute
00:21:33et une crainte,
00:21:34et qui fait qu'on aurait peut-être
00:21:35pu neutraliser,
00:21:36ou en tout cas que les gens sachent,
00:21:38dans l'entourage de cette personne,
00:21:40que l'on sache les antécédents
00:21:42de ce père de famille,
00:21:43de façon à ce que les parents
00:21:44puissent prendre des dispositions
00:21:45et protéger leur enfant.
00:21:46Voilà, ça n'a pas été fait.
00:21:48C'est une faille,
00:21:49une négligence.
00:21:50On sait, évidemment,
00:21:50l'enquête va tout révéler.
00:21:51Pourquoi est-ce que,
00:21:52alors qu'il y avait des procédures en cours,
00:21:54les parents n'ont pas été avertis ?
00:21:55Pourquoi l'établissement scolaire
00:21:56où étaient ces enfants
00:21:57n'étaient pas avertis ?
00:21:58Ça aurait peut-être évité
00:22:00les heures de souffrance
00:22:01auxquelles on est confrontés.
00:22:02Nous espérons, évidemment,
00:22:03tous de tout cœur
00:22:04que l'issue soit heureuse
00:22:06et qu'on retrouve
00:22:06la petite Liana,
00:22:07saine et sauve.
00:22:08Voilà, il y a encore un espoir.
00:22:10La personne refuse, évidemment,
00:22:12la personne n'a mis
00:22:13d'avouer qu'à que ce soit,
00:22:15il est dans le déni.
00:22:16Il dit qu'il a déposé
00:22:18la jeune fille.
00:22:19Voilà, effectivement,
00:22:20les enquêteurs
00:22:21ont de bonnes raisons
00:22:22d'en douter.
00:22:23On attend, évidemment,
00:22:24la suite avec impatience,
00:22:25mais voilà,
00:22:26le dysfonctionnement
00:22:27des services de l'État
00:22:29est quand même assez inquiétant.
00:22:31C'est une affaire de plus
00:22:31sur laquelle on a
00:22:33de grands motifs
00:22:33de s'inquiéter.
00:22:36Deux nouveaux groupes
00:22:37de librairies
00:22:38ont été placés
00:22:38en redressement judiciaire.
00:22:40D'abord, Jiber
00:22:41et maintenant,
00:22:41les librairies Furet du Nord
00:22:43et de Citres
00:22:43qui appartiennent
00:22:44au groupe Nozoli.
00:22:45Les grandes enseignes
00:22:46du livre se portent mal.
00:22:47Nozoli, ça représente
00:22:48600 salariés
00:22:49et 27 librairies
00:22:50réparties
00:22:51entre les Hauts-de-Seine,
00:22:52des Hauts-de-France,
00:22:53pardon,
00:22:53l'Île-de-France
00:22:54et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
00:22:55Forcément,
00:22:56il va y avoir
00:22:56de la casse sociale
00:22:57et une réflexion
00:22:58sur l'avenir des librairies.
00:22:59Entre la concurrence
00:23:00du commerce en ligne
00:23:04Nozoli envisage
00:23:04de développer davantage
00:23:05ses activités numériques,
00:23:07de renforcer son offre
00:23:08destinée aux professionnels
00:23:09et de rééquilibrer
00:23:10ses ventes
00:23:10entre les livres
00:23:11et d'autres produits
00:23:12comme les jeux,
00:23:13les loisirs créatifs
00:23:14et la papeterie.
00:23:15Alors, on sauvera
00:23:16pas grand-chose
00:23:16en disant ça
00:23:17mais par pitié,
00:23:18achetez en boutique,
00:23:19déplacez-vous,
00:23:20arrêtez de tout acheter
00:23:21par facilité
00:23:22sur les plateformes numériques
00:23:23sauf si vous vivez
00:23:24très loin de tout
00:23:24à la rigueur
00:23:25mais faites un effort
00:23:26pour soutenir
00:23:27les entreprises françaises.
00:23:28Eh ben oui,
00:23:28c'est le visage de la France
00:23:29et il y en a d'autres aussi
00:23:30qui nous font peur.
00:23:32L'affaire Dupont-de-Ligonnès
00:23:34a refait surface,
00:23:35l'enquête reprend clandestinement
00:23:36et les théoriciens
00:23:37s'emballent
00:23:37et s'il est toujours de ce monde,
00:23:39il doit bien se barrer.
00:23:40Oui, ben c'est le témoignage
00:23:41d'un prêtre
00:23:42qui dit qu'il a entendu
00:23:44quelqu'un en confession
00:23:45qu'il dit que
00:23:46Xavier Dupont-de-Ligonnès
00:23:48serait en France parmi nous,
00:23:49il en aurait fait part
00:23:51à l'évêque de Carcassonne
00:23:52son supérieur
00:23:52qui dément totalement
00:23:53avoir eu le témoignage
00:23:54de ce prêtre.
00:23:55Donc on a quelqu'un
00:23:56qui certifie que
00:23:57Dupont-de-Ligonnès
00:23:58serait en France
00:23:59à suivre
00:24:00et puis on en saura
00:24:01peut-être davantage
00:24:01peut-être par la confession
00:24:02justement,
00:24:03on en parle tout à l'heure
00:24:05avec Hugues Barré
00:24:07mais on aimerait bien
00:24:08en savoir davantage aussi.
00:24:10Et puis c'est jour de cinéma
00:24:11aujourd'hui
00:24:12sur le premier volet
00:24:13du film de Gaulle
00:24:14on fera abstraction
00:24:15des sorties politiques
00:24:15de celui qui l'incarne
00:24:16Simon Abcariant
00:24:17parce que
00:24:17un, on s'en fout
00:24:18et deux, le film mérite
00:24:19qu'on ne parle que de lui
00:24:21parce qu'il en fallait
00:24:21de l'audace pour réhabiliter
00:24:22l'héroïsme français
00:24:23dans l'imaginaire collectif
00:24:25le réalisateur
00:24:26Antoine Baudry l'a eu
00:24:27et cette audace sera
00:24:27un triomphe
00:24:28c'est un rendez-vous
00:24:29avec l'histoire
00:24:30et avec, pour reprendre
00:24:31les mots de Mathieu Kassovitz
00:24:32une grosse paire de couilles
00:24:33n'ayons pas peur des mots
00:24:34parce que dans le premier volet
00:24:35de ce diptyque
00:24:36qui s'intitule
00:24:36la bataille de Gaulle
00:24:37l'âge de fer
00:24:38le général est présenté
00:24:39comme un homme seul
00:24:40en qui personne ne croira
00:24:41au départ
00:24:42et qui ne lâchera rien
00:24:43par pur amour
00:24:44de son pays
00:24:44par pur patriotisme
00:24:46de Gaulle
00:24:46qui est alors un général
00:24:47sans armée
00:24:48et apatride
00:24:49condamné à mort par Pétain
00:24:50va convaincre
00:24:51l'école blanc
00:24:52de la perfide Albion
00:24:53de le rejoindre
00:24:53dans son combat
00:24:54il ralliera Churchill
00:24:55à sa cause
00:24:56et on assiste
00:24:57dans ce film
00:24:57à ses échanges
00:24:58à ses débats
00:24:58entre les deux hommes
00:24:59qui tisseront ensemble
00:25:00une stratégie militaire
00:25:01quasi chimérique
00:25:02le général de Gaulle
00:25:03va réussir à lever une armée
00:25:04celle de la France libre
00:25:05venue d'Afrique
00:25:06et je vais vous dire
00:25:07le prodige de ce film
00:25:08réside dans l'équilibre
00:25:09des récits
00:25:10d'un côté la légende
00:25:11de l'autre le réel
00:25:12vous allez vivre
00:25:13la bataille de Birakem
00:25:14le bombardement fratricide
00:25:15de Merselle-Kébir
00:25:16l'impuissance
00:25:17du vieux continent
00:25:18face aux ingérences
00:25:19du nouveau monde
00:25:20les Etats-Unis
00:25:20qui n'entreront que tardivement
00:25:22dans cette guerre
00:25:22et moyennant des contreparties
00:25:24dont on parle si peu
00:25:25en réalité
00:25:25moi je pense qu'Antoine Baudry
00:25:27nous livre un film
00:25:27pour l'histoire
00:25:28un film avec un budget colossal
00:25:30quasi 100 millions d'euros
00:25:31je vous assure
00:25:32que vous ne serez pas déçus
00:25:33oui et on voit
00:25:34à quel point
00:25:34le message de l'homme
00:25:35du 18 juin
00:25:36est d'actualité
00:25:37et que les valeurs
00:25:38du gaullisme
00:25:39manquent cruellement
00:25:40aujourd'hui
00:25:40à la France
00:25:41et à la République française
00:25:43nous sommes en direct
00:25:46du salon du logement
00:25:47avec Sylvain Lévy
00:25:49Valenci
00:25:50bonjour Sylvain
00:25:52oui bonjour Péricault
00:25:53on vous entend sur
00:25:54Sud Radio
00:25:54très régulièrement
00:25:55Sylvain
00:25:56vous faites partie
00:25:56de notre grande
00:25:57notre grande
00:25:58et belle famille
00:26:00alors un mot d'abord
00:26:01sur le salon du logement
00:26:02où est-il ?
00:26:03alors c'est le salon
00:26:04des maires d'Ile-de-France
00:26:05des maires d'Ile-de-France
00:26:06et on parle du logement
00:26:08et on parle du logement
00:26:09alors bien évidemment
00:26:10on parle du logement
00:26:11comme étant
00:26:11un élément central
00:26:12mais on parle surtout
00:26:14en fait
00:26:15de la crainte des maires
00:26:16des problématiques des maires
00:26:17au quotidien
00:26:18qui comme vous le savez
00:26:19sont à portée de gifle
00:26:20des administrés
00:26:21comme dirait Gérard Larcher
00:26:23et vivent
00:26:24un malaise
00:26:26majeur
00:26:26qui est celui
00:26:28de cette tentation
00:26:29jacobine de l'État
00:26:30d'avoir une intrusion
00:26:32massive
00:26:32sur les recettes
00:26:34des collectivités locales
00:26:35qui aujourd'hui
00:26:36je vous le dis
00:26:37je vous cite
00:26:37les paroles des maires
00:26:38sont complètement à l'os
00:26:40et deviennent
00:26:41de plus en plus
00:26:42la variable
00:26:43d'ajustement
00:26:43des budgets
00:26:44de l'État
00:26:45c'est un dossier national
00:26:47ce problème du logement
00:26:48il est en deux étapes
00:26:49d'abord le manque
00:26:50de logement
00:26:51et les collectivités locales
00:26:53telles la région
00:26:54Île-de-France
00:26:54mais c'est vrai
00:26:55pour toutes les régions
00:26:55de France
00:26:56qui en font un maximum
00:26:57mais qui n'arrivent pas
00:26:58à résoudre la crise
00:26:59et puis le prix du logement
00:27:00aujourd'hui
00:27:01qui devient de plus en plus lourd
00:27:02dans le budget
00:27:03d'une famille
00:27:05alors non seulement
00:27:06il devient de plus en plus lourd
00:27:06mais je vais vous donner
00:27:07quelques chiffres
00:27:08qui sont éloquents
00:27:09à l'INSEE
00:27:10en 2022
00:27:11donner le pourcentage
00:27:13vous savez
00:27:14de la charge contrainte
00:27:15pour un foyer
00:27:16pour payer son logement
00:27:18à l'époque
00:27:18on était à 18%
00:27:20de charge contrainte
00:27:21sur le revenu
00:27:23derrière l'alimentaire
00:27:25nous sommes en 2026
00:27:26la charge
00:27:27tenez-vous bien
00:27:28elle est à 28%
00:27:30avec quelques cas
00:27:31et quelques fois
00:27:32un peu plus
00:27:32à 33 ou 35
00:27:33selon les situations
00:27:34mais la moyenne
00:27:35c'est 28
00:27:36voilà
00:27:36la moyenne de l'INSEE
00:27:37c'est 28
00:27:38ça veut dire quoi
00:27:38ça veut dire qu'aujourd'hui
00:27:39on a l'équation
00:27:41entre manger
00:27:41et payer son loyer
00:27:42on en est là
00:27:43dans la précarité
00:27:45c'est une paire
00:27:48socialement
00:27:48c'est une paire de 30%
00:27:50c'est une paire de 30%
00:27:51du pouvoir d'achat
00:27:52le pouvoir d'achat
00:27:53vous savez
00:27:53c'est une équation
00:27:54insoluble
00:27:55et les maires
00:27:55aujourd'hui
00:27:56sont dans un goulot
00:27:58d'étranglement
00:27:58qui est terrible
00:27:59parce qu'ils sont obligés
00:28:01aujourd'hui
00:28:01d'essayer de répondre
00:28:03et vous en savez
00:28:04quelque chose
00:28:04vous-même
00:28:05Péricault
00:28:05parce que vous êtes aussi
00:28:06un élu local
00:28:06c'est que
00:28:07il y a aussi
00:28:08des contraintes
00:28:09qui font
00:28:10qu'il y a des territoires
00:28:11qui sont carrément
00:28:12en décroissance
00:28:14faute de pouvoir construire
00:28:15ou d'avoir une offre
00:28:16de logement
00:28:17alors qu'est-ce qu'on fait
00:28:17dans ces cas-là
00:28:18quelle est la marge
00:28:18que les collectivités territoriales
00:28:19les régions
00:28:20en l'occurrence
00:28:20là vous êtes
00:28:21dans un salon régional
00:28:23est-ce qu'il y a encore
00:28:24une marge
00:28:24de possibilité
00:28:25pour ces collectivités
00:28:27d'influer sur le logement
00:28:28sans avoir une dotation
00:28:30supplémentaire de l'État
00:28:31ça veut dire
00:28:31qu'ils doivent renier
00:28:32ou faire des économies
00:28:33sur d'autres budgets
00:28:33alors je vais vous donner
00:28:35un chiffre
00:28:36la ville de Bussy-Saint-Georges
00:28:38je vous cite son maire
00:28:38Yann Dubosc
00:28:39ils ont la dotation
00:28:41de l'État
00:28:41les dotations de l'État
00:28:42ont baissé de 4 millions
00:28:43par an
00:28:43depuis 10 ans
00:28:4440 millions d'euros
00:28:46plus il y a une astuce
00:28:47qu'a trouvé l'État
00:28:48dans les grandes agglomérations
00:28:49c'est ce qu'il s'appelle
00:28:51le dilico
00:28:51c'est une participation
00:28:53des maires
00:28:54à l'effort
00:28:55de la dette publique
00:28:56avec des ponctions
00:28:57des ponctions fiscales
00:28:58alors je vais vous dire
00:28:59vous parlez
00:28:59les pericots de solutions
00:29:01vous avez cité De Gaulle
00:29:02tout à l'heure
00:29:02De Gaulle disait
00:29:03là où il y a une volonté
00:29:04il y a un chemin
00:29:06et en 18 juin 1940
00:29:08ils étaient à peine 1000
00:29:09à l'avoir rejoint
00:29:10à Londres
00:29:11ça veut dire que
00:29:12tout est politique
00:29:13dans notre pays
00:29:14et donc la volonté
00:29:15et la solution
00:29:16elles existent
00:29:16elle est d'encadrer
00:29:17les prix du foncier
00:29:19d'encadrer
00:29:20de redonner
00:29:21une marge de manœuvre
00:29:22fiscale
00:29:23aux investisseurs
00:29:24pour leur permettre
00:29:24de mieux investir
00:29:25pour ne pas qu'ils désertent
00:29:26l'investissement
00:29:27et produire massivement
00:29:29en France
00:29:30des matériaux industriels
00:29:31pour faire baisser
00:29:32les coûts de construction
00:29:33en fait les solutions
00:29:34on les a
00:29:35un sujet qui pèsera
00:29:36certainement
00:29:37Sylvain
00:29:38sur le débat
00:29:38de la campagne présidentielle
00:29:40de 2027
00:29:40parce qu'il est au coeur
00:29:41de la préoccupation
00:29:42des français
00:29:42avec la sécurité
00:29:43l'emploi
00:29:44et d'autres
00:29:45et le pouvoir d'achat
00:29:45mais le logement
00:29:46commence à devenir
00:29:47un enjeu national
00:29:48merci pour votre témoignage
00:29:49voilà
