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00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico-Legas.
00:00:08Bonjour et bienvenue en ce mardi 24 juin 2026, en ce mardi 24 juin torride.
00:00:16La chaleur est en train de bouleverser ce pays et j'adresse un appel à ceux qui nous écoutent.
00:00:24Nous nous appelons Sud Radio, c'est pas un hasard, nous sommes diffusés dans toute la France,
00:00:28mais nous avons une attache peut-être particulière avec la moitié sud de ce pays où justement cette canicule est
00:00:33en train de sévir.
00:00:34N'hésitez pas à nous appeler, nous ne vous enverrons pas bien sûr de la pluie,
00:00:39mais nous voulons recueillir vos témoignages, faire remonter justement à quoi vous êtes confrontés,
00:00:45que vous nous disiez si vous avez des problèmes, est-ce que vos enfants ne peuvent pas aller à l
00:00:50'école,
00:00:50est-ce que vous avez des personnes âgées dans un EHPAD, est-ce que vous avez des familles dans des
00:00:53hôpitaux
00:00:53qui sont en train de souffrir cette chaleur, des amis agriculteurs,
00:00:55ou que vous soyez vous-même agriculteurs, que vous soyez confrontés à cette période caniculaire anormale et dramatique ?
00:01:02Bien entendu, on a besoin de vous entendre et il est nécessaire que vous puissiez vous exprimer
00:01:07pour relater cette détresse inattendue et qui risque hélas de se reproduire, nous dit-on régulièrement, à l'avenir.
00:01:16Voilà, donc 0826 300 300, Sud Radio devient un peu radio canicule pendant ces jours-ci,
00:01:21et nous vous accompagnons dans cette épreuve et surtout nous écoutons votre témoignage.
00:01:26A mes côtés, Maud Coffler, parce qu'elle n'est pas méridionale, qui a programmé cette émission avec moi,
00:01:32mais Julien Delmas et Isaac Arias, qui sont des gens du Sud, je ne vais pas dire qu'ils résistent
00:01:38mieux.
00:01:38On n'a pas froid non plus.
00:01:39Ils n'ont pas froid non plus.
00:01:40Donc voilà, Julien s'assure de la réalisation de cette émission et Isaac prendra vos appels.
00:01:45Je vous invite exceptionnellement à nous appeler autant de fois qu'il vous semblera pour pouvoir témoigner.
00:01:51Et puis Elvin est là parce qu'Elvin, lui aussi, qui est de tempérament méditerranéen,
00:01:56je ne vais pas dire qu'il se porte mieux que la chaleur, mais il résiste.
00:01:58Voilà, et Elvin retranscrira sur le site web de Sud Radio ce qui aura été dit dans cette émission.
00:02:03Et le contenu, je vous le promets, n'est pas neutre.
00:02:07Après le rejet des OGM, faut-il croire dans les NTG.
00:02:11Ce sont les nouvelles techniques génomiques qui pourraient révolutionner l'agriculture.
00:02:16Alors évidemment, il y a des gens qui sont tout à fait enthousiastes à l'idée de cette nouvelle technologie
00:02:20agricole.
00:02:21Et d'autres qui sont méfiants.
00:02:22Nous recevrons pour en discuter Céline Imard, députée européenne Les Républicains.
00:02:27Et Vincent Béguier, directeur général de Agri-Obtention.
00:02:31Et on verra avec eux si on peut se réjouir ou pas de l'arrivée des NTG.
00:02:35La police n'a plus confiance dans la justice.
00:02:38Si celle-ci se plaindrait quelquefois des entraves policières,
00:02:43est-ce que les policiers ont vraiment reçu la consigne de limiter les interpellations et les arrestations avant le 14
00:02:51juillet ?
00:02:52Nous aurons l'avis de Runimana, délégué national du syndicat UNSA Police,
00:02:57qui a l'habitude de s'exprimer sur cette antenne et qui s'exprime en général avec son franc parler.
00:03:03Et puis alors que notre maison brûle, je vais y revenir dans quelques instants,
00:03:08comment sauver la ruralité, les terroirs, les paysages, les traditions qui font l'âme de la France ?
00:03:13Eh bien je reçois, pour en discuter, je reçois passionnément Willy Schrein,
00:03:18président de la Fédération Nationale des Chasseurs et grand défenseur des authenticités françaises.
00:03:23Il sera avec nous de 13h à 14h.
00:03:26Vous pourrez lui aussi, vous pouvez lui poser des questions sur ces éléments,
00:03:30qui sont celles que la France qu'on aime et qui sont confrontés aujourd'hui particulièrement
00:03:33avec cette période caniculaire à certaines situations de détresse.
00:03:37Voilà, Willy Schrein de 13h à 14h sur ce radio, c'est un événement et je vous invite à l
00:03:42'appeler.
00:03:43Maud Coffler, qu'avons-nous d'autre à proposer ?
00:03:45Eh bien on ne va pas changer beaucoup de sujet, on va parler de la canicule pour commencer
00:03:49et des agriculteurs qui doivent y faire face.
00:03:51On parlera de l'affaire Tabarro-Ciotti, on n'en avait pas encore parlé dans cette émission,
00:03:55Tabarro, le ministre des Transports, qui a menacé Éric Ciotti, ça évolue un petit peu.
00:04:01Puis on parlera de quotidien ulcéré, l'émission quotidien ulcéré par les propos du député insoumis Raphaël Arnault,
00:04:07ça vaut son petit peu jant de cacahuètes.
00:04:09Les pauvres biquets, ils sont allés le voir et il n'a pas été gentil avec quotidien.
00:04:12Oui, c'est assez drôle, on vous fera écouter quelques séquences lunaires.
00:04:17Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:04:23Mon humeur porte aujourd'hui sur la maison qui brûle.
00:04:26Cette fois-ci nous touchons du doigt et dans la souffrance, les prédictions d'experts qui nous alertent.
00:04:32Certains depuis 50 ans, voire 75 ans, je me souviens quand j'étais tout petit,
00:04:36je pense à Alain Bombard traversant l'Atlantique sur son canot pneumatique en 1952,
00:04:41du fléau auquel nous sommes aujourd'hui tragiquement confrontés.
00:04:45Le plus révoltant est que non seulement rien d'essentiel, vraiment d'essentiel,
00:04:49la COP21 c'était finalement de Nariola, n'a été entrepris depuis ce jour de septembre 2002,
00:04:54au sommet de Johannesburg, où Jacques Chiram proclame, on l'entend.
00:04:59Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.
00:05:06Oui, notre maison brûle et nous regardons ailleurs alors que le néolibéralisme globalisé persiste à nous conduire vers cet enfer.
00:05:14Et si quelqu'un incarne aujourd'hui la somme de ces réuniments et de cet aveuglement, c'est bien Emmanuel
00:05:20Macron.
00:05:21Au lieu de transformer la panthéonisation des héros de la République en meeting électoral
00:05:25par une récupération indigne de l'histoire pour manipuler les Français,
00:05:29Macron devrait commencer à balayer devant son bras zéro
00:05:32et demander pardon à cette France dont il se dit redevable de l'avoir trahi.
00:05:36Trahison, oui, dont nous payons la douloureuse facture
00:05:39que l'abandon du programme nucléaire décarboné sacrifié sur l'hôtel politicien de 2017
00:05:44pour séduire les copains de Nicolas Hulot.
00:05:47Car si le monde en est arrivé à ce degré de catastrophe climatique,
00:05:51c'est bien d'avoir appliqué à la lettre des doctrines économiques si chères à l'actuel président de la
00:05:55République.
00:05:56C'est d'avoir sans limite laissé une croissance nourrie au seul profit financier,
00:06:00encourager, voire glorifier, un capitalisme axé sur la consommation.
00:06:04Celui du premier de cordée dont la fortune doit ruisseler sur les pauvres au bas de la corde.
00:06:08Mais quelle honte !
00:06:10Et comme ça n'est jamais assez juteux, il a fallu surproduire pour continuer à surconsommer
00:06:14puisque, faute d'industrie enrichissant le pays, nous avons délégué à d'autres, notamment à la Chine,
00:06:19le soin de surproduire à bas coût ce que nous surconsommons à bas prix.
00:06:24Des milliards de containers remplis de produits destructeurs d'emploi
00:06:27qui éradiquent sans la moindre pose le tissu industriel et artisanal français.
00:06:31Cet ultra-consumérisme exacerbé est bien celui qui met le feu à la maison alors que nous regardons ailleurs.
00:06:37C'est donc maintenant qu'il va falloir regarder la maison bien en face, les yeux dans les yeux,
00:06:41en décrétant que la finance pour la finance, c'est-à-dire les vrais amis de François Hollande, est notre
00:06:46ennemi.
00:06:46En décrétant tout de suite l'urgence à repenser la croissance.
00:06:50En décrétant tout de suite une relocalisation massive de notre industrie.
00:06:53En décrétant tout de suite une nouvelle consommation responsable, durable, recyclable, réparable,
00:06:58aussi respectueuse de l'environnement que l'autre a pu l'être, des intérêts de la grande distribution sauvage.
00:07:04Ce décret s'appelle le protectionnisme européen, celui du marché commun,
00:07:08pas celui de l'Union Européenne Bancaire et Financière.
00:07:11Eh bien oui, souverainisme et protectionnisme étaient jusqu'ici une insulte brandie par le libéralisme social-démocrate
00:07:17pour dénoncer la xignophobie et la volonté d'isolement de ceux qui subissent aujourd'hui la fournaise.
00:07:23Les faits sont là, aussi têtus que le réel.
00:07:26Ils sont évidemment dans le consensus républicain issus d'une prise de conscience démocratique
00:07:30les deux camions de pompiers qui peuvent, s'il en est encore temps, éviter que la maison ne finisse en
00:07:36cendres.
00:07:37Les nouvelles techniques génomiques ont été adoptées, validées par le Parlement européen.
00:07:43Quelle différence avec les OGM ?
00:07:45L'eurodéputé Céline Imard et le directeur général de Agriobtention, Vincent Bégui,
00:07:50en débattront dans un petit instant.
00:07:51N'hésitez pas à leur poser toutes vos questions en direct sur Sud Radio,
00:07:55au 0826 300 300.
00:08:04Le Parlement européen a adopté de nouvelles règles autorisant les plantes issues de nouvelles techniques génomiques,
00:08:11les NTG dans l'agriculture.
00:08:13Quelle différence entre les OGM et dans quel cadre juridique européen s'inscrivent ces NTG ?
00:08:18La députée européenne et elle-même agricultrice Céline Imard est avec nous pour en parler
00:08:21face à Vincent Bégui, directeur général de Agriobtention.
00:08:24Merci à tous les deux d'avoir accepté cet entretien.
00:08:27Bonjour Céline Imard.
00:08:28Bonjour Péric Olegas.
00:08:29Bonjour Vincent Bégui, merci d'être en direct et en studio sur Sud Radio.
00:08:32Bonjour.
00:08:33Pour parler de cet épineux dossier qui est très haussier,
00:08:36puisque les OGM nous inquiètent.
00:08:38C'est une angoisse mondiale depuis si longtemps.
00:08:42En période justement de canicule,
00:08:45et on sait le lien qu'il y a quand même entre une forme d'agriculture consommatrice d'eau et
00:08:50d'énergie
00:08:52et le réchauffement climatique.
00:08:54Donc nous sommes confrontés à l'arrivée.
00:08:57Après les OGM, organismes génétiquement modifiés,
00:09:00les NTG, nouvelles techniques génomiques, n'est-ce pas ?
00:09:04Mais s'il y a une modification du gène, elle n'est pas aussi, j'allais dire,
00:09:08prégnante et angoissante que celle des OGM.
00:09:11Pour autant, l'univers écologique continue à s'en inquiéter,
00:09:15considérant que même sur le plan technique il y a un danger,
00:09:17bien entendu ensuite sur le plan monopolistique, est-ce que les sociétés s'en emparaient.
00:09:20Et nous voyons qu'en France, le débat est ouvert,
00:09:23et vous, vous n'êtes pas soupçonnable de rouler pour le lobby des EGM, ni vous, M. Trégué,
00:09:29vous nous dites, attention, les NTG, c'est une vraie évolution.
00:09:34Non, pas attention.
00:09:35C'est un vrai bonheur d'autoriser enfin l'innovation en Europe.
00:09:39Attention à ne pas se tromper, à ne pas se tromper de combat.
00:09:42Mais on en demande toujours tellement plus aux agriculteurs,
00:09:44dans un contexte où on leur demande d'économiser l'eau, d'économiser les intrants.
00:09:48Et finalement, ces attentes sociétales-là, elles se heurtent aujourd'hui au réchauffement climatique.
00:09:52Donc le fait de pouvoir bénéficier d'une innovation
00:09:55qui va permettre d'avoir des plantes plus résistantes à la sécheresse,
00:09:58qui réclament moins d'engrais, moins d'intrants,
00:10:00c'est une très belle avancée.
00:10:01Et comme vous le dites, on ne peut pas soupçonner ces nouvelles techniques génomiques
00:10:05d'être des nouveaux OGM.
00:10:07Pourquoi ?
00:10:07Parce qu'au niveau des OGM, on a une modification du gène.
00:10:10C'est-à-dire que dans le gène, par exemple, si je prends un exemple très caricatural,
00:10:14dans le gène du cochon, vous introduisez le gène de la tomate.
00:10:16Là, ce n'est pas du tout ça.
00:10:18On a cette même technique qui a été autorisée pour la santé humaine,
00:10:22pour le vaccin contre la Covid,
00:10:23où on prend le génome et avec la technique des ciseaux moléculaires,
00:10:27en fait, on va réveiller...
00:10:29C'est le principe de l'ARN messager.
00:10:31C'est le principe de l'ARN messager.
00:10:32On va réveiller certaines caractéristiques de la plante
00:10:34et en endormir d'autres pour obtenir certaines caractéristiques de résilience.
00:10:38Donc, pas d'inquiétude à ce sujet.
00:10:40On a vraiment besoin aujourd'hui de répondre à la fois aux attentes
00:10:43de la production alimentaire,
00:10:45d'arrêter de perdre notre souveraineté alimentaire,
00:10:47d'importer, de mettre des outils à disposition des agriculteurs,
00:10:51et puis d'avancer.
00:10:52Parce qu'on ne peut pas devenir le musée de l'Europe
00:10:54pendant que le reste du monde innove.
00:10:56On ne peut pas priver nos agriculteurs et nos semenciers
00:10:59de ce genre d'innovation.
00:11:00Vous-même, Vincent Béguier, directeur général de l'agriobtention,
00:11:03vous accueillez assez favorablement cette arrivée des NTG ?
00:11:06Oui, très favorablement.
00:11:08Alors, pas avec autant d'enthousiasme que Mme Imard.
00:11:11C'est-à-dire, pour moi, c'est une technique de plus
00:11:13qu'on rajoute dans notre boîte à outils.
00:11:15Je suis moi-même sélectionneur à la base.
00:11:16Aujourd'hui, je dirige une entreprise financière,
00:11:18mais j'ai été sélectionneur.
00:11:19Et donc, c'est une technique de plus
00:11:22qui va nous permettre d'aller plus vite
00:11:25sur des innovations dans le monde du végétal.
00:11:28Donc, le fait que le cadre réglementaire évolue
00:11:34et nous donne un petit peu plus de visibilité
00:11:36sur l'utilisation de cette technique
00:11:37est plutôt favorable,
00:11:38sachant qu'il y a deux types de NTG,
00:11:42NTG1 et NTG2.
00:11:44Donc, les NTG2 sont toujours considérés
00:11:46comme des OGM réglementés.
00:11:48En fait, et je voudrais revenir là-dessus,
00:11:49OGM, en fait, les NTG sont aussi des OGM,
00:11:53mais non réglementés.
00:11:54En fait, c'est la grande différence
00:11:55entre NTG1 et NTG2.
00:11:57C'est-à-dire que, contrairement aux OGM
00:12:01qui utilisent l'introduction d'ADN étrangers,
00:12:05comme l'écrivait Mme Imard,
00:12:08ces NTG dits de numéro 1
00:12:11ne seront pas soumis à une réglementation
00:12:13qui nécessitera beaucoup d'études
00:12:16pour permettre leur communication.
00:12:18Là, avec ce qui vient d'être voté,
00:12:20on pourra déployer ces NTG1
00:12:22sans avoir tout l'arsenal de réglementation
00:12:26qu'on avait sur les OGM
00:12:27qui ont été développés
00:12:28de l'autre côté de l'Atlantique.
00:12:30Quelle est l'activité de l'agréobtention ?
00:12:32Ça consiste en quoi ?
00:12:32Alors, l'agréobtention,
00:12:33nous sommes une société d'innovation.
00:12:35Nous créons des variétés
00:12:36sur plein d'espèces.
00:12:39Et nous sommes une filiale d'Inrae.
00:12:42Donc, nous mettons sur le marché
00:12:43des variétés de blé,
00:12:44des variétés de maïs,
00:12:45des variétés de carottes.
00:12:46Voilà.
00:12:47Donc, nous fournissons
00:12:47les intrants semenciers des agriculteurs.
00:12:50Ce qui signifie que vous recourriez
00:12:51aux OGM quelquefois ?
00:12:53Alors, non.
00:12:55De fait, les OGM,
00:12:57nous n'avons pas eu recours
00:12:58du fait de la réglementation
00:12:59qui avait été mise en place.
00:13:00qui fait que c'était extrêmement compliqué.
00:13:02Même si notre actionnaire,
00:13:04Inrae, a développé des travaux
00:13:05sur le sujet.
00:13:06C'est pour ça que je vous pose la question.
00:13:07Vous l'auriez fait
00:13:08si ça n'avait pas été réglementé ?
00:13:10Autrement dit,
00:13:11vous n'êtes pas anti-OGM non plus,
00:13:12si je comprends bien.
00:13:13Je ne suis pas anti-OGM, non.
00:13:15Moi, le sujet,
00:13:16on va peut-être y venir,
00:13:17c'est le cadre réglementaire
00:13:19au sujet de la propriété intellectuelle
00:13:22qui se développe
00:13:23autour de CNTG.
00:13:26Alors, moi,
00:13:26je ne partage pas totalement
00:13:27votre avis, Mme Imar,
00:13:28sur le fait qu'on soit en retard.
00:13:29J'estime que le continent européen
00:13:32a justement
00:13:33un foisonnement d'innovation
00:13:36et de nombreuses entreprises
00:13:38présentes sur le continent européen.
00:13:40Et là, par contre,
00:13:42j'estime que la réglementation
00:13:44anti-OGM,
00:13:45les anciennes versions,
00:13:46celle avec l'introduction
00:13:48d'ADN étranger,
00:13:49a permis de préserver
00:13:51cette diversité d'acteurs
00:13:52qui assurent la compétitivité
00:13:55de la production en Europe.
00:13:57Mais est-ce qu'il y a
00:13:57de la souveraineté alimentaire
00:13:59et agricole
00:14:00quand on procède,
00:14:01quand on utilise des technologies
00:14:02dépendantes de trust ?
00:14:03Vous voyez ce que le risque est là.
00:14:05C'est bien le sujet.
00:14:06Alors, moi,
00:14:07sur cet aspect-là,
00:14:10ce que je regrette
00:14:11sur le règlement qui est passé,
00:14:12c'est que le sujet
00:14:13de la brevetabilité
00:14:14a été repoussé
00:14:15et va être évalué plus tard.
00:14:17c'est ce que je regrette,
00:14:18c'est ce que je regrette,
00:14:18c'est ce que je regrette,
00:14:18c'est ce que je regrette dans la mesure
00:14:19où, effectivement,
00:14:23aujourd'hui, en fait,
00:14:24le système d'innovation
00:14:26est réglementé par un système
00:14:28qui s'appelle le certificat
00:14:28d'obtention végétale,
00:14:29avec ce qu'on appelle
00:14:30l'exemption du sélectionneur.
00:14:31Donc, en fait,
00:14:33tout ce qui est innovation,
00:14:33tout ce qui est poule génétique végétale
00:14:35est un bien commun
00:14:36que tout le monde peut utiliser
00:14:37pour créer de l'innovation.
00:14:38Céline Limard,
00:14:39vous avez toujours été très vigilante
00:14:40sur cette question.
00:14:41Alors, j'ai toujours été très vigilante
00:14:42sur cette question
00:14:43et les garanties sont...
00:14:44Vous et votre parti ?