00:29:50bon salon
00:29:50et puis évidemment
00:29:51on reste en contact
00:29:53parce que je pense
00:29:53que c'est un dossier
00:29:54sur lequel on aura besoin
00:29:55de venir
00:29:55merci beaucoup
00:29:56l'état français
00:29:57peut-il attenter
00:29:58au sacrement
00:29:58de l'église
00:29:59et ce qui a failli
00:30:00se produire
00:30:00à l'assemblée nationale
00:30:01ce lundi
00:30:02l'assemblée nationale
00:30:03qui a refusé
00:30:04de voter un texte
00:30:05portant atteinte
00:30:06au secret
00:30:07de la confession
00:30:07on en parle dans un instant
00:30:08avec Pierre-Hugues Barré
00:30:10docteur en droit
00:30:11enseignant à Sciences Po
00:30:12Paris
00:30:12n'hésitez pas
00:30:13à l'interpeller
00:30:13à lui poser
00:30:14toutes vos questions
00:30:14en direct
00:30:15sur Sud Radio
00:30:16au 0826 300 300
00:30:17à tout de suite
00:30:18t'es bougé plus
00:30:20midi 14h
00:30:21Sud Radio
00:30:22la France dans tous ses états
00:30:24Péricault Légace
00:30:25Maud Koffler
00:30:27l'assemblée nationale
00:30:28a adopté la proposition
00:30:29de loi dite
00:30:30Bétarame
00:30:30un texte qui prévoit
00:30:31de renforcer
00:30:32le contrôle des intervenants
00:30:33susceptibles d'être
00:30:34au contact des enfants
00:30:35dans les écoles
00:30:35et le périscolaire
00:30:36il a été voté
00:30:37à l'unanimité
00:30:38notamment parce qu'une mesure
00:30:39très controversée
00:30:40a finalement été retirée
00:30:42la levée du secret
00:30:43de la confession
00:30:44l'état peut-il faire
00:30:45de l'ingérence
00:30:46au sein des sacrements
00:30:47de l'église
00:30:47le débat est ouvert
00:30:48et on en parle avec
00:30:49Pierre-Hugues Barré
00:30:50docteur en droit
00:30:51enseignant à Sciences Po Paris
00:30:52et auteur de
00:30:53La séparation impossible
00:30:54bonjour
00:30:54bonjour merci
00:30:55de la invitation
00:30:55bonjour Pierre-Hugues Barré
00:30:57merci d'être en direct
00:30:58avec nous
00:30:58et en studio
00:30:59sur Sud Radio
00:31:00pour ce débat
00:31:01très liturgique
00:31:03très canonique
00:31:04même
00:31:05la confession
00:31:06c'est un acte privé
00:31:08surtout depuis
00:31:09la séparation
00:31:10de la loi
00:31:11de 1905
00:31:12de l'église
00:31:12et de l'état
00:31:13donc et voilà
00:31:14dans les églises catholiques
00:31:15je crois que c'est
00:31:15n'appartient qu'au rituel catholique
00:31:17des autres religions chrétiennes
00:31:18ne l'ont pas
00:31:18et des autres confessions
00:31:20non plus
00:31:22ce système de la confession
00:31:23qui alors certains disent
00:31:25c'est une première forme
00:31:26de psychanalyse
00:31:26puisqu'on se livre
00:31:27à une autorité
00:31:28mais d'autres vous disent
00:31:29c'est pour ça que l'église catholique
00:31:31et que la curie romaine
00:31:32le Vatican
00:31:33étaient très informés
00:31:33parce qu'à l'époque
00:31:35les informations remontaient
00:31:36et la confession
00:31:37était le premier système
00:31:38de renseignement
00:31:39international
00:31:40qui permettait
00:31:41au Saint-Père
00:31:43de savoir exactement
00:31:43ce qui se passait
00:31:44dans le monde en tout cas
00:31:45chez les puissants
00:31:46et vlatipa
00:31:47que la république dit
00:31:48mais nous on veut savoir aussi
00:31:49alors on n'en est pas
00:31:50au micro à la polonaise
00:31:51dans les confessionnaux
00:31:53mais comment peut-on
00:31:55quand on est un législateur
00:31:56républicain
00:31:57envisager l'idée
00:31:58qu'un prêtre
00:31:59qui a reçu
00:31:59le témoignage
00:32:00et la confession
00:32:01d'un fidèle
00:32:02qui vient se livrer
00:32:04qu'est-ce qu'il fait après ?
00:32:05Il va au commissariat
00:32:06pour faire un petit rapport
00:32:07mais c'est la Corée du Nord
00:32:10c'est le FKVD
00:32:12L'hubris du législateur
00:32:14qui prend quelques accents
00:32:15révolutionnaires
00:32:16dirais-je
00:32:16j'avais évoqué
00:32:18avant-hier
00:32:19dans une tribune
00:32:19dans le Figaro Vox
00:32:20un parlement
00:32:21qui au-delà de son rôle
00:32:23de législateur
00:32:23devient théologien
00:32:24puisqu'en réalité
00:32:25vous évoquez à juste titre
00:32:26le code de droit canonique
00:32:27qui prévoit
00:32:28le secret de la confession
00:32:29et le fait pour un prêtre
00:32:30de le lever
00:32:31est une cause
00:32:32d'excommunication
00:32:32latté-sensié
00:32:33c'est-à-dire
00:32:33qu'il n'y a pas besoin
00:32:34d'un acte supplémentaire
00:32:35pour que ce prêtre
00:32:36quitte la communion ecclésiale
00:32:37c'est la sanction
00:32:38la plus sévère
00:32:38ce qui montre l'importance
00:32:40de ce secret
00:32:40puisqu'en réalité
00:32:41au-delà de la question
00:32:42si je peux dire juridique
00:32:43slash canonique
00:32:44ou de la question disciplinaire
00:32:46c'est une question théologique
00:32:48Mais Pierre-Hugues Barré
00:32:49sur le plan législatif
00:32:51sur le plan juridique
00:32:53et sur le plan constitutionnel
00:32:55imaginons que la loi
00:32:56soit votée
00:32:58qu'est-ce qui nous dit
00:32:59qu'ensuite
00:32:59on ne va pas demander
00:33:00aux avocats
00:33:01de révéler
00:33:02les confidences
00:33:03de leurs clients
00:33:04imaginez qu'un coupable
00:33:05dit oui je suis coupable
00:33:06et que l'avocat a envie
00:33:07de plaider non coupable
00:33:08un médecin
00:33:09qui devrait révéler
00:33:10ses professionnels
00:33:11et puis pourquoi pas
00:33:12le père de famille
00:33:12qui à table
00:33:14tient des propos
00:33:15qui sont
00:33:15j'allais dire
00:33:16illégaux
00:33:17ou inappropriés
00:33:18et bien les enfants
00:33:19courent au commissariat
00:33:19pour signaler
00:33:20ce que papa a dit
00:33:21ou maman
00:33:22enfin voyez ce que je veux dire
00:33:23comment le législateur
00:33:25peut envisager
00:33:25d'encadrer une loi
00:33:27qui par principe
00:33:28j'allais dire
00:33:29elle est contraire
00:33:30aux droits fondamentaux
00:33:31de la personne lui-même
00:33:32et aux droits de l'homme
00:33:32vous avez parfaitement raison
00:33:34d'évoquer tous ces secrets là
00:33:35puisque la chose est assez méconnue
00:33:36mais en réalité
00:33:37le secret professionnel
00:33:39à la fois de l'avocat
00:33:40et du médecin
00:33:40pour le médecin
00:33:41c'est contre-intuitif
00:33:42puisqu'en réalité
00:33:42il est antérieur
00:33:43au secret professionnel
00:33:44du ministre du culte
00:33:45mais il a ressuscité
00:33:45au 16e siècle
00:33:46à travers la posture du prêtre
00:33:47puisque la confidence
00:33:48et le secret
00:33:49permettent la confiance
00:33:50et donc en réalité
00:33:52le secret de la confession
00:33:53a été attaqué lundi
00:33:54mais tous les secrets
00:33:55sont attaqués
00:33:55dans ce culte
00:33:56de la transparence
00:33:57et de la lumière
00:33:57mais qui est la lumière
00:33:58de la garde à vue
00:33:59la lumière suspicieuse
00:34:00la lumière en pleine face
00:34:01où on est censé tout dire
00:34:02et on pense que la société
00:34:03serait plus saine
00:34:04si tout se dit
00:34:05mais on doit tout dire
00:34:06alors je pense que le texte
00:34:08devait évidemment
00:34:09être déprécié
00:34:10sur ce que le confessé
00:34:12ou plutôt celui
00:34:13qui recevait la confession
00:34:13devait révéler
00:34:14alors on parle pas de vie privée
00:34:16ça serait au cas
00:34:17où dans la confession
00:34:18il y aurait des éléments
00:34:19qui viendraient contre
00:34:20alors c'est encore plus précis
00:34:22que ça
00:34:22c'est en cas d'atteinte sexuelle
00:34:23sur les mineurs
00:34:24ce qui est d'ailleurs interroge
00:34:24c'est à dire que le ministre du culte
00:34:26admettons que la proposition de loi
00:34:27fut adoptée
00:34:28le ministre du culte
00:34:29qui apprend qu'il y a une séquestration
00:34:30dans une demi-heure
00:34:31compte courir
00:34:32braquer une banque
00:34:33ou que sais-je
00:34:33là il ne doit rien dire
00:34:34il fallait qu'il parle uniquement
00:34:36il y avait une espèce de focus
00:34:38qui était porté
00:34:38sur la question des abus sexuels
00:34:40sur les mineurs
00:34:40qui effectivement sont un vrai problème
00:34:41mais l'église pour le coup
00:34:42est très minoritaire
00:34:43sur ces sujets-là
00:34:44puisque le rapport
00:34:45de la Sias de 2021
00:34:47démontre en réalité
00:34:48que 3% des abus sexuels
00:34:49auraient été le fait de l'église
00:34:51sur 50 ans
00:34:51ce qui veut dire que
00:34:5197% des abus sexuels
00:34:53ne sont pas le fait de l'église
00:34:54donc on comprend mal
00:34:55pourquoi avec le problème
00:34:57du périscolaire parisien
00:34:58par exemple
00:34:58qui a grosso modo 3 semaines
00:34:59on s'en prend
00:35:01plus de 30 ans
00:35:02Pierre-Hugues Barré
00:35:02est-ce que vous prenez
00:35:03est-ce qu'on prend la dimension
00:35:04de la bêtise
00:35:05de le crétinisme
00:35:06de ces législateurs
00:35:07la loi passe
00:35:08elle est votée
00:35:09vous imaginez tous ceux
00:35:10qui sont prétendus pédophiles
00:35:11ou qui veulent atteindre
00:35:12ils vont aller au confessionnel
00:35:14sachant que le prêtre
00:35:15à qui ils vont se confier
00:35:16doit révéler le secret
00:35:18ben ils vont se taire
00:35:19c'est terminé
00:35:19donc là on est sûr du coup
00:35:20de ne plus avoir la moindre
00:35:22la moindre information
00:35:23c'est fabuleux quand même
00:35:24vous avez parfaitement raison
00:35:25et au-delà ça
00:35:26on mettrait une brèche
00:35:26sur le secret absolu
00:35:28puisque le secret de la confession
00:35:28je peux donner différents exemples
00:35:30mais est totalement absolu
00:35:31ce qui rassure d'une certaine manière
00:35:32vous savez
00:35:32lorsque vous donnez
00:35:33il n'est pas reconnu légalement
00:35:34il est dans le droit canonique
00:35:36la république ne le reconnaît pas
00:35:37alors la république
00:35:39le reconnaît
00:35:39via la jurisprudence
00:35:40de la cour de cassation
00:35:41qui admet
00:35:42le secret du ministre du culte
00:35:43qui est en fait
00:35:44est assimilé aux avocats
00:35:45et aux médecins
00:35:46voilà
00:35:46ce sont les secrets professionnels
00:35:47c'est une assimilation
00:35:48mais pas spécifique à l'église
00:35:50c'est pas spécifique
00:35:50tout à fait
00:35:51c'est pas spécifique à l'église catholique
00:35:52effectivement
00:35:53mais ce secret en tout cas
00:35:54existe en droit canon
00:35:54on voit mal
00:35:55un ministre du culte
00:35:56le violait
00:35:56quand bien même
00:35:57la loi l'y contraindrait
00:35:58il y avait l'archevêque de Melbourne
00:35:59en Australie
00:36:00ou pour à peu près
00:36:01les mêmes affaires
00:36:02de pédophilie
00:36:04l'Australie est un état fédéral
00:36:05les différents états
00:36:06avaient pris des législations
00:36:07pour lutter contre
00:36:07le secret professionnel
00:36:08du ministre du culte
00:36:09celui qu'il reçoit en confession
00:36:10et l'archevêque de Melbourne
00:36:11a dit qu'il préférait
00:36:12aller en prison
00:36:13que de violer le secret
00:36:14de la confession
00:36:14c'est vrai qu'il y a quelque chose
00:36:15de paradoxal
00:36:15de violer le secret de la confession
00:36:17pour ne pas dénoncer
00:36:17un pédophile supposé
00:36:20Pierre-Hugues Barré
00:36:21parlons des politiciens
00:36:23qui sont à l'origine
00:36:24de cette démarche législative
00:36:26c'est dans l'Assemblée nationale actuelle
00:36:28dont on connaît la spécificité
00:36:30j'allais dire
00:36:31un peu le désordre
00:36:32et la disparité
00:36:33le projet est sorti
00:36:34du crâne de qui
00:36:36au départ
00:36:36ce qu'on en sait
00:36:37alors ça vient
00:36:38d'un rapport
00:36:40postérieur
00:36:40à la commission d'enquête
00:36:41sur l'affaire
00:36:42Bétharam
00:36:42et qui était
00:36:44à la fois
00:36:45présidé
00:36:46par une députée
00:36:48du camp Attal
00:36:49désormais
00:36:50candidat déclaré
00:36:50à l'élection présidentielle
00:36:51et le rapporteur
00:36:52était d'un député LFI
00:36:53on se souvient
00:36:54des prises de bec
00:36:55entre François Bayrou
00:36:55tout à fait
00:36:56bien sûr
00:36:57oui
00:36:57et puis l'aspect
00:36:58un peu politicien
00:36:59il a par la suite
00:36:59perdu l'Amérique
00:37:00inquisitorial
00:37:00puisqu'on parle de confession
00:37:02parce qu'on parle d'inquisition
00:37:04inquisitorial
00:37:04oui tout à fait
00:37:05et en réalité
00:37:06c'est assez frappant
00:37:07de voir ce candidat
00:37:08Gabriel Attal
00:37:09qui passe pour le candidat libéral
00:37:10alors qu'est-ce qu'il y a
00:37:11de plus libéral
00:37:11que de préserver la séparation
00:37:12notamment entre les sphères morales
00:37:14et la sphère juridique
00:37:15entre le fort interne
00:37:16et le fort externe
00:37:16ce qui est violé
00:37:17par cette proposition de loi
00:37:18donc Gabriel Attal
00:37:18n'est pas un candidat libéral
00:37:19ce n'est pas non plus
00:37:20le candidat des libertés
00:37:21mais c'est un candidat
00:37:22qui n'a aucune peine
00:37:23à s'allier avec l'extrême gauche
00:37:25pour lutter contre l'église catholique
00:37:26au nom du buzz
00:37:27puisqu'en réalité
00:37:28il n'y a aucune conséquence pratique
00:37:30pour cette loi
00:37:31d'une part
00:37:32parce que le ministre du culte
00:37:33ne demande pas
00:37:33la pièce d'identité du pénitent
00:37:34et d'autre part
00:37:36parce qu'en réalité
00:37:36vu le nombre de baptisés en France
00:37:38et de personnes
00:37:38qui vont à confesse
00:37:39une fois par an
00:37:40comme le demande l'église catholique
00:37:41imaginez que parmi eux
00:37:42il y ait des pédophiles
00:37:43enfin c'est vraiment
00:37:44c'est capilotracté
00:37:45pourrait-on dire
00:37:45c'est vrai que nous sommes
00:37:46dans une république
00:37:47où le secret a toujours pesé
00:37:49depuis le secret royal
00:37:51il y a des confidences
00:37:53mais il y a aussi la transparence
00:37:54je comprends très bien
00:37:55qu'un législateur
00:37:55on a besoin de transparence
00:37:56dans certaines institutions
00:37:57qu'elles soient privées
00:37:59s'il se passe des choses
00:38:00la loi dit bien
00:38:01que lorsqu'on est informé
00:38:03d'un crime ou d'un délit
00:38:04on a le devoir
00:38:05en tant qu'au simple citoyen
00:38:06de le révéler
00:38:07de le faire savoir
00:38:08ensuite on rentre
00:38:09dans le système
00:38:10de la confession
00:38:10c'est là où je dis
00:38:11il y a quelque chose
00:38:11d'inquisitorial
00:38:12de demander à un confesseur
00:38:14voilà
00:38:15tu vas avouer
00:38:16ce qu'on t'a dit
00:38:17tu es obligé
00:38:18de le déclarer
00:38:19et sur quel moyen
00:38:19sous quelle pression
00:38:21ça veut dire que
00:38:21le prêtre qui
00:38:23considérait
00:38:24qu'il n'a pas à révéler
00:38:25se tomberait sous le coup
00:38:26de la loi
00:38:26et pourrait être emprisonné
00:38:27c'était ça le projet de loi
00:38:28tout à fait oui
00:38:29ou être soumis à une peine d'amende
00:38:30que sais-je
00:38:31et en réalité ce débat
00:38:32n'est pas nouveau
00:38:32autant là ça vient
00:38:33d'un goût du buzz
00:38:34mais déjà
00:38:35sous l'ancien régime
00:38:36au moment de la monarchie absolue
00:38:37c'était poser la question
00:38:38de savoir si
00:38:38le crime de lèse-majesté
00:38:40si un pénitent venait à avouer
00:38:41un ministre du culte
00:38:42qui souhaitait assassiner le roi
00:38:42c'est une affaire évidemment théorique
00:38:44mais dans les manuels des confesseurs
00:38:45on disait que le confesseur
00:38:46ne devait pas parler
00:38:46nonobstant la gravité du crime
00:38:48alors pour autant
00:38:49Pierre-Hugues Barré
00:38:50on va mettre les pieds
00:38:50dans l'autre côté du bénitier
00:38:52est-ce que la confession
00:38:53aujourd'hui
00:38:55en 2026
00:38:56et on a tout à fait
00:38:57de respect pour les cultes
00:38:58il y a le ministère
00:38:59et le ministre des cultes
00:39:00et la laïcité
00:39:01et la loi 1905
00:39:02protègent les religions
00:39:06est-ce qu'aujourd'hui
00:39:07au vu de l'évolution
00:39:08des consciences
00:39:09des mentalités
00:39:10des mœurs
00:39:11est-ce que le fait
00:39:12d'aller tout dire
00:39:13à un prêtre
00:39:14dans un confessionnal
00:39:15est conforme
00:39:16j'allais dire
00:39:16à nos attentes
00:39:17à nos valeurs
00:39:18à l'heure du temps
00:39:20vous allez peut-être me dire
00:39:21il y a des gens
00:39:21à qui ça fait du bien
00:39:22qui en ont besoin
00:39:24et finalement
00:39:24la confession
00:39:25elle fait de mal à personne
00:39:26et peut-être qu'elle soulage
00:39:27certaines consciences
00:39:28pour ne pas dire
00:39:29certaines âmes
00:39:30quand Bossuet
00:39:31définissait ce qu'est l'église
00:39:32il disait qu'elle avait
00:39:32pour mesure l'éternité
00:39:34et pour loi la charité
00:39:36pour mesure l'éternité
00:39:37c'est-à-dire qu'en réalité
00:39:37les désidératats
00:39:38les volontés de Gabriel Attal
00:39:40d'être élu ou non
00:39:40président de la république
00:39:41la volonté de LFI
00:39:42de lutter
00:39:43non pas contre les religions
00:39:44mais contre la religion catholique
00:39:45en particulier
00:39:45ou l'ère du temps
00:39:47ne modifient pas
00:39:48ce qu'est le sacrement
00:39:49et saint Thomas d'Aquin
00:39:50dans son commentaire
00:39:51des sentences de Pierre Lombard
00:39:52et plus tard
00:39:52dans la Somme théologique
00:39:53expliquait très bien
00:39:54que le secret de la confession
00:39:55est en fait
00:39:56la partie visible
00:39:57de la partie invisible
00:39:58du sacrement
00:39:58qui est l'absolution des péchés
00:39:59comme les péchés sont absous
00:40:00par le ministre du culte
00:40:02qui en réalité
00:40:02et typesé Christus
00:40:03c'est-à-dire le Christ lui-même
00:40:04et bien le silence
00:40:06après la confession
00:40:06le secret du ministre du culte
00:40:08prouve cette absolution des péchés
00:40:10on n'est pas dans un cadre
00:40:11délictuel ou criminel
00:40:12par la suite bien sûr
00:40:13le ministre du culte
00:40:14peut et même doit
00:40:15imposer ou proposer
00:40:16aux pénitents
00:40:17d'aller voir
00:40:18d'aller au commissariat
00:40:19de se rendre à la gendarmerie
00:40:20etc
00:40:21mais ce n'est pas
00:40:21le rôle du prêtre
00:40:22de le faire
00:40:23et d'ailleurs
00:40:23du point de vue
00:40:23de la procédure pénale
00:40:24vous savez que
00:40:25si vous avouez en garde à vue
00:40:26un crime ou un délit
00:40:27c'est pas pour autant
00:40:28que vous allez être condamné
00:40:28en correctionnel
00:40:29ou devant une cour d'assises
00:40:30par la suite
00:40:30alors imaginez l'aveu
00:40:32fait à un tiers
00:40:33qui l'aurait révélé
00:40:34etc
00:40:35enfin tout ça
00:40:35tout ça n'a aucun sens
00:40:36ça semble assez bisquennu
00:40:37Pierre-Hugues Barré
00:40:38je pense que la confession
00:40:39mais après tout
00:40:40puisqu'on est dedans
00:40:41on aimerait bien
00:40:42qu'elle soit républicaine
00:40:43que les hommes politiques
00:40:44qui s'engagent à gouverner ce pays
00:40:45ou à représenter
00:40:46le peuple français
00:40:47passent aussi à une forme
00:40:48de confessionnal républicain
00:40:50pour tout dire
00:40:51de ce qu'ils ont fait
00:40:51des erreurs
00:40:52d'ailleurs
00:40:52il y a un terme
00:40:53quand on est candidat
00:40:54à la présidente de la République
00:40:55on passe par
00:40:56j'allais dire
00:40:56un organisme privé
00:40:59pour la campagne
00:41:00que ça ne sorte pas
00:41:01pendant la campagne
00:41:01beaucoup de candidats
00:41:02ne se sont pas passés
00:41:04par le confessionnal
00:41:05ils l'ont payé
00:41:05en cours de campagne
00:41:06donc
00:41:07je vois à qui vous faites référence
00:41:08voilà
00:41:09mais d'autres aussi
00:41:10dans l'histoire
00:41:10alors si tous
00:41:11ils s'étaient confessés
00:41:12je pense qu'on n'aurait
00:41:12finalement pas autant
00:41:13de pléthore de candidats
00:41:15voilà
00:41:15à condition qu'il n'y ait pas
00:41:16quelque chose à se reprocher
00:41:17mais il y a effectivement
00:41:18ce culte de la transparence
00:41:19et puis pour les candidats
00:41:20ou pour les ministres
00:41:20vous avez la haute autorité
00:41:21pour la transparence
00:41:22de la vie publique
00:41:22désormais vous devez donner
00:41:23votre patrimoine
00:41:24sinon vous êtes redressé
00:41:25c'est arrivé récemment
00:41:26à quelqu'un
00:41:26qui a été ministre
00:41:27pendant quelques mois
00:41:28et qui finalement
00:41:28a été redressé par le fisc
00:41:29il y a ce culte de la lumière
00:41:32et donc cette tendance
00:41:33à considérer
00:41:34que le secret
00:41:35est un problème en lui-même
00:41:36peu importe
00:41:36qu'il concerne le ministre
00:41:37du culte ou non
00:41:38alors même
00:41:38que le secret
00:41:39et la confidence
00:41:40permettent des types de relations
00:41:41qui n'existeraient pas
00:41:42sans la confidence
00:41:42et étant entendu
00:41:43que Pierre-Hugues Barré
00:41:43que nous sommes tous
00:41:44sur écoute
00:41:45avec les moyens techniques
00:41:45dont disposent
00:41:46les grands services
00:41:47de secrets
00:41:48et d'espionnage internationaux
00:41:49à travers internet
00:41:50et nos téléphones
00:41:51et on savait
00:41:51qu'il y avait des chefs
00:41:52d'état européen
00:41:53qui étaient sous écoute
00:41:54donc la confession
00:41:54elle était systématique
00:41:56et organisée
00:41:57de façon officielle
00:41:57merci d'avoir été
00:41:58sur le studio
00:42:00de Sud Radio
00:42:01et je suppose
00:42:02que nous aurons à nous reparler
00:42:03parce qu'il y aura
00:42:04probablement une suite
00:42:05dans cette merveilleuse affaire
00:42:06de la confession républicaine
00:42:08à très bientôt
00:42:08merci Pierre-Hugues Barré
00:42:09vous restez avec nous
00:42:11nous allons savoir
00:42:12si nous sommes passés
00:42:13à côté de tueurs
00:42:13en série
00:42:14oui dans notre vie quotidienne
00:42:16je vais recevoir
00:42:17mon confrère
00:42:17Thibaut Solano
00:42:18directeur adjoint
00:42:19de la rédaction de Marianne
00:42:19qui a écrit
00:42:20une fabuleuse enquête
00:42:21aux éditions
00:42:22Robert Laffont
00:42:23sommes-nous passés
00:42:24à côté de tueurs
00:42:25en série
00:42:26vous nous appelez
00:42:27au 0826 300 300
00:42:29et Zacharias
00:42:30prendra votre appel
00:42:31nous on les transmettra
00:42:32et vous pourrez discuter
00:42:33avec l'auteur
00:42:33à tout de suite
00:42:34sur Sud Radio
00:42:42vous êtes bien sur Sud Radio
00:42:44il est 13h04 en ce mardi 3 juin
00:42:47le sujet que nous allons aborder
00:42:49l'actualité du jour
00:42:49n'est pas réjouissante
00:42:50on attend peut-être
00:42:52des nouvelles
00:42:53du côté de Florence
00:42:54sur l'affaire Liana
00:42:55on vous tiendra
00:42:56évidemment informés
00:42:57immédiatement
00:42:57en direct
00:42:58s'il y a un élément nouveau
00:42:59apparaissait
00:43:00je reçois mon confrère
00:43:02je peux le dire
00:43:03ami Thibault Solano
00:43:04puisque nous avons travaillé
00:43:05en ce temps de la Marianne
00:43:05il est toujours directeur adjoint
00:43:06de la Rénaction
00:43:07c'est un enquêteur chevronné
00:43:10Thibault Solano
00:43:11est un homme à sang froid
00:43:12il va à son objectif
00:43:13et l'enquête qu'il a fait là
00:43:15qui est une enquête de police
00:43:16ça pourrait être
00:43:18digne d'un procureur
00:43:19et c'est une enquête historique
00:43:21puisque c'est le thème
00:43:22et sommes-nous passés
00:43:23à côté
00:43:23de tueurs en série
00:43:25une enquête journalistique
00:43:27l'auteur part
00:43:28d'une question simple
00:43:29mon cher Thibault
00:43:30mais troublante
00:43:31la France compte-t-elle
00:43:31des tueurs en série
00:43:32qui n'ont jamais été identifiés
00:43:35ou dont tous les crimes
00:43:36n'ont jamais été reliés
00:43:37entre eux
00:43:38et vous répondez
00:43:39par oui
00:43:40dans ces révélations
00:43:40vous citez
00:43:41Nordal Le Landais
00:43:42Dominique Pellicot
00:43:43Le Grêlé
00:43:45plongé dans neuf
00:43:47colquaises français
00:43:47et puis nous avons
00:43:48cette affaire-là
00:43:49d'actualité chaude
00:43:50avec cette disparition
00:43:52de cette jeune fille
00:43:53de cet enfant de 11 ans
00:43:54et on est là
00:43:55dans la preuve
00:43:56qu'on peut avoir
00:43:56pas loin de chez nous
00:43:57des gens extrêmement dangereux
00:44:00à qui on donnerait
00:44:01passé-moi l'expression
00:44:01le bondu sans confession
00:44:02et pourtant ce sont
00:44:03de tueurs potentiels
00:44:04les cas sont si nombreux
00:44:05que ça finalement
00:44:06Thibault Solano
00:44:07alors oui
00:44:08c'est-à-dire que
00:44:09les quatre tueurs en série
00:44:10déjà
00:44:11c'est tout le paradoxe
00:44:12à la fois les tueurs en série
00:44:13sont moins
00:44:15fascinants
00:44:16si vous voulez
00:44:16dans leur personnalité
00:44:17que ce que nous a vendu
00:44:18le cinéma américain
00:44:19et la fiction
00:44:20d'une manière générale
00:44:21ce sont rarement
00:44:23des génies du crime
00:44:25rarement des hommes
00:44:26insaisissables
00:44:27qui arrivent à duper
00:44:28toutes les polices
00:44:28et les gendarmeries
00:44:30de France
00:44:32si certains sévissent longtemps
00:44:33c'est surtout
00:44:33parce qu'il y a eu
00:44:34des vrais loupés
00:44:34au niveau de l'enquête
00:44:36mais le paradoxe
00:44:37c'est que malgré tout
00:44:38il y en a plus
00:44:38qu'on ne le croit
00:44:39des tueurs en série
00:44:40moi j'ai fait un décompte
00:44:41depuis 1970
00:44:42combien de tueurs en série
00:44:44ont déjà sévus en France
00:44:45j'en ai recensé
00:44:46presque 60
00:44:47le vrai serial killer
00:44:48le vrai serial killer
00:44:50qui tue trois fois
00:44:50à trois moments différents
00:44:52c'est ça la vraie définition
00:44:54trois fois
00:44:54il y a une base
00:44:55il y a une base
00:44:56il y a un barème
00:44:57trois fois
00:44:57voilà normalement
00:44:58deux c'est pas encore
00:44:59tueur en série
00:44:59alors quatre, cinq, six
00:45:00évidemment
00:45:01mais à partir de trois
00:45:01c'est le serial killer
00:45:02donc le tueur en série
00:45:03exactement
00:45:04ce qui paraît beaucoup
00:45:05évidemment des hommes
00:45:06qui tuent trois fois
00:45:07parce que ce sont
00:45:07essentiellement des hommes
00:45:08c'est la traduction
00:45:09de la formule anglaise
00:45:10ou c'est les anglais
00:45:10qui ont copié les français
00:45:11on a pris
00:45:12alors c'est d'abord
00:45:13arrivé aux Etats-Unis
00:45:15ce phénomène
00:45:15ça a d'abord été reconnu
00:45:17comme tel aux Etats-Unis
00:45:17et c'est arrivé en France
00:45:19chez nous
00:45:20assez tardivement finalement
00:45:21c'est-à-dire vers la fin
00:45:21des années 90
00:45:22et essentiellement
00:45:23avec l'arrestation
00:45:25de Guy Georges
00:45:26en 98
00:45:26mais auparavant
00:45:27on ne parlait pas
00:45:28d'auteur en série en France
00:45:30on parlait éventuellement
00:45:31de maniaques
00:45:31est-ce que le terme
00:45:31assassin patenté vous irait ?