00:14:44Oui, bien sûr,
00:14:45avec les Républicains,
00:14:46mais de manière générale,
00:14:47avec la droite,
00:14:48on est très vigilants sur ce sujet
00:14:50et on a des garanties
00:14:50extrêmement sérieuses aujourd'hui.
00:14:52Je vais y revenir,
00:14:53mais moi, d'abord,
00:14:54ce que je regrette,
00:14:55c'est d'avoir eu à faire face
00:14:56en tant que parlementaire,
00:14:57et tous les parlementaires
00:14:58ont eu à faire face
00:14:59à un lobbying absolument mensonger.
00:15:01Nous avons reçu
00:15:02plus de 2000 mails.
00:15:03Très puissant et très efficace
00:15:04à Bruxelles.
00:15:05Nous avons reçu plus de 2000 mails
00:15:06dans nos boîtes mail
00:15:07pour nous dire
00:15:08qu'on avait face
00:15:08à des nouveaux OGM
00:15:10et qu'il fallait absolument
00:15:11ne pas voter ce règlement.
00:15:13Et je vais vous dire,
00:15:13le jour du vote,
00:15:14le matin du vote,
00:15:15j'ai vu débarquer dans mon bureau,
00:15:17dans tous les bureaux
00:15:18des parlementaires,
00:15:19mais ils sont aussi passés par le maire,
00:15:21des chercheurs de l'INRAE,
00:15:22alors, c'est certainement pas vous,
00:15:23mais en tout cas,
00:15:24certains de vos collègues
00:15:25qui sont venus toquer
00:15:26en expliquant
00:15:27que c'était une honte
00:15:28et qu'il ne fallait pas
00:15:29autoriser ce règlement.
00:15:30Et moi, je leur ai posé une question,
00:15:31je leur ai dit,
00:15:31messieurs et madame les chercheurs,
00:15:32vous venez dans le Parlement
00:15:34sans rendez-vous
00:15:34et aujourd'hui harceler
00:15:36les parlementaires,
00:15:37mais en fait,
00:15:37vous êtes payés
00:15:38par l'argent public
00:15:39pour chercher l'innovation.
00:15:40Est-ce que c'est votre rôle
00:15:41quand vous devez chercher
00:15:42l'innovation
00:15:43de réguler la mise en marché
00:15:45et de réguler le droit
00:15:46qui s'applique ?
00:15:47Non.
00:15:47Et en plus,
00:15:48vous êtes payés
00:15:48avec l'argent de nos impôts.
00:15:50Et bon, là,
00:15:50ils m'ont répondu,
00:15:51« Oh là là, très gênés,
00:15:52désolé,
00:15:53on a posé des jours de vacances. »
00:15:54Qu'est-ce qui les dérange ?
00:15:55Ce qui les dérange aujourd'hui,
00:15:56c'est de l'idéologie
00:15:58et du militantisme.
00:15:59Aujourd'hui,
00:16:00ils ne veulent absolument pas,
00:16:01ces gens-là,
00:16:02qu'on puisse mettre sur le marché
00:16:03une innovation
00:16:04avec laquelle,
00:16:05par principe idéologique,
00:16:06ils ne sont pas d'accord.
00:16:07Il faudrait rester
00:16:08à l'âge de pierre
00:16:09de l'agriculture.
00:16:10Sur la brevetabilité,
00:16:11j'y reviens
00:16:11puisque vous avez
00:16:12sauvé le sujet.
00:16:13Vous avez parlé
00:16:14assez longuement.
00:16:15Je souhaiterais aussi
00:16:16pouvoir m'exprimer.
00:16:16Je vous redonne la parole.
00:16:17Sur le sujet
00:16:18de la brevetabilité,
00:16:19le texte qui a été voté
00:16:21au Parlement européen,
00:16:22c'est « Ceinture,
00:16:22bretelles et parachutes ».
00:16:23Pourquoi ?
00:16:24Un, parce qu'il y a
00:16:25d'abord,
00:16:26sur les NGT de catégorie 2,
00:16:27donc qui ont plus
00:16:28d'innovation technique
00:16:29que sur les NGT de catégorie 1,
00:16:31en fait,
00:16:32on a un principe
00:16:32d'évaluation.
00:16:34Déjà, premièrement.
00:16:34Évaluation scientifique.
00:16:35Expliquons clairement
00:16:35pour nos auditeurs.
00:16:36Ça veut dire qu'il y a
00:16:37un comité d'experts
00:16:38qui se réunit
00:16:38au niveau européen
00:16:39et qui va examiner
00:16:40ces NGT 2,
00:16:41ce qu'ils ont trouvé,
00:16:43avant de les autoriser.
00:16:43Est-ce que les NGT
00:16:45supposent un problème
00:16:45pour les lobbies OGM ?
00:16:47Est-ce que ça remet en cause
00:16:48une forme de lobbyisme
00:16:49ou de monopole ?
00:16:50Non, ça ne remet pas en cause.
00:16:53Les deux choses
00:16:53ne sont absolument pas liées.
00:16:54Il n'y a pas de fragilisation
00:16:55de l'un par l'autre.
00:16:56Non, ce ne sont pas
00:16:57les mêmes techniques.
00:16:57Il n'y a pas de fragilisation
00:16:58de l'un par l'autre.
00:16:59Mais sur la brevetabilité
00:17:01et sur la traçabilité,
00:17:02on a non seulement
00:17:03une évaluation,
00:17:03mais ensuite,
00:17:04on a une autorisation
00:17:05et on a une évaluation
00:17:06post-ensuite
00:17:08de savoir
00:17:09si dans cette brevetabilité
00:17:12possible,
00:17:12lorsqu'il y a
00:17:12une grosse innovation technique,
00:17:14ça ne nuit pas
00:17:15aux agriculteurs
00:17:16et ça ne crée pas
00:17:16de situation monopoliste.
00:17:18Vous êtes formels là-dessus.
00:17:19Plus de garanties
00:17:19pour l'utilisateur,
00:17:21pour le consommateur.
00:17:21Absolument.
00:17:22Et c'est pour ça
00:17:22que le texte a traîné
00:17:238 ans au niveau
00:17:25des institutions
00:17:25et 3 ans au Parlement européen
00:17:27parce qu'on voulait
00:17:28absolument avoir
00:17:29des garanties
00:17:30sur la brevetabilité
00:17:31et la traçabilité.
00:17:32Moi, ce que je crois
00:17:33aujourd'hui,
00:17:33c'est qu'il vaut
00:17:34mieux innover
00:17:34et porter des solutions
00:17:35sur le marché
00:17:36plutôt que de jouer
00:17:37la politique de la peur
00:17:38et de se dire
00:17:39« Oh là là là là,
00:17:40attention,
00:17:40on ne sait jamais
00:17:41ce qui peut se passer »
00:17:42et finalement,
00:17:43appliquer un sorte
00:17:43de principe de précaution
00:17:45qui fait que tout le monde
00:17:46va être perdant à la fin.
00:17:47Christophe Béguet,
00:17:48c'est garanti,
00:17:48vous rassure.
00:17:49Christophe Béguet.
00:17:50Tout d'abord,
00:17:51je voulais revenir
00:17:52sur le sujet
00:17:52de l'INRAE.
00:17:53La position d'INRAE
00:17:54est très claire.
00:17:55La position d'INRAE
00:17:56est favorable
00:17:56au NGT.
00:17:58Et d'ailleurs,
00:17:58il y a un grand plan
00:18:00prioritaire de recherche
00:18:01de sélection végétale avancée
00:18:02qui travaille sur ces sujets
00:18:04avec des financements
00:18:05assez significatifs,
00:18:06plusieurs millions d'euros.
00:18:08Beaucoup de chercheurs
00:18:09impliqués sur ce sujet
00:18:09pour développer des techniques.
00:18:10Donc,
00:18:11la prise de parole
00:18:12de quelques chercheurs
00:18:13n'est pas celle
00:18:15de l'ensemble
00:18:15de l'Institut.
00:18:16Et vous savez
00:18:16qu'il y a le code
00:18:17de la recherche,
00:18:17on ne peut pas
00:18:18empêcher des chercheurs
00:18:19de s'exprimer.
00:18:20Le code de la recherche...
00:18:22Donc,
00:18:22la prise de parole
00:18:23de certains
00:18:23n'embarque pas
00:18:25toute la proposition d'INRAE.
00:18:26Pourtant,
00:18:26elle est réelle.
00:18:27Elle est réelle.
00:18:27Elle est réelle,
00:18:28mais dans toute société,
00:18:30qu'il y a des lobbies
00:18:32surtout dans ces enjeux agricoles
00:18:33et qui sont très puissants
00:18:34et très efficaces.
00:18:35Des deux côtés.
00:18:36Des deux côtés, oui.
00:18:37Et moi,
00:18:37je voulais revenir...
00:18:39En fait,
00:18:40le sujet,
00:18:41parce que vous avez évoqué
00:18:42l'NGT2,
00:18:42mais je parle sur l'NGT1.
00:18:44On revient sur l'NGT1.
00:18:46En fait,
00:18:46le fait d'introduire
00:18:47cette notion de brevetabilité
00:18:50crée un risque fort
00:18:51quand même
00:18:52d'appropriation
00:18:53de ces techniques
00:18:57et surtout...
00:18:58Par des intérêts privés.
00:18:59de coûts
00:19:01liés à tout cela.
00:19:02Et aujourd'hui,
00:19:03un agriculteur,
00:19:03quand il achète des semences,
00:19:05effectivement,
00:19:05il faut qu'il ait un intérêt
00:19:06à les acheter.
00:19:06Il faut que l'innovation
00:19:08soit suffisamment intéressante
00:19:10pour que la rentabilité
00:19:12tirée de la culture
00:19:13lui permette
00:19:14de financer cette innovation.
00:19:15Moi, ma crainte,
00:19:16c'est ce qu'on a vu
00:19:17aux Etats-Unis.
00:19:18C'est que
00:19:19le fait
00:19:20d'introduire la brevetabilité
00:19:21va faire
00:19:22qu'on va décaler
00:19:23l'essentiel
00:19:24de la valeur
00:19:24de l'innovation
00:19:25sur ces brevets
00:19:26au dépens
00:19:27de l'innovation
00:19:28génétique
00:19:29de la génétique
00:19:30de la plante.
00:19:31Et donc,
00:19:32s'il n'y a pas
00:19:32une augmentation
00:19:33de la valeur
00:19:34que l'agriculteur
00:19:35pourra payer
00:19:36pour ses intrants,
00:19:37et pas que l'agriculteur d'ailleurs,
00:19:39il faut penser
00:19:39aux six filières,
00:19:40s'il n'y a pas
00:19:40une augmentation
00:19:40de cette valeur,
00:19:42ça veut dire
00:19:42que toute la valeur
00:19:43va glisser vers ces brevets
00:19:44et du coup,
00:19:45tous les acteurs
00:19:46qui font de l'innovation
00:19:46sur la création variétale
00:19:47d'utiliser la génétique
00:19:49des plantes
00:19:49n'auront plus
00:19:50de quoi financer
00:19:51leurs activités
00:19:52et donc un appauvrissement
00:19:53de la diversité génétique
00:19:54disponible sur le marché.
00:19:55Céline Marque,
00:19:55quelle est la vertu
00:19:56des NTG concrètement
00:19:57pour les agriculteurs ?
00:19:58Alors,
00:19:58la vertu des NTG
00:19:59concrètement
00:19:59pour les agriculteurs,
00:20:00c'est qu'ils vont pouvoir
00:20:01bénéficier de l'innovation
00:20:02pour rendre les plantes
00:20:04plus résistantes
00:20:04à la sécheresse,
00:20:05au changement climatique
00:20:06et pour utiliser
00:20:07moins d'eau
00:20:07et moins d'intrants.
00:20:08Et la société
00:20:09leur réclame à grands cris,
00:20:10donc il faut absolument
00:20:11leur donner les outils.
00:20:12Moi,
00:20:13j'entends toutes les craintes
00:20:13qu'on peut avoir
00:20:14mais aujourd'hui
00:20:15on a un texte solide
00:20:16et équilibré.
00:20:17C'est comme si à un moment donné
00:20:18on avait dit
00:20:18oh là là,
00:20:19est-ce que la biodiversité génétique
00:20:21des vaccins sur le vivant
00:20:22on empêche Pfizer et Moderna
00:20:24de faire les vaccins Covid
00:20:25ou est-ce que
00:20:26l'intelligence artificielle
00:20:27c'est quand même très inquiétant
00:20:28donc on va interdire
00:20:29en fait les applications
00:20:30CLO de Chagipity en France
00:20:32parce qu'à un moment,
00:20:33moi je veux bien
00:20:34qu'on prive
00:20:35les gens qui sont sur le terrain
00:20:36qui aujourd'hui
00:20:37sont en galère,
00:20:38qui souffrent
00:20:38parce que les agriculteurs
00:20:39on leur réclame tout.
00:20:40On leur réclame
00:20:41de produire à bas prix
00:20:42de produire en toute saison
00:20:43de produire notre alimentation
00:20:44de ne pas trop manifester
00:20:45de ne pas ouvrir
00:20:46leur bouche trop fort
00:20:47de ne pas voter pour les extrêmes
00:20:49et en plus
00:20:50de produire notre alimentation.
00:20:51Il faut leur donner les outils
00:20:52il faut absolument avancer.
00:20:53Ça va dans le sens
00:20:54de ce que l'actualité
00:20:55est en train aujourd'hui
00:20:56de soulever comme problématique.
00:20:57Merci Céline Imard
00:20:58Merci Vincent Béguier
00:21:00d'avoir été là.
00:21:02Justement on va continuer
00:21:02d'en parler
00:21:03de ces agriculteurs
00:21:04qui souffrent de la canicule
00:21:05on va voir comment
00:21:06justement ils luttent
00:21:07contre la canicule surtout
00:21:08et puis vous aussi
00:21:09si vous avez des idées
00:21:11à nous donner
00:21:11à leur donner
00:21:12peut-être témoigner
00:21:13sur Sud Radio en direct
00:21:14en nous appelant
00:21:15au 0826 300 300
00:21:17notre antenne
00:21:18vous est ouverte
00:21:19jusqu'à 14h au moins
00:21:20à tout de suite
00:21:21sur Sud Radio.
00:21:23Sud Radio
00:21:24la France dans tous ses états
00:21:26les perles du jour
00:21:27On parlait à l'instant
00:21:28d'agriculture
00:21:29avec Céline Imard
00:21:30et Vincent Béguier
00:21:31ces agriculteurs
00:21:31qui font face
00:21:32cette année
00:21:33à une nouvelle vague caniculaire
00:21:34quasi ingérable
00:21:35Perico.