00:45:32assassin patenté
00:45:33oui
00:45:33c'est-à-dire que
00:45:34vous avez plusieurs profils
00:45:36d'auteur en série
00:45:36vous n'avez pas
00:45:37un tueur en série unique
00:45:38le psychiatre Daniel Zaguri
00:45:40qui est vraiment
00:45:40une sommité dans le domaine
00:45:41qui a expertisé
00:45:42plusieurs tueurs en série
00:45:43dit que le premier mythe
00:45:45autour des serial killers
00:45:45c'est de penser qu'ils sont tous pareils
00:45:46non ils sont tous différents
00:45:49tueurs en série
00:45:50il y a différents cas de figure
00:45:52que vous énumérez
00:45:53que vous inventeriez
00:45:54les fillettes du printemps 87
00:45:56les disparitions en Isère
00:45:58la Saône-et-Loire
00:46:00pour chaque affaire
00:46:02il y a les éléments de l'enquête
00:46:03les erreurs
00:46:04ou les limites
00:46:05des invégués à l'époque
00:46:06Thibault Solano
00:46:07pour autant
00:46:07dans l'histoire
00:46:09on a quand même
00:46:10une police judiciaire
00:46:12et des enquêteurs
00:46:13de la police française
00:46:14qui sont bons
00:46:15il y a des affaires
00:46:16qui ont été élucidées
00:46:17qui à une époque
00:46:18n'auraient pas pu l'être
00:46:19alors on a les moyens techniques
00:46:19on a aussi une compétence
00:46:21on a une culture
00:46:21on a une histoire
00:46:22pour autant
00:46:23il y a des loupés
00:46:23mais pouvez-vous déjà nous rassurer
00:46:25est-ce que oui
00:46:25on a une très grande police
00:46:27très compétente
00:46:27sur cette question-là
00:46:28oui bien sûr
00:46:29alors je vais vous donner
00:46:30un chiffre plutôt rassurant
00:46:31on estime à 20%
00:46:32le nombre de crimes
00:46:33non élucidés chaque année
00:46:34c'est-à-dire que 80% le sont
00:46:36et encore certains
00:46:37ne le sont pas forcément
00:46:38l'année au cours de laquelle
00:46:39les crimes se sont survenus
00:46:41mais ils sont parfois
00:46:4320% c'est peu énorme
00:46:45j'ai un site que je cite souvent
00:46:46voilà
00:46:46et on se réjouit
00:46:47qu'il y ait 80%
00:46:48de résolu quand même
00:46:49exactement
00:46:49ça veut dire que ça pourrait
00:46:50être 55, 60 ou 75
00:46:52c'est 80%
00:46:53absolument
00:46:53et c'est plutôt en progression
00:46:54oui
00:46:55puisque à Paris
00:46:56dans les années 80
00:46:58le chiffre c'était plutôt
00:46:5860%
00:46:59d'affaires élucidées
00:47:00et puis surtout
00:47:01y compris par rapport
00:47:03au phénomène de tour en série
00:47:04maintenant la police
00:47:05et la gendarmerie
00:47:06s'organisent
00:47:07il y a un pôle
00:47:08call case
00:47:09c'est-à-dire
00:47:09un service au tribunal
00:47:11de Nanterre
00:47:11mais qui a compétence
00:47:12pour tout le pays
00:47:12qui est désormais
00:47:13depuis 2022
00:47:15chargé précisément
00:47:16des affaires non élucidées
00:47:18donc la guerre des polices
00:47:19telle qu'on a pu la connaître
00:47:20dans les années 70-80
00:47:21rivalité entre PJ
00:47:22et criminels
00:47:23c'est terminé
00:47:24il y a aujourd'hui
00:47:25j'allais dire
00:47:26une collusion
00:47:27ou
00:47:29une intelligence
00:47:30il y a du mieux
00:47:31mais c'est pas terminé
00:47:31c'est pas terminé
00:47:32il y a encore des rivalités
00:47:33exactement
00:47:34par exemple
00:47:35le travail de recensement
00:47:37des call cases
00:47:37parce qu'il faut faire
00:47:38tout ce travail là
00:47:38combien de call cases
00:47:39depuis les années 70
00:47:41combien d'affaires
00:47:42non élucidées
00:47:43et bien vous avez quand même
00:47:44la police qui travaille
00:47:44de son côté
00:47:45et la gendarmerie
00:47:46qui travaille du sien
00:47:47alors qu'évidemment
00:47:48s'ils travaillent ensemble
00:47:49on pourra avoir
00:47:49un résultat plus exhaustif
00:47:51et plus simple à obtenir
00:47:52et l'on sait
00:47:53Thibaut Solano
00:47:54et vous l'évoquez
00:47:55il y a eu des loupés
00:47:56à cause de ça
00:47:57bien sûr
00:47:57faute de communication
00:47:58on a gardé
00:47:59et des faux fonctionnaires
00:48:01qui ont reconnu
00:48:02que pour que l'autre
00:48:03l'est pas
00:48:04et bien on n'en a pas parlé
00:48:05mais si on l'avait
00:48:06si on l'avait su
00:48:08dans l'affaire Grébert
00:48:09par exemple
00:48:09c'était le cas
00:48:11l'évader
00:48:12c'est incroyable
00:48:13il n'y a pas une autorité
00:48:14suprême au niveau
00:48:15de la république
00:48:16au niveau gouvernemental
00:48:17et pourtant
00:48:18le sujet a été évoqué
00:48:19et quand Mme Alliomari
00:48:20a voulu à un moment donné
00:48:21rapprocher ou fusionner
00:48:23la gendarmerie police
00:48:23était un peu dans cet esprit là
00:48:24pour autant
00:48:25on n'a pas pris
00:48:26des décisions structurelles
00:48:27j'allais dire
00:48:28fortes et courageuses
00:48:29pour qu'il n'y ait pas
00:48:30ce genre d'incident
00:48:30ce genre de dysfonctionnement
00:48:31non effectivement
00:48:32et puis même
00:48:32d'ailleurs
00:48:33vous citez l'exemple
00:48:34police gendarmerie
00:48:35mais parfois même
00:48:35au sein de la police
00:48:37il y a des affaires
00:48:38mais j'ai oublié le criminel
00:48:38il y avait un film célèbre
00:48:41avec Claude Riche
00:48:41et Claude Brasseur
00:48:43et il y en a un d'ailleurs
00:48:44qui laisse sa peau
00:48:45et on fait en sorte
00:48:46que l'autre n'ait pas le coup
00:48:47c'est ça
00:48:47exactement
00:48:48on se dit
00:48:48nous on va réussir
00:48:49à résoudre cette affaire
00:48:50très rapidement
00:48:51et du coup on va la garder
00:48:52pour soi
00:48:52on ne va pas prévenir
00:48:53les collègues de la police judiciaire
00:48:55et résultat
00:48:55on n'y arrive pas
00:48:56et une fois que la police judiciaire
00:48:57est finalement saisie du dossier
00:48:59et bien c'est déjà presque trop tard
00:49:00on avait aussi des rivalités
00:49:01entre SDEC et la DSD
00:49:03qui sont le contre-espionnage
00:49:04mais souvent
00:49:05on ne se communiquait pas
00:49:06pour que l'autre n'en porte pas
00:49:07la mise
00:49:08pour autant aujourd'hui
00:49:09est-ce que l'évolution
00:49:11démeure
00:49:11c'est-à-dire cette liberté de parole
00:49:13où on dit beaucoup plus les choses
00:49:14et surtout
00:49:14le numérique
00:49:15avec le téléphone portable
00:49:17participe quand même
00:49:18d'une facilitation
00:49:19de la localisation
00:49:21du tueur potentiel
00:49:22du repérage
00:49:23de l'individu
00:49:24qui est dangereux
00:49:24bien sûr exactement
00:49:25vous avez cité
00:49:26l'exemple de la téléphonie
00:49:28c'est quand même
00:49:29une révolution
00:49:30pour retracer
00:49:32le déplacement
00:49:32d'un suspect
00:49:33et pour confondre
00:49:34des suspects
00:49:35ça a permis
00:49:36parmi d'autres choses
00:49:36de confondre
00:49:38Nordal-Lelandais
00:49:38qui pourtant
00:49:39était particulièrement
00:49:40retort face aux enquêteurs
00:49:41et qui avait la tête dure
00:49:42on peut dire
00:49:43en audition
00:49:43la téléphonie
00:49:45toutes les données numériques
00:49:46aident forcément
00:49:47beaucoup les enquêtes
00:49:48et puis bien sûr
00:49:49l'autre grande innovation
00:49:50c'est l'ADN
00:49:51l'ADN
00:49:51voilà
00:49:51donc là
00:49:52j'allais dire
00:49:53la biochimie
00:49:54enfin les examens
00:49:56qui permettent
00:49:56de tracer
00:49:58avec un chromosome
00:49:59on peut repérer quelqu'un
00:50:01la somme
00:50:02de ces techniques
00:50:05de ces évolutions
00:50:06pour autant
00:50:07ne permet pas
00:50:08d'aller pour l'instant
00:50:08jusqu'à 80%
00:50:09de dire
00:50:10c'est quoi les 20%
00:50:12grâce à quoi
00:50:13ou à cause de quoi
00:50:14ils échappent
00:50:15au repérage
00:50:16alors c'est une bonne question
00:50:17il n'y a pas qu'une définition
00:50:19je suppose
00:50:19oui on n'attendra jamais
00:50:21100% de tout ça
00:50:21il n'y a pas qu'une explication
00:50:23oui tout à fait
00:50:24il y a plusieurs explications
00:50:25si je reste sur le thème
00:50:27des taux en série
00:50:28les taux en série
00:50:29existent toujours
00:50:30aujourd'hui
00:50:30c'est à dire que
00:50:31malgré les progrès
00:50:32de la science
00:50:32dont on vient de parler
00:50:33certains arrivent encore
00:50:34à passer entre les mailles
00:50:35du filet
00:50:36du moins pendant un certain temps
00:50:37quels sont-ils
00:50:38par exemple
00:50:39il y a
00:50:40le docteur Péchier
00:50:42qui a été condamné
00:50:43l'an dernier
00:50:44pour 12 empoisonnements
00:50:48à Besançon
00:50:50alors il a fait appel
00:50:50donc il reste présumé innocent
00:50:52mais voilà
00:50:53si on en croit
00:50:54si l'on en croit
00:50:54la première condamnation
00:50:55c'est un taux en série
00:50:56mais lui avait un mode
00:50:57opératoire particulier
00:50:58c'est à dire qu'il faisait ça
00:50:58dans le cadre de ses fonctions
00:50:59de médecin anesthésiste
00:51:02manifestement
00:51:02il empoisonnait des patients
00:51:03semble-t-il
00:51:04c'était pour pouvoir
00:51:05les sauver au dernier moment
00:51:05et il y a eu 12 cas
00:51:06où il ne les a pas sauvés
00:51:07au dernier moment
00:51:08et dans ce cas-là
00:51:09c'est tellement hors normes
00:51:10qu'il a pu passer
00:51:11plusieurs années
00:51:12entre les mailles du filet
00:51:13la scène
00:51:14j'en avais entendu parler
00:51:16mais voilà
00:51:16il mettait les malades
00:51:19en situation de danger
00:51:20pour apparaître
00:51:20comme le sauveur de vie
00:51:21et quand ça loupe
00:51:22l'autre passait outre
00:51:24c'est terrifiant
00:51:24pour autant
00:51:25on n'a plus
00:51:27de Landru
00:51:27ou de Petiot
00:51:28c'est à dire
00:51:29le tueur en série
00:51:30entre guillemets
00:51:31industriel
00:51:31ça
00:51:32oui
00:51:32c'est à dire
00:51:33en général
00:51:34enfin on imagine
00:51:35qu'ils se sont attrapés avant
00:51:36il y a eu un autre cas
00:51:37un tueur en série
00:51:39du côté de Choisy
00:51:40en région parisienne
00:51:41on a retrouvé 4 cadavres
00:51:43l'été dernier
00:51:44l'été 2025
00:51:44dans la scène
00:51:46un homme est mis en examen
00:51:48pour les 4
00:51:48donc 4 victimes
00:51:50a priori
00:51:50c'est un tueur en série
00:51:51mais pourquoi il a pu faire
00:51:52autant de victimes
00:51:53parce qu'il a fait ça
00:51:54dans un temps très court
00:51:55en l'espace d'une vingtaine de jours
00:51:56donc c'est aussi
00:51:57ce genre de tueur en série
00:51:59qui peut passer
00:51:59qui peut atteindre
00:52:00le seuil des 3 victimes
00:52:02c'est parce qu'il agit
00:52:03de manière frénétique
00:52:03Emile Louis
00:52:04le dernier en date peut-être
00:52:06en termes de nombre
00:52:07de...
00:52:07alors moi
00:52:10celui qui a tué le plus
00:52:11c'est Yvan Keller
00:52:12Yvan Keller
00:52:13oui tout à fait
00:52:14médiatiquement moins connu
00:52:15et pourtant lui aussi
00:52:16et pourtant c'est lui
00:52:17qui en aurait tué le plus
00:52:17et encore on n'est pas sûr
00:52:18d'avoir le véritable chiffre
00:52:20qui serait une large vingtaine
00:52:21de crimes
00:52:22en fait il cambriolait
00:52:23des maisons
00:52:24des domiciles de vieilles dames
00:52:25et puis
00:52:26comme il disait lui-même
00:52:27il les endormait
00:52:28pour ne pas qu'elle l'empêche
00:52:29de cambrioler
00:52:30en fait endormait
00:52:31il les tuait
00:52:31avec un oreiller
00:52:32et il a sévile
00:52:33dans l'Est de la France
00:52:33il les étouffait
00:52:34exactement
00:52:35et du coup
00:52:36les crimes passaient inaperçus
00:52:37au début
00:52:37parce qu'on pensait
00:52:38que c'était des vieilles dames
00:52:38qui s'étaient endormies
00:52:40de leur belle mort
00:52:41ah oui mort de leur belle mort
00:52:42bon il y avait quand même
00:52:43la trace du cambriolage
00:52:44mais pas de trace
00:52:45de la crime
00:52:46sommes-nous passés
00:52:48à côté de tueurs
00:52:49en série
00:52:50bien oui
00:52:50répond Thibault
00:52:51le seul à nous
00:52:52avec cette impressionnante enquête
00:52:54ces révélations
00:52:56publiées chez Robert Laffont
00:52:57évidemment je vous invite à lire
00:52:58c'est pas pour nous rassurer
00:52:59mais ça nous rend
00:53:00plutôt vigilants
00:53:01bien entendu
00:53:02vous nous appelez
00:53:03au 0826
00:53:05300 300
00:53:05le grand Zacharias
00:53:07attend votre appel
00:53:08et les transmettra
00:53:09parce que vous avez
00:53:09je ne dis pas
00:53:11que vous êtes passé
00:53:11à côté d'un assurancé
00:53:12peut-être en avez-vous
00:53:13à un moment donné
00:53:14eu l'illusion
00:53:15ou l'impression
00:53:15ou avez-vous connu
00:53:17quelqu'un qui s'est arrivé
00:53:18et puis peut-être
00:53:19que vous avez envie
00:53:19de nous faire part
00:53:20de vos inquiétudes
00:53:21voilà
00:53:22de vos remarques
00:53:23est-ce qu'on a bien
00:53:23le système policier
00:53:25judiciaire suffisant
00:53:26pour nous protéger
00:53:27de ces individus
00:53:28vous nous appelez
00:53:29au 0826
00:53:30300 300
00:53:30je vous appelle
00:53:31et Thibault Solano
00:53:32vous répondra
00:53:33avec la solennité
00:53:35et la rigueur
00:53:36qui est la scène
00:53:36à tout de suite
00:53:37sur Sud Radio
00:53:38midi 14h
00:53:40Sud Radio
00:53:41la France
00:53:41dans tous ses états
00:53:42Péricault Légace
00:53:44vous êtes bien
00:53:45sur Sud Radio
00:53:46il est 13h19
00:53:47et nous parlons
00:53:48avec Thibault Solano
00:53:50mon confrère
00:53:51et ex-collègue
00:53:53journaliste
00:53:54d'enquête
00:53:54et d'investigation
00:53:56de ces tueurs
00:53:57à côté
00:53:58desquels
00:53:59nous serions
00:53:59passés
00:54:00de ces tueurs
00:54:00en série
00:54:01c'est un document
00:54:02très impressionnant
00:54:04effectivement
00:54:04ce sont des faits
00:54:05qui sont compilés
00:54:07et on se dit
00:54:08qu'en France
00:54:09c'est pas une question
00:54:10de modernité
00:54:11d'évolution des mœurs
00:54:12de compétence
00:54:12de la police
00:54:13de moyens techniques
00:54:14il y a des gens
00:54:15comme ça
00:54:15on va dire quoi
00:54:16c'est la fatalité
00:54:17c'est l'histoire du monde
00:54:19vous avez des tueurs
00:54:20sauf que là
00:54:21on se dit
00:54:21qu'on a pu les croiser
00:54:22les côtoyer
00:54:23être assis à côté d'eux
00:54:24voir dîner ou déjeuner
00:54:25avec eux
00:54:26et plus si affinités
00:54:27et puis le nombre
00:54:28d'épouses
00:54:28qui se sont rendu compte
00:54:29que l'homme a été
00:54:30un tueur en série
00:54:32le phénomène
00:54:33s'est aggravé
00:54:33quand même
00:54:34Thibault
00:54:34parce qu'on le sait
00:54:36mieux ou plus
00:54:36où il y a une
00:54:37dépradation
00:54:38aujourd'hui
00:54:39des mœurs
00:54:39une violence
00:54:40une tension
00:54:41qui fait que
00:54:42le tueur en série
00:54:45se reproduit plus
00:54:46entre guillemets
00:54:46que ça a été
00:54:48vrai à une époque
00:54:49non je pense que
00:54:50alors
00:54:51il y a quelque chose
00:54:52qui est intéressant
00:54:52de noter
00:54:53c'est
00:54:54à priori
00:54:55le nombre de crimes
00:54:56en série
00:54:56commis dans les années 80
00:54:57ça c'est un truc
00:54:59qui n'est pas forcément
00:54:59une décennie riche
00:55:00vous voulez dire
00:55:01absolument
00:55:02et c'est vrai que
00:55:03fertile en meurtre en série
00:55:06alors c'est vrai
00:55:07qu'à l'époque
00:55:07la science
00:55:07on l'a dit
00:55:08elle n'était pas
00:55:08ce qu'elle est
00:55:08aujourd'hui
00:55:09ça n'explique pas
00:55:10forcément tout
00:55:11après je dirais
00:55:12plutôt que
00:55:14la source
00:55:15a tendance
00:55:16à se tarir
00:55:17parce qu'il y a
00:55:18justement
00:55:19ces progrès de la science
00:55:19c'est à dire
00:55:20qu'il y a sans doute
00:55:21toujours autant
00:55:22il n'y a aucune raison
00:55:23que ça change
00:55:23de personnes
00:55:25capables
00:55:25de devenir
00:55:26des tueurs en série
00:55:27parce qu'il n'y a aucune raison
00:55:28que les facteurs
00:55:29qui ont conduit
00:55:30certaines personnes
00:55:31à commettre des crimes
00:55:32en série
00:55:32aient disparu
00:55:33par contre
00:55:34les capacités
00:55:35des enquêteurs
00:55:36à les arrêter
00:55:37et fait
00:55:37qu'effectivement
00:55:38le réseau
00:55:39se tarir
00:55:39un petit peu
00:55:40alors
00:55:40dans l'ouvrage
00:55:42il y a
00:55:43l'effet tel que
00:55:43vous l'ai présenté
00:55:44cet inventaire
00:55:45de tueurs
00:55:46en série
00:55:47il y a
00:55:48d'autres
00:55:49aspects du livre
00:55:50dont je voudrais
00:55:51parler avec vous
00:55:51vous insistez
00:55:52beaucoup
00:55:53vous faites une
00:55:54mise en lumière
00:55:55des victimes
00:55:55oubliées
00:55:56vous semblez
00:55:57accorder une place
00:55:57importante aux familles
00:55:58et aux victimes
00:55:59des affaires
00:56:00non résolues
00:56:00ça évite qu'on se consacre
00:56:02tout de suite
00:56:02le héros
00:56:02c'est le tueur
00:56:03voilà
00:56:03n'oublions pas
00:56:04les victimes
00:56:05qui vivent un drame
00:56:06et qui elles
00:56:07sont dans la continuité
00:56:09de la souffrance
00:56:09jusqu'à la fin
00:56:10de leur vie
00:56:10pour certains
00:56:11exactement
00:56:11c'est à dire
00:56:12que ça va avec
00:56:12le fait
00:56:13d'éviter la fascination
00:56:15pour les tueurs
00:56:16en série
00:56:16et la glamourisation
00:56:18des tueurs
00:56:18en série
00:56:20vous voyez
00:56:20hier
00:56:21je participais
00:56:22à un débat
00:56:23sur Dupont-Digonès
00:56:24Dupont-Digonès
00:56:25tout le monde en parle
00:56:25il y a eu cette émission
00:56:26sur M6 hier
00:56:27et en fait
00:56:28on agite
00:56:29un peu trop
00:56:30à mon sens
00:56:31il y a une affaire
00:56:31de confessionnal
00:56:32qui revient
00:56:33à travers la confession
00:56:34d'un individu
00:56:35à un supposé prêtre
00:56:36qui semble assez bancal
00:56:37et justement
00:56:38à force de vouloir
00:56:39faire croire
00:56:40que Dupont-Digonès
00:56:41serait toujours en vie
00:56:41j'en sais rien évidemment
00:56:43mais j'ai plutôt tendance
00:56:44à croire les enquêteurs
00:56:45qui privilégient
00:56:45du suicide
00:56:46c'est le tueur
00:56:49alors c'est pas en série
00:56:50c'est sa famille
00:56:50mais exactement
00:56:51c'est un fantasme
00:56:53on l'a vu
00:56:53et puis en l'imaginant
00:56:55toujours en vie
00:56:55on imagine donc
00:56:56quelqu'un d'extrêmement intelligent
00:56:58insaisissable
00:56:58qui arrive à duper tout le monde
00:57:00qui est suffisamment fort
00:57:01pour avoir reconstruit une vie
00:57:02ce qui est quand même
00:57:02pas donné à tout le monde
00:57:04alors qu'en fait
00:57:05la vérité c'est quand même
00:57:06que c'est un type
00:57:06qui a passé sa vie
00:57:07à s'endetter
00:57:08c'est pour ça d'ailleurs
00:57:09qui l'a mené à sa perte
00:57:10et qui a tué sa femme
00:57:12ses quatre enfants
00:57:12et même ses deux chiens
00:57:14c'est un cas de figure unique
00:57:15Thibault Solano
00:57:15unique
00:57:16alors des tueries
00:57:17des tueries familiales
00:57:18il y en a beaucoup plus
00:57:19qu'on ne le croit
00:57:19et qui s'échappent
00:57:20et qu'on ne trouve pas
00:57:21et de toute façon
00:57:22il a maquillé les crimes
00:57:23donc il a laissé
00:57:23un délai
00:57:24avant qu'on se rende compte
00:57:25de la réalité
00:57:25et il court toujours
00:57:26dans la nature
00:57:27enfin je suppose
00:57:28alors moi
00:57:29moi si vous me demandez
00:57:30ma conviction
00:57:30votre conviction
00:57:31mon hypothèse
00:57:32parce que je peux témoigner
00:57:33que vous avez eu
00:57:33des pressentiments
00:57:34des intuitions
00:57:35sur d'autres affaires
00:57:36et je confirme
00:57:37que vous aviez eu
00:57:38une intuition
00:57:38qui était fondée
00:57:39souvent on me disait
00:57:40t'as un doute
00:57:41va voir Thibault
00:57:41tu vas voir l'explication
00:57:42c'était en micro
00:57:44mais il s'avère
00:57:45que vous ne pouviez pas
00:57:45le dire comme ça
00:57:46mais il s'avère
00:57:47que vous aviez vu juste
00:57:47vous avez un flair de limier
00:57:49absolument incomparable
00:57:50c'est vraiment sympa
00:57:51mais sur Dupont-de-Ligonesse
00:57:53moi j'ai tendance
00:57:54à penser qu'il s'est suicidé
00:57:55et qu'on agite
00:57:56la thèse de
00:57:57il est toujours en vie
00:57:58pour faire de l'argent
00:57:59tout simplement
00:57:59ou pour faire de l'audience
00:58:00ou pour faire de l'audimat
00:58:01et que du coup
00:58:02on le glamourise
00:58:03alors que c'est quand même
00:58:05un assassin
00:58:06mais on est limite
00:58:07à attendre
00:58:08qu'il se présente
00:58:08à la présidentielle
00:58:09en 2027
00:58:10parce qu'effectivement
00:58:11on le voit partout
00:58:12et on sent
00:58:13qu'on aurait besoin
00:58:14qu'il existe
00:58:15pour pouvoir justifier
00:58:15de son existence
00:58:16et puis du mystère
00:58:17qui est autour de lui
00:58:20une réflexion utile
00:58:21quand même
00:58:21sur les limites de la justice
00:58:22tout à l'heure
00:58:23nous ventions
00:58:23vous disiez oui
00:58:2480% d'élucidé
00:58:2520% d'élucidé
00:58:26on a une police
00:58:27tant sur le plan scientifique
00:58:29que sur la procédure
00:58:30qui est très efficace
00:58:30est-ce que la justice
00:58:31a toujours été à la hauteur
00:58:33de la bonne sanction
00:58:34en fonction
00:58:35de la gravité du crime ?
00:58:37Alors il peut toujours
00:58:38y avoir
00:58:39des loupés
00:58:41il y avait
00:58:42cette histoire
00:58:43de
00:58:43Blanche
00:58:44Jean-Luc Blanche
00:58:45dont je parle un peu
00:58:47dans le livre
00:58:48parce que c'est pas
00:58:48un tueur en série
00:58:49c'est un violeur en série
00:58:50mais qui fait partie
00:58:52des suspects
00:58:53dans un des cold case
00:58:54je sais pas si vous vous souvenez
00:58:55c'était
00:58:56Sarkozy était ministre
00:58:57de l'intérieur
00:58:58si je me rappelle bien
00:58:59et cet homme
00:59:00avait été libéré
00:59:02malgré la dangerosité
00:59:04de son profil
00:59:04je crois que c'est 2005
00:59:06quelque chose comme ça
00:59:07et en fait
00:59:08il avait récidivé
00:59:09et même il avait fui
00:59:10et on avait mis
00:59:11beaucoup de temps
00:59:11à le retrouver
00:59:11donc ce genre de loupés
00:59:14de sous-estimation
00:59:16de la dangerosité
00:59:16d'un suspect
00:59:17ça peut encore arriver
00:59:19après
00:59:20je dirais
00:59:21tout de même
00:59:22que c'est pas forcément
00:59:23au niveau de la justice
00:59:25la justice ne laisse pas
00:59:26passer un tueur en série
00:59:27c'est plutôt parfois
00:59:28les enquêtes
00:59:28qui laissent passer
00:59:29un tueur en série
00:59:29mais une fois qu'on l'a
00:59:30il n'y a pas d'acquittement
00:59:33à tort
00:59:34alors je considère
00:59:35Thibault Solano
00:59:35que vous êtes aussi
00:59:36un enquêteur patriote
00:59:37parce que vous recentrez
00:59:38quand même
00:59:38sur le thème français
00:59:39c'est souvent
00:59:40des grandes affaires étrangères
00:59:41alors les Etats-Unis
00:59:42arrivent très en tête
00:59:43mais il y a aussi
00:59:44des grands criminels
00:59:44et des tueurs en série
00:59:45partout dans le monde
00:59:46vous vous rappelez
00:59:47que nous sommes nous aussi
00:59:47dotés d'un réseau
00:59:48de tueurs en série
00:59:49tout à fait respectable
00:59:50c'est ça
00:59:51d'ailleurs
00:59:52il faut que je fasse attention
00:59:53parce que tout à l'heure
00:59:53j'ai dit réseau
00:59:55et je sais qu'il y a aussi
00:59:56beaucoup de
00:59:56on voit très bien
00:59:57ce que veut dire réseau
00:59:57c'est à dire
00:59:58il y a une
00:59:58qu'est-ce qu'on peut dire
00:59:59j'allais dire une dynamique
01:00:00c'est encore pire
01:00:01non il y a un phénomène
01:00:02il y a un phénomène
01:00:03qui est aussi
01:00:04un phénomène français
01:00:05et on a notre
01:00:07particularisme
01:00:08français
01:00:08sur la forme
01:00:10de tueurs en série
01:00:11leur nature
01:00:12leur tempérament
01:00:13il y a quelque chose
01:00:13d'identifiant ou non ?