00:21:35Oui du jamais vu
00:21:36les agriculteurs
00:21:37nos agriculteurs
00:21:38et agriculteurs
00:21:39sont confrontés
00:21:40à une situation
00:21:40on peut dire
00:21:42non seulement
00:21:43torride bien entendu
00:21:44mais c'est une chaleur
00:21:45étouffante
00:21:47les agriculteurs
00:21:48sont sur le pied de guerre
00:21:49pour préserver
00:21:49leur culture bien entendu
00:21:50et leur élevage
00:21:51parce qu'évidemment
00:21:52les animaux souffrent
00:21:53également
00:21:55il y a une crainte réelle
00:21:56là aujourd'hui
00:21:57les statistiques
00:21:57sont tombées
00:21:58hier et aujourd'hui
00:21:59sur la surmortalité
00:22:01des élevages
00:22:02surtout dans les volailles
00:22:0440 degrés dépassés
00:22:05dans une grande partie
00:22:06ouest du pays
00:22:06en plus dans la partie ouest
00:22:08c'est une agriculture
00:22:09il y a beaucoup de maraîchage
00:22:10il y a céréales
00:22:11bien sûr
00:22:11et beaucoup d'élevage
00:22:13le drame
00:22:14c'est quand la température
00:22:15ne descend pas
00:22:16au-dessous de 20 degrés
00:22:17la nuit
00:22:17c'est ça le plus embêtant
00:22:18et ça met évidemment
00:22:19à rude épreuve
00:22:20ce monde agricole
00:22:21les vaches donnent moins de lait
00:22:23les poules
00:22:23donnent moins d'œuf
00:22:25et puis les céréales
00:22:26les blés
00:22:27et les maïs
00:22:27poussent moins
00:22:28et toutes sortes de cultures
00:22:29je ne vous raconte pas
00:22:30les gens qui ont un potager
00:22:30qui est en train de partir
00:22:32en fumée c'est le cas de dire
00:22:33et quand ce n'est pas la mort
00:22:34qui frappe les élevages
00:22:35là aussi il y a eu
00:22:36d'immortalité énorme
00:22:37énorme exceptionnelle
00:22:38dans les élevages de volailles
00:22:39la Bretagne
00:22:39l'organisme qui est la sécanime
00:22:40qui s'occupe de l'écarissage
00:22:42aujourd'hui les animaux
00:22:43qui sont morts
00:22:44sont totalement
00:22:44la sécanime
00:22:45est totalement débordée
00:22:47on sait qu'il y a des endroits
00:22:47où on n'a plus de place
00:22:48pour mettre certaines personnes
00:22:49et là on n'a plus de place
00:22:50pour mettre les cadavres
00:22:52des animaux
00:22:52et donc voilà
00:22:54panique générale
00:22:55et appel
00:22:55appel au pouvoir public
00:22:57pour aider ces agriculteurs
00:22:58pourvu que surtout
00:22:59que la période
00:23:02on ne vous avait pas encore parlé
00:23:03de l'affaire Tabarro-Ciotti
00:23:05qui oppose donc
00:23:05le ministre des transports
00:23:07au maire de Nice
00:23:07l'affaire semblerait
00:23:08prendre une tournure hallucinante
00:23:09mais oui
00:23:10pourquoi diable
00:23:11Philippe Tabarro
00:23:12ministre des transports
00:23:13et frère
00:23:14frère d'une députée
00:23:16et l'air célèbre
00:23:16a-t-il menacé
00:23:18de faire disparaître
00:23:19le maire de Nice
00:23:20en lui envoyant
00:23:21les géorgiens
00:23:22la formule
00:23:22autrefois on envoyait quoi
00:23:24je t'envoie les gitans
00:23:24je t'envoie les chinois
00:23:25je t'envoie
00:23:25bon voilà
00:23:26tout ça se passe au canif
00:23:28il y avait Azurien
00:23:29des Tabarro
00:23:30le frère et la sœur
00:23:31donc l'ex-sénateur
00:23:33qui est devenu ministre
00:23:33et les députés
00:23:34voilà
00:23:35alors il y a une connexion
00:23:36qui semblerait caucasienne
00:23:37et Philippe Tabarro
00:23:39préside le groupe d'amitié
00:23:40France-Géorgie au Sénat
00:23:41avant qu'il devienne ministre
00:23:43et Michel siège
00:23:45dans un équivalent
00:23:45à l'Assemblée nationale
00:23:47donc le ton montre
00:23:48entre M. Ciotti
00:23:49entre le niçois
00:23:50et celui du canet
00:23:52bon il y a un problème
00:23:54c'est qu'il y a un intermédiaire
00:23:55qui s'appelle David Avaliani
00:23:56qui est un homme de confiance
00:23:58au passé
00:23:59plutôt trouble
00:24:00et c'est cet homme
00:24:02dont M. Tabarro
00:24:03menace
00:24:04menace d'utiliser
00:24:06contre M. Ciotti
00:24:07donc il y a un problème
00:24:08de chauffeur
00:24:09de garde du corps
00:24:09d'homme de confiance
00:24:10voilà
00:24:11la justice va peut-être
00:24:12mettre son nez
00:24:12ou sa police là-dedans
00:24:13c'est une révélation
00:24:14du canard enchaîné
00:24:14donc voilà
00:24:16on le croit
00:24:16mais il était étonnant
00:24:18en plus ils sont du même parti
00:24:19à l'origine
00:24:19maintenant voilà
00:24:21voilà
00:24:21c'est ce règlement de compte
00:24:23à Hockey Alpeu Maritime
00:24:24espérons que tout ça finira
00:24:26dans la négociation
00:24:27et dans la cordialité
00:24:30les chroniqueurs
00:24:31de l'émission quotidienne
00:24:32ont été choqués
00:24:32par les propos
00:24:33de Raphaël Arnaud
00:24:35ce dimanche
00:24:35ils sont allés les chercher
00:24:36place de la république
00:24:37je vais l'expliquer
00:24:38Perico justement
00:24:39c'est un grand moment de télé
00:24:41comme on dit
00:24:41je vous contextualise
00:24:42la scène
00:24:43qui a suscité l'émoi
00:24:44des chroniqueurs du quotidien
00:24:45vous savez donc dimanche
00:24:46la France Insoumise
00:24:47a obtenu l'autorisation
00:24:48de monopoliser
00:24:49la place de la république
00:24:50à Paris
00:24:50pour y organiser
00:24:51un meeting concert
00:24:52à l'occasion
00:24:53de la fête de la musique
00:24:54l'occasion pour le député
00:24:55Raphaël Arnaud
00:24:56de repainter le bout de son nez
00:24:57et de reprendre la parole
00:24:58en public
00:24:59on rappelle qu'il ne s'était
00:25:00plus très moussé
00:25:01devant les caméras
00:25:01depuis l'assassinat
00:25:02de Quentin de Ranck
00:25:03à Lyon le 14 février dernier
00:25:04et une équipe de quotidien
00:25:06est tombée sur lui
00:25:07et voilà par bribes
00:25:08ce que ça a donné
00:25:09pardon pour la qualité du son
00:25:10ça braillait fort derrière
00:25:11pourquoi c'est important
00:25:12de faire une fête
00:25:12de la musique
00:25:12ici à la place de la
00:25:13Paris
00:25:17ça ne vous dérange pas trop
00:25:18que ce soit complexe
00:25:19comme moi
00:25:19le quotidien
00:25:20vous avez parlé
00:25:20de la jeune garde
00:25:22l'anti-fasciste
00:25:23comme je l'ai toujours fait
00:25:24jeune garde
00:25:24pas jeune garde
00:25:25l'anti-fasciste
00:25:25ça sera toujours
00:25:26dans notre année
00:25:27ça ne vous dérange pas trop
00:25:28le quotidien
00:25:29donc la jeune garde
00:25:30reste fréquentable
00:25:30l'anti-fasciste
00:25:32reste fréquentable
00:25:33la jeune garde
00:25:33pas jeune garde
00:25:34encore une fois
00:25:36la dissolution
00:25:37d'anti-fascisme
00:25:38restera toujours fréquentable
00:25:39voilà vous entendez donc
00:25:40Raphaël Arnaud
00:25:41s'en prendre à quotidien
00:25:42notamment à Jean-Michel Apathy
00:25:44qui lui avait
00:25:44plusieurs fois consacré
00:25:46des chroniques à charge
00:25:47alors évidemment
00:25:47ça peut surprendre
00:25:48parce que quotidien
00:25:48a aussi été le plateau
00:25:49sur lesquels ont été tenus
00:25:51ses propos
00:25:52Marine
00:25:52victime
00:25:53comme CNews l'avait rappelé
00:25:54de racisme anti-blanc
00:25:56ce fléau
00:25:57qui touche
00:25:58d'après les chiffres
00:25:58de l'INSEE
00:25:59absolument personne
00:26:00à part Thomas
00:26:01tué à Crépaule
00:26:02par des gens
00:26:02qui venaient texto
00:26:03planter du blanc
00:26:04j'avais déjà cité
00:26:05plusieurs exemples récents ici
00:26:06donc on ne va pas s'y attarder
00:26:07Jean-Michel Apathy
00:26:08donc touché dans sa chair
00:26:09a répondu à Raphaël Arnaud
00:26:11sur le plateau de quotidien
00:26:12après avoir visionné
00:26:13cette séquence lunaire
00:26:14dans laquelle l'insoumis
00:26:15est à deux doigts
00:26:16de traité quotidien
00:26:16de fasciste
00:26:17non mais moi
00:26:18ça n'a pas l'air
00:26:18de peser sur sa conscience
00:26:21l'un de ses principaux
00:26:22collaborateurs
00:26:22à l'Assemblée nationale
00:26:24est directement impliqué
00:26:25dans la scène
00:26:27du meurtre
00:26:27je pense que c'est
00:26:29le qualificatif
00:26:29qu'il convient
00:26:31il est très à l'aise
00:26:32cet homme fait la loi
00:26:34à l'Assemblée nationale
00:26:35j'ai du mal
00:26:36à m'imaginer moi
00:26:38représenté par cet homme-là
00:26:39vraiment j'ai du mal
00:26:40et puis
00:26:41Jean-Luc Mélenchon
00:26:42espère être qualifié
00:26:43pour le second tour
00:26:44de l'élection présidentielle
00:26:45s'il pense que c'est
00:26:46en accueillant
00:26:49des gens comme
00:26:50Raphaël Arnaud
00:26:51qu'il va rassembler
00:26:5251% des Français
00:26:53à mon avis
00:26:54il se trompe
00:26:55et Jean-Luc Mélenchon
00:26:55le fait monter sur scène
00:26:56c'est pitoyable
00:26:57il fait le cake devant la caméra
00:26:58en traitant en plus
00:26:59les journalistes
00:26:59qu'il estime ne pas être
00:27:00de son côté
00:27:00de fasciste
00:27:01sans avoir effectivement
00:27:02un mot pour la famille
00:27:03de Quentin Duronc
00:27:04c'est pitoyable
00:27:05c'est pitoyable
00:27:06ça leur a fait mal
00:27:06attention
00:27:07un fasciste
00:27:08peut en cacher un autre
00:27:08voilà
00:27:09mais c'est curieux
00:27:09dans cet univers
00:27:10c'est curieux d'entendre ça
00:27:10sur le quotidien
00:27:11oui
00:27:13comme dit
00:27:13le funeste
00:27:14dans le film
00:27:16monsieur le commissaire
00:27:17c'est pas grave
00:27:17mais qui fasse ça
00:27:18entre eux
00:27:18mais qui fasse ça
00:27:19chez eux
00:27:19leur dispute
00:27:22la ville de Lyon
00:27:23va débaptiser une rue
00:27:24et la raison
00:27:25ne va pas vous surprendre
00:27:26oui
00:27:27l'exécutif écologiste
00:27:28de Lyon
00:27:29a décidé de débaptiser
00:27:30la rue Bugeau
00:27:31située dans le 6ème
00:27:32arrondissement de Lyon
00:27:33qui est un très bel arrondissement
00:27:34une décision critiquée
00:27:36évidemment par le maire
00:27:37de l'arrondissement
00:27:40dans les pas du comité
00:27:41histoire et mémoire
00:27:42dans la ville
00:27:42qui avait émis un avis positif
00:27:43pour débaptiser cette rue
00:27:45l'exécutif écologiste
00:27:46a fait le choix
00:27:47de modifier le nom de rue
00:27:48référence au maréchal de France
00:27:49général Bugeau
00:27:50qui était le conquérant
00:27:51de l'Algérie
00:27:51au 19ème siècle
00:27:53la maire disait
00:27:54nous allons faire un travail
00:27:55de présélection
00:27:56de nom de remplacement
00:27:57qui nous ont été proposés
00:27:58via les différentes concertations
00:27:59et qui sont maintenant
00:28:01dans la base de données
00:28:02de la ville de Lyon
00:28:03a expliqué Aline Guitart
00:28:04adjointe au maire de Lyon
00:28:05à nos confrères de tribune de Lyon
00:28:08de son côté
00:28:09le maire du 6ème
00:28:10Samuel Soulier
00:28:11ne décolère pas
00:28:12de ne pas avoir été prévenu
00:28:13personnellement par l'exécutif
00:28:14et il dit
00:28:15la démocratie à la lyonnaise
00:28:16veut que l'on apprenne
00:28:17les sujets qui concernent
00:28:18les arrondissements d'opposition
00:28:19par voie de presse
00:28:20pas d'information
00:28:21pas de discussion
00:28:22encore moins de débat
00:28:23ni avec le maire
00:28:24ni même avec les habitants
00:28:25du 6ème
00:28:25en particulier
00:28:26ceux de la rue Bugeau
00:28:29précise le maire
00:28:30de l'arrondissement
00:28:30l'an passé
00:28:31une pétition
00:28:32contre la débattisation
00:28:33de la rue
00:28:33avec un recueilli
00:28:342000 signatures
00:28:36alors ce que propose
00:28:37ce que propose le maire
00:28:38c'est de garder le nom
00:28:39rue Bugeau
00:28:40dans son orthographe
00:28:41et de renommer
00:28:41l'artère
00:28:42en hommage à Pierre Bugeau
00:28:43qui était le membre
00:28:44du comité national
00:28:45des prisonniers de guerre
00:28:45et comme dit
00:28:47Samuel Soulier
00:28:48ça aurait du sens
00:28:49et ça serait plus simple
00:28:50pour les habitants
00:28:50et entreprises
00:28:51de la rue
00:28:51qui n'auraient pas à faire
00:28:52toutes les démarches
00:28:53administratives
00:28:54de changement de nom
00:28:55on va voir si la raison gagne
00:28:56la municipale
00:28:57de l'été lyonnaise
00:28:57et si la rue Bugeau
00:28:58pourra continuer
00:28:59à sa petite Bugeau
00:29:01en remplaçant le maréchal
00:29:02par ce président
00:29:05du comité national
00:29:06des prisonniers de guerre
00:29:10c'est à moi encore
00:29:11c'est à vous
00:29:11oui c'est une influence
00:29:12française
00:29:13cette fois-ci
00:29:13qui cope d'un an de prison
00:29:14pour avoir accusé
00:29:16la police de corruption
00:29:17alors là vous vous dites
00:29:18c'est fou ce que la justice
00:29:19est devenue sévère en France
00:29:20en plus maintenant
00:29:21elle protège ses policiers
00:29:22c'est dingue
00:29:23et bah pas du tout
00:29:23la bonne blague
00:29:24ça se passe au Maroc
00:29:25parce qu'au Maroc
00:29:26si tu insultes les forces de l'ordre
00:29:27tu finis en tôle
00:29:28et c'est normal
00:29:29en France
00:29:29si tu t'insultes
00:29:30à un policier
00:29:30ou un gendarme
00:29:31tu peux recommencer le lendemain
00:29:32c'est ok
00:29:32c'était juste une petite tempête émotionnelle
00:29:34ça arrive à tout le monde
00:29:35pourtant ici
00:29:36l'outrage à agents de police
00:29:37est un délit
00:29:38puni d'un an d'emprisonnement
00:29:39et de 15 000 euros d'amende
00:29:40alors moi j'attends toujours
00:29:41de voir condamner
00:29:42certains élus LFI
00:29:43qui ont participé
00:29:44à des manifestations
00:29:44de lesquelles on entendait
00:29:45un bon flic est un flic mort
00:29:47ou police, violeur, assassin
00:29:48mais ça c'est dans un monde idéal
00:29:50ou au Maroc du coup
00:29:51bon mais écoutez
00:29:52je pense que l'épisode
00:29:53est à suivre
00:29:54en espérant qu'il n'y en ait pas d'autre
00:29:55et puis une nouvelle
00:29:56qui va en réjouir certains
00:29:57le principe d'autonomie de la Corse
00:29:59a été approuvé
00:30:00par l'Assemblée Nationale
00:30:01Oui les députés ont approuvé
00:30:02par 271 voix contre 202
00:30:04il y avait 437 votants
00:30:05une réforme constitutionnelle
00:30:07visant à accorder
00:30:08une autonomie au sein
00:30:09de la République
00:30:10à la Corse
00:30:11hier 23 juin
00:30:12cette perspective
00:30:13qui divise au sein
00:30:14de la classe politique
00:30:15doit désormais passer
00:30:16l'épreuve du Sénat
00:30:17c'est pas
00:30:17l'étape n'est pas terminée
00:30:18l'aboutissement du texte
00:30:19est très incertain
00:30:20et pourrait être percuté
00:30:21par l'élection présidentielle
00:30:22et puis sans oublier
00:30:23le Conseil constitutionnel
00:30:24qui aurait évidemment
00:30:25son mot à dire
00:30:25si les deux chambres
00:30:26s'accordent
00:30:27sur une version commune
00:30:28celle-ci devra ensuite
00:30:29réunir l'assentiment
00:30:30des trois cinquièmes
00:30:31des suffrages exprimés
00:30:32des parlementaires
00:30:33réunis en congrès
00:30:34à Versailles
00:30:34donc tous les députés
00:30:35et tous les sénateurs
00:30:37ce canton n'a d'ailleurs
00:30:38pas été atteint mardi
00:30:39mais cela n'entrave pas
00:30:40pour autant
00:30:40le stade de l'avancement
00:30:41du texte
00:30:41son adoption
00:30:42à l'Assemblée Nationale
00:30:43constitue une étape importante
00:30:45pour la Corse
00:30:46et pour notre démocratie
00:30:47c'est féliciter
00:30:48Madame Gattel
00:30:49qui est ministre
00:30:50de la décentralisation
00:30:51et quant à son collègue
00:30:52de la justice
00:30:53à la justice Gérald Darmanin
00:30:54il a salué sur X
00:30:56une promesse tenue
00:30:57parce que lui-même
00:30:58était au départ
00:30:58avec le président de la République
00:30:59à l'origine de ce projet
00:31:01oui c'est ce dernier
00:31:02qui était alors
00:31:03ministre de l'Intérieur
00:31:04qui avait été chargé
00:31:05à l'époque par Emmanuel Macron
00:31:06de mettre sur pied
00:31:07ce projet de loi
00:31:07pour mettre un terme
00:31:08aux violences provoquées
00:31:09par la mort en prison
00:31:10du militant indépendantiste
00:31:12Yvon Colonna
00:31:13évidemment à Ajaccio
00:31:14on se réjouit
00:31:14à Bastia aussi
00:31:16Gilles Simeoni
00:31:16c'est le combat de sa vie
00:31:18espérons que cette situation
00:31:20trouvera sa place
00:31:21dans le cadre de la République
00:31:22et qu'elle pourra
00:31:24appasir définitivement
00:31:25cette ville
00:31:26qui a besoin de sérénité
00:31:27et de vivre ensemble
00:31:28de façon apaisée
00:31:29Des policiers
00:31:30ont-ils été sommés
00:31:32de ne plus commettre
00:31:32d'interpellations
00:31:33jusqu'au 14 juillet
00:31:34pour permettre à la justice
00:31:36d'avancer sur ces dossiers
00:31:37de viol et d'agression sexuelle ?
00:31:39C'est ce qu'a révélé
00:31:40le canard enchaîné
00:31:40c'est ce que démentent
00:31:42certains syndicats
00:31:43on en parle dans un petit instant
00:31:44avec le délégué national
00:31:45du syndicat
00:31:46Unsa Police
00:31:47Rudy Mana
00:31:47N'hésitez pas à nous appeler
00:31:48à témoigner en direct
00:31:50sur Sud Radio
00:31:50au 0826 300 300
00:31:52à tout de suite
00:32:00Des policiers
00:32:01et des gendarmes
00:32:01sommés de ne plus
00:32:02encombrer la justice
00:32:03c'est ce qu'a révélé
00:32:04le canard enchaîné
00:32:05cette semaine
00:32:06pour permettre à la justice
00:32:07d'avancer
00:32:07sur ces dossiers en retard
00:32:08des policiers
00:32:09auraient reçu l'ordre
00:32:10de ne plus interpeller
00:32:11qui que ce soit
00:32:11jusqu'au 14 juillet
00:32:13une information démentie
00:32:14par plusieurs syndicats
00:32:15on fait le point
00:32:16avec le délégué national
00:32:17du syndicat Unsa Police
00:32:18Rudy Mana
00:32:18bonjour
00:32:19bonjour
00:32:20bonjour Rudy Mana
00:32:21merci d'être en direct
00:32:22avec nous sur Sud Radio
00:32:23Rudy Mana
00:32:24je vais y aller directement
00:32:26la justice
00:32:27n'a pas besoin
00:32:28de consigne du gouvernement
00:32:29pour limiter
00:32:30les incarcérations
00:32:31de gens
00:32:32qui ont commis
00:32:32des délits
00:32:33c'est un
00:32:33je citais encore
00:32:35l'autre jour
00:32:35l'affaire de ce gamin
00:32:36argentant sur creuse
00:32:37qui s'est fait tabasser
00:32:39torturer
00:32:39sequestrer
00:32:40qui s'est retiré
00:32:40avec 5 mois et demi
00:32:41exerci
00:32:42vous n'avez pas attendu
00:32:44vous n'avez pas attendu
00:32:44les consignes du gouvernement
00:32:46pour essayer
00:32:46de jouer
00:32:47votre rôle de policier
00:32:49et vous savez
00:32:49qu'ensuite
00:32:50la justice passe derrière vous
00:32:52et défait votre travail
00:32:53où est-ce qu'on en est
00:32:54aujourd'hui exactement
00:32:54d'abord un
00:32:55vous confirmez
00:32:56qu'il y a eu
00:32:57ces instructions
00:32:58ces indications
00:32:59où elles ne sont pas
00:32:59arrivées jusqu'à vous
00:33:00non pas du tout
00:33:01pas du tout
00:33:02pas du tout
00:33:02Péricault
00:33:03c'est pas pourquoi
00:33:04le canard achaîné
00:33:05a sorti de ça
00:33:06franchement je vous le dis
00:33:07pas du tout
00:33:08j'ai eu beaucoup de collègues
00:33:09qui se m'a fait encore
00:33:10au téléphone
00:33:10personne n'a eu
00:33:11ces consignes
00:33:11et je vais vous dire une chose
00:33:13si on avait ces consignes
00:33:14on ne les respecterait pas
00:33:15parce que
00:33:16un policier sur la voie publique
00:33:17vous imaginez bien
00:33:18que si je vois
00:33:19un délinquant
00:33:20arracher le sac d'une mamie
00:33:21je ne vais pas le laisser partir
00:33:23parce qu'on m'a donné
00:33:23comme consigne
00:33:24de ne pas l'attraper
00:33:25donc je vous le dis
00:33:26l'état ne le fera jamais
00:33:27l'administration police
00:33:28ne le fera jamais
00:33:29ce genre de choses
00:33:30et puis même les policiers
00:33:31si un jour ça devait arriver
00:33:33ils n'appliqueraient pas ça
00:33:34parce que quand on est policier
00:33:35on est là pour protéger
00:33:36tous les citoyens
00:33:37et si un délit
00:33:38est commis devant nous
00:33:40irrémédiablement
00:33:40on interpelle l'auteur
00:33:41et on le présente
00:33:42alors effectivement
00:33:42on a des problèmes aujourd'hui
00:33:49il faut
00:34:14et ensuite à l'Elysée
00:34:16c'est pas ça qui va jouer
00:34:17qu'à la rigueur
00:34:18avant une période électorale
00:34:19on ait vu
00:34:20le gouvernement
00:34:21assouplir
00:34:22certaines mesures
00:34:23de sanctions
00:34:24ou de répression
00:34:25par rapport à
00:34:26un enjeu électoral
00:34:27je veux bien
00:34:28et encore
00:34:28c'est de moins en moins vrai
00:34:29mais là concrètement
00:34:31il n'y aurait pas de raison
00:34:33malgré tout
00:34:33Rudy Manas
00:34:34c'est ce que je disais
00:34:35dans mon introduction
00:34:36à cette séquence
00:34:37la police peut s'estimer
00:34:39souvent insatisfaite
00:34:40de la façon dont les magistrats
00:34:41qui passent après vous
00:34:43et vous leur remettez des gens
00:34:44qui ont commis des délits
00:34:45ou des crimes
00:34:46et la justice
00:34:48n'est selon les valeurs républicaines
00:34:50ensuite il y a débat
00:34:50parce que la chose jugée
00:34:52c'est la chose jugée
00:34:52il y a quand même
00:34:53un énorme problème
00:34:54aujourd'hui Rudy Manas
00:34:55entre l'action
00:34:57d'ordre public
00:34:57de la police
00:34:58qui prend des risques
00:34:58qui se dévouent
00:34:59pour maintenir l'ordre public
00:35:00et des magistrats
00:35:01qui passent derrière
00:35:02en disant
00:35:02non c'est pas si grave
00:35:03il faut être plus souple
00:35:05ça c'est un vrai problème
00:35:06évidemment
00:35:07évidemment
00:35:07vous savez
00:35:08moi ça fait 31 ans
00:35:09que je fais ça
00:35:10je vous assure
00:35:10que je ne regarde plus du tout
00:35:11je ne regarde plus du tout
00:35:13les résultats derrière
00:35:13c'est terrible
00:35:14parce que si vous continuez
00:35:16à regarder
00:35:16ce qu'il en advient
00:35:18lorsque vous avez interpellé
00:35:19un individu
00:35:19et qu'il est présenté
00:35:21à un magistrat
00:35:21si vous continuez
00:35:22à regarder
00:35:23qu'il a été libéré
00:35:24qu'il est tout de suite dehors
00:35:26en fait
00:35:26vous ne faites plus rien derrière
00:35:27donc franchement
00:35:28je conseille à tous les jeunes policiers
00:35:30qui rentrent dans la boîte
00:35:31et que franchement
00:35:32qu'ils ne regardent pas ça
00:35:33qu'ils fassent leur métier
00:35:34qu'ils essayent d'interpeller
00:35:35ces voyous
00:35:36qui continuent
00:35:37à les mettre à disposition
00:35:38de la justice
00:35:39après effectivement
00:35:39on a toujours les mêmes problèmes
00:35:40les places de prison
00:35:41une justice
00:35:43qui a une énorme difficulté aussi
00:35:44il ne faut pas se voiler la face
00:35:45je crois que c'est la justice d'Europe
00:35:46par habitant
00:35:49où il y a le moins de l'argent
00:35:50donc en fait
00:35:50on a des problèmes
00:35:51qui existent
00:35:52depuis de nombreuses années
00:35:54on a eu un garde des sceaux
00:35:56pendant 8 ans
00:35:57franchement
00:35:57il n'a pas fait grand chose
00:35:58c'est vrai qu'on a un garde des sceaux
00:36:00qui quand même
00:36:00essaye de faire un peu évoluer
00:36:01la machine
00:36:02c'est Gérard Darmanin
00:36:03donc nous
00:36:04on espère juste
00:36:05qu'ils puissent travailler
00:36:06dans de meilleures conditions
00:36:07pour condamner
00:36:07mais quand on est fi
00:36:09qu'aujourd'hui
00:36:09je vous assure
00:36:09qu'il ne faut plus regarder
00:36:10ce genre de choses
00:36:11il faut interpeller
00:36:12mettre à disposition
00:36:14faire voir aux gens
00:36:14que la police
00:36:15elle est là sur le terrain
00:36:16qu'elle est là pour eux
00:36:17effectivement
00:36:17quand on voit
00:36:18que l'individu relâche
00:36:19le lendemain
00:36:19qu'on voit les victimes
00:36:20qui sont confrontés
00:36:21à nouveau à ces individus
00:36:22parce que nous
00:36:23on est sur le terrain
00:36:23et ils nous disent
00:36:24vous savez quoi monsieur
00:36:25je ne comprends pas
00:36:25vous l'avez interpellé hier
00:36:26c'est compliqué pour nous
00:36:27parce qu'on est au contact
00:36:29et ça il faut l'expliquer
00:36:33la justice et la police
00:36:36souffrent
00:36:37chacune d'elles
00:36:37à leur échelle
00:36:38en manque de moyens
00:36:40financiers
00:36:40c'est clair
00:36:41pour autant
00:36:42et malgré tout le respect
00:36:43que je porte aux magistrats
00:36:44ils ne prennent pas
00:36:44les mêmes risques
00:36:45et les mêmes responsabilités
00:36:47le policier
00:36:47il va à la confrontation
00:36:48il peut se trouver
00:36:49en situation
00:36:50où sa vie est menacée
00:36:51et beaucoup de vos confrères
00:36:52ont perdu leur vie
00:36:54en exerçant
00:36:55leur mission
00:36:55au nom de la république
00:36:57et de l'état de droit
00:36:58et quand on a derrière
00:36:59des magistrats
00:37:00qui vous expliquent
00:37:01je crois que pour l'affaire
00:37:02de ce jeune homme
00:37:03dont je vous ai parlé
00:37:04Argenton sur Creuse
00:37:05qui a scandalisé
00:37:06beaucoup de gens
00:37:07c'est comme c'était
00:37:08la première fois
00:37:08que c'était leur premier délit
00:37:09il faut être plus souple
00:37:11la première fois
00:37:11vous vous rendez compte
00:37:12l'image que ça donne
00:37:12et le message que ça envoie
00:37:14aux gens qui commettent
00:37:15ce genre de comportement
00:37:16mais allons-y carrément
00:37:17il n'y a pas de problème
00:37:17on sortira de toutes les façons
00:37:18ça vous révolte ça évidemment
00:37:20ah mais complètement
00:37:21moi ce qui me révolte
00:37:21vous l'avez bien dit
00:37:23tous ces collègues
00:37:23qui ont été laissés
00:37:24qui ont laissé leur vie
00:37:26pour la France
00:37:26parce que c'est pour la nation
00:37:27c'est pour la France
00:37:32ce qui nous rend
00:37:33complètement fous
00:37:34et nous avec le syndicat
00:37:35on milite pour ça
00:37:36vous savez quand un policier
00:37:37est agressé
00:37:38quand il est frappé
00:37:40il est violenté
00:37:41et qu'on interpelle
00:37:42l'auteur des faits
00:37:43et qu'il ne fait même pas
00:37:44une minute de prison
00:37:45ça on trouve ça
00:37:46absolument scandaleux
00:37:48et ça c'est pas possible
00:37:49dans un pays
00:37:50comme le nôtre aujourd'hui
00:37:51si vous agressez
00:37:52un policier
00:37:52un gendarme
00:37:53un professeur
00:37:54un pompier
00:37:55vous devez irrémédiablement
00:37:57aller en prison
00:37:57c'est pas possible aujourd'hui
00:37:59de relâcher ces individus
00:38:00parce que ça veut dire
00:38:01que ces mecs là
00:38:01ils ont insulté l'état
00:38:03ils ont frappé l'état
00:38:04et du coup
00:38:05ils ne le respectera plus jamais
00:38:07s'il ne fait pas
00:38:08une minute de prison
00:38:09c'est ça nous
00:38:09que nous voulons
00:38:11à tout prix
00:38:11parce qu'on doit respecter
00:38:12ces policiers
00:38:13toute cette digue républicaine
00:38:15on doit la respecter
00:38:16c'est pour ça
00:38:17que la France va si mal
00:38:18parce que malheureusement
00:38:19aujourd'hui
00:38:19il n'y a plus grand monde
00:38:20qui respecte
00:38:21cette digue républicaine
00:38:22et je l'ai souvent dit
00:38:23sur votre antenne
00:38:24vous savez
00:38:24cette digue républicaine
00:38:25elle explose
00:38:26c'est le pays
00:38:27qui va exploser
00:38:28donc il faut bien
00:38:29protéger ces agents
00:38:30j'espère que ça fera partie
00:38:31du thème principal
00:38:33de la prochaine campagne
00:38:34pour les présidentielles
00:38:35parce que c'est un enjeu
00:38:36maintenant absolument national
00:38:38et un enjeu vital
00:38:39donc il faut vraiment
00:38:40qu'on s'attelle à ça
00:38:41il faut qu'on protège
00:38:42ces agents de la nation
00:38:43ces infirmières
00:38:44qui souffrent énormément
00:38:45aussi dans les services
00:38:46d'urgence
00:38:47ces professeurs
00:38:48ces policiers
00:38:49ces pompiers
00:38:50c'est une priorité absolue
00:38:51et ça par contre
00:38:52ça nous rend fou de rage
00:38:54quand on interpelle
00:38:54un individu
00:38:55qui a agressé
00:38:56une infirmière
00:38:56aux urgences
00:38:57qui a agressé
00:38:58un policier
00:38:58qu'il est libéré
00:38:59deux jours ou trois jours
00:39:00après je vous assure
00:39:01ça nous rend dingue
00:39:02vous n'êtes pas étonné quand même
00:39:03Rudy Mana
00:39:04depuis le temps
00:39:05que ces affaires se succèdent
00:39:06et que l'on sent
00:39:07ce délitement
00:39:08du côté de la justice
00:39:09et cette exaspération
00:39:11du côté de la police
00:39:13que nos gouvernants
00:39:13l'exécutif
00:39:14les ministères
00:39:15de l'intérieur
00:39:16de la justice
00:39:16le premier ministre
00:39:18le président de la République
00:39:18ne prennent pas
00:39:19des positions fermes
00:39:20en disant
00:39:21s'il y a eu délit
00:39:22que la police est intervenue
00:39:23la justice doit passer
00:39:24on défend actuellement
00:39:26justement l'état de droit
00:39:27monsieur Bruno Rotaillot
00:39:29a dit
00:39:29il faudrait le repenser
00:39:30dans le sens de la rigueur
00:39:31mais l'état de droit
00:39:32c'est d'abord
00:39:33que quand la police sévit
00:39:34la justice suive
00:39:35or là on a l'impression
00:39:36que la justice
00:39:37est là pour corriger
00:39:38les excès de la police
00:39:40c'est tout à fait indigne
00:39:41une république comme la nôtre
00:39:42évidemment
00:39:43et puis vous avez bien vu
00:39:44cette affaire
00:39:45cette affaire dramatique
00:39:46de Liana
00:39:47les gendarmes
00:39:48ont été déplacés
00:39:50parce qu'ils ont fait une faute
00:39:51je ne crois pas
00:39:52qu'il y ait des gendarmes
00:39:52qui aient manifesté
00:39:53devant les gendarmeries
00:39:54par contre
00:39:55il y a un magistrat
00:39:56qui a été
00:39:58sanctionné
00:39:58par Jacques Darmanin
00:39:59il y a des magistrats
00:40:00qui sont allés manifester
00:40:02pour se plaindre
00:40:03du fait
00:40:03qu'elle a été sanctionnée
00:40:04je veux dire
00:40:05c'est plus possible tout ça
00:40:06on vit dans une société
00:40:07aujourd'hui
00:40:08où on doit rendre des comptes
00:40:09c'est la société actuelle
00:40:10les policiers
00:40:11rendent des comptes
00:40:11les professeurs
00:40:12rendent des comptes
00:40:12les gendarmes
00:40:13tout le monde
00:40:14rendent des comptes
00:40:15il n'y a pas de raison
00:40:15que les magistrats
00:40:16ne rendent pas
00:40:1895% des magistrats
00:40:19font leur travail
00:40:20remarquablement
00:40:21mais il y a aussi
00:40:22des brebis galeuses
00:40:23dans la magistrature
00:40:24comme il y a des brebis galeuses
00:40:25dans la police
00:40:25comme il y a des brebis galeuses
00:40:26dans tous les corps de métier
00:40:27et je crois qu'on doit
00:40:29rendre des comptes chacun
00:40:30parce que
00:40:30c'est important
00:40:31vis-à-vis du peuple de France
00:40:33de devoir rendre des comptes
00:40:34si on a fait une bêtise
00:40:35c'est comme ça
00:40:35que la société
00:40:36doit évoluer
00:40:38parce que
00:40:38les gens attendent
00:40:40des explications
00:40:41quand il y a un policier
00:40:42qui a fait une bêtise
00:40:43quand il y a un médecin
00:40:45qui a fait une bêtise
00:40:45quand il y a un magistrat
00:40:47qui a fait une bêtise
00:40:47ils doivent aussi
00:40:48s'y rendre compte
00:40:48c'est une réalité
00:40:49il faut qu'on aille vers ça
00:40:50sinon on n'y arrivera pas
00:40:52donc Murudimana
00:40:53vous considérez que
00:40:54s'il y a une inspection générale
00:40:55des services
00:40:56la célèbre IGS
00:40:57vous les appelez
00:40:58les bœufs-carottes
00:40:59qui vous guettent
00:40:59à la fuite
00:41:00à la moindre faute
00:41:01si vous avez tiré
00:41:01trop tôt, trop tard
00:41:02s'il y a eu
00:41:03et bien pourquoi
00:41:03il n'y aurait pas
00:41:05une IGJ
00:41:07inspection générale
00:41:07de la justice
00:41:08ou des magistrats
00:41:09qui sont obtenus
00:41:10par des protocoles
00:41:11très précis
00:41:11encore plus
00:41:12parce qu'ils appliquent la loi
00:41:13ils ont un rôle essentiel
00:41:14ils sont une autorité judiciaire
00:41:15c'est pas le pouvoir judiciaire
00:41:16bien sûr qu'il faudrait
00:41:17un comité de contrôle
00:41:18alors ils ont le conseil supérieur
00:41:19de la magistrature
00:41:20qui est là
00:41:21mais souvent qui les protège
00:41:22c'est quelque chose
00:41:23qu'on peut envisager ça ou non
00:41:25une autorité
00:41:26régulant le comportement
00:41:27des magistrats
00:41:29évidemment
00:41:29qu'on doit pouvoir l'envisager
00:41:31je crois que le gardé
00:41:33soin actuel
00:41:33a envie d'envisager
00:41:35aussi ce genre de choses
00:41:35il a évidé
00:41:37il a émis l'idée
00:41:38et je crois qu'il faut
00:41:39faire évoluer
00:41:40franchement
00:41:41on a affaire à des magistrats
00:41:42ils font un travail remarquable
00:41:44mais vraiment
00:41:44pour une grosse majorité
00:41:45ils sont débordés
00:41:46c'est une réalité
00:41:47mais il y en a aussi
00:41:48chez eux
00:41:49qui font des conneries
00:41:50qui font des bêtises
00:41:51il faut qu'ils soient
00:41:52en capacité
00:41:53de rendre des comptes
00:41:54devant le peuple
00:41:55parce qu'après tout
00:41:56ils sont là
00:41:56pour protéger le peuple
00:41:57ils ont un pouvoir énorme
00:41:59surtout
00:41:59ils peuvent décider
00:42:00d'envoyer ou pas
00:42:01les gens en prison
00:42:01vous rendez compte
00:42:02bien sûr
00:42:03nous sommes des gardiens
00:42:04de la paix
00:42:04nous
00:42:05on garantit la paix du peuple
00:42:07les magistrats
00:42:07ils sont là
00:42:08pour protéger le peuple
00:42:09à travers les sanctions
00:42:09qu'ils vont donner
00:42:11suite aux interpellations
00:42:12qu'on fait
00:42:12des forces de l'ordre
00:42:13donc je crois que
00:42:14s'ils font une bêtise
00:42:16en relâchant un individu
00:42:18en donnant des dossiers
00:42:19à des gens
00:42:19qui ne sont pas
00:42:20en mesure
00:42:21de faire ces dossiers
00:42:22sur des affaires graves
00:42:23et bien
00:42:23il faut qu'ils soient
00:42:24en capacité
00:42:24de rendre des comptes
00:42:25et ça je pense
00:42:26que la société
00:42:27ira dans le bon sens
00:42:27si on arrive à ça
00:42:30Rudi Mana
00:42:30est-ce que vous considérez
00:42:31aujourd'hui
00:42:32très sobrement
00:42:33et j'allais dire
00:42:34très sereinement
00:42:36qu'il y a en France
00:42:37des gens
00:42:37qui sont morts
00:42:39parce que les gens
00:42:40qui les ont tués
00:42:41auraient dû être en prison
00:42:43évidemment
00:42:44je ne vais pas vous dire
00:42:45le contraire
00:42:46vous savez
00:42:46on a eu beaucoup d'affaires
00:42:47on a eu
00:42:49de mémoire aux Jeux Olympiques
00:42:50un individu
00:42:51qui avait été relâché
00:42:52parce qu'il avait été
00:42:53reconnu irresponsable pénalement
00:42:54alors là
00:42:55ce n'est pas les magistrats
00:42:55c'est un expert psychiatre
00:42:57qui avait dit
00:42:58qu'il pouvait revenir
00:42:59sur la voie publique
00:43:00il sort
00:43:00il va à la gare de l'Est
00:43:01de mémoire
00:43:02ou à la gare du Nord
00:43:03et il plante un couteau
00:43:04dans le dos d'un militaire
00:43:05donc si vous voulez
00:43:06eux aussi
00:43:06ils doivent rendre des comptes
00:43:07parce que c'est trop facile
00:43:08de dire
00:43:08ben non
00:43:08moi j'ai l'impression
00:43:09que l'individu
00:43:09il n'est pas si fou que ça
00:43:10il sort
00:43:11demi-heure après
00:43:12il plante un militaire
00:43:13donc évidemment
00:43:15que ça arrive
00:43:17ça arrive toujours
00:43:18et ça arrivera encore
00:43:19et on doit le limiter
00:43:21au maximum
00:43:22ce genre de choses
00:43:22ce n'est pas possible
00:43:23et puis pour les victimes
00:43:24vous imaginez
00:43:25quand vous avez été victime
00:43:26d'un individu
00:43:27qui a été relâché
00:43:28alors qu'il avait déjà commis
00:43:29des atrocités avant
00:43:31mais c'est terrible
00:43:32pour la famille
00:43:32c'est terrible pour les familles
00:43:33espérons que la classe politique
00:43:35prendra la mesure
00:43:36à sa juste proportion
00:43:37et surtout
00:43:38prendra les mesures
00:43:39courageuses
00:43:39et nécessaires qu'il faut
00:43:40pour que justice et police
00:43:42puissent être
00:43:42à même d'appliquer
00:43:44l'ordre républicain
00:43:44et l'état de droit
00:43:45merci Rudy Mana
00:43:46d'avoir été avec nous
00:43:47sur Sud Radio
00:43:47je vous dis à très bientôt
00:43:48parce qu'on aura évidemment
00:43:49l'occasion d'en reparler
00:43:50vous restez avec nous
00:43:51sur Sud Radio
00:43:52parce que je vais recevoir
00:43:53un personnage
00:43:54une personnalité
00:43:55il s'agit de
00:43:56Willy Schran
00:43:57président de la Fédération Nationale
00:43:58des Chasseurs
00:43:59grand défenseur
00:44:00des authenticités françaises
00:44:02voilà
00:44:03c'est l'homme
00:44:04qui défend la ruralité
00:44:05les terroirs
00:44:06les paysages
00:44:07les traditions
00:44:07tout ce qui fait
00:44:08l'âme de la France
00:44:09et nous allons discuter
00:44:10avec lui pendant
00:44:10une heure
00:44:11bien entendu
00:44:12on va parler de
00:44:12cette tragédie climatique
00:44:14qui met nos territoires
00:44:15et nos agriculteurs
00:44:16dans la souffrance
00:44:18midi 14h
00:44:19Sud Radio
00:44:20la France dans tous ses états
00:44:23le face à face
00:44:25vous êtes bien sur Sud Radio
00:44:26en ce marquis
00:44:2724 juin
00:44:292026
00:44:30la France dans tous ses états
00:44:31je reçois une
00:44:32à la fin
00:44:33un personnage
00:44:33une personnalité
00:44:34il s'agit de
00:44:35Willy Schran
00:44:35président de la Fédération Nationale
00:44:38des Chasseurs
00:44:38donc grand défenseur
00:44:40des authenticités françaises
00:44:41il défend avec nous
00:44:42sur Sud Radio
00:44:43il nous défend
00:44:44la ruralité
00:44:44bien sûr
00:44:45les terroirs
00:44:46les paysages
00:44:46les traditions
00:44:47tout ce qui fait l'âme
00:44:48de la France
00:44:49on est dans une situation
00:44:50particulière
00:44:51parce que cette France
00:44:51que nous aimons
00:44:52cette France périphérique
00:44:53dont parle Christophe Guilly
00:44:54et Jérôme Fourquet
00:44:55elle est confrontée
00:44:56elle aussi
00:44:57à la canicule
00:44:58et Willy Schran
00:45:00est quelqu'un
00:45:00qui s'est battu
00:45:01alors j'aime bien dire
00:45:03que c'est un flamand
00:45:03c'est un gars du Nord
00:45:04mais des Flandres françaises
00:45:06il y a une Flandre française
00:45:07avec une identité
00:45:07un passé et une culture
00:45:09et c'est très bien
00:45:10de se dire flamand
00:45:11nous avons des gens
00:45:12qui nous écoutent
00:45:12qui viennent du Kersi
00:45:14du Juve aux Dents
00:45:14du Loraguet
00:45:15de la Tirache
00:45:16de toutes ces contrées
00:45:18qui ne sont pas
00:45:18des non départements
00:45:19et qui font l'âme
00:45:20de la France éternelle
00:45:21de la France profonde
00:45:22de la France réelle
00:45:22voilà
00:45:23première question
00:45:24Willy Schran
00:45:24pour vous remercier d'abord
00:45:25d'être là avec nous
00:45:27on s'était parlé
00:45:28au salon de la chasse
00:45:31au Game Fair
00:45:32de la mode Beuvron
00:45:33en deux fois
00:45:34et puis j'avais compris
00:45:35qu'on ne s'était pas tout dit
00:45:36et c'est pour ça
00:45:37que je voulais absolument
00:45:37vous revenir
00:45:38je crois qu'on pourrait faire
00:45:39encore 5 ou 6 émissions
00:45:40vous aurez toujours des choses
00:45:41à mon avis assez fortes
00:45:43et des idées assez symboliques
00:45:44à nous transmettre
00:45:46je vous pose une question
00:45:46toute bête
00:45:48toute bête
00:45:48toute con je me permets
00:45:50comment se porte la France
00:45:52que vous aimez
00:45:53et qu'est-ce qu'il en reste ?