01:00:15oui oui
01:00:15il y a plusieurs choses
01:00:16intéressantes à noter
01:00:17c'est vrai qu'aux Etats-Unis
01:00:18vous avez des tueurs
01:00:19qui ont parfois commis
01:00:19beaucoup plus de victimes
01:00:20qu'en France
01:00:21mais parce que
01:00:21justement
01:00:22il y a le port d'armes
01:00:23oui
01:00:24il y a une certaine violence culturelle
01:00:26ça un petit peu quand même
01:00:27vous êtes d'accord
01:00:27quand on rentre dans une école
01:00:29avec une mitrailleuse
01:00:30ça va plus vite
01:00:31voilà c'est ça
01:00:31il y a aussi des Etats américains
01:00:34donc on peut passer
01:00:35d'un Etat à l'autre
01:00:36et duper plus les enquêteurs
01:00:39en France
01:00:39le phénomène a été sous-estimé
01:00:42on le disait un petit peu
01:00:44pour plusieurs raisons d'ailleurs
01:00:45on disait que c'était
01:00:46un truc d'américain
01:00:47au début
01:00:47mais parce que
01:00:48une partie de la justice
01:00:50une partie des magistrats
01:00:51n'avaient pas envie
01:00:51de se coltiner
01:00:52à ce sujet là
01:00:53parce que
01:00:53quand on est un magistrat
01:00:55c'est compliqué
01:00:56de récupérer une affaire
01:00:57d'autor en série
01:00:58c'est une affaire
01:00:58avec des victimes
01:01:00nombreuses
01:01:01une affaire labyrinthique
01:01:02où il faut faire travailler
01:01:03plusieurs services entre eux
01:01:04et puis vous savez
01:01:05que les juges d'instruction
01:01:07restent 10 ans maximum
01:01:08en poste
01:01:09et donc
01:01:11jusqu'à une certaine époque
01:01:12en tout cas
01:01:13dans les années 80
01:01:14c'était le cas
01:01:14quand les magistrats
01:01:15a changé de poste
01:01:16pour aller vers
01:01:17un tribunal plus grand
01:01:18et bien ils avaient tendance
01:01:19à rendre des non-lieux
01:01:20à classer les dossiers
01:01:21pour faire le ménage
01:01:22et évidemment
01:01:22ça ça colle pas trop
01:01:23avec le phénomène
01:01:24d'autor en série
01:01:25où on doit parfois
01:01:25laisser les dossiers ouverts
01:01:27pour chercher des victimes
01:01:28et encore chercher des victimes
01:01:29alors justement
01:01:29vous soulignez aussi
01:01:31le risque
01:01:31pendant l'enquête
01:01:32de l'échafaudage
01:01:33ou de l'éducubation
01:01:34on relie
01:01:35les affaires
01:01:36les unes aux autres
01:01:37parce qu'on imagine
01:01:38une cohérence
01:01:39alors que ça
01:01:40par exemple
01:01:40Fourniré
01:01:41on va même
01:01:42vous imaginez
01:01:42vous vous souvenez
01:01:43de l'affaire
01:01:43première traumatiste
01:01:44que j'ai eu
01:01:44Marion Wagon
01:01:45petite fille
01:01:46à âge
01:01:4694
01:01:48et on se dit
01:01:51peut-être
01:01:51que c'était déjà lui
01:01:52puisqu'on sait
01:01:53qu'il était passé
01:01:54dans le coin
01:01:54voilà
01:01:55mais ensuite
01:01:56on a des suppositions
01:01:57d'affaires
01:01:58qui n'ont rien à faire
01:01:59rien à voir ensemble
01:02:00et dont certains enquêteurs
01:02:01peuvent dire
01:02:02mais si finalement
01:02:02ils pourraient
01:02:03s'espère que ça soit le même
01:02:04bien sûr
01:02:04j'ai le cas
01:02:05des disparus de la 6
01:02:06en Saône-et-Loire
01:02:07disparus de la 6
01:02:07en Saône-et-Loire
01:02:08voilà
01:02:08où il y a une dizaine
01:02:09de femmes
01:02:09qui sont mortes
01:02:10entre les années 80
01:02:11et le début des années 2000
01:02:12et on dit
01:02:12tu es en série
01:02:13tu es en série
01:02:14puisqu'il y a sensiblement
01:02:15le même profil de victime
01:02:16et qu'on est dans
01:02:17un même territoire
01:02:17sauf qu'en fait
01:02:19parfois effectivement
01:02:19c'est trompeur
01:02:21mais les avocats
01:02:22eux-mêmes
01:02:24cherchent toujours
01:02:24à vérifier l'hypothèse
01:02:25d'un tour en série
01:02:26pas forcément
01:02:26pour faire le buzz
01:02:27on va dire
01:02:27ou pas forcément
01:02:33parfois de rouvrir
01:02:34des dossiers
01:02:35attendez
01:02:35fournir est passé par là
01:02:36on va vérifier
01:02:37et au moins
01:02:38on va rouvrir le dossier
01:02:38et on va éviter la prescription
01:02:40parce que c'est ça
01:02:40le risque
01:02:41qui guette les cold case
01:02:42c'est que les dossiers
01:02:43soient classés
01:02:43et que même une fois
01:02:44qu'un coupable
01:02:44soit arrêté
01:02:45on ne puisse plus juger
01:02:47parce que c'est prescrit
01:02:48et l'hypothèse
01:02:49d'un tour en série
01:02:49permet ça
01:02:50et permet aussi
01:02:51d'attirer l'attention médiatique
01:02:53et ce faisant
01:02:54de mettre la pression
01:02:55sur la justice
01:02:55pour dire
01:02:56vous voyez
01:02:56vous avez intérêt
01:02:57à vous bouger
01:02:58sur ce dossier là
01:02:58parce que maintenant
01:02:59j'ai prévenu
01:02:59tous les médias
01:03:00tous les médias
01:03:01portent de l'intérêt
01:03:01à ce dossier
01:03:01et si vous le laissez
01:03:03dans un coin
01:03:03ça va vous retomber dessus
01:03:04pour autant
01:03:05les 9 cas que vous citez
01:03:06vous ne faites pas
01:03:07de corrélation
01:03:08je vais dire
01:03:09leur particularité
01:03:09c'est d'être mystérieux
01:03:10quand même
01:03:11il y a un gros mystère
01:03:12qui est derrière
01:03:14alors
01:03:14est-ce que
01:03:15on peut avoir
01:03:16le syndrome de Stockholm
01:03:18et d'être en tant qu'auteur
01:03:20fasciné par les criminels
01:03:22vous n'avez pas perdu la tête
01:03:23je rassure de ce site
01:03:25mais est-ce qu'il y a des cas
01:03:26où vous
01:03:27on parlait un peu d'Igonesse
01:03:27tout à l'heure
01:03:28est-ce qu'il y a des personnages
01:03:30des personnalités
01:03:31voilà
01:03:31alors
01:03:32je dirais que dans
01:03:3399% des cas
01:03:35plus on enquête
01:03:37plus on travaille
01:03:38sur la personnalité
01:03:39de toi en série
01:03:39et moins on est fasciné
01:03:40parce que justement
01:03:41ce sont plutôt des pauvres types
01:03:41le cas historique c'est quoi
01:03:42c'est la snare
01:03:42avec la fameuse chanson
01:03:44mon maître est un assassin
01:03:45et tout comme ça
01:03:46oui oui tout à fait
01:03:47tout à fait
01:03:48mais beaucoup plus récemment
01:03:49je dirais qu'il y a quand même
01:03:50un teur en série
01:03:51qui sort un peu du lot
01:03:52de ces pauvres types
01:03:53qui sont souvent
01:03:54voilà
01:03:55plutôt défavorisés socialement
01:03:56et pas du tout fascinants
01:03:58il y a du génie
01:03:59quelquefois
01:03:59il y a des génies
01:04:00alors il n'y a pas du génie
01:04:01mais il y a une capacité
01:04:02de dissimulation
01:04:03très étonnante
01:04:03je pense au grêlé
01:04:04le grêlé
01:04:05le brossi
01:04:06moins connu que Fourniray
01:04:07qui a fait parler de lui
01:04:09pourtant
01:04:09la panoplie de Fourniray
01:04:10est quand même impressionnante
01:04:11et le grêlé lui
01:04:12c'est un vrai pervers
01:04:14c'est un
01:04:14oui
01:04:14d'abord c'est quelqu'un
01:04:16qui était
01:04:17gendarme
01:04:17puis policier
01:04:18donc il était du côté
01:04:19de la loi
01:04:20il était dans la maison
01:04:20il travaillait
01:04:21et quand il arrêtait de travailler
01:04:22il était du côté du crime
01:04:24il s'en est pris
01:04:25à plein de profils différents
01:04:26une fillette
01:04:27qu'il a tué
01:04:29une jeune femme
01:04:30qu'il a tué
01:04:30un homme
01:04:31un autre homme
01:04:32disparité dans les victimes
01:04:33exactement
01:04:34quelquefois il y a une continuité
01:04:35c'est toujours des jeunes
01:04:36ou des femmes isolées
01:04:37et là
01:04:38il diversifie ses crimes
01:04:41diversité du profil des victimes
01:04:42du mode opératoire
01:04:43des fois c'est arme à feu
01:04:44des fois c'est arme blanche
01:04:46et celui-ci
01:04:48a réussi à échapper
01:04:49à la police
01:04:50à laquelle il appartenait
01:04:51pendant plus de 30 ans
01:04:53et quand il a été confondu
01:04:56c'est-à-dire que
01:04:56quand il a senti
01:04:57que la justice s'approchait de lui
01:04:58grâce à l'ADN
01:04:59il s'est suicidé
01:05:00donc il est parti
01:05:01avec ses mystères
01:05:02alors lui
01:05:03il avait les codes intérieurs
01:05:04c'est pour ça
01:05:05que ça lui a permis
01:05:05de tuer
01:05:06de tuer plus longtemps
01:05:08de durer plus longtemps
01:05:09sommes-nous passés
01:05:10à côté de tuer en série
01:05:11nous pose
01:05:13nous demande
01:05:13Thibaut Solano
01:05:14pose la question
01:05:15et auquel il répond
01:05:16dans cette enquête
01:05:17très impressionnante
01:05:19édité
01:05:19chez Robert Laffont
01:05:20vous nous appelez
01:05:21au 0826 300 300
01:05:22il est 13h30
01:05:23vous avez la parole
01:05:25comme tous les jours
01:05:25à cette heure-là
01:05:26vous l'avez en permanence
01:05:27sur Sud Radio
01:05:27mais là
01:05:28plus particulièrement
01:05:30Thibaut Solano
01:05:32Zacharias
01:05:32va nous transmettre
01:05:33les questions
01:05:33que vous avez envie
01:05:34de lui poser
01:05:35les avis que vous avez
01:05:36envie de donner
01:05:37et si vous avez peut-être
01:05:38un témoignage
01:05:39à nous livrer
01:05:40sur ces affaires
01:05:42qui ont toujours
01:05:43animé passionnément
01:05:45et les médias
01:05:46et l'opinion publique
01:05:46et bien vous nous appelez
01:05:47on attend votre appel
01:05:48au 0826 300 300
01:05:50à tout de suite
01:05:51sur Sud Radio
01:05:59Vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:01en ce mardi 3 juin
01:06:03il est 13h35
01:06:04je suis avec Thibaut Solano
01:06:06et nous parlons
01:06:07de ces tueurs en série
01:06:08à côté desquels
01:06:09nous serions
01:06:10nous serions passés
01:06:13éditer un livre
01:06:14une enquête
01:06:15vraiment une enquête
01:06:15journalistique
01:06:16mais elle est forcément
01:06:17policière
01:06:17elle est forcément aussi
01:06:19il y a du droit
01:06:19il y a de la police
01:06:20et puis il y a surtout
01:06:21de l'enquête journalistique
01:06:21parce que vous racontez
01:06:22des choses telles qu'elles sont
01:06:24édité aux éditions
01:06:26Robert Laffont
01:06:27on parlait tout à l'heure
01:06:28à l'instant
01:06:29de la fascination
01:06:30que peut exercer
01:06:32un tueur en série
01:06:33par son intelligence
01:06:35par sa méthode
01:06:35vous parliez du grêlé
01:06:37il y a d'autres cas
01:06:38quand vous vous demandez
01:06:39est-ce qu'il peut y avoir
01:06:39un génie
01:06:40dans le tueur en série
01:06:41il y en a qui sont
01:06:42plus malins
01:06:43qui durent plus longtemps
01:06:45il faut être quoi ?