00:45:55alors bonjour Perico
00:45:56elle se porte mal
00:45:57cette France
00:45:58celle que j'aime
00:46:00j'ai l'impression
00:46:01qu'elle est en train
00:46:01de fondre
00:46:02comme neige au soleil
00:46:04c'est un peu d'actualité
00:46:04aujourd'hui
00:46:06je ne m'y retrouve plus
00:46:07je m'y sens mal
00:46:08il y a pas mal de gens
00:46:09qui trouvent aujourd'hui
00:46:10des mots pour expliquer
00:46:11qu'il y a des gens
00:46:12qui ne vivent peut-être
00:46:13pas bien dans ce pays
00:46:13moi je fais simplement partie
00:46:15de
00:46:16sans parler de couleurs
00:46:17sans parler de religion
00:46:19être français en France
00:46:20aujourd'hui c'est dur
00:46:21tout simplement
00:46:22et si on est un peu
00:46:23du monde rural
00:46:24c'est encore plus dur
00:46:25et si on porte des valeurs
00:46:26non seulement c'est dur
00:46:27et en plus on a l'impression
00:46:28d'être marginalisé
00:46:29je vais même vous dire un truc
00:46:30je suis fou amoureux
00:46:31de mon pays depuis toujours
00:46:33de ces terroirs
00:46:34que vous venez de citer
00:46:35de cette France profonde
00:46:37et je me pose
00:46:38pour la première fois
00:46:39de ma vie la question
00:46:40est-ce que je finirais
00:46:41ma vie dans ce pays
00:46:42ben j'en suis même pas sûr
00:46:44aujourd'hui
00:46:44ce qui est incroyable
00:46:45j'avais du mal
00:46:46à partir en vacances
00:46:47il y a encore quelques années
00:46:48tellement que j'étais amoureux
00:46:49de mon terrain
00:46:49de mon village
00:46:50de mon clocher
00:46:51de mon église
00:46:51de mes traditions
00:46:52de mes passions
00:46:54et aujourd'hui
00:46:54je me pose la question
00:46:55et je le dis honnêtement
00:46:56et je le dis régulièrement maintenant
00:46:58est-ce que je finirais
00:46:59ma vie en France
00:47:00je n'en suis pas sûr
00:47:01que vous disiez ça
00:47:03je considère ça
00:47:05symboliquement
00:47:06comme un drame
00:47:07je suis tellement
00:47:08mis sous pression
00:47:09j'ai tellement l'impression
00:47:10d'être un alien
00:47:10un monstre
00:47:11une ordure
00:47:12un salaud
00:47:13dans ce que j'aime
00:47:14dans ce que je vis
00:47:14dans ce que je mange
00:47:16dans mes passions
00:47:16dans mes héritages
00:47:18dans mes choix politiques
00:47:19sociaux
00:47:20économiques
00:47:21voilà je me dis
00:47:22mais est-ce que ce pays
00:47:23est-ce que je pourrais
00:47:25mourir encore
00:47:26dans ce pays aujourd'hui
00:47:26je n'en suis pas sûr
00:47:27qu'est-ce qui s'est passé
00:47:28je fais souvent cette métaphore
00:47:30vous savez Napoléon interpelle
00:47:31les gens du directoire
00:47:32le jour du Zidomère
00:47:33qu'avez-vous fait de cette France
00:47:35que je vous avais laissée
00:47:36si brillante
00:47:36le général de Gaulle reviendrait
00:47:38il est parti en 70
00:47:40il dirait à la classe politique
00:47:41qui nous gouverne
00:47:42depuis 50 ans
00:47:43qu'avez-vous fait de cette France
00:47:45que je vous avais laissée
00:47:46si brillante
00:47:47qu'est-ce qu'on lui répond
00:47:48la première chose
00:47:49de mon politique
00:47:51a dramatiquement
00:47:53oublié quelque chose
00:47:53le plus important
00:47:55c'est pas de gagner l'élection
00:47:56c'est de la gagner
00:47:57avec ses convictions
00:47:58et aujourd'hui
00:47:59on a un tel amour
00:48:00de la réussite dans tout
00:48:01au niveau politique
00:48:02c'est qu'à un moment
00:48:03on veut tellement étreindre
00:48:04toutes les classes possibles
00:48:05de la société
00:48:06et tous ceux qui votent
00:48:07à un moment
00:48:07vous voulez tellement aimer
00:48:09tout le monde
00:48:09en fin de compte
00:48:10que vous ne vous aimez
00:48:11même plus vous-même
00:48:11et que vous n'aimez même plus
00:48:13le pays
00:48:13que vous devriez représenter
00:48:15c'est-à-dire
00:48:15vous voulez faire plaisir
00:48:16à tout le monde
00:48:16les réseaux sociaux
00:48:17ont été un drame
00:48:18dans ce domaine
00:48:18en fin de compte
00:48:19des gens qui ont des convictions
00:48:20moi je ne fais pas de politique
00:48:22voilà vous me connaissez
00:48:23quand j'ai envie de dire
00:48:24quelque chose
00:48:24je le dis
00:48:25le jour où on retrouvera
00:48:26des gens
00:48:27qui diront des choses
00:48:28simplement ce qu'ils pensent
00:48:29et qui l'assumeront
00:48:30oui j'aime pas ça
00:48:31ou je veux ça
00:48:32et je reste sur mes positions
00:48:34et c'est comme ça
00:48:35que je vois ma vie
00:48:35moi je voterai pour celui-là
00:48:36et à la rigueur
00:48:37même si ce n'est pas
00:48:38tout à fait ce que je veux
00:48:39au moins je dirais
00:48:40quelqu'un qui a des convictions
00:48:41est-ce que vous trouvez
00:48:42aujourd'hui que le monde politique
00:48:42peut-être pas tout le monde
00:48:43mais ils ont une grande majorité
00:48:44est-ce qu'ils ont des convictions
00:48:45on a tellement peur
00:48:47de vexer quelqu'un
00:48:47on a tellement peur
00:48:49d'être accusé de quelque chose
00:48:50on ne peut pas dire
00:48:50attention à cela
00:48:51entre les couleurs
00:48:52entre les religions
00:48:53entre les jorisines sociales
00:48:55mais c'est devenu du délire
00:48:56donc politiquement
00:48:58ça ne veut plus rien dire
00:48:59ce qui a multiplié d'ailleurs
00:49:00les solutions politiques
00:49:01à un moment
00:49:01il y a tellement de nuances possibles
00:49:03maintenant dans tout ça
00:49:03on s'y perd
00:49:04la politique
00:49:05je vais même dire
00:49:06un deuxième truc
00:49:07mais comme beaucoup de français
00:49:09les gens ne le disent peut-être pas
00:49:10ou n'osent peut-être pas le dire
00:49:11elle me dégoûte
00:49:13je ne l'écoute même plus
00:49:15moi qui ai tellement aimé ça
00:49:16moi qui ai tellement été passionné
00:49:18de politique
00:49:19j'adore le débat politique
00:49:21j'aime la politique
00:49:22j'aime ses convictions
00:49:23il n'y en a même plus
00:49:25je m'ennuie à les écouter
00:49:26ils me fatiguent
00:49:28il y en a tellement peu
00:49:29qui me font encore rêver
00:49:30il y en a quelques-uns peut-être
00:49:31mais ils sont tellement rares
00:49:33donc une fois que vous n'aimez plus la politique
00:49:34et après il y a quoi ?
00:49:35il y a l'administration
00:49:36on a donné à des technos
00:49:38on a mis nos vies
00:49:39dans les mains d'une bande de technos
00:49:41et combien de fois je l'ai dit
00:49:43il n'y a rien de plus dangereux
00:49:43qu'un mec
00:49:45quelque part dans un bureau
00:49:46devant un ordinateur
00:49:46et qui est payé pour avoir des idées
00:49:48ce mec là
00:49:49c'est la gangrène
00:49:50de tout ce que nous sommes nous
00:49:51il doit avoir des idées
00:49:52donc c'est des normes
00:49:53donc c'est des règles
00:49:54donc c'est des lois
00:49:55qui viennent s'ajouter
00:49:56et au bout de ce goulot d'étranglement
00:49:58il y a quoi ?
00:49:59il y a des gens comme vous et moi
00:50:01et à un moment il dit
00:50:01mais comment je vis encore dans tout ça ?
00:50:04gagner de l'argent en France ?
00:50:05mais t'es un salaud quand t'es riche
00:50:06on entend que ça tous les jours
00:50:08voilà
00:50:09t'as des convictions rurales
00:50:11tu bouffes de la viande
00:50:12tu bois un verre de vin
00:50:13t'aimes ton terroir
00:50:15ce matin j'ai écouté
00:50:16il y a un mec qui expliquait
00:50:17à la télévision
00:50:18pendant 10 minutes
00:50:19qu'il fallait surtout
00:50:20pas boire une bière
00:50:21mais la bière
00:50:22quand il fait chaud au perico
00:50:23c'est la meilleure de la journée
00:50:24mais c'est celle-là qu'on est
00:50:26mais c'est qui ces gens
00:50:27qui viennent m'expliquer
00:50:28me donner une leçon de vie
00:50:29à m'expliquer à moi
00:50:30devant mon poste de télévision
00:50:31à 6h et quelques
00:50:32que je dois même pas boire de bière
00:50:34parce que c'est mal
00:50:35de boire une bière
00:50:35puis après il y a le mec
00:50:36qui m'expliquait
00:50:36que c'est mal la climatisation
00:50:38on est tous en train
00:50:38de crever de chaud
00:50:39et il y a un mec
00:50:40qui te fait une leçon
00:50:41mais perico
00:50:42vous les entendez
00:50:43les leçons tous les jours
00:50:44les leçons de vie
00:50:46le mec
00:50:46on nous explique
00:50:47tous les jours
00:50:49comment on doit vivre
00:50:50Willy Schrad
00:50:50j'ai écouté hier
00:50:51une émission
00:50:51de France Inter
00:50:53de 1964
00:50:54avec un médecin
00:50:55qui était à Lille
00:50:56chez vous
00:50:57parce que 1964
00:50:58a été une année très chaude
00:50:59ils étaient horrifiés
00:51:00ils avaient 36 degrés
00:51:01dans la ville
00:51:01et il disait
00:51:03le médecin
00:51:04faut boire de la bière
00:51:05pas trop
00:51:06allez
00:51:07pas plus de 10
00:51:08pas plus de 10 shops
00:51:09mais ça peut faire
00:51:10ça peut pas faire du mal
00:51:11alors évidemment
00:51:11le commentateur actuel
00:51:13vous vous rendez compte
00:51:14c'était un médecin le mec
00:51:16voilà
00:51:16et je pense pas
00:51:17qu'on soit mort à l'époque
00:51:18alors on va pas défendre l'alcoolisme
00:51:21mais enfin voilà
00:51:22quand il fait chaud
00:51:23non mais ça fait partie de la vie
00:51:24un bon vin
00:51:24une bonne bière
00:51:25il faut arrêter
00:51:26et puis
00:51:26qu'on nous laisse simplement choisir
00:51:28moi j'ai pas besoin
00:51:29qu'on me donne des règles
00:51:30sur la quantité de vin
00:51:31de bière ou de viande
00:51:32que je veux boire ou manger
00:51:33je veux la liberté
00:51:35c'est ma liberté
00:51:36qu'on m'enlève aujourd'hui
00:51:37je ne suis plus un homme libre
00:51:38dans ce pays
00:51:38libre de choisir
00:51:40ni d'avoir des passions libres
00:51:41simplement d'avoir des goûts
00:51:42et je me prends une leçon
00:51:44d'écologie
00:51:44je me prends une leçon
00:51:46alimentaire
00:51:47en permanence
00:51:48à la télévision
00:51:49et partout
00:51:49j'en ai marre
00:51:50de ces donneurs de leçons
00:51:51ça m'emmerde
00:51:52qu'on me foute la paix
00:51:54qu'on me laisse
00:51:55choisir ma vie
00:51:55moi je veux être un homme libre
00:51:56et bien la liberté
00:51:57aujourd'hui en France
00:51:58je suis en train de la perdre
00:51:59ma liberté je la perds
00:52:00Mouilly Schran
00:52:01est-ce que la République
00:52:03a conservé
00:52:03ou se donnent les moyens
00:52:04d'aimer la France
00:52:05à l'école
00:52:06dans nos institutions
00:52:07à travers tout ce qui fait
00:52:08fonctionner ce pays
00:52:09le besoin c'est d'aimer la France
00:52:11quand on est en France
00:52:12déjà de s'y sentir bien
00:52:13de s'y sentir chez soi
00:52:14ceux qui viennent de loin
00:52:16jusqu'à présent
00:52:17sont venus pour être français
00:52:18ils étaient fiers de l'être
00:52:18ils prenaient des prénoms français
00:52:20aujourd'hui on a l'impression
00:52:21que la doxa
00:52:23la doxa sociétale
00:52:24plutôt d'une gauche bien pensante
00:52:26c'est de dire
00:52:27non non non non
00:52:27ne vous intégrez pas
00:52:29ne vous assimilez pas
00:52:30gardez vos origines
00:52:31c'est à nous
00:52:32c'est à nous
00:52:33à nous adapter
00:52:33à votre différence
00:52:34et on appellerait ça
00:52:35la nouvelle France
00:52:36c'est ça qu'on nous promet
00:52:37mais c'est dans tout
00:52:38Péricault ce que vous dites là
00:52:39c'est la République
00:52:40c'est un cadre
00:52:41qui doit être immuable
00:52:42et immortel
00:52:43c'est pas lui de bouger
00:52:44on y rentre
00:52:45ou on n'y rentre pas
00:52:46mais c'est pareil
00:52:47pour tout le reste
00:52:48on y viendra peut-être
00:52:49des problèmes de chaleur actuelle
00:52:51ce genre de choses
00:52:51voilà
00:52:52aujourd'hui
00:52:53il y a des gens qui disent
00:52:54non
00:52:54la République doit s'adapter
00:52:56la République ne peut pas s'adapter
00:52:58elle peut s'adapter
00:52:59dans un programme démocratique
00:53:00dans une expression politique
00:53:02et je l'entends
00:53:02mais pas sur des valeurs
00:53:04quand on touche
00:53:05on ne peut pas modifier
00:53:06le cadre des valeurs
00:53:07si on modifie le cadre des valeurs
00:53:09c'est le début de la chien-vie
00:53:10vous dites que ce n'est pas négociable
00:53:12ce n'est pas négociable
00:53:13il y a des valeurs républicaines
00:53:16générales
00:53:16qu'elles soient d'intégration
00:53:17ou même pour des tas de choses
00:53:18pour des gens qui vivent ici
00:53:19il y a des valeurs
00:53:21et on ne doit jamais adapter
00:53:23ces valeurs
00:53:23à la volonté
00:53:24vous savez c'est tellement plus facile
00:53:26de descendre
00:53:26que de monter un escalier
00:53:27mais c'est exactement ça
00:53:29alors on baisse le niveau
00:53:30on abaisse
00:53:31je dirais les clés d'entrée
00:53:32les valeurs
00:53:33le socle intégral
00:53:34est remis en cause sans arrêt
00:53:35est affaibli en permanence
00:53:36et à un moment
00:53:37comment on le redresse ce pays
00:53:38comment on revient
00:53:40initialement
00:53:40à ce que nous avions
00:53:41ça va être terriblement compliqué
00:53:43le nord a été une terre d'échange
00:53:45de mélange
00:53:46de rencontres
00:53:46on peut parler de toutes les nationalités
00:53:48les polonais en particulier
00:53:49pour la mine
00:53:50ils se sont intégrés
00:53:51ils sont devenus des français
00:53:52heureux
00:53:52je ne parle pas intégrés
00:53:53des français heureux
00:53:54pourquoi ils sont venus Perico ?
00:53:55parce qu'il y avait peut-être du travail
00:53:57mais il y avait des valeurs
00:53:58la France était un modèle
00:54:00la France était un exemple
00:54:01c'était pas le bordel
00:54:03c'était pas la chien-lis
00:54:04c'était pas le foutoir
00:54:05c'était la garantie
00:54:06d'avoir une vie
00:54:07d'avoir un cadre
00:54:07d'avoir des enfants
00:54:08qui seraient peut-être mieux ici
00:54:09qu'ils n'auraient été ailleurs
00:54:10il y avait plein de choses comme ça
00:54:12aujourd'hui non
00:54:13aujourd'hui je ne retrouve pas tout ça
00:54:15je suis avec Willy Schran
00:54:17vous êtes sur Sud Radio
00:54:18je reçois Willy Schran
00:54:20grand défenseur des authenticités
00:54:21président de la Fédération Nationale
00:54:23des Chasseurs
00:54:24vous pouvez l'appeler au 0826 300 300
00:54:27je sais qu'il a envie de discuter avec vous
00:54:29parce que je sais que derrière l'antenne
00:54:32il y a des milliers
00:54:33des centaines de milliers
00:54:34peut-être des millions de gens
00:54:36qui partagent ce qui est en train d'être dit
00:54:38dans ce studio
00:54:39défendre nos valeurs
00:54:40notre identité
00:54:41c'est pas du racisme
00:54:42c'est pas de la xénophobie
00:54:44et Willy Schran parle avec son coeur
00:54:45il parle avec sa passion
00:54:46et bien entendu que cet échange
00:54:48est en plein dans une actualité
00:54:50où on a du mal à savoir
00:54:51ce qu'est être français
00:54:52et comment rester français
00:54:540826 300 300
00:54:55c'est le numéro de la vérité
00:54:57parce qu'ici c'est le Parlons Vrai
00:54:58à tout de suite sur Sud Radio
00:55:00Sud Radio
00:55:01la France dans tous ses états
00:55:03Péricault Légas
00:55:05vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:07la radio du Parlons Vrai
00:55:08je sais que vous avez
00:55:09vous avez chaud
00:55:10je vous ai dit
00:55:10appelez-nous si vous avez
00:55:12des situations
00:55:13à nous décrire
00:55:14on a besoin de votre témoignage
00:55:16vous avez des gens peut-être
00:55:17qui sont dans les hôpitaux
00:55:18ou dans des écoles
00:55:18de la famille
00:55:19et je suis avec Willy Schran
00:55:21le climat est chaud aussi
00:55:23sur ce plateau
00:55:24parce que
00:55:24Willy Schran est en colère
00:55:26il est à l'effort en colère
00:55:27il est peiné
00:55:28parce que la France
00:55:29qu'il aime
00:55:29la France en laquelle il croit
00:55:31la France à laquelle il a tout donné
00:55:32est quelque part en train de s'éditer
00:55:34de la faute de ceux
00:55:35à qui on a donné le pouvoir
00:55:37à qui on a fait confiance
00:55:38Willy Schran
00:55:39ça peut se finir comment ?
00:55:41si les uns et les autres
00:55:42ne prennent pas la responsabilité
00:55:44si la République
00:55:45ne redevient pas républicaine
00:55:46si l'état de droit
00:55:47ne dit plus le droit
00:55:48si la justice
00:55:49ne rend plus la justice
00:55:50et si la police
00:55:50ne peut plus faire ce travail
00:55:52qu'est-ce qui risque d'arriver
00:55:53dans ce pays ?
00:55:54je crois qu'à un moment
00:55:55ce qui risque d'arriver
00:55:55c'est quand les braves gens
00:55:58dont je fais partie
00:55:59des gens qu'on n'entend pas jamais
00:56:01qui vont au boulot
00:56:03qui refont un peu le monde
00:56:04le dimanche midi
00:56:05en famille à l'apéro
00:56:06mais ça s'arrête là
00:56:07et le lundi matin
00:56:08on a oublié
00:56:08c'est quand ces gens-là
00:56:09vont vraiment se fâcher
00:56:10et là on risque d'être
00:56:11dans un vrai climat
00:56:13un moment d'insécurité générale
00:56:16de guerre civile
00:56:17je pèse mes mots
00:56:18mais on en est
00:56:19vraiment très proches
00:56:21il y a déjà beaucoup
00:56:22de nommants en slant
00:56:23dans ce pays
00:56:23on le sait
00:56:23il y a beaucoup d'endroits
00:56:25et j'ai vraiment une pensée
00:56:26pour les forces de police
00:56:27et de gendarmerie
00:56:28qui font tout ce qu'elles peuvent
00:56:29qui font un boulot formidable
00:56:30mais elles mieux que personne
00:56:32savent à quel point
00:56:32on est à deux doigts
00:56:33de l'explosion
00:56:34je ne parle pas
00:56:35des banlieues chaudes
00:56:36je le redis
00:56:37il y a un moment
00:56:38il y a des villages
00:56:39qui se fâcheront
00:56:39des gens qui habitent
00:56:40dans les campagnes
00:56:41qui se fâcheront
00:56:41et la vraie révolution
00:56:42elle vient toujours de là
00:56:43quand eux ils mettent en route
00:56:44on y est
00:56:45et ça risque d'arriver
00:56:47le vrai danger
00:56:48qui peut sortir de ça
00:56:49c'est que
00:56:49je sais qu'il y a des gens
00:56:50je pense à
00:56:51des garçons comme Mélenchon
00:56:53qui attendent ce moment-là
00:56:54qui attendent
00:56:54que tout explose
00:56:56pour essayer
00:56:57de prendre en main ce pays
00:56:58pour le plus grand malheur
00:57:00de ce pays
00:57:00et pour le plus grand malheur
00:57:01de gens comme nous
00:57:02donc on est à un moment
00:57:04extrêmement délicat
00:57:05la présidentielle doit donner
00:57:06une vraie réponse
00:57:07si elle ne la donne pas
00:57:08sur ces valeurs
00:57:09sur ces principes-là
00:57:10je pense qu'on va
00:57:11droit dans une catastrophe
00:57:13c'est pas à 10 ans
00:57:14c'est pas à 5 ans
00:57:15c'est à moins de 2 ans
00:57:16il y a deux personnalités
00:57:18qui semblent attendre le chaos
00:57:20Jean-Luc Mélenchon
00:57:21parce qu'il se dit
00:57:22ça serait l'occasion
00:57:22pour moi effectivement
00:57:23d'apporter la paix civile
00:57:25de la France insoumise
00:57:26à sa façon
00:57:27en installant la nouvelle France
00:57:29et puis il y a peut-être
00:57:30on dit qu'autour du président
00:57:31de la République
00:57:32éventuellement
00:57:33on envisage un chaos
00:57:34qui permettrait en 2032
00:57:35à Emmanuel Macron
00:57:37d'être réélu au premier tour
00:57:38donc vous voyez
00:57:39chaque homme politique
00:57:39peut trouver
00:57:40dans une situation chaotique
00:57:41les motifs
00:57:42de son ambition personnelle
00:57:44c'est surtout la possibilité
00:57:45de reprendre les choses en main
00:57:46à travers les faiblesses
00:57:47qu'on ne doit pas assumer
00:57:49c'est facile
00:57:50voilà
00:57:50ils en ont quelques-unes
00:57:51il y en a quelques-unes
00:57:52en général
00:57:53Willy Schran
00:57:53vous êtes président
00:57:54de la fédération de chasse
00:57:55vous êtes un chasseur
00:57:57dans l'âme
00:57:58dans le cœur
00:57:59pour vous le mot chasse
00:58:00n'est pas ce que vous représentez
00:58:02comme une espèce de tuerie
00:58:03avec des gens violents
00:58:04qui sont là habillés en militaire
00:58:05avec des fusils
00:58:06et qui tirent sur tout ce qui bouge
00:58:07pour faire table rase
00:58:08pour vous c'est une culture
00:58:10c'est une tradition
00:58:10c'est une façon d'être français
00:58:12c'est un mode de vie
00:58:13est-ce que
00:58:13alors le reproche
00:58:14qu'on fait aux chasseurs
00:58:15ils sont armés
00:58:16et un jour les chasseurs
00:58:17s'ils se fâchent
00:58:18ils pourront devenir dangereux
00:58:19oui
00:58:19c'est vrai
00:58:20qu'est-ce que vous répondez
00:58:21à cette
00:58:22oui ça existe toujours
00:58:23mais bon
00:58:23ce soupçon
00:58:24ce soupçon d'accusation
00:58:25ce soupçon
00:58:26il y a bien plus de danger
00:58:28que la panique
00:58:28vienne des kalachnikovs
00:58:29qui traînent dans les banlieues
00:58:30que des calibres 12
00:58:31du papy dans nos villages
00:58:33voilà
00:58:33d'ailleurs
00:58:34c'est compliqué d'acheter
00:58:35un fusil de chasse
00:58:35c'est pas compliqué
00:58:36de trouver une kalachnikov
00:58:37sous le manteau
00:58:37dans les banlieues actuellement
00:58:38bon
00:58:39donc à partir de là
00:58:40sous le manteau
00:58:42même des fois
00:58:42pas tellement sous le manteau
00:58:43on est limite
00:58:44en vitrine improvisée
00:58:45maintenant
00:58:46donc il n'y avait plus de manteau
00:58:47pour revenir effectivement
00:58:48à ces valeurs de la chasse
00:58:49il y a beaucoup de gens
00:58:50qui détestent la chasse
00:58:51il y a surtout
00:58:52beaucoup de gens
00:58:52qui me détestent
00:58:53un passage chez vous
00:58:54Perico
00:58:55ça va me faire
00:58:55quelques milliers
00:58:56de menaces de mort
00:58:56c'est pas grave
00:58:57j'ai des convictions
00:58:58moi je les assume
00:58:59je vous accorde
00:58:59je ferai un rempart
00:59:00de mon corps
00:59:00si je peux
00:59:01on aura deux jolis corps
00:59:03qui feront rempart
00:59:03ça va être magnifique
00:59:05la chasse pour moi
00:59:06c'est là où on peut
00:59:08on a du mal à expliquer ça aux gens
00:59:10c'est un mode de vie
00:59:12c'est une approche de la nature
00:59:13pourtant respectueuse
00:59:15je ne suis pas un type sanguinaire
00:59:16qui prend un pied
00:59:17quand je vois un animal
00:59:18je débatte dans son sang par terre
00:59:19ça n'est pas vrai
00:59:20mais j'ai une relation
00:59:22avec la nature
00:59:23avec le terroir
00:59:24avec la ruralité
00:59:25où je place l'être humain
00:59:27au milieu des choses
00:59:28et pas d'une façon contemplative
00:59:30comme les gens
00:59:31effectivement voudraient
00:59:32le mettre aujourd'hui
00:59:33ou rêvent de le mettre demain
00:59:35cette chasse
00:59:36j'en ai besoin
00:59:36j'en ai besoin dans mon équilibre
00:59:38je serais tenté de dire
00:59:39heureusement qu'il y a des gens
00:59:40qui sont allés à la chasse
00:59:40à un moment
00:59:41sinon je pense que
00:59:42la grande majorité
00:59:43de l'espèce humaine
00:59:44serait restée tout pollue
00:59:45en haut des arbres
00:59:46c'est comme ça que ça serait
00:59:47c'est la convoitise
00:59:48c'est une théorie
00:59:48si on n'avait pas
00:59:49mais c'est plus qu'une théorie
00:59:50c'est une évidence
00:59:51c'est la convoitise
00:59:52du monde animal
00:59:54si en clair
00:59:54on n'avait pas jardiné
00:59:55si on ne s'était pas mis
00:59:56à pêcher
00:59:56à chasser
00:59:57à essayer de maîtriser
00:59:59la nature
00:59:59qui nous entourait
01:00:01d'une façon ou d'une autre
01:00:02par la chasse
01:00:02la pêche
01:00:03ou simplement
01:00:04dans l'utilisation
01:00:05de cette nature
01:00:05je pense que
01:00:06l'être humain
01:00:07n'aurait jamais évolué
01:00:07et la masse cérébrale
01:00:08ne se serait jamais développée
01:00:09Darwin le confirme
01:00:10mais Darwin le confirme
01:00:11voilà bien sûr
01:00:12donc maintenant
01:00:13que ce soit cadré
01:00:14et qu'on fasse attention
01:00:14qu'il y a des armes
01:00:15tout ça
01:00:15oui
01:00:15mais moi
01:00:16j'ai besoin
01:00:17de cette relation
01:00:18dans la nature
01:00:18j'ai besoin
01:00:19d'aller dans cette nature
01:00:20j'ai besoin
01:00:21de temps en temps
01:00:21de chasser
01:00:22de tuer un animal
01:00:23et il faut le dire
01:00:24on va dire prélever
01:00:25non
01:00:25je tue un animal
01:00:26que je vais manger
01:00:27je vais y prendre
01:00:28beaucoup de plaisir
01:00:29c'est un moment
01:00:29de convivialité extraordinaire
01:00:31comment on peut
01:00:32renier la chasse
01:00:33un animal qui doit mourir
01:00:34de toutes les façons
01:00:35ou qui doit mourir
01:00:35sous les griffes
01:00:36ou les crocs
01:00:37d'un prédateur
01:00:38ou de toute façon
01:00:39pour des questions d'équilibre
01:00:40voilà il y a un nombre
01:00:41d'animaux à tuer
01:00:42dans chaque espèce
01:00:42les chevreuils
01:00:43les sangliers
01:00:44les cerfs
01:00:44et les petits animaux aussi
01:00:45les oiseaux
01:00:46et voilà
01:00:47et tout ça
01:00:47on est obligé
01:00:48d'établir un équilibre
01:00:50pour pouvoir garder
01:00:51la nature comme elle est là
01:00:52et conserver notre biodiversité
01:00:54donc le chasseur
01:00:55au-delà
01:00:55de cette passion
01:00:56comme on veut le voir là
01:00:57a une vraie
01:00:58place stratégique
01:01:00dans ces équilibres
01:01:00donc moi je vois des gens
01:01:02qui hurlent
01:01:02les chasseurs ci
01:01:03les chasseurs là
01:01:04puis le jour où il y a
01:01:05une bande de sangliers
01:01:05qui vient tourner le jardin
01:01:06alors là on prend conscience
01:01:07qu'il se passe quelque chose
01:01:08là il y a un problème
01:01:09ce sont des gens qui hurlent
01:01:10dont certains
01:01:11je les interpelle souvent
01:01:12je leur dis
01:01:13vos combats
01:01:13sont tout à fait acceptables
01:01:14on est voltériens
01:01:15on donnerait notre vie
01:01:16pour que ces gens
01:01:16puissent continuer à s'exprimer
01:01:18lorsqu'il s'agit
01:01:18d'aller dénoncer
01:01:19l'abattage rituel
01:01:20où l'on sacrifiait
01:01:21des animaux vivants
01:01:22dans des abattoirs
01:01:23au nom de certaines religions
01:01:24je leur dis
01:01:25vous êtes beaucoup plus timide
01:01:26et beaucoup plus discret
01:01:27c'est étonnant ça aussi quand même
01:01:28on voit la paille
01:01:30qui est dans l'oeil du chasseur
01:01:31et on voit pas la poutre
01:01:32qui est dans l'oeil
01:01:33de celui qui égorge
01:01:34un agneau
01:01:35ou une vache vivante
01:01:36bon
01:01:38moi ce côté là
01:01:39m'a jamais dérangé
01:01:39en fin de compte
01:01:40j'ai ma conception des choses
01:01:42je suis un
01:01:43le fait que ces personnes
01:01:44voient que là
01:01:44que ces personnes là
01:01:46effectivement bougent pas
01:01:46mais parce que de toute façon
01:01:47elles n'ont pas de conviction
01:01:48on est dans l'idéologie
01:01:49dans cette affaire
01:01:50c'est des réactions
01:01:51pseudo-politiques
01:01:52c'est se dire de gauche
01:01:52écolo c'est encore mieux
01:01:54c'est dans l'air du temps
01:01:54donc dire que les chasseurs
01:01:55c'est des cons
01:01:55et les combattre
01:01:56voilà
01:01:57je vais vous dire
01:01:58un truc péricault
01:01:58qui est extraordinaire
01:01:59c'est que
01:02:00on a des associations
01:02:01anti-chasse
01:02:02actives sur le terrain
01:02:04des filles souvent
01:02:05qui viennent
01:02:06voilà
01:02:06la chasse à cours
01:02:07par exemple
01:02:07qui est quand même
01:02:08la chasse la plus naturelle
01:02:09qui existe
01:02:10pour une bestiole
01:02:10qui court après d'autres bestioles
01:02:11c'est tous les jours
01:02:12dans la nature
01:02:12comme ça
01:02:13on peut pas faire plus simple
01:02:14et quand on voit
01:02:15que ces gens
01:02:15qui passent du temps
01:02:16à venir empêcher
01:02:17que la chasse se passe
01:02:18tout ça
01:02:19non seulement
01:02:20finissent par
01:02:21prendre conscience
01:02:22qu'il se passe quelque chose
01:02:23d'extraordinaire
01:02:23devant leurs yeux
01:02:24on en a une partie
01:02:25qui finissent par passer
01:02:26le permis de chasser
01:02:27non mais vous voyez
01:02:28quand même le cheminement
01:02:29vous arrivez
01:02:30en militant anti-chasse
01:02:31et vous sortez en chasseur
01:02:33avec le permis
01:02:33ça fait une quinzaine
01:02:35qui le passent
01:02:35c'est pas un cas
01:02:37ça fait une quinzaine
01:02:38de gens
01:02:39de ces associations
01:02:40voilà
01:02:40et surtout des femmes
01:02:42qui viennent
01:02:43et qui finissent par dire
01:02:44mais on m'a dit
01:02:45que c'était quand même
01:02:46si je regarde
01:02:46je comprends
01:02:47aïe aïe aïe
01:02:48et puis je finis par aimer
01:02:49et puis je finis par devenir
01:02:50chasseresse
01:02:50qui est quand même
01:02:51un truc incroyable
01:02:52moi je le dis simplement
01:02:53ne reniez pas ce que vous êtes
01:02:55ne tournez pas le dos
01:02:56à votre histoire
01:02:57que vous pratiquiez ou pas
01:02:59mais sachez que
01:02:59dans chaque personne
01:03:00homme ou femme
01:03:01il y a un côté chasseur
01:03:03qui existe
01:03:04donc ne vous battez pas
01:03:06contre vous-même
01:03:07ne chassez pas le naturel
01:03:08il reviendra au galop
01:03:09de toute façon
01:03:10et si vous l'avez oublié
01:03:11vous avez au moins eu
01:03:12deux ans ou trois ans
01:03:13dans votre vie
01:03:14et si à cet âge là
01:03:15on vous aurait mis
01:03:15un arc dans les mains
01:03:16la première chose
01:03:17que vous auriez fait
01:03:17avec des flèches
01:03:18c'est essayer de tuer un oiseau
01:03:19parce que c'est dans votre sang
01:03:20les prédateurs les plus violents
01:03:22ne sont pas forcément
01:03:23les chasseurs
01:03:23vous êtes en direct
01:03:25avec monsieur
01:03:26Willy Schran
01:03:27sur Sud Radio
01:03:28vous entendez cet homme
01:03:29s'exprimer
01:03:30avec son coeur
01:03:30sa passion
01:03:31sa foi
01:03:31pour défendre la France
01:03:33qu'il aime
01:03:33la France dans laquelle
01:03:34il croit
01:03:34appelez-nous
01:03:35au 0826-300-300
01:03:37on va parler ruralité
01:03:39et campagne maintenant
01:03:40la campagne
01:03:40l'agriculture en souffrance
01:03:42nos paysannes
01:03:42et nos paysans
01:03:43on peut le dire
01:03:44qu'ils crèvent
01:03:44là ils crèvent de chaud
01:03:45aujourd'hui en plus
01:03:45mais ils crèvent sans ça
01:03:46parce qu'ils sont maltraités
01:03:48pas aimés
01:03:48et oubliés
01:03:49et je vais demander
01:03:50à Willy Schran
01:03:50son ami
01:03:50mais son avis
01:03:51et vous allez nous appeler
01:03:52au 0826-300-300
01:03:55Zacharias attend votre appel
01:03:56pour donner le vôtre
01:03:57à tout de suite
01:03:57sur Sud Radio
01:04:11Bonjour c'est Joseph Ruiz
01:04:13je vous donne rendez-vous
01:04:14à 20h
01:04:15pour une heure de débat
01:04:16sans langue de bois
01:04:17autour de la table
01:04:17il y aura notamment
01:04:18Eric Blanc
01:04:19Eric
01:04:19est-ce que tu es prêt
01:04:21à parler vrai ?
01:04:21Je suis prêt
01:04:22parlons vrai
01:04:23on n'est pas là
01:04:23pour ramasser les confettis
01:04:25et beurrer les sandwiches
01:04:26les tontons du mondial
01:04:28ce soir 20h21h
01:04:29sur Sud Radio
01:04:31avec Impulse
01:04:32qui accompagne
01:04:33les champions
01:04:33jusqu'au sommet
01:04:37Ah !
01:04:38en attendant que la visio commence
01:04:39t'as une voiture électrique
01:04:40toi non ?
01:04:41t'es contente ?
01:04:42j'hésite moi
01:04:42Ah bah n'hésite plus
01:04:43Sud Radio
01:04:44la France dans tous ses états
01:04:47Péricolegas
01:04:48Vous êtes sur Sud Radio
01:04:49mardi 24 juin
01:04:51de Canicule
01:04:52d'ailleurs aujourd'hui
01:04:53c'est un peu Radio Canicule
01:04:54parce que nous vivons
01:04:54en osmose
01:04:55avec ces françaises
01:04:56et ces français qui souffrent
01:04:57il est 13h31
01:04:58et j'ai l'honneur
01:04:59d'avoir à côté de moi
01:05:00dans le studio
01:05:00Willy Schran
01:05:02qui incarne
01:05:03on l'a entendu
01:05:03pendant une demi-heure
01:05:04qui incarne
01:05:05cette France qu'on aime
01:05:06les valeurs de la France
01:05:07la République
01:05:07la patrie
01:05:08la nation
01:05:08tout ce qui nous a rassemblés
01:05:10tout ce qui nous a fait rêver
01:05:11et dont nous constatons
01:05:12lui et moi
01:05:13et lui parce qu'il est sur le terrain
01:05:14qu'elle est bien malade
01:05:15bien souffrante
01:05:16et qu'on ne voudrait pas
01:05:17que ça aille au-delà
01:05:18dans le désastre
01:05:21Willy Schran
01:05:21est-ce que la réponse
01:05:23à ce désarroi
01:05:24à votre souffrance
01:05:25je peux parler d'un juste
01:05:26je sens du chagrin en vous
01:05:27également
01:05:28et de la colère
01:05:29bien entendu
01:05:29est-ce que la réponse
01:05:31peut être politique
01:05:32au vu de l'arsenal politique
01:05:33dont on dispose aujourd'hui ?