01:06:46il faut quand même mettre
01:06:47pour durer
01:06:48il faut avoir un peu
01:06:49le malice
01:06:49il faut être méfiant
01:06:52oui
01:06:53alors et justement
01:06:54c'est pour ça
01:06:54la plupart ne le sont pas
01:06:55la plupart quand même
01:06:57obéissent à des pulsions
01:06:58qui sont justement
01:07:00à l'inverse
01:07:00du génie du crime
01:07:01qui serait très calculateur
01:07:04simplement
01:07:04vous avez des profils
01:07:05effectivement
01:07:05qui sortent du lot
01:07:06par rapport à la masse
01:07:08des tueurs en série
01:07:10Nordal Lelandais
01:07:10par exemple
01:07:11n'est pas officiellement
01:07:12un tueur en série
01:07:13puisqu'il en a tué deux
01:07:14en tout cas on a trouvé deux
01:07:16pour l'instant
01:07:16il y en a peut-être d'autres
01:07:17mais on ne les a pas trouvés
01:07:17et Nordal Lelandais
01:07:19lui
01:07:19il dissimulait les corps
01:07:21et en fait je pense
01:07:22que c'est ça
01:07:23aujourd'hui
01:07:23pour qu'un tueur en série
01:07:25malheureusement
01:07:25puisse continuer à sévir
01:07:26et bien ça repose
01:07:28sur la dissimulation du corps
01:07:29parce que s'il y a un corps
01:07:30qui est trouvé
01:07:30avec les nouvelles techniques
01:07:31ADN et les autres
01:07:33on remonte quand même
01:07:34assez facilement
01:07:35on va dire
01:07:36à l'assassin
01:07:37alors que quand le corps
01:07:38disparaît
01:07:39la police et la gendarmerie
01:07:40et les magistrats
01:07:41n'ont rien
01:07:41pour avancer vers le tueur
01:07:43et Nordal Lelandais
01:07:44il aurait été tueur
01:07:45dans les années 80
01:07:45il serait passé inaperçu
01:07:47ah
01:07:47donc là il y a une question d'époque
01:07:49où on a plus de moyens
01:07:50là il y a deux choses
01:07:51essentiellement
01:07:51qui ont fait
01:07:52qu'il est tombé
01:07:53c'est la téléphonie
01:07:55vous en parliez
01:07:55parce que
01:07:56ça l'a mise en cause
01:07:57pour le premier crime
01:07:58avec Arthur Noyer
01:08:00un jeune militaire
01:08:00qui l'avait pris en stop
01:08:01et puis ensuite
01:08:02il y a cette micro-goutte de sang
01:08:03dans le coffre
01:08:05de sa voiture
01:08:05qui a été trouvée
01:08:06après avoir démonté
01:08:07complètement
01:08:08toutes les garnitures
01:08:09de son coffre
01:08:09on a trouvé
01:08:10une micro-goutte de sang
01:08:11de Maëlys
01:08:12cette micro-goutte de sang
01:08:14dans les années 80
01:08:14c'est sûr
01:08:14elle passait inaperçu
01:08:15le petit détail
01:08:16on voit ça dans les séries
01:08:18dans les romans
01:08:20mais les romans
01:08:20finalement s'inspirent
01:08:22souvent de la réalité
01:08:23bien sûr
01:08:24il y a aussi
01:08:25Thibault Solano
01:08:26la ténacité
01:08:28de l'enquêteur
01:08:28je pense à ce gendarme
01:08:30qui a subi l'affaire
01:08:30Estelle Mouzin
01:08:31et certains
01:08:32même une fois
01:08:33à la retraite
01:08:34continue
01:08:34ils veulent résoudre
01:08:36c'est l'affaire de leur vie
01:08:37ils ont fait une question personnelle
01:08:39ils veulent résoudre le problème
01:08:40il y a eu des cas
01:08:41comme ça
01:08:41de ténacité policière
01:08:42ou judiciaire
01:08:43ça peut être un juge d'instruction
01:08:44tout à fait
01:08:45mais souvent
01:08:45effectivement
01:08:46en tout cas
01:08:47moi j'ai rencontré
01:08:47plusieurs policiers
01:08:49de la police judiciaire
01:08:50ou de la brigade criminelle
01:08:51qui ont tous été marqués
01:08:53par une affaire
01:08:54qui est souvent un call case
01:08:55parfois il y en a même plusieurs
01:08:56quand on parle de tout en série
01:08:57et vous savez comment ils appellent ça
01:08:59ils appellent ça
01:09:00le clou dans le coeur
01:09:01le clou dans le coeur
01:09:01le clou dans le coeur
01:09:02c'est le dossier
01:09:03qui les hante
01:09:04au moment où ils font
01:09:05leur pot de départ
01:09:05avec tous leurs collègues
01:09:06et qu'ils disent au revoir
01:09:07à tout le monde
01:09:07qui ferme la porte
01:09:08de leur bureau
01:09:09ils ont ce clou dans le coeur
01:09:10mais ils ne le retirent pas
01:09:12de leur esprit
01:09:13c'est ça
01:09:13et puis
01:09:14quand ils sont à la retraite
01:09:15ils vont essayer de se tenir au courant
01:09:16auprès de leurs collègues
01:09:17toujours en poste
01:09:18est-ce que ce dossier là
01:09:18il avance
01:09:19moi j'ai beaucoup enquêté
01:09:20sur le tueur de la gare de Perpignan
01:09:22oui
01:09:23justement
01:09:24exactement
01:09:24je vais vous ramener
01:09:25l'exemple du livre
01:09:26exactement
01:09:26et je sais qu'il y avait un policier
01:09:28qui s'appelle Guy Armand
01:09:29qui a beaucoup travaillé
01:09:30sur Jacques Rançon
01:09:31mais qui n'a pas réussi
01:09:32à l'interpeller
01:09:33et bien
01:09:3414 ans après
01:09:35les crimes
01:09:36Jacques Rançon
01:09:37est arrêté
01:09:38et quand il reçoit
01:09:40un SMS
01:09:41en l'occurrence
01:09:42d'un des policiers
01:09:43en train de mener la garde à vue
01:09:44et que Jacques Rançon
01:09:45finit par avouer
01:09:46enfin le meurtre
01:09:47d'une jeune femme
01:09:48qui s'appelait Mokhtaria Shaib
01:09:49le policier en service
01:09:51envoie un SMS
01:09:52au policier en retraite
01:09:52il lui dit
01:09:53ça y est il s'est couché
01:09:54bah évidemment
01:09:55la réaction du policier en retraite
01:09:56c'est de pleurer
01:09:56et en plus là
01:09:57la théorie se confirmait
01:09:59le policier avait bien senti
01:10:01la chose
01:10:01il fallait juste l'élément
01:10:03qui permette de prouver
01:10:04nous avons Vanessa
01:10:05qui nous appelle
01:10:06déniant
01:10:07dans le Gers
01:10:08qui est le département
01:10:09là qui est concerné
01:10:10par l'affaire
01:10:11de la petite Liana
01:10:12bonjour Vanessa
01:10:15bonjour Péricault
01:10:16bonjour
01:10:17merci
01:10:17merci de nous appeler Vanessa
01:10:18alors vous vous dites
01:10:20que dans votre voisinage
01:10:21il y avait un membre
01:10:22de la famille
01:10:23du petit Grégory
01:10:24dites nous en plus Vanessa
01:10:27alors j'ai une amie
01:10:29voilà j'ai une amie
01:10:31malheureusement à l'époque
01:10:32son compagnon
01:10:33c'était ce monsieur
01:10:35qui me
01:10:36voilà
01:10:37quand on discutait
01:10:38un jour
01:10:39de nos
01:10:40enfin de nos
01:10:42d'ailleurs on va dire
01:10:45il m'a montré
01:10:46tout un arbre
01:10:48généalogique
01:10:48et tout
01:10:49parce qu'on parlait
01:10:50un peu
01:10:50sur le coup
01:10:51c'est venu vraiment
01:10:52par hasard
01:10:52puisqu'on parlait
01:10:53d'enfant
01:10:56né noir
01:10:57alors qu'il est issu
01:10:58de parents blancs
01:10:59oui ça arrive
01:11:00donc voilà
01:11:01et le contraire aussi
01:11:03voilà
01:11:04que dans ses arrières
01:11:05grands-parents
01:11:05il avait
01:11:07donc
01:11:08un homme noir
01:11:10donc
01:11:11voilà
01:11:11et puis en parlant
01:11:13de la généalogie
01:11:14comme ça
01:11:14il dit qu'il faisait
01:11:15partie de la famille
01:11:17donc
01:11:17qu'il arrivait du Jura
01:11:19et qu'il faisait partie
01:11:21de la famille
01:11:21donc du petit Grégory
01:11:22mais Vanessa
01:11:24vous sous-entendez
01:11:25que ce membre
01:11:26de la famille
01:11:27est impliqué
01:11:28ou pas impliqué
01:11:29ou c'était juste
01:11:30une parenté
01:11:31sans plus
01:11:33c'est une parenté
01:11:35parce qu'il est quand même
01:11:37assez jeune
01:11:39puisqu'il est plus jeune
01:11:41que moi
01:11:41et j'ai 48 ans
01:11:42et je me rappelle
01:11:43de cette petite
01:11:44de l'affaire Grégory
01:11:45elle date
01:11:46des débuts
01:11:46des années 80
01:11:4884
01:11:4984
01:11:49c'est
01:11:50en octobre
01:11:5284
01:11:54oui
01:11:54donc
01:11:55moi
01:11:56vraiment
01:11:56quand ça m'a marqué
01:11:57j'étais
01:11:57donc
01:11:58je sortais du collège
01:12:00à peine
01:12:00et on en parlait
01:12:01encore
01:12:01et encore
01:12:02et encore
01:12:03il veut y avoir
01:12:04quand on habite en France
01:12:05à un moment donné
01:12:05pour autant
01:12:06vous n'êtes pas
01:12:07dans le cas de figure
01:12:08de Thibaut Solano
01:12:09vous n'êtes pas passé
01:12:10à côté d'un tueur
01:12:11en série
01:12:11mais voilà
01:12:12vous avez connu
01:12:13quelqu'un
01:12:14qui était de la famille
01:12:16du petit
01:12:17il ne pouvait pas
01:12:18il ne pouvait pas
01:12:19être concerné
01:12:19puisqu'il est né
01:12:20dans les années 80
01:12:21ça c'est clair
01:12:22merci Vanessa
01:12:23pour votre
01:12:24pour votre émoniage
01:12:25nous avons Flora
01:12:27bonjour Flora
01:12:28bonjour
01:12:29ça va
01:12:30bonjour
01:12:31est-ce que
01:12:31est-ce que vous m'entendez
01:12:33oui
01:12:36enlevez-le au parleur
01:12:37quittez-le au parleur
01:12:38je pense que c'est pour ça
01:12:39voilà
01:12:39là je vous entends très bien
01:12:40alors
01:12:41on me dit que vous appelez
01:12:42d'Occitanie
01:12:43est-ce que vous pouvez
01:12:43m'en dire plus
01:12:44de quelle partie
01:12:45d'Occitanie
01:12:46c'est grand
01:12:46l'Occitanie
01:12:47oui
01:12:48des Hautes-Pyrénées
01:12:49des Hautes-Pyrénées
01:12:50donc de la Bigorre
01:12:51vous êtes
01:12:51voilà
01:12:51quelle commune exactement
01:12:55alors
01:12:56à côté de
01:12:57Vicar-Migorre
01:12:57bon très bien
01:12:58c'est un beau
01:12:59c'est un très beau
01:13:00territoire
01:13:01pour lequel j'ai
01:13:01beaucoup
01:13:01beaucoup d'affection
01:13:04vous voulez réagir
01:13:07au témoignage
01:13:07de Vanessa
01:13:08et surtout
01:13:08vous voulez poser une question
01:13:09à Thibaut Solano
01:13:10on vous écoute
01:13:11Flora
01:13:11alors là
01:13:12justement
01:13:13ce matin
01:13:14j'ai fait un soin
01:13:14à ici
01:13:15après il faut y croire
01:13:16ou pas
01:13:17et justement
01:13:19la dame en question
01:13:20m'a dit que
01:13:22par rapport à ce qui se passe
01:13:23dans le Gers
01:13:24chaque fois qu'elle voit
01:13:26la photo
01:13:27de cette petite
01:13:28la petite Liana
01:13:29la petite Liana
01:13:30voilà
01:13:30la petite Liana
01:13:31et du coup
01:13:32elle a un ressenti
01:13:33mais j'ai dit
01:13:33mais c'est super
01:13:34parce que tu peux aider
01:13:36alors elle me dit
01:13:37tu sais c'est compliqué
01:13:38on est
01:13:39on fait un petit peu peur
01:13:40nous
01:13:41parce qu'on est
01:13:42quelque part de notre monde
01:13:43entre guillemets
01:13:44mais il faut y croire
01:13:44et justement
01:13:45par rapport à toutes ces affaires
01:13:47est-ce que
01:13:49le milieu policier
01:13:52la gendarmerie
01:13:53va vers ces personnes
01:13:54qui peuvent être ressources ?
01:13:59Alors ce qu'il faut savoir
01:14:00c'est intéressant cette question
01:14:01parce que ce qu'il faut savoir
01:14:02c'est que
01:14:03moi j'ai envie de vous parler
01:14:04des médiums
01:14:05je sais pas si vous les mettez
01:14:06un peu
01:14:07sur le même plan
01:14:08voilà
01:14:08les médiums
01:14:09dans chaque affaire criminelle
01:14:11vous avez des médiums
01:14:12qui sollicitent
01:14:13soit la famille
01:14:14soit les services de police
01:14:15ou de gendarmerie
01:14:16pour dire
01:14:16je pense savoir quelque chose
01:14:18je pense ressentir quelque chose
01:14:20alors évidemment
01:14:21il y a deux écoles
01:14:21vis-à-vis des médiums
01:14:22il y a ceux qui croient
01:14:23ceux qui n'y croient pas
01:14:23ceux qui n'y croient pas
01:14:25pourraient être tentés de penser
01:14:26que les policiers
01:14:26vont fermer la porte à clé
01:14:28quand un médium
01:14:29vient toquer
01:14:30et bien c'est faux
01:14:31en fait
01:14:32non seulement
01:14:33et notamment dans le livre
01:14:35je parle d'un cas
01:14:36où un médium
01:14:37a été
01:14:38tout à fait entendu
01:14:39c'est-à-dire qu'on a suivi
01:14:40ces indications
01:14:41elles n'ont mené nulle part
01:14:42mais en tout cas
01:14:42on a pris
01:14:43sa parole au sérieux
01:14:44c'est dans l'affaire
01:14:45de Saône-et-Noir
01:14:46et surtout
01:14:47je vous dis
01:14:48une autre information
01:14:49parfois
01:14:50vérifier
01:14:51les dires d'un médium
01:14:52c'est faire un acte
01:14:53d'enquête
01:14:54et faire un acte
01:14:55d'enquête
01:14:55c'est un moyen
01:14:56de repousser la prescription
01:14:57c'est-à-dire
01:14:58au moins
01:14:58on a vérifié quelque chose
01:14:59au moins
01:15:00on a ajouté
01:15:01un procès verbal
01:15:02dans l'enquête
01:15:03et du coup
01:15:04on repousse
01:15:04ce fameux délai coup près
01:15:06à l'issue duquel
01:15:08un tueur
01:15:09ne sera plus jamais jugé
01:15:10donc il faut savoir
01:15:11que les médiums
01:15:11ça peut surprendre
01:15:13le grand public
01:15:13mais la police
01:15:15et la gendarmerie
01:15:16et plus encore
01:15:17la gendarmerie
01:15:17ne leur ferment pas
01:15:19la porte au nez
01:15:20bonne observation
01:15:21de Flora
01:15:22merci Flora
01:15:22pour votre question
01:15:24et votre témoignage
01:15:24en même temps
01:15:25merci à vous
01:15:26voilà
01:15:27je suis avec Thibaut Solano
01:15:29auteur de
01:15:30Nous sommes passés
01:15:30à côté de Tueurs en série
01:15:32vous nous appelez
01:15:33vous continuez à nous appeler
01:15:34au 0826 300
01:15:35bien sûr
01:15:36il est 13h45
01:15:37nous ouvrons le sujet
01:15:39à toute l'actualité
01:15:39mais Thibaut Solano
01:15:41étant directeur adjoint
01:15:41de la rédaction de Marianne
01:15:43il aura compétence
01:15:43si vous voulez
01:15:44parler de ce qui s'est passé
01:15:45aujourd'hui
01:15:46et ce qui a été dit
01:15:47sur cette radio
01:15:47et ce que vous avez entendu
01:15:48dans l'actualité du jour
01:15:49c'est open bar
01:15:50vous pouvez intervenir
01:15:51sur tous les sujets
01:15:51poser des questions
01:15:52ou témoigner
01:15:53nous vous répondrons
01:15:54Thibaut Solano
01:15:55et moi-même
01:15:55vous nous appelez
01:15:56au 0826 300
01:15:58à tout de suite
01:15:59sur Sud Radio
01:16:06Vous êtes bien sur Sud Radio
01:16:08il est 13h48
01:16:09je suis avec Thibaut Solano
01:16:10auteur de
01:16:11sommes-nous passés
01:16:12à côté de Tueurs en série
01:16:13aux éditions Robert Laffont
01:16:15une impressionnante enquête
01:16:16sur justement
01:16:17ces grands criminels
01:16:19de l'histoire
01:16:19Thibaut Solano
01:16:20prend 9 cas
01:16:21et explique
01:16:22qu'ils étaient
01:16:23en été
01:16:24ils étaient à côté
01:16:24ils étaient là
01:16:25et on ne les a pas vus
01:16:26nous évidemment
01:16:27la police
01:16:27la justice
01:16:29quelquefois
01:16:30et il y a eu
01:16:30des pistes abandonnées
01:16:31Thibaut Solano
01:16:32quelquefois
01:16:33oui bien sûr
01:16:34il y a des fausses pistes
01:16:35ça arrive
01:16:35dans tous les cas
01:16:36dans tous les cas
01:16:37vous prenez n'importe lequel
01:16:38de ces 9 dossiers criminels
01:16:40il y a toujours
01:16:40des fausses pistes
01:16:41y compris
01:16:41des pistes
01:16:42qui paraissent
01:16:43vraiment évidentes
01:16:45et parfois
01:16:46il y a aussi
01:16:46ce qu'on appelle
01:16:47l'effet tunnel
01:16:47alors l'effet tunnel
01:16:49qui a raté
01:16:49plus d'une enquête
01:16:50c'est quand les enquêteurs
01:16:51partent billes en tête
01:16:52sur un suspect
01:16:53par exemple le mari
01:16:54et en fait
01:16:55ils vont perdre du temps
01:16:56et ils vont s'apercevoir
01:16:58au bout de quelques mois
01:16:58qui sont trompés
01:16:59et pendant ce temps-là
01:17:00évidemment plus on attend
01:17:01plus les chances
01:17:01de résoudre l'enquête
01:17:02se compliquent
01:17:03c'est la théorie scientifique
01:17:04que l'on vérifie jusqu'au bout
01:17:05on se rend compte
01:17:06que c'est dès qu'on repart à zéro
01:17:08ça a permis à des tueurs
01:17:09de durer plus longtemps
01:17:10que prévu
01:17:11ou voire de passer
01:17:12à travers les mailles
01:17:13du film
01:17:13bien sûr
01:17:13il y a même un cas
01:17:14en Picardie
01:17:16d'une femme
01:17:18qui a été tuée
01:17:19pendant son jogging
01:17:20on a arrêté
01:17:21l'idiot du village
01:17:22qui
01:17:23on l'a fait avouer
01:17:24parce que c'était pas difficile
01:17:25de le faire avouer
01:17:26en garde à vue
01:17:27entre deux gendarmes
01:17:28bien costauds
01:17:29il est parti en prison
01:17:30au bout d'un an
01:17:31il a dit à son avocat
01:17:32mais en fait j'ai inventé
01:17:33c'est parce que j'avais peur
01:17:34des gendarmes
01:17:34et c'était vrai
01:17:35il avait tout inventé
01:17:36et on a perdu un an
01:17:37dans l'enquête
01:17:38erreur de témoignage
01:17:39ou peut-être forcing
01:17:40un petit peu
01:17:41de la personne qui avoue
01:17:42et on part sur une fausse piste
01:17:43nous avons Betty
01:17:44qui nous appelle d'Avignon
01:17:46bonjour Betty
01:17:48bonjour à tous
01:17:49j'interviens rapidement
01:17:51parce que moi
01:17:52il m'est arrivé
01:17:52il y a à peu près
01:17:5320 ou 25 ans en arrière
01:17:54bon là j'en ai 71
01:17:56bref
01:17:56c'est très jeune
01:17:57c'est très jeune Betty
01:17:58rassurez-vous
01:17:59oui
01:18:01je revenais de la plage
01:18:02et donc je m'étais arrêtée
01:18:03au péage
01:18:04prendre le ticket
01:18:04et à ce moment-là
01:18:05il y a un monsieur
01:18:06qui me dit
01:18:07vous pouvez m'emmener
01:18:08et moi avec la surprise
01:18:09comme ça
01:18:10bon ben j'ai pas osé refuser
01:18:11je l'ai pris dans ma voiture
01:18:13il est monté devant
01:18:14et il avait mis un sac derrière
01:18:16et donc je lui parle
01:18:18parce que je le trouvais
01:18:20je sais pas
01:18:20j'ai quand même pas mal de feeling
01:18:22et je le trouvais un peu bizarre
01:18:23et donc il commence à
01:18:26je commence à lui parler
01:18:27et je lui dis
01:18:28il me dit
01:18:29je vais oublier mes clés dans le nord
01:18:31donc je vais rechercher mes clés
01:18:32enfin bref tout ça
01:18:33et puis d'un seul coup
01:18:34il se met à me dire
01:18:35ah mais vous savez
01:18:36toutes les femmes sont des salopes
01:18:38enfin bref
01:18:38il commence à dénigrer les femmes
01:18:40alors je commence à avoir
01:18:41énormément peur
01:18:42j'avais des frissons dans tout le corps
01:18:44et je voyais qu'il cherchait
01:18:45quelque chose dans son sac derrière
01:18:46et alors là
01:18:47j'ai dit
01:18:48écoutez
01:18:48je serais obligée
01:18:49de vous arrêter à Aix
01:18:50je dis
01:18:51parce que j'ai des amis
01:18:52qui m'attendent
01:18:52c'était pas vrai bien sûr
01:18:53et donc on a continué comme ça
01:18:56puis à un moment donné
01:18:56il y avait une station essence
01:18:58et j'ai dit
01:18:59j'ai rien dit du tout
01:19:00j'ai bifurqué
01:19:00je me suis arrêtée
01:19:01à la station essence
01:19:02et j'ai dit
01:19:03bon vous descendez maintenant
01:19:04et là bon bah forcément
01:19:06comme il y avait quand même
01:19:07des voitures et tout
01:19:09et j'ai reclaqué
01:19:10enfin il a reclaqué la porte
01:19:12il est sorti quand même
01:19:13et puis du coup
01:19:14j'ai eu la peur de ma vie
01:19:15voilà donc
01:19:16j'ai eu l'impression
01:19:18que voilà
01:19:18que c'était délicatant
01:19:19vous avez l'impression
01:19:20d'avoir peut-être rencontré
01:19:21quelqu'un d'extrait
01:19:23Thibaut Salao
01:19:23ça peut arriver
01:19:24comme ça
01:19:24en général non
01:19:25il est plutôt plus prudent
01:19:27le tueur
01:19:27ou il peut se manifester
01:19:28par un comportement étrange
01:19:30il peut absolument
01:19:31se manifester comme ça
01:19:32c'est à dire que
01:19:33tout d'un coup
01:19:34vrillé
01:19:34changer de comportement
01:19:35et entrer dans une forme
01:19:37de violence
01:19:38d'abord verbale
01:19:38et ensuite physique
01:19:41c'est vrai que
01:19:42dans toutes les affaires
01:19:43on parlait
01:19:44d'une sorte de pic
01:19:46des tueurs en série
01:19:47dans les A80
01:19:47ça concerne beaucoup
01:19:49l'autostop
01:19:49plutôt dans le sens inverse
01:19:50c'est à dire
01:19:51c'est des autostoppeuses
01:19:52qui se sont fait tuer
01:19:52et d'ailleurs
01:19:54le fait qu'il y en ait eu
01:19:55tant dans les A80
01:19:56a fini par faire un peu
01:19:58décliner
01:19:59le phénomène
01:20:00de l'autostop
01:20:01et c'est vrai
01:20:02que parfois
01:20:03je dirais que
01:20:06on avait l'impression
01:20:07je vais rester prudent
01:20:08on avait l'impression
01:20:09que dans la tête
01:20:09de certains enquêteurs
01:20:10faire de l'autostop
01:20:12c'était prendre des risques
01:20:13inconsidérés
01:20:14et peut-être
01:20:15que certaines enquêtes
01:20:16n'ont pas été menées
01:20:17comme elles devaient
01:20:18quand ça concernait
01:20:19des autostoppeuses
01:20:20Thibaut Solano
01:20:21a pris forte raison
01:20:21si quelqu'un
01:20:22monte subrepticement
01:20:23dans votre voiture
01:20:24oui bien sûr
01:20:25ça m'est arrivé
01:20:26deux fois
01:20:26ça s'est bien passé
01:20:27c'était des gens
01:20:28un peu déséquilibrés
01:20:29qui m'ont soutiré
01:20:30un petit billet
01:20:31parce que
01:20:31dans un feu parisien
01:20:33paf
01:20:34et puis une autre fois
01:20:35c'était à Toulouse
01:20:36là aussi
01:20:36même chose
01:20:38donc verrouiller
01:20:39les portes de la voiture
01:20:40surtout si on est
01:20:41une femme seule
01:20:42on ne va pas tomber
01:20:43dans la psychose
01:20:44mais enfin voilà
01:20:44il y a quelques consignes
01:20:45aujourd'hui de sécurité
01:20:46minimum à observer
01:20:48compte tenu de la diversité
01:20:49des comportements
01:20:50des gens qu'on peut rencontrer
01:20:51et il faut être
01:20:52extrêmement prudent
01:20:54est-ce qu'il y a
01:20:55pour autant
01:20:57des ressemblances
01:20:58comportementales
01:20:58dans certains crimes
01:20:59dans les neufs
01:21:00que vous avez soulevés
01:21:01mais il y a des
01:21:02j'allais dire
01:21:02il y a des cas de similitude
01:21:04est-ce qu'il y a des comportements
01:21:05communs de certains tueurs
01:21:07un peu comme un
01:21:08je parlais de tempérament
01:21:09est-ce qu'il y a une méthode
01:21:10de pratiquer
01:21:10qui peut se ressembler
01:21:11il y a quelque chose
01:21:12de fondamental
01:21:13c'est ce que
01:21:14les psychiatres
01:21:15notamment Daniel Zaguri
01:21:16dont je parlais
01:21:16c'est le clivage
01:21:17à ne pas confondre
01:21:18avec la schizophrénie
01:21:19ou le dédoublement
01:21:20de personnalité
01:21:20le clivage
01:21:21c'est cette façon
01:21:22comme un interrupteur
01:21:24pour un tueur en série
01:21:25de passer
01:21:26du moment
01:21:28au moment où il reprend
01:21:30le cours normal
01:21:31de sa vie
01:21:32c'est ce qu'on appelle
01:21:33le clivage
01:21:34c'est-à-dire que
01:21:34vous avez
01:21:36Nordal Lelandais lui
01:21:37il tue
01:21:38ce jeune militaire
01:21:39Arthur Noyer
01:21:40qu'il a pris en stop
01:21:41et le lendemain
01:21:42il va au cinéma
01:21:43avec ses amis
01:21:44Pascal Jardin
01:21:46l'un des tueurs
01:21:46identifiés
01:21:47de la Saône-et-Loire
01:21:48il tue une jeune femme
01:21:51qui l'enlève
01:21:51dans sa voiture
01:21:52il la tue de 123
01:21:53coups de couteau
01:21:54123 coups de couteau
01:21:55vous imaginez
01:21:5610 minutes
01:21:56passées
01:21:57à tuer cette jeune femme
01:21:58vous le racontez
01:21:59dans le livre
01:21:59avec cruauté
01:22:01il rentre chez lui
01:22:03il se fait
01:22:03un sandwich
01:22:05il se lave les mains
01:22:06il se fait un sandwich
01:22:07il va se coucher
01:22:08auprès de sa femme
01:22:08comme si de rien n'était
01:22:09quand il a enfin
01:22:11interpellé
01:22:11bien des années après
01:22:13grâce à l'ADN
01:22:14par un policier
01:22:15le policier lui dit
01:22:16pourquoi vous vous êtes
01:22:17lavé les mains
01:22:17après le crime
01:22:18est-ce que c'était
01:22:20parce que vous aviez du sang
01:22:21on peut imaginer
01:22:22symboliquement
01:22:23c'était
01:22:24laver son crime
01:22:25il dit non non
01:22:26c'est juste que
01:22:26j'allais me préparer
01:22:27un sandwich
01:22:27donc il fallait que je me lave
01:22:28la main
01:22:28nous avons
01:22:30Michel qui nous appelle
01:22:32à côté de Toulouse
01:22:33c'est ça ?
01:22:34oui c'est ça
01:22:34bonjour Michel
01:22:37en Haute-Garonne
01:22:38vous avez une question
01:22:38à poser à Thibaut
01:22:39sur l'anneau
01:22:39Michel
01:22:40oui j'avais une petite question
01:22:41pour m'être retrouvée
01:22:43dans mes jeunes années
01:22:44dans des situations
01:22:46ubuesques
01:22:47parce que je ne faisais
01:22:48absolument pas attention
01:22:49j'ai le sentiment
01:22:50d'être passée
01:22:50à des deux gens
01:22:51potentiellement très dangereux
01:22:52et je me demandais
01:22:54s'il y avait
01:22:56de la part des tueurs
01:22:57en série
01:22:58un ciblage
01:23:00des victimes
01:23:01qui suscitaient
01:23:02le passage à l'acte
01:23:03ou si c'était
01:23:04vraiment
01:23:06incontrôlé
01:23:07très bonne question Michel
01:23:08vous m'alertez
01:23:10j'aurais dû poser la question
01:23:11bien entendu
01:23:11elle est essentielle
01:23:12est-ce qu'il y a un profil
01:23:14type
01:23:15pour certains types
01:23:16pour certains tueurs
01:23:17Thibaut
01:23:17alors je vais citer
01:23:18deux exemples
01:23:19alors bien sûr
01:23:20le plus évident
01:23:21Nord-Dallandais
01:23:22lui c'est assez simple
01:23:23il prend des victimes
01:23:24qui sont vulnérables
01:23:26il prend en stop
01:23:26le caporal Arthur Noyer
01:23:28qui à ce moment-là
01:23:28est ivre
01:23:29parce qu'il a pas mal bu
01:23:30il sort de boîte de nuit
01:23:31et puis bien sûr
01:23:33sa deuxième victime
01:23:33c'est une enfant
01:23:34donc personne vulnérable
01:23:35forcément
01:23:36qu'il a enlevée
01:23:37lors d'un mariage
01:23:38à Pont-de-Beauvoisin
01:23:39en Isère
01:23:40deuxième exemple
01:23:41Guy Georges
01:23:42le tueur de l'Est parisien
01:23:43qui a séduit
01:23:44dans les années 80 et 90
01:23:46alors on dit parfois
01:23:47que les tueurs en série
01:23:49ont toujours le même
01:23:50type physique de victimes
01:23:51c'est faux
01:23:52c'est faux c'est un mythe
01:23:53par contre
01:23:54quelque chose
01:23:55chez Guy Georges
01:23:57l'attirait
01:23:57chez ses victimes
01:23:58c'était quelque chose
01:23:59qu'il a décrit
01:24:00un peu auprès des psys
01:24:01c'est une énergie
01:24:02une énergie
01:24:03comme ça
01:24:03quelque chose
01:24:03que les autres
01:24:04ne distinguent pas forcément
01:24:05mais que lui
01:24:05avec un oeil acéré
01:24:07du tueur en série
01:24:08qu'il était
01:24:09a vu
01:24:10a distingué
01:24:11une énergie
01:24:11et c'est ça
01:24:12qui a créé
01:24:13ce qu'on appelle
01:24:13le flash
01:24:14c'est-à-dire
01:24:14de voir cette victime
01:24:15de sentir quelque chose
01:24:17chez elle
01:24:17d'être attiré par elle
01:24:18et de dire
01:24:19celle-là je vais jusqu'au bout
01:24:45Thibaut Solano
01:24:47d'avoir été là
01:24:48j'invite ceux qui nous écoutent
01:24:51à lire
01:24:52à lire ce livre
01:24:53parce qu'il est passionnant
01:24:54au sens littéral du terme
01:24:56et puis ça raconte
01:24:57des réalités
01:24:58de notre époque
01:24:59de notre vie
01:24:59et puis c'est un phénomène
01:25:01qui nous concerne
01:25:02parce qu'il faut être
01:25:03prudents et vigilants
01:25:04aujourd'hui
01:25:04plus que jamais
01:25:05dans ce monde
01:25:06et vous donner les codes
01:25:06justement de la prudence
01:25:07de la vigilance
01:25:08et vous révéler également
01:25:09quels peuvent être
01:25:10les dérites
01:25:10de notre société
01:25:12Thibaut Solano
01:25:13à bientôt peut-être
01:25:14sur Sud Radio
01:25:15on aura d'autres sujets
01:25:16de conversation
01:25:16je vous laisse
01:25:17en compagnie de Brigitte Laé
01:25:19et je vous dis à demain
01:25:20sur Sud Radio
01:25:22pour une nouvelle France
01:25:23dans tous ses états
01:25:24j'espère qu'elle sera
01:25:25dans de meilleurs états
01:25:25que ceux dont on vous a parlé
01:25:27aujourd'hui
01:25:28à tout à l'heure
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