01:05:35alors elle doit être politique
01:05:37elle doit être politique
01:05:39si la question est
01:05:41insidieusement
01:05:41est-ce que j'ai devant moi
01:05:43des gens
01:05:44qui soient susceptibles
01:05:45à une seule personne
01:05:46de répondre à cette équation
01:05:47là tout de suite
01:05:48je dirais non
01:05:49à mon goût
01:05:50non
01:05:51non
01:05:52donc il va falloir encore
01:05:53trouver une solution
01:05:54que moi je n'ai pas trouvée
01:05:56mais je ne parle que pour moi
01:05:57je vais utiliser un mot
01:05:58qui vous est cher
01:05:58il n'y a pas le calibre
01:05:59si je comprends bien
01:06:00on va manquer
01:06:01un petit peu de cartouche
01:06:03donc voilà
01:06:04mais je ne dis pas
01:06:05qu'il n'y a pas des gens
01:06:06qui sont capables
01:06:07d'incarner tout ça
01:06:08pour ce pays
01:06:09et on en connaît
01:06:11à eux maintenant
01:06:12de se dire
01:06:12peut-être qu'ils n'ont pas envie
01:06:13ou peut-être qu'ils hésitent
01:06:14mais là il ne faudra pas
01:06:16hésiter longtemps
01:06:17c'est peut-être pas facile
01:06:18aujourd'hui
01:06:19de se lancer
01:06:20dans une campagne présidentielle
01:06:21parce que
01:06:22quoi qu'on en dise
01:06:23et quand on voit la violence
01:06:25de ces réseaux sociaux
01:06:26on sait que tu n'as plus de vie
01:06:27tu vas donner 5 ans
01:06:28à ton pays
01:06:28mais c'est fini
01:06:29tu ne pourras même plus
01:06:30aller manger avec ta femme
01:06:31au restaurant le midi
01:06:31quand tu n'es plus président
01:06:32de la République
01:06:33c'est d'une violence
01:06:34sans limite
01:06:34que tu sois bon ou pas bon
01:06:36il y a des endroits
01:06:36où on se pose la question
01:06:37voilà
01:06:38et de toute façon
01:06:39tu seras élu par une moitié
01:06:40et l'autre moitié
01:06:41te détestera
01:06:42donc le décor est bien planté
01:06:44mais il y a des gens
01:06:45aujourd'hui capables
01:06:46de se lever
01:06:48et je dis à ces gens-là
01:06:49vous ne pouvez pas
01:06:50rester assis
01:06:50vous ne pouvez plus
01:06:52rester assis
01:06:53parce que ça va mal finir
01:06:54dites-vous bien
01:06:55que vous avez
01:06:55et je parle simplement
01:06:56à leur coeur
01:06:57vous avez des enfants
01:06:58vous avez des petits-enfants
01:06:59si vous n'avez pas le courage
01:07:00d'y aller maintenant
01:07:01et bien vos enfants
01:07:02vos petits-enfants
01:07:03vivront un enfer
01:07:04ou ne vivront peut-être
01:07:05plus comme moi
01:07:05dans ce pays
01:07:06dans quelques années
01:07:06parce que vous n'avez rien fait
01:07:07en haut de l'état
01:07:08ils le savent
01:07:08ils le savent très bien
01:07:09en haut de l'état
01:07:10ça
01:07:11je préférais qu'on réfléchisse
01:07:12à des solutions
01:07:13plutôt effectivement
01:07:14à des postes défaites
01:07:16et à des postes problèmes
01:07:17Willy Schran
01:07:18vous êtes né dans la ruralité
01:07:19oui
01:07:19dans cette belle compagnie
01:07:21du nord
01:07:23à la
01:07:24aux portes du pays plat
01:07:25voilà
01:07:25au pied de Cassel
01:07:26au pied de Cassel
01:07:27entre les terrils
01:07:28il y a un peu de sang belge
01:07:30un peu de sang hollandais
01:07:32ça s'entend bien
01:07:33vraiment flamand
01:07:33et surtout un vrai européen
01:07:35aussi
01:07:35oui et puis longtemps
01:07:37un vrai européen
01:07:37mais aujourd'hui
01:07:38beaucoup de dégoût
01:07:39pour l'Europe
01:07:40qu'on me présente
01:07:40on va en parler
01:07:41on va en parler
01:07:42je ne veux pas de cette Europe là
01:07:44moi je ne vois pas l'Europe là
01:07:44l'agriculture est en souffrance
01:07:46aujourd'hui
01:07:46pour des raisons climatiques
01:07:47qui sont consécutives
01:07:48à des choix économiques
01:07:49de délocalisation
01:07:50on a confié
01:07:51à des pays asiatiques
01:07:52le soin de fabriquer
01:07:53des produits polluants
01:07:54qu'on ne voulait pas produire
01:07:54nous-mêmes
01:07:55parce que ça permet
01:07:56de payer pas cher
01:07:56enrichir la grande distribution
01:07:58on a creusé un trou
01:08:00j'allais dire
01:08:00avec cette masse carbonique
01:08:03qui est en train
01:08:03aujourd'hui
01:08:04de nous asphyxier
01:08:04et de nous retire
01:08:05et des paysans
01:08:06qui sont en train de crever
01:08:07des cultures qui vont sécher
01:08:08des animaux qui crèvent
01:08:09dans les poulaillers
01:08:10dans les étables
01:08:11est-ce que la France
01:08:13a fait ce qu'il fallait
01:08:14pour préserver
01:08:15ce qu'elle avait de plus précieux
01:08:16son agriculture
01:08:17et est-ce que l'Europe
01:08:18n'est pas venue derrière
01:08:19pour j'allais dire
01:08:19aggraver la situation
01:08:20alors que la Pâques
01:08:21on disait
01:08:21ça va tout sauver
01:08:22jamais l'agriculture française
01:08:23a été dans une telle détresse
01:08:24comment vous expliquez ça ?
01:08:26parce qu'on n'a pas
01:08:26on n'a pas été
01:08:28en fin de compte
01:08:28on a été
01:08:29les gens qui nous ont
01:08:30dirigé ces derniers temps
01:08:32et il y a plusieurs
01:08:33mandats présidentiels
01:08:34dans ce sens là
01:08:35aujourd'hui
01:08:37nos élus pensent
01:08:37plutôt Europe
01:08:38que France
01:08:39et c'est une erreur
01:08:41monumentale
01:08:42moi je ne suis pas
01:08:44polonais
01:08:44je ne serai jamais italien
01:08:46il y a des gens
01:08:46que j'aime bien là-bas
01:08:47qui a un sentiment
01:08:48d'appartenance géographique
01:08:49qui s'appelle l'Europe
01:08:51sur un accord monétaire
01:08:52peut-être sur une monnaie
01:08:53mais les spécificités
01:08:54à la française
01:08:55l'activité
01:08:56l'industrie
01:08:57l'emploi
01:08:58le niveau de vie
01:08:59ça c'est français
01:09:00c'est français
01:09:01moi je ne suis pas là
01:09:02pour essuyer les plâtres
01:09:03effectivement
01:09:04d'autres pays
01:09:04qui veulent frapper à l'Europe
01:09:06et rentrer aujourd'hui
01:09:07en Europe
01:09:07et ça fait des années
01:09:08qu'on est en train
01:09:10de perfuser
01:09:11tous ces gens
01:09:11qui rejoignent l'Europe
01:09:12c'est le même principe
01:09:13qu'on a en interne
01:09:14voilà
01:09:15et donc qu'est-ce qu'on fait
01:09:16là aussi
01:09:16au lieu de dire
01:09:17mais c'est exactement
01:09:18la même chose
01:09:19Péricault
01:09:19au lieu de dire
01:09:20il y a un socle des valeurs
01:09:21des 4 premiers pays
01:09:23qui ont fait l'Europe
01:09:23et ce socle là
01:09:25si vous aimez
01:09:26vous rentrez
01:09:26mais on ne change rien
01:09:27on va dire 6
01:09:28allez on va dire 6
01:09:29c'était les 6
01:09:30on va dire
01:09:30et on ne change rien
01:09:32mais ce n'est pas ce qu'on fait
01:09:33on le fait
01:09:34comme on le fait
01:09:34aujourd'hui en France
01:09:35on change
01:09:36et on adapte toujours
01:09:37le cadre
01:09:38à des nouveaux arrivants
01:09:39c'est exactement
01:09:40ce qu'il ne faut pas faire
01:09:42et pas au mieux disant
01:09:43au plus mal disant
01:09:44au plus mal disant
01:09:45au plus malin
01:09:46au plus
01:09:47on s'adapte
01:09:47sur les normes
01:09:48les plus injustes
01:09:48donc on remet des choses
01:09:49en cause
01:09:50ils arrivent tous
01:09:50avec un bout d'idée
01:09:51qu'il faut adapter
01:09:52tout ça
01:09:52aujourd'hui
01:09:53l'Europe ne ressemble
01:09:53pour moi plus à rien
01:09:54je fais partie de ces gens
01:09:56il y a eu un moment
01:09:57des gens de droite
01:09:57qui avaient le courage
01:09:58de dire
01:09:58il faut peut-être sortir
01:09:59moi je dis aujourd'hui
01:10:00personnellement
01:10:01on vote demain
01:10:02je vote pour sortir
01:10:03de l'Europe
01:10:04j'assume tout de suite
01:10:05alors il n'y a personne
01:10:06qui ose le dire
01:10:07moi je sors de l'Europe
01:10:08je sors de l'Europe
01:10:10l'Europe comme elle est là
01:10:11aujourd'hui j'en veux plus
01:10:12vous n'êtes pas le seul
01:10:12à vous poser la question
01:10:13je peux le vous garantir
01:10:14Willy Schran
01:10:15il y a Serge
01:10:15qui nous appelle
01:10:16de Vaison la Romaine
01:10:18Willy Schran
01:10:19Serge dit que
01:10:20vous lui faites monter
01:10:21les larmes aux yeux
01:10:21ça va Serge ?
01:10:23oui écoutez
01:10:24est-ce qu'il fait chaud
01:10:26à Vaison la Romaine ?
01:10:27est-ce qu'il fait chaud d'abord ?
01:10:28dites-moi
01:10:28qu'il t'en parle
01:10:29énorme
01:10:29pas loin de 40 degrés
01:10:30bon bien sûr
01:10:32Serge on vous écoute
01:10:33oui Willy Schran
01:10:34je suis très heureux
01:10:36de vous avoir
01:10:36de pouvoir me laisser parler
01:10:39aujourd'hui
01:10:39parce que Willy
01:10:40que je ne connais pas
01:10:41mais il m'a fait venir
01:10:43les larmes aux yeux
01:10:44parce que je suis
01:10:45à 100% d'accord
01:10:46avec tout ce que je viens
01:10:47d'entendre
01:10:49je partage
01:10:50je partage
01:10:51je bois son propos
01:10:53parce que j'en ai marre
01:10:54de ce pays
01:10:54je vous le dis franchement
01:10:56j'en ai marre
01:10:56ma France
01:10:57je l'ai aimée
01:10:58jusqu'au plus profond
01:10:58de mon lettre
01:10:59j'ai 86 ans monsieur
01:11:00et je suis encore capable
01:11:01de prendre une arme
01:11:02pour la défendre
01:11:03parce qu'on n'en peut plus
01:11:05et aujourd'hui
01:11:06à entendre
01:11:07Willy parler
01:11:08je me dis
01:11:09ça me rend
01:11:10et ça me rend l'espoir
01:11:11parce que j'ai toujours dit
01:11:13qu'il y avait toujours
01:11:14des gens dans notre pays
01:11:15pour qui pour l'instant
01:11:16ne disent rien
01:11:17mais qui sont prêts
01:11:18au moment voulu
01:11:19à faire ce qu'il faut
01:11:21pour rendre à la France
01:11:22sa beauté
01:11:23sa grandeur
01:11:24et je vous assure
01:11:25que je suis un homme malheureux
01:11:27plus simplement
01:11:28je voudrais dire
01:11:29un grand merci à Willy
01:11:30je ne connais pas
01:11:31je pense que c'est un nordiste
01:11:33il me semble
01:11:35oui
01:11:35oui
01:11:35écoutez
01:11:36c'est un nordiste
01:11:36qui vous parle
01:11:37avec le fond de son coeur
01:11:38parce que nous avons
01:11:39sans critique absolue
01:11:41nous avons quand même
01:11:42quelque chose
01:11:43il y a un lien
01:11:44il y a quelque chose
01:11:45qui nous relie
01:11:46de par l'éducation
01:11:47de par notre vie
01:11:48de par ce qu'on a vécu
01:11:49là-haut
01:11:50et moi je vous dis
01:11:51honnêtement parlant
01:11:51je suis français
01:11:52jusqu'au fond de mon être
01:11:54et je veux le rester
01:11:55jusqu'au dernier de mes jours
01:11:56et il n'y en a aucun
01:11:58qui me fera trembler
01:11:58et quand j'entends
01:11:59Willy
01:12:00qui tient ses propos
01:12:01mais je vais le rejoindre
01:12:02comme je viens de vous dire
01:12:03je vais le rejoindre
01:12:04merci Serge
01:12:04merci Serge
01:12:05votre propos est touchant
01:12:06et bien entendu
01:12:07on le reçoit
01:12:07on le reçoit en plein
01:12:08Willy Schran
01:12:09qu'est-ce que vous répondez à Serge ?
01:12:11je le comprends tellement
01:12:13et ça me fait même monter
01:12:15comme lui
01:12:16les larmes aux yeux
01:12:17parce que
01:12:17je me dis
01:12:18c'est terrible
01:12:19de devoir dire simplement
01:12:20les choses qu'on ressent
01:12:21comme j'essaye de le faire aujourd'hui
01:12:22devant vous
01:12:23Péricault
01:12:23avec vous
01:12:24et d'avoir ce monsieur
01:12:26qui a 86 ans
01:12:27qui a les larmes aux yeux
01:12:28mais comment on a pu se tromper
01:12:30comme ça
01:12:31excusez-moi l'expression
01:12:32mais comment on a merdé
01:12:33pour en arriver là ?
01:12:35si longtemps
01:12:35en voyant le même arriver en face
01:12:36comment on a fait
01:12:37pour que ce monsieur de 86 ans
01:12:38ait envie de pleurer
01:12:39parce que tu dis juste
01:12:40juste la vérité
01:12:41de ce que tu ressens
01:12:42et de ce que tu as
01:12:43au fond de tes tripes
01:12:44voilà
01:12:44donc je me dis
01:12:45ne serait-ce que pour cette personne
01:12:47je suis heureux d'avoir dit
01:12:48ce que j'ai dit
01:12:48ce que je pensais
01:12:49bien sûr
01:12:49et voilà
01:12:50je suis très touché
01:12:51et vous continuerez à le dire
01:12:52nous avons Suzanne
01:12:53bonjour Suzanne
01:12:55bonjour
01:12:55d'où nous appelez-vous Suzanne ?
01:12:57d'un petit village du Périgord
01:12:59voilà
01:13:00merveille
01:13:00très très peu connue
01:13:01très peu connue
01:13:02qui s'appelle comment ?
01:13:03donnez le nom quand même
01:13:03du village
01:13:05Génis
01:13:05vous êtes près de Périgueux
01:13:07ou près de Bergerac ?
01:13:08ah non
01:13:09plutôt près de Périgueux
01:13:11plus de Périgueux
01:13:11bon et il fait chaud
01:13:12évidemment aujourd'hui
01:13:13dans le Périgueux
01:13:13il fait chaud
01:13:13il fait chaud
01:13:14mais bon
01:13:14c'est le Périgord Vert
01:13:16alors là encore
01:13:17voilà le Périgord Vert
01:13:18mais nous avons vu d'autres fois
01:13:19vous savez
01:13:20le goudron fondre sur l'oeuvre
01:13:23l'asphalte bien sûr
01:13:24bien sûr
01:13:25moi je suis âgée
01:13:26j'ai l'âge de Serge
01:13:27mais j'ai passé la septantaine
01:13:30alors qu'est-ce que vous avez envie de dire
01:13:32à Olivier
01:13:32j'ai envie de dire
01:13:33que je suis d'accord
01:13:34politiquement
01:13:35avec les derniers propos
01:13:37que j'ai entendus
01:13:38et auxquels Serge a réagi
01:13:40mais moi je lui trouve
01:13:42que la chasse ne devrait pas
01:13:44être un objectif permanent
01:13:46c'est beau de voir
01:13:48les animaux sauvages
01:13:49dans leur cadre
01:13:50c'est
01:13:51on peut manger
01:13:52plus simplement
01:13:53alors nous
01:13:54nous avons des propriétés
01:13:55que nous laissons
01:13:56à libre disposition
01:13:57des chevreuils
01:13:58des cerfs
01:13:59et des chasseurs
01:14:00moyennant quoi
01:14:01nous avons une récompense
01:14:03à la fin de l'année
01:14:04très scrupuleusement
01:14:05enfin
01:14:05à la période de fin de chasse
01:14:08on nous porte
01:14:09du sanglier
01:14:11du cerf
01:14:12du chevreuil
01:14:13nous n'en consommons pas
01:14:15parce que nous les préférons
01:14:17vifs
01:14:17courant les bois
01:14:19mais par contre
01:14:20nous avons beaucoup de mal
01:14:22à en faire profiter
01:14:23des gens de notre entourage
01:14:24les gens
01:14:25n'ont plus envie
01:14:27n'ont plus envie
01:14:28parce qu'il y a trop
01:14:29trop trop
01:14:30vous voyez
01:14:31si on laisse faire
01:14:32la sélection naturelle
01:14:33il y aurait beaucoup moins
01:14:35de chevreuils
01:14:35beaucoup moins de cerfs
01:14:37et tout irait très bien
01:14:39parce que eux
01:14:40s'autorégulent
01:14:41ils savent que
01:14:42quand ils ne peuvent pas
01:14:44envisager
01:14:45de nourrir
01:14:46leurs enfants
01:14:48eux ils en font moins
01:14:49voilà
01:14:50et je trouve que c'est très sage
01:14:51au lieu de ça
01:14:52on fait d'eux
01:14:53des boîtes à pondre
01:14:55mais c'est
01:14:56tout à fait révoltant
01:14:57donc vous interpellez
01:14:58Suzanne
01:14:58vous interpellez
01:14:59Willy Schrand
01:14:59sur le fait que
01:15:00la chasse ne permet pas
01:15:01une bonne régulation
01:15:03de la population
01:15:04synergétique
01:15:05je ne sais pas
01:15:05ce qu'ils en pensent
01:15:06je n'ai pas entendu
01:15:07qu'il ait abordé ce sujet
01:15:08il va vous répondre
01:15:09il vous répond à l'instant
01:15:10d'accord
01:15:10je vous remercie
01:15:11bonjour madame
01:15:12alors évidemment
01:15:13vous avez raison
01:15:14d'abord quand vous dites
01:15:15qu'il n'y a pas que la chasse
01:15:16dans la nature
01:15:17heureusement
01:15:17et vous avez raison
01:15:18il y a des périodes
01:15:19où la nature doit aussi
01:15:20avoir du repos
01:15:21c'est ce qui se passe
01:15:22voilà
01:15:22et on partage un espace
01:15:24avec d'autres personnes
01:15:24donc vous savez
01:15:25la tendance générale
01:15:26c'est qu'une personne
01:15:27qui chasse
01:15:28utilise on va dire
01:15:29la nature
01:15:29une vingtaine de jours
01:15:30par an
01:15:31pour la chasse
01:15:31et souvent
01:15:32les 345 qui restent
01:15:33pour s'en occuper
01:15:34en vérité
01:15:35et c'est vrai
01:15:35qu'on s'en occupe
01:15:36des fois un peu trop bien
01:15:37parce que d'un côté
01:15:38vous dites quelque chose
01:15:39qui me fait réagir
01:15:41souvent on nous reproche
01:15:42de tuer des animaux
01:15:43d'en tuer trop
01:15:44et puis d'un autre côté
01:15:45ce que vous dites
01:15:46et vous n'avez pas tort non plus
01:15:47des fois on les aime tellement
01:15:48qu'on s'en occupe trop bien
01:15:49donc on est meilleur
01:15:50que les écolos d'ailleurs
01:15:51parce que dans l'ensemble
01:15:52quand on s'occupe
01:15:53d'une population de gibier
01:15:54non seulement on va la chasse
01:15:56non seulement on tue des animaux
01:15:57et tout compte fait
01:15:58il y a des animaux
01:15:59et ils vont souvent mieux
01:16:01quand les chasseurs s'en occupent
01:16:02après
01:16:03je pense malheureusement
01:16:04que l'idée
01:16:05qu'il peut y avoir
01:16:06une autorégulation
01:16:07alors c'est un long débat
01:16:09madame
01:16:09mais je pense qu'on fait
01:16:10une erreur fondamentale
01:16:11dans votre raisonnement
01:16:13vous excluez
01:16:15l'espèce humaine
01:16:16de la nature
01:16:16tout ce qui nous entoure
01:16:18tout ce qui nous entoure
01:16:19sur des milliers de générations
01:16:21est un façonnement
01:16:22de l'espèce humaine
01:16:23donc on ne peut pas
01:16:25aujourd'hui dire
01:16:25on va laisser la nature
01:16:26toute seule
01:16:27s'autoréguler
01:16:28ça n'est pas possible
01:16:30il y a des espaces
01:16:31dans le monde pour ça
01:16:31le parc de Yellowstone
01:16:33aux Etats-Unis
01:16:33mais la France
01:16:34est un pays très peuplé
01:16:36et à un moment
01:16:36on a un problème
01:16:37on a un problème
01:16:38soit de surpopulation
01:16:39on a un problème de maladie
01:16:40il y a plein de choses
01:16:41comme ça transmissibles
01:16:42à l'homme
01:16:43et c'est là
01:16:43où il arrive des problèmes
01:16:44donc on ne peut pas
01:16:45aujourd'hui
01:16:46se passer
01:16:47de l'espèce humaine
01:16:48dans un équilibre
01:16:49et dans les écosystèmes
01:16:50aujourd'hui
01:16:51qui nous entourent
01:16:52dans la nature
01:16:52vous êtes sur Sud Radio
01:16:54en direct
01:16:55avec Willy Schran
01:16:56qui parle avec son cœur
01:16:58qui parle avec ses tripes
01:16:59des valeurs auxquelles il croit
01:17:00de la France qu'il aime
01:17:01qui ne veut pas voir mourir
01:17:03et nous cherchons à savoir
01:17:04comment la défendre
01:17:05tous ensemble
01:17:06dans un esprit citoyen
01:17:07et républicain
01:17:08vous restez avec nous
01:17:09vous continuez à nous appeler
01:17:10au 0 826 300 300
01:17:12vous appelez Zacharias
01:17:14on transmettra les questions
01:17:15à Willy Schran
01:17:16qui visiblement
01:17:17n'a pas peur de vous répondre
01:17:18parce qu'il n'a pas sa langue
01:17:19dans sa poche
01:17:19c'est normal
01:17:20Sud Radio
01:17:20c'est la radio du Parlons Vrai
01:17:22à tout de suite
01:17:25vous êtes bien sûr
01:17:26Sud Radio
01:17:26il est 13h47
01:17:27et j'ai le plaisir
01:17:29et le bonheur
01:17:30de partager cette émission
01:17:32avec Willy Schran
01:17:33on peut dire
01:17:34qu'il l'a animée
01:17:34à côté de moi
01:17:35parce que la ferveur
01:17:36dont il a fait preuve
01:17:37la force de ses propos
01:17:38et de convictions
01:17:39c'est pas des certitudes
01:17:40qu'il a Willy Schran
01:17:40c'est des convictions
01:17:41ça fait peut-être la différence
01:17:42avec certains hommes politiques
01:17:43et évidemment
01:17:44vous êtes très nombreux
01:17:45à nous appeler
01:17:45parce que vous avez envie
01:17:46de vous exprimer
01:17:47vous avez envie de partager
01:17:48et votre passion
01:17:49et votre colère sur la France
01:17:50surtout qu'on est en souffrance
01:17:51à cause de cette canicule
01:17:52issue quand même
01:17:53d'erreurs humaines
01:17:54et pourtant ça fait
01:17:56quand je me souviens
01:17:56quand j'étais gamin
01:17:57il y avait Alain Bombard
01:17:58qui traversait l'Atlantique
01:17:59sur un Zodiac
01:18:00en plastique
01:18:01et il disait déjà
01:18:02en 52
01:18:03il y aura un jour
01:18:04des problèmes climatiques
01:18:05et on le paiera très cher
01:18:05c'était il y a 75 ans
01:18:07vous vous rendez compte
01:18:08on est en ligne avec Isabelle
01:18:09bonjour Isabelle
01:18:10vous nous appelez de Paris
01:18:11oui bonjour
01:18:12merci de nous appeler Isabelle
01:18:15vous avez envie
01:18:15oui j'ai écouté
01:18:18évidemment attentivement
01:18:20monsieur Willy Schramm
01:18:21je rejoins complètement
01:18:22ses idées
01:18:23je suis moi aussi
01:18:25très très très triste
01:18:28très affectée
01:18:29de l'état de la France
01:18:30et je pense que
01:18:34j'ai quelque chose
01:18:35qui me tient à coeur
01:18:36depuis très longtemps
01:18:37parce que je suis
01:18:38monsieur Asselineau
01:18:39depuis très longtemps
01:18:40depuis plus de 10 ans
01:18:41et il faut
01:18:43il faut parler
01:18:44de la souveraineté
01:18:46de la France
01:18:47il faut qu'on retrouve
01:18:48notre souveraineté
01:18:48je ne comprends pas
01:18:50que monsieur Asselineau
01:18:51je ne parle pas
01:18:52je ne suis pas
01:18:54une fan de monsieur Asselineau
01:18:56c'est pas ça
01:18:56mais je ne comprends pas
01:18:59qu'on ne reprenne pas
01:19:00plus ses idées
01:19:01parce que
01:19:01tout ce que
01:19:02tout ce que la France
01:19:04veut
01:19:04c'est les idées
01:19:06de monsieur Asselineau
01:19:07c'est retrouver
01:19:08notre souveraineté
01:19:09quand vous voyez
01:19:09l'état de l'agriculture
01:19:12que les agriculteurs français
01:19:14sont en souffrance
01:19:15et que
01:19:16ils ont des normes
01:19:20impossibles
01:19:21et que dans les autres pays
01:19:22on ne leur soumet pas
01:19:24ces normes là
01:19:25on marche sur la tête
01:19:26il y a quelque chose
01:19:27qui ne va pas
01:19:28Isabelle
01:19:29je parlais de souveraineté
01:19:30dans mon humeur
01:19:31en disant
01:19:31qu'autrefois
01:19:32elle était un gros mot interdit
01:19:33que c'était une insulte
01:19:34aujourd'hui elle est dans la bouche
01:19:35de tous les dirigeants
01:19:36qui parlent de souveraineté
01:19:37qui ne font rien pour
01:19:38Willy Schran
01:19:39c'est bien la souveraineté
01:19:41maintenant
01:19:41mais dans quel état elle est ?
01:19:43Dans quel état ?
01:19:44Qu'est-ce qui va bientôt
01:19:44rester de cette souveraineté
01:19:45si on ne se dépêche pas
01:19:46un petit peu ?
01:19:46Vous avez raison madame
01:19:48je pense pour l'Europe
01:19:49moi je l'ai dit tout à l'heure
01:19:50je le pense sincèrement
01:19:51ça choque toujours de dire ça
01:19:52mais moi je dis ce que je pense
01:19:53je pense que
01:19:55on me demande de changer
01:19:56tous les jours ma vie
01:19:57et d'adapter ma vie
01:19:58mon mode de vie
01:19:59ma façon de vivre
01:20:00à cette nouvelle Europe
01:20:02ça devrait juste être l'inverse
01:20:04j'arrête pas de le répéter
01:20:05depuis tout à l'heure
01:20:05c'est à elle à s'adapter à moi
01:20:06et pas à moi
01:20:07à m'adapter à elle en permanence
01:20:09que ce soit dans mon travail
01:20:10dans ma vie
01:20:11dans l'écologie
01:20:11dans mes passions
01:20:12dans tout ce qui m'entoure
01:20:14il y a une poignée de personnes
01:20:15là-bas
01:20:15qui décident un cadre
01:20:17qui décident des normes
01:20:18et qui veulent ensuite
01:20:19imposer à des centaines
01:20:20de millions de personnes
01:20:20et on n'en a pas envie
01:20:22et je ne veux pas vivre
01:20:22alors si cette Europe c'est ça
01:20:24je le redis
01:20:25oui je le pense
01:20:26je préfère la quitter
01:20:26que de rester dans ce cadre-là
01:20:29maintenant
01:20:29s'il y a des gens
01:20:30qui reprennent conscience
01:20:31de tout ça
01:20:32et qu'on fait une Europe
01:20:33je dirais peut-être économique
01:20:34mais qu'on laisse
01:20:35les spécificités des pays
01:20:36qu'elles nous permettent
01:20:38de nous protéger
01:20:39en cas de guerre
01:20:40en cas de problème
01:20:41et pour ces sortes de choses-là
01:20:43oui je suis d'accord
01:20:44mais l'Europe
01:20:45que j'ai actuellement devant moi
01:20:46franchement j'en veux plus
01:20:47au départ
01:20:48Willy Schran
01:20:48c'était le marché commun
01:20:49de la CE
01:20:50avec la préférence communautaire
01:20:52on se servait chez nous
01:20:53ensuite
01:20:53il y a eu le traité de Maastricht
01:20:55mais après le traité de Maastricht
01:20:56il y a eu le traité de Maastricht
01:20:56les Français ont dit non
01:20:57à 55%
01:20:59ça c'est incroyable
01:21:01on a dit non
01:21:02et trois ans après
01:21:03le président Sarkozy
01:21:04il ne faisait passer pas
01:21:05traité l'isme
01:21:06et on réunissait tout le monde
01:21:07à Versailles
01:21:07et on passait au-dessus
01:21:08de la voie du peuple
01:21:09enfin on a juste oublié
01:21:11que cette Europe-là
01:21:11on a déjà dit non
01:21:13et on nous la vend
01:21:14de plus en plus
01:21:15elle qui est en train
01:21:15de pourrir nos vies
01:21:16et de gangréner
01:21:17nos instants de liberté
01:21:18conséquence les électeurs
01:21:19on est en train de nous mettre
01:21:20des menottes européennes
01:21:21il y a des gens qui ne vont plus
01:21:21aux urnes
01:21:22parce qu'ils ne vont plus
01:21:23pourquoi faire de toute façon
01:21:24c'est même plus les Français
01:21:25qui décident
01:21:25c'est l'Europe
01:21:26qui décide à notre place
01:21:27nous avons Michel
01:21:28qui nous appelle de Dax
01:21:29dans les Landes
01:21:31bonjour Michel
01:21:32on a vu des records
01:21:33de température hier
01:21:34aujourd'hui
01:21:35en Gascogne
01:21:35dans les Landes
01:21:36vous le confirmez ?
01:21:38oui à Pissos
01:21:39exactement
01:21:39à Pissos
01:21:40bien sûr
01:21:40j'ai mon ami
01:21:41Jean-Paul Kaufmann
01:21:42qui habite à Pissos
01:21:44au coeur de la campagne landaise
01:21:47tout à fait
01:21:47alors pour faire vite
01:21:49M. Perricot et Willy
01:21:51moi je voulais apporter
01:21:53qu'en plus du gouvernement français
01:21:55ce sont les banques
01:21:56qui sont en train
01:21:57de lâcher l'agriculture
01:21:59pour preuve
01:22:00j'avais hier soir
01:22:01un de mes fournisseurs
01:22:02de matériel agricole
01:22:03au téléphone
01:22:05dans le cadre
01:22:06de renouvellement de tracteurs
01:22:07il y a plus d'un prêt
01:22:08un prêt sur deux
01:22:09qui est refusé
01:22:10qui est refusé par la banque
01:22:13et également
01:22:15père chez vous
01:22:16enfin dans votre pays
01:22:17au Pays Basque
01:22:17il y en a des tracteurs
01:22:19qui voulait
01:22:21un an
01:22:21un an et demi de plus
01:22:22pour payer son tracteur
01:22:23la banque lui a refusé
01:22:24un an
01:22:24un an et demi
01:22:25c'est pas
01:22:25il voulait prolonger le crédit
01:22:26le délit de remboursement du crédit
01:22:27voilà
01:22:28il vend son tracteur
01:22:29il est obligé de le décapitaliser
01:22:31et bien
01:22:31et bien
01:22:32il faut savoir aujourd'hui
01:22:34que la PAC de 92
01:22:35c'est une immense
01:22:36c'est une immense
01:22:37escroquerie
01:22:38parce que vous en avez
01:22:39la PAC
01:22:39à toutes les exploitations
01:22:41agricoles aujourd'hui
01:22:42françaises
01:22:42il n'y a que 10%
01:22:43qui peuvent vivre
01:22:44elle est payée à la superficie
01:22:46elle est payée à la superficie
01:22:48on devrait
01:22:49le prince Albert
01:22:50touche de la PAC
01:22:52le prince Charles
01:22:54en Angleterre
01:22:55touche de la PAC
01:22:56ils sont propriétaires
01:22:56de milliers d'hectares
01:22:57en France
01:22:59en Arabie Saoudite
01:23:01c'est du grand n'importe quoi
01:23:02oui Lichran
01:23:03c'est une situation
01:23:04on a vendu l'agriculture française
01:23:06on l'a vendu
01:23:07c'est à se demander
01:23:08je vais même mieux m'exprimer
01:23:09on l'a pas vendu
01:23:10on l'a donné
01:23:11c'est ça qui est pire
01:23:12on l'a pas vendu
01:23:13on l'a donné
01:23:13moi je viens d'un monde agricole
01:23:15mon grand-père
01:23:15a élevé sa famille
01:23:16sur 17 hectares
01:23:17c'était peut-être un autre temps
01:23:19mais c'était pas si longtemps
01:23:20que ça
01:23:20c'était mon grand-père
01:23:21on arrivait à vivre
01:23:23on arrivait à faire vivre une famille
01:23:24aujourd'hui on a une agriculture
01:23:26qui est à la dérive totale
01:23:28il y a des gens qui meurent
01:23:29tous les jours
01:23:30psychologiquement
01:23:30qui meurent
01:23:31mais des fois physiquement aussi
01:23:32tellement que c'est violent
01:23:33c'est le cas
01:23:34on a l'impression
01:23:35qu'on est en train de se dire
01:23:37on a donné l'agriculture
01:23:38et puis nous on va produire autre chose
01:23:40ou on veut terminer
01:23:41comme une société de consommation
01:23:43uniquement en France
01:23:44alors qu'on se rend compte
01:23:45chaque jour
01:23:45qu'il faut qu'on ait une activité
01:23:47une production locale
01:23:48pour s'en sortir
01:23:49c'est la base
01:23:50travailler
01:23:51produire
01:23:51donner des salaires
01:23:52et ensuite consommer
01:23:53et on fait tout l'inverse
01:23:54et il y a zéro
01:23:55réaction
01:23:56et on continue d'emmerder
01:23:57nos agriculteurs
01:23:58de leur mettre des noms
01:23:59de les empêcher de ci
01:24:00de les empêcher de ça
01:24:02alors que
01:24:02des fois même pas
01:24:03en dehors de l'Europe
01:24:04au sein même
01:24:05de l'Europe
01:24:06vous avez des nuances
01:24:07permanentes
01:24:08à la production
01:24:09ce qui est totalement scandaleux
01:24:11mais quand je vois
01:24:12l'entrée de la Pologne
01:24:14par exemple
01:24:14l'entrée de la Pologne
01:24:15dans l'Europe
01:24:16qu'est-ce qu'on a lâché
01:24:17l'agriculture polonaise ?
01:24:18et attendez
01:24:18on s'attend à l'Ukraine
01:24:19et quand l'Ukraine
01:24:21va rentrer
01:24:22parce que tout le monde
01:24:22enfin tout le monde
01:24:23il y en a beaucoup
01:24:24qui veulent qu'elle rentre
01:24:25mais je peux dire
01:24:26que l'agriculture française
01:24:27va définitivement mourir
01:24:29le jour où l'Ukraine rentrera
01:24:30déjà là
01:24:30elle est malade
01:24:31avec les dernières entrées
01:24:32mais alors la prochaine
01:24:32ce sera la bonne
01:24:34ce sera terminé
01:24:34nous avons Emilien
01:24:36ça va être très rapide
01:24:37parce qu'il nous reste une minute
01:24:38mais on va y arriver
01:24:38Emilien nous appelle de Montpellier
01:24:40il répondra Suzanne
01:24:41au sujet de la régulation de la chasse
01:24:43on vous écoute Emilien
01:24:43faites très court
01:24:44je fais très court
01:24:45alors je salue Michel
01:24:46le d'Aquac
01:24:47je suis d'Aquac aussi
01:24:48donc du coup
01:24:49j'ai fait deux d'Aquac consécutifs
01:24:50je suis tout à fait d'accord
01:24:52on est en train de donner
01:24:53l'agriculture à l'Europe
01:24:55même mieux
01:24:56on est en train de donner
01:24:56notre âme finalement
01:24:57parce que l'agriculture
01:24:58fait partie de l'âme
01:24:59de notre pays
01:25:00on n'aura plus rien
01:25:01qui nous rassemble finalement
01:25:03je reviens sur ce que disait
01:25:04la précédente auditrice
01:25:06par rapport au gibier
01:25:09donc le gibier
01:25:10moi j'ai fait des études
01:25:11en écologie
01:25:12les populations de gibier
01:25:14sont intrinsèquement liées
01:25:15aux populations de prédateurs
01:25:16et finalement
01:25:17l'un régule l'autre
01:25:18quand il manque de gibier
01:25:19le prédateur disparaît
01:25:20et puis quand le prédateur disparaît
01:25:22le gibier reprend ses droits
01:25:24sauf que là
01:25:24il n'y a plus de prédateurs en France
01:25:25il n'y a plus de loups
01:25:26il n'y a plus de linge
01:25:27il n'y a plus rien
01:25:27donc la chasse a cet intérêt
01:25:30de compenser
01:25:32le manque de prédation
01:25:33si on laisse du gibier
01:25:34ils vont
01:25:35ils détruisent la forêt
01:25:36c'est le chasseur qui régule
01:25:38c'est le chasseur qui régule
01:25:39Emilia
01:25:39c'est ce que vous dites
01:25:39je donne la parole à
01:25:40c'est une nécessité
01:25:41Willy Schran
01:25:42est-ce que c'est le chasseur qui régule ?
01:25:43c'est le chasseur qui régule
01:25:44voilà
01:25:44non seulement il y a de la passion
01:25:46mais en plus il y a de la régulation
01:25:47donc voilà
01:25:52la biodiversité
01:25:53comme les écosystèmes
01:25:54et en plus c'est une passion
01:25:55une transmission extraordinaire
01:25:56avec des valeurs
01:25:57vous savez Perico
01:25:58il n'y a pas beaucoup d'endroits aujourd'hui
01:25:59où on peut encore mélanger
01:26:00des gens qui ont de l'argent
01:26:01et des gens qui n'en ont pas trop
01:26:02des gens qui sont jeunes
01:26:03et des gens qui sont moins jeunes
01:26:04des hommes et des femmes
01:26:05et tout ça
01:26:06parce que même dans un stade de foot
01:26:07de 80 000 personnes
01:26:08vous êtes dans votre petite cellule
01:26:09de 4 personnes
01:26:10mais là vous êtes obligés de partager
01:26:11parce que si on ne s'entend pas
01:26:12et on ne se parle pas
01:26:13et on ne vit pas ensemble une journée
01:26:14voilà du début jusqu'à la fin
01:26:16y compris le repas
01:26:17et la convivialité
01:26:18on ne s'est pas chassé
01:26:19donc il n'y a pas un seul endroit
01:26:21où on a encore ces valeurs-là
01:26:23chez moi en Touraine
01:26:24il y a des gens en particule
01:26:25qui cassent un coup
01:26:26donc la chasse
01:26:27ça devrait être obligatoire
01:26:28voilà
01:26:29ça devrait être effectivement
01:26:30d'intérêt général
01:26:31parce que ça a une vraie fonction
01:26:32bien au-delà des espèces
01:26:34ça a une fonction sociale
01:26:35c'est un héritage
01:26:36c'est une culture
01:26:37c'est la France
01:26:38merci Willy Schran
01:26:40d'avoir été avec moi aujourd'hui
01:26:42avec nous sur ce radio
01:26:43avec les auditeurs
01:26:43d'avoir dit ce que vous avez à dire
01:26:45je vous ai dit la dernière fois
01:26:46que vous alliez revenir
01:26:47vous êtes revenu aujourd'hui
01:26:48et je vous relance le défi
01:26:50on n'a pas fini cette conversation
01:26:51et je pense qu'il y a beaucoup de gens
01:26:52qui veulent intervenir
01:26:53pour vous accompagner
01:26:54dans vos coups de coeur
01:26:55et dans vos coups de gueule
01:26:56merci Willy Schran
01:26:57merci
01:26:57quant à nous je vous dis
01:26:58rendez-vous à demain
01:26:59pour une nouvelle France
01:27:01dans tous les états
01:27:01là je vous laisse en compagnie
01:27:03de Béatrice
01:27:05Brigitte Laé
01:27:06pardon
01:27:06je suis un peu ému
01:27:07voilà qui va nous parler
01:27:08sentiments
01:27:08sentiments de coeur
01:27:09mais bon
01:27:10Diane était aussi la déesse de la chasse
01:27:12n'oublions pas
01:27:12et Diane était belle
01:27:13merci à tous
01:27:14à très vite sur Sud Radio
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